Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

arts de l'image(cinema-theatre-bd-photo)

Jean-Pierre Marielle (3 & fin)

Publié le 25 Avril 2019 par Reun's dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Publications[modifier | modifier le code]

Existe également sous forme de livre audio publié en septembre 2010 par Audiolib et auquel Jean-Pierre Marielle prête sa propre voix, « redoublant ainsi, pour l'auditeur, les plaisirs d'une connivence jubilatoire.20 » (ISBN 978-2-35641-249-2)

Distinctions[modifier | modifier le code]

commentaires

Jean-Pierre Marielle (2)

Publié le 25 Avril 2019 par Reun's dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Jean-Pierre Marielle (2)

Télévision

Théâtre

Jean-Pierre Marielle (1)

Publié le 25 Avril 2019 par Reun's dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Jean-Pierre Marielle, né le  à Paris 13e arrondissement1 et mort le  à Saint-Cloud2, est un acteur français.

Connu pour sa voix chaude et caverneuse, il a joué dans plus de cent films. Habitué des personnages comiques hauts en couleur (Les Galettes de Pont-Aven, … Comme la lune, La Valise, Le Diable par la queue…), il s'est aussi fait remarquer dans les rôles dramatiques (Les mois d'avril sont meurtriers, Tous les matins du monde, La Controverse de Valladolid, Les Âmes grises…) ou encore dans des classiques en demi-teinte comme Quelques jours avec moi de Claude Sautet.

Salon du livre de Paris 2011 - Jean-Pierre Marielle.jpg

Biographie

Enfance

Jean-Pierre Marielle est le fils de Georges Marielle, industriel qui dirige une entreprise agro-alimentaire, et de Josette Coulbois3, couturière vivant à Précy-le-Sec, où il a grandi4.

Formation

Ses premières expériences d'acteur remontent au lycée Carnot de Dijon où il monte quelques pièces de Tchekhov avec ses camarades. Il voulait initialement étudier la littérature mais l’un de ses professeurs l’encourage à devenir plutôt comédien de théâtre. Il monte à Paris, se présente au centre d'art dramatique de la rue Blanche et intègre le Conservatoire national. Il s'y lie d’amitié avec Jean-Paul Belmondo et Jean Rochefort, au sein de la « bande du Conservatoire », et en sort avec le second prix de comédie classique en 1954.

D'abord stagiaire au Théâtre-Français, il joue ensuite sur de petites scènes de la rive gauche, puis est engagé dans la compagnie Grénier-Hussenot5.

Carrière
Débuts

Ses débuts consistent en quelques rôles sur les planches avec la compagnie Grenier-Hussenot, notamment dans des pièces de Pinter, et en petites apparitions sur grand écran à la fin des années 1950, avec sa voix particulière lui donnant les moyens de jouer des personnages plus âgés. Mais, déçu par ses premiers rôles au cinéma, il se tourne un moment vers le cabaret.

Après un premier film en 1957, Charmants Garçons, sa carrière cinématographique commence véritablement dans les années 1960. À la suite de l'échec de Climats, en 1962, Jean-Pierre Marielle tente sa chance au cabaret au côté de Guy Bedos5 avant de retourner au cinéma. D'abord voué aux seconds rôles (notamment dans Faites sauter la banque ou Le Diable par la queue), il s'impose comme un acteur de premier plan et compte dans sa filmographie un nombre important de classiques, parmi lesquels Les Galettes de Pont-Aven, Que la fête commence, La Valise, Coup de torchon, Uranus, Tous les matins du monde ou plus récemment Les Âmes grises. Alternant films grand public et films d'auteurs, il est devenu une référence dans le cinéma français.

Jean-Pierre Marielle a obtenu des rôles un peu plus consistants dans les années 1960, dans des films tels que Faites sauter la banque (1963), jouant aux côtés de Louis de Funès, Week-end à Zuydcoote (1964), Un monsieur de compagnie (1965) et surtout Le Diable par la queue (1969), où le réalisateur Philippe de Broca lui donna l’occasion d’exprimer tout son talent. Mais sa popularité explosa vraiment au cours des années 1970 où il apparut dans beaucoup de comédies notamment dans Sex-shop (1972) de Claude Berri dans lequel il incarne un dentiste vicieux fort en gueule, La Valise (1973) de Georges Lautner où il incarne un espion israélien qui tente de rejoindre la France dans la valise diplomatique à travers des pays arabes, Comment réussir quand on est con et pleurnichard (1974) de Michel Audiard, On aura tout vu (1976) de Georges Lautner où il incarne un savoureux producteur de films pornographiques, Calmos (1976) de Bertrand Blier considéré comme un véritable pamphlet anti-féministe et Cause toujours... tu m'intéresses ! (1979) de Édouard Molinaro où il donne la réplique à son amie de toujours, Annie Girardot.

Révélation

Mais ce sont des rôles dramatiques qui lui apportèrent une grande notoriété dans la profession, notamment dans Que la fête commence (1974) de Bertrand Tavernieroù Jean-Pierre Marielle incarne un Marquis de Pontcallec grandiloquent, Les Galettes de Pont-Aven (1975) de Joël Séria, film devenu culte dans lequel il explose littéralement dans le rôle d'un citoyen banal en quête d'identité et de bonheur, cette performance lui vaudra une nomination en tant que meilleur acteur à la première cérémonie des César, Un moment d'égarement (1977) de Claude Berri où il incarne un rôle difficile de père de famille tombant amoureux de la fille de son meilleur ami, et enfin Coup de torchon (1981) de Bertrand Tavernier, il y incarne à la fois un proxénète ordurier et son frère militaire, cette double composition lui vaudra une seconde nomination aux César, cette fois-ci en tant que second rôle.

Confirmation

Les années 1980 sont marquées par de multiples comédies où Jean-Pierre Marielle excelle, notamment dans Signes extérieurs de richesse (1983) ou Hold-up (1985), mais il prouve une fois de plus son aisance dans le registre dramatique notamment dans Les mois d'avril sont meurtriers (1987) de Laurent Heynemann dans lequel incarne un flic désabusé et suicidaire, sa prestation lui permettra d'être récompensé au MystFest. Durant cette décennie, on retiendra aussi Quelques jours avec moi(1988) de Claude Sautet, dans lequel il incarne face à Daniel Auteuil et Sandrine Bonnaire, un personnage qui se révèle d'une profonde humanité, avec à la clé une nouvelle nomination pour le César du meilleur acteur dans un second rôle.

Les années 1990 marquent un tournant dans la carrière de l'acteur, il est considéré par beaucoup comme un mercenaire du cinéma français (c'est son ami Bernard Blier qui le qualifiait ainsi). Il tourne notamment Uranus (1990) de Claude Berri réunissant une distribution de premier choix, à ses côtés Gérard Depardieu, Michel Blanc, Philippe Noiret, Fabrice Luchini, Gérard Desarthe, Daniel Prévost et Michel Galabru, Marielle y incarne un ingénieur hypocrite rongé de remords dans ses actions durant la Seconde Guerre mondiale.

En 1991, il tourne le film le plus important de sa carrière : Tous les matins du monde réalisé par Alain Corneau. Le film constitue le chef-d'œuvre du réalisateur qui adapte le roman de Pascal Quignard, et pose des questions existentielles sur l'art, la musique et l'émotion. Jean-Pierre Marielle y incarne Jean de Sainte-Colombe, violiste veuf et janséniste, refusant les honneurs de Versailles et les sollicitations de Louis XIV pour vivre en reclus à la campagne avec ses deux filles avant qu'il n'accepte, malgré lui, de recevoir un élève nommé Marin Marais, interprété à des âges différents par Guillaume et Gérard Depardieu. Le film attire plus de 2 millions de spectateurs en salles et devient le succès inattendu de 1991 avec Delicatessen de Jean-Pierre Jeunet. Tous les matins du monde est récompensé par le Prix Louis-Delluc 1991 et sept Césars en 1992. Néanmoins, à la surprise générale, le César du meilleur acteur n'est pas attribué à Marielle, grand favori, mais à Jacques Dutroncpour sa composition de Vincent van Gogh dans le film éponyme réalisé par Maurice Pialat.

Il est une nouvelle fois nommé pour le César du meilleur acteur dans un second rôle en 1993 pour sa prestation dans Max et Jérémie de Claire Devers.

Diversification

En 1996, Jean-Pierre Marielle livre une performance hilarante aux côtés de ses deux amis Jean Rochefort et Philippe Noiret dans la comédie Les Grands Ducs, où il interprète un acteur « has-been » râleur et dézingué. Bien que le film n'ait pas rencontré le succès escompté à l'époque, il devient au fil du temps un film culte.

En 1999, il joue son propre rôle dans le film Les Acteurs de Bertrand Blier dans lequel il donne la réplique à André Dussollier et Jacques Villeret, eux-mêmes dans leur propres rôles.

En 2005, on le retrouve aux côtés de Jacques Villeret et Denis Podalydès dans Les Âmes grises où il interprète un procureur mystérieux et austère mêlé à deux meurtres.

En 2007, il joue le rôle d'un homme voulant éternellement rester jeune et ne pensant qu'à faire le beau auprès de femmes bien plus jeunes que lui dans Faut que ça danse !, ce qui lui vaudra une nouvelle nomination pour le César du meilleur acteur.

Dernières années

Jean-Pierre Marielle a également effectué une brillante carrière sur les planches et a reçu un Molière du meilleur comédien en 1994 pour son interprétation dans Le Retour de Harold Pinter.

Il fait partie de ces grands acteurs à avoir de nombreuses fois été nommé aux César (sept fois au total) sans jamais remporter le prix. Lui-même revendique de ne jamais avoir assisté à la cérémonie et déclare :

« Les César ? J'en ai rien à foutre, je ne suis pas un acteur de tombola. L'important, c'est devant la caméra. C'est servir un auteur, en découvrir un nouveau6. »

En 2014, il est membre du comité de soutien à la candidature d'Anne Hidalgo à la mairie de Paris7.

Famille et vie privée

Jean-Pierre Marielle a été marié quatre fois.

Son premier mariage a lieu le 6 juin 1957, dans le 6e arrondissement de Paris, avec Noëlle Wolff. Il divorce en 19678.

Son second mariage est célébré à Boulogne-Billancourt le 28 avril 1972 avec Michelle Charlotte Bompart. Le divorce est prononcé en 19738.

De sa troisième union, le 15 janvier 1979 dans le 7e arrondissement de Paris avec Catherine-Françoise Burette9, naîtra un fils, son seul enfant, en 1980 : François-Arthur10. Il divorce en 19838.

En quatrièmes noces, il épouse à Florence (Italie) l’actrice Agathe Natanson le 4 octobre 200311,8. C'est elle qui annonce son décès à la presse.

La fin de sa vie est assombrie par la maladie d'Alzheimer12. Le 16 juin 2012, son interview par un journaliste de France 3–Île-de-France très embarrassé, et qualifié de « surréaliste » par Le Médiascope13 et de « lunaire » par Jean-Marc Morandini14, avait choqué les téléspectateurs, inquiets de l’état de santé de l’acteur : celui-ci semblait absent, ne pas comprendre qu'il était interviewé et ce moment de malaise pénible s’était achevé par un long silence pesant…15.

Il meurt le 24 avril 2019 à Saint-Cloud16 à l’hôpital des Quatre Villes.

C’était un grand amateur de vélo, de jazz et de New York17.

Décorations

Filmographie

commentaires

Christian Bale.

Publié le 18 Juillet 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Christian Bale

 

 

 

 

 


 

 

 

 

Christian Bale

Description de cette image, également commentée ci-après

Christian Bale à la première du film Public Enemies en juin 2009.

 

 

 

 

 

Nom de naissance Christian Charles Philip Bale
Naissance 30 janvier 1974 (39 ans)
Haverfordwest, Pays de Galles, Royaume-Uni
Nationalité Drapeau du Royaume-Uni Britannique
Profession Acteur
Producteur
Films notables Empire du soleil
Velvet Goldmine
Shaft
American Psycho
Batman Begins
The Machinist
The Dark Knight : Le Chevalier noir
Terminator Renaissance
Fighter
The Dark Knight Rises

 

 

 

 

 

Christian Bale est un acteur britannique né le 30 janvier 1974 à Haverfordwest, au Pays de Galles. Il est surtout connu pour avoir incarné le rôle de Bruce Wayne/Batman dans la trilogie Batman de Christopher Nolan.

 

 

 

 

Biographie

 

 


220px-Ch_Bale_02.jpg
magnify-clip.png
Christian Bale à la première du film Empire du soleil en Suède, en février 1988.

 

 

 

 

 

Christian Bale a commencé sa carrière en tournant des publicités pour la télévision, mais aussi au théâtre, dans The Nerd en 1984 aux côtés de Rowan Atkinson (futur Mr. Bean). Il jouera longtemps des rôles d'adolescent, comme dans Swing Kids ou Henry V. Il obtient son premier rôle important en 1987 dans l’Empire du soleil de Steven Spielberg. Il est alors propulsé sous le feu des projecteurs à seulement 12 ans.

Christian Bale aime varier les registres des films dans lesquels il joue : en 1993, il campe le rôle d'un jeune Allemand entrant dans les jeunesses hitlériennes dans Swing Kids ; en 1994, il est Laurie, un garçon sensible et humain dans Les Quatre Filles du docteur March ; en 1998, il interprète dans le film Velvet Goldmine le rôle d'un jeune journaliste gay chargé d'enquêter sur la mort d'un chanteur de glam rock, Brian Slade, personnage inspiré de David Bowie ; en 2000, il est le fils raciste d'un riche promoteur dans le remake de Shaft ; en 2000, il incarne Patrick Bateman, le golden boy psychopathe dans l'adaptation au cinéma du roman culte de Bret Easton Ellis, American Psycho ; en 2002, il devient sauveur de l'espèce humaine dans Le Règne du feu ; en 2002, il incarne le rôle d'un exterminateur au service de l'État dans Equilibrium. En 2008-2009, il interprète John Connor, le célèbre sauveur de l'humanité, dans le film Terminator Renaissance (Terminator Salvation), 1er volet de la 2e trilogie du film créé par James Cameron, mais repris par McG qui travaille avec James Cameron.

 

 

 

 

 

220px-Christian_Bale_Batman_Begins_Premi
magnify-clip.png
Christian Bale à la première de Batman Begins à Hollywood.

 

 

 

 

 

Grand perfectionniste, il n'hésite pas à se métamorphoser pour les besoins d'un film et il est capable de prendre toutes les apparences, quitte à jouer avec sa santé. Il lui est arrivé de rentrer dans des colères noires lors d'un tournage1 À l'occasion du film The Machinist (2003), Bale a perdu 28 kilos en 3 mois pour jouer un insomniaque, poids qu'il a dû reprendre pour tourner 6 mois plus tard Batman Begins de Christopher Nolan, dans lequel il a rendossé la panoplie de Bruce Wayne alias Batman. Dans ce film, il travaille particulièrement la construction psychologique du héros, très loin des interprétations précédentes de Michael Keaton, de Val Kilmer et de George Clooney. Ses tourments, sa confusion, ses désirs sont abordés de manière plus dramatique. De nombreux fans du comic le considèrent avec Michael Keaton comme le meilleur interprète de Batman. En 2008, toujours sous la direction de Christopher Nolan, il tourne dans la suite The Dark Knight, qui a connu un succès sans précédent pour un film de super-héros à travers le monde. En 2012, il reprend le rôle du célèbre justicier dans The Dark Knight Rises, dont la réussite critique et commerciale fut encore une fois considérable.

 

 

 

 

 

220px-Christian_Bale_-_002.jpg
magnify-clip.png
Christian Bale en 2008.

 

 

 

 

 

Christian Bale a joué sous la direction de nombreux grands réalisateurs tels que : Steven Spielberg, Christopher Nolan, Kenneth Branagh, Terrence Malick ou encore James Mangold. On l'a aussi vu aux côtés de brillants acteurs, de Michael Caine (Le Prestige, Batman Begins, The Dark Knight : Le Chevalier noir, The Dark Knight Rises) à John Malkovich (Portrait de femme, Empire du soleil), Johnny Depp dans (Public Enemies), Morgan Freeman, Heath Ledger, Gary Oldman et Aaron Eckhart (dans The Dark Knight), en passant par Christopher Plummer (Le Nouveau Monde), Michael Ironside (Terminator Renaissance, The Machinist), Reese Witherspoon et Willem Dafoe (American Psycho).

Début 2009, sur le tournage de Terminator Renaissance au Nouveau-Mexique, il pique une terrible crise de rage contre un technicien, le directeur de la photographie Shane Hurlbut, qui a traversé le champ de la caméra en plein tournage d'une scène. Il a fait plus tard des excuses publiques. De plus, il affirme que ce différend avec le technicien a été réglé le jour même de l'incident. Cette affaire est parodiée dans le jeu vidéo Duke Nukem Forever. En 2011, il obtient le Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle et l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle pour sa prestation dans le film Fighter, dans lequel il joue le frère de Mark Wahlberg.

En 2000, il épouse l'assistante de Wynona Ryder, Sandra « Sibi » Blažić ; leur fille Emmaline naît le 27 mars 2005.

À la suite de la tragédie survenue au Colorado, lorsqu'un individu affublé d'un costume s'apparentant à celui du Joker2 a ouvert le feu sur les spectateurs de la première du film The Dark Knight Rises, Christian Bale rend visite aux survivants et présente ses respects aux victimes3,4.

 

 

 

Filmographie

 


Acteur

 

 

 


 

 

 

Voxographie

 

 


 

 

 

Producteur

 


 

 

 

Récompenses

 

 

 


220px-The_Dark_Knight_European_Premier_-
magnify-clip.png
L'avant-première de The Dark Knight à Londres en 2008. De gauche à droite : Christopher Nolan, Emma Thomas, Charles Roven, Monique Curnen, Michael Caine, Aaron Eckhart, Maggie Gyllenhaal et Christian Bale.

 

 

 

 

Voix françaises

 

 

 

 

En France, Philippe Valmont est la voix française la plus régulière de l'acteur5,6.

Au Québec, c'est Antoine Durand la voix française la plus régulière7.

 

 

 

 

 

En France

 

 

 

 

 

 

 

 

Au Québec

 

 

 

 

Note : La liste indique les titres québécois.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Portail du cinéma américain Portail du cinéma américain
  • Portail du cinéma britannique Portail du cinéma britannique
  • Portail du pays de Galles Portail du pays de Galles
commentaires

Sara Allgood.

Publié le 2 Juillet 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Sara Allgood

 

 

 

 


 

Sara Allgood

Description de cette image, également commentée ci-après

Dans The Fabulous Dorseys (1947).


 

 

 

Naissance 31 octobre 1879
Dublin (Irlande)
Nationalité d'origine : Drapeau de l’Irlande irlandaise
naturalisée : Drapeau des États-Unis américaine
Décès 13 septembre 1950 (à 70 ans)
Woodland Hills (Los Angeles, États-Unis
Profession Actrice

 

 

 

Sara Allgood et J.M. Kerrigan en 1911, dans la pièce de J.M. Synge Le Baladin du monde occidental, à Boston, au Plymouth Theatre.

 

 

 

 

 

 

Sara Allgood était une actrice d'origine irlandaise, naturalisée américaine en 1945, née à Dublin (Irlande) le 31 octobre 1879, décédée d'une crise cardiaque à Woodland Hills (Los Angeles, Californie) le 13 septembre 1950.

 

 


 

Biographie

 

 


Elle fait ses débuts d'actrice au théâtre, notamment au Théâtre de l'Abbaye, dans son pays natal. En 1911, la troupe The Irish Players, dont elle fait partie avec Una O'Connor et Cathleen Nesbitt, en tournée aux États-Unis, joue deux pièces à Broadway : Sara Allgood y reviendra pour sept productions, entre 1913 et 1940. En particulier, elle participe en 1927 à la pièce Juno and the Paycock et à sa reprise en 1940.

Après un premier film en 1918, son deuxième en 1929 sera Blackmail d'Alfred Hitchcock, qu'elle retrouvera l'année suivante (1930) pour l'adaptation au cinéma de la pièce Juno and the Paycock pré-citée. Elle tourne plusieurs films britanniques, avant de s'installer aux États-Unis en 1941, année de Dr. Jekyll and M. Hyde, son premier film américain, le dernier étant réalisé en 1950, année de sa mort.

 

 

Filmographie partielle

 


 

 

Théâtre (à Broadway)

 

 


 

 

 

 

  • Portail du cinéma Portail du cinéma
  • Portail du théâtre Portail du théâtre
  • Portail de l’Irlande Portail de l’Irlande
commentaires

Jean Dujardin.

Publié le 19 Juin 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Jean Dujardin

 

 

 

 

 

 



Jean Dujardin

Description de cette image, également commentée ci-après

Jean Dujardin lors du festival de Cannes 2011.

 

 

 

 

Nom de naissance Jean Edmond Dujardin1
Naissance 19 juin 1972 (41 ans)
Rueil-Malmaison, Hauts-de-Seine
Profession Acteur, réalisateur, humoriste, scénariste, producteur
Films notables Brice de Nice
OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
99 francs
Contre-enquête
OSS 117 : Rio ne répond plus
The Artist
Les Infidèles
Séries notables Un gars, une fille

 

 

 

 

 

 

 

Jean Dujardin est un humoriste, acteur, scénariste, réalisateur tu producteur de cinéma français, né le 19 juin 1972 à Rueil-Malmaison dans les Hauts-de-Seine.

En 2012, il devient le premier acteur français à remporter l'Oscar du meilleur acteur lors de la 84e cérémonie pour son rôle de star déchue du cinéma muet, George Valentin, dans The Artist de Michel Hazanavicius2.


Jeunesse

Après une enfance dans les Yvelines à Plaisir et avoir obtenu un baccalauréat A3 (philosophie et arts plastiques), Jean Dujardin débute dans la vie active en tant que serrurier dans l'entreprise de son père, Jacques Dujardin3.

Carrière

Des débuts au succès d'Un gars, une fille

C'est à l'armée, lors de son service militaire, qu'il voit ses talents de comique se révéler. Il se rend alors à Paris où il se produit dans des bars et des petits théâtres.

Quelque temps plus tard, il forme « la Bande du Carré Blanc » avec Philippe Urbain, Éric Collado, Luc Antoni, Éric Massot et Bruno Salomone qu'il avait rencontrés dans l'établissement du même nom Le Carré Blanc. La troupe deviendra plus tard les Nous Ç Nous, et produira quelques spectacles ainsi qu'une parodie des boys bands très en vogue à l'époque, sous la forme d'une chanson du même nom, avant de participer régulièrement à l'émission Fiesta de Patrick Sébastien, diffusée sur France 2.

Entre 1997 et 1998, ils gagnent à trois reprises l'émission de M6 : Graines de star dans la catégorie « comiques ».

C'est dans ce cadre qu'il crée son personnage Brice de Nice, surfeur niçois mégalomane, dont il tirera ensuite plusieurs vidéos qui rencontreront un grand succès sur internet, avant d'en faire un film en 2005.

Par la suite, Jean Dujardin tourne avec Bruno Salomone de petits sketches pour l'émission Farce Attaque sur France 2.

D'octobre 1999 à juin 2003, il joue avec Alexandra Lamy dans la série télévisée à succès Un gars, une fille sur France 23. Les deux acteurs y interprètent des personnages portant leurs propres prénoms, Jean et Alexandra, alias Loulou (le gars) et Alex ou Chouchou (la fille) et forment un couple confronté à diverses situations de la vie quotidienne. La série compte 486 épisodes de moins de sept minutes… Les personnages de Loulou et Chouchou sont plébiscités par les téléspectateurs et les deux comédiens deviennent vite populaires, tandis que leur liaison à la ville fait la une des magazines people. Jean Dujardin met un terme à la série et se sert de cette célébrité nouvelle pour débuter au cinéma, tout d'abord avec une petite apparition dans Ah ! si j'étais riche (2002) puis dans Bienvenue chez les Rozes (2003), dans lequel il joue un cambrioleur un peu stupide.

 

 

Les années 2000 : les premiers succès

 

 


 

 

 

 

 

Le comédien enchaîne avec un contre-emploi dans le thriller Le Convoyeur de Nicolas Boukhrief (2004). Son premier grand succès au cinéma est la comédie chorale Mariages ! de Valérie Guignabodet en 2004, avec également Mathilde Seigner, Antoine Duléry, Miou-Miou, Didier Bezace, Lio et Catherine Allégret. Brice de Nice, l'adaptation au cinéma du personnage d'un de ses sketchs avec les Nous C Nous, sorti en 2005, bat des records au box-office et devient très populaire dans les cours d'école. Des goodies tels que jeu vidéo et sonnerie de téléphone portable se sont échangés par milliers. Il obtient une nomination au César du meilleur acteur en 2007 à la suite de sa prestation dans OSS 117 : Le Caire, nid d'espions de Michel Hazanavicius, une parodie à succès de film d'espionnage. La suite, OSS 117 : Rio ne répond plus, sort en 2009. En 2006 cependant, l'acteur est cité aux Bidets d'Or en tant que pire acteur pour le film L'Amour aux trousses. Ce film sera également cité la même année aux Gérard du cinéma aux côtés de Brice de Nice dans la catégorie Pire film avec Jean Dujardin.

 

 

 

 

200px-Jean_Dujardin_2008.jpg
magnify-clip.png
En 2008 à l'avant-première de OSS 117 : Rio ne répond plus.

 

 

 

 

 

Acteur touchant à tous les registres, il endosse des rôles à contre-emploi dans Contre-enquête et 99 francs dans lesquels il joue respectivement un policier enquêtant sur l'assassinat et le viol de sa jeune fille de 10 ans, puis un publicitaire désabusé et dépressif dans l'adaptation du livre de Frédéric Beigbeder, 99 francs. En 2007, il devient producteur (via sa société de production JD Prod, créée en 2002) et réalisateur avec la série de programmes courts Palizzi proposée sur la chaîne 13ème rue avec dans le rôle principal Arsène Mosca. Devant le succès de la série, un projet de film adapté du pilote avait été pensé4. Un autre projet de production concerne l'écriture, avec sa femme, d'un film sur les camisards.

Il joue, en 2008, aux côtés de Jean-Paul Belmondo auquel il est souvent comparé5 dans Un homme et son chien de Francis Huster.

Il incarne Lucky Luke dans le film du même nom de James Huth, en 2009, aux côtés d'Alexandra Lamy, Sylvie Testud, Michaël Youn et Daniel Prevost. Le film reçoit cependant un accueil public et critique mitigé.

En 2010, il incarne Charles Faulque, un écrivain alcoolique qui voit débarquer chez lui son cancer (interprété par Albert Dupontel) dans Le Bruit des glaçons de Bertrand Blier, avec également Anne Alvaro, Myriam Boyer et Audrey Dana. Il tourne ensuite dans le film de Nicole Garcia, Un balcon sur la mer avec notamment Sandrine Kiberlain, Marie-Josée Croze, Michel Aumont et Claudia Cardinale où il joue le rôle de Marc, un homme qui retrouve son amour de jeunesse et mène une enquête lorsqu'elle disparaît. La même année, il apparaît dans Les Petits Mouchoirs de Guillaume Canet, dans lequel son rôle, bien que court, ouvre le film et en représente l'intrigue majeure.

 

2011-2012 : The Artist et l'Oscar du meilleur acteur


En 2011, il partage l'affiche avec Bérénice Bejo de The Artist de Michel Hazanavicius, film muet en noir et blanc qui rend hommage au cinéma hollywoodien des années 1920 et 1930. Il y interprète le rôle de George Valentin, une grande vedette du cinéma muet dont la carrière est brisée par l'arrivée du parlant et dont l'amour naissant pour Peppy Miller (Bérénice Bejo), jeune étoile montante, est contrarié.

Dans une interview, l'acteur affirme avoir d'abord refusé le rôle avant de se raviser6. C'est le premier jour du tournage qu'il dit avoir réalisé que le personnage de George Valentin était fait pour lui6.

Les débuts sont laborieux : les chaînes de télévision refusent d'investir sur un film muet et en noir et blanc et l'avance sur recettes n'est pas allouée au projet7. L'arrivée du producteur Thomas Langmann débloque la situation : il mobilise notamment Studio 37 (Orange), France 3 Cinéma, Canal+ et Warner France8.

Le long métrage concourt ensuite pour la Palme d'or, lors du 64e Festival de Cannes9. À l'origine, The Artist devait être projeté en séance spéciale mais il est basculé en compétition sur l'insistance de Thomas Langmann10.

Pour ce film, Jean Dujardin est récompensé par le Prix d'interprétation masculine, qui lui est remis par Catherine Deneuve11. L'accueil enthousiaste des festivaliers offre au long métrage l'opportunité d'être acheté par de nombreux distributeurs internationaux dont la Weinstein Company qui lance sa carrière américaine et son intense campagne de promotion en vue des Oscars du cinéma 201210.

Le film connaît un engouement outre-Atlantique et gagne la sympathie des spectateurs américains pour son hommage à l'âge d'or des productions classiques et muettes d'Hollywood12,13.

En décembre 2011, Jean Dujardin reçoit une nomination aux Screen Actors Guild Awards et aux Golden Globes pour The Artist14.

 

 

 

 

 

220px-Alexandra_Lamy_Jean_Dujardin_Cabou
magnify-clip.png
Jean Dujardin et sa femme Alexandra Lamy en 2011 au Festival du film de Cabourg.

 

 

 

 

 

Jean Dujardin est le second acteur français à être nommé aux Golden Globes, après Gérard Depardieu, lauréat du Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie en 1991 (pour le film Green Card). Il reçoit également ce prix en janvier 201214. Le 24 janvier, Jean Dujardin est nommé aux Oscars dans la catégorie « meilleur acteur ». Le 29 janvier, il gagne le Screen Actors Guild Award du meilleur comédien15.

Le 11 février, il participe à l'émission Saturday Night Live où il joue dans un sketch de la série France 3, Les jeunes de Paris, filmé à la manière de The Artist et remporte un succès auprès du public présent. Le 12 février 2012, Jean Dujardin obtient le prix du meilleur premier rôle masculin lors de la 65e cérémonie des BAFTAs du cinéma britannique.

La consécration intervient le 26 février 2012, date à laquelle il remporte l'Oscar du meilleur acteur à Los Angeles grâce à son interprétation de George Valentin dans The Artist. Il devient le premier acteur français à remporter ce trophée. Charles Boyer (distingué d'un Oscar pour sa carrière en 1943), Maurice Chevalier (lui aussi récompensé d'un Oscar d'honneur, en 1959) et Gérard Depardieu avaient été nommés à ce prix avant lui, mais sans succès. Il rejoint alors le cercle des interprètes français oscarisés jusqu'alors exclusivement féminin : Claudette Colbert16, Simone Signoret, Juliette Binoche et Marion Cotillard.

Par ailleurs, The Artist obtient au total cinq Oscars dont ceux du meilleur film pour Thomas Langmann et du meilleur réalisateur pour Michel Hazanavicius17. Le film gagne également six Césars lors de la 37e cérémonie, dont ceux du meilleur film, du meilleur réalisateur et de la meilleure actrice pour Bérénice Bejo.

Son interprétation de George Valentin a été saluée par quatorze récompenses internationales.

 

L'après 2012 : Scénariste, réalisateur, producteur et acteur de stature internationale


La société de productions JD Prod qu'il a fondée en 2002 apparaît au générique de ses deux derniers films : The Artist et Les Infidèles. Pour ce qui est de The Artist, Jean Dujardin possède 20 % des recettes après amortissement du film, 20% du fonds de soutien et 20 % de la bobine. Pour Les Infidèles, Jean Dujardin a eu l'idée originale du projet, ainsi a-t-il assumé le rôle de producteur délégué. De ce fait, en contrepartie de la prise en charge des risques financiers, l'acteur a eu la maîtrise du financement, des coûts et a pu s'autoriser une liberté artistique plus importante. Il a perçu 400 000 euros en tant qu'auteur et 100 000 euros comme réalisateur. Les coproducteurs délégués de ce film à sketch que sont « JD Prod » et « Black Dynamite Films » ont dû verser les salaires et intéressements de Gilles Lellouche comme auteur (270 000 euros) et réalisateur (90 000 euros). Au final, Jean Dujardin possède 24% des recettes après amortissement du film, 25% du fonds de soutien et 24% de la bobine. Il souhaiterait produire de nouveaux films en profitant de sa notoriété grandissante depuis le sacre de The Artist18.

En 2012, il joue entre autres aux côtés de Gilles Lellouche et de sa femme Alexandra Lamy dans Les Infidèles, film à sketches qu'il coproduit, coscénarise et coréalise avec six autres metteurs en scène sur le thème de l'infidélité masculine. À la suite d'une polémique concernant les affiches promotionnelles du film sur lesquelles Jean Dujardin et Gilles Lellouche apparaissent dans des postures suggestives qui "présentent une image dégradante de la femme", l'ARPP qui a reçu quatre plaintes décide de les retirer des lieux publics19,20.

Au printemps 2012, il débute le tournage du nouveau film d'Éric Rochant intitulé Möbius avec Cécile de France qui a pour sujet l'espionnage économique21.

Été 2012, il est annoncé sur le tournage de The Wolf of Wall Street le prochain film de Martin Scorsese avec Leonardo DiCaprio.

Le 18 janvier 2013, il participe à l'émission de divertissement Le Débarquement sur Canal+ en compagnie de Guillaume Canet, Gilles Lellouche, Laurent Lafitte, Nicolas Bedos et Alex Lutz22.

Il tournera au printemps 2013 dans le prochain film de George Clooney : The Monuments Men23, puis à l'automne dans La French de Cédric Jimenez, film relatif à l'assasinat en 1981 du Juge Michel, que Jean Dujardin devrait incarner24.

 

Philanthropie


En 2009, Jean Dujardin s'engage aux côtés de Marc Lièvremont, ancien sélectionneur du XV de France (2007-2011) pour devenir le parrain de la Fondation Mouvement pour les Villages d'Enfants. Cette fondation a pour directeur M. Altmayer, frère de Nicolas et Eric Altmayer, qui ont créé la société de production Mandarin Cinéma, société qui a produit entre autres Brice de Nice ou les OSS 117. La Fondation MVE protège en France, dans ses Villages et Foyers, des enfants placés sur décision du juge des enfants en raison de maltraitances ou de négligences graves.

 

 

Vie privée

 

 


220px-Jean_Dujardin_et_les_soeurs_Lamy.j
magnify-clip.png
Jean Dujardin en 2012 à la 37e cérémonie des César, avec son épouse Alexandra Lamy et sa belle-sœur Audrey Lamy.

 

 

 

 

 

Jean Dujardin a deux fils (Simon né en 2000 et Jules né en 2001) d'une union avec Gaëlle qui a pris fin en 2003.

Il vit en couple depuis 2003 avec Alexandra Lamy25, avec laquelle il s'est marié à Anduze, dans le Gard, le 25 juillet 200926,27.

Il a trois frères dont l'aîné, Marc, est avocat28 et son conseiller juridique.

 

 

Filmographie

 

 


Année Titre Réalisateur Rôle Notes
1996-1999 Carré Blanc / Nous Ç Nous     Sketchs TV
1997-1998 Farce Attaque     Série TV
1999-2003 Un gars, une fille Isabelle Camus et Hélène Jacques Jean Série TV avec Alexandra Lamy
2002 À l'abri des regards indiscrets Ruben Alves et Hugo Gélin Jean-Luc Court-métrage
Ah ! Si j'étais riche Gérard Bitton et Michel Munz Le vendeur Weston  
2003 Toutes les filles sont folles Pascale Pouzadoux Lorenzi  
Bienvenue chez les Rozes Francis Palluau Mathieu Gamelin dit MG  
Les Clefs de bagnole Laurent Baffie Lui-même  
2004 Le Convoyeur Nicolas Boukhrief Jacques  
Mariages ! Valérie Guignabodet Alex  
Les Dalton Philippe Haïm Le cow-boy vanneur  
Rien de grave Renaud Philipps Le pilote instructeur Court-métrage
2005 La vie de Michel Muller est plus belle que la vôtre Michel Muller Lui-même  
Brice de Nice James Huth Brice Agostini, dit Brice de Nice Scénariste
L'Amour aux trousses Philippe de Chauveron Franck  
Il ne faut jurer de rien ! Eric Civanyan Valentin  
2006 OSS 117 : Le Caire, nid d'espions Michel Hazanavicius Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117 Étoile d'or du premier rôle masculin
Nommé - César du meilleur acteur
Hellphone James Huth Le warrior de la boue  
2007 Contre-enquête Franck Mancuso Richard Malinowski  
99 francs Jan Kounen Octave Parango Prix Raimu de la Comédie
Palizzi     Série TV, en tant que réalisateur
2008 Ca$h Eric Besnard Cash  
2009 Un homme et son chien Francis Huster Le tapissier  
OSS 117 : Rio ne répond plus Michel Hazanavicius Hubert Bonisseur de La Bath / OSS 117  
Lucky Luke James Huth Lucky Luke Scénariste
2010 Les Petits Mouchoirs Guillaume Canet Ludo  
Le Bruit des glaçons Bertrand Blier Charles  
Un balcon sur la mer Nicole Garcia Marc Palestro Swann d'or du meilleur acteur au Festival du film de Cabourg
2011 The Artist Michel Hazanavicius George Valentin Prix d'interprétation masculine au Festival de Cannes 2011
Spotlight Award du meilleur espoir Hollywood Film Festival
Meilleur acteur London Film Critics Circle
Meilleur acteur Australian Academy Award
Meilleur acteur Festival international du film de Santa Barbara
Meilleur couple à l'écran avec Bérénice Béjo Women Film Critics Circle
Golden Globe du meilleur acteur dans un film musical ou une comédie
Meilleur acteur Las Vegas Film Critics Society
Meilleur acteur Phoenix Film Critics Society
Screen Actors Guild Award du meilleur acteur dans un premier rôle
BAFTA Award du meilleur acteur dans un rôle principal
Étoile d'or du meilleur premier rôle
Independent Spirit Award du meilleur acteur
Oscar du meilleur acteur
Nommé - Critics Choice Award du meilleur acteur
Nommé - Prix du cinéma européen de l'acteur de l'année
Nommé - César du meilleur acteur
2012 Les Infidèles Emmanuelle Bercot, Fred Cavayé
Alexandre Courtes, Jean Dujardin
Michel Hazanavicius, Eric Lartigau
et Gilles Lellouche
  Réalisateur, scénariste, acteur
2013 Möbius Éric Rochant Gregory Lioubov dit Moise  
Le Loup de Wall Street (The Wolf of Wall Street) Martin Scorsese Jean-Jacques Handali  
The Monuments Men George Clooney Jacques Jaujard  
2013 Neuf mois ferme Albert Dupontel Le traducteur  

Box-Office - France


Films, avec Jean Dujardin, ayant attiré au moins un million de spectateurs, en France. Classement par nombre d'entrées.

 

 

 

  Films Réalisateur Années France (entrées)
1 Les Petits Mouchoirs Guillaume Canet 2010 5 457 251
2 Brice de Nice James Huth 2005 4 424 136
3 The Artist Michel Hazanavicius 2011 3 064 827
4 OSS 117 : Rio ne répond plus Michel Hazanavicius 2009 2 520 877
5 OSS 117 : Le Caire, nid d'espions Michel Hazanavicius 2006 2 304 430
6 Les Infidèles Jean Dujardin, Gilles Lellouche... 2012 2 301 045
7 Mariages ! Valérie Guignabodet 2004 2 008 899
8 Les Dalton Philippe Haim 2004 1 955 836
9 Lucky Luke James Huth 2009 1 865 726
10 99 francs Jan Kounen 2007 1 233 503
11 Ah ! si j'étais riche Gérard Bitton, Michel Munz 2002 1 142 152
12 Ca$h Éric Besnard 2008 1 105 919
13 Un balcon sur la mer Nicole Garcia 2010 1 047 647
14 Mobius Eric Rochant 2013 1 038 636

Théâtre

 


Année Titre Auteur Metteur en scène Rôle Lieu
2006 Deux sur la balançoire (lien vers le film) William Gibson Bernard Murat Jerry Ryan Théâtre Édouard VII

Discographie

 


Télévision

 


Clip publicitaire

 


  • Suite au succès américain de The Artist, l'acteur tourne une fausse pub pour des cigarettes françaises pour le site Funny or Die29.

 

Récompenses et nominations


Récompenses


Année Récompense Catégorie
2001 7 d'Or Meilleure émission de divertissement pour Un gars, Une fille
2007 Étoiles d'or du cinéma français Interprétation masculine de l'année pour OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
2007 Prix Raimu de la Comédie Interprétation masculine de l'année pour 99F
2011 Festival de Cannes 2011 interprétation masculine de l'année pour The Artist
2011 Festival du film de Cabourg Swann d'Or du meilleur acteur de l'année pour Un balcon sur la mer
2012 Golden Globes 2012 Meilleur acteur de comédie ou film musical pour The Artist
2012 Australian Film Institute Awards Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Screen Actors Guild Awards 2012 Meilleur acteur pour The Artist
2012 Festival international du film de Santa Barbara Cinema Vanguard Award pour The Artist
2012 BAFTA 2012 Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Étoiles d'or du cinéma français Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Independent Spirit Awards Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Hollywood Film Festival Spotlight Award pour The Artist
2012 London Film Critics Circle Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Women Film Critics Circle Meilleur couple au cinéma de l'année avec Bérénice Béjo pour The Artist
2012 Las Vegas Film Critics Society Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Phoenix Film Critics Society Meilleur acteur de l'année pour The Artist
2012 Oscars 2012 Meilleur acteur pour The Artist
2012 Gérard du cinéma 2012 Gérard de l'acteur, on espère que tu l'aimes bien, parce que t'es parti pour voir sa gueule partout pendant les trente prochaines années pour The Artist

 

 

 

 

220px-DUJARDIN_Jean_02-24x30-2009.jpg
magnify-clip.png
Jean Dujardin photographié par le Studio Harcourt en 2009.

 

 

 

Nominations

 


Année Nomination Catégorie
2007 César 2007 César du meilleur acteur pour OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
2007 Globe de cristal Globe de cristal du meilleur acteur pour OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
2007 Prix Raimu de la comédie Prix Raimu de la comédie pour OSS 117 : Le Caire, nid d'espions
2008 Étoiles d'or du cinéma français Etoile d'or du premier rôle masculin pour 99 francs
2010 Globe de cristal Globe de cristal du meilleur acteur pour OSS 117 : Rio ne répond plus
2012 Alliance of Women Film Journalists EDA Award du meilleur acteur pour The Artist
2012 Central Ohio Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Chicago Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Dallas-Fort Worth Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Detroit Film Critics Society Meilleur acteur pour The Artist
2012 Prix du cinéma européen Meilleur acteur européen pour The Artist
2012 Houston Film Critics Society Meilleur acteur pour The Artist
2012 National Society of Film Critics Meilleur acteur pour The Artist
2012 New York Film Critics Circle Meilleur acteur pour The Artist
2012 Online Film Critics Society Meilleur acteur pour The Artist
2012 Screen Actors Guild Awards 2012 Meilleure distribution pour The Artist
2012 San Diego Film Critics Society Meilleur acteur pour The Artist
2012 St. Louis Gateway Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Utah Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Vancouver Film Critics Circle Meilleur acteur pour The Artist
2012 Washington D.C. Area Film Critics Association Meilleur acteur pour The Artist
2012 Critics' Choice Movie Award Meilleur acteur pour The Artist
2012 Women Film Critics Circle Award Meilleur acteur pour The Artist
2012 César 2012 César du meilleur acteur pour The Artist
2012 Chlotrudis Awards 2012 Meilleur acteur pour The Artist

 

 

 

Revenus

Selon Le Figaro30, Jean Dujardin était l'acteur français le mieux payé en 2009 avec un total de 4,4 millions d'euros (2M € par film, 390 000 € pour coécrire Lucky Luke)31.

 

 

 

 

Portail du cinéma français Portail du cinéma français

 

 

 


commentaires

Claude Chabrol.

Publié le 12 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Claude Chabrol

 

 

 



Claude Chabrol

Description de cette image, également commentée ci-après

Claude Chabrol à Amiens en 2008.


 

 

 

Surnom Chacha
Naissance 24 juin 1930
Paris, France
Nationalité Drapeau de France Français
Décès 12 septembre 2010 (à 80 ans)
Paris, France
Profession Réalisateur, producteur, acteur, scénariste, dialoguiste
Films notables Le Beau Serge
Les Cousins
Les Bonnes Femmes
La Femme infidèle
Que la bête meure
Le Boucher
La Cérémonie
Merci pour le chocolat

 

 

 

 

Claude Chabrol (24 juin 1930 à Paris12 septembre 20101,2 à Paris) est un réalisateur français, également producteur, acteur, scénariste et dialoguiste.

Il inaugure la Nouvelle Vague puis mène avec un humour amical3 tout son demi-siècle de carrière, affranchi de toute école, mais pourfendeur amusé, goulu, fin gourmet, reconnu.

 

Biographie

Jeunesse, et affabulations

Fils unique4,5 de Madeleine, née Delarbre, et Yves Chabrol6, il naît malgré les conseils de médecins qui recommandent à sa mère alors enceinte de trois mois d'avorter, les époux Chabrol ayant été trouvés inanimés suite à une asphyxie due à un chauffe-eau défectueux5,7. Il fréquente les salles de cinéma parisiennes depuis l'âge de 4 ans8. Son père, pharmacien et résistant (avec Maurice Ripoche et Maurice Nore, il fonde en août 1940 le réseau Ceux de la Libération9), envoie l'enfant, durant la Seconde Guerre mondiale, chez sa grand-mère maternelle, à Sardent, dans la Creuse.

Plus tard, devenu célèbre, Claude Chabrol fabulera à propos de certains des évènements survenus durant son séjour de quatre ans à Sardent. En particulier il racontera qu'à l'âge de seulement 11 ans il créa lui-même dans ce village une société civile immobilière, récolta des fonds importants parmi les notables, puis fut projectionniste et programmateur dans la salle de cinéma qu'il improvisa dans un garage désaffecté. En réalité le "Cinéma sardentais" fut créé et animé à partir de 1942 par un ingénieur des Arts et Métiers passionné par le cinéma et ses techniques, Georges Mercier (1910-1975). Pour d'obscures raisons Chabrol a souvent occulté l'existence et le rôle de cet homme inventif. Après un premier récit flatteur dans son autobiographie Et pourtant je tourne10, l'épisode du Cinéma sardentais a été enjolivé dans l'ouvrage de Wilfrid Alexandre La Traversée des apparences11. Par la suite Michel Pascal puis François Guérif recueilleront des récits plus proches de la réalité. Néanmoins, la légende du marmot-cinéaste sera encore reprise (et amplifiée) en 2012 dans un album12 composé par Michel Pascal13.

Études et débuts dans le cinéma

De retour à Paris après la Libération, il fait des études de lettres et de droit (au cours desquelles il côtoie Jean-Marie Le Pen14,15) puis, sous l'influence parentale, et sans conviction, des études de pharmacie, qu'il abandonne après avoir quadruplé sa première année16. C'est le cinéma qui lui sourit : il entre à la Fox (en 1955) comme attaché de presse8, tout en agissant comme critique de cinéma dès l'aurore de la Nouvelle Vague française, aux côtés de François Truffaut et Jacques Rivette, ses collègues aux Cahiers du cinéma. De 1953 à 19576, dans la revue à couverture jaune, fondée par André Bazin et Jacques Doniol-Valcroze, il participe à la défense de la politique des auteurs et publie, en 1957 avec Éric Rohmer, un livre sur Alfred Hitchcock, le maître du suspense et celui qui a su imposer son style au système hollywoodien. Une autre rencontre est, pour la suite, également déterminante : celle du romancier Paul Gégauff, son futur scénariste, dont l'univers l'éloigne de l'éducation bourgeoise reçue, bien qu'il s'en avoue toujours encore marqué de traces profondes, indélébiles17.

Mariage(s)

Il épouse, le 26 juin 195218, la fille d'un haut fonctionnaire et petite fille de banquier, Agnès Marie-Madeleine Goute, qui devient en 1957 une riche héritière (35 millions d'anciens francs), ce qui permet au nouveau cinéaste de financer sa maison de production, AJYM (1956-1961) : un sigle formé des initiales du prénom de son épouse Agnès et de leurs deux fils, Jean-Yves (né en 1954 et futur architecte) et Matthieu(né en 1956 et futur compositeur de sa musique de films)6. L'entreprise AJYM démarre sur un court métrage de Jacques Rivette, Le Coup du berger (1956), avec Jean-Claude Brialy. Et, dès la fin de 1957, Claude Chabrol tourne avec ce Brialy son premier film, Le Beau Serge à Sardent (dans la Creuse), puis Les Cousins, sortis en 1959, qui deviennent les premiers longs métrages« le manifeste inaugural » — de la Nouvelle Vague.

Il divorce en 19646 et convole en secondes noces le 4 décembre 196418 avec l'actrice Stéphane Audran (née Colette Dacheville), qu'il connaît depuis 195819 et qui est la mère de son troisième fils, Thomas (né en 1963, futur acteur). Avec elle, il poursuit une fructueuse coopération, jusque très au-delà de leur séparation en 1980. Durant cette période, il se fait spécialiste de l'analyse féroce de la bourgeoisie française17, dont l'apparent conformisme sert de couvercle à un bouillonnement de vices et de haines. Que ce soit sur le registre de la comédie grinçante ou du polar, souvent de concert avec le romancier scénariste Paul Gégauff, il ne cesse d'en traquer l'hypocrisie, les coups bas et la bêtise, avec une délectation rare et jubilatoire, à laquelle participent activement ses acteurs fétiches : Stéphane Audran, Michel Bouquet, Jean Yanne. Il dresse ainsi le portrait de la France des années 1970 dans La Femme infidèle, Le Boucher, Juste avant la nuit, Les Biches.

Réalisateur reconnu

À la fin de la décennie, il effectue un tournant en optant pour des sujets plus éclectiques dans lesquels son inspiration s'émousse parfois, il l'avoue. Mais sa rencontre en 1978 avec la jeune Isabelle Huppert, qu'il contribue à révéler, est décisive. Violette Nozière, l'empoisonneuse parricide qui fit scandale dans les années 1930, ajoute une dimension supplémentaire à la galerie de monstres jusqu'ici filmés par Chabrol (il avait déjà adapté un autre fait divers sanglant dans Landru avec Charles Denner). En même temps, il entame avec l'actrice un duo redoutablement efficace, qui touchera tant les rives de la comédie policière (Rien ne va plus) que celles de l'adaptation littéraire (Madame Bovary) ou du film politique (L'Ivresse du pouvoir), culminant avec la décapante Cérémonie, adaptée du roman A Judgment in Stone20(L'Analphabète) de Ruth Rendell.

Sur un registre plus léger, il aura également entre-temps fait jouer Jean Poiret dans le rôle titre de Inspecteur Lavardin ainsi que dans Poulet au vinaigre, de la même manière qu'il revient régulièrement au « polar provincial », par des films tels que Au cœur du mensonge ou La Demoiselle d'honneur. Dans un registre fantastique inattendu, il réalise en 1976 Alice ou la Dernière Fugue, avec Sylvia Kristel, un genre qu'il n'abordera qu'à cette unique occasion.

 

 

 

 

170px-P%C3%A8re-Lachaise_-_Division_10_-
magnify-clip.png
Tombe de Claude Chabrol, le long du chemin Chénier, au Père-Lachaise (10e division).

 

 

 

 

En 1983, il se marie en troisièmes noces, avec Aurore Pajot (aussi dite « Aurore Paquiss » ou « Maistre », puis Chabrol6), qui est sa scripte sur pratiquement tous ses films depuis Les Biches (1968). La fille de celle-ci et de l'acteur François Maistre, Cécile Maistre (née en 1967), est son assistante sur de nombreux films. Il donne régulièrement des rôles à son fils cadet Thomas, tandis qu'un autre fils, Matthieu, est compositeur de la musique de ses films à partir du milieu des années 198021. Des quatre enfants de la famille recomposée, Claude Chabrol n'a donc que son fils aîné, architecte, qui ne travaille pas à ses films22.

Dernières années

Claude Chabrol est, en 2006, le réalisateur d'honneur du festival de Nîmes, Un réalisateur dans la ville. Deux ans plus tard, il reviendra dans la cité romaine tourner son dernier film Bellamy avec Gérard Depardieu — ce sera leur unique collaboration.

Chabrol reçoit, pour l'ensemble de son œuvre cinématographique, le prix René-Clair de l'Académie française en 2005, la Caméra d'or de la Berlinale 2009 et le Grand prix 2010 de la SACD.

Puis arrive, à « l'hyperactif et plein d’allant, fourmillant de projets », ce « clap de fin16 » : Claude Chabrol meurt à son domicile le 12 septembre 2010 à l'âge de 80 ans2, notamment de problèmes respiratoires qui avaient justifié son hospitalisation les deux dernières semaines, hospitalisation qui révèlera un lymphome non soigné23. Il est inhumé le 17 septembre, dans l'intimité, au Père-Lachaise (10e division) après un rassemblement des proches et des amis, sur le parvis de la Cinémathèque française24,25.

Filmographie

Réalisateur au cinéma
Réalisateur pour la télévision

Il a réalisé 21 films pour la télévision26 :

Acteur
Courts métrages

Box-office

Films
Année
Entrées27
Drapeau de France France
Docteur Popaul 1972 2 062 335
Les Cousins 1959 1 816 407
A double tour 1959 1 445 587
La Ligne de démarcation 1966 1 369 742
Landru 1962 1 331 849
Madame Bovary 1991 1 292 151
Le Tigre aime la chair fraîche 1964 1 242 601
Le Tigre se parfume à la dynamite 1965 1 173 343
Le Boucher 1970 1 148 554
Le Beau Serge 1959 1 112 986
L'Ivresse du pouvoir 2006 1 103 122
Que la bête meure 1969 1 092 910
La Fleur du mal 2003 1 080 105
Violette Nozière 1978 1 074 507
La Cérémonie 1995 1 000 271
Une affaire de femmes 1988 975 770
Marie-Chantal contre le docteur Kha 1965 964 679
L'Enfer 1994 931 118
Les Sept Péchés capitaux 1962 930 559
La Rupture 1970 927 678
Merci pour le chocolat 2000 912 499
Les Noces rouges 1973 829 232
Poulet au vinaigre 1985 764 659
La Fille coupée en deux 2007 752 871
La Décade prodigieuse 1971 709 844
Masques 1987 708 506
Inspecteur Lavardin 1986 701 456
La Femme infidèle 1969 682 295
Les Biches 1968 627 164
Au cœur du mensonge 1999 570 032
Les Innocents aux mains sales 1975 553 910
Le Cheval d'orgueil 1980 538 289
Nada 1974 517 725
Les Bonnes Femmes 1960 486 110
Rien ne va plus 1997 458 125
La Demoiselle d'honneur 2004 393 841
Les Fantômes du chapelier 1982 387 22628
Le Scandale 1967 383 071
Bellamy 2009 349 983
Le Cri du hibou 1987 295 435
Betty 1992 252 820
Les Godelureaux 1961 214 546
L'Œil de Vichy 1993 201 411
Folies bourgeoises 1976 158 674
L'Œil du malin 1962 90 715
Jours tranquilles à Clichy 1990 90 503
Le Sang des autres 1984 65 484

Films sur Claude Chabrol

  • Chabrol, réalisé par André S. Labarthe pour Cinéastes de notre temps en 1995
  • Claude Chabrol, l'artisan, réalisé par Patrick Le Gall en 2002
  • Claude Chabrol passe à table, film documentaire réalisé par Bertrand Loutte, France, 2010, 45 min
  • Grand Manège (ou Qu'est ce qui fait tourner Chabrol ?) d'Olivier Bourbeillon (52 min). Avec Stéphane Audran, Sandrine Bonnaire, Michel Bouquet, Thomas Chabrol, Claude Chabrol, Gwenhaël de Gouvello, Suzanne Flon, Jacques Gamblin, Bernadette Lafont, Benoît Magimel et Cécile Maistre.

Théâtre (metteur en scène)

Œuvres écrites

Romans
Scénarios
Nouvelles
  • « Musique douce », in Mystère Magazine, novembre 1953
  • « Le Dernier Jour de souffrances », du Mystère Magazine, février 1957 + En dos de couverture du numéro 111 d'avril 1957, c'est également avec cette nouvelle qu'il sera fait lauréat du 2e prix, au "Concourt de nouvelles policières" de Mystère Magazine, récompensant les 10 premiers manuscrits et honorant les 7 suivants.
  • Six contes moraux (avec Éric Rohmer), L'Herne, Paris, 1974, rééd. 2003 (ISBN 978-2-85197-707-6) ; (en) Six Moral Tales, New York, NY, U.S.A.: The Viking Press, 1980 (ISBN 0-670-64732-2)
Articles dans les Cahiers du Cinéma
  • Que ma joie demeure -sur Chantons sous la pluie (Singing in the rain) [no 28 - 11/1953]
  • Note sur Le voyage de la peur (The Hitch-Hiker) [no 29 - 12/1953]
  • Note sur Une affaire troublante (A Personal Affair) [no 35 - 05/1954]
  • Hitchcock devant le mal dans un NS 'Hitchcock' [no 39 - 10/1954]
  • Histoire d'une interview dans un NS 'Hitchcock' [no 39 - 10/1954]
  • Les 10 meilleurs films de 1954 [no 43 - 01/1955]
  • Un calvaire -sur Le pain vivant [no 44 - 02/1955]
  • Entretien avec Alfred Hitchcock (av. François Truffaut) [no 44 - 02/1955]
  • Petits poissons deviendront grands -sur Bronco Apache (Apache) et Du plomb pour l'inspecteur (Push Over) [no 45 - 03/1954]
  • Sans tambour ni trompette -sur Rebecca [no 45 - 03/1954]
  • Revue des revues -sur Films in Review, Sight and Sound et Film culture [no 45 - 03/1954]
  • Entretien avec Jules Dassin (I) [no 46 - 04/1954]
  • Les choses sérieuses -sur Fenêtre sur cour [no 46 - 04/1954]
  • Petit journal intime du cinéma [no 46 - 04/1954]
  • Entretien avec Jules Dassin (II) [no 47 - 05/1954]
  • Petit journal intime du cinéma [no 47 - 05/1954]
  • Ephémérides Cannois [no 48 - 06/1954]
  • Clés pour la comtesse -sur La comtesse aux pieds nus (The Barefoot Contessa) [no 49 - 07/1954]
  • Raoul -sur Le cri de la victoire (Battle Cry) [no 49 - 07/1954]
  • Revue des revues -sur Films in Review, Sight and Sound et Film culture [no 50 - 08-09/1954]
  • Le gambit du Pharaon -sur La terre des pharaons (Land of The Pharaohs) [no 53 - 12/1954]
  • Évolution du film policier dans un NS 'Situation du cinéma Américain' [no 54 - 12/1954]
  • Notices biographiques dans le dictionnaire des réalisateurs américains contemporains [no 54 - 12/1954]
  • Les 10 meilleurs films de 1955 [no 55 - 01/1956]
  • Évolution du film policier dans un NS 'Situation du cinéma Américain' [no 54 - 12/1954]
  • Entretien avec Anthony Mann (av. Charles Bitsch) [no 69 - 03/1957]
  • Bonjour, Monsieur Oswald Propos recueillis de Gerd Oswald) [no 70 - 04/1957]
  • Notices biographiques dans le dictionnaire des réalisateurs français contemporains [no 71 - 05/1957]
  • Les films de Cannes 1957 [no 72 - 06/1955]
  • Les 10 meilleurs films de 1957 [no 79 - 01/1958]
  • La peau, l'air et le subconscient - sur La fin de son 1er film : Le Beau Serge [no 83 - 05/1958]
  • Extrait du film Les cousins [no 90 - 12/1958]
  • Les 10 meilleurs films de 1958 [no 92 - 02/1958]
  • Les petits sujets dans un NS 'Jean Cocteau' [no 100 - 10/1959]
Essais
Tome 1 : Un étrange locataire - Le Numéro 17 - Les Trente-neuf marches - Mr Ashenden agent secret - L'Agent secret - Jeune et innocent - Une femme disparaît
Tome 2 : L'Auberge de la Jamaïque - Rebecca - La Maison du Dr Edwardes - Le Procès Paradine - Le Grand Alibi
Entretiens, mémoires, pensées…

Livre audio

  • Claude Chabrol (auteur et narrateur de l’Autoportrait ; narrateur des 7 nouvelles d'autres auteurs), Alain Vallarsa (musique de l’Autoportrait), Paul Mahoux (co-compositeur pour les 7 nouvelles), Jacques Raoult (co-compositeur pour les 7 nouvelles), Santamaria (interviewer), Sophie Loubière (auteur de deux nouvelles), Élisabeth Lherm (auteur de deux nouvelles), Jeanne Cressanges (auteur d'une nouvelle), Frédérique Topin (auteur d'une nouvelle) et Alain Robillard (auteur d'une nouvelle), Autoportrait, suivi de 7 petits polars, Paris, Radio France, coll. « Cassettes Radio France », mai 1995 (ISBN 341-5-8200-1732-4) (notice BnF no FRBNF38311896h).
    Support : 2 cassettes audio ; durée : 1 h 14 min environ ; référence éditeur : Cassettes Radio France-Radio France Ateliers de création-SDGL K1732. Regroupe :
    • Autoportrait de Claude Chabrol (32 min 30 s), présenté par Jacques Santamaria 
    • Claude Chabrol parle de la littérature policière, entretien de Jacques Santamaria avec Claude Chabrol (7 min), réalisé en juin 1994 
    • Compartiment 12 (5 min 20 s), de Sophie Loubière 
    • Un jeu d'enfant (5 min 20 s), d'Élisabeth Lherm 
    • Une femme trop douce (5 min), de Jeanne Cressanges 
    • Une très jolie fille (5 min 10 s), de Frédérique Topin 
    • De façon accidentelle (5 min 20 s), de Sophie Loubière 
    • Piazza Colonna (3 min 35 s), d'Alain Robillard 
    • La Reine des fleurs (4 min 55 s), d'Élisabeth Lherm
    Semble avoir été réédité sous forme de 2 disques compacts audio, en 2000 (références introuvables).
     

Bibliographie critique

Avec, pour chaque film : fiche technique détaillée, résumé du scénario, analyse d’un aspect cinématographique plus précis, anecdotes livrées par Chabrol, zoom sur les acteurs…

 

 

 

  • Portail du cinéma français Portail du cinéma français
  • Portail de la réalisation audiovisuelle Portail de la réalisation audiovisuelle

 

commentaires

Alain Delon.

Publié le 10 Avril 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Alain Delon

 

 

 

 



Alain Delon

Description de cette image, également commentée ci-après

Alain Delon en novembre 2012.


 

 

 

Nom de naissance Alain Fabien Maurice Marcel Delon
Naissance 8 novembre 1935 (77 ans)
Sceaux, Hauts-de-Seine, France
Nationalité Drapeau de France Français
Drapeau de Suisse Suisse
Profession Acteur, producteur
Films notables Rocco et ses frères
Mélodie en sous-sol
Le Guépard
Le Samouraï
La Piscine
Borsalino
Le Clan des Siciliens
Monsieur Klein
Notre histoire
Site internet http://www.alaindelon.ch/

 

 

 

 

 

Alain Fabien Maurice Marcel Delon, né le 8 novembre 1935 à Sceaux, est un acteur et homme d'affaires franco-suisse; il a la nationalité suisse depuis 19991. Il a aussi été producteur et a réalisé deux films.

Ayant commencé à faire du cinéma à l'âge de 23 ans, il fut un temps l'acteur le plus rentable du cinéma français avec Louis de Funès et Jean-Paul Belmondo, et a attiré dans les salles des millions de spectateurs. Dans les médias anglo-saxons, il a parfois été surnommé « le Brigitte Bardot au masculin »2 du fait de son physique avantageux et de son succès international. Nombre de films dans lesquels il a joué avec d'autres grands acteurs, sont considérés comme des classiques, tels Plein soleil, Rocco et ses frères, Le Guépard, Mélodie en sous-sol, Le Samouraï, Borsalino, Monsieur Klein, Notre histoire... Il est également un des derniers survivants de cette époque et à ce titre s'attire le respect et l'admiration de nombre de cinéastes contemporains comme Johnnie To, Quentin Tarantino ou Sofia Coppola.

Sa vie privée se confondit souvent avec sa carrière au cinéma. Il fut le compagnon de l'actrice Romy Schneider avec qui il partagea l'affiche plusieurs fois, notamment dans La Piscine, puis de Nathalie Barthélemy (mère de son fils Anthony), qu'il épousa, de Mireille Darc et, plus brièvement d'Anne Parillaud. De son propre avis, la relation qu'il attendait fut celle de ses quinze années passées avec Rosalie van Breemen de 1987 à 2002, mère de ses deux derniers enfants : Anouchka Delon (Gien, 25 novembre 1990) et Alain-Fabien Delon (18 mars 1994), même s'il affirma que Romy fut son plus grand amour, lors du décès de cette dernière, en 1982.

La renommée d'Alain Delon est internationale, bien qu'il n'ait pas réussi à s'imposer à Hollywood. Outre l'Europe, il a également connu un grand succès en Asie, où sont vendus, sous son nom, des produits divers: cigarette, alcools, parfums...

 

Jeunesse

C'est le vendredi 8 novembre 1935 que naît, à Sceaux, dans le département de la Seine (actuellement dans les Hauts-de-Seine), Alain Delon, fils de Fabien Delon (1904-1977), dirigeant d'un petit cinéma de quartier, Le Régina. Sa mère, Édith Arnold (1911-1995), était préparatrice en pharmacie. Les Delon sont originaires de Saint-Vincent-Lespinasse, dans le Tarn-et-Garonne. Jean Delon, né au XVe siècle, est l'ancêtre de la famille. L'arrière-grand-père paternel d'Alain Delon, Fabien Delon (Saint-Vincent-Lespinasse, 28 décembre 1829 - Figeac (Lot), 12 décembre 1909), décoré de la Légion d'honneur en 18923, était Ingénieur des ponts et chaussées. Sa grand-mère paternelle, Marie-Antoinette Evangelista, était corse originaire de la commune de Prunelli di Fiumorbu, elle avait épousé son grand-père Jean-Marcel Delon alors percepteur dans cette commune.

En 1939, Alain Delon a quatre ans lorsque ses parents divorcent. Il est alors confié à une famille d’accueil, où le père est gardien de prison. Puis il est placé dans la pension catholique de Saint-Nicolas d'Issy-les-Moulineaux où il passe toute sa jeunesse avec un de ses meilleurs amis, Gérard Salomé. Il se fait renvoyer six fois de l'école. Sa mère épouse alors en secondes noces Paul Boulogne, un commerçant charcutier de Bourg-la-Reine et Alain passe un CAP de charcutier pour reprendre sans aucune conviction, le commerce de son beau-père.

A 14 ans, il a l'occasion de tourner dans un court-métrage Le rapt, un petit film tourné par le père de l'un de ses copains (un extrait exclusif de ce film, enfin retrouvé plus de trente cinq ans plus tard, sera diffusé lors de l'émission Le jeu de la vérité d'Alain Delon sur TF1 en 1985).

À dix-sept ans, devançant l'appel sous les drapeaux, il effectue son service militaire dans la marine nationale. Après un passage au Centre de Formation Maritime de Pont-Réan, il est affecté à l'Unité Marine de Saïgon en Indochine, pendant la guerre d'Indochine. Moment important, où selon lui, il apprit la rigueur, le respect d'autrui, le travail en équipe (il est souvent devenu ami avec les techniciens de ses films).

À son retour en 1956, il doit enchaîner les petits métiers pour vivre, notamment dans le quartier des Halles et à Montmartre où il côtoie le monde de la pègre 4 et des gigolos, dont l'un, selon Bernard Violet, un "homosexuel nommé Carlos"5 assurera sa protection. En l'éloignant de cet univers, sa rencontre amoureuse avec Brigitte Auber va changer son destin. En traînant dans le quartier de Saint-Germain-des-Prés il se fait remarquer par Jean-Claude Brialy, qui l'invite au Festival de Cannes, où son physique ne passe pas inaperçu. Il fait un bout d'essai concluant et aborde ainsi le milieu du cinéma, sans formation particulière de comédien. Comme beaucoup d'acteurs, Delon a appris sur le tas ce qu'il sait de son métier.

Carrière cinématographique

Les années 1950 : les débuts et la gloire

À Rome où Alain Delon vit avec Gian Paolo Barbieri6, qui deviendra un photographe célèbre, il est remarqué par le découvreur de talent américain David O. Selznick. Après un essai réussi, il se voit proposer un contrat de sept ans aux États-Unis par Selznick à la condition qu'il apprenne l'anglais. De retour en France, Delon se met donc à l'étude de cette langue mais il rencontre Yves Allégret qui le convainc de rester en France.

En 1957, il tourne son premier film Quand la femme s'en mêle d'Yves Allégret dans lequel il a un petit rôle. Aux côtés de la star Edwige Feuillère, d'autres débutants : Pierre Mondy, Sophie Daumier, Bruno Crémer... Dans son film suivant, la comédie Sois belle et tais-toi de Marc Allégret, il côtoie les vedettes Mylène Demongeot et Henri Vidal, et un autre débutant : Jean-Paul Belmondo...

En 1958 il rencontre Romy Schneider sur le tournage du film Christine, réalisé par Pierre Gaspard-Huit, avec son copain Jean-Claude Brialy et Micheline Presle en compléments. Le coup de foudre est réciproque. Il a vingt-trois ans, elle en a vingt ; ils se fiancent le 22 mars 1959 sous les feux de la presse. Ils incarnent la beauté, la jeunesse, le succès et deviennent un couple célébré par le show business et le public. La belle histoire a pourtant une faille : Alain Delon la trompera avec Nico. Un fils, Ari Boulogne, qu'il n'a jamais reconnu, mais qui fut élevé par la propre mère de Delon, naîtra le 11 août 19627,8.

Malgré l'échec de Christine qui lui offrait son premier rôle important, Delon devient une vedette : dans la comédie Faibles Femmes de Michel Boisrond, il retrouve Mylène Demongeot, cette fois ils forment le couple principal - encore la blonde actrice, rivale de Bardot, ne lui suffit-elle pas puisque Pascale Petit et Jacqueline Sassard viennent en rescousse ; dans Le Chemin des écoliers d'après Marcel Aymé, il joue le fils du personnage interprété par Bourvil, Françoise Arnoul et Lino Ventura complétant la distribution.

Son modèle, son maître en tant qu'acteur est alors et demeurera Jean Gabin auquel il essaiera toujours de ressembler.

Les années 1960 : la consécration

 

 

 

 

 

 

 

En 1960, Alain Delon accède au premier rang sous la direction de René Clément avec Plein soleil, adapté du roman Monsieur Ripley de Patricia Highsmith, qui est suivi en 1961 par Rocco et ses frères de Luchino Visconti, qui remporte le Prix Spécial du Jury au Festival de Venise et consacre Delon et Annie Girardot ; puis la jeune star joue un sketch romantique face à Brigitte Bardot dans Les Amours célèbres, film en costumes inspiré des bandes dessinées de Paul Gordeaux, tourné par Michel Boisrond. La même année, Alain Delon commence sa carrière d'homme d'affaires en achetant dans le Vieux-Nice, le restaurant « La Camargue ». Dans la foulée du Guépard, Delon s'essaie au théâtre sous la direction de Visconti, dans une pièce de l'élisabéthain John Ford, Dommage qu'elle soit une p..., donnant la réplique à Romy Schneider et Daniel Sorano.

L'acteur s'éloigne des compositions légères de ses débuts. De fait, la comédie anarchiste de René Clément, Quelle joie de vivre, et le sketch de Le Diable et les Dix Commandements réalisé par le vétéran Julien Duvivier (où il séduit Danielle Darrieux), pas plus que Les Amours célèbres, ne figurent parmi ses films marquants. En 1962, il joue aux côtés de Monica Vitti, dans L'Éclipse de Michelangelo Antonioni, film qui obtient le Prix Spécial du Jury du Festival de Cannes. La chanteuse allemande Nico avec qui il a eu une liaison, met au monde Christian Aaron Boulogne, dit Ari Boulogne, le 11 août 1962.

En 1963 il joue dans Le Guépard de Luchino Visconti, le rôle de Tancrède, en compagnie de Claudia Cardinale et de Burt Lancaster : le film obtient la Palme d'or au festival de Cannes; la même année il tourne Mélodie en sous-sol, sous la direction de Henri Verneuil, qui est récompensé par le Golden Globe du meilleur film en langue étrangère. C'est lors du tournage de ce classique du genre policier que Delon rencontra Jean Gabin. Cette série de films est considérée comme une suite de chefs-d'œuvre. Alain Delon s'impose également en héros de film d'aventures, face à Virna Lisi, dans La Tulipe noire, de Christian-Jacque, d'après Alexandre Dumas. En 1964 il s'essaie à la production, dans le registre du film d'auteur engagé, avec L'Insoumis d'Alain Cavalier aux côtés de Georges Beaume et Lea Massari. La même année, au mois d'août, peu de temps après sa rupture avec Romy Schneider (leur liaison durait depuis cinq ans), il épouse l'actrice Nathalie Canovas alias Barthélémy, dont il aura un fils, Anthony, né le 30 septembre suivant à Hollywood.

En 1967, Alain et Nathalie tournent ensemble dans Le Samouraï, le classique de Jean-Pierre Melville. L'année suivante, Delon revient au théâtre pour une pièce de Jean Cau mise en scène par Raymond Rouleau Les Yeux crevés. Durant la décennie, Delon retrouve son maître Clément pour le suspense Les Félins, où il est le prisonnier de Jane Fonda et Lola Albright, et internationalise encore sa carrière : il travaille en Grande-Bretagne pour un sketch de La Rolls-Royce jaune d'Anthony Asquith, avec Shirley MacLaine et George C. Scott, et La Motocyclette de Jack Cardiff d'après André Pieyre de Mandiargues et face à Marianne Faithfull, et à Hollywood pour Les Tueurs de San Francisco, thriller dont il partage l'affiche avec Ann-Margret, Van Heflin et Jack Palance, et Texas, nous voilà, western avec Dean Martin ; dans le film de guerre Les Centurions de Mark Robson, il joue avec Anthony Quinn et George Segal. En 1966, Delon interprète Jacques Chaban-Delmas dans Paris brûle-t-il ? de Clément. Valeur sûre du cinéma français à défaut du marché américain, l'acteur côtoie ses pairs : Lino Ventura dans Les Aventuriers, Julien Duvivier pour le thriller Diaboliquement vôtre avec pour partenaire Senta Berger, Brigitte Bardot une seconde fois dans un sketch des Histoires extraordinaires, d'après Edgar Poe, réalisé par Louis Malle. En 1968, Delon affronte Charles Bronson dans le policier Adieu l'ami écrit par Sébastien Japrisot et réalisé par Jean Herman.

La même année, la star monte sa propre société de production Adel. Il produit son premier film avec sa société, Jeff, également réalisé par Herman. Par ailleurs il sait que Nathalie Delon veut le quitter et il ne l'accepte pas. Il a rencontré Mireille Darc et ils se fréquentent. Il lui propose de jouer avec lui dans Jeff. Delon clôt la décennie avec deux classiques du film noir : La Piscine, qui est l'occasion de retrouvailles spectaculaires avec Romy Schneider devant la caméra de Jacques Deray, et Le Clan des Siciliens, retrouvailles avec Verneuil et Gabin.

Les années 1970 : toujours le succès

En 1970 Delon tourne avec Jean-Paul Belmondo, son unique rival dans le cinéma français, Borsalino, classique du film de gangsters signé Jacques Deray. En 1970 et 1972, Delon tourne de nouveau avec un de ses maîtres, Jean-Pierre Melville, Le Cercle Rouge, face à Bourvil (son père dans Le Chemin des écoliers onze années plus tôt), et Un flic qui marque sa rencontre professionnelle avec Catherine Deneuve et Richard Crenna. Durant la décennie, il développe et pousse à l'extrême deux aspects essentiels de son personnage cinématographique : le fétichisme du vêtement (chapeau et imperméable) et le professionnalisme. On retrouve cet aspect dans Le Cercle Rouge, Un flic et Borsalino & Co... Tournée en 1974, la suite de Borsalino se fait sans Belmondo (son personnage étant mort dans le précédent film), mais avec Deray ; la même année Delon accepte le rôle principal de Zorro, succédant à Douglas Fairbanks et Tyrone Power, pour faire « soi-disant » plaisir à son fils Anthony, enfant à l'époque.

Dans les années 1970 et au début des années 1980, Alain Delon apparaît dans un grand nombre de films d'action, en majorité des polars, où il interprète des personnages de héros, ou parfois d'anti-héros tragiques : Doucement les basses avec Nathalie Delon et Paul Meurisse, Flic Story (rôle de Roger Borniche), Le Gang d'après Borniche, Trois hommes à abattre, aux côtés de l'actrice italienne Dalila Di Lazzaro, d'après Jean-Patrick Manchette, tous de Jacques Deray. Le Gitan avec Bernard Giraudeau et Renato Salvatori, son frère dans Rocco, et Comme un boomerang (aux côtés de Charles Vanel), mis en scène par José Giovanni, Mort d'un pourri de Georges Lautner, sur un scénario de Michel Audiard, avec Ornella Muti et Klaus Kinski... À la même époque Delon tourne le western Soleil rouge du Britannique Terence Young, où il interprète « Gotch », rivalisant avec Bronson, Toshiro Mifune et Ursula Andress, et il tentera de nouvelles incursions dans le cinéma américain en tenant l'un des rôles principaux du thriller Scorpio réalisé par Michael Winner, aux côtés de Lancaster et Gayle Hunnicutt, et du film catastrophe Airport 80 Concorde aux côtés de Sylvia Kristel et Robert Wagner (acteur), qui ne remporte pas un grand succès commercial.

1971 marque sa première rencontre avec Joseph Losey pour L'Assassinat de Trotsky, où il se confronte à Romy Schneider et à Richard Burton. Quelques années plus tard Monsieur Klein, chef d'œuvre de Losey, dont Delon est l'acteur principal et le producteur, repart bredouille du festival de Cannes 1976, mais s'avère un beau succès critique. En 1977 à la 2e cérémonie des César, il remporte le César du meilleur film.

Delon tourne deux fois avec Simone Signoret dans La Veuve Couderc de Pierre Granier-Deferre et Les Granges brûlées de Jean Chapot, et se mesure une dernière fois à Jean Gabin dans le tragique Deux hommes dans la ville de José Giovanni. Alain Jessua offre également à l'acteur deux rôles intéressants, dans Armaguedon face à Jean Yanne et Salvatori, et surtout dans l'éprouvant Traitement de choc où il apparaît nu et frappe Annie Girardot.

Alain Delon et Mireille Darc travaillent ensemble pour Madly, Les Seins de glace de Lautner et L'Homme pressé d'Édouard Molinaro d'après Paul Morand. Et en 1973, le séducteur de l'écran donne la réplique à Dalida, dans le duo Paroles, paroles..., dans lequel lui-même ne chante pas, à la différence de sa partenaire.

Il produit le thriller Le Jeu de la puissance/Power Play avec notamment les stars britanniques David Hemmings, Peter O'Toole et Donald Pleasence.

Si les choix commerciaux de Delon sont souvent critiqués, force est de reconnaître qu'il n'a jamais quitté le cinéma d'art. Outre les réussites déjà citées, il paraît en 1972 dans Le Professeur de l'Italien Valerio Zurlini, qui impose un Delon fatigué, et en 1978 la star produit Attention, les enfants regardent de Serge Leroy, film atypique et passé injustement inaperçu, dans lequel l'acteur apparaît brièvement mais de façon marquante et totalement à contre-emploi.

Les années 1980-1990 : échecs à répétition

En 1981 Delon réalise dans la veine du polar, son premier film : Pour la peau d'un flic, d'après Jean-Patrick Manchette et qui révèle Anne Parillaud. Il joue dans Trois hommes à abattre, où il rencontre Dalila Di Lazzaro. Étant producteur, Delon avouera que tous les films incluant dans leur titre le terme « Flic », qu'il choisira lui-même, s'avéreront être des succès commerciaux. L'année suivante l'acteur retrouve Catherine Deneuve dans Le Choc de Robin Davis, d'après Manchette encore, dont il co-signe l'adaptation et les dialogues (ce n'est pas la première fois). Il reviendra à la réalisation en 1983 pour Le Battant, avec de nouveau Anne Parillaud et Richard Anconina dans un second rôle. En 1984, il incarne le baron de Charlus dans Un amour de Swann, adaptation de Proust dirigée par Volker Schlöndorff, qui recueille des critiques mitigées.

L'année suivante, Alain Delon s'écarte de nouveau de son personnage de héros de polar pour tourner dans Notre histoire de Bertrand Blier, qui lui vaut d'être récompensé par le César du meilleur acteur en 1985. La même année il s'installe en Suisse à Chêne-Bougeries, dans la banlieue de Genève.

S'ensuit à partir de la seconde moitié des années 1980, Le Battant, son second film en tant que réalisateur, et Parole de flic de Pinheiro (face à Jacques Perrin et le débutant Vincent Lindon) qui sont des succès publics mais ne lui permettent pas de renouveler son image, ce qu'il tente de faire avec le film fantastique Le Passage, qu'il produit et dont il co-écrit le scénario ( le générique chanté par Francis Lalanne connaîtra aussi le succès), et en jouant pour la première fois depuis 1962, dans un téléfilm, la mini-série Cinéma, dont il interprète aussi la chanson générique. Il y retrouve sa « marraine en cinéma » : Edwige Feuillère. Après le film Ne réveillez pas un flic qui dort où figurent aussi Michel Serrault et Serge Reggiani (parodié par la suite par Les Inconnus dans le sketch Ne réveillez pas les couilles d'un flic qui dort), Alain Delon cesse d'apparaître en héros de polar. Si Nouvelle Vague qu'il tourne sous la direction de Jean-Luc Godard, lui permet de retrouver la faveur de certains critiques, il ne touche pas le grand public, pas plus qu'avec un film plus commercial le thriller Dancing Machine. Le Retour de Casanova, adaptation par Jean-Claude Carrière d'un roman d'Arthur Schnitzler, malgré la composition de Delon (sa prise de poids volontaire est interprétée comme une dégradation due à l'âge) entouré par Elsa et Fabrice Luchini, ne remporte pas non plus le succès espéré et mérité. Alain Delon tourne ensuite coup sur coup sous la direction de Jacques Deray deux films noirs, Un crime et L'Ours en peluche (ce dernier adapté de Georges Simenon), dont aucun ne remporte de succès.

Il joue avec Lauren Bacall, dans Le Jour et la Nuit sous la direction de l'écrivain et philosophe Bernard-Henri Lévy. La promotion colossale du film est suivie d'une réception critique effroyable (« plus mauvais film depuis 1945 » selon Les Cahiers du Cinéma). Véritable fiasco commercial, Le Jour et la nuit est l'un des plus lourds échecs de la carrière d'Alain Delon.

L'année suivante il apparaît dans Une chance sur deux, réalisé par Patrice Leconte : ce polar de divertissement met en scène sur un mode nostalgique, des retrouvailles artistiques avec Jean-Paul Belmondo, trente ans après Borsalino, avec pour présence féminine Vanessa Paradis. Même si il dépasse le million d'entrées, le film ne remporte cependant pas le succès commercial escompté. En 1999 il met fin à sa carrière au cinéma, bien que par la suite il accepte quelques rôles. La même année il obtient la citoyenneté genevoise et suisse pour des raisons fiscales apparemment 9 (ce qui n'empêchera pas qu'il soit nommé officier de la Légion d'honneur quelques années plus tard), sans perdre pour autant la nationalité française.

Sur le plan sentimental, Alain Delon se sépare de Mireille Darc après quinze ans de vie commune. Après une brève idylle avec l'actrice Anne Parillaud, il rencontre en 1987 Rosalie Van Breemen un mannequin hollandais, sur le tournage du vidéo-clip de sa chanson Comme au cinéma. Rosalie lui donne deux enfants : Anouchka, née le 25 novembre 1990, et Alain-Fabien, né le 18 mars 1994. En 1993, il se sépare de son palais de Sidi Mimoun à Marrakech qu'il a habité pendant quinze ans avec Mireille Darc10. Alors que sa carrière sur le grand écran marque le pas, Delon retourne sur les planches à partir de 1996 en jouant une pièce d'Eric-Emmanuel Schmitt (Variations énigmatiques)11.

Les années 2000 : retour aux succès, à la télévision, au théâtre et au cinéma

 

 

 

170px-Alain_Delon_Cannes_2.jpg
magnify-clip.png
Alain Delon au festival de Cannes 2007.

 

 

 

 

Bien qu'ayant annoncé qu'il mettait un terme à sa carrière cinématographique, comme beaucoup d'artistes qui n'en finissent pas de partir, il accepte en 1999 de figurer dans le film de Bertrand Blier Les Acteurs, dans lequel il rend hommage à Gabin, Bourvil, Montand, Signoret et de Funès.

En 2001 le photographe Christian Aaron Boulogne, le fils de la mannequin, actrice et chanteuse allemande Nico, publie un livre de souvenirs L'amour n'oublie jamais, chez Jean-Jacques Pauvert, dans lequel il affirme être le fils caché et non reconnu d'Alain Delon, avec qui il partage une ressemblance physique. Il a d'ailleurs été élevé par les parents d'Alain Delon, qui a rompu avec eux à la suite de cela (voir le documentaire Nico Icon qui contient le témoignage dramatique de la propre mère de l'acteur dans le modeste pavillon de celle-ci). La même année, Alain Delon incarne avec succès le commissaire de police Fabio Montale de Marseille, dans une série policière d'après l'œuvre de Jean-Claude Izzo pour TF1, qui s'avère être un des scores historiques pour la télévision française en termes d'audience avec 12,4 millions de téléspectateurs12. Il jouera ensuite en 2003 et 2004, le rôle de Frank Riva dans la série du même nom pour France 2, où il retrouve Jacques Perrin et Mireille Darc. Toujours pour la télévision, il tourne dans Le Lion d'après le roman de Joseph Kessel et sous la direction de Pinheiro, auprès de sa fille Anouchka et d'Ornella Muti.

En octobre 2002 Alain Delon et Rosalie Van Breemen se séparent, il est âgé de soixante-sept ans et aura vécu quinze ans avec elle. Dépressif, Delon avoue souvent à la presse son manque d'envie de continuer à vivre. En 2003, Claudia Cardinale, sa partenaire dans Le Guépard en 1963, lui remet l'Étoile d'Or du Festival international du film de Marrakech. Il est fait Commandeur de la Légion d'honneur en 2005, par le président de la République française Jacques Chirac pour « sa contribution à l'art du cinéma mondial ». En 2008, il tient le rôle de Jules César dans Astérix aux Jeux Olympiques, film à très gros budget qui attire plus de six millions de spectateurs dans les salles, ce chiffre étant cependant inférieur au succès escompté (le film est de surcroît très mal accueilli par la critique13). Alain Delon continue sa carrière sur les planches, interprétant notamment en 2007 Sur la route de Madison et en 2008 Love Letters, successivement avec Mireille Darc et Anouk Aimée.

Les années 2010 : le dernier Samouraï d'une génération

 

 

 

220px-Alain_Delon.jpg
magnify-clip.png
Alain Delon en 2011.

 

 

 

 

En 2010, il apparaît dans un téléfilm aux côtés de la chanteuse Lorie ; il reprend le théâtre en 2011 avec la pièce une journée ordinaire sur les relations père-fille qu'il interprète aux côtés de sa fille Anouchka et d'Elisa Servier. Il apparaît tenant la main de Mireille Darc, le 4 mars 2011 à l'église Saint-Roch aux obsèques d'Annie Girardot. Cette même année, en plus d'être président du jury de l'élection Miss France 2012, il est nommé président à vie du jury (il a déjà été président du jury des élections Miss France en 2001 et 2011). Il est également ambassadeur de la marque de lunettes Krys.

Promoteur de combat de boxe, monde hippique et activités commerciales

En 1972 et 1973, il organise en France les championnats du monde de boxe avec les affiches Jean-Claude Bouttier / Carlos Monzón (17 juin 1972 et 29 septembre 1973) puis Carlos Monzón / José Nápoles (avril 1974). Par ailleurs, il constitue une écurie de chevaux de course et obtient le titre de champion du monde des trotteurs avec ses chevaux Equileo et Fakir du Vivier.

En 1978, il crée sa société de diffusion de produits de luxe, « Alain Delon Diffusion SA » à Genève : sous son nom, on y trouve des parfums comme AD qui connait immédiatement un grand succès commercial. Il est suivi en 1981 d'une fragrance pour femme « Le Temps d'Aimer ». Ces deux lignes, après avoir connu un immense succès pendant plus de vingt ans, ont été remplacées par d'autres fragrances, telles que « Samouraï » qui fait partie du top cinq des best sellers au Japon, « Samouraï Woman », « Shogun » ou encore « Samouraï Woman Pinkberry », du champagne, du cognac, des montres, des lunettes, des cigarettes, des vêtements et des accessoires griffés à son nom. Les concepteurs de ces différents produits de luxe ne sont pas connus. Les lunettes de soleil de la marque « Delon » devinrent particulièrement célèbres à Hong-Kong lorsque l'acteur Chow Yun-fat les porta dans le film Le Syndicat du crime et ses deux suites. John Woo, réalisateur du film, déclara par ailleurs être un admirateur de Delon et de son jeu d'acteur.

Collectionneur d'art

Pour compléter sa panoplie, il est devenu collectionneur d'œuvres d'art. Sa collection comprend des œuvres d'Olivier Debré, Rembrandt Bugatti, Jean Degottex, Jean Dubuffet, Hans Hartung, Jean-Paul Riopelle, Pierre Soulages, Nicolas de Staël, Alechinsky, Zao Wou-Ki, Vieira da Silva ainsi que deux bronzes de Antoniucci Volti : les « Muses ». À la suite d'une exposition organisée par le galeriste Franck Prazan14, il a cependant vendu 40 toiles consacrées à l'École de Paris et au mouvement CoBrA lors d'une vente aux enchères à Drouot-Montaigne en octobre 200715. La vente totalisera un peu plus de 8 millions d'euros.

L'affaire Markovic

 

 

 

Article détaillé : Affaire Markovic.

 

 

 

 

En 1968, Stevan Markovic, garde du corps d'Alain Delon, est retrouvé mort dans un bois à Élancourt dans les Yvelines. Ami d'Alain Delon, François Marcantoni est accusé d'assassinat. Alain Delon est également interrogé par la police, bien que l'assassinat ait eu lieu à Paris alors qu'il tournait La Piscine à Ramatuelle et à Saint-Tropez. Son ancienne épouse Nathalie fut également interrogée.

Notoriété

 

 

 

265px-Alain_%26_Anouchka_Delon_Cannes_20
magnify-clip.png
Alain Delon et sa fille Anouchka, en 2010.

 

 

 

  • Alain Delon a été sacré « Acteur le plus sexy du monde » par les lecteurs du magazine Glam'mag dans le numéro de novembre 2012.
  • En 2012, Madonna confirme dans une interview donnée au Los Angeles Times que la chanson Beautiful Killer de l'album MDNA est un hommage à Alain Delon : « J’ai vu tous les films d’Alain Delon. Il est tellement charismatique. »16
  • La marionnette d'Alain Delon dans Les Guignols de l'info s'exprime de manière grandiloquente, parlant d'elle-même à la troisième personne. C'est une caricature de la très haute opinion qu'Alain Delon aurait de lui-même.
  • Alain Delon est en effet l'une des rares personnalités à dire systématiquement du bien d'elle-même dans les interviews. Il est souvent brocardé pour déclarer invariablement « il/elle m'aimait beaucoup » lors du décès de personnes connues (la dernière en date lors des obsèques de Claude Chabrol, en septembre 2010 au JT de France 2), alors que l'on dit plutôt dans ces cas-là « JE l'aimais beaucoup ».
  • Le site http://alaindelon.org/ fait état de rumeurs concernant un accord pour un contrat de sept années passé entre Delon et David O. Selznick avant même que l'acteur apparaisse dans Quand la femme s'en mêle.
  • Le producteur américain Robert Evans (Love Story, Chinatown...) rend un hommage vibrant à Delon dans ses mémoires L'Enfant gâté de Hollywood, la confession d'un producteur flamboyant (A Contrario, 1995) : il le considère comme son « frère dans la vie comme au cinéma » et « le plus bel acteur d'Europe », et raconte comment le Français a joué un rôle déterminant dans ses débuts de producteur (avec la complicité involontaire de Brigitte Bardot).
  • Lors du tournage de American Gigolo, le scénariste et réalisateur Paul Schrader a fait visionner à Richard Gere le film Plein Soleil pour qu'il s'inspire de la composition de Delon (entretien de Richard Gere avec TV Magazine).
  • On continue à exploiter le physique de Delon jeune et il apparaît sur la pochette d'un album des Smiths : The Queen Is Dead paru en 1986 (il s'agit de l'une des dernières images du film L'Insoumis d'Alain Cavalier).
  • Le musicien et compositeur Jimmy Smith a écrit et interprété sur son album The Cat (1964) un morceau intitulé Delon's Blues en hommage à l'acteur
  • Alain Delon est cité par le groupe de rock italien Baustelle dans la chanson intitulée La canzone di Alain Delon.
  • En 1991, le groupe britannique White Town sort Alain Delon EP avec la star en pochette, qui comprend le morceau Hair Like Alain Delon
  • En 2010, Emma Daumas rend hommage à Alain Delon dans la chanson Dans les yeux d'Alain Delon, sur son E.P. Acoustic.
  • « Dans les yeux d’Alain Delon » est l'initiative originale d’un photographe français, Baptiste Vignol : « photographier chaque jour une personne de façon ludique et légère avec les lunettes d’Alain Delon ». Selon le site materialiste.com : En « Thaïlande, Brésil, Argentine, Cambodge, Australie, Kenya, Paris… pour ne pas citer toutes les destinations de ces lunettes (...) à la grande surprise du photographe, tout le monde connaissait notre acteur français, véritable symbole masculin français (bien que suisse) grâce à ses films mais surtout en prêtant son image à Dior pour le parfum Eau Sauvage. Il est encore au Japon une star indétrônable puisque son parfum reste dans le top cinq des ventes. » Parmi les participants : Marie-Josée Croze, Lynda Lemay, Charles Berling, Emma de Caunes, Bruno Putzulu, Laura Smet, Marina Foïs, Benjamin Biolay, Irène Frain, Joey Starr, Jean-Pierre Kalfon, Nicoletta, Thomas Dutronc, Valérie Bègue... Julien Baer, Emma Daumas, Jeanne Cherhal notamment ont composé des chansons originales autour du projet (http://patwhite.com).
  • Loin de ce concert de louanges, Marianne Faithfull, amie de Nico et qui fut la partenaire de Delon au cinéma dans les années 1960, mentionne l'acteur sur son album Kissin Time.
  • En Chine, selon un micro-trottoir du Petit Journal de Canal+, Delon est un des rares artistes français connus. L'acteur était d'ailleurs le parrain du pavillon français de l'exposition universelle de Shanghai inauguré par Carla Bruni et Nicolas Sarkozy.
  • Au Japon, où il est idolâtré, il est surnommé le Samouraï du printemps. Cette notoriété a donné lieu au roman humoristique Alain Delon est une star au Japon de Benjamin Berton (un « fantasme générationnel » kidnappé par un couple d'admirateurs...), publié en 2009 chez Hachette Littératures.
  • Alain Delon est le sujet principal d'une pièce de théâtre inspirée par sa carrière et l'univers de Jean-Pierre Melville, Alain Delon ou presque, de Stéphane Dolivet. La pièce a été créée en juillet 2007 au Festival d´Avignon. Elle est reprise dans une nouvelle version en 2010, « Alain Delon... et moi ».
  • En 2009, Alain Delon prête son image au parfum « Eau Sauvage » de Parfums Christian Dior. La photo choisie a été prise lors du film La Piscine avec Romy Schneider par le photographe Jean-Marie Périer. Dior joue sur l'image intemporelle de la jeunesse d'Alain Delon. La cigarette présente sur la photo originale a été effacée17.
  • Selon le site « France diplomatie »18, après la rétrospective à la Cinémathèque française de plus de cinquante films avec Delon, « acteur exceptionnel, figure unique du cinéma international contemporain, à la mesure des grands mythes du cinéma classique », le ministère des Affaires étrangères souhaite présenter à travers ses services culturels une sélection des films retenus par l’artiste.
  • Guillaume Delorme a incarné Alain Delon en 2009 dans un téléfilm allemand, Romy, réalisé par Torsten C. Fisher et retraçant son histoire d'amour avec Romy Schneider.
  • En 1986, le groupe russe Nautilus Pompilius publie l'album Séparation (en russe : Разлука) dans lequel le titre intitulé Le regard de l'écran (en russe : Взгляд с экрана) reprend en refrain:

« Alain Delon parle français,
Alain Delon ne boit pas d'Eau-de-Cologne,
Alain Delon boit des doubles Bourbons,
Alain Delon parle français »

Carrière artistique

Cinéma
Années 1940
Années 1950
Années 1960
Années 1970
Années 1980
Années 1990
Années 2000
Années 2010
Réalisateur
Télévision
  • 1962 : Le Chien de François Chalais (téléfilm)
  • 1978 : Le Bel Indifférent de Marion Sarraut (téléfilm)
  • 1988 : Cinéma de Philippe Lefebvre (série TV) : Julien Manda
  • 2001 : Fabio Montale de José Pinheiro (série TV) : Fabio Montale
  • 2003 : Frank Riva de Patrick Jamain (série TV, saison 1) : Frank Riva
  • 2003 : Le Lion de José Pinheiro (téléfilm) : John Bullit
  • 2004 : Frank Riva de Patrick Jamain (série TV, saison 2) : Frank Riva
  • commentaires

Francis Ford Coppola.

Publié le 12 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Francis Ford Coppola

 

 

 

 



Francis Ford Coppola

Description de cette image, également commentée ci-après

Coppola au San Diego Comic-Con International en juillet 2011.

 

 

 

 

 

 

Données clés

 

 

 

Surnom Thomas Colchart
Copposéda
Naissance 7 avril 1939 (73 ans)
Détroit, Michigan, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Producteur
Scénariste
Films notables Trilogie Le Parrain
Conversation secrète
Apocalypse Now
Outsiders
Dracula
Tetro

 

 

 

 

 

 

 

Francis Ford Coppola est un réalisateur, producteur et scénariste américain né le 7 avril 1939 à Détroit dans le Michigan (États-Unis).

Il a été cinq fois récompensé aux Oscars et a remporté deux fois la Palme d'or au Festival de Cannes. En dehors du monde du spectacle, Coppola est aussi vigneron, éditeur de magazine et hôtelier. Il est titulaire d'un diplôme de l'Université Hofstra où il a étudié le théâtre et a obtenu un MFA en réalisation cinématographique à l'UCLA Film School. Il est surtout connu pour la Trilogie Le Parrain et Apocalypse Now, qui dépeint avec faste la guerre du Vietnam.

Il est le père des réalisateurs Sofia et Roman Coppola, le frère de Talia Shire et l'oncle des deux acteurs Nicolas Cage et Jason Schwartzman.

 

 

 

 

Biographie


Enfance

 


Francis Ford Coppola est le fils de Carmine Coppola, originaire de Bernalda dans la région de Basilicate en Italie, le premier flûtiste de l’Orchestre symphonique de Détroit, et d'Italia son épouse. Il est le cadet de leurs trois enfants. Deux ans après sa naissance, Carmine devient premier flûtiste de l’Orchestre symphonique de la NBC et emménage avec sa famille à Long Island. C'est là que le jeune Francis passe le reste de son enfance. Souffrant de poliomyélite, il passe une grande partie de sa jeunesse alité, ce qui favorise son imagination, avec l'improvisation, à la maison, de spectacles de marionnettes. En utilisant la caméra 8 mm de son père, il fait ses tout premiers films en amateur à l'âge de 10 ans. Après le lycée, il part étudier le théâtre à l’Université Hofstra. Il met en scène plusieurs spectacles d'étudiants, regrettant de n'être pas doué pour l'écriture dramatique. En assistant à une projection d'Octobre, d'Eisenstein, il décide d'abandonner le théâtre pour le cinéma. Il s'inscrit à la MFA en réalisation de l’école UCLA Film School où il rencontre Jim Morrison dont la musique, comme d'autres morceaux emblématiques de l'époque, sera plus tard intégrée à la bande originale de son célèbre film Apocalypse Now1.

 

 

Débuts

 


Au début des années 1960, il débute sa carrière en faisant des films à petit budget sous la houlette de Roger Corman, puis en étant crédité du scénario2 de quelques grosses productions internationales telles Paris brûle-t-il ? de René Clément. Sa première œuvre notable, comme réalisateur, remonte à l'ère de ses collaborations avec Corman : Dementia 13. Après son diplôme de fin d'études obtenu grâce à la réalisation de Big Boy, Coppola se voit offrir les rênes de l'adaptation cinématographique de la comédie musicale de Broadway Finian's Rainbow, mettant en vedette Petula Clark dans son premier film américain au côté du vétéran Fred Astaire.

Le producteur Jack Warner, rendu perplexe par l'allure hirsute du cinéaste, le laisse livré à lui-même et limite le budget de production. Coppola emmène sa distribution à Napa Valley pour tourner les séquences d'extérieur. Ces scènes tranchent radicalement avec les attentes des studios hollywoodiens. Traiter un genre démodé comme la comédie musicale est d'une grande complexité à l'époque. Le résultat est une semi-réussite, mais le travail de Coppola avec Clark contribue sans doute à crédibiliser l'incursion de la chanteuse dans le monde du cinéma. Durant cette période, Coppola habite temporairement avec son épouse et sa famille à Mandeville Canyon à Brentwood (Californie).

 

 

Aventures avec George Lucas

 


En 1969, il fonde avec son ami George Lucas les studios American Zoetrope, basés à San Francisco. Le studio produit alors le THX 1138 de ce même Lucas, dont l'échec ruine les ambitions de Coppola. Contraint d'accepter une commande de studio, il réalise Le Parrain d'après le roman éponyme de Mario Puzo. Le gigantesque succès de cette superproduction dont la cheville ouvrière est le producteur Robert Evans, ramène le cinéaste à l'indépendance et ressuscite ses rêves de conquête d'Hollywood.

 

 

Triomphe des deux premiers Parrains

 


En 1971, Coppola gagne un Oscar pour le scénario de Patton, film biographique sur le Général George Patton, réalisé par Franklin J. Schaffner. Cependant, sa réputation de grand cinéaste n'est reconnue qu'après avoir co-écrit le scénario et réalisé les deux premiers volets de la grande saga sur la mafia italo-américaine : Le Parrain (1972) et Le Parrain - 2e partie (1974). Les deux œuvres sont récompensées par l'Oscar du meilleur film, devenant ainsi les premiers, et pour l'instant encore les seuls films à suite à en être les détenteurs. Le Parrain - 2e partie lui vaut également l'Oscar du meilleur réalisateur perdu pour l'opus précédent et ravi au favori Roman Polanski, en lice avec Chinatown.

 

 

Conversation secrète

 


Entre les deux Parrain, Coppola prend le temps d'écrire et de mettre en scène un film d'espionnage au style plus personnel : Conversation secrète qui conte l'histoire d’un couple dont l'homme est soupçonné d'être impliqué dans un meurtre et qui est mis sur écoute par un expert en surveillance joué par Gene Hackman. Le film, sorti en salles en 1974, marque largement son époque puisqu'il est contemporain de l'affaire du Watergate. Conversation secrète se voit nommé dans la catégorie "meilleur film" aux Oscars en 1975, ce qui fait de Coppola le premier cinéaste et l'un des deux seuls (avec Steven Soderbergh, 26 ans plus tard) à avoir réalisé deux films concourant dans cette catégorie la même année. Juste avant que Le Parrain - 2e partie ne triomphe à la cérémonie des Oscars en raflant six statuettes et doublant le record du premier volet, Conversation secrète obtient la Palme d'or au Festival de Cannes 1974.

 

 

Échecs

 


Pendant cette période il écrit le scénario de l’infructueux succès critique et commercial Gatsby le Magnifique d'après le roman éponyme de Francis Scott Fitzgerald, mettant en vedette Mia Farrow et Robert Redford. Il produit également le film de George Lucas, THX 1138. Aussi, Coppola investit-il à ce moment-là dans le City Magazine de San Francisco dont il s'autoproclame rédacteur en chef, engageant un tout nouveau personnel, y compris la fille d’un criminel : l'écrivain Susan Berman, fille de David Berman. Bien qu'acclamée dans le milieu de la presse, l'affaire périclite rapidement. Le dernier numéro est publié en 1976.

 

 

Apocalypse Now

 


Après ces échecs, Coppola goûte à l'autre plus gros succès critique et public de sa carrière avec Apocalypse Now. Il a travaillé durant cinq ans pour élaborer un premier scénario avec John Milius de ce projet de transposition dans le cadre de la guerre du Vietnam du récit Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad. À l'origine, Lucas devait mettre en scène le film. Cependant, celui-ci préfère s'atteler à la réalisation de La Guerre des étoiles et Coppola reprend, sans l'en avertir, le projet « Apo » ce qui brouille les deux amis durant plusieurs années. Le film fait l'objet d'une production démentielle au cœur de la jungle des Philippines, engloutissant plus de 30 millions de dollars d'un budget initialement fixé à 16 millions, s'étalant sur 18 mois de tournage et nécessitant l'impression de plusieurs dizaines de kilomètres de pellicule1.

Le dictateur Marcos accorde son soutien à la production, prêtant ses hélicoptères et ses avions de chasse destinés à la traque des rebelles3. Les appareils sont visibles dans la célèbre séquence du bombardement d'un village sur l'air de la Chevauchée des Walkyries de l'opéra Die Walküre de Richard Wagner. À la base, le rôle de Willard est attribué à Harvey Keitel avec lequel Coppola commence le tournage. Mais suite à plusieurs différends, Keitel est remercié au profit de Martin Sheen3. Les catastrophes s'enchaînent sur le plateau : un typhon ravage le décor, Sheen est victime d'une crise cardiaque et Marlon Brando, qui avait promis de perdre du poids, débarque sur le tournage obèse, sous la dépendance de stupéfiants et en ayant à peine lu le script. La star ignore totalement son texte. Effrayé à l'idée de devoir interrompre son travail, Coppola dissimule l'état de santé de son acteur principal aux producteurs3. Il fait d'ailleurs venir son frère des États-Unis durant sa convalescence afin d'en faire une doublure pour des plans de dos. Il décide aussi de filmer Brando dans la pénombre et en fait un personnage à la limite du visible. À la fin de l'année 1976, Coppola fait un premier retour aux États-Unis avec des centaines d'heures d'images qui s'avèrent être totalement inutilisables.

Dépassé et happé par la démesure de son entreprise et la mission démiurgique de son ouvrage, Coppola se drogue et est sujet à des crises mystiques, s'identifiant aux causes des tribus locales. Il perd 40 kilos, sombre pratiquement dans la folie et tente de mettre fin à ses jours. Devenu mégalomane, irascible et paranoïaque, il remodèle chaque semaine l'équipe de tournage au gré de son humeur. À cette époque, il s'adonne à des dépenses somptuaires et engloutit près de 150 000 dollars par jour pour assouvir ses lubies, se faisant livrer des centaines de steaks congelés des États-Unis, du champagne et plusieurs produits de luxe. Il réclame aussi la construction d'une piscine derrière la propriété qu'il loue. À bout de force, l'équipe organise plusieurs révoltes et mutineries à l'encontre du metteur en scène. Quand Coppola boucle finalement le tournage et rentre définitivement aux États-Unis, il est accompagné de 250 heures d'images3. Alors que le calvaire du tournage est terminé, la production se retrouve avec des centaines d'heures d'images à traiter et aucune des premières versions du film ne convient au réalisateur. L'équipe du montage est mise à rude épreuve et Coppola reste vague quant à la vision parfaite de son film. Le chef-monteur, Dennis Jakob, perd presque la raison et menace de brûler les kilomètres de bandes. Le montage « Work-In-Progress » d'Apocalypse Now est finalement prêt pour 1978. Il est à peu près semblable à celui de la version « Redux », à l'exception de la scène dans la plantation française où le héros connaît une brève histoire avec une fille d'anciens colons d'Indochine qu'interprète Aurore Clément. D'autres séquences, encore jamais vues à ce jour, montrent Willard coucher avec une playmate qui lui tire des cartes de tarot. L'aventure du tournage fera l'objet en 1991 d'un documentaire, Au cœur des ténèbres, réalisé par Fax Bahr et George Hickenlooper. Il intègre de nombreuses séquences et images d'archives tournées à l'époque par Eleanor Coppola3. Après trois ans de préparation, le film sort en salles en 1979. Cette odyssée dans l'horreur guerrière et le trip mystique, d'une puissance visuelle hypnotique, inégalée dans l'œuvre du cinéaste, vaut à ce dernier une seconde Palme d'or cannoise, partagée cette fois-ci avec l'Allemand Volker Schlöndorff pour Le Tambour, une autre grande adaptation littéraire.

 

 

Tumulte des années 1980 et 1990

 


Même si la production avec Lucas d'œuvres de cinéastes tels qu'Akira Kurosawa pour Kagemusha, l'ombre du guerrier s'avère lucrative, Coppola doit faire face à de nouveaux revers financiers. Coup de cœur (1982) et Cotton Club (1984) sont des désastres commerciaux. Le budget de Cotton Club était à l'époque le plus élevé de l'histoire du cinéma : pression qui l'opposa d'ailleurs juridiquement au producteur Robert Evans qu'il voulait interdire de présence sur le plateau. Ces deux échecs successifs achèvent ses ambitions. Criblé de dettes, Coppola est alors obligé de tourner des « films de commande » tels que Captain Eo avec Michael Jackson, réalisé en 3D pour les parcs d'attraction Disney, un des sketchs du film New York Stories, Le Parrain, 3e partie, Dracula ou encore Jack. Il doit désormais se contenter d'une activité de producteur : il finance notamment le premier film de sa fille Sofia, Virgin Suicides (1999), ainsi que Frankenstein (1994) de Kenneth Brannagh et Sleepy Hollow (1999) de Tim Burton. Il ne renonce pas néanmoins de temps à autre à la réalisation d'œuvres personnelles comme Peggy Sue s'est mariée (1986), Tucker (1988).

 

 

Années 2000

 


En 2001, il sort la version redux de son chef d'œuvre Apocalypse Now dans un montage remanié présentant des séquences inédites, coupées en 1979.

Il continue à produire les films de sa fille : Lost in Translation (2003) ou Marie-Antoinette (2006), mais également le premier de son fils Roman : CQ (2001).

Dix ans après L'Idéaliste, il revient à la réalisation, en 2007, avec L'Homme sans âge, inspiré de la nouvelle Jeunesse sans jeunesse de Mircea Eliade. Ce retour n'est pas un succès : le film n'attire pas un public suffisant et est globalement rejeté par la critique. Il obtient 30 % au « tomatomètre » sur Rotten Tomatoes (en dessous de 60 %, le film est considéré comme « pourri ») et n'engrange que 2 380 362 dollars de recettes mondiales4

En 2009, sort Tetro qui est plutôt bien accueilli par la critique et les spectateurs et obtient 71 % au « tomatomètre » sur Rotten Tomatoes. Dans ce film, tourné majoritairement en noir et blanc, il livre des éléments très autobiographiques à travers le personnage incarné par Vincent Gallo. Le film se déroule en Argentine où il a été tourné en partie en langue espagnole.

Il est le président d'honneur du 37eFestival du cinéma américain de Deauville en septembre 2011. La même année, il réalise Twixt, un film d'horreur avec Val Kilmer et Elle Fanning. Le film n'est projetté que dans quelques festivals comme Toronto et Turin, avant de sortir dans quelques pays en 2012.

 

 

Œuvre

 


Thèmes abordés

 


Si les thèmes explorés sont vastes, on retrouve, chez Coppola, certains motifs répétés d'un film à l'autre : l'homme confronté à la perversion du pouvoir politique ou mafieux, la violence, l'expiation, la rédemption, la catharsis, la désagrégation de la cellule familiale, la jeunesse désœuvrée, la mort et la folie. On remarque également une certaine obsession pour le temps, montré sous de multiples travestissements : retrouvailles avec une adolescence révolue afin d'évincer les erreurs futures (Peggy Sue s'est mariée), éternité douloureuse d'une âme en quête de l'amour perdu (Bram Stoker's Dracula), thème littéraire de la jeunesse éternelle (L'Homme sans âge) ou encore transcription scénarisée de la propre vie du metteur en scène, passée et présente (Tetro). Coppola est de plus très influencé par l'opéra dont s'inspirent largement ses scénarii et ses mises en scène. La scène finale du Parrain 3, qui se déroule à l'opéra de Palerme, en est un exemple notable.

 

 

Style

 


On note deux grandes périodes dans l'œuvre de Coppola. Dans la première partie de sa carrière, il réalise des films à grand spectacle très coûteux, à la démesure assumée. Il passe alors du film de gangsters épousant la structure d'un roman-feuilleton, d'une fresque épique ou d'une tragédie antique (la trilogie du Parrain, Cotton Club) à une forme de trip mystique, baroque et dantesque (Apocalypse Now). Apocalypse Now témoigne justement d'un style grandiloquent, caractéristique de la première époque Coppola : expérimentations sonores, montage sophistiqué, surimpressions, travellings vertigineux, plans contemplatifs, bande originale saturée, décors et éclairages stylisés (aplats ocres, lumières en faisceau, violents clairs-obscurs etc.), effets fantastiques (vapeurs enveloppantes, brumes colorées...). On retrouve cette envergure esthétique dans certaines réalisations tardives, notamment Bram Stoker's Dracula même si Coppola développe déjà à partir des années 1980, grâce à des films comme Peggy Sue s'est mariée et Rusty James, une tonalité plus personnelle, représentative de la seconde partie de sa carrière.

Dans une deuxième période assez récente (à partir de L'Homme sans âge), le réalisateur réduit peu à peu les dépenses de ses films, et donc leur grande ambition même s'il n'abandonne pas certaines recherches plastiques (mélange du noir et blanc et de la couleur, incrustations numériques...). Ce cheminement l'amène à Tetro, au style sobre et intimiste, puis à Twixt où il repart à zéro et réalise à la fois un film d'étudiant qui ne se prend pas au sérieux, une plongée singulière dans l'atelier de son art poétique (le fantastique, la série B, la réinterprétation de légendes, l'hommage à Edgar Allan Poe...) puis une lamentation personnelle qu'exprime son alter ego : le personnage d'écrivain à la dérive incarné par Val Kilmer qui tente d'écrire pour fuir le souvenir de sa fille décédée (Coppola a connu ce malheur dans sa vie privée : il a perdu son fils Gian-Carlo dans un accident de speedboat en 1986). Le cinéaste a affirmé[réf. nécessaire] qu'après ce film, il se redirigerait vers la grosse production ambitieuse, avec sans doute une approche plus mûre et moins ostentatoire.

 

 

Personnalité

 


« Napoléon du cinéma »

 


Personnage fantasque, mégalomane, on le surnomme parfois à juste titre « le Napoléon du cinéma ». Doté d'un orgueil monstrueux que n'ont pas atténué les échecs, Coppola ne laisse jamais indifférent, il se montre volubile, arrogant, extraverti, doté d'une remarquable capacité à enfoncer les portes qu'on ferme devant lui. Il est typique des « auteurs-tyrans » qui considèrent les autres comme des pions pour mener à bien leur propre ambition démiurgique. Apocalypse Now est certainement le film qui a transcendé cette nature pour devenir un chef-d'œuvre cinématographique sur la folie, la guerre, la nature sauvage et l'impérialisme.[réf. nécessaire]

 

 

Tournages en famille

 


Coppola a souvent travaillé avec des membres de sa famille. Il fait jouer ses deux fils dans Le Parrain dans une scène de combat de rue et dans les funérailles de Don Corleone. Sa sœur, Talia Shire, joue Connie Corleone dans la trilogie et sa fille Sofia Coppola incarne un rôle important dans la troisième partie. Son père Carmine Coppola a co-écrit plusieurs musiques de ses films.

 

 

Filmographie

 


Réalisateur

 


Année Titre français Titre original (si différent) Remarque
1961 L'ouest sauvage et nu Tonight for Sure
1962 The Bellboy and the Playgirls
Co-réalisé avec Fritz Umgelter
L'Enterré vivant Premature burial En tant qu'assistant-réalisateur. Film de Roger Corman
1963 L'Halluciné The Terror film de Roger Corman, en tant qu'assistant-réalisateur et producteur associé
Nebo zovyot / Battle Beyond The Sun (titre américain)
film russe ; Coppola responsable de l'adaptation américaine sous le pseudonyme de Thomas Colchart
Dementia 13

1966 Big Boy You're a Big Boy Now
1968 La Vallée du bonheur Finian's Rainbow
1969 Les gens de la pluie The Rain People
1972 Le Parrain The Godfather
1974 Conversation secrète The Conversation Palme d'or et prix du jury œcuménique, lors du Festival de Cannes 1974
Le Parrain - 2e partie Mario Puzo's The Godfather: Part II
1979 Apocalypse Now
Palme d'or lors du Festival de Cannes 1979.
1982 Coup de cœur One from the Heart
1982 Faerie Tale Theatre
Série TV - épisode Rip Van Winkle
1983 Outsiders The Outsiders
Rusty James Rumble Fish
1984 Cotton Club The Cotton Club
1986 Captain Eo
film musical en 3D de 17 minutes, mettant en scène Michael Jackson, qui est diffusé dans les parcs d'attractions Disney
Peggy Sue s'est mariée Peggy Sue Got Married
1987 Jardins de pierre Gardens of Stone
1988 Tucker Tucker : The Man and His Dream
1989 New York Stories
segment La vie sans Zoé (Life Without Zoe)
1990 Le Parrain - 3e partie Mario Puzo's The Godfather: Part III
1992 Dracula Bram Stoker's Dracula
1996 Jack

1997 L'Idéaliste The Rainmaker
2007 L'Homme sans âge Youth Without Youth
2009 Tetro

2012 Twixt

 

 

 

Scénariste

 


 

 

Distinctions principales

 


 

 

 

 

Il fut le président du jury du 49e Festival de Cannes en 1996.

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT3O4oMjQ0tNj878OctKWMfK0qQHQaPBqOOzwVhKYW_cySVSSGLwA

 

 

 

  • Portail du cinéma américain Portail du cinéma américain
  • Portail de la réalisation audiovisuelle Portail de la réalisation audiovisuelle
  • Portail de Détroit Portail de Détroit
commentaires

Sean Connery (2 & fin).

Publié le 8 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Doublage français

 

 

 


Jean-Claude Michel fut la voix officielle de Sean Connery pendant plus de 35 ans. En revanche, le doublage de James Bond fut assuré par Jean-Pierre Duclos. Reste tout de même quelques exceptions comme Le Crime de l'Orient-Express, Un pont trop loin ou encore Le Nom de la rose.

 

 

Distinctions

 

 


Sean Connery aux Oscars du cinéma en 1988.

 

 

 

 

De nombreuses récompenses et distinctions balisent la longue carrière de Sean Connery, dont on peut citer :

Sean Connery a fondé en 1968 le Scottish International Education Trust.

Il est par ailleurs docteur honoris causa des universités de St Andrews et Heriot-Watt (Écosse) et membre honoraire de la Royal Scottish Academy of Music and Drama.

En France, il a été décoré du titre de Commandeur des Arts et des Lettres, et il a également reçu la Légion d'honneur.

 

 

 

Récompenses et Nominations



Année Cérémonie Pays Résultat Prix Catégorie Film
1964 Laurel Awards Drapeau des États-Unis Remporté Golden Laurel Meilleur Nouveau Visage  
Nommé Golden Laurel 3e Meilleure performance dans un film d'Action James Bond 007 contre Dr No de Terence Young (1963)
1965 Remporté Golden Laurel Meilleure performance dans un film d'Action Goldfinger de Guy Hamilton (1965)
Nommé Golden Laurel 3e Star Masculine  
1966 Golden Globe Award Nommé Henrietta Award Acteur préféré  
Laurel Awards Remporté Golden Laurel Meilleure performance dans un film d'Action Opération Tonnerre de Terence Young (1965)
Nommé Golden Laurel 7e Star Masculine  
1967 Nommé Golden Laurel 8e Star Masculine  
1969 Golden Globe Award Nommé Henrietta Award Acteur préféré  
1972 Remporté Henrietta Award Acteur préféré en commun avec Charles Bronson  
1982 Saturn Award Nommé Saturn Award Meilleur Acteur Outland de Peter Hyams (1981)
ShoWest Convention Remporté Special Award Star internationale de l'année  
1984 Hasty Pudding Theatricals Remporté Man of the Year    
1985 Bambi Awards Drapeau de l'Allemagne Remporté Bambi Award    
1987 German Film Awards Remporté Film Award in Gold Accomplissement Individuel pour un Acteur Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud (1986)
MTV Movie Awards Drapeau des États-Unis Remporté NBR Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
1988 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Remporté BAFTA Film Award Meilleur Acteur Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud (1986)
Nommé BAFTA Film Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
Golden Globe Award Drapeau des États-Unis Remporté Golden Globe Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
Kansas City Film Critics Circle Awards Remporté KCFCC Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
London Critics Circle Film Awards Drapeau du Royaume-Uni Remporté ALFS Award Acteur de l'année (A égalité avec Gary Oldman dans Prick Up Your Ears) Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
Oscars du cinéma Drapeau des États-Unis Remporté Oscar Meilleur Acteur dans un Rôle Secondaire Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
1990 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Nommé BAFTA Film Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Indiana Jones et la Dernière Croisade de Steven Spielberg (1989)
Golden Globe Award Drapeau des États-Unis Nommé Golden Globe Meilleur Acteur dans un Second Rôle Indiana Jones et la Dernière Croisade de Steven Spielberg (1989)
Laurel Awards Nommé Golden Laurel 11e Star Masculine  
1991 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Nommé BAFTA Film Award Meilleur Acteur À la poursuite d'Octobre rouge de John McTiernan (1990)
1993 MTV Movie Awards Drapeau des États-Unis Remporté Career Achievement Award    
1995 Saturn Award Remporté Lifetime Achievement Award    
1996 Golden Globe Award Remporté Cecil B. DeMille Award    
1997 MTV Movie Awards Remporté MTV Movie Awards Meilleur duo à l'écran avec Nicolas Cage Rock de Michael Bay (1996)
Blockbuster Entertainment Awards Remporté Blockbuster Entertainment Award Acteur préféré pour un Second Rôle dans un film d'Action/Aventure Rock de Michael Bay (1996)
1998 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Remporté Accademy Fellowship    
1999 European Film Awards Drapeau de l’Union européenne Remporté Audience Award Meilleur Acteur Haute Voltige de Jon Amiel (1999)
Razzie Awards Drapeau des États-Unis Nommé Razzie Award Pire Acteur dans un Second Rôle Chapeau melon et bottes de cuir de Jeremiah S. Chechik (1998)
ShoWest Convention Remporté Lifetime Achievement Award    
2000 Blockbuster Entertainment Awards Nommé Blockbuster Entertainment Award Acteur préféré dans un film d'Action Haute Voltige de Jon Amiel (1999)
Razzie Awards Nommé Razzie Award Pire Couple à l'écran avec Catherine Zeta-Jones Haute Voltige de Jon Amiel (1999)
2001 Satellite Awards Nommé Golden Satellite Award Meilleur Performance d'Acteur dans un Drame À la rencontre de Forrester de Gus Van Sant (2001)
2002 Telegatto Drapeau de l'Italie Remporté Telegatto Récompense Spéciale du Cinéma à la Télévision  
Festival international du film de Karlovy Vary Drapeau de la République tchèque Remporté Special Prize for Outstanding Contribution to World Cinema    
2005 European Film Awards Drapeau de l’Union européenne Remporté Lifetime Achievement Award    
2006 American Film Institute Drapeau des États-Unis Remporté Lifetime Achievement Award    
Festival international du film de Rome Drapeau de l'Italie Remporté Prix Marc Aurèle d'honneur    

 

 

 

 

Particularités

 

 


 

 

 

  • Portail du cinéma américain Portail du cinéma américain
  • Portail du cinéma britannique Portail du cinéma britannique
  • Portail de l’Écosse Portail de l’Écosse
commentaires
1 2 3 4 5 6 7 8 9 10 > >>