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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Confédération générale du travail ().

Publié le 30 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

Confédération générale du travail

 

Confédération générale du travail

Logo de l’association
Contexte général
Zone d’influence Drapeau de France France
Fondation
Fondation 1895, à Limoges (87)
Fiche d’identité
Siège 263, rue de Paris
93100 Montreuil
Secrétaire général Bernard Thibault
Affiliation européenne Confédération européenne des syndicats(CES)
Affiliation internationale Confédération syndicale internationale (CSI)
Membres 711 000 revendiqués
(en 2005)
Site web

www.cgt.fr


 

 

 

 

Militants de la CGT manifestant à Paris pour la défense des services publics.

 

 

 

 

 

 

 

La Confédération générale du travail (ou CGT) est un syndicat de salariés français créé le 23 septembre 1895 à Limoges. Elle fait partie des cinq confédérations de syndicats de salariés français considérées, par présomption irréfragable, comme représentatives par l'État.

La CGT a obtenu 1 570 500 suffrages (34 %) aux dernières élections prud'homales de décembre 2008.
Elle figure comme principale organisation syndicale de salariés dans les élections aux comités d'entreprise comme parmi les délégués du personnel.

L'actuel secrétaire général de la confédération est Bernard Thibault de la Fédération des cheminots.

 

Histoire et chronologie

 


Des origines à 1919

 


  • 1864 : Le 25 mai, suppression du délit de coalition et de grève (loi L. Ollivier). Cette loi met un terme à la Loi Le Chapelier. Création de l'Association internationale des travailleurs dite Ire Internationale à Londres.
  • 14 novembre 1869 : fondation par Eugène Varlin, délégué de l'AIT et président, avec Nathalie Lemel, d'une Société d'Epargne de Crédit Mutuel des Relieurs, de la Fédération Parisienne des Sociétés Ouvrières autour d'une Société de Solidarité des Ouvriers Relieurs de Paris préexistante. C'est le noyau parisien de la future CGT nationale.
  • 1871 : La Commune de Paris : Les Parisiens se révoltent contre le pouvoir et élisent une assemblée qui prend le nom de Commune. La répression du gouvernement fait près de trente mille morts. Œuvre sociale de la Commune de Paris : abolition du travail de nuit dans les boulangeries, gestion démocratique des entreprises fermées par le patronat ou travaillant pour la Commune. Apparition du premier mouvement féminin de masse. Invention de l'école gratuite et laïque.
  • 1871 - 1883 : Malgré l'hécatombe militante de 1871, la décennie voit éclater de nombreuses grèves. Un rapport de police dénombre 182 syndicats rassemblant 31 700 adhérents en 1876. Quatre ans plus tard, les chiffres sont respectivement de 478 et 64 000.
  • 1884 : Le 21 mars, vote de la loi légalisant les syndicats professionnels ouvriers et patronaux à l'initiative de Waldeck-Rousseau.
  • 1886 : Création de la Fédération nationale des syndicats (FNS), d'inspiration guesdiste. Jules Guesde, l'un des socialistes les plus connus et les plus actifs, contribue à la diffusion des idées de Karl Marx en France.
  • 1887 : Création de la Bourse du Travail de Paris.
  • 1891 : La première journée d'action pour la journée de 8 heures le 1er mai s'achève dans le sang à Fourmies; elle se prolonge par des grèves tout au long du mois; la revendication n'est pas satisfaite, mais cette première action concertée au niveau national a un grand écho.
  • 1892 : Création de la Fédération des Bourses du travail, marquée par le syndicalisme révolutionnaire de Fernand Pelloutier. Grève des mineurs de Carmaux.
  • 1895 : Congrès constitutif de la confédération générale du travail CGT à Limoges du 23 au 28 septembre. Les principaux piliers en sont la fédération du livre et celle des cheminots, mais de nombreux métiers restent hors de la CGT. Jusqu'en 1902, l'échelon confédéral reste mal organisé.
  • 1900 : Création du journal La Voix du peuple, organe de la CGT.
  • 1901 : Décès de Fernand Pelloutier.
  • 1902 : L'année marque l'ouverture d'une nouvelle période dans la vie de la CGT. Au congrès de Montpellier elle parachève son unité. La Fédération des Bourses du travail s'efface en tant que centrale et ses organisations s'intègrent dans la CGT. Cette unité réalisée constitue un pôle d'attraction pour beaucoup d'organisations restées jusque-là dans l'expectative. Le syndicat se structure avec l'action d'hommes comme Victor Griffuelhes et Émile Pouget. La CGT compte alors 100 000 adhérents.
  • 1904 : Le Congrès de Bourges adopte la revendication de la journée de 8 heures.
  • 1906 : Charte d'Amiens : cette charte adoptée en congrès, donne au syndicalisme confédéral quelques-uns de ses traits spécifiques : la lutte des classes, la lutte quotidienne pour des améliorations immédiates mais aussi la lutte pour la disparition du salariat et du patronat, ainsi que son indépendance vis-à-vis des organisations politiques. Cette Charte est reprise aujourd'hui comme référence par la plupart des syndicats. Lors du congrès, les guesdistes sont mis en minorité par les révolutionnaires et les réformistes. Le congrès rompt également avec la Fédération syndicale internationale.
  • 1907 : Adhésion de la Fédération Nationale des Syndicats d'Instituteurs.
  • 1908 : La fédération des Mineurs rallie la CGT peu de temps après la grève de Draveil-Villeneuve-Saint-Georges au cours de laquelle de nombreux cadres de la CGT sont arrêtés. Le Congrès de Marseille se tient en octobre 1908, alors qu'un grand nombre de dirigeants cégétistes sont en prison. Une motion vigoureusement antimilitariste est adoptée.
  • 1909 : Victor Griffuelhes démissionne. Durant son court intérim, Louis Niel renoue les liens avec la Fédération syndicale internationale, mais il doit démissionner sous la pression des révolutionnaires. Cette orientation ne sera pas remise en cause par son successeur, Léon Jouhaux, proche des dits révolutionnaires, mais qui saura tracer progressivement sa propre voie.
  • Le 5 octobre, paraît le premier numéro de la Vie ouvrière, qui se définit comme « syndicaliste Révolutionnaire, antiparlementaire ». La revue est dirigée par Pierre Monatte. C'est l'ancêtre de La Nouvelle Vie ouvrière (NVO) qui est toujours la revue de la CGT.
  • 1910 : Bien que demandée au congrès de 1895, la CGT s'oppose à la loi sur les retraites ouvrières et paysannes à son congrès de 1910 par 1049 voix contre 251. Les révolutionnaires veulent abattre l'État, non qu'il soit social. L'âge de la retraite étant fixé à 65 ans quand l'espérance de vie est de 50 ans, la CGT parle de la "retraite des morts". On critique également sa gestion par capitalisation.
  • 1912 : La CGT est la seule confédération syndicale existante en France, elle compte 700 000 adhérents sur un total de 7 millions de salariés. Le 24 novembre, elle tient un congrès extraordinaire sur le thème de l'action préventive contre la guerre.
  • 1913 : Constitution du Secrétariat syndical international auquel participe la CGT. Le 25 février, la CGT publie un manifeste anti-militariste.
  • 1914 : La CGT compte environ 300 000 adhérents. La CGT organise des manifestations syndicales contre la guerre le 27 juillet. Le 31 juillet, Jean Jaurès est assassiné. Le 1er août c'est la mobilisation générale et le début de la guerre 14/18. Le 3 août, c'est la déclaration de guerre de l'Allemagne à la France. Le 4 août, la CGT rallie l'Union sacrée. Lors du CCN de la CGT, tenu du 26 novembre au 5 décembre, seule une minorité se prononce contre la guerre. Pendant les 4 ans de guerre, quelques militants CGT tel Félix Baudy furent fusillés pour l'exemple après avoir été désignés pour motif d'appartenance à la CGT.
  • 1915 : Démission de Pierre Monatte le 3 janvier en protestation contre le ralliement de la CGT à l'Union Sacrée. La guerre fait chuter les effectifs à 50 000 adhérents.
  • 1917 : Dans l'année, on compte 696 grèves et 293 810 grévistes en France. Parallèlement, les effectifs remontent à 300 000. Les 6 et 7 novembre c'est la rupture de l'Union sacrée. Au même moment a lieu la Révolution d'octobre en Russie.
  • 1918 : Dans l'année on recense 499 grèves et 176 187 grévistes en France et la CGT passe à 600 000 adhérents.
  • 1919 : 25 mars : loi sur les conventions collectives. 28 mars : loi supprimant le travail de nuit dans les boulangeries. 23 avril : lois sur la journée de 8 heures. Le 1er mai grève générale de 24 heures marquée par 500 000 manifestants à Paris (1 mort). La CGT passe à un effectif de 1 million et demi d'adhérents. Dans l'année, on compte 2 206 grèves et 1 160 000 grévistes en France. Création de la Confédération française des travailleurs chrétiens (CFTC) avec la bienveillance du patronat. 30 avril : Pierre Monatte crée les Comités syndicalistes révolutionnaires.

 

 

De la première scission à 1940

 


  • 1920 : Le 8 janvier, inauguration du Conseil économique et social (initiative de la CGT). Du 25 au 29 février, la SFIO tient congrès à Strasbourg et se retire de la 2e Internationale. Le 12 mars, vote de la loi relative au droit syndical. Le 1er mai : la CGT décide la grève générale. En 15 jours on compte 1,5 million de grévistes. Le 22 mai, reprise du travail. La grève des cheminots pour la nationalisation des chemins de fer sera un échec. Suite à ce mouvement, la 11e chambre du tribunal correctionnel ordonnera même le 13 janvier 1921 la dissolution de la CGT, sanction qui ne sera jamais appliquée. Contrecoup des échecs (et de certains acquis sociaux ?), les effectifs repassent à 700 000. En mai, la CGT reçoit l'adhésion de la Fédération des employés de l'État.
  • 1921 : Au congrès de Tours de la SFIO (1920), scission entre ceux qui souhaitent adhérer à la troisième internationale, acceptant les vingt-et unes conditions de lénine et ceux qui s'y opposent. Les partisans de l'adhésion, majoritaires, créent la Section Française de l'internationale communiste (SFIC). Le congrès de Lille, en juillet, évite la scission dans le syndicat, où majoritaires et minoritaires sont au coude à coude, mais la division est consommée en décembre. Suite à l'exclusion de la Fédération des cheminots, les révolutionnaires quittent la CGT, et créent la CGTU (Confédération générale du travail unitaire), proche du PCF. Naissance du journal Le Peuple, organe officiel de la CGT.
  • 1922 : Lors de son premier congrès, du 25 juin au 1er juillet à Saint-Étienne, la CGTU décide de rallier l'Internationale syndicale rouge. Elle combat le taylorisme, alors en plein essor. La CGTU compte alors environ 250 000 membres, nettement moins que l'autre CGT.
  • 1924 : Les très minoritaires « syndicalistes révolutionnaires », qui dirigeaient notamment l'union départementale du Rhône, quittent la CGTU et fondent la CGT-SR.
  • 1925 : La CGTU revendique deux semaines de congés payés à son congrès de 1925. Pierre Monatte fonde La Révolution prolétarienne, où il appelle à la réunification de la CGT.
  • 1927 : Départ de la Fédération des employés de l'État, qui avait adhéré en mai 1920.
  • 1930 :
    • Vote définitif de la loi sur les assurances sociales le 30 avril, qui entre en application le 30 juin, après dix années de débats, durant lesquels la CGTU les a dénoncées (assurance privées: pas de répartition, pas d'universalisme, pas d'assurance pour tous, pas de paritarisme, pas de justice) alors que la CGT les a soutenues. Une double cotisation, patronale et salariale, abondée par l'État, obligatoire pour les salariés gagnant plus de 15 000 francs par an, finance ces assurances. Au-delà de la maladie, les assurances sociales couvrent aussi les champs de la vieillesse, de l'invalidité prématurée et du chômage involontaire.
    • Le 30 novembre, mise en place de la « commission des 22 » en vue de la réunification de la CGT : l'échec est patent fin 1932.
  • 1931 :
  • 1932 : après une progression à la fin des années 1920 à 300 000 adhérents, la CGTU retombe à 258 000 en 1932. La CGT connaît une évolution parallèle ; elle compte 490 000 adhérents en 1921 comme en 1933, après avoir eu également une progression éphémère à la fin des années 1920. Dans la période peu revendicative entre 1924 et 1934, environ 50 % des conflits se terminent de manière infructueuse.
  • 1933 : L'accession au pouvoir d'Adolf Hitler en Allemagne révèle la faillite de la stratégie de lutte contre la social-démocratie du Komintern.
  • 1934-1935 :
    • En riposte à l'émeute du 6 février, un appel à la grève générale « contre le fascisme » à l'initiative de la CGT et de la CGTU pour le 12 février donne lieu à une convergence des deux cortèges place de la Nation.
    • Le 30 mai, Maurice Thorez donne son aval à un rapprochement des deux CGT. Le 9 octobre débutent des discussions en vue de la réunification, qui aboutiront le 14 juillet 1935 à un programme de Front populaire. Deux congrès séparés simultanés du 24 octobre au 27 octobre donnent leur aval à la réunification. C'est "la base" des salariés syndiqués qui demande la réunification.
  • 1936 :
    • Réunification de la CGT et de la CGTU lors du congrès de Toulouse (2 mars-5 mars) ; les confédérés dominent largement la nouvelle CGT. L'adhésion à la FSI est votée par 5 500 mandats contre 2 500. Les unitaires ne contrôlent que sept unions départementales.
    • Le 26 mai, une vague de grèves marquées par des occupations d'usines démarre au Havre et s'étend comme une traînée de poudre partout en France, contrairement aux mouvements infructueux de 1906 et 1919-1920. Le 7 juin sont signés les accords de Matignon, entre la CGT et le patronat (CGPF). Les 11 et 12 juin sont votées les lois sociales sur les conventions collectives, l'institution de délégués d'atelier, le relèvement des salaires, l'instauration de quinze jours de congés payés et la semaine légale de 40 heures.
  • 1937 : La CGT a quadruplé son audience et compte 4 millions d'adhérents. Le rapport de force interne s'est modifié en faveur des ex-unitaires. La Fédération de la métallurgie d'Ambroise Croizat est ainsi passée à 750 000 adhérents. Développement des œuvres sociales gérées par la CGT.
  • 1938 :
    • Les accords de Munich suscitent la polémique entre les différentes tendances de la CGT. Ils sont défendus par la tendance Syndicats (20 % de la CGT), dirigée par René Belin, quand les ex-unitaires les dénoncent. Le centre de Léon Jouhaux, Louis Saillant et Robert Bothereau s'allie avec les ex-unitaires (proches ou membres du PCF).
    • Échec de la grève contre les décrets-lois de Paul Reynaud du 12 novembre, « décrets misère » qui instaurent la semaine de six jours, soit la casse des conquêtes du Front Populaire, « fin de la semaine des deux dimanche ».

Mal préparée après le congrès de Nantes, la grève de la fin du mois est un échec. 15 000 militants sont licenciés et la CGT perd un quart de ses effectifs, qui restent néanmoins élevés avec 2 millions et demi d'adhérents.

  • 1939 : Le 23 août, le pacte germano-soviétique entre Ribbentrop et Molotov sème la consternation dans la CGT et exacerbe les tensions contre les communistes. Début de la guerre le 3 septembre. Le 18 septembre, le bureau confédéral de la CGT vote une déclaration excluant les militants qui refusent de condamner le pacte germano-soviétique. Cette décision est approuvée par la commission administrative de la CGT le 25 septembre, ce qui a pour effet d'exclure les communistes de la CGT. Plus de 600 syndicats sont dissous et de nombreux militants et dirigeants exclus sont arrêtés. Ceux qui ne sont pas arrêtés, ni mobilisés, ni assassinés, entreront dans la clandestinité.
  • 1940 :
    • La CGT ne compte plus que 500 000 adhérents quand le gouvernement fait voter, peu avant sa chute, les 60 heures de travail par semaine.
    • Le 16 août, le gouvernement de Vichy dissout les centrales syndicales ouvrières et patronales, dont la CGT ; les fédérations peuvent cependant théoriquement continuer leur action. Le 9 octobre, René Belin, devenu ministre collaborateur institue la charte du travail.
    • Le 15 octobre, douze dirigeants syndicalistes, dont trois de la CFTC, rendent public un texte opposé connu comme le Manifeste des Douze.
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Rugby à XV en fauteuil roulant.

Publié le 30 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/1/16/Bandeau_Portail_rugbyXV.jpg

 

 

 

Rugby à XV en fauteuil roulant

 

 

 


Rugby-Fauteuil
Wheelchair rugby - Paralympic pictogram.svg
Fédération internationale CIP
Sport paralympique depuis 2000
Autres appellations Rugby en fauteuil roulant
 
Wheelchair rugby game 2.jpg

 

 

 

 

Le Rugby-Fauteuil est un handisport dérivé du rugby à XV pratiqué par des handicapés moteurs en fauteuil roulant. Ce sport a été inventé au Canada en 1977.

 

Règles

 

 

 

Chaque partie est divisée en quatre périodes de huit minutes chacune. Le but du jeu est de marquer le plus de points possible en portant la balle derrière la ligne de but opposée, en touchant ou dépassant cette ligne avec deux roues.

 

 

 


Terrain de rugby en fauteuil roulant.

 

 

 

Équipement et terrain

 

 

Les fauteuils roulants de compétition doivent être conformes à des normes précises pour des questions d'équité et de sécurité. Les fauteuils sont très sollicités et reçoivent de nombreux chocs pendant les matchs.

Il existe 2 types de fauteuils à structures différentes : fauteuil d'attaque et fauteuil de défense .

Le rugby en fauteuil roulant se joue avec un ballon de volley-ball et se déroule sur un terrain de basket-ball.

 


Classification des handicaps

 


Les athlètes handicapés moteurs sont classés en catégories selon leurs fonctionnalités. Ils reçoivent entre 0,5 et 3,5 points. Le joueur avec le plus de points est celui qui a le plus de facilité à se mouvoir.

Chaque équipe est composée de quatre joueurs (et 8 remplaçants) dont le nombre total de points ne peut pas être supérieur à 8 points (on additionne les points des quatre joueurs).

 


Compétition

 

 


La photographie couleur montre l'équipe alignée entre le parquet de jeu et une longe table où semble siéger des personnalités officielles. Le photographe placé dans les tribunes a donné à son image une plongée qui permet de voir le groupe en entier. Le maillot est rouge et blanc, le bas est bleu.
Équipe paralympique britannique à Pékin 2008.

 

 

 

Le rugby était un sport de démonstration aux Jeux paralympiques d'Atlanta en 1996 et est devenu un sport officiel aux Jeux paralympiques de Sydney en 2000.

 

 


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Manchester United Football Club (1).

Publié le 30 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR

Manchester United Football Club

 

 

 

 

 

Manchester United
Logo du Manchester United
Généralités
Nom complet Manchester United Football Club
Surnom(s) Red Devils (Diables Rouges)
Reds
United
MU
Autre(s) nom(s) Newton Heath
Fondation 1878
Statut
professionnel
1885
Couleurs rouge, blanc, noir
Stade(s) Old Trafford
(75 787 places)
Siège Sir Matt Busby Way
Manchester M16 0RA
Championnat
actuel
Premier League
Président Flag of the United States.svg Avram & Joel Glazer (Depuis 2005)
Entraîneur Flag of Scotland.svg Sir Alex Ferguson (Depuis 1986)
Joueur le plus capé Drapeau : Pays de Galles Ryan Giggs (907)
Meilleur buteur Drapeau : Angleterre Bobby Charlton (249)
Site web officiel anglais officiel français
Palmarès principal
National1 Championnat d'Angleterre (19)
Coupe d'Angleterre (11)
Coupe de la Ligue (4)
Community Shield (19)
International1 Coupe du monde des clubs (1)
Coupe Intercontinentale (1)
Ligue des champions (3)
Coupe des coupes (1)
Supercoupe de l'UEFA (1)
Maillots
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Domicile
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Couleurs de l’équipe
Extérieur
Actualités
Pour la saison en cours, voir :
Saison 2011-2012 du Manchester United Football Club

 

 

 

 

 

 

 

Le Manchester United Football Club est un club de football anglais basé dans le district de Trafford, à proximité de la ville de Manchester, dans son stade d'Old Trafford dans le Greater Manchester. Il est fondé en 1878 sous le nom de Newton Heath.

Manchester United est l'un des clubs les plus supportés et des plus riches au monde2 avec des revenus les plus élevés de tout club de football, d'une valeur estimée à 897 millions de livres3,4 à partir de septembre 2008, le club est aussi un des fondateurs de l'Association européenne des clubs.

Manchester United possède le palmarès le plus fourni du football britannique, ayant remporté le championnat d'Angleterre à dix-neuf reprises. Le club a également remporté onze Coupes d'Angleterre, quatre Coupes de la Ligue anglaise, trois Ligues des Champions, une Coupe des Coupes, une Supercoupe de l'UEFA, une Coupe intercontinentale et une Coupe du monde des clubs.

Le manager est Sir Alex Ferguson depuis 1986, et le capitaine actuel est Nemanja Vidić. Le club est propriété de la famille Glazer5.





Histoire


Article détaillé : Histoire de Manchester United.

Débuts (1878-1945)


Le club est fondé en 1878 sous le nom de « Newton Heath LYR F.C. ». Il s'agit alors d'une équipe corporative de la compagnie ferroviaire Lancashire and Yorkshire Railway (LYR). Le club se fait un nom localement et veut accéder à la Ligue. Il ne sera accepté qu'à la troisième demande en 1892, mais l'apprentissage est difficile avec une descente en 1898 en deuxième division alors que Manchester City gagne son premier titre.

Après quelques années difficiles, le club gagne enfin le pouvoir financier grâce à un brasseur, John Henry Davies, pour progresser avec de nouveaux joueurs et une nouvelle direction. La décision de changer de nom est alors prise : Manchester Central est proposé ainsi que Manchester Celtic, les deux propositions furent rejetées pour le nom qui deviendra célèbre, en 1902 : Newton Heath devient officiellement Manchester United Football Club. De plus, le club abandonne les couleurs de Newton Heath, le vert et l'or, pour le rouge et le blanc.

Ernest Mangnall entraîne l'équipe de l'époque dont faisaient partie Turnbull, Bannister, Burgess et Charlie Roberts. Dès 1908, Manchester United obtient son premier titre de champion et gagne la Coupe d'Angleterre en 1909, en battant Bristol City 1-0. Ce fut une période faste pour les supporters qui eurent droit à un nouveau stade : le club s'installe à Old Trafford (surnommé aujourd'hui le Théâtre des Rêves).

Les années 1920 et les années 1930 furent des décennies difficiles pour MU. Le club descend en deuxième division en 1922, lutte pour s'y maintenir, se stabilisant dans le milieu de tableau de ce championnat. En 1927, c'est une mini-crise, les fans menacent de boycotter le club. Pour faire face à la crise, la possibilité de vendre le stade est même à l'étude, et la même année, l'homme d'affaires James Gibson éponge la dette de 2 000 £ et prend le contrôle du club.

Mais le miracle sportif ne se produit pas malgré l'embauche d'un nouvel entraîneur, Scott Duncan, et en 1934 le club est proche de descendre en troisième division. Dos au mur, Manchester United affronte Millwall le 5 mai alors que de l'autre côté, Manchester City, le club rival de toujours se qualifie pour la finale de la Coupe d'Angleterre grâce à Matt Busby.

Manchester United fait l'ascenseur et finit par remonter en première division en 1939, au moment où la guerre commence. Durant la guerre, Old Trafford est bombardé et se trouve en ruines.



Les années de Busby (1945-1969)

 

 


Statue de Matt Busby

 

 

 

 

En 1945, Matt Busby arrive. Il est novateur dans sa stratégie en décidant du recrutement de nouveaux joueurs et en dirigeant les entraînements et s'entoura d'un assistant : Jimmy Murphy. Les premières années de Busby sont un succès, le club atteignant la place de vice-champion et la victoire en Coupe d'Angleterre en 1948, grâce à des joueurs de la région : Stan Pearson, Jack Rowley, Charlie Mitten et Allenby Chilton.

Charlie Mitten part en Colombie, mais ses anciens co-équipiers gagnent le championnat en 1952. Cependant, Busby comprend que l'équipe a besoin de plus d'expérience et il opte pour la jeunesse. Cette politique prend du temps pour produire des résultats positifs, mais Manchester United remporte à nouveau le championnat en 1956 avec une équipe où la moyenne d'âge est de 22 ans, marquant 103 buts, un record de Manchester United. Les joueurs de cette génération dorée seront surnommés les Busby Babes. Cette réussite des jeunes est symbolisée par Duncan Edwards, qui fait ses débuts à 16 ans seulement. La saison suivante, 1956-57, le club gagne de nouveau le championnat, mais perd en finale de la Coupe d'Angleterre contre Aston Villa. Manchester United devient aussi le premier club anglais à participer à la Coupe d'Europe des clubs champions, contre la volonté de la fédération d'Angleterre, et perd contre le Real Madrid en demi-finale. Auparavant, MU réalise son plus large score européen en battant le champion de Belgique RSC Anderlecht 10-0 à Maine Road.

 

 

 


Plaque commémorative sur la tragédie de Munich en 1958.

 

 

 

 

L'année suivante, le club connaît la plus grande tragédie de son histoire. Le 6 février 1958, huit joueurs sont tués dans le crash aérien de Munich : Geoff Bent, Roger Byrne, Eddie Colman, Duncan Edwards, Mark Jones, David Pegg, Tommy Taylor et Liam Whelan - et quinze autres seront blessés : Walter Crickmer, Bert Whalley et Tom Curry, entraîneurs, sont parmi eux. Le gardien de but Harry Gregg sauve Bobby Charlton et Dennis Viollet en les traînant de la porte de l'avion, Johnny Berry survit aussi à l'accident, mais il prend sa retraite sportive à cause de ses blessures et Matt Busby passe deux mois à l'hôpital.

La même année, Manchester United joue en finale de la Coupe d'Angleterre, mais perd contre Bolton Wanderers. L'UEFA donne à Manchester United l'occasion de jouer la Coupe d'Europe des clubs champions la saison suivante, mais la fédération anglaise refuse. MU finit vice-champion la saison suivante avec une équipe décimée par le désastre de Munich.

Busby reconstruit son équipe pendant les années 1960, recrutant de nouveaux joueurs comme Denis Law ou Pat Crerand, et en faisant confiance à de nouveaux jeunes dont le plus célèbre est George Best. MU gagne la coupe d'Angleterre en 1963, mais finit dix-neuvième du championnat. Cependant, en 1964 le club retrouve le haut du classement en atteignant le seconde place et le remporte en 1965 et 1967. MU gagne la coupe d'Europe des clubs champions en 1968, battant le SL Benfica d'Eusébio 4-1 en finale après prolongation, devenant le premier club anglais à gagner cette compétition. Cette équipe contient trois vainqueurs du ballon d'or : Bobby Charlton, Denis Law et George Best. Matt Busby prend sa retraite en 1969 et Wilf McGuinness le remplace.

 


Années sans championnat (1969-1986)

 


MU se reconstruit donc après le départ de Matt Busby et avec Wilf McGuinness en 1969-70, en finissant huitième en championnat, et après un mauvais départ en 1970-71, McGuinness est débarqué de l'équipe première et s'occupe de la réserve et Busby revient pour une pige de six mois. Les résultat s'améliorent sous Busby, mais il part durant l'été 1971. Par conséquent, MU perd certains de ses meilleurs joueurs, comme Nobby Stiles et Pat Crerand.

Jock Stein, qui avait mené le Celtic Glasgow à la victoire en coupe d'Europe, accepte le travail d'entraîneur à Manchester, mais il sera renvoyé et Frank O'Farrell le remplace. Cependant, comme McGuinness, O'Farrell y restera 18 mois, la seule différence entre les deux est la réaction d'O'Farrell en achetant de nouveaux joueurs, comme Martin Buchan d'Aberdeen payant 125 000 £. En 1972, Tommy Docherty (surnommé "the Doc") devient entraîneur et sauve MU de la rélégation cette saison-là mais ne pourra y échapper en 1974 après les départs de Best, Law et Charlton. Denis Law s'installe à Manchester City en été 1973, et marque un but qui aura pour conséquence de réléguer son ancien club MU. Les joueurs comme Lou Macari, Stuart Houston et Brian Greenhoff essaient de remplacer Best, Law et Charlton sans succès.

L'équipe remonte immédiatement avec le jeune Steve Coppell qui arrive de Tranmere Rovers et avec lui le club atteint la finale de la coupe d'Angleterre en 1976 (perdue contre Southampton). Le club atteint de nouveau la finale en 1977 et bat Liverpool. Malgré cette réussite et sa popularité auprès des fans, Docherty est renvoyé juste après la finale en raison d'une liaison avec la femme du physiothérapeute.

Dave Sexton remplace Docherty en 1977 et met en place un jeu défensif, impopulaire en raison du passé du club qui prônait sous Docherty et Busby un jeu offensif. Les transferts majeurs sont Joe Jordan, Gordon McQueen, Gary Bailey et Ray Wilkins, mais MU reste dans le milieu de tableau du championnat et Sexton est renvoyé en 1981, bien qu'il gagne ses sept derniers matchs.

Ron Atkinson arrive au club et bat immédiatement le record des transferts britanniques en achetant Bryan Robson, qui est censé être le meilleur milieu depuis Duncan Edwards. L'équipe d'Atkinson contient aussi Jesper Olsen, Paul McGrath et Gordon Strachan, et des joueurs formés au club : Norman Whiteside et Mark Hughes. United gagne la coupe d'Angleterre en 1985, après l'avoir perdue en finale en 1983, et devient favori pour gagner le championnat en 1986 après dix victoires lors des dix premiers matches, mais ne finira que quatrième. Après un mauvais départ l'année suivante, Atkinson est renvoyé avant la fin de la saison.



L'ère d'Alex Ferguson (1986-aujourd'hui)

 

 


Alex Ferguson.

 

 

 

 

Old Trafford en 1992

 

 

 

 

Alex Ferguson arrive d'Aberdeen FC pour remplacer Atkinson et mène le club à la onzième place. La saison suivante en 1988, MU finit vice-champion, avec Brian McClair qui devient le premier joueur depuis George Best à marquer 20 buts en championnat dans une saison.

Cependant, MU est à la peine les deux saisons suivantes. Alex Ferguson est sur le point d'être renvoyé en 1990 mais sera sauvé par un but de Mark Robins donnant à MU une victoire au troisième tour de la coupe d'Angleterre contre Nottingham Forest. L'équipe continue à gagner et remporte la coupe contre Crystal Palace.

Manchester gagne la Coupe d'Europe des vainqueurs de coupe en 1991, battant les champions d'Espagne du FC Barcelone en finale. En manque de forme la saison suivante, le club termine à la seconde place du championnat derrière Leeds United. En 1991, le club se met en bourse pour une valeur de 47 millions de £.

L'arrivée d'Éric Cantona en novembre 1992 redonne espoir au club, ainsi que l'expérience de Gary Pallister, Denis Irwin et Paul Ince et enfin des jeunes formés au club comme Ryan Giggs. Manchester United remporte le championnat en 1993 pour la première fois depuis 1967, et réalise le doublé coupe-championnat pour la première fois la saison suivante, aidé par son nouveau joueur Roy Keane, un milieu déterminé venu de Nottingham Forest et qui deviendra capitaine. En revanche, la même année, le club plonge dans la déprime après le décès de son entraîneur légendaire et président Matt Busby, qui meurt le 20 janvier 1994.

En 1995, Cantona est banni des terrains pour huit mois après un coup de pied sur un supporteur de Crystal Palace, Matthew Simmons, qui avait adressé des insultes raciales à Cantona pendant un match à Selhurst Park. Son absence sera lourde de conséquences puisque MU perdra en finale de la coupe d'Angleterre contre Everton FC et surtout finira le championnat deuxième derrière les Blackburn Rovers. C'est d'ailleurs la seule saison de l'ère Cantona où MU ne sera pas champion. Par la suite, Ferguson crée une controverse en vendant ses joueurs clés et en les remplaçant par des jeunes, comme David Beckham, Nicky Butt, Gary Neville, Phil Neville et Paul Scholes, mais ces nouveaux étonnent beaucoup d'experts et MU réalise le doublé en 1996. Ce fut la première fois qu'un club anglais réalise le doublé deux fois.

Le club gagne le championnat en 1997, et Éric Cantona annonce son retrait du football à 30 ans seulement. En 1998, MU finit second derrière Arsenal FC.

 


Le triplé (1998-1999)

 


La saison 1998-1999 de Manchester United est la plus réussie de l'histoire du football anglais car il devient le premier club à remporter à la fois le championnat, la coupe d'Angleterre et la Ligue des Champions. Le club gagne le championnat lors de la dernière journée en battant Tottenham Hotspur 2-1, tandis qu'Arsenal malgré sa victoire 1-0 face à Aston Villa termine à un point6. En finale de la coupe d'Angleterre, MU bat Newcastle United 2-0 grâce à des buts de Teddy Sheringham et Paul Scholes7. Enfin, en finale de la Ligue des Champions, les mancuniens battent le Bayern Munich en ayant été menés 1-0 dès la 6e minute avant d'égaliser et de prendre l'avantage dans les arrêts de jeu de la seconde période8,9. Le 30 novembre 1999, ils remportent également la Coupe intercontinentale en battant le SE Palmeiras 1-0 à Tokyo10.

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Coyote.

Publié le 30 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

Coyote

Aide à la lecture d'une taxobox Coyote
 Canis latrans
Canis latrans
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Mammalia
Sous-classe Theria
Infra-classe Eutheria
Ordre Carnivora
Famille Canidae
Genre Canis
Nom binominal
Canis latrans
Say, 1823
Statut de conservation UICN :

LC  : Préoccupation mineure
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'UICN.

Répartition géographique
Cypron-Range Canis latrans.svg

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Le coyote (Canis latrans, signifiant chien qui aboie) est une espèce de la famille des canidés. On trouve les coyotes en Amérique du Nord, mais aussi en Amérique centrale et jusqu'au nord de l'Amérique du Sud. Les coyotes vivent en général en meutes, mais ont l'habitude de chasser seuls. Ils vivent en moyenne dix ans (jusqu'à dix-huit ans en captivité[réf. nécessaire]). Le mot « coyote » est d'origine nahuatl.

La taille des coyotes ne dépasse pas 60 cm au garrot et leur pelage varie du gris au fauve. Les oreilles et le museau sont longs et pointus. Les coyotes pèsent entre 9 et 23 kg.

Les coyotes courent très vite, grâce à leur corps svelte, musclé et leurs longues pattes très fines, ils peuvent atteindre une vitesse de 60 km/h sur une distance d'environ 300 mètres. Ils sont plus rapides que les loups.





Morphologie et anatomie

 

 

 

 

Le coyote mesure 75-100 cm de longueur et environ 60 cm de hauteur [réf. nécessaire]. La couleur de son pelage varie du gris à la couleur cannelle, parfois avec une légère teinte rosée. Les oreilles et le museau du coyote sont assez grosses par rapport à la taille de sa tête. Le bout de son museau a moins de 25 mm de largeur et les coussinets plantaires de ses pattes postérieures ont un diamètre généralement inférieur à 32 mm[réf. nécessaire]. Il pèse entre 9 et 16 kg, avec une moyenne de 15 kg[réf. nécessaire]. On peut l'identifier par sa queue épaisse et étroite, qu'il tient souvent à ras du sol. En raison de son aspect svelte, voire maigre même lorsqu'il est en bonne santé, il se distingue de son parent le plus proche, le loup gris, qui peut peser de 35 à 60 kg[réf. nécessaire].


 


Comportement


Alimentation

 


Le coyote s'adapte très bien et vit dans divers lieux. Son comportement est très variable selon son habitat, mais généralement il vit et chasse seul ou en couple (avec la même femelle) en quête de petits mammifères, spécialement les musaraignes, campagnols, lapins, lièvres, mais aussi les ratons laveurs, porcs-épics et cerfs. Il peut s'attaquer aux oiseaux, serpents, batraciens, crustacés, insectes, poissons, voire aux renards. Il est omnivore même s'il a la réputation d'être essentiellement charognard. Il change son régime alimentaire selon les sources de nourriture disponibles et peut même manger des fruits, herbes et autres végétaux comme des baies. Dans le parc national américain de Yellowstone, avant que le loup n'y soit réintroduit, les coyotes avaient commencé à occuper la niche écologique laissée vacante et chassaient en meute pour s'emparer de proies de plus grande envergure, comme des cerfs malades ou âgés[réf. nécessaire].

 


Reproduction


Les coyotes sont monogames. L'accouplement a lieu autour du mois de février et des portées de 5 à 7 petits voient le jour fin avril, début mai. Les deux parents, et même les jeunes individus nés l'année précédente et qui n'ont pas quitté le terrier parental aident à nourrir les petits. À 3 semaines, ces derniers sortent du terrier sous la surveillance de leurs parents ; quand ils atteignent 8 à 12 semaines, ils apprennent à chasser. Les familles restent unies tout au long de l'été, mais les jeunes s'en vont en quête de nouveaux territoires vers l'automne. D'habitude, ils déménagent à 15 km[réf. nécessaire]. À un an, les jeunes atteignent la maturité sexuelle. Les coyotes ont une espérance de vie d'environ 8 à 10 ans[réf. nécessaire].

Le coyote du Nord-est et celui du Cap Cod sont apparemment à 50% mélangés avec le loup rouge[réf. nécessaire]. Les coyotes peuvent se croiser et mettre au monde une descendance fertile en s'accouplant avec des loups gris ou des chiens domestiques[réf. nécessaire]. En tout état de cause, des contraintes pratiques telles que la période de fertilité et des cycles hormonaux et le besoin pour les parents de s'occuper de leurs petits limitent de tels croisements à l'état sauvage. En français, le mot-valise « coydog », l'hybride d'un chien et d'un coyote, peut se traduire par «  coyochien ».

 


Vocalisations


Il est beaucoup plus fréquent d'entendre un coyote que de le voir. Leurs appels sont aigus. On les décrit comme des hurlements, des glapissements, des aboiements. Ils sont composés soit d'une note qui monte et qui descend (un hurlement), soit d'une série de brèves notes (un glapissement). On les entend à la tombée de la nuit ou pendant l'obscurité plus fréquemment qu'en journée.

Bien que les appels aient lieu toute l'année, ils s'intensifient pendant la saison des amours au printemps, et pendant l'automne, quand les petits se séparent de leurs familles pour conquérir de nouveaux territoires. Le hurlement est trompeur. En raison de ses paramètres sonores[précision nécessaire], il donne l'impression que le coyote se situe à un endroit alors qu'il est ailleurs.

 


Habitat


Les coyotes occupent le continent nord-américain depuis l'Alaska et le Canada, dans la presque totalité des États-Unis, le Mexique et même le Costa Rica et le Guatemala. On trouve le coyote dans les régions rurales et à proximité des villes. Il habite les champs entremêlés de buissons et de marais, et les zones de broussailles à proximité des jeunes peuplements de décidus et de conifères, on le retrouve aussi dans les prairies. Profitant du déboisement, ils sont en expansion dans tout l'est du Québec, la région de Matane étant fortement occupé. On en trouve même au Nouveau-Brunswick[réf. nécessaire].

Bien que cet animal soit chassé avec acharnement, il se rencontre jusque dans les banlieues des villes américaines. Ils se sont adaptés à fouiller les poubelles et à manger des animaux domestiques.

Une étude de scientifiques de l'université d'État de l'Ohio réserve de surprenantes découvertes à cet égard. Les chercheurs ont étudié des populations de coyotes sur une durée de 6 ans, constatant que les coyotes se sont admirablement adaptés à la vie dans des centres densément peuplés, tout en évitant tout contact humain. Ils ont découvert, entre autres choses que les coyotes de ville vivent plus longtemps que leurs congénères de la campagne, et qu'ils aident les humains en tuant les animaux dits nuisibles et d'autres petits animaux - y compris des animaux de compagnie vivant dehors. On les trouve n'importe où, depuis les parcs jusque dans les zones industrielles. Les scientifiques estiment qu'il y a jusqu'à 2 000 coyotes dans l'agglomération de Chicago et que ces statistiques s'appliquent probablement à d'autres paysages urbains de l'Amérique du Nord[réf. nécessaire]. Comme preuve de la faculté d'adaptation du coyote à n'importe quel habitat, on en a capturé certains dans Central Park à Manhattan en mars 2006[réf. nécessaire]. La tanière (le terrier du coyote) est très souvent située près de l'eau.


 


Attaques contre l'homme


Le 27 octobre 2009, la chanteuse canadienne de folk de 19 ans Taylor Mitchell a été attaquée par deux coyotes alors qu'elle se promenait seule dans le Parc national des Hautes-Terres-du-Cap-Breton, en Nouvelle-Écosse, au Canada. Elle a succombé le lendemain à ses multiples blessures dans un hôpital d'Halifax. C'est un des rares cas d'attaques mortelles de l'homme par des coyotes1.

 


Le coyote dans la mythologie


On trouve de nombreux mythes amérindiens qui incluent le coyote comme élément important : on le représente comme un personnage masculin, aux caractères anthropomorphiques, même s'il peut avoir quelques caractéristiques physiques du coyote, comme le pelage. Il tient en général le rôle d'un farceur, même s'il peut apparaître parfois comme un simple bouffon, ou comme le mal absolu. On le présente habituellement avec des traits d'avarice, d'imprudence, de précipitation et de jalousie. Il est souvent l'adversaire de son frère le loup qui est sage et affable mais a tendance à céder devant les requêtes insistantes du coyote.

Le coyote tient un rôle prépondérant dans divers mythes de la Création. Dans l'un d'eux, il crée les premiers humains en donnant des coups de patte à une boule composée de boue et d'excréments. Dans un autre, le coyote réussit à s'accoupler avec une femme méchante qui a tué tous les autres hommes du monde pendant l'acte sexuel.

Le coyote occupe notamment une place très importante dans les mythologies Nez-Percés, Navajos ou Crows[précision nécessaire].

 


Galerie

 

 


 

 

 

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Équipe d'Angleterre de football (2).

Publié le 30 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR

Alf Ramsey, une victoire en Coupe du monde sans lendemains (1962-1974)

 

 

 

 

 

 

Articles détaillés : Alf Ramsey, Angleterre à la Coupe du monde 1966 et 1970.

 

 

 

Réplique du trophée Jules Rimet, gagné par l'Angleterre en 1966

 

 

 

Alors que l'Angleterre de Winterbottom ne participe pas au premier championnat d'Europe organisé en championnat d'Europe 196011, l'Angleterre d'Alf Ramsey s'engage dans les éliminatoires des championnats d'Europe en 1964, 1968 et 1972. L'Angleterre ne réussit cependant pas à se qualifier pour l'Euro 1964, battue par la France12 qui lui fait subir à cette occasion sa plus lourde défaite à l'extérieur hors match amicaux sur le score de 5-2a 22,c 12, lors du premier match de Ramsey à la tête de l'équipe.

La Coupe du monde de football 1966 se dispute à domicile, l'Angleterre qualifiée d'office en tant que pays organisateur est dispensée de matchs de qualification. Au premier tour de la compétition, après un match nul 0-0c 13 contre l'Uruguay, l'Angleterre obtient deux victoires dans son groupe. Elle gagne ainsi sur le score de 2-0c 14 contre le Mexique puis à nouveau 2-0c 14 contre la France ce qui signifie et la qualification et la première place de son groupe. Lors des quarts de finale, elle affronte l'Argentine dans un match difficile marqué par la violence et le refus du capitaine argentin de sortir après une expulsion qu'il juge imméritée. L'Angleterre s'impose néanmoins 1-0c 15 et accède ainsi aux demi-finales pour la première fois de son histoire. Le match en demi-finale est gagnée 2-1c 15 contre le Portugal. En finale, l'entraîneur de l'Angleterre Alf Ramsey mène son équipe à la victoire. Elle s'impose face à la RFA 4-2c 16 après un match marqué par un but litigieux dans la prolongation. Trois des quatre buts sont l'œuvre de Geoffrey Hurst, il signe le seul triplé lors d'un seul match, en finale de Coupe du monde. Les joueurs comme le milieu Bobby Charlton, recordman des buteurs en sélection, le défenseur Bobby Moore ou le gardien de but Gordon Banks sont considérés comme les éléments les plus importants du triomphe anglais.

En 1968, auréolée de son titre de championne du monde, la sélection anglaise réussit pour la première fois à se qualifier pour le championnat d'Europe12, vainqueur du British Home Championship qui sert également d'éliminatoire. En quart de finale, qui fait toujours partie des éliminatoires elle écarte l'Espagne sur une confrontation aller-retour. Lors de la compétition à proprement parler, elle est battue d'entrée par la Yougoslavie sur le score de 1-0c 17 et ne peut que disputer le match pour la troisième place. Lors de ce match elle écarte l'Union soviétique 2-0c 18 se classe troisième et obtient ainsi la meilleur place jamais atteinte par l'Angleterre en championnat d'Europe.

Championne du monde en titre, l'Angleterre est une nouvelle fois dispensée de matchs qualificatifs car qualifiée d'office pour le tournoi de 1970. L'Angleterre termine deuxième de son groupe avec une victoire 1-0c 19 contre la Roumanie, une défaite 0-1c 19 contre le Brésil, match resté célèbre pour une parade exceptionnelle du gardien anglais face à une tête de Pelénote 3 et une victoire 1-0c 20 contre la Tchécoslovaquie. Le 14 juin à León, alors que Gordon Banks est absent à cause d'une intoxication alimentaire, l'Angleterre mène 2-0 au bout de 50 minutes de jeu, en quart de finale contre les Allemands de l'Ouest. Alf Ramsey fait alors sortir Bobby Charlton, les Allemands reviennent plus tard dans la partie et après prolongations gagnent 3-2c 20 et éliminent l'Angleterre. La génération victorieuse en 1966 perd donc ainsi son titre acquis quatre ans plus tôt.

Pour le championnat d'Europe 1972, l'Angleterre termine première de son groupe qualificatif comprenant la Suisse, la Grèce et Malte. La RFA l'élimine cependant en quart de finale, lui barrant l'accès à la phase finale de la compétition grâce à une défaite infligée à Wembley sur le score de 1-3c 21

L'équipe d'Angleterre retrouve la Pologne et le Pays de Galles dans le groupe qualificatif pour la coupe du monde 197413. La Pologne se qualifie aux dépens de l'Angleterre grâce à une victoire 2-0c 22 à Chorzow et un mach nul 1-1c 23 obtenu à Wembley. Le dernier match qualificatif est marqué par le talent du portier polonais Jan Tomaszewski qui à plusieurs reprises repousse les tentatives anglaises, à contrario Peter Shilton se met en évidence par une erreur coûtant le but et la qualification. L'équipe d'Angleterre est ainsi écartée de la coupe du monde est devient une des grandes absentes de l'édition de 1974.

 


Reconstruction de l'équipe nationale (1974-1982)


Don Revie, un échec à la tête de l'Angleterre 


Article détaillé : Don Revie.

Roy McFarland, un des titulaires en défense lors des années 1970

 

 

 

Placée dans un groupe qualificatif comprenant la Tchécoslovaquie, le Portugal et Chypre, l'Angleterre ne parvient pas à obtenir son billet pour le championnat d'Europe de football 197614, notamment du faite d'une défaite 2-1 concédée à Bratislavac 24.

L'équipe d'Angleterre est placée dans le groupe 2 des qualifications pour la coupe du monde 1978. Avec elle se retrouvent l'Italie, la Finlande et le Luxembourg15. La qualification se joue entre l'Angleterre et l'Italie. Les Italiens, plus dominateurs dans les duels contre les deux autres équipes du groupe se qualifient pour la phase finale en Argentine grâce à une meilleur différence de buts, l'Angleterre est une fois de plus absente de la compétition.

Ron Greenwood, une reconstruction progressive de l'équipe d'Angleterre[modifier]

L'Angleterre retrouve les grandes compétitions internationales en se qualifiant pour le championnat d'Europe 1980. Elle reste invaincue tout au long des qualifications et obtient la première place du groupe composé de l'Irlande du Nord, de la République d'Irlande, de la Bulgarie et du Danemark16. Lors de la compétition, l'Angleterre obtient un match nul 1-1c 25 contre la Belgique, perd 1-0c 26 contre l'Italie et remporte 2-1c 26 le match contre l'Espagne. Ces résultats se révèlent insuffisants pour la qualifier pour le reste de la compétition.

Le groupe de qualification pour la coupe du monde 1982 propose la Hongrie, la Roumanie, la Suisse et la Norvège comme opposition à l'Angleterre. Elle réussie à se qualifier en finissant deuxième du groupe derrière la Hongrie17. Lors de la coupe du monde 1982, l'Angleterre réalise un brillant premier tour comprenant des victoires 3-1c 27 contre la France, 2-0c 27 contre la Tchécoslovaquie et 1-0c 28 contre le Koweït. Au second tour, elle ne peut faire mieux que 0-0 contre la RFAc 28 et l'Espagnec 29 qui évolue à domicile. Ce sont les Allemands qui accèdent à la demi-finale grâce à leur succès contre les Espagnols, l'Angleterre est donc éliminée sans avoir perdu le moindre match.

 


Bobby Robson, une sélection aux résultats en dent de scie (1982-1990) 



Bryan Robson, meneur de jeu de l'équipe de Bobby Robson, est blessé lors des coupes du mondes 1986 et 1990

 

 

 

Depuis 1963 et la nomination de Alf Ramsey, l'Angleterre remporte quinze fois le titre du British Home Championship dont quatre titres partagés3, la compétition perd cependant peu à peu de son prestige du fait de la concurrence de la coupe du monde et du championnat d'Europe. Pour le centenaire de la création de l'épreuve se joue la dernière édition du British Home Championship, l'Angleterre ainsi que l'Écosse décident en effet de ne plus participer à celle-ci. L'équipe de Bobby Robson participe donc une dernière fois au tournoi en 1984 avant que la Rous Cup18 ne prolonge jusqu'en 1989 la tradition datant de 1870a 1 du match annuel opposant Angleterre et Écosse. À partir de 1990, cette nouvelle compétition est elle-même supprimée.

L'Angleterre se retrouve pour les qualifications de l'Euro 1984 dans un groupe qui comprend le Danemark, la Grèce, la Hongrie et le Luxembourg. Au cours des éliminatoires, l'équipe perd un match 0-1c 30, à domicile contre le Danemark, cette unique défaite suffit toutefois aux Scandinaves pour obtenir la première place et se qualifier aux dépens de l'Angleterre19.

Le groupe de qualification pour la Coupe du monde 1986 oppose l'Irlande du Nord, la Roumanie, la Finlande et la Turquie à l'Angleterre. L'Angleterre domine son groupe finissant première devant l'Irlande du Nord20. Le début de l'Angleterre dans la compétition est poussif avec une défaite d'entrée face au Portugal 0-1c 31 et un nul 0-0c 32 contre le Maroc mais l'Angleterre termine à la seconde place de son groupe derrière le Maroc grâce au coup du chapeau de Gary Lineker contre la Pologne 3-0c 32. Le onze anglais se qualifie facilement en huitième de finale contre le Paraguay 3-0c 33. Le parcours de l'Angleterre s'achève en quart de finale sur le score de 1-2c 33 contre les Argentins futurs vainqueurs dans un match marqué de l'empreinte de Diego Maradona qui marque un but de la main et un but sur une action individuelle où il dribble l'ensemble de la défense anglaise ainsi que le gardien avant de marquer. Les Anglais trouvent une consolation grâce à Lineker qui termine meilleur buteur de cette coupe du monde.

L'Angleterre se qualifie pour le championnat d'Europe de 1988 en restant invaincue et en finissant à la première place d'un groupe qui comprend la Yougoslavie, l'Irlande du Nord et la Turquie16. L'Euro 88 est une véritable déception pour l'Angleterre avec trois défaites en trois matches. L'équipe perd d'abord 0-1c 34 contre l'Irlande de Jack Charlton. Marco van Basten marque les trois buts qui scellent une défaite 1-3 contre les Pays-Basc 35 futurs vainqueurs. L'URSS bat également l'Angleterre sur le score de 3-1c 35 laissant l'Angleterre avec un bilan de trois défaites pour autant de matchs.

L'Angleterre lors des qualifications pour la coupe du monde 1990 est opposée à la Suède, la Pologne, et l'Albanie. Elle réussit à se qualifier en finissant deuxième du groupe derrière la Suède21. L'Angleterre termine en tête du groupe F avec des matchs nuls 1-1c 36 contre l'Irlande et 0-0c 37 contre les Pays-Bas puis une victoire 1-0c 37 contre l'Égypte. Elle élimine la Belgique en huitième de finale sur le score de 1-0c 38 après prolongations. En quart, les Anglais éliminent le Cameroun 3-2c 38 après prolongations dans l'un des matchs les plus spectaculaires du mondial italien. L'Angleterre est battue en demi-finale par la RFA aux tirs au but après un nul 1-1c 39, ce qui lui barre la voie à une seconde finale après celle de 1966. Les Anglais terminent finalement quatrièmes, battus 1-2c 39 par l'Italie pour la médaille de bronze.

 


Instabilité des années 1990 



Robbie Fowler, attaquant de la sélection au cours des années 1990 et 2000

 

 

 

Le groupe de qualification de l'Angleterre pour l'Euro 1992 en Suède comprend également la République d'Irlande, la Turquie et la Pologne, l'Angleterre termine première et reste invaincue22. Lors des matchs de préparation elle bat un de ses futurs adversaires lors de la compétition, la France qui reste sur une longue série d'invincibilité, 2-0c 40 lors d'un match amical. Lors du tournoi final, l'Angleterre ne parvient pas à franchir le premier tour : après deux nuls 0-0 contre le Danemarkc 41 et la Francec 42, elle est plus tard battue 2-1c 43 par la Suède.

Pour la coupe du monde 1994, le tirage au sort place l'Angleterre dans un groupe comptant pour les qualifications composé de la Norvège, des Pays-Bas, de la Pologne, de la Turquie et de Saint-Marin23. L'équipe d'Angleterre qui perd 2-0 en Norvègec 44 et aux Pays-Basc 45 laisse les deux places qualificatives à ces deux équipes. L'Angleterre fait partie, comme la France et le Danemark, des grands absents de la compétition.

En 1996, trente ans après la victoire de 1966, l'Angleterre organise le championnat d'Europe, à ce titre l'équipe est qualifiée d'office comme pays organisateur. Le résultat du premier match, un 1-1c 46 contre la Suisse n'est pas convaincant. Cependant avec une victoire 2-0 contre l'Écossec 47 et une autre contre les Pays-Bas, sur le score de 4-1c 47, les Anglais passent aisément le premier tour. Le quart de finale contre l'Espagne est plus difficile et se solde par un 0-0c 48, les Anglais se qualifient aux tirs au but. En demi-finale contre l'Allemagne, l'équipe obtient un match nul 1-1c 48, ses espoirs s'envolent lors des tirs au but. Les Anglais ont pour consolation de voir Alan Shearer terminer meilleur buteur de la compétition avec 5 buts24.

L'Angleterre se retrouve dans un groupe de qualification pour la coupe du monde 1998 comprenant l'Italie, à nouveau la Pologne, la Géorgie et la Moldavie25. L'équipe d'Angleterre termine en tête du groupe devant l'Italie et se qualifie. Lors du premier tour de la compétition, elle termine deuxième du groupe F après une victoire 2-0c 49 contre la Tunisie, une défaite 1-2c 49 contre la Roumanie et victoire 2-0c 50 contre la Colombie. En huitième de finale, elle rencontre l'Argentine dans un match où Michael Owen marque l'un des plus beaux buts de la coupe du monde et où David Beckham est exclu après avoir répondu à une provocation de Diego Simeone. L'Angleterre s'incline aux tirs au but après un nul 2-2c 50 dans le temps réglementaire.

L'Angleterre termine deuxième derrière la Suède dans un groupe comptant pour l'Euro 2000 qui comprend en outre la Pologne, la Bulgarie et le Luxembourg. Elle dispute les barrage face à l'Écosse avec une victoire 2-0c 51 à l'extérieur, et un revers 0-1c 51 à domicile, ce qui la qualifie26. Les Anglais sont éliminés dès le premier tour de l'Euro 2000. Ils mènent 2-0 contre le Portugal au bout de 20 minutes mais les Portugais retournent la situation et l'emportent 3-2c 52. Alan Shearer redonne espoir à l'équipe par son but victorieux contre l'Allemagne que l'Angleterre bât 1-0c 52. L'Angleterre s'incline toutefois contre la Roumanie 2-3c 53, concédant un penalty à la dernière minute.

Les années 1990 sont également marquées par le match amical du 15 février 1995 où l'équipe d'Angleterre alors dirigée par Terry Venables affronte la République d'Irlande, après l'ouverture du score irlandaise le match est interrompu du fait d'émeutes provoquées par certains des supporteurs anglais27.

 


Eriksson, premier sélectionneur étranger (2001-2006) 



L'équipe d'Angleterre alignée contre le Paraguay lors de la Coupe du monde 2006

 

 

 

Après l'échec de l'Euro 2000 et la défaite à domicile contre l'Allemagne 0-1c 54 en début d'éliminatoires pour la coupe du monde 2002, la Fédération Anglaise confie pour la première fois la sélection anglaise à un entraîneur étranger, le Suédois Sven-Göran Eriksson qui remplace Kevin Keegan. L'Angleterre obtient alors une retentissante victoire 5-1c 55 en Allemagne. L'Angleterre termine première de son groupe de qualification qui comprend l'Allemagne, la Finlande, la Grèce et l'Albanie28 devant l'Allemagne grâce à un nul 2-2c 56 contre la Grèce, lors du dernier match, grâce à coup franc direct de David Beckham à la dernière minute.

Avec un 1-1c 57 contre la Suède, un 1-0c 57 contre l'Argentine et un 0-0c 58 contre le Nigéria, l'Angleterre termine deuxième de son groupe à égalité de points avec la Suède. David Beckham, expulsé en 1998 contre ces mêmes adversaires, prend sa revanche lorsqu'il inscrit le penalty victorieux contre les Argentins. En huitième de finale contre le Danemark, l'Angleterre se qualifie facilement sur le score de 3-0c 58. Elle rencontre ensuit le Brésil, Michael Owen ouvre la marque mais Rivaldo égalise peu avant la mi-temps. En début de seconde mi-temps, Ronaldinho inscrit un superbe coup franc qui lobe David Seaman. L'expulsion sévère de Ronaldinho ne change rien, l'Angleterre s'incline 1-2c 59 et sort du tournoi.

Dans un groupe de qualification pour l'Euro 2004 comprenant également la Turquie, la Slovaquie, la Macédoine et le Liechtenstein, l'Angleterre se qualifie en obtenant la première position et en restant invaincue29. Le premier match du championnat d'Europe commence pour l'Angleterre comme avait fini l'Euro 2000: l'Angleterre perd dans les arrêts de jeu. Frank Lampard ouvre le score de la tête contre la France mais Zinedine Zidane inscrit un doublé dans les dernières minutes : un coup franc direct puis un penalty qui sanctionne une mauvaise passe en retrait à David James, qui fait faute sur Thierry Henry. Il faut noter qu'à la 80e minute, Fabien Barthez avait repoussé un penalty de David Beckham. L'Angleterre s'incline donc 1-2c 60 contre la France mais se reprend très vite contre la Suisse 3-0c 61 et la Croatie 4-2c 61. Malgré un jeu convaincant et une belle résistance, l'Angleterre est éliminée en quart de finale aux tirs au but après un match nul 2-2c 62 face au Portugal.

Dans un groupe de qualification pour la coupe du monde 2006 qui comprend la Pologne, l'Autriche, le Pays de Galles, la Irlande du Nord et l'Azerbaïdjan, l'Angleterre termine première devant la Pologne et se qualifie30. L'Angleterre passe aisément le premier tour, terminant première du groupe avec un 1-0c 63 contre le Paraguay, un 2-0c 64 contre Trinité-et-Tobago et un 2-2c 64 contre la Suède. Elle remporte par la suite son huitième de finale contre l'Équateur 1-0c 65 grâce à un coup franc de Beckham. L'Angleterre échoue contre le Portugal aux tirs au but après un 0-0c 65, en quart de finale à Gelsenkirchen. Wayne Rooney est exclu de la rencontre alors que Cristiano Ronaldo, son coéquipier à Manchester United, influence la décision de l'arbitre. Le gardien portugais Ricardo Pereira arrête les tirs de Lampard, Gerrard et Carragher.

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Ornithorynque (2 & fin).

Publié le 30 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

Nourriture

 

 

 

 

 

 

L'ornithorynque est un animal carnivore qui a besoin de consommer tous les jours l'équivalent en nourriture de 20 % de son poids, ce qui lui demande de passer en moyenne 12 heures par jour dans l'eau pour cette activité36. Il se nourrit de vers, de larves d'insectes, de crevettes d'eau douce et d'écrevisses qu'il déniche dans le lit des rivières en fourrageant avec son bec ou en les attrapant en nageant. Il les stocke dans ses bajoues et les mange ensuite sur le rivage.

 


Reproduction

 

 

Quand le premier ornithorynque fut découvert, on ne savait pas que les femelles pondaient. On put le suspecter assez rapidement, mais le fait ne fut confirmé qu'en 1884 quand W. H. Caldwell fut envoyé en Australie pour cela et qu'après d'intensives recherches menées par 150 Aborigènes, il put découvrir quelques œufs7,38.

L'ornithorynque atteint sa maturité sexuelle vers l'âge de 2 ans et n'a qu'une saison des amours par an avec un accouplement entre juin et octobre avec quelques variations dans les dates suivant les régions29. L'accouplement a lieu dans l'eau. Les observations sur une longue période, le marquage et la recapture puis les premières études génétiques montrent la possibilité d'existences de populations sédentaires et de populations transhumantes, ce qui permettrait une polygamie des individus39. Les femelles deviennent matures leur deuxième année et la période de fécondité dure plus de 9 ans39.

En dehors de la période des amours, l'ornithorynque vit dans un simple terrier creusé dans la berge d'un cours d'eau et dont l'entrée est située à environ 30 centimètres au-dessus de la surface de l'eau. Après l'accouplement la femelle construit un terrier situé plus au-dessus de la surface de l'eau, beaucoup plus profond – pouvant atteindre 20 mètres de long – et entrecoupé de bouchons de terre par intervalles (qui servent probablement de sécurité contre une montée des eaux, contre la venue de prédateurs tout en régulant la température et l'humidité du nid40). Le mâle ne participe pas à la couvaison ni à l'élevage des petits et reste dans son ancien terrier. La femelle adoucit le sol de sa galerie avec des feuilles mortes et remplit le nid situé au bout du tunnel de feuilles, de tiges et de branches qu'elle transporte à l'aide de sa queue enroulée3.

La femelle ornithorynque a deux ovaires mais seul le gauche est fonctionnel31. Elle pond de 1 à 3 œufs (mais le plus souvent 2) à la coquille cuirassée comme les œufs de reptiles mesurant 11 millimètres de diamètre et légèrement plus sphériques que les œufs d'oiseaux41. Les œufs se développent dans l'utérus pendant 28 jours (à la différence des oiseaux où ils ne restent qu'un jour) et sont incubés ensuite pendant 10 jours par la mère qui se roule en boule autour d'eux (contre une vingtaine de jours chez les oiseaux)31.
Traditionnellement, on divise la période d'incubation en 3 périodes :

  • Pendant la 1re, l'embryon n'a pas d'organe fonctionnel et il se nourrit du vitellus42;
  • pendant la 2e, il développe ses doigts ;
  • et durant la 3e se forme le diamant qui permettra au jeune de casser sa coquille pour en sortir43.

À la naissance, les jeunes sont très vulnérables, aveugles et dépourvus de poils. Dès la sortie de l'œuf, les petits s'accrochent à la mère et elle les protège en s'enroulant autour d'eux. Comme pour les autres mammifères, la femelle allaite ses petits. Elle n'a pas de mamelons apparents, mais émet son lait à travers de petites ouvertures dans la peau (les pores). Ce lait s'amasse en gouttelettes accrochées aux poils de la mère que les petits ornithorynques lèchent quand leur mère est étendue sur le dos. Les jeunes vont ainsi passer 3 à 4 mois avec elle. Pendant toute la période d'incubation et les premières semaines d'allaitement, la femelle ne quitte son nid que pendant de courtes périodes pour aller se nourrir. En sortant de sa tanière, elle forme sur le trajet du tunnel plusieurs bouchons de terre qui ont certainement pour rôle de protéger les petits des prédateurs. Lorsqu'elle revient, elle doit les défaire et ce faisant, elle sèche sa fourrure, ce qui permet de maintenir le nid au sec44. Au bout de 5 semaines, la femelle passe de plus en plus de temps hors du nid et, vers 4 mois, les jeunes vont sortir du nid pour la première fois29.


Place de l'ornithorynque chez les mammifères

 

 


Ornithorynque dans un livre pour enfants publié en Allemagne au début du XIXe siècle.

 

 

 

 

Ornithorynque vu par Georges Cuvier in Le règne animal 1836.

 

 

 

 

On connaît encore très mal les monotrèmes et surtout les ornithorynques, ainsi certaines légendes qui s'étaient formées au début de sa découverte sont toujours répandues dans le public, par exemple la notion d'animal primitif proche des reptiles45. En fait, les monotrèmes sont les descendants d'une branche de mammifères qui s'est détachée très vite des autres mammifères, les thériens ; cette autre branche se serait divisée par la suite pour donner les marsupiaux et les placentaires46,45. Ceci est contraire à la théorie de William King Gregory qui en 1947 avait fait d'abord diverger les marsupiaux des autres placentaires avant de faire diverger les monotrèmes des autres marsupiaux, ce qui a été infirmé par les recherches postérieures à la date précitée45,47.

Une équipe internationale a déchiffré son génome et a publié son analyse dans la revue Nature du jeudi 8 mai 200848. Le travail de cette équipe confirme que les caractéristiques de reptile, d'oiseau et de mammifère de cet animal se retrouvent au niveau de son génome. L'ornithorynque a conservé l'état ancestral de certains caractères, qui a été également conservé chez les reptiles ou les oiseaux (le clivage méroblastique du zygote par exemple), alors que ces caractères ont évolué (ils sont donc dans un état dérivé) chez les autres Mammifères. Dans l'exemple précédent du clivage du zygote, le clivage holoblastique est donc apparu après la divergence Protothériens/Euthériens. L'ornithorynque a également développé des états dérivés de caractères spécifiques à ce taxon, comme l'électrolocalisation. Au cours de leur analyse, les chercheurs ont comparé ce génome avec ceux de l'homme, du chien, de la souris, de l'opossum et de la poule : l'ornithorynque partage 82 % de leurs gènes, ont-ils décelé. Il compte environ 18 500 gènes, soit environ les 2/3 de celui de l'homme49.

Les plus vieux fossiles connus de l'actuel ornithorynque datent d'environ 100 000 ans, c'est-à-dire de l'ère quaternaire. Les monotrèmes disparus, comme le Teinolophos et le Steropodon, étaient relativement proches des actuels ornithorynques47. Le Steropodon fossilisé découvert à Lightning Ridge en Nouvelle-Galles du Sud daterait de l'époque des dinosaures, il y a 110 Ma, ce qui en ferait le plus vieux mammifère trouvé en Australie. On a retrouvé de lui une mandibule avec 3 molaires alors que les actuels ornithorynques adultes sont édentés. On pensait que cette disposition tribosphénique des molaires datait de l'origine des monotrèmes, ce qui aurait conforté la théorie de Gregory en les rapprochant des reptiles, mais les recherches ultérieures ont montré que cette évolution s'était faite de façon séparée18. Monotrematum sudamericanum, un autre fossile parent de l'ornithorynque, a été découvert en 1991 en Patagonie, en Argentine, montrant que les monotrèmes existaient déjà à l'époque du supercontinent du Gondwana qui a éclaté voilà environ 167 Ma pour donner l'Antarctique, l'Australie et l'Amérique du Sud18,50.

En raison de leur divergence précoce avec les thériens et du petit nombre d'espèces de monotrèmes, ces animaux sont souvent des sujets d'étude pour comprendre l'évolution des espèces animales. En 2004, des chercheurs de l'université nationale australienne ont fait une découverte originale : Le sexe des thériens est déterminé par une paire de chromosomes ; la femelle possède deux chromosomes X, et le mâle un X et un Y. Chez les oiseaux, le mécanisme est similaire, mais le mâle est ZZ et la femelle WZ. Grâce à des marqueurs fluorescents, ils ont mis en évidence que l'ornithorynque dispose de cinq paires de chromosomes sexuels. La femelle est caractérisée par une séquence XXXXXXXXXX tandis que le mâle dispose d'une séquence XYXYXYXYXY. De plus, les chromosomes du début de la chaîne ont des gènes communs avec les mammifères, tandis que ceux de la fin partagent des gènes avec les oiseaux51,52. Cependant, il manque sur les chromosomes Y le gène SRY qui, chez les autres mammifères, est un gène fondamental de la détermination du sexe de l'animal. Ceci fait qu'on ne connaît pas encore comment se fait la différenciation sexuelle chez cet animal53.


Protection

 


Bien qu'il ait disparu d'Australie-Méridionale, l'actuel domaine de répartition de l'ornithorynque est globalement sensiblement comparable à celui qu'il occupait avant l'arrivée des Européens. En détail, il y a cependant quelques changements locaux et surtout une fragmentation de son habitat due aux modifications apportées par l'homme dans le milieu naturel où il évolue. On ne connait pas par contre avec beaucoup de précision le nombre d'individus vivants actuellement, ni l'évolution de la population au cours du temps et si l'on pense que cette population a diminué en nombre, on estime que c'est un animal encore assez abondant à l'heure actuelle32. L'espèce a été chassée à grande échelle pour sa fourrure jusqu'au début du XXe siècle et a été protégée en 1905 dans toute l'Australie44. Il y a eu ensuite la menace de disparition par la pêche au filet dans les cours d'eau jusque dans les années 1950. Il ne semble pas que l'ornithorynque soit en danger de disparition immédiate grâce aux mesures de protection qui ont été prises mais on ne connait pas les conséquences à long terme de la fragmentation de son habitat, de la création de barrages, de l'irrigation, de la pollution, du piégeage54... L'UICN classe l'ornithorynque dans sa liste des espèces menacées comme « peu concerné »54.

 

 

 


Un ornithorynque au zoo de Melbourne.

 

 

 

 

Les principaux prédateurs de l'ornithorynque sont les dingos, les goannas, les serpents, les rakalis et les rapaces parmi la faune indigène. Les populations aborigènes les chassaient quelquefois pour leur nourriture mais leur viande n'est pas très appréciée. Avec l'arrivée des Européens qui les ont chassés pour leur fourrure sont apparus de nouveaux prédateurs comme le chien, le renard et le chat.

Il faut y ajouter la mortalité liée à la circulation automobile, à la pêche illégale au filet et aux déchets laissés dans la nature : ornithorynques noyés étouffés dans des sacs en plastique ou étranglés par des fils des filets de pêche...

Les ornithorynques sont généralement peu sensibles à la maladie dans la nature en dehors de pneumonies liées à l'entrée accidentelle d'eau dans leurs poumons ; cependant est apparu un grave problème en Tasmanie avec l'apparition d'une maladie causée par un champignon, Mucor amphibiorum (en). La maladie (appelée Mucormycose) touche seulement les ornithorynques tasmaniens et n'a jamais été observée sur le continent. Les ornithorynques atteints par la maladie développent des lésions cutanées et des ulcères sur différentes parties du corps, de la queue et des membres. L'animal peut en mourir en raison des infections secondaires que la maladie favorise ainsi que par l'impossibilité pour l'animal de maintenir sa température corporelle et ses capacités à rechercher sa nourriture. Des études sont en cours pour déterminer les conséquences de la maladie sur la population d'ornithorynques de Tasmanie, sur son mode de transmission et sur l'étendue de l'atteinte55. Jusqu'à récemment, le renard roux (Vulpes vulpes) ne se trouvait que sur le continent australien et avait épargné la Tasmanie mais des observations de plus en plus fréquentes montrent qu'on peut le trouver dans certaines régions du pays56. Ce prédateur très efficace et sachant bien s'adapter aux différents milieux est considéré comme le pire nuisible de toute l'Australie et la plus grave menace pour la population animale autochtone. Son installation en Tasmanie serait un désastre en particulier pour l'ornithorynque qui trouve en Tasmanie son meilleur habitat et son plus grand nombre d'individus. La disparition du renard et du champignon sont deux défis importants à relever par ce pays pour la protection de ces animaux emblématiques.

La plupart des humains ont fait la connaissance de l'ornithorynque en 1939 lorsque le magazine National Geographic publia un article sur ce monotrème et sur les efforts faits pour son étude et son élevage en captivité. C'est une tâche difficile et qui a connu peu de succès depuis cette époque. Un des lieux d'étude les plus connus est la réserve d'Healesville au Victoria. Le principal responsable de ce centre fut David Fleay qui réussit à créer un milieu artificiel d'élevage dans une grande citerne où il entretint un courant d'eau et qui put obtenir ses premiers petits nés en captivité en 1943. En 1972, il trouva un jeune ornithorynque mort vieux d'une cinquantaine de jours et apparemment né en captivité dans le parc d'attraction David Fleay (en) à Burleigh Heads (en) sur la Gold Coast au Queensland57. De nouveaux jeunes sont nés à Healesville en 1998 et en 2000 toujours en milieu artificiel. Le zoo de Taronga à Sydney a eu une paire de petits en 2003 et un petit en 200658.


Références culturelles

 


De façon humoristique, on dit quelquefois (comme au début du film Dogma par exemple) que l'ornithorynque est une preuve de l'humour de Dieu. Son apparence originale a été utilisée dans de nombreuses circonstances, surtout dans son pays d'origine, l'Australie. Il figure d'ailleurs sur la pièce de 20 cents australiens.

L'ornithorynque dans la littérature et la bande dessinée
  • L'une des œuvres de l'écrivain italien Umberto Eco s'intitule Kant et l'ornithorynque, publié en version originale italienne (Kant e l'ornitorinco) en 1997 puis en français en 199959. Ce n'est en aucun cas un ouvrage sur l'ornithorynque mais l'auteur s'en sert pour sa réflexion.
  • En 2008, Thomas Cathcart a publié un ouvrage de vulgarisation de la philosophie, intitulé : Platon et son ornithorynque entrent dans un bar... La philosophie expliquée par les blagues (sans blague ?)61.
  • Drôle de nez... / Andrej Usatschow ; Anke Faust. Nord sud, 2012, np. ISBN978-2-8311-0052-4

 

Autres utilisations culturelles de l'ornithorynque


  • La série télévisée animée La Bande à Ovide présente les aventures d'un ornithorynque bleu nommé Ovide, vivant sur une île du Pacifique sud.
  • Expo Oz, l'ornithorynque, était la mascotte de l'Expo '88 qui s'est tenue à Brisbane en 198862.
  • Hexley l'ornithorynque est la mascotte du système d'exploitation gratuit Darwin, le BSD utilisé par les Mac OS X des ordinateurs Apple64.
  • Patricia l'ornithorynque est un personnage de la série Les Zybrides, le seul personnage non-mutant de la série.
  • Dans la chanson La bataille de Zoug Amag Zlong, apparue pour la première fois en 2005 dans l'album À poil dans la forêt du groupe Naheulband, on cite des créatures appelées « ornithorynques de guerre ». Dans l'adaptation en bande dessinée par Marion Poinsot, dans le tome 3 des Arcanes de Naheulbeuk, il s'agit de gros ornithorynques servant de montures aux nains.

 

 

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Ornithorynque (1).

Publié le 29 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

Ornithorynque

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Aide à la lecture d'une taxobox Ornithorynque
 Ornithorhynchus anatinus
Ornithorhynchus anatinus
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Sous-classe Prototheria
Ordre Monotremata
Famille Ornithorhynchidae
Genre
Ornithorhynchus
Blumenbach, 1800
Nom binominal
Ornithorhynchus anatinus
(Shaw, 1799)
Répartition géographique
Platypus Distribution.png
Statut de conservation UICN :

LC  : Préoccupation mineure
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'UICN.

 Illustration de 1816

Illustration de 1816

 Planche extraite de The mammals of Australia de John Gould

Planche extraite de
The mammals of Australia de John Gould

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

L'ornithorynque (Ornithorhynchus anatinus) est une espèce de petits mammifères semi-aquatiques endémique de l'est de l'Australie, y compris la Tasmanie. C'est l'une des cinq espèces de l'ordre des monotrèmes, seul ordre de mammifères qui ponde des œufs au lieu de donner naissance à des petits complètement formés (les quatre autres espèces sont des échidnés). C'est la seule espèce survivante de la famille des Ornithorhynchidae et du genre Ornithorhynchus bien qu'un grand nombre de fragments d'espèces fossiles de cette famille et de ce genre aient été découverts1.

L'apparence bizarre de ce mammifère pondant des œufs, muni d'aiguillons venimeux, à la mâchoire cornée ressemblant au bec d'un canard, à queue évoquant un castor, qui lui sert à la fois de gouvernail dans l'eau et de réserve de graisse, et à pattes de loutre a fortement surpris les premiers explorateurs qui l'ont découvert ; bon nombre de naturalistes européens ont cru à une plaisanterie. C'est l'un des rares mammifères venimeux : le mâle porte sur les pattes postérieures un aiguillon qui peut libérer du venin capable d'infliger de vives douleurs à un être humain. Les traits originaux de l'ornithorynque en font un sujet d'études important pour mieux comprendre l'évolution des espèces animales et en ont fait un des symboles de l'Australie : il a été utilisé comme mascotte pour de nombreux évènements nationaux et il figure au verso de la pièce de 20 cents australiens.

Jusqu'au début du XXe siècle, il a été chassé pour sa fourrure mais il est protégé à l'heure actuelle. Bien que les programmes de reproduction en captivité aient eu un succès très limité et qu'il soit sensible aux effets de la pollution, l'espèce n'est pas encore considérée comme en danger.















Taxonomie et étymologie

 

 

 


Les premières années qui suivirent la découverte de l’ornithorynque, certains scientifiques européens doutèrent de son existence réelle et pensèrent qu’il s’agissait d’un canular.

 

 

 

 

Quand le premier ornithorynque fut découvert par les Européens en 1798, le gouverneur de Nouvelle-Galles du Sud, le capitaine John Hunter, en fit envoyer un pelage et des dessins en Grande-Bretagne2. Les scientifiques britanniques furent d’abord persuadés qu’il s’agissait d’un canular3. George Kearsley Shaw, qui fit la première description de l’animal dans le Naturalist’s Miscellany en 1799, expliquait qu’il était impossible de ne pas avoir de doute sur l’existence réelle de l’animal et Robert Knox croyait qu’il s’agissait d’un montage, œuvre d’un taxidermiste asiatique4. Il pensait que quelqu’un avait cousu un bec de canard sur la fourrure d’un animal ressemblant à un castor5, et Shaw essaya même de trouver les points de couture3.

L’animal fut appelé Platypus par les Anglais, nom composite dérivé des mots grecs πλατύς (« platís », plat, large) et πους (« pois », pied), c’est-à-dire « pied plat »6. Mais on s’aperçut très vite que ce nom avait déjà été utilisé pour désigner un invertébré, un coléoptère de la famille des Platypodidae, super-famille des Curculionoidea, par l’entomologiste Johann Friedrich Wilhelm Herbst (1743-1807)7. Un autre zoologiste, qui avait reçu également un animal de la part de Joseph Banks8, Johann Friedrich Blumenbach, lui avait donné en parallèle un nom différent en 1800 : Ornithorhynchus paradoxus et il fut finalement appelé Ornithorhynchus anatinus7. Le nom ornithorynque vient des éléments grecs ὀρνιθο- et ῥυγχος (« ornitho-, rhynkhos »), qui signifient « à bec d’oiseau », et le nom d’espèce anatinus qui signifie « comme un canard » en latin9.

Le monde entier ne découvrit l’ornithorynque qu’en 1939 quand le magazine National Geographic publia un article décrivant les efforts pour l’étudier et le maintenir en captivité (tâche très difficile : le premier lieu où il a survécu — et toujours un des seuls — est la réserve d'Healesville au Victoria). Bien peu de jeunes ont pu être élevés jusqu’à présent : la première portée née en captivité date de 194310,11,12.

 

 


Description

 


Généralités

 

 

 


Squelette d'un ornithorynque.

 

 

 

 

C'est un animal nocturne et farouche, presque insaisissable. D'aspect mi-reptile mi-mammifère, l'ornithorynque est longtemps passé pour une chimère. Aujourd'hui, les scientifiques voient en lui un des animaux les mieux adaptés aux conditions de vie du continent australien[citation nécessaire].

L'ornithorynque a un poids très variable allant de 0,7 à 2,4 kilogrammes, les mâles étant habituellement d'1/3 plus gros que les femelles. La taille totale, entre 40 et 50 centimètres en moyenne, varie considérablement d'une région à l'autre, sans qu'elle soit liée au climat. La queue mesure 12 cm et la mâchoire 6 cm.

 

 

 


Tête d'un ornithorynque

 

 

 

 

Il ressemble à un castor par son pelage : le corps et la queue, larges et plats, sont couverts d'une fourrure marron qui emprisonne entre ses poils de l'air afin d'isoler l'animal du froid3,7, sa queue stocke des réserves de graisse comme chez le diable de Tasmanie et certains moutons. Comme les canards, il est pourvu de pieds palmés surtout au niveau des pattes antérieures, avec une palmure dépassant les doigts qu'il utilise pour nager ou pour se déplacer sur des sols vaseux. Il peut partiellement replier sa palmure lorsqu'il se déplace sur sol sec ou qu'il doit utiliser ses griffes puissantes pour grimper sur les berges ou creuser sa tanière. Il est également pourvu d'une grande mâchoire cornée lui ayant donné son surnom anglais « duck-billed platypus » (« pied plat à bec de canard »). Cette mâchoire, gris-bleue, est surtout un organe sensoriel remontant sur le front, l'ouverture de la bouche se trouvant sur sa face inférieure ; les narines s'ouvrent à l'avant de la face supérieure, tandis que les yeux et les oreilles sont situés dans une rainure placée juste en arrière du bec. Cette rainure se referme lorsque l'animal nage, ce qui le rend sourd et aveugle dans l'eau7. La cavité buccale est prolongée latéralement par des abajoues qui lui servent à stocker sa nourriture lorsqu'il chasse sous l'eau. La langue, charnue, a un renflement à sa partie postérieure qui peut obstruer complètement le fond de la bouche13.

L'animal émettrait un petit grognement lorsqu'il serait dérangé et l'on a rapporté l'émission de toute une série d'autres petits sons chez les spécimens en captivité mais selon d'autres témoignages, le seul bruit que ferait l'animal serait, lorsqu'il est gêné par de l'eau dans ses narines, de souffler fortement pour l'en chasser3,14.

L'ornithorynque est un animal homéotherme dont la température corporelle moyenne est de 31–32 °C contre 37 °C en moyenne chez les mammifères placentaires15. Les recherches laissent à penser qu'il s'agit plus d'une adaptation progressive aux conditions environnementales du petit nombre de monotrèmes survivants plutôt que d'une caractéristique historique des monotrèmes16,17.

 

 

 


Aiguillon venimeux du mâle.

 

 

 

 

Les jeunes ornithorynques ont des molaires à 3 cuspides qu'ils perdent au moment de quitter le nid18,19 et les adultes disposent de blocs de kératine pour les remplacer7 ; la mâchoire de l'ornithorynque est faite de façon différente de celle des autres mammifères et le muscle chargé de son ouverture est dissemblable7. Comme chez les autres mammifères, les os de l'oreille moyenne sont incorporés au crâne plutôt que d'être situés à la base de la mâchoire comme chez les cynodontes et les autres synapsides ; cependant le conduit auditif externe s'ouvre à la base de la mâchoire7.
L'ornithorynque, comme les reptiles, a des os surnuméraires dans la ceinture scapulaire comprenant notamment une interclavicule qu'on ne retrouve pas chez les autres mammifères7. Il a la démarche d'un reptile avec les pattes situées sur les côtés du corps au lieu d'être en dessous comme chez les autres mammifères7.

Les jeunes et les ornithorynques mâles portent des aiguillons venimeux de 15 millimètres de long aux chevilles reliés à une glande située dans la cuisse, appelée glande crurale. L'aiguillon s'atrophie chez la femelle et la glande n'est fonctionnelle que chez le mâle adulte pendant la période de reproduction. Son venin, formé de plusieurs enzymes, n'est pas mortel pour les humains, mais provoque d'importantes douleurs et des œdèmes qui peuvent durer plusieurs mois. Ils peuvent provoquer une paralysie des membres inférieurs pendant quelques jours. On ne connaît pas d'antidote. On se contente de traiter par des analgésiques et un vaccin antitétanique si besoin. Le venin peut être mortel pour un chien ou pour de petits animaux domestiques par dépression respiratoire20.

Dans l'eau, il garde les yeux et les oreilles hermétiquement fermés et se sert de ses autres sens pour se diriger. Il détecte le plus souvent ses proies grâce à des détecteurs de champ électrique situés sur sa mâchoire (voir plus loin). Les quatre pattes de l'ornithorynque sont palmées. Quand il nage, il se propulse par des battements alternatifs de ses pattes avant, sa queue et ses pattes postérieures l'aidant à se diriger, mais non à se propulser.

Doublée de tissus adipeux, la fourrure de l'ornithorynque lui permet d'affronter les rivières les plus froides d'Australie. La durée moyenne de plongée de l'animal est de 31 à 35 secondes21,22,23, la plus longue plongée observée a été de 138 secondes soit plus de deux minutes21. L'animal plonge en moyenne à 1,3 mètre et un record à 8 mètres a été établi21.

Il supporte moins bien la chaleur[réf. nécessaire]. Après son bain, il aime regagner son terrier après avoir essuyé son pelage, qui fut jadis très prisé des pelletiers pour ses qualités isolantes et sa grande finesse.

 


Électrolocalisation

 


Les monotrèmes sont les seuls mammifères à être dotés du sens de l'électrolocalisation : ils peuvent en partie localiser leurs proies en détectant le champ électrique produit par leurs contractions musculaires. L'électrolocalisation de l'ornithorynque est la plus sensible de celles de tous les monotrèmes24.

Les électrorécepteurs sont situés dans la partie caudale de la peau du bec tandis que les mécanorécepteurs (qui détectent le toucher) sont répartis uniformément dans tout le bec. Ces récepteurs vont transmettre leurs informations à une partie du cortex cérébral située dans la partie somesthésique. Quelques cellules reçoivent leurs informations des deux types de récepteurs, suggérant une association étroite entre eux. Ces deux types de récepteurs dominent la carte somatotopique du cerveau de l'ornithorynque, un peu comme la main domine la carte de l'homonculus de Penfield chez l'homme25,26.

On pense que l'ornithorynque peut déterminer la direction de la source électrique en comparant l'intensité du signal selon l'orientation de son bec. Ceci expliquerait les mouvements caractéristiques de va-et-vient de la tête pendant qu'il chasse. Les cellules communes pour les deux types de récepteur suggèrent un mécanisme de détermination de distance de la proie par comparaison du temps d'arrivée des deux types de signaux24.

 


Distribution et habitat

 

 

 


Ornithorynque nageant dans la rivière Broken (Victoria).

 

 

 

 

L'ornithorynque est un animal semi-aquatique vivant dans les petits cours d'eau sur un territoire s'étendant des régions froides des hautes terres de Tasmanie et des Alpes australiennes jusqu'aux forêts pluviales tropicales du Queensland côtier dans le bas de la péninsule du Cap York. À l'intérieur du pays, sa distribution n'est pas bien connue : il s'est éteint en Australie du sud (à l'exception d'une population introduite sur l'île Kangourou) ainsi que dans la plus grande partie du Bassin Murray-Darling, probablement à cause d'une dégradation de la qualité de l'eau provoquée par le défrichement et l'irrigation intensifs. Sa distribution est aléatoire le long des divers fleuves côtiers : il semble absent de certains cours d'eau relativement salubres alors qu'il se maintient dans d'autres passablement dégradés (le bas Maribyrnong par exemple).

En captivité, l'ornithorynque peut vivre jusqu'à vingt-et-un ans27 et dans la nature, son espérance de vie est comprise entre 10 et 15 ans28. Le taux de mortalité naturelle est faible7. Ses prédateurs naturels sont les serpents, les rats d'eau, les goannas et les rapaces. Il se peut que les ornithorynques soient rares dans le nord de l'Australie à cause des crocodiles29. L'introduction des renards comme prédateurs des lapins semble être intervenue sur la baisse de la population sur le continent australien30. C'est un animal essentiellement nocturne mais que l'on peut voir quelquefois en activité dans la journée surtout lorsque le ciel est couvert31,32. Il vit sur les berges des cours d'eau et les zones ripariennes où il peut trouver à la fois sa nourriture dans et au bord de l'eau et son habitat en creusant des terriers pour se reposer et se reproduire32. Un mâle peut ainsi posséder jusqu'à 7 kilomètres (4,4 miles) de berges qu'il partage avec 3 à 4 femelles33.

L'ornithorynque est un excellent nageur et il passe beaucoup de temps dans l'eau à la recherche de nourriture. C'est le seul mammifère à se déplacer dans l'eau en utilisant uniquement ses pattes antérieures dans un mouvement alterné pour avancer ; bien que les pattes postérieures soient également palmées, il ne les utilise pas pour avancer mais uniquement en les plaçant le long du corps pour se diriger comme il le fait aussi avec sa queue34. Bien qu'il passe des heures entières à fourrager dans une eau à moins de 5 °C, c'est un animal homéotherme qui maintient la température de son corps à 31 °C7. En plongée son cœur ralentit pour économiser sa consommation d'oxygène. Il plonge environ pendant 30 secondes et ne peut pas dépasser 40 secondes sous l'eau lorsqu'il recherche de la nourriture mais il pourrait y rester jusqu'à 11 minutes (3 minutes en moyenne) au repos35. Il a besoin de 10 à 20 secondes de récupération en surface avant de replonger mais il n'y a pas de relation entre le temps de plongée et le temps de récupération36,37.

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Physique quantique (1).

Publié le 29 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES- De la matière - chimie - mathématiques

Physique quantique

 

 

 

 

 

Max Planck est considéré comme le père de la physique quantique. La constante de Planck, h, y joue un rôle central.

 

 

 

 

 

 

La physique quantique est l'appellation générale d'un ensemble de théories physiques nées au XXe siècle qui, comme la théorie de la relativité, marquent une rupture avec ce que l'on appelle maintenant la physique classique, l'ensemble des théories et principes physiques admis au XIXe siècle. Les théories dites « quantiques » décrivent le comportement des atomes et des particules, ce que la physique classique, notamment la mécanique Newtonienne et la théorie électromagnétique de Maxwell, n'avaient pu faire, et permettent d'élucider certaines propriétés du rayonnement électromagnétique. La physique quantique heurte le sens commun à plusieurs égards. Sa description du monde microscopique, radicalement nouvelle, s'appuie sur de nouveaux postulats.







Panorama général

 

 


La physique quantique a apporté une révolution conceptuelle ayant des répercussions jusqu'en philosophie (remise en cause du déterminisme) et en littérature (science-fiction). Elle a permis nombre d'applications technologiques : énergie nucléaire, imagerie médicale par résonance magnétique nucléaire, diode, transistor, microscope électronique et laser. Un siècle après sa conception, elle est abondamment utilisée dans la recherche en chimie théorique (chimie quantique), en physique (mécanique quantique, théorie quantique des champs, physique de la matière condensée, physique nucléaire, physique des particules, physique statistique quantique, astrophysique, gravité quantique), en mathématiques (formalisation de la théorie des champs) et, récemment, en informatique (ordinateur quantique, cryptographie quantique). Elle est considérée avec la relativité générale d'Einstein comme l'une des deux théories majeures du XXe siècle.

La physique quantique est connue pour être contre-intuitive, choquer le « sens commun » et nécessiter un formalisme mathématique ardu. Feynman, l'un des plus grands théoriciens spécialistes de la physique quantique de la seconde moitié du XXe siècle, a ainsi écrit :

« Personne ne comprend vraiment la physique quantique. »

La raison principale de ces difficultés est que le monde de l'infiniment petit se comporte très différemment de l'environnement macroscopique auquel nous sommes habitués. Quelques différences fondamentales qui séparent ces deux mondes sont par exemples :

  • la quantification : Un certain nombre d'observables, par exemple l'énergie émise par un atome lors d'une transition entre états excités, sont quantifiés, c'est-à-dire qu'ils ne peuvent prendre leur valeur que dans un ensemble discret de résultats. A contrario, la mécanique classique prédit le plus souvent que ces observables peuvent prendre continûment n'importe quelle valeur.
  • la dualité onde-particule : La notion d'onde et de particule qui sont séparées en mécanique classique deviennent deux facettes d'un même phénomène, décrit de manière mathématique par sa fonction d'onde. En particulier, l'expérience prouve que la lumière peut se comporter comme des particules (photons, mis en évidence par l'effet photoélectrique) ou comme une onde (rayonnement produisant des interférences) selon le contexte expérimental, les électrons et autres particules pouvant également se comporter de manière ondulatoire.
  • le principe d'incertitude de Heisenberg : Une incertitude fondamentale empêche la mesure exacte simultanée de deux grandeurs conjuguées. Il est notamment impossible d'obtenir une grande précision sur la mesure de la vitesse d'une particule sans obtenir une précision médiocre sur sa position, et vice versa. Cette incertitude est structurelle et ne dépend pas du soin que l'expérimentateur prend à ne pas « déranger » le système ; elle constitue une limite à la précision de tout instrument de mesure.
  • le principe d'une nature qui joue aux dés : Si l'évolution d'un système est bel et bien déterministe (par exemple, la fonction d'onde régie par l'équation de Schrödinger), la mesure d'une observable d'un système dans un état donné connu peut donner aléatoirement une valeur prise dans un ensemble de résultats possibles.
  • l'observation influe sur le système observé : Au cours de la mesure d'une observable, un système quantique voit son état modifié. Ce phénomène, appelé réduction du paquet d'onde, est inhérent à la mesure et ne dépend pas du soin que l'expérimentateur prend à ne pas « déranger » le système.
  • la non-localité ou intrication : Des systèmes peuvent être intriqués de sorte qu'une interaction en un endroit du système a une répercussion immédiate en d'autres endroits. Ce phénomène contredit en apparence la relativité restreinte pour laquelle il existe une vitesse limite à la propagation de toute information, la vitesse de la lumière ; toutefois, la non-localité ne permet pas de transférer de l'information.
  • la contrafactualité : Des évènements qui auraient pu se produire, mais qui ne se sont pas produits, influent sur les résultats de l'expérience.

 

 

Le quantique et le vivant

 


Existe-t-il dans le monde du vivant des phénomènes obéissant à ces règles de l'infiniment petit ? Depuis quelques années, des études dans divers domaines de la biologie indiquent que c'est le cas. Ces résultats vont à contre-courant de l'idée généralement admise que le monde macroscopique est trop chaotique pour permettre des effets de cohérence quantique. En fait, le vivant serait capable de tirer parti de cette agitation désordonnée des particules, du moins en ce qui concerne la photosynthèse1. Les récepteurs de l'odorat semblent dépendre de l'effet tunnel, pour acheminer des électrons à l'intérieur même des molécules odorantes, ce qui permet de les distinguer d'autres molécules structurellement analogues. Certaines structures protéiques bactériennes se comportent comme des ordinateurs quantiques primitifs, « calculant » le meilleur canal de transport des électrons parmi tous les chemins possibles2.


 

 


Les réactions physicochimiques présidant à la photosynthèse sont bien comprises mais l'efficacité du processus en biologie était demeurée une énigme, jusqu'à la découverte d'une coordination supramoléculaire de ces opérations par la cohérence quantique, qui est une « influence à distance ».

 

 

 

 

 

Les setæ du gecko adhèrent au verre par un processus inexplicable en physique classique.

 

 

 

 

De récents travaux sur la photosynthèse ont révélé que l'intrication des photons joue un rôle essentiel à cette opération fondamentale du règne végétal3, phénomène que l'on tente actuellement d'imiter pour optimiser la production d'énergie solaire.

L'adhérence aux surfaces des setæ des geckos fonctionne grâce aux forces de van der Waals, des interactions de nature quantique qui font intervenir des particules virtuelles sans aucune interaction moléculaire classique4. Ce phénomène est également à l'étude en vue d'applications militaires et civiles.

 


Liste des expériences

 


Fentes de Young

 

 


Densité de probabilité d'un seul électron au passage des deux fentes.

 

 

 

 

L'expérience originelle de Thomas Young avait mis en évidence le comportement ondulatoire de la lumière en montrant que deux faisceaux lumineux pouvaient entrer en interférence. L'expérience des fentes de Young, effectuée avec une seule particule (en faisant en sorte que la source d'émission n'émette qu'un quantum à la fois), montrera qu'un seul électron « interfère avec lui-même » et produit des franges d'interférences au sortir des deux fentes, comme s'il s'agissait de deux flux de particules interférant l'un avec l'autre.

 

 


 

Effet Aharonov-Bohm (Ehrenberg et Siday)

 

 

 


La figure d'interférence entre deux faisceaux d'électrons peut être modifiée par la présence d'un champ magnétique en dehors des trajectoires classiques des électrons.

 

 

 

 

Dans la mécanique classique, la trajectoire d'une particule chargée ne peut pas être affectée par la présence d'un champ magnétique si elle se trouve hors de ce champ. L'effet Aharonov-Bohm est un phénomène quantique décrit en 1949 par Ehrenberg et Siday et redécouvert en 1959 par David Bohm et Yakir Aharonov. Il décrit le paradoxe suivant :

Un champ magnétique (le cercle bleu B, ci-contre) peut affecter une région de l'espace à distance, le potentiel vecteur n'ayant par contre pas disparu.

L'effet Aharonov-Bohm demontre donc que ce sont les potentiels électromagnétiques, et non les champs électriques et magnétiques, qui fondent la mécanique quantique. En physique quantique, une entité mathématique utile, le potentiel vecteur magnétique, peut avoir de véritables effets.

 

 


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Orbitale atomique.

Publié le 29 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES- De la matière - chimie - mathématiques

Orbitale atomique

 

 

 

 

Le terme d’orbitale atomique est une notion de physique quantique, utilisée dans le modèle quantique de l’atome. Ainsi dans ce modèle, contrairement à l’ancien modèle planétaire de l’atome, on ne considère plus que les électrons d’un atome sont en orbite circulaire (ou même elliptique) autour du noyau, mais occupent de manière probabiliste certaines régions de l’espace autour du noyau.

On définit alors comme orbitale atomique une zone de l’espace où la probabilité de trouver un électron autour du noyau est de 95%. Une orbitale peut ne pas être connexe.






Définition

 

 


Une orbitale atomique indique la probabilité de présence d'un électron autour du noyau d'un atome isolé. Elle dépend de la fonction d'onde de l'électron (et plus précisément de son module au carré), déterminée par l'équation de Schrödinger en utilisant l'approximation orbitale.

La fonction d'onde \Psi(r)\, satisfait l'équation aux valeurs propres de l'hamiltonien (appelée aussi « équation de Schrödinger indépendante du temps », ou encore « équation des états stationnaires »):

H\Psi = E\Psi\,

H est un opérateur appelé hamiltonien, \Psi\, est la fonction d'onde et E est l'énergie associée à cette fonction d'onde. La fonction d'onde \Psi\, peut être écrite soit en coordonnées cartésiennes x,y et z, soit en coordonnées sphériques r, \Theta\, et \Phi\, :

\Psi_{n,l,m_l}(x,y,z) = \Psi_{n,l,m_l}(r,\Theta,\Phi)

  • [\Psi_{n,l,m_l}(x,y,z)]^2 dxdydz indique la probabilité de trouver l'électron dans l'élément de volume dx \cdot dy\cdot dz centré en M_{n,l,m_l}(x,y,z)
  • \Psi^2 est la densité volumique de probabilité de présence, ou densité électronique.

 

 

Nombres quantiques

 


L’état d’un électron dans un atome est fonction de quatre paramètres discrets qui sont des nombres quantiques. Le principe d'exclusion de Pauli (issu du modèle ondulatoire de l’électron) interdit à deux électrons au sein d’un atome d’avoir le même quadruplet de nombres quantiques.

Parmi ces quatre paramètres les indices n, l et m_l sont les trois nombres quantiques décrivant une orbitale atomique de l’électron ; ce sont des entiers sans dimension, dont la combinaison avec le numéro atomique du noyau permet de définir le niveau d’énergie de l’électron dans cet état quantique :

Enfin le quatrième nombre quantique, le spin, est noté s ou m_s. Le spin est une grandeur homogène à un moment angulaire qui peut être comprise comme la « révolution » de l’électron sur lui-même (ce qui n’est qu'une image dans la mesure où l’électron est considéré comme essentiellement ponctuel si on le considère comme une particule avec une probabilité de présence, mais distribué dans l’espace si on le considère comme la superposition de ses fonctions d’onde qui lui conférent son niveau quantifié d’énergie dans l’orbitale) : deux valeurs sont possibles (spin positif +½ et spin négatif −½) ce qui concrètement signifie que deux électrons, au plus, peuvent occuper une orbitale atomique donnée. Si deux électrons occupent une orbitale, l’un aura un spin positif, l’autre un spin négatif.

Le nombre quantique secondaire (ou azimutal) l définit la forme et la symétrie de l’orbitale, et peut être noté en utilisant les lettres s, p, d, f :

  • l = 0 correspond à une orbitale s (sharp ou simple) ;
  • l = 1 correspond à une orbitale p (principal) ;
  • l = 2 correspond à une orbitale d (diffuse) ;
  • l = 3 correspond à une orbitale f (fundamental) ;
  • les types d’orbitales suivants éventuels sont notés g, h, i, j.

Les nombres quantiques principal et secondaire (ou azimutal) définissent ce que l’on appelle une sous-couche électronique que l'on note souvent en accolant la valeur numérique de n et la lettre associée à l. Quelques exemples :

  • l'orbitale de paramètres n = 1 et l = 0 forme la sous-couche électronique 1s ;
  • l'orbitale de paramètres n = 2 et l = 0 forme la sous-couche électronique 2s ;
  • les orbitales de paramètres n = 2 et l = 1 forment la sous-couche électronique 2p ;
  • etc.

On note couramment en exposant, après l'indication de la sous-couche, le nombre d’électrons occupant cette sous-couche. Le nombre maximum d’électrons (toujours pair) pour chacune des sous-couches ne dépend que des valeurs possible du nombre quantique tertiaire m_l, lesquelles sont limitées uniquement par le nombre quantique secondaire (azimutal) l ; il augmente de 4 pour chaque sous-couche, selon la formule 0 \le \bar{e}_{max} \le 2 + 4 l\,. Ainsi :

  • pour l = 0 au maximum 2 électrons occupent la sous-couche : ns2 ;
  • pour l = 1 au maximum 6 électrons occupent la sous-couche : np6 ;
  • pour l = 2 au maximum 10 électrons occupent la sous-couche : nd10 ;
  • pour l = 3 au maximum 14 électrons occupent la sous-couche : nf14 ;
  • etc.

On note également parfois en indice, après l'indication de la sous-couche, le nombre total d’électrons occupant les sous-couches de niveau d’énergie inférieur ou égal à celui de cette sous-couche (comme on peut le voir dans le diagramme suivant et dans des tables d’orbitales en général). Dans l’état fondamental de l’atome (non excité, hors ionisation et hors liaison covalente dans une molécule), ce nombre correspond au numéro atomique de l’élément.

 

 


Table d’orbitales

 

 

 


Orbitales électroniques.

 

 

 

 

 


 

Le diagramme ci-dessus représente des orbitales électroniques aux niveaux atomique et moléculaire :

 

 


  • le tableau à gauche présente les orbitales arrangées par niveau croissant d’énergie selon la règle de Madelung : dans l’état fondamental de l’atome ou de l’ion, les électrons occupent les orbitales de niveau d’énergie le plus faible en premier, en les remplissant paire par paire, du moins tant que l’atome n’est pas dans un état excité (auquel cas un électron peut gagner un niveau des niveaux d'énergie plus élevés) ;
  • les orbitales électroniques de l’atome sont fonction de trois paramètres : deux angles et la distance du noyau, r (qui dépend du numéro atomique N et du premier nombre quantique n de l’orbitale) ;
  • les images à droite respectent l’angle de l’orbitale, mais ne représentent pas complètement les orbitales (qui sont en fait chacune distribuées spatialement mais représentées dans les limites de l’espace qu’elles occupent à 95 % d’énergie) ; de plus elles ne sont pas représentées à la même échelle (le paramètre r est ignoré dans cette représentation)
  • leur forme n’est valable que si l’électron ne forme pas de liaison covalente avec un autre atome dans une molécule, auquel cas les orbitales de la paire covalente changent de forme et ne sont plus centrées sur le noyau atomique (la figure montre quelques exemples pour des les orbitales des liaisons covalentes simples (liaisons sigma, de forme radiale, ici entre deux sous-couches s ou entre deux sous-couches p) ou doubles (liaison pi, non radiale, ici entre deux sous-couches p).

La table suivante montre toutes les orbitales atomiques jusqu'à 7s2. Elles sont suffisantes pour caractériser tous les électrons à l’état fondamental d’un atome ou d’un ion simple, pour tous les éléments de la classification périodique, jusqu’au copernicium.

  • Chaque image dans une même cellule montre la forme des orbitales pour chaque valeur possible du nombre quantique magnétique m (les deux orbitales de spins opposés sont de forme identique).
  • En dessous le nombre N indique le numéro atomique minimum (impair) de l’élément dont au moins un électrons occupe une des orbitales correspondantes, et le numéro atomique maximum (pair) de l’élément dont les paires d’électrons occupent toutes les orbitales correspondantes.

 

 

 

  s1 à s2
(l = 0)
p1 à p6
(l = 1)
d1 à d10
(l = 2)
f1 à f14
(l = 3)
n = 1 Orbitales 1s^1 à 1s^2
1 ≤ N ≤ 2
 
n = 2 Orbitales 2s^1 à 2s^2
3 ≤ N ≤ 4
Orbitales 2p^1 à 2p^6
5 ≤ N ≤ 10
 
n = 3 Orbitales 3s^1 à 3s^2
11 ≤ N ≤ 12
Orbitales 3p^1 à 3p^6
13 ≤ N ≤ 18
Orbitales 3d^1 à 3d^10
21 ≤ N ≤ 30
 
n = 4 Orbitales 4s^1 à 4s^2
19 ≤ N ≤ 20
Orbitales 4p^1 à 4p^6
31 ≤ N ≤ 36
Orbitales 4d^1 à 4d^10
39 ≤ N ≤ 48
Orbitales 1f^1 à 4f^14
57 ≤ N ≤ 70
n = 5 Orbitales 5s^1 à 5s^2
37 ≤ N ≤ 38
Orbitales 5p^1 à 5p^6
49 ≤ N ≤ 54
Orbitales 1d^1 à 5d^10
71 ≤ N ≤ 80
. . .

89 ≤ N ≤ 102
n = 6 Orbitales 6s^1 à 6s^2
55 ≤ N ≤ 56
Orbitales 6p^1 à 6p^6
81 ≤ N ≤ 86
. . .

103 ≤ N ≤ 112
. . .

pas d‘élément connu
n = 7 Orbitales 7s^1 à 7s^2
87 ≤ N ≤ 88
. . .

113 ≤ N ≤ 118
. . .

pas d‘élément connu
. . .

pas d‘élément connu

 

 

 

 

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Sembach Air Base.

Publié le 29 Avril 2012 par CHOMOLANGMA dans HIST--Ép. contemp-XXe et XXIe s-Hist. Militaire

Sembach Air Base

 

 

 

 

Sembach Air Base
Vue aérienne de Sembach AB en 1982
United States Air Forces in Europe.png
Code AITA Code OACI
   
Localisation
Pays Drapeau d'Allemagne Allemagne
Coordonnées 49° 30′ 00″ Nord
       7° 52′ 00″ Est
  
 
Altitude Erreur d’expression : nombre inattendu, m (1 052 ft)
Pistes
Direction Longueur Surface
à renseigner à renseigner Fermée
Informations aéronautiques
Type d'aéroport Militaire
Gestionnaire United States Air Force
Catégories
AéroportsAéroports allemands

 

 

 

 

 

Sembach Air Base est une base de l'USAF située près de Kaiserslautern dans le Rhénanie-Palatinat en Allemagne.

Depuis le 1er avril 1995, la base est devenue une annexe de Ramstein Air Base, d'où son nouveau nom de Sembach Annex. Environ 2000 personnes y vivent. L'ancienne piste n'est plus en service et la base n'abrite aucun aéronef.






Histoire

 

 


Les débuts

 


Avant guerre

 


En 1919, les troupes d'occupation françaises installent un terrain d'aviation à l'emplacement de l'actuelle base. Le terrain retrouve une utilisation agricole après le départ de l'armée française le 15 juin 1930. La Luftwaffe prévoit d'y installer une unité de chasseurs en 1939, mais dès juin 1940, le terrain est redevenu une zone de pâture.

 


Construction

 


Après la chute de l'Allemagne nazie, Sembach se retrouve en zone d'occupation française. En avril 1951, des officiers Français accompagnés d'officiels Allemands visitent la zone et décident d'y construire une base aérienne. Malgré la vive opposition des paysans locaux, les travaux de construction, sous la direction de la France, débutent en juin de la même année. Le 1er septembre 1951, les travaux de la nouvelle base sont officiellement repris par les États-Unis qui la baptise Sembach Air Auxiliary Field. La piste et les taxiways sont terminés en avril 1952.

 


Guerre Froide

 


66th Tactical Reconnaissance Wing

 

 

 


RF-80A du 32d Tactical Reconnaissance Squadron / 66th Tactical Reconnaissance Wing à Sembach Air Base en 1953.

 

 

 

 

 

Le 8 juillet 1953, les premiers RB-26 Invader du 66th Tactical Reconnaissance Wing atterrissent sur la base qui devient officiellement Sembach Air Base. Le 66th TRW quitte Sembach en juillet 1958 pour rejoindre Laon-Couvron Air Base en France.

 


38th Tactical Missile Wing

 


Le 7127th Support Group assure le gardiennage de la base jusqu'à l'arrivée, le 29 août 1959, du 38th Tactical Missile Wing auparavant basé à Hahn Air Base. Le 38th TMW est équipé de missiles de croisières MGM-1 Matador à son arrivée à Sembach, mais passe rapidement sur MGM-13 Mace. le 38th TMW est dissous en septembre 1966, la base étant sous le commandement du 603rd Air Base Wing, créé pour l'occasion. Suite à la décision de la France de quitter le commandement intégré de l'OTAN, le 2nd Mobile Communications Group fait mouvement sur Sembach AB depuis Toul-Rosières Air Base en novembre 1966.

 


601st Tactical Air Control Wing

 


Le 1er juillet 1968, le 601st Tactical Air Control Wing est activé à Sembach, reprenant la mission du 603rd ABW. Le 601st TACW était équipé d'appareils O-2A puis OV-10 Bronco (jusqu'en 1984) et d'hélicoptères lourds CH-53 (jusqu'en 1988). Le 5 octobre 1971, le quartier général de la 17th Air Force est transféré de Ramstein AB vers Sembach AB. Le 1er septembre 1978, le Detachment 1 du 81st Tactical Fighter Wing de RAF Bentwaters sur A-10A est activé à Sembach qui devient alors l'une des bases d'opérations avancées de ce tueur de chars.

 


65th Air Division

 

 


EC-130H du 43rd ECS au-dessus de Sembach AB en 1987.

 

 

 

Le 1er juin 1985 sont créés à Sembach les 66th Electronic Combat Wing et la 65th Air Division qui regroupe les 66th ECW et 601st TCW. Le 66th ECW est constitué notamment du 43rd Electronic Combat Squadron sur EC-130H basé à Sembach et du 42nd Electronic Combat Squadron sur EF-111A basé à RAF Upper Heyford en Angleterre. La 65th Air Division est dissoute le 30 juin 1991, le 66th ECW le 31 mars 1992.

 


Fin des vols

 


En mars 1992, le 601st Support Wing est formé. Il prend la désignation de 601st Air Base Wing en octobre 1993. En 1995, le contrôle de la piste est rendue aux autorités allemandes qui entreprennent son démantèlement durant l'été 1998. Les bâtiments qui forment maintenant Sembach Annex sont situés à plus de deux kilomètres de l'ancienne piste.

 


Principales unités

 


  • 12th Air Rescue Group : 21 septembre 1953 au 18 février 1958
  • 66th Tactical Reconnaissance Wing : 7 juillet 1953 au 9 juillet 1958
  • 512th Fighter-Interceptor Squadron : 25 mars 1958 au 1er juillet 1959
  • 38th Tactical Missile Wing : 20 août 1959 au 25 septembre 1966
  • 601st Tactical Control Group : 16 février 1965 au 1er juillet 1968
  • 601st Tactical Air Control Wing : 1er juillet 1968 au 1er juin 1973 et du 31 mars 1976 au 1er juin 1985
  • 601st Air Control Group : 1er juin 1985 au 1er octobre 1993
  • 601st Air Base Wing : 1er octobre 1993 au 30 avril 1995
  • 17th Air Force: 5 octobre 1971 au 30 septembre 1996
  • Detachment 1, 81st Tactical Fighter Wing : 1er septembre 1978 au 31 août 1991
  • 66th Electronic Combat Wing : 1er octobre 1986 au 31 mars 1992
  • 86th Airlift Wing : 30 septembre 1996 à aujourd'hui.

 

 

 

 

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