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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Khéops.

Publié le 31 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA


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Khéops (ou Khoufou) est le deuxième pharaon de la IVe dynastie. Manéthon l’appelle Souphis Ier et lui compte soixante-trois ans de règne. Le papyrus de Turin a une lacune pour son nom, mais lui en compte vingt-trois ans.

On situe son règne aux alentours de -2551 / -2549 à -2528/-2526[1].

Généalogie

  Khoufou (Khéops)
Naissance date inconnue Décès date inconnue
Père Snéfrou Grands-parents paternels
      Houni
  Mérésânkh Ire
Mère Hétep-Hérès Ire Grands-parents maternels
      Houni
  Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Néfermaât
Néfertkaou
Ka-Néfer
Ânkhaf
1re épouse Mérititès Ire Enfant(s) Kaouab Ier
Baoufrê
Djédefhor
Mérésânkh II
2e épouse Hénoutsen Enfant(s) Khoufoukhaf
Khéphren
Khâmernebti Ire
3e épouse Noubet Enfant(s) Khentetenka
Djédefrê (Didoufri)
Hétep-Hérès II
4e épouse inconnue Enfant(s) Horbaf
5e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
6e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
7e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
8e épouse inconnue Enfant(s) pas d'enfant connu
Mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
2e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
3e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu
4e mari inconnu Enfant(s) pas d'enfant connu



Avec ses quatre épouses, il a onze enfants dont Hétep-Hérès II qui épouse ses frères Kaouab Ier et Djédefrê (le roi suivant).

En dehors des successeurs de Khoufou sur le trône d'Horus qui établirent leur propre monument funéraire, presque tous les membres de cette famille royale se firent construire leur tombeau au voisinage immédiat de la grande pyramide de Khéops à Gizeh.


Titulature
 

  Nom d'Horus
Hiéroglyphe
G5
 
 
Aa24 G43
 
  Srxtail.jpg
Codage   [ F35 N28 G43 ]
Translittération (Unicode) mḏd w
Translittération (ASCII) mdjd-ou
Transcription   Medjedu
Traduction   « traduction inconnue »

 

  Nom de Nebty
Hiéroglyphe
G16
Aa24 D21
Codage   Aa24 D21
Translittération (Unicode) mḏd r
Translittération (ASCII) mdjd-r
Transcription   Medjeder
Traduction   « traduction inconnue »
  Nom d'Horus d'or
Hiéroglyphe
G8
G5 G5
S12
Codage   G5*G5:S12
Translittération (Unicode) nbw.y
Translittération (ASCII) nbwy
Transcription   Nebouy
Traduction   « traduction inconnue »

 

  Nom de Nesout-bity
Hiéroglyphe
M23
X1
L2
X1
Hiero Ca1.svg
 
Aa1
D43
I9 G43
 
  Hiero Ca2.svg
Codage   ( Aa1:D43 I9 G43 )
Translittération (Unicode) Ḫwfw
Translittération (ASCII) xwfw
Transcription   Khoufou
Traduction   « Qu'il me protège ! »

 

  Nom grec
Hiéroglyphe   hiéroglyphes inconnus
Codage   codage inconnu
Translittération (Unicode) translittération inconnue
Translittération (ASCII) translittération inconnue
Transcription   Khéops (d'après Hérodote)
Souphis Ier (d'après Manéthon)
Traduction   « traduction inconnue »


Règne

  Khoufou (Khéops)
Période Ancien Empire
Dynastie IVe dynastie
Fonction Pharaon
Prédécesseur Snéfrou
Prise du pouvoir Mort naturelle du précédent
Dates de règne -2620 à -2580 (selon R. Krauss - 40 ans)
-2609 à -2584 (selon D. B. Redford - 25 ans)
-2589 à -2566 (selon I. Shaw - 23 ans)
-2579 à -2556 (selon J. von Beckerath - 23 ans)
-2555 à -2520 (selon D. Arnold - 35 ans)
-2551 à -2528 (selon J. P. Allen - 23 ans)
-2549 à -2526 (selon J. Málek - 23 ans)
-2547 à -2524 (selon A. D. Dodson - 23 ans)
-2538 à -2516 (selon P. Vernus & J. Yoyotte - 22 ans)
Durée du règne Inconnue
Successeur Djédefrê
Passation du pouvoir Mort naturelle
Sépulture Non trouvé
Date de découverte Inconnue
Découvreur Inconnu
Fouillée par ?
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Statue de Khéops au musée égyptien du Caire



Le règne de Khéops, en égyptien Khoufou, abréviation de Khnoum-koue-foui (Khnoum me protège) est assez mal connu. Seule une statuette en ivoire d'une dizaine de centimètres à son effigie nous est parvenue. Il est le fils du roi Snéfrou et de la reine Hétep-Hérès Ire, et est considéré par certains comme l'un des plus grands de l'histoire de l'Égypte antique.

Sa réputation nous vient surtout par ses réalisations architecturales, entre autres pour avoir fait construire la grande pyramide de Gizeh, dont la construction prit vingt années, nécessitant 20 000 ouvriers, et considérée de nos jours comme la perfection en termes de technique de construction et d'architecture des pyramides égyptiennes. Son complexe funéraire comprend également les pyramides des reines Mérititès Ire (ou Méritit) et Hénoutsen, les tombes de ses fils et un mastaba de sa fille Néfertiabet ; Khéops aménagea aussi une sépulture pour sa mère Hétep-Hérès Ire après que sa tombe originelle eut été pillée.

Comme le rapportent Hérodote (qui a visité l'Égypte 22 siècles plus tard) et les contes du papyrus Westcar (Nouvel Empire), à l'inverse de son père, le pharaon Snéfrou, Khéops était considéré comme un pharaon cruel et injuste envers son peuple. Cette réputation provient sans doute du fait que l'on imaginait mal un tel édifice être construit autrement que par des esclaves, dans la sueur et la souffrance.

Or, de récentes découvertes, suite aux fouilles menées par Mark Lehner, sous l'autorité de Zahi Hawass, président du Conseil suprême des Antiquités égyptiennes, ont révélé une ville des artisans et ouvriers à Gizeh. Il apparaît que ceux-ci étaient bien nourris, soignés et le cliché des esclaves menés au fouet est battu en brèche par les découvertes faites sur le terrain et dans les tombes. L'hypothèse a été émise que le projet des pyramides aurait pu constituer un projet fédérateur et un moyen politique et spirituel de réaliser l'unité des Deux Terres. À ces artisans et ouvriers spécialisés venaient se joindre une main-d'œuvre venue des villages de toute l'Égypte, sans doute de façon non permanente, et les villages contribuaient également à ce grand projet religieux en envoyant des vivres.

Khoufou construisit également des temples, en particulier il entama la construction du temple d'Hathor à Dendérah et on a retrouvé dans les fondations du temple de Bastet à Bubastis des éléments d'un monument à son nom.

C'est sous ce règne fastueux pour l'architecture et la royauté que les nécropoles se développent de manière significative autour du complexe funéraire royal. Cette tendance déjà amorcée sous les règnes précédents et notamment celui de son père Snéfrou n'avait jamais pris une telle ampleur ce qui démontrerait qu'à l'époque de Khoufou la constitution de l'état est achevée et touche presque déjà à son apogée. Le privilège de pouvoir se faire inhumer aux côtés de son maître représenta alors la meilleure manière d'afficher sa réussite dans ce qu'était la société égyptienne d'alors. Le roi est au centre de tout et domine de son écrasant monument une vaste nécropole qui est conçue à l'image de la cour. Plus sa sépulture est en vue de la pyramide royale plus le rang est élevé. De nombreux mastaba livrèrent les statues et les fausses portes de ces courtisans qui ainsi dans leur mort souhaitaient poursuivre leur service au plus proche de leur souverain.


Sépulture
 

180px-Kheops-Pyramid.jpg
magnify-clip.png
Pyramide de Khéops

Article détaillé : Pyramide de Khéops.


  Khoufou (Khéops)
Type Pyramide à faces lisses
Emplacement Plateau de Gizeh
Date de découverte  
Découvreur  
Fouilles  
Objets découverts  



La grande pyramide de Khéops est une pyramide à faces lisses, située sur le plateau de Gizeh à proximité du Caire, en Égypte. Elle est la plus grande pyramide d'Égypte.

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commentaires

Indira Gandhi.

Publié le 31 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA

 

Indira Gandhi
5e et 8e Premier ministre de l'Inde
Indira Gandhi 1966.jpg
 

Actuellement en fonction
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Depuis le {{{début mandat actuel}}}
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Second mandat
14 janvier 1980 - 31 octobre 1984
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Président(s) de la République Neelam Sanjiva Reddy
Giani Zail Singh
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Prédécesseur Choudhary Charan Singh
Successeur Rajiv Gandhi

Premier mandat
19 janvier 1966 - 24 mars 1977
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Président fédéral {{{président fédéral1}}}
Président(s) de la République Zakir Hussain
Varahagiri Venkatagiri
Fakhruddin Ali Ahmed
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Prédécesseur Lal Bahadur Shastri
Successeur Morarji Desai

Autres fonctions
Ministre des Affaires extérieures
Période
22 août 1967 - 14 mars 1969
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Premier ministre elle même
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Prédécesseur Mahommedali Currim Chagla
Successeur Dinesh Singh

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Période
9 mars 1984 - 31 octobre 1984
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Prédécesseur P. V. Narasimha Rao
Successeur Rajiv Gandhi

Ministre des Finances
Période
26 juin 1970 - 29 avril 1971
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Prédécesseur Morarji Desai
Successeur Yashwantrao Chavan

Présidente du Parti du Congrès
Période
1959 - 1959
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Prédécesseur U. N. Dhebar
Successeur Neelam Sanjiva Reddy

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1978 - 1984
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Prédécesseur Dev Kant Baruah
Successeur Rajiv Gandhi

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Biographie
Nom de naissance {{{nom naissance}}}
Naissance 19 novembre 1917
  Raj britannique Allâhâbâd
Décès 31 octobre 1984 (à 66 ans)
  Inde New Delhi
Nature du décès {{{nature}}}
Nationalité indienne
Parti politique Parti du Congrès
Conjoint Feroze Gandhi
Enfants Rajiv Gandhi
Sanjay Gandhi
Diplômé de {{{université}}}
Profession {{{profession}}}
Religion Hindouisme
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Signature Indira Gandhi Signature.svg

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Premiers ministres de l'Inde

Indira Gandhi (Devanāgarī: इन्दिरा प्रियदर्शिनी गान्धी, IPA : /ɪnd̪ɪraː prɪjəd̪ərʃɪniː gaːnd̪ʰiː/), née le 19 novembre 1917 et morte le 31 octobre 1984. Femme politique indienne, Premier ministre de l'Union indienne de 1966 à 1977, puis de 1980 à sa mort en 1984, et seconde femme au monde élue démocratiquement à la tête d'un gouvernement (après Sirimavo Bandaranaike à Ceylan en 1960). Fille unique de Jawaharlal Nehru, le premier Premier ministre de l'Inde et de son épouse Kamala, elle n'a aucun lien de parenté avec le Mahatma Gandhi ; Gandhi est le nom de son mari, Feroze Gandhi, journaliste et homme politique d'origine parsi qu'elle épouse en 1942.


Années de jeunesse


Poussée par son père qui veille à son éducation, même depuis sa prison d'où il correspond avec elle, Indira Nehru est élève à Poona, puis part étudier en Europe, à Oxford et en Suisse avant de rentrer en Inde. Elle adhère en 1937 au parti du Congrès, participe à la lutte contre le colonisateur et effectue en 1942 un séjour de six mois en prison pour ses activités.

De son union avec Feroze naissent deux garçons, Rajiv Gandhi (1944-1991) puis Sanjay Gandhi(1946-1980). L'accession de Jawaharlal Nehru à la tête de l'Inde indépendante en 1947 fait d'Indira Gandhi la plus proche collaboratrice de son père. Elle l'accompagne dans le cadre de ses fonctions et voyages officiels, notamment à la conférence de Bandung en 1955, et vit auprès de lui dans sa résidence de Teen Murti


Débuts politiques


A la mort de son père en 1964, c'est en tant que ministre de l'Information et de la Communication qu'Indira Gandhi intègre le gouvernement de Lal Bahadur Shastri . La disparition précipitée de ce dernier, terrassé par une crise cardiaque après la signature des accords de Tachkent en janvier 1966 ouvre pour la deuxième fois en deux ans la succession de la direction de la "plus grande démocratie du monde". Si Indira Gandhi a longtemps collaboré avec son père et fut même portée à la tête du Parti du Congrès lors de l'année de 1959, son élection au poste de Premier ministre n'a alors rien d'évident et d'autres prétendants font office d'éventuels successeurs, à l'instar du Premier ministre intérimaire Nanda ou du représentant de l'aile droite du parti, Morarji Desai. Dotée d'une grande popularité et ayant fait ses premières armes dans la lutte contre le colonisateur britannique puis aux côtés de son père, Indira Gandhi reçoit le soutien de l'influent Kamaraj, le "faiseur de roi", dans l'espoir de pouvoir manipuler son action en sous-main mais également de bénéficier de son aura dans la perspective des élections générales de 1967. Elle ne lui apparaît alors que comme une figure politique de transition qu'il sera aisé de remplacer une fois cette échéance passée. http://gandhi.ift.fr


Premier ministre


Le premier défi auquel est confrontée Indira Gandhi est celui de la famine qui menace l'Inde. Elle rencontre le président Lyndon B. Johnson aux Etats-Unis afin d'obtenir une aide alimentaire et insiste sur son refus de subir en contrepartie de quelconques pressions américaines sur la ligne politique indienne. Cependant, si elle se montre critique à l'égard de la guerre du Vietnam, elle se voit poussée à mettre en œuvre une importante et impopulaire dévaluation de la roupie indienne en juin 1966. Animée par une ferme volonté de se soustraire à toute dépendance vis-à-vis d'un puissance étrangère et de garantir à son pays l'autosuffisance alimentaire, elle mène à bien la Révolution verte sous l'égide de M.S. Swaminathan qui permet à l'Inde de voir s'éloigner le spectre de la faim, et par là-meme les menaces d'ingérence.

Malgré la perte de nombreux sièges, les quatrièmes élections générales permettent au parti du Congrès de conserver une courte majorité en 1967 au Lok Sabha. Indira Gandhi parvient à se maintenir à la tête du gouvernement mais doit composer avec Morarji Desai qui devient vice-premier ministre et obtient le portefeuille des finances. La rivalité entre les deux personnalités rythme alors la vie politique indienne dans les années qui suivent.

Stratège et penseuse politique brillante, Indira Gandhi était habitée par un désir de puissance personnelle hors du commun. Comme elle occupait la position la plus élevée du gouvernement dans une société restée très patriarcale, on aurait pu s'attendre à ce qu'Indira Gandhi soit un chef passif, mais ses actions n'ont cessé de prouver le contraire.

Dans la lignée de Nehru, Indira Gandhi entend fonder sa politique sur le socialisme, le non-alignement et la défense d'une démocratie laïque. Elle fait ainsi élire en 1967 un musulman à la présidence de l'Union indienne, le Dr Zakir Hussain. La disparition de celui-ci en 1969 constitue un tournant dans la vie politique indienne et ouvre une crise pour le parti. En désaccord avec Desai et l'aile droite du Congrès quant au candidat à l'élection présidentielle, elle inscrit clairement son action à gauche en nationalisant par ordonnance les quatorze plus grandes banques du pays et en révoquant Desai. L'élection du candidat d'Indira Gandhi, Varahagiri Venkata Giri, à la tête de l'Etat, apparaît pour elle comme une victoire personnelle. Figure progressiste, elle incarne dès lors l'aile gauche du parti. Lorsqu'Indira Gandhi est exclue du parti par ses dirigeants, la scission est consommée. Ses partisans se regroupent dans le Nouveau Congrès ou Congrès (R) pour Ruling tandis que ses opposants entrent dans l'opposition au sein du Vieux Congrès ou Congrès (0) pour Old ou Organisation. Pour conserver la majorité, elle s'appuie désormais sur le soutien du parti communiste prosoviétique, le PCI.

Figure charismatique, Indira Gandhi entretient la ferveur des masses populaires autour de sa personne pour mieux assurer son autorité et sa légitimité, ce pour quoi elle se voit parfois taxer de populiste. Elle confirme ainsi son orientation progressiste en abolissant en 1970 les privilèges dont bénéficiaient encore les maharadjahs et autres princes. Elle obtient du président Giri la dissolution du Lok Sabha afin de mettre un terme à la situation difficile de son gouvernement minoritaire. C'est forte d'une majorité absolue qu'elle est de nouveau élue Premier ministre en 1971 et cumule désormais les portefeuilles de l'Intérieur, du Plan, de l'Information et de l'Energie atomique. Son triomphe électoral et militaire face au Pakistan en 1971 confirme un pouvoir de plus en plus autoritaire.

En tant que premier ministre, Indira Gandhi a soigneusement utilisé tous les leviers à sa disposition pour consolider son pouvoir et son autorité. Elle nomma ainsi des chefs de gouvernement notoirement incompétents et flagorneurs, dont Fakhruddin Ali Ahmed, un président faible qu'Indira Gandhi savait incapable d'exercer ses prérogatives et de miner son autorité. Dans son propre parti, elle reforma les mécanismes bureaucratiques et de gouvernance jusqu'à ce que, dans les faits, toute décision ne puisse provenir que d'elle.


L'état d'urgence


La pratique personnelle du pouvoir par Indira Gandhi et l'accumulation des difficultés sur le plan intérieur provoquent à partir de 1973 un développement de la contestation qui se cristallise autour du vétéran gandhien Jayaprakash Narayan. Celui-ci, soutenu par les chefs de l'opposition, organise de grands rassemblements de protestation. C'est dans ce contexte qu'intervient le 12 juin 1975 l'invalidation de l'élection d'Indira Gandhi au Lok Sahbha pour des irrégularités au cours de sa campagne, décision qui devrait la contraindre à abandonner la tête du gouvernement. De toutes les mesures qu'elle a été amenée à prendre, la plus spectaculaire est dès lors l'état d'urgence qu'elle proclame dans la nuit du 25 au 26 juin 1975 afin d'éviter de devoir démissionner. Faisant appel à l'article 352 de la constitution indienne, Indira Gandhi s'octroie des pouvoirs dictatoriaux et procède à une réduction massive des libertés civiles et à un muselage de l'opposition politique et de la presse. Des chefs de partis rivaux furent emprisonnés et l'alimentation en électricité fut interrompue dans les bureaux de presse et les stations de télévision. De retour dans la capitale, le premier ministre fait voter par le parlement une série de lois et d'amendements constitutionnels de plus en plus durs ; tous furent votés sans quasiment aucun débat. La nature peu contraignante de la constitution de l'Inde permettait à Indira de contourner la législation et de se mettre ainsi à l'abri des poursuites pénales une fois levé l'état d'urgence. Aussi importantes que furent ces réformes, Indira Gandhi jugea cependant que son pouvoir restait insuffisant. C'est alors qu'elle décida de manipuler le Président Ahmed en le contraignant à promulguer des lois d'exception sans l'aval du parlement, ce qui lui permettait de gouverner par décret.

Cette période dictatoriale dure presque deux années. Elle est marquée par l'ascension politique fulgurante du fils cadet du Premier ministre, Sanjay Gandhi, qui bien que ne disposant d'aucun mandat électif, voit son influence s'accroître de manière démesurée, jouant un rôle de premier plan dans les arrestations d'opposants et les campagnes controversées de stérilisations (7 millions de vasectomies auraient été pratiquées en 1976[1]).

En 1977, méjugeant considérablement sa popularité, Indira Gandhi organise de nouvelles élections qui entraînent sa chute. Vaincue dans sa propre circonscription, elle accepte alors cette défaite.


Le retour au pouvoir


Arrêtée et jugée par le gouvernement du Janata Dal qui met fin à l'état d'urgence, elle se pose en victime du nouveau pouvoir et retrouve une forte popularité qui, face aux dissensions des nouveaux dirigeants du pays, la conforte comme le leader de l'opposition et la ramène de nouveau au pouvoir lors des élections de 1980. Elle exerce alors un mandat beaucoup moins autoritaire mais Sanjay Gandhi continue à jouer auprès d'elle un rôle prépondérant et fait figure de "dauphin" désigné. La disparition de ce dernier dans un accident d'avion en juin 1980 la déstabilise. Elle pousse alors son fils aîné Rajiv à l'assister et à entamer une carrière politique, devenant ainsi son nouvel héritier politique. Elle donne désormais à sa politique économique une certaine inflexion vers le libéralisme. À ce jour, le bilan d'Indira Gandhi en tant que premier ministre reste mitigé. Bien qu'elle ait eu une personnalité forte, et que sa gouvernance ait été populaire auprès de certaines catégories de la population de l'Inde, en particulier chez les jeunes et les pauvres, sa décision de déclarer l'état d'urgence dans le but d'échapper aux poursuites reste controversée.


Politique étrangère


A son arrivée au pouvoir, Indira Gandhi confirme la déclaration de Tachkent signée par son prédécesseur et s'inscrit dans la politique nehruvienne de non-alignement dont elle devient un des leaders, aux côtés de Nasser et Tito. Pragmatique, elle signe néanmoins le 9 août 1971 avec l'URSS un traité d'amitié, de paix et de coopération qui, bien que n'étant pas une alliance militaire, a pour but de contrer le rapprochement de la Chine et du Pakistan avec les Etats-Unis de Nixon. Elle mène en 1971 une guerre victorieuse contre le Pakistan aux côtés des indépendantistes du Bengale oriental, groupés autour de la ligue Awami de Sheikh Mujibur Rahman, et qui aboutit à l'indépendance du Bangladesh. Les accords de Simla en 1972 avec Zulfikar Ali Bhutto consacrent alors la prédominance de l'Inde dans la région tandis qu'Indira Gandhi fait de son pays la première puissance nucléaire du tiers-monde en 1974. En 1975, elle fait du Sikkim le 22e État de l'Union indienne. Après son retour au pouvoir en 1980, elle opte pour un recentrage diplomatique à l'égard des deux Grands. A la tête du Mouvement des non-alignés en 1983, elle occupe à la fin de sa vie une place prépondérante au sein des pays du Sud dont elle est l'une des porte-paroles.


Dernières années et assassinat


Le « règne » d'Indira Gandhi vit également la détérioration des relations entre communautés hindous et sikhs, ce qui entraînera finalement son assassinat. Pendant les dernières années de sa vie, elle subit la popularité grandissante d'un chef et missionnaire sikh, Jarnail Singh Bhindranwale, et de son message prônant une communauté sikh souveraine et autonome. Indira Gandhi travailla alors à propager une image négative de Bhindranwale et à imposer à la communauté sikh le calme et l'obéissance sans porter aucun intérêt à son aspiration à l'autonomie. Par suite, en juin 1984, l'Opération Bluestar, organisée de longue date, fut déclenchée. L'armée indienne passa outre le caractère sacré du Harimandir Sahib ou Temple d'Or à Amritsar, le lieu de prière principal des sikhs. Sous les ordres de Jarnail Singh, les militants armés qui s'y étaient réfugiés furent massacrés en même temps que des milliers de personnes innocentes. Indira Gandhi mit en avant le caractère guerrier traditionnel des sikhs et leur aspiration sécessionniste afin de faire accepter par l'opinion publique le fait que l'opération était inévitable. Le 31 octobre 1984, elle fut assassinée par ses deux gardes du corps sikhs. Il s'ensuivit plusieurs jours d'émeutes et de troubles à l'encontre de la communauté sikhe, faisant plusieurs centaines de morts. Le 3 novembre, environ un million d'Indiens assistèrent au sacre funéraire d'Indira Gandhi selon le rite hindou, en présence de représentants de nombreux pays dont Laurent Fabius pour la France. Le deuil officiel dura 12 jours et le retour au calme fut progressif mais émaillé d'incidents, notamment à l'occasion du 515ème anniversaire de la naissance du maître fondateur de la religion sikhe, Gurû Nanak, le 8 novembre. Le 11 novembre, le nouveau Premier ministre Rajiv Gandhi, fils d'Indira, dispersa depuis un avion les cendres de sa mère au-dessus de l'Himalaya, là où le Gange prend sa source. Le 22 janvier 1986, le garde du corps Satwant Singh et un conspirateur, Kehar Singh, sont condamnés à mort à New Delhi pour le meurtre d'Indira Gandhi. L'autre garde du corps, Beant Singh, oncle de Kehar Singh, avait été abattu peu après l'assassinat.


Descendance


Les deux fils d'Indira Gandhi, Sanjay et Rajiv menaient aussi une carrière politique. Sanjay Gandhi mourut en 1980 dans un accident d'avion, en ratant une acrobatie aérienne. Rajiv Gandhi est nommé premier ministre à la mort de sa mère. Il démissionne de son poste en 1989 et sera assassiné par une femme kamikaze du LTTE près de Madras. Sa veuve, et belle-fille d'Indira, Sonia Gandhi, a après s'être longtemps tenue à l'écart de la politique, pris la tête du Parti du Congrés en 1998. Son fils, Rahul, et sa fille Priyanka , petits-enfants d'Indira, font également de la politique.



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Plutino.

Publié le 30 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA



Les plutinos (ou plutiniens) sont des objets transneptuniens, situés dans la ceinture de Kuiper, et qui sont enrésonance 2:3 avec Neptune. Cela signifie qu'ils effectuent deux orbites autour du soleil pendant que Neptune en fait trois. De ce fait, et même s'ils croisent l'orbite de la planète géante, ils ne peuvent être éjectés gravitationnellement par celle-ci.

Cette caractéristique étant partagée par Pluton, ces corps ont été nommés « plutinos » (c’est-à-dire « petits plutons »).

Quelques représentants de cette famille :

  • (32929) 1995 QY9 : il croise l'orbite de Neptune sans jamais s'approcher de la planète. Cette particularité est partagée par un certain nombre d'autres membres de la famille des plutinos ;
  • (47171) 1999 TC36 : comme la paire Pluton-Charon, il s'agit d'un objet binaire ;
  • (90482) Orcus considéré actuellement le plus grand si on excepte Pluton et sa plus grande lune Charon ;
  • (28978) Ixion (759 km de diamètre) a détenu pendant quelques mois le record de taille des planétoïdes.

Orbites

Grands plutinos.
Orbites des plutinos.


Le diagramme montre les orbites et les dimensions relatives des grands plutinos (plus précisément, pour la plupart, les
magnitudes) comparées avec celles des trois les plus grands : Pluton, (90482) Orcus et (28978) Ixion (marqués par les cercles blancs).

Le plus grand satellite de Pluton, Charon, n’est pas montré pour éviter d’encombrer le diagramme (son diamètre de 1207 km est similaire à celui d’Orcus). L’excentricité des orbites est représentée par les segments rouges (dupérihélie à l’aphélie) avec l’inclinaison représentée sur l’axe vertical.

Si, en majorité, des orbites sont peu inclinées, des nombreuses orbites des plutinos sont similaires à celle de Pluton avec l’inclinaison entre 10-25° et l’excentricité de 0,2-0,25, ce qui donne un périhélie à l’intérieur (ou proche) de l’orbite de Neptune et l’aphélie proche de la limite extérieure de la partie principale de la Ceinture de Kuiper (à la résonance 1:2). Pour illustrer la fourchette des paramètres des orbites, trois objets avec les orbites extrêmes ont été montrés en (jaune) :

  • 2005 EK298 sur l’orbite la plus inclinée (40°) ;
  • 2003 QV91 sur l’orbite la plus excentrique (excentricité = 0,35), son périhélie à mi-chemin entre Uranus et Neptune et son aphélie dans la région occupée par les objets épars ;
  • (119951) 2002 KX14 sur une orbite presque circulaire (excentricité = 0,04) et presque co-planaire avec l’écliptique (inclination < 0,5°).

Le deuxième diagramme montre tous les plutinos (153 en février 2006). Les histogrammes présentent la distribution de l’inclinaison i (intervalle 5o) et de l’excentricité e (intervalle 0,05) des orbites.

Annexes

Bibliographie
  • Alain Doressoundiram et Emmanuel Lellouch, Aux Confins du système solaire, 2008 [détail des éditions] 
Lien externe

 

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Fado.

Publié le 30 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Le fado est un genre musical portugais qui prend la forme d'un chant mélancolique généralement accompagné par des instruments à cordes pincées. Le chanteur de fado ou fadiste (fadista) exploite en général des thèmes récurrents :la saudade, l’amour inaccompli, la jalousie, la nostalgie des morts et du passé, la difficulté à vivre, le chagrin, l’exil... Ce chant fut d'abord chanté dans les quartiers mal famés avant d'atteindre la bourgeoisie. Le fado fut le chant national du Portugal à l'époque du dictateur Salazar.

Le mot fado vient du latin fatum, qui signifie « destin ».

Le fado est probablement apparu vers les années 1820 ou 1840 au Portugal, mais ses origines précises sont incertaines. Selon certains, il serait apparu à partir du fado marin, un chant entonné par les marins portugais. Pour d'autres, il serait la synthèse de genres musicaux brésiliens très en vogue à Lisbonne au XVIIIe siècle, comme le lundum et la modinha.

La première chanteuse de fado dont on ait connaissance fut Maria Severa, qui vécut dans la première moitié du XIXe siècle. Dans les années 1920 et 1930, une série d'enregistrements de fado de Coimbra connurent un certain succès.

La particularité du fado est que dans la majorité des chansons, la coda est toujours jouée de la même façon.

Le fado de Coimbra

Fado traditionnel de Coimbra, lié aux traditions académiques de son université. Il est chanté uniquement par des hommes dans la rue ou en société. Les chanteurs comme les musiciens sont en général habillés de l'habit académique traditionnel noir, pantalon, habit long et veste de laine. Les chanteurs qui chantent comme les troubadours du temps des rois, s'adressent aux « donzelles » (les étudiantes). Ce chant se pratique le soir, dans les rues et sur les places. Les lieux les plus typiques sont les marches du Monastère Mosteiro de Santa Cruz et de l'église Sé Velha de Coimbra. Il est également courant d'entendre des sérénades, chants au-dessous de la fenêtre d'une dame que le chanteur tente de séduire.

Le chant peut se pratiquer en groupe, appelé « tuna ». Ces groupes existent dans toutes les universités portugaises. Il arrive désormais également de trouver des groupes féminins. Une rencontre annuelle de groupes de chant est organisée à Porto et rassemble des chanteurs provenant aussi bien d'Espagne, d'Italie que d'Argentine.

Le fado de Coimbra peut être accompagné aussi bien à la guitare portugaise qu'à la guitare espagnole. La sonorité des fados de Lisbonne et de Coimbra sont cependant complètement différents.

Les thèmes les plus chantés concernent les amours d'étudiants, l'amour à travers la ville, l'amour dans le voyage, ainsi que les références ironiques et critiques à l'esprit conservateur des professeurs d'université. Parmi les chanteurs « classiques », il faut remarquer Augusto Hilário, António Menano et Edmundo Bettencourt.

Dans les années 1950, les nouveaux chanteurs de Coimbra se sont mis à adopter des thèmes folkloriques. On commença également à chanter les grands poètes classiques et contemporains, comme une forme de résistance à la dictature de Salazar. De ce mouvement, les fadistes les plus connus furent Adriano Correia de Oliveira et José Afonso, qui jouèrent un véritable rôle dans la révolution survenue depuis lors dans la musique populaire portugaise.

En ce qui concerne la guitare portugaise, le renouveau est venu d'Artur Paredes, qui a associé à son nom les chanteurs les plus innovateurs. Son fils, Carlos Paredes, continua à rendre encore plus polyvalente la guitare portugaise.

Parmi les fados de Coimbra les plus connus, on notera Fado Hilário, Do Choupal até à Lapa, Balada da Despedida, O meu menino é d’oiro, Samaritana.

Curieusement, les œuvres les plus connue en dehors du Portugal concernant Coimbra ne sont pas des fados mais des chansons, comme Coimbra é uma lição, ou Avril au Portugal de Yvette Giraud.

Le fado de Lisboa

Ce genre est originaire des quartiers populaires de Lisbonne (Alfama, Castelo, Mouraria, Bairro Alto, Madragoa). Il est pratiqué aussi bien par des hommes que par des femmes. Il est en général plus entrainant et plus joyeux que celui de Coimbra.

Les thèmes les plus chantés de ce fado sont la saudade, la nostalgie, la tristesse, les petites histoires du quotidien des quartiers typiques et des courses portugaises. Il s'agissait des thèmes autorisés sous le régime de Salazar, avec le fado tragique, de tristesse et de passion résolues dans la violence, avec sang et pleurs. Les paroles en rapport avec des problèmes sociaux et politiques, ou bien les textes revendicatifs étaient censurés.

Les fadistes de ce genre « classique » les plus connus étaient Carlos Ramos, Alfredo Duarte Marceneiro, Berta Cardoso, Maria Teresa de Noronha, Hermínia Silva, Fernando Farinha, Fernando Maurício, Lucília do Carmo, Manuel de Almeida, entre autres.

Le fado moderne a connu son apogée avec Amália Rodrigues. Ce fut elle qui popularisa l'usage de textes de poètes célèbres, comme Luís Vaz de Camões, José Régio, Pedro Homem de Mello, Alexandre O’Neill, David Mourão-Ferreira, José Carlos Ary dos Santos et d'autres, comme João Ferreira-Rosa, Teresa Tarouca, Carlos do Carmo, Beatriz da Conceição, Maria da Fé. Le renouveau du fado est également associé au nom de João Braga, en raison de la qualité des poèmes qu'il chanta et mit en musique, ceux des auteurs déjà cités et ceux de Fernando Pessoa, António Botto, Affonso Lopes Vieira, Sophia de Mello Breyner Andresen, Miguel Torga ou Manuel Alegre. Il a été une source d'inspiration pour toute une nouvelle génération de fadistes.

Ce soin pour les paroles fut associé à de nouvelles formes d'accompagnement musical par de grands compositeurs. Il faut en particulier remarquer le travail d'Alain Oulman, mis en avant par Amália Rodrigues, mais également ceux de Frederico de Freitas, Frederico Valério, José Fontes Rocha, Alberto Janes, Carlos Gonçalves.

Le fado de Lisboa est connu aujourd'hui pour être fréquemment accompagné au violon, au violoncelle ou à l'orchestre, mais il ne se dispense pas de la guitare portugaise. Parmi les guitaristes les plus connus, on notera Armandinho, José Nunes, Jaime Santos, Raul Nery, José Fontes Rocha, Carlos Gonçalves, Pedro Caldeira Cabral, José Luís Nobre Costa, Paulo Parreira ou Ricardo Rocha. La guitare classique est également un instrument incontournable et les exécutants les plus connus compte Alfredo Mendes, Martinho d'Assunção, Júlio Gomes, José Inácio, Francisco Perez Andión, o Paquito, Jaime Santos Jr., Carlos Manuel Proença. Le joueur de guitare basse le plus connu est Joel Pina.

Actuellement, une génération de musiciens jeunes : Ana Moura, Maria Ana Bobone, Mariza, Joana Amendoeira, Mafalda Arnauth, Ana Sofia Varela, Katia Guerreiro, Camané, Gonçalo Salgueiro, Diamantina, Telmo Pires, Cristina Branco participent à la popularisation de genre musical.

La fado dit « typique » est de nos jours chanté principalement à destination des touristes, dans des établissements spécialisés, notamment dans les quartiers historiques de Lisboa. Ces fados conservent des caractéristiques originelles : soit un chant triste, divertissant ou ironique, soit un dialogue partiellement improvisé entre deux chanteurs.

Quelques artistes

Ana moura Alfredo marceneiro Frei armando da camera Mafalda arnault

  • Talia "Le Blues de Lisbonne"

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Cyclisme sur piste (3).

Publié le 29 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA

 

Le 200 m
Kévin Sireau lors de la phase d'accélération du 200 mètres


C'est une épreuve individuelle où le coureur doit effectuer 200 mètres le plus rapidement possible. Elle précède généralement un tournoi de vitesse dans le but de déterminer le tableau final du tournoi.

Pour cette épreuve, le départ du chronomètre est donné pour un coureur dit lancé, c'est-à-dire que celui-ci possède un tour et demi pour accélérer dans le but d'effectuer les 200 derniers mètres à une vitesse maximale. Une technique utilisée par les coureurs est de se servir de la pente du virage précédent le début du parcours chronométré pour se donner une impulsion.

Pour les meilleurs coureurs, la distance peut-être effectuée en moins de 10 secondes. Le record du monde est détenu depuis le 30 mai 2009 par Kévin Sireau, avec un temps de 9,572 secondes[28]. Ce temps correspond à une vitesse moyenne de 75,22 km/h.

Les épreuves d'endurance
La poursuite individuelle
En championnat du monde : Poursuite et Poursuite féminine.

La poursuite individuelle est une épreuve mettant en opposition deux coureurs sur 4 000 mètres, ou 3 000 mètres pour les femmes, avec un départ arrêté[26]. Au début de la course les coureurs sont placés sur les lignes diamétralement opposées de la piste, au milieu de chaque ligne droite. L'objectif de l'épreuve est de rattraper son adversaire, le coureur gagnant est donc celui qui arrive à dépasser son adversaire ou qui termine en premier les quatre kilomètres.

Lors des manches de qualification, le temps des coureurs est pris en compte pour déterminer les huit coureurs autorisés à participer au tableau final mais également pour déterminer les faces-à-faces.

L'épreuve est pratiquée par les féminines depuis 1958.

La poursuite par équipes

La poursuite par équipes est une épreuve du même principe que la poursuite individuelle. La différence provient du fait que la course est réalisée par des équipes de quatre coureurs se relayant. Les relais sont autorisés tous les demi-tours ou tous les tours[26]. L'intérêt est de conserver le plus longtemps possible les quatre coureurs de l'équipe, dans le but de profiter de l'aspiration qui permet de récupérer de l'effort entre deux passages de relais. Or, le temps de l'équipe étant pris sur le troisième coureur, il est possible qu'un des concurrents défaillant sur la fin du parcours ne termine pas le relai. Le classement final est établis par équipe et par ordre de temps d'arrivée.

Cette épreuve a longtemps été réservée aux hommes, mais depuis 2008 elle a été ouverte aux femmes.

Le tandem
En championnat du monde : Course de tandem.

La compétition de tandem est une épreuve de vitesse entre deux équipes de deux coureurs sur deux tandems. Comme pour la vitesse individuelle, la distance est de deux kilomètres.

Cette discipline a été inscrite au calendrier olympique jusqu'en 1972, et à celui des championnats du monde jusqu'en 1994.

Les Français Fabrice Colas et Frédéric Magné ont été quadruples champions du monde de tandem en 1987, 1988, 1989 et 1994.

La course aux points
En championnat du monde : Course aux points et Course aux points féminine.

La course aux points est une épreuve où une trentaine de coureurs s'affrontent sur une longue distance, qui peut aller jusqu'à 30 kilomètres[26]. Les coureurs accumulent les points en gagnant les sprints intermédiaires, tous les deux kilomètres, et le sprint final.

Quatre coureurs se partagent les points des sprints intermédiaires, avec un barème de 5, 3, 2 puis 1 point. Il est également possible de marquer dix points en prenant un tour au peloton principal, à l'inverse, le fait d'être lâché et de perdre un tour à pour conséquence le retrait de dix points, voir même de l'exclusion sur décision du jury des commissaires. Enfin, des points sont attribués au sprint final.

Le coureur vainqueur est celui qui obtient le plus de points. La suite du classement est établis par ordre décroissant des points marqués.

L'américaine
Les coureurs se relaient en se propulsant pendant une épreuve d'américaine

En championnat du monde : Course à l'américaine.

La course à l'américaine oppose des équipes de deux coureurs. Les courses font en général 50 kilomètres. Dans chaque équipe, deux coureurs se relaient en permanence, l'un des deux, alternativement, peut se reposer quelques tours avant de reprendre le relais.

Le classement est fait à partir du nombre de tours parcourus puis en fonction du nombre de points obtenus aux classements intermédiaires (tous les cinq kilomètres). Jusque dans les années 1960 les grandes américaines se couraient sur 100 km ou duraient même 3 heures. Cette épreuve est aussi connue sous le nom de Madison.

Le scratch
En championnat du monde : Course scratch et Course scratch féminine.

Le scratch est une course de 15 kilomètres avec un départ en ligne. Elle est également pratiquée par les féminines sur 10 kilomètres[26]. Cette épreuve est le même principe qu'une course en ligne lors d'une course sur route, le classement est établi selon l'ordre d'arrivée des coureurs. La différence de cette épreuve avec une course en ligne vient du fait que la faible distance à parcourir en fait une course dit nerveuse, avec une vitesse élevée est la répétition des attaques pour tenter de s'échapper et dans le meilleur des cas d'avoir un tour d'avance sur le peloton principal.

Le demi-fond
Une épreuve de demi-fond

En championnat du monde : Demi-fond.

Le demi-fond une course de longue distance de 30 à 100 kilomètres (ou d'une heure) effectuée derrière une moto. Il a même existé jusqu'en 1950 une épreuve de 100 miles soit 167 km. Les coureurs de demi-fond sont également appelés "stayers" d'après le terme anglais.

Coureurs de demi-fond de renom : on citera chez les amateurs le britannique Léon Meredith, champion du monde de demi-fond à 7 reprises et chez les professionnels l'espagnol Guillermo Timoner.

Les épreuves de demi-fond sont devenues "open" en 1992 et elles ont été retirées des championnats du monde en 1994.

Les six jours
Article détaillé : Course des six jours.


Cette épreuve met en compétition des équipes de deux coureurs pendant six jours (elle est appelée Madison en anglais). L'américaine en est la discipline principale. L'objectif de la compétition est de parcourir la plus grande distance lors des différentes manches de l'américaine, mais des épreuves annexes comme l'élimination ou la course aux points sont effectués pour attribuer des points aux équipes[26].

Le classement final est donné en fonction du nombre de tours effectué lors des épreuves d'américaine, l'équipe victorieuse étant celle qui en a effectué le plus. Les points marqués lors des épreuves annexes sont utilisés pour départager des équipes ayant terminé dans le même tour.

Les épreuves de six jours sont très populaires du début des années 1900 aux années 1950, mais sont moins médiatisées à la fin des année 1990. Les plus grands champions des six jours ont été Piet van Kempen, Oscar Egg, Rik Van Steenbergen, Peter Post, René Pijnen et Patrick Sercu. Mais ces épreuves ont également attiré des coureurs cycliste de renom. En effet, Eddy Merckx lui-même a été un des derniers grands coureurs de six jours avant que ces épreuves ne perdent de leur intérêt pour le public dans le monde entier, à l'exception de l'Allemagne dans une certaine mesure.

L'une des plus prestigieuses épreuves de cette catégorie étaient les Six jours de Paris.

L'omnium
Article détaillé : Omnium.


C'est une épreuve individuelle qui regroupe plusieurs épreuves de la piste en utilisant un barème de points pour chaque épreuve qui est convenu à l'avance, dans la même idée qui est pratiquée pour le décathlon en athlétisme.

Les cinq épreuves sont courues dans la même journée[29], il s'agit du 200 mètres, du scratch, de la poursuite, de la course aux points et pour finir le kilomètre.

Le systèmes de points utilisé aux championnats du monde pour chaque manche est d'attribuer à chaque coureur le même nombre de point que la place qu'il a établis. Donc 3 points s'il termine troisième d'une des manches. Le classement final est établi en additionnant les places obtenues dans chaque manche, le coureur vainqueur est donc celui qui a obtenue le moins de points. Dans le meilleur des cas, si le coureur remportait les cinq manches, il terminerait avec un score de cinq points.

Les épreuves oubliées

Au fil des ans, certaines distances ont disparu du calendrier des épreuves internationales. La première est l'épreuve est celle des 12 heures qui n'ont fait qu'une seule apparition aux Jeux olympiques, il s'agit de l'édition de 1896. L'épreuve des 10 kilomètres a quant à elle eu deux éditions, en 1896 et en 1904.

L'édition 1908 des JO a été le théâtre de la fin d'un certains nombres de discipline d'endurance comme les 5 kilomètres, les 20 kilomètres et les 100 kilomètres mais également les 660 yards[note 8] qui correspondait à un tour de piste. Enfin, une dernière épreuve d'endurance à disparu des épreuves olympiques en 1924, il s'agit des 50 kilomètres.

Lors des championnats du monde de 1994, les épreuves de tandem[note 9], de demi-fond et le contre-la-montre par équipes dames ont vécu leur dernière édition.

Certaines courses emblématiques ont également été contraintes d'abandon, on peut citer le Bol d'Or, une course de 24 heures à Paris dont la dernière édition date de 1928, mais également quelques courses de six jours comme les Six jours de Paris disparue en 1989 , après une 1re éclipse entre 1958 et 1984 et les Six jours de Bordeaux disparue en 1997.

Les records 

Les épreuves de cyclisme sur piste possédant toujours exactement la même caractéristique de distance sur une piste de vélodrome, il est aisé d'attribuer des records. Ceux-ci peuvent être de plusieurs sortes : soit au temps sur une distance définie, lors d'une manche d'un championnat par exemple, soit pour une performance à part comme une tentative de record de distance parcourue dans un temps donné.

Les différents record pris en compte par l'Union cycliste internationale sont les suivants[27] : les records du 200 mètres et du 500 mètres avec départ lancé et les records du kilomètre et des 4 kilomètres[note 10] en solitaire[note 11] et de 4 kilomètres en équipe[note 12], avec départ arrêté pour les performances chronométrées ; les records de la plus longue distance parcourue en une heure seul ou derrière derny et enfin le record de l'heure dont les règles strictes imposent les caractéristiques du matériel pouvant être utiliser pour battre ce temps.

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Cyclisme sur piste (2).

Publié le 29 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA


Équipement

Vélo
Cadre
Coureur tenu par son entraineur avant un départ


Le
cadre d'un vélo de piste a, à première vue, la même forme qu'un cadre de vélo de route classique. Le masse minimale est de 6,8 kilogrammes, c'est l'objectif recherché par les coureurs pour gagner en vitesse. Or en piste, la rigidité est une caractéristique importante pour encaisser les chocs de l'accélération, c'est pour cela que les tubes sont plus larges et avec plus de matières pour une masse d'environ 7,5 kilogrammes[18]. Les premiers cadres en fibre de carbone de la société Look en fin des années 1980[19] ont permis cette réduction de poids tout en conservant la robustesse de la machine. La position du coureur sur le vélo est légèrement différente de celle d'un coureur sur route. Le guidon et la selle sont avancés de un centimètre vers l'avant, et le cintre du guidon est également abaissé de un à deux centimètres[20].

Les caractéristiques techniques d'un vélo de piste sont fixées dans les règlements de l'Union cycliste internationale. En effet, les vélos doivent résister aux divers contraintes et forces dont il est soumis. Il s'agit notamment des accélérations, des changements de direction soudains, des effets de la force centrifuge, entre autres. Le cadre doit être de « forme triangulaire » comme pour les cadre de vélo classique, mais la structure est différente. Les vélos de piste modernes sont effectivement moulés en une ou deux pièces[21], diminuant les soudures, donc le poids, et augmentant la rigidité de la machine. De même les éléments du cadre ne sont pas obligatoirement tubulaires comme les vélos classiques, mais peuvent avoir une forme compacte, permettant un meilleur aérodynamisme.

Il n'y a pas de système de frein sur les vélos de piste[22]. Plusieurs raisons existent, la première est le gain de poids, une autre est que l'utilisation de pignons fixes permet aux coureurs de réguler leur vitesse grâce au pédalage. Lors des manœuvres le coureur a la possibilité de ralentir légèrement la cadence de pédalage. Le vélo étant pourvu d'une roue à pignon fixe, sa rotation est directement liée au mouvement des jambes. Ce ralentissement de la cadence provoque donc un ralentissement du vélo, sans toutefois bloquer la roue qui déséquilibrerait le vélo.

Les manivelles du pédalier sont légèrement plus courtes que celles d'un vélo de route[23]. En moyenne ces dernières mesurent 165 centimètres. Cette caractéristique est rendue obligatoire pour ne pas risquer de percuter la piste en pédalant lors du passage dans les virages.

Transmission

Les vélos pour le cyclisme sur piste sont des vélos à pignons fixes. Leur intérêt est un gain en poids mais également un meilleur rendement pour les pratiquants. De plus cette caractéristique a permis aux coureurs de vitesse individuelle d'effectuer des « sur places » dans le but de contraindre leur adversaire à perdre l'avantage d'effectuer le sprint en deuxième position.

Les pieds sont serrés par des cales-pieds ou des pédales automatiques. Ces dispositifs sont également utilisés pour un gain en rendement, car le pied étant fixement lié à la pédale, tous les mouvements des jambes effectués par les coureurs sont transmis au pédalier. Ces mouvements ont lieu lors des phases de poussée lorsque la pédale est dans un phase de descente et en tirée lorsque la pédale est en phase montante. Sans cales-pieds, le mouvement de tirer ne pourrait pas être effectué. En revanche, ces systèmes de fixations obligent, au départ, les entraîneurs ou une machine à maintenir les coureurs debout.

Roue

La réglementation impose que les deux roues du vélo aient le même diamètre et que la roue avant soit directrice, et la roue arrière motrice, c'est pour cela qu'elle est actionnée par le pédalage du coureur par l'intermédiaire d'une chaîne[24]. Le diamètre de ces dernières doit être compris entre 55 et 70 centimètres.

L'utilisation d'une roue pleine à l'arrière, dit roue lenticulaire est assez généralisée dans la discipline[22]. Mais elle n'est cependant pas obligatoire.

Le type de roue avant peut-être très différent selon les épreuves et le niveau de performance et d'investissement des pratiquants. Elle peut soit être une roue à rayon classique, soit une roue à bâton, ou encore une roue lenticulaire.

Casque

Le port d'un casque de sécurité rigide est obligatoire lors des compétitions et des entrainements sur piste[25]. Il en de même pour le cyclisme sur route, le mountain bike, le cyclo-cross, le trial et le BMX[note 7].

Celui-ci a pour but de protéger la tête lors des chutes. Elles peuvent être fréquentes lors des épreuves où plusieurs coureurs sont en grand nombre et en lutte directe, comme le keirin par exemple. Mais le casque peut également être utilisé pour améliorer l'aérodynamisme lors des épreuves de type contre-la-montre comme la poursuite par équipe.

Vêtements

Les vêtements utilisés pour la pratique de la piste sont spécifiques à la pratique de ce sport. Il s'agit d'une combinaison, le plus souvent à manches courtes, pourvue d'une peau de chamois. L'intérêt de la combinaison moulante est multiple : le premier est celui de la diminution de la résistance à l'air en comparaison à des vêtements flottants ayant un léger effet de « freinage » ; de plus, le textile élastique qui est utilisé pour ce vêtement épouse les formes du corps pour limiter les plis lors du pédalage qui provoqueraient des frottements contre la peau, et augmenteraient les risques d'irritation. Comme pour les cuissards utilisés en cyclisme sur route, les coureurs ne portent pas de sous-vêtements, en effet, le peau de chamois insérée au niveau de l'entre-jambe permet de protéger la peau des frottements et d'en empêcher l'irritation à cause des nombreux mouvements sur la selle de vélo.

Les pistards utilisent souvent des gants longs, recouvrant les doigts. Ils ont pour fonction de protéger la peau de la paume des mains en cas de chute, mais peuvent également être utilisés pour ralentir le vélo en appuyant sur une roue.

Les vêtements de course sont également utilisés comme support publicitaire par le sponsor finançant le club ou l'équipe. Au sein d'une même équipe ou d'un même club les coureurs portent tous la même tenue. Il permet également de distinguer les coureurs par nations lors des compétitions nationales ou encore de différencier différentes équipes avec des maillots spécifiques à l'épreuve, comme les six jours.

Sur piste et dans le cyclisme en général, le coureur ayant remporté le championnat du monde dans une catégorie doit porter, pendant l'année de son sacre un maillot spécifique dit maillot arc-en-ciel.

Les épreuves

Les épreuves de cyclisme sur piste sont très variées et différentes[26]. En effet, certaines courses sont destinées à des coureurs puissants et très rapides, il s'agit de toutes les épreuves courtes comme la vitesse individuelle ou encore le 200 mètres. D'autres courses sont plus ouvertes aux coureurs endurants comme le demi-fond.

Le matériel utilisé est également différent suivant les épreuves. Pour les épreuves de type contre-la-montre comme l'épreuve du kilomètre ou les épreuves de poursuite les coureurs utilisent un guidon muni d'un prolongateur destiné à poser les bras vers l'avant pour améliorer leur pénétration dans l'air.

Les épreuves de sprint
La vitesse individuelle
Les coureurs pendant la phase d'observation avant de lancer le sprint

En championnat du monde :
Vitesse individuelle masculine et Vitesse féminine.

La vitesse sur piste, également dénommée “sprint” d'après le terme anglais, est une épreuve qui se court entre deux coureurs en opposition directe. Le départ est donné arrêté et les coureurs sont côte-à-côte sur la ligne de départ. Un tirage au sort défini lequel des deux partira en bas de la piste. La distance à parcourir est de 2 ou 3 tours de piste suivant la longueur de la piste. Le but est de passer la ligne d'arrivée le premier.

Dans certains cas, l'épreuve peut être couru à trois, quatre ou plus exceptionnellement. C'est notamment le cas pour les repêchages ou pour déterminer le bas des classements.

La tactique de course est très importante car celui qui est en tête peut se faire dépasser sur la ligne du fait de l'aspiration. L'ordre de départ est tiré au sort. Le premier tour est tactique et se fait habituellement à une allure modérée pour observer l'adversaire. Pour éviter la première place au moment du lancement final, il est admis que les deux coureurs effectuent du « surplace » dans une zone délimitée pour obliger l'autre à passer devant.

Le professionnel le plus titré est le japonais Koichi Nakano avec dix titres.

L'épreuve est pratiquée par les femmes au championnat du monde depuis 1988.

La vitesse par équipes
En championnat du monde : Vitesse par équipes et Vitesse par équipes féminine.

Deux équipes de trois coureurs s'affrontent sur trois tours de piste[26]. Le départ est donné arrêté et chacune des équipes démarre sur les lignes diamétralement opposées du vélodrome appelées points de poursuite.

Chaque coureur effectue un tour en tête pour entraîner ses coéquipiers puis s'écarte, lors du dernier tour, seul le dernier relayeur est présent. Son passage sur la ligne donne le temps de l'équipe. Le classement final est donné par ordre croissant de temps.

Dans le cas des courses féminines, seule deux coureurs par équipe sont au départ[26].

Le kilomètre (ou le 500 mètres pour les femmes)
Épreuve féminine du 500 m
En championnat du monde : Épreuve du kilomètre et Épreuve du 500 m.

C'est une épreuve de contre-la-montre avec un départ arrêté. Elle est parcourue sur une distance d'un kilomètre pour les hommes et de 500 mètres pour les femmes.

Le record du monde du kilomètre est détenu par le Français Arnaud Tournant en 58,875 secondes[27]. Il a été effectué le 10 octobre 2001 à La Paz en Bolivie

Le Keirin
En championnat du monde : Keirin masculin et Keirin féminin.

Le Keirin est une épreuve originaire du Japon et qui a été introduite en 1980 seulement dans les compétitions internationales. Cette épreuve oppose un peloton de six à huit coureurs pour une longueur totale de 2 000 mètres[26]. Pendant les premiers tours, sur les 1 400 premiers mètres, l'allure est assurée par une motocyclette (le lièvre) que les coureurs suivent dans un ordre prédéterminé par un tirage au sort. La motocyclette, également appelée “derny” ou “burdin”, augmente progressivement son allure de 35 à 45 kilomètres par heure. Elle s'écarte à environ 600 mètres de l'arrivée pour laisser place au sprint final. Le classement est établi selon l'ordre d'arrivée de coureurs.

Cette course très spectaculaire donne souvent lieu à des contacts entre les participants et à de nombreuses chutes. Elle est très populaire au Japon où des paris sportifs sont effectués sur les coureurs.

Elle est également pratiquée par les cyclistes féminines depuis 2002.

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Cyclisme sur piste.

Publié le 29 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA




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Cyclisme sur piste
La piste
Olympic pictogram Cycling (track).png
Fédération internationale UCI (depuis 1900)
Sport olympique depuis 1896 à Athènes, en Grèce
Autres appellations aucune autre appellation
Clubs  
Licenciés  
Pratiquants  
Professionnels  
Champion/ne(s) du monde
en titre
 
Champions en titre inconnu
Track cycling 2005.jpg

Coureurs cyclistes (ou pistards) sur des vélos spécifiques dans l'un des deux virages du vélodrome de Calgary, au Canada.
Article principal : Cyclisme.


Le cyclisme sur piste est une pratique sportive regroupant plusieurs épreuves et se déroulant sur un vélodrome. Il se pratique toujours sur des vélos à pignons fixes, c'est-à-dire qu'a l'inverse d'un vélo à roue libre le pratiquant est obligé de pédaler en permanence jusqu'à l'arrêt complet de son vélo.

Un vélodrome est une surface aménagé d'une piste ovale, généralement de 200 mètres, 250 mètres ou 333,33 mètres, ayant deux virages relevés à environ 40 °.

Le cyclisme sur piste a été présent à tous les Jeux olympiques depuis 1896, à l'exception de ceux de Stockholm en 1912. La première épreuve féminine est apparue en 1958 avec la poursuite[note 1] et la vitesse[1]. Depuis 1993 et la réunification des titres professionnels et amateurs, un championnat du monde a lieu tous les ans aux environ de la fin mars et décerne désormais quinze titres répartis à neuf pour les hommes et six pour les femmes.

Histoire

Les origines

L'histoire de la bicyclette remonte à la fin du XVIIIe siècle[2]. Les toutes premières machines, appelées Célérifère en 1791, puis Draisienne en 1818 ne sont pas munies du système de pédalier, le mouvement de la machine étant obtenu par l'impulsion des pieds sur le sol. Mais les premiers vélos proprement dit sont nés en 1855 grâce à Ernest Michaux qui invente le système de pédales fixés à un pédalier[3]. Or ces premiers vélos sont très différents des machines actuelles. En effet, ils sont pourvus d'une roue avant de diamètre supérieure à la roue arrière et du pédalier directement fixé à l'axe de cette première. En 1865, M. Sergent invente le premier système de transmission : la chaîne de vélo. C'est avec ces premiers vélos que les compétitions cyclistes ont commencé[3]. La première épreuve recensée date de 1868 dans le parc de Saint-Cloud, il s'agit d'une épreuve de 1 200 mètres. Le sport s'est peu à peu développé avec la distinction avec le cyclisme sur route. La première course de six jours eu lieu en 1878 avec les Six jours de Londres.

C'est en 1879 qu'un inventeur anglais[3], John Kemp Starley eu l'idée de transmettre l'impulsion des jambes sur le pédalier à la roue arrière par le biais d'une chaine reliée du pédalier, à un pignon fixé sur cette dernière. Ce sont ces premiers modèles qui ont été utilisés lors des premières courses. La roue avant était toujours la plus grande mais le système de transmission par chaine avait permis de meilleurs performances, une meilleure maniabilité et donc un rapide développement de la course cycliste. Les vingts années séparant 1880 et 1900 ont été très importantes pour la popularité du sport sur le continent européen et aux États-Unis. Mais la difficulté de posséder une bicyclette en faisait un sport quasiment limité aux coureurs professionnels. La Grande Dépression aux États-Unis, en 1929, mis fin à l'engouement populaire des habitants pour le sport cycliste.

Le cyclisme sur piste est l'un des seuls sports à avoir été présent à presque tous les Jeux olympiques. Sa seule absence remonte aux Jeux olympiques d'été de 1912 à Stockholm, où ne figure au programme qu'une épreuve de cyclisme sur route.

Le matériel s'est vite développé avec notamment les premiers pneus en caoutchouc développé en 1888 par John Dunlop. Ceux-ci ont considérablement amélioré le confort des vélos, en diminuant les secousses causées par les chocs des roues en bois avec les routes de l'époque. En 1895, le vélo obtient la forme qu'on lui connait au début du XXIe siècle. Le cadre Humbert est le premier avec un cadre de type triangulaire pourvue de roues d'égales diamètres[3]. Ces vélos sont ensuite conçus dans des matériaux plus léger que l'acier forgé utilisé jusqu'alors. Le Duralumin, un alliage d'aluminium et de cuivre, est la première grande évolution en 1932. Elle est dépasséee par l'apparition des vélos en titane et magnésium dans les années 1970 puis du dural en 1979 et finalement de la fibre de carbone en 1985.

Le confort du cycliste a été développé par l'apparition de nouvelles roues. Plus légères et plus souples, elles sont faites en matières plastiques et proposée à partir de 1979. Or les roues sont un élément essentiel de la performance cycliste, c'est ainsi que Francesco Moser, un coureur italien, est l'un des premiers à avoir utilisé des roues pleines, dites roues lenticulaires qu'il utilise lors de son record de l'heure en 1984[note 2]. Finalement, la dernière évolution des roues pour le cyclisme sur piste est l'utilisation des roues à bâtons depuis 1991[3].

Les championnats du monde
Avant-guerre, la domination européenne

La première compétition étant reconnue comme championnats du monde s'est déroulée en 1893 à Chicago lors de l'exposition universelle[4]. L'officialisation de son palmarès découle de la création, en 1892, de la première organisation mondiale de cyclisme nommée International Cycling Association. Ces championnats se sont disputés entre coureurs amateurs sur trois épreuves : le demi-fond, la vitesse, et les 10 kilomètres[note 3] ; sur deux jours, les 11 et 12 août 1893. Les concurrents sont en majorité issu du continent américain, et plus précisément des États-Unis, et c'est ainsi que sur neuf médailles distribuées, sept ont été remportées par ces derniers. Le premier champion du monde, est un américain : Arthur Zimmerman, il réalise un doublé vitesse[5] et 10 kilomètres[6], et finalement, un sud-africain, Lawrence Meintjes remporte la course de demi-fond[7]. Le nombre de concurrents est assez restreint, avec seulement neuf coureurs recensés pour la course des 10 km, six pour la vitesse et une douzaine de coureurs pour le demi-fond[4].

Les éditions des cinq années suivantes se sont déroulés en Europe, elles sont l'occasion pour les coureurs de ce continent de truster les places d'honneur[8]. Les championnats du monde de 1894 à Anvers sont les derniers ouverts aux seuls coureurs amateurs. Ils sont également la dernière apparition de l'épreuve des 10 kilomètres dans des championnats[6]. L'année suivante, à Cologne, quatre titres sont décernés, deux pour les amateurs, et deux pour les professionnels. Il s'agit des épreuves de vitesse et de demi-fond, il en est de même jusqu'en 1898 à Vienne. Ainsi, tous les titres ont été remportés par des Européens à l'exception du championnat de vitesse de 1898 remporté par un Américain A. Banker George[9]. Le bilan de cinq années de championnat en Europe est favorables aux coureurs anglais avec cinq titres sur dix-huit, trois titres pour des coureurs allemands et hollandais, deux pour des français et le premier titre pour un coureur norvégien, belge, irlandais et danois. Le premier titre professionnel de demi-fond[10] est attribué à Jimmy Michael et le premier titre professionnel de vitesse[9] à Robert Protin.

L'édition 1899 s'est déroulée au Canada, à Montréal. L'occasion a été prise par les coureurs nord-américains pour refaire apparition dans les meilleures places. Ainsi, sur quatre titres, deux sont remportés par des États-Unien[8] et deux par des Anglais. De plus, sur les douze médailles distribuées, six ont été remportées par des États-Unien et deux par des Canadiens, le reste étant réparti entre les Anglais, Français et Canadien.

Douze nouvelles éditions se sont déroulées sur le continent européen, de 1900 à Paris jusqu'en 1911 à Rome. C'est ainsi que les coureurs européens ont repris leur mainmise sur les titres mondiaux, il s'agit en particulier des coureurs Français ayant raflé trois titres sur quatre à Paris en 1900 et en 1907[8]. La tendance a exceptionnellement été inversée lors des championnats de Londres en 1904 avec trois victoires États-Unienne. Les titres de ces championnats ont été répartis entre les Français avec treize titres, les Anglais avec neuf titres, les Danois, cinq titres, les Allemands et les États-Uniens avec quatre titres, puis deux pour les Suisses et finalement un titre pour la Belgique, les Pays-Bas et l'Italie.

L'année suivante, en 1912, Newark aux États-Unis accueil la nouvelle édition pour la distribution de trois titres. Exceptionnellement, l'épreuve de demi-fond amateur n'est pas courue est c'est ainsi que les trois titres décernés sont gagnés par des Américains. De plus, ils réalisent un triplé sur les épreuves de vitesse amateur[5] et de demi-fond professionnel[10]. Les deux dernière médailles sont remportés sur la vitesse professionnelle par un Australien et un Français. Les deux dernières éditions avant-guerre eurent lieu à Leipzig en Allemagne puis Copenhague au Danemark. La première a offert deux titres à la Grande-Bretagne, un à la France, et à l'Allemagne. L'année suivante, en 1914 à Copenhague n'a permis de décerner qu'un seul titre celui du demi-fond amateur remporté par le Hollandais Cor Blekemolen[7]. Il fut par l'occasion, et jusqu'en 1957, le dernier champion du monde amateur de demi-fond. Cette épreuve n'étant pas reconduite.

La Première Guerre mondiale est la cause de cinq années d'années d'interruption.

Le retour des championnats eurent lieu à Anvers en Belgique, en 1920. Après l'arrêt du demi-fond amateur, seul trois épreuves sont au programme[8] et il en sera de même jusqu'en 1939. Ces vingts éditions se sont toutes déroulés en Europe permettant aux coureurs du continent de conserver leur supériorité sur la discipline. Quatre nations ont dominé la cyclisme sur piste. Il s'agit des Pays-Pas et de la France avec quatorze titres, de la Belgique avec onze titres puis de l'Allemagne avec neuf victoires. Il est à noter les quatre titres consécutifs en vitesse professionnel du français Lucien Michard puis les six victoires consécutives dans la même discipline de Jef Scherens, un belge[9]. Mais la dernière édition à Milan en Italie est interrompu à cause de la déclaration de guerre, la finale de la vitesse individuelle n'a pas été courue, malgré la troisième place de l'Allemand Albert Richter, et le demi-fond non plus.

Une nouvelle fois, la Seconde Guerre mondiale marque une pause dans l'histoire du cyclisme sur piste. Mais cette interruption permet un renouvellement des championnats avec de nouvelles disciplines. Le bilan de ces premières années de championnats montrent nettement une domination des nations européenne dans le cyclisme mondiale. Les pays comme l'Allemagne, la Belgique, la France, la Grande-Bretagne et les Pays-Bas ont été les acteurs principaux de ces compétitions.

Après-guerre, le renouveau des championnats

Les championnats du monde refont leur apparition à Zurich en 1946 dans le pays de l'Union cycliste internationale, la Suisse. Deux nouvelles épreuves ont été présentées dans cette édition. Il s'agit de la poursuite individuel qui est proposé aux coureurs professionnels sur une distance de 5 000 mètres et aux amateurs sur 4 000 mètres[8]. Les douze éditions entre 1946 et les championnats de 1957 à Rocourt en Belgique sont courus, comme souvent, le continent européen. Ils sont par ailleurs les derniers championnats ouverts uniquement aux hommes.

Les premiers champions du monde de poursuite sont le Hollandais Gerrit Peters[11] pour la course professionnelle et le Français Roger Rioland[12] pour la course amateur. Cette période est également l'occasion pour le cyclisme sur piste italien de s'imposer sur la scène mondiale[8]. Avec 24 titres en douze éditions ces derniers devance de loin les Anglais et les Français dont le nombre de titre est de huit puis les Hollandais et les Belges avec respectivement six et cinq titres. Les Européens restent leader sur le plan mondial, mais une nation émerge, c'est l'Australie avec Sydney Patterson quatre fois champion du monde. Ses titres sont répartis sur la vitesse amateur en 1949, la poursuite amateur en 1950 et deux en poursuite professionnel en 1952 et 1953. Graham French apporte également un titre pour son pays en 1956 dans le demi-fond[10]. Le Danemark avec trois titres, la Suisse avec deux et l'Espagne avec un titre complètent les nations championnes dans cette période.

Il a fallut attendre l'année 1958 pour voir les premières féminines sur les championnats du monde[1]. La compétition se déroule à Paris et propose huit disciplines : la vitesse et la poursuite pour les professionnels, les amateurs et les féminines, et le demi-fond pour les professionnels et amateurs[note 4] messieurs. Les premières féminines de l'histoire à être championne du monde sont les Soviets Galina Ermolaeva en vitesse et Ludmila Kotchetova en poursuite. Ces neufs épreuves seront présentes comme tel jusqu'au championnat de Zurich en 1961.

L'année suivante, à Milan, apparait l'épreuve de poursuite par équipes ouverte au coureurs amateurs[1]. L'Allemagne de l'Ouest est la première équipe victorieuse de cette épreuve par équipe[13]. Le podium est complété par le Danemark et l'Union Soviétique. Toutes ces épreuves ont lieu jusqu'au championnat de Saint-Sébastien en Espagne. La Belgique et l'Union Soviétique sont les nations émergentes de cette période, la première en remportant huit titres et la deuxième, à égalité avec l'Italie, en remportant sept titres. À l'inverse, l'Angleterre et la France, ne sont plus en état de force, ils ne remportent respectivement que deux et un titres.

En 1966, à Francfort est couru pour la première fois la vitesse amateur en tandem mais également l'épreuve du kilomètre amateur. Il en est de même l'année suivante à Amsterdam. Exceptionnellement, en 1968, les championnats amateurs et professionnels ne sont plus disputés en même temps. Les premiers ont lieu à Montevideo, au Brésil. Les prix décernés sont ceux de la vitesse, de la vitesse en tandem, du kilomètre, et de la poursuite individuelle et en équipe. Quant aux championnats professionnels, ils ont lieu à Rome avec les épreuves de vitesse et de poursuite pour les hommes et les femmes, mais également le demi-fond professionnel et amateur. Cette caractéristique de la division des championnats est renouvelée l'année suivante, mais la plupart des épreuves sont organisées à Brno en République tchèque. Seul la vitesse et la poursuite individuelle professionnelles ont lieu à Anvers en Belgique. C'est la raison pour laquelle elles sont remportées par deux coureurs locaux.

L'organisation des championnats a retrouvé une structure classique à Leicester en 1970, à Varèse en 1971 puis à Saint-Sébastien en 1973. Les onze épreuves ont eu lieu dans la même période. La quasi totalité de ces titres ont encore été gagnés par des Européens, à l'exception de la poursuite amateur de 1971 où Martin Rodriguez offre un premier titre mondial à son pays, la Colombie[12] et de la vitesse féminine de 1973 remporté par une Américaine Sheila Young. L'année 1972 est une année olympique, or à cette époque, seul les coureurs amateurs sont autorisés à courir. Pour cette raison, seule les épreuves professionnelles sont organisés lors des championnats de Marseille. Les deux titres féminins sont remportés par des coureurs Soviets, deux sont décernés à des Belges, et l'Allemagne et la Grande-Bretagne se partagent un titre chacun.

Après plus de cinquante organisations consécutives sur le continent européen, les championnats s'exportent exceptionnellement au Canada à Montréal[8]. Mais contrairement aux derniers exports, les coureurs Américains ne raflent pas les titres, ils doivent se contenter d'une médaille de bronze en vitesse féminine. Le palmarès offre trois titres aux Allemands de l'ouest, deux titres aux Tchèques, aux Soviets et aux Hollandais et un aux Danois et aux Suisses. Mais cet export hors Europe n'est pas renouvelé l'année suivante, puisque l'édition 1975 à lieu en Belgique à Rocourt. L'année olympique 1976 marque la même dissociation Jeux olympiques pour les amateurs et championnat du monde pour les professionnels. Ces derniers ont lieu à Monteroni en Italie. Sur les sept titres décernés, deux sont Hollandais. L'Australie, les États-Unis, la Pologne, l'Italie et l'Allemagne remportent un titre.

En 1977, San Cristóbal, au Venezuela, accueil pour la première fois les meilleurs coureurs de monde. Douze épreuves sont proposées avec la course aux points qui fait sa première apparition[14]. La victoire dans cette épreuve reviens au Belge Stan Tourné, mais c'est une nouvelle nation qui émerge, le Japon. Ses représentants effectuent un doublé sur l'épreuve professionnelle de vitesse avec Koichi Nakano et Yoshikazu Sugata respectivement premier et second. Les mêmes épreuves sont proposées à Munich et à Amsterdam avant qu'une nouvelle année olympique ne tronque la compétition organisée en France, à Besançon. Deux nouvelles épreuves sont malgré tout proposées : le Keirin et la course aux points professionnelle remportée respectivement par l'Australien Danny Clark[15] et le Belge Stan Tourné[16]. Ces quatorze épreuves sont dorénavant disputer lors des championnats de Brno en 1981 jusqu'à Zurich en 1983 puis de Bassano del Grappa 1985 en Italie jusqu'à Vienne en 1987. 1984 et 1888 étant de nouvelles années olympiques, les championnats de Barcelone et de Gand ne présentent en amateur que le demi-fond et la vitesse en tandem mais toutes les courses professionnelles.

Les championnats du monde de Lyon en 1989 sont l'occasion d'inclure de décerné un nouveau titre : la course aux points féminine. La Britannique Sally Hodge devient la première championne de la discipline. L'édition suivante a lieu sur le continent asiatique, à Maebashi au Japon. Ce championnat, ainsi que le suivant à Stuttgart proposent pour la dernière fois quinze épreuves distinguant les coureurs professionnels et amateurs. Le championnat de 1992 à Valence se déroulent sans les épreuves olympiques mais conservent pour la toute dernière fois le demi-fond et la vitesse en tandem amateur.

En effet, l'Union cycliste internationale a décidé de réunir les deux fédérations que sont la FIAC[note 5] et la FICP[note 6] au sein de son organisation[17]. Les noms de professionnel et amateur ne sont donc plus utilisés pour distinguer les titres, mais le terme open est introduit, il signifie que la compétition professionnelle est ouverte aux coureurs amateurs.

L'ère open

Les premiers championnats de l'ère open, en 1993, ont lieu à Hamar en Norvège. Onze disciplines sont proposées[1], il s'agit de la vitesse homme, femme et tandem ; du kilomètre homme ; du Keirin ; de la course aux points homme et femme ; de la poursuite individuelle homme et femme ; de la poursuite par équipe et du demi-fond. Mais ce format ne dur que deux ans et subit quelques modifications après les championnats de Palerme. Le tandem étant jugé trop dangereux est remplacé par la vitesse par équipes et le demi-fond par la course à l'américaine puis le 500 mètres féminin est également introduit. Cela porte à douze le nombre de compétitions organisées lors du championnat du monde 1995. Un format qui est conservé sept ans jusqu'aux championnats d'Anvers en 2001 car dès les championnats de Ballerup en 2002 trois autres disciplines sont incluses : la Keirin féminin et les courses scratch homme et femme. Mais d'autres épreuves viennent se greffer aux championnats en 2007, il s'agit de l'Omnium puis l'Omnium féminin aux championnats de Pruszkow en 2009.

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Internet dans le monde.

Publié le 29 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA



Pourcentage du nombre d'internautes par pays (par rapport au nombre d'habitant du pays)

Cet article présente l'utilisation du réseau mondial Internet dans le monde.

Nombres de connectés

Selon une évaluation de l'Internet World Stats de mars 2009, il y aurait plus de 1,5 milliards d'internautes dans le monde.

Les contraintes techniques

L'Internet Corporation for Assigned Names and Numbers (ICANN), a indiqué, le lundi 8 octobre 2007, que les noms des sites Internet pourront être rédigés dans onze alphabets non occidentaux, sept années après avoir pris la décision[1]. Avant, cette date, seul l'alphabet anglais pouvait être utilisé.

Les langues sur Internet

Les données de la table ci-dessous concernant les langues de l'Internet ont été prises de Global Reach. C'est une évaluation de septembre 2004 de la population en ligne dans le monde par langue.

Vu les cinq années écoulées les données ont fortement évolué (le secteur est en mutation rapide)et ce tableau reste donc peu fiable.

La langue la plus diffusée sur Internet est l'anglais. Le nombre d'anglophones dans le monde est d'environ 322 millions et l'anglais est parlé comme deuxième langue par près de 200 millions de personnes. Ces anglophones apportent leurs contributions à Internet en leur propre langue aussi bien qu'en anglais.

Le Chinois (le mandarin) est la langue la plus parlée sur terre et la deuxième langue sur Internet. La population chinoise en ligne augmente très rapidement. Cette expansion commence à avoir un impact important sur Internet.

Une grande absence de la table ci-dessous est l'Hindi, une des langues les plus parlées du monde et la langue nationale de l'Inde, le deuxième pays le plus peuplé au monde. Cela est dû aux facteurs tels que le manque d'accès à l'Internet par la grande majorité de la population indienne et une préférence pour l'anglais par les utilisateurs qui ont accès à Internet.


La langue française en progression sur Internet


Une étude publiée sur le site de l'Observatoire de la diversité culturelle et linguistique dans l'Internet (30) fait apparaître qu'après l'anglais (qui représente encore 45 % des pages disponibles) et l'allemand (7 %), le français est la troisième langue la plus présente sur la Toile avec 5 %, devant l'espagnol (4,5 %), tandis que 90 % des langues du monde ne sont pas représentées sur Internet.

On constate une réduction continue de la place de l'anglais, provoquée par l'essor des autres langues, notamment celles des pays émergents. Le français augmente plus vite que l'espagnol et le portugais. Il dépasse même l'espagnol pour la première fois depuis septembre 1998. L'éveil tardif de la France (et de la Belgique) à l'Internet semble expliquer l'essor du français, outre une politique volontariste de la Francophonie pour la production de contenus.


Langues de l'Internet
Langue Accès à Internet (M) % Accès Pop. totale (M) PIB (M$) % de l'économie mondiale PIB par habitant (K$)
Anglais 295,4 36,86 % 508      
Chinois 110,0 13,70 % 874 6 328 13,00 % 7,20
Espagnol 86.4 4.5 % 450 2 500 8,90 % 7,10
Japonais 67,1 8,37 % 125 3 400 8,00 % 27,20
Allemand 55,3 6,90 % 100 2 679 5,80 % 26,80
Français 48 5.85 % 97 1 517 4,20 % 19,70
Coréen 31,3 3,90 % 78 887 2,0 11,40
Italien 30,4 3,79 % 62 1 251 3,60 % 20,10
Portugais 24,4 3,04 % 176 1,487 3,60 % 8,40
Malais 14,2 1,80 % 229 258 2,00 %  
Néerlandais 14,0 1,75 % 20 575   28,50
Arabe 13,5 1,68 % 300 678 1,60 % 4,20
Polonais 9,6 1,20 % 44 359   8,10
Suédois 7,7 0,96 % 9 237   26,30
Thaï 7,1 0,89 % 46 406   8,80
Turc 6,8 0,85 % 67,4 431   6,40
Russe 6,5 0,80 % 167 822 1,80 % 4,90
Vietnamien 5,8 0,72 % 68      
Farsi 4,6 0,57 % 64 84    
Roumain 4,4 0,55 % 26 108   4,20
Tchèque 3,8 0,47 % 12 121   10,00
Hébreu 3,8 0,47 % 5,2 132   21.00
Danois 2,9 0,36 % 5,4 171   31,70
Finnois 2,8 0,35 % 6 142   23,60
Hongrois 2,5 0,31 % 10 96   9,60
Grec 2,4 0,30 % 12 189   15,80
Catalan 2.4 0,30 % 6.6      
Norvégien 2.1 0,26 % 5 136   27.20
Slovaque 1.8 0,22 % 5.6 47   8.70
Espéranto 1,2 0,15 % 2      
Serbo-croate 1.0 0,12 % 20      
Ukrainien 0.9 0,11 % 47 115   2.30
Panjâbî 0.8 0,10 % 38      
Slovène 0.8 0,10 % 2 22.90   10.90
Islandais 0.2 0,02 % 0.3 6   23.50
Monde 801.4   6460 41400    

 

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Algorithmique.

Publié le 29 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA



On désigne par algorithmique l’ensemble des activités logiques qui relèvent des algorithmes ; en particulier, en informatique, cette discipline désigne l'ensemble des règles et des techniques qui sont impliquées dans la définition et la conception des algorithmes. Le mot vient du nom du mathématicien Al Khuwarizmi (latinisé au Moyen Âge en Algoritmi), qui, au IXe siècle écrivit le premier ouvrage systématique sur la solution des équations linéaires etquadratiques. Dans le cas général, l’algorithmique s’effectue au moyen de calculs.

Il est parfois fait usage du mot algorithmie, bien que ce dernier ne figure pas dans la plupart des dictionnaires.

Définition

Un algorithme est un processus systématique de résolution, par le calcul, d'un problème permettant de présenter les étapes vers le résultat à une autre personne physique (un autre humain) ou virtuelle (un calculateur). En d'autres termes, un algorithme est un énoncé d’une suite d’opérations permettant de donner la réponse à un problème. Si ces opérations s’exécutent en séquence, on parle d’algorithme séquentiel. Si les opérations s’exécutent sur plusieurs processeurs en parallèle, on parle d’algorithme parallèle. Si les tâches s’exécutent sur un réseau de processeurs on parle d’algorithme réparti ou distribué.

Historique

Antiquité

Les algorithmes dont on a retrouvé des descriptions exhaustives ont été utilisés dès l’époque des Babyloniens, pour des calculs concernant le commerce et les impôts.

L’algorithme le plus célèbre est celui qui se trouve dans le livre 7 des Éléments d'Euclide. Il permet de trouver le plus grand diviseur commun, ou PGCD, de deux nombres. Un point particulièrement remarquable est qu’il contient explicitement une itération et que les propositions 1 et 2 démontrent (maladroitement pour nos contemporains) sa convergence.

Étude systématique

L’algorithmique a été systématisée par le mathématicien perse Al Khuwarizmi (né vers 780 - mort vers 850), auteur d’un ouvrage (souvent traduit par L’algèbre et le balancement) qui décrit des méthodes de calculs algébriques (en plus d'introduire le zéro des Indiens).

Le savant arabe Averroès (1126-1198) évoque une méthode de raisonnement où la thèse s’affine étape par étape (itérativement) jusqu’à une certaine convergence et ceci conformément au déroulement d’un algorithme. À la même époque, au XIIe siècle, le moine Adelard de Bath a introduit le terme latin de algorismus (par référence au nom de Al Khuwarizmi). Ce mot donne algorithme en français en 1554.

Au XVIIe siècle, on pourrait entrevoir une certaine allusion à la méthode algorithmique chez René Descartes dans la méthode générale proposée par le Discours de la méthode (1637), notamment quand, en sa deuxième partie, le logicien français propose de « diviser chacune des difficultés que j’examinerois, en autant de parcelles qu’il se pourroit, et qu’il seroit requis pour les mieux résoudre. » Sans évoquer explicitement les concepts de boucle ou d’itération, l’approche de Descartes prédispose la logique à accueillir le concept de programme, mot qui naît en français en 1677.

L’utilisation du terme algorithme a été remarquable chez Ada Lovelace, fille de Lord Byron et assistante de Charles Babbage (1792-1871).

Vocabulaire

Le substantif algorithmique désigne la méthode utilisant des algorithmes. Le terme est également employé comme adjectif.

Un algorithme énonce une résolution sous la forme d’une série d’opérations à effectuer. La mise en œuvre de l’algorithme consiste en l’écriture de ces opérations dans un langage de programmation et constitue alors la brique de base d’un programme informatique.

Les informaticiens utilisent fréquemment l’anglicisme implémentation pour désigner cette mise en œuvre. L’écriture en langage informatique est aussi fréquemment désignée par le terme « codage », qui n’a ici aucun rapport avec lacryptographie, mais qui se réfère au terme « code source » pour désigner le texte, en langage de programmation, constituant le programme. L’algorithme devra être plus ou moins détaillé selon le niveau d’abstraction du langage utilisé ; autrement dit, une recette de cuisine doit être plus ou moins détaillée en fonction de l’expérience du cuisinier.

Exemples d’algorithmes

Il existe un certain nombre d’algorithmes classiques, utilisés pour résoudre des problèmes ou plus simplement pour illustrer des méthodes de programmation. On se référera aux articles suivants pour de plus amples détails :

Complexité algorithmique


Les principales notions mathématiques dans le calcul du coût d’un algorithme précis sont les
notions de domination(notée O(f(n)), « grand o »), où f est une fonction mathématique de n, variable désignant la quantité d’informations (enbits, en nombre d’enregistrements, etc.) manipulée dans l’algorithme. En algorithmique on trouve souvent des complexités du type :

Notation Type de complexité
O(1) complexité constante (indépendante de la taille de la donnée)
O(log(n)) complexité logarithmique
O(n) complexité linéaire
O(nlog(n)) complexité quasi-linéaire
O(n2) complexité quadratique
O(n3) complexité cubique
O(np) complexité polynomiale
O(nlog(n)) complexité quasi-polynomiale
O(2n) complexité exponentielle
O(n!) complexité factorielle

Sans entrer dans les détails mathématiques, le calcul de l’efficacité d’un algorithme (sa complexité algorithmique), consiste en la recherche de deux quantités importantes. La première quantité est l’évolution du nombre d’instructions de base en fonction de la quantité de données à traiter (par exemple, pour un algorithme de tri, il s'agit du nombre de données à trier), que l’on privilégiera sur le temps d'exécution mesuré en secondes (car ce dernier dépend de la machine sur laquelle l'algorithme s'exécute). La seconde quantité estimée est la quantité de mémoire nécessaire pour effectuer les calculs. Baser le calcul de la complexité d’un algorithme sur le temps ou la quantité effective de mémoire qu’un ordinateur particulier prend pour effectuer ledit algorithme ne permet pas de prendre en compte la structure interne de l’algorithme, ni la particularité de l’ordinateur : selon sa charge de travail, la vitesse de son processeur, la vitesse d’accès aux données, l’exécution de l’algorithme (qui peut faire intervenir le hasard) ou son organisation de la mémoire, le temps d’exécution et la quantité de mémoire ne seront pas les mêmes.

Il existe également un autre aspect de l'évaluation de l'efficacité d'un algorithme : les performances en moyenne de cet algorithme. Elle suppose d'avoir un modèle de la répartition des données de l'algorithme, tandis que la mise en œuvre des techniques d'analyse implique des méthodes assez fines de combinatoire et d'évaluation asymptotique, utilisant en particulier les séries génératrices et des méthodes avancées d'analyse complexe. L'ensemble de ces méthodes sont regroupées sous le nom de combinatoire analytique.

On trouvera dans l’article sur la théorie de la complexité des algorithmes d’autres évaluations de la complexité qui vont en général au-delà des valeurs proposées ci-dessus et qui répartissent les problèmes (plutôt que les algorithmes) en classes de complexité.

Quelques indications sur l’efficacité des algorithmes

Souvent, l’efficacité d’un algorithme n’est connue que de manière asymptotique, c’est-à-dire pour de grandes valeurs du paramètre n. Lorsque ce paramètre est suffisamment petit, un algorithme de complexité supérieure peut en pratique être plus efficace. Ainsi, pour trier un tableau de 30 lignes (c’est un paramètre de petite taille), il est inutile d’utiliser un algorithme évolué comme le Tri rapide (l’un des algorithmes de tri les plus efficaces en moyenne) : l’algorithme de tri le plus trivial sera suffisamment efficace.

Entre deux algorithmes dont la complexité est identique, on cherchera à utiliser celui dont l’occupation mémoire est la plus faible. L’analyse de la complexité algorithmique peut également servir à évaluer l’occupation mémoire d’un algorithme. Enfin, le choix d’un algorithme plutôt qu’un autre doit se faire en fonction des données que l’on s’attend à lui fournir en entrée. Ainsi, le Quicksort (ou tri rapide), lorsque l’on choisit le premier élément comme pivot, se comporte de façon désastreuse si on l’applique à une liste de valeurs déjà triée. Il n’est donc pas judicieux de l’utiliser si on prévoit que le programme recevra en entrée des listes déjà presque triées.

Un autre paramètre à prendre en compte est la localité de l’algorithme. Par exemple pour un système à mémoire virtuelle qui dispose de peu de mémoire (par rapport au nombre de données à traiter), le Tri rapide sera normalement plus efficace que le Tri par tas car le premier ne passe qu’une seule fois sur chaque élément de la mémoire tandis que le second accède à la mémoire de manière discontinue (ce qui augmente le risque de swapping).

Enfin, il existe certains algorithmes dont la complexité est dite amortie. Cela signifie que, pour certaines exécutions de l’algorithme (cas marginaux), la complexité de l’algorithme sera très supérieure au cas moyen. Bien sûr, on n’utilise la notion de complexité amortie que dans les cas où cette réaction est très marginale.

Les heuristiques

Pour certains problèmes, les algorithmes ont une complexité beaucoup trop grande pour obtenir un résultat en temps raisonnable, même si l’on pouvait utiliser une puissance de calcul phénoménale. On est donc amené à rechercher une solution la plus proche possible d’une solution optimale en procédant par essais successifs. Puisque toutes les combinaisons ne peuvent être essayées, certains choix stratégiques doivent être faits. Ces choix, généralement très dépendants du problème traité, constituent ce qu’on appelle une heuristique. Le but d’une heuristique n'est donc pas d'essayer toutes les combinaisons possibles afin de trouver celle répondant au problème, mais de trouver une solution approchée convenable (qui peut être exacte dans certains cas) dans un temps raisonnable. C’est ainsi que les programmes de jeu d’échecs, de jeu de go (pour ne citer que ceux-là) font appel de manière très fréquente à des heuristiques qui modélisent l’expérience d’un joueur. Certains logiciels antivirus se basent également sur des heuristiques pour reconnaître des virus informatiques non répertoriés dans leur base, en s’appuyant sur des ressemblances avec des virus connus.

Applications

 

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Langage de programmation.

Publié le 29 Octobre 2009 par CHOMOLANGMA


Un langage de programmation est un langage informatique, permettant à un être humain d'écrire un code source qui sera analysé par une machine, généralement un ordinateur. Le code source subit ensuite une transformation ou une évaluation dans une forme exploitable par la machine, ce qui permet d'obtenir un programme. Les langages permettent souvent de faire abstraction des mécanismes bas niveaux de la machine, de sorte que le code source représentant une solution puisse être rédigé et compris par un être humain.

L'activité de rédaction du code source d'un programme est nommée programmation. Elle consiste en la mise en œuvre de techniques d'écriture et de résolution d'algorithmes informatiques, lesquelles sont fondées sur les mathématiques. À ce titre, un langage de programmation se distingue du langage mathématique par sa visée opérationnelle (une fonction et par extension, un programme, doit retourner une valeur), de sorte qu'un « langage de programmation est toujours un compromis entre la puissance d'expression et la possibilité d'exécution.[1] »

Généralités

D'un point de vue mathématique, un langage de programmation est un langage formel. Ce langage formel est construit sur un alphabet : les symboles utilisés dans le langage. Dans cet alphabet on trouve plusieurs choses :

  • des mots-clé,
  • des caractères correspondant à des opérateurs (par exemple =,<,& ...),
  • des lettres et chiffres,
  • d'autres caractères (comme les accolades, les crochets, ;_ ...).

L'assemblage de ces symboles forment des mots du langage de programmation : des programmes. Pour qu'un mot appartienne au langage, il doit vérifier certaines contraintes. Ces contraintes peuvent être exprimées grâce à la théorie des langages dans une grammaire formelle : c'est la syntaxe du langage de programmation.

En associant une sémantique à un langage de programmation, on définit le comportement de la machine qui sera associé aux différentes construction du langage.

Suivant le langage utilisé, un programme peut être directement interprété à l'aide d'un interprète, ou doit être compilé vers un autre langage qui pourra être compris par la machine. Il existe deux types de compilation : la compilation vers un langage machine (ou natif), qui sera exécuté directement par le processeur, et la compilation vers un langage intermédiaire (ou bytecode), qui sera exécuté par une machine virtuelle.

D'un point de vue pratique, un langage de programmation permet l'écriture de programmes par un être humain. Le programmeur n'a pas besoin de connaître le langage machine, dit de bas niveau, pour écrire un programme. Le langage de programmation fournit donc une abstraction de haut niveau pour communiquer avec une machine.

Il existe des milliers de langages de programmation, la plupart d'entre eux étant réservés à des domaines spécialisés. Ils font l'objet de recherches constantes dans les universités et dans l'industrie.

Historique des langages de programmation

Particularités des langages de programmation

Les langages de programmation sont tous différents. Ils présentent des particularités, qui font qu'une solution exprimée dans un certain langage peut ressembler à une solution exprimée dans un autre langage. Si c'est le cas, on dit que les langages utilisent le même paradigme ou style. Deux programmes fournissant la solution au même problème, mais écrits avec des paradigmes différents, seront fondamentalement très différents.

Ci-après sont listés certaines caractéristiques courantes parmi les langages de programmation avec des exemples de langages présentant ces caractéristiques.

Toutefois de nombreux langages appartiennent simultanément à plusieurs catégories — ils sont dits « multi-paradigmes ». Par exemple, C++ permet la programmation impérative, orientée objet et la programmation générique (à base de classes et de fonctions paramétrées nommées templates). Common Lisp est à la fois impératif, fonctionnel, orienté objet — et son caractère « programmable » (un langage de programmation programmable…) lui permet d'intégrer d'autres « paradigmes » de programmation en son sein (par exemple : la programmation logique et la programmation par contraintes).

Langages impératifs
Article détaillé : Programmation impérative.

Les langages machines sont pour la plupart des langages impératifs. C'est pourquoi les premiers langages de programmation sont également impératifs : une instruction du langage correspond à un ensemble d'instructions du langage machine. Les structures de données et opérations sont plus complexes qu'au niveau de la machine, mais le paradigme suivi est le même.

Parmi les langages impératifs figurent COBOL, Fortran, Pascal ou encore le C.

Langages à objets
Article détaillé : Programmation orientée objet.

Les langages à objets répondent au besoin de concevoir des programmes complexes. L'objet est une structure élaborée qui permet de rassembler des données et des traitements. En se basant sur une méthode de conception à objet, et un langage de modélisation objet comme UML, on peut facilement transposer la conception dans une implantation avec un langage de programmation à objets.

Parmi les langages à objets sont généralement classés le C++ (une extension du langage C, permettant d'utiliser des objets, il n'est cependant pas purement un langage orienté objet), Python (très orienté objet, ce dernier ne respecte toutefois pas tous les principes de la programmation objet, comme l'encapsulation), Ruby. Ce dernier est un langage purement objet, c'est-à-dire que tout est objet, depuis les types de base, jusqu'à l'interprète ou les blocs d'instructions.

Langages fonctionnels [modifier]
Article détaillé : Programmation fonctionnelle.

Dans ce paradigme, l'opération de base n'est pas l'affectation contrairement aux langages impératifs, mais l'évaluation de fonctions. Ce paradigme est donc, entre autres, efficace pour modéliser des problèmes qui s'expriment par des valeurs de données, comme en mathématiques, et non pas des états qui changent au cours de l'exécution.

Certains langages fonctionnels, dit « purs », interdisent totalement les effets de bord, tels que la mutation des données. Dans ce cas là une variable est liée à une valeur non modifiable. D'autres, au contraire, intègrent des traits impératifs et des variables peuvent changer de valeur au cours de l'exécution.

On compte au nombre des langages fonctionnels :

Objective Caml 
langage fonctionnel et impératif,
Haskell 
langage fonctionnel pur à évaluation paresseuse,
Python 
propose certaines fonctionnalités du style fonctionnel, comme l'utilisation de fonctions lambda ou la compréhension de listes.
Langages déclaratifs
Article détaillé : Programmation déclarative.

Un langage déclaratif ne décrit pas comment est réalisée une opération, comme dans un langage impératif ; c'est au contraire le problème lui-même qui est décrit.

Figurent parmi les langages déclaratifs Oz, Prolog (pour PROgrammation LOGique), Mercury (en), basé sur Prolog, ou encore Clips.

Langages à pile

Ces langages ne manipulent que des piles de données. Les opérations sont effectuées sur les éléments du sommet d'une ou plusieurs piles.

Les langages Forth, Factor, PostScript, Joy, Cat ou RPL (HP 48) ressortent de cette catégorie.

Réflexivité
Article détaillé : Réflexivité (informatique).

On dit d'un langage de programmation qu'il est réflexif s'il permet, au moment de l'exécution, d'analyser, de modifier ou en général d'agir sur le fonctionnement interne du programme lui-même.

Le langage Smalltalk fut un précurseur dans le domaine de la réflexivité. Il a d'ailleurs fortement influencé bon nombre de langages réflexifs, tels que Io, Python, Ruby, Java ou Objective-C.

Concurrence
Article détaillé : Programmation concurrente.

La programmation concurrente consiste à découper un programme en plusieurs fils d'exécution distincts. La concurrence permet, entre autres, de simuler l'exécution de différentes tâches de façon simultanée. Par exemple, dans le cadre d'une interface graphique, elle permet d'effectuer des tâches en arrière plan sans pour autant bloquer l'affichage.

De plus la programmation concurrente permet parfois de tirer parti de ressources distribuées (multiples processeurs, cluster de machines, etc.), ou du système d'ordonnancement de processus du système d'exploitation.

Certains langages intègrent directement la concurrence dans leurs primitives. C'est le cas entre autres des langages Erlang et Concurrent ML. Plus souvent, pour les langages classiques, la concurrence est intégrée par l'intermédiaire de bibliothèques spécifiques. Ainsi, le langage C dispose entre autres de la bibliothèque des threads POSIX. De même, Java dispose d'une classe Thread dans ses bibliothèques standards.

Typage
Article détaillé : Typage.

Le typage est le fait d'attribuer un type aux éléments du code source comme par exemple des variables ou des fonctions. Un type est une catégorie d'objet mathématique ou sémantique, par exemple l'ensemble des entiers ou le type des fonction des listes vers les entiers.

Le genre de type que l'on trouve dans un langage de programmation dépend de sa sémantique (et donc de son paradigme). Par exemple, beaucoup de langages de programmation proposent la notion de variable. Une variable associe un nom à un "objet" et cet objet en question à un type.

Le typage peut être :

Explicite ou implicite 
On parle de typage explicite quand les types apparaissent explicitement dans le code source du programme, et de typage implicite quand ceux-ci n'apparaissent pas et sont déterminés par le compilateur ou l'interprète.
Fort ou faible 
Plus un typage est fort, plus les règles du langage sont strictes et interdisent dès la phase de compilation des manipulations entre données de types différents. On trouve souvent dans les langages typés faiblement la possibilité de faire du transtypage manuel (en anglais cast), ce qui permet de combler les lacunes du système automatique de typage.
Statique ou dynamique 
On parle de typage statique quand la vérification des types se fait dès la phase de compilation, et de typage dynamique lorsque celle-ci est faite durant l'exécution.

Par exemple, le typage du langage C est explicite, relativement fort (le compilateur peut générer des avertissements de typages, le transtypage manuel est permis, mais on peut effectuer n'importe quelle opération entre n'importe quels types sans transtypage), et statique. Le langage Objective Caml possède un typage implicite, fort et statique (son typeur est le fruit de nombreux travaux de recherche scientifique[2]).

Les langages fournissent parfois des mécanismes pour convertir une valeur d'un type en une valeur dans un autre type. Par exemple on peut convertir un entier en flottant sans aucune perte, par contre l'inverse n'est pas toujours possible. Il ne faut pas confondre la conversion avec le transtypage : le mécanisme de conversion transforme effectivement la donnée, par contre le transtypage se contente de modifier le type associé. Ce mécanisme peut être explicite ou implicite.

Exceptions
Article détaillé : Système de gestion d'exceptions.

Les exceptions sont des cas limites d'exécution du programme. Si elles sont détectées et gérées, le déroulement du programme est interrompu, et l'exception est traitée. Au contraire d'une erreur qui interrompt le programme de manière inappropriée, la gestion d'une exception permet d'interrompre proprement un programme, ou de repartir en corrigeant l'erreur.

La gestion des exceptions peut être différente selon les langages.

  • Elle peut être simplement inexistante (comme en C).
  • Elle peut offrir un simple signalement de l'exception (comme en C++ ou en Java).
  • Elle peut permettre des traitements plus complexes : par exemple la modification du programme par le programme lui-même (comme en Python) pour reprendre l'exécution "normalement".
Gestion de la mémoire

Les langages de programmation offrent plus ou moins de libertés au programmeur en ce qui concerne la gestion de la mémoire.

  • Certains langages la laissent entièrement sous le contrôle du développeur. Il doit alors gérer lui-même l'espace mémoire disponible, les allocations et libérations. C'est par exemple le cas en langage C.
  • Au contraire, tout peut être contrôlé par le compilateur ou par le moteur d'exécution. C'est le cas avec le langage Java : même s'il est possible de lui donner des directives, la machine virtuelle gère elle-même la mémoire, à l'aide d'un ramasse-miettes.
  • Certains langages proposent un système intermédiaire. En Objective-C par exemple, un système de plus haut niveau qu'en C est proposé pour gérer la mémoire. Il est cependant toujours possible de tout gérer soit-même. Il est également possible d'activer explicitement la gestion automatique de la mémoire.
Syntaxe

Outre les particularités sémantiques des langages, ils utilisent également des grammaires différentes, qui proposent cependant souvent des points communs. Les particularités syntaxiques ne sont souvent que des détails, qui ne changent pas les fonctionnalités proposées par les langages de programmation. Par exemple, dans Objective-C 2, il est possible d'utiliser les accesseurs avec deux syntaxes différentes :

  • object.message
  • ou [object message]

Le résultat est pourtant le même dans les deux cas.

Commentaires

Presque tous les langages de programmation permettent d'écrire des commentaires. Ce sont des parties du programmes qui n'apparaissent pas du tout dans le code produit à la compilation, ou qui ne sont pas interprétées. Les commentaires permettent de documenter le code source.

Par exemple :

  • En Bash, Python, Ruby (entre autres) : tout ce qui suit un # sur une ligne est un commentaire.
  • En C ou PL/SQL, tout ce qui est entre /* et */ est un commentaire.
  • En BASIC et dans les fichiers de commandes de Windows, la commande REM (ou ' qui est une abréviation - et le langage BASIC utilise beaucoup d'abréviations) est utilisée.
Indentation

L'indentation est l'utilisation d'espaces ou tabulations en début de ligne. Pour nombre de langages elle n'a pas d'incidence sur le fonctionnement du programme et ne sert qu'à rendre le code lisible. Pour certains, cependant, comme Python ou Haskell, l'indentation est significative, et même obligatoire. Par exemple, pour Python, l'indentation va servir à définir les sous-instructions d'une fonction, d'une classe ou encore d'un test conditionnel (instructions if, for, while...), alors que le langage C (ou Java) nécessite des accolades ouvrantes et fermantes { }.

Séparation des instructions

Pour distinguer une instruction de la suivante, il existe principalement deux approches :

  • soit la fin d'une instruction est marquée par un terminateur (un ; en C, Java, etc.) ;
  • soit il existe un séparateur d'instructions (un ; en Pascal, une fin de ligne en bash ou Python).

La nuance est importante, car en C la dernière instruction d'un bloc doit comprendre un ; (terminateur) alors qu'en Pascal, il est inutile, voire fautif, d'en mettre un (cela consiste à ajouter une instruction vide en fin de bloc). De même, le caractère ; peut-être utilisé en C comme instruction vide, ce qui n'aurait pas de sens en Pascal.

Les langages utilisant un terminateur sont réputés engendrer moins de fautes de syntaxe que ceux utilisant un séparateur.

Stratégie d'évaluation

Une stratégie d'évaluation est un ensemble de règles qui décrivent comment évaluer une expression dans un langage de programmation. En particulier, la stratégie d'évaluation définit à quel moment les arguments des fonctions et opérateurs sont évalués ou réduits.

On distingue essentiellement deux types de stratégies :

  • l'évaluation stricte. Dans cette stratégie les arguments des fonctions sont toujours évalués avant que la fonction ne soit appliquée.
  • l'évaluation paresseuse, ou évaluation retardée. Ici les arguments ne sont évalués que lorsque leur valeur est effectivement requise. Ce type d'évaluation est généralement utilisé dans les langages fonctionnels comme Haskell.

La plupart des langages ont un système d'évaluation stricte, et utilisent une forme d'évaluation paresseuse pour les expressions booléennes (évaluation court-circuit). Cependant, même si un langage a un système d'évaluation stricte, il est possible de simuler une évaluation paresseuse, ou d'utiliser des constructions spéciales. Par exemple Scheme fournit la fonction delay, qui retarde l'évaluation d'une expression, et force qui force l'évaluation.

Utilisations des langages de programmation

Dans cette section nous verrons que l'ont peut classer les langages de programmation, non pas en fonction des caractéristiques du langage formel utilisé, mais en fonction de leur utilisation. En effet, beaucoup de langages sont utilisés presque exclusivement dans un domaine particulier.

Langages de définition de données

Un langage de définition de données ne permet pas d'effectuer de traitement. Comme son nom l'indique, un langage de ce type permet de décrire des types abstraits de données (par exemple des listes, tuples, arbres …), et des instances de ces types de données. Par exemple, XML est un langage textuel permettant la représentation de données ayant une structure arborescente.

Langages de requête
Article détaillé : Langage de requête.


Les langages de requêtes sont destinés à interroger et à manipuler les bases de données. Par exemple SQL (pour Structured Query Language) est un langage de requête utilisé par un grand nombre de systèmes de gestion de bases de données tels que Oracle ou SQL Server.

Langages pour pages Web dynamiques
Voir la catégorie : Langage pour pages Web dynamiques.

Ce type de langages est utilisé pour dynamiser l'interaction entre un client et un serveur.

Du côté du serveur Web, cela permet de produire des pages au contenu dynamique, c'est à dire généré à chaque affichage voire modifié à la volée. Ces langages sont par ailleurs souvent couplés avec un langage pour communiquer avec des bases de données.

Côté client (en général le navigateur), les différents langages sont focalisés sur l'amélioration de l'interactivité de la page pour l'utilisateur. Par exemple, du code JavaScript peut être intégré directement au sein d'une page Web pour en modifier dynamiquement le contenu du côté client.

Par ailleurs, certains langages permettent de développer à la fois les aspects client et serveur. C'est le cas d'Ocsigen et de Hop.

Langages de programmation théorique
Voir la catégorie : Langage de programmation théorique.

On désigne parfois par langages de programmation théoriques les systèmes formels utilisés pour décrire de façon théorique le fonctionnement des ordinateurs. Ils ne servent donc pas à proprement parler à développer des applications pour ordinateurs, mais plutôt à représenter des modèles, pour ensuite démontrer certaines de leurs propriétés.

Parmi les plus anciens de ces formalismes, on peut citer la machine de Turing et le λ-calcul de Church, qui datent tous les deux des années 1930, et sont donc antérieurs à l'invention de l'ordinateur. Le λ-calcul a par la suite servi de base théorique à la famille des langages de programmation fonctionnelle.

Plus récemment, dans les années 1980, Robin Milner a mis au point le π-calcul pour modéliser les systèmes concurrents.

Pour rendre la programmation plus difficile
Article détaillé : Langage de programmation exotique.
Langages spécialisés
  • ABEL, langage pour la programmation électronique des PLD
  • CDuce, langage fonctionnel d'ordre supérieur pour la manipulation de documents au format XML.
  • Forme de Backus-Naur (BNF), formalisation des langages de programmation
  • PROMELA, langage de spécification de systèmes asynchrones
  • VRML, description de scènes en trois dimensions
Langages synchrones

Langages de programmation synchrones pour les systèmes réactifs

Langages à vocation pédagogique
Langages pour l'électronique numérique
  • Verilog, autre langage de description matérielle et de simulation, plus populaire aux États-Unis
  • VHDL, langage de description matérielle, permettant de synthétiser de l'électronique numérique (descriptions de portes logiques) et d'en simuler le fonctionnement
  • SystemC, langage de description matérielle de plus haut niveau que les précédents et permettant une simulation plus rapide
Langages pour la statistique
  • R, langage pour l'outil de statistiques du même nom
  • xLispStat, langage pour l'outil de statistiques du même nom
Langages de programmation de Commande Numérique (C.N.)
Article détaillé : Programmation de commande numérique.

Une machine-outil automatisée, ou Commande Numérique (C.N.), a besoin d'un langage de programmation pour réaliser les opérations de tournage, ou de fraisage

Langages de programmation des automates programmables industriels (API)

 

 

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