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18 juillet 2013 4 18 /07 /juillet /2013 09:31

Christian Bale

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Christian Bale

Description de cette image, également commentée ci-après

Christian Bale à la première du film Public Enemies en juin 2009.

 

 

 

 

 

Nom de naissance Christian Charles Philip Bale
Naissance 30 janvier 1974 (39 ans)
Haverfordwest, Pays de Galles, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession Acteur
Producteur
Films notables Empire du soleil
Velvet Goldmine
Shaft
American Psycho
Batman Begins
The Machinist
The Dark Knight : Le Chevalier noir
Terminator Renaissance
Fighter
The Dark Knight Rises

 

 

 

 

 

Christian Bale est un acteur britannique né le 30 janvier 1974 à Haverfordwest, au Pays de Galles. Il est surtout connu pour avoir incarné le rôle de Bruce Wayne/Batman dans la trilogie Batman de Christopher Nolan.

 

 

 

 

Biographie

 

 


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Christian Bale à la première du film Empire du soleil en Suède, en février 1988.

 

 

 

 

 

Christian Bale a commencé sa carrière en tournant des publicités pour la télévision, mais aussi au théâtre, dans The Nerd en 1984 aux côtés de Rowan Atkinson (futur Mr. Bean). Il jouera longtemps des rôles d'adolescent, comme dans Swing Kids ou Henry V. Il obtient son premier rôle important en 1987 dans l’Empire du soleil de Steven Spielberg. Il est alors propulsé sous le feu des projecteurs à seulement 12 ans.

Christian Bale aime varier les registres des films dans lesquels il joue : en 1993, il campe le rôle d'un jeune Allemand entrant dans les jeunesses hitlériennes dans Swing Kids ; en 1994, il est Laurie, un garçon sensible et humain dans Les Quatre Filles du docteur March ; en 1998, il interprète dans le film Velvet Goldmine le rôle d'un jeune journaliste gay chargé d'enquêter sur la mort d'un chanteur de glam rock, Brian Slade, personnage inspiré de David Bowie ; en 2000, il est le fils raciste d'un riche promoteur dans le remake de Shaft ; en 2000, il incarne Patrick Bateman, le golden boy psychopathe dans l'adaptation au cinéma du roman culte de Bret Easton Ellis, American Psycho ; en 2002, il devient sauveur de l'espèce humaine dans Le Règne du feu ; en 2002, il incarne le rôle d'un exterminateur au service de l'État dans Equilibrium. En 2008-2009, il interprète John Connor, le célèbre sauveur de l'humanité, dans le film Terminator Renaissance (Terminator Salvation), 1er volet de la 2e trilogie du film créé par James Cameron, mais repris par McG qui travaille avec James Cameron.

 

 

 

 

 

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Christian Bale à la première de Batman Begins à Hollywood.

 

 

 

 

 

Grand perfectionniste, il n'hésite pas à se métamorphoser pour les besoins d'un film et il est capable de prendre toutes les apparences, quitte à jouer avec sa santé. Il lui est arrivé de rentrer dans des colères noires lors d'un tournage1 À l'occasion du film The Machinist (2003), Bale a perdu 28 kilos en 3 mois pour jouer un insomniaque, poids qu'il a dû reprendre pour tourner 6 mois plus tard Batman Begins de Christopher Nolan, dans lequel il a rendossé la panoplie de Bruce Wayne alias Batman. Dans ce film, il travaille particulièrement la construction psychologique du héros, très loin des interprétations précédentes de Michael Keaton, de Val Kilmer et de George Clooney. Ses tourments, sa confusion, ses désirs sont abordés de manière plus dramatique. De nombreux fans du comic le considèrent avec Michael Keaton comme le meilleur interprète de Batman. En 2008, toujours sous la direction de Christopher Nolan, il tourne dans la suite The Dark Knight, qui a connu un succès sans précédent pour un film de super-héros à travers le monde. En 2012, il reprend le rôle du célèbre justicier dans The Dark Knight Rises, dont la réussite critique et commerciale fut encore une fois considérable.

 

 

 

 

 

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Christian Bale en 2008.

 

 

 

 

 

Christian Bale a joué sous la direction de nombreux grands réalisateurs tels que : Steven Spielberg, Christopher Nolan, Kenneth Branagh, Terrence Malick ou encore James Mangold. On l'a aussi vu aux côtés de brillants acteurs, de Michael Caine (Le Prestige, Batman Begins, The Dark Knight : Le Chevalier noir, The Dark Knight Rises) à John Malkovich (Portrait de femme, Empire du soleil), Johnny Depp dans (Public Enemies), Morgan Freeman, Heath Ledger, Gary Oldman et Aaron Eckhart (dans The Dark Knight), en passant par Christopher Plummer (Le Nouveau Monde), Michael Ironside (Terminator Renaissance, The Machinist), Reese Witherspoon et Willem Dafoe (American Psycho).

Début 2009, sur le tournage de Terminator Renaissance au Nouveau-Mexique, il pique une terrible crise de rage contre un technicien, le directeur de la photographie Shane Hurlbut, qui a traversé le champ de la caméra en plein tournage d'une scène. Il a fait plus tard des excuses publiques. De plus, il affirme que ce différend avec le technicien a été réglé le jour même de l'incident. Cette affaire est parodiée dans le jeu vidéo Duke Nukem Forever. En 2011, il obtient le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle et l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans le film Fighter, dans lequel il joue le frère de Mark Wahlberg.

En 2000, il épouse l'assistante de Wynona Ryder, Sandra « Sibi » Blažić ; leur fille Emmaline naît le 27 mars 2005.

À la suite de la tragédie survenue au Colorado, lorsqu'un individu affublé d'un costume s'apparentant à celui du Joker2 a ouvert le feu sur les spectateurs de la première du film The Dark Knight Rises, Christian Bale rend visite aux survivants et présente ses respects aux victimes3,4.

 

 

 

Filmographie

 


Acteur

 

 

 


 

 

 

Voxographie

 

 


 

 

 

Producteur

 


 

 

 

Récompenses

 

 

 


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L'avant-première de The Dark Knight à Londres en 2008. De gauche à droite : Christopher Nolan, Emma Thomas, Charles Roven, Monique Curnen, Michael Caine, Aaron Eckhart, Maggie Gyllenhaal et Christian Bale.

 

 

 

 

Voix françaises

 

 

 

 

En France, Philippe Valmont est la voix française la plus régulière de l'acteur5,6.

Au Québec, c'est Antoine Durand la voix française la plus régulière7.

 

 

 

 

 

En France

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Québec

 

 

 

 

Note : La liste indique les titres québécois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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2 juillet 2013 2 02 /07 /juillet /2013 10:24

Sara Allgood

 

 

 

 


 

Sara Allgood

Description de cette image, également commentée ci-après

Dans The Fabulous Dorseys (1947).


 

 

 

Naissance 31 octobre 1879
Dublin (Irlande)
Nationalité d'origine : Drapeau de l’Irlande irlandaise
naturalisée : Drapeau des États-Unis américaine
Décès 13 septembre 1950 (à 70 ans)
Woodland Hills (Los Angeles, États-Unis
Profession Actrice

 

 

 

Sara Allgood et J.M. Kerrigan en 1911, dans la pièce de J.M. Synge Le Baladin du monde occidental, à Boston, au Plymouth Theatre.

 

 

 

 

 

 

Sara Allgood était une actrice d'origine irlandaise, naturalisée américaine en 1945, née à Dublin (Irlande) le 31 octobre 1879, décédée d'une crise cardiaque à Woodland Hills (Los Angeles, Californie) le 13 septembre 1950.

 

 


 

Biographie

 

 


Elle fait ses débuts d'actrice au théâtre, notamment au Théâtre de l'Abbaye, dans son pays natal. En 1911, la troupe The Irish Players, dont elle fait partie avec Una O'Connor et Cathleen Nesbitt, en tournée aux États-Unis, joue deux pièces à Broadway : Sara Allgood y reviendra pour sept productions, entre 1913 et 1940. En particulier, elle participe en 1927 à la pièce Juno and the Paycock et à sa reprise en 1940.

Après un premier film en 1918, son deuxième en 1929 sera Blackmail d'Alfred Hitchcock, qu'elle retrouvera l'année suivante (1930) pour l'adaptation au cinéma de la pièce Juno and the Paycock pré-citée. Elle tourne plusieurs films britanniques, avant de s'installer aux États-Unis en 1941, année de Dr. Jekyll and M. Hyde, son premier film américain, le dernier étant réalisé en 1950, année de sa mort.

 

 

Filmographie partielle

 


 

 

Théâtre (à Broadway)

 

 


 

 

 

 

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19 juin 2013 3 19 /06 /juin /2013 22:49

Jean Dujardin

 

 

 

 

 

 



Jean Dujardin

Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Dujardin lors du festival de Cannes 2011.

 

 

 

 

Nom de naissance Jean Edmond Dujardin1
Naissance 19 juin 1972 (41 ans)
Rueil-Malmaison, Hauts-de-Seine
Profession Acteur, réalisateur, humoriste, scénariste, producteur
Films notables Brice de Nice
OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
99 francs
Contre-enquête
OSS 117 : Rio ne répond plus
The Artist
Les Infidèles
Séries notables Un gars, une fille

 

 

 

 

 

 

 

Jean Dujardin est un humoriste, acteur, scénariste, réalisateur tu producteur de cinéma français, né le 19 juin 1972 à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine.

En 2012, il devient le premier acteur français à remporter l'Oscar du meilleur acteur lors de la 84e cérémonie pour son rôle de star déchue du cinéma muet, George Valentin, dans The Artist de Michel Hazanavicius2.


Jeunesse

Après une enfance dans les Yvelines à Plaisir et avoir obtenu un baccalauréat A3 (philosophie et arts plastiques), Jean Dujardin débute dans la vie active en tant que serrurier dans l'entreprise de son père, Jacques Dujardin3.

Carrière

Des débuts au succès d'Un gars, une fille

C'est à l'armée, lors de son service militaire, qu'il voit ses talents de comique se révéler. Il se rend alors à Paris où il se produit dans des bars et des petits théâtres.

Quelque temps plus tard, il forme « la Bande du Carré Blanc » avec Philippe Urbain, Éric Collado, Luc Antoni, Éric Massot et Bruno Salomone qu'il avait rencontrés dans l'établissement du même nom Le Carré Blanc. La troupe deviendra plus tard les Nous Ç Nous, et produira quelques spectacles ainsi qu'une parodie des boys bands très en vogue à l'époque, sous la forme d'une chanson du même nom, avant de participer régulièrement à l'émission Fiesta de Patrick Sébastien, diffusée sur France 2.

Entre 1997 et 1998, ils gagnent à trois reprises l'émission de M6 : Graines de star dans la catégorie « comiques ».

C'est dans ce cadre qu'il crée son personnage Brice de Nice, surfeur niçois mégalomane, dont il tirera ensuite plusieurs vidéos qui rencontreront un grand succès sur internet, avant d'en faire un film en 2005.

Par la suite, Jean Dujardin tourne avec Bruno Salomone de petits sketches pour l'émission Farce Attaque sur France 2.

D'octobre 1999 à juin 2003, il joue avec Alexandra Lamy dans la série télévisée à succès Un gars, une fille sur France 23. Les deux acteurs y interprètent des personnages portant leurs propres prénoms, Jean et Alexandra, alias Loulou (le gars) et Alex ou Chouchou (la fille) et forment un couple confronté à diverses situations de la vie quotidienne. La série compte 486 épisodes de moins de sept minutes… Les personnages de Loulou et Chouchou sont plébiscités par les téléspectateurs et les deux comédiens deviennent vite populaires, tandis que leur liaison à la ville fait la une des magazines people. Jean Dujardin met un terme à la série et se sert de cette célébrité nouvelle pour débuter au cinéma, tout d'abord avec une petite apparition dans Ah ! si j'étais riche (2002) puis dans Bienvenue chez les Rozes (2003), dans lequel il joue un cambrioleur un peu stupide.

 

 

Les années 2000 : les premiers succès

 

 


 

 

 

 

 

Le comédien enchaîne avec un contre-emploi dans le thriller Le Convoyeur de Nicolas Boukhrief (2004). Son premier grand succès au cinéma est la comédie chorale Mariages ! de Valérie Guignabodet en 2004, avec également Mathilde Seigner, Antoine Duléry, Miou-Miou, Didier Bezace, Lio et Catherine Allégret. Brice de Nice, l'adaptation au cinéma du personnage d'un de ses sketchs avec les Nous C Nous, sorti en 2005, bat des records au box-office et devient très populaire dans les cours d'école. Des goodies tels que jeu vidéo et sonnerie de téléphone portable se sont échangés par milliers. Il obtient une nomination au César du meilleur acteur en 2007 à la suite de sa prestation dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions de Michel Hazanavicius, une parodie à succès de film d'espionnage. La suite, OSS 117 : Rio ne répond plus, sort en 2009. En 2006 cependant, l'acteur est cité aux Bidets d'Or en tant que pire acteur pour le film L'Amour aux trousses. Ce film sera également cité la même année aux Gérard du cinéma aux côtés de Brice de Nice dans la catégorie Pire film avec Jean Dujardin.

 

 

 

 

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En 2008 à l'avant-première de OSS 117 : Rio ne répond plus.

 

 

 

 

 

Acteur touchant à tous les registres, il endosse des rôles à contre-emploi dans Contre-enquête et 99 francs dans lesquels il joue respectivement un policier enquêtant sur l'assassinat et le viol de sa jeune fille de 10 ans, puis un publicitaire désabusé et dépressif dans l'adaptation du livre de Frédéric Beigbeder, 99 francs. En 2007, il devient producteur (via sa société de production JD Prod, créée en 2002) et réalisateur avec la série de programmes courts Palizzi proposée sur la chaîne 13ème rue avec dans le rôle principal Arsène Mosca. Devant le succès de la série, un projet de film adapté du pilote avait été pensé4. Un autre projet de production concerne l'écriture, avec sa femme, d'un film sur les camisards.

Il joue, en 2008, aux côtés de Jean-Paul Belmondo auquel il est souvent comparé5 dans Un homme et son chien de Francis Huster.

Il incarne Lucky Luke dans le film du même nom de James Huth, en 2009, aux côtés d'Alexandra Lamy, Sylvie Testud, Michaël Youn et Daniel Prevost. Le film reçoit cependant un accueil public et critique mitigé.

En 2010, il incarne Charles Faulque, un écrivain alcoolique qui voit débarquer chez lui son cancer (interprété par Albert Dupontel) dans Le Bruit des glaçons de Bertrand Blier, avec également Anne Alvaro, Myriam Boyer et Audrey Dana. Il tourne ensuite dans le film de Nicole Garcia, Un balcon sur la mer avec notamment Sandrine Kiberlain, Marie-Josée Croze, Michel Aumont et Claudia Cardinale où il joue le rôle de Marc, un homme qui retrouve son amour de jeunesse et mène une enquête lorsqu'elle disparaît. La même année, il apparaît dans Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet, dans lequel son rôle, bien que court, ouvre le film et en représente l'intrigue majeure.

 

2011-2012 : The Artist et l'Oscar du meilleur acteur


En 2011, il partage l'affiche avec Bérénice Bejo de The Artist de Michel Hazanavicius, film muet en noir et blanc qui rend hommage au cinéma hollywoodien des années 1920 et 1930. Il y interprète le rôle de George Valentin, une grande vedette du cinéma muet dont la carrière est brisée par l'arrivée du parlant et dont l'amour naissant pour Peppy Miller (Bérénice Bejo), jeune étoile montante, est contrarié.

Dans une interview, l'acteur affirme avoir d'abord refusé le rôle avant de se raviser6. C'est le premier jour du tournage qu'il dit avoir réalisé que le personnage de George Valentin était fait pour lui6.

Les débuts sont laborieux : les chaînes de télévision refusent d'investir sur un film muet et en noir et blanc et l'avance sur recettes n'est pas allouée au projet7. L'arrivée du producteur Thomas Langmann débloque la situation : il mobilise notamment Studio 37 (Orange), France 3 Cinéma, Canal+ et Warner France8.

Le long métrage concourt ensuite pour la Palme d'or, lors du 64e Festival de Cannes9. À l'origine, The Artist devait être projeté en séance spéciale mais il est basculé en compétition sur l'insistance de Thomas Langmann10.

Pour ce film, Jean Dujardin est récompensé par le Prix d'interprétation masculine, qui lui est remis par Catherine Deneuve11. L'accueil enthousiaste des festivaliers offre au long métrage l'opportunité d'être acheté par de nombreux distributeurs internationaux dont la Weinstein Company qui lance sa carrière américaine et son intense campagne de promotion en vue des Oscars du cinéma 201210.

Le film connaît un engouement outre-Atlantique et gagne la sympathie des spectateurs américains pour son hommage à l'âge d'or des productions classiques et muettes d'Hollywood12,13.

En décembre 2011, Jean Dujardin reçoit une nomination aux Screen Actors Guild Awards et aux Golden Globes pour The Artist14.

 

 

 

 

 

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Jean Dujardin et sa femme Alexandra Lamy en 2011 au Festival du film de Cabourg.

 

 

 

 

 

Jean Dujardin est le second acteur français à être nommé aux Golden Globes, après Gérard Depardieu, lauréat du Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie en 1991 (pour le film Green Card). Il reçoit également ce prix en janvier 201214. Le 24 janvier, Jean Dujardin est nommé aux Oscars dans la catégorie « meilleur acteur ». Le 29 janvier, il gagne le Screen Actors Guild Award du meilleur comédien15.

Le 11 février, il participe à l'émission Saturday Night Live où il joue dans un sketch de la série France 3, Les jeunes de Paris, filmé à la manière de The Artist et remporte un succès auprès du public présent. Le 12 février 2012, Jean Dujardin obtient le prix du meilleur premier rôle masculin lors de la 65e cérémonie des BAFTAs du cinéma britannique.

La consécration intervient le 26 février 2012, date à laquelle il remporte l'Oscar du meilleur acteur à Los Angeles grâce à son interprétation de George Valentin dans The Artist. Il devient le premier acteur français à remporter ce trophée. Charles Boyer (distingué d'un Oscar pour sa carrière en 1943), Maurice Chevalier (lui aussi récompensé d'un Oscar d'honneur, en 1959) et Gérard Depardieu avaient été nommés à ce prix avant lui, mais sans succès. Il rejoint alors le cercle des interprètes français oscarisés jusqu'alors exclusivement féminin : Claudette Colbert16, Simone Signoret, Juliette Binoche et Marion Cotillard.

Par ailleurs, The Artist obtient au total cinq Oscars dont ceux du meilleur film pour Thomas Langmann et du meilleur réalisateur pour Michel Hazanavicius17. Le film gagne également six Césars lors de la 37e cérémonie, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice pour Bérénice Bejo.

Son interprétation de George Valentin a été saluée par quatorze récompenses internationales.

 

L'après 2012 : Scénariste, réalisateur, producteur et acteur de stature internationale


La société de productions JD Prod qu'il a fondée en 2002 apparaît au générique de ses deux derniers films : The Artist et Les Infidèles. Pour ce qui est de The Artist, Jean Dujardin possède 20 % des recettes après amortissement du film, 20% du fonds de soutien et 20 % de la bobine. Pour Les Infidèles, Jean Dujardin a eu l'idée originale du projet, ainsi a-t-il assumé le rôle de producteur délégué. De ce fait, en contrepartie de la prise en charge des risques financiers, l'acteur a eu la maîtrise du financement, des coûts et a pu s'autoriser une liberté artistique plus importante. Il a perçu 400 000 euros en tant qu'auteur et 100 000 euros comme réalisateur. Les coproducteurs délégués de ce film à sketch que sont « JD Prod » et « Black Dynamite Films » ont dû verser les salaires et intéressements de Gilles Lellouche comme auteur (270 000 euros) et réalisateur (90 000 euros). Au final, Jean Dujardin possède 24% des recettes après amortissement du film, 25% du fonds de soutien et 24% de la bobine. Il souhaiterait produire de nouveaux films en profitant de sa notoriété grandissante depuis le sacre de The Artist18.

En 2012, il joue entre autres aux côtés de Gilles Lellouche et de sa femme Alexandra Lamy dans Les Infidèles, film à sketches qu'il coproduit, coscénarise et coréalise avec six autres metteurs en scène sur le thème de l'infidélité masculine. À la suite d'une polémique concernant les affiches promotionnelles du film sur lesquelles Jean Dujardin et Gilles Lellouche apparaissent dans des postures suggestives qui "présentent une image dégradante de la femme", l'ARPP qui a reçu quatre plaintes décide de les retirer des lieux publics19,20.

Au printemps 2012, il débute le tournage du nouveau film d'Éric Rochant intitulé Möbius avec Cécile de France qui a pour sujet l'espionnage économique21.

Été 2012, il est annoncé sur le tournage de The Wolf of Wall Street le prochain film de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio.

Le 18 janvier 2013, il participe à l'émission de divertissement Le Débarquement sur Canal+ en compagnie de Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Laurent Lafitte, Nicolas Bedos et Alex Lutz22.

Il tournera au printemps 2013 dans le prochain film de George Clooney : The Monuments Men23, puis à l'automne dans La French de Cédric Jimenez, film relatif à l'assasinat en 1981 du Juge Michel, que Jean Dujardin devrait incarner24.

 

Philanthropie


En 2009, Jean Dujardin s'engage aux côtés de Marc Lièvremont, ancien sélectionneur du XV de France (2007-2011) pour devenir le parrain de la Fondation Mouvement pour les Villages d'Enfants. Cette fondation a pour directeur M. Altmayer, frère de Nicolas et Eric Altmayer, qui ont créé la société de production Mandarin Cinéma, société qui a produit entre autres Brice de Nice ou les OSS 117. La Fondation MVE protège en France, dans ses Villages et Foyers, des enfants placés sur décision du juge des enfants en raison de maltraitances ou de négligences graves.

 

 

Vie privée

 

 


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Jean Dujardin en 2012 à la 37e cérémonie des César, avec son épouse Alexandra Lamy et sa belle-sœur Audrey Lamy.

 

 

 

 

 

Jean Dujardin a deux fils (Simon né en 2000 et Jules né en 2001) d'une union avec Gaëlle qui a pris fin en 2003.

Il vit en couple depuis 2003 avec Alexandra Lamy25, avec laquelle il s'est marié à Anduze, dans le Gard, le 25 juillet 200926,27.

Il a trois frères dont l'aîné, Marc, est avocat28 et son conseiller juridique.

 

 

Filmographie

 

 


Année Titre Réalisateur Rôle Notes
1996-1999 Carré Blanc / Nous Ç Nous     Sketchs TV
1997-1998 Farce Attaque     Série TV
1999-2003 Un gars, une fille Isabelle Camus et Hélène Jacques Jean Série TV avec Alexandra Lamy
2002 À l'abri des regards indiscrets Ruben Alves et Hugo Gélin Jean-Luc Court-métrage
Ah ! Si j'étais riche Gérard Bitton et Michel Munz Le vendeur Weston  
2003 Toutes les filles sont folles Pascale Pouzadoux Lorenzi  
Bienvenue chez les Rozes Francis Palluau Mathieu Gamelin dit MG  
Les Clefs de bagnole Laurent Baffie Lui-même  
2004 Le Convoyeur Nicolas Boukhrief Jacques  
Mariages ! Valérie Guignabodet Alex  
Les Dalton Philippe Haïm Le cow-boy vanneur  
Rien de grave Renaud Philipps Le pilote instructeur Court-métrage
2005 La vie de Michel Muller est plus belle que la vôtre Michel Muller Lui-même  
Brice de Nice James Huth Brice Agostini, dit Brice de Nice Scénariste
L'Amour aux trousses Philippe de Chauveron Franck  
Il ne faut jurer de rien ! Eric Civanyan Valentin  
2006 OSS 117 : Le Caire, nid d'espions Michel Hazanavicius Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117 Étoile d'or du premier rôle masculin
Nommé - César du meilleur acteur
Hellphone James Huth Le warrior de la boue  
2007 Contre-enquête Franck Mancuso Richard Malinowski  
99 francs Jan Kounen Octave Parango Prix Raimu de la Comédie
Palizzi     Série TV, en tant que réalisateur
2008 Ca$h Eric Besnard Cash  
2009 Un homme et son chien Francis Huster Le tapissier  
OSS 117 : Rio ne répond plus Michel Hazanavicius Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117  
Lucky Luke James Huth Lucky Luke Scénariste
2010 Les Petits Mouchoirs Guillaume Canet Ludo  
Le Bruit des glaçons Bertrand Blier Charles  
Un balcon sur la mer Nicole Garcia Marc Palestro Swann d'or du meilleur acteur au Festival du film de Cabourg
2011 The Artist Michel Hazanavicius George Valentin Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2011
Spotlight Award du meilleur espoir Hollywood Film Festival
Meilleur acteur London Film Critics Circle
Meilleur acteur Australian Academy Award
Meilleur acteur Festival international du film de Santa Barbara
Meilleur couple à l'écran avec Bérénice Béjo Women Film Critics Circle
Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie
Meilleur acteur Las Vegas Film Critics Society
Meilleur acteur Phoenix Film Critics Society
Screen Actors Guild Award du meilleur acteur dans un premier rôle
BAFTA Award du meilleur acteur dans un rôle principal
Étoile d'or du meilleur premier rôle
Independent Spirit Award du meilleur acteur
Oscar du meilleur acteur
Nommé - Critics Choice Award du meilleur acteur
Nommé - Prix du cinéma européen de l'acteur de l'année
Nommé - César du meilleur acteur
2012 Les Infidèles Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé
Alexandre Courtes, Jean Dujardin
Michel Hazanavicius, Eric Lartigau
et Gilles Lellouche
  Réalisateur, scénariste, acteur
2013 Möbius Éric Rochant Gregory Lioubov dit Moise  
Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street) Martin Scorsese Jean-Jacques Handali  
The Monuments Men George Clooney Jacques Jaujard  
2013 Neuf mois ferme Albert Dupontel Le traducteur  

Box-Office - France


Films, avec Jean Dujardin, ayant attiré au moins un million de spectateurs, en France. Classement par nombre d'entrées.

 

 

 

  Films Réalisateur Années France (entrées)
1 Les Petits Mouchoirs Guillaume Canet 2010 5 457 251
2 Brice de Nice James Huth 2005 4 424 136
3 The Artist Michel Hazanavicius 2011 3 064 827
4 OSS 117 : Rio ne répond plus Michel Hazanavicius 2009 2 520 877
5 OSS 117 : Le Caire, nid d'espions Michel Hazanavicius 2006 2 304 430
6 Les Infidèles Jean Dujardin, Gilles Lellouche... 2012 2 301 045
7 Mariages ! Valérie Guignabodet 2004 2 008 899
8 Les Dalton Philippe Haim 2004 1 955 836
9 Lucky Luke James Huth 2009 1 865 726
10 99 francs Jan Kounen 2007 1 233 503
11 Ah ! si j'étais riche Gérard Bitton, Michel Munz 2002 1 142 152
12 Ca$h Éric Besnard 2008 1 105 919
13 Un balcon sur la mer Nicole Garcia 2010 1 047 647
14 Mobius Eric Rochant 2013 1 038 636

Théâtre

 


Année Titre Auteur Metteur en scène Rôle Lieu
2006 Deux sur la balançoire (lien vers le film) William Gibson Bernard Murat Jerry Ryan Théâtre Édouard VII

Discographie

 


Télévision

 


Clip publicitaire

 


  • Suite au succès américain de The Artist, l'acteur tourne une fausse pub pour des cigarettes françaises pour le site Funny or Die29.

 

Récompenses et nominations


Récompenses


Année Récompense Catégorie
2001 7 d'Or Meilleure émission de divertissement pour Un gars, Une fille
2007 Étoiles d'or du cinéma français Interprétation masculine de l'année pour OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
2007 Prix Raimu de la Comédie Interprétation masculine de l'année pour 99F
2011 Festival de Cannes 2011 interprétation masculine de l'année pour The Artist
2011 Festival du film de Cabourg Swann d'Or du meilleur acteur de l'année pour Un balcon sur la mer
2012 Golden Globes 2012 Meilleur acteur de comédie ou film musical pour The Artist
2012 Australian Film Institute Awards Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Screen Actors Guild Awards 2012 Meilleur acteur pour The Artist
2012 Festival international du film de Santa Barbara Cinema Vanguard Award pour The Artist
2012 BAFTA 2012 Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Étoiles d'or du cinéma français Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Independent Spirit Awards Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Hollywood Film Festival Spotlight Award pour The Artist
2012 London Film Critics Circle Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Women Film Critics Circle Meilleur couple au cinéma de l'année avec Bérénice Béjo pour The Artist
2012 Las Vegas Film Critics Society Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Phoenix Film Critics Society Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Oscars 2012 Meilleur acteur pour The Artist
2012 Gérard du cinéma 2012 Gérard de l'acteur, on espère que tu l'aimes bien, parce que t'es parti pour voir sa gueule partout pendant les trente prochaines années pour The Artist

 

 

 

 

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Jean Dujardin photographié par le Studio Harcourt en 2009.

 

 

 

Nominations

 


Année Nomination Catégorie
2007 César 2007 César du meilleur acteur pour OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
2007 Globe de cristal Globe de cristal du meilleur acteur pour OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
2007 Prix Raimu de la comédie Prix Raimu de la comédie pour OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
2008 Étoiles d'or du cinéma français Etoile d'or du premier rôle masculin pour 99 francs
2010 Globe de cristal Globe de cristal du meilleur acteur pour OSS 117 : Rio ne répond plus
2012 Alliance of Women Film Journalists EDA Award du meilleur acteur pour The Artist
2012 Central Ohio Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Chicago Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Dallas-Fort Worth Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Detroit Film Critics Society Meilleur acteur pour The Artist
2012 Prix du cinéma européen Meilleur acteur européen pour The Artist
2012 Houston Film Critics Society Meilleur acteur pour The Artist
2012 National Society of Film Critics Meilleur acteur pour The Artist
2012 New York Film Critics Circle Meilleur acteur pour The Artist
2012 Online Film Critics Society Meilleur acteur pour The Artist
2012 Screen Actors Guild Awards 2012 Meilleure distribution pour The Artist
2012 San Diego Film Critics Society Meilleur acteur pour The Artist
2012 St. Louis Gateway Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Utah Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Vancouver Film Critics Circle Meilleur acteur pour The Artist
2012 Washington D.C. Area Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Critics' Choice Movie Award Meilleur acteur pour The Artist
2012 Women Film Critics Circle Award Meilleur acteur pour The Artist
2012 César 2012 César du meilleur acteur pour The Artist
2012 Chlotrudis Awards 2012 Meilleur acteur pour The Artist

 

 

 

Revenus

Selon Le Figaro30, Jean Dujardin était l'acteur français le mieux payé en 2009 avec un total de 4,4 millions d'euros (2M € par film, 390 000 € pour coécrire Lucky Luke)31.

 

 

 

 

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12 avril 2013 5 12 /04 /avril /2013 11:45

Claude Chabrol

 

 

 



Claude Chabrol

Description de cette image, également commentée ci-après

Claude Chabrol à Amiens en 2008.


 

 

 

Surnom Chacha
Naissance 24 juin 1930
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès 12 septembre 2010 (à 80 ans)
Paris, France
Profession Réalisateur, producteur, acteur, scénariste, dialoguiste
Films notables Le Beau Serge
Les Cousins
Les Bonnes Femmes
La Femme infidèle
Que la bête meure
Le Boucher
La Cérémonie
Merci pour le chocolat

 

 

 

 

Claude Chabrol (24 juin 1930 à Paris12 septembre 20101,2 à Paris) est un réalisateur français, également producteur, acteur, scénariste et dialoguiste.

Il inaugure la Nouvelle Vague puis mène avec un humour amical3 tout son demi-siècle de carrière, affranchi de toute école, mais pourfendeur amusé, goulu, fin gourmet, reconnu.

 

Biographie

Jeunesse, et affabulations

Fils unique4,5 de Madeleine, née Delarbre, et Yves Chabrol6, il naît malgré les conseils de médecins qui recommandent à sa mère alors enceinte de trois mois d'avorter, les époux Chabrol ayant été trouvés inanimés suite à une asphyxie due à un chauffe-eau défectueux5,7. Il fréquente les salles de cinéma parisiennes depuis l'âge de 4 ans8. Son père, pharmacien et résistant (avec Maurice Ripoche et Maurice Nore, il fonde en août 1940 le réseau Ceux de la Libération9), envoie l'enfant, durant la Seconde Guerre mondiale, chez sa grand-mère maternelle, à Sardent, dans la Creuse.

Plus tard, devenu célèbre, Claude Chabrol fabulera à propos de certains des évènements survenus durant son séjour de quatre ans à Sardent. En particulier il racontera qu'à l'âge de seulement 11 ans il créa lui-même dans ce village une société civile immobilière, récolta des fonds importants parmi les notables, puis fut projectionniste et programmateur dans la salle de cinéma qu'il improvisa dans un garage désaffecté. En réalité le "Cinéma sardentais" fut créé et animé à partir de 1942 par un ingénieur des Arts et Métiers passionné par le cinéma et ses techniques, Georges Mercier (1910-1975). Pour d'obscures raisons Chabrol a souvent occulté l'existence et le rôle de cet homme inventif. Après un premier récit flatteur dans son autobiographie Et pourtant je tourne10, l'épisode du Cinéma sardentais a été enjolivé dans l'ouvrage de Wilfrid Alexandre La Traversée des apparences11. Par la suite Michel Pascal puis François Guérif recueilleront des récits plus proches de la réalité. Néanmoins, la légende du marmot-cinéaste sera encore reprise (et amplifiée) en 2012 dans un album12 composé par Michel Pascal13.

Études et débuts dans le cinéma

De retour à Paris après la Libération, il fait des études de lettres et de droit (au cours desquelles il côtoie Jean-Marie Le Pen14,15) puis, sous l'influence parentale, et sans conviction, des études de pharmacie, qu'il abandonne après avoir quadruplé sa première année16. C'est le cinéma qui lui sourit : il entre à la Fox (en 1955) comme attaché de presse8, tout en agissant comme critique de cinéma dès l'aurore de la Nouvelle Vague française, aux côtés de François Truffaut et Jacques Rivette, ses collègues aux Cahiers du cinéma. De 1953 à 19576, dans la revue à couverture jaune, fondée par André Bazin et Jacques Doniol-Valcroze, il participe à la défense de la politique des auteurs et publie, en 1957 avec Éric Rohmer, un livre sur Alfred Hitchcock, le maître du suspense et celui qui a su imposer son style au système hollywoodien. Une autre rencontre est, pour la suite, également déterminante : celle du romancier Paul Gégauff, son futur scénariste, dont l'univers l'éloigne de l'éducation bourgeoise reçue, bien qu'il s'en avoue toujours encore marqué de traces profondes, indélébiles17.

Mariage(s)

Il épouse, le 26 juin 195218, la fille d'un haut fonctionnaire et petite fille de banquier, Agnès Marie-Madeleine Goute, qui devient en 1957 une riche héritière (35 millions d'anciens francs), ce qui permet au nouveau cinéaste de financer sa maison de production, AJYM (1956-1961) : un sigle formé des initiales du prénom de son épouse Agnès et de leurs deux fils, Jean-Yves (né en 1954 et futur architecte) et Matthieu(né en 1956 et futur compositeur de sa musique de films)6. L'entreprise AJYM démarre sur un court métrage de Jacques Rivette, Le Coup du berger (1956), avec Jean-Claude Brialy. Et, dès la fin de 1957, Claude Chabrol tourne avec ce Brialy son premier film, Le Beau Serge à Sardent (dans la Creuse), puis Les Cousins, sortis en 1959, qui deviennent les premiers longs métrages« le manifeste inaugural » — de la Nouvelle Vague.

Il divorce en 19646 et convole en secondes noces le 4 décembre 196418 avec l'actrice Stéphane Audran (née Colette Dacheville), qu'il connaît depuis 195819 et qui est la mère de son troisième fils, Thomas (né en 1963, futur acteur). Avec elle, il poursuit une fructueuse coopération, jusque très au-delà de leur séparation en 1980. Durant cette période, il se fait spécialiste de l'analyse féroce de la bourgeoisie française17, dont l'apparent conformisme sert de couvercle à un bouillonnement de vices et de haines. Que ce soit sur le registre de la comédie grinçante ou du polar, souvent de concert avec le romancier scénariste Paul Gégauff, il ne cesse d'en traquer l'hypocrisie, les coups bas et la bêtise, avec une délectation rare et jubilatoire, à laquelle participent activement ses acteurs fétiches : Stéphane Audran, Michel Bouquet, Jean Yanne. Il dresse ainsi le portrait de la France des années 1970 dans La Femme infidèle, Le Boucher, Juste avant la nuit, Les Biches.

Réalisateur reconnu

À la fin de la décennie, il effectue un tournant en optant pour des sujets plus éclectiques dans lesquels son inspiration s'émousse parfois, il l'avoue. Mais sa rencontre en 1978 avec la jeune Isabelle Huppert, qu'il contribue à révéler, est décisive. Violette Nozière, l'empoisonneuse parricide qui fit scandale dans les années 1930, ajoute une dimension supplémentaire à la galerie de monstres jusqu'ici filmés par Chabrol (il avait déjà adapté un autre fait divers sanglant dans Landru avec Charles Denner). En même temps, il entame avec l'actrice un duo redoutablement efficace, qui touchera tant les rives de la comédie policière (Rien ne va plus) que celles de l'adaptation littéraire (Madame Bovary) ou du film politique (L'Ivresse du pouvoir), culminant avec la décapante Cérémonie, adaptée du roman A Judgment in Stone20(L'Analphabète) de Ruth Rendell.

Sur un registre plus léger, il aura également entre-temps fait jouer Jean Poiret dans le rôle titre de Inspecteur Lavardin ainsi que dans Poulet au vinaigre, de la même manière qu'il revient régulièrement au « polar provincial », par des films tels que Au cœur du mensonge ou La Demoiselle d'honneur. Dans un registre fantastique inattendu, il réalise en 1976 Alice ou la Dernière Fugue, avec Sylvia Kristel, un genre qu'il n'abordera qu'à cette unique occasion.

 

 

 

 

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Tombe de Claude Chabrol, le long du chemin Chénier, au Père-Lachaise (10e division).

 

 

 

 

En 1983, il se marie en troisièmes noces, avec Aurore Pajot (aussi dite « Aurore Paquiss » ou « Maistre », puis Chabrol6), qui est sa scripte sur pratiquement tous ses films depuis Les Biches (1968). La fille de celle-ci et de l'acteur François Maistre, Cécile Maistre (née en 1967), est son assistante sur de nombreux films. Il donne régulièrement des rôles à son fils cadet Thomas, tandis qu'un autre fils, Matthieu, est compositeur de la musique de ses films à partir du milieu des années 198021. Des quatre enfants de la famille recomposée, Claude Chabrol n'a donc que son fils aîné, architecte, qui ne travaille pas à ses films22.

Dernières années

Claude Chabrol est, en 2006, le réalisateur d'honneur du festival de Nîmes, Un réalisateur dans la ville. Deux ans plus tard, il reviendra dans la cité romaine tourner son dernier film Bellamy avec Gérard Depardieu — ce sera leur unique collaboration.

Chabrol reçoit, pour l'ensemble de son œuvre cinématographique, le prix René-Clair de l'Académie française en 2005, la Caméra d'or de la Berlinale 2009 et le Grand prix 2010 de la SACD.

Puis arrive, à « l'hyperactif et plein d’allant, fourmillant de projets », ce « clap de fin16 » : Claude Chabrol meurt à son domicile le 12 septembre 2010 à l'âge de 80 ans2, notamment de problèmes respiratoires qui avaient justifié son hospitalisation les deux dernières semaines, hospitalisation qui révèlera un lymphome non soigné23. Il est inhumé le 17 septembre, dans l'intimité, au Père-Lachaise (10e division) après un rassemblement des proches et des amis, sur le parvis de la Cinémathèque française24,25.

Filmographie

Réalisateur au cinéma

Réalisateur pour la télévision

Il a réalisé 21 films pour la télévision26 :

Acteur

Courts métrages

Box-office

Films
Année
Entrées27
Drapeau de France France
Docteur Popaul 1972 2 062 335
Les Cousins 1959 1 816 407
A double tour 1959 1 445 587
La Ligne de démarcation 1966 1 369 742
Landru 1962 1 331 849
Madame Bovary 1991 1 292 151
Le Tigre aime la chair fraîche 1964 1 242 601
Le Tigre se parfume à la dynamite 1965 1 173 343
Le Boucher 1970 1 148 554
Le Beau Serge 1959 1 112 986
L'Ivresse du pouvoir 2006 1 103 122
Que la bête meure 1969 1 092 910
La Fleur du mal 2003 1 080 105
Violette Nozière 1978 1 074 507
La Cérémonie 1995 1 000 271
Une affaire de femmes 1988 975 770
Marie-Chantal contre le docteur Kha 1965 964 679
L'Enfer 1994 931 118
Les Sept Péchés capitaux 1962 930 559
La Rupture 1970 927 678
Merci pour le chocolat 2000 912 499
Les Noces rouges 1973 829 232
Poulet au vinaigre 1985 764 659
La Fille coupée en deux 2007 752 871
La Décade prodigieuse 1971 709 844
Masques 1987 708 506
Inspecteur Lavardin 1986 701 456
La Femme infidèle 1969 682 295
Les Biches 1968 627 164
Au cœur du mensonge 1999 570 032
Les Innocents aux mains sales 1975 553 910
Le Cheval d'orgueil 1980 538 289
Nada 1974 517 725
Les Bonnes Femmes 1960 486 110
Rien ne va plus 1997 458 125
La Demoiselle d'honneur 2004 393 841
Les Fantômes du chapelier 1982 387 22628
Le Scandale 1967 383 071
Bellamy 2009 349 983
Le Cri du hibou 1987 295 435
Betty 1992 252 820
Les Godelureaux 1961 214 546
L'Œil de Vichy 1993 201 411
Folies bourgeoises 1976 158 674
L'Œil du malin 1962 90 715
Jours tranquilles à Clichy 1990 90 503
Le Sang des autres 1984 65 484

Films sur Claude Chabrol

  • Chabrol, réalisé par André S. Labarthe pour Cinéastes de notre temps en 1995
  • Claude Chabrol, l'artisan, réalisé par Patrick Le Gall en 2002
  • Claude Chabrol passe à table, film documentaire réalisé par Bertrand Loutte, France, 2010, 45 min
  • Grand Manège (ou Qu'est ce qui fait tourner Chabrol ?) d'Olivier Bourbeillon (52 min). Avec Stéphane Audran, Sandrine Bonnaire, Michel Bouquet, Thomas Chabrol, Claude Chabrol, Gwenhaël de Gouvello, Suzanne Flon, Jacques Gamblin, Bernadette Lafont, Benoît Magimel et Cécile Maistre.

Théâtre (metteur en scène)

Œuvres écrites

Romans

Scénarios

Nouvelles

  • « Musique douce », in Mystère Magazine, novembre 1953
  • « Le Dernier Jour de souffrances », du Mystère Magazine, février 1957 + En dos de couverture du numéro 111 d'avril 1957, c'est également avec cette nouvelle qu'il sera fait lauréat du 2e prix, au "Concourt de nouvelles policières" de Mystère Magazine, récompensant les 10 premiers manuscrits et honorant les 7 suivants.
  • Six contes moraux (avec Éric Rohmer), L'Herne, Paris, 1974, rééd. 2003 (ISBN 978-2-85197-707-6) ; (en) Six Moral Tales, New York, NY, U.S.A.: The Viking Press, 1980 (ISBN 0-670-64732-2)

Articles dans les Cahiers du Cinéma

  • Que ma joie demeure -sur Chantons sous la pluie (Singing in the rain) [no 28 - 11/1953]
  • Note sur Le voyage de la peur (The Hitch-Hiker) [no 29 - 12/1953]
  • Note sur Une affaire troublante (A Personal Affair) [no 35 - 05/1954]
  • Hitchcock devant le mal dans un NS 'Hitchcock' [no 39 - 10/1954]
  • Histoire d'une interview dans un NS 'Hitchcock' [no 39 - 10/1954]
  • Les 10 meilleurs films de 1954 [no 43 - 01/1955]
  • Un calvaire -sur Le pain vivant [no 44 - 02/1955]
  • Entretien avec Alfred Hitchcock (av. François Truffaut) [no 44 - 02/1955]
  • Petits poissons deviendront grands -sur Bronco Apache (Apache) et Du plomb pour l'inspecteur (Push Over) [no 45 - 03/1954]
  • Sans tambour ni trompette -sur Rebecca [no 45 - 03/1954]
  • Revue des revues -sur Films in Review, Sight and Sound et Film culture [no 45 - 03/1954]
  • Entretien avec Jules Dassin (I) [no 46 - 04/1954]
  • Les choses sérieuses -sur Fenêtre sur cour [no 46 - 04/1954]
  • Petit journal intime du cinéma [no 46 - 04/1954]
  • Entretien avec Jules Dassin (II) [no 47 - 05/1954]
  • Petit journal intime du cinéma [no 47 - 05/1954]
  • Ephémérides Cannois [no 48 - 06/1954]
  • Clés pour la comtesse -sur La comtesse aux pieds nus (The Barefoot Contessa) [no 49 - 07/1954]
  • Raoul -sur Le cri de la victoire (Battle Cry) [no 49 - 07/1954]
  • Revue des revues -sur Films in Review, Sight and Sound et Film culture [no 50 - 08-09/1954]
  • Le gambit du Pharaon -sur La terre des pharaons (Land of The Pharaohs) [no 53 - 12/1954]
  • Évolution du film policier dans un NS 'Situation du cinéma Américain' [no 54 - 12/1954]
  • Notices biographiques dans le dictionnaire des réalisateurs américains contemporains [no 54 - 12/1954]
  • Les 10 meilleurs films de 1955 [no 55 - 01/1956]
  • Évolution du film policier dans un NS 'Situation du cinéma Américain' [no 54 - 12/1954]
  • Entretien avec Anthony Mann (av. Charles Bitsch) [no 69 - 03/1957]
  • Bonjour, Monsieur Oswald Propos recueillis de Gerd Oswald) [no 70 - 04/1957]
  • Notices biographiques dans le dictionnaire des réalisateurs français contemporains [no 71 - 05/1957]
  • Les films de Cannes 1957 [no 72 - 06/1955]
  • Les 10 meilleurs films de 1957 [no 79 - 01/1958]
  • La peau, l'air et le subconscient - sur La fin de son 1er film : Le Beau Serge [no 83 - 05/1958]
  • Extrait du film Les cousins [no 90 - 12/1958]
  • Les 10 meilleurs films de 1958 [no 92 - 02/1958]
  • Les petits sujets dans un NS 'Jean Cocteau' [no 100 - 10/1959]

Essais

Tome 1 : Un étrange locataire - Le Numéro 17 - Les Trente-neuf marches - Mr Ashenden agent secret - L'Agent secret - Jeune et innocent - Une femme disparaît
Tome 2 : L'Auberge de la Jamaïque - Rebecca - La Maison du Dr Edwardes - Le Procès Paradine - Le Grand Alibi

Entretiens, mémoires, pensées…

Livre audio

  • Claude Chabrol (auteur et narrateur de l’Autoportrait ; narrateur des 7 nouvelles d'autres auteurs), Alain Vallarsa (musique de l’Autoportrait), Paul Mahoux (co-compositeur pour les 7 nouvelles), Jacques Raoult (co-compositeur pour les 7 nouvelles), Santamaria (interviewer), Sophie Loubière (auteur de deux nouvelles), Élisabeth Lherm (auteur de deux nouvelles), Jeanne Cressanges (auteur d'une nouvelle), Frédérique Topin (auteur d'une nouvelle) et Alain Robillard (auteur d'une nouvelle), Autoportrait, suivi de 7 petits polars, Paris, Radio France, coll. « Cassettes Radio France », mai 1995 (ISBN 341-5-8200-1732-4) (notice BnF no FRBNF38311896h).
    Support : 2 cassettes audio ; durée : 1 h 14 min environ ; référence éditeur : Cassettes Radio France-Radio France Ateliers de création-SDGL K1732. Regroupe :
    • Autoportrait de Claude Chabrol (32 min 30 s), présenté par Jacques Santamaria 
    • Claude Chabrol parle de la littérature policière, entretien de Jacques Santamaria avec Claude Chabrol (7 min), réalisé en juin 1994 
    • Compartiment 12 (5 min 20 s), de Sophie Loubière 
    • Un jeu d'enfant (5 min 20 s), d'Élisabeth Lherm 
    • Une femme trop douce (5 min), de Jeanne Cressanges 
    • Une très jolie fille (5 min 10 s), de Frédérique Topin 
    • De façon accidentelle (5 min 20 s), de Sophie Loubière 
    • Piazza Colonna (3 min 35 s), d'Alain Robillard 
    • La Reine des fleurs (4 min 55 s), d'Élisabeth Lherm
    Semble avoir été réédité sous forme de 2 disques compacts audio, en 2000 (références introuvables).
     

Bibliographie critique

Avec, pour chaque film : fiche technique détaillée, résumé du scénario, analyse d’un aspect cinématographique plus précis, anecdotes livrées par Chabrol, zoom sur les acteurs…

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 16:46

Alain Delon

 

 

 

 



Alain Delon

Description de cette image, également commentée ci-après

Alain Delon en novembre 2012.


 

 

 

Nom de naissance Alain Fabien Maurice Marcel Delon
Naissance 8 novembre 1935 (77 ans)
Sceaux, Hauts-de-Seine, France
Nationalité Drapeau de France Français
Drapeau de Suisse Suisse
Profession Acteur, producteur
Films notables Rocco et ses frères
Mélodie en sous-sol
Le Guépard
Le Samouraï
La Piscine
Borsalino
Le Clan des Siciliens
Monsieur Klein
Notre histoire
Site internet http://www.alaindelon.ch/

 

 

 

 

 

Alain Fabien Maurice Marcel Delon, né le 8 novembre 1935 à Sceaux, est un acteur et homme d'affaires franco-suisse; il a la nationalité suisse depuis 19991. Il a aussi été producteur et a réalisé deux films.

Ayant commencé à faire du cinéma à l'âge de 23 ans, il fut un temps l'acteur le plus rentable du cinéma français avec Louis de Funès et Jean-Paul Belmondo, et a attiré dans les salles des millions de spectateurs. Dans les médias anglo-saxons, il a parfois été surnommé « le Brigitte Bardot au masculin »2 du fait de son physique avantageux et de son succès international. Nombre de films dans lesquels il a joué avec d'autres grands acteurs, sont considérés comme des classiques, tels Plein soleil, Rocco et ses frères, Le Guépard, Mélodie en sous-sol, Le Samouraï, Borsalino, Monsieur Klein, Notre histoire... Il est également un des derniers survivants de cette époque et à ce titre s'attire le respect et l'admiration de nombre de cinéastes contemporains comme Johnnie To, Quentin Tarantino ou Sofia Coppola.

Sa vie privée se confondit souvent avec sa carrière au cinéma. Il fut le compagnon de l'actrice Romy Schneider avec qui il partagea l'affiche plusieurs fois, notamment dans La Piscine, puis de Nathalie Barthélemy (mère de son fils Anthony), qu'il épousa, de Mireille Darc et, plus brièvement d'Anne Parillaud. De son propre avis, la relation qu'il attendait fut celle de ses quinze années passées avec Rosalie van Breemen de 1987 à 2002, mère de ses deux derniers enfants : Anouchka Delon (Gien, 25 novembre 1990) et Alain-Fabien Delon (18 mars 1994), même s'il affirma que Romy fut son plus grand amour, lors du décès de cette dernière, en 1982.

La renommée d'Alain Delon est internationale, bien qu'il n'ait pas réussi à s'imposer à Hollywood. Outre l'Europe, il a également connu un grand succès en Asie, où sont vendus, sous son nom, des produits divers: cigarette, alcools, parfums...

 

Jeunesse

C'est le vendredi 8 novembre 1935 que naît, à Sceaux, dans le département de la Seine (actuellement dans les Hauts-de-Seine), Alain Delon, fils de Fabien Delon (1904-1977), dirigeant d'un petit cinéma de quartier, Le Régina. Sa mère, Édith Arnold (1911-1995), était préparatrice en pharmacie. Les Delon sont originaires de Saint-Vincent-Lespinasse, dans le Tarn-et-Garonne. Jean Delon, né au XVe siècle, est l'ancêtre de la famille. L'arrière-grand-père paternel d'Alain Delon, Fabien Delon (Saint-Vincent-Lespinasse, 28 décembre 1829 - Figeac (Lot), 12 décembre 1909), décoré de la Légion d'honneur en 18923, était Ingénieur des ponts et chaussées. Sa grand-mère paternelle, Marie-Antoinette Evangelista, était corse originaire de la commune de Prunelli di Fiumorbu, elle avait épousé son grand-père Jean-Marcel Delon alors percepteur dans cette commune.

En 1939, Alain Delon a quatre ans lorsque ses parents divorcent. Il est alors confié à une famille d’accueil, où le père est gardien de prison. Puis il est placé dans la pension catholique de Saint-Nicolas d'Issy-les-Moulineaux où il passe toute sa jeunesse avec un de ses meilleurs amis, Gérard Salomé. Il se fait renvoyer six fois de l'école. Sa mère épouse alors en secondes noces Paul Boulogne, un commerçant charcutier de Bourg-la-Reine et Alain passe un CAP de charcutier pour reprendre sans aucune conviction, le commerce de son beau-père.

A 14 ans, il a l'occasion de tourner dans un court-métrage Le rapt, un petit film tourné par le père de l'un de ses copains (un extrait exclusif de ce film, enfin retrouvé plus de trente cinq ans plus tard, sera diffusé lors de l'émission Le jeu de la vérité d'Alain Delon sur TF1 en 1985).

À dix-sept ans, devançant l'appel sous les drapeaux, il effectue son service militaire dans la marine nationale. Après un passage au Centre de Formation Maritime de Pont-Réan, il est affecté à l'Unité Marine de Saïgon en Indochine, pendant la guerre d'Indochine. Moment important, où selon lui, il apprit la rigueur, le respect d'autrui, le travail en équipe (il est souvent devenu ami avec les techniciens de ses films).

À son retour en 1956, il doit enchaîner les petits métiers pour vivre, notamment dans le quartier des Halles et à Montmartre où il côtoie le monde de la pègre 4 et des gigolos, dont l'un, selon Bernard Violet, un "homosexuel nommé Carlos"5 assurera sa protection. En l'éloignant de cet univers, sa rencontre amoureuse avec Brigitte Auber va changer son destin. En traînant dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés il se fait remarquer par Jean-Claude Brialy, qui l'invite au Festival de Cannes, où son physique ne passe pas inaperçu. Il fait un bout d'essai concluant et aborde ainsi le milieu du cinéma, sans formation particulière de comédien. Comme beaucoup d'acteurs, Delon a appris sur le tas ce qu'il sait de son métier.

Carrière cinématographique

Les années 1950 : les débuts et la gloire

À Rome où Alain Delon vit avec Gian Paolo Barbieri6, qui deviendra un photographe célèbre, il est remarqué par le découvreur de talent américain David O. Selznick. Après un essai réussi, il se voit proposer un contrat de sept ans aux États-Unis par Selznick à la condition qu'il apprenne l'anglais. De retour en France, Delon se met donc à l'étude de cette langue mais il rencontre Yves Allégret qui le convainc de rester en France.

En 1957, il tourne son premier film Quand la femme s'en mêle d'Yves Allégret dans lequel il a un petit rôle. Aux côtés de la star Edwige Feuillère, d'autres débutants : Pierre Mondy, Sophie Daumier, Bruno Crémer... Dans son film suivant, la comédie Sois belle et tais-toi de Marc Allégret, il côtoie les vedettes Mylène Demongeot et Henri Vidal, et un autre débutant : Jean-Paul Belmondo...

En 1958 il rencontre Romy Schneider sur le tournage du film Christine, réalisé par Pierre Gaspard-Huit, avec son copain Jean-Claude Brialy et Micheline Presle en compléments. Le coup de foudre est réciproque. Il a vingt-trois ans, elle en a vingt ; ils se fiancent le 22 mars 1959 sous les feux de la presse. Ils incarnent la beauté, la jeunesse, le succès et deviennent un couple célébré par le show business et le public. La belle histoire a pourtant une faille : Alain Delon la trompera avec Nico. Un fils, Ari Boulogne, qu'il n'a jamais reconnu, mais qui fut élevé par la propre mère de Delon, naîtra le 11 août 19627,8.

Malgré l'échec de Christine qui lui offrait son premier rôle important, Delon devient une vedette : dans la comédie Faibles Femmes de Michel Boisrond, il retrouve Mylène Demongeot, cette fois ils forment le couple principal - encore la blonde actrice, rivale de Bardot, ne lui suffit-elle pas puisque Pascale Petit et Jacqueline Sassard viennent en rescousse ; dans Le Chemin des écoliers d'après Marcel Aymé, il joue le fils du personnage interprété par Bourvil, Françoise Arnoul et Lino Ventura complétant la distribution.

Son modèle, son maître en tant qu'acteur est alors et demeurera Jean Gabin auquel il essaiera toujours de ressembler.

Les années 1960 : la consécration

 

 

 

 

 

 

 

En 1960, Alain Delon accède au premier rang sous la direction de René Clément avec Plein soleil, adapté du roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith, qui est suivi en 1961 par Rocco et ses frères de Luchino Visconti, qui remporte le Prix Spécial du Jury au Festival de Venise et consacre Delon et Annie Girardot ; puis la jeune star joue un sketch romantique face à Brigitte Bardot dans Les Amours célèbres, film en costumes inspiré des bandes dessinées de Paul Gordeaux, tourné par Michel Boisrond. La même année, Alain Delon commence sa carrière d'homme d'affaires en achetant dans le Vieux-Nice, le restaurant « La Camargue ». Dans la foulée du Guépard, Delon s'essaie au théâtre sous la direction de Visconti, dans une pièce de l'élisabéthain John Ford, Dommage qu'elle soit une p..., donnant la réplique à Romy Schneider et Daniel Sorano.

L'acteur s'éloigne des compositions légères de ses débuts. De fait, la comédie anarchiste de René Clément, Quelle joie de vivre, et le sketch de Le Diable et les Dix Commandements réalisé par le vétéran Julien Duvivier (où il séduit Danielle Darrieux), pas plus que Les Amours célèbres, ne figurent parmi ses films marquants. En 1962, il joue aux côtés de Monica Vitti, dans L'Éclipse de Michelangelo Antonioni, film qui obtient le Prix Spécial du Jury du Festival de Cannes. La chanteuse allemande Nico avec qui il a eu une liaison, met au monde Christian Aaron Boulogne, dit Ari Boulogne, le 11 août 1962.

En 1963 il joue dans Le Guépard de Luchino Visconti, le rôle de Tancrède, en compagnie de Claudia Cardinale et de Burt Lancaster : le film obtient la Palme d'or au festival de Cannes; la même année il tourne Mélodie en sous-sol, sous la direction de Henri Verneuil, qui est récompensé par le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère. C'est lors du tournage de ce classique du genre policier que Delon rencontra Jean Gabin. Cette série de films est considérée comme une suite de chefs-d'œuvre. Alain Delon s'impose également en héros de film d'aventures, face à Virna Lisi, dans La Tulipe noire, de Christian-Jacque, d'après Alexandre Dumas. En 1964 il s'essaie à la production, dans le registre du film d'auteur engagé, avec L'Insoumis d'Alain Cavalier aux côtés de Georges Beaume et Lea Massari. La même année, au mois d'août, peu de temps après sa rupture avec Romy Schneider (leur liaison durait depuis cinq ans), il épouse l'actrice Nathalie Canovas alias Barthélémy, dont il aura un fils, Anthony, né le 30 septembre suivant à Hollywood.

En 1967, Alain et Nathalie tournent ensemble dans Le Samouraï, le classique de Jean-Pierre Melville. L'année suivante, Delon revient au théâtre pour une pièce de Jean Cau mise en scène par Raymond Rouleau Les Yeux crevés. Durant la décennie, Delon retrouve son maître Clément pour le suspense Les Félins, où il est le prisonnier de Jane Fonda et Lola Albright, et internationalise encore sa carrière : il travaille en Grande-Bretagne pour un sketch de La Rolls-Royce jaune d'Anthony Asquith, avec Shirley MacLaine et George C. Scott, et La Motocyclette de Jack Cardiff d'après André Pieyre de Mandiargues et face à Marianne Faithfull, et à Hollywood pour Les Tueurs de San Francisco, thriller dont il partage l'affiche avec Ann-Margret, Van Heflin et Jack Palance, et Texas, nous voilà, western avec Dean Martin ; dans le film de guerre Les Centurions de Mark Robson, il joue avec Anthony Quinn et George Segal. En 1966, Delon interprète Jacques Chaban-Delmas dans Paris brûle-t-il ? de Clément. Valeur sûre du cinéma français à défaut du marché américain, l'acteur côtoie ses pairs : Lino Ventura dans Les Aventuriers, Julien Duvivier pour le thriller Diaboliquement vôtre avec pour partenaire Senta Berger, Brigitte Bardot une seconde fois dans un sketch des Histoires extraordinaires, d'après Edgar Poe, réalisé par Louis Malle. En 1968, Delon affronte Charles Bronson dans le policier Adieu l'ami écrit par Sébastien Japrisot et réalisé par Jean Herman.

La même année, la star monte sa propre société de production Adel. Il produit son premier film avec sa société, Jeff, également réalisé par Herman. Par ailleurs il sait que Nathalie Delon veut le quitter et il ne l'accepte pas. Il a rencontré Mireille Darc et ils se fréquentent. Il lui propose de jouer avec lui dans Jeff. Delon clôt la décennie avec deux classiques du film noir : La Piscine, qui est l'occasion de retrouvailles spectaculaires avec Romy Schneider devant la caméra de Jacques Deray, et Le Clan des Siciliens, retrouvailles avec Verneuil et Gabin.

Les années 1970 : toujours le succès

En 1970 Delon tourne avec Jean-Paul Belmondo, son unique rival dans le cinéma français, Borsalino, classique du film de gangsters signé Jacques Deray. En 1970 et 1972, Delon tourne de nouveau avec un de ses maîtres, Jean-Pierre Melville, Le Cercle Rouge, face à Bourvil (son père dans Le Chemin des écoliers onze années plus tôt), et Un flic qui marque sa rencontre professionnelle avec Catherine Deneuve et Richard Crenna. Durant la décennie, il développe et pousse à l'extrême deux aspects essentiels de son personnage cinématographique : le fétichisme du vêtement (chapeau et imperméable) et le professionnalisme. On retrouve cet aspect dans Le Cercle Rouge, Un flic et Borsalino & Co... Tournée en 1974, la suite de Borsalino se fait sans Belmondo (son personnage étant mort dans le précédent film), mais avec Deray ; la même année Delon accepte le rôle principal de Zorro, succédant à Douglas Fairbanks et Tyrone Power, pour faire « soi-disant » plaisir à son fils Anthony, enfant à l'époque.

Dans les années 1970 et au début des années 1980, Alain Delon apparaît dans un grand nombre de films d'action, en majorité des polars, où il interprète des personnages de héros, ou parfois d'anti-héros tragiques : Doucement les basses avec Nathalie Delon et Paul Meurisse, Flic Story (rôle de Roger Borniche), Le Gang d'après Borniche, Trois hommes à abattre, aux côtés de l'actrice italienne Dalila Di Lazzaro, d'après Jean-Patrick Manchette, tous de Jacques Deray. Le Gitan avec Bernard Giraudeau et Renato Salvatori, son frère dans Rocco, et Comme un boomerang (aux côtés de Charles Vanel), mis en scène par José Giovanni, Mort d'un pourri de Georges Lautner, sur un scénario de Michel Audiard, avec Ornella Muti et Klaus Kinski... À la même époque Delon tourne le western Soleil rouge du Britannique Terence Young, où il interprète « Gotch », rivalisant avec Bronson, Toshiro Mifune et Ursula Andress, et il tentera de nouvelles incursions dans le cinéma américain en tenant l'un des rôles principaux du thriller Scorpio réalisé par Michael Winner, aux côtés de Lancaster et Gayle Hunnicutt, et du film catastrophe Airport 80 Concorde aux côtés de Sylvia Kristel et Robert Wagner (acteur), qui ne remporte pas un grand succès commercial.

1971 marque sa première rencontre avec Joseph Losey pour L'Assassinat de Trotsky, où il se confronte à Romy Schneider et à Richard Burton. Quelques années plus tard Monsieur Klein, chef d'œuvre de Losey, dont Delon est l'acteur principal et le producteur, repart bredouille du festival de Cannes 1976, mais s'avère un beau succès critique. En 1977 à la 2e cérémonie des César, il remporte le César du meilleur film.

Delon tourne deux fois avec Simone Signoret dans La Veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre et Les Granges brûlées de Jean Chapot, et se mesure une dernière fois à Jean Gabin dans le tragique Deux hommes dans la ville de José Giovanni. Alain Jessua offre également à l'acteur deux rôles intéressants, dans Armaguedon face à Jean Yanne et Salvatori, et surtout dans l'éprouvant Traitement de choc où il apparaît nu et frappe Annie Girardot.

Alain Delon et Mireille Darc travaillent ensemble pour Madly, Les Seins de glace de Lautner et L'Homme pressé d'Édouard Molinaro d'après Paul Morand. Et en 1973, le séducteur de l'écran donne la réplique à Dalida, dans le duo Paroles, paroles..., dans lequel lui-même ne chante pas, à la différence de sa partenaire.

Il produit le thriller Le Jeu de la puissance/Power Play avec notamment les stars britanniques David Hemmings, Peter O'Toole et Donald Pleasence.

Si les choix commerciaux de Delon sont souvent critiqués, force est de reconnaître qu'il n'a jamais quitté le cinéma d'art. Outre les réussites déjà citées, il paraît en 1972 dans Le Professeur de l'Italien Valerio Zurlini, qui impose un Delon fatigué, et en 1978 la star produit Attention, les enfants regardent de Serge Leroy, film atypique et passé injustement inaperçu, dans lequel l'acteur apparaît brièvement mais de façon marquante et totalement à contre-emploi.

Les années 1980-1990 : échecs à répétition

En 1981 Delon réalise dans la veine du polar, son premier film : Pour la peau d'un flic, d'après Jean-Patrick Manchette et qui révèle Anne Parillaud. Il joue dans Trois hommes à abattre, où il rencontre Dalila Di Lazzaro. Étant producteur, Delon avouera que tous les films incluant dans leur titre le terme « Flic », qu'il choisira lui-même, s'avéreront être des succès commerciaux. L'année suivante l'acteur retrouve Catherine Deneuve dans Le Choc de Robin Davis, d'après Manchette encore, dont il co-signe l'adaptation et les dialogues (ce n'est pas la première fois). Il reviendra à la réalisation en 1983 pour Le Battant, avec de nouveau Anne Parillaud et Richard Anconina dans un second rôle. En 1984, il incarne le baron de Charlus dans Un amour de Swann, adaptation de Proust dirigée par Volker Schlöndorff, qui recueille des critiques mitigées.

L'année suivante, Alain Delon s'écarte de nouveau de son personnage de héros de polar pour tourner dans Notre histoire de Bertrand Blier, qui lui vaut d'être récompensé par le César du meilleur acteur en 1985. La même année il s'installe en Suisse à Chêne-Bougeries, dans la banlieue de Genève.

S'ensuit à partir de la seconde moitié des années 1980, Le Battant, son second film en tant que réalisateur, et Parole de flic de Pinheiro (face à Jacques Perrin et le débutant Vincent Lindon) qui sont des succès publics mais ne lui permettent pas de renouveler son image, ce qu'il tente de faire avec le film fantastique Le Passage, qu'il produit et dont il co-écrit le scénario ( le générique chanté par Francis Lalanne connaîtra aussi le succès), et en jouant pour la première fois depuis 1962, dans un téléfilm, la mini-série Cinéma, dont il interprète aussi la chanson générique. Il y retrouve sa « marraine en cinéma » : Edwige Feuillère. Après le film Ne réveillez pas un flic qui dort où figurent aussi Michel Serrault et Serge Reggiani (parodié par la suite par Les Inconnus dans le sketch Ne réveillez pas les couilles d'un flic qui dort), Alain Delon cesse d'apparaître en héros de polar. Si Nouvelle Vague qu'il tourne sous la direction de Jean-Luc Godard, lui permet de retrouver la faveur de certains critiques, il ne touche pas le grand public, pas plus qu'avec un film plus commercial le thriller Dancing Machine. Le Retour de Casanova, adaptation par Jean-Claude Carrière d'un roman d'Arthur Schnitzler, malgré la composition de Delon (sa prise de poids volontaire est interprétée comme une dégradation due à l'âge) entouré par Elsa et Fabrice Luchini, ne remporte pas non plus le succès espéré et mérité. Alain Delon tourne ensuite coup sur coup sous la direction de Jacques Deray deux films noirs, Un crime et L'Ours en peluche (ce dernier adapté de Georges Simenon), dont aucun ne remporte de succès.

Il joue avec Lauren Bacall, dans Le Jour et la Nuit sous la direction de l'écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy. La promotion colossale du film est suivie d'une réception critique effroyable (« plus mauvais film depuis 1945 » selon Les Cahiers du Cinéma). Véritable fiasco commercial, Le Jour et la nuit est l'un des plus lourds échecs de la carrière d'Alain Delon.

L'année suivante il apparaît dans Une chance sur deux, réalisé par Patrice Leconte : ce polar de divertissement met en scène sur un mode nostalgique, des retrouvailles artistiques avec Jean-Paul Belmondo, trente ans après Borsalino, avec pour présence féminine Vanessa Paradis. Même si il dépasse le million d'entrées, le film ne remporte cependant pas le succès commercial escompté. En 1999 il met fin à sa carrière au cinéma, bien que par la suite il accepte quelques rôles. La même année il obtient la citoyenneté genevoise et suisse pour des raisons fiscales apparemment 9 (ce qui n'empêchera pas qu'il soit nommé officier de la Légion d'honneur quelques années plus tard), sans perdre pour autant la nationalité française.

Sur le plan sentimental, Alain Delon se sépare de Mireille Darc après quinze ans de vie commune. Après une brève idylle avec l'actrice Anne Parillaud, il rencontre en 1987 Rosalie Van Breemen un mannequin hollandais, sur le tournage du vidéo-clip de sa chanson Comme au cinéma. Rosalie lui donne deux enfants : Anouchka, née le 25 novembre 1990, et Alain-Fabien, né le 18 mars 1994. En 1993, il se sépare de son palais de Sidi Mimoun à Marrakech qu'il a habité pendant quinze ans avec Mireille Darc10. Alors que sa carrière sur le grand écran marque le pas, Delon retourne sur les planches à partir de 1996 en jouant une pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt (Variations énigmatiques)11.

Les années 2000 : retour aux succès, à la télévision, au théâtre et au cinéma

 

 

 

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Alain Delon au festival de Cannes 2007.

 

 

 

 

Bien qu'ayant annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière cinématographique, comme beaucoup d'artistes qui n'en finissent pas de partir, il accepte en 1999 de figurer dans le film de Bertrand Blier Les Acteurs, dans lequel il rend hommage à Gabin, Bourvil, Montand, Signoret et de Funès.

En 2001 le photographe Christian Aaron Boulogne, le fils de la mannequin, actrice et chanteuse allemande Nico, publie un livre de souvenirs L'amour n'oublie jamais, chez Jean-Jacques Pauvert, dans lequel il affirme être le fils caché et non reconnu d'Alain Delon, avec qui il partage une ressemblance physique. Il a d'ailleurs été élevé par les parents d'Alain Delon, qui a rompu avec eux à la suite de cela (voir le documentaire Nico Icon qui contient le témoignage dramatique de la propre mère de l'acteur dans le modeste pavillon de celle-ci). La même année, Alain Delon incarne avec succès le commissaire de police Fabio Montale de Marseille, dans une série policière d'après l'œuvre de Jean-Claude Izzo pour TF1, qui s'avère être un des scores historiques pour la télévision française en termes d'audience avec 12,4 millions de téléspectateurs12. Il jouera ensuite en 2003 et 2004, le rôle de Frank Riva dans la série du même nom pour France 2, où il retrouve Jacques Perrin et Mireille Darc. Toujours pour la télévision, il tourne dans Le Lion d'après le roman de Joseph Kessel et sous la direction de Pinheiro, auprès de sa fille Anouchka et d'Ornella Muti.

En octobre 2002 Alain Delon et Rosalie Van Breemen se séparent, il est âgé de soixante-sept ans et aura vécu quinze ans avec elle. Dépressif, Delon avoue souvent à la presse son manque d'envie de continuer à vivre. En 2003, Claudia Cardinale, sa partenaire dans Le Guépard en 1963, lui remet l'Étoile d'Or du Festival international du film de Marrakech. Il est fait Commandeur de la Légion d'honneur en 2005, par le président de la République française Jacques Chirac pour « sa contribution à l'art du cinéma mondial ». En 2008, il tient le rôle de Jules César dans Astérix aux Jeux Olympiques, film à très gros budget qui attire plus de six millions de spectateurs dans les salles, ce chiffre étant cependant inférieur au succès escompté (le film est de surcroît très mal accueilli par la critique13). Alain Delon continue sa carrière sur les planches, interprétant notamment en 2007 Sur la route de Madison et en 2008 Love Letters, successivement avec Mireille Darc et Anouk Aimée.

Les années 2010 : le dernier Samouraï d'une génération

 

 

 

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Alain Delon en 2011.

 

 

 

 

En 2010, il apparaît dans un téléfilm aux côtés de la chanteuse Lorie ; il reprend le théâtre en 2011 avec la pièce une journée ordinaire sur les relations père-fille qu'il interprète aux côtés de sa fille Anouchka et d'Elisa Servier. Il apparaît tenant la main de Mireille Darc, le 4 mars 2011 à l'église Saint-Roch aux obsèques d'Annie Girardot. Cette même année, en plus d'être président du jury de l'élection Miss France 2012, il est nommé président à vie du jury (il a déjà été président du jury des élections Miss France en 2001 et 2011). Il est également ambassadeur de la marque de lunettes Krys.

Promoteur de combat de boxe, monde hippique et activités commerciales

En 1972 et 1973, il organise en France les championnats du monde de boxe avec les affiches Jean-Claude Bouttier / Carlos Monzón (17 juin 1972 et 29 septembre 1973) puis Carlos Monzón / José Nápoles (avril 1974). Par ailleurs, il constitue une écurie de chevaux de course et obtient le titre de champion du monde des trotteurs avec ses chevaux Equileo et Fakir du Vivier.

En 1978, il crée sa société de diffusion de produits de luxe, « Alain Delon Diffusion SA » à Genève : sous son nom, on y trouve des parfums comme AD qui connait immédiatement un grand succès commercial. Il est suivi en 1981 d'une fragrance pour femme « Le Temps d'Aimer ». Ces deux lignes, après avoir connu un immense succès pendant plus de vingt ans, ont été remplacées par d'autres fragrances, telles que « Samouraï » qui fait partie du top cinq des best sellers au Japon, « Samouraï Woman », « Shogun » ou encore « Samouraï Woman Pinkberry », du champagne, du cognac, des montres, des lunettes, des cigarettes, des vêtements et des accessoires griffés à son nom. Les concepteurs de ces différents produits de luxe ne sont pas connus. Les lunettes de soleil de la marque « Delon » devinrent particulièrement célèbres à Hong-Kong lorsque l'acteur Chow Yun-fat les porta dans le film Le Syndicat du crime et ses deux suites. John Woo, réalisateur du film, déclara par ailleurs être un admirateur de Delon et de son jeu d'acteur.

Collectionneur d'art

Pour compléter sa panoplie, il est devenu collectionneur d'œuvres d'art. Sa collection comprend des œuvres d'Olivier Debré, Rembrandt Bugatti, Jean Degottex, Jean Dubuffet, Hans Hartung, Jean-Paul Riopelle, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Alechinsky, Zao Wou-Ki, Vieira da Silva ainsi que deux bronzes de Antoniucci Volti : les « Muses ». À la suite d'une exposition organisée par le galeriste Franck Prazan14, il a cependant vendu 40 toiles consacrées à l'École de Paris et au mouvement CoBrA lors d'une vente aux enchères à Drouot-Montaigne en octobre 200715. La vente totalisera un peu plus de 8 millions d'euros.

L'affaire Markovic

 

 

 

Article détaillé : Affaire Markovic.

 

 

 

 

En 1968, Stevan Markovic, garde du corps d'Alain Delon, est retrouvé mort dans un bois à Élancourt dans les Yvelines. Ami d'Alain Delon, François Marcantoni est accusé d'assassinat. Alain Delon est également interrogé par la police, bien que l'assassinat ait eu lieu à Paris alors qu'il tournait La Piscine à Ramatuelle et à Saint-Tropez. Son ancienne épouse Nathalie fut également interrogée.

Notoriété

 

 

 

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Alain Delon et sa fille Anouchka, en 2010.

 

 

 

  • Alain Delon a été sacré « Acteur le plus sexy du monde » par les lecteurs du magazine Glam'mag dans le numéro de novembre 2012.
  • En 2012, Madonna confirme dans une interview donnée au Los Angeles Times que la chanson Beautiful Killer de l'album MDNA est un hommage à Alain Delon : « J’ai vu tous les films d’Alain Delon. Il est tellement charismatique. »16
  • La marionnette d'Alain Delon dans Les Guignols de l'info s'exprime de manière grandiloquente, parlant d'elle-même à la troisième personne. C'est une caricature de la très haute opinion qu'Alain Delon aurait de lui-même.
  • Alain Delon est en effet l'une des rares personnalités à dire systématiquement du bien d'elle-même dans les interviews. Il est souvent brocardé pour déclarer invariablement « il/elle m'aimait beaucoup » lors du décès de personnes connues (la dernière en date lors des obsèques de Claude Chabrol, en septembre 2010 au JT de France 2), alors que l'on dit plutôt dans ces cas-là « JE l'aimais beaucoup ».
  • Le site http://alaindelon.org/ fait état de rumeurs concernant un accord pour un contrat de sept années passé entre Delon et David O. Selznick avant même que l'acteur apparaisse dans Quand la femme s'en mêle.
  • Le producteur américain Robert Evans (Love Story, Chinatown...) rend un hommage vibrant à Delon dans ses mémoires L'Enfant gâté de Hollywood, la confession d'un producteur flamboyant (A Contrario, 1995) : il le considère comme son « frère dans la vie comme au cinéma » et « le plus bel acteur d'Europe », et raconte comment le Français a joué un rôle déterminant dans ses débuts de producteur (avec la complicité involontaire de Brigitte Bardot).
  • Lors du tournage de American Gigolo, le scénariste et réalisateur Paul Schrader a fait visionner à Richard Gere le film Plein Soleil pour qu'il s'inspire de la composition de Delon (entretien de Richard Gere avec TV Magazine).
  • On continue à exploiter le physique de Delon jeune et il apparaît sur la pochette d'un album des Smiths : The Queen Is Dead paru en 1986 (il s'agit de l'une des dernières images du film L'Insoumis d'Alain Cavalier).
  • Le musicien et compositeur Jimmy Smith a écrit et interprété sur son album The Cat (1964) un morceau intitulé Delon's Blues en hommage à l'acteur
  • Alain Delon est cité par le groupe de rock italien Baustelle dans la chanson intitulée La canzone di Alain Delon.
  • En 1991, le groupe britannique White Town sort Alain Delon EP avec la star en pochette, qui comprend le morceau Hair Like Alain Delon
  • En 2010, Emma Daumas rend hommage à Alain Delon dans la chanson Dans les yeux d'Alain Delon, sur son E.P. Acoustic.
  • « Dans les yeux d’Alain Delon » est l'initiative originale d’un photographe français, Baptiste Vignol : « photographier chaque jour une personne de façon ludique et légère avec les lunettes d’Alain Delon ». Selon le site materialiste.com : En « Thaïlande, Brésil, Argentine, Cambodge, Australie, Kenya, Paris… pour ne pas citer toutes les destinations de ces lunettes (...) à la grande surprise du photographe, tout le monde connaissait notre acteur français, véritable symbole masculin français (bien que suisse) grâce à ses films mais surtout en prêtant son image à Dior pour le parfum Eau Sauvage. Il est encore au Japon une star indétrônable puisque son parfum reste dans le top cinq des ventes. » Parmi les participants : Marie-Josée Croze, Lynda Lemay, Charles Berling, Emma de Caunes, Bruno Putzulu, Laura Smet, Marina Foïs, Benjamin Biolay, Irène Frain, Joey Starr, Jean-Pierre Kalfon, Nicoletta, Thomas Dutronc, Valérie Bègue... Julien Baer, Emma Daumas, Jeanne Cherhal notamment ont composé des chansons originales autour du projet (http://patwhite.com).
  • Loin de ce concert de louanges, Marianne Faithfull, amie de Nico et qui fut la partenaire de Delon au cinéma dans les années 1960, mentionne l'acteur sur son album Kissin Time.
  • En Chine, selon un micro-trottoir du Petit Journal de Canal+, Delon est un des rares artistes français connus. L'acteur était d'ailleurs le parrain du pavillon français de l'exposition universelle de Shanghai inauguré par Carla Bruni et Nicolas Sarkozy.
  • Au Japon, où il est idolâtré, il est surnommé le Samouraï du printemps. Cette notoriété a donné lieu au roman humoristique Alain Delon est une star au Japon de Benjamin Berton (un « fantasme générationnel » kidnappé par un couple d'admirateurs...), publié en 2009 chez Hachette Littératures.
  • Alain Delon est le sujet principal d'une pièce de théâtre inspirée par sa carrière et l'univers de Jean-Pierre Melville, Alain Delon ou presque, de Stéphane Dolivet. La pièce a été créée en juillet 2007 au Festival d´Avignon. Elle est reprise dans une nouvelle version en 2010, « Alain Delon... et moi ».
  • En 2009, Alain Delon prête son image au parfum « Eau Sauvage » de Parfums Christian Dior. La photo choisie a été prise lors du film La Piscine avec Romy Schneider par le photographe Jean-Marie Périer. Dior joue sur l'image intemporelle de la jeunesse d'Alain Delon. La cigarette présente sur la photo originale a été effacée17.
  • Selon le site « France diplomatie »18, après la rétrospective à la Cinémathèque française de plus de cinquante films avec Delon, « acteur exceptionnel, figure unique du cinéma international contemporain, à la mesure des grands mythes du cinéma classique », le ministère des Affaires étrangères souhaite présenter à travers ses services culturels une sélection des films retenus par l’artiste.
  • Guillaume Delorme a incarné Alain Delon en 2009 dans un téléfilm allemand, Romy, réalisé par Torsten C. Fisher et retraçant son histoire d'amour avec Romy Schneider.
  • En 1986, le groupe russe Nautilus Pompilius publie l'album Séparation (en russe : Разлука) dans lequel le titre intitulé Le regard de l'écran (en russe : Взгляд с экрана) reprend en refrain:

« Alain Delon parle français,
Alain Delon ne boit pas d'Eau-de-Cologne,
Alain Delon boit des doubles Bourbons,
Alain Delon parle français »

Carrière artistique

Cinéma

Années 1940

Années 1950

Années 1960

Années 1970

Années 1980

Années 1990

Années 2000

Années 2010

Réalisateur

Télévision

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12 février 2013 2 12 /02 /février /2013 20:54

Francis Ford Coppola

 

 

 

 



Francis Ford Coppola

Description de cette image, également commentée ci-après

Coppola au San Diego Comic-Con International en juillet 2011.

 

 

 

 

 

 

Données clés

 

 

 

Surnom Thomas Colchart
Copposéda
Naissance 7 avril 1939 (73 ans)
Détroit, Michigan, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Producteur
Scénariste
Films notables Trilogie Le Parrain
Conversation secrète
Apocalypse Now
Outsiders
Dracula
Tetro

 

 

 

 

 

 

 

Francis Ford Coppola est un réalisateur, producteur et scénariste américain né le 7 avril 1939 à Détroit dans le Michigan (États-Unis).

Il a été cinq fois récompensé aux Oscars et a remporté deux fois la Palme d'or au Festival de Cannes. En dehors du monde du spectacle, Coppola est aussi vigneron, éditeur de magazine et hôtelier. Il est titulaire d'un diplôme de l'Université Hofstra où il a étudié le théâtre et a obtenu un MFA en réalisation cinématographique à l'UCLA Film School. Il est surtout connu pour la Trilogie Le Parrain et Apocalypse Now, qui dépeint avec faste la guerre du Vietnam.

Il est le père des réalisateurs Sofia et Roman Coppola, le frère de Talia Shire et l'oncle des deux acteurs Nicolas Cage et Jason Schwartzman.

 

 

 

 

Biographie


Enfance

 


Francis Ford Coppola est le fils de Carmine Coppola, originaire de Bernalda dans la région de Basilicate en Italie, le premier flûtiste de l’Orchestre symphonique de Détroit, et d'Italia son épouse. Il est le cadet de leurs trois enfants. Deux ans après sa naissance, Carmine devient premier flûtiste de l’Orchestre symphonique de la NBC et emménage avec sa famille à Long Island. C'est là que le jeune Francis passe le reste de son enfance. Souffrant de poliomyélite, il passe une grande partie de sa jeunesse alité, ce qui favorise son imagination, avec l'improvisation, à la maison, de spectacles de marionnettes. En utilisant la caméra 8 mm de son père, il fait ses tout premiers films en amateur à l'âge de 10 ans. Après le lycée, il part étudier le théâtre à l’Université Hofstra. Il met en scène plusieurs spectacles d'étudiants, regrettant de n'être pas doué pour l'écriture dramatique. En assistant à une projection d'Octobre, d'Eisenstein, il décide d'abandonner le théâtre pour le cinéma. Il s'inscrit à la MFA en réalisation de l’école UCLA Film School où il rencontre Jim Morrison dont la musique, comme d'autres morceaux emblématiques de l'époque, sera plus tard intégrée à la bande originale de son célèbre film Apocalypse Now1.

 

 

Débuts

 


Au début des années 1960, il débute sa carrière en faisant des films à petit budget sous la houlette de Roger Corman, puis en étant crédité du scénario2 de quelques grosses productions internationales telles Paris brûle-t-il ? de René Clément. Sa première œuvre notable, comme réalisateur, remonte à l'ère de ses collaborations avec Corman : Dementia 13. Après son diplôme de fin d'études obtenu grâce à la réalisation de Big Boy, Coppola se voit offrir les rênes de l'adaptation cinématographique de la comédie musicale de Broadway Finian's Rainbow, mettant en vedette Petula Clark dans son premier film américain au côté du vétéran Fred Astaire.

Le producteur Jack Warner, rendu perplexe par l'allure hirsute du cinéaste, le laisse livré à lui-même et limite le budget de production. Coppola emmène sa distribution à Napa Valley pour tourner les séquences d'extérieur. Ces scènes tranchent radicalement avec les attentes des studios hollywoodiens. Traiter un genre démodé comme la comédie musicale est d'une grande complexité à l'époque. Le résultat est une semi-réussite, mais le travail de Coppola avec Clark contribue sans doute à crédibiliser l'incursion de la chanteuse dans le monde du cinéma. Durant cette période, Coppola habite temporairement avec son épouse et sa famille à Mandeville Canyon à Brentwood (Californie).

 

 

Aventures avec George Lucas

 


En 1969, il fonde avec son ami George Lucas les studios American Zoetrope, basés à San Francisco. Le studio produit alors le THX 1138 de ce même Lucas, dont l'échec ruine les ambitions de Coppola. Contraint d'accepter une commande de studio, il réalise Le Parrain d'après le roman éponyme de Mario Puzo. Le gigantesque succès de cette superproduction dont la cheville ouvrière est le producteur Robert Evans, ramène le cinéaste à l'indépendance et ressuscite ses rêves de conquête d'Hollywood.

 

 

Triomphe des deux premiers Parrains

 


En 1971, Coppola gagne un Oscar pour le scénario de Patton, film biographique sur le Général George Patton, réalisé par Franklin J. Schaffner. Cependant, sa réputation de grand cinéaste n'est reconnue qu'après avoir co-écrit le scénario et réalisé les deux premiers volets de la grande saga sur la mafia italo-américaine : Le Parrain (1972) et Le Parrain - 2e partie (1974). Les deux œuvres sont récompensées par l'Oscar du meilleur film, devenant ainsi les premiers, et pour l'instant encore les seuls films à suite à en être les détenteurs. Le Parrain - 2e partie lui vaut également l'Oscar du meilleur réalisateur perdu pour l'opus précédent et ravi au favori Roman Polanski, en lice avec Chinatown.

 

 

Conversation secrète

 


Entre les deux Parrain, Coppola prend le temps d'écrire et de mettre en scène un film d'espionnage au style plus personnel : Conversation secrète qui conte l'histoire d’un couple dont l'homme est soupçonné d'être impliqué dans un meurtre et qui est mis sur écoute par un expert en surveillance joué par Gene Hackman. Le film, sorti en salles en 1974, marque largement son époque puisqu'il est contemporain de l'affaire du Watergate. Conversation secrète se voit nommé dans la catégorie "meilleur film" aux Oscars en 1975, ce qui fait de Coppola le premier cinéaste et l'un des deux seuls (avec Steven Soderbergh, 26 ans plus tard) à avoir réalisé deux films concourant dans cette catégorie la même année. Juste avant que Le Parrain - 2e partie ne triomphe à la cérémonie des Oscars en raflant six statuettes et doublant le record du premier volet, Conversation secrète obtient la Palme d'or au Festival de Cannes 1974.

 

 

Échecs

 


Pendant cette période il écrit le scénario de l’infructueux succès critique et commercial Gatsby le Magnifique d'après le roman éponyme de Francis Scott Fitzgerald, mettant en vedette Mia Farrow et Robert Redford. Il produit également le film de George Lucas, THX 1138. Aussi, Coppola investit-il à ce moment-là dans le City Magazine de San Francisco dont il s'autoproclame rédacteur en chef, engageant un tout nouveau personnel, y compris la fille d’un criminel : l'écrivain Susan Berman, fille de David Berman. Bien qu'acclamée dans le milieu de la presse, l'affaire périclite rapidement. Le dernier numéro est publié en 1976.

 

 

Apocalypse Now

 


Après ces échecs, Coppola goûte à l'autre plus gros succès critique et public de sa carrière avec Apocalypse Now. Il a travaillé durant cinq ans pour élaborer un premier scénario avec John Milius de ce projet de transposition dans le cadre de la guerre du Vietnam du récit Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad. À l'origine, Lucas devait mettre en scène le film. Cependant, celui-ci préfère s'atteler à la réalisation de La Guerre des étoiles et Coppola reprend, sans l'en avertir, le projet « Apo » ce qui brouille les deux amis durant plusieurs années. Le film fait l'objet d'une production démentielle au cœur de la jungle des Philippines, engloutissant plus de 30 millions de dollars d'un budget initialement fixé à 16 millions, s'étalant sur 18 mois de tournage et nécessitant l'impression de plusieurs dizaines de kilomètres de pellicule1.

Le dictateur Marcos accorde son soutien à la production, prêtant ses hélicoptères et ses avions de chasse destinés à la traque des rebelles3. Les appareils sont visibles dans la célèbre séquence du bombardement d'un village sur l'air de la Chevauchée des Walkyries de l'opéra Die Walküre de Richard Wagner. À la base, le rôle de Willard est attribué à Harvey Keitel avec lequel Coppola commence le tournage. Mais suite à plusieurs différends, Keitel est remercié au profit de Martin Sheen3. Les catastrophes s'enchaînent sur le plateau : un typhon ravage le décor, Sheen est victime d'une crise cardiaque et Marlon Brando, qui avait promis de perdre du poids, débarque sur le tournage obèse, sous la dépendance de stupéfiants et en ayant à peine lu le script. La star ignore totalement son texte. Effrayé à l'idée de devoir interrompre son travail, Coppola dissimule l'état de santé de son acteur principal aux producteurs3. Il fait d'ailleurs venir son frère des États-Unis durant sa convalescence afin d'en faire une doublure pour des plans de dos. Il décide aussi de filmer Brando dans la pénombre et en fait un personnage à la limite du visible. À la fin de l'année 1976, Coppola fait un premier retour aux États-Unis avec des centaines d'heures d'images qui s'avèrent être totalement inutilisables.

Dépassé et happé par la démesure de son entreprise et la mission démiurgique de son ouvrage, Coppola se drogue et est sujet à des crises mystiques, s'identifiant aux causes des tribus locales. Il perd 40 kilos, sombre pratiquement dans la folie et tente de mettre fin à ses jours. Devenu mégalomane, irascible et paranoïaque, il remodèle chaque semaine l'équipe de tournage au gré de son humeur. À cette époque, il s'adonne à des dépenses somptuaires et engloutit près de 150 000 dollars par jour pour assouvir ses lubies, se faisant livrer des centaines de steaks congelés des États-Unis, du champagne et plusieurs produits de luxe. Il réclame aussi la construction d'une piscine derrière la propriété qu'il loue. À bout de force, l'équipe organise plusieurs révoltes et mutineries à l'encontre du metteur en scène. Quand Coppola boucle finalement le tournage et rentre définitivement aux États-Unis, il est accompagné de 250 heures d'images3. Alors que le calvaire du tournage est terminé, la production se retrouve avec des centaines d'heures d'images à traiter et aucune des premières versions du film ne convient au réalisateur. L'équipe du montage est mise à rude épreuve et Coppola reste vague quant à la vision parfaite de son film. Le chef-monteur, Dennis Jakob, perd presque la raison et menace de brûler les kilomètres de bandes. Le montage « Work-In-Progress » d'Apocalypse Now est finalement prêt pour 1978. Il est à peu près semblable à celui de la version « Redux », à l'exception de la scène dans la plantation française où le héros connaît une brève histoire avec une fille d'anciens colons d'Indochine qu'interprète Aurore Clément. D'autres séquences, encore jamais vues à ce jour, montrent Willard coucher avec une playmate qui lui tire des cartes de tarot. L'aventure du tournage fera l'objet en 1991 d'un documentaire, Au cœur des ténèbres, réalisé par Fax Bahr et George Hickenlooper. Il intègre de nombreuses séquences et images d'archives tournées à l'époque par Eleanor Coppola3. Après trois ans de préparation, le film sort en salles en 1979. Cette odyssée dans l'horreur guerrière et le trip mystique, d'une puissance visuelle hypnotique, inégalée dans l'œuvre du cinéaste, vaut à ce dernier une seconde Palme d'or cannoise, partagée cette fois-ci avec l'Allemand Volker Schlöndorff pour Le Tambour, une autre grande adaptation littéraire.

 

 

Tumulte des années 1980 et 1990

 


Même si la production avec Lucas d'œuvres de cinéastes tels qu'Akira Kurosawa pour Kagemusha, l'ombre du guerrier s'avère lucrative, Coppola doit faire face à de nouveaux revers financiers. Coup de cœur (1982) et Cotton Club (1984) sont des désastres commerciaux. Le budget de Cotton Club était à l'époque le plus élevé de l'histoire du cinéma : pression qui l'opposa d'ailleurs juridiquement au producteur Robert Evans qu'il voulait interdire de présence sur le plateau. Ces deux échecs successifs achèvent ses ambitions. Criblé de dettes, Coppola est alors obligé de tourner des « films de commande » tels que Captain Eo avec Michael Jackson, réalisé en 3D pour les parcs d'attraction Disney, un des sketchs du film New York Stories, Le Parrain, 3e partie, Dracula ou encore Jack. Il doit désormais se contenter d'une activité de producteur : il finance notamment le premier film de sa fille Sofia, Virgin Suicides (1999), ainsi que Frankenstein (1994) de Kenneth Brannagh et Sleepy Hollow (1999) de Tim Burton. Il ne renonce pas néanmoins de temps à autre à la réalisation d'œuvres personnelles comme Peggy Sue s'est mariée (1986), Tucker (1988).

 

 

Années 2000

 


En 2001, il sort la version redux de son chef d'œuvre Apocalypse Now dans un montage remanié présentant des séquences inédites, coupées en 1979.

Il continue à produire les films de sa fille : Lost in Translation (2003) ou Marie-Antoinette (2006), mais également le premier de son fils Roman : CQ (2001).

Dix ans après L'Idéaliste, il revient à la réalisation, en 2007, avec L'Homme sans âge, inspiré de la nouvelle Jeunesse sans jeunesse de Mircea Eliade. Ce retour n'est pas un succès : le film n'attire pas un public suffisant et est globalement rejeté par la critique. Il obtient 30 % au « tomatomètre » sur Rotten Tomatoes (en dessous de 60 %, le film est considéré comme « pourri ») et n'engrange que 2 380 362 dollars de recettes mondiales4

En 2009, sort Tetro qui est plutôt bien accueilli par la critique et les spectateurs et obtient 71 % au « tomatomètre » sur Rotten Tomatoes. Dans ce film, tourné majoritairement en noir et blanc, il livre des éléments très autobiographiques à travers le personnage incarné par Vincent Gallo. Le film se déroule en Argentine où il a été tourné en partie en langue espagnole.

Il est le président d'honneur du 37eFestival du cinéma américain de Deauville en septembre 2011. La même année, il réalise Twixt, un film d'horreur avec Val Kilmer et Elle Fanning. Le film n'est projetté que dans quelques festivals comme Toronto et Turin, avant de sortir dans quelques pays en 2012.

 

 

Œuvre

 


Thèmes abordés

 


Si les thèmes explorés sont vastes, on retrouve, chez Coppola, certains motifs répétés d'un film à l'autre : l'homme confronté à la perversion du pouvoir politique ou mafieux, la violence, l'expiation, la rédemption, la catharsis, la désagrégation de la cellule familiale, la jeunesse désœuvrée, la mort et la folie. On remarque également une certaine obsession pour le temps, montré sous de multiples travestissements : retrouvailles avec une adolescence révolue afin d'évincer les erreurs futures (Peggy Sue s'est mariée), éternité douloureuse d'une âme en quête de l'amour perdu (Bram Stoker's Dracula), thème littéraire de la jeunesse éternelle (L'Homme sans âge) ou encore transcription scénarisée de la propre vie du metteur en scène, passée et présente (Tetro). Coppola est de plus très influencé par l'opéra dont s'inspirent largement ses scénarii et ses mises en scène. La scène finale du Parrain 3, qui se déroule à l'opéra de Palerme, en est un exemple notable.

 

 

Style

 


On note deux grandes périodes dans l'œuvre de Coppola. Dans la première partie de sa carrière, il réalise des films à grand spectacle très coûteux, à la démesure assumée. Il passe alors du film de gangsters épousant la structure d'un roman-feuilleton, d'une fresque épique ou d'une tragédie antique (la trilogie du Parrain, Cotton Club) à une forme de trip mystique, baroque et dantesque (Apocalypse Now). Apocalypse Now témoigne justement d'un style grandiloquent, caractéristique de la première époque Coppola : expérimentations sonores, montage sophistiqué, surimpressions, travellings vertigineux, plans contemplatifs, bande originale saturée, décors et éclairages stylisés (aplats ocres, lumières en faisceau, violents clairs-obscurs etc.), effets fantastiques (vapeurs enveloppantes, brumes colorées...). On retrouve cette envergure esthétique dans certaines réalisations tardives, notamment Bram Stoker's Dracula même si Coppola développe déjà à partir des années 1980, grâce à des films comme Peggy Sue s'est mariée et Rusty James, une tonalité plus personnelle, représentative de la seconde partie de sa carrière.

Dans une deuxième période assez récente (à partir de L'Homme sans âge), le réalisateur réduit peu à peu les dépenses de ses films, et donc leur grande ambition même s'il n'abandonne pas certaines recherches plastiques (mélange du noir et blanc et de la couleur, incrustations numériques...). Ce cheminement l'amène à Tetro, au style sobre et intimiste, puis à Twixt où il repart à zéro et réalise à la fois un film d'étudiant qui ne se prend pas au sérieux, une plongée singulière dans l'atelier de son art poétique (le fantastique, la série B, la réinterprétation de légendes, l'hommage à Edgar Allan Poe...) puis une lamentation personnelle qu'exprime son alter ego : le personnage d'écrivain à la dérive incarné par Val Kilmer qui tente d'écrire pour fuir le souvenir de sa fille décédée (Coppola a connu ce malheur dans sa vie privée : il a perdu son fils Gian-Carlo dans un accident de speedboat en 1986). Le cinéaste a affirmé[réf. nécessaire] qu'après ce film, il se redirigerait vers la grosse production ambitieuse, avec sans doute une approche plus mûre et moins ostentatoire.

 

 

Personnalité

 


« Napoléon du cinéma »

 


Personnage fantasque, mégalomane, on le surnomme parfois à juste titre « le Napoléon du cinéma ». Doté d'un orgueil monstrueux que n'ont pas atténué les échecs, Coppola ne laisse jamais indifférent, il se montre volubile, arrogant, extraverti, doté d'une remarquable capacité à enfoncer les portes qu'on ferme devant lui. Il est typique des « auteurs-tyrans » qui considèrent les autres comme des pions pour mener à bien leur propre ambition démiurgique. Apocalypse Now est certainement le film qui a transcendé cette nature pour devenir un chef-d'œuvre cinématographique sur la folie, la guerre, la nature sauvage et l'impérialisme.[réf. nécessaire]

 

 

Tournages en famille

 


Coppola a souvent travaillé avec des membres de sa famille. Il fait jouer ses deux fils dans Le Parrain dans une scène de combat de rue et dans les funérailles de Don Corleone. Sa sœur, Talia Shire, joue Connie Corleone dans la trilogie et sa fille Sofia Coppola incarne un rôle important dans la troisième partie. Son père Carmine Coppola a co-écrit plusieurs musiques de ses films.

 

 

Filmographie

 


Réalisateur

 


Année Titre français Titre original (si différent) Remarque
1961 L'ouest sauvage et nu Tonight for Sure
1962 The Bellboy and the Playgirls
Co-réalisé avec Fritz Umgelter
L'Enterré vivant Premature burial En tant qu'assistant-réalisateur. Film de Roger Corman
1963 L'Halluciné The Terror film de Roger Corman, en tant qu'assistant-réalisateur et producteur associé
Nebo zovyot / Battle Beyond The Sun (titre américain)
film russe ; Coppola responsable de l'adaptation américaine sous le pseudonyme de Thomas Colchart
Dementia 13

1966 Big Boy You're a Big Boy Now
1968 La Vallée du bonheur Finian's Rainbow
1969 Les gens de la pluie The Rain People
1972 Le Parrain The Godfather
1974 Conversation secrète The Conversation Palme d'or et prix du jury œcuménique, lors du Festival de Cannes 1974
Le Parrain - 2e partie Mario Puzo's The Godfather: Part II
1979 Apocalypse Now
Palme d'or lors du Festival de Cannes 1979.
1982 Coup de cœur One from the Heart
1982 Faerie Tale Theatre
Série TV - épisode Rip Van Winkle
1983 Outsiders The Outsiders
Rusty James Rumble Fish
1984 Cotton Club The Cotton Club
1986 Captain Eo
film musical en 3D de 17 minutes, mettant en scène Michael Jackson, qui est diffusé dans les parcs d'attractions Disney
Peggy Sue s'est mariée Peggy Sue Got Married
1987 Jardins de pierre Gardens of Stone
1988 Tucker Tucker : The Man and His Dream
1989 New York Stories
segment La vie sans Zoé (Life Without Zoe)
1990 Le Parrain - 3e partie Mario Puzo's The Godfather: Part III
1992 Dracula Bram Stoker's Dracula
1996 Jack

1997 L'Idéaliste The Rainmaker
2007 L'Homme sans âge Youth Without Youth
2009 Tetro

2012 Twixt

 

 

 

Scénariste

 


 

 

Distinctions principales

 


 

 

 

 

Il fut le président du jury du 49e Festival de Cannes en 1996.

 

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 00:39

Doublage français

 

 

 


Jean-Claude Michel fut la voix officielle de Sean Connery pendant plus de 35 ans. En revanche, le doublage de James Bond fut assuré par Jean-Pierre Duclos. Reste tout de même quelques exceptions comme Le Crime de l'Orient-Express, Un pont trop loin ou encore Le Nom de la rose.

 

 

Distinctions

 

 


Sean Connery aux Oscars du cinéma en 1988.

 

 

 

 

De nombreuses récompenses et distinctions balisent la longue carrière de Sean Connery, dont on peut citer :

Sean Connery a fondé en 1968 le Scottish International Education Trust.

Il est par ailleurs docteur honoris causa des universités de St Andrews et Heriot-Watt (Écosse) et membre honoraire de la Royal Scottish Academy of Music and Drama.

En France, il a été décoré du titre de Commandeur des Arts et des Lettres, et il a également reçu la Légion d'honneur.

 

 

 

Récompenses et Nominations



Année Cérémonie Pays Résultat Prix Catégorie Film
1964 Laurel Awards Drapeau des États-Unis Remporté Golden Laurel Meilleur Nouveau Visage  
Nommé Golden Laurel 3e Meilleure performance dans un film d'Action James Bond 007 contre Dr No de Terence Young (1963)
1965 Remporté Golden Laurel Meilleure performance dans un film d'Action Goldfinger de Guy Hamilton (1965)
Nommé Golden Laurel 3e Star Masculine  
1966 Golden Globe Award Nommé Henrietta Award Acteur préféré  
Laurel Awards Remporté Golden Laurel Meilleure performance dans un film d'Action Opération Tonnerre de Terence Young (1965)
Nommé Golden Laurel 7e Star Masculine  
1967 Nommé Golden Laurel 8e Star Masculine  
1969 Golden Globe Award Nommé Henrietta Award Acteur préféré  
1972 Remporté Henrietta Award Acteur préféré en commun avec Charles Bronson  
1982 Saturn Award Nommé Saturn Award Meilleur Acteur Outland de Peter Hyams (1981)
ShoWest Convention Remporté Special Award Star internationale de l'année  
1984 Hasty Pudding Theatricals Remporté Man of the Year    
1985 Bambi Awards Drapeau de l'Allemagne Remporté Bambi Award    
1987 German Film Awards Remporté Film Award in Gold Accomplissement Individuel pour un Acteur Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud (1986)
MTV Movie Awards Drapeau des États-Unis Remporté NBR Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
1988 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Remporté BAFTA Film Award Meilleur Acteur Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud (1986)
Nommé BAFTA Film Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
Golden Globe Award Drapeau des États-Unis Remporté Golden Globe Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
Kansas City Film Critics Circle Awards Remporté KCFCC Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
London Critics Circle Film Awards Drapeau du Royaume-Uni Remporté ALFS Award Acteur de l'année (A égalité avec Gary Oldman dans Prick Up Your Ears) Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
Oscars du cinéma Drapeau des États-Unis Remporté Oscar Meilleur Acteur dans un Rôle Secondaire Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
1990 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Nommé BAFTA Film Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Indiana Jones et la Dernière Croisade de Steven Spielberg (1989)
Golden Globe Award Drapeau des États-Unis Nommé Golden Globe Meilleur Acteur dans un Second Rôle Indiana Jones et la Dernière Croisade de Steven Spielberg (1989)
Laurel Awards Nommé Golden Laurel 11e Star Masculine  
1991 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Nommé BAFTA Film Award Meilleur Acteur À la poursuite d'Octobre rouge de John McTiernan (1990)
1993 MTV Movie Awards Drapeau des États-Unis Remporté Career Achievement Award    
1995 Saturn Award Remporté Lifetime Achievement Award    
1996 Golden Globe Award Remporté Cecil B. DeMille Award    
1997 MTV Movie Awards Remporté MTV Movie Awards Meilleur duo à l'écran avec Nicolas Cage Rock de Michael Bay (1996)
Blockbuster Entertainment Awards Remporté Blockbuster Entertainment Award Acteur préféré pour un Second Rôle dans un film d'Action/Aventure Rock de Michael Bay (1996)
1998 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Remporté Accademy Fellowship    
1999 European Film Awards Drapeau de l’Union européenne Remporté Audience Award Meilleur Acteur Haute Voltige de Jon Amiel (1999)
Razzie Awards Drapeau des États-Unis Nommé Razzie Award Pire Acteur dans un Second Rôle Chapeau melon et bottes de cuir de Jeremiah S. Chechik (1998)
ShoWest Convention Remporté Lifetime Achievement Award    
2000 Blockbuster Entertainment Awards Nommé Blockbuster Entertainment Award Acteur préféré dans un film d'Action Haute Voltige de Jon Amiel (1999)
Razzie Awards Nommé Razzie Award Pire Couple à l'écran avec Catherine Zeta-Jones Haute Voltige de Jon Amiel (1999)
2001 Satellite Awards Nommé Golden Satellite Award Meilleur Performance d'Acteur dans un Drame À la rencontre de Forrester de Gus Van Sant (2001)
2002 Telegatto Drapeau de l'Italie Remporté Telegatto Récompense Spéciale du Cinéma à la Télévision  
Festival international du film de Karlovy Vary Drapeau de la République tchèque Remporté Special Prize for Outstanding Contribution to World Cinema    
2005 European Film Awards Drapeau de l’Union européenne Remporté Lifetime Achievement Award    
2006 American Film Institute Drapeau des États-Unis Remporté Lifetime Achievement Award    
Festival international du film de Rome Drapeau de l'Italie Remporté Prix Marc Aurèle d'honneur    

 

 

 

 

Particularités

 

 


 

 

 

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8 février 2013 5 08 /02 /février /2013 00:34

Sean Connery

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sir Thomas Sean Connery est un acteur britannique né le 25 août 19301 à Édimbourg, en Écosse. Sean Connery est célèbre pour avoir interprété le rôle de James Bond à sept reprises, la première fois dans James Bond 007 contre Dr No2. Il a remporté de nombreux prix, dont un Oscar pour son rôle de policier irlandais dans Les Incorruptibles en 19873, un BAFTA pour son interprétation du moine Guillaume de Baskerville dans Le Nom de la rose la même année, ainsi que deux Golden Globes.

Quelle que soit la nationalité du personnage qu'il jouait, il conservait toujours son accent écossais4. Plus âgé que la plupart des sex-symbols contemporains, Sean Connery a souvent été qualifié de « sexiest man alive » (« homme contemporain le plus sexy ») par divers magazines1. Le 5 juillet 2000, à 69 ans, Sean Connery a été anobli par la reine d'Angleterre Élisabeth II pour célébrer sa carrière au cinéma5. Malgré tout, il revendique prioritairement son identité écossaise et affiche son soutien à l'indépendantisme écossais.

 

 


 

Biographie

 


Jeunesse

 


Sean Connery est né dans le quartier de Fountainbridge à Édimbourg et issu d'un milieu très modeste : il est le fils d'Euphamia C. « Effie » (née Maclean), femme de ménage, et Joseph Connery, chauffeur d'engins de chantiers6. Son père était un catholique d'ascendance irlandaise, alors que sa mère était une protestante écossaise7.

À la naissance de son petit frère Neil, il a huit ans, et il doit travailler pour gagner sa vie et devient distributeur de lait (milkman)8 le matin et apprenti boucher l'après-midi, après l'école 7. Sean Connery abandonne ses études à l'âge de 17 ans et s'engage dans la marine britannique, pour un bref passage (3 ans), puisqu'il doit en effet être rapatrié à cause d'un ulcère de l'estomac. C'est dans la marine qu'il se fait faire ses deux tatouages désormais devenus célèbres : « Dad and Mum » (« papa et maman »), et le second : « Scotland forever » (« Écosse pour toujours »). Par la suite, il exerce divers petits métiers : maçon, livreur, maître-nageur, vernisseur de cercueils, modèle pour les artistes de l'École des Beaux-Arts d'Édimbourg, etc. Cela lui permet de gagner assez d'argent pour vivre.

Il pratique également le culturisme et finit à la 3e place au concours de Mister Univers en 19501. Un autre compétiteur lui propose une audition pour un rôle de figurant dans une pièce de théâtre intitulée South Pacific jouée en 1951. Durant les années 1950, il alterne les apparitions à la télévision, au théâtre dans Point of Departure, A Witch in Time, Witness for the Prosecution d'Agatha Christie et au cinéma en 1955 dans Geordie de Frank Launder et Au bord du volcan de Terence Young, qui constituent son apprentissage. Il est particulièrement remarqué pour son rôle dans le téléfilm Anna Karénine produit par Rudolph Cartier pour la BBC en 1961, où il partage l'affiche avec Claire Bloom9.

Sean Connery est alors un bon footballeur, et il débute avec une équipe appelée « Bonnyrigg Rose ». Pendant le tournage de South Pacific, il dispute un match contre une équipe locale, et est repéré par Matt Busby, manager de Manchester United à l'époque. Busby lui propose un contrat de 25 £ par semaine payés immédiatement après chaque match. Connery est tenté par l'offre, mais la refuse en fin de compte. Il s’expliqua plus tard : « I realised that a top-class footballer could be over the hill by the age of 30, and I was already 23. I decided to become an actor and it turned out to be one of my more intelligent moves. » (« J'ai réalisé qu'un footballeur professionnel pouvait avoir son passé derrière lui à 30 ans, et j'en avais déjà 23. J'ai décidé de devenir acteur, ce qui s'est avéré être l'une des décisions les plus intelligentes que j'aie jamais prises. »)10.

Son premier rôle à la télévision américaine est celui d'un porteur dans un épisode de The Jack Benny Show. Il participe également à l'épopée du Le Jour le plus long, dans le rôle de Flanaghan (scène du débarquement sur la plage de Sword, il tombe à l'eau en sortant de la barge), réalisé en 1962.

 

 

James Bond

 


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Sean Connery dans James Bond 007 contre Dr No (1962).

 

 

 

 

En 1961, le London Express organise un concours afin de trouver une nouvelle figure pour le rôle de James Bond, l'agent 007, sorti de l'imagination de Ian Fleming. Il remporte le concours devant six cents candidats (dont David Niven, James Mason et Cary Grant)11, et va incarner le héros dans sept épisodes, six produits par EON, la société d'Albert R. Broccoli, et le septième non-officiel produit par Warner Bros. :

 

 

 

 

 

L'acteur est découvert par Harry Saltzman et Albert R. Broccoli après que les autres aspirants du rôle de Bond se furent fait éliminer, y compris David Niven qui jouera Bond dans la parodie Casino Royale en 1967, Cary Grant et James Mason. Le budget restreint contraint les producteurs à engager un acteur inconnu.

Le créateur de James Bond, Ian Fleming, émet des réserves sur le choix de l'acteur : « He's not what I envisioned of James Bond looks » (« Il ne ressemble pas à ce que j'envisageai pour James Bond ») et« I’m looking for Commander Bond and not an overgrown stunt-man » (« Je recherche le capitaine de frégate Bond et pas un cascadeur trop grand »), ajoutant que Sean Connery (musclé, 1,88 m et écossais) n'est pas raffiné. Malgré tout, l'amie de Ian Fleming lui dit que Connery a le « charisme sexuel requis ». Fleming change d'avis après la première réussie de James Bond 007 contre Dr No : il est tellement impressionné par la performance de Sean Connery qu'il imagine un héritage mi-écossais et mi-suisse pour le James Bond littéraire de ses prochains romans.

Le succès du film lui donne immédiatement une dimension internationale et marque le début d’une prestigieuse filmographie, avec des cachets en rapport avec sa notoriété grandissante. Mais en juin 1967, après le tournage de On ne vit que deux fois, Sean Connery quitte le rôle, lassé des scénarios répétitifs, du manque de développement du personnage, de l'association permanente entre lui et Bond aux yeux du public et de la peur d'être enfermé dans un rôle.

Sa sixième, et dernière participation officielle, en tant que 007 est dans l'épisode Les diamants sont éternels en 1971 (7e épisode de la saga en tout, Au service secret de Sa Majesté, où l'agent 007 est incarné par George Lazenby, s'étant intercalé en 1969). Il est payé 1 million de dollars pour ce rôle. Il décline l'offre de 5 millions de dollars pour faire le prochain film Vivre et laisser mourir en 1973 qui voit le début de la participation de Roger Moore dans le rôle du capitaine Bond.

Le remake d’Opération Tonnerre en 1983 voit Sean Connery revenir pour sa septième et dernière fois en James Bond dans le film non-officiel Jamais plus jamais. Le titre du film vient d'un commentaire de Sean Connery à la fin des Diamants sont éternels, sur le fait qu'il ne jouerait « plus jamais » le rôle de Bond12.

Plus de quarante ans après avoir joué le rôle, l'interprétation de James Bond par Sean Connery reste pour certains la meilleure13, malgré les interprétations populaires de George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig.

Les sentiments de Sean Connery à propos du personnage de James Bond vont de l'affection au ressentiment : un jour il dit qu'il déteste tellement le personnage qu'il pourrait le tuer, mais il dit aussi qu'il n'a jamais détesté Bond, mais qu'il aurait simplement voulu pouvoir en développer d'autres facettes. Il affirme également qu'il se souciait toujours de l'avenir du personnage et de la franchise, ayant été l'une de ses icônes pendant trop longtemps pour ne pas s'en inquiéter, et que tous les films avaient leurs points positifs.

 

Collaboration avec Sidney Lumet


Sean Connery collabore plusieurs fois avec Sidney Lumet. Il s'agit, à chaque fois pour l'acteur, de produire des compositions dramatiques dans des œuvres ambitieuses. Drame antimilitariste avec La Colline des hommes perdus (1965), satire noire sur le Watergate avec Le Dossier Anderson (1971), suspense divertissant avec Le Crime de l'Orient-Express (1974) et comédie dramatique avec Family Business (1989).

The Offence (1973) marque le sommet de leur collaboration. La noirceur totale du film et son traitement radical poussent les distributeurs à annuler la sortie française en 1973. Le film est lentement devenu culte et, après des années de purgatoire, The Offence est finalement sorti en salle en France presque 35 ans après sa réalisation.

 

 

Autres films

 


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Sean Connery en 1980 lors de la première de Seems Like Old Times.

 

 

 

 

Bien que Bond soit son rôle le plus connu, Sean Connery réalise en parallèle une carrière brillante et tourne avec les plus grands réalisateurs : Guy Hamilton, Alfred Hitchcock (Pas de printemps pour Marnie), John Huston (L'Homme qui voulut être roi), Richard Lester (Cuba), Richard Attenborough (Un pont trop loin), Steven Spielberg (Indiana Jones et la Dernière Croisade), Jean-Jacques Annaud (Le Nom de la rose) ou Brian De Palma (Les Incorruptibles), pour n’en citer que quelques-uns. Ses interprétations du Colonel Arbuthnott dans Le Crime de l'Orient-Express de Sidney Lumet en 1974 et du cheik Mulay Hamid El Raisulil dans le film de John Milius Le Lion et le Vent en 1975 lui valent une considérable renommée de la part de la critique et du public et font du lui un acteur à part entière, non plus cantonné dans un seul rôle d'agent secret britannique.

Shalako (1968) est la seule incursion de la star dans le Western; ce film, où il donne la réplique à Brigitte Bardot, est peu aimé des amateurs du genre14. Traître sur commande (The Molly Maguires) de Martin Ritt, est sabordé et gravement amputé lors de sa sortie éclair en 1969.

La Rose et la Flèche de Richard Lester (1976) offre à Sean Connery la possibilité de jouer un Robin des Bois vieillissant, immature et terrifié par la fuite du temps15.

Produit par un modeste studio (American International Pictures), Meteor est un échec commercial considéré comme ayant accompagné le déclin du genre du film catastrophe. Au milieu des années 1980, Sean Connery tourne pour Cannon Group un film d'heroic fantasy, L'Épée du vaillant de Stephen Weeks, adapté du roman de chevalerie Sire Gauvain et le Chevalier vert. Le film, lourd échec commercial, est considéré comme un désastre artistique16.

En 1982, Sean Connery fait une apparition dans la comédie de Terry Gilliam Bandits, bandits dans le rôle d'Agamemnon aux côtés des Monty Python. Le choix du casting vient d'une plaisanterie que le scénariste Michael Palin inclut dans le script, dans lequel il décrit le personnage d'Agamemnon comme étant « Sean Connery (ou quelqu'un d'une stature équivalente, mais moins cher) ». Après avoir lu le script, Sean Connery est heureux de pouvoir jouer ce rôle secondaire.

Après son expérience dans Jamais plus jamais en 1983 et l'affaire judiciaire qui s'ensuit à propos des droits d'auteur, Sean Connery a une période de froid avec les majors, et ne fait plus de films pendant deux ans. En 1983, il tourne Cinq jours, ce printemps-là, sous la direction de Fred Zinnemann qui, à 75 ans, signe son testament cinématographique.

Après le succès de la production européenne Le Nom de la rose en 1986, pour laquelle il reçoit le British Academy Film Award du meilleur acteur, l'intérêt de Connery pour le cinéma est ravivé, et sa carrière relancée. La même année, son rôle secondaire dans Highlander, où il donne la réplique à Christophe Lambert, démontre son habileté à jouer les mentors pour de jeunes élèves, ce qui va devenir un rôle récurrent dans les films suivants.

 

 

 

 

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Sean Connery au festival de Cannes 1999.

 

 

 

 

Choisissant ses rôles avec discernement, il parvient au fil du temps à modifier son image d’aventurier baroudeur pour afficher une solitude non dénuée d’humour. Il en joue en acceptant des rôles secondaires ou des caméos, mais toujours de prestige (le roi Arthur dans Lancelot, le premier chevalier ou Richard Cœur de Lion dans Robin des Bois, prince des voleurs).

En 1987, sa performance remarquée dans le rôle d'un policier dans Les Incorruptibles lui vaut l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Les succès conséquents au box-office de films comme Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989), où il joue le professeur Henry Jones, père du personnage titre joué par Harrison Ford (bien qu'ils n'aient que 12 ans d'écart), À la poursuite d'Octobre rouge (1990), l'un des épisodes de la série Jack Ryan créée par Tom Clancy, La Maison Russie (1991), Rock (1996) ou encore Haute Voltige (1999) le rétablissent comme étant un acteur capable de jouer des rôles majeurs.

Ses rôles dans Indiana Jones et la dernière croisade et Rock sont des clins d'œil à son passé d'agent 007 : Steven Spielberg et George Lucas voulaient que Connery soit le « père d'Indiana Jones » puisque Bond avait directement inspiré la série Indiana Jones, et son personnage dans Rock est un agent secret britannique emprisonné aux États-Unis depuis les années 1960.

Certains des derniers films de Sean Connery sont mal accueillis par le public et la critique, comme le film adapté de la série britannique éponyme Chapeau melon et bottes de cuir ou encore La Ligue des gentlemen extraordinaires, tirée de la bande dessinée d'Alan Moore, mais il reçoit aussi des retours positifs pour À la rencontre de Forrester de Gus Van Sant en 2001 par exemple.

Il a également été souvent critiqué pour ne jamais se défaire de son accent écossais, même lorsqu'il jouait des personnages russes ou irlandais, ce à quoi il a toujours répondu que c'était par respect pour son pays.

 

 

Retraite

 

 


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Sean Connery en kilt à Washington en 2004.

 

 

 

 

En 2003, après le tournage du film La Ligue des gentlemen extraordinaires, il annonce sa retraite cinématographique.

En décembre 2004, lors d'une interview pour le journal The Scotsman depuis sa maison aux Bahamas, Sean Connery explique qu'il souhaite faire une pause dans sa carrière d'acteur pour se consacrer à l'écriture de son autobiographie17.

Un mois avant son 75e anniversaire, en juillet 2005, on rapporte qu'il a décidé de se retirer de l'industrie du cinéma après les désenchantements qu'il a eu avec « the idiots now in hollywood », et des troubles lors du tournage (et la déception au box-office) de La Ligue des gentlemen extraordinaires en 200317. Il participe aux interview pour le film inclus sur le DVD, et affirme qu'il a reçu des offres pour tourner dans les trilogies Matrix et Le Seigneur des anneaux, mais les décline toutes deux en affirmant « ne pas les comprendre ».18 Après le succès de celles-ci, il décide d'accepter le rôle proposé dans La Ligue des gentlemen extraordinaires, bien qu'il « ne l'ait pas compris » non plus. Au Tartan Day à New York en mars 2006, la journée de célébration des liens historiques et actuels qui existent entre l'Écosse et les descendants d'immigrés écossais en Amérique du Nord, il confirme une nouvelle fois son désir de prendre sa retraite.

Il était prévu qu'il joue dans le film à 80 millions de dollars sur Saladin et les croisades qui aurait dû être filmé en Jordanie, mais le producteur Moustapha Akkad est tué lors des Attentats du 9 décembre 2005 à Amman, et le film est donc annulé.

La même année, il reprend le rôle de James Bond en prêtant sa voix au jeu vidéo développé par EA Games James Bond 007: Bons baisers de Russie, adaptation sur consoles de Bons baisers de Russie19.

Le 7 juin 2007, il dément les rumeurs disant qu'il allait faire une apparition dans le quatrième épisode d'Indiana Jones, disant : « retirement is just too much fun » (« la retraite est simplement trop amusante »)20. Il apparaît cependant dans le film, en photo sur le bureau d'Indiana Jones.

Sean Connery est malgré tout sorti de sa retraite pour un rôle vocal dans un petit film d'animation Sir Billi, qui n'est pas sorti en France21.

 

 

Vie privée

 


De 1962 à 1973, Sean Connery est marié à l'actrice australienne Diane Cilento. Ils ont un fils, Jason Connery (né le 11 juillet 1963), éduqué à Millfield School dans le Somerset, en Angleterre, puis à la rigoureuse Gordonstoun Boarding School en Écosse, avant de devenir également acteur. Le divorce de Sean et Diane en 1973 se passe mal. En 1974, en raison d'une fiscalité qu'il juge trop lourde en Angleterre et parce qu'il se dit victime de discrimination politique, il décide de s'installer en Espagne. En 1975, il se remarie avec une artiste française, Micheline Roquebrune, qui est la grand-mère de la journaliste Stéphanie Renouvin. À partir des années 1990, il s'engage pour l'indépendance de l'Écosse, en devenant un des principaux contributeurs du Scottish National Party et en militant activement lors de chaque élection. Cette prise de position retarde son anoblissement par la reine Élisabeth II du Royaume-Uni qui lui remet cependant les insignes de chevalier - Knight Bachelor's Badge - le 5 juillet 2000, cérémonie au cours de laquelle il porte un costume traditionnel écossais dont le fameux kilt, une première qui fait s'émouvoir la presse britannique conservatrice. En 2008, à propos des relations entre Sean et Jason, Diane Cilento déclare : « Mon fils n'a jamais reçu un centime de son père et il n'a aucune intention de lui laisser une part de son importante fortune. » Elle affirme également que Jason a été accusé par son père de n'obtenir du travail que grâce à son illustre filiation22. En 2010, il est poursuivi pour fraude fiscale sur des opérations immobilières douteuses dans le Sud de l'Espagne23.

 

 

Filmographie

 

 


Filmographie de Sean Connery
Année Titre du film Titre original Réalisateur Rôle Observations
1955 Voyage en Birmanie Lilacs in the Spring Herbert Wilcox (non crédité)  
1957 Train d'enfer Hell Drivers Cy Endfield Johnny Kates, chauffeur
Au bord du volcan Action of the Tiger Terence Young Mike  
Time Lock   Gerald Thomas Le deuxième soudeur  
Les Criminels de Londres No Road Back Montgomery Tully Spike  
1958 Je pleure mon amour Another Time, Another Place Lewis Allen Mark Trevor  
Atlantique, latitude 41° A Night to Remember Roy Ward Baker Titanic deck hand (non crédité)  
1959 Darby O'Gill et les Farfadets Darby O'Gill and the Little People Robert Stevenson Michael McBride  
La Plus Grande Aventure de Tarzan Tarzan's Greatest Adventure John Guillermin O'Bannion
1961 On the Fiddle   Cyril Frankel Pedlar Pascoe  
L'Enquête mystérieuse The Frightened City John Lemont Paddy Damion
1962 Le Jour le plus long The Longest Day Ken Annakin Le soldat Flanagan  
James Bond 007 contre Dr No Dr No Terence Young James Bond  
1963 Bons baisers de Russie From Russia with Love Terence Young James Bond  
1964 Pas de printemps pour Marnie Marnie Alfred Hitchcock Mark Rutland  
La Femme de paille Woman of Straw Basil Dearden Anthony Richmond  
Goldfinger   Guy Hamilton James Bond  
1965 La Colline des hommes perdus The Hill Sidney Lumet Joe Roberts  
Opération Tonnerre Thunderball Terence Young James Bond  
1966 L'Homme à la tête fêlée A Fine Madness Irvin Kershner Samson Shillitoe  
Un monde nouveau   Vittorio De Sica Lui-même Caméo
1967 On ne vit que deux fois You Only Live Twice Lewis Gilbert James Bond  
1968 Shalako   Edward Dmytryk Shalako  
1970 Traître sur commande The Molly Maguires Martin Ritt Jack Kehoe  
1971 La Tente rouge Красная палатка (Krasnaya palatka) Mikhaïl Kalatozov Roald Amundsen  
Le Dossier Anderson The Anderson Tapes Sidney Lumet John Anderson  
Les diamants sont éternels Diamonds Are Forever Guy Hamilton James Bond  
1972 España campo de golf   Raúl Peña Lui-même Caméo
1973 The Offence   Sidney Lumet Le Sergent Johnson  
Zardoz   John Boorman Zed  
Un homme voit rouge Ransom Caspar Wrede Nils Tahlvik  
1974 Le Crime de l'Orient-Express Murder on the Orient Express Sidney Lumet Le Colonel Arbuthnott  
1975 L'Homme qui voulut être roi The Man Who Would Be King John Huston Daniel Dravot  
Le Lion et le Vent The Wind and the Lion John Milius Le cheik Mulai Ahmed er Raïsuli  
1976 La Rose et la Flèche Robin and Marian Richard Lester Robin des Bois  
Meurtre pour un homme seul The next man Richard C. Sarafian Khalil Abdul-Muhsen  
1977 Un pont trop loin A Bridge Too Far Richard Attenborough Le Major Général Robert Urquhart  
1979 La Grande Attaque du train d'or The First Great Train Robbery Michael Crichton Edward Pierce / John Simms  
Cuba   Richard Lester Le Major Robert Dapes  
Meteor   Ronald Neame Le Dr Paul Bradley  
1981 Outland… loin de la terre Outland Peter Hyams O'Niel  
1982 Bandits, bandits Time Bandits Terry Gilliam Le Roi Agamemnon / Le pompier  
Meurtres en direct Wrong Is Right Richard Brooks Patrick Hale  
L'Épée du vaillant Sword of the Valiant Stephen Weeks Le Chevalier Vert  
1983 Cinq jours, ce printemps-là Five Days One Summer Fred Zinnemann Douglas  
Jamais plus jamais Never Say Never Again Irvin Kershner James Bond  
1986 Le Nom de la rose Der Name der Rose Jean-Jacques Annaud Guillaume de Baskerville British Academy Film Award du meilleur acteur
Highlander   Russell Mulcahy Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez  
1987 Les Incorruptibles The Untouchables Brian De Palma Jim Malone Oscar du meilleur acteur dans un second rôle
Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle
1988 Presidio, base militaire, San Francisco The Presidio Peter Hyams Le Lieutenant-Colonel Alan Caldwell  
Drôles de confidences Memories of Me Henry Winkler Lui-même Caméo
1989 Family Business Family Business Sidney Lumet Jessie McMullen  
Indiana Jones et la Dernière Croisade Indiana Jones and the Last Crusade Steven Spielberg Le Professeur Henry Jones Sr  
1990 À la poursuite d'Octobre rouge The Hunt for Red October John McTiernan Le Commandant Marko Ramius  
1991 Robin des Bois, prince des voleurs Robin Hood: Prince of Thieves Kevin Reynolds Le Roi Richard Cœur de Lion  
La Maison Russie The Russia House Fred Schepisi Bartholomew "Barley" Scott Blair  
Highlander, le retour Highlander II: The Quickening Russell Mulcahy Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez  
1992 Medicine Man   John McTiernan Robert Campbell  
1993 Soleil levant Rising Sun Philip Kaufman Le Capitaine John Connor Producteur exécutif
1994 Un Anglais sous les tropiques A Good Man in Africa Bruce Beresford Le Dr Alex Murray  
1995 Juste Cause Just Cause Arne Glimcher Paul Armstrong Producteur exécutif
Lancelot, le premier chevalier First Knight Jerry Zucker Le Roi Arthur
1996 Rock The Rock Michael Bay John Patrick Mason Producteur exécutif
Cœur de dragon Dragonheart Rob Cohen Draco (voix)  
1998 Chapeau melon et bottes de cuir The Avengers Jeremiah S. Chechik Sir August de Wynter  
1998 La Carte du cœur Playing by Heart Willard Carroll Paul  
1999 Haute Voltige Entrapment Jon Amiel Robert Mac Dougal Producteur
2001 À la rencontre de Forrester Finding Forrester Gus Van Sant William Forrester  
2003 La Ligue des gentlemen extraordinaires The League of Extraordinary Gentlemen Stephen Norrington Allan Quatermain Co-producteur
2010 Sir Billi Sir Billi Sascha Hartmann Sir Billi (Voix) Film d'animation

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 16:40

Autour de Brigitte Bardot

 

 

 

 


Vie privée

Brigitte Bardot a été mariée quatre fois au cours de sa vie.

  1. du 20 décembre 1952 au 6 décembre 1957 avec Roger Vadim194 ;
  2. du 18 juin 1959 au 20 novembre 1962 avec Jacques Charrier194 ;
  3. du 14 juillet 1966 au 1er octobre 1969 avec Gunter Sachs194 ;
  4. le 16 août 1992 avec Bernard d'Ormale194.

Âgée de dix-huit ans, elle épouse en 1952 Roger Vadim. Lors du tournage de Et Dieu... créa la femme, elle tombe amoureuse de son partenaire Jean-Louis Trintignant36. Ses rapports avec Vadim deviennent ceux d'un frère et d'une sœur36. Le réalisateur réalise avec difficulté les scènes d'amours entre elle et Trintignant36. Marié à Stéphane Audran, il quitte tout pour aller vivre avec Bardot, qui en fait de même36. Elle dit plus tard : « J'ai vécu avec lui la période la plus belle, la plus intense, la plus heureuse de toute cette époque de ma vie36 ». Il la quitte en 1957 lorsqu'elle revient de Madrid où elle a de nouveau tourné sous la direction de Vadim dans Les Bijoutiers du clair de lune, persuadé qu'elle lui a été infidèle241. « Jean-Lou est parti parce que je ne l'en empêchais pas, parce que je ne savais plus où j'en étais57 ».

 

 

 

 

 

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Bardot et Sami Frey à Saint-Tropez en 1963.

 

 

 

 

Le 15 mai 1958, Brigitte Bardot achète la maison, La Madrague (Saint-Tropez), pour vingt cinq millions de francs français, sur la route des Canebiers, à Saint-Tropez46.

Elle connaît ensuite une brève liaison avec Gilbert Bécaud242. Puis, elle se marie pour la seconde fois après avoir rencontré Jacques Charrier sur le tournage de Babette s'en va-t-en guerre. Avec lui, elle aura son fils unique Nicolas Charrier en 1960. Ils divorcent en 1962, Brigitte ayant une aventure avec Sami Frey depuis La Vérité en 1960. « Sami, un être rare, sensible, angoissé et érudit qui resta longtemps l'homme de ma vie243 ». Il met un terme à leur relation alors qu'elle tourne Le Mépris du fait de sa liaison avec le musicien brésilien Bob Zagury.

En mai 1966, elle rencontre Gunter Sachs244. « J'avais déjà connu bien des hommes, j'avais aimé, vécu des passions, mais ce soir-là, je m'envolais, portée par Gunter dans un monde féérique, que je n'avais jamais connu et que je ne connaîtrais jamais plus245 ». Elle l'épouse en troisièmes noces près de deux mois après cette rencontre. Ils restent ensemble moins d'un an bien qu'ils ne divorcent que trois ans après leur mariage. Paris Match et Jours de France leur consacrent un numéro spécial et ne cessent de parler d'eux pendant un mois, tout comme les quotidiens internationaux Time, Life, Newsweek, La Stampa ou encore Spiegel246. Certains attendent même avec impatience 1973, ayant remarqué qu'elle se marie tous les sept ans246. Pendant leur voyage de noces à Tahiti247, elle est déçue par son attitude, la laissant seule pour partir rejoindre ses amis248. « À ce moment, j'ai compris que Gunter était un homme qui avait besoin de copains, de traditions, les femmes n'étant dans sa vie que les parures splendides mais artificielles d'une mise en scène théâtrale d'où il ne pouvait tirer la quintessence de son existence248 ». Ils ne se voient que très rarement : « En deux ans de mariage, je dus le voir l'équivalent de trois mois pleins249 ». Alors qu'il rêve de tourner un grand film pour elle, il veut présenter au Festival de Cannes un documentaire animalier, « sans aucun intérêt » selon Brigitte250. Il la menace de divorce si elle ne veut pas l'accompagner pour en faire la promotion. « Je haïssais Cannes. [...] Ce n'était pas pour aller présenter son film de merde que je changerais d'avis ! « Madame, me répondit Gunter, si vous n'acceptez pas, je divorce ! - Eh bien, divorcez, monsieur »250. » Même si elle se sait trompée, elle finit par accepter144. Leur relation ne cesse alors de se détériorer.

En 1967, elle enregistre, pour le Bardot Show, Harley-Davidson composé par Serge Gainsbourg avec qui elle se sent bien. « Ce fut un amour fou - un amour comme on en rêve - un amour qui restera dans nos mémoires et dans les mémoires150 ». Elle devient sa muse150. Pour essayer néanmoins de sauver son mariage, elle lui demande de ne pas sortir Je t'aime... moi non plus et chante pour lui Bonnie and Clyde ou encore Comic Strip. En mai 1968, alors qu'ils se trouvent à Rome, Gunter lui annonce son départ précipité pour les îles Canaries251. Elle reste néanmoins suspicieuse. C'est la femme de chambre de Gunter, Margaret, qui, par ailleurs ne cesse d'espionner Brigitte252, qui lui remet une lettre de rupture252. Sur les témoignages précis de sa femme de chambre, il lui explique qu'il ne peut plus accepter plus longtemps d'être « trahi dans sa propre demeure, ridiculisé et cocufié ouvertement devant ses amis et collaborateurs, et ses domestiques252! » Elle est atterrée par cette nouvelle, « J'avais déjà trompé Gunter, certes, il me l'avait rendu au centuple, mais cette fois ce n'était pas le cas et pourtant je sentais qu'il me serait impossible de me justifier252. »

Elle noue ensuite une relation avec Patrick Gilles qui dure deux ans80. En 1992, lors d'un dîner organisé par son avocat Maître Jean-Louis Bouguereau à Saint-Tropez, elle fait la connaissance de Bernard d'Ormale. « Un coup de foudre mutuel253 » dit-elle dans ses mémoires, « Il sera mon mari pour le reste de ma vie254 ».

Contrairement à ce que les journalistes prétendent, elle n'a pas de liaison avec Sean Connery durant le tournage de Shalako : « Sean ? Je l'ai découvert un soir à poil dans mon lit avec ses chaussettes... Il n'a pas fait long feu car je n'étais pas une James Bond Girl ! Je n'ai jamais succombé à son charme255. » Dans sa vie, elle dit n'avoir connu que 17 hommes254.

Nudité dans sa carrière

En 1956, Et Dieu... créa la femme fait d'elle une star. Mais, le scandale n'éclate que deux ans plus tard à l'Exposition universelle de Bruxelles de 1958 qui a pour thème le « Bien » et le « Mal »256. Dans celui qui prévient des méfaits de l'enfer se trouve une photo d'elle lorsqu'elle danse le mambo257. Son père, « fou de rage », va voir plusieurs archevêques et évêques de Paris, de France et de Navarre, tant et si bien que son effigie est retirée dix jours après. Pour longtemps, son image et sa vie sont toutefois associées au « scandale, à l'immoralité, au péché de la chair, au diable cornu, au symbole de la plus grande dépravation »256.

Sa position allongée nue sur le ventre de Et Dieu… créa la femme est reprise par Vadim dans Le Repos du guerrier en 1962, Jean Aurel dans Les Femmes ou Godard dans Le Mépris, rajoutant de piquants dialogues entre elle et Michel Piccoli :

« — Tu vois mon derrière dans la glace ?
— Oui
— Tu les trouves jolies mes fesses ?
— Oui... très.
— Et mes seins. Tu les aimes ?
— Oui, énormément.
— Qu'est-ce que tu préfères, mes seins, ou la pointe de mes seins ?
— Je sais pas, c'est pareil. »

En 1973, Vadim souhaite de nouveau créer le scandale avec un nouveau Et Dieu… créa la femme qu'il intitule Don Juan 73. Pour cela, Bardot, pour qui le film est un « calvaire178 », tourne une scène d'amour avec Jane Birkin177.

Pour elle, la nudité qu'elle a montrée correspond à de la « petite bière en comparaison de ce que l'on voit aujourd'hui »10.

Popularité

 

 

 

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Statue de Brigitte Bardot érigée à Búzios au Brésil.

 

 

 

 

Brigitte Bardot reste la star française la plus adulée, l'une des plus connues dans le monde et qui, dans les années 1960, rapporte autant de devises à la France que la régie Renault109,258. Son mari révèle dans l'émission 50 minutes inside qu'elle reçoit entre 60 et 80 lettres d'admirateurs par jour.

Brigitte Bardot a également été une icône de la mode avant la lettre. Tout ce qu'elle faisait ou portait était immédiatement imité par des dizaines de millions de femmes. C'est avec Arlette Nastat, la créatrice de Real rencontrée dès 1956, qu'elle trouvera pleinement son style vestimentaire (robe vichy, pantalon corsaire…) etc. Le fameux voyage à New-York montre pleinement la richesse de cette collaboration. Ensemble, elles créeront la ligne de vêtements « La Madrague » dans les années 1970, signant ainsi plus de 20 ans de complicité.

Brigitte Bardot fait également connaître par le grand public Saint-Tropez, sur la côte d'Azur, et Buzios, au Brésil. Une statue lui a même été érigée dans ce village, en guise de remerciement.

Bardot a été idolâtrée par John Lennon et Paul McCartney259,260. Les Beatles avaient prévu de faire un film avec elle, mais l'idée a cependant été abandonnée261.

La star européenne est une référence incontournable pour les Anglo-saxons. L'actrice britannique Joan Collins, qui tournait alors La Terre des Pharaons à Rome, a raconté comment toutes les femmes - y compris elle-même - copiaient son style vichy avant même Et Dieu... créa la femme262, et le scénariste Noël Howard (sur le même tournage) montra à Howard Hawks, qui cherchait des actrices à prendre sous contrat, des essais de la jeune femme ainsi que de sa copine Ursula Andress, mais aucune des deux n'appartenaient au type du réalisateur (découvreur de Lauren Bacall…)263. À la même époque, Kirk Douglas est ébloui par la starlette en bikini et envisage de l'emmener à Hollywood mais sa femme s'y oppose264.

Après que la tornade de Et Dieu... créa la femme a passé, Bardot devient la star la plus copiée au monde. Par exemple, Faye Dunaway reconnaît que les producteurs l'ont teinte à ses débuts en « blonde incendiaire façon Bardot »265. Plus étonnant : Robert Evans, par ailleurs grand ami d'Alain Delon, avec la complicité de ce dernier et à l'insu de Bardot, doit le début en fanfare de sa carrière de producteur (Love Story, Rosemary's Baby, Chinatown) à l'annonce du projet bidon d'une biographie de Maurice Chevalier avec Bardot en Mistinguett lors d'une conférence de presse qui fait sensation266.

Pour la scène du mambo dans Et Dieu... créa la femme de Roger Vadim, qui lui avait un jour dit « Tu seras un jour le rêve impossible des hommes mariés267 », elle est nommée 4e star la plus sexy en 2007 par le magazine Empire268.

Début février 2008, elle est désignée, après un sondage effectué auprès de plus de 8 000 personnes dans le monde, comme étant, internationalement, la deuxième plus belle femme, toutes générations confondues, juste derrière l'actrice Catherine Zeta-Jones269.

Retirée à Saint-Tropez depuis 2006, elle accepte rarement les entretiens. Elle reçoit néanmoins Michel Drucker et Mireille Dumas pour leurs émissions respectives Spécial Vivement Dimanche et Vie privée, vie publique à La Madrague. La journaliste de France 3 raconte :

« Nous l’avons filmée dans son cadre, là où elle vit... On découvre un endroit très simple, sans luxe, sans l’ostentation qui accompagne souvent l’argent. C’est une maison chaleureuse et qui lui ressemble. C’est d’ailleurs incroyable de la voir, elle, à la Madrague, alors qu’en face de sa maison mouillent des bateaux de milliardaires où le champagne coule à flots quelle que soit l’heure. Elle exprime d’ailleurs son sentiment sur cette débauche d’argent270. »

Elle continue d'être admirée par les actrices d'aujourd'hui. Katherine Heigl a déclaré vouloir l'interpréter sur grand écran271. Pamela Anderson dit d'elle : « Brigitte Bardot a toujours été pour moi un modèle. J'aime la femme qu'elle est et j'admire la militante sans compromis qu'elle est devenue, parce que son combat sans relâche relève, selon moi, de l'abnégation ». Mélanie Thierry croit qu'elle a su « traverser le temps et les genres. La plupart de ses films sont devenus cultes et peuvent aussi bien plaire aux gamines qu’aux femmes, aux intellos qu’aux amateurs de comédies grand public272. » Heather Graham fait de même pour la couverture du magazine Esquire en avril 2010, où elle reprend l'une des poses connues de Bardot d'après une séance de Sam Lévin de 1959 en serviette éponge rose272. Lors de plusieurs séances photos, Vanessa Paradis a également repris certaines poses de l'actrice272. De même que Kylie Minogue pour la pochette de son album Body language.

Malgré les années passées, Brigitte Bardot demeure un symbole de scandale et c'est elle encore qui fait la couverture de la première étude des archives de la censure cinématographique en France, couvrant la période 1945-1975, publiée en 2009273.

Son combat pour la protection animale est également très apprécié et ce, malgré plusieurs condamnations pour incitation à la haine raciale. Michel Serrault déclare : « Aujourd’hui, Brigitte Bardot consacre sa vie aux animaux. Elle est excessive ? Certainement. Son combat est sincère, passionné, un peu outrancier parfois, mais elle doit faire face à toutes sortes de gens (viandards, transporteurs d’animaux véreux, vivisecteurs...) qui ne sont pas l’expression la plus raffinée du genre humain. Pour sa carrière et pour sa croisade animalière, elle mérite le respect ». Paul Bocuse se dit « très sensible à la cause que cette star internationale continue de défendre » et Isabelle Adjani décrit les images d'elle sur la banquise comme « des instants d'éternité ».

Le 28 septembre 2009, jour de son 75e anniversaire, est célébrée à cette occasion, dans la ville de Boulogne-Billancourt, une exposition retraçant l'ensemble de sa vie274. Isabelle Adjani, qui lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques, se montre émue à la découverte de cette rétrospective275.

Controverses

Brigitte Bardot a été condamnée pour incitation à la haine raciale à cinq reprises, pour ses critiques envers l'immigration, l'abattage rituel des animaux, le métissage, certains aspects de l'homosexualité ou encore l'islam en France.

Article du Figaro

En 1996, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l'homme, qui lui reprochent les termes qu'elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de l'Aïd El-Kebir. « Depuis 16 ans, dit-elle, je me bats contre le sacrifice rituel des moutons lors de cette fête. C'est peut-être une grande fête, mais pour moi c'est une horreur ». Dans l'article Mon cri de colère, publié le 26 avril 1996, le président du tribunal note qu'il s'agit d'un « dérapage de l'ex-actrice sur la présence des musulmans en France » par ses écrits : « Et puis voilà que mon pays, la France, ma patrie, ma terre est de nouveau envahie, avec la bénédiction de nos gouvernements successifs, par une surpopulation étrangère, notamment musulmane, à laquelle nous faisons allégeance. De ce débordement islamique, nous devons subir à nos corps défendant, toutes les traditions. D'année en année, nous voyons fleurir les mosquées un peu partout en France alors que nos clochers d'églises se taisent faute de curés ». Elle est de nouveau condamnée pour les mêmes faits l'année suivante pour ses écrits dans le second tome de ses mémoires, Le Carré de Pluton, ainsi qu'une troisième fois en 2000 pour le pamphlet qu'elle écrit, intitulé Lettre ouverte à ma France perdue.

Dans l'émission Le Droit de savoir, elle s'explique : « Ce que je réprouve profondément, c'est que soi-disant pour une religion, pour un culte, pour un rituel, on en arrive à faire souffrir des animaux dans de telles conditions. C'est ce qui est à la base de tous les procès de racismes que l'on me fait à cause du fait que je m'attaque à une religion276 ».

Elle écrit que :

« Toutes ces ligues et associations qui attaquent, dénoncent, traînent en justice tout ce qui n’est pas politiquement correct, tout ce qui n’est pas pensée unique, au nom d’une haine qui doit être éradiquée, au nom d’événements porteurs de racisme à sens unique. Tous ceux-là sont l’image même de cette haine qu’ils combattent avec assiduité, de cette intolérance qu’ils fustigent. Ils épient, traquent, sont à l’affût du moindre signe, c’est l’Inquisition du XXIe siècle. Sans pitié, ils jugent, condamnent, jettent l’opprobre, crachent leur venin mortel sur tout ce qui sort du rang277. »

Un cri dans le silence

Elle renouvelle ses accusations en 2003, année où elle crée de nouveau le scandale en publiant Un cri dans le silence. Elle y exprime l'ensemble de ses idées personnelles sur la société française, et dévoile certains points de vue personnels. Elle critique ses compatriotes en s'attaquant plus particulièrement aux musulmans et à la France moderne, et prend à partie la télé-réalité278, la communauté homosexuelle, la restauration rapide279 ou les hommes politiques280, responsables selon elle de « la décadence du pays ». Elle revient également sur son passé d'actrice, glorifiant son époque et fustigeant sévèrement les productions modernes : « de la merde au sens propre comme au sens figuré »281.

Mouloud Aounit, président du MRAP, s'insurge contre elle : « Cet ouvrage est inacceptable. C'est un véritable appel au racisme, à la discrimination et à la violence282. »

Elle écrit dans ce livre :

« Je suis contre l'islamisation de la France ! Cette allégeance obligatoire, cette soumission forcée me dégoûtent. Me voici peut-être, encore fragilisée par l'ombre d'un procès, mais il n'est pas né celui qui m'empêchera de m'exprimer ! Nos aïeux, les anciens, nos grands-pères, nos pères ont donné leurs vies depuis des siècles pour chasser de France tous les envahisseurs successifs. Pour faire de notre pays une patrie libre qui n'ait pas à subir le joug d'aucun étranger. Or, depuis une vingtaine d'années, nous nous soumettons à une infiltration souterraine et dangereuse, non contrôlée, qui, non seulement ne se plie pas à nos lois et coutumes, mais encore, au fil des ans, tente de nous imposer les siennes283. »

En ce qui concerne l'homosexualité, elle déclare : « Certains homosexuels ont toujours eu un goût et un talent plus subtil, une classe, une envergure, une intelligence, un esprit, un esthétisme qui les différenciaient du commun des mortels jusqu’à ce que tout ça dégénère en lopettes de bas étage, travelos de tous poils, phénomènes de foire, tristement stimulés dans cette décadence par la levée d’interdits qui endiguaient les débordements extrêmes284 ». Elle se défend cependant d'être homophobe et fait parvenir une lettre au magazine gay Tribu Move où elle explique que selon elle :

« Les homosexuels sont des gens comme les autres avec leurs qualités et leurs défauts et parmi lesquels je trouve mes meilleurs amis. Je trouve dommage pour tous les homos que certains d'entre eux se marginalisent, revendiquant des droits (mais lesquels ?, puisque l'homosexualité existe depuis la nuit des temps), en ridiculisant et en parodiant lors des Gay pride une préférence sexuelle que personne ne conteste. Personnellement, je trouve le Pacs inutile, mais encore une fois je m'en tamponne. Enfin, je n'ai jamais fait l'amalgame avec la pédophilie que je condamne sévèrement. C'est une horreur ! Homosexuels, mes amis de toujours, restez tels que vous êtes et continuez de m'accepter telle que je suis, avec mon pire et avec mon meilleur285. »

Elle est néanmoins condamnée à 5 000 euros d'amende pour ses propos.

Cinquième condamnation

Le 3 juin 2008, le tribunal correctionnel de Paris la condamne à 15 000 euros d'amende pour « incitation à la haine raciale »286 en raison de propos tenus dans une lettre publique adressée à Nicolas Sarkozy en 2006, sur l'égorgement rituel des moutons sans étourdissement préalable lors de la fête de l'Aïd el-Kebir par les musulmans.

Elle y déclare notamment : « Il y en a marre d'être menés par le bout du nez par toute cette population qui nous détruit, détruit notre pays en imposant ses actes287. ». L'un de ses amis proches, Henri-Jean Servat, prend sa défense dans l'émission 50 minutes inside : « Brigitte Bardot n'est pas raciste. Brigitte Bardot veut qu'on arrête de martyriser les animaux. L'animal est pour elle, comme pour beaucoup de gens, un être vivant qu'on doit respecter, qu'on ne doit pas martyriser. Elle a voulu faire entendre ce combat288 ». Elle se dit écœurée par « le harcèlement des associations. Je ne me tairai que lorsque les étourdissements seront pratiqués286 ».

Beaucoup expliquent ses propos controversés par sa proximité avec Jean-Marie Le Pen. Son mari, Bernard d'Ormale, est d'ailleurs proche du Front national. Mais elle a toujours contesté ces affirmations :

« Mon mari, il a le droit de penser ce qu'il veut. Il a le droit de faire ce qu'il veut. Je ne vais pas commencer à régenter ses opinions. Moi, j'ai les miennes qui sont pas du tout les mêmes que lui. Je suis de droite, ça on le sait. Je ne suis pas du Front national. Alors après on me traite de fasciste, de nazi, de chemise brune276... »

En 2012, lors de la campagne pour les élections présidentielles, elle prend position en faveur de Marine Le Pen, qui est selon elle « la seule à dénoncer avec force et courage la situation »289.

Carrière

Filmographie

Année Titre du film Rôle Réalisateur Partenaires
1952 Le Trou normand Javotte Lemoine Jean Boyer Bourvil, Jane Marken,
Roger Pierre, Jeanne Fusier-Gir
Manina, la fille sans voiles Manina Willy Rozier Howard Vernon, Jean Droze,
Jean-François Calvé
Les Dents longues La femme du témoin au mariage Daniel Gélin Roger Vadim, Daniel Gélin,
Danièle Delorme
1953 Le Portrait de son père Domino André Berthomieu Jean Richard, Michèle Philippe,
Mona Goya, Frédéric Duvallès
Un acte d'amour (Act of Love) Mimi Anatole Litvak Kirk Douglas
Si Versailles m'était conté... Mademoiselle de Rosille Sacha Guitry Jean Marais
1954 Haine, Amour et Trahison (Tradita) Anna Mario Bonnard Pierre Cressoy, Lucia Bosé,
Giorgio Albertazzi, Camillo Pilotto
Le Fils de Caroline Chérie Pilar d'Aranda Jean-Devaivre Jean-Claude Pascal, Magali Noël,
Jacques Dacqmine
1955 Futures Vedettes Sophie Marc Allégret Jean Marais, Isabelle Pia,
Denise Noël, Lila Kedrova
Rendez-vous à Rio (Doctor at Sea) Hélène Colbert Ralph Thomas Dirk Bogarde, Brenda De Banzie,
James Robertson Justice
Les Grandes Manœuvres Lucie René Clair Gérard Philipe, Michèle Morgan, Yves Robert,
Jacques Fabbri
La Lumière d'en face Olivia Marceau Georges Lacombe Raymond Pellegrin, Roger Pigaut
Cette sacrée gamine Brigitte Latour Michel Boisrond Jean Bretonnière, Françoise Fabian,
Michel Serrault, Jean Poiret
1956 Les Week-ends de Néron (Mio figlio Nerone) Poppée Steno Alberto Sordi, Vittorio De Sica,
Gloria Swanson
En effeuillant la marguerite Agnès Dumont Marc Allégret Daniel Gélin, Darry Cowl,
Robert Hirsch
Et Dieu… créa la femme Juliette Hardy Roger Vadim Curd Jürgens, Christian Marquand,
Jean-Louis Trintignant
La mariée est trop belle Chouchou Pierre Gaspard-Huit Micheline Presle, Louis Jourdan,
Marcel Amont, Roger Dumas
Hélène de Troie Andraste Robert Wise Rossana Podesta, Jacques Sernas
1957 Une Parisienne Brigitte Laurier Michel Boisrond Charles Boyer, Henri Vidal,
André Luguet
1958 Les Bijoutiers du clair de lune Ursula Roger Vadim Stephen Boyd, Alida Valli,
Fernando Rey 
En cas de malheur Yvette Maudet Claude Autant-Lara Jean Gabin, Franco Interlenghi,
Nicole Berger, Annick Allières 
1959 La femme et le pantin Éva Marchand Julien Duvivier Michel Roux, Antonio Vilar,
Jacques Mauclair, Lila Kedrova
Babette s'en va-t-en guerre Babette Christian-Jaque Jacques Charrier, Francis Blanche,
Hannes Messemer
Voulez-vous danser avec moi ? Virginie Dandieu Michel Boisrond Henri Vidal, Noël Roquevert,
Dawn Addams, Dario Moreno
1960 L'Affaire d'une nuit La femme au restaurant Henri Verneuil Jacques Charrier
La vérité Dominique Marceau Henri-Georges Clouzot Sami Frey, Charles Vanel,
Paul Meurisse, Marie-José Nat
1961 La bride sur le cou Sophie Roger Vadim Jacques Riberolles, Michel Subor,
Claude Brasseur
Les amours célèbres, sketch Agnès Bernauer Agnès Bernauer Michel Boisrond Alain Delon, Suzanne Flon,
Jean-Claude Brialy
1962 Vie privée Jill Louis Malle Marcello Mastroianni,
Nicolas Bataille, Dirk Sanders
Le repos du guerrier Geneviève Le Theil Roger Vadim Robert Hossein, Jean-Marc Bory,
Jacqueline Porel
1963 Paparazzi elle-même Jacques Rozier Michel Piccoli, Jack Palance,
Fritz Lang, Jean-Luc Godard
Le Mépris Camille Javal Jean-Luc Godard Michel Piccoli, Jack Palance,
Fritz Lang, Giorgia Moll
Une ravissante idiote Penelope Lightfeather Édouard Molinaro Anthony Perkins, Grégoire Aslan,
André Luguet, Paulette Dubost
1964 Marie Soleil Apparition (non créditée) Antoine Bourseiller  
Chère Brigitte (Dear Brigitte) elle-même Henry Koster James Stewart, Bill Mumy
1965 Viva María ! Maria I Louis Malle Jeanne Moreau, George Hamilton,
Claudio Brook, Paulette Dubost
1966 Masculin féminin elle-même (non créditée) Jean-Luc Godard Antoine Bourseiller,
Jean-Pierre Léaud
1967 À cœur joie Cécile Serge Bourguignon Laurent Terzieff, Jean Rochefort,
James Robertson Justice
1968 Histoires extraordinaires, sketch William Wilson Giuseppina Louis Malle Alain Delon
Shalako Comtesse Irina Lazaar Edward Dmytryk Sean Connery, Peter van Eyck,
Stephen Boyd
1969 Les femmes Clara Jean Aurel Maurice Ronet, Anny Duperey,
Jean-Pierre Marielle
1970 L'ours et la poupée Félicia Michel Deville Jean-Pierre Cassel, Daniel Ceccaldi,
Xavier Gélin, Georges Claisse
Les novices Agnès Guy Casaril Annie Girardot, Jean Carmet,
Noël Roquevert
1971 Boulevard du rhum Linda Larue Robert Enrico Lino Ventura, Guy Marchand,
Jess Hahn
Les pétroleuses Louise Christian-Jaque Claudia Cardinale, Georges Beller,
Micheline Presle
1973 Don Juan 73 ou si Don Juan était une femme Jeanne Roger Vadim Mathieu Carrière, Maurice Ronet,
Jane Birkin, Robert Hossein
L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot Trousse-Chemise Arabelle Nina Companeez Francis Huster, Francis Blanche,
Marie-Georges Pascal

Théâtre

Discographie

  • 1962 : Sidonie (Super 45T) : Bande originale du film Vie privée
  • 1962 : Tiens, c'est toi ! (Inédit) : La Leçon de guitare
  • 1963 : Brigitte Bardot (33 T) : L'Appareil à sous, Les Amis de la musique, El Cuchipe, Je me donne à qui me plait, L'Invitango, C'est rigolo, La Madrague, Pas d'avantage, Everybody loves my baby, Rose d'eau, Noir et blanc, Faite pour dormir
  • 1963 : L'Appareil à sous (Super 45 T) : El cuchipe, La Madrague, Les amis de la musique
  • 1964 : Invitango (Super 45 T) : Noir et blanc, Everybody loves my baby, C'est rigolo
  • 1964 : Ça pourrait changer (Super 45 T) : À la fin de l'été, Je danse donc je suis, jamais trois sans quatre
  • 1964 : B.B. (33 T) : Moi je joue, Une histoire de plage, Ça pourrait changer, À la fin de l'été, Ne me laisse pas l'aimer, Maria Nimguem, Je danse donc je suis, Mélanie, Ciel de lit, Un jour comme un autre, Les Cheveux dans le vent, Jamais trois sans quatre
  • 1964 : Une histoire de plage (45 T) : Les Cheveux dans le vent, Ne me laisse pas l'aimer, Mélanie
  • 1965 : Bubble gum (Super 45 T) : Je manque d'adjectif, Les hommes endormis, Les omnibus
  • 1965 : Viva Maria! (33 T) Bande originale du film : Paris, Paris, Paris - Maria, Maria - Ah ! Les p'tites femmes de Paris (Duo avec Jeanne Moreau)
  • 1966 : Le soleil (Super 45 T) : On déménage, Gang Gang, Je reviendrai toujours vers toi
  • 1967 : Je t'aime… moi non plus (Inédit) : En duo avec Serge Gainsbourg
  • 1967 : Harley Davidson (45 T) : Contact
  • 1968 : Bonnie and Clyde (33 T / Special Show) : Bonnie and Clyde, Bubble gum, Comic strip, Un jour comme un autre, Pauvre Lola (S.G), La Madrague, Intoxicated man (S.G), Everybody loves my baby, Baudelaire (S.G), Docteur Jekyll et Mister Hyde (S.G)
  • 1968 : Bonnie and Clyde (45 T) Version anglaise : Comic strip
  • 1968 : Brigitte Bardot Show (33 T) : Harley-Davidson, Marseillaise générique, Mister sun, Ay ! Que viva la sangria, Ce n'est pas vrai, Gang gang, Saint-Tropez, Port Grimaud, Oh ! Qu'il est vilain, Paris, Je reviendrai toujours vers toi, On déménage, Le diable est anglais, David B, Contact
  • 1969 : La Fille de paille (45 T) : Je voudrais perdre la mémoire
  • 1970 : Tu veux ou tu veux pas (Super 45 T) : Mon léopard et moi, John et Michael, Depuis que tu m'as quittée
  • 1970 : Nue au soleil (45 T) : C'est une bossa nova
  • 1970 : Les Novices (45 T) Bande originale du film : Chacun son homme (Duo avec Annie Girardot)
  • 1971 : Boulevard du rhum (45 T) Bande originale du film : Sur le Boulevard du rhum, Plaisir d'amour (duo avec Guy Marchand)
  • 1973 : Vous ma lady (45 T) : En duo avec Laurent Vergez, Tu es venu mon amour
  • 1973 : Le Soleil de ma vie (45 T) : En duo avec Sacha Distel
  • 1982 : Toutes les bêtes sont à aimer (45 T) : La Chasse

Récompenses

Comparée aux autres artistes de son époque et au nombre de films qu'elle a tournés, Brigitte Bardot n'a pas reçu un nombre très important de récompenses cinématographiques :

  • 1957 : Victoires du cinéma Français.
  • 1958 : 1er prix de popularité.
  • 1959 : 1er prix de popularité.
  • 1960 : 1er prix de popularité.
  • 1960 : prix David di Donatello (meilleure actrice pour le film la Vérité).
  • 1961 : 1er prix de popularité.
  • 1966 : prix de l'Étoile de Cristal (meilleure actrice pour le film Viva Maria!)
  • 1967 : prix Bambi.
  • 1967 : Triomphe du cinéma français.
  • 1969 : Triomphe du cinéma français.

Elle est 66e au classement des « 100 plus grands Français de tous les temps », établi en mars 2005 pour France 2.

Pour son combat envers les animaux, elle a reçu différents prix et honneurs.

  • 1980 : Étoile de la paix (grade de chevalier).
  • 1980 : Médaille de la ville de Trieste (Italie).
  • 1985 : Médaille de la ville de Lille.
  • 1989 : Prix de la paix au mérite humanitaire.
  • 1992 : Global 500 (Prix du programme des Nations unies pour l'environnement).
  • 1994 : Grande médaille de la ville de Paris.
  • 1994 : Love of animals award (Espagne).
  • 1995 : Grande médaille de la ville de Saint-Tropez.
  • 1996 : Médaille de la ville de La Baule.
  • 1996 : Prix Paul Léautaud pour son livre Initiales B.B..
  • 1997 : Prix Chianciano (Italie) pour son livre Initiales B.B..
  • 1997 : Prix de l'écologie / Club Unesco du Dodécanèse (Grèce).
  • 1997 : Médaille de la ville d'Athènes.
  • 2001 : Peta humanitarian Award (États-Unis).
  • 2002 : Prix My Way (Autriche).
  • 2003 : Prix des intellectuels indépendants pour son livre Un cri dans le silence.
  • 2007 : Free Thinker (Ukraine). Prix spécial du jury de l'International Rights Film Festival pour sa contribution aux droits des animaux et la protection de la nature
  • 2008 : Prix Fondation Altarriba (Espagne).

 

 

 

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3 février 2013 7 03 /02 /février /2013 16:23

De Serge Gainsbourg à Shalako (1968-1969)

 

 

 


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Serge Gainsbourg.

 

 

 

 

Sa relation avec Gunter Sachs se détériore de jour en jour147. Son agent en profite pour lui faire signer le western Shalako avec Sean Connery148, dont elle ne lira jamais le script149 et enregistre peu après les chansons La Madrague, Le soleil, Harley-Davidson puis le cadeau d'amour de Serge Gainsbourg : Je t'aime... moi non plus150 ainsi que Comic strip et Everybody loves my baby. Indépendamment de la complicité artistique qui existe entre eux, la comédienne-chanteuse ne résiste pas longtemps au charme singulier de l'homme à la « tête de chou »10. « La beauté c'est quelque chose qui peut être séduisant un temps. Ça peut être un moment de séduction. Mais l'intelligence, la profondeur, le talent, la tendresse, c'est bien plus important et ça dure beaucoup plus longtemps » dit-elle plus tard10. Sur les conseils de son agent, pour ne pas faire un scandale mondial qui ternirait son image à cause de Sachs151, elle demande à Serge Gainsbourg de ne pas diffuser Je t'aime moi non plus et de la remplacer par une autre, Bonnie and Clyde152.

Puis c’est le départ en Espagne pour les besoins de Shalako, qui, selon ses dires, est l'un des plus mauvais films de sa carrière153. Son peu d’intérêt pour le tournage la fait arriver souvent en retard sur le plateau154, ce qui n'est pas pour plaire au metteur en scène (Edward Dmytryk, figure de Hollywood) qu'elle décrit comme « dur, froid, il avait des exigences militaires155 ». La première mondiale du film a lieu à Hambourg le jour de son anniversaire et elle avoue ne pas plus en comprendre l'histoire, qui n'a selon elle aucun intérêt156, que l’ovation qu’il reçoit lors de sa première156. Au box-office mondial, le film est cependant un échec157 et les critiques en majorité négatives. Jean de Baroncelli écrit dans Le Monde : « On se demande vraiment quelles raisons secrètes ont bien pu pousser Brigitte Bardot à accepter ce rôle (?) qu'elle tient dans Shalako. Si ce fut l'envie de changer d'emploi et d'incarner les héroïnes de western, elle s'est complètement trompée de scénario158,159. »

Elle répond favorablement aux deux projets qu'on lui présente : Les Femmes et L'Ours et la Poupée. Le premier dirigé par Jean Aurel, (qu'elle avait fait remplacer dans La Bride sur le cou « tant il était nul et sans talent160 ! ») est un film à petit budget qui doit se tourner en décors naturels160. Elle le juge « sans intérêt160 ». Mal reçu par la critique, ce sera un échec commercial161.

Entre temps François Truffaut prépare le tournage de La Sirène du Mississippi, dont elle aimerait avoir le rôle féminin, mais le cinéaste lui préfère Catherine Deneuve. Le film n'est pas un succès et à sa sortie, Bardot déclare : « Je suis ravie que ce soit un tel bide, parce que c'est bien fait. On me l'a piqué d'une manière tellement ignoble. J'étais folle de rage142. »

De L'Ours et la Poupée aux Pétroleuses (1970-1971)

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Lino Ventura, son partenaire de Boulevard du rhum.

 

 

 

 

Quant à L'Ours et la Poupée, la préparation en est extrêmement professionnelle162. Un film « magnifique » selon Bardot163. « J'ai de très bons souvenirs de ce film. Je m'entendais à merveille avec tout le monde, ce qui est un exploit163 ! » La sortie des deux films se fait à quelques mois près, le second permettant de faire oublier le premier163. Elle déclare : « L'Ours et la Poupée est un peu le Et Dieu... créa la femme des années 70. J'ai été recréée par Michel Deville164. »

 

 

 

 

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Claudia Cardinale, sa partenaire dans Les Pétroleuses.

 

 

 

 

Son agent s'inquiètant de ne pas recevoir beaucoup de propositions lui conseille d'accepter Les Novices, une comédie avec Annie Girardot. « C'est vrai que l'idée était bonne, c'est le film qui ne le fut pas ! Mais alors pas du tout165 ! » Bardot trouve l'histoire faible mais améliorable si le metteur en scène, Guy Casaril, « avait eu du talent165 ». Ce dernier doit être remplacé. À sa sortie, le film reçoit des critiques mitigées. Certains trouvent le film « amusant166 », d'autres, au contraire écrivent « Rarement le cinéma français est tombé si bas dans l'ignorance167 »168.

Tandis que Claude Chabrol remplace Cazaril à la direction du film pour essayer d'en tirer le meilleur, Robert Enrico prépare Boulevard du rhum, un film sérieux, professionnel, long et difficile, dans lequel Lino Ventura doit jouer169. On propose à Bardot le rôle de Linda Larue, star des années 1925, idole et amour inaccessible du marin Cornélieus169. Celle-ci accepte, malgré son aversion pour les voyages à l'étranger. Elle y chante Plaisir d'amour en duo avec Guy Marchand et donne sa dernière grande comédie après L'Ours et la Poupée.

 

 

 

 

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Brigitte Bardot en Marianne par Aslan.

 

 

 

 

Sachant à peine de quoi il s'agit, elle donne son accord pour Les Pétroleuses, une comédie de Christian-Jacques tournée en Espagne, que Claudia Cardinale a accepté de jouer à condition de l'avoir comme partenaire170. Brigitte Bardot doit assurer elle-même ses scènes à cheval, qui font éclater de rire Claudia Cardinale. « Claudia était rompue à l'équitation. Je la faisais rire aux larmes dès que, lancée dans un galop effréné par un assistant qui avait envoyé une bourrade dans le cul de mon cheval, je hurlais des « maman, au secours » cramponnée à ma selle ou à la crinière du pauvre animal171 ». Le tournage se poursuit avec le moment de la bagarre mémorable qu'elle doivent se livrer, pour la possession d'un ranch, et qui dure une semaine. Sept jours pendant lesquels elles passent leur temps à s'envoyer des coups de poing d'homme et à mordre la poussière à tour de rôle. « Le plus dur fut d'esquiver, en faisant croire que nous avions reçu le coup ! Deux ou trois fois, je me retrouvai avec la lèvre fendue. La pauvre Claudia eut un début d’œil au beurre noir. Cette bagarre sans pitié nous rapprocha. La scène finie, nous tombions dans les bras l'une de l'autre, nous excusant de nos maladresses mutuelles169 ». Les deux femmes ne se reverront que 23 ans plus tard, lors d'une cérémonie au théâtre Wagram organisée par Jacques Chirac en 1994 pour la remise de la médaille de la Ville de Paris172.

Le succès de ses deux derniers films, Boulevard du rhum et Les Pétroleuses173, la laisse indifférente174. Brigitte Bardot est alors choisie pour être le modèle du buste de Marianne175, trônant dans toutes les mairies de France. En acceptant, la célèbre comédienne devient la première femme à prêter ses traits au symbole français. Le buste est réalisé par le sculpteur Aslan176.

Roger Vadim souhaite faire un nouveau Et Dieu... créa la femme177 en lui proposant d'interpréter le rôle de Don Juan en femme178. Elle signe pour ce film qui fait d'elle, à la fin de sa carrière, « l'actrice la moins appréciée, la plus exposée à l'ingratitude d'un public qui m'avait vénérée pendant vingt ans178 ! » Ce film est un calvaire pour elle178. Elle le trouve « sans intérêt » malgré tous ses partenaires de talent : Maurice Ronet, Robert Hossein, Mathieu Carrière et Jane Birkin177.

Un dernier film : Colinot-Trousse Chemise (1973)

Elle rentre à Paris une fois le film terminé, et son agent lui soumet le scénario de L'Histoire très bonne et très joyeuse de Colinot trousse-chemise. Nina Companeez, que Bardot aime bien, en est l'auteur et doit le mettre en scène, avec Francis Huster dans le rôle de Colinot179. Sa participation, très courte, ne doit durer qu'une semaine et, après le flop de Don Juan 73, son agent pense que ce projet est bien choisi179. Après avoir lu et apprécié, elle signe et se rend dans le Sud-Ouest.

En attendant, elle rencontre Jean-Pierre Elkabbach qui veut absolument qu'elle participe à son émission, généralement réservée aux hommes : Actuel 2179. Elle doit être confrontée à quatre journalistes, pendant une heure et en direct. « C'était un terrible risque à prendre, j'en fus malade de trac huit jours avant et huit jours après, mais je le pris ! Après tout qu'avais-je à perdre ? J'avais tant à y gagner ! Le public ne connaissait pas la vraie Brigitte. Je passais depuis des années pour une ravissante idiote que je n'étais pas. Il était temps de le faire savoir179 ! » Le 9 avril, les Français la découvrent totalement différente de celle qu'ils imaginaient. « On m'avait fouillée jusqu'aux tripes, jusqu'aux moindres recoins de mon intimité, je m'en étais sortie avec des pirouettes humoristiques, laissant à d'autres moments parler mon cœur et ma tête180! » Dix millions de téléspectateurs suivent l'émission et beaucoup la redemandent180. Une rediffusion a lieu quatre mois plus tard.

Sur le tournage de Colinot, elle ne s'estime plus dans son rôle et, se regardant dans un miroir, se trouve « stupide » avec son déguisement181. « Tout cela me sembla dérisoire, superflu, ridicule, inutile181 ». C'est à ce moment qu'elle décide d'arrêter définitivement ce métier181. Le soir, elle annonce un scoop à Nicole Jolivet, journaliste de France Soir qui se trouve là par hasard : « J'arrête le cinéma, c'est fini, ce film est le dernier - j'en ai marre181 ! » C'est un raz-de-marée médiatique181. Tous les journaux du monde reprennent l'information181. « Je me sentis allégée d'un poids terrible182 ».

Elle ne revint jamais sur cette décision, malgré le très grand nombre de propositions « parfois tentantes » que reçoit son agent depuis182, comme la proposition de tourner un film avec Marlon Brando, pour un cachet s'élevant à un million de dollars américains183. Néanmoins, elle se montre intéressée par une éventuelle adaptation du roman d'Albert Cohen, Belle du Seigneur184. Elle déclare même au Monde : « Je vais encore faire un film, mais il faut que ce soit quelque chose de fantastique. C'est pourquoi je serai très prudente sur le choix du scénario »185, mais elle annonce néanmoins mettre un terme définitif à sa carrière en 1975185.

La dernière image du dernier plan de son dernier film, le 48e de sa carrière, la montre une colombe à la main, symbole de sa vie future consacrée aux animaux. Le 6 novembre 1973, elle se fait le serment que son nom, sa gloire, sa fortune et sa force lui serviront à les aider jusqu'à sa mort, à se battre pour eux, à les venger, à les aimer et à les faire aimer186.

Premiers pas dans la défense animale

La chasse aux phoques (1973-1978)

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Un blanchon.

 

 

 

 

Pendant trois ans, par ses propres moyens, Brigitte Bardot essaie de faire de son mieux pour les animaux187. Elle se fait porte-parole de la SPA et lance des appels en faveur des chiens abandonnés184.

En 1976, elle rejoint Brian Davis de l'IFAW, et déclenche une vaste campagne internationale pour dénoncer la chasse aux phoques188 après avoir vu un documentaire à ce sujet189. Pratique ancienne des Inuits de la région arctique, qui s'en servent pour maints usages en récupérant la viande, la fourrure, la graisse (ou l'huile) et les os, la chasse permet de nourrir pendant sept mois quelque 15 000 familles de pêcheurs (en hausse)190.

Mais ce sont les méthodes employées qui consternent l'actrice. En effet, les phoques âgés de 15 jours à peine sont assommés à coups de massue, puis dépecés sur place, parfois encore conscients188. Bardot mène alors une manifestation devant l'ambassade de Norvège et de nombreuses interventions médiatiques remuent l'opinion publique mais ne suffisent pas à faire changer d'avis les responsables de la chasse188.

Le 15 mars 1977, le président français Valéry Giscard d'Estaing interdit l'importation de peaux de phoques en France188. Le 20 mars 1977, celle qui est encore une star aux yeux du monde entier se rend au Canada, sur les glaces polaires de Blanc-Sablon, afin d'y dénoncer la chasse aux blanchons pour leur fourrure. Elle entreprend alors un combat qui va changer sa vie10. Son périple dure cinq jours sous une pression médiatique inouïe189. À son arrivée, elle crie aux chasseurs « Canadiens, assassins »189 et déclare lors de sa conférence de presse :

« Si je suis venue ici, ce n'est pas pour faire du tourisme ou pour me faire photographier comme au Festival de Cannes. [...] Nous sommes ici pour trouver une solution au problème qui se pose mondialement et nous supplions, Monsieur Weber et moi, et le monde entier, le gouvernement canadien de trouver une solution à ce problème. De toute façon, quoi qu'il arrive, le phoque est en voie de disparition. [...] Il faut que vous vous disiez, même si la chasse au phoque existe depuis 300 ans, que les traditions changent et seuls les imbéciles ne changent pas d'avis. »

— Brigitte Bardot, Conférence de presse au Canada, 1977.

 

 

 

 

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Isabelle Adjani en 2009.

 

 

 

 

Dans son combat, Bardot est soutenue par de nombreuses personnalités, telles Isabelle Adjani, Kim Basinger, Tippi Hedren, Ursula Andress et Johnny Hallyday191.

Le 28 mars 1983, après l'avoir reçue au Conseil de l'Europe, l'Union européenne interdit l'importation des peaux et de fourrures de bébés phoques harpés (à manteau blanc) et de bébés phoques à capuchon (à dos bleu)188,192. Dès lors, la chasse connaît une forte diminution. En effet, 20 000 phoques sont abattus en 1985 contre 200 000 en 1981192.

Une dernière chanson (1980-1988)

Pour prolonger l'action qu'elle vient de mener, elle publie en 1978 un livre illustré destiné aux enfants, Noonoah, le petit phoque blanc, racontant la vie d'un bébé phoque sauvé des chasseurs par un Inuit. En 1982, elle reprend à titre exceptionnel le chemin des studios d'enregistrement pour une dernière chanson, en hommage aux animaux : Toutes les bêtes sont à aimer.

En mars 1980, TF1 diffuse un reportage sur les conditions d'abattage des chevaux et révèle que la France est le 2e pays d'Europe à en manger. Scandalisée, Brigitte Bardot réagit le lendemain en demandant aux Français de ne plus le faire :

« Il y a des tas de pays qui ne mangent pas de chevaux et qui ne se portent pas plus mal pour autant. Je trouve ça dégueulasse et puis la façon dont on les transporte que ce soit par bateau ou par train. Ils arrivent dans des conditions abominables. Quand ils ont les pattes cassées, on les jette par dessus bord, vivants. [...] Les Français n'ont qu'à plus manger de viande de cheval et puis c'est tout. Pourquoi on ne mange pas de chien ou de chat ? Les Français pensent qu'à bouffer. Ils sont gros et gras, et meurent d'un infarctus, et les femmes font des régimes. Qu'ils mangent moins, et qu'ils commencent par arrêter de manger du cheval. C'est dégoûtant193. »

Elle décrit les abattoirs comme « une vision proche de l'enfer187. »

En 1984, Brigitte Bardot apprend qu'elle est atteinte d'un cancer du sein. Elle refuse de se faire soigner, pensant qu'il s'agit de son destin, et part vivre à Saint-Tropez[Quoi ?]194. Là, son amie, l'actrice Marina Vlady réussit à la convaincre de commencer un traitement qui se termine par sa totale guérison194. L'année suivante, elle est élevée au grade de Chevalier de la Légion d'honneur par le président François Mitterrand. « Ma légion d'honneur, je la dédie aux animaux qui souffrent195. » L'ancienne actrice ne vient néanmoins pas chercher sa décoration[réf. nécessaire].

En 1986, 19 ans après son enregistrement, elle propose à Serge Gainsbourg de ressortir Je t'aime… moi non plus. La chanson, chantée entretemps par Jane Birkin, connaîtra un succès certain.

Alors qu'elle refuse toute interview sur le cinéma depuis sa retraite, elle brise le silence dans Studio Magazine en 1988 et conclut par ces mots : « Rien n'est jamais à refaire... Mais tout reste à faire196 ».

Combats menés à travers la fondation Brigitte-Bardot

Création de la fondation (1986-1992)

En 1986, Bardot crée à Saint-Tropez la Fondation Brigitte-Bardot, organisme ayant pour objet la protection des animaux. Pour la faire reconnaître d'utilité publique, elle disperse aux enchères les objets de son ancienne gloire : bijoux, effets personnels, robes ou encore des photos et affiches, pour la plupart dédicacées. Elle déclare alors : « J'ai donné ma jeunesse et ma beauté aux hommes. Que je donne ma sagesse et mon expérience et le meilleur de moi-même aux animaux10 ». Elle réussit à obtenir les trois millions de francs nécessaires en grande partie grâce à la vente du diamant que lui avait offert Gunter Sachs183, « l'immense diamant qu'il m'avait donné, qui a été une grande part de l'argent que j'ai récupéré. C'est lui qui l'a racheté. Il me l'a pas redonné parce qu'il se serait dit elle va encore le revendre pour les animaux. Mais enfin, il l'a racheté et m'envoie de temps en temps de belles sommes pour la fondation10 ». Cette dernière, dont l'action prend de plus en plus d'ampleur, s'installe d'abord au 45 rue Vineuse à Paris, puis au 28 de la même rue.

Elle accompagne la création de sa fondation d'une série télévisée S.O.S. Animaux (de 1989 à 1992) qui évoque tour à tour le trafic de l'ivoire, les expériences sur les animaux de laboratoires, les conditions des bêtes d'abattoirs, le transport des chevaux, le trafic des animaux exotiques ou l'abus de la chasse10. Pour toutes ces causes, elle mobilise l'opinion en France et partout dans le monde, sollicitant l'appui de nombreuses personnalités, de chefs d'États, du dalaï-lama et du pape Jean-Paul II10. « Je ne peux pas mener cette fondation sans être politique. J'ai vu tous les ministres de l'agriculture. Tous les ministres de l'écologie depuis qu'ils ont été nommés. Tous les ministres de l'intérieur. J'ai vu trois présidents de la république et je suis dans une merde pas possible parce que personne ne m'aide10 ».

Afin d'en augmenter le capital et d'obtenir la reconnaissance d'utilité publique, elle fait don de sa propriété La Madrague à sa fondation192 et celle-ci est finalement déclarée d'utilité publique par le Conseil d’État en 1992192,197. La même année, grâce aux donations, elle fait l’acquisition dans l'Eure d’un domaine de 8 hectares, La Mare Auzou, afin d’y créer un refuge pour les animaux192. Toujours en 1992, elle épouse Bernard d'Ormale, le 16 août, en quatrièmes noces.

Combats, hommages et controverses (1993-2005)

Elle est admirée et critiquée pour ses combats pour la protection des animaux. Déjà, en 1990, Marlene Dietrich avait déclaré à Paris Match198 :

« Brigitte Bardot est encore une légende vivante mais elle est devenue tellement bizarre qu'il est impossible de lui garder intact son aura d'autrefois. L'admiration qu'elle voue aux chiens est effarante, quand on pense à l'horreur dans laquelle se bat le monde, face à la mort, la douleur, la misère et au désespoir des enfants malades et affamés199. »

En 1993 est créé à Hollywood le Brigitte Bardot International Award, récompensant chaque année le meilleur reportage animalier. Très touchée du geste des Américains, elle n'assistera toutefois jamais à la cérémonie.

À Saint-Tropez, en 1994, elle organise une manifestation sur la place des Lices à laquelle se joignent 300 personnes pour protester contre le comité de la mairie où se trouvent des chasseurs du Var. Elle menace également de partir de La Madrague pour s'installer à Paris200.

La même année, elle demande à Jean-Paul Gaultier de ne plus utiliser de fourrure dans ses créations prétextant qu'il a fallu deux renards pour un des manteaux qu'il a créé39. Le créateur lui répond : « Il n'en a pas fallu deux mais trois39. » Elle fait la même demande à Sophia Loren qui pose en fourrure pour Annabella pour la somme d'un million de dollars américains39, et déclare, lorsque Catherine Deneuve parraine le concours Orylag : « Parrainer une peau de lapin pour une ancienne Peau d'âne, quelle tristesse39 ! » La plupart lui répondent qu'elle en a déjà porté. « J'ai porté de la fourrure à une époque où je n'avais pas conscience de ce qu'elle représentait. La fourrure est aujourd'hui le symbole de la vulgarité201. »

Elle parvient à convaincre Philippe Vasseur, ministre de l’Agriculture de la France, de faire interdire la caudectomie (coupe de la queue) des chevaux en 1996192, l'année où elle publie ses mémoires Initiales B.B., retraçant son enfance et toute sa période de star. Ce livre est traduit en 23 langues, vendu à plus d'un million d'exemplaires dans le monde et classé sept semaines en tête des ventes au palmarès de L'Express202. Pourtant, la sortie du livre provoque un nouveau scandale. Son ex-époux, Jacques Charrier, lui intente un procès pour « violation de la vie privée », suivi par son fils Nicolas qui s'insurge à son tour contre sa mère pour « atteinte à l’intimité intra-utérine ». Elle est condamnée à payer 150 000 francs au premier et 100 000 francs au second203. Jacques Charrier répond à Initiales B.B. dans son livre Ma réponse à Brigitte Bardot, pour lequel il est condamné à payer à Bardot 50 000 francs. Il écrit : « Pour elle, l'humanité se divise en trois : les êtres humains (race inférieure et méprisable), les animaux (dignes d'être aimés) et elle-même (digne d'être adulée)204. »

Elle revient sur cet épisode dans le documentaire Et Brigitte créa Bardot :

« C'est très triste, parce que j'en ai qu'un. Adulte, nous nous sommes bien retrouvés. Mais c'est à la sortie de mes mémoires, alors que je lui avais fait lire le manuscrit avant... Son père a fait un scandale et a entraîné Nicolas. Et depuis, je n'ai plus aucune nouvelle. Et je ne veux pas en parler10. »

Madonna lui propose trois millions de francs pour adapter Initiales B.B. au cinéma et l'interpréter sur grand écran205. Bardot refuse, la chanteuse portant de la fourrure205.

Cette année-là, elle est, pour la première fois, poursuivie pour « provocation à la discrimination raciale » par le MRAP, la LICRA et la Ligue des droits de l'homme qui lui reprochent les termes qu'elle a employés dans un article publié dans Le Figaro pour dénoncer les conditions d'abattage des moutons par les musulmans à l'occasion de l'Aïd el-Kebir206. Elle est de nouveau condamnée pour des faits similaires en 1997, 2000, 2004 et 2008.

Le Carré de Pluton, le tome 2 de ses mémoires, parait en 1999. Il débute en 1973, date de sa décision d’arrêter sa carrière cinématographique, et se termine en 1996. Dans ce livre, qu’elle présente comme étant son testament, toutes ses luttes pour la cause animale y sont énumérées207.

En 2001, PETA lui décerne un prix, le Peta Humanitarian Award, afin de la récompenser pour son combat mené pour les animaux, et notamment contre la chasse aux phoques208.

 

 

 

 

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Brigitte Bardot lors d'un passage à Nice en 2002.

 

 

 

 

En 2002, à l'occasion de la coupe du monde de football, elle appelle à un boycott des produits sud-coréens afin de protester contre la consommation de viande de chien et de chat en Corée du Sud. Suite à cet appel, elle reçoit plusieurs milliers de lettres de menace de mort : « J'ai reçu 7 000 menaces de mort. Ils sont furieux de mes critiques et m'ont répondu que cette pratique faisait partie de leur culture. [...] Manger du chien ne fait pas partie de la culture, c'est grotesque. La culture, c'est composer de la musique, comme le faisait Mozart ou construire des bâtiments209 ».

Respectivement en 2003 et en 2006, suite à ses interventions auprès des parlementaires, la France fait interdire l'importation, puis le commerce des peaux de chiens et de chats210.

« Nos interventions incessantes auprès de nos ministres et des instances européennes n'auront pas été vaines, je tiens à remercier de tout cœur Messieurs Bussereau et Breton qui ont signé un arrêté remarquable qui permettra à la France de ne plus être complice d'un commerce scandaleux, d'une cruauté inimaginable, inhumaine210. »

En 2007, sa fondation remporte une nouvelle victoire. En effet, les 27 pays membres de l'Union européenne interdisent l’importation, l’exportation, la vente et la production des peaux de chiens et de chats211. Néanmoins, les gouvernements asiatiques rejettent ses nombreuses sollicitations, et ces animaux y sont encore tués.

En 2003, Marc-Olivier Fogiel lui rend hommage dans son émission On ne peut pas plaire à tout le monde. Brigitte Bardot y évoque sa gloire passée, reprenant par exemple avec Alain Delon une scène du Mépris212, ainsi que de son combat pour les animaux. Elle vient d'écrire un livre qui doit sortir après l'émission, Un cri dans le silence. L'animateur lui en demande un exemplaire et accepte la demande de Bardot de ne pas parler du livre pendant l'émission. Néanmoins, il ne tient pas sa promesse et l'affronte violemment en citant des extraits du livre, ce à quoi elle répond : « Je dénonce la dégradation d'une société décadente. Je déteste l'humanité, mais j'aime les gens qui me touchent, quelle que soit leur race, je m'en fous de la couleur, ce qui compte est à l'intérieur »213. Le public la soutient contre l'animateur « à 300 %. Fogiel avait été d'une hypocrisie et d'une malhonnêteté redoutables214 ».

En décembre 2005, elle lance à Genève avec l'écologiste Franz Weber une nouvelle campagne pour interdire la chasse aux phoques sur la banquise canadienne.

En cette même année 2005, à l'occasion d'une campagne contre le port de fourrure, elle s'insurge :

« Tout se vend : du lynx, du vison, de la loutre, de la martre, du castor, du renard, de l’écureuil mais aussi du chien et du chat ! On retrouve dans toutes les collections des « grands » couturiers, notamment français, des lambeaux de peaux sur les cols, les poignets, en revers ou en ourlets. Derrière ces étalages provocants de mannequins parées de manteaux de tous poils se cache un commerce juteux et surtout des conditions de capture, de détention et d’abattages ignobles pour les animaux. Il y a longtemps, j'ai porté de la fourrure parce que je ne connaissais rien des coulisses de ce marché. Aujourd’hui, nul ne peut invoquer l'ignorance sinon pour justifier son hypocrisie. Nous sommes à l’heure des prises de conscience et de décision. Décision de refuser d’entrer dans un circuit qui veut se blanchir à grands renforts d’arguments bidons : NON la fourrure n’est pas écologique! NON la fourrure n’est pas plus propre et moins douloureuse parce que d’élevage215 ! »


Elle tient, en 2009, à féliciter Carla Bruni-Sarkozy qui, en ne portant pas de fourrure, rejoint le combat qu'elle mène depuis des années216, et par la même occasion, demande à Sophia Loren, sa « magnifique jumelle », de ne plus en porter217.

Vingt ans d'existence et un dernier combat (2006 - aujourd'hui)

Le 28 septembre 2006, le jour de son anniversaire, elle célèbre les vingt ans d'existence de sa fondation au théâtre Marigny et y tient une conférence de presse où plus de 300 personnes sont conviées218. L’ex-actrice profite de cette occasion, pour sortir un livre, Pourquoi ?, retraçant les 20 années d'existence de sa fondation. Une fondation qui compte en 2010 près de 60 000 donateurs répartis dans plus de vingt pays219. Celle-ci fait ensuite don de sa propriété de plusieurs hectares située à Bazoches-sur-Guyonne, dans les Yvelines, où vivent des animaux rescapés de l'abattage192.

Cette même année, elle continue son combat contre la chasse aux phoques, en repartant près de trente ans après son premier voyage au Canada, à Ottawa, malgré son arthrose à la hanche gauche l'obligeant désormais à se déplacer en béquilles. Le premier ministre Stephen Harper, qui affirme l'admirer, refuse cependant de la rencontrer parce qu'il refuse de se faire photographier avec elle pour des raisons de publicité220.

Elle y tient néanmoins une conférence de presse en précisant que c'est bien la chasse industrielle qui est visée, et par dessus tout la cruauté avec laquelle ces animaux placides sont abattus221. « Vous n'avez pas besoin de vendre les peaux, l'huile, la graisse et les pénis en poudre pour faire des aphrodisiaques dans les pays asiatiques221 » lance-t-elle. Très émue, elle déclare, entre autres : « Il faut évoluer dans la vie. Je vous en supplie. Je vous adresse le message qui sort des tripes et du cœur. Je ne suis plus une jeune fille, je ne reviendrai probablement jamais ici. [...] Avant ma mort, je veux voir cesser ce massacre221. »

La population du Canada lui refuse son aide. Denis Longuépée, président de l’Association des chasseurs de phoques des Îles de la Madeleine déclare à propos du hakapik (outil semblable au marteau et qui sert à tuer les phoques) : « À première vue, ça peut sembler un peu barbare, mais les groupes indépendants de vétérinaires disent que c'est la meilleure façon de tuer l'animal222. » Il explique également que les vidéos montrant des phoques qui semblent agoniser après avoir été frappés par cet instrument sont en fait le résultat du syndrome natatoire, qui débute de 0 à 15 secondes après la mort de l'animal et peut durer pendant une minute. « C'est le même syndrome lorsque les poulets continuent de courir après qu'on leur a coupé la tête222. » Une étude, réalisée par des membres indépendants de l’Association canadienne des médecins vétérinaires, révèle que la quasi-totalité des phoques chassés sont abattus sans cruauté223. Des recherches scientifiques établissent par ailleurs que la chasse au phoque au Canada n'a aucun impact négatif sur la survie à long terme des espèces de phoque.

 

 

 

 

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Le président Jacques Chirac lui apporte son soutien contre la chasse aux phoques.

 

 

 

 

Le président Jacques Chirac apporte son soutien à Bardot et saisit, à ses côtés, la Commission européenne ; cette saisine débouche en 2009 à une interdiction des importations, des exportations, du transit et de la vente des produits issus de la chasse aux phoques. Elle déclare alors au président : « 30 ans, presque jour pour jour, après m'être rendue sur la banquise, j'ai le sentiment, peut-être pour la première fois, que mon combat, ma vie, n'auront pas été tout à fait inutiles... Merci224 ! » Elle reçoit également les soutiens de nombreuses célébrités tels Paul McCartney225 et Pamela Anderson226.

La sénatrice canadienne Céline Hervieux-Payette, qui soutient la chasse, l'accuse alors de malhonnêteté et se dit insultée de l'image qu'elle laisse au Canada227. Elle intervient auprès de Jacques Chirac et déclare que le Canada « offre la plus grande transparence sur ses pratiques de chasse. » Elle explique également en quoi la méthode est conforme à l'éthique : « écrasement du crâne, palpation et saignée [...] certifiée sans cruauté »224. Bardot lui répond dans une lettre où elle écrit :

« Vos propos diffamatoires sur la chasse aux phoques, malhonnêtes à mon égard, sont à ce point ridicules qu’il me semblait logique de ne pas avoir à y répondre, de traiter par le mépris des paroles d’une politique visiblement en mal de publicité. Mais si votre travail de désinformation systématique plonge les Canadiens dans l’ignorance, sachez que le monde vous regarde, le monde est écœuré par la cruauté, la violence de cette tuerie et le nombre de phoques victimes d’une chasse inhumaine, dégueulasse, révoltante. [...]
La mobilisation internationale va s’amplifier, j’y veillerai. Je ne vous dirai pas ce que j’ai écrit à votre Premier ministre, que « seuls les imbéciles ne changent pas d’avis », car je vous crois bien trop atteinte pour espérer la moindre rémission... Avec mes sentiments écœurés221. »

La conférence de presse à Ottawa marque sa dernière apparition publique. Retirée à Saint-Tropez l'ancienne star accepte rarement les entretiens228.

Reçue, en 2007, à l'Élysée par le président de la République française Nicolas Sarkozy, pour qui elle a voté229, elle y aborde plusieurs thèmes qui lui tiennent à cœur, notamment les abattages rituels et l'importation des produits issus de la chasse aux phoques230. Malgré une entrevue jugée positive, elle se dit déçue par des promesses non tenues231.

À l'occasion de l'élection présidentielle américaine de 2008, elle écrit à la colistière de John McCain, Sarah Palin, « scandalisée » par celle-ci et son soutien entre autres à la chasse aérienne des loups en Alaska. Elle l'accuse ainsi de mettre « en péril un habitat déjà fragilisé et toute la biodiversité d'une zone sensible qui doit, absolument, être préservée » mais également d'être « une honte aux femmes » ainsi qu'une « catastrophe écologique » et conclut en lui demandant de ne plus se comparer à « un pitbull avec du rouge à lèvre car, pour bien les connaître, je peux vous assurer qu'aucun pitbull, aucun chien ni aucun autre animal n'est aussi dangereux que vous l'êtes. Je souhaite que vous perdiez les élections, car le monde y gagnera232! » C'est Barack Obama qui est élu président des États-Unis le 4 novembre 2008. Elle lui fait alors parvenir une lettre le félicitant pour son élection, « un espoir pour le monde231 ». Obama a un intérêt certain pour la raison de vivre de Bardot : la défense des animaux233. C'est la raison pour laquelle elle le sollicite, en faveur de la protection des phoques231.

 

 

 

 

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Alain Delon en 2007.

 

 

 

 

Pro-végétarienne de longue date (bien qu'elle avoue dans le tome 2 de ses mémoires consommer de temps en temps du poisson234), elle écrit à l'ONU la même année, une lettre en faveur du végétarisme pour lutter contre la famine précisant qu'« une collectivité mondiale responsable ne peut plus se permettre de consacrer de 7 à 16 kilogrammes de grains ou de fèves de soja, jusqu’à 15 500 litres d’eau et 323 m2 de pâturages à la production d’un seul kilogramme de bœuf pour ceux qui ont les moyens d’en acheter. Nous avons désespérément besoin de méthodes plus accessibles et plus durables afin de produire des aliments pour tous »235.

En 2010, Alain Delon lui apporte son soutien en écrivant une lettre à Stephen Harper en lui demandant de « sortir de la barbarie. [...] Face au massacre qui s'opère à nouveau dans votre pays, je tiens à m'associer à mon amie Brigitte Bardot et à dénoncer, avec sa Fondation, l'abattage d'environ 400 000 phoques dans des conditions ignobles236 ». Très touchée, elle déclare à l'AFP : « Ce qui se passe actuellement au Canada est tellement dégueulasse que le soutien d'Alain Delon me va droit au cœur237 ».

Elle écrit de nouveau à Nicolas Sarkozy pour lui demander de tenir les engagements qu'il avait pris avec elle à propos de l'étourdissement préalable à l'abattage rituel lors de l'Aïd el-Kebir. « Arrêtons de nous voiler la face : les bêtes crèvent dans une douloureuse agonie238 ».

Son engagement le plus récent est en faveur de la grâce à accorder aux deux éléphantes tuberculeuses du Parc de la Tête d'Or à Lyon. Dans une lettre ouverte à François Hollande , elle menace de demander la nationalité russe si cette grâce n'est pas accordée239,240.

 

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