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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Madonna (3 & fin).

Publié le 29 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

Récompenses

 

 

 

 



 

Publicité

 


 

Mode

 


  • 1995 : Versace
  • 2005 : Versace
  • 2006 : Gap
  • 2007 : H&M (Collection M by Madonna, créée par la chanteuse)
  • 2008 : Louis Vuitton
  • 2009 : Louis Vuitton
  • 2010 : Dolce&Gabbana
  • 2010 : Collaboration avec Dolce&Gabbana avec la collection de lunettes solaires MDG
  • 2010 : Lancement de la collection « Material Girl », inspirée par sa fille, uniquement chez Macy's

 

Fragrances

 


 

Filmographie

 

 

Article détaillé : Filmographie de Madonna.

En tant qu'actrice

 


Malgré ses multiples tentatives de devenir une actrice reconnue, Madonna n'a pas connu au cinéma un succès à la mesure de celui qu'elle a rencontré dans la musique. Le film Recherche Susan désespérément, en 1985, lui permit d'accéder momentanément au succès en tant qu'actrice. Mais depuis, la plupart de ses films ont été boudés par le public et mal accueillis par la critique. Cependant Une équipe hors du commun (1992) rencontre les faveurs du public, mais elle n’ y tient qu’ un rôle secondaire. En 1996, elle tient le rôle-titre d'Evita, qui lui permet de renouer avec les cinéphiles et d'emporter un Golden Globe. Néanmoins, le succès commercial de cette comédie musicale reste mitigé. Un de ses derniers films, À la dérive, mis en scène par son mari Guy Ritchie, lui a valu en 2002 le Razzie Award de la pire actrice et s'est révélé l'un de ses plus grands échecs. Il n'est d'ailleurs sorti qu'en DVD dans de nombreux pays. À la fin des années 2000, Madonna décide de mettre un terme à sa carrière d'actrice98 et se tourne vers la réalisation99.

 

 

 

En tant que réalisatrice

 


 

En tant que productrice

 


 

 

 

Doublage francophone

 


 


Drapeau de France France

Drapeau du Canada Canada

Œuvres écrites


Livres pour enfants

 


Chacun des volumes ont été édités aux éditions Gallimard jeunesse100, Callaway Editions et Puffin Books (pour les éditions anglaises).

 

 

Autres

 

 


 

 

Annexes

 


Bibliographie

 


Bibliographie anglophone

 


 

Bibliographie francophone

 


 

 

 

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commentaires

Madonna (2).

Publié le 29 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

Réalisation du film W.E. et nouvel album MDNA (2009-2013)

 

 

 

 


Article détaillé : MDNA.

 

 

 

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Madonna avec le duo LMFAO lors de la mi-temps du Super Bowl XLVI, février 2012.

 

 

 

 

Entre 2009 et 2011, Madonna se fait discrète et se montre peu dans les médias. Durant cette période, elle n'apparait que pour présenter sa ligne de vêtements pour adolescentes, Material Girl (en collaboration avec sa fille Lourdes) et la chaîne de salles de sport Hard Candy. En 2010, elle participe cependant au marathon caritatif Hope for Haiti Now durant lequel elle interprète Like a Prayer au profit des sinistrés du séisme en Haïti. La raison de ce silence médiatique est essentiellement due à la préparation et au tournage de son 2e long métrage en tant que réalisatrice, W.E., un film historique qui revient sur l’abdication de la couronne britannique par le Roi Édouard VIII pour l’amour d’une américaine divorcée, Wallis Simpson. Le film est sorti le 20 janvier 2012 au Royaume-Uni, le 3 février aux États-Unis puis le 9 mai en France66. Elle signe la BO du film Masterpiece, qui remporte le prix de la meilleure chanson originale pour un film aux Golden Globes.

L'année 2012 marque aussi le retour de Madonna sur la scène musicale : le 26 mars, sort MDNA67 son 12e album studio. Pour la production de ce disque, la chanteuse a une nouvelle fois fait appel à William Orbit (avec qui elle avait déjà travaillé sur les albums Ray of Light et Music), ainsi qu'au producteur français Martin Solveig et au DJ italien Benny Benassi. Trois singles sont extraits de cet album : Give Me All Your Luvin' (feat. M.I.A. & Nicki Minaj), Girl Gone Wild et Turn Up the Radio.

 

 

 

 

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Madonna pendant son MDNA Tour en octobre 2012.

 

 

 

 

Pour marquer son retour, Madonna interprète Give Me All Your Luvin’, ainsi qu'un medley de ses tubes, durant la mi-temps du Super Bowl XLVI, le 5 février 2012 à Indianapolis. La prestation est marquée par l'apparition de nombreux invités : LMFAO, Nicki Minaj, M.I.A., et Cee Lo Green sont de la partie. M.I.A. fera d'ailleurs à cette occasion beaucoup parler d'elle suite au doigt d'honneur qu'elle a pointé vers les caméras durant Give Me All Your Luvin’68. L'événement est regardé par 114 millions de téléspectateurs, soit 3 millions de plus que le Super Bowl dans son ensemble, ce qui constitue un record69. Le Figaro Magazine estime toutefois que sa prestation a été "médiocre" et qu'elle a nui à sa carrière70.

Malgré cette incroyable rampe de lancement, MDNA connait des ventes décevantes71, qui s'expliquent entre autres par des critiques mitigées et le désir de la chanteuse de ne pas faire de promotion pour ce disque. Seuls quelques événements auront lieu sur les réseaux sociaux.

Une nouvelle tournée mondiale, intitulée MDNA Tour, a lieu du 31 mai au 22 décembre 2012. Avec 88 dates à travers le monde (dont 3 en France et 2 au Québec), cette tournée est à ce jour la plus grande de la chanteuse. Durant les concerts, Madonna propose un show visuel et chorégraphié à la mise en scène parfois dure et violente. Encore une fois, sa tournée est émaillée de polémiques : attaques contre Lady Gaga, discours en faveur de la communauté homosexuelle et des Pussy Riot en Russie, plainte déposée par Marine Le Pen contre elle. Madonna profite de ses concerts en Amérique pour apporter son soutien à Barack Obama et attirer l'attention sur le sort de Malala Yousafzai. Malgré les polémiques et les provocations relayées par les médias, le succès est une nouvelle fois au rendez-vous : le MDNA Tour est la tournée la plus rentable de l'année 2012 et la 10e tournée la plus lucrative de tous les temps, faisant de Madonna la seule artiste à cumuler deux tournées dans ce top 10 avec son Sticky & Sweet Tour72.

Lors d'un passage a la télévision brésilienne en décembre 2012, Madonna a déclaré travailler sur un nouvel album qui pourrait sortir en 201473. En mars 2013, Madonna se rend aux 24e GLAAD Media Awards pour remettre un prix au journaliste Anderson Cooper et en profite pour dénoncer l'attitude des Boy Scouts of America qui refusent d'intégrer des homosexuels dans leurs rangs en se rendant à la cérémonie habillée en scout74. Au même moment, le photographe Steven Klein publie le premier teaser de son « Secret Project », un projet qui réunit entre autre le photographe, Madonna mais aussi d'autres artistes comme Lady Gaga et Rihanna75.

Hommages et inspirations

Le catholicisme

Madonna, dont le nom d'artiste désigne la mère de Jésus en italien, a été influencée par le catholicisme, dont elle a utilisé les symboles. Elle a plusieurs fois mentionné avoir été fascinée durant son enfance par les Sœurs catholiques. Elle désirait elle-même devenir l'une d'entre elles76. Elle a souvent utilisé l'image de la Sainte-Croix. Dès ses débuts, les pendentifs et les boucles d'oreilles qu'elle portait ont fait suivre une rumeur selon laquelle elle aurait dit que les croix étaient sensuelles, dû au fait qu'il y ait un homme nu dessus. En 1987, on la voit prier avec un rosaire dans le clip La Isla Bonita. En 1989, dans Like a Prayer, elle porte les stigmates, évolue dans un décor de croix brûlantes et prie dans une église. Lors du Blond Ambition Tour, elle fait le signe de croix avant d'interpréter Oh Father dans une réplique de chapelle. Deux ans après, elle pose nue dans son sex book devant une croix lumineuse. Dernièrement, elle apparaissait crucifiée lors du Confessions Tour et elle a affirmé croire en Jésus. A contrario, elle chante dans la chanson American Life « I'm not a christian and I'm not a jew » (« Je ne suis ni chrétienne, ni juive »). Le thème du catholicisme revient à nouveau lors de son MDNA Tour, où elle utilise divers symboles de la religion et une prière lors de son entrée en scène.

Influences artistiques

Madonna dispose d'œuvres de Pablo Picasso, Fernand Léger, Salvador Dalí, Man Ray et, étant une grande admiratrice de l'œuvre de Tamara de Lempicka, détient quelques peintures de cette artiste. En 1986, dans le clip Open Your Heart, la façade du peep-show est une reproduction de Andromède enchaînée (œuvre de style art déco), où les tétons d'Andromède sont remplacés par des ampoules lumineuses (contrariant les descendants de la famille). Par ailleurs, on verra d'autres œuvres issues de sa collection personnelle dans le clip Vogue et lors du Who's That Girl Tour. En 1993, le Girlie Show est directement inspiré de l'œuvre d'Edward Hopper. Le clip Bedtime Story a été fortement inspiré par les artistes surréalistes Frida Kahlo, Leonora Carrington et Remedios Varo Uranga77. Encore dans ce domaine, on remarque aussi des similitudes avec Andy Warhol dans le clip Deeper and Deeper et un hommage à Guy Bourdin dans Hollywood, qui fit d'ailleurs l'objet d'une plainte pour utilisation illicite78. Dans un style musical différent, Madonna a invoqué l'audace, l'originalité et l'intégrité de Kate Bush comme source d'inspiration79.

Le Septième Art

Madonna révèle souvent un intérêt profond pour le cinéma, comme le révèle le titre Vogue, où elle affirme sa passion pour Carole Lombard, Rita Hayworth, Bette Davis, Martha Graham, Veronica Lake et surtout pour Marlène Dietrich qui avait une image semblable à la star (elle était d'ailleurs une des premières femmes à porter des vêtements masculins). Madonna empruntera l'attitude de l'actrice lors du clip Vogue et du Girlie Show : Like a Virgin est remaniée sur l'air de Falling in love again (Can't help it) qu'elle interprète avec un léger accent allemand. Elle s'inspire également d'autres œuvres comme Cabaret pour le clip Open Your Heart, Metropolis pour Express Yourself, Le Patient anglais et Un thé au Sahara pour Frozen, Koyaanisqatsi pour Ray of Light80, Humoresque pour The Power of Goodbye, Moonraker et Goldfinger pour Die Another Day, La Fièvre du samedi soir pour Hung Up et Sorry, et Les hommes préfèrent les blondes pour Material Girl. On peut également citer l'acteur James Cagney pour la chanson White Heat et Dita Parlo pour Erotica81.

 

 

 

 

Les sommités féminines

 

 

 

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Madonna a longtemps été comparée à l'actrice Marilyn Monroe pendant sa carrière.

 

 

 

 

Le stéréotype « Blonde ambition » concerne ces femmes souvent blondes au teint pâle et aux lèvres rouges. Ces personnages dont Madonna s'inspire sont en outre Marilyn Monroe, la geisha (voir apparence d'une Geisha) ou encore Marie-Antoinette (voir Le maquillage à la cour de Versailles), notamment lors de sa prestation de Vogue aux MTV Video Music Awards 1990 : Madonna fait une performance vêtue d'une robe du XVIIIe siècle, coiffée d'une perruque telle que Marie-Antoinette en portait autrefois. Plus tard, pour le Re-Invention Tour, elle pose pour Steven Klein lors d'une séance photo instiguée par la reine et, toujours dans le même registre, Julien d'Ys coiffera la star pour la 1re partie du concert et Christian Lacroix lui fera un corset. Quant à la Geisha, Madonna endossera ce rôle pour le spot publicitaire Takara Jun82 au Japon en 1993, pour Paradise (not for me) et pour Nothing Really Matters. À cette époque, elle a d'ailleurs émis le souhait d'interpréter Hatsumomo dans le film Mémoires d’une geisha.

Autres

Hommage à Lady Diana (Drowned World Tour), Marilyn Monroe (Oscars 1991), Dita Parlo (Girlie Show World Tour), Marie-Antoinette (MTV Awards 1990 et Re-Invention Tour), Che Guevara (American Life), le parkour (Hung Up, Jump et Confessions Tour), Michael Jackson (Sticky & Sweet Tour 2009, Who's That Girl), Cléopâtre (Super Bowl 2012), Alain Delon (Beautiful Killer).

 

Discographie


Article détaillé : Discographie de Madonna.

 

 

 

Tournées

 


Article détaillé : Liste des performances de Madonna.

 

 

 

Année(s) Nom Dates Tournée internationale Album(s) soutenu(s) Commentaire
1985 The Virgin Tour 40 Non Madonna
Like a Virgin
La tournée se déroule uniquement aux États-Unis et au Canada et permet à Madonna de découvrir son public. Elle y interprètera des chansons de ses deux premiers albums ainsi que Crazy for You, Gambler et Into the Groove
1987 Who's That Girl Tour 37 Oui True Blue
Who's That Girl
En pleine folie Madonna, après l'album True Blue, les succès de La Isla Bonita et Who's That Girl présents en même temps sur tous les palmarès du monde, et le film du même nom. Cette tournée est remarquée en France par son concert au Parc de Sceaux réunissant 130 000 personnes.
1990 Blond Ambition Tour 57 Oui Like a Prayer
I'm Breathless
Le 1er vrai spectacle (plus que concert) de Madonna. C'est à partir de cette tournée que l'on a qualifié Madonna d'inventrice du type de concert que l'on connaît aujourd'hui.
1993 The Girlie Show World Tour 39 Oui Erotica
The Immaculate Collection
Après l'album Erotica, qui a été un échec relatif. La tournée elle-même est un succès. Il s'agit d'un mélange de références au disco, à Marlène Dietrich, à My Fair Lady, ainsi qu'aux danses et costumes d'Indonésie.
2001 Drowned World Tour 46 Oui Bedtime Stories
Ray of Light
Music
Marquant son retour sur scène après 8 années d'absence, la nouvelle tournée de Madonna débute à Barcelone et rassemble un million d'admirateurs en Europe et aux États-Unis. Mis à part La Isla Bonita et Holiday, elle ne chante que des tubes récents, comme Ray of Light, Frozen, Human Nature, Secret et Music. Le spectacle sombre, parfois inquiétant et froid, est toutefois jugé un peu court (1h40). Ce fut (jusqu'au Re-Invention Tour) la tournée la plus coûteuse de toute l'histoire de la musique, mais pas la plus rentable.
2004 Re-Invention Tour 56 Oui American Life Moins provocante que ses précédentes, cette tournée débute à Los Angeles. Madonna lit l'Apocalypse (sur la bête intérieure) en guise d'introduction au spectacle et enchaîne les tubes comme Vogue ou American Life. Elle a chanté une reprise de Imagine de John Lennon et un très spécial Into the Groove avec des cornemuses. Le documentaire I'm Going to Tell You a Secret livre les secrets de cette tournée.
2006 Confessions Tour 60 Oui Confessions on a Dance Floor Le Confessions Tour est passé par l'Amérique du Nord (New York, Montréal, Chicago, Los Angeles, etc.), l'Europe (Rome, Amsterdam, Paris, Moscou…) et le Japon. Elle y chante Live to Tell sur une croix décorée de cristaux Swarowsky, jouant la crucifixion, ce qui lui vaut de virulentes critiques dans certains pays, en particulier en Russie de la part des chrétiens orthodoxes. Cependant, une quinzaine de pays diffuseront le concert (censuré ou non) à la télévision. Costumes de Jean-Paul Gaultier encore une fois, inspirés des costumes d'ABBA entre autres.
2008 et 2009 Sticky & Sweet Tour 85 Oui Hard Candy Tournée en 2 parties, programmée dans 17 pays (c'est la 1re fois qu'elle a visité autant de pays), le tout dans 39 villes différentes. Outre les pays habituels (France, Grande-Bretagne, États-Unis…), elle passe également par d'autres endroits plus insolites, tels que la Grèce, le Monténégro, la Serbie, Israël… Pour la 1re fois, après une tentative il y a une vingtaine d'années, Madonna a donné un concert en Suisse. Le Sticky & Sweet Tour reste la tournée la plus rentable pour un artiste solo dans l'histoire de la musique.
2012 MDNA Tour 88 Oui MDNA
Celebration
Le MDNA Tour est la neuvième tournée de Madonna. Elle fait la promotion de son douzième album studio, MDNA et comporte quatre tableaux différents : Transgression, Prophecy, Masculine/Feminine et Redemption. La conception du show est assurée par Moment Factory qui avait déjà travaillé pour Madonna pour le show du Super Bowl XLVI. Lors de cette tournée, Madonna provoque l'ire de Marine Le Pen, présidente du Front national, qui apparait affublée d'une croix gammée nazie (en réalité un simple svastika83) pendant l'interlude vidéo Nobody Knows Me, aux côtés de personnalités politiques controversées. Pour ne pas alimenter la polémique, la chanteuse a remplacé la svastika par un point d'interrogation à son concert de Nice. Au final, le MDNA Tour a été vu par 2 212 345 spectateurs et a rapporté 305,158,363 $84.

Liste des hits majoritairement interprétés :

Records, classements et volume de ventes

 

 

 

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Icône de Madonna de 1990.

 

 

 

 

En 1997, Madonna entre dans le Livre Guinness des Records suite au tournage du film Evita, la chanteuse porte pas moins de 85 tenues, 39 chapeaux, 45 paires de chaussures et 56 paires de boucles d'oreilles, détrônant ainsi Elizabeth Taylor pour le rôle de Cléopâtre85.

En 2005, le Livre Guinness des records a mentionné Madonna comme l'artiste féminine la plus populaire encore en activité (toutes catégories de musique confondues), et la femme ayant écoulé le plus de disques dans toute l'histoire de la musique86. Depuis l'invention de la photographie en 1826, Madonna a su faire honneur à cette technique et demeure probablement la personne ayant été la plus photographiée au monde. On ne dénombre plus les milliers de clichés existants, pour un seul individu. Selon le New York Daily News, la fortune de Madonna est estimée à 1,1 milliard de dollars (soit environ 875,5 millions d'euros), capital réparti en propriétés immobilières, actions boursières et tableaux.

 

 

D'après la Recording Industry Association of America (RIAA)87 :

 

 

  • Madonna détient 17 albums 17px-Gold.png Or et 12 albums 17px-Platinum.png Platine88
  • Madonna détient 25 singles 17px-Gold.png Or89 et 4 singles 17px-Platinum.png Platine90
  • Madonna aurait vendu 85 millions d'albums rien qu' aux États-Unis91 et 280 autres millions dans le monde entier, ainsi que plus de 4 millions de lives et 130 millions de singles. Soit plus de 300 millions de disques.

En 2005, selon le Livre Guinness des records86, les albums de Madonna ont passé un total de 1 032 semaines, soit 19,8 années dans les classements du Royaume-Uni dans son ensemble ; plus longtemps qu’aucune autre artiste féminine. En outre, Madonna est à la 5e place des records de longévité de présence dans les classements britanniques. Madonna occupe également la 4e place des plus gros vendeurs de disques de tous les temps.

 

 

 

Records de longévité dans les classements
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Artiste Temps passé dans les classements
Queen 1 422 semaines / 27 ans
The Beatles 1 293 semaines / 24,8 ans
Elvis Presley 1 280 semaines / 24,6 ans
Madonna 1 193 semaines / 22,7 ans
U2 1 150 semaines / 22 ans
Dire Straits 1 136 semaines / 21,8 ans
Simon et Garfunkel 1 114 semaines / 21,4 ans
David Bowie 1 005 semaines / 19,3 ans
Elton John 989 semaines / 19 ans
Michael Jackson 966 semaines / 18,6 ans
Records de longévité dans les classements
Drapeau d'Angleterre Angleterre
Artiste Temps passé dans les classements
Elvis Presley 2 074 semaines / 39,9 ans
Cliff Richard 1 982 semaines / 38 ans
Queen 1 755 semaines / 33,7 ans
The Beatles 1 749 semaines / 33,6 ans
Madonna 1 660 semaines / 31,9 ans
Elton John 1 626 semaines / 31,2 ans
Billboard Hot 100 singles
  • Madonna détient le record de l'album le plus vendu de l'histoire d'iTunes en un jour, avec l'album MDNA, alors que celui-ci n'était qu'en pré-vente. MDNA a aussi été n°1 sur iTunes dans 50 pays.
  • Avec sept chansons, Madonna partage le record du plus grand nombre de singles vendus dans les années 1980 par une artiste féminine avec Whitney Houston.

Madonna détient aussi les records suivants:

  • 28 singles ayant été classés au top 5 par une artiste féminine
  • 38 singles ayant été classés au top 10 par une artiste féminine
  • 43 singles ayant été classés au top 20 par une artiste féminine
  • 45 singles ayant été classés au top 30 par une artiste féminine
  • 48 singles ayant été classés au top 40 par une artiste féminine
  • En 2008, elle obtient son 37e Top 10 au classement du Billboard's Hot 100 avec le single 4 Minutes et bat ainsi le record du nombre de Top 10 US, détenu alors par Elvis Presley92.
  • En 2012, elle bat son record et obtient son 38e Top 10 au classement du Billboard's Hot 100 avec cette fois-ci le single Give Me All Your Luvin' devançant ainsi Elvis Presley et les Beatles qui avaient classés respectivement 36 et 34 titres.

 

commentaires

Madonna (1).

Publié le 29 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

Madonna

 

 

 

 


 


Description de cette image, également commentée ci-après

Madonna à la première de son documentaire I Am Because We Are lors du Festival du film de TriBeCa en 2008.


 

 

 

Informations générales Surnom The Queen of Pop, The Material Girl, La Madone, La Ciccone Nom Madonna Louise Ciccone Naissance 16 août 1958 (54 ans).

 

 

 


Bay City, Michigan, États-Unis Activité principale Chanteuse, danseuse, productrice de musique, productrice de cinéma, réalisatrice Genre musical Dance-rock, RnB, electro, jazz-rock fusion Instruments Voix, guitare, batterie Années actives Depuis 1979 Labels Sire, Maverick, Warner, Interscope Site officiel www.madonna.com

 

 

 

Logo

 

 

 

 

 

Madonna Louise Ciccone1,2, dite Madonna, née le 16 août 1958 à Bay City (Michigan, États-Unis), est une chanteuse, compositrice, danseuse, actrice, productrice, mannequin, écrivain et réalisatrice américaine.

La carrière de Madonna est marquée par son succès mondial sur la scène musicale et ses provocations. Surnommée The Queen of Pop (« La Reine de la Pop »)3, elle s'inscrit dans le courant musical pop, mais a fait aussi des incursions dans d'autres styles comme la dance, le disco, le R'n'B, l'electro, le rock alternatif, le pop rock et le jazz. Connue pour constamment réinventer son image et sa musique au fil des années, elle utilise ses clips, ses concerts et ses interviews pour s'exprimer notamment sur la religion, la sexualité et la politique.

Madonna sort son premier album éponyme en 1983, suivi par une série de disques acclamés par la critique et au succès commercial important, en particulier les albums Ray of Light (1998) et Confessions on a Dance Floor (2005), tous deux lauréats d'un ou plusieurs Grammy Awards. La plupart de ses singles ont atteint le top des classements musicaux tels que Like a Virgin, Into the Groove, Papa Don't Preach, Who's That Girl, Like a Prayer, Vogue, Frozen, Music, Hung Up et 4 Minutes. Signée chez Sire Records, une filiale de Warner en 1982, Madonna fonde sa propre société de production Maverick Records en 1992 toujours en collaboration avec Warner. En 2007, elle conclut un accord à 120 millions de dollars avec Live Nation et quitte Warner après la sortie de sa compilation Celebration en 2009. À l'occasion de la sortie de son album MDNA en 2012, elle signe chez Interscope Records pour un montant estimé à 40 millions de dollars.

Pendant une certaine partie de sa carrière, Madonna a également embrassé le métier d'actrice : malgré les critiques positives pour son premier film, Recherche Susan désespérément (1985), et son Golden Globe pour son interprétation d'Eva Perón dans Evita en 1996, la plupart de ses films ont reçu un accueil mitigé voire glacial, lui rapportant 9 Razzie Awards dont 6 de la pire actrice. Après sa participation au film d'animation Arthur et les Minimoys en 2006, elle annonce ne plus vouloir tourner au cinéma et entame une carrière de réalisatrice à partir de 2008.

Désignée par le Livre Guinness des records comme étant la chanteuse ayant vendu le plus de disques de tous les temps4 avec plus de 300 millions de disques vendus5,6, elle est également la chanteuse la mieux payée et la plus riche au monde7 avec une fortune estimée entre 500 millions8 et 1 milliard de dollars9,10. En 2008, sa tournée mondiale Sticky & Sweet Tour généra des revenus de 408 millions de dollars, ce qui en fait la tournée la plus lucrative de tout les temps par un artiste solo11. Madonna est un personnage incontournable de la musique populaire depuis 30 ans12.




Biographie

Généalogie, enfance et adolescence (1958-1978)

Née Madonna Louise Ciccone, elle ajoute le prénom Veronica à ses 18 ans, à l'occasion de sa confirmation13. Elle est élevée dans une famille Italo-Américaine de 6 enfants, dont elle est la 1re fille et le 3e enfant du ménage. Son père, Silvio Tony Ciccone (né le 6 juin 1931), ingénieur chez Chrysler, est d'origine italienne, c'est le fils d'immigrants italiens, venant de Pacentro (Abruzzes) arrivés aux États-Unis en 1919, et sa mère, Madonna Louise Fortin (née le 11 juillet 1933 et décédée le 1er décembre 1963), était d'origine canadienne-française. Par sa mère, Madonna est apparentée à la chanteuse canadienne Céline Dion, la duchesse de Cornouailles Camilla Parker Bowles14 mais aussi à Lady Gaga15. Les frères aînés de Madonna se prénomment Martin et Anthony16, son frère cadet Christopher, et ses 2 jeunes sœurs Mélanie (mariée au musicien Joe Henry) et Paula Mae.

Son grand-père paternel, n'ayant aucun diplôme, dut exercer le métier de carrier pour un petit salaire, et élevait ses enfants sévèrement afin de leur apprendre la discipline, le respect et, surtout, à subsister par leur seule persévérance. Le père de Madonna appliquera la même méthode à ses enfants pour leur assurer un avenir préférable au sien17.

À l'âge de 5 ans, Madonna perd sa mère des suites d'un cancer du sein. La mort de celle-ci sera un sujet récurrent dans ses œuvres musicales18. Madonna resta très proche de sa grand-mère, Elsie Fortin (décédée le 9 mars 2011 à l'âge de 99 ans)19. La famille déménagea ensuite dans l'agglomération de Détroit, à Rochester Hills, où Madonna poursuivit avec succès ses études secondaires à la Rochester Adams High School. Son père se remaria 3 ans après la mort de sa femme avec Joan Gustavson, une de ses aide-domestiques, avec qui il aura 2 enfants, Jennifer et Mario.

 

 

 

 

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La mort de sa mère est un thème que Madonna a abordé dans plusieurs de ses chansons.

 

 

 

 

Christopher sera, de toute la fratrie, le plus proche de Madonna ; il dirigera 2 de ses tournées20 et apparaîtra dans ses premiers clips. La chanteuse est en revanche plus distante avec ses demi-frère et sœur, leur mère ne s'entendant pas bien avec Madonna qui, visiblement, n'avait pas apprécié que son père ait eu des enfants avec une autre femme21 (elle semble cependant, à ce jour, réconciliée avec son père et sa belle-mère).

Très jeune, elle prend des cours de piano mais, assez vite, convainc son père de lui laisser suivre à la place des cours de ballet. Sa belle-mère l'inscrit dans une école catholique au sein de laquelle elle participe activement aux activités artistiques. Elle est l'élève du professeur de danse Christopher Flynn. Souffrant alors d'une faible estime d'elle-même, il aurait été le premier à lui souligner qu'elle était belle, talentueuse et charismatique, et aurait fait naître chez Madonna l'idée d'une carrière de danseuse à New York.

Ses facultés intellectuelles lui facilitent l'accès à la prestigieuse université du Michigan. Elle y reçoit une bourse d'études de danse et y sera aussi pendant un temps pom-pom girl, ne manquant d'ailleurs jamais d'imagination pour se démarquer du reste du groupe. Malgré d'excellents résultats, elle quitte l'établissement après 2 années, suscitant la déception de son père qui, s'inquiétant pour l'avenir de sa fille, prend des mesures extrêmes et décide de lui couper les vivres. Elle s'installe alors à New York, rêvant de devenir danseuse. C'est la première fois qu'elle quitte le Michigan.

 

 

 

 

Ses débuts dans la musique (1978-1984)

 

 

 

Article détaillé : Madonna (album).

 

 

 

 

En septembre 1978, elle arrive à New York avec 35 $ en poche, et se rend au quartier des théâtres, à Times Square, en espérant y trouver la gloire22. Elle devient rapidement étudiante de la très respectée danseuse classique Pearl Lang (en), et vit d'emplois occasionnels dans une grande précarité23, esseulée et avec le peu d'argent que lui rapportent ses emplois de serveuse, danseuse ou modèle de nu24. Madonna incarnera par conséquent l'image du rêve américain : réussir à partir de rien par sa seule détermination. Elle part ensuite à Durham25 pour décrocher une audition et suivre les cours de danse de Martha Graham26 et Alvin Ailey27 au American Dance Center de New York.

En 1979, elle fait la connaissance de Dan Gilroy, qui lui apprend la guitare. Lassée de ses relations tumultueuses avec Pearl Lang, elle laisse de côté sa carrière de danseuse pour faire de la musique et devient ainsi batteuse puis chanteuse du groupe Breakfast Club28. Après bon nombre d'auditions (notamment pour Footloose et Fame)29, des producteurs la remarquent lors d'une audition pour Patrick Hernandez30 et veulent lui faire tenter sa chance en France31,32 ; elle vit alors pendant 5 mois entre Lille, Paris et Marseille33, enchaînant les contrats dérisoires, mais gagnant en expérience. À nouveau lassée, elle rentre aux États-Unis en août et reprend les auditions. En octobre, elle finit par tourner dans un film à petit budget34, A Certain Sacrifice de Stephen Jon Lewicki. Durant l'été 1980, elle produit son propre groupe « Emmy & The Emmys »35 dans le quartier de Manhattan au Music Building, avec Stephen Bray et Gary Burke, pour lequel elle écrit 14 chansons. Le groupe se produit dans les clubs, interprétant les compositions de la chanteuse.

Début 1981, le groupe se disloque et Madonna fait écouter une cassette à Camille Barbone36, la coprésidente de Gotham Management, qui lui promet alors une carrière rock du style Pat Benatar, et produit 10 titres. Selon Barbone, le talent de Madonna n'est perceptible que lorsqu'elle est sur scène, et elle persuade Bill Lomuscio, un organisateur de concert, de la faire jouer dans les clubs. Très vite, son style et sa façon de s'habiller vont faire des émules et ses démos intéressent alors Atlantic Records, Geffen Records et Columbia. Mais, voulant faire du Funk, elle laisse tomber Gotham et retourne voir Bray. Ensemble, ils produisent une maquette de titres inspirés de la rue : Everybody, Ain't No Big Deal, Burning Up et Stay37, que Madonna tente de faire jouer au club new-yorkais Danceteria. Mark Kamins, le DJ du club, est séduit et la présente à Seymour Stein, le PDG de Sire Records38.

En avril 1982, elle signe avec Sire Records, filiale de Warner, qui permet la sortie de son premier 45 tours, Everybody, qui connaît un certain succès dans les discothèques39 aux États-Unis. Viendront ensuite Burning Up et Physical Attraction qui seront, encore une fois, connus majoritairement aux États-Unis.

En juillet 1983, sort son 1er album, Madonna, composé de chansons dance, pour la plupart produites par Reggie Lucas et écrites par la chanteuse elle-même. Devant le succès progressif de l'album, 3 autres singles sortent, rencontrant également le succès : Holiday, Borderline, et Lucky Star. Depuis, l'album s'est vendu à plus de 10 millions d'exemplaires, dont la moitié aux États-Unis.

 

 

 

 

De Like a Virgin à Like a Prayer (1984-1990)

 

 

 

Articles détaillés : Like a Virgin (album), True Blue (album) et Like a Prayer (album).

 

 

 

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Madonna dans les coulisses du Virgin Tour en 1985.

 

 

 

 

En 1984, son 2e album la fait réellement connaître à l'échelle internationale. Like a Virgin se vend à 21 millions d'exemplaires, dont 10 millions40 aux États-Unis, grâce aux singles Like a Virgin, très controversé (mélangeant sous-entendus érotiques et références religieuses), Material Girl, également controversé, Angel et Dress You Up. Cette fois, Madonna ne participe à l'écriture que de la moitié de l'album. Le phénomène pop se répand : les jeunes filles d'Europe et des États-Unis adoptent sa coiffure et son style vestimentaire ; les sous-vêtements par-dessus et les bracelets en caoutchouc font alors des « wanabees » les premières groupies de popstar féminine41.

En 1985, Like a Virgin est réédité avec un titre supplémentaire, Into the Groove42, bande originale du film Recherche Susan désespérément, dans lequel Madonna tient l'un des rôles principaux. La même année, elle se marie sur une plage privée de Malibu avec l'acteur Sean Penn43, dont elle divorcera 4 ans plus tard44. Alors que sa 1re tournée, The Virgin Tour, visite les plus grandes villes des États-Unis et du Canada, elle participe au Live Aid avec les plus grands noms de la musique. À 26 ans, Madonna a une fortune de 50 millions de $45, ce qui en fait l'une des plus jeunes multi-millionnaires au monde.

 

 

 

 

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Madonna à Rotterdam en 1987 lors du Who's That Girl Tour.

 

 

 

 

En 1986, alors que tout le monde s'attend à ce qu'elle quitte la scène, elle revient avec True Blue, album pour lequel elle s'implique davantage (elle est désormais coauteur et coproductrice de l'intégralité de l'album). Plus mature, ce disque est un nouveau succès et reste son album le plus vendu, avec plus de 30 millions d'exemplaires. Les 5 extraits, Live to Tell, Papa Don't Preach, True Blue, Open Your Heart et La Isla Bonita, deviennent des tubes internationaux, se classant n°1 dans la plupart des pays. Elle crée une nouvelle fois la polémique, notamment avec le clip de Open Your Heart où elle s'affiche en strip-teaseuse, et le texte de Papa Don't Preach, interprété par certains comme une chanson anti-avortement46 (la chanteuse dira plus tard être favorable à l'IVG). Elle coécrit ensuite avec Stephen Bray Each Time You Break My Heart, qu'elle prévoyait de chanter en solo, avant de l'offrir à Nick Kamen, en étant toutefois présente dans les chœurs.

En 1987, elle tient le rôle principal de la comédie Who's That Girl, enregistre 4 chansons pour la BO du film (dont les singles Who's That Girl, Causing a Commotion et The Look of Love) et se lance dans une 1re tournée mondiale, le Who's That Girl Tour, traversant le Japon, les États-Unis et l'Europe. Le 29 août, devant 130 000 spectateurs (un record à l’époque) au Parc de Sceaux, elle fait sensation en jetant sa culotte dans le public. Les recettes de ce gigantesque spectacle sont reversées à l’association de Line Renaud pour la lutte contre le Sida47. L'année suivante, elle joue à Broadway dans la pièce de théâtre Speed the Plow de David Mamet, aux côtés de Joe Mantegna et Ron Silver.

En mars 1989, l'album Like a Prayer marque une rupture par rapport aux précédents opus : Madonna s'implique plus largement dans la production, opte pour un son plus acoustique, et se dévoile davantage dans ses textes. Le 1er single, Like a Prayer, est un nouveau succès, mais le clip fait scandale auprès des rassemblements catholiques : certains groupes extrémistes n'hésitent pas à la qualifier de satanique, et l'Église Catholique interdit le clip en Italie. Cette polémique n'empêche pas l'album Like a Prayer d'être no 1 dans le monde pendant plusieurs semaines, porté par les singles Express Yourself (dont le clip, réalisé par David Fincher, rend hommage à Metropolis, et est à l'époque le clip le plus cher de l'histoire), Cherish et Oh Father48. Récemment, Rolling Stone a sélectionné l'album comme un des 50 plus grands albums sortis par des artistes féminins, Like a Prayer pointant à la 18e position49.

 

De Dick Tracy à Bedtime Stories (1990-1995)

 


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Like a Virgin pendant le Blond Ambition Tour en 1990.

 

 

 

 

En 1990, elle joue aux côtés de Warren Beatty dans Dick Tracy et sort l'album I'm Breathless, inspiré du film et rendant hommage au jazz et au blues des années 1930. Le 1er single, Vogue, qui fait référence au voguing (danse pratiquée dans les clubs gay new-yorkais), reste l'un de ses plus grands succès, et est considéré comme l'une des chansons les plus marquantes des années 1990. Madonna, au sommet de sa gloire, se lance au printemps dans une 2e tournée mondiale, le Blond Ambition Tour, qui sera très controversée : pour avoir simulé un acte de masturbation durant Like a Virgin, elle doit faire face à l'annulation d'une date en Italie par le Vatican et à une tentative d'arrestation par la police de Toronto. En fin d'année, elle sort son 1er Greatest Hits, The Immaculate Collection qui bat tous les records de vente (plus de 30 millions de copies, record absolu de ventes pour un Best of). Le clip du single Justify My Love fait scandale, et est interdit de diffusion sur MTV ; sorti en VHS, il sera l'une des vidéos musicales les plus vendues de la décennie.

En 1991, elle crée l'évènement avec la sortie du documentaire Truth or Dare: In Bed with Madonna, retraçant les coulisses et les scandales de la tournée Blond Ambition Tour. Il sera projeté hors-compétition au festival de Cannes en présence de Madonna et du réalisateur Alek Keshishian.

 

 

 

 

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Madonna avec ses choristes Niki Harris et Donna De Lory en 1993 pendant le Girlie Show World Tour.

 

 

 

 

En 1992, elle fonde sa propre société de production, Maverick Records. Le premier produit lancé est SEX, un recueil de photos érotiques mettant en scène la chanteuse. La presse accueille très mal l’ouvrage, mais les ventes du livre (dont le tirage est limité) explosent50. En octobre, paraît son 5e album, Erotica. Jazzy, sombre et volontairement froid, il est soutenu par les singles Erotica (dont le clip hot choquera le public et sera censuré dans de nombreux pays), Deeper and Deeper, Bad Girl, Fever, Rain et Bye Bye Baby. Dès sa sortie, le disque est descendu par les médias qui ne retiennent que le caractère sexuel de certaines chansons. La sortie en salles peu après du thriller érotique Body, dans lequel elle joue, ne fait qu'accentuer la lassitude du public qui juge que Madonna en fait trop dans le genre érotique. Elle enregistre également en 1992 le single This Used To Be My Playground pour le film Une équipe hors du commun dans lequel elle joue. Ce sera son 10e numéro 1 au Billboard Hot 100.

En 1993, consciente de sa mauvaise image (certains critiques la voient s'enfermer dans un climat "porno-soft"), elle part à la reconquête de son public avec The Girlie Show World Tour, un spectacle parodique et sexy dans lequel elle rend hommage à ses idoles et revisite ses tubes. La tournée est un gros succès mondial et Madonna se produit pour la 1re fois sur les 5 continents. À la fin de l'année, elle joue dans Snake Eyes d'Abel Ferrara, qui sera un échec commercial.

En 1994, elle décide de concocter un album sur la tendance musicale du moment, et convoque les producteurs américains les plus en vue (Nelle Hooper, Babyface, Dallas Austin) et Björk. Sur ce disque, Bedtime Stories, Madonna chante l’amour et en profite pour revenir sur les polémiques de l'époque SEX (dans Human Nature, elle déclare n’avoir « absolument aucun regret »). Malgré ce nouveau visage et des sonorités R&B très à la mode, Bedtime Stories ne convainc pas vraiment. Les ventes de l'album, bien que correctes, ne sont pas celles espérées, et seuls 2 singles rencontrent le succès : Secret et Take a Bow, qui restera 7 semaines no 1 aux États-Unis. Cet album lui ouvrira toutefois les portes du monde electro et lui donnera l’élan nécessaire pour l’écriture de Ray of Light, 4 ans plus tard.

De Something to Remember à Music (1995-2001)

 

 

 

 

 

 

 

En 1995, Madonna collabore à la campagne publicitaire pour Versace et sort Something to Remember, une compilation de ses ballades agrémentée de 3 inédits : I Want You (reprise de Marvin Gaye, en collaboration avec Massive Attack), You'll See et One More Chance.

En 1996, alors qu'elle entame sa 1re grossesse et après des négociations avec le peuple argentin51, elle incarne Eva Perón, célèbre épouse du président Juan Perón, dans le film Evita, adaptation de la comédie musicale du même nom. Les 2 singles extraits de la bande originale, Don't cry for me Argentina (reprise du classique de Julie Convington) et You must love me, seront très bien accueillis. Si le film ne connaît pas le succès attendu, il permet à Madonna de remporter un Golden Globe (meilleure actrice protagoniste) et un Oscar (meilleure chanson originale pour You must love me). Le 14 octobre, elle donne naissance à son 1er enfant, Lourdes Maria Ciccone Leon avec son petit ami de l'époque Carlos Leon.

En 1998, sort Ray of Light, fruit de la collaboration avec le producteur William Orbit. Inspirée par la naissance de sa fille et les recherches de réponses philosophiques qu'elle a entraînées, Madonna se montre moins provocante. L'album, apaisé, oscillant entre pop et l'electro est un énorme succès commercial et lui permet de gagner le respect de la critique (qui le considère comme un de ses meilleurs albums). Ray of Light remporte de nombreux prix, dont trois Grammy Awards en 1999. Les titres Frozen, Ray of Light, Drowned World/Substitute for Love, The Power of Good-Bye et Nothing Really Matters en sont extraits.

En 1999, elle enregistre la chanson Beautiful Stranger pour le film Austin Powers 2 : L'Espion qui m'a tirée et commence une relation avec le cinéaste britannique Guy Ritchie. Au printemps 2000, elle est à l'affiche du film Un couple presque parfait, aux côtés de Rupert Everett. Si cette comédie est un échec commercial, le single extrait, American Pie, se classera au 1er rang dans plusieurs pays. Le 11 août, elle donne naissance à son 2e enfant, Rocco.

En septembre, elle fait une nouvelle incursion dans la musique électronique et sort l'album Music. Bien qu'elle fasse appel une nouvelle fois à William Orbit, elle se repose davantage sur le producteur Mirwais Stass. Guitares sèches et vocoder caractérisent cet album qui jongle entre ballades acoustiques et morceaux électro. Dès sa sortie, l'album est un succès mondial, et le single Music devient son 12e titre au 1er rang aux États-Unis. 2 autres singles seront commercialisés : Don't Tell Me et What It Feels Like for a Girl (dont la vidéo, réalisée par Guy Ritchie, sera jugée trop violente et censurée par plusieurs chaînes de télévision). En décembre, Madonna se marie avec Guy Ritchie et acquiert en l'occurrence la nationalité britannique52. Suite à son mariage, elle déménage à Londres et les tabloïds britanniques lui attribuent le surnom Madge, qu'elle apprécie peu53.

Du Drowned World Tour au Re-Invention Tour (2001-2005)

 

 

 

Article détaillé : American Life (album).

 

 

 

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Madonna pendant son Drowned World Tour, 2001.

 

 

 

 

En juin 2001, après 8 ans d'absence sur scène, Madonna donne à Barcelone le coup d'envoi du Drowned World Tour, un spectacle sophistiqué et plus sombre que les précédents qui fait la part belle aux 2 derniers albums. En fin d'année, paraît son 2e best-of, GHV2. Elle déclarera, à l'occasion de cette tournée, "Si vous m'entendez dire un jour 'Je ne ferai plus de tournée.', ne me croyez pas!"

En 2002, elle est de retour sur les planches en jouant dans Up for Grabs à Londres, et tente une nouvelle incursion au cinéma sous la direction de son mari dans le film À la dérive, un film qui porte ironiquement bien son nom et qui sera un échec commercial dès sa sortie. Elle fait également une courte apparition dans le 20e James Bond, Meurs un autre jour, pour lequel elle interprète le titre-phare, Die Another Day, dont le clip vidéo, le deuxième plus coûteux de l'histoire, sera censuré.

 

 

 

 

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Madonna interprétant Die Another Day lors du Re-Invention Tour en 2004.

 

 

 

 

En 2003, sort American Life. Coproduit par Mirwais Stass, il a été marqué par l'opposition de Madonna à la guerre en Irak et à la politique de George W. Bush : elle apparaît sur la pochette de l’album sous les traits du révolutionnaire Che Guevara devant un drapeau américain déstructuré, et le clip du single American Life la met en scène en sergent-major jetant une grenade à un sosie du président américain. Les radios et les chaînes télévisées pro-Bush (comme la Fox) appellent au boycott de l’album, et le public américain lui tourne le dos. Devant ce retournement de situation, Madonna essaie de calmer le jeu et censure elle-même son clip en le remplaçant par une version édulcorée. Contrairement à Justify My Love ou Erotica, ce clip musical n'a jamais été commercialisé.

En outre, l’image marquante de cette période restera sans doute les baisers échangés avec Britney Spears et Christina Aguilera lors des 20e MTV Video Music Awards, vidéo qui a suscitée de nombreuses réactions, aussi bien positives que négatives54. Mais ni cet énorme coup de pub, ni sa participation au titre Me Against The Music de Britney Spears, titre pourtant très bien reçu par le Billboard, n'augmenteront les ventes d'American Life dans le reste du monde. C’est en France que l'opus trouvera vraiment son public, aidé par les diffusions radios effrénées des singles Hollywood, Nothing Fails et Love Profusion (dont le clip est réalisé par Luc Besson).

En septembre, Madonna présente son 1er livre pour enfants, The English Roses (Les Roses Anglaises en français) dont les bénéfices sont reversés une association d'aide aux orphelins, et qui connaît un gros succès en librairie. En revanche, les suivants passeront complètement inaperçus.

En 2004, elle lance sa tournée, le Re-Invention Tour. Les 58 dates sont complètes en quelques heures et c’est durant ce périple qu'est réalisé un nouveau documentaire, I'm Going to Tell You a Secret, réalisé par Jonas Åkerlund, retraçant la conception et les coulisses de la tournée, et donnant l'image d'une Madonna proche de ses danseurs et de ses enfants, plus posée, et surtout plus spirituelle que dans In Bed with Madonna.

De Confessions on a Dance Floor à Celebration (2005-2009)

 

 

 

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Live to Tell lors du Confessions Tour, New York, août 2006.

 

 

 

 

Le 2 juillet 2005, elle accepte à nouveau l'invitation de Bob Geldof et participe au concert du Live 855, dont le but est d'attirer l'attention sur la situation actuelle en Afrique.

En novembre, sort Confessions on a Dance Floor, écrit et composé avec le jeune producteur anglais Stuart Price, dont la mission principale est de faire « bouger les gens ». Caractérisé par un son néo-disco (une sorte de revival des années 1970-80 assaisonné à la sauce pop/dance), l'album est un énorme succès : il se classe n°1 dans 35 pays56 et remporte plusieurs prix, dont un Grammy Award. Le 1er single, Hung Up (qui contient un sample d’ABBA), connaît le même succès et se retrouve n°1 dans 45 pays (un record), suivi par les singles Sorry, Get Together et Jump.

En 2006, à Los Angeles, débute sa 7e tournée mondiale, le Confessions Tour, qui renoue avec la provocation, à la fois religieuse (la scène de crucifixion durant Live to Tell entraînera plusieurs incidents : fausse alerte à la bombe aux Pays-Bas, protestation d'organisations religieuses, manifestation orthodoxe à Moscou...) et politique (associant entre autres Adolf Hitler, Jean-Marie Le Pen et George W. Bush). Ces incidents n’empêcheront pas Madonna d’assurer la totalité des 60 dates. Le DVD du spectacle filmé à Londres remportera le Grammy Award de la meilleure vidéo musicale en 2008.

En octobre, elle s'envole pour le Malawi pour aider à construire un orphelinat. Elle y entame aussi des démarches pour adopter un bébé, David.

En 2007, elle fait ses débuts de réalisatrice et tourne son 1er film, Obscénité et Vertu, une comédie basée sur ses expériences personnelles de chanteuse. En juillet, elle participe au concert caritatif Live Earth de Al Gore, et y interprète entre autres une chanson inédite, Hey You. Enfin, elle participe à la chanson caritative Sing d'Annie Lennox. À la fin de l'année, Madonna signe un partenariat avec l'organisateur de concerts Live Nation57, qui lui propose un contrat de 120 millions de $ pour distribuer ses nouveaux albums et promouvoir ses tournées durant 10 ans58.

 

 

 

 

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Candy Shop lors du Sticky & Sweet Tour à Amsterdam, septembre 2008.

 

 

 

 

Début 2008, après s'être vue intronisée au Panthéon du rock américain lors de la prestigieuse cérémonie des Rock and Roll Hall of Fame, elle s'entoure des producteurs Pharrell Williams, Danja et Timbaland, et sort son 11e album, Hard Candy59. Le 1er single, 4 Minutes (en duo avec Justin Timberlake), bat tous les records et devient son 37e Top 10 au Billboard Américain, permettant à Madonna de détrôner le record d'Elvis Presley. Suivront les titres Give It 2 Me et Miles Away. L'album sera n°1 dans 30 pays60, mais connaitra un succès beaucoup moins important que le précédent. Les critiques reprocheront à la chanteuse d'avoir choisi la facilité en faisant appel à des producteurs déjà très connus.

En août 2008, Madonna s'embarque dans sa 8e tournée mondiale, le Sticky & Sweet Tour qui compte 85 dates, et qui est passée en Europe (dont 2 soirs au stade de France61), aux États-Unis et en Amérique du Sud. Avec 408 millions de $ de recettes, il s'agit de la tournée la plus lucrative de tous les temps pour un artiste solo. Le 15 octobre, en pleine tournée, Madonna et le réalisateur Guy Ritchie annoncent leur séparation après 8 ans de mariage62.

En 2009, elle poursuit son engagement humanitaire pour le Malawi et sort le documentaire I Am Because We Are. Avec ce film, la chanteuse et le réalisateur, Nathan Rissman, cherchent à attirer l'attention de l'opinion publique sur le sort des orphelins de ce petit pays africain ravagé par l'épidémie du sida63. Au printemps, la Cour suprême du Malawi autorise la chanteuse à adopter Mercy, une fillette de 3 ans, après un refus de la justice en 1re instance64.

Une double compilation, Celebration, sort en septembre 200965, contenant 2 inédits, Celebration et Revolver, coproduits et coécrits par les DJ Paul Oakenfold et DJ Franck E. En Grande-Bretagne, cette compilation permet à Madonna de dépasser le record d'Elvis Presley en classant 11 albums à la 1re place, juste derrière les Beatles. Celebration est le dernier album avec Warner.

La même année, elle marquera l'ouverture des MTV Video Music Awards en prononçant un discours rendant hommage à Michael Jackson. Elle y mentionne sa relation avec l'artiste et son sentiment par rapport à sa disparition.

 

 

commentaires

Alain IV de Bretagne.

Publié le 23 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque médiévale (du Ve au XVe siècle)

Alain IV de Bretagne

 

 

 

 


 

Alain IV de Bretagne
Alain Fergent, tableau d'Édouard Odier
Alain Fergent, tableau d'Édouard Odier
Titre
Duc de Bretagne
13 avril 10841112
Prédécesseur Hoël II
Successeur Conan III
Comte de Rennes
10841112
Prédécesseur Hoël II
Successeur Conan III
Comte de Nantes
11031112
Prédécesseur Mathias II
Successeur Conan III
Biographie
Titre complet Duc de Bretagne
Dynastie Maison de Cornouaille
Date de naissance 1060
Lieu de naissance Château de Châteaulin
Date de décès 13 octobre 1119
Lieu de décès abbaye Saint-Sauveur de Redon
Père Hoël II
Mère Havoise
Conjoint Constance de Normandie
Ermengarde d'Anjou
Enfants Conan III de Bretagne Red crown.png
Geoffroi le Roux
Agnès (ou Havoise)
Brian FitzCount
Duc de Bretagne

 

 

 

Alain IV de Bretagne dit Alain Fergent ou Fergant, Fergan, Fergandus et Fergens 1 2. (né vers 1060 - mort le 13 octobre 1119), fils de Hoël II de Bretagne et d'Havoise de Bretagne, fut comte de Cornouaille, de Rennes et de Nantes et enfin duc de Bretagne de 1084 à 1113.


 

 

Biographie

 


Sceau de Alain IV selon Dom Morice.

 

 

 

Dessin du XIXe siècle représentant Alain Fergent d'après un tableau disparu de l'abbaye de Redon.

 

 

 

 

 

Né au château de Châteaulin vers 1060, il est le fils de Hoël II de Bretagne et d'Havoise, il est comte de Cornouaille, puis de Rennes, de Nantes et enfin duc de Bretagne. Il devient duc à la mort de son père le 13avril1084 et est réputé être le dernier duc à avoir pratiqué le breton.

En 1084 il confirme toutes les libéralités accordées par son père et son grand-père à l abbaye Sainte-Croix de Quimperlé3. En 1084 encore, il fait don à l'abbaye de Landévennec des moulins, écluses et pêcheries de Châteaulin.

Il doit rétablir l'autorité ducale dans le comté de Rennes contre Geoffroy Grenonat, demi-frère de Conan II, auquel il avait succédé comme comte viager. Dès 1084, il prend Rennes à la tête de son armée et envoie Grenonnat à Quimper, qui y meurt la même année, permettant à Alain de récupérer le titre de comte de Rennes4. La même année, il nomme son frère Mathias à la tête du comté de Nantes où il le servira fidèlement aux côtés de leur oncle l'évêque Benoît. À la mort de Mathias sans héritier en 1103, le comté de Nantes revient dans le domaine ducal5.

En 1086 ou en 10876 , il épouse en premières noces Constance de Normandie, fille de Guillaume le Conquérant, qui meurt en 1090 sans lui donner de descendance67.

En 1093, il épouse Ermengarde d'Anjou, fille de Foulque IV le Réchin et arrière-petite-fille de Foulque Nerra.

Il préfère séjourner dans la partie bretonnante du duché dont il était originaire et habite volontiers dans ses châteaux d'Auray et surtout de Carnoët non loin de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé régie par son oncle Binidic (Benoît).

La tranquillité dans laquelle vit le duché permet à Alain Fergent de répondre à l'appel d'Urbain II et, en compagnie d'autres seigneurs bretons, de se joindre, au cours de l'été 1096, à la première croisade. Le contingent breton qui comprend également Hervé fils de Guiomarch III de Léon, Raoul de Gaël et son fils Alain, Conan de Penthièvre fils de Geoffroy Ier, Riou de Lohéac, Chotard d'Ancenis et leurs hommes est incorporé dans l'armée commandée par Robert Couteheuse duc de Normandie et le comte Robert II de Flandre. Alain Fergent s'absente de Bretagne durant cinq ans laissant le duché sous la ferme autorité d'Ermengarde8 .

De retour de la croisade et sous l'influence de sa pieuse épouse, Alain s'intéresse de plus en plus aux questions religieuses et soutient la réforme du clergé séculier menée par Marbode, évêque de Rennes.

Cette évolution vers le spirituel ne l'empêche pas de prendre le parti du roi d'Angleterre Henri Ier Beauclerc dans son conflit avec le frère de celui-ci, Robert Courteheuse, et il participe à la bataille de Tinchebray en 11069. L'installation de barons bretons en Angleterre se poursuit; Henri Ier donne des terres à Olivier de Dinan, Guillaume d'Aubigny et Alain Fitzflaadsénéchal de Dol10.

D'après Orderic Vital, en mars 1113 lors de l'entrevue d'Ormeteau-Ferré entre Louis VI le Gros et Henri Ier Beauclerc, le roi de France « concède le Bretagne » c'est-à-dire la vassalité directe d'Alain à Henri Ier. Le duc de Bretagne devient « homme lige du roi des Anglais » c'est alors qu'il fiance son fils Conan à la fille naturelle du roi d'Angleterre, Mathilde11. Malade, il délègue alors le gouvernement à son fils Conan III qui intervient pour la première fois comme duc de Bretagne en 111512.

Alain Fergent se retire en l'abbaye Saint-Sauveur de Redon et y meurt le 13octobre1119 et il y est également inhumé en présence de Baudri de Bourgueilarchevêque de Dol de Marbodeévêque de Rennes, Etienne de Penthièvre et de ses quatre fils du vicomteAlain de Porhoët, d'Olivier de Dinan, d'Hervé de Léon, d'André Ier de Vitré et de son fils Robert, de Judicaël de Malestroit13.

 

Unions et descendance

Alain IV épouse entre le 14 juillet et le 8 décembre1086Constance de Normandie, fille de Guillaume le Conquérant. Cette union sera sans postérité.

De son union entre 1090 et 1095 avec Ermengarde d'Anjou sont nés trois enfants:

  1. Conan III, duc de Bretagne.
  2. Geoffroi le Roux mort à Jérusalem en 1116.
  3. Agnès (ou Havoise) épouse vers 1110 de Baudouin VII de Flandre le fils de Robert II de Flandre.

D'une maîtresse inconnue Alain Fergent laisse également un fils :

 

Annexes

Bibliographie

 

Voir aussi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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commentaires

Saint Cadou.

Publié le 23 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans RELIGIONS & CROYANCES (Catholi) -Arts divinatoires

Saint Cadou

 

 

 

 



Sculpture représentant Saint-Cado (Belz).

 

 

 

 

 

Cado(u) ou Cadoc ou Catuod ou Catoc ou Cazout ou Cadochus est un saint chrétien légendaire, fêté le 21 septembre1. Il serait né en 522 dans le Glamorgan (ou Powys) au Pays de Galles, et est mort assassiné dans sa cathédrale par les Barbares.

 

 

 

Sens et origine du nom

On reconnait dans son nom la racine celtique « kat » = « combat » avec la terminaison hypocoristique « ou ».

Historique

Saint Cadou serait le neveu de Pétroc de Bodmin, honoré à Lopérec (Finistère), et le fils de saint Gwynllyw roi de Glywysing et de sainte Gladys. Sa vie latine a été écrite au XIe siècle à Llancarfan.

Cadou refuse de prendre la tête de l'armée de son père, préférant combattre pour Jésus-Christ. Il est le fondateur de l'abbaye de Llancarfan, puis il traverse la Manche pour venir dans le pays de Vannes. Il voyagea en Palestine, rencontre le pape pour ensuite devenir évêque de Bénévent en Italie.

Ce saint est connu au Pays de Galles pour avoir fondé l'abbaye de Llancarfan (Lancarvan). Sous le nom de saint Cadoc, il est un des saints gallois les plus importants, car c'est dans son abbaye qu'ont été formés de nombreux saints celtiques dont saint Brandan et saint Malo.

Lieux de culte

Des chapelles lui sont dédiées à Belz, Locoal-Mendon, Saint-Caradec-Trégomel dans le Morbihan, à Ploumilliau, Carnoët dans les Côtes-d'Armor ainsi qu'à Gouesnac'h, Sizun, Bannalec et Moëlan-sur-Mer dans le Finistère ou Guérande en Loire-Atlantique et le nom se trouve dans la composition d'une trentaine de noms de lieu.

Dans les chapelles bretonnes, il est invoqué pour guérir la surdité (à Belz), ou encore les écrouelles (fontaine Saint Cado de Ploumillau).

 

 

 

 

 

Légende


Une chanson traditionnelle bretonne, reprise dans le Barzaz Breiz2, attribue à Cado la conversion de Merlin au christianisme.

 

 

 

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Constitution française du 4 octobre 1958.

Publié le 23 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

Constitution française du 4 octobre 1958

 

 

 

 




Constitution de 1958

Description de cette image, également commentée ci-après

Constitution française scellée avec le Grand sceau de France.


 

 

 

Présentation
Titre Constitution du 4 octobre 1958 instituant la Ve République française
Pays Drapeau de France France
Langue(s) officielle(s) Français
Type Constitution
Branche Droit constitutionnel

 

 

 

Adoption et entrée en vigueur
Rédacteur(s) Michel Debré et Charles de Gaulle (inspirateurs) - Par autorisation de la loi constitutionnelle du 3 juin 1958
Adoption 28 septembre 1958 par référendum
Promulgation 4 octobre 1958
Version en vigueur Version consolidée par la loi constitutionnelle du 23 juillet 2008
Modifications Voir : Révisions constitutionnelles sous la Cinquième République

 

 

 

Lire en ligne


 

 

Dossier sur Légifrance.
Sur Wikisource : Version consolidée, version initiale, avec les modifications.

 

 

 

 

 

 

 

La Constitution française du 4 octobre 1958 est l'actuelle Constitution de la France. Norme juridique suprême du pays, c'est aussi l'une des Constitutions les plus stables qu'ait connues la France.

Fondement juridique de la Cinquième République, elle a été rédigée de façon à mettre un terme à l'instabilité gouvernementale et à la crise de la guerre d'Algérie ; elle est marquée par le retour d'un exécutif très fort. Deux hommes y ont imprimé leurs idées : Michel Debré, inspiré du modèle britannique et de son Premier ministre fort, et le Général de Gaulle, voulant placer le Président de la République comme garant des institutions. La constitution de la Cinquième République est très influencée par les principes énoncés par Charles de Gaulle lors de son célèbre discours de Bayeux, le 16 juin 1946.

Le préambule de la Constitution de la Cinquième République renvoie à deux textes fondamentaux : la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 et le Préambule de la Constitution du 27 octobre 1946. La Charte de l'environnement de 2004 leur a, par la suite, été jointe. Ces textes ainsi que les Principes fondamentaux reconnus par les lois de la République forment le bloc de constitutionnalité.

Le Conseil constitutionnel vérifie a priori la conformité des lois à la Constitution quand il en est saisi. Un contrôle du Conseil constitutionnel par voie d'exception (question prioritaire de constitutionnalité) est aussi possible depuis la réforme constitutionnelle de juillet 2008 quand les libertés fondamentales sont en jeu.

Le texte de la Constitution est accessible sur le site Légifrance1.

 

 

 

Histoire

Le putsch d'Alger mené par l'armée et la crise du 13 mai 1958 ont entraîné le retour au pouvoir du Général de Gaulle. Le 1er juin, celui-ci est investi par le Parlement comme président du Conseil. Il accepte de reprendre le pouvoir et « d'assumer les pouvoirs de la République » à condition de pouvoir gouverner par ordonnance pour une durée de six mois et de pouvoir modifier la Constitution. Le Parlement accepte ses conditions et adopte la loi constitutionnelle du 3 juin 1958, qui autorise le gouvernement De Gaulle à proposer une modification de la Constitution, tout en soumettant cette révision à des conditions de fond et de forme. La révision devra ainsi être soumise à référendum. Cette procédure reste discutée et n'est pas exempte de certains reproches, attendu qu'elle permet au gouvernement de Charles de Gaulle de déroger à la procédure de révision contraignante de la Constitution de la IVe République.

À partir du 4 juin 1958 le général de Gaulle forme un petit groupe informel, dont fera partie notamment Yves Guéna, chargé de rédiger une ébauche de constitution. Le 15 juillet 1958, le comité consultatif constitutionnel est créé et reprend les travaux préparatoires2. Avec Michel Debré mais aussi un cortège de politiciens d'autres bords, la rédaction de la Constitution va prendre tout l'été.

L'élaboration de la nouvelle Constitution

On distingue trois grandes étapes dans la formation de cette nouvelle Constitution :

  • la première est l'élaboration d'un avant-projet de Constitution, qui débute le 29 juillet. Deux organes participent à la préparation de cet avant-projet : le Comité d'experts, constitué de hauts fonctionnaires, et le Comité interministériel formé notamment du général de Gaulle et du Garde des Sceaux, Michel Debré. Ces deux comités vont s'appuyer sur différentes propositions posées par la gauche comme par la droite depuis 1920 et fondées sur le renforcement du pouvoir exécutif par rapport au pouvoir législatif ;
  • la deuxième étape est l'intervention du Comité consultatif formé par le Parlement pour délibérer sur cet avant-projet. Le Comité consultatif propose quelques changements, qui ne modifient pas l'économie générale du texte, et dont certains seront retenus ;
  • enfin, dernière étape, l'avant-projet modifié est, dès le 15 août 1958, examiné par le Conseil d'État.

Le texte issu de toutes ces interventions sera, le 28 septembre 1958, adopté par les électeurs français, consultés par référendum, à une majorité de 82,6 % des voix. La Constitution est promulguée par René Coty le 4 octobre 1958.

Exemplaires originaux

Il existe plusieurs exemplaires originaux de la Constitution3. Les Archives nationales en conservent deux.

Le 30 juin 1998, un des dix exemplaires originaux de la Constitution a été déchiré, dans une intention symbolique, lors d'une occupation du Conseil constitutionnel par une centaine de chômeurs4. Le texte de la Constitution fut publié au Journal officiel le 5 octobre 1958. Un des articles et non des moindres puisqu'il s'agit de l'article 16 fut publié avec une faute d'orthographe. Il était en effet ainsi libellé : « Lorsque les institutions de la République, l'indépendance de la Nation, l'intégrité de son territoire ou l'exécution de ses engagements internationaux sont menacés d'une manière grave et immédiate et que le fonctionnement régulier des pouvoirs publics constitutionnels est interrompu... » (source : Texte originel). Le terme « menacés » devrait en effet s'écrire « menacées ». Cette faute a semble-t-il été corrigée dans la version actuelle5.

Dispositions importantes

La Constitution de 1958 contient essentiellement des articles organisant les institutions françaises. On se référera donc aux articles correspondants pour leurs missions, leurs attributions et les rapports entre elles.

Les droits fondamentaux sont, eux, reconnus par renvoi aux textes de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789, le préambule de la Constitution de 1946, les principes fondamentaux reconnus par les lois de la République ainsi que la Charte de l'environnement de 2004. L'ouverture à des textes tiers a été permise par une décision du 16 juillet 1971 qui reconnait la valeur constitutionnelle du Préambule et des textes auxquels il renvoie, créant le bloc de constitutionnalité.

  • l'article 2 sur les attributs de la souveraineté ;
  • l'article 3 sur l'exercice de la souveraineté par le peuple ;
  • l'article 4 sur le rôle des partis et groupements politiques, et sur le principe du droit de vote dans la démocratie républicaine ;
  • l'article 5 sur les fonctions du président de la République notamment ses droits et devoirs ;
  • l'article 7 sur l'élection du président de la République au suffrage universel direct et sur l'intérim du chef de l'État;
  • l'article 8 sur la nomination du Premier ministre;
  • l'article 11 sur le rôle du président de la République dans la procédure de référendum, qui par demande du Gouvernement ou du Parlement, lance un réfèrendum ; depuis 2008 il prévoit aussi un nouveau mécanisme de référendum ;
  • l'article 12 sur la dissolution de l'Assemblée nationale ;
  • l'article 15 sur les responsabilités du président de la République en tant que chef des armées ;
  • l'article 16 sur les pouvoirs extraordinaires du président de la République en cas de menace grave de la République : toute puissance sous contrôle du Parlement et du Conseil Constitutionnel ;
  • l'article 20 sur les attributions du gouvernement ;
  • l'article 21 sur les pouvoirs du Premier ministre ;
  • les articles 34 et 37, qui délimitent le domaine de la loi par rapport au champ du règlement ;
  • l'article 45 sur l'adoption des lois ;
  • l'article 47 sur le vote par le Parlement des projets de loi de finances dans les conditions prévues par une loi organique ;
  • l'article 49 sur la responsabilité politique du gouvernement devant le Parlement ;
  • l'article 55 affirmant la supériorité des traités sur les lois ;
  • l'article 61 relatif au contrôle de constitutionnalité des lois par le Conseil Constitutionnel ;
  • l'article 70 sur le Conseil économique, social et environnemental  ;
  • l'article 71-1 sur le Défenseur des droits ;
  • les articles 72 à 77 sur les collectivités territoriales et leurs compétences au sein de la République ;
    • l'article 73 sur les départements et régions d'outre-mer et leur assimilation législative  ;
    • l'article 74 sur les collectivités d'outre-mer et leurs compétences législatives locales ;
    • les articles 76 et 77 sur le statut sui generis de la Nouvelle-Calédonie approuvé par le référendum de 1998 portant sur le maintien du territoire dans la République ou sur son accession future à l'indépendance, et sur l'organisation issue de ce référendum d’un second système législatif local de droit civil coutumier et d’une assemblée locale commune et transitoire, avant que sa population ne se prononce sur l'accession à la pleine souveraineté ;
  • les articles 78 à 86 ont été abrogés (ils portaient sur les relations et les domaines communs ou partagés de compétence entre la France et les autres États membres dans la Communauté  ;
  • les articles 87 et 88 sur la francophonie et les accords d'association avec d’autres pays ;
  • les articles 88-1 à 88-7 sur les relations entre la France et l'Union Européenne, introduits à l'occasion de la ratification du traité de Maastricht en 1992, et modifiés en février 2008 pour le traité de Lisbonne entré en vigueur le 1er décembre 2009 ;
  • l'article 88-5 qui rendait obligatoire, puis désormais facultatif, un référendum d'approbation de toute nouvelle adhésion à l'Union européenne.
  • l'article 89 sur la révision de la Constitution ;
  • les articles 90 et suivants ont été modifiés en 1993 puis abrogés en 1995 (ils portaient sur des dispositions transitoires permettant la mise en application de la Constitution entre 1958 et 1959 en suspendant ou transférant certaines attributions des anciennes institutions avant la formation des nouvelles, puis l’entrée de la France en 1993 dans la Communauté européenne).

La révision de la Constitution

La révision de la Constitution se fait selon l'article 89 et s'effectue en quatre phases spécifiques :

  • initiative : la révision constitutionnelle peut être proposée soit par le président de la République sur proposition du Premier Ministre, soit par un membre du Parlement. Le Président de la République doit donc avoir l'accord du Premier Ministre pour lancer la procédure ;
  • discussion et adoption : la révision doit être examinée puis adoptée en termes identiques par les deux assemblées parlementaires ;
  • ratification : soit par référendum (de plein droit), soit par le Congrès du Parlement (réunion des deux assemblées) à la majorité des trois cinquièmes. La ratification par le Congrès ne peut être réalisée que si l'initiative de la révision émane du pouvoir exécutif ;
  • promulgation par le Président de la République dans les quinze jours au plus tard qui suivent son adoption.

Deux révisions ont également été entreprises sur le fondement de l'article 11 : celle du 6 novembre 1962 relative à l'élection du président de la République au suffrage universel direct (adoptée) et celle du 27 avril 1969 sur la régionalisation et la réorganisation du Sénat (rejetée par référendum). L'utilisation de la procédure de référendum prévue par l'article 11, permettant de se passer de l'accord des deux assemblées, a suscité une polémique juridique et politique. Cette procédure est toujours envisagée par certains pour des évolutions constitutionnelles6.

Jusqu'à la révision constitutionnelle du 4 août 1995, certaines dispositions du titre XIII (qui portait le numéro XII jusqu'en 1993) relatives à la Communauté pouvaient être modifiées par une procédure spécifique prévue à l'ancien article 85, procédure qui a été utilisée une seule fois pour la révision constitutionnelle du 4 juin 1960.

Révisions
  1. 1960 : Loi constitutionnelle no 60-525 du 4 juin 1960 tendant à compléter les dispositions du titre XII de la Constitution : dispositions modifiées : articles 85 et 86.
  2. 1962 : Loi constitutionnelle no 62-1292 du 6 novembre 1962 relative à l'élection du Président de la République au suffrage universel : dispositions modifiées : articles 6 et 7.
  3. 1963 : Loi constitutionnelle no 63-1327 du 30 décembre 1963 : dispositions modifiées : article 28.
  4. 1974 : Loi constitutionnelle no 74-904 du 29 octobre 1974 portant révision de l'article 61 de la Constitution : dispositions modifiées : article 61.
  5. 1976 : Loi constitutionnelle no 76-527 du 18 juin 1976 modifiant l'article 7 de la Constitution : dispositions modifiées : article 7.
  6. 1992 : Loi constitutionnelle no 92-554 du 25 juin 1992 ajoutant à la Constitution un titre : « Des communautés européennes et de l'Union européenne » : Titres renumérotés : XIV et XV ; dispositions modifiées : articles 2, 54 et 74 ; dispositions ajoutées : titre XIV, articles 88-1, 88-2, 88-3 et 88-4.
  7. 1993 : Loi constitutionnelle no 93-952 du 27 juillet 1993 portant révision de la Constitution du 4 octobre 1958 et modifiant ses titres VIII, IX, X et XVI : Titres renumérotés : X, XI, XII, XIII, XIV, XV et XVI ; dispositions modifiés : articles 65 et 68 ; dispositions ajoutés : titre X, articles 68-1, 68-2 et 93.
  8. 1993 : Loi constitutionnelle no 93-1256 du 25 novembre 1993 relative aux accords internationaux en matière de droit d'asile : dispositions ajoutées : article 53-1.
  9. 1995 : Loi constitutionnelle no 95-880 du 4 août 1995 portant extension du champ d'application du référendum, instituant une session parlementaire unique, modifiant le régime de l'inviolabilité parlementaire et abrogeant les dispositions relatives à la Communauté et les dispositions transitoires : dispositions modifiées : articles 1, 2, 5, 11, 12, 26, 28, 48, 49, 51, 70 et 88 ; dispositions ajoutées : article 68-3 ; dispositions abrogées : titres XIII et XVII, articles 76, 77, 78, 79, 80, 81, 82, 83, 84, 85, 86, 87, 90, 91, 92 et 93.
  10. 1996 : Loi constitutionnelle no 96-138 du 22 février 1996 : dispositions modifiées : articles 34 et 39 ; dispositions ajoutées : articles 47-1.
  11. 1998 : Loi constitutionnelle no 98-610 du 20 juillet 1998 relative à la Nouvelle-Calédonie : dispositions ajoutées : titre XIII, articles 76 et 77.
  12. 1999 : Loi constitutionnelle no 99-49 du 25 janvier 1999 modifiant les articles 88-2 et 88-4 de la Constitution : dispositions modifiés : articles 88-2 et 88-4.
  13. 1999 : Loi constitutionnelle no 99-568 du 8 juillet 1999 insérant, au titre VI de la Constitution, un article 53-2 et relative à la Cour pénale internationale : dispositions ajoutées : article 53-2.
  14. 1999 : Loi constitutionnelle no 99-569 du 8 juillet 1999 relative à l'égalité entre les femmes et les hommes : dispositions modifiés : articles 3 et 4.
  15. 2000 : Loi constitutionnelle no 2000-64 du 2 octobre 2000 relative à la durée du mandat du Président de la République : dispositions modifiés : article 6.
  16. 2003 : Loi constitutionnelle no 2003-267 du 25 mars 2003 relative au mandat d'arrêt européen : dispositions modifiés : article 88-2.
  17. 2003 : Loi constitutionnelle no 2003-276 du 28 mars 2003 relative à l'organisation décentralisée de la République : dispositions modifiés : articles 1, 7, 13, 34, 39, 60, 72, 73 et 74, ; dispositions ajoutées : articles 37-1, 72-1, 72-2, 72-3, 72-4 et 74-1.
  18. 2005 : Loi constitutionnelle no 2005-204 du 1er mars 2005 modifiant le titre XV de la Constitution : dispositions modifiées : intitulé du Titre XV, articles 60, 88-1, 88-2, 88-3 et 88-4 ; dispositions ajoutées : article 88-5, 88-6 et 88-7.
  19. 2005 : Loi constitutionnelle no 2005-205 du 1er mars 2005 relative à la Charte de l'environnement : dispositions modifiées : Préambule, article 34, dispositions ajoutées : Charte de l'environnement.
  20. 2007 : Loi constitutionnelle no 2007-237 du 19 février 2007 complétant l'article 77 de la Constitution : dispositions modifiées : article 77.
  21. 2007 : Loi constitutionnelle no 2007-238 du 19 février 2007 portant modification du titre IX de la Constitution : dispositions modifiées : intitulé du Titre XI, articles 67 et 68.
  22. 2007 : Loi constitutionnelle no 2007-239 du 19 février 2007 relative à l'interdiction de la peine de mort : dispositions ajoutées : article 66-1.
  23. 2008 : Loi constitutionnelle no 2008-103 du 4 février 2008 modifiant le titre XV de la Constitution : dispositions modifiée : intitulé du Titre XI, articles 88-1, 88-2 et 88-5 ; dispositions modifiées : articles 88-6 et 88-7.
  24. 2008 : Loi constitutionnelle no 2008-724 du 23 juillet 2008 de modernisation des institutions de la Ve République : dispositions modifiées : intitulés des Titres XI et XIV, articles 1, 3, 4, 6, 11, 13, 16, 17, 18, 24, 25, 34, 35, 38, 39, 41, 42, 43, 44, 45, 46, 47, 47-1, 48, 49, 56, 61, 62, 65, 69, 70, 71, 72-3, 73, 74-1, 88-4, 88-5, 88-6 et 89 ; dispositions ajoutées : Titre XI bis, articles 34-1, 47-2, 50-1, 51-1, 51-2, 61-1, 71-1, 75-1 et 87.

 

 

 

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Alexandre Ier de Russie.

Publié le 19 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

Alexandre Ier de Russie

 

 

 

 

 

Alexandre Ier
Alexandre Ier de Russie
Alexandre Ier de Russie
Titre
Empereur de Russie
23 mars 18011er décembre 1825
24 ans, 8 mois et 8 jours
Couronnement 23 mars 1801
Prédécesseur Paul Ier de Russie
Successeur Nicolas Ier de Russie
Biographie
Dynastie Maison Romanov
Nom de naissance Alexandre Pavlovitch Romanov
Date de naissance 23 décembre 1777
Lieu de naissance Saint-Pétersbourg
Date de décès 1er décembre 1825 (à 47 ans)
Lieu de décès Taganrog
Sépulture Cathédrale Pierre-et-Paul à Saint-Pétersbourg
Père Paul Ier de Russie
Mère Sophie-Dorothée de Wurtemberg
Conjoint Louise Augusta de Bade
Enfants Maria Alexandrovna (1799-1800)
Élisabeth Alexandrovna (1806-1808)

Signature

Alexandre Ier de Russie
Monarques de Russie

 

 

 

 

 

Alexandre Ier Pavlovitch (en russe : Александр I Павлович ; né à Saint-Pétersbourg le 23 décembre 1777 et mort à Taganrog le 1er décembre 1825), fils de Paul Ier et de Sophie-Dorothée de Wurtemberg, est empereur de Russie du 23 mars 1801 à sa mort, ainsi que roi de Pologne de 1815 à 1825. Il épouse en 1793 Louise Augusta de Bade (1779-1826). Son règne coïncida avec celui de Napoléon Ier, qu'il combattit à plusieurs reprises, en particulier lors de la campagne de Russie en 1812 jusqu'à la bataille victorieuse de 1814.




Biographie

 


Un Tsar réformateur ?

 


Élevé à la française, notamment par le colonel suisse Frédéric-César de la Harpe, il développe des idées libérales radicalement opposées à celles de son père Paul Ier. Sa grand-mère, Catherine II, songeait à faire de lui son successeur direct, à la place de Paul, mais elle mourut avant d'avoir pu changer l'ordre de succession au trône en sa faveur1.

Informé du complot qui se tramait contre son père dès 1799, Alexandre envisageait qu'il fût seulement déposé ; le complot ayant conduit à l'assassinat de Paul Ier, Alexandre demeura toute sa vie hanté par l'idée d'apparaître comme le complice de la mort de son père1.

Quelques mois après son avènement, il encourage un projet de constitutionnalisation du gouvernement russe et octroie au Sénat un droit de remontrance. Il encourage également l'émancipation des serfs (notamment en 1818, où il affranchit les serfs des provinces baltes). Soutenue par son frère Constantin, sa politique fut abandonnée par son cadet Nicolas Ier, qui revint à l'autocratie.

Alexandre Ier fut le principal adversaire militaire de Napoléon : allié à l'Autriche et à la Prusse, il est gravement défait à Austerlitz (1805), puis après un combat acharné à Eylau (1807) est à nouveau défait à Friedland (1807). Après le traité de Tilsit (1807) et d'Erfurt (1808), il s'allie à la France contre l'Angleterre et la Suède, afin de conquérir la Finlande (par le traité de Frederikshaven) mais se retourne contre la France en s'alliant avec les Turcs (traité de Bucarest) : ce renversement d'alliance fut la cause première[réf. nécessaire] de la campagne de Russie, qui vit l'occupation de Moscou par les troupes françaises.

Lors de l'occupation de la France par les alliés de la Sixième Coalition après la deuxième abdication de Napoléon Ier en 1815, il essaie de tempérer les exigences notamment prussiennes et autrichiennes et de préserver la France d'un dépeçage.

 

 

 

 

Alexandre Ier (1812) par Franz Krüger.


 

 

 

Sur le plan religieux, Alexandre développe, à partir de 1814, une crise mystique qui le fait se convertir à une sorte de méthodisme, la Société biblique, sous l'influence de la baronne von Krüdener qui est favorable à un piétisme œcuménique1. L'empereur attribue aux vaticinations de cette dernière l'invraisemblable et miraculeux succès de la bataille de Waterloo. En 1825, quelques mois avant sa mort, il envoie son aide de camp à Rome, informer le pape Léon XII de son désir d'abjurer l'orthodoxie et de ramener la Russie dans l'Église catholique romaine.

Homme discret et austère, sa vie contraste avec le débauche de luxe de ses prédecesseurs1.

Alexandre et la culture française

Alexandre fit venir plusieurs troupes de théâtre de Paris, en plus des acteurs aux contrats permanents. Mais ce fut surtout l'âge d'or de l'opéra français, avec l'invitation de Boieldieu, qui demeura de 1804 à 1810 en Russie, devenant compositeur de la Cour. Tous les ans, il composait un opéra et des marches pour la Garde impériale.

La célèbre tragédienne Mademoiselle George demeura de 1808 à 1812 dans la Capitale du Nord et triompha notamment dans Iphigénie de Racine.

Nommé chevalier de l'ordre du Saint-Esprit 1815 par Louis XVIII, sa cape et son épée sont exposées au musée de l'état-major de Saint-Pétersbourg.

Vie de famille

 

 

 

Élisabeth Alexeïevna.

 

 

 

 

Alexandre, bien que marié à la belle princesse de Bade Elisabeth Alexeïevna dont il avait deux filles qui meurent rapidement, entame en 1799 une liaison officielle avec la princesse Narychkine, surnommée l'Aspasie du Nord. Elle lui donne une enfant, Sophie (les autres enfants ne sont pas reconnus par l'empereur) et l'empereur l'emmène à Vienne, pendant le Congrès de Vienne (1814-1815), ce qui suscite des critiques de la bonne société. Il met fin à cette liaison de dix-neuf ans, après des mois de combat intérieur, à la fin de l'été 1818. Il retourne alors définitivement auprès de l'impératrice qui avait eu aussi sa propre vie et garde avec Élisabeth des liens d'amitié. La princesse Narychkine meurt en 1854 à Munich.

Sa mort

À l'automne 1825 l'Empereur entreprend un voyage dans le sud de la Russie afin de se reposer. C'est pendant ce voyage qu'il prend froid et développe le typhus. Il en meurt le 1er décembre 1825 à Taganrog. Son épouse meurt quelques mois plus tard pendant que le corps de l'Empereur fut transporté à Saint-Pétersbourg pour ses funérailles. Il est enterré dans la Cathédrale Pierre-et-Paul de Saint-Pétersbourg le 13 mars 1826.

La disparition de l'empereur loin de Saint-Pétersbourg a donné lieu à des spéculations de plusieurs historiens sur l'énigme de sa mort. Maurice Paléologue, publia à Paris après la révolution de 1917, un livre dont le but est de prouver que le Staretz Fiodor Kouzmitch et l’Empereur Alexandre 1er, n’étaient qu’une seule et même personne, l'Empereur ayant simulé sa mort (en substituait le cadavre d'un soldat lui ressemblant vaguement) pour expier sa participation au complot tramé contre son père2. Cette légende s'est renforcée par le fait que Tolstoï popularise ce mystère dans son roman Mémoires du starets Fiodor Kouzmitch et que le tombeau d'Alexandre Ier ouvert par son grand-oncle Alexandre III de Russie se révèle vide3.

Descendance

Avec Elisabeth Alexeïevna :

  • Maria Alexandrovna (1799-1800)
  • Élisabeth Alexandrovna (1806-1808)

Avec Marie Narychkine

  • Élisabeth (1803, morte en bas âge)
  • Élisabeth (1804, morte en bas-âge)
  • Sophie (1808-1824)
  • Zénaïde (1810, morte en bas-âge)
  • Emmanuel Dimitrievitch Narychkine (1813-1901)

Généalogie

Alexandre Ier de Russie appartient à la première branche de la Maison d'Oldenbourg-Russie (Holstein-Gottorp-Romanov) issue de la première branche de la Maison de Holstein-Gottorp, elle-même issue de la première branche de la Maison d'Oldenbourg.

Distinctions

Décorations russes
Décorations étrangères

 

 

 

Adieux de Napoléon et d'Alexandre après la paix de Tilsit (9 juillet 1807), Gioacchino Serangeli, 1810, Musée de l'Histoire de France (Versailles).
On peut constater sur cette œuvre que les deux souverains se sont échangés leurs ordres respectifs : Napoléon Ier porte l'écharpe bleue de l'Ordre de Saint-André tandis qu'Alexandre Ier arbore l'écharpe rouge de la Légion d'honneur.

 

 

 

 

 

 

 

 

Précédé par Alexandre Ier Suivi par
Paul Ier
Empereur de Russie
1801-1825
Nicolas Ier
Jacob Bruce
Gouverneur général de Saint-Pétersbourg
1791-1797
Nikolaï Petrovitch Arkharov




 

 

 



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Blanc d'Amérique latine.

Publié le 19 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES humaines & sociales (philo - socio - anthro

Blanc d'Amérique latine

 

 

 

 



Blanc d'Amérique latine

Populations significatives par régions
Drapeau du Brésil 93M1
Drapeau de l’Argentine 38M2
Drapeau du Mexique 12M3, 16M2
Drapeau de la Colombie 11M2
Drapeau de Cuba 7,3M4
Drapeau : Venezuela 5,6M5
Drapeau du Pérou 4,4M6
Drapeau du Costa Rica 3,5M2
Drapeau du Chili 3,2M7
Drapeau : Uruguay 3,1M6
Drapeau de Porto Rico 2,8M6
Drapeau de la République dominicaine 1,5M6
Drapeau de la Bolivie 1,4M6
{{{région 14}}} 1.4M8
Drapeau : Paraguay 1,3M2
Drapeau du Nicaragua 1M6
Autres régions 1,1M6
Population totale 192 – 209 millions
33 ou 36 % de la population latino-américaine6,2
Autres
Région(s) d’origine

Europe

Langue(s)

Espagnol, portugais et autres langues9

Religion(s)

Christianisme (majoritairement catholiques, avec une minorité de protestants), et autres religions10

 

 

 

 

 

Le terme de blanc d'Amérique latine désigne des individus de type caucasien vivant dans les pays localisés en Amérique latine. Les personnes de type « blanc », dans un pays d'Amérique latine, peuvent être différemment classées d'un pays à un autre. Dans certains pays comme l'Équateur, les personnes de type caucasien sont socialement acceptables car ils représentent un haut statut socioéconomique. La règle coloniale d'Amérique latine garde une stricte perception de ses sujets, considérant que les personnes chrétiennes (c'est-à-dire Européennes) être de sang pur. Cela signifie que les lois ethniques en Amérique avaient toujours encouragées la ségrégation raciale et sociale11,12,13.

Les latino-américains de type caucasien sont les descendants de fondateurs européens venus en Amérique durant les périodes coloniales et post-indépendantes. Ces nombreux fondateurs étaient majoritairement d'origine espagnole, portugaise et également italienne (minoritaire). Notamment, une très grande immigration d'Allemands, de polonais, d'irlandais, britanniques, français, russes, belges, néerlandais, scandinaves, ukrainiens, croates, suisses, grecs et autres d'origine européenne, a particulièrement influencé14,15,16. Dans certains pays, la population d'origine asiatique et orientale est également omniprésente. La majorité des personnes de type arabe sont d'origine libanaise, palestinienne et syrienne, parmi lesquelles peuvent également et notamment être perçus des arméniens et juifs maghrébins17.

Partie intégrante de 33 à 36 % de la population, en date de 2010, d'après plusieurs sources6,2, les blancs d'Amérique latine représentent la plus vaste catégorie ethnique du continent, une catégorie ethnique de regroupement démographique basée sur des critères extérieurs imposés sans aucune cohésion interne ou auto-identification dans le groupe. Néanmoins, le terme blanc est l'identité d'un bon nombre de latino-américains dans certains recensements nationaux, comme il est décrit plus haut dans l'article. D'après une étude, menée par Simon Schwartzman de la Cohesión Social en Amérique latine, 10 000 personnes de sept différents pays du continent, soit 34 % des personnes interrogées s'identifient eux-mêmes en tant que « blancs »18.

Histoire

Plus d'un million d'espagnols et de portugais ont fondé leur propre colonie en Amérique durant la période coloniale19. Dans le cas des portugais au Brésil, elle fut lente des années 1500 à 1640, mais s'accroît notamment durant les années 1701 - 1760, durant lesquels 600 000 portugais arrivèrent de métropole. L'écrivain brésilien Renato Pinto Venâncio estime - basé sur plusieurs études effectuées sur le sujet - que quelques 724 000 portugais arrivèrent en territoire brésilien durant l'entière période coloniale20.

 

 

 

 

Amérique latine.

 

 

 

 

Dans le cas particulier des espagnols, il semblerait, malgré les variantes estimations, que l'immigration des conquistadores et des colonialistes sur le continent s'est faite durant l'entière période coloniale, ce qui expliquerait le métissage ayant pris place dans plusieurs zones. Certaines estimations exposent que 200 000 espagnols étaient venus en Amérique durant les années 1509 - 179021. Le Mexique et le Pérou étaient devenu les principales destinations des colonialistes espagnols au XVIe siècle.

Après la Guerre d'Indépendance, les chefs de plusieurs pays du continent concluent à tort que le sous-développement de leur pays est dû à la population amérindienne, métisse ou mulâtre19, dès lors le projet de « blanchir » la population a été mise en marche22. Depuis, la plupart des pays latino-américains ont instauré des lois dans le but d'augmenter l'immigration européenne, et la plupart de ces pays, comme l'Argentine, Chile, l'Uruguay et le Brésil, ont été les destinations les plus privilégiées. Le nombre d'immigrés européens, à la fin du XIXe siècle et au début du XXe siècle, a largement surpassé le nombre de colonialistes. Même si le nombre varie grandement, il est estimé à plus de 12 millions14. L'Argentine en accueille 6,4 millions et le Brésil en accueille 4,4 millions entre 1821 et 193223.

Populations

En termes de population, la plus grande population dite « blanche » est localisée au Brésil, avec 95,3 millions sur un total de 191,9 millions d'habitants, ou 49,7 % de la population totale1. L'Argentine est le deuxième plus grand pays abritant une population majoritairement blanche, et le Mexique en est le troisième. En termes de pourcentage, l'Argentine et l'Uruguay ont la plus grande majorité de populations blanches, avec 90 % de leurs populations respectives qui se disent « blanches ». Aux dépens de la définition d'« Amérique latine », quelques petites minorités de populations blanches sont localisées au Honduras, avec seulement 1 % de blancs, soit approximativement 75 000 habitants, ou en Haïti. Les recensements de la population au Guatemala se basent sur une seule catégorie - les blancs et métisses - soit, le pourcentage exact des guatémaltèques d'origine blanche est indéterminé24.

 

 

 

 

 

Pays % local Population
(en millions)
Drapeau du Brésil Brésil 49,71 93
Drapeau de l’Argentine Argentine 852 ou 86,125 38
Drapeau du Chili Chili 207 3,2
Drapeau de la Colombie Colombie 252 11
Drapeau de Cuba Cuba 65,14 7,3
Drapeau : Venezuela Venezuela 2052 5,6
Drapeau du Mexique Mexique 926, 152 12, 16
Drapeau du Pérou Pérou 1527 4,4
Drapeau du Costa Rica Costa Rica 822 3,8
Drapeau de Porto Rico Porto Rico 75.828 2,8
Drapeau : Uruguay Uruguay 8829 3
Drapeau de la République dominicaine République dominicaine 1630 1,6
Drapeau de la Bolivie Bolivie 1531 1,4
Drapeau : Équateur Équateur 10.48 1,4
Drapeau : Paraguay Paraguay 202 1,3
Drapeau du Nicaragua Nicaragua 1732 1

 

 

 

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Ichthyosauria.

Publié le 16 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Disciplines historiques (paléon-archéo)

Ichthyosauria

 

 

 



Description de cette image, également commentée ci-après

Ichtyosaure du Musée Cuvier de Montbéliard (Franche-Comté).

 

 

 

 

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Sauropsida

Ordre

Ichthyosauria
Blainville, 1835

 

 

 

 

 

L'ordre des Ichthyosauria regroupe les espèces d'Ichthyosaures (du grec ιχθύς signifiant poisson et σαύρος signifiant lézard).


 

 

Description

Les Ichthyosaures étaient des vertébrés diapsides marins, parfois de très grande taille, qui ressemblaient à des dauphins ou à des poissons. Ils ont vécu pendant une grande partie de l'ère Mésozoïque, et sont apparus il y a 250 Ma, légèrement avant les dinosaures (230 Ma) et ont disparu il y a 90 Ma, soit 25 Ma avant l'extinction massive de la majorité des dinosaures, peut-être à cause de la concurrence d'autres lignées prédatrices marines telles celles des Pliosaures et des Mosasaures.

Au cours du début du Trias, les ichthyosaures ont évolué à partir d'une lignée diapside lépidosauromorphe terrestre, encore non identifiée, qui est retournée à l'eau. C'est une évolution similaire aux cétacés et un exemple type d'évolution convergente. Les ichthyosaures étaient particulièrement abondants pendant la période Jurassique, jusqu'à ce qu'ils soient remplacés comme grands prédateurs aquatiques par des Pliosaures et les Mosasaures au Crétacé.

Ils appartiennent à l'ordre des Ichthyosauriens ou Ichthyopterygiens ("nageoires de poissons", une désignation introduite par Richard Owen en 1840). C'est Mary Anning (1799-1847) âgée alors de douze ans, qui découvre le premier squelette d'ichtyosaure retrouvé complet, sur la côte de Lyme Regis1.

 

 

 

 

 

Fossile d'Ichthyosaure au Musée de Wiesbaden en Allemagne.

 

 

 

 

 

Les ichthyosaures mesuraient entre 1 et 10 mètres de longueur en moyenne. Ils étaient piscivores et vivipares, des fœtus fossiles ayant été trouvés encore dans le ventre de leur mère, ainsi que des restes de bélemnites (calmars) et ammonites. Ils se propulsaient dans l'eau relativement rapidement (jusqu'à 40 km/h) grâce à leurs puissantes nageoires. Comme les dauphins bien plus tard, leur morphologie leur permettait de se déplacer par bonds successifs à la surface de l'eau (voir l'illustration ci-contre).

Liste des familles

 

 

 

Ichthyosaurus acutirostris, de Holzmaden Allemagne.

 

 

 

Voir aussi

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Formation Almond.

Publié le 16 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Disciplines historiques (paléon-archéo)

Formation Almond

 

 

 



La Formation Almond est une formation géologique située au Wyoming, en Amérique du Nord, dont les strates datant du Crétacé supérieur. Des restes de dinosaures figurent parmi les fossiles retrouvés dans la formation1.

 

 


Paleofaune

 

 

 

Dinosaures de la Formation Almond

 

 

 

Genre Espèce Lieu Membre Quantité Notes Images

Anchiceratops2

Indéterminée2

       

Dromaeosaurus3

Indéterminée3

       

Edmontonia3

Indéterminée3

       

Edmontosaurus3

Indéterminée3

       

Maiasaura3

Indéterminée3

       

Paronychodon3

P. lacustris3

       

Thescelosaurus4

Indéterminée4

       

 

 

 

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