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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

John Adams (président des États-Unis) (2 & fin).

Publié le 26 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

 

Présidence
1797

4 mars : investiture de John Adams en tant que deuxième président des États-Unis.

1798

25 juin : Vote de la loi autorisant le président à déporter les étrangers déclarés dangereux.

11 juillet : Adams signe la loi créant le United States Marine Corps, les troupes de débarquement de la Marine américaine.

14 juillet : Vote de la loi interdisant d'écrire, de publier ou de proférer des propos faux ou injurieux à l'égard du président ou du gouvernement.

1800

1er novembre : Adams et sa femme s'installent à Washington dans le palais présidentiel qui ne prendra le nom de « Maison Blanche » que bien plus tard. Ils résidaient auparavant dans la President's House, la demeure présidentielle à Philadelphie, jusqu'à alors capitale des États-Unis.

Politique étrangère

En raison de l'aide apportée par la France pendant la guerre d'Indépendance des États-Unis ces derniers devaient soutenir la France en cas de conflit avec la Grande-Bretagne (traité de Paris). Le 24 décembre 1796, Victor Hugues, gouverneur de la Guadeloupe pour le compte de la France, prend un arrêté contre les navires américains. Cet arrêté était motivé par le fait que certains Américains, moyennant dédommagement pécuniaire, permettaient aux Britanniques, en guerre avec la France, d'utiliser le pavillon américain pour aborder les îles françaises des Antilles. Cet arrêté autorise les corsaires guadeloupéens à attaquer les navires américains.

Les corsaires guadeloupéens, ex-esclaves récemment libérés par l'abolition du 16 pluviôse an II, venaient de libérer l'archipel guadeloupéen et Sainte Lucie de la présence britannique.

Le 2 mars 1797, le Directoire autorise à son tour les navires français à attaquer les bateaux américains.

Contre les agressions de ces corsaires, le 7 juillet 1798, le Congrès des États-Unis vote une loi qui délie les États-Unis de leurs obligations à l'égard de la France. De plus, John Adams est amené à créer une première marine de guerre américaine, et à rendre permanent le corps des marines, déjà apparu pendant la guerre d'indépendance.

Cet épisode, connu sous le nom de « Quasi-guerre », a vu des batailles navales entre la France (Guadeloupe essentiellement) et les États-Unis (qui estimèrent leurs pertes en navires et cargaisons pour une valeur de 20 millions de francs de l'époque). Napoléon met fin à cet état de guerre par la convention de Morte Fontaine, le 2 octobre 1800.

Le président américain John Adams était fortement incité par les faucons de Washington à déclarer officiellement la guerre à la France, ce qu'il a toujours refusé de faire avec un sang-froid exceptionnel.

Politique intérieure

Le mandat d’Adams est marqué par le passage de la loi sur les « étrangers et la sédition » qui va apporter le discrédit sur son parti. Cette loi est une conséquence de la politique étrangère des États-Unis qui, à cette époque, sont pris dans le tourbillon des complications européennes et Adams, au lieu de participer aux joutes, s’occupe d’affermir la paix avec la France contre l’avis d’Hamilton et de ses amis.

Politique partisane

Étant le deuxième président, Adams est amené, comme Washington, à créer des précédents. Il essaye d'avoir un gouvernement apolitique et n'aboutit qu'à donner le contrôle du Parti fédéraliste à Alexander Hamilton et celui du parti démocrate-républicain à Thomas Jefferson, qui est d'ailleurs son rival et vice-président, car à cette époque les règles électorales donnent les deux postes aux hommes qui ont obtenu le plus grand nombre de voix. De plus, des querelles internes éclatent et Adams et Hamilton ne s’entendent plus, des membres de son cabinet allant jusqu’à chercher leurs ordres auprès du second.

En 1800, Adams est de nouveau le candidat du parti fédéraliste aux élections, mais l’absence de confiance au sein de son propre parti et le sentiment populaire opposé aux lois « étrangers et sédition » entraînent la victoire de son concurrent Thomas Jefferson.

Retraite

Après sa défaite à l'élection de 1800, Adams se retire dans son État natal, le Massachusetts, où il décéda le 4  juillet 1826. Le hasard voulut qu'il décède exactement 50 ans après la signature de la Déclaration d'Indépendance. Thomas Jefferson, qui était le père de la déclaration, s'éteint le même jour, quelques heures avant son ami. Les derniers mots de Jefferson auraient été « Sommes-nous déjà le 4 ? » ; ceux de John adams : « Thomas Jefferson vit-il toujours ? »[8].

Anecdotes

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John Adams
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Adams n’est pas un meneur d’hommes mais un juriste et c’est plutôt en tant que constitutionnaliste qu’il a participé aux évènements de la guerre d'indépendance.

Adams est le premier vice-président qui devient président.

Le 25 octobre 1764, il épouse Abigail Smith, la fille d’un pasteur. C’est une femme douée et ses lettres, écrites en excellent anglais, sont d’un grand intérêt pour les personnes qui étudient cette période. Leur fils ainé John Quincy Adams, deviendra lui aussi président.

Adams meurt le jour anniversaire de la déclaration d'indépendance et, coïncidence, le même jour que Thomas Jefferson, son ami et rival politique. La nouvelle ne lui étant pas parvenue, ses derniers mots seront : « Jefferson est toujours en vie »[réf. nécessaire]

Citations

« Le gouvernement des États-Unis n'est en aucune manière fondé sur la religion chrétienne ; il n'a aucune inimitié envers la loi, la religion ou la tranquillité des musulmans.[9]. »

Bibliographie

Œuvres de John Adams en français
  • John Adams,Écrits politiques et philosophiques
    (choix de textes, introduction, traduction et notes de Jean-Paul Goffinon), Presses universitaires de Caen, 2 vol., 2004.

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commentaires

John Adams (président des États-Unis) (1).

Publié le 26 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

 


2e président des États-Unis d'Amérique
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Actuellement en fonction
Mandat
4 mars 1797 - 4 mars 1801
Depuis le 4 mars 1797
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Élu(e) le 1796
Parti politique Parti fédéraliste
Vice-président Thomas Jefferson
Prédécesseur George Washington
Successeur Thomas Jefferson
Élu(e) le {{{élection2}}}
 
Élu(e) le {{{élection3}}}
 
Élu(e) le {{{élection4}}}

Autres fonctions
1er Vice-président des États-Unis
Mandat
21 avril 1789 - 4 mars 1797
Président George Washington
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Conseil
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Prédécesseur Aucun
Successeur Thomas Jefferson

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Biographie
Nom de naissance {{{nom naissance}}}
Naissance 30 octobre 1735
  États-Unis d'Amérique Quincy, Massachusetts
Décès 4 juillet 1826
  États-Unis d'Amérique Quincy, Massachusetts
Nature du décès {{{nature}}}
Nationalité Américaine
Conjoint(s) Abigail Adams
Enfant(s) Abigail “Nabby”, John Quincy, Susanna, Charles, Thomas et Elizabeth Adams
Diplômé Harvard College
Profession Juriste
Occupations {{{occupation}}}
Résidence(s) {{{résidence}}}
Religion Unitarisme
Signature John Adams Sig 2.svg

Seal Of The President Of The Unites States Of America.svg
Présidents des États-Unis d'Amérique
Vice-présidents des États-Unis d'Amérique

John Adams (30 octobre 1735 - 4 juillet 1826) fut le premier vice-président des États-Unis (1789-1797), puis le deuxième président des États-Unis d'Amérique (1797-1801). Il est considéré comme l'un des Pères fondateurs des États-Unis.

John Adams joua un rôle important dans la Révolution américaine d’abord dans le Massachusetts, sa région d'origine, puis comme représentant du Congrès continental en Europe. Il obtint notamment des fonds de la part des marchés monétaires d’Amsterdam afin de financer les dépenses liées à la guerre d'indépendance américaine. Il fut l’un des principaux artisans de la paix (traité de Paris (1783)) avec la Grande-Bretagne. Son prestige lui permit d’être élu vice-président aux côtés de George Washington à deux reprises, puis de devenir président de la jeune nation. Durant son mandat présidentiel, il dut faire face aux oppositions qui agitaient sa famille politique, le Parti fédéraliste, en particulier de la part d’une faction menée par Alexander Hamilton. Il tenta de rendre la fonction de président apolitique mais se trouva confronté aux critiques des deux partis politiques de l'époque. Il essaya de sauvegarder la neutralité des États-Unis dans les conflits entre les puissances européennes pendant la crise de la Quasi-guerre (1798-1800). John Adams fut le premier président ayant résidé à la Maison Blanche achevée en 1800 à Washington (District de Columbia).

Battu par Thomas Jefferson à l'élection présidentielle américaine de 1800 alors qu'il se présentait pour un deuxième mandat, il prit sa retraite auprès de son épouse dans son État natal. La correspondance qu'il a entretenue avec elle pendant sa présidence montre qu'il était en même temps l'ami et le rival de Thomas Jefferson. John Adams est à l’origine d’une importante lignée d’hommes politiques, d’historiens et de diplomates. L’historiographie récente a tenté de réhabiliter son bilan politique.

Biographie

John Adams naît le 30 octobre 1735 à Braintree, qui devint en 1792 Quincy dans le Massachusetts. Son lieu de naissance fait aujourd’hui partie de l’Adams National Historical Park. Son père, John Adams (1690-1761) est un fermier et un diacre descendant d’Henry Adams, un Anglais venu s’installer en Amérique du Nord vers 1636. Sa mère, Susanna Boylston Adams[1], appartient à l’une des plus grandes familles de la colonie du Massachusetts, les Boylstons de Brookline. John Adams est l’aîné de trois fils.

Il entre à l’université d’Harvard en 1751 à l’âge de 16 ans. Son père souhaite que son fils devienne pasteur. Il obtient son diplôme en 1755 et débute dans l'enseignement tout en étudiant le droit à l’étude de James Putnam, l’un des avocats les plus réputés de Worcester. En 1758, il est admis au barreau. Depuis son plus jeune âge John Adams a pris l’habitude de tenir un journal dans lequel il consigne ses commentaires sur les évènements dans la colonie : ainsi, en 1761, il rapporte le discours de James Otis prononcé à la cour supérieure du Massachusetts sur la légalité des Writ of Assistance. Les arguments d’Otis provoquent l’engagement de John Adams pour la cause révolutionnaire américaine[2].

En 1764, John Adams épouse Abigail Smith (1744–1818), la fille du Révérend William Smith, à Weymouth. Le couple eut plusieurs enfants : Abigail (1765-1813) ; le futur président américain John Quincy Adams (1767-1848) ; Susanna (1768–1770); Charles (1770-1800); Thomas Boylston (1772-1832); et une morte-né Elizabeth (1775).

Engagement politique

John Adams eut un rôle important dans les évènements qui précédèrent la Révolution américaine, comme avocat constitutionnaliste. Sa bonne connaissance du droit en fait un personnage clé de la révolte. Il est partisan du régime républicain et analyse des exemples historiques[3]. Il écrit plusieurs essais, mémoires juridiques et résolutions contre la taxation et la régulation britannique.

En août 1765, il contribue anonymement à plusieurs articles qui paraissent dans la Boston Gazette et développe l’idée que l’opposition au Stamp Act (1765) est directement liée au protestantisme puritain apporté en Nouvelle-Angleterre au XVIIe siècle. Il affirme que les nouvelles taxes doivent être levées avec le consentement du peuple ; il affirme également le droit d’être jugé par ses pairs. Il écrit les Braintree Instructions dans lesquelles il défend les droits et les libertés des colons. En décembre 1765, il prononce un discours devant le gouverneur et le conseil de la colonie dans lequel il déclare le Stamp Act invalide, faute de représentation des colons américains au Parlement britannique[4].

En 1768, il s’établit à Boston et deux ans plus tard, le 5 mars 1770, il fait preuve de courage moral en défendant l’officier et les sept soldats britanniques accusés de la mort de cinq colons pendant le « Massacre de Boston ». Sa conduite courageuse et patriotique lui permet d’être élu député du Massachusetts à l'assemblée de la colonie[5].

Il est membre du Congrès continental de 1774 à 1778. En 1775, il soutient l’union des colonies et approuve la nomination de George Washington en tant que chef d’état major de l'Armée continentale. Son influence au Congrès est importante et, presque dès le départ, il soutient la séparation entre les colonies et la Grande-Bretagne. En 1775 le Congrès crée la première d’une série de commissions aux affaires navales[6],[7]. Adams est l’ardent défenseur de la marine américaine dont il est souvent considéré comme le père.

 

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La Commission des Cinq remet la Déclaration d'indépendance au Congrès (tableau de John Trumbull). John Adams est l'homme qui se tient au centre du tableau, la main sur la hanche.
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En 1776, il publie un pamphlet intitulé Thoughts on Government qui inspira plusieurs constitutions des états. La même année, il approuve la fameuse résolution introduite par Richard Henry Lee sur le droit des colonies à être libres et indépendantes et il est nommé le 11 juin, ainsi que Thomas Jefferson, Benjamin Franklin, Livingston et Sherman, au Comité de rédaction de la Déclaration d'indépendance américaine. En réalité, c'est Thomas Jefferson qui rédigea l'essentiel du texte, même si John Adams occupa une place importante dans les débats autour de son adoption.

En 1777, John Adams est nommé Ministre plénipotentiaire pour négocier un traité de paix et de commerce avec la Grande-Bretagne. Contrairement à ses instructions il traite directement avec les représentants britanniques sans en référer au gouvernement français allié. Il cherche particulièrement à obtenir des droits de pêche sur les côtes anglo-américaines. Compte tenu du climat politique favorable il obtient des conditions particulièrement intéressantes. Il est envoyé aux Pays-Bas où il obtient la reconnaissance des États-Unis en tant que gouvernement indépendant et il négocie le traité de paix et de commerce qui suit celui signé en 1778 avec la France.

 

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John Adams.
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En 1785, il est nommé ambassadeur auprès de la Grande-Bretagne. Présenté au roi George III qui dit comprendre sa méfiance envers le gouvernement français il lui répond : « Je dois affirmer à votre majesté que ma seule loyauté est envers mon propre pays », une phrase qui a dû particulièrement irriter le souverain. Il publie un livre sur la Constitution des États-Unis où il attaque les idées de ceux qui défendent les gouvernements centraux. Toutefois il n’est pas particulièrement apprécié de ses concitoyens en raison de ses idées sur « les riches, les bien-nés et les capables » qui doivent recevoir une place à part dans les assemblées nationales. C'est probablement la raison pour laquelle il ne reçoit qu'une partie des voix des grands électeurs lors de la première élection présidentielle, en 1788, où il est élu à la vice-présidence (George Washington est élu président) et il prend ses fonctions le 21 avril 1789. Les deux hommes sont réélus dans les mêmes fonctions en 1792.

George Washington refuse de se présenter pour un troisième mandat et, le 3 novembre 1796, Adams est élu président face à Thomas Jefferson, qui devient son vice-président.

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Sépulture mégalithique.

Publié le 25 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

Sépulture mégalithique

 

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Les sépultures mégalithiques désignent les sépultures du Néolithique marquées par des constructions monumentales de différents types. À l'origine, (au XIXe siècle) on désignait par sépulture mégalithique des tombes dont l'architecture était basée sur l'empilement de blocs de grandes dimensions, ne pouvant pas être déplacé facilement par un ou deux individus.

Ces blocs de roches sont disposés selon deux orientations principales, soit verticalement, il s'agit alors d'orthostats, soit horizontalement, et l'on parle alors de dalles (dallage ou toiture).

Très rapidement, notamment à la suite des premières fouilles des grandes structures funéraires carnacéennes (de Carnac en France), il est apparu que les sépultures mégalithiques étaient en général recouverte d'un monticule de pierres et/ou de terre, plus ou moins organisé, appelé cairn ou tumulus.

Par extension, on désigne par sépulture mégalithique l'ensemble des édifices de grande taille, donc monumentaux, construits en pierre au néolithique, ayant servi de sépulture collective ou individuelle, sans pour autant que la structure interne soit constituée des blocs mégalithiques.

Ces sépultures soulèvent différentes interrogations, à savoir l'organisation sociale nécessaire à l'édification de ce type de sépultures, la conception de l'espace funéraire et le rapport au divin ou à la place de l'homme dans son environnement, ainsi que le traitement du corps.

La conception de l'espace funéraire


Typologie mégalithique 


Le traitement du corps 


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Palais Castelli.

Publié le 24 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Histoire de l'Art-Architecture et urbanisme

Palais Castelli
Palais Castelli
Présentation
Nom local Palazzo Castelli
Période ou style néoclassique
Type Palais
Architecte Andrea Tirali
Date de construction XVIIe siècle
Destination actuelle privé
Géographie
Pays Drapeau d'Italie Italie
Région Vénétie
Sestiere Cannaregio
Adresse N.A. 6091
corte dei Miracoli
Localité Venise
Coordonnées 45° 26′ 20″ Nord
       12° 20′ 21″ Est
  

Géolocalisation sur la carte : Italie

(Voir situation sur carte : Italie)
Palais Castelli

 

 

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Le Palais Castelli ou Palazzo Castelli est un palais de Venise, sur le Rio de Santa Marina dans le sestiere de Cannaregio (N.A. 6091).

Historique 

 

 

Selon les registres de noblesse, les Castelli furent proche des Van Axel, vivant dans le voisinage.

Description 


Le palais néo-classique est simple et des pignons triangulaires se trouvent au-dessus des fenêtres de l'étage noble. Sa façade donne sur le rio di Santa Marina. La mezzanine continue avec un petit serliana et transenna au-dessus d'un portail dorique bas.

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Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde.

Publié le 23 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

Tableau synoptique des principales cultures préhistoriques du Vieux Monde

 

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Principales cultures préhistoriques du Vieux Monde
Période Europe occidentale Europe centrale
et orientale
Afrique du Nord,
occidentale et Sahara
Afrique centrale,
du sud et de l'est
Moyen-Orient Inde et
Asie Centrale
Extrême-Orient
Après l'an 1000



Moyen Âge Âge du fer du bassin
tchadien
1000


Début du Moyen Âge

Fin de l'Antiquité
Âge du fer


Âge du fer au Niger
Âge du fer au Kenya, Ouganda
Tanzanie, Zambie, Rhodésie
Empire Romain
-1



Âge du fer
Empire Romain
Âge du fer : Culture de Wielbark, Culture de Tcherniakov Nigeria, Grands Lacs
Basse époque égyptienne
Premiers cultivateurs
de la forêt équatoriale
Empire d' Alexandre
Empire perse
Phéniciens
Empire mauryen (Inde)
Scythes des steppes
Âge du fer en Inde

Âge du fer chinois
période Chou
1000 av. J.-C.




Âge du bronze

Campaniforme
Âge du bronze
Mycènes
Âge du cuivre au Niger
Nouvel Empire égyptien

développement de l'agriculture
en Afrique de l'Est


Hittites
Assyriens
développement du
pastoralisme en Inde
villes en Bactriane
Âge du bronze chinois
dynastie Shang
2000 av. J.-C.





Chalcolithique
groupes à céramique cordée


domestication du cheval
Néolithique de Tichitt
Ancien Empire égyptien
Tenereen

Empire d'Akkad
royaume de Sumer
civilisation de l'Indus

écriture
Néolithique chinois
de Long-Shan
3000 av. J.-C.




Chasséen
villages à enceintes

premiers mégalithes


Chalcolithique
d'Europe centrale

Période thinite en Égypte
Début de l'art des chasseurs-cueilleurs
d'Afrique du Sud
Âge du bronze
4000 av. J.-C.







Néolithique ancien

Néolithique danubien

Néolithique
méditerranéen
Période prédynastique égyptienne

Chalcolithique
métallurgie du cuivre


Néolithique
d'Iran
Néolithique
de Yang-Shao
culture du riz (?)
5000 av. J.-C.




cardial
(agriculture, élevage, poterie)

Cultures
tardenoïdes


agriculture, élevage (porcs, bœufs, ovins)
Néolithique saharo-soudanais

agriculture irriguée


et du Caucase

irrigation
culture du millet
élevage du porc
6000 av. J.-C.







cultures sauveterroïdes
(collecte de légumineuses)
en Grèce
et Méditerranée de l'Est



céramique
Néolithique à céramique
élevage
d'ovicaprins
fin du précéramique B
précéramiques d'Iran
d'Afghanistan et du
Balouchistan
Néolithique de la Civilisation chinoise du Nord

7000 av. J.-C.







culture des
pointes à dos
Wiltonien Précéramique B
(blé, orge)
Néolithique
Précéramique A
chasseurs-cueilleurs
du Jomon ancien (Japon)
8000 av. J.-C.





Azilien

et cultures Asiloïdes
Capsien Hoabinhien d'Asie du Sud-Est
9000 av. J.-C.







Tardigravettien
Tardigravettien complexe
des plaines (Mezine
Kostienki)

Magosien


Natoufien


Khandivili

10 000 av. J.-C.




MagdalénienBaton Lartet MHNT PRE .2010.0.1.2 Seul noir.jpg


SolutréenBiface feuille de laurier.JPG
Épigravettien



Épigravettien

Ibéromaurusien

Sébilien
Lupembien



Kébarien
Athlitien

céramique préjomon (Japon)
20 000 av. J.-C.

Venus of Brassempouy.jpg30px
Gravettien
Aurignacien (art)

Pavlovien
Venus of Willendorf frontview.jpg
Aurignacien (art)


Aurignacien (art)
30 000 av. J.-C.




Aurignacien
Pointes de chatelperron.jpg
Châtelperronien
Uluzzien


Szélétien



Atérien


Stillbayen
Émiréen





culture de l'Angara


Sen-Doki
40 000 av. J.-C.




Amoudien


50 000 av. J.-C.



Moustériens
(premières sépultures)

Nucleus et eclat levallois.jpg

Moustériens




Moustériens



Fauresmithien


Jabroudien

Moustérien




Soanien



Culture de
Ngandong
80 000 av. J.-C.





Biface Micoquien MHNT PRE .2009.0.193.1 (3).jpg
Micoquien



Micoquien
Middle Stone Age





Culture de
l'Ordos

100 000






Acheuléen supérieur




Acheuléen supérieur



Sangoen






Acheuléen

Soanien


Culture de Fen
200 000







Tayacien




Acheuléen




Acheuléen





Acheuléen
300 000





Acheuléen moyen



Clactonien

Acheuléen moyen







Pré-Soanien
500 000




Acheuléen inférieur
Biface de St Acheul MHNT.jpg


Industries à galets aménagés
Acheuléen inférieur




Industries à galets aménagés




Acheuléen inférieur
Padjitanien




1 000 000




Industries à galets aménagés
Pierre taillée Melka Kunture Éthiopie fond.jpg

Industries à galets aménagés






Industries à galets aménagés


Acheuléen inférieur


Oldowayen


Industries à galets aménagés


2 000 000




Période Europe occidentale Europe centrale
et orientale
Afrique du Nord,
occidentale et Sahara
Afrique centrale,
du sud et de l'est
Moyen-Orient Inde et
Asie Centrale
Extrême-Orient

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commentaires

Tardiglaciaire

Publié le 22 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

Tardiglaciaire
Enregistrement des variations de températures pour les 40 000 dernières années (d'après les variations du taux de l'isotope 18O de l'oxygène : plus le δ18O est bas et plus les températures moyennes globales sont froides). Les résultats sont issus de carottages dans les glaces du Groenland, du lac Vostok et de données du Projet EPICA
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En paléoclimatologie, le terme Tardiglaciaire désigne la dernière phase du Pléistocène, précédant l'époque actuelle de l'Holocène. Le Tardiglaciaire correspond à l'ultime subdivision de la dernière glaciation (glaciation de Würm dans les Alpes), durant laquelle le climat se réchauffe globalement même s'il est marqué par des oscillations froides. Il précède la période interglaciaire actuelle (on parle encore de postglaciaire), globalement chaude, qu'est l'Holocène.

Les limites chronologiques du Tardiglaciaire varient selon les auteurs mais la plupart considèrent qu'il dure de la fin du dernier maximum glaciaire (vers environ 18 000 ans BP) à la dernière oscillation froide appelée Dryas récent (vers 11 650 ans BP calibré soit vers 9700 ans av. J.-C.).



Un phénomène global 


L'illustration ci-dessus représente les variations des températures globales moyennes pour les 40 000 dernières années, reconstituées à partir du taux de l'isotope 18O de l'oxygène présent dans des carottes de glaces prélevées au Groenland et en Antarctique. Pour toutes les courbes, une élévation des températures est perceptible à partir de 18 000 BP environ jusqu'à 10 000 BP environ. Le Tardiglaciaire correspond à cette phase de lent radoucissement global, marquée par d'importantes fluctuations relativement brusques.

Des variations régionales 


En Europe et Atlantique Nord 


Le Tardiglaciaire est une période de radoucissement lent entrecoupé de coup de froid se traduisant par des dents de scie sur la courbe générale. L'importance et la durée de ces fluctuations dépend de l'hémisphère et de la région considérée. En Europe, l'étude des palynozones alpines a permis d'identifier cinq sous-périodes ou chronozones1,2:

  • Dryas ancien ou Dryas I (15000 à 13000 BP?);
  • Bölling ou Bølling (13000 à 12000 BP);
  • Dryas moyen ou Dryas II (12000 à 11800 BP);
  • Alleröd ou Allerød(11800 à 11000 BP) ;
  • Dryas récent ou Dryas III (12900 à 11500 BP calibré3, soit 11000 à 10000 BP non calibré4, ou encore 11000 à 9500 av. J.C5.): chute brutal des températures, recul des forêt (pins sylvestres, bouleaux) et retour de la steppe.

La courbe rouge de l'illustration ci-dessus correspond à la zone du Groenland : elle montre une brusque montée de température vers 14 500 BP correspondant aux épisodes chauds de Bølling-Allerød avant une chute brusque vers 12 500 BP (Dryas récent). Une explication avancée pour ce phénomène, circonscrit à l'Atlantique nord et à l'Europe, est que la fonte de l'inlandsis européen permet alors aux courants océaniques chauds de l'Atlantique nord (Gulf stream) de remonter jusqu'à l'Islande, le réchauffement atteint alors un taux moyen de 4°C par siècle et le niveau marin remonte de 28 m. C’est le Bølling. Ce brusque réchauffement favorise la fonte des glaciers du Groenland, libérant par conséquent de grandes quantités d'eau douce dans l'océan et stoppant temporairement la remontée des courants chauds marins. La température rechute alors, c'est le Dryas récent6. Finalement, les courants s'estompent laissant les courants marins et la température remonter de manière définitive. La période tardiglaciaire s'achève alors et l'on rentre dans le postglaciaire (Holocène) dont la première chronozone en Europe est appelée Préboréal.

En Amérique du Nord 


Dans les régions internes du continent nord-américain, le Tardiglaciaire est marqué par une crise pluviale entraînant la formation de lacs temporaires tels que le lac Bonneville, à l'emplacement du Grand Lac Salé.

En Afrique


La période correspond à une aridité accrue du continent, plus marquée qu'aujourd'hui7: les déserts tel que le Sahara étaient alors plus étendus et les forêts tropicales se réduisaient à quelques îlots le long du golfe de Guinée et en Afrique centrale8. Ainsi on note une lacune sédimentaire dans les occupations humaines d'Afrique de l'Ouest (Sahel) entre 25 000 ans et 11 000 ans BP, ce qui tendrait à démontrer que les hommes de l'époque auraient désertés cette zone pour des régions plus méridionales près des îlots forestiers subsistants9. Toutefois à la fin de la période vers 15 000 ans BP, une transition climatique marquée par une forte instabilité s'installe, avant de laisser place à une phase humide au début de l'Holocène, favorable à l'extension géographique de la végétation et de l'Homme10.

Corrélation avec les cultures préhistoriques


D'un point de vue archéologique, le Tardiglaciaire correspond en Europe occidentale au Magdalénien et à l'Épipaléolithique. Le réchauffement lent et la fonte des glaces permettent aux groupes magdaléniens occupant le Sud-Ouest de la France de migrer vers les territoires autrefois recouverts par la glace, que ce soit vers le Nord (Belgique, Allemagne, petite Pologne) ou vers les hautes altitudes (Pyrénées, arc alpin).

C'est durant le Tardiglaciaire qu'a lieu la première domestication d'une espèce animale par l'homme, celle du chien.

 

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Avant le présent

Publié le 21 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

Avant le présent
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L'expression « avant le présent » (en anglais, Before Present : BP) est utilisée en archéologie pour désigner les âges exprimés en nombre d'années comptées vers le passé à partir de l'année 1950 du calendrier grégorien. Cette date a été fixée arbitrairement comme année de référence et correspond aux premiers essais de datation au carbone 14.

La mention « avant le présent » ou « BP » s'applique généralement aux dates obtenues par des méthodes de datation absolue, comme les dates carbone 141 mais aussi aux dates obtenues par d'autres méthodes (thermoluminescence, uranium-thorium, etc.) pour des périodes plus anciennes (Paléolithique inférieur et moyen).

Pour les périodes très anciennes, voire pour les périodes géologiques antérieures à l'apparition de l'homme, la mention BP est généralement sous-entendue : en effet, la différence de 1950 ans entre un âge BP et un âge avant J.-C. n'est pas significative par rapport aux marges d'erreurs obtenues pour les périodes en question.

Pour les périodes récentes de la Préhistoire (Épipaléolithique, Mésolithique, Néolithique) et pour les périodes historiques, il est possible de corriger les imprécisions des dates obtenues par la méthode du carbone 14, de les « calibrer ».

Calibrations 


Les résultats bruts des datations par la méthode du carbone 14 sont exprimés en années BP. Ces résultats ne tiennent pas compte des fluctuations du taux de radiocarbone dans l'atmosphère au cours du temps. La prise en considération des résultats obtenus par d'autres méthodes telles que la dendrochronologie a permis d'établir des courbes de calibration permettant de corriger les résultats bruts et de les transformer en dates calendaires, exprimées alors généralement en nombre d'années avant J.-C. (cal BC), plus rarement en « années BP calibrées » (cal BP).

La correction n'est pas linéaire : il ne suffit pas de retrancher 1950 années pour passer d'un âge BP à un âge avant J.-C. Il existe différents logiciels accessibles sur Internet pour réaliser les calculs de calibration2,3. À titre d'exemple, un résultat brut de 16500 ± 300 ans BP correspond d'après online-calpal à un âge compris à 68 % de probabilités dans l'intervalle 19348 - 20201 cal BP, soit 17825 ± 426 ans cal BC.

 

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Charles de Valori.

Publié le 21 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque moderne (du XVIe au XIXe siècle)

Charles de Valori
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Charles, comte de Valori
Charles de Valori, gravure de Le Rouge
Charles de Valori, gravure de Le Rouge

Naissance 5 août 1658
Paris
Décès 3 juillet 1734 (à 75 ans)
Le Quesnoy
Grade Lieutenant général
Années de service 1674 - 1734
Conflits Guerre de Hollande
G. de Succession d'Espagne
Commandement Places fortes de Picardie et de Flandre
Distinctions Grand-Croix de Saint-Louis
Autres fonctions Ingénieur militaire
Gouverneur du Quesnoy
Famille Famille de Valori
Louis Guy Henri, son fils

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Charles Guy, comte de Valori ou de Valory, né à Paris le 5 août 1658, mort au Quesnoy le 3 juillet 1734, est un général et ingénieur militaire français.

Disciple et ami de Vauban, Valori est lieutenant général, spécialiste des fortifications, des sièges et des attaques de places fortes sous Louis XIV.



Biographie 


Charles Guy de Valori, né en 1658, est issu d'une ancienne famille de magistrats et hommes politiques florentins ; il est le fils aîné de Charles de Valori, seigneur de la Motte et de la Chaire, officier, et de Catherine Le Lièvre1,2.

Charles de Valori devient à 16 ans, en 1674, lieutenant au régiment de Champagne, puis capitaine en Normandie en 1677. À partir de 1676 il est ingénieur militaire à tous les sièges qui ont lieu jusqu'à la paix de Nimègue en 16783.

Défenseur des places fortes, général 


Décoré de la croix de saint-Louis en 1700, il est envoyé en mission dans la Flandre espagnole et en Gueldre, pour vérifier et renforcer la défense des places fortes. Il dirige ainsi les fortifications de Lille ; après la défense de cette ville, il est nommé en 1708 brigadier des armées du roi, et maréchal de camp la même année3.

Assiège et attaque les places fortes 


Devenu ainsi général, Valori reçoit la direction des places de Picardie et de Flandre. Après la bataille de Denain en 1709, il dirige le siège de Marchiennes et le siège de Douai. Le maréchal de Villars écrit que « rien ne contribua plus au succès de ces deux sièges que la capacité, le sang-froid et l'intrépidité de M. de Valori ». Celui-ci est alors nommé lieutenant général et devient commandeur de l'ordre de Saint-Louis3.

Valori est plus hésitant devant la place du Quesnoy défendue par le prince Eugène, mais fait de nouveau preuve d'audace à Bouchain, et y est récompensé par le gouvernement du Quesnoy et la grand'croix de l'ordre de Saint-Louis3.

Le comte de Valori participe à plus de 36 sièges et dirige l'attaque de 9 importantes places fortes. Allent le décrit « sage, habile, prudent sans timidité, avare du sang des soldats »4. Valori publie un récit de son siège de Douai3.

Selon Michaud qui cite les Mémoires du maréchal de Villars et l'Histoire militaire de Louis XV par Quincy, Valori a failli devenir maréchal de France. Il est mort le 3 juillet 17343. Son tombeau est exécuté par Saly, la maquette avec son effigie et ses armes en est conservée au Musée du Louvre5.

Distinction 


Famille 


Charles de Valori épouse le 23 juin 1679 Marie-Catherine Vollant, fille de l'ingénieur et architecte Simon Vollant (1622-1694)1.

Il est le père de1 :

Représentations 


  • « La Douleur tenant un médaillon à l'effigie de Charles-Guy de Valory », maquette de tombeau, par Jacques François Joseph Saly, Musée du Louvre, Paris5.

Sources bibliographiques 


  • « Charles, comte de Valori », dans Michaud, Biographie universelle ancienne et moderne..., Paris, Thoisnier Desplaces, 1843-1865, tome 42, page 528 [lire en ligne].
  • « Charles-Guy de Valori », Louis Moreri, Le grand dictionnaire historique, ou Le mélange curieux de l'histoire sacrée et profane..., tome 8 (Lettres Seh-Z), Amsterdam, Brunel, 1740, pp. 29-30 (Valori, Seigneurs de La Motte, « XI. Charles-Guy de Valori ») [lire en ligne].

 

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Thomas Jefferson (6 & fin).

Publié le 20 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle


Écriture

 

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Lettre de Jefferson à Mordecai Noah, 1818
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Jefferson entretenait une correspondance étendue, particulièrement avec des scientifiques : il écrivit plusieurs lettres à Alexandre de Humboldt[45]Condorcet, Jean-Baptiste Say, Joseph Priestley, Jenner ou encore au comte de Buffon. Il gardait et classait ses lettres avec le plus grand soin. Ses amis lui demandaient souvent conseil. Il a également écrit plusieurs témoignages sur les pays qu'il a visités, en décrivant les problèmes économiques et les plus beaux monuments. Ses principales œuvres restent ses pamphlets au moment de la Révolution, la Déclaration d'Indépendance, les Observations sur la Virginie et une autobiographie, écrite à la fin de sa vie.

Traduction

Jefferson était polyglotte : il avait appris plusieurs langues durant ses études, et avait perfectionné son français lorsqu'il était ambassadeur. Il pratiquait l'anglais, le latin, le grec, le français, l'espagnol et l'italien[21]. Il lisait La République de Platon dans le texte original[21]et a élaboré la première classification des langages amérindiens.

Hommages

Fichier:Washington Jefferson Memorial5.jpg
Le Jefferson Memorial, Washington DC
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Plaque sur le lieu de sa résidence française aux Champs-Élysées à Paris
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Les Américains affirment « vénérer Washington, aimer Lincoln et se rappeler Jefferson » [46]. Selon un classement dressé par des historiens pour le magazine The Atlantic Montly, il est le troisième Américain le plus influent de l'Histoire, derrière Lincoln et Washington[47]. Pourtant, nombreux sont les hommages rendus au troisième président des États-Unis : 29 comtés et 24 villes (dont la capitale du Missouri, Jefferson City) portent son nom de famille. Jefferson est représenté sur le Mont Rushmore. Il a son sommet (le Mont Jefferson), son monument dans la capitale fédérale (le Jefferson Memorial), son effigie figure sur le billet de deux dollars et sur la pièce de cinq cents. Le Jefferson Day est le jour de la fête officielle du Parti démocrate[48].

L'image de Jefferson a évolué dans l'opinion : en France, il demeure moins connu que Benjamin Franklin. Une plaque commémorative se trouve à Paris au coin rue de Berry et des Champs-Élysées pour indiquer la résidence parisienne de Jefferson, et sa statue se trouve aux abords de la passerelle de Leopold Senghor (rue de Solferino, PARIS 7eme arrondissement). Aux États-Unis, on a d'abord vu en lui un Virginien aristocrate et propriétaire d’esclaves. Il a ensuite été sacralisé pendant le New Deal. Enfin, on en a fait un homme progressiste, pragmatique, attaché aux libertés fondamentales et apôtre de l’expansionnisme américain : à Saint Louis (Missouri), le Jefferson National Expansion Memorial célèbre le départ de l'expédition Lewis et Clark. On n‘oublie pas non plus qu‘il fut un homme des Lumières, comme en témoignent le Laboratoire Jefferson (Jefferson Lab) ou encore le Magalonyx Jeffersoni, un animal disparu. Ses talents d’architecte sont reconnus par le classement en 1987 de l’université de Virginie et de Monticello sur la liste du patrimoine mondial de l’Humanité. Le film Jefferson à Paris (Jefferson in Paris), réalisé par James Ivory rappelle qu’il fut un francophile convaincu.

 

 

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Le portrait de Jefferson apparaît sur les billets de 2 dollars (1953)

 

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Thomas Jefferson (5).

Publié le 19 Octobre 2011 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle


Un collectionneur et un bibliophile passionné


À la manière des humanistes de la Renaissance, Jefferson constitua une collection importante d'objets, qui vinrent agrémenter sa maison de Monticello. Lorsqu'il était en poste à Paris, il fit envoyer en Virginie des livres, des graines, des plantes, des statues, des meubles, des objets d'art, des instruments scientifiques et des dessins d'architecture du Vieux Continent. Jefferson chargea Lewis et Clark de collecter divers objets de l'Ouest américain (peaux d'animaux, cornes, os et artisanat indien). Une partie de ces collections sont toujours visibles à Monticello.

Jefferson disposait de la plus importante bibliothèque privée des États-Unis (6 500 ouvrages environ en 1815). Il décida de les vendre à la Bibliothèque du Congrès après l'incendie de celle-ci par les troupes britanniques[33]. Cela lui permit de rembourser une partie de ses dettes. Il mit au point un système de classification original des livres, retenu par la Bibliothèque du congrès.

On crédite souvent Thomas Jefferson de l'invention des bibliothèques publiques et de la notion de fair use qui leur est attachée[43].

Des centres d'intérêt divers

En tant qu'homme des Lumières, Jefferson s'intéressait à de multiples domaines de la connaissance tels que l'éducation, la musique, la linguistique ou la botanique. Il devait en même temps s'occuper de ses terres et de sa propriété.

Architecture
Articles détaillés : Monticello (Virginie) et Université de Virginie.
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Thomas Jefferson a manifesté un intérêt constant pour l'architecture. Il fut initié à cette discipline par son père dans sa jeunesse et sensibilisé au cours de ses voyages en Europe. Il prenait de nombreux croquis des bâtiments qui l’intéressaient et étudiait l’œuvre de l’architecte Palladio dans les Quatri Libri dont il posséda plusieurs exemplaires. Son séjour en France le mit en contact avec l’architecture romaine (Maison Carrée de Nîmes, Pont du Gard) et classique (Hôtel de Salm). De retour en Amérique, il souhaite créer des édifices qui reflètent ses idéaux républicains et démocratiques. Il contribua à développer le style fédéral dans son pays et à adapter l'architecture néoclassique européenne aux valeurs républicaines nées de la Révolution américaine.

Alors qu’il était secrétaire d’État, Jefferson a participé aux travaux de la commission chargée d’établir les plans de la nouvelle capitale Washington DC. À une autre échelle, il a élaboré plusieurs plans d'édifices situés en Virginie, parmi lesquels sa maison de Monticello, près de Charlottesville. Jefferson contribua également au plan de l'université de Virginie, construite à partir de 1817. Pour le Capitole de Richmond (1785-1796), Jefferson a pris le parti d'imiter la Maison Carrée de Nîmes, mais en choisissant l'ordre ionique pour ses colonnes. Il fut secondé par l'architecte français Charles-Louis Clérisseau.

 

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Archéologie

Thomas Jefferson s'intéressait aussi à l'archéologie, une science nouvelle, et les Américains le surnommaient « le père de l'archéologie » en référence aux techniques d'excavation qu'il avait développées. C'est à partir de 1784 que Jefferson décida de fouiller systématiquement les tertres amérindiens de sa propriété en Virginie. Pour comprendre le site, il mit au point une méthode archéologique (la stratigraphie) toujours utilisée par les archéologues : il creusa un fossé autour pour y pénétrer et étudia les différentes couches au lieu d'utiliser la technique prévalant à l'époque, creuser jusqu'à ce qu'on trouvât quelque chose. Les fouilles révélèrent des témoignages archéologiques des Mound Builders.

Œnologie

Jefferson était aussi œnologue et amateur de bonne cuisine. Ainsi, pendant sa présidence, il offrait toujours les meilleurs vins à ses convives. Il aurait introduit aux États-Unis la crème glacée, les gaufres et les macaronis. Pendant son séjour en tant qu'ambassadeur en France (1784-1789) il fit de nombreux voyages et ramena le meilleur aux États-Unis. Il était convaincu qu'il était possible « de faire de nombreux vins aux États-Unis, pas exactement les mêmes, mais aussi bons ». Il fit pousser de la vigne à Monticello mais elle fut affaiblie par des maladies locales. Jefferson ne put jamais produire du vin comme en Europe.

Sciences et techniques

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Polygraphe de Jefferson, 1804
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D'une manière générale, Jefferson s'intéressait aux mathématiques, aux sciences et aux techniques. En France, il étudia le canal du Midi. Il s'intéressa notamment à l'amélioration de techniques agricoles : il tenait des carnets de notes agronomiques et correspondait avec l’agronome britannique Arthur Young. Sur son exploitation virginienne, il expérimenta plusieurs rotations des cultures il essaya d’améliorer la charrue. Il se passionnait pour l'agronomie et cherchait de nouvelles semences pour améliorer les rendements.

Jefferson inventa ou améliora aussi divers objets comme la machine de cryptage à rouleaux, la machine à macaronis, le polygraphe, le cylindre de Jefferson et divers objets (horloges, chaise tournante...) dont certains sont visibles dans sa villa de Monticello. Il participa à l'établissement du bureau américain des brevets (US Patent and Trademark Office, USPTO), mais défendit une vision restrictive de la notion de brevet, en s'opposant notamment au brevetage des idées [44].

Il rencontra le naturaliste allemand Alexandre de Humboldt en 1804. Il collectionnait et classait les fossiles. Il faisait des relevés météorologiques[21]. Il s'intéressa de près à l'exhumation d'un squelette de mastodonte, trouvé près de Newburgh par Charles Willson Peale.

Jefferson s'intéressait également à la géographie, comme le montre l'expédition Lewis et Clark. Il fut l'instigateur de la loi de 1796 qui cadastre les parcelles vendues aux colons : le découpage se faisait selon le principe d'une grille géométrique qui délimitait des parcelles carrées d'un mile de côté, pour une surface de 256 hectares. Jefferson appliquait ainsi au territoire le rationalisme des Lumières.

 

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