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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

MORT JE TE HAIS...

Publié le 29 Avril 2011 par crateresideraldevie dans Écrits & poésies (même que c'est de moi)...



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"Innocence des corps, brûlures des âmes,
Déchirements des coeurs,
Fusion des peurs,
Partage futile du mélodrame
Qui se joue à l'orée des temps
Et nous enivre de faux semblants.
Coeur de détresse,
Délire fougueux,
Cette princesse
C'est un gueux.
Terre hostile tu punis
Les êtres fous sont bannis
Ta cruauté nous transperces
Ton trident est ta messe
Tu nous fais danser sur le mal
D'un univers anormal.
Hypnose du grand prêtre
Châtiment en ton royaume,
Tu nous laisses le mal être
Et le poison de la pomme.
Tu encences et irradie
Les purs et les troublés
Tu fauches la dorure des blés
Aux portes de ton paradis.
Tu thésaurises nos angoisses
Comptabilises nos faux pas
Et lorsque nous avons soif
D'un lendemain réparateur
Tu nous étanches du  trépas
Et nous bénis du glas porteur.
Ton lugubre asile s'entrouvre,
Nous invite à nous endormir
Dans ta couche nous irons frémir
Et  ton néant ses bras nous ouvrent.
Ton baiser léchera nos fronts
Éternelle sera ton aurore
Mais un jour d'un puissant effort
Nous laverons ton affront"...

 

Cratère sidéral de vie.
Le Lutin Cosmique.


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VOYAGE FANTAISISTE...

Publié le 29 Avril 2011 par crateresideraldevie dans Écrits & poésies (même que c'est de moi)...



 lien source

"J'irai demain, c'est sûr, à la kermesse des lutins
Avec ma douce Aurore nous partirons très tôt
Quand la brume envahit encore le matin,
Sur ses frêles épaules elle aura mon paletot.
Je porterai chapeau fait de plumes magiques
Mes poches seront remplies d'objets mystérieux
Que j'offrirai tantôt au peuple gaëlique;
Je ferai des jaloux, je ferai des envieux.
Quand nous arriverons au pays merveilleux
Nous goûterons sans faim aux fruits du fromagier
Du gruyère bleuté au pâle livarot
Bien plus gros que le ventre nous aurons nos deux yeux.
Après pour respirer je ferai un beau rot
Et la sieste ferai dans le grand imagier
Avec ma douce Aurore, rêvant dans ses cheveux.
Puis la princesse Ida des sables argentés
Viendra nous raconter l'épopée du Vizir
Qui mangea ses enfants avant que de mourir.
Peut-être oseront nous pénétrer le royaume
Des cent mille sorciers qui viennent le hanter,
Peut-être croqueront nous dans la brillante pomme
Que l'illustre Romain sema un jour de haine.
Mais c'est en succombant au délice suprême
Que la naine Boubba parsema en bonté,
Que nous découvrirons l'ivresse d'un je t'aime
Que je ne puis ici vraiment vous raconter...
Car c'est ma belle Aurore qui détient à jamais
Les clés d'or de nos coeurs follement enflammés."

 Cratère de vie sidéral
 Le lutin cosmique.

 

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Léon Trotski.

Publié le 27 Avril 2011 par CHOMOLANGMA dans POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

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Léon Trotski
Léon Trotski
(en russe : Лев Троцкий)
Bundesarchiv Bild 183-R15068, Leo Dawidowitsch Trotzki.jpg
Trotski en 1929.

Mandats
Commissaire du peuple pour les Affaires étrangères de la République socialiste fédérative soviétique de Russie
8 novembre 191713 mars 1918
Premier ministre Lénine
Prédécesseur Mikhaïl Terechtchenko
Successeur Gueorgui Tchitcherine
Commissaire du peuple pour l'Armée et les Affaires navales de la République socialiste fédérative soviétique de Russie
Mars 1918Juin 1923
Prédécesseur Nikolaï Podvoïski
Commissaire du peuple pour les Affaires militaires et navales de l'URSS
6 juillet 192315 janvier 1925
Premier ministre Lénine
Alexeï Rykov
Prédécesseur Nikolaï Podvoïski
Successeur Mikhaïl Frounze
Président du soviet de Petrograd
8 octobre 19178 novembre 1917
Biographie
Nom de naissance Lev Davidovitch Bronstein
Лев Давидович Бронштейн
Date de naissance 7 novembre 1879
Lieu de naissance Ianovka, Gouvernement de Kherson (Empire russe)
Date de décès 21 août 1940 (à 60 ans)
Lieu de décès Coyoacán, Mexico (Mexique)
Nationalité Soviétique
Parti politique Parti ouvrier social-démocrate de Russie
Parti communiste de l'Union soviétique
Opposition de gauche
Quatrième Internationale
Conjoint Aleksandra Sokolovskaïa,
puis Natalia Sedova
Profession Homme d'État
Religion Athéisme
Signature Leon Trotsky Signature.svg

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Léon Trotski (ou Trotsky, voire Trotzky ou Trotzki1 ; en russe : Лев Троцкий), de son vrai nom Lev Davidovitch Bronstein (en russe : Лев Давидович Бронштейн), né le 7 novembre 1879 à Ianovka (Ukraine actuelle) et mort assassiné le 21 août 1940 à Mexico (Mexique), est un révolutionnaire et homme politique russo-soviétique.

Militant marxiste, du Parti ouvrier social-démocrate de Russie (POSDR) puis, à partir de l'été 1917, bolchevik, il est plusieurs fois déporté en Sibérie ou exilé de Russie, et est notamment président du soviet de Petrograd lors de la révolution russe de 1905. Principal artisan avec Lénine de la révolution d'Octobre (1917), il est le fondateur de l'Armée rouge et l'un des vainqueurs essentiels de la guerre civile russe de 1918-1921, ainsi que l'un des plus importants dirigeants du nouveau régime bolchevik.

Au cours de la guerre civile, il commande l'écrasement militaire de la Makhnovchtchina, qui, en 1921, sonne le glas de l'anarchisme en Russie soviétique, considéré comme « contre-révolutionnaire ».

Il s'oppose à la bureaucratisation du régime et à Staline en prenant la tête de l'Opposition de gauche ; Staline le fait finalement chasser du gouvernement (1924) et du Parti (1927), puis l'exile en Asie centrale avant de le bannir d'URSS (1929) et de le faire traquer et assassiner par le NKVD.

À la fois orateur, théoricien, historien, mémorialiste et homme d'action, il est aussi le fondateur de la IVe Internationale (1938), et l'inspirateur commun dont se réclament toujours un certain nombre de groupes trotskistes à travers le monde.



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Biographie 

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La maison des parents de Trotski à Kherson.
Enfance 


Trotski est le cinquième enfant de David Léontiévitch Bronstein (russe : Давид Леонтьевич Бронштейн) (1843-1922) et d'Anne ou Annette Lvovna Bronstein née Jivotovstkaïa (russe : Анна ou Анетта Львовна Бронштейн née Животовская). Il naît dans une famille de propriétaires terriens aisés d'un khoutor de colons juifs près du village Ianovka (russe : Яновка) dans le district d'Élisavetgrad de la goubernia de Kherson, dans le sud de l'Empire russe (actuellement village Béréslavka, raïon de Bobrinetsk, oblast de Kirovograd en Ukraine). Les parents de Trotski sont originaires de la goubernia de Poltava. Trotski, prénommé Léïba (russe : Лейба,hébreu : לאון), variante de Léon, parle dans l'enfance l'ukrainien, le russe, ainsi que le yidiche. Il étudie à l'école Saint-Paul d'Odessa, où il se distingue parmi ses camarades. Pendant ses études à Odessa (1889-1895), Trotski loge chez son cousin maternel Moïse Filippovitch Spenzer, propriétaire de l'imprimerie scientifique « Matézis » (russe : Матезис) et sa femme Fanni Solomonovna ; ce sont les parents de la poétesse Véra Inber.

En 1896, Trotski évolue dans un cercle de propagande révolutionnaire de Nikolaïev. Il ne tarde pas à abandonner ses études, renonçant à devenir un mathématicien, sous l'influence d'un groupe populiste2.

L'engagement politique 

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Trotski en Sibérie, 1900.
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Un temps tenté par les idées populistes, qui voient dans la paysannerie russe et ses fréquentes jacqueries le ferment de la révolution future, il adhère aux positions politiques sociales-démocrates (1896). Sous le pseudonyme de Lvov, Trotski participe à la création d'une organisation révolutionnaire, en particulier par la rédaction d'articles reproduits au moyen d'un hectographe et distribués à la sortie des usines.

En 1897, Trotski prend part à la création d'un « syndicat ouvrier du sud de la Russie ». En 1898, la police procède à des arrestations de masse durant lesquelles Trotski est arrêté. Il est transféré de prison en prison, d'abord à Nikolaïev puis à Kherson, et Odessa où il commence à étudier, dans les conditions que la prison lui permet. Trotski étudie les nombreux textes religieux à sa disposition à la bibliothèque de la prison, dont un certain nombre porte sur la franc-maçonnerie. Il s'initie également à la théorie marxiste à travers les écrits d'Antonio Labriola. Le rapprochement de Trotski du marxisme est probablement en partie lié à la relation qu'il lie avec la jeune marxiste Alexandra Lvovna Sokolovskaïa, l'une des anciennes dirigeantes du syndicat.

Trotski se marie avec elle en 1900 dans la prison de Moscou, pour éviter d'en être séparé, car il devait être envoyé en déportation en Sibérie à Oust-Kout. Ils ont deux filles. En déportation, Trotski établit le contact avec les agents de l'« Étincelle (Iskra) ». Sur recommendation de Gleb Maksimilianovitch Krjijanovski, qui lui donne son pseudonyme de «Plume» (russe : Перо), il intègre le groupe. Ne supportant plus l'enfermement devant sa tâche à accomplir, il réussit à s'évader en 1902, en laissant sa femme et ses filles derrière lui. Le passeport falsifié qu'il porte est au nom de « Troktski », d'après le nom d'un gardien de la prison d'Odessa, qu'il choisit peut-être pour dissimuler ses origines juives3, et qu'il gardera comme pseudonyme. Sous cette fausse identité, il émigre alors vers l'Angleterre.

Premier exil 


C'est à Londres qu'il rencontre Lénine dont il a entendu pour la première fois parler en 1900 et dont il a commencé à lire le traité politique Que faire ? peu avant son évasion de Sibérie. Lénine le fait entrer dans le comité de rédaction du journal Iskra (L'Étincelle), par cooptation ; il compte, par l'entrée de Trotski comme septième membre, aplanir le conflit entre les « anciens » (Plékhanov, Akselrod, Zassolitch) et les « jeunes » (Lénine, Martov et Potressov).

Durant l'été 1903, au deuxième congrès du POSDR à Londres, qui voit la scission entre bolchéviques et menchéviques, Trotski soutient d'abord ardemment Lénine. Cependant, la proposition par Lénine d'un nouveau comité de rédaction (Plékhanov, Lénine, Martov ; seraient exclus Akselrod et Zasoulitch) pousse Trotski à se rallier aux menchéviques4. En septembre 1904, quand les positions des deux groupes divergent fortement, Trotski rompt avec les menchéviques et se rapproche de Parvus, séduit par son ambition de réunifier le parti et sa théorie de « révolution permanente » : analysant la situation dans les pays « arriérés » comme la Russie, il pronostique l'impossibilité d'une révolution « bourgeoise » apportant un régime démocratique et liquidant le féodalisme. Pour lui, la faiblesse de la bourgeoisie russe ne lui permettrait pas d'effectuer ces tâches et d'instaurer le capitalisme, et c'est la classe ouvrière qui devrait prendre en main la destinée du pays pour passer directement du féodalisme au socialisme, sans passer par le capitalisme. Dans le même temps, Trotski garde ses distances vis-à-vis de Lénine, lui reprochant ses méthodes autoritaires et son attitude, qu'il qualifie de « jacobine »5. Il conserve cette position intermédiaire mais isolée durant treize années, cherchant à fusionner les deux courants de la social-démocratie. Ce n'est qu'après la révolution de Février 1917 qu'il adhère au parti bolchevik et affirme que sa position conciliatrice d'alors était erronée.

En 1903 également, à Paris, Trotski épouse Natalia Sedova (russe : Наталья Седова6) mais le mariage n'est pas immatriculé, puisque Trotski n'a pas divorcé d'Aleksandra Sokolovskaïa.

En 1905, Trotski rentre illégalement en Russie.

Président du Soviet de Saint-Pétersbourg en 1905 


En 1905, lors de la première révolution russe, il devient, à l'âge de 26 ans, vice-président puis président du soviet de Saint-Pétersbourg, soviet composé en majorité de mencheviks. Au cours de la répression de la révolution de 1905, en 1907, il est condamné avec quinze autres personnes à la déportation à perpétuité en Sibérie et déchu de ses droits civiques. Cependant, Trotski s'évade durant le voyage vers Obdorsk (actuellement Salékhard) et entame alors son second exil.

Nouvel exil 


Fondateur du journal Pravda en 1912 à Vienne, où il fait par ailleurs connaissance avec Adolf Joffé, il se pose en défenseur de l'unité de l'ensemble des sociaux-démocrates, toutes tendances confondues, y compris les plus radicales. Cela lui vaut de vives tensions avec Lénine. Il organise, en août de la même année, une conférence pour l'unification, en réponse à la conférence de Prague ; mais les bolcheviks refusent d'y participer. Trotski quitte le « bloc d'août » peu de temps après.

La Première Guerre mondiale 

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Trotski et sa fille Nina, en 1915.
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Au début de la Première Guerre mondiale, alors que la grande majorité des partis sociaux-démocrates de la IIe Internationale succombent au nationalisme et soutiennent leurs gouvernements respectifs dans la guerre (vote des crédits de guerre, et parfois participation gouvernementale), Trotski fait partie des socialistes qui continuent à dénoncer le caractère impérialiste de la guerre, avec entre autres Lénine, le parti bolchevik et les mencheviks internationalistes, la tendance de Karl Liebknecht et Rosa Luxemburg dans le SPD en Allemagne (Ligue spartakiste), Pierre Monatte et Alfred Rosmer issus de la CGT ainsi que des minoritaires de la SFIO en France, le Parti socialiste de Serbie, le Sociaal-Democratische Partij des Pays-Bas, et la minorité du Parti social-démocrate d'Autriche autour de Max Adler. Il travaille un temps pour le quotidien Nache Slovo (« Notre Parole »), dont il est un collaborateur à Paris, tout en étant en relation avec l'organisation interrayons de Saint-Pétersbourg.

Le 5 septembre 1915, à l'initiative du socialiste suisse Grimm, se tient à Zimmerwald une conférence socialiste internationale contre la guerre, à laquelle participe Trotski et dont il est chargé de rédiger le manifeste. Avec celle de Kienthal qui se tient en 1916, Trotski contribue au rassemblement de ceux qu'on appelle alors les internationalistes ou Zimmerwaldiens et qui formeront pour la plupart en 1919 la IIIe Internationale, dite aussi Internationale communiste.

Arrêté, puis expulsé de France en septembre 1916, il est conduit à Irun, en Espagne. Là, il est arrêté par la police espagnole et embarqué de force avec sa famille pour les États-Unis. Installé à New York à partir de janvier 1917, il contribue au journal Novy Mir (« Nouveau Monde »).

Révolution russe de 1917 

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Léon Trotski arrivant en train à Petrograd en mai 1917.
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Trotski avec Lénine et des soldats à Petrograd en 1921.
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Après la révolution de Février 1917, Trotski décide de retourner en Russie en mai 1917. D'après Jennings C. Wise, ce serait grâce à l'aide du président américain Woodrow Wilson7, qu'il obtient un passeport américain8, qui lui permet d'arriver en Russie. Il est d'accord avec les « thèses d'avril » de Lénine, qu'il considère comme un signal de ralliement à ses propres idées de « révolution permanente ». Il a alors abandonné l'espoir de parvenir à une union générale de tous les courants, mais continue cependant à travailler sur la fusion de l'organisation interrayons et des bolcheviks.

Lorsque le congrès d'unification a lieu, en août 1917, il est arrêté et emprisonné par le gouvernement provisoire. Malgré sa détention, il est élu au Comité central par le congrès. Libéré suite au putsch avorté du Général Kornilov, il devient président du soviet de Petrograd en septembre et du Comité militaire révolutionnaire en octobre, devenant l'un des principaux dirigeants bolcheviks de la révolution d'Octobre. Il réorganise l'Armée rouge, qu'il a fondée le 23 février 1918, en instaurant la conscription en pleine attaque des pays occidentaux sur le territoire russe.

La nuit du 11 au 12 avril 1918, en période de Guerre civile russe et d'offensive des armées blanches, une action dirigée contre les anarchistes russes (qualifiés d'« anarcho-bandits ») par le pouvoir bolchévique dont Trotski s'occupe personnellement lui fera dire : « Enfin, le pouvoir soviétique débarrasse, avec un balai de fer, la Russie de l'anarchisme9 ! »

Le 4 juin 1919, l'ordre n° 1824 du Conseil révolutionnaire militaire de la République, signé de la main de Trotski (ainsi que de Vatzétis, Aratoff et Kochkareff), ouvre de manière ouverte les hostilités à l'égard des insurgés makhnovistes. Leurs congrès y sont interdits et leurs participants menacés d'arrestation pour faits de haute trahison. Cet ordre fait suite à un télégramme de Dybenko qualifiant à tort le IIIe congrès de la région libre de Goulaï Polié de « contre-révolutionnaire » et s'inscrit dans une vaste campagne de propagande bolchévique consistant à discréditer les combattants de la Makhnovtchina. Trotski lui-même, dans le numéro 51 de son journal En route, écrit un violent article contre la Makhnovtchina10, dans lequel il accuse le mouvement de n'être qu'une révolte camouflée de riches fermiers (koulaks). Ces attaques sont le prélude d'une lourde offensive de l'armée rouge contre les insurgés ukrainiens11. Les troupes de Trotski finiront par anéantir les makhnovistes, affaiblis par les assauts répétés des armées blanches de Wrangel, dans le courant de l'année 1921 et fusilleront un grand nombre de paysans de la région pour avoir soutenu l'insurrection.

Il occupe ensuite le poste de commissaire du peuple aux affaires étrangères jusqu'en 1918, duquel il démissionne après avoir signé les accords de Brest-Litovsk.

Il devient ensuite commissaire à la guerre de 1918 à 1925, durant la guerre civile. Il organise les opérations militaires et intervient sur tous les fronts à bord de son train blindé. En parallèle, il fait partie du Bureau politique de 1919 à 1927.

En 1920 (notamment lors du IXe congrès du parti), afin de pallier la situation économique catastrophique de l'URSS, Trotski propose la militarisation provisoire du travail : selon lui, cette mesure était rendue nécessaire par le contexte de la guerre civile et de la révolution mondiale. Il posait déjà cette alternative en 1917 : « Ou bien la Révolution russe soulèvera le tourbillon de la lutte en Occident, ou bien les capitalistes de tous les pays étoufferont notre révolution12. » Dans cette vision, toute grève est considérée comme une désertion, et toute revendication est considérée comme une insubordination.

En mars 1921, il ordonne l'assaut de la citadelle insurgée de Kronstadt.

Trotski, personnage central de la propagande des deux camps, durant la guerre civile 
16px-Information_icon.svg.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
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La lutte contre la bureaucratie 


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La signature de Trotski.
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Trotski lors de son assignation à résidence à Alma-Ata, en 1928. Il y chasse.
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Il professa un antimaçonnisme politique dirigé particulièrement contre la franc-maçonnerie française13. En décembre 1922, dans un long discours au IVe congrès du Komintern, il dénonce l'idéologie de la franc-maçonnerie française, coupable de réunir les ennemis de classe et de vouloir substituer la tolérance à la lutte armée." 14.

En 1923, Lénine et Trotski[réf. nécessaire], constatant la bureaucratisation du régime issu de la révolution, entrent en conflit avec la troïka[réf. nécessaire]Zinoviev-Kamenev-Staline. Dans son livre Cours nouveau, il analyse l'évolution du parti bolchevik et propose des mesures pour limiter la tendance à la bureaucratisation qui se fait jour, en assurant une plus grande démocratie au sein du parti.

La mort de Lénine en 1924 permet à la bureaucratie de s'imposer malgré la formation de l'opposition de gauche, dans laquelle Trotski s'allie avec des militants bolcheviks comme Timoteï Sapronov, l'économiste Evgueni Preobrajensky, Nikolaï Ossinski, Victor Serge, Christian Rakovsky, etc. Trotski se rapproche tactiquement, à partir de 1926, de Zinoviev et de Kamenev dans l'opposition unifiée et dirige avec eux un courant qui s'oppose à Staline.

Cette opposition lui vaut d'être exclu du parti le 12 novembre 1927 et d'être déporté à Alma-Ata. Selon Trotski, la bureaucratisation du régime est due à la situation particulière de la Russie : la révolution y a vaincu, mais dans un pays arriéré, isolé après l'échec des révolutions, épuisé par la guerre, manquant de tout, une couche bureaucratique s'est constituée sur la base de la ruine du pays. Staline finit par le faire expulser d'URSS en 1929, pendant que la répression s'abat sur ses partisans, qui sont envoyés au Goulag. Durant cet exil, il écrit de nombreux ouvrages et continue à militer pour le communisme et la révolution internationale. Il crée en 1930 l'opposition de gauche internationale.

Expulsé d’URSS 


En février 1929, Trotski est conduit à Constantinople où il remet aux autorités turques une lettre déclarant qu’il est venu contre son gré, après quelque temps passé dans l’ambassade soviétique il effectue plusieurs déménagements et finit par être placé en résidence surveillée sur l’île de Büyükada de l’archipel des îles des Princes (Prinkipo) au large de Constantinople. Il publie un bulletin mensuel d’opposition en langue russe dès juillet 1929. En avril 1930, il organise une conférence qui déboucha sur la mise en place d’un secrétariat international provisoire de l’opposition communiste. Après quatre années passées en Turquie, il séjourne en France de juillet 1933 à juin 1935, puis expulsé à nouveau, il trouve refuge en Norvège. Son fils Sergueï Sedov, resté en URSS, sera tué au cours des Grandes Purges staliniennes des années 1930, de même que son gendre Platon Ivanovitch Volkov et sa belle-mère Alexandra Sokolovskaïa. La fille de Trotski, Zinaida Volkova, sera autorisée en 1931 à le rejoindre, en emmenant son fils, mais en laissant sa fille derrière elle en URSS. Le petit-fils de Trotski ne reverra sa sœur que plusieurs décennies plus tard, peu de temps avant le décès de cette dernière15.

Intermède en Corrèze ? 


Pendant son séjour en France, une fausse information, diffusée aux derniers jours de 1934, sous la plume de Georges Lecomte, membre de l’Académie française, s’est peu à peu transformée en rumeur : Trotski aurait alors trouvé refuge en Corrèze (région qui « renferme », selon l’auteur, « un matériel destiné à armer les réfugiés espagnols, lesquels entraînent des troupes du Front social au maniement révolutionnaire »), et notamment dans la ville de Tulle, dont la manufacture d’armes intéresserait particulièrement le révolutionnaire en exil. Et Georges Lecomte de révéler que cet « indésirable » « abandonne deux fois par mois sa retraite pour venir, au vu et au su du gouvernement, converser avec Blum, Bergery, Doriot et les fusilleurs du 6 février ». Il tient avec eux des « réunions où l’on élabore un coup de force contre la Patrie ». On verra d’ailleurs réapparaître ce « ragot » dans divers ouvrages, notamment dans les Secrets de Jeunesse d’Edwy Plenel16.

Le seul élément vrai dans ce récit, qui ressuscite le mythe du complot judéo-bolchévico-maçonnique, est qu’il y a dans la région quelques dizaines d’ouvriers anarchistes espagnols rescapés de la répression sanglante qui a décimé la grève générale des mineurs des Asturies en octobre 1934 et qui ne se livrent à aucun maniement d’armes. L'affaire agite pourtant les représentants du pouvoir17. Gilbert et Yannick Beaubatie, respectivement historien et philosophe, ont retracé, dans un ouvrage intitulé Trotsky en Corrèze18, la « généalogie » de cette « rumeur ».

La création de la IVe Internationale 

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Tableau de Diego Rivera représentant Trotski tenant le drapeau rouge de la IVe Internationale, 1934.
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Trotski en compagnie de camarades américains à Mexico, peu avant son assassinat, 1940.
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Toute sa vie, Léon Trotski continue à défendre les acquis de la révolution russe et l'« État ouvrier » qui en est issu, tout en dénonçant ce qu'il appelle une monstrueuse dégénérescence bureaucratique. Selon lui, la bureaucratie russe est une couche sociale parasitaire qui étouffe le pays en prélevant une part des richesses et dont Staline est le représentant politique et le défenseur.

Devant la montée du fascisme en Italie, puis du nazisme en Allemagne, il préconise la constitution de fronts uniques de la part de toutes les organisations ouvrières, malgré leurs divergences. Il n'est pas écouté et la politique de Staline aboutit à l'écrasement de la puissante mouvance communiste allemande[réf. nécessaire]. Après 1934, Staline finit par imposer la création de Fronts populaires.

Avec la révolution espagnole, les partisans de l'opposition sont massacrés par milliers. Les procès de Moscou se tiennent en août 1936 et aboutissent à l'exécution des principaux accusés ; il en fut l'un des rares absents. Accompagné par le policier norvégien Jonas Lie, il quitte la Norvège le 19 décembre 1936, pour se réfugier au Mexique grâce à l'appui du président mexicain Lazaro Cardenas qui lui offre l'asile politique, où il débarque le 9 janvier 1937. Le 11 janvier, il s'installe avec son épouse Natalia Sedova chez le couple de peintres Diego Rivera et Frida Kahlo dans leur « Maison bleue ». Il a une liaison passionnée avec Frida, âgée de 29 ans, qui lui dédie un tableau, Autoportrait dédié à Léon Trotsky. Il se brouillera avec Rivera en mars 1939 et s'installe dans une maison proche, calle Viena.

Les travaux de Trotski quant à l'organisation de l'opposition de gauche débouchent sur la création de la IVe Internationale le 3 septembre 1938 avec 25 délégués représentant 11 pays. À son activité militante peut être associée celle de son fils Lev Sedov.

Assassinat 

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Stèle funéraire à Mexico.
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Trotski est mortellement blessé le 20 août 1940 à Mexico, dans le quartier de Coyoacán, d'un coup de pic à glace à l'arrière du crâne par un agent de Staline (Jacques Mornard ou Franck Jackson, de son vrai nom Ramón Mercader)19. Son meurtrier est arrêté par Joseph Hansen et Charles Cornell, deux militants américains qui lui servaient de gardes du corps et de secrétaires. Ce dernier est présent au moment du meurtre mais ne réussit pas à l'empêcher. Ramón Mercader sera par la suite remis à la police mexicaine et condamné à vingt ans de réclusion, peine maximale alors en vigueur au Mexique et sera décoré de l'ordre de Lénine en URSS. 300.000 personnes assistent à l'enterrement de Trotski, où des membres politiques de l'État mexicain sont présents.

Avant de succomber à ses blessures, Trotski peut encore confier : « Dites à nos amis : je suis sûr de la victoire de la IVe Internationale20. »

Postérité 


Pas de réhabilitation en URSS 


Contrairement à d'autres victimes de Staline, Léon Trotski n'a jamais été officiellement réhabilité par les autorités de l'URSS, bien qu'il ait été autorisé d'honorer à nouveau son nom au moment de la Glasnost, à la fin des années 198015. En 1987, Mikhaïl Gorbatchev continuait d'attaquer le rôle historique de Trotski21.

La mouvance trotskiste 


Article connexe : Trotskisme.
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Les nombreux mouvements membres de la Quatrième Internationale se réclament toujours de la pensée de Léon Trotski, bien que leurs positions politiques soient loin d'être homogènes, l'héritage de Trotski étant revendiqué de manière contradictoire22.

La vision critique de Boris Souvarine 


Boris Souvarine avait pris dans les années 1920 la défense de Trotski contre Staline. Plusieurs décennies plus tard, il se montrait cependant très critique à l'égard de Trotski et considérait que « Trotski a contribué à forger avec Lénine le mythe néfaste de la « dictature du prolétariat » et le dogme funeste de l'infaillibilité du Parti, au mépris des idées réelles de Marx invoquées à tort et à travers. Tous deux, ivres de leurs certitudes doctrinales, juchés au sommet de la pyramide bureaucratico-soviétique, ont méconnu ce qui s'élaborait aux niveaux inférieurs, faisant preuve d'une inconscience qui a livré à Staline tous les leviers de commande. »23

La biographie d'Isaac Deutscher 


Bien qu'ayant rompu avec Trotski en 1938, l'historien Isaac Deutscher entame en 1954, une biographie monumentale de ce dernier en trois volumes (Le Prophète armé, Le Prophète désarmé, Le Prophète hors-la-loi), basée sur les archives personnelles du révolutionnaire russe à l'Université Harvard ; elle est achevée en 1963. À propos de Trotski, Deutscher reconnaît avoir un point de vue mêlé de « sympathie » et de « compréhension », même s'il le souhaite « aussi loin de celui du procureur que de celui de l'avocat »24. Sa longue biographie de Trotski prend parfois des accents lyriques : la vie du « prophète » est présentée comme à la fois héroïque et tragique. Deutscher s'est emparé dans son œuvre de la vision trotskiste d'une « contre-révolution » menée par Staline en Union soviétique. Il considère que l'autobiographie de Trotski intitulée Ma vie « est aussi scrupuleusement véridique que peut l'être un ouvrage de ce genre. » Il nuance cependant : « elle n'en est pas moins une apologie, rédigée dans le feu de la bataille perdue que son auteur menait contre Staline25. »

Œuvres 

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Photo d'identité judiciaire prise par la police secrète tsariste (circa 1900).
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  • Bilan et perspectives (1905). D'après l'édition russe de 1919 : « Le caractère de la révolution russe, telle fut la question fondamentale par rapport à laquelle, selon la réponse qu'elles y apportaient, se regroupèrent les diverses tendances idéologiques et les organisations politiques du mouvement révolutionnaire russe. »
  • L'Internationale communiste après Lénine (ou le grand organisateur des défaites) (1928) – Trotski explique comment et pourquoi le développement de la bureaucratie en URSS a provoqué l'échec du prolétariat dans toutes les parties du monde à partir de 1923, et en même temps pourquoi elle s'est nourrie de ces échecs.
  • La Révolution permanente (1928-1931).
  • Histoire de la révolution russe (1930) – « L'histoire de la révolution est, avant tout, le récit d'une irruption violente des masses dans le domaine où se règlent leurs propres destinées ».
  • Ma vie (1930) - Autobiographie.
  • L'Internationale communiste après Lénine (1930).
  • La Révolution permanente (1931).
  • Histoire de la Révolution russe (1932-1933).
  • La Jeunesse de Lénine (1936) – biographie.
  • La Révolution trahie (1936) – critique de la nature du pouvoir en URSS.
  • Programme de transition (1938).
  • Leur morale et la nôtre (1938).
  • Staline (1946).
  • Journal d'exil (1960).

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UN JOUR...

Publié le 27 Avril 2011 par crateresideraldevie dans Écrits & poésies (même que c'est de moi)...

 


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"Un jour j'irai frapper à la porte du temps,
Si j'ai le temps.
Demain j'irais crier que j'ai raison
A la face du Dieu de la grande Maison
Si j'ai raison.
Un jour j'irai voler les clés du jardin défendu
Comme un ver j'irai nu
Et j'unirai mon coeur à la douce ingénue,
Si je suis nu.
Un jour j'occirai le mal, le laid et le mensonge
Pour qu'enfin dans nos songes
Ne vive que beauté, grâce et enchantements
Si j'ai le temps.
Un jour j'épouserai la Reine des Rêves
Nous ferons des enfants remplis de belle sève
Qui nous assureront d'infinis temps bénis
Ce sera folle trêve
Et fleuriront les nids
D'une fusion brève
Si j'ai le temps aussi.
Hier je suis allé détrôner le malin
Je suis rentré le coeur étouffant de chagrin
Car je ne savais pas que mon courage était
Le reflet de l'orgueuil que mon égo portait.
Je n'ai pas eu le temps..."

Cratère sidéral de vie.
Le lutin cosmique.

Je dédie ce poème à mon amie Irobinangel, la douce Isa...

 

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PATATRAS...

Publié le 25 Avril 2011 par crateresideraldevie dans Écrits & poésies (même que c'est de moi)...

 


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"Patatras Mère Matière
Est en colère.
Prends moi dans tes bras
Monde du Bas.
Enveloppez moi de vos mots
Sphères du Haut.
Je risque ma frêle vie
Douce ingénue
Terre nue
Et j'envie
Ta puissance tranquille
Qui guette sans juger
Nos âmes fébriles
Qui vont se brûler
A tes ailes immenses
Déployées à jamais
Sur nos têtes sans sens
Et notre coeur fané"...


Cratèresidéraldevie.
Le Lutin Cosmique.


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FABLE...

Publié le 25 Avril 2011 par crateresideraldevie dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR



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"Un hanneton volage près d'une pie passa.
Mais la pie était sage et ne le happat pas.
Moralité : quel bel appât la pie n'appat pas..."
 

 


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Je dédie cette fable à mon ami Corsi.

Cratère sidéral de vie.
Le lutin cosmique.

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Paulin Gagne.

Publié le 25 Avril 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Littérature-polar-poésie-fables

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Paulin Gagne
Caricature de Paulin Gagne parue dans Le Trombinoscope de Touchatout en 1873.
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Paulin Gagne, né à Montoison (Drôme) le 9 juin 1808 et mort à Paris le 22 août 1876, est un avocat, journaliste et poète français. Auteur entre autres de L'Unitéide, poème en 60 actes et 25 000 vers où l'on « rencontre la plus bizarre agglomération de noms fantastiques et de vers saugrenus que puisse inventer le cerveau humain1 » et « candidat universel, perpétuel, surnaturel et inamovible2 » à toutes les élections, il figure parmi les fous littéraires recensés par Pierre Gustave Brunet, Raymond Queneau et André Blavier.




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Avocat et poète


Il fait des études classiques aux collèges de Montélimar et de Valence où, grâce à sa mémoire exceptionnelle, il remporte de multiples prix. Il fait ensuite trois années de droit, à Grenoble et à Paris, puis se fixe à Montélimar, où il donne ses premières plaidoiries.

« Avec sa superbe prestance, son habit bleu à boutons d'or, son gilet blanc, ses pantalons gris perle et à sous-pieds, son couvre-chef à la Bolivar, sa longue chevelure noire bouclée, il produisait grand effet, le dimanche soir après vêpres, sur l'esplanade ou sur la route du Teil, plantée d'ormes. « Té ! s'écriaient en l'apercevant les grisettes montélimardaises [sic], voilà le beau Paulin qui passe ! »3 »

Grisé par son succès, il s'inscrit au barreau de la Seine. Il n'y plaide qu'une seule fois : son jeune client, accusé de trente-deux vols et de tentatives d'assassinat, écope de la peine maximale. Se trouvant alors « dans un moment de maladie et de désespoir4 », il compose un poème de 3 000 vers intitulé Le Suicide, puis La Gagne-monopanglotte, poème à la gloire d'une langue universelle formée à partir des mots-racines d'une vingtaine de « langues mères ». Il publie ensuite L'Océan des catastrophes, poème sur tous les désastres qui ont eu lieu dans le monde le 8 février 1843. En 1847, découragé par l'indifférence qui accueille ses efforts littéraires, il s'en retourne à Montélimar.

Acclamé par ses concitoyens lorsqu'éclate la Révolution de 1848, il est nommé membre du conseil municipal, premier adjoint au maire et bâtonnier de l'ordre des avocats. Il rédige L'Espérance, journal républicain catholique, et se présente sans succès aux élections législatives de la Drôme. De retour à Paris, il se lie avec Abd-el-Kader, auquel il adresse une Abd-el-Kadéride, et avec la poétesse Élise Moreau de Rus5, qu'il épouse le 28 avril 1853. Il fonde avec elle son deuxième journal, Le Théâtre du monde, et ouvre un cours gratuit de littérature. Le couple s'installe quelque temps plus tard à Montélimar, où Paulin Gagne s'attelle pendant trois ans à son œuvre monumentale, L'Unitéide, partiellement inspiré par le Dernier Homme, récit d'anticipation de Jean-Baptiste Cousin de Grainville publié en 1805. Ce poème de 724 pages et 25 000 vers annonce l'avènement de la Femme-Messie et la régénération de l'humanité détournée de ses voies par Satan. Parmi les centaines de personnages qui y figurent, on trouve notamment la Pataticulture, « fille de la nature et du siècle en friture », et la Carotticulture, qui entonne au trente-neuvième acte une parodie de La Marseillaise intitulée La Carotte universelle.

Fou ? 


Quelques mois après son retour à Paris en 1858, Paulin Gagne sous-loue son salon à une société d' « évocateurs » pratiquant le spiritisme selon les doctrines d'Allan Kardec. Muni d'un crucifix, il se rend un soir à l'une de leurs séances :

« ...je suis allé seul dans la salle où se faisaient les évocations infernales ; ô miracle étonnant et épouvantable ! à l'instant, un mouvement de rotation irrésistible s'est emparé de moi ; je tournais comme une toupie autour de la table satanique, que je couvris de crachats et de bave, et d'où s'échappaient les esprits démoniaques par la présence du crucifix que je tenais toujours à la main : Satan et Dieu se disputaient mon corps et mon âme !! 6 »

Gagne est emmené à la maison de santé de Picpus. Relâché au bout de quelques jours, il raconte son expérience dans L'Histoire des miracles, qu'il signe « l'avocat des fous », et continue à composer et à publier des poésies. Il fonde Le Journalophage, ou le Mangeur de journaux, satire anti-journal, paraissant quand il peut, par M. Gagne tout seul en 1858, L'Uniteur du monde visible et invisible en 1860 et L'Archi-soleil en 1865. Il envoie à tous les journaux un programme politique prônant la « République-Empire-Royauté » et il placarde les murs de circulaires signées « Gagne, candidat universel, perpétuel, surnaturel et inamovible au Sénat ou au Députat de tous les départements. »

Sauver le monde en riant 


Lors de la famine qui ravage l'Algérie en 1868, Gagne publie dans L'Unité, journal universel et pantoglotte de l'avenir une « constitution philanthropophagique » instaurant des « sacrifices sauveurs » qui permettront aux gens de se manger les uns les autres. Ceux qui ne veulent pas mourir pourront se faire couper une jambe ou un bras. Leurs membres seront accommodés de diverses manières et consommés avec recueillement par les affamés. Pendant le siège de Paris, en 1870, il propose de « philanthropophager » ainsi tous les journalistes et tous les vieillards. Il se dit prêt à s'immoler lui-même le premier. La place de la Concorde sera transformée en un vaste temple universel « rayonnant de toutes les splendeurs des cieux ». Aux côtés du pape Pie IX, devenu archi-pontife, il sera, lui, Gagne Ier, l'archi-monarque de la France et du monde.

Surgissant dans les réunions publiques avec « sa barbe et ses cheveux blancs démesurément longs, ses allures hoffmannesques, sa figure émaciée, son grand corps maigre serré dans une redingote noire boutonnée jusqu'au cou7 », Paulin Gagne ne recula jamais devant aucun excès verbal pour faire parler de lui. On se moqua cruellement de ses vers et de ses proclamations. On se gaussa de le voir trotter chez les marchands et dans les galeries pour placer ses ouvrages. Et l'on haussa les épaules lorsque, après une ultime pétition où il demandait pour ses travaux littéraires « une récompense ou une aumône nationale » capable de le « ravir aux crocs de la faim », il mourut de misère et de privations.

Relégué en marge d'une société qu'il avait courtisée toute sa vie avec une persévérance hors du commun, Paulin Gagne en triompha néanmoins d'une certaine manière en faisant rire de lui et en devenant ainsi, sinon un grand homme, un homme connu.8 Et peut-être la clef de ses plus folles extravagances se trouve-t-elle dans la devise de Gagne Ier, Salvat ridendo mundum : « Il sauve le monde en riant9. »

La Carotte universelle 


Allons enfants de la carotte
Le jour de gloire est arrivé,
Contre nous du blé qui marmotte
L'étendard sanglant est levé ;
Ils viennent jusque dans nos bras
Égorger nos carottes compagnes !
Aux armes, carottiers, formez vos bataillons,
Marchons, que la carotte inonde nos sillons.

Amour sacré de la carotte
Conduis, soutiens nos bras vengeurs,
Liberté chérie en compote
Combats avec tes défenseurs.
Des peuples fiers de leur victoire
Viens parfumer le pot-au-feu
Pour qu'ils puissent faire en tout lieu
Éclater la carotte en gloire.10

Principales publications 


  • Le Suicide, ou Cris de désespoir, de haine, de défaite, et chants d'espérance, d'amour, de triomphe, etc., poème dramatique (1841)
  • Catastrophe du chemin de fer. Au profit des victimes. Le Délire, monologue en vers (1842) (1842)
  • L'Océan des catastrophes, poème sur les désastres du 8 février, avec des notices en prose sur le tremblement de terre d'Antigoa et de Liverpool, suivi de l'Incendie de Hambourg, poème, et sur la nouvelle comète de 1843 (1843)
  • La Gagne-monopanglotte, ou Langue unique et universelle, formée de la réunion radicale et substantielle de toutes les langues mères, et l'Empire universel, poème en 10 chants et dont il est seulement donné ici quelques fragments (1843)
  • Voyage de S. A. I. Napoléon, ses discours à Lyon et à Bordeaux, itinéraire et entrée à Paris. Vive l'empire et vive l'empereur ! chant lyrique et final ; et l'Unitéide des peuples, ou la Femme messie et unitrice sauvant le monde, qui prend son nom, par l'Unité napoléonienne. Recueil de poèmes et chants populaires (1852)
  • L'Unitéide, ou la Femme-Messie, poème universel en 12 chants et en 60 actes, avec chœurs, précédé d'un prologue et suivi d'un épilogue par Mme Gagne (Élise Moreau de Rus) (1857)
  • L'Histoire des miracles, renfermant une dédicace à Mme Gagne, un préambule historique, l'histoire de ma mort, les mémoires de ma vie miraculeuse et le bonheur du crucifiement (1860). Texte en ligne
  • Le Calvaire des rois : Louis XVI, Marie-Antoinette, Élisabeth et Louis XVII, martyrs et christs de la royauté, régi-tragédie épique, historique et nationale en 5 actes et en vers (1863)
  • Le Congrès sauveur des peuples et des rois, salutéide ou poème-opéra de salut de l'avenir, historique, national et universel, en 24 chants-actes dialogués destinés au théâtre et en vers (1864)
  • Les Deux Luxes des hommes et des femmes, luxéide, drame prostitutionicide et luxicide en 3 éclats, joué sur tous les théâtres du monde, précédé d'une préface et suivi d'un épilogue, accompagné de l'Abd-el-Kadéride (1865)
  • L'Anarchiade de la décentralisation, archi-drame flagellateur en 5 éclats, joué sur tous les théâtres du monde (1865)
  • La Sataniade du spiri-satanisme, archi-drame spiriticide en 5 éclats infernaux, joué sur tous les théâtres du monde, précédé d'une préface miraculeuse (1865)
  • La Républiquéïde, empire, royauté, seul gouvernement définitif de salut, dirigé par le trium-vir-salvat de Thiers, ou de Hugo, ou du duc d'Aumale, ou de Gambetta, et de Napoléon III et de Henri V, vélocitête-poème-opéra dramatique en 5 fastes à réveils (1872)
  • La Guerriade, déesse de la guerre, poème épique de la guerre étrangère, civile, politique et morale en 12 chants (1873)
  • L'Archi-monarquéide, ou Gagne premier, archi-monarque de la France et du monde, par la grâce de Dieu et de la volonté nationale, poème-tragédie-comédie-drame-opéra épique en 5 actes et 12 chants, avec chœurs, joué sur tous les théâtres du monde, précédé d'une préface et d'un prologue, et suivi d'un épilogue (1876).

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EXISTONS NOUS VRAIMENT ???...

Publié le 25 Avril 2011 par zorbax dans Écrits & poésies (même que c'est de moi)...

 


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Nous avons, depuis fort longtemps maintenant,  fixé un cadre à nos pensées, pour des raisons d'identification dans un habitacle aussi vaste qu'étroit, selon notre appréhension personnelle de l'infiniment grand.
Angoissant pour les uns, sublime pour d'autres, ce pélerinage, ce vagabondage unique et sacré fera t-il de nous, un jour, des êtres de lumière ????



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"Une pluie d'or avait ensemencé mon âme
Afin que ce cosmos me dévoilât sa trame.
Quand nous franchirons le miroir
De l'absurde et du dérisoire,
Nous comprendrons enfin
Que nous sommes nus vers ce destin...".


Cratèresidéraldevie.
Le Lutin Cosmique.


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PÉLERIN SOLITAIRE...

Publié le 25 Avril 2011 par crateresideraldevie dans Écrits & poésies (même que c'est de moi)...


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"Y aurait-il un ange bienfaisant dans ce fouillis absurde,
Un chevalier fabuleux,
Une sirène charmeuse.
Une perle divine, nacrée et cosmique,
Une princesse prude,
Un bras vengeur et preux,
Une messe enchanteuse
Pour nos coeurs léthargiques,
Y aurait-il un fou au regard mystérieux,
Un orage d'hiver grondant dans les vallées
Embrumées de ce lait de la douce Amalthée.
Un ogre facétieux dévorant les moments
D'un univers étrange et pourtant ficelé.
Y aurait t-il un loup argenté et ailé
Un empereur des siècles à jamais exalté,
Une étoile accouchant d'un radieux firmament,
Bohémienne captive des sphères colmatées...
Ou bien n'y a t-il rien, que néant grand moqueur
De nos fougueux élans puissants et créateurs?
N'y a t-il que le vide, le flasque et mou parfum
D'un projet avorté en son sein maltraité?
Qu'un sordide concert de prophètes défunts?
Qu'une illusion de foire aux manèges hébétés?
Qu'une faille profonde engloutissant nos voeux,
Qu'un magicien livide usurpant les pouvoirs
Pour promettre bonheurs et nous laisser mieux choir?
Que sorcières et gnomes au visage hideux?
Y aurait t-il enfin une grâcieuse main
Qui tiendrait tout d'un coup dans sa paume polie
Pour réchauffer un peu nos âmes si meurtries
Et nous donner enfin sublime lendemain..."

Ce poème est dédié à ma douce amie Cricriwinnie...
 

Cratère sidéral de vie.
Le lutin cosmique.

 

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ASTRE COMPLICE...

Publié le 25 Avril 2011 par crateresideraldevie dans Écrits & poésies (même que c'est de moi)...

 


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"Je viens boire un peu de ta lumière
Lune des brumes, en cachette
Je repars, empruntant les ornières
Dévoilées par ton souffle,
Ta spirale laiteuse découvre mon larcin,
J'ai dérobé ton coeur magique,
Visité ton peuple idyllique,
Pour dormir en ton sein,
Ton halo poétique protège mon trésor,
Je m'enfuis et m'essouffle
Je t'ai aimée, secrète
Et me sens libre et fort...".


Cratèresidéraldevie.
Le Lutin Cosmique.

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