Overblog Suivre ce blog
Administration Créer mon blog
8 novembre 2013 5 08 /11 /novembre /2013 08:12

Raoul de Gaucourt

 

 

 


Raoul VI de Gaucourt, mort le 10 juin 1462 est seigneur de Gaucourt, d'Hargicourt et de Maisons-sur-Seine. Fils de Raoul V de Gaucourt, bailli de Rouen mort lors d'une sédition en 1417, il épouse Jeanne de Preuilly.

Biographie

Il entre à l'âge de 13 ans au service de Charles VI de France qui le fait son valet tranchant. Il le suit dans son voyage d'Allemagne en octobre 1388, dans la compagnie du duc de Bourbon. Il se rend en Hongrie avec le Comte de Nevers, et est fait chevalier dès 1396 à Nicopolis. De retour en France, il s'attache au parti des Orléanais et du Dauphin. Il est chambellan du duc d'Orléans en 1411. Il surprend, le 14 octobre 1411, le pont de Saint-Cloud sur les Bourguignons ; fait prisonnier, à la journée du Puiset en Beauce, Jacques de Bourbon, comte de la Marche ; dégage le sire de Barbazan des mains des ennemis ; fait lever au comte de Saint-Pol, les sièges de Dreux et de Tonnerre, en 1414, après avoir battu les troupes du duc de Bourgogne.

Bailli de Rouen en 1415, il défend Harfleur pendant huit mois avant la bataille d'Azincourt puis est fait prisonnier par les Anglais en dépit des termes de la capitulation. Il est libéré après 10 ans de captivité et participe à la rescousse de Montargis en septembre 1427. Au temps du siège d'Orléans (1428-1429), il est conseiller, premier chambellan de Charles VII et bailli d'Orléans par provision du duc d'Orléans, alors prisonnier en Angleterre. Il met en défense la ville, faisant raser ses faubourgs. En 1429, il participe à la levée du siège d'Orléans et à la bataille de Patay aux côtés de Jeanne d'Arc. Il contribue à la prise de Chartres et accompagne le roi de France à son sacre de Reims le 17 juillet. Le 17 octobre, Charles VII l'établit capitaine de la ville et du château de Chinon. Depuis le 1er novembre 1428, il est nommé gouverneur du Dauphiné1.

Le 20 mai 1430, il réunit les États du Dauphiné à la Côte-Saint-André, pour faire voter un subside et poursuivre la guerre contre Louis de Chalon qu'il bat le 11 juin lors de l'Embuscade d'Anthon 2. L'année suivante il est employé au secours de Lagny assiègée par les Anglais ; En 1433, à celui du Mont-Saint-Vincent ; il retourne en Dauphiné assembler des troupes ; intervient en Poitou, Anjou, Touraine et Blaisois, puis passe la Loire pour aller au Maine, contre les Anglais. Il est conseiller du roi en 1433, qui l'envoie en mission auprès de l'empereur Sigismond, le 21 février 1434.

Il participe à la prise de Paris par le connétable de Richemont en 1436, puis au siège de Montereau d'aout à octobre 1437. En 1438, années de la Pragmatique Sanction de Bourges, il part en ambassade auprès du pape à Rome pour traiter de la paix entre René d'Anjou et son compétiteur pour le royaume de Sicile Alphonse V d'Aragon.

Il reste fidèle au roi pendant les troubles de la Praguerie en 1440. De nouveau fait prisonnier par les Anglais près d'Harfleur à la fin de 1441, il n'est remis en liberté qu'après avoir donné ses enfants en otage. Il suit le Dauphin Louis au secours de Dieppe, reprise le 15 août 1443. En 1448 il se rend de Bourges à Milan, puis à son retour il est envoyé à Rouen auprès du roi d'Angleterre pour obtenir réparation des trêves violées. En vain. Il est présent lors de l'entrée solennelle du roi Charles VII dans Rouen libérée le 10 novembre 1449 et est nommé capitaine de Rouen et de Gisors.

En février 1451, il est en mission diplomatique avec l'archevêque de Reims, auprès du duc de Bourgogne au sujet notamment du traité d'Arras. Après la mort du seigneur de Chabannes, en 1453, il obtient la charge de grand maître de France.

Il meurt dans la gêne le 10 juin 1462, au commencement du règne de Louis XI, destitué à quatre-vingt-dix ans de l'office de grand maître de l'hôtel qui lui avait été donné.

Descendance

De son épouse Jeanne de Preuilly, morte en 1455, fille puînée de Gilles, Baron de Preuilly, et de Marguerite de Naillac, il a  :

  • Charles de Gaucourt, seigneur de Châteaubrun, mort en 1482.
  • Jean, chanoine de Noyon, puis évêque et duc de Laon, Pair de France, mort en 1468;
  • Raoul, seigneur de Luzarches.
  • Marie, épouse de Charles de Tournon le 5 juin 1456 puis de René de Cossa, seigneur de Marignane, fils de Jean Cossa. Elle est morte avant le 28 novembre 1489.

Bibliographie

 

Repost 0
7 novembre 2013 4 07 /11 /novembre /2013 08:02

1095

 

 

 


Années :
1092 1093 1094  1095  1096 1097 1098

Décennies :
1060 1070 1080  1090  1100 1110 1120
Siècles :
Xe siècle  XIe siècle  XIIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies thématiques :
Croisades


Calendriers :
Romain Chinois Grégorien Hébraïque Hindou Musulman Persan Républicain

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Cette page concerne l'année 1095 du calendrier julien.

Événements

Asie

Proche-Orient

  • 26 février : le Seldjoukide Tutuş est battu et tué dans un combat près de Rey contre son neveu Barkyaruq2. Son fils Ridwan lui succède comme roi d’Alep (fin de règne en 1113). Dès son arrivée au pouvoir, il fait étrangler deux de ses jeunes frères, de peur qu’ils ne lui disputent un jour le pouvoir. Dukak, le troisième parvient à s’échapper de la citadelle d’Alep alors que les esclaves de Ridwan tentaient de l’étrangler. Il se réfugie à Damas, dont la garnison le proclame roi, et voue désormais une haine implacable à son frère (fin de règne en 1104).

Europe

18-27 novembre : Le pape Urbain II au Concile de Clermont. Enluminure du Livre des Passages d'Outre-mer, vers 1490 (Bibliothèque Nationale).

 

 

 

 

Naissances en 1095

Décès en 1095

 

 

Portail du Moyen Âge central Portail du Moyen Âge central

 

 


Repost 0
2 novembre 2013 6 02 /11 /novembre /2013 08:10

Rabban Bar Sauma

 

 

 


Rabban Bar Sauma (Bar Ṣaumā, syriaque : ܒܪ ܨܘܡܐ, * vers 1220 à Pékin; † janvier 1294 à Bagdad) fut un moine et diplomate nestorien.

 

 

 

Rabban Bar Sauma a voyagé de Beijing à Rome, Paris et Bordeaux, et a rencontré les principaux dirigeants de l'époque.

Vie

Bar Ṣaumā naquit dans une famille nestorienne aisée de Pékin. Selon Bar-Hebraeus, il était d’origine ouïghoure ; d’après des sources chinoises, il appartenait au peuple turc des Ongut. Quelques peuples turcs s’étaient liés aux Mongols et faisaient partie de la classe dirigeante de la dynastie Yuan mongole de Chine. D'abord prêtre marié, il divorça et se fit tonsurer moine en 1248 par le métropolite de Pékin, appelé Georges. Il gagna une grande considération comme anachorète et enseignant.

En 1265/66, il entreprit avec son élève Rabban Markos (1244-1317), avec l’assentiment de Kubilai Khan, un pèlerinage à Jérusalem. Du fait de combats en Syrie, ils durent interrompre le voyage en Arménie. Ils se rendirent auprès du catholicos-patriarche Mār Denḥā à Bagdad, qui nomma Markos métropolite de Chine. Après la mort du patriarche en 1281, ce fut son élève Markos qui fut élu à ce poste. Il prit le nom de Mār Yahḇallāhā III (1281–1317). Bar Ṣaumā devint archidiacre et le patriarche l’envoya à la cour de l’ilkhan Abaqa. Quand l’ilkhan Arghoun, fils d'Abaqa, voulut envoyer une ambassade en Europe afin de proposer aux dirigeants occidentaux une alliance contre les Mamelouks, le patriarche lui recommanda son ancien professeur.

 

 

 

 

Lettre de l’Ilkhan Arghoun à Philippe le Bel, qui mentionne Bar Sauma.

 

 

 

 

En 1287, il alla d’abord à Byzance, où l’empereur Andronic II Paléologue le reçut, puis à Naples, où il rencontra Charles II d'Anjou1. À Rome, le Saint-Siège était vacant, mais il eut une discussion théologique avec l'assemblée des cardinaux. À Paris, il négocia en septembre 1287 avec le roi Philippe le Bel2 et, à Bordeaux3, il rencontra le roi d’Angleterre Édouard Ier4. Le dimanche des Rameaux 1288, revenu à Rome, il reçut la communion des mains du pape nouvellement élu, Nicolas IV. Au Vatican, on se réjouit beaucoup de ses récits sur la large diffusion du christianisme en Asie et de ce que plusieurs épouses des dirigeants mongols étaient chrétiennes. Cependant, ses efforts en vue d’une alliance avec les dirigeants chrétiens échouèrent. La prise d’Acre par les Mamelouks en 1291 mit un terme à l’ère des croisades.

Après son retour, il s'installa comme chapelain dans la résidence des ilkhans à Tabriz. Il la quitta en 1291, après la mort d'Arghoun, et fonda une église à Maragha.

Le voyage de Bar Ṣaumā n’est pas aussi connu que les voyages à peu près contemporains de Marco Polo dans le sens opposé. Son journal détaillé en persan, traduit en grande partie en syriaque dans l'Histoire de Yahballaha III et de Rabban Sauma (texte anonyme écrit en 1318) est l’unique source extra-européenne sur l’Europe à la phase finale des croisades.

Bibliographie

Articles connexes

 

 

 

 

 

Repost 0
23 avril 2013 2 23 /04 /avril /2013 10:14

Alain IV de Bretagne

 

 

 

 


 

Alain IV de Bretagne
Alain Fergent, tableau d'Édouard Odier
Alain Fergent, tableau d'Édouard Odier
Titre
Duc de Bretagne
13 avril 10841112
Prédécesseur Hoël II
Successeur Conan III
Comte de Rennes
10841112
Prédécesseur Hoël II
Successeur Conan III
Comte de Nantes
11031112
Prédécesseur Mathias II
Successeur Conan III
Biographie
Titre complet Duc de Bretagne
Dynastie Maison de Cornouaille
Date de naissance 1060
Lieu de naissance Château de Châteaulin
Date de décès 13 octobre 1119
Lieu de décès abbaye Saint-Sauveur de Redon
Père Hoël II
Mère Havoise
Conjoint Constance de Normandie
Ermengarde d'Anjou
Enfants Conan III de Bretagne Red crown.png
Geoffroi le Roux
Agnès (ou Havoise)
Brian FitzCount
Duc de Bretagne

 

 

 

Alain IV de Bretagne dit Alain Fergent ou Fergant, Fergan, Fergandus et Fergens 1 2. (né vers 1060 - mort le 13 octobre 1119), fils de Hoël II de Bretagne et d'Havoise de Bretagne, fut comte de Cornouaille, de Rennes et de Nantes et enfin duc de Bretagne de 1084 à 1113.


 

 

Biographie

 


Sceau de Alain IV selon Dom Morice.

 

 

 

Dessin du XIXe siècle représentant Alain Fergent d'après un tableau disparu de l'abbaye de Redon.

 

 

 

 

 

Né au château de Châteaulin vers 1060, il est le fils de Hoël II de Bretagne et d'Havoise, il est comte de Cornouaille, puis de Rennes, de Nantes et enfin duc de Bretagne. Il devient duc à la mort de son père le 13avril1084 et est réputé être le dernier duc à avoir pratiqué le breton.

En 1084 il confirme toutes les libéralités accordées par son père et son grand-père à l abbaye Sainte-Croix de Quimperlé3. En 1084 encore, il fait don à l'abbaye de Landévennec des moulins, écluses et pêcheries de Châteaulin.

Il doit rétablir l'autorité ducale dans le comté de Rennes contre Geoffroy Grenonat, demi-frère de Conan II, auquel il avait succédé comme comte viager. Dès 1084, il prend Rennes à la tête de son armée et envoie Grenonnat à Quimper, qui y meurt la même année, permettant à Alain de récupérer le titre de comte de Rennes4. La même année, il nomme son frère Mathias à la tête du comté de Nantes où il le servira fidèlement aux côtés de leur oncle l'évêque Benoît. À la mort de Mathias sans héritier en 1103, le comté de Nantes revient dans le domaine ducal5.

En 1086 ou en 10876 , il épouse en premières noces Constance de Normandie, fille de Guillaume le Conquérant, qui meurt en 1090 sans lui donner de descendance67.

En 1093, il épouse Ermengarde d'Anjou, fille de Foulque IV le Réchin et arrière-petite-fille de Foulque Nerra.

Il préfère séjourner dans la partie bretonnante du duché dont il était originaire et habite volontiers dans ses châteaux d'Auray et surtout de Carnoët non loin de l'abbaye Sainte-Croix de Quimperlé régie par son oncle Binidic (Benoît).

La tranquillité dans laquelle vit le duché permet à Alain Fergent de répondre à l'appel d'Urbain II et, en compagnie d'autres seigneurs bretons, de se joindre, au cours de l'été 1096, à la première croisade. Le contingent breton qui comprend également Hervé fils de Guiomarch III de Léon, Raoul de Gaël et son fils Alain, Conan de Penthièvre fils de Geoffroy Ier, Riou de Lohéac, Chotard d'Ancenis et leurs hommes est incorporé dans l'armée commandée par Robert Couteheuse duc de Normandie et le comte Robert II de Flandre. Alain Fergent s'absente de Bretagne durant cinq ans laissant le duché sous la ferme autorité d'Ermengarde8 .

De retour de la croisade et sous l'influence de sa pieuse épouse, Alain s'intéresse de plus en plus aux questions religieuses et soutient la réforme du clergé séculier menée par Marbode, évêque de Rennes.

Cette évolution vers le spirituel ne l'empêche pas de prendre le parti du roi d'Angleterre Henri Ier Beauclerc dans son conflit avec le frère de celui-ci, Robert Courteheuse, et il participe à la bataille de Tinchebray en 11069. L'installation de barons bretons en Angleterre se poursuit; Henri Ier donne des terres à Olivier de Dinan, Guillaume d'Aubigny et Alain Fitzflaadsénéchal de Dol10.

D'après Orderic Vital, en mars 1113 lors de l'entrevue d'Ormeteau-Ferré entre Louis VI le Gros et Henri Ier Beauclerc, le roi de France « concède le Bretagne » c'est-à-dire la vassalité directe d'Alain à Henri Ier. Le duc de Bretagne devient « homme lige du roi des Anglais » c'est alors qu'il fiance son fils Conan à la fille naturelle du roi d'Angleterre, Mathilde11. Malade, il délègue alors le gouvernement à son fils Conan III qui intervient pour la première fois comme duc de Bretagne en 111512.

Alain Fergent se retire en l'abbaye Saint-Sauveur de Redon et y meurt le 13octobre1119 et il y est également inhumé en présence de Baudri de Bourgueilarchevêque de Dol de Marbodeévêque de Rennes, Etienne de Penthièvre et de ses quatre fils du vicomteAlain de Porhoët, d'Olivier de Dinan, d'Hervé de Léon, d'André Ier de Vitré et de son fils Robert, de Judicaël de Malestroit13.

 

Unions et descendance

Alain IV épouse entre le 14 juillet et le 8 décembre1086Constance de Normandie, fille de Guillaume le Conquérant. Cette union sera sans postérité.

De son union entre 1090 et 1095 avec Ermengarde d'Anjou sont nés trois enfants:

  1. Conan III, duc de Bretagne.
  2. Geoffroi le Roux mort à Jérusalem en 1116.
  3. Agnès (ou Havoise) épouse vers 1110 de Baudouin VII de Flandre le fils de Robert II de Flandre.

D'une maîtresse inconnue Alain Fergent laisse également un fils :

 

Annexes

Bibliographie

 

Voir aussi

 

 

 

 

 

 

 

 

 

  • Portail de l’histoire Portail de l’histoire
  • Portail du duché de Bretagne Portail du duché de Bretagne
  • Portail du Moyen Âge Portail du Moyen Âge
  • Portail des croisades Portail des croisades
  • Portail de Rennes Portail de Rennes
  • Portail de Nantes Portail de Nantes

 

 

 

Repost 0
10 février 2012 5 10 /02 /février /2012 05:45

 

 

Chronologie synoptique des Croisades
première croisade
1096 1097 1098 1099 1100 1101 1102
Francs
Religieux
Grecs
Arméniens
Islam
1099 dans le reste du monde

 

 

http://upload.wikimedia.org/wikipedia/commons/thumb/5/5c/1099jerusalem.jpg/150px-1099jerusalem.jpg

 

Cette page regroupe les évènements concernant les Croisades qui sont survenus en 1099 :

 

 

Repost 0
17 janvier 2012 2 17 /01 /janvier /2012 19:43

Ferdinand Ier Hans Bocksberger der Aeltere 001.jpg

Ferdinand Ier du Saint-Empire

 

Titre
Empereur des romains
16 janvier 155625 juillet 1564
Prédécesseur Charles V
Successeur Maximilien II
Roi de Hongrie
16 décembre 152625 juillet 1564
Prédécesseur Louis II
Successeur Maximilien II
Roi de Bohême
24 octobre 152625 juillet 1564
Prédécesseur Louis II
Successeur Maximilien II
Biographie
Dynastie Habsbourg
Nom de naissance Ferdinand de Habsbourg
Date de naissance 10 mars 1503
Lieu de naissance Alcalá de Henares, Flag of New Spain.svg Monarchie espagnole
Date de décès 25 juillet 1564
Lieu de décès Vienne, Drapeau : Empire d'Autriche Archiduché d'Autriche
Père Philippe Ier de Castille
Mère Jeanne Ire de Castille
Conjoint Anne Jagellon

Armoiries empereur Ferdinand Ier.svg
Empereurs du Saint-Empire

 

 

.

Ferdinand Ier de Habsbourg, empereur romain germanique est né en 1503 à Alcala de Henares (Castille, Espagne) et décédé le 25 juillet 1564 à Vienne (Autriche).





Biographie 


Ferdinand Ier de Habsbourg fut :

Il était le fils de Philippe le Beau et de Jeanne la Folle, reine de Castille puis d'Aragon, et frère de Charles Quint.

Orphelin de père à 3 ans quand sa mère sombre dans la folie et frère cadet de l'empereur Charles Quint, né en Espagne et élevé à la cour de son grand-père (dont il porte le prénom) Ferdinand II d'Aragon. Il était censé succéder à celui-ci mais, à la mort du roi d'Aragon, c'est son frère aîné, né et élevé dans les Flandres, qui devient roi des Espagnes.

Charles, ayant été également élu empereur romain en 1519, nomme en 1521 Ferdinand gouverneur des possessions héréditaires des Habsbourg (Autriche, Styrie, etc.) et lui fait épouser Anne Jagellon, fille du roi de Bohême et de Hongrie avant de le faire élire roi des Romains en 1531.

Charles abdiquera de la couronne impériale en faveur de Ferdinand, après son retrait de l'empire germanique en 1556. Ferdinand et Anne sont à l'origine de la branche des Habsbourg d'Autriche dits aussi Habsbourg de Vienne.

Ferdinand devint roi de Bohême et de Hongrie en 1526, héritant avec son épouse Anne Jagellon de son beau-frère le roi Louis II époux de sa sœur Marie de Hongrie. Il fut élu roi des Romains en 1531, et succéda comme Empereur à son frère Charles Quint après l'abdication de ce prince en 1556. Le pape Paul IV refusa de le reconnaître pour chef de l'Empire, parce que le consentement du Saint-Siège n'était intervenu ni dans son élection ni dans l'abdication de Charles Quint : Ferdinand nia la nécessité de ce consentement, et depuis, les empereurs ont cessé de demander la confirmation du pape.

Le règne de ce prince fut paisible après ses difficultés pour s'imposer en Hongrie : il dut subir l'indépendance de fait de la Transylvanie, et une guerre malheureuse contre les Turcs marquée par le siège de Vienne par l'armée de Soliman le Magnifique (1529) lui fit perdre le contrôle d'une partie du royaume magyar. Ses dernières années furent consacrées à concilier les protestants et les catholiques.

Le 25 mai 1521 à Linz (Autriche), il épousa Anne Jagellon (1503-1547), fille et héritière de Vladislas IV, roi de Bohême et de Hongrie et d'Anne de Foix.

Règne 


Dès le début de son règne en Hongrie et en Bohême1, sous l'influence de ses conseillers allemands, juristes spécialisés en droit romain, Ferdinand Ier poursuivra la politique absolutiste et centralisatrice dont les innovations principales étaient :

– la rémunération des fonctionnaires de l'État en numéraire, et non par des donations ;
– la séparation des affaires financières des affaires politiques et judiciaires ;
– la gestion collégiale des compétences qui assurera, par une surveillance mutuelle, une administration fiable.

Ne convoquant les États généraux que contraints et forcés par des circonstances politiques exceptionnelles, les souverains habsbourgeois géreront leurs États à partir d'institutions centrales créées dès le 1er janvier 1527 : un Conseil Secret qui s'occupe des affaires extérieures et des questions générales de politique intérieure et un Conseil de la Cour pour l'administration centrale et les affaires judiciaires, les décisions des deux corps étant soumis à l'approbation de la Chancellerie de la Cour. Les finances sont gérées par la Chambre de la Cour, et en 1556, est créé un Conseil Suprême de Guerre pour les Affaires Militaires.

Descendants 


Ferdinand et Anne eurent une descendance nombreuse qu'ils mirent au service de la politique dynastique de leur époque :

Généalogie

 

 

.

300px-PhillippeJeanne.jpg
magnify-clip.png
Philippe le Beau et Jeanne la Folle.
.
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
16. Ernest d'Autriche intérieure
 
 
 
 
 
 
 
8. Frédéric III du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
17. Cymburge de Masovie
 
 
 
 
 
 
 
4. Maximilien Ier du Saint Empire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
18. Édouard Ier de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
9. Aliénor de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
19. Aliénor d'Aragon
 
 
 
 
 
 
 
2. Philippe le Beau
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
20. Philippe III de Bourgogne
 
 
 
 
 
 
 
10. Charles le Téméraire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
21. Isabelle de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
5. Marie de Bourgogne
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
22. Charles Ier de Bourbon
 
 
 
 
 
 
 
11. Isabelle de Bourbon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
23. Agnès de Bourgogne
 
 
 
 
 
 
 
1. Ferdinand Ier du Saint-Empire
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
24. Ferdinand Ier d'Aragon
 
 
 
 
 
 
 
12. Jean II d'Aragon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
25. Éléonore d'Albuquerque
 
 
 
 
 
 
 
6. Ferdinand II d'Aragon
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
26. Alonzo Enríquez
 
 
 
 
 
 
 
13. Jeanne Enríquez
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
27. Paloma bat Guedaliah
 
 
 
 
 
 
 
3. Jeanne Ire de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
28. Henri III de Castille
 
 
 
 
 
 
 
14. Jean II de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
29. Catherine de Lancastre
 
 
 
 
 
 
 
7. Isabelle Ire de Castille
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
30. Jean de Portugal, connétable de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
15. Isabelle de Portugal
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
31. Isabelle de Bragance
 
 
 
 
 
 

.

Fratrie 

 

 

.

300px-De_zes_kinderen_van_Filips_de_Scho
magnify-clip.png
Les enfants de Philippe « le Beau » et de Jeanne « la Folle ».
.
  • Ferdinand (1503-1564)

 

.

 

.

Repost 0
9 janvier 2012 1 09 /01 /janvier /2012 06:30

Renaud Ier de Bourgogne

Renaud Ier de Bourgogne, peinture de la cathédrale Saint-Jean de Besançon.
.

Renaud Ier de Bourgogne (986-1057) fut 2e comte de Bourgogne (1er comte palatin de Bourgogne) de la Maison d'Ivrée au XIe siècle.




.

Biographie 


986 : naissance. Fils du Ier comte Otte-Guillaume de Bourgogne et d'Adélaïde Ermentrude de Reims et de Roucy (fille de Renaud de Roucy, comte de Reims et seigneur de Roucy et d'Albérade de Hainaut, fille du duc Gislebert de Lotharingie et de Gerberge de Saxe). Adélaïde de Reims était l'héritière du comté de Mâcon par son premier mariage avec Aubry II de Mâcon († 982).

995 : à l'âge de 20 ans, son père associe le frère aîné de Renaud de Bourgogne Guy Ier de Mâcon, né en 975, au pouvoir du comté de Bourgogne et du comté de Mâcon, en vue de sa succession.

1002 : âgé de 27 ans, Guy Ier de Mâcon devient comte de Mâcon.

1004 : Guy Ier de Mâcon meurt à l'âge de 29 ans. Son fils Otton II de Mâcon lui succède au titre de Comte de Mâcon. Otte-Guillaume partage ses terres : son fils Renaud reçoit les comtés d'Amous, Varais et Portois; Otton, son petit-fils reçoit le Mâconnais et l’Escuens. Otte-Guillaume conserve ses droits sur les comtés de la Bourgogne franque (Beaumont, Fouvent et Oscheret). Les comtes de Bourgogne conserveront pendant longtemps de nombreuses terres ou suzerainetés sur des comtés situés dans le duché de Bourgogne.

1016 : Renaud épouse Adélaïde de Normandie (1002-1038), fille du duc Richard II de Normandie et de Judith de Bretagne.

1026 : Renaud Ier de Bourgogne succède, le 21 octobre 1026, à l'âge de 40 ans, au titre de comte de Bourgogne, à son père qui décède, et à son frère Guy décédé.

L'exploitation des Salines (mines de sel de Salins et de Lons-Montmorot) et le développement des routes commerciales à travers le Jura assurent la prospérité de la région.

1027 : Renaud Ier de Bourgogne est en guerre contre l’évêque-comte d'Auxerre, Hugues de Chalon. Celui-ci le fait prisonnier à Auxerre. Renaud Ier est libéré par les troupes envoyées par son beau-père et menées par le futur duc Richard III de Normandie.

1032 : Rodolphe III de Bourgogne (dernier roi de Bourgogne) meurt sans postérité, le 6 septembre 1032. Il avait désigné son cousin l'empereur germanique Conrad II le Salique en tant qu'héritier. Son neveu Eudes II de Blois, fils de sa sœur aînée Berthe de Bourgogne, suscita contre Conrad le Salique, la révolte des féodaux et des prélats du royaume de Bourgogne. La guerre de succession de Bourgogne (1032-1034) ainsi entamée est soutenue par Renaud Ier de Bourgogne, le comte Gérold II de Genève, l'archevêque de Vienne, l'évêque de Saint-Jean-de-Maurienne, ainsi que l'archevêque de Lyon, Burchard II, fils bâtard de Conrad le Pacifique et demi-frère de Rodolphe III de Bourgogne.

Face à eux, Conrad le Salique a l'appui d'Héribert, archevêque de Milan, du marquis Boniface III de Toscane, d'Ermengarde, veuve de Rodolphe III, et d'Humbert de Maurienne, ancien conseiller et vassal de Rodolphe III — aujourd'hui, plus connu sous le nom d'Humbert aux Blanches Mains.

Eudes II de Blois se fait couronner roi de Bourgogne à Lausanne, par ses partisans, mais en janvier 1033, l'empereur se fait aussi couronner à Bâle.

La révolte échoue et le royaume de Bourgogne doit rester dans l'empire. Afin d'échapper aux armées impériales, Renaud de Bourgogne se retire à Dijon, en Bourgogne ducale où il a conservé de nombreux appuis.

1034 : l'empereur germanique Conrad II le Salique prend possession du royaume de Bourgogne (en réalité du comté de Bourgogne) et reçoit le 1er août, l'hommage de ses nouveaux vassaux à Genève.

Conrad II vassalise le comté de Bourgogne sur de nombreuses générations, au détriment du duché de Bourgogne et du royaume de France.

1037 : Renaud Ier de Bourgogne et Eudes II de Blois continuent la lutte contre les troupes impériales menées par Gothelon Ier de Lotharingie et alliées, pour l'occasion, à celles du roi de France Henri Ier. Le 15 novembre, bataille de Hanol, entre Bar-le-Duc et Verdun. Mort de Eudes II de Blois.

L'empereur Conrad II décide de lever les sentences contre ses adversaires d’hier. Renaud Ier de Bourgogne, chef de la coalition, reçoit, à Dijon, une ambassade de l’empereur, qui lui annonce les désirs de réconciliation de celui-ci. Renaud Ier de Bourgogne devient comte palatin (Pfalzgraf) de Bourgogne, titre donné dans l’administration impériale germanique, à ceux qui sont chargés d’administrer les terres et de rendre la justice au nom de l’empereur. Ses successeurs continueront à porter ce titre.

1038 : Conrad II transmet le royaume de Bourgogne à son neveu Henri III. Il le fait couronner roi de Bourgogne à Soleure. Les grands, dont le comte Renaud et l’archevêque de Besançon Hugues Ier de Salins, sont présents à cette cérémonie et doivent prêter hommage à leur nouveau roi.

1039 : l'archevêque de Besançon, Hugues Ier de Salins, devient l'homme de confiance d'Henri III. L'empereur accorde alors une certaine autonomie franche et le droit de s'auto-administrer par son propre gouvernement au comté de Bourgogne. L'archevêque de Besançon est nommé chancelier et récompensé très largement pour sa totale et très dévouée collaboration.

1043 : Henri III vient à Besançon, pour se fiancer avec Agnès d'Aquitaine, nièce de Renaud Ier de Bourgogne, et fille du duc d’Aquitaine, Guillaume V de Poitiers. A cette occasion, l’archevêque de Besançon, Hugues Ier de Salins, obtient des droits régaliens sur la ville de Besançon (droits juridiques, politiques, fiscaux et économiques). Il est nommé prince de l’empire germanique (rang maximum avant empereur) et règne en souverain sur la cité, avec l'empereur et le pape Grégoire VII pour seuls supérieurs. Il échappe ainsi au pouvoir des comtes de Bourgogne.

1044 : Henri III continue à favoriser ceux qui ont soutenu son père. Il donne la ville de Montbéliard au comte Louis de Mousson. Renaud Ier de Bourgogne se révolte à nouveau contre l'empereur. Il assiège le château de Montbéliard, mais le comte Louis défait ses troupes et maintient ainsi l’indépendance de Montbéliard vis-à-vis du comté de Bourgogne. Le comté de Montbéliard prend forme et va vivre sa propre histoire.

1057 : en septembre, le comte Renaud disparaît à l'âge de 71 ans. Son fils Guillaume (1057-1087), lui succède. Il était déjà associé aux décisions comtales depuis plusieurs années, et assurait l’autorité sur le comté de Bourgogne en l’absence de son père. Renaud Ier de Bourgogne est inhumé en la cathédrale Saint-Etienne de Besançon, remplacée au XVIIIe siècle par la cathédrale St-Jean, où furent transférées les sépultures des comtes de Bourgogne (chapelle du Sacré-Cœur).

Descendance 


De son mariage avec Adélaïde de Normandie, Renaud Ier de Bourgogne a eu quatre fils et deux filles :

  • Guillaume Ier de Bourgogne dit le Grand ou Tête Hardie (1020-1087) qui lui succède comme comte de Bourgogne.
  • Gui de Brionne ou Gui de Bourgogne (v 1025-1069), élevé à la cour de Normandie, qui voulut succéder au duché de Normandie contre son cousin Guillaume de Normandie (futur Guillaume le Conquérant). Il dut se séparer de ses comtés de Brionne et de Vernon en Normandie, après avoir été à la tête de la coalition des barons de Normandie, qui fut défaite lors de la bataille du Val-ès-Dunes en 1047. Gui de Brionne trouva refuge auprès de son oncle (préciser référence généalogique svp) Geoffroy II Martel, comte d'Anjou. Au décès de Renaud Ier de Bourgogne, il tenta de ravir pendant une dizaine d'années le comté de Bourgogne à son frère Guillaume.
  • Hugues de Bourgogne, dit de Superalios (cité en 1037- v 1086), vicomte de Lons-le-Saunier, sire de Montmorot, de Navilly et de Scey, marié à Aldeberge de Scey. Ils eurent pour fils Thibert I de Montmorot, vicomte de Lons-le-Saunier (maison de Montmorot, alias de Montmoret).
  • Foulques de Bourgogne, alias Foulques de Joux de Grandson (cité en 1060-1114) (d'après le chroniqueur Herman de Laon), marié à Alix de Roucy (v 1055-?) (maison de Grandson).

Renaud Ier de Bourgogne éleva par ailleurs à sa cour Robert de Nevers (1035-1098), dit "Le Bourguignon", fils de Renaud Ier de Nevers (1000-1040), son neveu. Robert de Nevers est à l'origine de la maison de Craon-Nevers. Son petit-fils Robert de Craon, dit Le Bourguignon également, succéda à Hugues de Payns en tant que second Maître de l'Ordre du Temple.

 

 

.

.

Repost 0
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 08:37


Robert contre son frère Henri (1100-1106)


Se sentant frustré, Robert, poussé par l'ancien évêque de Durham, Rainulf Flambard et plusieurs barons[15] envisage alors une expédition pour prendre la couronne d'Angleterre à son frère Henri. En 1101, il débarque à Portsmouth avec son armée[16]. Le roi d'Angleterre et ses fidèles accourent à sa rencontre. La bataille est imminente mais la diplomatie permet d'éviter l'affrontement. Par le traité d'Alton, Robert accepte de renoncer à sa prétention sur le trône anglais contre une rente annuelle de 3000 livres et la cession de toutes les possessions d'Henri en Normandie[17].

Cependant, les actes belliqueux de part et d'autre rendent rapidement caduc le traité d'Alton. Il faut de nouvelles entrevues en 1102 et en 1104 pour réconcilier les deux frères mais la paix n'est que provisoire. La situation n'est pas sans rappeler les relations entre Robert Courteheuse et Guillaume le Roux quelques années plus tôt. En 1103, Robert traverse la Manche pour plaider la cause de son ami Guillaume (II) de Warenne auprès de son frère[18]. Après sa tentative d'invasion de 1101, celui-ci a été dépossédé de ses vastes biens en Angleterre et banni du royaume[18]. Henri profite de sa démarche risquée pour le forcer à renoncer à sa rente annuelle de 3000 livres contre le pardon accordé à Guillaume (II) de Warenne[18].

En 1105, le roi d'Angleterre débarque en Normandie. Il sait qu'il peut compter sur l'appui de nombreux Grands qui le considèrent comme leur seigneur. Cette fois, les tentatives de conciliation échouent. Les deux frères veulent en découdre. La bataille a lieu le 28 septembre 1106 à Tinchebray dans le sud-ouest du duché[19]. Henri inflige une défaite décisive à l'armée de Robert qu'il capture. Henri se proclame duc de Normandie et, conscient du danger, refuse de libérer son frère.

 

 

.

Monument à la mémoire de Robert Courteheuse dans l'église abbatiale de Saint-Pierre de Gloucester
.

Un long emprisonnement (1106-1134)

Robert est emmené en Angleterre et enfermé d'abord à Wareham (Dorset) brièvement, puis à Devizes (de 1106 à 1126), et enfin au château de Cardiff (pays de Galles)[20]. Son fils, Guillaume Cliton, alors enfant, échappe aux mains du roi d'Angleterre. Devenu majeur, il tentera en vain de récupérer le duché de son père et trouve la mort en 1128. Dans sa prison, Robert lui survivra puisqu'il meurt en février 1134[21], à plus de 80 ans, au terme d'une captivité aux conditions honorables.

Il est inhumé dans l'église abbatiale Saint-Pierre à Gloucester, où un mausolée sera construit. Son frère paie une bougie qui devra brûler éternellement pour le salut de son âme.

Un mauvais prince ?

Robert fut desservi par la majorité des sources médiévales. Le jugement d'Orderic Vital à propos de son règne est sévère : « enclin à l'engourdissement et à la paresse, il ne gouverna jamais, comme il convient, dans la vertu et la justice »[22]. Si le moine lui reconnaît quelques qualité (« hardi, vaillant dans les armes, habile à tirer de l'arc, ayant la voix claire et nette, la langue éloquente »[23]), il lui reproche sa prodigalité, son caractère influençable, et surtout sa faiblesse[24]. Cette image négative a influencé les interprétations modernes sur son règne. Il est souvent décrit comme un dirigeant faible, mou, prodigue jusqu'à en devenir impécunieux. L'historien François Neveux complète : « Son idéal semblait être de vivre dans le luxe, l'oisiveté et le plaisir. Ce n'était pas un homme d'État »[25].

Certes quelques contemporains ont préféré souligner ses prouesses chevaleresques et le peindre comme un héros de la Première croisade mais ces qualités et ces hauts-faits s'avèrent dérisoires pour une historiographie moderne qui juge les princes selon leur capacité à administrer un territoire et à réprimer leurs vassaux[26]. En cela, il s'oppose clairement à ses frères Guillaume le Roux et Henri Beauclerc, tout deux jugés durs et intraitables, et donc bons, par les historiens. La dernière biographie sur le personnage, écrite par William M. Aird, offre une évaluation plus positive de l'œuvre de Robert.

Famille et descendance

Fils de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie et roi d'Angleterre, et de Mathilde de Flandre, il fut fiancé à Marguerite († 1063), sœur d'Herbert II, comte du Maine. Il épousa Sybille de Conversano († 1103) en 1100. Ils eurent deux fils[27] :

Il eut aussi plusieurs enfants illégitimes de maîtresses inconnues :

  • une fille qui épousa Hélie de Saint-Saëns.
  • Richard (v. 1079 – v. 1099), qui fut tué à la chasse dans la New Forest dans des conditions étrangement similaires à celles qui virent la mort de son oncle Guillaume le Roux quelques mois plus tard.
  • Guillaume (v. 1079-1111), qui fut tué à Jérusalem alors qu'il s'était exilé en Terre sainte suite à la défaite de son père.

Voir aussi

Articles connexes

.

.

 

Repost 0
9 octobre 2011 7 09 /10 /octobre /2011 08:34

 

 

Robert II de Normandie
Comte du Maine et duc de Normandie
Robert normandie.jpg
Portrait du XIXe siècle représentant Robert II de Normandie, par Henri Decaisne.

Règne
1063-1069
Titre complet Comte du Maine
Prédécesseur Gautier III de Vexin
Successeur Hugues V du Maine

 

 

.

 

Autres fonctions
Duc de Normandie
Période
1087 - 1106
Prédécesseur Guillaume le Conquérant
Successeur Henri Ier d'Angleterre

 

 

.

 

Biographie
Naissance vers 1051/1052
Décès Février 1134
Château de Cardiff
Père Guillaume le Conquérant
Mère Mathilde de Flandres
Conjoint(s) Marguerite
Sybille de Conversano
Descendance Guillaume Cliton et un fils. Richard, Guillaume et une fille de maîtresses inconnues.

 

 

 

.

Robert II de Normandie dit Robert Courteheuse (vers 1051/1052 – février 1134, château de Cardiff), fut comte du Maine de 1063 à 1069, puis duc de Normandie de 1087 à 1106. Il fut aussi un prétendant malheureux au trône d'Angleterre. Son surnom de Courteheuse (Courte botte) provient de sa taille râblée[1]. Fils aîné de Guillaume le Conquérant, il hérita à sa mort du duché de Normandie (1087) mais se heurta aux ambitions de ses deux frères cadets, Guillaume le Roux et Henri Beauclerc, rois successifs d'Angleterre sous les noms de Guillaume II et Henri Ier. En 1106, le second lui infligea une défaite à la bataille de Tinchebray et le captura. Robert termina sa vie comme prisonnier. L'historiographie anglo-normande le dépeint comme un prince faible et turbulent mais rappelle aussi ses exploits guerriers lors de la première croisade.

 

.

Dessin de la statue de Robert à l'abbaye de Saint-Étienne de Caen, par Hippolyte Destailleur.
.

Robert Courteheuse sous le règne de Guillaume le Conquérant (1051-1087)

Le comte nominal du Maine

Robert est le fils aîné de Guillaume le Conquérant, duc de Normandie, et de Mathilde de Flandre. En 1058, le comte du Maine Herbert II s'échappe du Mans occupé par le comte d'Anjou et se réfugie à Rouen. Sans enfant, il lègue à Guillaume le comté du Maine et fiance sa sœur au jeune Robert Courteheuse. Après la mort d'Herbert, Guillaume occupe le Mans et y intronise son fils (1063). Ce dernier n'ayant alors que 11 ou 12 ans, le duc de Normandie est donc le véritable maître du Maine.

Robert ne participe pas à la conquête de l'Angleterre par son père en 1066 mais ce dernier l'avait désigné avant de partir comme son héritier. L'année suivante, il est chargé avec sa mère de diriger le duché de Normandie pendant le séjour de Guillaume outre-Manche.

En 1069, des seigneurs manceaux rebelles, soutenus par le comte d'Anjou Foulque IV le Réchin, chassent les Normands du Maine. Ce n'est que quatre ans plus tard que le duc Guillaume peut intervenir. Il lance une expédition en hiver qui lui assure la réoccupation du comté[2]. Bien que comte du Maine en titre et âgé d'environ vingt ans, Robert Courteheuse ne fait pas partie de la campagne. Son père ne semble pas avoir jugé nécessaire de l'avoir à ses côtés.

Une période d'errance

La rupture entre Guillaume et Robert intervient en 1077 suite à un incident. Le chroniqueur Orderic Vital explique les faits. Le duc et ses trois fils logent dans une maison de l'Aigle. Les deux plus jeunes, Guillaume le Roux et Henri, s'amusent aux dés, font grand bruit et, de l'étage, déversent de l'eau sur Robert et ses amis. Furieux, Robert s'apprête à corriger ses frères mais le duc intervient pour freiner sa fureur. Le lendemain, Robert quitte en secret l'armée ducale, tente en vain de s'emparer du château de Rouen puis avec quelques compagnons s'exile de Normandie[3].

Les historiens ont donné deux explications à cette rébellion. D'abord, Robert ne supportait plus que son père ne lui confiât aucun territoire. Non pas que le jeune prince fut un homme épris de pouvoir mais il voyait ces terres comme un moyen de subvenir lui-même à ses besoins financiers et à ceux de sa suite. Or, comte du Maine et héritier du duché de Normandie, il n'avait aucun pouvoir sur l'un ou sur l'autre et donc aucune ressource propre. Son roi de père ne voulait pas partager son autorité. Probablement avait-il peu confiance dans les qualités de gouvernement de son fils aîné. En plus de cette frustration, la révolte de Courteheuse peut s'analyser comme un « classique conflit de génération »[4]. D'un côté, un père représentant d'une époque austère. De l'autre, un prince libéral, fastueux, témoin d'une jeunesse bouillonnante.

Robert Courteheuse trouve d'abord refuge chez son oncle Robert le Frison puis à la cour du roi Philippe Ier de France, soit deux ennemis du duc de Normandie. Le Capétien ose confier au rebelle la forteresse de Gerberoy face à la frontière normande. Piqué au vif, Guillaume le Conquérant va assiéger le château en 1078. Robert tient son vieux père en échec, le blesse et le fait tomber en combat singulier à cheval (1079) près de sa forteresse de Gerberoy[5]. Les deux hommes finissent par se réconcilier en 1080. Robert reçoit des responsabilités en Angleterre aux côtés de son oncle Odon de Bayeux. Puis il préfère s'exiler à nouveau en 1083.

Il ne réapparaît en Normandie qu'en 1087, après la mort de son père. Au préalable, le mourant avait pardonné à son fils aîné et lui avait attribué le duché de Normandie tandis que Guillaume le Roux avait reçu le Royaume d'Angleterre. Quant au plus jeune des enfants mâles, Henri, sa part consistait en une forte somme d'argent.

Robert Courteheuse, duc de Normandie (1087-1106)

Robert devient donc le nouveau duc de Normandie à la mort de son père Guillaume le Conquérant, le 9 septembre 1087.

L'anarchie

La tâche de Robert est compliquée très tôt par le fait que les principaux barons normands tels Guillaume d'Évreux, Raoul II de Tosny, Guillaume de Breteuil ou Robert II de Bellême ont pris le contrôle des châteaux en expulsant leurs garnisons ducales, aussitôt la mort du Conquérant connue.

Les désordres reprennent. « La province tombait en dissolution, les brigands parcouraient en troupes les bourgs comme les campagnes, et des bandes de voleurs se livraient à toute sorte d'excès contre le peuple désarmé »[6] sans que le duc réagisse. La dégradation de l'autorité ducale se perçoit à travers le retour des guerres privées. Guillaume le Conquérant avait réussi à les contenir, chose que son fils n'arrive pas à faire. Guillaume de Breteuil dispute le château d'Ivry-la-Bataille à son vassal Ascelin Goël. Robert II de Bellême rallume la vieille querelle entre sa famille et les Giroie et leurs alliés, les Grandmesnil tandis que le comte d'Évreux, Guillaume ravage les terres de Raoul II de Tosny.

Autre difficulté pour le duc : la noblesse qui a souvent des terres de chaque côté de la Manche est partagée entre le soutien à Robert et le soutien à Guillaume le Roux. Des seigneurs incitent chacun des deux frères à s'emparer du domaine de l'autre. Dans un premier temps, le duc de Normandie est à son avantage. En 1088, une coalition de puissants barons tant en Angleterre qu'en Normandie, peut-être attirés par sa prodigalité, se déclare en faveur de la réunion des deux parties sous la direction de Robert. Une rébellion contre le roi d'Angleterre s'organise pour le renverser. La rébellion échoue. Puis, c'est au tour de Guillaume le Roux de se trouver en position de force. Il rallie plusieurs barons normands (Roger de Mortemer, Robert d'Eu, Etienne d'Aumale, Gautier II Giffard, Gérard de Gournay[7]) et débarque en 1091 à Eu. Robert Courteheuse prend peur. Finalement, les deux frères se rencontrent à Rouen et se réconcilient. Le roi d'Angleterre accepte même d'aider Robert à récupérer toutes les terres qu'il a dû concéder dans le duché pour s'attacher des fidélités. Au premier chef, est visé Henri Beauclerc qui a reçu du duc le Cotentin et l'Avranchin en 1087/1088 en contrepartie d'une bonne partie de l'argent qu'il a reçu en héritage. Ensemble, Robert et Guillaume mènent campagne contre leur cadet. Ils l'assiègent au Mont-Saint-Michel. Henri rend la place et s'exile.

Par le traité de Caen (18 juillet 1091), les deux frères se désignent héritiers l'un de l'autre et font rédiger un texte appelé Consuetudines et Justitie. Ce document est important pour les historiens puisqu'il rappelle les prérogatives du duc en Normandie, telles qu'elles existaient du temps de Guillaume le Conquérant[8]. Preuve de leur entente, Robert Courteheuse accompagne Guillaume le Roux en Angleterre pour l'aider à repousser l'invasion du roi d'Écosse, Malcolm III Canmore. Le duc revient en Normandie avant la fin de l'année 1091.

Ensuite, les relations se dégradent à nouveau. Les termes du traité de Caen sont rapidement bafoués, et Robert le répudie à la Noël 1093[9]. Le roi d'Angleterre conservait de nombreux partisans en Normandie, notamment au nord de la Seine. Avec leur appui, le 11 mars 1094, il débarque à Eu et s'empare du château de Bures-en-Bray, qui appartenait à un partisan du duc[10].

En 1096, le légat du pape parvient à établir un accord entre les deux frères. Robert Courteheuse confie la garde du duché à Guillaume le Roux qui, en échange, lui offre 10 000 marcs d'argent, cette somme servant à financer le départ du duc à la croisade. En effet, l'année précédente, le pape Urbain II a lancé un appel aux évêques et aux chevaliers pour qu'ils partent libérer la Terre sainte des Musulmans. Robert Courteheuse y répond favorablement.

Robert en croisade (1096-1100)

En septembre 1096 Robert part donc pour la Terre sainte dans la première croisade.

Beaucoup de seigneurs et ecclésiastiques normands accompagnent le duc de Normandie : Étienne d'Aumale, Gérard de Gournay, les évêques Odon de Bayeux et Gilbert Fitz Osbern. Plusieurs princes voisins se placent sous sa bannière tels le duc de Bretagne, Alain Fergent, le comte de Blois-Chartres, Étienne-Henri et Robert II de Flandre[11]. Cette forte armée s'arrête en Italie du Sud, chez le Normand Roger Borsa, duc d'Apulie et y passent l'hiver[12]. Résultat, Courteheuse est le dernier prince à rejoindre l'Empire byzantin, base arrière de la croisade.

Le duc fait partie des participants les plus importants de la croisade aux côtés de Bohémond de Tarente, de Raymond IV de Toulouse et de Godefroi de Bouillon. Or, son rôle dans cette guerre s'avère plutôt faible compte tenu de son rang et de la taille de son armée[13]. Apparemment, il ne figure pas parmi les commandants lors des batailles ou des sièges. Il finit même par accepter de l'argent du comte de Toulouse et devient ainsi son homme pour le restant du voyage jusqu'à Jérusalem. C'est finalement la légende qui augmentera les exploits de Robert Courteheuse en Orient, une légende qui naît alors que le duc n'est pas encore mort[14]. On racontera notamment qu'il vainquit en un combat singulier le chef sarrasin Kerbogha, atabeg de Mossoul peu après la prise d'Antioche par les Croisés.

Après la prise de Jérusalem (15 juillet 1099), Robert revient en Normandie. S'il n'a pas obtenu de territoire en Orient comme son compatriote Bohémond de Tarente, la croisade lui a apporté la gloire. De plus il revient avec une épouse ramenée d'Italie du Sud, Sybille de Conversano, fille du comte normand Godefroi de Conversano et petite-nièce de Robert Guiscard. De cette union naîtra un fils, Guillaume Cliton, héritier du duché de Normandie.

Si le duc de Normandie récupère son duché sans opposition, il arrive quelques semaines trop tard. Guillaume le Roux est mort accidentellement un mois auparavant et son frère Henri Beauclerc en a profité pour s'emparer de la couronne d'Angleterre (5 août 1100).

.

Repost 0
2 octobre 2011 7 02 /10 /octobre /2011 12:37

.

Guillaume (II) de Warenne (avant 1071 – vers le 11 mai 1138), 2e comte de Surrey, fut un important baron anglo-normand du Royaume d'Angleterre. Il était aussi lord du rape de Lewes, et seigneur de Bellencombre et Mortemer en Haute-Normandie

Comme tous les comtes de Surrey de cette époque, on se réfère plus souvent à lui en tant que comte Warenne ou comte de Warenne qu'en tant que comte de Surrey.

Biographie

Il est le fils de Guillaume (I) de Warenne († 1088), 1er comte de Surrey, et sa première femme Gundred[1],[2](† 1085), sœur de Gerbod le Flamand, officieux comte de Chester jusqu'en 1070. Il succède à son père en 1088, et devient alors l'un des plus importants propriétaires terriens d'Angleterre, avec des possessions dans treize comtés lui rapportant 1165 livres sterling par an[2]. Ses principales seigneuries en Angleterre sont le rape de Lewes (Sussex), Castle Acre (Norfolk) et Conisbrough (Yorkshire)[2]. Son cadet Réginald reçoit les terres de sa mère en Flandre et probablement les terres paternelles normandes à Mortemer et Bellencombre[2]. Après la mort de ce dernier en 1106, les terres reviennent à Guillaume[2].

Aux alentours de 1093, il essaye d'épouser Édith (ou Mathilde) d'Écosse, fille du roi Malcolm III d'Écosse[2]. Elle épousera Henri Ier d'Angleterre en 1100, et c'est peut-être la raison pour laquelle Guillaume semble éprouver un fort ressentiment envers Henri Ier, et qui expliquerait sa motivation pour ses actes des années suivantes[2]. À l'accession d'Henri Ier en 1100, il montre un manque d'enthousiasme singulier, et est même décrit tournant en dérision l'obsession pour la chasse du nouveau roi[3]. Wace relate qu'il le surnomme « Stagfoot » (Pied de cerf)[2]. Guillaume est rarement présent à la cour royale, et se montre peu respectueux de son souverain[2].

Pour s'assurer de manière pérenne la loyauté de Guillaume, le roi Henri envisage de le marier à l'une de ses innombrables filles illégitimes. Il en est dissuadé par l'archevêque Anselme de Cantorbéry, qui invoque des problèmes de consanguinité[2]. La nature précise de cette relation de consanguinité n'est pas mentionnée, et fait débat, il est possible qu'Anselme ait fait référence à une descendance commune avec la duchesse Gunnor de Normandie[4],[2].

Il rejoint immédiatement Robert Courteheuse, duc de Normandie, et frère aîné d'Henri Ier, dans sa tentative d'invasion de l'Angleterre en 1101[5],[2], montrant en cela qu'il était évidemment impliqué depuis longtemps dans la conspiration. Quand Henri Ier achète le retrait de son frère pour une pension annuelle de 3 000 marcs d'argent, Guillaume de Warenne se retrouve rebelle sans cause[2]. Bien que le traité de paix signé entre les deux frères prévoit une amnistie pour les barons qui ont participé à l'invasion, Guillaume perd ses terres anglaises et est exilé en Normandie[2]. Cela est peut-être lié en plus de la violation de son serment d'allégeance, à des violences perpétrées dans le Norfolk[2].

Guillaume se plaint auprès du duc qu'il avait déployé de grands moyens pour lui, et qu'en retour, il avait perdu la plupart de ses possessions, dont le comté de Surrey qui lui rapportait chaque année mille marcs d'argent[2]. Il sollicitait son intervention pour recouvrer ses biens en Angleterre. Le duc Robert accepte facilement cette proposition, et retourne en Angleterre en 1103, non armé et non invité, apparemment dans cet unique but. Le roi Henri, irrité par la venue de son frère, et profitant de la démarche inconsidérée de son frère, menace de l'emprisonner. Courteheuse, comprenant qu'il s'est jeté dans la gueule du loup, n'a pas d'autre choix que d'accepter les conditions de son frère. Il renonce à son indemnité annuelle en échange de la restauration des terres et titres de Guillaume de Warenne[3],[2]. Le comte Warenne restera fidèle au roi le restant de sa vie[6],[2].

Pour un temps, il n'est apparemment pas le bienvenu à la cour royale[2], car il n'est témoin d'aucune charte royale entre 1103 et 1107. Pourtant, il est l'un des commandants de l'armée d'Henri Ier à la bataille de Tinchebray[7],[2], en 1106, à l'issue de laquelle le duc Robert Courteheuse est capturé et maintenu prisonnier pour le reste de sa vie. Ayant prouvé sa loyauté pour de bon, sa position à la cour d'Henri s'en trouve renforcée. Il sera ensuite présent auprès du roi à chacun de ses séjours en Normandie et en Angleterre[2]. Il est présent au concile de Nottingham le 17 octobre 1109, est un des garants du traité de Douvres passé avec Robert II, le comte de Flandre, le 17 mai 1110, et exerce la fonction de juge à la cour ducale en 1111[2].

En 1110, Guillaume Cliton, le fils de Robert Courteheuse, s'enfuit avec Hélie de Saint-Saens. Peu après, Warenne reçoit les terres confisquées à Saint-Saens, qui étaient proches des siennes en Haute-Normandie[2]. Le roi Henri s'assure ainsi de son soutien, puisqu'un retour de Guillaume Cliton signifierait une perte de ses nouveaux territoires[2].

En 1118, Guillaume réussit enfin à épouser une princesse de sang royal, en la personne d'Élisabeth de Vermandois. Elle est la fille d'Hugues Ier de Vermandois — ou Hugues "Le Grand" de France — et la veuve de Robert de Meulan, 1er comte de Leicester[2]. Depuis 1115, la comtesse Élisabeth avait été enlevée ou détournée par Guillaume, cet enlèvement concluant apparemment une liaison qui durait depuis très longtemps. Il y avait eu ce qui ressemble à une séparation ou à un divorce entre le comte de Meulan et sa femme. Il ne leur avait d'ailleurs pas permis de se remarier. Peu de temps après le décès du vieux comte (1118), qu'on dit mort de chagrin et d'humiliation après cet affront public, les deux amants se marièrent. Elle aurait déjà eu au moins une fille de lui entre 1115 et 1118, c'est-à-dire durant son mariage avec Meulan – qui était âgé et rarement présent auprès de sa femme.

Guillaume est aussi commandant à la bataille de Brémule en 1119[2]. En 1135 à Lyons-la-Forêt, il est présent au chevet du lit de mort du roi[2]. Il est l'un des cinq barons qui escortent ensuite son corps jusqu'à Rouen pour qu'il soit embaumé[2]. Les barons normands le nomment gouverneur de Rouen et du Pays de Caux en décembre 1135[2].

Pour C. Warren Hollister[3], la carrière de Guillaume de Warenne montre le talent d'Henri Ier à se concilier la loyauté de ses barons. Il leur montra que la rébellion comportait d'énormes risques, et que la loyauté amenait sécurité et prospérité[3]. Malgré un départ houleux, Guillaume de Warenne se montra un élève appliqué. À la mort du roi, il est l'un des barons les plus riches du royaume[8].

En 1136, il est présent à la cour de Pâques du nouveau roi Étienne d'Angleterre, et semble être avec lui lors de son expédition contre Exeter plus tard dans l'année[2]. Il meurt probablement le 11 mai 1138 et est inhumé dans le prieuré Saint-Pancrace de Lewes[2].

Famille et descendance

En 1118, il épousa Élisabeth (ou Isabelle) de Vermandois (v. 1085-1131), fille de Hugues Ier de Vermandois — ou Hugues "Le Grand" de France — et d'Adélaïde de Vermandois et de Valois. En première noces, Élisabeth avait été l'épouse de Robert de Meulan, 1er comte de Leicester. Guillaume eut d'Élisabeth :

  1. Gundred de Warenne, épousa Roger de Beaumont, 2ecomte de Warwick, puis Guillaume "Taillebois" de Lancastre, lord de Kendal et Lonsdale dans le Westmoreland ;
  2. Ada de Warenne, Adélaïde ou Adeline, épousa Henry de Northumberland, comte d'Huntingdon, fils du roi David Ier d'Écosse ;
  3. Guillaume III de Warenne, né vers 1119, mort au cours de la deuxième croisade en Anatolie en 1148 ;
  4. Réginald de Warenne, épousa Adeline, fille et héritière de Guillaume, lord de Wormgay dans le Norfolk, tenait les châteaux de Bellencombre et Mortemer;
  5. Raoul de Warenne.

.

  .

Repost 0

☼ Zorbax ☼

  • : CHOMOLANGMA
  • CHOMOLANGMA
  • : Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.
  • Contact

ON EST QUAND???

Bonjour, nous sommes le

☼ Qui Cherche Trouve ☼

♫♪♪♫♪♫♪♫♪

Poussieres De Savoir ☼

POUSSEZ PAS !!!

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSH1bqV_MZbKff7r4KH0YXDgokYKnPMVcS17_NVF7KeFFQmHvTYYQ

 

 

Depuis le 2 octobre 2008 ma paroisse a compté de fidèles :

 


Compteur Global


 

 

 

 

 

☼ Merci à vous tous ☼

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRspNEZw03K2txVYJaQojtGiQPv2Ef2hRp76vnThpM_Xhg74AeH

 

 

   Et aussi, bien sûr, à notre superbe équipe  !!!!!!!...

 


☼ En Alcove ☼

☼♥☼♥☼


 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTJQdwhuv8K2KE2fv7sAcLYqokJ6fOwOos7DPEsrBY_tOyjkmt9

 

 

 

 

  http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTwbpFmC0lwUUqRVtxAgfCeDB97ON6I9jGDIVmmGwpa1bg_oeiS8w



 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJFhyxpCtvTfrKTTq2Dnraqndo0k6KOOvR5B49c424W-RXGsXk

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ4lkR76RVvxlM2Pg0xGQLGN-vJ1IC1AeiO9YFoy0C2maJDnAlsEA

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS3s1MTNys4JJ2XciWuydUFkX2s3uxVNEo4XLmDXWkNuzNwaF-I

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRpmq_X4KGoOioCJ7IGFovNaZR1dl5V9wdd73SKUZoyRXImy8hQsA

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT6vugj46xpPFClJ40ZcN_g83W39aPcCsnryaBlwulPqhMuSmHABA

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS0rnZSUpbcqus_ag8-saWRw8BVp-nHBjwhG0FGGsPrBMTVGsKfUA

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRiQjNvzjX7IEkfQYGG-KxW9pOVJoLjsP43P-wRgoCo6bmRIFfQ

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSTia4A3P4_qwGWtAAvhY4S2BKgtk6tR_QCD3_DTBLqQwkYTLP7

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRPAWH7AgJ7gN7ej2rrAa90b9jK2nWJtRcdmCSJLXifbDqpzt-GAQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSnH3SFCsuDblli6D1AJMGBIO3SduYE7QocfhaOPh2CbcgSaTJm3g

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS_x5rZOKIoXBMbTrRfiBoXYGA8_aG1puNXFnPK-vFSJb8S0TB-

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcT5xPsHZoCoc3Y10UzSIfZBJ1VM5yTf0rOp0z02qzAq29ZylEqp

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSJYo3dfiA7rWKtAhGDKlIvNQBBfXfxpskBzCjE2VA_WnhL03zQ

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRrs5cw6eknmiTVBcESn97krqvfndk10XJq35s-mUIxnoXepsHU2w

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTtPoMny2WLrgyLYUkv0xzCHZ3BSe7txlE-Xe2XSz1rA4IRBQ-8

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTzDbIU4QatTLNRgPQwPUcMDO8BtCGQMAkP46aQAp05yXC1m0y84g

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS_sSIdV_qG7YiVCrY6Fze69BhzpdENouF0zUUp4OV8__EbU9Ad

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ9uJqfoOS-LjhgtT3qLp4AH34AojcYXzS6ifUoduwpXl2xR4cu

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSBBpAVI8uqqXKRXeWLnFO9do5ObFZm7YxgxrJ7-EbHR2oDqLo0vQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRDpZXNSZZorQeUMLz3DTA9hEU2rI_bxr_LT9c4T9nvHvAWTZjCGQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJxvHFLqQeIleqlsCzYw3aqr-0Y6eKQMVnyaA5me5hdAxIljVU

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSC9dHlJXHSlla_xZ5T9EZytHwAWT-qbU_d19dTtxAXrGNihAXKlQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR9uI2iDGC9O3GMDlf8NsxtxQx-Qp8sqHmOc5rb-zkptdYl27ct

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRbZ3vVwEjZT_vYCN_egFTIwdBz6fqNL0Pg-y_Q61vxrmzGOpx_

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJ2rE3MpU2-7BbpUlr6UqYo4BmnNs_dvTC88BMslWtXGy7xpm4

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQEpgxQwBFunGDiUIemTa46VNveEHAu-uA8FY-TsPaLWXJFd2s0

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQTdXbqeHRkSO7KlYa4OkUya7gTOtG1LddYFWDuhmMG8TTBud38

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTNv54UJcOf0QWIB4OraEz3h5BSPwvVpIDgtJO-zq0-MNAH1T-r

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQQ4msZqs5YGyEvDc4xIBtl0glm2rQZ7LsilbzRNUFi1QmhSgwd

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRadP8tzRToSi6YgV25tgPSiZuZH-m01ykcCd-vsvFtJOoai2ucTw

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQWsJatoxZ24v32bG85ut1XPEPG4Fa5l6ApTX9VfC1X3_fQlO6t

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSATYwKzSKWCjMx6cjBGrTkiC8C_lyJBimQ86hhDpKGyeWCgRFU5Q

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRkni6wj2PqLxVIQnGL2w-Hh0Qdu5Q2vEiKSUXAJ7TKh9ePWQBm

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQzo44WmwLEIvLwTyzq_jnCtqqHX6X_CIYel1kbk7vcUHUp-ieN

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQJijg5RyUyd3NObMK9uNkIduA32k3nPJwfiuvaWrAi2Td5vyXO

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSLXSS07G9gseceN7SeCwGRL0C6ij_75lYGEnDN1qwb_bEl9bGs

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSgjOBb-AqrP0ZXPZSVl55yswE6dnD4uny-n0Xh-9mAuwm1GUq3

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSZAb3DktAXiGznQlZB9az_nvD6AoLygDkDTstPDm_WBfLnJ3ltQg

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRXwcTaTVudGTxMwVFFrGw1Z-j9x9D9inLKamTPCwUThDbPuEYpeA

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTU6wtRoYw9X2-MMykBLzlVjXeRgi5rqzD5ck22QxWwI8h7QeNUQA

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRpMUOK13Ots0UnbeCQLds3ixSZxNY9gFOfm65Bvc-pf6ZKAlWbzg

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQhH-RzSe9GF29vGoZwod2tN7O-9mFfpWJX4bLt78JtJYMqI8w1rA

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQxu-I9t3HJlWQ3e6bM41HAOc8j3Smoe-ahJN9OTRyzd6vOUOVF

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQYkezUKlW0ttRviIW9f6NJHBcjJ-sUE4XMIic0ka6qkCguqsqWEQ

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSLwoIa5Xuj4eEFEX5vzJFqlL0GIrwjAUDCWbZgf6ni2O6MUMuwHg

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSmu_lhCfJa5L3JKT73eNWm5-DVlMMhgQ2zjDd5kmbF9S0PDwt0

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTl9CWad5AcZHOfC-RgTWPbODkKY_C0DW3MZXkDUucqfvfZLDvJvQ

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSSorC-n_GApivF90u5JfsOvUI44_E6pQ_gYw3Zv_SawrJlQ7U_OA

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSHehPIU8WfymVyIehhOVdWyZ9Iby-7WygiZdxRqYoB6-t4uxfc

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTHknIkIppczoDGtgqaDVGpF5vzTnPgO0XzesL14bXWKIidntgi

 

 

 

http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQ2gFiEiRrnRVPCVmgC8fP4RV_b4Cyut6pHRWot2zotTH_isSgx

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRMnyl4ZznB4yj9tFflGmUrm8zxq1VAfdzbHlagdVlYHHs5AqI2Xw

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSABiNYE2Ig0ORn0Dp6LWBs8FU1-eDuUfhJpaBhY3dBILcGkw7Y

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQX6x3fLQO-eGD7Sdc__AFLjGRztfSRzdOgtJe_w_XI_qKOl_cQ

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQWAfv06yKnlGGke983sE24US_BbpZ0xgnAp3yIh3eXvCRrRfxtgg

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSguscboVOMXCDflSARG5UefcNGLsGZylvXKHJGK4ldNdG1xYiR

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTVsXwe7MG_AOX5rUiFD0hVw9aHeILEWPB_3WS5456jt040weKpxQ

 

 

 

http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcS14rgGXof16mpTbvNq37y9tGIxf38V3B4j5iFLZChBi8qMo0cC

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRk338QqS34hcxTHah2whOwSbnEtO-yxxKutL5KPMcrWPKtCTUf

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTQg04AvSsLnhDeWWl4-qLzPD5EX7xzuOAVEiswXHB9n5gRBOxj

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcQC715gVGqLwXFM7U94WtdKlMrAiHbkqIvJl2WJ6h_JMsUMfL622g

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcR4ku7jfXybpiE3fm21gXSpihSd_rjwxvIac8kqkj5TkIg3rLODrg

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcThGLPUz7SfnoPUPrFttXiSBuS3NYmV99axgZzgYDofBuo_RpfcUg

 

 

 

http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSqsjlV84iSMlkqfRlTaGiWfn6_nyGg91BQcNLZbGrRnn0-j3S4

 

 

 

http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSwkrLsv_IQh2wUOQ1DkYx-HwxeUOLNEtv8yCh59CnX_HbW5H3q

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

☼ Quoi & Où ☼