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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Madhuca longifolia .

Publié le 30 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans ASIE-Géo - histo - polit & culturelle

Madhuca longifolia
Aide à la lecture d'une taxobox Madhuca longifolia
 Madhuca longifolia
Madhuca longifolia
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Dilleniidae
Ordre Ebenales
Famille Sapotaceae
Genre Madhuca
Nom binominal
Madhuca longifolia
(J.Koenig ex L.) J.F.Macbr., 1918
Synonymes
Bassia longifolia L.
Classification phylogénétique
Ordre Ericales
Famille Sapotaceae
D'autres documents multimédia
sont disponibles sur Commons

 

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Madhuca longifolia L. est un arbre à croissance rapide d'environ 20 mètres de haut, à feuilles persistantes ou semi-persistantes, appartenant à la famille des Sapotaceae, originaire d'Inde et adapté aux milieux arides.



Description 


Il est cultivé en climat chaud pour ses graines oléagineuses, ses fleurs et son bois. Rendement : 20 à 200kg de graines par arbre, en fonction de sa maturité. Cette huile (solide à température ambiante, beurre) est utilisée pour les soins de la peau, pour fabriquer du savon ou des détergents, ou des bougies, ainsi que dans l'alimentation (assaisonnement des mets, ou remplacement des céréales ). Elle peut aussi être utilisée en tant qu'huile végétale carburant. Les tourteaux obtenus après extraction de l'huile constituent de très bons fertilisants.

 

 

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Madhuca longifolia var latifolia (Mahua) fruit W IMG 0245.jpg

 

 

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Les fleurs sont utilisées pour produire une boisson alcoolisée en Inde tropicale. Plusieurs parties de l'arbre sont utilisées pour leurs propriétés médicinales : les feuilles et le latex (Madhuka-sara) constituent un remède contre les rhumatismes et la décoction d'écorce soigne la gratelle (démangeaisons), astringente . La corolle bouillie est comestible , soigne la bile, après distillation devient un alcool (Madhu Madhawi ou Madhvasava) , et donne un corps gras, le beurre d'Illipe ( Phulwara ou Phulwa ) . Ses essences entrent dans la composition du bakha, composé d'herbes et de racines, interdit par le gouvernement indien1. Dans de nombreux villages de l'Inde , l'économie locale repose sur la production du Madhuca et la récolte .

Il sert de monnaie d'échange à toute denrée, et même de dot2. Cette importance économique est attestée par les textes sanskrits (Veda, Ayurveda) .

Propriété de l'huile de Madhuca longifolia (mahua) 


  • Indice de réfraction : 1.452–
  • Valeur de saponification : 187-197
  • Iodine vale : 55-70
  • Matière insaponifiable :% 1–3
  • Composition en acides gras (acide, %) : Palmitique (c16:0) : 24.5 - Stéarique (c18:0) : 22.7 - Oléique (c18:1) : 37.0 - Lionoléique (c18:2) : 14.3

Autres noms de l'arbre 


  • Etymologie du sanskrit Madhu, Miel ou nectar.
  • Autres noms scientifiques : Bassia longifolia L., Bassia latifolia Roxb., Madhuca indica J. F. Gmel., Madhuca latifolia (Roxb.) J.F.Macbr., Bassia longifolia L., Illipe latifolia (Roxb.) F.Muell., Illipe malabrorum (Engl.)
  • Variétés :
    • Madhuca longifolia var. latifolia (Roxb.) A.Chev. (=Bassia latifolia (Roxb))
    • Madhuca longifolia var. longifolia
    • Madhuca butyracea
    • Madhuca nerifolia
    • Madhuca bourdillonii
  • Noms vernaculaires : Monde francophone : Illipe, Arbre à beurre, Bassie, Madhuca - Monde anglophone : honey tree, butter tree - Inde : moha, mohua, madhuca, illuppai, kuligam, madurgam, mavagam, nattiluppai, tittinam, mahwa, mahua, mowa, moa, mowrah - Sri Lanka : mi, illuppai, kulilgam, maduragam, mavagam, nattiluppai, tittinam, Perses : darakht-i-gul-chakan
  • Mahuvaa indhi ंअह्उव्आ

Autres espèces oléifères des zones arides intéressantes 


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commentaires

Alliance anticommuniste argentine.

Publié le 29 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE SUD-Géo - histo - polit & culturelle

Alliance anticommuniste argentine

L’Alliance anticommuniste argentine (espagnol : Alianza Anticomunista Argentina, AAA ou Triple A), fondée par José López Rega, était un escadron de la mort actif en Argentine lors de la "guerre sale" dans les années 1970. Celle-ci a fait plus de 30 000 victimes. On estime à environ 1 500 le nombre de victimes de la Triple A elle-même 1.



Fondation de l'escadron de la mort


La Triple A a été fondée par José López Rega, également membre de la loge maçonnique italienne Propaganda Due (P2), impliquée dans la « stratégie de la tension » en Italie, avec l'aide d'Alberto Villar, vice-chef de la police fédérale argentine et participant de l'opération Condor, Rodolfo Eduardo Almiron, ainsi que l'agent de la SIDE (les services secrets argentins), Anibal Gordon2, et son acolyte Raúl Guglielminetti3,4. José López Rega se servait des fonds du Ministère des Affaires Sociales qu'il dirigeait pour financer le groupe terroriste. Le but initial de la Triple A était probablement l'élimination physique des partisans de gauche du péronisme, étant donné que Lopez Rega représentait l'aile droite du parti. Postérieurement le groupe paramilitaire élargit les assassinats au reste de la gauche non-péroniste.

Le 21 novembre 1973, la Triple A essaie sans succès d'assassiner le sénateur Hipólito Solari Yrigoyen en piégeant une voiture. L'AAA cible ensuite jusqu'à 500 personnes, dont des membres des Montoneros, de l'ERP, des Forces armées péronistes, du Parti communiste uruguayen (Raúl Feldman Parachnik, le 26 décembre 1974, lors d'une opération de la Triple A contre le MAASLA, ou Movimiento Argentino Antiimperialista de Solidaridad con Latinoámerica 5), etc., ou des sympathisants de ces groupes d’extrême gauche (Julio Troxler le 20 septembre 1974), ainsi que des juges, des commissaires de police, des étudiants, des intellectuels, des ouvriers et toutes sortes de militants de gauche, soupçonnés de sympathie pour le communisme, ou de façon plus large, pour la gauche radicale. En mai 1974, elle assassine le curé jésuite Carlos Mujica, membre du Mouvement des prêtres du Tiers-monde (proche de la théologie de la libération).

De réputation notoire, la Triple A bénéficiait d'un appui tacite important de la part des militaires et du chef de l'armée Jorge Rafael Videla, qui prendra le pouvoir lors du coup d'État de mars 1976. Lors de la dissolution de l'escadron, beaucoup de ses hommes de mains ont été immédiatement recrutés par l'armée pour poursuivre leurs pratiques mais cette fois-ci avec l'appui quasi-officiel de l'appareil d'État.

Des contacts internationaux 


Selon des rumeurs non confirmées, certains membres de la Triple A, dont notamment Rodolfo Eduardo Almiron, ont participé à la fusillade de Montejurra en 1976, en Espagne, lorsque des snipers ont tiré sur la foule de Carlistes faisant un mort, un an à peine après la mort de Franco 6. Dans cet épisode, des rumeurs indiquent aussi la présence de Stefano delle Chiaie, néofasciste italien impliqué dans la « stratégie de la tension », et dont la participation est aussi signalée lors du Massacre d'Ezeiza en 1973, le jour du retour en Argentine du général Peron — massacre auquel la Triple A a participé. D'ailleurs, dans ce complexe réseau d'espionnage et groupes paramilitaires internationaux, de nombreux témoignages lors du massacre d'Ezeiza ont signalé la présence de conseillers qui parlaient en français [réf. nécessaire]. Il s'agirait de membres de l'OAS exilés en Argentine à la solde de l'armée et des groupes d'extrême droite.

Le juge espagnol Baltasar Garzon a démontré que Stefano Delle Chiaie avait travaillé avec la Triple A.

Selon le documentaire de Marie-Monique Robin, Escadrons de la mort, l'école française (2004), des anciens de l'OAS exilés en Argentine, ainsi que des officiers de renseignement français, ont participé à la formation en techniques de contre-insurrection de l'armée argentine. Un accord secret liant Paris à Buenos Aires était en vigueur de 1959 à 1981, date de l'élection de François Mitterrand à la présidence.

Pendant son exil secret en Espagne, Almiron fut le garde de corps du dirigeant politique Manuel Fraga Iribarne, ministre du Tourisme sous Franco puis ministre de l'Intérieur lors de la transition démocratique. Almiron a été retrouvé et capturé par Interpol en Espagne en décembre 2006 et son extradition vers l'Argentine est attendue dans les mois à venir.

D'un autre côté, José María Boccardo, ancien membre de la Triple A, a participé avec Jean-Pierre Cherid et d'autres dans l'assassinat, en 1978, d'Argala, un etarra qui avait lui-même participé à l'assassinat du premier ministre de Franco, Luis Carrero Blanco, en 1973 — événement déclencheur de la transition démocratique espagnole7.

 

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commentaires

Sanctuaire d'Isis et de Mater Magna.

Publié le 28 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS Plastiques(Peinture-Scul) -Décoratifs-Interact

Sanctuaire d'Isis et de Mater Magna
Le sanctuaire dans la Taberna archaeologica, à Mayence.
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Le sanctuaire d’Isis et de Mater Magna est un lieu de culte de la Mogontiacum romaine (Mayence) qui était actif entre le Ier siècle et le IIIe siècle de notre ère. Les vestiges archéologiques de ce site furent mis au jour et dégagés fin 1999 lors de travaux dans la galerie marchande dite « Römerpassage » dans le centre-ville de Mayence.

Des inscriptions votives attestent du lien entre la dynastie des Flaviens et la construction du sanctuaire et permettent de penser à une relation entre la consécration de ce sanctuaire et un événement politique particulier. Un petit musée au rez-de-chaussée de la galerie marchande abrite les ruines, un choix de vestiges et un spectacle multimédia reconstituant le sanctuaire antique.

Contexte historique


La présence romaine à Mayence, qui devait perdurer près de cinq siècles, débuta en 13-12 av. J.-C. avec l'édification d'un camp romain, une motte à mi-pente de la vallée du Rhin, dans le faubourg appelé Kästrich [réf. nécessaire]. La croissance rapide de Canabæ, un vicus civil colonisé entre le camp et le Rhin, entraîna bientôt la construction d'édifices publics romains, comme les thermes, le théâtre, les bâtiments administratifs et le temple, surtout sous le règne des Flaviens. C'est à cette époque que les fondations du temple d'Isis et de Mater Magna furent jetées.

 

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statue d'Isis en marbre, première moitié du IIe siècle (villa Adriana près de Tibur).
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D'après les inscriptions dédicatoires retrouvées sur le site, le sanctuaire de Mogontiacum fut dédié aussi bien à Isis (désignée ici par ses épithètes de Panthea et de Regina) qu'à la déesse-Mère Mater Magna (écrite également Magna Mater). La vénération de ces deux déesses fut très vraisemblablement importée avec l'arrivée des troupes romaines, établies dans la région de Mayence dans le cadre de l'extension de l'Empire romain. Le culte d'Isis et d'Osiris est originaire d'Égypte ; quant à la déesse Mater Magna, elle est à rattacher à la déesse levantine Cybèle (voyez culte de Cybèle et d'Attis). Ces deux cultes jouissaient déjà d'une faveur ancienne chez les Romains : selon l'historien Tite-Live, Cybèle/Mater Magna était vénérée à Rome depuis la fin du IIIe siècle av. J.‑C.1. Isis appartenait depuis très longtemps au Panthéon de l'Égypte pharaonique. Le monde romain, qui connaissait ce culte à travers les Ptolémée et la culture hellénique, interdit en partie sa pratique sous la République et le Haut empire jusqu'au règne de Tibère, avant qu'il s'épanouisse sous Caligula. Au contraire, ces cultes étaient inconnus de la nouvelle province de Germanie supérieure et de sa capitale Mogontiacum2.

Depuis que le fondateur de la dynastie des Flaviens, l'empereur Vespasien, avait fait consacrer ses prétentions à l'Impérium devant l'autel de la déesse égyptienne Serapis à Alexandrie, les Flaviens entretenaient des relations particulières avec les religions orientales3. La déesse égyptienne Isis devenait ainsi l'icône du culte impérial, comparable en cela à Vénus pour la dynastie des Julio-claudiens4. Dans ce contexte, les marques retrouvées scellées dans la pierre amènent à conclure à un temple érigé sur ordre de l'empereur pour commémorer son culte.

Le sanctuaire fut étendu à plusieurs reprises au cours des deux siècles suivants, et tenait encore, 250 ans plus tard, dans l'enceinte fortifiée de la ville. Vers la fin du IIIe siècle, voire plus tard encore, le culte d'Isis et de Mater Magna tomba en désuétude à Mayence. Le sanctuaire abandonné, le temple tomba en ruines. On ne dispose pas d'indices précis sur les débuts de la pratique religieuse. Les vestiges datables témoignent d'une fréquentation assidue du sanctuaire aux Ier et IIe siècles. Il est possible que de nouvelles investigations à partir des nombreux vestiges retrouvés permettent de préciser la durée exacte de la période active.

Il est vraisemblable que, compte tenu de la situation de Mayence au Haut Moyen Âge, les ruines soient demeurées désertes au cours de cette période. C'est avec la construction du couvent des Clarisses peu après 1330, et l'édification sans doute contemporaine du Wamboldter Hof que le quartier se couvrit de monastères et de demeures aristocratiques médiévales.

Découverte des vestiges 

 

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Cybèle, « Mater Magna » (Istanbul, Musée Archéologique)
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En 1999, la ville de Mayence réaménageait l'un des derniers îlots des années 50 du centre ville. On abattit les immeubles existants pour bâtir une galerie marchande et poser de nouvelles fondations dans la grande excavation ainsi pratiquée. Le chantier reçut l'inspection de l'agence de Mayence de la Direction du Patrimoine de Rhénanie-Palatinat. Comme on savait qu'une voie romaine reliant le camp de légionnaires au pont franchissant le Rhin avait dû passer par cet endroit (on en mit au jour une partie lors des travaux), les archéologues escomptaient tomber sur les vestiges d'une allée de maisons ou d'échoppes d'époque gallo-romaine.

Mais à cinq mètres de profondeur, à la fin de 1999, on tomba sur deux vestiges plus importants : les restes d'un sanctuaire gallo-romain ainsi qu'une sépulture antérieure de sept siècles et appartenant à la civilisation de Hallstatt. Lors des fouilles archéologiques qui suivirent, on délimita non seulement le sanctuaire et toutes ses annexes, mais également la tombe d'une femme celte du Hallstatt, datée vers 680/650 av. J.-C.. Ces fouilles, d'une durée de 17 mois, prirent fin au début de 2001. Pour mener à bien les investigations paléobotaniques et paléontologiques, on dégagea 15 tonnes de déblais supplémentaires pour 49 m3 d'excavation.[réf. nécessaire]

Les autorités avaient dans un premier temps prévu de déplacer les vestiges une fois les fouilles terminées, afin de poursuivre sans autre retard la construction de la galerie marchande. Un site mis au jour dans les années 1970, le Mithræum de la Ballplatz, datant du Ier siècle, avait connu un sort similaire : très incomplètement étudié, il avait été irrémédiablement détruit lors des travaux d'aménagement urbain5. Mais les habitants de Mayence s'opposèrent à ce projet et, groupés au sein d'une nouvelle association nommée « Initiative Römisches Mainz e.V. », recueillirent promptement une pétition de 10 000 signatures pour la préservation du sanctuaire.[réf. nécessaire]

La ville décida donc de conserver le sanctuaire sur son site d'origine et de l'intégrer dans la nouvelle galerie marchande. Toutefois, comme un garage souterrain devait être aménagé, il fallait lever des fonds pour déplacer les vestiges de plusieurs mètres. Le coût de ces travaux (3,43 millions d'euros) fut supporté par la ville de Mayence et le Land de Rhénanie-Palatinat. Depuis son inauguration le 30 août 2003 (à laquelle assistèrent environ 25 000 visiteurs), on peut visiter le sanctuaire d’Isis et de Mater Magna dans la Taberna archaeologica aménagée au niveau « Kellergeschoss » de la galerie marchande6.

Le sanctuaire antique 

 

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Vestiges du sanctuaire (Taberna archæologica, Mayence)
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Le sanctuaire d'Isis n'est pas exactement un temple de style gréco-romain : il y manque pour cela un périptère, une grande salle centrale (cella) et le plan rectangulaire habituels. Il s'agit plutôt ici d'un espace consacré enclos de murs d'enceinte comportant diverses pièces se partageant la surface d'ensemble. Pendant deux siècles, l'édifice a été remanié, parfois de fond en comble. Le sanctuaire a été érigé au cours du dernier tiers du Ier siècle de notre ère sur un terrain vierge bordant la voie romaine menant du camp de légionnaires (l'actuel quartier de Kästrich, du latin castra) au pont franchissant le Rhin. À cette époque, on pouvait encore y voir le tumulus de la tombe celtique du Hallstatt. Pour les bâtisseurs, ce terrain était donc sans doute déjà considéré comme un endroit sacré, et cet endroit fut choisi pour édifier le sanctuaire : en témoigne d'ailleurs un puits en maçonnerie d'une exécution soignée, placé intentionnellement sous le sanctuaire au centre7.

On accédait au sanctuaire depuis la rue principale par une ruelle latérale. Il y avait devant l'entrée des latrines ainsi que de simples halles en charpente. Elles étaient équipées d'un foyer et d'une fontaine, qu'on pouvait utiliser comme lieu de réunion ou de culte. La première annexe comportait également deux petits temples rectangulaires. Les extensions ultérieures du IIe siècle portèrent l'emprise du sanctuaire à 16×16 m² environ. Deux pièces de même taille furent entourées d'extensions mitoyennes plus petites par la suite. Au centre, dans l'axe du temple, se trouvait une salle pour les ablutions (à droite en débord sur le plan), qui jouait vraisemblablement un rôle dans les rituels. Il y avait aussi dans l'axe de cette pièce la seule embrasure de porte encore reconnaissable au milieu des vestiges de murs par ailleurs très endommagés. La fontaine pour les ablutions servait peut-être à fournir l'eau du Nil sacré qui joue un rôle dans le culte d'Isis. Devant cet ensemble de pièces se dressaient trois massifs socles de pierre dans l'enceinte du sanctuaire. Ils servaient vraisemblablement d'autels. Il y avait en outre dans la cour intérieure de nombreuses traces de foyers avec des reliefs d'offrandes calcinées et des fosses.

 

 

 

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Isis-sanctuaire-Mayence.png

 

 

 

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Les bâtiments étaient tous des édifices à colombages avec des soubassements en pierre. Les façades en clayages étaient étanchées au crépis et peintes. Des milliers de fragments multicolores de crépis et d'éclats de stuc ont été retrouvés lors des fouilles. Un des plus gros fragments de fresque représente sur un fond rouge le dieu Anubis avec le sceptre héraldique et une palme, tels que le décrivent les Anciens comme Apulée8. Sur les blocs de pierre servant d'autels, on a retrouvé des fragments de stuc badigeonnés de blanc in situ. Le sol du temple consistait apparemment uniquement de terre battue, car on n'a retrouvé aucune trace de carrelage. Les bâtiments étaient couverts de tuiles de terre cuite et de bois. Le plus surprenant est le nombre de sceaux militaires qu'on a retrouvé imprimés sur les briques, comme par exemple ceux de la légion de Mayence, la Legio XXII Primigenia ; de la Legio I Adiutrix ou de la Legio IV Macedonica. Une recherche interdisciplinaire a permis de reconnaître l'origine des céramiques romaines comportant un sceau, les ateliers de Rheinzabern.

Le musée archéologique 

 

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Vitrine de présentation des vestiges au-dessus du sanctuaire.
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Dans le cadre des fouilles de sauvetage, on a préservé et reconstitué les superstructures du sanctuaire telles qu'elles se présentaient au IIe siècle. Le sanctuaire fut reconstruit au niveau « Kellergeschoss » de la galerie marchande du Römerpassage sur une hauteur de 5 m (c'est-à-dire exactement celle qui avait été reconnue lors des fouilles) et dans la position exacte qu'il occupait par rapport à la voie romaine. Cette reconstitution, ouverte aux visiteurs en août 2003, fait partie avec le syndicat d'initiative de l'association historique Initiative Römisches Mainz au rez-de-chaussée de l'espace Taberna archaeologica de la galerie marchande. La présentation du sanctuaire et des plus précieux vestiges mis au jour bénéficie des méthodes les plus modernes de la muséologie et des techniques multimédia. Les visiteurs peuvent par exemple circuler à l'intérieur de la pièce centrale du sanctuaire et examiner les murs à travers une vitrine. Au milieu des vestiges de la maçonnerie, un diaporama présente le culte d'Isis et de Mater Magna. Des thèmes particuliers font l'objet de plusieurs autres animations multimédia. Un petit film reconstitue un rite de défixion mettant en scène la prêtresse d'Isis et une citoyenne romaine. Ce film montre également une réplique du sanctuaire, qui sert de cadre à l'action. Une douche sonore explique aux visiteurs, par le truchement du citoyen romain Claudius Secundus (joué par le comédien et musicien mayençais Lars Reichow), le déroulement du culte d'Isis et des fêtes Saturnales dans la Mayence gallo-romaine en l'an 69 ap. J.-C. Un diaporama et plusieurs animations interactives sur écrans d'ordinateurs avec d'autres informations archéologiques et des jeux pour les enfants complètent l'approche multimédia. Les principaux objets retrouvés, exposés dans une dizaine de vitrines en niche dans les murs, sont accompagnés d'explications explicitant leur signification religieuse. Ce petit musée comporte enfin plusieurs panneaux explicatifs, notamment une carte de la Mayence gallo-romaine telle que les connaissances actuelles permettent de la reconstituer.

Quelques vestiges significatifs 

 

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Tabulæ ansatæ de Claudia Icmas et de Vitulus.
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Inscriptions votives 


On a retrouvé près des autels plusieurs tablettes votives, intactes ou en morceaux. Ces objets ont permis d'une part d'identifier avec certitude les divinités auxquelles le temple était dédié, et d'autre part d'établir grâce aux inscriptions le lien avec l'empereur Vespasien, et par là-même la date de fondation.

Voici les trois plus importantes inscriptions retrouvées9:

 

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  • Fragment d'une Tabula ansata (tablette à deux poignées) en grès, qui était accrochée à un des murs. L'inscription cite l'empereur Vespasien, qui fut empereur romain du 1er juillet 69 au 23 juin 79 :
Texte Traduction
[PRIMI]GENIVS [...]

[IMP VE]SPASIANI AVG
[PROCVR]ATORIS A[R]CARIVS
[MATRI]DEUM EX IM[P]ERIO
[EIVS] POSVIT

Le fils aîné (l'ayant ordonné†)

de l'empereur Vespasien Auguste
le trésorier du procurateur
sur son ordre à la mère des dieux
l'a fait poser en offrande--

  • Des Tabulae ansatae intactes comportent des inscriptions votives pratiquement identiques dédiées à la Mater Magna et à Isis Panthea:
Texte Traduction
PRO SALVTE AVGVSTORVM

SPQR ET EXERCITVS
MATRI MAGNAE CLAVDIA AVG LICMAS
ET VITVLVS CAES SACER CLA ATTICO LIB

Pour le salut des empereurs
du peuple et du sénat romain et de leur armée
à Mater Magna, de la part de Claudia Icmas, affranchie de l'empereur,
de Vitulus, prêtre de l'empereur, et de l'affranchi Claudius Atticus.
PRO SALVTE AVGVSTORVM ET

SPQR ET EXERCITVS
ISIDI PANTHEAE CLAVDIA AVG LICMAS
ET VITVLVS CAES SACER CLA ATTICO LIB

Pour le salut des empereurs
celui du peuple et du sénat romain et de leur armée
à Isis Panthea, de la part de Claudia Icmas, affranchie de l'empereur,
de Vitulus, prêtre de l'empereur, et de l'affranchi Claudius Atticus.

Marion Witteyer, une archéologue spécialiste du site, déduit de la mention explicite de toutes les autorités (l'empereur, le sénat, le peuple et l'armée) dans les deux dernières dédicaces que la consécration s'est faite à l'occasion d'un événement politique majeur. Le fait qu'à l'issue d'une situation de crise, l'ordre public n'ait pu être rétabli qu'avec l'appui des légions de Mayence, pourrait être le motif de l'inauguration de ce sanctuaire10. Cette hypothèse est confortée par le nombre considérable de briques, déjà mentionnées, marquées des insignes militaires, qui servaient alors à démarquer les édifices publics. Elles indiqueraient que la construction a résulté d'une décision gouvernementale, ou du moins qu'elle a été possible grâce à la fourniture de matériaux par l'État.

Tablettes de défixion 

 

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Tablettes portant une malédiction (largeur ≈ 3 cm)
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Parmi les vestiges trouvés lors des fouilles, il y a 34 tablettes de défixion que l'on a tirées de la fosse aux offrandes11. On ne connaît dans le monde entier que 600 tablettes de ce type : à lui seul, le stock trouvé à Mayence a doublé le nombre de celles retrouvées en Allemagne. Les tablettes déchiffrées à Mayence contenaient surtout des formules incantatoires. Il s'agit presque sans exception de maudire des personnes à cause du vol d'un bien ou d'une somme d'argent, sauf dans un cas où il s'agit d'une rivalité amoureuse entre deux femmes. Des pratiques magiques comme l'inscription de sorts ne pouvaient se pratiquer publiquement au temple en présence d'un prêtre, mais en cachette, car le droit romain l'interdisait. Comme en témoigne le nombre des sorts magiques retrouvés lors des fouilles liées au temple ainsi que par la suite, il semble toutefois que l'enregistrement contre honoraires de rituels de malédiction ait fait partie de la pratique ordinaire des prêtres.

Ces billets de malédiction, enroulés ou pliés sur tablette, datent de la fin du Ier siècle et du début du IIe siècle. Leur taille varie de 3×5 cm à 10×20 cm. L'un de ces billets avait été enroulé autour d'un os de poulet, ce qui était probablement censé renforcer (selon la doctrine antique des sympathies et des correspondances) la force magique du sort, pratique dont on peut retrouver l'origine jusque dans l'Égypte ancienne. Les sorts sont rédigés en latin avec l'écriture majuscule quadrata ou la cursive ancienne en usage à l'époque. Alors que seules deux tablettes incantatoires sont écrites en latin vulgaire, douze sont écrites en latin classique et avec un habillage rhétorique12. On y requérait l'intercession divine au nom de Mater Magna et d'Attis, séparément ou en tant que couple divin. Les tablettes ont été en partie traduites, les transcriptions s'améliorant sans cesse.

  • Texte d'une tablette de défixion 13:
Une des effigies magiques mises au jour.
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Texte original Traduction
PRIMA AEMILIA NAR

CISSIAGATQVIDQVID CO
NABITVR QVIDQVID AGET
SVUMSIT
OMNIA ILLI INVER

SIC ILLA NVNCQVAM
QVICQVAM FLORESCAT
AMENTITA SVRGATA
MENTITA SVAS RES AGAT
QVIDQVID SVRGET OM
NIA INTERVERSVM SVR
GAT PRIMA NARCISSI
AGA<T>COMO HAEC CARTA
NVNCQVAM FLORESCET

Tout ce que Prima Æmilia,

l'aimée de Narcisse, entre-
prendra, tout ce qu'elle peut bien faire,
Que tout cela
tourne court.

Ainsi que jamais ce qu'elle
puisse faire ne réussisse,
Que l'égarement barre la route,
Que le mensonge s'oppose à ses projets.
Que tout ce qui advienne
Lui soit contraire.
Pour la Prima de Narcisse,
Puisse ce billet faire
Que jamais rien ne lui réussisse.

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Figurines d’envoûtement 


Mais c'est encore la découverte de deux figurines d'argile, dites « poupées magiques », qui fournit le meilleur aperçu sur l'imaginaire magique du sanctuaire. Il s'agit de deux hommes grossièrement stylisés, qui ont été façonnés à la main. Ils avaient été jetés dans un fossé (ou un puits) dans l'enceinte du sanctuaire. Les deux figurines présentent sur l'ensemble du corps plusieurs piqûres d'épingle, entre autres dans la région du cœur. Cette agression symbolique était censée déchaîner un sort contre la personne visée, le plus souvent pour détourner l'amour. L'une des figurines a été ensuite cassée en deux, et les morceaux tordus l'un autour de l'autre. Le jeteur de sort devait exprimer ainsi le désir que son adversaire soit désorienté jusqu'à ce que la magie fasse effet. En outre, sur la plus grosse des deux figurines (voir photo ci-contre), on a retrouvé une feuille de plomb qui devait désigner sans ambiguïté la victime à la déesse : elle porte un patronyme celtique, latinisé en « Trutmo florus, fils de Clitmo » (Trutmo florus Clitmonis filius).

Le nain en bronze 

 

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Statuette de nain en bronze (Ier siècle av. J. Chr.)
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L'une des plus précieuses trouvailles des fouilles est la petite statuette d'un nain en bronze. Coulée vraisemblablement au Ier siècle av. J.-C., c'était déjà un objet ancien au moment où elle fut abritée dans le temple. Il s'agit d'une statuette coulée en bronze massif de facture exceptionnelle. Les ongles des orteils et des mains portent un plaquage en argent.

Le personnage, qui porte un bandeau aux cheveux mais n'a qu'une cape pour tout vêtement, est légèrement cambré en arrière. Sa main gauche tendue en avant tenait vraisemblablement un objet (une coupe ?) qui a disparu, tandis qu'il porte la main droite à ses cheveux bouclés. La statuette représentait selon toute vraisemblance le convive d'une cérémonie de type dionysiaque.

Sépulture de la femme du Hallstatt 


Au cours des fouilles archéologiques du sanctuaire, les archéologues sont tombés sur un cimetière de tumulus de l'époque du Hallstatt. Toutes les sépultures étaient entourées d'un fossé et surplombées d'un tertre. Plusieurs d'entre elles étaient couvertes d'un tumulus qui, par suite des aménagements ultérieurs, avait disparu ; seule exception, un caveau funéraire qui, bien qu'ayant été pillé, rapporta de nombreux indices. Les reconnaissances menées par la suite ont permis de caractériser cette tombe comme celle d'une femme celte de l'époque du Hallstatt de statut social élevé. On a retrouvé les objets personnels de la défunte comme par exemple des parures, des couverts et les restes d'une planche en bois ayant permis d'acheminer le corps. Les ossements, quoique dispersés, ont été presque entièrement retrouvés, certains d'entre eux brisés14. Les vestiges de la sépulture ont fait l'objet d'études tant dendrochronologiques qu'anthropologiques.

Données dendroarchéologiques.- La planche mortuaire, de dimensions 2,20 × 0,90 m, et qui formait la base de la tombe, a été très bien conservée par les graves stériles du Rhin. Les recherches du laboratoire de dendroarchéologie de Trèves ont permis de dater le bois (et donc la sépulture) par dendrochronologie, entre 680 et 650 av. J.-C. Les vestiges de cette période sont très rares en Rhénanie-Palatinat : cette planche de bois est à l'heure actuelle le plus vieil objet de bois retrouvé dans la région7.

 

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Tombe de la femme du Hallstatt (VIIe siècle av. Chr.).
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Données anthropologiques.- Les recherches anthropologiques menées sur le squelette ont établi qu'il s'agissait des restes d'une femme âgée entre 35 et 45 ans. De son vivant, cette personne était frêle et mince, mais sa taille, estimée à 1,59 m, correspond à la taille moyenne des femmes de cette époque. Le squelette n'a pas permis de déterminer les causes du décès. L'examen anatomo-pathologique a seulement révélé des traces d'usure au genou (arthrose) et un entartrage prononcé des dents, en particulier des molaires.

Il est envisagé de procéder à une reconstruction faciale du visage à partir des différents éclats du crâne, retrouvé intégralement, par les méthodes de la médecine légale.

Autres vestiges 

 

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Vitrines exposant les offrandes mises au jour.
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Outre ces vestiges, on a retrouvé un très grand nombre d'objets. Ainsi par exemple parmi les objets en pierre, on a retrouvé des autels et des bas-reliefs de toutes tailles avec des inscriptions ou des fragments de frise. Les éclats de stuc, d'enduit ou de brique fournissent des indications supplémentaires sur le mode de construction de ces objets. Les offrandes les plus courantes des cultes antiques se retrouvent en grande quantité : effigies d'autres dieux, en particulier de Mercure et de Vénus, en bronze ou en argile, et puis d'autres statuettes d'argile fabriquées en série selon des thèmes traditionnels comme des couples d'amants, des figurines d'animaux (servant de substitut symbolique au sacrifice d'un véritable animal vivant) ou bien encore pièces de monnaies, aiguilles d'os et miniatures en bronze. Des figurines masculines en argile armées à l'ancienne ainsi que des dédicaces renvoient aux Pausarii, les membres du personnel du sanctuaire, organisés militairement lors des célébrations cultuelles.

Le nombre des lampes à huile, avec 300 exemplaires retrouvés dans l'enceinte sacrée, est inhabituellement élevé. Toutes les lampes présentent des traces de suie sur le bec et ont donc bel et bien servi. La plupart de ces lampes ont été retrouvées gisant au milieu d'offrandes calcinées : c'est là qu'on les jetait après le sacrifice. Les plus grandes lampes à huiles faisaient partie de l'équipement du sanctuaire et servaient à l'éclairage.

Le grand nombre d'offrandes retrouvé dans les fosses pour les sacrifices ou l'expiation : ossements de poules et d'oiseaux, reliefs carbonisés de pâtisseries, noyaux de fruits, noix, céréales, dattes et figues, reste de pignes, œufs de poule etc. est significatif pour l'archéologie.On a retrouvé en outre une grande quantité d'articles religieux ou profanes, coupes et vases, vraisemblablement pour les libations.

Conséquences pour l'archéologie 

 

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La signification d'ensemble des trouvailles archéologiques, les relations des différents vestiges les uns avec les autres ainsi que leur interprétation se poursuit encore à l'heure actuelle. Une présentation des premiers résultats des fouilles est annoncée, mais n'a pas encore paru15. Les archéologues chargés des fouilles ont cependant déjà effectué une partie du travail et tiré plusieurs conclusions du chantier.

Ainsi les historiens ignoraient par exemple que le culte d'Isis s'était propagé aussi vite dans les provinces du Nord de l'empire romain. La datation précise du sanctuaire, qui remonte sans ambiguïté possible au dernier tiers du Ier siècle après J.-C., c'est-à-dire sous le règne de l'empereur Vespasien, les a contraint de réviser la chronologie reçue. Le sanctuaire de Mayence constitue également le premier sanctuaire recensé hors d'Italie où les deux divinités orientales étaient vénérées16. On ignorait jusqu'alors qu'il y eût eu un culte d'Isis à Mogontiacum, et le culte de Mater Magna, reconnu par de maigres vestiges, semblait remonter seulement au IIe siècle ap. J.-C. La référence à Attis, divinité inféodée à Mater Magna, n'est même apparue pour la première fois que sur les tablettes votives mises au jour à Mayence.

Les fouilles ont par ailleurs rapporté une extrême variété d'objets. Parmi ceux-là, la sépulture de la dame du Hallstatt tient une place particulière, et elle est considérée comme sans rapport avec le sanctuaire. Cette tombe à Mayence est une référence d'importance interrégionale pour la recherche historique sur l'Âge du fer grâce aux données dendrochronologiques recueillies sur le site7.

On a retrouvé dans le sanctuaire des inscriptions religieuses, dont les dédicaces et la datation qui s'en déduit renvoient aux événements politiques importants dans la région. D'autres témoignages épigraphiques étonnants, des rituels de défixion inscrits sur des feuilles de plomb11 et des poupées ensorcelées, révèlent quelles pratiques culturelles magiques pouvaient se pratiquer (illégalement aux yeux du droit romain) dans une province romaine. La mise au jour des autels sacrificiels, des offrandes et des fosses où étaient jetées les victimes des sacrifices, permet de reconstituer le déroulement et l'organisation des cultes officiels d'Isis et de Mater Magna. C'est ainsi par exemple qu'outre des offrandes courantes comme des objets de terre cuite ou de bronze, on a retrouvé parmi les restes calcinés une quantité inhabituelle d'ossements de coqs adultes et de passereaux, qui semblent avoir été une spécialité de ce sanctuaire17. On sacrifiait en effet plutôt des poules aux divinités orientales, et le sacrifice de passereaux n'avait jamais été relevé.

Avec la découverte du sanctuaire d'Isis et de Mater Magna à Mayence, la ville gallo-romaine est devenue plus vivante. Des vestiges plus traditionnels de Mogontiacum sont exposés sur le site de l'ancien palais du gouverneur romain, du forum, de l'amphithéâtre et surtout dans l'enceinte sacrée avec les temples des divinités impériales, Jupiter ou Junon.

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Paradisier festonné.

Publié le 28 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans OCÉANIE-Géo - histo - polit & culturelle

Paradisier festonné
Aide à la lecture d'une taxobox Paradisier festonné
 Ptiloris paradiseus
Ptiloris paradiseus
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Aves
Ordre Passeriformes
Famille Paradisaeidae
Genre Ptiloris
Nom binominal
Ptiloris paradiseus
Swainson, 1825
Statut de conservation UICN :

LC  : Préoccupation mineure
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'UICN.

Statut CITES : Cites II.svg Annexe II ,
Révision du 01/07/75

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Le Paradisier festonné (Ptiloris paradiseus; en anglais, le Paradise Riflebird) est une espèce de passereau australien de taille moyenne de la famille des Paradisaeidae.



Description 


Il peut mesurer jusqu'à 30 cm de long et peser 140 g.

Le mâle est noir avec des reflets bleus verts sur le sommet de la tête, le cou et les rectrices centrales de la queue. Il a un long bec courbe noir, l'intérieur de la bouche jaune, des pattes noires, un iris marron foncé.

La femelle a un pelage brun olive avec un ventre portant des barres noires.

Distribution et habitat


Endémique dans l'Est de l'Australie, on le trouve dans les forêts humides de la Nouvelle-Galles-du-Sud et du centre du Queensland.

Alimentation 


Il se nourrit essentiellement d'insectes et de fruits.

Reproduction 


Pour la parade, le mâle déploie ses ailes en les agitant, redresse la tête pour bien montrer les plumes de son cou. Il agite la tête de droite à gauche, bec grand ouvert pour bien montrer l'intérieur jaune de sa bouche.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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XIIe dynastie égyptienne.

Publié le 27 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Antiquité (avant le Ve siècle)

XIIe dynastie égyptienne
Statue de Sésostris Ier
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Les rois de la XIIe dynastie règnent de -1991 à -1786/-1785/-1783 (D. B. Redford, N. Grimal, D. Arnold)1.

Cette dynastie est originaire de Thèbes, son fondateur étant l'ancien vizir du dernier Montouhotep.

Bien que les débuts de cette prise du pouvoir aient été agités et remis en cause par les partisans de la dynastie précédente, les nouveaux souverains parviennent à asseoir leur autorité sur la totalité du pays, exerçant un contrôle de plus en plus stricte des nomarques et pacifiant les frontières en étendant la zone d'influence de l'Égypte aux contrées limitrophes. L'activité et l'énergie avec lesquels ils réforment le gouvernement et l'administration est caractéristique d'une recentrage des pouvoirs autour de la personnalité royale.

Une nouvelle capitale est fondée à la lisière du Fayoum et de nouveaux sites sont choisis à proximité pour édifier les tombes royales à Licht, El-Lahoun, Hawara. Le retour au complexe pyramidal est un témoin de cette volonté de renouer avec les modèles de l'Ancien Empire.

Si les méthodes de construction ont changé, le plan reste proche de celui mis au point sous la Ve dynastie. Si pour leur édification la brique a été largement employée pour ces pyramides, l'utilisation de la pierre taillée, elle, s'impose peu à peu aux temples divins permettant un développement de l'architecture à travers tout le pays. Cette période de presque deux siècles est marquée par le développement du Fayoum, une prospérité économique retrouvée et l'émergence d'un courant artistique qui donnera naissance à une période dite classique.

Cette dynastie marque le retour à une période de puissance et d'équilibre qui va culminer avec les règnes de Sésostris III et d'Amenemhat III. Les campagnes militaires et les expéditions minières à l'extérieur des frontières renforcent l'emprise de l'Égypte sur ses voisins notamment en Nubie dont le royaume de Kerma représente un sérieux concurrent dans le contrôle des voies commerciales et à l'est ou des tribus nomades menacent régulièrement les convois à destination du Sinaï ou de Byblos avec laquelle les relations commerciales sont alors florissantes.

Souverains de la XIIe dynastie 



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Pschent2.png Pharaon Renpout.pngRègne2 Egypte icon lieu.png Capitale Tombe2.png Tombe Egypte icon momie.png Momie
 
Amenemhat Ier -1991 à -1962 Itjitaoui Licht (Fayoum)  ?
Sésostris Ier -1962 à -1928 Itjitaoui Licht (Fayoum)  ?
Amenemhat II -1929 à -1895 Itjitaoui Dahchour  ?
Sésostris II -1897 à -1878 Itjitaoui Illahoun (Fayoum)  ?
Sésostris III -1878 à -1843 Itjitaoui Dahchour  ?
Amenemhat III -1842 à -1797 Itjitaoui Dahchour puis Hawara  ?
Amenemhat IV -1797 à -1790 Itjitaoui Mazghouna  ?
Néférousobek -1790 à -1780 Itjitaoui Mazghouna  ?

 

 

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Maintien de l'ordre.

Publié le 26 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Philosophie-sécurité-crimino

Maintien de l'ordre
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Des CRS en France
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Le maintien de l'ordre (MO) est l'ensemble des opérations visant à maintenir une paix civile.

Le maintien de l'ordre vise à garantir les droits des individus face à des événements violents de grande ampleur comme une émeute, et notamment le droit à la sûreté de sa personne (art. 3 de la Déclaration universelle des droits de l'homme), le droit de circulation (art. 13) et le droit à la propriété (art. 17).

Les événements ayant une ampleur importante, les forces destinées au maintien de l'ordre doivent elles aussi disposer de moyens importants. Il importe donc de bien cadrer ces opérations afin de les limiter à la protection des biens et des personnes. Le maintien de l'ordre peut en effet être un prétexte pour restreindre les libertés individuelles, en particulier le droit à la liberté d'opinion et d'expression (donc de manifestation pacifique, art. 19).



Situations typiques

 

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Dispersion d'une manifestation par la police montée écossaise
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Les dispositifs de maintien de l'ordre sont mis en place à titre préventifs dès lors que l'on prévoit un rassemblement de grande ampleur ayant un risque de dégénérer. La notion de « risque de dégénérer » est floue et dépend de l'appréciation des autorités, ainsi que de l'opinion publique. Citons par exemple :

  • les manifestations revendicatives organisées ; les forces de maintien de l'ordre peuvent être aussi là pour protéger les manifestants contre des contre-manifestants ;
  • les manifestations spontanées : l'absence d'organisation encadrant les manifestants et de service d'ordre peut faire craindre des débordements ;
  • les manifestations sportives avec un public connu pour ses violences (hooliganisme) ;
  • catastrophes : pour permettre l'intervention des secours et éviter les pillages.

Moyens de maintien de l'ordre 

 

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Cet exercice OTAN d'entrainement au mission de maintient de la paix expose la différentes approches pour rétablir l'ordre entre les pays développés et les pays du Sud, où armes et morts font partie intégrantes des manifestation souvent sanglantes.
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La grande difficulté réside dans la proportionnalité de moyens et le respect des droits de l'Homme. Dans une démocratie soucieuse du respect de ses citoyens, le maintien de l'ordre s'attache à limiter les blessures infligées aux délinquants1 et à ne pas causer de mort. Cela implique donc :

  • l'utilisation d'armes non-mortelles ;
  • la définition de tactiques spécifiques ;
  • des intervenants formés à ces tactiques spécifiques et équipés.

Dans une démocratie, l'usage de la force ou des armes est soumis à l'autorisation de l'autorité civile. L'usage de la force ou des armes implique le strict respect des principes de proportionnalité et de réversibilité. Cette dernière notion consiste pour les forces de l'ordre à être capable, dans un délai très bref et pour une durée très brève, de faire usage de moyens de coercition tout en conservant la possibilité de mettre un terme à cet usage dès lors que la situation ne le justifie plus.

En France, le maintien de l'ordre relevant de la compétence de l'État, donc du préfet dans un département, l'ensemble des opérations sont conduites sous son contrôle et seules les réquisitions écrites qu'il délivre constitue le fondement légal de l'action des forces de l'ordre (CRS,Compagnie d'Intervention ou escadron de Gendarmerie mobile).

Tactiques spécifiques 


  • À titre préventif
    • surveillance des grands rassemblements, par des observateurs en hauteur et des observateurs en civil au sein de la foule, à fin de détecter les débuts de violence ;
    • présence dissuasive de forces de l'ordre ; une présence trop visible peut à l'inverse « échauffer les esprits » ;
    • limitation des mouvements afin de protéger des endroits sensibles, comme des bâtiments publics ou des personnes pouvant être la cible des violences (par exemple personnes d'origine étrangère dans le cas d'émeutes racistes), en condamnant des rues ou en filtrant les accès ;
    • présence d'équipes très mobiles (donc peu équipées) pouvant pénétrer facilement dans la foule et extraire les fauteurs de trouble (tactique d'exfiltration) ;
Matériel et véhicules 

 

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Véhicules de police équipés contre les dégradations dans le cadre d'une opération de maintien de l'ordre, Paris, mars 2006
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Forces de maintien de l'ordre 


En France 


En France, le maintien de l'ordre est du ressort de la police nationale et de la gendarmerie nationale, en particulier :

Les forces armées sont classées en trois catégories au maintien de l'ordre : 1° catégorie: les formations de la gendarmerie départementale et de la garde républicaine; 2° catégorie: les formations de la gendarmerie mobile; 3° catégorie: les formations des forces terrestres, maritimes, aériennes et les services communs ainsi que les formations de la gendarmerie mises sur pied à la mobilisation ou sur décision ministérielle.

 

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Ao, le dernier Néandertal.

Publié le 25 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

Ao, le dernier Néandertal

 

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Ao, le dernier Néandertal

Réalisation Jacques Malaterre
Acteurs principaux Simon Paul Sutton
Aruna Shields
Société(s) de production UGC
Pays d’origine Drapeau : France France
Genre Aventure
Sortie 29 septembre 2010 en France

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

 

 

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Ao, le dernier Néandertal, est un film français réalisé par Jacques Malaterre, sorti en France le 29 septembre 2010. Il s'agit d'une adaptation du roman de Marc Klapczynski, Ao l'homme ancien.

Il s'agit du premier long métrage de fiction de Jacques Malaterre, qui avait réalisé précédemment des docu-fictions sur la Préhistoire et l'évolution de l'homme, notamment L'Odyssée de l'espèce, et Homo sapiens.



Synopsis 


L'action de Ao, le dernier Néandertal se déroule vers 30 000 ans avant le présent. Le film narre la rencontre entre un Néandertalien (Ao), dernier survivant de son clan, et une Homo sapiens (Aki), prisonnière d'une tribu hostile. Il explore la relation entre ces deux espèces, leur éventuelle interfécondité et la disparition de l'homme de Néandertal.

Distribution 


Réception 


À sa sortie, Ao, le dernier Néandertal a reçu des critiques mixtes, autant de la part des spectateurs que de la presse professionnelle. Le site web AlloCiné offre une moyenne de 2,41/5 au film à partir de 17 notes de titres de presse française1.

Le public a boudé le film, puisque le Box Office en France atteint seulement les 234 203 spectateurs sur quatre semaines2, sachant que de nombreux cinémas ont déprogrammé le film au bout de deux semaines seulement.

Parallèles avec La Guerre du feu 


Comme ceux de La Guerre du feu de Jean-Jacques Annaud, les personnages de Ao, le dernier Néandertal utilisent des langages imaginés pour le film, sans sous-titres. En revanche des voix off traduisent la pensée des personnages et facilitent ainsi la compréhension de l'action.

Les noms des deux personnages principaux imaginés par Marc Klapczynski, Ao et Aki, sont proches de ceux des deux personnages principaux de La Guerre du feu, Naoh et Ika.

 

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Maison d'Eschelles.

Publié le 24 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque médiévale (du Ve au XVe siècle)

Maison d'Eschelles
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Généralités 


Origine des d'Eschelles 


La terre des Échelles 


Située dans l'ancien comté du Maine la terre dite "des Échelles" est bordée à l'Est par la paroisse de Saint-Jean-des-Échelles, commune de la Sarthe, et déborde à l'Ouest sur une petite région au Sud du comté du Perche appelée le Perche-Gouët ou Petit Perche.

Voir détail

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Mainard et les vicomtes du Maine


Sous l'évêque du Mans Robert (857-883) le Maine et l'Anjou furent ravagés par les Bretons et les Normands ; la cathédrale du Mans est pillée par les envahisseurs puis restaurée à la hâte. De nombreux pillages et destructions auront lieu dans les années qui suivront. Du temps du roi Lothaire, Mainard 28e évêque du Mans (951-971 environ) s'appliqua à faire disparaitre les ruines accumulées avant lui.

Mainard était frère du vicomte du Maine Raoul III de Beaumont-au-Maine. Il avait été marié, était père de nombreux enfants et avait porté les armes avant d'aspirer à l'épiscopat. Épiscopat durant lequel il fit un grand nombre de donations au chapitre de la cathédrale du Mans. Ces donations avaient été acquises par héritage principalement par sa mère qui était, dit-on, une des filles des d'Eschelles possesseurs des terres dont ils tiraient leur nom.

Mainard, était donc issu d'une famille de grands possesseurs. Il lègue au chapitre de sa cathédrale la terre de Inlescaliæ (l'Escalier) terre des Échelles avec l'église bâtie sur son étendue et dédiée à Saint Jean. C'est cette villa qui, depuis, est devenue la paroisse de Saint-Jean-des-Échelles. Mainard lègue en outre quelques domaines voisins du premier : Courtangis proche Courgenard, Curtis Angisi, et les serfs qui le cultivent ; Lamnay, avec tous les édifices qui s'y trouvent et l'église consacrée sous le vocable de Saint Martin ; enfin Courgenard, où l'on a trouvé aussi des débris antiques près de l'église. À l'époque de Mainard, une nouvelle invasion, celle des Normands avait encore une fois ravagé le Maine, brûlé ses monastères, ses églises, ses édifices, anéanti tout le fruit des travaux antérieurs.

Membres les plus anciens 


  • Rogierus de Scalaris -- Roger d'Eschelles est cité dans un acte daté entre 1067 et 1081 où Herbert de la Guierche confirme à l'abbaye de Saint-Vincent l'église de Saint-Corneille1.
  • Hugo de Scalis -- Hugues d'Eschelles est cité dans un acte, daté d'avril 1114, du cartulaire de Sainte-Croix d'Orléans (814-1300)2, où Louis VI de France reconnaît au chapitre la propriété d'une famille de serfs, pour le repos de l'âme de Philippe Ier de France, son père, et de la sienne. La même année (1114), Hugues d'Eschelles est cité comme témoin laïc dans un autre acte de ce même Louis VI de France dans lequel il abandonne au chapitre de Sainte-Croix d'Orléans les serfs qu'il revendiquait3.
  • Odo de Scalis -- Odon ou Eudes d'Eschelles est cité dans un acte daté de juillet 1189 du cartulaire de Tyron pour la confirmation de la dîme du Loir. Eudes d'Eschelles est qualifié de curé paroissial de Saint-Eustache de Thieulin4 « (...) Odo de Scalis, curatus parrochialis Sancti-Eustachii de Tieslino (...) ».

Hervé d'Eschelles 


Le plessis d'Hervé d'Eschelles 

 

 

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Situé dans l'ancien Dunois le Plessis-l'Échelle, à l'Est de Vendôme, borde la forêt de Marchenoir.

Le Plessis-l'Échelle, tour-à-tour appelé le Plessis-des-Échelles, le Plessis-de-l'Échelle. La version latine utilisait les termes de Plessiacum, Plesseium , ou encore Plaxitium de Scalis ou de Scalâ. Mais c'est dans le cartulaire de l'abbaye de Tyron que l'on trouve la mention de Plessiacum Hervei de Scalis. Hervé d'Eschelles était d'une maison qui paraît des plus anciennes du Dunois et répandue dans plusieurs de ses châteaux.

Cité en 1145, Plexeio Hervei de Scalis, le domaine d'Hervé d'Eschelles, faisait partie des possessions de l'abbaye de Bourgmoyen5 à Blois (Loir-et-Cher). La paroisse relevait autrefois du diocèse de Chartres. On trouve également la dénomination Capellam de Plexeio Hervei de Scalis dans deux actes pontificaux contenus dans le cartulaire de l'abbaye de Notre-Dame de Bourgmoyen, le premier daté du 25 mars 1145 par le Pape Eugène III, le second daté du 15 mars 1183 par Lucius III.

Dans le XIIe siècle, on trouve, toujours par le cartulaire de Tyron, Girard du Plessis, surnommé Diable, et Payen du Plessis, son frère ; Guillaume, Hugues et Eudes du Plessis, fils de Payen. La famille de Nèzement, qui peut être de la même maison, avait des seigneurs du Plessis-l'Échelles dans le XIIe siècle. Les de Grenaisie, qui paraissent de la même maison, ayant des armes semblables, ont succédé aux de Nèzement dans le XVIIe siècle6.

 

 

Voir détail

Notes sur le Plessis-l'Échelle

On appelait Plessiacum, non pas une maison de plaisance, mais un domaine entouré de plesses ou palissades, elles étaient destinées au creusement de profondes douves afin de protéger la tour et la maison féodales, ainsi que la chapelle, les habitations des hommes d'armes, celles des serviteurs, ou encore les écuries et autres dépendances du château.

En 1720, Marc-Pierre de Voyer de Paulmy, comte d'Argenson, Ministre de Louis XV, devient propriétaire du Plessis-l'Échelle pour la somme considérable de 210.000 livres. Cette terre compte alors château et jardin, six fermes, haute, moyenne et basses justices, cens, bois, chasse, pêche, vignes et étangs. Cette propriété sera revendue en 1739.

Sa famille 


Cartulaire de l'Abbaye cardinale de la Trinité de Vendôme, publié sous les auspices de la Société archéologique du Vendômois par l'abbé Charles Métais. Page 356 : Acte intitulé "De Querelis Hervei de Scalis" (1144-1148), où Hervé d'Echelles et ses enfants se désistent de toutes revendications envers la Trinité. On parle de "Plesicium (Plessis) ipsius Hervei". Charte de Thibault, comte de Blois, en 1195, certifiant que Hervé d'Eschelles a donné au chapitre sa terre de Mulsans avec les cens du dit lieu, s'y rendant à la Saint-Denis, et amortissant ces biens dépendant du fief du comte. Il s'agit là, peut-être du fils ainé. On trouve également un Radolfus. Ce Raoul, qualifié de neveu d'Hervé d'Eschelles, pourrait être le fils de Julienne d'Eschelles7.

 

 Hervé d'Eschelles (vers 1100 - après 1148) x Asceline │ ├──> Hervé d'Eschelles, fils ainé │ x ? │ │ │ └──> Il est probablement le père ou l'aïeul de Pierre Ier d'Eschelles Seigneur de Lucé au Maine │ ├──> Renaud d'Eschelles │ ├──> Gaultier d'Eschelles │ x Eremburge │ │ │ └──> Hugues d'Eschelles │ ├──> Henri d'Eschelles │ ├──> Julienne d'Eschelles │ x Hugues ? │ │ │ └──> Raoul ? │ ├──> Cécile d'Eschelles │ └──> Hildegarde d'Eschelles 

Branche de Lucé au Maine


Pierre Ier d'Eschelles 


Pierre Ier d'Eschelles est connu dès 1280 comme Seigneur de Lucé au Maine (aujourd'hui le Grand-Lucé dans la Sarthe). Pierre Ier était sans doute le fils d'un dénommé Hervé d'Eschelles Chevalier qui détenait un fief non nommé « in parrochia de Luceio, in feodo Hervei de Scalis, militis », dans cette paroisse et ceci dès 1249. Cet Hervé pourrait être le fils, ou le petit-fils, du propriétaire du Plessis-l'Échelle dont il est question plus avant.

A l'origine, cette seigneurie, qui semble avoir été constituée au début du XIIIe siècle, avait été préalablement régit par une famille qui en porta le nom et dont le dernier représentant était Guy II de Lucé. On ne sait de quelle manière Lucé passa dans la famille d'Eschelles.

Sa descendance 


Les d'Eschelles seigneurs de Lucé portaient : de gueules, à trois fasces d'argent. Ces armes sont représentées sur un vitrail de l'église de Saint-Vincent-du-Lorouër situé à l'Est de Lucé. On trouve également d'argent, au lion passant de gueules, armes qui sont également celles de l'oratoire Saint-Julien de Pruillé-l'Éguillé8.

 Pierre Ier d'Eschelles (vers 1250 - après 1300) x ? │ ├──> Pierre II d'Eschelles, Seigneur de Lucé │ x ? │ │ │ └──> Jayon d'Eschelles, Chevalier vassal du Roi │ │ x Marguerite de Loudon │ │ │ │ │ └──> Voir la branche Orléanaise │ │ │ └──> Marie d'Eschelles, Dame de Lucé │ x Hugues de Verneil │ x Brisegaud de Coësmes │ │ │ └──> La seigneurie de Lucé passe à la famille de Coësmes │ ├──> Guillaume d'Eschelles, Seigneur de Lucé │ Probablement mort jeune sans alliance │ └──> Jeanne d'Eschelles x Geoffroy d'Illiers, Seigneur des Radrets │ └──> Cette branche fera alliance avec la famille de Ronsard 

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Zopyre (médecin égyptien).

Publié le 23 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Antiquité (avant le Ve siècle)

Zopyre (médecin égyptien)
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Zopyre est un médecin de l'Égypte antique, sur lequel il ne nous est parvenu que des renseignements incomplets. Il vivait à la cour de Ptolémée XII Aulète.

Il imagina pour ce prince l'antidote universel connu sous le nom d'ambrosia (composé de charbon actif absorbant les poisons). Celse en a donné la composition1 ; on la retrouve dans Scribonius Largus, Compositiones medicœ, et dans Galien, Antidotarium, livre 2, c. 8. C'est à peu près le fameux antidote de Mithridate ; et l'on conjecture avec beaucoup de vraisemblance que Zopyre avait communiqué sa recette au roi du Pont, l'ami de Ptolémée Aulète et son allié. En effet, Galien2 parle d'une lettre de Zopyre à Mithridate, dans laquelle le médecin propose au roi de tenter l'essai de son antidote : il lui conseillait de faire avaler à un criminel un poison mortel et de lui donner sur le champ son ambrosia, assurant que cette composition détruirait certainement l'effet de la substance vénéneuse.

Zopyre paraît avoir eu des connaissances assez étendues en botanique. On croit que c'est de son nom que le Clinopedion fut d'abord appelé Zopyron3,4, soit qu'il eût découvert cette plante ou qu'il en eût reconnu le premier les propriétés médicales. On voit par divers passages des Collectanea d'Oribase (liv. 14) que Zopyre avait classé les médicaments d'après leur mode d'action ; mais il attribue à certaines substances des propriétés qu'on est loin de leur accorder aujourd'hui5.

 

 

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Aq Köprük.

Publié le 22 Septembre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

Aq Köprük

Aq Köprük est une ville située en Afghanistan, dans la province de Balkh. Plusieurs sites archéologiques de la fin du Paléolithique et du Néolithique ont été découverts dans des abris sous roches, des grottes ou bien des sites de plein air (sur du lœss et des alluvions) situés à sa proximité. Ils ont été fouillés au début des années 1960 par l'archéologue Louis B. Dupree. La séquence chronologique est difficile à reconstruire, du fait d'une stratigraphie compliquée.

Le matériel archéologique atteste l'existence de communautés d'agriculteurs sédentaires qui doivent être parmi les plus anciens de cette région, encore mal connue pour cette époque du fait du contexte historique actuel qui empêche de nouvelles fouilles d'avoir lieu.

On a aussi exhumé des restes d'ovins et de capridés domestiques. Tout indique donc qu'on est en présence de sociétés du Néolithique précéramique disposant de connaissances déjà avancées dans la pratique agricole. Elles n'ont cependant pas abandonné pour autant la pratique de la chasse et de la cueillette. Le fait que ces sites aient été mis au jour si loin des foyers supposés de néolithisation, à une époque si reculée, laisse ouvertes bien des perspectives. Dans des niveaux beaucoup plus tardifs de ces grottes (IIIe millénaire av. J.‑C.), les trouvailles ont consisté en du matériel agricole ainsi que de la céramique.

A côté de cette phase néolithique, des sites plus anciens datant de l'Épipaléolithique ont été fouillés. L'outillage consiste en des microlames en silex, servant pour diverses activités (construction, abattage de bois, chasse), des burins ou des lames.

 

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