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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Culicidae (2 & fin).

Publié le 30 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

 

Alimentation


Les adultes mâles et femelles se nourrissent de nectar de fleurs, et participent ainsi à la pollinisation des plantes, au même titre que les papillons, par exemple.

De plus, les femelles (à l'exception des espèces du genre Toxorhynchites), afin d'assurer le développement de leurs œufs, ont recours à des repas de sang sur des vertébrés divers à sang chaud (oiseaux, mammifères dont l'homme) ou à sang froid comme les batraciens (grenouille, crapaud), les reptiles (serpent, tortue) ou d'autres insectes (larves de Lépidoptères, nymphes de cicadelle, mantes). Traversant la peau jusqu'à un vaisseau, elles effectuent une prise de sang. Chaque espèce a sa propre spécificité plus ou moins affirmée dans le choix de l'hôte pour ce repas de sang. On parle de moustique anthropophile s'il pique préférentiellement l'homme ou zoophile s'il pique préférentiellement les animaux.

Les larves de moustiques ont pour la plupart une alimentation constituée de phytoplancton, de bactérioplancton, d'algues microscopiques et de particules de matière organique en suspension dans l'eau du gîte. La larve s'alimente grâce aux battements de ses soies buccales qui créent un courant suffisant pour aspirer les aliments. Les moustiques meurent après la première piqûre.

D'autres espèces sont prédatrices au stade larvaire, se nourrissant essentiellement de larves de Culicidae divers. Ce type de comportement alimentaire est assez rare parmi les Culicidae, ne se rencontrant que pour l'ensemble des espèces des genres Toxorhynchites, Psorophora et Lutzia, chez les Aedes du sous-genre Mucidus, les Tripteroides du sous-genre Rachisoura et chez des espèces des genres Sabethes, Eretmapodites (Er. dracaenae, prédateur des larves d'Aedes simpsoni (Pajot 1975)) et Culiseta.

Prédateurs


Comme écrit ci-dessus, les larves de certaines espèces de Culicidae se nourrissent d'autres larves de Culicidae (voir le paragraphe Alimentation des Culicidae).
De même, oiseaux aquatiques, poissons, coléoptères, libellules[3], tritons, grenouilles, crapauds, salamandres, ou encore le nématode Romanomermis culicivorax[4], se nourrissent également de larves de moustiques.
D'autres espèces s'attaquent aux moustiques au stade adulte : les araignées[5], certaines espèces de poissons comme l'épinoche, de libellules, de chauves-souris ou d'oiseaux [6], comme l'hirondelle ou l'engoulevent[4].

Techniques de chasse de la femelle  


Pour les espèces hématophages, l'alimentation en sang est nécessaire à la ponte. La séquence (repas sanguin, maturation des œufs et ponte) est répétée plusieurs fois au cours de la vie du moustique, et s'appelle le cycle trophogonique. La durée de ce cycle dépend de l'espèce, mais surtout de la température externe (par exemple, chez A. gambiae, le cycle prend 48 heures lorsque la moyenne de température jour/nuit est de 23 °C). La piqûre, le plus souvent nocturne (et plus particulièrement à l'aube ou au crépuscule), dure deux à trois minutes si le moustique n'est pas dérangé.
Les espèces anthropophiles repèrent tout d'abord leurs proies par l'odorat. Ils sont spécialement sensibles aux kairomones comme l'acide lactique ou le sébum. Le moustique sera attiré par de nombreuses odeurs, comme les odeurs de sueur, l'odeur propre de la peau, l'urine[7], les vapeurs d'alcool ou de parfum, et bien d'autres encore (par exemple l'odeur d'une personne ayant consommé de la bière[8]). Les moustiques sont également sensibles à la chaleur (15 à 30 °C) et l'humidité (en pratique plutôt l'été et par temps orageux, donc), et seront plus attirés par une personne avec une température élevée[9]. Les moustiques sont également attirés par les émissions de CO2, gaz émis par la respiration; et par certaines couleurs.


De même que d'autres insectes, les moustiques peuvent détecter ces émanations depuis de longues distances (± 20 m pour le CO2). Les femelles sont immédiatement attirées par ces sources alors qu'elles sont repoussantes pour les mâles. De même, les substances attirantes ou repoussantes peuvent varier d'une espèce à l'autre. Les moustiques sont encore sensibles à de nombreux autres paramètres (comme par exemple, la hauteur à laquelle l'odeur est perçue, dans le cas d'A.gambiae, qui vole au ras du sol et pique de préférence les pieds et les chevilles[10]). Pour repérer leurs proies, les femelles moustiques volent de-ci de-là (maximum 2 km) en utilisant leurs capteurs pour détecter, en premier lieu, les kairomones, ensuite le CO2, et enfin la température relative et les facteurs visuels (le système visuel, sensible à la lumière, aux mouvements et aux couleurs, est peu performant, et n'interviendraient qu'à partir de moins de 1,5 m[11]).

Intérêt médical  


Rôle vectoriel  


Les Culicidae constituent le tout premier groupe d'insectes d'intérêt médical. Les moustiques sont vecteurs de trois groupes d'agents pathogènes pour l'homme : Plasmodium, filaires des genres Wuchereria et Brugia, ainsi que de nombreux arbovirus. Plus de 150 espèces de Culicidae relevant de 14 genres ont été observées porteuses de virus impliqués dans des maladies humaines (Mattingly, 1971). C'est par sa trompe qui lui sert à piquer que le moustique transmet les pathogènes à l'homme ou aux animaux.

La trompe (proboscis) de la femelle est composée par des pièces buccales vulnérantes ou stylets (maxilles, labre, hypopharynx) qui sont enveloppées par le labium souple qui se replie au moment de la piqûre.

Le moustique enfonce les stylets dans l’épiderme jusqu’à un capillaire sanguin grâce aux maxilles qui perforent la peau et qui permettent à la trompe de se maintenir en place lors du prélèvement sanguin.

Les stylets délimitent deux canaux : l’un, formé par l’hypopharynx, par lequel est injectée une salive anesthésiante et anticoagulante, l’autre, au niveau du labre, par lequel est aspiré le sang qui, s’il est infecté, contamine le moustique. La quantité de sang prélevée varie de 4 à 10 millimètres cubes en 1 à 2 minutes.[12]

Mêlé au sang aspiré, le parasite pathogène (excepté les filaires : Plasmodium spp. responsables du paludisme, le virus de la dengue, de la fièvre jaune, le virus du Nil occidental ou le virus du chikungunya…) parvient dans l'estomac du moustique, puis franchit la paroi stomacale. Une fois multiplié, il se retrouve dans les glandes salivaires du moustique qui l'inocule à son hôte lors de la piqûre, par la salive infectée, via l’hypopharynx.

Les genres Aedes, Culex, Eretmapodites, Mansonia et Anopheles contiennent la majorité des espèces qui s'attaquent à l'homme.

Paludisme


Article détaillé : Paludisme.
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Filarioses lymphatiques  


Article détaillé : Filariose.
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Plus de 40 espèces de Culicidae, relevant de 4 genres, sont impliquées dans la transmission des filarioses lymphatiques. Ce sont des infections parasitaires engendrées par trois espèces de filaires : Wuchereria bancrofti, la plus fréquente et sa variété pacifica, Brugia malayi et Brugia timori.

La filariose de Bancroft à Wuchereria bancrofti sévit dans toute la zone intertropicale (Caraïbes, Amérique latine, Afrique, Inde, Asie du Sud-Est et les îles du Pacifique). La variété pacifica sévit en Océanie.

La filariose de Malaisie (ou filariose lymphatique orientale) due à Brugia malayi, est exclusivement asiatique (Asie du Sud-Est, Inde, Sri Lanka, Corée et Chine). Brugia timori ou filaire de Timor sévit dans les îles du Sud-Est de l'Indonésie (Timor).

Des moustiques des genres Culex (en particulier Culex quinquefasciatus), Anopheles et Aedes sont vecteurs des 2 types de filarioses.

En Afrique, W. bancrofti est transmis par Cx quinquefasciatus et, en Afrique centrale et occidentale, uniquement par des Anopheles : An. funestus, An. Complexe gambiae.

De plus, des espèces du genre Mansonia transmettent la filariose de Malaisie (Brugia malayi). Des espèces vivant dans des marécages ouverts (Mansonia uniformis, M. annulifera, M. indiana) sont vectrices de l’Inde jusqu’en Asie de l’est. Des espèces zoophiles et rurales, Mansonia bonneae, M. dives et M. uniformis sont vectrices en Thaïlande, Malaisie et aux Philippines. Des espèces Coquillettidia sont signalées vectrices en Indonésie.

Wuchereria bancrofti pacifica présente dans les îles du Pacifique sud est transmise majoritairement par Aedes (Stegomyia) polynesiensis, Ae. (Stegomyia) pseudoscutellaris, Ae. (Stegomyia) tongae, Ae. (Stegomyia) hebridea ainsi que par Ae. (Ochlerotatus) vigilax, espèce de Mangrove très agressive envers l’homme. Brugia timori est transmise par Anopheles barbirostris.

Le cycle est indirect et fait intervenir l'homme comme hôte définitif et un moustique comme hôte intermédiaire. Les microfilaires (larve de 1er stade) sont absorbées par le moustique lors d'un repas de sang chez un hôte infesté. Dans les 12 heures, elles traversent la paroi stomacale et gagnent la musculature thoracique du moustique. Là, après deux mues, elles se transforment en une dizaine de jours en formes infectantes. Enfin, les larves de troisième stade migrent vers le labium et sont inoculées à l’hôte lors d’un nouveau repas de sang du moustique, pénétrant activement par la blessure créée par la piqure. Le parasite ne subit aucune multiplication chez le vecteur.

La forte présence de microfilaires au niveau des muscles thoraciques du Culicidae entraîne chez ce dernier une diminution de sa capacité de vol.

Les filarioses lymphatiques touchent 120 millions de personnes dans 80 pays d'Afrique, d'Amérique latine et d'Asie et 40 millions d’entre elles souffrent de difformités et d'invalidités graves. Près d’un tiers des porteurs de la maladie vivent en Inde, un autre tiers en Afrique, tandis que le dernier tiers se répartit entre l’Asie du Sud-Est, le Pacifique occidental et l’Amérique latine.

Fièvre de la vallée du Rift  


Article détaillé : Fièvre de la vallée du Rift.
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Fièvre jaune  


Article détaillé : Fièvre jaune.
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Chikungunya  


Article détaillé : Chikungunya.
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Virus du Nil occidental


Article détaillé : West Nile Virus.
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Dengue  


Article détaillé : Dengue.
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Encéphalite de Saint Louis


Article détaillé : Encéphalite de Saint Louis.
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Cette encéphalite doit son nom à l'importante épidémie qui se déclara en 1933 dans la ville de Saint-Louis (États-Unis) au cours d'une sécheresse exceptionnelle. Ces conditions climatiques associées à une forte insalubrité favorisèrent le développement de Culex quinquefasciatus, moustique vecteur de cette encéphalite due à un arbovirus.

Encéphalite de la Murray Valley  


Encéphalite japonaise  


Les Culex, principalement Culex tritaeniorhynchus et dans une moindre mesure Culex annulus, Culex gelidus, Culex fuscocephala et le complexe Culex vishnui, sont les vecteurs de l'encéphalite japonaise. Ces espèces sont normalement zoophiles, mais s'attaquent à l'homme lors de fortes pullulations. Aedes japonicus est également cité comme espèce vectrice et peut transmettre le virus à sa descendance (transmission transovarienne) (Takashima & Rosen, 1989). Signalons également qu'une transmission verticale des virus des encéphalites japonaise et de St. Louis par Aedes albopictus est possible (Rosen, 1988).

Cette maladie virale (Flavivirus) est endémique dans le Sud-Est de l'Inde et au Sud-Est asiatique (Malaisie, Thaïlande, Vietnam, Philippines, Indonésie). Elle est épidémique en Chine (partie), en Corée ainsi que dans certaines régions d'Océanie, au nord de l'Australie et au Japon. L'encéphalite japonaise est une cause majeure d'encéphalite virale avec 30 000 à 50 000 cas cliniques signalés chaque année, provoquant 15 000 décès.

Les zones touchées sont essentiellement les zones rurales où les moustiques pullulent dans les rizières et zones inondées avec une forte activité crépusculaire et nocturne, infligeant alors à l'homme et aux animaux domestiques des piqûres douloureuses. L'homme n'est qu'un hôte accidentel du virus, favorisé en cela par la création de rizières et de porcheries à proximité d'habitations humaines. Le réservoir de base du virus est constitué par les oiseaux Ardeidae (hérons et aigrettes) et des canards vivant dans les zones humides, et pour réservoir relais les animaux domestiques (porcs principalement). Les chevaux, les chauves-souris et les reptiles sont également cités comme hôtes.

Il n’y a pas de transmission inter-humaine. Il existe un vaccin efficace contre cette maladie.

Nuisance


Le moustique Aedes (Stegomyia) aegypti lors d'une piqûre.
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La femelle adulte, pour sa reproduction, pique les vertébrés pour prélever leur sang, qui contient des protéines nécessaires à la fabrication des œufs.

Tout comme la tique, le moustique repère sa cible grâce à son odorat : celui-ci leur révèle la présence de dioxyde de carbone et celle d'acides gras comme l'acide butyrique, aux relents ammoniaqués, émis par la respiration de la peau (c'est ce facteur qui fait que certaines personnes sont plus souvent piquées que d'autres). Des scientifiques américains ont identifié plus de 340 odeurs émises par la peau humaine susceptibles d'attirer les moustiques.

Pendant la piqûre, la femelle injecte de la salive anticoagulante (sur la photo ci-contre, un moustique femelle du genre Aedes, dont l'estomac est gorgé de sang) qui chez l'Homme provoque une réaction inflammatoire plus ou moins importante selon les individus : c'est la formation d'un « bouton » qui démange.

Les différentes espèces de moustiques ne s'attaquent pas aux mêmes cibles. Ainsi, Culex hortensis et Culex impudicus piquent de préférence les batraciens, Cusileta longiareolata et le genre Aedeomyia les oiseaux, alors qu'Aedes caspius et Culex pipiens préfèrent l’Homme.

Traitement des piqûres


Les piqûres peuvent être totalement indolores ou provoquer un prurit très désagréable ou des allergies plus graves, allant exceptionnellement jusqu'au choc anaphylactique. L’hypersensibilité a une origine immunitaire, qui traduit une réaction extrême de nos anticorps à des antigènes présents dans la salive du moustique.

Certains de ces antigènes sensibilisants existent chez tous les moustiques, tandis que d'autres sont spécifiques à certaines espèces. La réaction d'hypersensibilité peut être immédiate (types I et III) ou retardée (type IV)[13].

Divers remèdes sont plus ou moins efficaces selon les personnes et les délais d'application. Outre le vinaigre au peroxyde de zinc, dont l'effet calmant n'est pas médicalement prouvé, et des produits interdits en raison de leur toxicité, quelques médicaments existent ; antihistaminiques oraux ou topiques appliqués et diphenhydramine (Benadryl en onguent), qui semblent soulager efficacement les démangeaisons. Les corticostéroïdes topiques tels que l'hydrocortisone et la triamcinolone peuvent soulager, dans le cas de piqûres inopportunément placées.

On a cité l'application directe d'un tissu imbibé d'eau très chaude mais non bouillante pour bloquer (pour quelques heures) le dégagement d'histamine autour de la piqûre. L'application d'un Mylanta ou d'un antiacide liquide serait selon certains auteurs efficace en soulageant le prurit et le gonflement car réduisant l'acidité des anticoagulants injectés avec la salive de l'insecte.

Contrôle des moustiques


Limiter la prolifération des moustiques  


Une bonne technique pour éviter d'être envahi par les moustiques à la maison est de leur fournir un/des nids pour leur ponte que l'on pourra contrôler, et de supprimer tous les autres.

Pour cela, récoltez de l'eau de pluie dans un récipient assez large et profond (par exemple une brouette, une glacière…) et laissez-le, si possible, au soleil.

Les femelles seront ravies de trouver un tel volume d'eau et y pondront sans modération. Lorsque les larves commencent à être assez grosses, videz l'eau dans la terre, en faisant bien attention qu'elle soit complètement absorbée.

Attention :

  • Ne jamais vider l'eau dans une canalisation (égout, caniveau, etc.), car les larves resteraient en vie et donneraient naissance aux moustiques que vous essayiez d'éliminer.
  • Vider l'eau un peu avant la date estimée d'éclosion des larves. Si vous avez un doute sur cette date, il vaut mieux vider l'eau de suite (le but est de limiter la reproduction des moustiques, pas d'en faire un élevage).
  • Prévenir les voisins et les inciter (ou les aider) à détruire, chez eux aussi, les petites collections d'eau sans prédateurs.

Une autre stratégie consiste à favoriser le développement de prédateurs des moustiques (voir par exemple l'emploi des Toxorhynchites ou des chauves-souris et des hirondelles dans la lutte biologique contre la prolifération de moustiques nuisibles ; vous pouvez par exemple procurer des nichoirs de qualité à ces dernières). Cependant, selon certains chercheurs, ces stratégies sont insuffisamment efficaces[4].

Limiter les risques de piqûre


Les moustiquaires peuvent être imprégnées d'un insecticide pour renforcer leur efficacité. Elles sont un des meilleurs moyens de protection.
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De nombreuses méthodes sont réputées pour éviter d'être piqué par les moustiques, dont certaines sont inefficaces, peu efficaces ou sans efficacité prouvée. Pour se prémunir des piqûres dans les régions infestées, il faut combiner les moyens de protection et parfois de lutte.

Il convient d'adopter des mesures de prévention de base, telles que limiter l'usage de parfums, ou éviter de rester à proximité de sources de lumière ou d'un feu[14].

La toile moustiquaire  


La méthode de lutte donnant le meilleur résultat, notamment contre le paludisme, est l'utilisation de toile de gaze, appelée moustiquaire, imprégnée d'insecticide ou de répulsif.

En 1983, au Burkina Faso, une première association insecticide-moustiquaire fut mise en place par imprégnation de moustiquaires dans la ville de Bobo-Dioulasso. Ces moustiquaires se sont avérées particulièrement efficaces contre les anophèles en termes de mortalité des moustiques et de réduction du taux de piqûres. Globalement, la moustiquaire imprégnée réduit de 36 % le taux de piqûres des moustiques par rapport à une moustiquaire non traitée et tue de l’ordre de 37 % des moustiques présents. Des campagnes de distribution gratuite de moustiquaires durablement imprégnées sont mises en œuvre dans plusieurs pays africains. Elles permettent de généraliser l’emploi des moustiquaires imprégnées, ce qui pourrait réduire de moitié environ l'impact du paludisme et de 20 % la mortalité infantile[15].

Il existe aussi de la toile moustiquaire pour équiper les portes et les fenêtres, protéger le visage ou entourer une voiture d'enfant.

Vêtements adaptés  


Une précaution de base consiste à se couvrir le corps aux époques, lieux et heures où sortent les moustiques femelles, avec des vêtements longs (manches longues, col roulé, pantalon, chaussettes). Les vêtements doivent être amples pour qu'elles ne puissent pas piquer à travers, et de préférence sombres[16].
On trouve aussi dans le commerce des filets permettant de protéger la tête, fermés autour du cou par un élastique.

Méthodes répulsives


La femelle moustique est attirée par une température entre 15° et 30°, l'humidité due à la transpiration, ainsi que les différentes odeurs ou le CO2 émis par l'hôte à piquer[16]. Éviter de mettre des parfums et recourir à des répulsifs insectifuges adaptés[16]. Dans les zones infestées, la peau, mais aussi les vêtements, peuvent être imprégnés d'un répulsif à insecte (en évitant les yeux et les muqueuses). Le traitement est à renouveler tous les deux lavages pour les tissus.

Le répulsif le plus efficace est le DEET (N,N-diéthyl-3-méthylbenzamide, auparavant appelé N,N-diéthyl-m-toluamide), mais il est contre-indiqué pour les enfants[17]. Les répulsifs à base d'huile de haricot de soja et d'IR3535 (éthyl butylacétylaminopropionate) présentent une protection de plus courte durée. Les autres répulsifs d'origine végétale, dont l'essence de citronnelle, ont une durée d'effet très courte et sont donc considérés comme inefficaces. Les bracelets dits « antimoustiques » n'ont montré aucune efficacité[18]. Les répulsifs à base de la molécule icaridine sont particulièrement actifs contre les moustiques vecteurs de maladie.

Selon certains récits de vie à l'écart de la civilisation, la salive mélangée à du tabac pourrait être efficace. La nicotine est effectivement un excellent insecticide naturel. Le feu et la fumée éloigneraient aussi les moustiques, mais non sans conséquences pour la santé des humains qui respirent cette fumée.

Une légende entretenue par des fabricants de gadgets prétend que les moustiques mâles émettraient une vibration ultrasonique inaudible pour l'oreille humaine mais répulsive pour les femelles en gestation, période pendant laquelle elles piquent. Les appareils du type « stop-moustiques électronique », censés éloigner les moustiques par émission d'ultrasons, sont en réalité inefficaces[16] [19], la femelle étant insensible à ces vibrations.

L'élimination des moustiques dans les lieux clos  


Des diffuseurs d'insecticide existent, mais ne présentent d'intérêt que dans une pièce fermée, en apportant alors d'autres risques avérés ou potentiels pour la santé, des enfants notamment[14] . De plus, la plupart des moustiques semble pouvoir rapidement développer des résistances à la plupart des insecticides.

Les électrocuteurs d'insectes n'ont pas d'efficacité sur les moustiques[16]. Certains vendeurs proposent des lampes anti-moustiques, constituées d'une lampe émettant une lumière blanche, bleue ou ultraviolette attirant les insectes, et entourée d'une grille alimentée en haute tension. Le tout est évidemment protégé par une grille en isolant (plastique), pour des raisons de sécurité[20]. Cependant, les moustiques étant attirés par l'odeur des mammifères et en aucun cas par la lumière[21], ce genre de dispositif tuera tous les insectes nocturnes de passage sauf les moustiques.

Pour l'élimination des moustiques, citons une méthode manuelle efficace à 100% en lieu clos : utiliser l'aspirateur électrique pour les moustiques posés sur une surface[réf. nécessaire] (vérifier que l'air expulsé ne va pas en direction des moustiques). Une autre méthode possible, c'est l'utilisation d'une raquette électrique

Avec un peu de bon sens, on peut aussi choisir d'utiliser un torchon de cuisine pour frapper les moustiques jusqu'à ce que mort s'ensuive.

Bio-indicateur


Une distinction essentielle concerne la manière dont pondent les différentes espèces. Certaines (genre Aedes) pondent leurs œufs sur des zones humides temporaires, donc dans des secteurs susceptibles de se mettre en eau et de s'assécher au gré des conditions climatiques. Leurs œufs peuvent survivre à la dessiccation. D'autres espèces (genres Culex, une partie des Anopheles) pondent leurs œufs à la surface des eaux stagnantes.

Pour les Aedes, la prolifération en très grand nombre est due à des événements climatiques importants (fortes précipitations après une longue période de sécheresse). Il y a alors apparition concomitante d'une très grande quantité de larves aquatiques, due à la submersion d'une grande quantité d'œufs. Quelques jours plus tard, les adultes (imago) vont apparaître.

Ceci est un phénomène naturel qui n'a rien à voir avec une action anthropique. Dans ce cas, le moustique ne peut être considéré que comme un bio-indicateur. De même, pour les autres espèces appartenant aux genres précités, même si parfois leur nombre augmente avec la teneur en matière organique, il est toujours délicat de les utiliser comme bio-indicateurs. C'est pour cela qu'ils ne figurent jamais dans les différents indices biotiques existants (IBGN par exemple) établis pour les rivières, peu colonisées par les moustiques.

Évolution


Les moustiques sont apparus probablement au Jurassique, il y a environ 170 millions d'années. Le fossile le plus ancien date du Crétacé. Les moustiques étaient alors environ trois fois plus gros que les espèces actuelles et étaient un groupe voisin des Chaoboridae (moucherons piquants).

Moustiques et aquariophilie


Les larves de moustique sont utilisées comme nourriture en aquariophilie, et sont commercialisées sous trois formes : lyophilisées, congelées ou vivantes.

Vivantes, elles sont appréciées par les poissons prédateurs : cichlidés, combattants, gouramis

Il est facile de se procurer des larves de moustique en laissant croupir de l'eau dans un récipient (l'ajout d'herbe coupée ou d'une branche peut accélérer le processus). Après quelques semaines, vous pourrez récolter avec une épuisette pour aquarium une multitude de larves.

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Culicidae (1).

Publié le 30 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

 

Culicidae
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Moustiques ou maringouins
 Aedes (Stegomyia) aegypti
Aedes (Stegomyia) aegypti
Classification
Règne Animalia
Sous-règne Metazoa
Embranchement Arthropoda
Sous-embr. Hexapoda
Super-classe Protostomia
Classe Insecta
Sous-classe Pterygota
Infra-classe Neoptera
Super-ordre Endopterygota
Ordre Diptera
Sous-ordre Nematocera
Infra-ordre Culicomorpha
Famille
Culicidae
Meigen, 1818
larves de moustique

larves de moustique

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Les Culicidae regroupent les insectes communément appelés moustiques ou maringouins (au Québec) [1] . Classée dans l'ordre des Diptères et le sous-ordre des Nématocères, cette famille est caractérisée par des individus aux antennes longues et fines à multiples articles et par des femelles possédant de longues pièces buccales en forme de trompe rigide de type piqueur-suceur.

Les moustiques ont un rôle extrêmement important en santé humaine (ou animale) car ils constituent, au delà de leur rôle de nuisants par les piqûres douloureuses qu’ils infligent, le plus important groupe de vecteurs d’agents pathogènes transmissibles à l’homme. Les moustiques sont responsables, entre autres, du paludisme, une des toutes premières causes de mortalité humaine, de nombreuses maladies à virus (arboviroses) telles que la dengue, la fièvre jaune, la fièvre de la vallée du Rift, la fièvre du Nil occidental (West Nile Virus), le chikungunya, d’encéphalites virales diverses ainsi que de filarioses et constituent à ce titre l’un des sujets majeurs d’études en entomologie médicale.

À ce jour (Harbach,2010), 3 525 espèces de moustiques sont décrites, réparties (Harbach & Kitching, 1998) en deux sous-familles : Anophelinae (473 espèces) et Culicinae (3049 espèces) et plus de 44 genres. Pour être complet, il faut rajouter à cette liste 157 sous espèces.



 
 

Morphologie des divers stades de développement  


Stade adulte  


Au stade adulte, leur taille varie selon les genres et espèces de 3 à 40 mm mais elle ne dépasse que très rarement les 10 mm, à l'exception des moustiques de la tribu des Toxorhynchitini.

Les moustiques au stade adulte possèdent, comme tous les Diptères, une seule paire d'ailes membraneuses, longues et étroites, repliées horizontalement au repos. Cependant, les ailes des Culicidae sont particulières en ce qu'elles sont pourvues d’écailles le long de ses nervures. La deuxième paire d'ailes est réduite à une paire de balanciers.

Les Culicidae possèdent un corps mince et des pattes longues et fines. Ils se reconnaissent facilement par la présence d'écailles sur la majeure partie de leur corps.

Au niveau de la tête, ils se différencient des autres familles de Diptères Brachycères (exemple les mouches) par des antennes longues et fines à nombreux articles, dépourvues de style ou d'arista. Les femelles se distinguent facilement des mâles qui sont les seuls à présenter des antennes plumeuses. Les femelles possèdent de plus de longues pièces buccales caractéristiques de type piqueur-suceur : la trompe, également appelée rostre ou proboscis, qui inflige la douloureuse piqûre si redoutée. Signalons que la tête des Culicidae est dépourvue d’ocelles.

Le thorax des moustiques présente un segment médian hypertrophié renfermant les muscles des ailes. Ce segment porte les ailes longues et étroites pourvues d’écailles qui peuvent être rares ou abondantes, larges ou étroites, claires ou sombres. La répartition des soies et des écailles sur le thorax revêt une grande importance dans la détermination des différents genres et espèces de Culicini. Citons : les soies acrosticales (sur le « dos » du thorax), les soies pré ou postspiraculaires (avant ou après le spiracle), les soies mésépimérales inférieures et supérieures.

L'abdomen des moustiques est formé de dix segments dont les deux derniers sont télescopés à l’intérieur du 8ème segment : ils sont modifiés en organes reproducteurs. Les premiers segments forment des anneaux emboîtés les uns dans les autres et réunis par une membrane flexible. La partie dorsale (tergite) et la partie ventrale (sternite) de chaque anneau sont réunies latéralement par des membranes souples qui permettent à l'abdomen de se dilater lors du repas de sang. Cette capacité assure également la respiration du moustique par les mouvements de dilatation et de contraction de grande amplitude de l'abdomen, permettant la circulation de l’air au niveau de ses spiracles. Chez les mâles, les 9ème et 10ème segments qui forment les génitalia ont une structure d'une assez grande variété. Leurs caractères morphologiques sont très utilisés pour la détermination de l'espèce.

Stade larvaire  


Ce stade est aquatique. Les larves de Culicidae se différencient des autres insectes aquatiques par l'absence de pattes. Ces larves sont clairement constituées de trois parties :

  • une tête pourvue d'une paire d'antennes, d'une paire de mandibules armées de dents sur leur bord distal et qui forment avec le mentum l'appareil masticateur, l'ensemble flanqué d’une paire de brosses buccales qui entraînent les aliments vers cet appareil ;
  • un thorax plus large que la tête ;
  • un abdomen pourvu au niveau du huitième segment d'un siphon respiratoire pour deux des trois sous-familles : Toxorhynchitinae et Culicinae. Les espèces de la sous-famille des Anophelinae en sont dépourvues, respirant directement à partir de papilles anales postérieures.
Stade nymphal  


La nymphe, également appelée pupe, présente un céphalothorax fortement renflé avec deux trompettes respiratoires. L'extrémité abdominale est aplatie en palettes ou nageoires. Au niveau du céphalothorax se distinguent les ébauches de divers organes : yeux, proboscis, pattes, ailes. La nymphe, également aquatique, ne se nourrit pas mais, durant ce stade (soit 1 à 5 jours), le moustique subit de profondes transformations morphologiques et physiologiques préparant le stade adulte.

Taxonomie  


En 1759, Carl von Linné désigne sous le genre Culex les quelques moustiques – et assimilés – connus de l'époque. Meigen, en 1888, redistribue ce genre en trois genres selon le critère morphologique de la longueur des palpes : genre Anopheles pour les moustiques à palpes longs pour les deux sexes, Culex avec les palpes longs pour les mâles et courts pour les femelles et Aedes aux palpes courts pour les deux sexes. Entre 1828 et 1896, au fil des nouvelles découvertes, les entomologistes Robineau-Desvoidy, Macquart, Lynch-Arribalzaga puis Williston apportent leur remaniement à la classification de ce qui deviendra la famille des Culicidae, créant les genres Megharinus (actuel Toxorhynchites), Psorophora, Sabethes, Ochlerotatus, Taeniorhynchus (actuel Mansonia), Ianthinosoma, Heteronycha, Uranotaenia et Hodgesia.

À la toute fin du XIXe siècle, le monde scientifique découvrit soudainement que les moustiques transmettaient de graves maladies telles que le paludisme (1880), les filarioses (1899) et la fièvre jaune (1900). Cette découverte provoqua la prospection intense de moustiques dans le monde entier, enrichissant les musées et permettant une étude plus poussée de la taxonomie de ce groupe. Travaillant au British Museum de Londres, Frederick Vincent Theobald, dans son ouvrage en six volumes, A Monograph of the Culicidae of the World, paru de 1901 à 1910, créa de nombreux genres pour déboucher sur une classification de la famille comprenant six sous-familles. Frederick Wallace Edwards, en 1932, inclut au rang de sous-famille les dixines et chaoborines dans la famille des Culicidae, les moustiques formant la sous-famille des Culicinae divisée en 3 tribus : Anophelini, Toxorhynchitini et Culicini, ces derniers divisés en 5 groupes : Sabethes, Uranotaenia, Theobaldia (actuel Culiseta), Aedes et Culex.

Stone, en 1957, supprima les Dixinae et Chaoborinae des Culicidae et en 1959, Knight, Stone et Starke, dans leur ouvrage A synoptic Catalog of the Mosquitoes of the World (Diptera, Culicidae) reconnaissent 3 sous-familles : Anophelinae, Toxorhynchitinae et Culicinae, ces derniers divisés en 2 tribus : les Culicini et les Sabethini. Belkin en 1962 réintègre Chaoborinae et Dixinae mais subdivise les Culicinae en 10 tribus. Knight et Stone, pour la réédition de leur catalogue en 1977, adoptent dans son ensemble la classification de Belkin en excluant toutefois Chaoboridae et Dixidae.

Durant ces dernières décennies, le nombre d’espèces et de sous-genres a considérablement augmenté, avec des remaniements taxonomiques à divers niveaux. Ainsi, Harbach & Kitching (1998), inclurent la sous famille des Toxorhynchitinae dans la sous famille des Culicinae, la ramenant au rang de tribu (Toxorhynchitinii). Reinert et al, (2000) divisèrent, sur la base des génitalia mâles et femelles, le prolifique genre Aedes en deux genres : Aedes, conservant 23 sous-genres et le genre Ochlerotatus (anciennement sous-genre du genre Aedes) captant 21 sous-genres. Dernièrement, Reinert et al (2004, 2009) proposèrent de diviser la tribu des Aedini en 63 genres au lieu de 12 mais ils furent peu suivis.

En 1959, 2 462 espèces de moustiques étaient décrites et validées de par le monde, 3 209 espèces en 1992 pour un total actuel atteignant 3 525 espèces réparties en 44 genres et 145 sous-genres (Harbach, 2010). La classification phylogénétique n'est toujours pas totalement définie. Si certaines tribus sont monophylétiques (Aedini, Culicini et Sabethini), la phylogénie de la plupart des tribus reste incertaine (Harbach & Kitching,1998 ; Harbach, 2007). Toutefois, l'apport, cette dernière décennie, de nouvelles techniques d'analyse génétique, couplée aux techniques d'analyse morphotaxonomique classiques, permettent de progresser rapidement dans ce domaine.

Liste des sous-familles, tribus, genres et sous-genres


D'après Harbach, 2010

  • sous-famille Anophelinae
    • genre Anopheles Meigen, 1818 (7 sous-genres, 486 espèces : régions néotropicale, afrotropicale, asiatique)
      • sous-genre Anopheles Meigen,1818 (188 espèces : région afrotropicale)
      • sous-genre Cellia Theobald, 1902 (216 espèces : Ancien Monde)
      • sous-genre Kerteszia Theobald, 1905 (12 espèces : région néotropicale)
      • sous-genre Lophodomyia Antunes, 1937 (6 espèces : région néotropicale)
      • sous-genre Nyssorhynchus Blanchard (28 espèces : région néotropicale)
      • sous-genre Stethomyia Theobald (région néotropicale)
    • genre Bironella Theobald , 1905 (3 sous-genres, 8 espèces : région australasienne)
      • sous-genre Bironella Theobald, 1905 (2 espèces)
      • sous-genre Brugella Edwards, 1930 (3 espèces)
      • sous-genre Neobironella (3 espèces)
    • genre Chagasia Cruz, 1906 (4 espèces : région néotropicale)

 

  • sous-famille Culicinae Meigen, 1818 (39 genres)

Du fait de leur abondance, les sous-genres ne sont pas cités pour cette sous-famille. Se reporter à la page de chaque genre.

  • Tribu Toxorhynchitinii
    • genre Toxorhynchites Theobald, 1901 (4 sous-genres, 91 espèces)
      • sous-genre Toxorhynchites (56 espèces et sous espèces: présent sur l'Ancien Monde)
      • sous-genre Afrorhynchus (20 espèces : uniquement présent en région afrotropicale)
      • sous-genre Ankylorhynchus (4 espèces : Nouveau Monde)
      • sous-genre Lynchiella (16 espèces : Nouveau Monde)
  • Tribu Aedeomyiini
    • Aedeomyia Theobald, 1901 (2 sous-genres, 6 espèces : régions afrotropicale, néotropicale, orientale et australasienne)
  • Tribu Aedini Neveu-Lemaire, 1902
    • Aedes Meigen, 1818 (263 espèces, 23 sous-genres : cosmopolite)
    • Armigeres Theobald, 1901 (2 sous-genres, 58 espèces : région orientale, australasienne)
    • Ayurakitia Thurman, 1954 (2 espèces : région asiatique (Thaïlande))
    • Borichinda Harbach & Rattanarithikul, 2007 (1 espèce : région orientale)
    • Eretmapodites Theobald, 1901 (48 espèces : région afrotropicale exclusivement)
    • Haemagogus Williston, 1896 (2 sous-genres, 28 espèces : région néotropicale principalement)
    • Heizmannia Ludlow 1905 (2 sous-genres, 39 espèces : région orientale)
    • Ochlerotatus Lynch Arribalzaga, 1891 (22 sous-genres, 550 espèces : cosmopolite)
    • Opifex Hutton, 1902 (2 espèces : Nouvelle-Zélande)
    • Psorophora Robineau-Desvoidy, 1827 (3 sous-genres, 48 espèces : Nouveau Monde)
    • Udaya Thurman, 1954 (3 espèces : région orientale)
    • Verrallina Theobald, 1903 (3 sous-genres, 95 espèces : région australasienne, orientale essentiellement)
    • Zeugnomyia Leicester, 1908 (4 espèces : région orientale)
  • Tribu Culicini Meigen, 1818
    • Culex Linnaeus, 1758 (23 sous-genres, 763 espèces : cosmopolite)
    • Deinocerites Theobald, 1901 (18 espèces : Nouveau Monde)
    • Galindomyia Stone & Barreto, 1969 (1 espèce : région néotropicale (Colombie))
    • Lutzia Theobald, 1903 (3 sous-genres, 7 espèces : cosmopolite, initialement sous-genre du genre Culex, ressuscité par Tanaka (2003) au rang de genre)
  • Tribu Ficalbiini
    • Ficalbia Theobald, 1903 (8 espèces : régions afrotropicale (4 spp.), orientale (3spp.), australasienne)
    • Mimomyia Theobald, 1903 Theobald (3 sous-genres, 42 espèces : régions afrotropicale, orientale, australasienne)
  • Tribu Hodgesiini
    • Hodgesia Theobald, 1904 (11 espèces : régions afrotropicale, orientale, australasienne)
  • Tribu Mansoniini
    • Coquillettidia Dyar, 1905 (66 espèces : région afrotropicale, néotropicale, australasienne)
    • Mansonia Blanchard, 1901 (24 espèces : région afrotropicale, Ancien Monde)
  • Tribu Uranotaeniini
    • Uranotaenia Lynch Arribalzaga, 1891 (2 sous-genres, 266 espèces : région afrotropicale, orientale, asiatique)
  • Tribu Sabethini
    • Isostomyia Coquillett, 1906 (4 espèces : région néotropicale)
    • Johnbelkinia Zavortink, 1979 (3 espèces : région néotropicale)
    • Limatus Theobald, 1901 (8 espèces : région néotropicale)
    • Malaya Leicester, 1908 (12 espèces : régions afrotropicale, orientale, australasienne, ex genre « Harpagomyia »)
    • Maorigoeldia Edwards (une espèce : Nouvelle Zélande)
    • Onirion Harbach & Peyton, 2000 (7 espèces : région néotropicale, issu du genre Wyeomyia Theobald)
    • Runchomyia Theobald (7 espèces : région néotropicale)
    • Sabethes Robineau-Desvoidy, 1827(5 sous-genres, 38 espèces : région néotropicale)
    • Shannoniana Lane & Cerqueira (3 espèces : région néotropicale)
    • Topomyia Leicester, 1908 (2 sous-genres, 58 espèces : région orientale, australasienne)
    • Trichoprosopon Theobald, 1901 (13 espèces : région néotropicale)
    • Tripteroides Giles, 1904 (5 sous-genres, 122 espèces : régions orientale, australasienne)
    • Wyeomyia Theobald (15 sous-genres, 140 espèces : région néotropicale principalement, Nouveau Monde)

Bioécologie des moustiques


Cycle de développement  


Une larve de moustique.
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Beaucoup d'espèces de moustiques ont une activité très rythmée, saisonnière et nycthémérale. L'accouplement a lieu peu de temps après l’émergence des adultes, chaque femelle étant fécondée une seule fois pour toute sa vie.

Avant l'accouplement, les mâles forment un essaim, peu après le coucher du soleil, à quelques mètres du sol. Ce phénomène est observable en Afrique pour An. garmbiae et An. funestus et il est probable qu'il existe également chez d'autres espèces.

Le repas de sang est alors indispensable à la ponte pour les espèces hématophages. Toutefois, les femelles peuvent parfaitement se gorger d'eau sucrée et de nectar et vivre longtemps, mais alors elles constituent des réserves adipeuses au lieu de pondre. Quarante-huit heures après la prise du repas de sang, les femelles fécondées déposent leurs œufs, selon les espèces : à la surface d'eaux stagnantes (mare, étang) ou courantes (torrent, bord de rivière), dans des réceptacles naturels (flaque, trou de rocher, aisselles de feuilles, trou d'arbres…) ou artificiels (pneu, gouttière, pot de fleurs, carcasse de voiture…) ou sur des terres inondables (marécage, rizière...). Ces œufs sont pondus soit isolément (Toxorhynchites, Aedes, Anopheles), soit en amas (Culex, Culiseta, Coquillettidia, Uranotaenia) ou bien fixés à un support végétal immergé (Mansonia). La fécondité totale d’une femelle varie selon les espèces de 800 à 2 500 œufs.

Ces œufs se développent en un à deux jours et éclosent, donnant naissance à des larves aquatiques de premier stade qui possèdent (à l’exception des Anopheles) au bout de l'abdomen un siphon respiratoire qui émerge à la surface de l'eau. Chez certains genres (Aedes, Haemagogus, Psorophora), les oeufs sont résistants à la dessication, dans l'attente de la remise en eau de leur gîte de ponte.

Les gîtes larvaires sont très diversifiés selon les genres et les espèces et comprennent les eaux courantes (torrent de montagne, rivière) ou stagnantes (étang, mare, rizière, marécage, bord de rivière, fossé, flaque), ensoleillées ou ombragées (en forêt), de grande dimension (lac, fleuve) ou de petite taille (feuille morte), à forte teneur en sels minéraux (eau de mer ou eau saumâtre) ou chargées de matières organiques, les gîtes naturels de type phytothelmes (aisselle de feuille, bambou fendu, trou d’arbre, urne de plante carnivore) ou autres (trou de crabe, coquille d’escargot, trou de rocher) ou artificiels (citerne, latrine, rejet d’égout, abreuvoir, pneu, carcasse de voiture, boîte de conserve, pot de fleur…).

Les larves s'alimentent et se maintiennent au repos sous la surface de l’eau, respirant par leurs spiracles qui affleurent à la surface et se situent soit au niveau du 8e segment abdominal pour les Anopheles (qui doivent donc pour respirer se maintenir parallèle à la surface de l’eau), soit à l’extrémité du siphon respiratoire pour les Toxorhynchitinae et les Culicinae (qui doivent donc maintenir leur corps oblique par rapport à la surface pour respirer). Enfin, certains genres de Culicinae ont leurs larves immergées, respirant par l'intermédiaire de la tige d'un végétal dans lequel elle insère son siphon (Coquillettidia, Mansonia, quelques espèces du genre Mymomyia).

Les larves passent par quatre stades de développement et se métamorphosent en une nymphe.

La nymphe est aquatique et respire l'air atmosphérique au moyen de ces deux trompettes respiratoires. L'extrémité abdominale de la nymphe est aplatie en palettes ou nageoires. Ce stade ne se nourrit pas et est un stade de transition vers l'adulte durant lequel il subit de profonds remaniements physiologiques et morphologiques

De la nymphe émergera au bout de deux à cinq jours l'adulte volant.

La plupart des espèces ont une activité nocturne (genre Culex, Anopheles, Mansonia ) ou bien essentiellement diurne (Toxorhynchites, Tripteroides) à crépusculaire (genre Aedes). En région afrotropicale, la majorité des moustiques se nourrissent la nuit ou au crépuscule, au moins en zone de savanes et à basse altitude ; en montagne, où il fait très froid la nuit, et en forêt dense, où règne en permanence une mi-obscurité, un certain nombre d'espèces ailleurs nocturnes ou crépusculaires attaquent couramment de jour. Chaque espèce de moustique semble posséder, dans des conditions climatologiques déterminées, un cycle d'activité qui lui est propre. Chez le genre Anopheles, la durée du stade larvaire est d'environ sept jours (si les conditions extérieures sont favorables : qualité de l'eau, température et nourriture essentiellement). Les adultes vivent selon les conditions et les espèces de 15 à 30 jours.

Dans les zones tempérées, à l'arrivée de l'hiver, certains moustiques cherchent un endroit pour hiverner, et s'ils n'en trouvent pas (ce qui arrive fréquemment), ils meurent, laissant leurs larves perpétuer seules l'espèce à l'arrivée du printemps[2]. En état de diapause (hibernation), l'espérance de vie d'un moustique peut atteindre plusieurs mois (selon l'espèce).

 

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Cour internationale de justice.

Publié le 29 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

 

Cour internationale de justice
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Cour internationale de justice
International Court of Justice
CIJ.png
Organe de l’ONU
Type d'organisation Organe judiciaire principal
Acronymes CIJ, ICJ
Chef Président de la Cour
Hisashi Owada
Flag of Japan.svg Japon
Statut Actif
Établi 1945
Site web Site officiel
Organisation(s) parent Organisation des Nations unies

 

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La Cour internationale de justice (CIJ), qui siège à La Haye (Pays-Bas), est établie par l'article 92 de la Charte des Nations unies : « La Cour internationale de Justice constitue l'organe judiciaire principal des Nations unies. Elle fonctionne conformément à un Statut établi sur la base du Statut de la Cour permanente de Justice internationale et annexé à la présente Charte dont il fait partie intégrante. »

Elle a pour principales fonctions de régler des conflits juridiques soumis par les États, et de donner un avis sur des questions juridiques présentées par des organes et agences internationaux agréés et par l'Assemblée générale des Nations unies.

Elle a été créée en 1946, après la Seconde Guerre mondiale, en remplacement de la Cour permanente de justice internationale (CPJI), instaurée par la Société des Nations (SDN)[1].

Le français et l'anglais sont les deux seules langues officielles de la Cour internationale de Justice.



 
 

Organisation de la Cour  


Siège de la CIJ à La Haye.
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Le statut de la CIJ est calqué sur celui de la Cour permanente de justice internationale (CPJI). Il lui donne les instruments nécessaires pour appliquer le droit international, même si l'activité juridictionnelle de la CIJ reste tributaire du consentement des États.

La CIJ est l'un des six organes principaux de l'ONU. Elle est son seul organe judiciaire, ce qui la rend souveraine dans son ordre juridique. Elle a compétence universelle, puisque tous les membres des Nations unies sont de ce fait parties à son statut. Les États n'appartenant pas à l'ONU peuvent devenir parties au Statut sous certaines conditions. C'est un organe permanent composé de 15 juges élus pour 9 ans par un double scrutin de l'Assemblée générale et du Conseil de sécurité. Pour être élu, un candidat doit obtenir la majorité absolue dans ces deux organes. Les juges sont renouvelés par tiers, pour assurer une continuité de jurisprudence.

La CIJ jouit de garanties d'indépendance, d'impartialité et de compétence :

  • principe d'indépendance : répartition géographique équitable des juges (Afrique : 3, Amérique latine : 2, Europe occidentale et Amérique du Nord : 5, Europe orientale : 2, Asie : 3 ; la Cour ne peut comprendre plus d'un ressortissant du même État). Une partie peut choisir un juge ad hoc quand l'autre partie compte un juge de sa nationalité au sein de la Cour.
  • principe de collégialité. En règle générale, la Cour exerce ses fonctions en séance plénière, mais depuis la réforme de 1975, il est possible de former des chambres d'au moins 3 membres. Les arrêts sont adoptés à la majorité des juges présents. Ils sont motivés, signés, avec possibilité d'opinion dissidente (désaccord sur le dispositif, c'est-à-dire l'exposé par laquelle la Cour tranche le différend) ou individuelle (désaccord sur la motivation de l'arrêt).
  • protection des magistrats : un membre de la Cour ne peut être relevé de sa fonction qu'au jugement unanime des autres membres.
  • impartialité : les membres de la Cour ne peuvent exercer aucune activité professionnelle annexe, et ne peuvent participer au règlement d'aucune affaire où ils sont antérieurement intervenus, à quelque titre que ce soit.

Le statut de la CIJ est assez souple. Par exemple, les juges peuvent, après accord des parties, juger aussi bien en droit qu'en équité. Toutes ces garanties assurent une bonne administration de la justice.

Compétences  


Compétence contentieuse  


Seuls les États ont qualité pour agir dans le cadre de la compétence contentieuse. Ni en 1921 ni en 1945, les États n'ont voulu limiter leur souveraineté en créant une juridiction obligatoire de règlement des conflits. La CIJ n'est compétente que lorsque les parties se soumettent à sa juridiction. Il y a 3 moyens d'y parvenir :

  • les deux parties concluent un compromis, convenant de soumettre leur différend à la Cour. Ce mode de saisine se rapproche assez du compromis d'arbitrage.
  • certains traités ou conventions comportent des clauses compromissoires énonçant que les litiges concernant l'interprétation ou l'application du traité devront être soumis à la CIJ. Exemples : le traité liant les États-Unis et le Nicaragua, ce qui a donné la célèbre décision Nicaragua c. États-Unis de 1986 (Activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci).
  • un État peut souscrire à une déclaration facultative de juridiction obligatoire (article 36-2 du Statut de la CIJ). Cette déclaration peut se faire purement et simplement, sous condition de réciprocité, ou pour un délai de réciprocité. Des réserves (excluant certains domaines de litiges) sont également possibles. Fin 1999, seuls 58 États sur 185 ont souscrit à une telle déclaration. La France, après avoir accepté la juridiction obligatoire en 1966 (assortie d'une réserve concernant la défense nationale, en particulier le nucléaire), a abrogé sa déclaration en 1973.

La CIJ a la compétence de sa compétence : si un État soulève une exception préliminaire à l'examen du litige par la Cour, il appartient à celle-ci de juger si elle est compétente ou non. C'est ce qu'elle a fait dans une série d'arrêts de décembre 2004 opposant la Serbie-Monténégro aux puissances qui l'avaient bombardée en 1999 : confirmant un premier arrêt rendu à cette date par lequel la République fédérale de Yougoslavie demandait que des mesures conservatoires soient prises pour interrompre les bombardements contre son territoire, la Cour a estimé qu'elle n'était pas compétente pour se prononcer sur la question de la licéité de l'usage de la force contre la Serbie-Monténégro au motif principal que ce pays n'était membre de l'ONU à la date où il a formé le recours.

Une fois rendue, la décision est obligatoire pour les parties (art.59 du Statut, art.94 de la Charte). En cas de non-exécution par l'une des parties, le Conseil de sécurité peut être saisi par l'autre partie.

Compétence consultative  


La compétence contentieuse de la CIJ est limitée aux États. Mais dans le cadre de la compétence consultative de celle-ci, l'Assemblée et le Conseil de sécurité peuvent lui adresser des questions. Cette compétence s'étend aux autres organes et institutions de l'ONU (UNESCO, OIT, etc.), après accord de l'Assemblée. Les États, eux, sont exclus de la compétence consultative. Comme leur nom l'indique, les avis ne possèdent pas de portée obligatoire. Ce caractère non contraignant ne signifie pas que les avis consultatifs sont sans effet juridique, parce que le raisonnement juridique qu'ils consacrent reflète les opinions autorisées de la Cour sur des questions importantes de droit international. De plus, la Cour suit essentiellement les mêmes règles et procédures qui régissent ses jugements contraignants rendus dans des affaires contentieuses. Un avis consultatif tire son statut et son pouvoir du fait que c'est la déclaration officielle de l'organe judiciaire principal des Nations unies ([1]). Dans le cadre de cette procédure, la Cour peut décider souverainement qu'il n'est pas opportun qu'elle se prononce.

Saisie par le Secrétaire Général des Nations unies, Javier Perez de Cuellar, la Cour s'est prononcée le 15 décembre 1989, sur le litige qui opposait l'Organisation des Nations unies au Gouvernement roumain concernant le Rapporteur Spécial ONU sur les Droits de l'homme, Dumitru Mazilu. Les autorités roumaines ont alors contesté la juridiction de la Cour dans ce cas, affirmant que M. Mazilu était citoyen roumain et que l'État roumain avait toute la latitude de ne pas permettre à Monsieur Mazilu d'aller présenter son Rapport devant l'instance ONU. La Cour a rendu sa décision à l'unanimité en faveur de M. Mazilu qui devait jouir des privilèges et immunités conférés par l'article 22 de la Convention ([2]).

Dans une autre affaire, la Cour a rendu, le 9 juillet 2004, à la demande de l'Assemblée générale, un avis consultatif retentissant sur les « conséquences juridiques de l’édification d’un mur dans le Territoire palestinien occupé ». ([3] paragraphes: 237-246)

La CIJ et le droit international public  


La mission de la CIJ est « de régler conformément au droit international les différends qui lui sont soumis » (art.38 du Statut). Le droit applicable pour cela est :

  • les conventions internationales, soit générales, soit spéciales, établissant des règles expressément reconnues par les États en litige ;
  • la coutume internationale comme preuve d'une pratique générale, acceptée comme étant le droit ;
  • les principes généraux de droit reconnus par les nations civilisées ;
  • sous réserve de la disposition de l'article 59, les décisions judiciaires et la doctrine des juristes publicistes les plus qualifiés des différentes nations, comme moyen auxiliaire de détermination des règles de droit.

Elle peut également statuer ex aequo et bono (en équité), si elle y est autorisée par les deux parties. Elle a néanmoins utilisé d'elle-même la notion d'équité en tant que partie intégrante de l'interprétation de la norme juridique, c'est ce qu'on appelle la « suppléance normative » (1969 Plateau continental de la mer du Nord). En effet, comme elle l'affirme dans son arrêt Cameroun septentrional (1963) : « sa fonction est de dire le droit mais elle ne peut rendre des arrêts qu'à l'occasion de cas concrets dans lesquels il existe, au moment du jugement, un litige impliquant un conflit d'intérêts juridiques entre les États. » Que ce soit par ses arrêts ou par ses avis consultatifs, la CIJ a contribué au développement progressif du droit international public, imposant une conception plus flexible et insistant sur l'importance de la coutume (pratique générale et opinio juris des États). Pour elle, la coutume peut s'exprimer dans les conventions et traités internationaux par effet déclaratoire (la coutume préexiste à la convention), effet de cristallisation (règle en voie de formation) ou effet constitutif (une disposition conventionnelle devient une coutume).

Limites de l'action de la CIJ


Confinement aux conflits limités et marginaux  


Depuis 1945, la CIJ est restée impuissante en ce qui concerne les conflits majeurs entre États et par conséquent politiquement plus sensibles, faute de saisine volontaire par les États. Son action a donc été limitée aux conflits marginaux. La CIJ a même eu un rôle dissuasif, une fois saisie, amenant les États à s'entendre directement entre eux : ce fut le cas pour l'affaire Affaire relative à certaines terres à phosphate à Nauru (1993), opposant Nauru à l'Australie, qui vit finalement le désistement à l'instance des deux parties. Durant les années 1970, beaucoup d'États ont même refusé de comparaître devant la CIJ ; d'autres ont retiré leur déclaration facultative de juridiction obligatoire après des décisions leur ayant été défavorables (France en 1974 après Essais nucléaires et États-Unis en 1986 après Activités militaires et paramilitaires au Nicaragua et contre celui-ci).

La CIJ s'est même auto-limitée pour ne pas se discréditer dans le cas d'affaires sensibles. Ainsi, elle a refusé de statuer au fond pour Essais nucléaires (Australie c. France et Nouvelle-Zélande c. France, 1986) et Sud-Ouest africain (Éthiopie c. Afrique du Sud et Libéria c. Afrique du Sud, 1966). Devant les refus de comparution, elle a souvent adopté une position de retrait : elle jugeait qu'il n'y avait alors pas compétence, ou que l'affaire était devenue de fait sans objet.

Concurrence d'autres modes de règlement pacifique des différends


La CIJ n'est pas le seul moyen de règlement pacifique des différends mis à la disposition des États. L'art.33 de la Charte en précise un certain nombre :

"Les parties à tout différend dont la prolongation est susceptible de menacer le maintien de la paix et de la sécurité internationales doivent en rechercher la solution, avant tout, par voie de négociation, d'enquête, de médiation, de conciliation, d'arbitrage, de règlement judiciaire, de recours aux organismes ou accords régionaux, ou par d'autres moyens pacifiques de leur choix."

La multiplication des instances judiciaires internationales vient également limiter le champ d'action de la CIJ. On peut citer le Tribunal international du droit de la mer, né de la Convention de Montego Bay de 1982, qui empiète directement sur les compétences de la CIJ en matière de délimitation maritime. La création en 1993 du Tribunal pénal international pour l'ex-Yougoslavie (TPIY) puis en 1994 du Tribunal pénal international pour le Rwanda (TPIR) et en 2002 de la Cour pénale internationale (CPI) peuvent également introduire des conflits de compétence.

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Vincent Peillon.

Publié le 28 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans FRANCE-Politique

 

Vincent Peillon
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Vincent Peillon
VP cravate grande.JPG
Vincent Peillon, en juin 2009.
Mandat(s)
Député européen
Actuellement en fonction
Depuis le 20 juillet 2004
Élection 13 juin 2004
Réélection(s) 7 juin 2009
Député de la 3e circonscription de la Somme
1er juin 1997 - 18 juin 2002
Prédécesseur(s) Jérôme Bignon
Successeur(s) Jérôme Bignon
Biographie
Date de naissance 7 juillet 1960 (1960-07-07) (49 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Suresnes (Hauts-de-Seine)
Nationalité française
Parti(s) politique(s) Parti socialiste
Profession Professeur

 

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Vincent Peillon, né le 7 juillet 1960 à Suresnes (Hauts-de-Seine), est un professeur de philosophie et un homme politique français, député européen et membre dirigeant du Parti socialiste (PS).

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Biographie  


Docteur en philosophie  

Agrégé et docteur en philosophie, Vincent Peillon est professeur de 1984 à 1997. Spécialiste du socialisme pré marxiste et d’auteurs tels que Jean Jaurès, Merleau-Ponty, Edgar Quinet, ou Pierre Leroux, il a publié un grand nombre d’ouvrages relatifs à l’histoire de la pensée socialiste et républicaine.

Conservant un lien étroit avec le monde des idées, il est de 2002 à 2004 directeur de recherche au CNRS où il poursuit ses travaux sur Ferdinand Buisson et les origines de la laïcité et de la philosophie républicaine.

Carrière politique  

Il entre en 1992 au cabinet d'Henri Emmanuelli, alors président de l’Assemblée nationale, puis devient secrétaire du groupe des experts du PS l'année suivante.

Il présente la motion 2 au congrès de Liévin en 1994, aux côtés de Christophe Clergeau, mais perd contre la motion d’Henri Emmanuelli. Il devient cependant membre du bureau national et délégué auprès du premier secrétaire, Lionel Jospin, de 1995 à 1997.

En 1997, il est élu député de la Somme, dans la 3e circonscription (région du Vimeu). Il devient parallèlement secrétaire national aux études du Parti socialiste de 1997 à 2000, date à laquelle il devient porte-parole du parti sous la direction de François Hollande.

En 2002, il perd son siège de député (il obtiendra 47,54 % au second tour). Il fut en conflit violent avec les chasseurs de sa circonscription qui l’attaquent physiquement.

Il est élu en 2003 premier secrétaire de la fédération socialiste de la Somme, fonction qu’il avait déjà occupée de 1997 à 2000.

Député européen depuis juin 2004 (troisième de la liste PS dans la circonscription Nord-Ouest).

En mai 2005, il défend le « non » lors du référendum sur la ratification du traité établissant une Constitution pour l’Europe.

Il est battu de peu (49,89 %) par Jérôme Bignon (UMP) lors des élections législatives de juin 2007 dans la 3e circonscription de la Somme.

Il est réélu député européen en juin 2009 dans la circonscription du Sud-Est, Martine Aubry, Première secrétaire du PS, ayant imposé la candidature de Gilles Pargneaux dans le Nord-Ouest. Sa liste obtient, à l’issue des élections du 7 juin 2009, un score décevant : 14,49 % des voix et deux élus (contre 28,62 % des voix et quatre élus en 2004). Elle se classe troisième, derrière la liste UMP de Françoise Grossetête (29,35 % des voix, cinq élus), et, plus surprenant, derrière celle d’Europe Écologie, conduite par Michèle Rivasi, adjointe au maire de Valence (18,27 % des voix, trois élus).

Orientations politiques  


Rénovation du PS : du Nouveau Parti Socialiste à l'Espoir à gauche

En octobre 2002, le quotidien Libération publie ainsi une tribune intitulée Pour un nouveau Parti socialiste signée par Vincent Peillon, Arnaud Montebourg et Julien Dray. C’est le titre de cette tribune qui donnera son nom au courant Nouveau Parti socialiste qui présentera une motion au congrès de Dijon (2003) et à celui du Mans (2005).

Ce nouveau courant prône alors une profonde rénovation du Parti socialiste en proposant une orientation favorisant la démocratie interne, ainsi qu’une nouvelle architecture institutionnelle à l’échelle de la France : la VIe République. Les principes fondateurs du NPS sont publiés dans un ouvrage : « A cœur de la gauche », Éditions du Bord de l’eau, 2004

Le 20 novembre 2005, durant le congrès du Parti socialiste au Mans, il vote avec Benoît Hamon et Henri Emmanuelli l’approbation de la synthèse générale au nom de la motion 5 du Nouveau Parti socialiste, l’autre chef de file de son courant, Arnaud Montebourg, s’abstenant. Cette scission marque la fin du NPS.

Alors que s’ouvre l’université d’été du Parti socialiste à La Rochelle fin août 2006, il exprime son soutien personnel en faveur de Ségolène Royal à l’investiture du parti pour la présidentielle, dont il devient l’un des trois porte-parole durant la campagne de 2007.

En vue du congrès de Reims devant se tenir du 14 au 16 novembre 2008, Vincent Peillon soutient la motion E menée par Gérard Collomb et Ségolène Royal. Le 6 novembre, cette motion recueille la majorité des suffrages (29,59 %) devant celles de Bertrand Delanoë (25,35 %) et de Martine Aubry (24,67 %). Il a ainsi été pressenti (tout comme Julien Dray ou Gérard Collomb) pour succéder à François Hollande au poste de premier secrétaire du PS, avant que Ségolène Royal n’officialise sa candidature à ce poste. Celle-ci perd finalement de très peu, avec 49,96 % des suffrages contre 50,04 % pour sa rivale Martine Aubry. Il réaffirme son soutien à Ségolène Royal après sa défaite.

Vincent Peillon décide ensuite avec François Rebsamen, Jean-Louis Bianco et aux côtés de Ségolène Royal (qui ne souhaite cependant pas s'investir dans « l'appareil socialiste ») de structurer les valeurs de changement portées par la motion E et ses différents représentants au sein d’un courant, « L’Espoir à Gauche », officiellement créé le 31 janvier 2009 au Sénat. Comme durant le Congrès de Reims, ce courant continue d’appeler à des primaires ouvertes pour l’élection du candidat de la gauche aux élections présidentielles, ce que Martine Aubry valide lors de l’Université d’été du PS à la Rochelle en septembre 2009.

Engagements nationaux et européens  

Pendant son mandat à l'Assemblée nationale (1997-2002), il est notamment président avec Arnaud Montebourg de la mission parlementaire d’enquête< sur le blanchiment d'argent en Europe.

Par ailleurs, il s'est beaucoup exprimé sur la laïcité, l'éducation, la VIe République ou l'indépendance des médias (en refusant, notamment, à l'hiver 2009-2010, d'accepter les termes - selon lui indignes de l'idéal républicain français - du débat sur l'identité nationale souhaité par Eric Besson).

Au Parlement européen, il s'est fait remarquer en proposant avec d'autres collègues eurodéputés (dont Kader Arif, Daniel Cohn-Bendit, Jean-Luc Bennahmias, Catherine Trautmann, Kartika Tamara Liotard, Miguel Angel Martinez, Proinsias de Rossa et Judith Sargentini) une "Taxe Tobin verte" sur les transactions financières pour financer l'effort des pays en développement dans la lutte contre le changement climatique. Il est aussi en charge d'un rapport sur l'Union pour la Méditerranée au sein de la commission des Affaires étrangères.

Le Rassemblement social, écologique et démocrate  

À l'été 2009, Vincent Peillon a pris l'initiative avec Jean-Louis Bianco (qui s'éloignera par la suite) d'une réunion à Marseille de plusieurs courants de gauche (socialistes, radicaux, ex-communistes, écologistes, altermondialistes) avec le MoDem. Ce rapprochement s'est un peu plus formalisé (mais sans les altermondialistes), le 14 novembre 2009 à Dijon, par la constitution d'un Rassemblement social, écologique et démocrate. Cette rencontre autour du thème de l'éducation, à laquelle participaient des personnalités de bords politiques différents telles que François Rebsamen (PS), Robert Hue (PCF), et Marielle de Sarnez (MoDem) a été marquée par une vive polémique autour de la visite de Ségolène Royal, qui n'y avait pas été conviée Le 23 janvier, à Paris, les acteurs du Rassemblement étaient de nouveau réunis pour évoquer la question de la VIe République

Synthèse des fonctions politiques  


Au Parti socialiste  

À l'Assemblée nationale puis au Parlement européen

  • Député de la 3e circonscription de la Somme (1997-2002)
  • Député européen de la circonscription Nord-Ouest (2004-2009)
  • Député européen de la circonscription Sud-Est (depuis 2009)

Publications


  • Une religion pour la République : la foi laïque de Ferdinand Buisson, Le Seuil, Paris, 2010 (ISBN 978-2020985215).
  • Peut-on améliorer l’école sans dépenser plus ?, avec Xavier Darcos, Magnard, Paris, 2009 (ISBN 978-2210747852).
  • La Révolution française n’est pas terminée, Le Seuil, Paris, 2008.
  • Les Milliards noirs du blanchiment, Hachette littératures, Paris, 2004.
  • Au cœur de la gauche (coécrit avec Arnaud Montebourg et Benoît Hamon), éditions Le Bord de l’eau, Lormont (Gironde), 2004.
  • L’Épaisseur du cogito. Trois études sur la philosophie de Maurice Merleau-Ponty, Le Bord de l’eau, 2004.
  • Pierre Leroux et le socialisme républicain, Le Bord de l’eau, 2003.
  • Pour un nouveau Parti socialiste : motion portée au vote des militants du PS au congrès de Dijon, 16-17-18 mai 2003 (avec Arnaud Montebourg), Denoël, Paris, 2003.
  • Jean Jaurès et la religion du socialisme, Grasset, Paris, 2000.
  • La Tradition de l’esprit : itinéraire de Maurice Merleau-Ponty, Grasset, Paris, 1994.

Il dirige par ailleurs la collection « Bibliothèque républicaine » aux Éditions Le Bord de l'eau.

 

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commentaires

Match Isner-Mahut lors du tournoi de Wimbledon 2010.

Publié le 27 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR

 

Match Isner-Mahut lors du tournoi de Wimbledon 2010
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
John Isner (en haut) et Nicolas Mahut (en bas), ici en 2009
 
John Isner (en haut) et Nicolas Mahut (en bas), ici en 2009
John Isner (en haut) et Nicolas Mahut(en bas), ici en 2009.
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Le match de tennis Mahut – Isner a eu lieu dans le cadre du premier tour du simple messieurs de l'édition 2010 du tournoi de Wimbledon, tournoi du Grand Chelem qui se tient chaque année à Londres, au Royaume-Uni. Il est devenu le plus long match du tennis professionnel (y compris en considérant les matches joués avant l'introduction du tie-break), que ce soit en temps de jeu, en nombre de jeux disputés ou en nombre de points. Ce match est également celui durant lequel ont été réalisés le plus grand nombre d'aces. Opposant le Français Nicolas Mahut à l'Américain John Isner sur le court n°18, il a vu l'Américain s'imposer 6-4, 3-6, 67-7, 7-63, 70-68, dans un match qui s'est étalé sur trois jours et a duré 11 h 05, dont 8 h 11 en deux jours pour le seul cinquième et dernier set. Le Livre Guinness des records homologue douze records pour ce match.



Historique  


Le match entre John Isner et Nicolas Mahut se tenait dans le cadre du 1er tour du tournoi de Wimbledon. Sur le papier, il pouvait apparaître comme un match déséquilibré entre Isner, 19e mondial et tête de série n°23 du tournoi, et Mahut, 148e mondial et issu des qualifications. Il s'agissait de la deuxième rencontre entre les deux joueurs, Mahut ayant remporté leur premier affrontement au 1er tour du Queen's en 2008[1].

Commencé le 22 juin 2010, le match est interrompu par la nuit alors que les deux joueurs sont à égalité, 2 sets partout. Le match se prolonge ainsi le lendemain mais ne se termine que le surlendemain, le 24 juin 2010, après une seconde coupure due à la nuit.

Le 22 juin 2010, quatre sets sont disputés, en 2 heures 54 minutes : 6-4, 3-6, 6-7, 7-6. Le 23 juin, le cinquième set dure toute la journée (7 h 06), avant d'être interrompu par l'arrivée de la nuit alors que le score est de 59-59. Le lendemain, après un peu plus d'une heure de jeu, Isner remporte le dernier set 70-68 à sa cinquième balle de match et se qualifie pour le tour suivant. Isner est le seul à s'être procuré des balles de match durant la partie : une à 9-8, deux autres à 33-32, et une à 59-58. Au total, John Isner a remporté 92 jeux soit seulement un de plus que Nicolas Mahut, qui en a remporté 91.

Records  


Au cours de ce match, plusieurs records de compétitions de tennis professionnel peuvent être recensés et la plupart dépassent largement les records précédents :

  • Plus grand nombre de jeux dans une manche : 138. Le précédent record, de 48 jeux, avait été établi durant l'US Open 1969, avant l'invention du tie-break, lors de la rencontre John Newcombe - Marty Riessen[2]. Newcombe l'avait emporté 4-6, 6-3, 6-4, 25-23. Le nombre de jeux de cette manche dépasse le précédent record de nombre de jeux en un seul match.
  • Plus grand nombre d'aces dans un match : 215. Avec 112 aces pour Isner (dont 6 en seconde balle) et 103 pour Mahut (dont 8 en seconde balle), les deux joueurs ont tous deux largement dépassé le précédent record du nombre d'aces établi en un match par un joueur : détenu par le Croate Ivo Karlović, ce record était de 78 aces[2].
  • Le record du plus long match : 11 heures et 5 minutes. Le précédent record de durée d'un match de tennis masculin était détenu par Fabrice Santoro et Arnaud Clément en 2004 (6-4, 3-6, 6-7, 3-6, 16-14) en 6 h 33 sur la terre battue de Roland-Garros[2] (Paris). Le match Isner-Mahut s'est en outre étalé sur trois jours sans subir d'interruption météorologique.
  • Le cinquième set de ce match, ayant duré 8 heures et 11 minutes, est le plus long jamais joué, et également celui durant lequel les joueurs ont joué le plus de jeux. À lui tout seul, ce cinquième set a d'ailleurs duré 98 minutes de plus que l'ancien record du match le plus long de l'histoire (6 h 33). Le précédent record (40) datait de la rencontre Andy Roddick-Younès El Aynaoui, durant l'Open d'Australie 2003[2] qu'Andy Roddick remporta 4-6, 7-6(5), 4-6, 6-4, 21-19. En dehors d'un tournoi, lors des qualifications du tournoi de Wimbledon 1989, le record est de 54 jeux, durant la rencontre Scott Warner - Matt Anger, remportée par Warner 7-5, 1-6, 7-6(2), 3-6, 28-26[3].
  • Plus grand nombre de points : 980.

Le Livre Guinness des records a décidé d'homologuer douze records pour ce match[4] :

  • Plus long match de tennis professionnel
  • Plus long match dans un tournoi du Grand Chelem
  • Plus long match joué à Wimbledon
  • Plus grand nombre de jeux dans un match de tennis professionnel
  • Plus grand nombre de jeux dans un tournoi du Grand Chelem
  • Plus grand nombre de jeux dans un match d'un tournoi de Wimbledon
  • Plus grand nombre d'aces dans un match de tennis professionnel
  • Plus grand nombre d'aces par un joueur dans un tournoi du Grand Chelem
  • Plus grand nombre d'aces par un joueur dans un tournoi de Wimbledon
  • Plus grand nombre de jeux sur un set d'un match de tennis professionnel
  • Plus grand nombre de jeux sur un set d'un tournoi du Grand Chelem
  • Plus grand nombre de jeux sur un set dans un tournoi de Wimbledon

Détails du match  


Arbitrage


L'arbitre de chaise était le Suédois Mohamed Lahyani[5]. Lors du deuxième jour, il a dû régulièrement se masser le cou et s'étirer à cause du temps passé sur sa chaise, et il a avoué par la suite avoir eu la gorge très sèche[5].

Le deuxième jour du match, 2 groupes de 14 juges de ligne et 4 groupes de ramasseurs de balles se sont relayés toutes les 75 minutes[6].

Score


1
32 min.
2
29 min.
3
49 min.
4
64 min.
5
491 min.
Drapeau de la France Nicolas Mahut (Q) 4 6 79 63 68
Drapeau des États-Unis John Isner (23) 6 3 67 77 70
Séances de match  


Le Court n° 18 (ici en 2006), lieu de la rencontre

Heures au fuseau horaire britannique (GMT 0).

 

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Mardi 22 juin 2010
  • 18:18 – Début du match sur le court n° 18
  • 21:07 – Match suspendu à deux sets partout
Mercredi 23 juin 2010
  • 14:05 – Reprise du match
  • 17:45 – Plus long match de l'ère Open
  • 21:13 – Match suspendu pour la seconde fois à 59–59 dans le cinquième et dernier set
Jeudi 24 juin 2010
  • 15:40 – Reprise du match
  • 16:48 – Fin du match avec la victoire de John Isner, qui gagne le dernier set 70–68. Le match a duré 11 heures et 5 minutes.
Statistiques  


Nicolas Mahut John Isner
Premiers services 328 sur 489 = 67 % 361 sur 491 = 74 %
Aces 103 112
Doubles fautes 21 10
Fautes directes 39 52
Points gagnés sur premier service 284 sur 328 = 87 % 292 sur 361 = 81 %
Points gagnés sur deuxième service 101 sur 161 = 63 % 82 sur 130 = 63 %
Points gagnants (services compris) 244 246
Points gagnés en retour 117 sur 501 = 23 % 104 sur 510 = 20 %
Points gagnés au filet 111 sur 155 = 72 % 97 sur 144 = 67 %
Balle de break convertie 1 sur 3 = 33 % 2 sur 14 = 14 %
Balle de break convertie (4 premiers sets) 1 sur 1 = 100 % 1 sur 10 = 10 %
Balle de break convertie (5e set) 0 sur 2 = 0 % 1 sur 5 = 20 %
Service le plus rapide 128 mi/h (206 km/h) 143 mi/h (230 km/h)
Vitesse moyenne au premier service 118 mi/h (190 km/h) 123 mi/h (ou 198 km/h)
Vitesse moyenne au deuxième service 101 mi/h (162,5 km/h) 112 mi/h (180 km/h)
Total des points gagnés 502 478
Total des jeux gagnés 91 92

Hommages et réactions


Nicolas Mahut (ici en 2008) a été admis au tournoi sur base des qualifications du pré-tournoi.
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Une petite cérémonie spéciale a été organisée à l'issue du match, avec la présence de Tim Henman[7]. Les deux joueurs, ainsi que l'arbitre de chaise, ont reçu des récompenses exceptionnelles de la part des organisateurs : une boule en cristal, une cravate de Wimbledon et des boutons de manchette en argent[5]. Les trois hommes ont posé pour une photo souvenir devant le tableau affichant le score final[5]. Le match a connu en outre une immense médiatisation à travers le monde[8]. Pour souligner l'incroyable durée du match, le journal allemand Süddeutsche Zeitung a souligné qu'il avait été plus long que la trilogie du Seigneur des anneaux ou que l'Ironman de Hawaï[8]. Le Daily Telegraph a remarqué qu'« aucun autre sport n'a une fin ouverte aussi glorieuse »[8]. Dans un autre domaine, des bookmakers australiens ont fait un geste inhabituel en remboursant les quelques personnes qui avaient parié sur Mahut, le porte-parole d'un site de pari déclarant : « Ceux qui ont misé sur Mahut méritent certainement de revoir leur argent après avoir vécu pendant trois jours cette incroyable chevauchée. Nous espérons que ceux qui soutenaient Mahut ne se rongeaient pas les doigts. Il ne doit plus rien leur rester »[9].

Lors de la cérémonie qui a suivi le match, John Isner a salué son adversaire : « Ce mec est un guerrier. Aujourd'hui quelqu'un devait perdre, avoir partagé ça avec lui est un honneur »[10]. Un peu plus tard, lors d'une conférence, Isner a déclaré : « Quand j'ai quitté le court, je croyais vraiment que c'était un rêve. J'étais dans un délire complet. Je ne pensais pas que ce type de match était possible »[N 1],[11]. Il a alors avoué que, au cours du deuxième jour, il avait fini par oublier le score aux alentours de 25-25 et par jouer instinctivement[11]. Il a souligné le lien qui était né entre Mahut et lui : « C'est quelque chose que Nic et moi allons partager pour toujours. Je ne crois pas que j'avais dit cinq mots à ce gars avant notre match. Désormais, quand je le verrai sur d'autres tournois, nous pourrons toujours partager cela »[N 2],[11].

À l'issue du match, Nicolas Mahut a déclaré : « C'est un match que je n'oublierai jamais. J'espère que c'est pareil pour ceux qui l'ont vu. Qu'ils se souviendront qu'on a été tous les deux de grands guerriers. Pour l'instant c'est surtout douloureux, j'ai perdu ce match. Demain je serai sans doute fier »[12]. Tout en soulignant son manque de recul, Mahut a affirmé : « C'était tellement fantastique, il y a tellement de sentiments à partager dans ce match. Je sais qu'on est entrés tous les deux dans l'histoire »[7]. Il a souligné la force qu'il avait ressenti durant le match : « Je me sentais de plus en plus fort, j'avais l'impression de jouer le meilleur tennis de ma carrière. Mentalement, j'étais vraiment fort, je prenais l'énergie de tout le monde. J'avais l'impression de ne jamais m'arrêter, de contrôler mes jeux de service. Je gardais toujours en tête qu'un moment ça allait passer. J'attendais ce moment-là. Mais il n'est pas venu »[7]. Revenant sur l'impact de ce match sur sa propre vie, il a remarqué : « C'est difficile pour moi, car on parlera de ce match jusqu'après la fin de ma carrière et ça me rappellera sans cesse que je l'ai perdu. Mes coaches m'ont dit que ça dépassait le cadre victoire/défaite. J'espère qu'avec le recul, j'aurai la force pour penser la même chose »[7]. Lors de la mini-cérémonie qui a suivi le match, Mahut a également déclaré : « C'est vraiment douloureux, mais ce furent trois jours tout simplement incroyables. On a joué le plus grand match de tous les temps dans le meilleur endroit possible, c'était un honneur »[10].

Pour Mohamed Lahyani, l'arbitre du match, « Ce fut assez incroyable d'être impliqué dans un match aussi extraordinaire. Je n'imagine pas pouvoir en voir un autre comme cela dans ma vie. »[N 3],[5].

Outre les acteurs du match, de nombreuses personnalités du tennis ont déclaré qu'un tel match ne se reproduirait jamais, parmi lesquels Martina Navratilova[8], Andy Murray[13] ou Jo-Wilfried Tsonga[13]. Roger Federer a qualifié le match d'« absolument stupéfiant » et remarqué que « ces gars [allaient] être un peu fatigués [le lendemain], et le jour suivant, et la semaine suivante et le mois suivant »[8]. Selon Andy Murray, « on a assisté à un moment inexplicable »[13] et Gaël Monfils a parlé d'« un truc de Martiens »[14]. Caroline Wozniacki s'est dite « vraiment triste pour Mahut et très heureuse pour Isner »[13]. Selon Fabrice Santoro, un tel match ne méritait aucun perdant[7]. Pour Jo-Wilfried Tsonga, les deux joueurs « devraient être membres à vie à Wimbledon après ça »[13]. Maria Sharapova, qui a qualifié la performance d'« héroïque », s'est félicité de l'impact de ce match dans le monde : « Ils ont déclenché un buzz énorme dans le monde entier, ce qui est une bonne chose pour le tennis. Même les gens qui ne s'y intéressent pas ont eu vent de cette histoire »[13].

Autour du match


  • Lors des trois tours de qualifications de Wimbledon, Mahut joue déjà de longs matches. Il s'impose d'abord facilement face au Canadien Frank Dancevic (6-3, 6-0) puis il enchaîne deux matches très serrés. Il l'emporte contre le Britannique Alex Bogdanovic en trois sets, dont 46 jeux pour le seul troisième set qui dure 2 h 51 : 3-6, 6-3, 24-22. Pour finir, lors du tour qualificatif qui se joue en 3 sets gagnants contrairement aux deux premiers, il bat l'Autrichien Stefan Koubek en 5 sets et 3 h 58 après avoir été mené 2 sets à rien : 6-7(8), 3-6, 6-3, 6-4, 6-4.
  • Le hasard du calendrier de la reine Élisabeth II a fait qu'elle était de passage au tournoi en ce jeudi 24 juin, où elle a vu le match d'Andy Murray ; elle n'était pas venue depuis 1977[15]. Mais la reine n'assiste finalement pas au match Isner-Mahut, le court n° 18 n'étant pas adapté pour recevoir un membre de la famille royale.
  • Nicolas Mahut, adepte du service-volée, est très à l'aise sur gazon. Il a été à un point du titre du tournoi du Queen's en 2007 contre Andy Roddick puis un mois plus tard il échoue une nouvelle fois en finale sur gazon au tournoi de Newport face à Fabrice Santoro. Ce sont ses deux seules finales, il n'a à ce jour aucun titre en simple sur le circuit principal.
  • John McEnroe et Tim Henman sont venus voir le match à la fin de la deuxième journée et John McEnroe s'est installé dans les tout premiers rangs pour suivre la fin du match lors du troisième et dernier jour. Tim Henman et Tracy Austin ont remis aux deux joueurs deux coupes en cristal et deux flûtes de champagne lors d'une petite cérémonie sur le court immédiatement à la fin du match[16], pour finir les joueurs ont posé devant le tableau d'affichage du score.
  • À 19 h 45, le 24 juin, soit moins de 3 heures après la fin de son match en simple, Mahut était de retour sur le court n°18 pour disputer un match de double avec Arnaud Clément contre une paire britannique composée de Colin Fleming et Kenneth Skupski. Le match a été interrompu par la nuit après la perte du premier set au tie-break par la paire française[17]. Clément avait proposé de déclarer forfait pour ne pas risquer une blessure de Mahut mais ce dernier a insisté afin de ne pas rester dans un esprit de défaite[7].
  • Devant la durée exceptionnelle du match et à la fin de la deuxième interruption, les organisateurs décident de repousser le match du deuxième tour opposant le vainqueur de ce match Isner-Mahut à Thiemo De Bakker déjà qualifié depuis deux jours. Le calendrier du tournoi prévoit en effet que la partie du bas du tableau masculin dont fait partie ce match se doit de jouer l'intégralité de ses rencontres du deuxième tour le jeudi 24 juin 2010. Le 25 juin, John Isner perd sèchement au 2e tour du tournoi contre le Néerlandais Thiemo de Bakker (6-0, 6-3, 6-2) en 1 heure et 14 minutes, sans réussir aucun break ni aucun ace au cours de ce match[18]. De Bakker avait également eu un premier tour difficile puisqu'il l'avait emporté 16-14 au 5e set[19].
  • Apparemment incompatible avec des scores aussi élevés, l'affichage électronique des points a été interrompu après avoir atteint 47 partout[6]. L'affichage des scores en direct sur le site Internet de Wimbledon a également subi des problèmes techniques.
  • Un peu loin dans le tournoi, le court n° 18 a connu un autre évènement inédit : au cours du 5e set de son match contre Daniel Brands, le Roumain Victor Hanescu a craché vers une partie du public tout en l'injuriant, avant d'abandonner quelques points plus tard[20]. L'arbitre a ensuite lancé une procédure envers le joueur pour comportement non sportif[20].
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commentaires

Isabelle du Brésil.

Publié le 26 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

 

Isabelle du Brésil
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Dona Isabel.jpg

 

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Isabelle Christine Léopoldine Augusta Michelle Gabrielle Raphaëlle Gonzague de Bragance, princesse impériale du Brésil, est née à Rio de Janeiro, au Brésil, le 29 juillet 1846 et est décédée au château d'Eu, en France, le 14 novembre 1921.

Princesse héritière, trois fois régente du Brésil (en 1871-1872, en 1876-1877 puis en 1887-1889), la princesse est également, de jure et pour les monarchistes brésiliens seulement, l’impératrice « Isabelle Ire ». Ajoutons qu'après avoir aboli l’esclavage en 1888, la princesse impériale reçoit le surnom d’« Isabelle la Rédemptrice ».



 
 

Famille  


Isabelle du Brésil (debout) et sa sœur la princesse Léopoldine portant leurs fils, 1866.
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La princesse est l’aînée des enfants survivants de l’empereur Pierre II du Brésil (1825-1891) et de sa femme la princesse Marie-Thérèse de Bourbon-Siciles (1822-1889), elle-même fille du roi François Ier des Deux-Siciles (1777-1830).

Le 15 octobre 1864, la princesse impériale épouse, à Rio de Janeiro, le prince français Gaston d’Orléans (1842-1922), comte d’Eu. Ce dernier est le fils aîné de Louis d'Orléans (1814-1896), prince français et duc de Nemours, et de son épouse la princesse Victoire de Saxe-Cobourg-Kohary (1822-1857). Il est également le petit-fils du roi des Français Louis-Philippe Ier (1773-1850) et de son épouse Marie-Amélie de Bourbon (1782-1866), princesse des Deux-Siciles.

De cette union naissent quatre enfants :

  • Louise d’Orléans-Bragance (1874-1874).

Biographie  


Premières années


Deuxième enfant de l’empereur Pierre II, la princesse Isabelle naît en 1846 au Palais de São-Cristóvão. Le 15 novembre 1846, elle est baptisée dans la Chapelle Impériale par l’évêque-comte de Iraja et son nom lui est donné en l’honneur de sa grand-mère maternelle, Marie-Isabelle d’Espagne (1789-1848), reine des Deux-Siciles.

Peu de temps après, le frère de la princesse, dom Alphonse (1845-1847), meurt et Isabelle devient princesse impériale et héritière du Brésil. La même année naît la princesse Léopoldine de Bragance (1847-1871) qui va être l’amie et la compagne de jeu de sa sœur. En 1848, Isabelle perd son statut d’héritière avec la naissance de son second frère, dom Pierre-Alphonse (1848-1850), mais elle le retrouve rapidement puisque l’enfant meurt à l’âge de deux ans.

Afin de préparer la princesse Isabelle à son rôle d’héritière du trône, Pierre II lui fait donner une éducation soignée. Sur les conseils de sa sœur, la princesse de Joinville, l’empereur nomme ainsi, en 1855, la comtesse de Barral, épouse d’un noble français, comme préceptrice de ses filles.

Comme le lui demande la constitution brésilienne, la princesse Isabelle prête serment, le jour de ses 14 ans, de « maintenir la religion catholique apostolique romaine, d’observer la constitution politique de la nation brésilienne et d’obéir aux lois et à l’empereur ».

Dans les années qui suivent, la principale préoccupation de l’empereur et de sa famille consiste à trouver des maris honorables pour les princesses Isabelle et Léopoldine. Avec l’aide de la princesse de Joinville, Pierre II choisit finalement comme gendres les princes Gaston d’Orléans (1842-1922) et Auguste de Saxe-Cobourg-Kohary (1845-1907), tous deux petits-enfants du roi des Français Louis-Philippe Ier et neveux de sa sœur. Les deux jeunes gens arrivent ensemble au Brésil en 1864 : Gaston, pour épouser Léopoldine et Auguste, pour s’unir à Isabelle. Cependant, les deux princesses prennent la liberté de choisir chacun leur époux et Isabelle s’unit au comte d’Eu ! Les deux jeunes gens vont ainsi engendrer une nouvelle dynastie : les Orléans-Bragance.

Peu après leur mariage, Isabelle et Gaston partent en lune de miel à Petropolis puis ils gagnent l’Europe pour qu’Isabelle soit présentée à son beau-père, le duc de Nemours.

Une fois revenus au Brésil, Gaston demande à l’empereur la permission de s’engager dans la guerre que livre alors le Brésil contre son voisin, le Paraguay. Le prince reçoit alors du souverain le statut de Maréchal de l’Armée. Puis, dans la phase finale du conflit, le comte d’Eu assume le commandement des troupes brésiliennes, ce qui est source de préoccupations pour la princesse Isabelle mais surtout d’opposition dans certains cercles brésiliens dans la mesure où le prince Gaston ne prend pas toujours des décisions militaires très sages.

Une fois la guerre terminée, Isabelle et Gaston réalisent un nouveau voyage en Europe pour rendre visite à la princesse Léopoldine, alors malade. Mais celle-ci meurt du typhus le 7 février 1871 et le couple rentre au Brésil. La même année, dom Pierre II se rend à son tour en Europe et Isabelle doit assumer la régence à l’âge de 24 ans. C’est durant cette période qu’est signée la « Loi du Ventre libre », qui donne la liberté aux enfants d’esclaves nés après 1871.

Mais, à cette époque, c’est moins le statut des esclaves que l’absence d’héritier dans la famille impériale qui préoccupe Isabelle et son époux. Il faut en effet attendre 1874 pour que la princesse tombe enceinte mais l’enfant dont elle accouche est de toute façon mort-né. C’est finalement le 15 octobre 1875, après 11 ans de mariage, que naît l’héritier tant attendu de la princesse Isabelle, Pierre d’Alcantara d’Orléans-Bragance, titré prince de Grão-Para. Deux autres garçons vont suivre…

Posture politique  


La princesse Isabelle prête serment en tant que Régente de l'Empire brésilien.
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Libérale, la princesse Isabelle soutient fermement les partisans de l’abolition de l’esclavage et appuie ainsi le combat de nombreux jeunes politiciens et artistes. Or, à l’époque, une grande partie des abolitionnistes sont liés au mouvement républicain. D’autre part, avec sa cassette personnelle, la princesse impériale soutient l’artisanat des anciens esclaves et appuie également le quilombo de Leblon, qui cultive les camélias blancs, symboles de l’abolitionnisme.

Le 30 juin 1887, la princesse Isabelle assume pour la troisième fois de sa vie la régence et décide très vite d’en terminer avec le régime esclavagiste. Cependant, sa volonté d’abolition soulève une forte opposition de la part des grands propriétaires terriens (les « fazendeiros ») et les relations de la princesse avec son cabinet ministériel conservateur (et notamment le ministre Cotegipe) se tendent. La princesse profite finalement d’une émeute urbaine pour renvoyer ses ministres et nommer un nouveau cabinet ayant à sa tête son conseiller, João Alfredo : la route vers la liberté est dès lors assurée pour les noirs de l’Empire.

Le 13 mai 1888 ont lieu les derniers votes concernant l’abolition de l’esclavage. Certaine de sa victoire, la régente gagne Petropolis pour y signer la « Loi d’Or » (« Lei Aurea ») qui met fin à l’esclavage au Brésil. La princesse utilise alors un stylo plume d’or spécialement confectionné pour l’occasion (et qui est encore conservé aujourd’hui).

Le 28 septembre 1888, pour la récompenser de cette action, le pape Léon XIII envoie à la princesse la Rose d'or mais, au Brésil, tout le monde n’est pas aussi satisfait de l’abolition. Le baron de Cotegipe ne s’y trompe d’ailleurs pas lorsqu’il déclare à la princesse : « Votre Altesse a libéré une race, mais elle a perdu le trône ».

République et exil  


Un peu moins d’un an après l’abolition, la monarchie brésilienne s’écroule. Inspirés par les radicaux positivistes et appuyés par les fazendeiros, les militaires déposent le cabinet du vicomte de Ouro Preto et installent une dictature républicaine dans le pays. Le matin du 17 novembre 1889, la princesse Isabelle et sa famille sont donc contraints de quitter secrètement le Brésil. Mais, avant de partir et pour répondre à la prophétie de Cotegipe, la princesse déclare : « si j’avais eu mille trônes, j’aurais donné mille trônes pour libérer les esclaves du Brésil » (« Mil tronos eu tivesse, mil tronos eu daria para libertar os escravos do Brasil »). La République est proclamée dès le lendemain.

Le 5 décembre 1891, l’empereur Pierre II meurt à Paris et sa fille devient, de jure et pour les monarchistes brésiliens, l’impératrice « Isabelle Ire ».

Malgré la douleur de l’exil, la prétendante mène une vie tranquille avec son époux, ses enfants et ses petits-enfants, dans le château familial d’Eu, en Normandie. Elle fait alors de sa maison une ambassade informelle du Brésil et y reçoit les Brésiliens de passage.

Touchée par la mort de deux de ses enfants et par la maladie, la princesse passe les dernières années de sa vie avec d’importantes difficultés de locomotion. Elle a cependant la joie d’apprendre, en 1920, l’abrogation par le président Epitácio Pessoa de la loi d'exil touchant sa famille. Elle meurt sans avoir pu revoir le Brésil mais y est quand même inhumée puisque ses restes rentrent au Brésil le 7 juillet 1953, et sont conduits au Mausolée Impérial de la cathédrale de Petrópolis le 12 mai 1971.

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Précédé par Isabelle du Brésil Suivi par
Pierre II
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Isabelle Ire
Succession au trône brésilien
1891-1921
branche de Petrópolis :
Pierre III d'Alcântara
branche de Vassouras :
Pierre III Henri

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Télémaque.

Publié le 25 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans CULTURE-Mythes et légendes

 

Télémaque
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Massacre des prétendants par Ulysse et Télémaque, cratère campanien à figures rouges, v. 330 av. J.-C., musée du Louvre (CA 7124).
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Dans la mythologie grecque, Télémaque (en grec ancien Τηλέμαχος / Têlémachos, « qui se bat au loin », en référence à son père) est le fils d'Ulysse et de Pénélope. Il est l'un des personnages de l'Odyssée d'Homère.



Mythe  


Il est très jeune quand son père part pour la guerre de Troie ; ce fut d'ailleurs grâce à lui qu'il faillit ne pas partir : Ulysse, voulant faire croire qu'il était fou, sema du sel dans un champ mais un homme d'Agamemnon fit placer Télémaque enfant juste devant le soc de la charrue, et Ulysse fut bien forcé de la renverser. Il venait de naître et a passé quelques années auprès de son père. Vingt ans après, il s'efforce de tenir tête aux prétendants qui assaillent sa mère et part à la recherche de son père qui tarde à rentrer. Il va d'abord à Pylos, auprès de Nestor où il rencontre sa fille Polycaste dont il tombe éperdument amoureux, puis à Sparte auprès de Ménélas pour recueillir des informations sur son père. Il y fait la rencontre secrète de la divine Hélène, qui lui offre une couverture magique, protectrice des coups, qui le sauvera plus tard des attaques d'Antinoos, le plus féroce prétendant au trône d'Ithaque.

Nestor ne sait rien mais Ménélas lui raconte sa rencontre avec Protée, qui lui a révélé qu’Ulysse est retenu contre son gré par la nymphe Calypso. En rentrant à Ithaque, Télémaque finit par retrouver son père, qu'il assiste dans le massacre des prétendants.

Concernant le reste de la vie de Télémaque, les auteurs grecs divergent. Certains lui donnent pour femme Polycaste, fille de Nestor, Nausicaa, fille d'Alcinoos, ou Cassiphoné, fille de Circé, voire Circé elle-même.

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Athéna.

Publié le 25 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans CULTURE-Mythes et légendes

 

Athéna
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Athéna contemplative, bas-relief, v. 460 av. J.-C., musée de l'Acropole d'Athènes.
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Athéna ou Athéné (en attique Ἀθηνᾶ / Athênã ou en ionien Ἀθήνη / Athếnê) est une déesse de la mythologie grecque, identifiée à Minerve chez les Romains. Elle est également appelée « Pallas Athéna » déesse de la guerre, de la sagesse, des artisans, des artistes et des maîtres d'écoles.



Naissance


Athéna est la fille de Zeus et de Métis (une Océanide), déesse de la raison et de la prudence. Ouranos, le Ciel étoilé, prévient Zeus qu'un fils né de Métis lui prendrait son trône. Par conséquent, dès qu'il apprend que Métis est enceinte, Zeus prend le parti de l'avaler[1]. Mais quelques mois plus tard, il ressent de terribles maux de tête sur les bords du lac Triton[2] (pour certains auteurs, il s’agit d’une source ou d’une rivière). Il demande alors à Héphaïstos, le dieu forgeron (selon d'autres auteurs, il s'agissait de Prométhée), de lui ouvrir le crâne d'un coup de hache, pour le libérer de ce mal : c'est ainsi qu'Athéna jaillit, brandissant sa lance et son bouclier, de la tête de Zeus, en poussant un puissant cri de guerre. Par la suite, Athéna est considérée comme la fille de Zeus seul. Ainsi, chez Eschyle, déclare-t-elle : « Je n'ai pas eu de mère pour me donner la vie[3]. » Il semble que la mythologie soit en conflit avec sa propre chronologie : Héphaïstos était le fils de Zeus et de Héra, qui s'unirent bien après la naissance d'Athéna, (ou même d'Héra seule, sans l'aide d'aucun mâle, qui l'aurait enfanté par dépit après la naissance d'Athéna).

Très vite, elle rejoint les dieux de l'Olympe, où elle prend une place importante. L’Iliade, l'Odyssée comme les Hymnes homériques la représentent comme la favorite de Zeus, celle à qui il ne peut rien refuser. Tout comme Zeus, elle tient l'égide et peut lancer la foudre et le tonnerre. On invoque son nom à côté de ceux de Zeus et Apollon dans les serments solennels. Elle est la déesse de la Cité, mais c'est comme déesse de la sagesse, représentée par la chouette et par l'olivier, qu'elle s'impose et en vient à symboliser la civilisation grecque au cours des siècles, jusqu'à nos jours.

À l'instar d'Hestia et d'Artémis, Athéna est une déesse vierge, à qui on ne connaît pas d'aventures. Pour autant, elle est l'objet des avances d'Héphaïstos ; alors que celui-ci la poursuit, son sperme se répand sur la cuisse de la déesse qui l'essuie avec de la laine (ἔριον / érion) qu'elle jette à terre (χθών / khthốn) ; la terre ainsi fécondée donne naissance à Érichthonios, qu'Athéna recueille et élève[4].

Rôles


Protectrice d'Athènes  


Athéna Varvakeion, copie de l'Athéna chryséléphantine de Phidias.
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Selon la légende de Cécrops, Athéna et Poséidon se sont disputés la possession de l'Attique. Ils choisissent comme arbitre Cécrops, le premier roi du territoire. Poséidon frappe l'Acropole de son trident et en fait jaillir un étalon noir invincible au combat, ou dans d'autre légende un lac salé. Athéna, elle, offre un olivier. Cécrops juge le présent de la déesse bien plus utile pour son peuple, et c'est elle qui devient protectrice d'Athènes.

Selon Varron[5], Cécrops demande aux habitants d'Athènes (les femmes comprises) de choisir eux-mêmes leur protecteur. Les hommes préfèrent le cheval, susceptible de leur apporter la victoire dans la bataille. Les femmes quant à elles préfèrent l'olivier. Les femmes, plus nombreuses d'une voix, font pencher la balance en faveur d'Athéna. Furieux, Poséidon submerge l'Attique sous les flots. Pour apaiser sa colère, les Athéniens doivent imposer aux femmes trois punitions : elles n'auront plus le droit de vote ; aucun enfant ne portera le nom de sa mère ; et, enfin, elles ne seront plus appelées Athéniennes.

 

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Tétradrachme Athénien.
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Par la suite, Athéna élève un autre roi mythique, Érichthonios. Il lui dresse l'Érechthéion, le plus ancien sanctuaire de l'Acropole, dont les premières prêtresses ne sont autres que les filles de Cécrops, Aglaure, Pandrose et Hersé, c'est-à-dire respectivement le beau temps, la rosée et la pluie, tous trois dons d'Athéna. Il crée également en son honneur les Panathénées, destinées à fêter l'anniversaire de la déesse, la plus grande fête religieuse d'Athènes. En tant que divinité civilisatrice, les Athéniens la vénèrent également pour leur avoir appris à utiliser l'araire, et l'attelage des bœufs. Au total, Athéna est la divinité poliade (Πολιάς, « protectrice de la cité ») d'Athènes, et c'est ainsi qu'on la retrouve sur les monnaies de cette ville.

Athéna est, comme Artémis, vierge, et tient beaucoup à sa virginité ; elle fut donc surnommée Parthénos (jeune fille) d'où le nom du grand temple d'Athènes sur l'Acropole, le Parthénon.

Conseillère des héros  


Héraclès entrant dans l'Olympe accompagné par Athéna, olpè attique à figures noires, 550-530 av. J.-C., musée du Louvre.
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Comme Hermès, son demi-frère, elle se charge souvent de protéger les héros. C'est le cas dans la guerre de Troie, où après avoir été refusée par Pâris dans le jugement du mont Ida, elle prend parti pour les Grecs. Elle protège tout particulièrement Diomède. Après la guerre, elle protège Ulysse et surtout Télémaque, sous les traits de Mentor. Elle apaise la colère des Érinyes et fait acquitter Oreste par l'Aréopage.

Elle aide également Héraclès (Hercule) à accomplir ses douze travaux, et Persée à tuer Méduse, dont la tête coupée orne ensuite son égide. C'est elle qui conseille Cadmos, le fondateur de Thèbes, lui enjoignant de tuer le dragon puis de semer ses dents pour susciter une armée hors de terre. Elle indique à Bellérophon comment dompter Pégase. Par la suite elle se rendit sur le trône provoquant Zeus.

Déesse de la guerre, de la pensée, des armes et de la sagesse  


Il peut sembler étrange que la déesse de la sagesse naisse en armes et soit également la déesse du combat. Pourtant, ses épiclèses le montrent : elle est Athéna Πρόμαχος / Prómakhos, celle qui combat au premier rang, ou encore Athéna Νίκη / Níkê, déesse de la victoire — bien des représentations la montrent d'ailleurs tenant Nikê, personnification de la victoire, dans la main, tout comme c'est le cas de Zeus. L'Hymne homérique à Athéna indique ainsi :

« Je chanterai Pallas Athènaiè, puissante protectrice des villes, et qui s'occupe, avec Arès, des travaux guerriers, des villes saccagées, des clameurs et des mêlées. Elle protège les peuples qui vont au combat ou qui en reviennent. Salut, Déesse ! Donne-moi la bonne destinée et la félicité[6]. »

Ce sont ses conseils qui guident les dieux lors de la gigantomachie, et selon certaines traditions, elle tue elle-même le Géant Pallas, ce qui lui aurait valu son nom de « Pallas Athéna ».

Il n'est pas anodin que les sages grecs aient revêtu Athéna d'attributs guerriers : la guerre est omniprésente dans le monde des cités grecques ; la sagesse implique que la cité soit protégée non seulement spirituellement, mais aussi physiquement. Athéna, par son côté guerrier représente davantage l'art de bien se protéger et de prévoir les combats à venir, que l'art du combat lui-même, incarné par Arès dans sa sauvagerie meurtrière. Athéna incarne l'aspect plus ordonné de la guerre, la guerre qui obéit à des règles, celle qui se fait en certains lieux, à certaines périodes, et entre les citoyens.

Patronne des artisans et des techniques


Pallas et le centaure, par Botticelli (1482).
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Enfin, Athéna est une déesse civilisatrice, comme nous l'avons vu à Athènes, qui la vénère entre autres pour le don de techniques agricoles. C'est elle toujours qui montre à Érichthonios comment fabriquer un char[7], et à Danaos, à Rhodes, comment concevoir un navire à cinquante rames — son rôle est similaire dans la légende des Argonautes, c'est elle qui montre comment construire l'Argo. Elle est la protectrice des artisans et des travailleurs sous son épithète d'Ἐργάνη / Erganê, « la travailleuse ».

Tout ce qui est filé ou cousu est de son domaine, comme le montre par ailleurs la fable d'Arachné, transformée en araignée pour avoir osé prétendre qu'elle filait mieux que la déesse. De nombreuses représentations la montrent tenant un fuseau ou un rouet[8].

Enfin, elle est aussi Ὑγεία / Huy-dat, la protectrice de la santé familiale.

Étymologie


Le nom, attesté en mycénien, n'a pas d'étymologie certaine[9] L'origine de son nom, selon certains, vient de la racine indo-européenne ath- signifiant probablement « tête » ou « sommet », car née (selon la légende relatée ci-dessus) de la tête de Zeus[10].

La ville d'Athènes aurait la même origine étymologique, l'Acropole située au sommet de la colline du même nom, constituant probablement le « noyau fondateur » de la ville, dont Athéna est devenue la protectrice.

Épithètes, attributs et sanctuaires


  • Épithètes homériques :
    • aux yeux pers (γλαυκῶπις / glaukôpis),
    • de bon conseil (πολύϐουλος / polyboulos),
    • fille de Zeus porte-égide (θύγατερ Διὸς αἰγιόχοιο / tygater Dios aigiokhoio) ;
  • Ses attributs : l'égide, l'olivier, la lance, le casque, le gorgoneion ;
  • Son animal favori : la chouette ;
  • Sanctuaires : culte reconnu à Tirynthe ; sanctuaire d'Athéna Khalkiokos (« à la Maison de Bronze ») à Sparte ; sanctuaire d'Athéna Aléa à Tégée ; Érechthéion d'Athènes, qui abrite le Palladium ; Sanctuaire d'Athéna à Lindos, dans l'île de Rhodes, un haut lieu de culte fondé par les Doriens et à Athènes, son sanctuaire principal.

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Émile Vandervelde.

Publié le 25 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans EUROPE -Géo - historique & politique

 

Émile Vandervelde
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Émile Vandervelde.
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Émile Vandervelde en 1919.
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Émile Vandervelde en 1926 - Photo : Archives fédérales allemandes.
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Émile Vandervelde, né le 25 janvier 1866 à Ixelles (Région de Bruxelles-Capitale) où il est mort le 27 décembre 1938, est un homme politique socialiste belge, docteur en droit, en sciences sociales et en économie politique.

Vie politique


En 1881, il s'inscrit en droit à l'Université libre de Bruxelles. Il adhère au Parti Ouvrier Belge (P.O.B.) dès sa fondation en 1884, alors qu'il est encore étudiant, et dix ans plus tard, alors qu'il vient d'entamer sa carrière parlementaire, c'est lui qui propose le texte idéologique de base du P.O.B., la Charte de Quaregnon.

Il est élu député et représente Charleroi de 1894 à 1900, puis Bruxelles de 1900 à 1938. Il est président de la Seconde Internationale de 1900 à 1918. Il participe en 1923 à la fondation de l'Internationale ouvrière socialiste, dont il est président jusqu'en 1938 et dont Friedrich Adler est le secrétaire. Son siège se trouva successivement à Londres, Zurich puis Bruxelles à partir de 1935. Il est l'instigateur de la politique de participation délibérée des partis socialistes aux gouvernements de coalition.

Ses principaux combats concernent l’instauration du suffrage universel et la démocratie sociale. Du point de vue théorique, il discutera beaucoup sur le rôle de l'État dans une société socialiste. En 1913, il fut nommé membre correspondant de la Classe des Lettres et des Sciences morales et politiques de l'Académie royale de Belgique, puis membre titulaire en 1929 et directeur de sa Classe en 1933. Il fut un fervent opposant à Léopold II et le pouvoir absolu dont il jouissait au Congo durant les années 1890. Le débat s'intensifia en 1906 et amena en 1907 au Traité de Reprise en janvier 1907.

En 1914, il fut nommé Ministre d'État par le roi. Dès 1916, il devient membre du Conseil des ministres, puis ministre de l'Intendance de 1917 à 1918. Il participa à la Conférence de la Paix à Paris comme membre de la délégation officielle belge. Au cours des négociations, il s'opposa à toute formes d'acquisitions de territoire. En septembre 1920, il fait partie de la délégation (avec Camille Huysmans, Louis De Brouckère et sa femme, Ramsay MacDonald, Thomas Shaw, Mme Philip Snowden, Pierre Renaudel, Albert Inghels, Luise et Karl Kautsky) de l'Internationale Socialiste qui visite la République démocratique de Géorgie, dirigée par le Parti social-démocratique de Géorgie.

Il reçut le portefeuille de ministre de la Justice de 1918 à 1921 où il défendit la réforme pénitentiaire, la lutte contre l'alcool, les droits syndicaux, les droits de la femme, etc. Il est ensuite nommé aux Affaires étrangères de 1925 à 1927 où il contribuera à l'élaboration du pacte de Locarno. Il fut de nouveau membre du Conseil des ministres de 1935 à 1936, ministre de la Santé publique de 1936 à 1937 dans le cabinet de Paul Van Zeeland. Pendant ces vingt années, les socialistes belges voient aboutir plusieurs des réformes politiques qu’ils avaient appelées de leurs vœux :

  • le suffrage universel ;
  • la liberté syndicale ;
  • la journée de 8 heures ;
  • la pension et l’assurance chômage ;
  • la loi contre l'alcoolisme.

Il est professeur à l’Université libre de Bruxelles. Il collabore au Germinal, journal littéraire, artistique et social, au Mouvement social et à la Revue Rouge.

En 1933, date de la création de la fonction, il assure la présidence du Parti Ouvrier Belge (P.O.B.) et ce durant les cinq dernières années de sa vie. La guerre civile espagnole de 1936 à 1939 créa une véritable scission entre deux générations socialistes belges. Henri De Man et Paul-Henri Spaak prônent le neutralité dans le conflit tandis que Vandervelde s'y oppose en dénonçant la menace grandissante du fascisme. Suite à cela, il démissionna du gouvernement.

Ses archives personnelles sont consultables à la bibliothèque et au centre d'archives de l'Institut Émile Vandervelde au boulevard de l'Empereur à Bruxelles. Le réalisateur Henri Storck relate dans Le patron est mort, l'un de ses films militants, l'annonce de sa mort, ses obsèques et l'émotion de toute une classe ouvrière belge.[1]

Ouvrages


  • Les Associations professionnelles d'artisans et d'ouvriers en Belgique (1892)
  • L'Évolution industrielle et le collectivisme (1896). Réédité en 2008 sous le titre Le Collectivisme et l'évolution industrielle.
  • La Question agraire en Belgique (1897)
  • Le Socialisme en Belgique, avec Jules Destrée (1898)
  • L'Alcoolisme et le conditions du travail en Belgique (1899)
  • Le Propriété foncière en Belgique (1900)
  • L'Exode rural et le retour aux champs (1903)
  • Vive la Commune ! (1903)
  • Le Socialisme et l'agriculture (1906)
  • Les Crimes de la colonisation capitaliste (1906)
  • Le Belgique et le Congo (1911)
  • La Grève générale (1912)
  • Le Socialisme contre l'Etat (1918)
  • A travers la révolution chinoise. Soviets et Kuomintang, Bruxelles, L'églantine, (1931)
  • L'Alternative : capitalisme d'État ou socialisme démocratique (1933)
  • Ce que nous avons vu en Espagne (1938)
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Cyclone tropical (3 & fin).

Publié le 24 Juin 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES- De la Terre et de l’Univers

 

Tendances et réchauffement climatique  


Le développement de cyclones est un phénomène irrégulier et le début des mesures fiables de la vitesse des vents ne remonte seulement qu'au milieu du XXe siècle[24]. Une étude publiée en 2005 montre une augmentation globale de l'intensité des cyclones entre 1970 et 2004, leur nombre total étant en diminution pendant la même période[33],[34],[35]. Selon cette étude, il est possible que cette augmentation d'intensité soit liée au réchauffement climatique, mais la période d'observation est trop courte et le rôle des cyclones dans les flux atmosphériques et océaniques n'est pas suffisamment connu pour que cette relation puisse être établie avec certitude. Une seconde étude, publiée un an plus tard, ne montre pas d'augmentation significative de l'intensité des cyclones depuis 1986[36],[37]. La quantité d’observations à notre disposition n’est en fait statistiquement pas suffisante.

Ryan Maue, de l'université de Floride, dans un article intitulé "Northern Hemisphere tropical cyclone activity", observe pour sa part une baisse marquée de l'activité cyclonique depuis 2006 dans l'hémisphère nord par rapport aux trente dernières années[38]. Il ajoute que la baisse est probablement plus marquée, les mesures datant de trente ans ne détectant pas les activités les plus faibles, ce que permettent les mesures d'aujourd'hui. Pour Maue, c'est possiblement un plus bas depuis cinquante ans que l'on observe en termes d'activité cyclonique. Christopher Landsea, de la NOAA et un des anciens co-auteurs du rapport du GIEC, estime lui aussi que les mesures passées sous-estiment la force des cyclones passés et sur-valorisent la force des cyclones actuels[39],[40].

On ne peut donc pas déduire que l'augmentation de spectaculaires ouragans depuis 2005 est une conséquence directe du réchauffement climatique. Cette augmentation pourrait être due à l’oscillation entre périodes froides et chaudes de la température de surface des bassins océaniques comme l’oscillation atlantique multidécennale. Le cycle chaud de cette variation à lui seul permet de prédire des ouragans plus fréquents pour les années 1995 à 2020 dans l'Atlantique Nord[24].

Les simulations informatiques ne permettent également pas dans l'état actuel des connaissances de prévoir d'évolution significative du nombre de cyclones lié à un réchauffement climatique à cause des autres effets mentionnés qui brouillent la signature[41]. Dans la seconde moitié du XXIe siècle, lors de la prochaine période froide de l’Atlantique Nord, le réchauffement climatique pourrait donner un signal plus clair[24].

 

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Voir aussi : Réchauffement climatique.
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Effets  


L'après-coup de l'ouragan Andrew (1992), le second cyclone tropical le plus coûteux de l'histoire des États-Unis, après Katrina (2005).
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Le relâchement de chaleur dans un cyclone tropical mature peut excéder 2x1019 joules par jour[42],[43]. Cela équivaut à faire détoner une bombe thermonucléaire de 10 mégatonnes toutes les 20 minutes [44] ou 200 fois la capacité instantanée de production électrique mondiale[43]. Les cyclones tropicaux au grand large causent de grosses vagues, de la pluie forte, et des vents violents. Ceci compromet la sécurité des navires en mer et peut engendrer le naufrage de certains d'entre eux. Toutefois, les effets les plus dévastateurs des cyclones tropicaux se produisent quand ils frappent la côte et entrent dans les terres. Dans ce cas, un cyclone tropical peut causer des dommages de quatre façons :

  • Vents violents : des vents de force d'ouragan peuvent endommager ou détruire des véhicules, des bâtiments, des ponts, etc. Les vents forts peuvent aussi transformer des débris en projectiles, ce qui rend l'environnement extérieur encore plus dangereux.
  • Onde de tempête : les tempêtes de vent, y compris les cyclones tropicaux, peuvent causer une montée du niveau de la mer et des inondations dans les zones côtières.
  • Pluie forte : les orages et les fortes pluies provoquent la formation de torrents, emportant les routes et provoquant des glissements de terrain. Fin novembre 2004, l'un de ces épisodes pluvieux a touché le nord des Philippines et a fait quelque 500 morts et disparus.
  • Tornades : les orages imbriqués dans le cyclone donnent souvent naissance à des tornades. Bien que ces tornades soient normalement moins intenses que celles d'origine non-tropicale, elles peuvent encore provoquer d'importants dommages. Elles se produisent surtout à la bordure externe du système après son entrée sur les terres, là où le cisaillement des vents est important à cause de la friction[45],[46],[47],[48].

Les effets secondaires d'un cyclone tropical sont souvent aussi destructeurs, notamment les épidémies. Effectivement, le milieu humide et chaud dans les jours qui suivent le passage du cyclone, conjugué à la destruction des infrastructures sanitaires, augmente le risque de propagation d'épidémies, qui peuvent tuer longtemps après le passage du cyclone.

À ce problème peut s'ajouter celui des pannes de courant : les cyclones tropicaux causent souvent de lourds dommages aux installations électriques, privant de courant la population, coupant les communications et nuisant aux moyens de secours et d'intervention. Ceci rejoint le problème des transports, puisque les cyclones tropicaux détruisent souvent des ponts, viaducs, et routes. Ceci ralentit considérablement le transport de vivres, de médicaments et de matériel de secours vers les zones sinistrées.

Paradoxalement, le passage meurtrier et destructeur d’un cyclone tropical peut avoir des effets positifs ponctuels sur l’économie des régions touchées, et du pays en général, ou plutôt sur son PIB. Par exemple, en octobre 2004, après une saison cyclonique particulièrement intense dans l'Atlantique, 71 000 emplois ont été créés dans le bâtiment pour réparer les dégâts subis, notamment en Floride.

Protection et prévention  


Maison conçue pour résister aux cyclones (ici après l'ouragan Dennis de 2005).
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On ne peut totalement se protéger des effets des cyclones tropicaux. Cependant, en zone à risque, un aménagement adapté et prudent du territoire peut permettre de limiter les dégâts humains et matériels dus aux vents, aux précipitations et aux inondations. Une architecture offrant moins de prise au vent, l'absence de construction en zones humides, des réseaux électriques enterrés et isolés de l'eau, le maintien ou la restauration de zones humides tampon, et de mangroves et forêts littorales, la préparation des populations, des antennes et éoliennes qu'on peut « coucher » le temps de la tempête, etc. peuvent y contribuer. En 2008, la FAO a par exemple estimé que si la mangrove du delta de l'Irrawaddy (Birmanie), existant avant 1975 (plus de 100 000 hectares), avait été conservée, les conséquences du cyclone Nargis auraient été au moins deux fois moindres[49].

Dissipation artificielle  


En raison du coût économique considérable provoqué par les cyclones tropicaux, l’homme cherche par tous les moyens à en prévenir l’apparition. Dans les années 1960 et 1970, sous l’égide du gouvernement américain, dans le cadre du projet « Stormfury », on a tenté de procéder à l’ensemencement des tempêtes tropicales avec de l’iodure d'argent[50][51]. Grâce à une structure cristalline proche de celle de la glace, l'iodure joue le rôle d'agent de nucléation des gouttelettes d'eau qui transformeront la vapeur d'eau en pluie. Le refroidissement produit, pensait-on, pourrait provoquer l’effondrement de l’œil du cyclone et réduire les vents violents. Le projet a été abandonné après qu’on se soit rendu compte que l’œil se reforme naturellement dans les cyclones de forte intensité et que l’ensemencement a des effets trop réduits pour être réellement efficace. De plus, des études subséquentes ont montrée que l'ensemencement avait peu de chances d'augmenter la quantité de pluie car la quantité de gouttellettes en surfusion dans une système tropical est trop bas comparativement à des orages violents des latitudes moyennes[52].

D’autres approches ont été envisagées comme le remorquage d’icebergs dans les zones tropicales pour refroidir la température de l’eau en deçà du point critique, de déverser dans les eaux océaniques des substances qui empêchent l’évaporation ou même de pomper des eaux plus froides venant du fond[53]. Le « projet Cirrus » envisageait de jeter de la glace sèche sur le cyclone et certains ont même suggéré de faire exploser des bombes atomiques dans les cyclones[54].

Toutes ces approches souffrent d’un défaut majeur : un cyclone tropical est un phénomène thermique trop massif pour être contenu par des techniques physico-chimiques. En effet, il s'étend sur plusieurs centaines de kilomètres de diamètre et la chaleur libérée à toutes les 20 minutes correspond à l'explosion d'une bombe nucléaire de 10 mégatonnes pour un ouragan moyen[53],[54]. L'arsenal nucléaire mondial représentait en 1999 seulement 20% de l'énergie libérée durant la vie moyenne d'un tel système[54]. Même la surface parcourue par un œil moyen de 30 km de diamètre couvre des dizaines de milliers de kilomètres carrés en 24 heures et de modifier la température de la mer le long de celle-ci serait déjà un projet colossal en plus de nécessiter une connaissance parfaite de sa trajectoire[53].

Cyclones notables


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Il n' y a guère de données écrites antérieures au XIXe siècle sur le continent américain concernant spécifiquement des données météorologiques. En extrême-orient, les données sont beaucoup plus anciennes et complètes. Il existe par exemple, un registre des typhons qui se sont produits sur les Philippines entre 1348 et 1934.

Il existe cependant des méthodes scientifiques permettant d'identifier et de dater des événements anciens[55], constituant une paléotempestologie, terme créé en 1996. Ce sont en particulier l'étude des sédiments des lacs côtiers montrant la présence de sable marin, la relative pauvreté en oxygène 18, un isotope lourd, qu'on peut retrouver dans les cernes des arbres ou dans les concrétions des grottes.

Cyclones historiques  


Avant le XXe siècle, comme mentionné antérieurement, il n'y avait pas de façon systématique de nommer les cyclones, ouragans et typhons, mais certains sont quand même passés à l'histoire. La plupart des pays dans les zones affectées ont suivi la tradition lancée par les Américains et les Australiens depuis ce temps. L’Organisation météorologique mondiale, lors de la rencontre annuelle du comité de surveillance des cyclones tropicaux en mars ou avril, décide des listes de noms potentiels pour les cyclones tropicaux. Les pays affectés par des cyclones particulièrement intenses et ayant causés de forts dommages peuvent proposer de retirer le nom de ceux-ci des listes futures ce qui les fait aussi passer à l'histoire.

Océan Atlantique  


Parmi les ouragans célèbres, dont le nom a été retiré ou non, de l'Atlantique Nord, on note :

Ouragans les plus coûteux
Relatifs aux dommages matériels

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Rang Ouragan Saison Coût ($US de 2005)
1 Katrina 2005 81,2 milliards
2 Andrew 1992 44,9 milliards
3 Ike 2008 31,5 milliards
4 Wilma 2005 20,6 milliards
5 Charley 2004 15,4 milliards
6 Ivan 2004 14,6 milliards

Ouragans les plus meurtriers

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Rang Ouragan Saison Morts
1 Grand ouragan 1780 27 500
2 Mitch 1998 11 000 – 18 000
3 Ouragan de Galveston 1900 8 000 – 12 000
4 Fifi 1974 8 000 – 10 000
5 République dominicaine 1930 2 000 – 8 000
6 Flora 1963 7 186 – 8 000
7 "Pointe-a-Pitre" 1776 6 000+
8 Ouragan de Terre-Neuve 1775 4 000 – 4 163
9 Ouragan d'Okeechobee 1928 4 075+
10 Ouragan San Ciriaco 1899 3 433+
Ouragans les plus intenses
.Mesurés par la pression centrale
Rang Ouragan Saison Pression (hPa)
1 Wilma 2005 882
2 Gilbert 1988 888
3 Ouragan de la Fête du travail 1935 892
4 Rita 2005 895
5 Allen 1980 899
6 Katrina 2005 902
7 Camille 1969 905
Mitch 1998 905
9 Dean 2007 906
10 Ivan 2004 910

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D'autres ouragans célèbres :

Océan Pacifique


Ouragans et cyclones
importants

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Nom Catégorie Pression
hPa(mbar)
Année
Ouragan Ioke 5 920 2006
Cyclone Ingrid 5 924 2005
Cyclone Larry 5 915 2006
Cyclone Erica 5 915 2003
Cyclone Heta 5 915 2003

Typhons les plus intenses
du Pacifique Ouest

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Rang Nom Pression
hPa(mbar)
Année
1 Typhon Tip 870 1979
2 Typhon Gay 872 1992*
2 Typhon Ivan 872 1997*
2 Typhon Joan 872 1997*
2 Typhoon Keith 872 1997*
2 Typhon Zeb 872 1998*
*Pression centrale estimée avec les données
des satellites météorologiques seulement.
Océan Indien  


Extrêmes mondiaux  


Intensité


Cyclone tropical le plus intense par bassin selon la pression ou les vents

Mer d'Oman

Australie

Golfe du
Bengale

Pacifique
central

Pacifique
Nord-est

Atlantique
Nord

Pacifique
Sud

Océan Indien
Sud-ouest

Pacifique Ouest

Cyclone Gonu
920 hPa
(2007)

Cyclone Inigo
900 hPa
(2003)

Cyclone d'Orissa
912 hPa
(1999)

Ouragan Ioke
915 hPa
(2006)

Ouragan Linda
902 hPa
(1997)

Ouragan Wilma
882 hPa
(2005)

Cyclone Zoe
890 hPa
(2002)

Cyclone Gafilo
895 hPa
(2004)

Typhon Tip
870 hPa
(1979)


L’Organisation météorologique mondiale (OMM) a homologué début 2010 le record du vent le plus violent jamais observé scientifiquement, hors ceux des tornades, de 408 km/h le 10 avril 1996 à l'Île de Barrow (Australie-Occidentale) lors du passage du cyclone Olivia[56]. Le précédent record de 372 km/h observé scientifiquement datait d'avril 1934 au sommet du Mont Washington (New Hampshire) aux États-Unis[56]. Cependant, le cyclone Olivia n'est pas considéré lui-même comme le plus violent à avoir affecté la région autralienne car ce record ne représente pas l'intensité générale du système.

Dimensions  


Dimensions relatives entre le typhon Tip et le cyclone Tracy sur une carte des États-Unis.
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Typhon Tip, en octobre 1979, est le cyclone tropical de plus grand diamètre, 2 170 km[57],[25]. À contrario, le cyclone Tracy, en décembre 1974, est le plus petit avec seulement 96 km[25],[58]. Ces diamètres représentent la distance intérieure au système où les vents atteignent au moins la force de coups de vents (62 km/h).

Ondes de tempête


Les cyclones tropicaux causent des ondes de tempête qui déferlent sur les côtes. Celles-ci dépendent de la force du vent et du diamètre de la tempête. Plus les vents sont forts, plus la poussée sur l’océan est grande mais des vents plus faibles peuvent être compensés par un plus grand diamètre autour du système où on les retrouve. De plus, le contour du fond marin le long de la côte va les amplifier, en particulier une rapide remontée du fond.

Parmi les trois ondes les plus hautes jamais rapportées, celle de l’ouragan Katrina de 2005 : le plus large ouragan de catégorie 5, a eu la plus haute onde de tempête des ouragans de l’Atlantique Nord avec 8,5 mètres[59]. Vient ensuite l’ouragan Camille de 1969, avec des vents de force identique à ceux de Katrina mais de diamètre plus petit, les météorologues ayant relevé une onde de 7,2 mètres.

Cependant, c'est le cyclone Mahina de 1899 qui est en général reconnu comme celui ayant produit la plus haute onde de tempête mondialement consignée, 14,6 mètres[60],[61],[62]. Une étude en 2000 a remis en question ce record en regardant les dépôts marins dans la région concernée et en utilisant un modèle de simulation mathématique pour calculer l'onde de tempête avec les données météorologiques et océanographiques disponibles[63].

Finalement, il est possible que de plus importantes ondes aient déferlé avant les prises de mesure modernes.

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