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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Tabagisme.

Publié le 31 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

 

Tabagisme
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Cigarette : en orangé le filtre, en gris les cendres et en blanc le papier entourant le tabac.
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Le tabagisme est le fait de consommer du tabac, produit manufacturé élaboré à partir de feuilles séchées de plantes appartenant à la famille des Solanacées et caractérisées par la présence de nicotine, substance alcaloïde psychotrope pouvant être à l'origine d'une dépendance durable. La dangerosité du tabagisme en fait au XXIe siècle un enjeu de société dans de nombreux pays.

Le tabagisme est parfois spécifié actif par opposition au tabagisme passif, qui découle de l'inhalation de la fumée du tabac contenue dans l'air environnant. Le tabagisme résiduel résulte de l'inhalation de dépôts potentiellement toxiques restant dans un local où l'on a fumé.

Le terme « tabagisme » est à l'origine un terme médical désignant l'intoxication aiguë ou chronique provoquée par l'abus du tabac[1]. L'usage du tabac étant réputé nocif par les autorités de santé, « tabagisme » est devenu synonyme de « consommation de tabac ».



 
 

Historique  


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Fleurs et fruits du tabac.
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Le tabac a été fumé en premier lieu par les Amérindiens depuis des temps indéterminés. En 1556, André Thévet introduit la plante en Europe et la cultive près d'Angoulême. C'est par Jean Nicot, diplomate français au Portugal, qu'il est popularisé en France. La première illustration botanique du tabac est donnée par Nicolas Monardes en 1571.

Appelé nicotiane en l'honneur de son découvreur, le tabac rencontre un grand succès à la cour de France, où on lui prête des vertus médicinales.

Le Cardinal de Richelieu instaure une taxe sur le tabac, et Colbert établit un monopole d'État de la vente en 1674. L'usage du tabac devient la marque du raffinement dans la haute société. La cigarette est introduite en France en 1825.

Formes de consommation  


Le tabac est consommé de plusieurs manières :

  • fumé (cigarette, pipe, cigare, cigarillos, bidî, en vrac à rouler, en joint - c'est-à-dire mélangé à du cannabis), mélangé avec de la mélasse parfumée narguilé, etc. ;
  • prisé (par inhalation) ;
  • chiqué (par macération dans la bouche) : par « mâchage » ou en plaçant une boulette entre lèvre et gencive. Le snus suédois est un tabac fermenté présenté en petits sachets.

Volumes de consommation du tabac


En Belgique  


+ 3 % de fumeurs en 2008 : Le tabagisme belge a chez les plus de 15 ans diminué de 2002 à 2007 (27 % de la population fumait en 2007), mais a réaugmenté en 2008 (30 % de fumeurs) selon un sondage [3], en 2008 ; 5.860.000 de belges (48 % de la population) n'ont jamais fumé ; 2.840.000 fument (dont 3% uniquement occasionnellement) et 1.630.000 sont ex-fumeurs (19 % de la population), avec de légères différences régionales ; 29 % des flamands fument, de même que 29 % des bruxellois mais ils sont 32% en Région wallonne. L'augmentation récente serait due à un recul des campagnes de prévention et d'incitation (pas d'augmentation des taxes en 2008, et contrairement à ce qui se passe en France, l'interdiction de fumer dans les cafés n'est pas respectée, note la Fondation contre le cancer. En Belgique, des règles spéciales existent pour l'horeca, l'interdiction n'est pas absolue. L'exploitant peut réserver un lieu spécial pour les fumeurs.[4].

En France


Évolution de la consommation en France[5]:

Pays[2] % de la population
fumant quotidiennement
(en 2002-2003)
Autriche 36,3
Grèce 35,0
Pays-Bas 34,0
Hongrie 33,8
Luxembourg 33,0
Turquie 32,1
Corée du Sud 30,4
Japon 30,3
France 28,6
Canada 21,8
Maroc 34.4
 
Année  % de la population
(hommes et femmes confondus)
fumant quotidiennement
1993 29,0
2002 28,6

 

 

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Le nombre de cigarettes fumées est de 100 milliards par an soit 18 par jour et par fumeur[6],[7]. Environ 50 % fument chez les 18 ans à 34, ça chute à 29 % pour les 25 ans à 75 [8].

Depuis l'introduction en France de la cigarette en 1825, et son industrialisation en 1840, la consommation de tabac n'a cessé de croître jusque dans les années 1990 pour commencer une décrue à partir de 1992. Cette baisse est imputable aux dispositifs des lois Veil et Evin : le tabac étant retiré de l'indice des prix de l'INSEE, les taxes furent augmentées significativement. Ainsi le prix des cigarettes a crû de 40 % sur la seule période octobre 2003 - janvier 2004, après déjà un doublement dans la décennie entre 1990 et 1999.

Depuis le 1er janvier 2008, l'interdiction de fumer est devenue effective dans tous les lieux publics[9].

Aux États-Unis  


Aux États-Unis, 20,8 % de la population fume en 2006. Cette proportion a diminué de plus de moitié depuis 1965[10]. Parmi les jeunes, 21,7 % des lycéens et 8,4 % des collégiens fumaient en 2004[11]. Le tabagisme est responsable de près de 440 000 décès annuels (soit environ un cinquième des décès)[12]. Le coût a été estimé, à la fin des années 1990, à près de 75 milliards de dollars (prise en charge médicale) et à 82 milliards de dollars (en perte de productivité)[13].

Le tabagisme et religion islamique


Fumer est déconseillé voire interdit selon les avis des oulémas : ces derniers rapprochent les aspects inutiles et dangereux du tabagisme à la consommation de boissons alcoolisées [14].

Le narguilé est toutefois populaire dans les pays musulmans.

Circuit économique


La production de tabac, estimée à plus de 8 millions de tonnes, est dominée par la Chine, les États-Unis, l'Inde, le Brésil, et certains pays de l'ex-URSS. La très grande majorité des pays achètent du tabac, même lorsqu'ils sont eux-mêmes producteurs : dans ce cas, les importations visent à suppléer les lacunes en termes de diversité.

La manufacture du tabac est dominée par la Chine, les États-Unis, les pays de l'ex-URSS et le Japon. La cigarette représente l'essentiel de la production, estimée à plus de 5 000 milliards d'unités en 1993.

 

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Ancienne publicité murale encourageant le tabagisme.
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Le premier producteur mondial de tabac est le monopole chinois (China State Tobacco Company)

Les 4/5e du marché français sont dominés par quatre multinationales aux diverses marques. Ce sont, dans l'ordre décroissant de chiffre d'affaires :

Impact socio-économique


Le taux de fumeurs chez les SDF est quasiment de 100 %[15].

Au Bangladesh, certains fumeurs consacrent 9 fois plus d'argent au tabagisme qu'à l'éducation[16].

Conséquences sanitaires  


Historique


La responsabilité du tabagisme dans la genèse des cancers (en particulier du poumon) a été longue à établir. Les premières études qui lient le tabac au cancer ont été réalisées durant la période de l'Allemagne nazie, par Franz H. Müller (1939), Eberhard Schairer et Erich Schöniger de l'Université de Jena (1943). Les nazis, attachés à la pureté du corps et à leur volonté de domination du monde sous un mode racial ont effectué une grande quantité de recherches sur le cancer (création d'un institut de recherche à l'Université de Jona) et ont été les premiers à mettre en place des politiques restrictives sur l'usage du tabac[17]. Le rôle cancérogène du tabac a été également suspecté dès le lendemain de la Seconde Guerre mondiale, notamment par Richard Doll, épidémiologiste britannique, puis confirmé par des études de vaste envergure dans les années 1950[18] et 1960. Le lobbying des industriels du tabac a sensiblement freiné l'acceptation de ces données, la conviction de la majeure partie du corps médical étant fait à partir du milieu des années 1960[19]

Impact du tabagisme sur la santé


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Courbes mettant en évidence la corrélation entre tabagisme et incidence du cancer du poumon.
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Selon l'Organisation mondiale de la santé[20], le tabagisme était dans le monde en 2003 la première cause de décès évitable. Avec 4,9 millions de décès imputables au tabagisme par an, aucune autre consommation ne présente plus de risques pour la santé que celle du tabac. Cela correspond à 62 décès pour 100 000 personnes, un décès toutes les huit secondes, 60 millions de décès pour la seule seconde moitié du XXe siècle (1,2 million de pertes humaines par an).

Si le tabagisme tend à légèrement diminuer dans les pays riches, il est en forte augmentation dans les pays sous-développés ou émergents. Au total, le nombre de décès induits par le tabagisme devrait dépasser les 10 millions par an d'ici 2020, soit 10 fois le nombre actuel de décès causés par l'alcoolisme (un peu moins d'un million de morts par an).

Il est aussi la cause d'au moins 25 pathologies connues. On estime à plus de 33 % chez l'homme et 10 % chez la femme les cas de cancers liés au tabagisme (cancers des poumons, de la langue, de la gorge, etc.)[21].

En France, chaque jour, 175 fumeurs et anciens fumeurs (64 000 par an)[6] décèdent des suites du tabagisme. Un fumeur sur deux ne dépasse pas les 65 ans, ce qui est bien inférieur à l'espérance de vie[6]. En outre, un rapport de l'Académie de Médecine[22] a estimé en 1997 à 3 000 le nombre de non-fumeurs décédés des suites du tabagisme passif par an en France.

Et si depuis une vingtaine d'années, le tabagisme diminue régulièrement chez les hommes, il augmente chez les femmes à tel point que d'ici 10 à 15 ans le nombre de cancers du poumon devrait dépasser celui des cancers du sein.[réf. nécessaire]

Rapport Roques / comparaison avec d'autres substances


En 1998, Bernard Roques, un professeur français membre de l'Académie des sciences, présente une approche globale considérant à la fois les propriétés pharmacologiques des produits psychotropes et les problèmes et risques sanitaires et sociaux liés à la consommation de ces produits.

Ce tableau est un extrait du tableau publié à la page 182 du rapport sur la dangerosité des produits par le professeur Bernard Roques et adressé au Secrétaire d'État à la Santé de l'époque, Bernard Kouchner, à l'issue des Rencontres Nationales sur l'Abus de drogues et la toxicomanie (France, juin 1998)[23].

 

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Facteurs de dangerosité des drogues

 

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  Héroïne
(opioïdes)
Alcool Tabac Cocaïne Psychostimulants Benzodiazépines  
Dépendance physique très forte très forte forte faible faible moyenne  
Dépendance psychique très forte très forte très forte forte mais intermittente moyenne forte  
Neurotoxicité faible forte 0 forte forte 0  
Toxicité générale forte
(nulle pour méthadone et morphine en usage thérapeutique)
forte très forte forte forte très faible  
Dangerosité sociale très forte forte (cancer) très forte faible
(exceptions possibles)
faible  
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Psychostimulants Benzodiazépines Cannabinoïdes
(dérivés du Chanvre)
faible moyenne faible
moyenne forte faible(exceptions possible)
forte 0 0
forte très faible très faible
faible
(exceptions possibles)
faible faible
Nicotine et manque  


Le tabac contient un alcaloïde, la nicotine, dont l'absorption induit un effet psychoactif de stimulation cérébrale et simultanément de légère relaxation physique[24]. L'accoutumance du système nerveux central à la nicotine est très rapide : quelques cigarettes suffisent à entraîner une dépendance physique, puis ultérieurement psychologique. Le manque de nicotine, longtemps considéré comme principal responsable de l'addiction au tabagisme n'est pourtant pas ressenti physiquement : il se manifeste subjectivement par des troubles de la concentration, un état de tension ou de l'irritabilité.

Additifs et arômes, et toxicité


Des additifs sont parfois ajoutés par les fabricants dans le but de faciliter les premiers usages puis d'intensifier la dépendance des consommateurs, notamment l'ammoniac, qui accroit la proportion de nicotine libre.

Les mélanges de tabac utilisés pour la fabrication des cigarettes peuvent comprendre jusqu'à 10 % du poids en additifs utilisés dans les sauces et arômes pour les mélanges blonds (et près de 15 % pour le tabac mentholé). De plus on retrouve aussi une liste impressionnante d'additifs dans le papier de cigarette, les filtres, les manchons porte-filtre, et même les produits d'emballages, censés servir de conservateurs, antioxydants ou antibactériologiques, ou antimoisissure.

Dans l'Union européenne, tous les fabricants ont l'obligation de publier la liste exhaustive des produits utilisés, pour la culture, le séchage, la préparation, le texturage, la conservation, la fixation des arômes ou la modification de combustion. Leurs concentrations maximales dans les mélanges de tabac, la fonction justifiant leur ajout, et la liste des espèces biologiques cultivées (ainsi que les espèces hybrides qui le plus spécialement conçues pour l'industrie) sont aussi obligatoirement fournies.

Il est vrai que l'industrie du tabac communique beaucoup sur la culture de la plante de tabac (ou l'absence d'OGM alors que sa combustion en fait perdre tout l'intérêt, le risque lié aux modifications génétiques étant détruit) ou la préservation des espèces, mais ne fait aucune étude sérieuse sur les additifs, notamment ceux dont la combustion agit comme catalyseurs favorisant la synthèse de l'ammoniac à partir des autres produits de combustion de la plante et des très nombreux arômes ajoutés naturels ou non (y compris au sein du filtre, qui favorise l'action des catalyseurs)[réf. nécessaire]. Mais on peut s'étonner de la grande quantité de propylène glycol synthétique présent dans les « sauces » (en tant qu'agent « humectant » ou fixateur d'arômes), et sur lequel l'industrie du tabac semble ne pas vouloir communiquer (concentrant l'essentiel des recherches sur la seule plante du tabac et les méthodes de culture et de séchage)[réf. nécessaire].

Les quantités importantes de glycérol (aussi appelée glycérine, et non toxique en lui-même) comme agent humectant et solvant d'arômes sont dangereuses, notamment sous l'effet des modificateurs de combustion, qui réduisent la température, favorisent sa déshydratation à chaud et produisent une grande quantité d'acroléine, irritante et extrêmement toxique (l'acroléine est utilisée aussi comme arme chimique de guerre, considérée dangereuse à 0,100 ppm et pourtant présente à plus de 0,120 ppm dans une atmosphère enfumée d'un lieu clos)[réf. nécessaire].

De même le dioxyde de titane (qui est par ailleurs un catalyseur de nombreuses réactions chimiques) est utilisé comme principal additif modificateur de combustion (retardant). En se combinant à des vapeurs de chlore, il conduit à la synthèse, notamment dans le filtre, de chlorure de titane hautement corrosif, son rôle étant augmenté par la présence de nombreux dérivés (silicium...) présents dans la fumée et susceptible d'agir comme catalyseurs)[réf. nécessaire].

Cette liste comprend des centaines de produits (extraits de produits naturels, mais surtout éléments chimiques de synthèse)[25]. Les doses sont les maximums présents tous produits confondus, mais ne sont malheureusement pas détaillées par produit (ce qui fait que le total pourrait atteindre près de 33 % du total en poids du mélange de tabac et non les 10 à 15 % annoncés). Par exemple, Altadis déclare utiliser les additifs suivants dans les mélanges de tabacs des produits vendus en Union Européenne en 2004 (la plupart sont des "arômes", leur transformation lors de la combustion n'est pas détaillée (d'autant que nombre d'entre eux sont des hydrocarbures d'origine pétrolière, chargés en métaux lourds), et nombre d'entre eux sont interdits dans les produits alimentaires) :

 

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Article détaillé : Liste d'additifs dans les cigarettes.
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Substances toxiques


La fumée résultant de la combustion du tabac comporte plus de 5 300 substances toxiques[26], dont 50 reconnues cancérigènes par le Comité International de Recherche sur le Cancer : du benzène, du monoxyde de carbone, du formaldéhyde, de la N-nitrosodiméthylamine et de la N-nitrosopyrrolidine durant la phase vapeur de la fumée, alors qu'on a trouvé du goudron, du benzo[a]pyrène, du cadmium, du nickel, de la N-nitrosonornicotine (NNN) et de la 4-(methylnitrosamino)-1-(3-pyridyl-1-butanone) (NNK) durant la phase solide (particules) de la fumée.

Certains des composants provenant de l'engrais sont radioactifs, notamment, le polonium 210, hautement radioactif[27].

Elle produit aussi des substances utilisées dans les gaz de combat ou les insecticides, à l'origine des maladies cardiovasculaires liées au tabac comme le cyanure d'hydrogène à hauteur de 100 à 400 microgrammes par cigarette (Forestite, Zyklon B), et l'acroléine (Papite), à hauteur de 10 à 140 microgrammes par cigarette, un puissant irritant des muqueuses, cancérigène par ingestion orale[réf. nécessaire].

Risques cardio-vasculaires et respiratoires


  • Sphère ORL : la fumée de tabac contient des produits irritants susceptibles de provoquer des laryngites. L'irritation chronique est propice à la formation des cancers du pharynx et du larynx.

En France, les 64 000 décès imputables au tabac sont principalement dus :

Autres effets  


Le tabagisme accroit la probabilité des troubles suivants (liste non exhaustive) :

  • Fertilité : elle diminue tant chez l'homme que chez la femme fumeuse.[réf. nécessaire]
  • Sexualité : le tabagisme, par son rôle dans l'altération des vaisseaux sanguins, favorise l'impuissance.[31]
  • Diabète[32] : Le tabagisme, aussi bien actif que passif, est associé à une augmentation du risque de sa survenue.
  • Sida : La réponse aux traitements anti-viraux semble moins bonne chez les fumeuses porteuses du virus HIV[33].
  • Fumer est particulièrement déconseillé pendant la grossesse : entre autres, les risques de fausse couche, de mortalité périnatale, de poids du nouveau né inférieur à la moyenne[34] augmentent sensiblement, de même que les risques de mort subite du nourrisson[35]. Le tabac favorise la survenue de malformations notamment la fente labio-palatine (bec-de-lièvre) chez le bébé[36]. Même une faible consommation de tabac (de 1 à 10 cigarettes par jour) accroîtrait le risque.
  • Au niveau de la cavité buccale :
    • risque d'apparition d'un cancer de la bouche multiplié par 5 à 9 par rapport aux non-fumeurs. Ce risque est corrélé au nombre de cigarettes fumées quotidiennement et à la durée de l'exposition et est lentement réversible (plus de dix ans d'arrêt pour revenir à un risque équivalent à celui du non-fumeur)[37].
    • risque de parodontites sévères multiplié par trois, risque accru de perte des dents (corrélé à l'importance du tabagisme et réversible au bout de 11 années d'arrêt)[37].
  • Cancer du pancréas : risque multiplié par 2 à 4 par rapport aux non-fumeurs[37].
  • Cancer du rein[38], de la vessie, du sein[39],[40], de l'estomac[41] et de l'intestin grêle.
  • Le tabagisme également une cause majeure du cancer de la gorge, même si l'on n'a pas encore véritablement identifié la cause précise de tel ou tel type de cancer. Le risque est de fait inhérent à la combustion, en particulier aux goudrons cancérigènes qui entrent dans la composition de la fumée, et ce quelle que soit sa méthode de prise (pipe, cigarettes ou cigare) ou la composition du produit consommé (tabac, herbes, avec ou sans additifs).

Prévention du tabagisme  


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Pictogramme interdiction de fumer.
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Des décisions socio-politiques, par exemple l'interdiction de la publicité, l'interdiction de fumer dans certains lieux publics, l'accroissement des taxes sur le tabac et les campagnes de communication permettent une réduction de la prévalence du tabagisme dans les pays où elles sont mises en oeuvre. Une étude récente a étudié la pression des modèles présentés par le cinéma en inventant un nouvel indicateur ; l' « impression tabagique » (définie par 1 personne voyant 1 image d'un acteur en train de fumer ou 1 image liée au tabac) ; Sur 572 films (sortis entre 2001 et 2006) étudiés aux USA et au Royaume-uni, 69% comportaient des impressions tabagiques et 91% de ces derniers étaient autorisés aux moins de 15 ans. Ces films ont généré 5,07 milliards d’impressions tabagiques dont 4,5 milliards (89%) pour les films autorisés aux moins de 15 ans. Les anglais de moins de 15 ans sont théoriquement exposés à 28% d’impression tabagiques en plus que leurs homologues américains [42].

Des campagnes d'information sont relayées par les média de façon régulière. Des films Tabac[43] de Nadia Collot ainsi que Thank You for Smoking de Jason Reitman sont des œuvres militantes dans la dénonciation de pratiques promotionnelles de l'industrie à la limite de la légalité. La série de courts-métrages Les 10 FUMER TUE[44]par exemple vise à dissuader de fumer.

La réduction du risque  


Compte tenu du caractère hautement addictif des cigarettes, la politique dominante actuelle (2009) de l'Organisation mondiale de la santé (OMS) vise à l'éradication complète du tabagisme, à l'instar de ce qui serait une épidémie mondiale. L'option consistant à viser à une consommation modérée et raisonnée, en évitant la dépendance, est actuellement combattue.

La règlementation

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Progressivement tous les pays se dotent d'une règlementation interdisant le tabagisme sur le lieu du travail ainsi que dans les lieux de convivialité (restaurants, bars, etc.).

En France, les dispositions qui sont actuellement en vigueur (6 août 2008) se trouvent actuellement codifiées dans le Code de la santé publique, [45]: Lutte contre le tabagisme (articles L3511 et L3512), articles R3511 et R3512, D3511-14 et D3511-15.

 

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Article détaillé : Législation sur le tabac.
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commentaires

Fernand et Raymonde Belot.

Publié le 30 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans HIST--Ép. contemp-XXe et XXIe s-Hist. Militaire

 

Fernand et Raymonde Belot
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Raymonde Vallat-Belot
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Naissance 16 janvier 1921
Lyon
Décès 2006
Nationalité France France
Profession(s) Médecin
Fernand Belot
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Naissance 9 juillet 1917
Besançon
Décès 9 juin 1944 (à 26 ans)
Communay
Nationalité France France
Profession(s) Médecin

 

 

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Fernand Belot, médecin et résistant, est né à Besançon dans une famille d’instituteurs d’Ornans dans le Doubs le 9 juillet 1917. Il a été fusillé par les Allemands le 9 juin 1944 à Communay, Rhône.

Son épouse Raymonde Belot, née Vallat, médecin et résistante, est née le 16 janvier 1921 à Lyon (Rhône) et décédée en 2006.



Biographie


La rencontre


Après avoir passé son bac au lycée Victor Hugo de Besançon, Fernand Belot part en 1935 faire ses études de médecine à Nancy. Parallèlement à ses études, il milite à la Jeunesse étudiante chrétienne.

Il est mobilisé comme médecin auxiliaire dans les Chasseurs Alpins. Il est fait prisonnier une première fois le 16 juin 1940, mais il s’évade, tout comme la deuxième fois d’ailleurs. C’est après cette dernière évasion qu’il rejoint Lyon et s’inscrit à la Faculté de médecine. Il rencontre François de Menthon, qui lançait alors la publication résistante « Liberté », dont Fernand devint diffuseur clandestin.

En 1940, il rencontre Raymonde Vallat lors d’une réunion de la JEC. Étudiante en histoire-géographie à Lyon, elle s’est engagée dès la rentrée universitaire à la JEC, où elle milite sans ménager son temps et sa peine. Là se retrouvent des étudiants d’origines diverses : ils viennent de l’Est, de Besançon, Belfort, Strasbourg. Il y rencontre les amis du Père Jean Flory, Pierre Bockel, un séminariste, André Mandouze, et tant d’autres. Tous souhaitent, encouragés par le Cardinal Gerlier, créer un nouveau journal d’inspiration chrétienne, en remplacement du « Temps présent » qui ne paraît plus depuis le mois de juin. Raymonde Vallat est pleine d’admiration pour ce jeune étudiant en médecine. Ce sont les prémices de la Résistance spirituelle.

Les « Cahiers du témoignage chrétien »  


Le Cahier « Alsace et Lorraine terres françaises », rédigé clandestinement par l’abbé Pierre Bockel en 1943.
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Très vite Raymonde va aider Fernand à rédiger, imprimer, diffuser. Ils font maintenant partie des principaux responsables de l’organisation des « Cahiers du Témoignage chrétien », le journal créé en 1941 par le Père Jésuite Pierre Chaillet. L’appartement des parents de Raymonde va servir de « point de chute ».

Raymonde aide alors son mari à trouver une nouvelle imprimerie clandestine. Celles de la région parisienne et de Lyon, ont été neutralisées par les nazis. Ce sera Antoine Vernier un imprimeur de Pont-de-Roide qui va prendre la relève. Au total 550 000 Cahiers et 1 255 000 Courriers sont imprimés, dont plus de 100 000 dans cette imprimerie.

Durant des mois, Fernand et Raymonde ont transporté dans leurs valises, ces fameux Cahiers clandestins, qu’il apportaient aux distributeurs. Ils diffuseront les Cahiers dans un réseau qui s’étendra de Lyon à Limoges, Brive, Avignon, Toulouse, puis dès 1942 en zone occupée.

Dans le certificat de Résistance qu’il délivrera à Raymonde Belot, le Père Pierre Chaillet écrit : « Mlle Raymonde Vallat a été, dès 1941, l’une de nos plus actives propagandistes de presse clandestine dans la région lyonnaise. Responsable des Facultés, en liaison avec son fiancé, Fernand Belot, elle a assumé les tâches de liaison les plus délicates, avec un courage et une discrétion exemplaires ».

En 1942, Fernand est lieutenant dans l’armée secrète. Il met sur pied des filières d’évasion. Aidé de Raymonde, il fait passer des Juifs en Suisse.

 

 

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Fernand et Raymonde Belot, juillet 1943.
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le 22 juin 1943, Fernand Belot soutient sa thèse de doctorat en médecine quelques jours avant son mariage civil.

Le 29 juin 1943, Fernand et Raymonde se marient civilement puis religieusement le 1er juillet. Les parents de Fernand ne souhaitaient pas que ce mariage se fasse si tôt. Les jeunes mariés décident alors de prendre un repos sabbatique en Franche-Comté. Raymonde veut connaître sa belle-famille. Ils seront ainsi plus proches de l’imprimerie de Pont-de-Roide.

Le Père Pierre Bockel [1]rendra hommage au couple dans l’envoi de la réédition du Cahier « Alsace et Lorraine, terres françaises » ainsi que dans sa préface : « La bienveillance un peu craintive des charmantes personnes qui m’hébergeaient et dont je transformais provisoirement le domicile en centrale de rédaction, la précieuse collaboration de Fernand et Raymonde Belot […] me rendirent possible ce travail de forcené [2].

Dénonciation, arrestations, assassinats et déportations


Après trois années d’activité dans la Résistance, Fernand Belot est dénoncé par un traître, un italien nommé Ferrarèse, membre de la Gestapo, qui s’est infiltré dans le groupe.

Il est arrêté à Lyon le 27 mars 1944 avec Raymonde, son père, le Colonel Belot, et ses beaux-parents.

Malgré les tortures et les sévices de Klaus Barbie au Fort Montluc à Lyon, ils ne dévoileront jamais les secrets du réseau « Témoignage Chrétien ». La conduite de Raymonde fut aussi admirable que celle de son époux.

Fernand a été fusillé par les Allemands le 9 juin 1944 avec dix-huit autres prisonniers au bord d’une route, à Communay dans l’Isère, non loin de Lyon. Il avait vingt-six ans. Apprenant que son mari a quitté sa cellule, Raymonde pense qu’il a été déporté et qu’il s’évadera comme il en avait pris l’habitude. Elle n’a que vingt-trois ans et ils sont mariés depuis à peine onze mois.

 

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Déportées à Ravensbrück, la croix à la craie blanche indique qu'elles ont été choisies pour être évacuées par la Croix-Rouge suédoise.
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Le 1er juillet, Raymonde est envoyée à Romainville. Le 10 juillet, c’est le départ en train vers l’Allemagne. Après un arrêt à Neuenbrem, elle est envoyée au camp de concentration de Ravensbrück.

Elle aura cinq amies : Lucienne, Michelle, Agnès, Geneviève, Simone. Dans ses mémoires, « Le sel de la mine », elle se fait appeler Jacqueline. « Nous formions une entité, tout au long de notre déportation, nos camarades considérant notre groupe comme une individualité » écrit-elle. Elles restèrent d’ailleurs soudées jusqu’à la fin de leurs jours.

Raymonde raconte l’horreur concentrationnaire, ce qu’on leur propose aussi pour y échapper : accepter de partir sur le front russe dans les bordels pour soldats. Elles mangeraient à leur faim, auraient de jolies robes, coucheraient dans un lit. « Nous n’aurions jamais plus de dix clients par jour, mais une balle dans la tête à la première maladie » écrit-elle. Le chef de camp avait dit : « je veux des Françaises ». Les six amies se séparent alors pour se fondre au maximum dans les rangs.

Le 5 août 1944, elles arrivent au camp de travail de Beendorf près de Magdebourg. Durant huit mois, elles travaillent dans une usine souterraine creusée dans une immense mine de sel jusqu’à 800 mètres sous terre : douze heures par jour, une semaine de jour, une semaine de nuit, six jours sur sept, tel est le rythme de travail des déportées. Trois kilomètres les séparent du camp.

Un jour, on lui annonce qu’elle a saboté son travail. 4 000 pièces sont fausses. On va la fusiller. Elle n’avait plus assez de force pour tourner le volant du tour, si bien que le pas de vis qu’elle fabriquait, était trop grand pour la vis. Finalement « l’ingénieur » lui dit : « Après tout, ce n’est pas votre travail qui nous intéresse. Ce qu’on veut, c’est vous faire crever ! ». « À l’heure de ma mort je m’en souviendrai encore » écrit-elle.

Elles avaient, certes, toutes perdu au moins vingt kilos, leurs ongles et leurs cheveux ne poussaient plus, mais les Françaises gardaient toujours la tête haute, ce qui énervait les surveillantes.

Enfin ce fut Hambourg en avril 1945. Elles creusent des tranchées antichars. Pour la première fois, Raymonde avoue qu’elle a bien failli flancher. Elle pèse trente cinq kilos. Les forces lui manquent, elle n’en peut plus. C’est alors que le 2 mai, on les fait monter dans un train qui les emmène dans une petite gare. Là des camions blancs de la Croix-Rouge Danoise les attendent. Elles sont conduites en Suède, car le Danemark est occupé. Elles sont accueillies par le Comte Bernadotte qui les fera soigner et retrouver figure humaine. Elles rentrent à Paris le 9 juillet 1945.

Raymonde Belot apprend alors l’assassinat de son mari. En fait, ses amies connaissaient la vérité, mais elles ne l’ont jamais dévoilée à Raymonde qui a toujours gardé espoir de retrouver Fernand vivant. Pendant onze mois elle a recherché vainement sa trace. Finalement il a été reconnu sur une photo de fusillés non identifiés.

À son retour à Lyon par fidélité à la mémoire de son mari, Raymonde entreprend des études de médecine et se spécialise en radiologie. Elle ouvre un cabinet à Aix-les-Bains.

26 mai 1987, au procès de Klaus Barbie


Jusqu’en 1987, Raymonde Belot qui a pris sa retraite de médecin n’évoque jamais son passé. Elle s‘est remariée après-guerre et s’appelle désormais Raymonde Guyon.

Tout va changer avec le procès de Klaus Barbie.

Raymonde Belot fait partie avec, Lucien Margaine, Mario Blardone, Robert Clor, Vincent Planque, Charles Fralent, des témoins appelés à identifier le bourreau des « Enfants d’Izieu ».

Le 26 mai 1987 [3], Klaus Barbie qui se soustrait à son procès depuis deux semaines, est contraint de comparaître à la demande du Président de la Cour d’assises, lors de la douzième audience. Il est jugé pour crimes contre l’humanité, arrestations de Résistants et déportation de Juifs : 4 342 meurtres, 7 591 Juifs déportés, 14 311 arrestations et déportations. 12 000 prisonniers du Fort Montluc ont disparu sans laisser de traces.

Lors de son arrestation, quand Barbie annonce à Raymonde qu’il allait faire fusiller son mari qui refusait de parler, elle rit en répondant : « Pourquoi, nous ne sommes ni juifs, ni terroristes, ni communistes ? » Ce à quoi il lui a répliqué : » Vous êtes pire, car avec vos écrits, vous armez les terroristes » [4].

Après Lucien Margaine, Mario Blardonne reconnaît à son tour formellement Klaus Barbie, « je veux le regarder dans les yeux, ces yeux glacials, cette bouche, voyez il a fermé les yeux, sa lâcheté on la voit ». Comme Robert Clor : « Oui, c'est lui, il a toujours le même air faux jeton », Vincent Planque : « En mon âme et conscience, je le reconnais sans le moindre doute », et Raymonde Bellot : « Je suis transportée à 43 ans en arrière. C'est lui qui m’a interrogé, m’a promis de faire fusiller mon mari et m’a fait déporter » puis elle témoigne à son tour de la déportation, du manque d'hygiène, surtout pour les femmes, de la déshumanisation. Elle ne cache aucun détail. Elle explique à la Cour et au public nombreux qui se trouve dans la salle d’audience, que jusqu’alors les anciens déportés avaient honte de parler de ce qu’ils avaient vécu dans les camps. Quarante-quatre ans après, elle a décidé de rompre le silence.

À aucun moment, Barbie ne regardera ses accusateurs dans les yeux, et au bout de quelques minutes, il quitte une nouvelle fois l’audience.

L’hommage de la ville de Besançon.  


En octobre 2007, une plaque a été apposée en l’honneur de Fernand Belot sur le gymnase du collège Victor-Hugo de Besançon, qui porte désormais le nom du Résistant. Fernand et Raymonde Belot reposent au cimetière de Saint-Ferjeux.

 

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Rochelle Ballard.

Publié le 30 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans OCÉANIE-Géo - histo - polit & culturelle

 

Rochelle Ballard
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Pix.gif Rochelle Ballard Icone surf portail fr.png
Fiche Identité
Surnom(s)
Nationalité(s) Hawaii Hawaïenne
États-Unis Américaine
Date naissance 13 février 1971 (1971-02-13) (39 ans)
Lieu naissance Montebello, Californie
Résidence
Taille
Passions
Carrière surf
Style regular
Sponsors
Début en WQS
Début en WCT 1990
Faits marquants
Victoires 13
dont en WCT 9
Titres néant
Site Internet
Site web rochelleballard.com

Rochelle Ballard est une surfeuse professionnelle hawaïenne née le 13 février 1971 à Montebello, Californie

 



Biographie  


Rochelle a commencé le surf par des compétitions locales en 1986. Ses succès lui ont permis de se qualifier pour surfer sur le Championnat mondial en 1991.

En 1991, la même année, elle devenu pro, elle a épousé cinéaste Bill Ballard. Quand elle n'était pas en compétition, elle apparaissait au cinéma et à aider son mari à produire une longue série de films de surf sur les femmes, y compris l'original Blue Crush.

Depuis, elle est présente sur les nouvelles locales et nationales ainsi que des magazines tels que le surf, TW Surf, Surfer, SG Magazine, Surfer Girl, Women's Sports and Fitness, Fit Magazine, Sports Illustrated femmes, des personnes, National Geographic ainsi que certaines revues internationales. Elle a reçu plusieurs récompenses au fil des années par la communauté surf.

Rochelle a servi de doublure au film d' Universal Motion Picture Pictures intitulé Blue Crush en 2002. Elle a également joué dans une dépendance Surf Girls, un film de surf qui O'Neill sorti en 2004.

Bien que Rochelle n'ai jamais remporté un titre mondial, elle a failli gagner en 2002 d'autre part, elle a été une unité de finition top 10 depuis 1994. Sa passion pour l'océan et l'intrépidité dans les vagues énormes ont fait d'elle une icône du surf féminin.

Rochelle Ballard vit maintenant de retour sur la rive nord de Kauai où elle travaille avec O'Neill pour aider à encourager la prochaine génération de surfeurs femmes.

Filmographie  


Palmarès


Podiums  


Victoires


WCT  


  • 2008 : non qualifiée
  • 2007 : 17 e rétrogradée en WQS
  • 2006 :
  • 2005 :
  • 2004 :   2 e
  • 2003 : 14 e
  • 2002 :   7 e
  • 2001 :   4 e
  • 2000 :
  • 1999 :   5 e
  • 1998 :   4 e
  • 1997 :   7 e - 3 victoires
  • 1996 :   6 e - 2 victoires
  • 1995 :   6 e - 1 victoire
  • 1994 :   7 e

 

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Rions un peu...

Publié le 30 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR

 

 

La justice c'est comme la Sainte Vierge : si elle n'apparaît pas de temps en temps, le doute s'installe...

 

http://www.prieure-manthes.fr/Portals/1/Gallery/Album/45/sainte%20vierge.jpg

 

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Sylvain Blanchet.

Publié le 30 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Alimentation et gastronomie

 

Sylvain Blanchet
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Sylvain Blanchet

Parlementaire français
Date de naissance 26 mars 1892
Mandat Député 1936-1940
Circonscription Creuse
Groupe parlementaire SFIO
IIIe République

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Sylvain Blanchet, né le 26 mars 1892 à Saint-Fiel (Creuse) et mort accidentellement le 2 août 1947 à Jouillat (Creuse), est un homme politique français.

Syndicaliste agricole, militant du mouvement coopératif, Député socialiste de la Creuse (1936-1942).



Biographie


Fils d'un petit propriétaire exploitant établi à Bournazeau, commune de Saint-Fiel (Creuse), il fréquente l'école primaire supérieure de Guéret avant de reprendre la ferme familiale. Il y fonde une famille et sera père de quatre enfants.

Appelé sous les drapeaux, il y est maintenu jusqu'en 1919. Il participe en 1916 à la bataille de Verdun au cours de laquelle il est atteint au bras gauche par un éclat d'obus, qui le laisse infirme. Marqué par cette épreuve, il devient un pacifiste intransigeant.

Engagement dans le mouvement coopératif et syndical


Très tôt il prend conscience de la nécessité de l'organisation collective et professionnelle du monde paysan. C'est pourquoi il fonde, en 1921, avec quelques amis la première coopérative agricole de la Creuse "La marchoise" dont il sera le directeur de 1934 à 1936.

A partir de 1933, il prend une part active dans l'animation de la Confédération nationale paysanne (CNP). Cette organisation syndicale agricole se développe essentiellement dans le centre de la France. L'écrivain paysan Émile Guillaumin en sera membre.

Administrateur de l'Union des coopérateurs du centre (UCC) depuis 1924, il tente plusieurs expériences de rapprochement entre les coopératives de productions et de consommateurs, notamment avec André Desmoulin et Camille Riffaterre.

Son militantisme le conduit à prendre des responsabilités nationales au sein du mouvement coopératif agricole. Il est secrétaire général de l'Union centrale des coopératives agricoles (UCCA) et directeur général du Comité national d'action agricole au moment de sa mort.

Engagement politique


  • Engagé très jeune en politique, il est candidat sur la liste SFIO en 1919 dans la Creuse à l'âge de 27 ans.
  • Candidat à nouveau en 1924, la liste SFIO est devancée par la liste Radicale socialiste. Seul Camille Benassy représente les électeurs socialistes à la Chambre des députés .
  • Il est élu finalement député de la Creuse en 1936, dans le mouvement qui porte le gouvernement de Front populaire et Léon Blum au pouvoir.
  • Il devient un membre très actif de la commission de l'agriculture. Il est rédacteur de nombreux rapports proposant des mesures pour l'amélioration de la condition paysanne et la stabilisation des revenus agricoles. Il est une des chevilles ouvrières de la création de l'Office national interprofessionnel du blé (actuel Office national interprofessionnel des grandes cultures). Il travaille en étroite collaboration avec le ministre Georges Monnet.
  • Marqué par l'épreuve de la guerre, il intervient régulièrement pour la mise en place de mécanismes garantissant la sécurité collective.
  • Le 10 juillet 1940 il vote le projet de loi constitutionnelle accordant les pleins pouvoirs au Maréchal Philippe Pétain.
  • À la Libération, en raison de son attitude patriotique durant la guerre, il n'est frappé d'inéligibilité que pour une durée de quatre ans. N'ayant pas d'ambition particulière, il se consacre à la défense du monde agricole, au sein des organes coopératifs et du Conseil économique et social où il représente la Confédération générale de l'agriculture (CGA). Il collabore régulièrement avec Tanguy Prigent, ami de longue date, et ministre de l'agriculture de l'époque.
  • Tirant les leçons de son expérience politique, il publie en 1946 aux Presses du Massif Central "Une Constitution pour la IVe République" ouvrage dans lequel il présente ses conceptions de l'organisation des institutions républicaines.

Mandats électifs  


Parlementaire


Mandats locaux


 

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Aconcagua (2 & fin).

Publié le 29 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE SUD-Géo - histo - polit & culturelle

 

Histoire


Premières ascensions


L'Aconcagua photographié entre 1890 et 1923.
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Il n'existe aucune preuve que les Incas aient atteint le sommet de l'Aconcagua mais des signes permettent d'affirmer qu'ils sont montés très haut sur la montagne. En 1947, le squelette d'un guanaco est découvert le long de la crête reliant les pics Nord et Sud, appelée depuis « crête du guanaco ». Même s'il apparaît improbable que cet animal soit monté par ses propres moyens à cette altitude, aucun site archéologique n'est mis en évidence. Finalement la preuve la plus formelle est mise au jour en 1985 avec la découverte d'une momie préservée par le froid et la sécheresse à 5 200 mètres d'altitude le long de la crête Sud-Ouest du Cerro Piramidal, un pic secondaire de l'Aconcagua. La présence avérée des Quechuas au sommet de montagnes aussi hautes que le Llullaillaco (6 739 mètres) laisse à penser aux archéologues que de nombreux sites restent à trouver sur l'Aconcagua[2].

Le premier Européen à explorer réellement la montagne est le général José de San Martín en 1817 qui, lors de sa traversée des Andes centrales pour libérer le Chili de la présence espagnole, passe trois années à lever et préparer une armée de 5 300 soldats, 10 600 mules et 1 600 chevaux, pour attaquer les villes de Santiago et Valparaíso depuis les cols entourant le Mercedario, le Tupungato et l'Aconcagua. Ils traînèrent leur artillerie au-delà de 4 000 mètres d'altitude, considérablement gênés par les éboulis et les névés, pour finalement vaincre, après de lourdes pertes, les Espagnols qui s'attendaient à une invasion par la mer[10].

La première tentative d'ascension réelle de l'Aconcagua par des Occidentaux est effectuée par l'Allemand Paul Güssfeldt en 1883. Il effectue son approche depuis Santiago, puis remonte le río Volcán et emprunte enfin la crête Nord-Ouest par ce qui est devenu la voie Normale. Il arrive jusqu'à l'altitude de 6 560 mètres mais doit abandonner à cause du mauvais temps[10].

La première ascension réussie par le versant septentrional est réalisée par le guide suisse Matthias Zurbriggen qui arrive seul au sommet le 14 janvier 1897, après cinq tentatives échelonnées sur six semaines. Le chef de l'expédition, l'Anglais Edward FitzGerald, ainsi que les autres membres et porteurs ont abandonné à 6 700 mètres d'altitude. Stuart Vines et Nicola Lanti atteignent finalement le sommet le 13 février. Vines et Zurbriggen réaliseront quelques semaines plus tard la première du Tupungato, un peu plus au sud[10].

La première de la très difficile face Sud n'est réalisée qu'en 1953 par une équipe de jeunes Français, dont deux devaient devenir célèbres : Robert Paragot et Lucien Bérardini[11]. Les six vainqueurs, hormis Paragot, reviennent de l'expédition amputés de plusieurs doigts et orteils du fait des gelures, seulement quatre ans après Herzog et Lachenal à l'Annapurna.

La première ascension solitaire intégrale de la face Sud de l'Aconcagua a été réussie par le guide français Ivano Ghirardini en 1981, en trois jours et demi. La première hivernale solitaire de la face Sud est l'œuvre du guide japonais Tsuneo Hasegawa.

Actualité


Le 23 février 2005, pour commémorer le centenaire du Rotary International, une ascension est organisée par l'alpiniste argentin Mauricio Bernardo Bianchi et le Club Andinautas et retransmise jour après jour sur internet[12],[13]. En décembre 2005, un jeune montagnard espagnol, Javier Cantero, gravit la montagne afin d'y lire un passage de Don Quichotte de la Mancha, à l'occasion du 400e anniversaire de l'œuvre[14]. Le 30 décembre 2007, en complétant son quatrième des Seven Summits, Jordan Romero, originaire de Big Bear Lake en Californie, devient à onze ans la plus jeune personne à atteindre le sommet[15]. Trois jeunes Argentins ont déployé une banderole au sommet, le 3 janvier 2010, réclamant la libération des « Cinq de Cuba »[16].

Activités  


Alpinisme  


La meilleure saison pour escalader l'Aconcagua est durant l'été austral, de décembre à juin, en raison des conditions climatiques. Bien que les effets de l'altitude soient importants et puissent provoquer le mal aigu des montagnes, la pression atmosphérique au sommet n'étant plus qu'à 40 % de la valeur mesurée au niveau de la mer, l'utilisation d'oxygène supplémentaire n'est pas nécessaire. Pour tenter l'ascension, une demande de permis est obligatoire auprès des autorités gérant le parc provincial à Mendoza, permis dont le prix est variable en fonction des saisons. Au total, la montagne propose un choix entre trente-trois voies[17].

La voie Normale


Partie supérieure de la voie Normale vers le sommet.
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Le site de Puente del Inca.
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Techniquement parlant, l'approche par le nord par la voie Normale est relativement facile. La neige y est quasiment absente en été et un sentier bien balisé mène jusqu'à la Canaleta à 6 700 mètres d'altitude. Le record de rapidité d'ascension par la voie Normale depuis le camp de base est de 5 heures 45 minutes, établi en 1991[18].

Pour atteindre le sommet par cet itinéraire, il est possible de passer la nuit dans les camps suivants[19] :

  • Puente del Inca (2 725 m), petit village point de départ de l'ascension ;
  • Confluencia (3 380 m), premier camp à l'intérieur des limites du parc ;
  • Plaza de Mulas (4 370 m), camp de base prétendant être le deuxième plus grand du monde après celui de l'Everest ;
  • Campamento Canadá (4 910 m), camp I situé sur un large aplomb rocheux au milieu de l'acarreo dominant Plaza de Mulas ;
  • Plaza Alaska (5 200 m) ;
  • Cambio de Pendiente (5 300 m) ;
  • Nido de Cóndores (5 380 m), camp II près du Puerto del Manso offrant un magnifique panorama et abritant généralement un garde ;
  • Antartida Argentina (5 560 m) ;
  • Plamantura-Berlín-Libertidad (5 780 m), camp III, considéré comme le plus grand dépotoir des Andes ;
  • Piedras Blancas (6 007 m), alternative aux refuges précédents pour planter la tente et offrant un beau panorama ;
  • Independencia (6 546 m), le plus haut refuge du monde mais en ruine.
Le versant des Polonais


Le second itinéraire le plus fréquenté passe par la Polish Glacier Traverse Route, qui suit la Valle de las Vacas, traverse le glacier de los Polacos, puis rejoint la voie Normale pour l'ascension finale vers le sommet. Le camp de base est situé à Plaza Argentina mais il est possible de rejoindre l'itinéraire en prenant la direction est depuis Nido de Condores ou Berlín[19].

La première ascension de la voie des Polonais a été réalisée le 8 mars 1934 par la gauche du glacier. Elle dispose désormais de quatre camps vers 5 500 m, 5 900 m, 6 350 m (Piedra Bandera) et 6 800 m d'altitude. Une voie directe, plus difficile, par la droite du glacier, a été ouverte durant l'hiver 1961 par des Argentins. Une variante, l'AltoAragonesa existe depuis 1995, avec une inclinaison de 75 ° et une cotation 4c[19].

La première ascension de la voie du glacier Est, ou « glacier des Anglais » date de janvier 1978 et présente un passage coté 5c[19]. Elle est l'œuvre des Argentins Guillermo Vieyro, Jorge Jasson et Edgardo Porcellana. Elle mène des Relinchos à Plaza Argentina Superior en traversant le glacier depuis sa base à 6 300 mètres d'altitude[20].

Face Sud  


Vue aérienne de la face Sud.
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Les nombreux itinéraires passant par les crêtes Sud et Sud-Ouest sont très difficiles. Cette face présente une paroi verticale de 3 000 mètres de hauteur vaincue par une expédition française en 1954, d'où son nom de French Route Inferior Horcones. Malgré des passages cotés 5 voire 6, elle a l'avantage d'abriter les alpinistes des avalanches. Le camp de base, Plaza Francia se situe à 4 100 mètres d'altitude sur la gauche de la base de la paroi. Les camps suivants sont prévus à 4 900 m, 5 800 m, 6 400 m et 6 700 m[20]. Il existe une variante dite des Argentins ainsi qu'une voie des Yougoslaves, la plus difficile de toutes, avec plusieurs passages cotés 6 considérés comme dangereux en raison des chutes de roche et de glace[21]. La voie nommée Johan’s Route est ouverte par Tomaz Humar et Ales Kozelj en décembre 2003 et cotée en rocher 6b/A2 et en mixte M6[22].

Face Ouest  


La face Ouest présente trois voies mal tracées[19]. La voie Marmillod-Grajales 1953 emprunte la face Sud-Ouest avec des camps possibles à 5 500 m, 5 700 m et 6 400 m[20] et possède une variante 1979. La voie Mendocina 1988 attaque la face Ouest plein centre[19]. La voie Mendocina 1982, ouverte par Carlos Sansoni et Sergio Buglio[20], est plus directe en suivant l'arête Sud-Ouest mais aussi plus difficile[19].

Protection environnementale

 


L'Aconcagua vu du sud, à proximité du col frontalier du Cristo Redentor, à la limite du parc provincial.
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L'Aconcagua est inclus dans le parc provincial de l'Aconcagua, zone protégée de 71 000 ha déclarée en 1983. C'est un des trois parcs provinciaux de la province de Mendoza avec Tupungato volcano et Diamante lagoon. Il est officiellement ouvert du 15 novembre au 15 mars[3]. Depuis 1990, il bénéficie d'un service de gardes dont le rôle est de contrôler les permis et maintenir l'ordre, de protéger le parc et d'assister les touristes[23]. Les randonneurs peuvent disposer d'un service de location de mules pouvant transporter chacune deux sacs de 30 kg, sous l'autorité des arrieros qui ont la charge de la conduite, la garde et la préparation des animaux[24]. Les Argentins constituent pratiquement 30% des touristes entrant dans le parc. Suivent les Américains, les Allemands et les Espagnols, les Chiliens n'arrivant qu'en quinzième position. Avec 7 658 visiteurs sur la saison 2007-2008, principalement autour du mois de janvier, la fréquentation du parc est en constante augmentation. Près de 60 % de ces visiteurs demandent un permis pour tenter l'ascension d'un des sommets[25].

L'Aconcagua dans la culture populaire


L'Aconcagua est représenté dans un cartoon de Disney datant de 1943 appelé Pedro sous les traits d'une effrayante montagne à visage humain. L'histoire raconte la traversée des Andes d'un « bébé avion » nommé Pedro dont le but est de livrer du courrier vers l'Argentine et de revenir au Chili, afin de remplacer son père malade. Gagné par la confiance, il oublie les mises en garde et lors de son voyage retour approche la montagne interdite d'un peu trop près[26]. Elle apparaît de nouveau sur une illustration utilisée quelques années plus tard dans une anthologie de Disney.

Le 29 juin 2002, la poste argentine a émis un timbre illustré par l'Aconcagua dans sa série sur les paysages d'Argentine[27]. La même année, le Canada a également émis un timbre sur la montagne dans une série sur les montagnes du monde[28].

 

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Aconcagua (1).

Publié le 29 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE SUD-Géo - histo - polit & culturelle

 

Aconcagua
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Aconcagua
Vue de l'Aconcagua depuis l'entrée du parc national.
Vue de l'Aconcagua depuis l'entrée du parc national.
Géographie
Altitude 6 962 m
Massif Cordillère des Andes
Longueur  km
Largeur  km
Superficie  km2
Coordonnées 32° 39′ 15″ Sud
       70° 00′ 41″ Ouest
/ -32.65417, -70.01139
Administration
Pays Argentine Argentine
Province Mendoza
Département Las Heras
Ascension
Première 14 janvier 1897 par Matthias Zurbriggen
Voie la plus facile Voie Normale, face Nord
Géologie
Âge
Roches
Type Pic pyramidal
  Géolocalisation sur la carte : Argentine
Argentina location map.svg
Aconcagua

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L'Aconcagua, point culminant de la cordillère des Andes et surnommé le « colosse de l'Amérique », est situé en Argentine, à treize kilomètres de la frontière chilienne. Il s'élève à une altitude de 6 962 mètres et domine un vaste parc provincial protégeant des espèces animales typiques de la cordillère, en particulier le condor des Andes et le guanaco, ainsi qu'une végétation rare et fragile. En effet, le climat est aride et la couverture neigeuse ténue, malgré l'existence de quelques glaciers modestes.

Son ascension est relativement aisée pour des personnes acclimatées à l'altitude, malgré des phénomènes venteux parfois violents. Aussi la montagne semble avoir été occupée très tôt par des populations quechuas. La première ascension officielle est l'œuvre du Suisse Matthias Zurbriggen en 1897 par la face Nord.




Toponymie


Le nom d'Aconcagua serait une hispanisation d'une racine quechua, aqu signifiant « sable » et k'awa désignant le ruban de laine rouge porté en diadème par les Incas. Ce « ruban de sable » aurait donc indiqué d'abord le fleuve du même nom, le río Aconcagua, qui se jette dans l'océan Pacifique près de Valparaíso, et la vallée environnante, avant de dénommer le sommet lui-même. Une autre théorie avance que le nom viendrait des mots quechua akon et kahuak signifiant « sentinelle de pierre »[1] ou de la variante ancocahuac signifiant « sentinelle blanche »[2]. Selon une troisième théorie, en langue aymara les mots kon et kawa signifient respectivement « il a neigé » et « mont », soit « mont enneigé », tandis que les Araucans du Chili nommaient le sommet Aconca-Hue, ce qui peut être traduit par « qui vient de l'autre côté »[2]. L'Aconcagua est parfois surnommé le « colosse de l'Amérique »[3].

Géographie


Situation  


Vue aérienne de l'Aconcagua en direction du nord.
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L'Aconcagua se trouve en Argentine, dans la province de Mendoza, département de Las Heras, à environ treize kilomètres de la frontière chilienne[1]. La ville de Mendoza, chef-lieu de la province, est située 130 kilomètres à l'est et Santiago à seulement 110 kilomètres au sud-ouest, tandis que Buenos Aires se trouve à environ de 1 200 kilomètres à l'est. Avec ses 6 962 mètres, il est le point culminant de la cordillère des Andes et le plus haut sommet en dehors de l'Asie.

Il est entouré de nombreux sommets dépassant 5 000 mètres, en particulier dans le Cordon de los Penitentes, une chaîne de montagnes recouvertes de neige de 30 kilomètres de long, puis un peu plus au nord par le Mercedario qui s'élève au-dessus des déserts des Andes centrales. À l'est, l'étendue brune poussiéreuse de la pampa argentine contraste avec l'horizon bleu de l'océan Pacifique visible 150 kilomètres à l'ouest.

Topographie  


Une partie du glacier des Polonais au pied de l'Aconcagua.
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L'Aconcagua est limité à l'ouest et au sud-ouest par la Valle de los Horcones, au nord et à l'est par la Valle de las Vacas. Il possède plusieurs glaciers de taille modeste, en particulier, au nord-est, le glacier de los Polacos, le glacier « des Polonais », ainsi nommé en hommage à l'expédition de 1934 dirigée par Konstanty Narkiewicz-Jodko avec Otrowski, Karpinski, Osiecki, Dorwaski et Daszyinski ; à l'est se trouve le glacier de los Inglés, le glacier « des Anglais ». Malgré le lent cumul des neiges, ces glaciers alimentent des rivières assez importantes, parmi lesquelles on peut citer la rivière Los Horcones, sur les versants Ouest et Sud, et le Rio de las Vacas sur les versants Nord et Est qui sont des affluents du río Mendoza, et dont les eaux rejoignent l'océan Atlantique. Dans les années 1920, une étude trigonométrique menée par l'Institut géographique militaire argentin, dans l'optique d'un chemin de fer à travers la cordillère, détermine que l'altitude de l'Aconcagua est de 7 021 mètres. En 1956, en plein débat mettant en balance l'Aconcagua avec son homologue andin de l'Ojos del Salado, Eduardo E. Baglietto de l'université de Buenos Aires décide de mesurer l'altitude exacte du sommet par la méthode géodésique et obtient ainsi la valeur de 6 959,7 mètres, avec une erreur probable de plus ou moins un mètre. En 1989, grâce au GPS, Francesco Santon de l'université de Padoue, avec l'aide de l'Institut argentin de glaciologie et de nivologie, établit finalement les altitudes respectives des deux sommets à 6 962 mètres et 6 900 mètres, avec une marge de plus ou moins cinq mètres[4]. À la suite d'une controverse soulevée en novembre 2006 par Andes Magazine, une expédition franco-chilienne est spécialement organisée et l'altitude officielle de l'Ojos del Salado est finalement ramenée à 6 891 mètres, confirmant la prééminence de l'Aconcagua.

Climat


Approche dans les paysages arides de la pampa argentine.
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L'Aconcagua est situé dans la Cordillère principale ou Cordillère frontalière (Cordillera del Límite)[5], dans une région semi-désertique qui lui a valu le surnom d'« Andes arides ». La rareté des précipitations et la violence des vents soufflant jusqu'à 250 km/h expliquent la faible quantité de neiges éternelles qui couvrent le sommet. Les changements climatiques sont rapides et les contrastes journaliers importants en été, si bien que la température nocturne peut y être largement négative en altitude. En hiver, la neige peut tomber en dessous de 4 000 mètres. En raison de la fonte des neiges saisonnière, de grandes formations de glace pointues atteignant trente mètres de haut et appelées « pénitents » se créent au niveau des glaciers.

Durant l'été, la montagne reçoit la plupart des précipitations annuelles, amenées depuis l'ouest par les vents chargés d'humidité au-dessus du Pacifique. Ces vents remontent le long des versants de la cordillère en se refroidissant et en se condensant. Ils forment ainsi les fameux nuages lenticulaires appelés viento blanco ou « vents blancs » qui recouvrent parfois les sommets et qui sont annonciateurs de neige et de vents forts en altitude. Ils peuvent aussi générer de violents orages, avec la formation de la pluma, de longs nuages effilés, dans les vallées. Mais le sommet de l'Aconcagua est la plupart du temps épargné par ces conditions atmosphériques et l'ensoleillement y est accru par rapport aux vallées[6].

Faune et flore  


L'Aconcagua vu depuis la base de Puente Del Inca.
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Une végétation éparse est présente sous la forme de cactus, de plantes à fleur et d'herbes à croissance lente, principalement durant l'été, jusqu'à l'altitude de Confluencia (3 500 mètres dans la Valle de los Horcones et dans celle de la Plaza Argentina, 4 100 mètres dans la Valle de las Vacas, la « vallée des vaches », en raison des bêtes qui y broutent. Des espèces d'orchidées et de Calandrinia fleurissent au printemps et au début de l'été tandis que les Saintpaulia attendent novembre pour s'épanouir[7]. Le reste de la végétation se compose d'arbustes bas comme la Adesmia pinifolia, la Azorella compacta ou la Skytanthus acutus, localement cuerno de cabra ou « corne de chèvre »[3].

Sur le plan de la faune, les petits oiseaux passériformes, appelés localement testes, sont plus nombreux que les grands et s'aventurent rarement à haute altitude, où règnent le condor des Andes avec son envergure dépassant trois mètres, le Caracara caronculé qui lui est relativement semblable en termes de couleur de plumage mais sensiblement plus petit, ainsi que l'Urubu noir (localement jote cabeza negra) et l'Urubu à tête rouge (localement jote cabeza roja). On peut aussi croiser la bruyante perdrix des Andes (localement perdicita). Chez les reptiles, on trouve un grand nombre de lézards parmi les rochers. Les mammifères les plus courants sont l'agile guanaco et un petit canidé solitaire, Dusicyon culpaeus[7] ; on y rencontre aussi le lièvre et le rat à plus basse altitude.

Géologie  


L'Aconcagua n'est pas un volcan, contrairement aux conclusions tirées par Charles Darwin lors d'une expédition à terre en 1834 durant le second voyage de l'HMS Beagle[8]. Son altitude élevée est due à un soulèvement tectonique lié à la subduction de la plaque de Nazca sous la plaque sud-américaine selon un plan presque horizontal. Cette subduction, en provoquant des phénomènes de compressions, a induit le soulèvement de plusieurs zones le long de failles normales, ainsi que de nombreux plissements des terrains sédimentaires. Cette orogenèse andine est relativement récente puisqu'elle est située de la fin du Mésozoïque au début du Cénozoïque[9].

L'Aconcagua est un synclinal perché constitué d'une base de dépôts sédimentaires datant de la fin du Protérozoïque et du Paléozoïque, très déformés par des granitoïdes datant du Permien. Des roches sédimentaires plissées datant du Mésozoïque sont placées au-dessus de la série paléozoïque, en discordance. Les dépôts du Trias sont continentaux ; ceux du Jurassique inférieur et moyen sont marins, mais les dépôts de la fin du Jurassique sont des évaporites. Les dépôts du Crétacé montrent également des séries marines. L'ensemble est surmonté d'un bloc d'andésites. Bien que mises en place au Cénozoïque, ces andésites pourraient être plus anciennes et dater du Paléozoïque. Elles auraient alors été remontées lors du plissement et du charriage qui a eu lieu au Miocène. Les dépôts sédimentaires du Pléistocène et de l'Holocène sont relativement peu importants. En effet, lors des dernières glaciations, la grande aridité de la région n'a pas permis un développement très important des glaciers[9].

 

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Norbert Aujoulat.

Publié le 29 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

 

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Norbert Aujoulat
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Norbert Aujoulat est un préhistorien français, né à Saint-Astier (Dordogne) en 1946.

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Son principal domaine de recherche est l'art pariétal paléolithique, sans exclure d'autres thèmes et périodes, comme par exemple l'art rupestre néolithique et postérieur (Espagne, Afrique, Guyane).

Pour explorer ce domaine, il a mis en œuvre, entre autres, une instrumentation et des techniques d'imagerie adaptées à chaque contexte.

On lui doit une longue étude exhaustive de l'art de la grotte de Lascaux, peinture et gravure. Il a découvert des subtilités inconnues dans les techniques et dans le choix topologique des figures. Il a tenté de mettre en évidence l'usure naturelle du temps et l'usure rapide contemporaine due à des facteurs récents.

De ses travaux, on perçoit une grande prudence qui écarte les stéréotypes et les raisonnements pro domo. Pour lui, la Préhistoire est un concept qui relève à la fois des sciences exactes et de la spéculation des sciences humaines. Il se méfie des paradigmes modernes et montre qu'il est conscient qu'une grande quantité de paramètres n'ont pas été encore relevés, ont disparu ou vont disparaître. Il n'accepte pas les a priori dans les conclusions de l'ethnologie comparée.

Sa pratique soutenue de la spéléologie lui a permis de nombreuses études typologiques, de situation et de spéléogenèse pour les cavernes du Périgord. Parallèlement, il a fait des recherches sur les cluzeaux, cavernes aménagées ou artificielles du Moyen Âge, qui peuvent être en relation avec des sites plus anciens.

Actuellement, il est chargé de l'étude de l'art pariétal de la grotte Chauvet et de la grotte de Cussac [1].

Parcours scientifique


Docteur en Préhistoire et Géologie du Quaternaire.
Docteur habilité à diriger des recherches.

 

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Basket-ball en fauteuil roulant.

Publié le 29 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR

 

Basket-ball en fauteuil roulant
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Le basket-ball en fauteuil roulant, couramment appelé basket fauteuil et désormais handibasket, est un handisport dérivé du basket-ball. C'est un des plus vieux handisports : c'est vers la fin de la Seconde Guerre mondiale, à la fois aux États-Unis et à l'hôpital de Stoke Mandeville au Royaume-Uni, que des soldats blessés à la guerre ont joué pour la première fois à des sports collectifs en fauteuil roulant. Aux États-Unis, les handicapés moteurs se sont tout de suite mis à jouer au basket-ball, tandis qu'à Stoke Mandeville, sous l'impulsion du Dr Ludwig Guttmann, ils jouaient au netball en fauteuil roulant.

Les Pan Am Jets, une équipe formée des employés handicapés de Pan Am, a effectué de nombreux déplacements dans le monde et ont largement contribué au développement du basket-ball en fauteuil roulant. En 1955, ils se sont rendus aux jeux mondiaux de Stoke Mandeville (ISMG) où ils ont gagné la médaille d'or haut la main, malgré une controverse sur les règles applicables et le nombre de points à accorder par panier. Ce fut la fin du netball en fauteuil roulant, et à partir de 1956 le basket-ball en fauteuil roulant s'imposa à Stoke Mandeville. Aujourd'hui, ce sport est pratiqué dans plus de 80 pays.




Règles  


Le basket-ball en fauteuil roulant suit les règles de la Fédération internationale de basket-ball amateur, adaptées par la Fédération Internationale de Basket-ball en Fauteuil Roulant (IWBF - International Wheelchair Basketball Federation).

Un match est divisé en quatre périodes (quart-temps) de dix minutes chacune. Chaque équipe est composée de cinq membres. Le but de chaque équipe est, comme au basket normal, de marquer le plus grand nombre de paniers.

Équipement et terrain


Les fauteuils roulants de compétition doivent être conformes à des normes précises édictées par la Fédération Internationale de Basket-ball en Fauteuil Roulant. La hauteur du siège, par exemple, la hauteur des câle-pieds, le diamètre des roues ou l'épaisseur du coussin sont ainsi réglémentés.

Le basket-ball en fauteuil roulant se joue avec un ballon de basket-ball et se déroule sur un terrain de basket-ball classique (les paniers notamment ont la même hauteur).

Le joueur doit dribbler à toutes les deux poussées données au fauteuil roulant.

Classification des handicaps  


Les joueurs de basket-ball en fauteuil roulant sont des handicapés souffrant de lésions de la moelle épinière, d'amputations, d'encéphalite ou d'autres handicaps moteurs.

Les athlètes handicapés moteurs sont classés en catégories selon leurs fonctionnalités. Ils reçoivent entre 1 et 4,5 points. Le joueur avec le plus de points est celui qui a le plus de facilité à se mouvoir.

  • Classe 1 : Ces athlètes sans abdominaux ne peuvent exercer une rotation active du tronc. De façon générale, ce sont les paraplégiques de niveau jusqu'à D7 et au-dessus.
  • Classe 2 : Ces athlètes peuvent exécuter une rotation du tronc et développer une stabilité active; soit les paraplégiques de niveau D8 à L1.
  • Classe 3 : Ces athlètes ont une parfaite mobilité dans le plan sagittal, ils peuvent se pencher en avant et se relever sans s'aider de leurs bras. Ce sont de façon générale les paraplégiques de niveau L2 à L4 (le niveau de lésion médullaire n'est donné qu'à titre informatif, nous retrouvons un grand nombre de sportifs avec un autre handicap qu'une paraplegie)
  • Classe 4 : Ces athlètes ont une mobilité active sur le plan sagittal et frontal, et peuvent se pencher sur au moins un côté en associant parfois un mouvement d'abduction de hanches pour maintenir leur équilibre. Ils ont en général un niveau neurologique L5 et en dessous.
  • Classe 5 : Certains pays placent les athlètes sans handicap (utilisant donc le fauteuil roulant simplement comme objet sportif) en classe 5.

Le nombre total de points de chaque équipe ne peut pas être supérieur à 14 points(en international) (on additionne les points des cinq joueurs). Par contre chaque pays peut faire ses adaptations specifiques. La France classe par ex. ses joueurs handibasket entre 0.5 et 5 alors que l' Allemagne joue en s'alignant completement au IWBF (International Wheelchair Basketball Federation)

Compétition  


Le basket-ball en fauteuil roulant est un sport paralympique officiel depuis les Jeux paralympiques de Rome en 1960, qui sont les premiers Jeux paralympiques à avoir été organisés.

Bande Dessinée


Le manga "real" se déroule dans le milieu du basket-ball en fauteuil roulant : plusieurs joueurs de basket deviennent handicapés suite à différents accidents (moto, maladie, vélo) ; on voit la terrible épreuve que cela représente pour chacun d'eux et comment ils deviennent "accros" aux handi-basket. On y admire leur farouche volonté de gagner.

 

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    Agga.

    Publié le 29 Juillet 2010 par CHOMOLANGMA dans GÉOGRAPHIE-régions transcontinentales-Moyen-Orient

     

    Agga
    Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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    Agga ou Akka est selon la tradition mésopotamienne un roi de la ville de Kish, située près de Babylone, sur le territoire actuel de l'Irak, vers 2585 av.J.-C..

    Dans la liste royale sumérienne, Agga est présenté comme le fils et successeur d'Enmebaragesi. Il est crédité d'un règne de 625 ans, qui conclut la première dynastie de Kish, avant que celle-ci ne soit supplantée par celle d'Eanna/Uruk.

    Agga est aussi le protagoniste d'un récit sumérien, appelé « Gilgamesh et Agga » par les sumérologues. Cette histoire raconte la tentative d'Agga de soumettre la ville d'Uruk, dirigée par son roi Gilgamesh. Ce dernier choisit de résister, et malgré la puissance de l'armée de Kish, réussit à lui faire rebrousser chemin aux envahisseurs en se montrant simplement du haut de ses murailles pour les intimider.

    Il semble donc que la tradition ait gardé le souvenir de conflits entre Kish et Uruk, auxquels Agga aurait pris part. Le fait que les évènements rapportés dans ces deux documents, s'ils sont à considérer comme réels, se sont déroulés à une époque très reculée nous empêche d'en savoir plus faute de sources supplémentaires.

     

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