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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Le Seigneur des anneaux (film, 1978).

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Le Seigneur des anneaux (film, 1978)

Le Seigneur des anneaux

Titre original J. R. R. Tolkien's The Lord of the Rings
Réalisation Ralph Bakshi
Scénario Peter S. Beagle
Chris Conkling (en)
(d'après le roman de J. R. R. Tolkien)
Acteurs principaux
Sortie 1978
Durée 132 minutes

15px-Information_icon.svg.png Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

 

 

 

 

 

 

 

Le Seigneur des anneaux (J. R. R. Tolkien's The Lord of the Rings) est un film d'animation réalisé par Ralph Bakshi, sorti en 1978. Il combine dessin animé et live action (en) rotoscopée. Il s'agit d'une adaptation de la première moitié du roman Le Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien, c'est-à-dire La Communauté de l'anneau et Les Deux Tours. Le film prend place en Terre du Milieu et suit un groupe de membres de diverses races (Hobbits, Elfes, Hommes, Nains et Magiciens) qui forment une Communauté chargée de détruire l'Anneau unique, œuvre du Seigneur Ténébreux Sauron, afin de vaincre ce dernier.

Le scénario du film est de Peter S. Beagle ; une version antérieure, rédigée par Chris Conkling (en), ne fut pas employée1. Le doublage a été assuré, entre autres, par William Squire (en), John Hurt, Michael Graham Cox et Anthony Daniels.

Ralph Bakshi découvrit le roman de Tolkien vers le début de sa carrière de réalisateur, et il tenta à plusieurs reprises de produire un film d'animation du Seigneur des anneaux avant de finalement réussir à obtenir le financement du producteur Saul Zaentz et du distributeur United Artists2. La rotoscopie fut employée de façon remarquablement extensive dans de nombreuses scènes du film, qui furent d'abord tournées avec de vrais acteurs avant d'être redessinées2.

Le film reçut un accueil critique mitigé, et fut considéré comme un échec par les distributeurs originaux, qui refusèrent de financer une suite qui aurait couvert le reste de l'histoire. Il fut cependant un succès commercial3,4 et relança la mode des ouvrages de Tolkien, inspirant la production de plusieurs autres adaptations de l'histoire.






Synopsis

 


Au début du Second Âge de la Terre du Milieu, les Elfes forgerons conçurent dix-neuf Anneaux de Pouvoir pour les Hommes, les Nains et les Elfes. Finalement, le Seigneur Ténébreux Sauron forgea l'Anneau unique pour les gouverner tous. Quand la Dernière Alliance des Elfes et des Hommes tomba devant lui, l'Anneau arriva entre les mains du prince Isildur, descendants des puissants rois d'au-delà de la mer. Après qu'Isildur fut tué par des Orques, l'Anneau reposa au fond du fleuve Anduin pendant de longues années, durant lesquelles Sauron s'empara des Neuf anneaux qui avaient été donnés aux Hommes et fit de leurs possesseurs les Spectres de l'Anneau, de terrifiantes ombres qui écumaient le monde à la recherche de l'Unique. Ce dernier fut retrouvé par deux hobbits. L'un d'entre eux, Sméagol, fut tellement attiré par l'Anneau qu'il tua son cousin Déagol pour le posséder. L'Anneau le transforma en une créature tordue et crachotante, Gollum, jusqu'à ce que son « précieux » fût découvert par le hobbit Bilbon Sacquet. Des années plus tard, dans la Comté, Bilbon fête son anniversaire. Dans son trou de hobbit, le mage Gandalf lui demande de laisser l'Anneau à Frodon Sacquet. Bilbon finit par accepter et quitte la Comté. Dix-sept années s'écoulent, durant lesquelles Gandalf apprend que la Comté est en danger : les forces du mal ont appris que l'Anneau est en possession d'un Sacquet. Gandalf retrouve Frodon et lui apprend l'histoire de l'Anneau et le danger qu'il fait peser sur toute la Terre du Milieu. Frodon quitte sa demeure en emportant l'Anneau.

Il est accompagné par trois amis hobbits : Pippin, Merry et Sam. Dès le début de leur voyage, ils sont pourchassés par les Spectres de l'Anneau. Ils leur échappent de justesse et atteignent finalement la ville de Bree, où ils rencontrent Grands-Pas, un ami de Gandalf, qui les guide sur le reste de la route menant à Fondcombe. Au sommet du mont Venteux, Frodon est blessé par la lame imprégnée de magie noire du chef des Spectres. Un fragment de la lame reste pris dans la blessure, et sa maladie s'accentue comme le voyage progresse. Ils rencontrent l'Elfe Legolas. Les Spectres les rattrapent, mais sont balayés par la rivière enchantée au gué de Fondcombe. À Fondcombe, Frodon est soigné par le seigneur des lieux, Elrond. Il retrouve Gandalf, qui avait été retenu prisonnier par son confrère Saroumane ; ce dernier prévoit de rallier Sauron, mais veut l'Anneau pour lui-même. Bilbon, Gandalf et d'autres débattent de ce qui devrait être fait de l'Unique. Frodon se propose pour aller au Mordor, où l'Anneau peut être détruit. Il quitte Fondcombe avec huit compagnons : Gandalf, Aragorn, Boromir, fils de l'Intendant du Gondor, l'Elfe Legolas, le Nain Gimli, et ses trois compagnons hobbits.

De fortes chutes de neige les empêchent de franchir les monts Brumeux et ils sont contraints passer sous les montagnes, à travers la Moria, un ancien royaume nain désormais plein d'Orques et d'autres créatures maléfiques. Là, Gandalf chute dans l'abîme après avoir combattu un Balrog. Les huit membres restants de la Communauté passent ensuite quelque temps dans le havre elfique de Lothlórien, qu'ils quittent en bateau. Boromir tente de prendre l'Anneau à Frodon, qui le passe à son doigt et s'enfuit. Il décide de poursuivre sa quête seul, mais le fidèle Sam insiste pour rester avec lui.

Boromir est tué par des Orques en tentant de défendre Merry et Pippin, qui sont capturés par des Orques désireux de les amener à l'Isengard en traversant le Rohan. Après leur avoir échappé et s'être enfuis dans la forêt de Fangorn, ils rencontrent Sylvebarbe, un gigantesque Ent. Aragorn, Gimli et Legolas, pistant Merry et Pippin, suivent leurs empreintes jusque dans Fangorn, où ils retrouvent Gandalf, qu'ils croyaient mort dans la Moria. Tous quatre chevauchent vers la capitale du Rohan, Edoras, où Gandalf convainc le roi Théoden que son peuple est en danger. Aragorn, Legolas et Gimli voyagent alors jusqu'au fort du gouffre de Helm.

Pendant ce temps, Frodon et Sam découvrent que Gollum les piste, et ils le capturent. Frodon le prend en pitié et lui laisse la vie sauve, à la condition qu'il les guide vers la montagne du Destin. Gollum promet de les mener à une entrée secrète du Mordor. Au gouffre de Helm, les forces de Théoden résistent à l'attaque des Orques de Saroumane, et Gandalf arrive juste à temps le lendemain matin avec les cavaliers du Rohan : aucun Orque ne s'échappera.

Différences entre le film et le livre

Le film diverge en plusieurs points du livre, mais suit de façon assez proche la trame narrative établie par Tolkien. De nombreux passages du livre servant de transition d'une partie de l'intrigue à une autre ont été omises, ce qui rend le milieu du film difficile à suivre pour un spectateur non familier avec l'histoire. Concernant l'adaptation, Bakshi a déclaré que « des choses ont dû être laissées de côté, mais rien dans l'histoire n'a vraiment été modifié2 ».

Omissions

Le film condense fortement le voyage de Frodon entre Cul-de-Sac et Bree. La « conspiration » de Merry et Pippin pour aider Frodon est réduite à une poignée de répliques. Les pauses chez le père Maggotte, au Creux-de-Crique et chez Tom Bombadil ont disparu, ainsi que le personnage du Gros Bolger, un hobbit qui accompagne Frodon sur une partie du trajet. D'après Bakshi, « Tom Bombadil a été laissé de côté parce qu'il ne faisait pas progresser le récit2 ». Du fait de l'abandon de l'épisode Bombadil, le voyage à travers les Hauts des Galgals est lui aussi coupé.

Dans la scène où Frodon découvre que son anneau est l'Anneau unique, lui et Gandalf ne lisent pas les « lettres de feu » gravées sur l'anneau, mais se basent simplement sur le fait que l'Anneau ne chauffe pas après son passage dans les flammes pour l'identifier à celui de Sauron.

Plus tard, Aragorn emporte une épée brisée à Fondcombe, où il la présente au Conseil : il s'agit de Narsil l'épée d'« Elendil du Gondor », mort en combattant Sauron. Tout de suite après, la narration affirme qu'Aragorn est un descendant du prince Isildur, qui prit l'Anneau sur la main de Sauron. Dans le livre, il est clairement exprimé qu'Elendil était le roi du Gondor et d'Arnor, royaume non mentionné dans le film, et que son épée brisée est portée par ses héritiers légitimes. Aragorn est donc l'héritier du trône du Gondor. Isildur est le fils d'Elendil, mais ce n'est pas clair dans le film. Si Aragorn est dit explicitement être issu d'Isildur, il n'est pas clair qu'il est l'héritier d'un royaume. Après Fondcombe, l'épée est renommée Andúril, comme dans le livre, où elle est reforgée, mais cette opération est passée sous silence dans le film.

Plusieurs scènes d'actions sont omises dans le film, comme l'escarmouche entre la Communauté et des loups avant la Moria, Legolas tuant la monture ailée d'un Spectre de l'Anneau, et les archers orques harcelant la Communauté sur l'Anduin.

Les termes « Ent » et « Nazgûl » sont systématiquement remplacés par « berger des arbres » et « Spectre de l'Anneau ».

Modifications

Le prologue du film suggère que Sauron apprit à forger des Anneaux de Pouvoir seulement après la création des 19 anneaux moindres, tandis que dans l'histoire originale, c'est Sauron qui apprend cet art aux Elfes. Une autre scène suggère que la Dernière alliance des Elfes et des Hommes fut vaincue durant la guerre contre Sauron, à l'inverse de l'histoire originale5.

Certaines modifications sont de nature purement visuelle. Par exemple, Saroumane le Blanc adopte le titre « Saroumane le Multicolore » comme dans le roman, sa robe anciennement blanche subissant un changement de couleur. Cependant, dans le film, ses vêtements ne sont ni blancs, ni multicolores, mais en diverses teintes de rouge. Legolas porte des habits gris et argentés, alors qu'il est vêtu de vert et de brun dans le livre. Boromir porte un casque à cornes, complètement absent du livre.

La scène où les Nazgûl entrent dans la chambre des hobbits et commencent à donner de grands coups d'épée dans leurs lits avant de découvrir qu'ils ne s'y trouvaient pas est absente du livre, où les hobbits se contentent de découvrir le résultat de cette attaque le lendemain avant l'aube.

Le Haut-Elfe Glorfindel que rencontrent les hobbits et Aragorn à l'approche de Fondcombe est remplacé par Legolas, qui n'apparaît que lors du conseil d'Elrond dans le livre.

Ni Éomer, ni Éowyn n'ont de répliques. Éomer assume également le rôle du personnage mineur Erkenbrand, comme Legolas celui de Glorfindel.

La représentation de la bataille du Gouffre de Helm diffère en plusieurs points du livre. En particulier, la forteresse elle-même est appelée « Gouffre de Helm », alors qu'elle a pour nom « Fort-le-Cor » dans le livre, « Gouffre de Helm » étant le nom de la vallée dans laquelle elle est située. Les engins explosifs, ici appelés « Feux de l'Isengard », apparaissent comme des projectiles magiques directement tirés de l'Isengard. Éomer est présenté comme un renégat que Gandalf retrouve ; ensemble, ils renversent le cours de la bataille. Dans le livre, il était présent dans la bataille, et c'est Erkenbrand qui arrive aux côtés de Gandalf.

Production


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Ralph Bakshi

 

 

 

 

 

Le réalisateur Ralph Bakshi découvrit Le Seigneur des anneaux au milieu des années 1950, alors qu'il travaillait comme animateur pour Terrytoons. En 1957, ce jeune animateur commença à essayer de convaincre son entourage que l'histoire pouvait être relatée sous forme de dessin animé2. Dans les années 1970, Bakshi, qui avait entre-temps trouvé le succès en réalisant plusieurs films d'animations destinés aux adultes, dont Fritz the Cat, apprit qu'une adaptation du livre était en cours de production chez United Artists, avec John Boorman comme réalisateur. Bakshi a affirmé qu'on lui avait rapporté que Boorman prévoyait de filmer tout Le Seigneur des anneaux en un seul film. « Je me suis dit que c'était de la folie, et un manque de caractère certain de la part de Boorman. Pourquoi vouloir modifier ne serait-ce qu'un détail de ce qu'a fait Tolkien ? »6.

Lorsque le projet de Boorman tomba à l'eau, Bakshi entra en contact avec le studio et proposa de réaliser une adaptation sous forme de film d'animation en trois parties. « Et voilà le moment le plus effrayant. Ils ont dit "parfait, parce que Boorman nous a remis ce script de 700 pages, voulez-vous le lire ?" J'ai demandé s'il traitait des trois livres. Ils ont répondu que oui, mais qu'il avait changé beaucoup de personnages, et qu'il en avait ajouté. [...] J'ai dit que je préférais ne pas le lire et me baser aussi étroitement que possible sur les livres, en utilisant les dialogues et les scènes telles que Tolkien les avait écrites. Ils ont dit "parfait", ce qui m'a stupéfait, "parce que nous ne comprenons pas un traître mot de ce qu'a écrit Boorman. Nous n'avons jamais lu les livres [...] Nous n'avons pas le temps de le lire. Tu le comprends, Ralph, alors fais-le. »6

Dans le même bâtiment qu'United Artists se trouvaient les bureaux de la Metro-Goldwyn-Mayer, où Bakshi s'entretint avec le président de l'époque, Dan Melnick. « Je pensais qu'il comprendrait ce que Les Anneaux signifierait, vu que UA ne le comprenait pas. »6 Bakshi et Melnick conclurent un marché avec Mike Medavoy de United Artists, lui rendant son argent. « Le script de Boorman avait coûté 3 millions de dollars, donc Boorman était aux anges, hurlant et riant et buvant, vu qu'il avait reçu 3 millions pour son script, qui avait finalement été jeté à la poubelle. »6 Après le renvoi de Melnick, l'arrangement fut annulé. À la suite de cela, Bakshi entra en contact avec Saul Zaentz (qui avait participé au financement du premier film de Bakshi, Fritz the Cat) et lui demanda s'il voulait produire Le Seigneur des anneaux. Zaentz accepta. United Artists négocia pour que l'adaptation soit réduite de trois à deux parties. Avant que la production ne commence, Bakshi rencontra la fille de Tolkien, Priscilla, pour discuter de l'adaptation. Elle lui montra la pièce où son père écrivait et dessinait. Bakshi affirme que « la promesse que j'ai faite à la fille de Tolkien était d'être fidèle au livre. Je n'allais pas dire "hé, laissons tomber Gollum et modifions ces deux personnages". Mon job, c'était de dire "Voilà ce que le génie a dit. »7

Scénario et développement

Une première ébauche de scénario fut rédigée par Chris Conkling (en), dans laquelle la majeure partie du récit était racontée en flash-back du point de vue de Merry. Après que Bakshi et Zaentz lurent cette première version, ils firent appel à l'auteur de fantasy Peter S. Beagle afin de réécrire le scénario1. D'après le site de l'éditeur Conlan Press, Beagle écrivit de nombreuses ébauches de scripts pour seulement 5000 dollars, Saul Zaentz l'ayant assuré qu'il l'embaucherait par la suite pour d'autres projets plus rentables, ce qu'il ne fit pas8.

Réalisation

D'après Bakshi, « le problème majeur était de réaliser une œuvre épique. Les épopées ont tendance à se traîner. Le plus grand défi était d'être fidèle au livre »2. Lorsqu'on lui demanda ce qu'il tentait d'accomplir dans ce film, Bakshi affirma que « le but était d'obtenir un travail d'une qualité aussi grande que possible. Je voulais des illustrations vraies, pas des cartoons. [...] Les descriptions ont été abandonnées parce qu'on les voit effectivement dans le film. L'apparence des hobbits ne me semble pas si importante que ça. Tout le monde a sa propre idée sur l'apparence des personnages. Pour moi, il est important que l'énergie de Tolkien subsiste. Il est important que la qualité de l'animation soit égale à celle de Tolkien. Qui se préoccupe de la taille du nez de Gandalf ? L'animation a tendance à simplement s'inquiéter des dessins. Si le film marche, que vous appréciez le visage de Bilbon ou pas, le reste n'a pas d'importance »2.

Les principales influences artistiques de Bakshi pour ce film furent celles d'illustrateurs classiques, comme Howard Pyle et N. C. Wyeth. Bakshi affirme qu'aucun illustrateur contemporain n'eut d'influence sur le style du film, déclarant que « le film est une collision entre de nombreux styles, comme tous mes films. J'aime les arrière-plans moroses. J'aime les drames. J'aime les couleurs saturées. Bien sûr, un gros problème fut de contrôler les artistes pour qu'ils dessinent de la même façon. Comment faites-vous pour que 600 personnes dessinent un personnage à l'identique ? La tendance veut qu'on laisse une certaine liberté à l'artiste, mais à ce moment-là, quelqu'un oublierait un chapeau ou une corne sur le casque d'un personnage. [...] Je pense que nous avons réussi de vraies illustrations, à l'opposé des cartoons. Artistiquement, on peut faire ce qu'on veut »2.

Animation

D'après Jim Korkis, les publicités promouvant le film annonçaient que Bakshi avait créé « le premier film peint » en employant « une technique entièrement inédite ». La majeure partie du film fut tournée avec de vrais acteurs, puis passée au rotoscope pour donner une allure d'animation2, ce qui permit d'économiser sur les coûts de production et donna aux personnages animés une apparence plus réaliste. Les scènes du film furent tournées en Espagne, où les acteurs jouèrent leurs rôles en costumes. Bakshi a déclaré : « On m'avait dit que chez Disney, les acteurs devaient jouer comme dans un cartoon, en exagérant. Pour Le Seigneur des anneaux, j'ai fait jouer les acteurs normalement. Par le passé, le rotoscope avait été employé dans des scènes, puis exagéré. L'action devient "cartoon". La question se pose alors : si vous ne voulez pas faire un cartoon, pourquoi de l'animation ? [...] La méthode de la rotoscopie est traditionnelle, mais pas son approche. C'est un réalisme rotoscopique différent de tout ce qui est paru jusqu'ici. Il s'agit vraiment d'un cas unique dans l'animation. Le nombre de personnages bougeant dans une scène est stupéfiant. Dans Le Seigneur des anneaux, il y a des scènes avec des centaines de personnages. On a des passages avec mille personnes dessus. C'était si complexe que parfois, on n'obtenait qu'une image par semaine d'un artiste. Il s'est avéré que les images les plus simples étaient celles qui ne comprenaient que quatre personnes »2.

La plupart des doubleurs jouèrent aussi leurs rôles dans les scènes rotoscopées. Bilbon Sacquet et Sam Gamegie furent interprétés par Billy Barty, et Sharon Baird servit de modèle pour Frodon Sacquet9. Quelques scènes d'animation traditionnelle furent produites10,11, mais le film n'en inclut que très peu. La plupart des scènes de bataille, ou impliquant un grand nombre d'individu, emploient une autre technique : les scènes tournées avec de vrais acteurs furent postérisées pour un meilleur rendu tridimensionnel. Sur quelques scènes, les deux techniques sont combinées. Au sujet de la rotoscopie, Bakshi a déclare : « je n'ai pas pensé à tourner la totalité du film avec de vrais acteurs jusqu'à ce que j'aie vu que ça commençait à marcher si bien. J'ai appris énormément de choses sur le processus, comme l'ondulation. Lors d'une scène, quelques personnages se tenaient sur une colline, une bourrasque arriva et les ombres avançaient et reculaient sur les habits, et c'était incroyable en animation. Je ne pense pas pouvoir donner une impression de froid à l'écran sans montrer de la neige, ou un glaçon pendant au nez de quelqu'un. Les personnages ont de la consistance, et ils se déplacent correctement »2.

Après le tournage des scènes, chaque image du film fut imprimée et placée derrière un celluloïd. Les détails de chaque image étaient copiés et coloriés sur le celluloïd. Un story-board existait pour les séquences tournées comme pour les séquences d'animation12. Concernant la production, Bakshi a déclaré : « Faire deux films [les scènes tournées et le dessin animé] en deux ans, c'est de la folie. Lorsqu'ils finissent le montage, la plupart des réalisateurs en ont terminé : pour nous, ce n'était que le commencement. J'en ai eu plus que ce que j'attendais. L'équipe est jeune. L'équipe adore ça. Si l'équipe adore, c'est généralement bon signe. Ce ne sont pas des animateurs plus âgés qui essaient de me secouer pour avoir un boulot l'an prochain »2. Parmi les « jeunes », Tim Burton travailla sur le film comme dessinateur de celluloïds, avant de devenir animateur chez Disney, puis réalisateur7,13,14. S'il continua à employer la rotoscopie dans les films American Pop, Hey Good Lookin' et Tygra, la glace et le feu, Bakshi regretta par la suite son usage de cette technique, déclarant qu'il avait l'impression que décalquer les scènes tournées au lieu de ne s'en servir que comme d'un guide était une erreur15.

Musique

La bande originale du film a été composée par Leonard Rosenman. Elle s'écarte des créations précédentes du compositeur, plus sonores mais dissonantes, pour introduire les musiques de sa fin de carrière, plus traditionnelles et moins originales16. Les thèmes musicaux font plus écho à une tradition de musiques de films qu'à des éléments caractéristiques de la Terre du Milieu16. Bakshi a précisé par la suite qu'il détestait la musique de Rosenman, qu'il trouvait trop attendue (too cliché)17.

Bakshi souhaitait inclure des morceaux de Led Zeppelin, mais ne parvint pas à obtenir les droits nécessaires18 ; de plus, le producteur Saul Zaentz préféra une bande son orchestrale afin de pouvoir la publier sur son label Fantasy Records.[réf. nécessaire]

La bande originale paraît en 1978 en double LP. Une édition limitée Collector paraît chez Fantasy Records en picture-disc double LP avec quatre scènes du films : les Hobbits quittant Hobbitebourg (The Hobbits leaving Hobbiton), les spectres de l'Anneau à Bree (The Ringwraiths at Bree), Gandalf et le Balrog (Gandalf and the Balrog), et le voyage avec les Orques (Journey with the Orcs). En 2001, l'album est réédité en disque compact, avec des pistes bonus19.

Fiche technique
Distribution
Doubleurs
Rôle Voix originale Voix française
Frodon Sacquet Christopher Guard Michel Caccia
Gandalf William Squire (en) Jean Davy
Sam Gamegie Michael Scholes (en) Serge Lhorca
Aragorn John Hurt Bernard Dhéran
Meriadoc Brandebouc Simon Chandler Georges Poujouly
Peregrin Touque Dominic Guard Gilles Guillot
Bilbon Sacquet Norman Bird (en) Jacques Balutin
Boromir Michael Graham Cox William Sabatier
Legolas Anthony Daniels Pierre Arditi
Gimli David Buck René Arrieu
Gollum Peter Woodthorpe Gérard Hernandez
Langue de Serpent Michael Deacon
Saroumane Fraser Kerr (en) Louis Arbessier
Théoden Philip Stone Jean-Henri Chambois
Elrond André Morell Denis Savignat
Aubergiste Alan Tilvern Jean Topart
Galadriel Annette Crosbie Tania Torrens
Sylvebarbe John Westbrook Henri Poirier
Titre du film

 


Le film devait initialement être distribué sous le titre Le Seigneur des anneaux, première partie (The Lord of the Rings Part One)6,7. D'après Bakshi, lorsque le film fut terminé, les cadres d'United Artist lui déclarèrent qu'ils sortiraient le film sans indiquer qu'une suite était prévue, parce qu'ils pensaient que le public ne paierait pas pour voir un demi-film. « Je leur ai dit qu'ils ne pouvaient pas gommer le Part One, parce que les gens iraient le voir en pensant qu'il s'agirait du film entier, et ce n'était pas le cas. On a eu de violents débats, et ils l'ont sorti comme Le Seigneur des anneaux. Et donc, arrivés à la fin, les gens étaient confus, encore plus que je ne le craignais, parce qu'ils s'attendaient à voir le film entier. Les gens continuent encore à me dire que je n'ai jamais fini le film. Et je leur dis toujours : C'est exact ! »Trad. 1,6. Dans une autre interview, Bakshi a déclaré que « si Part One avait été indiqué, je pense que tout le monde l'aurait respecté. Mais puisque Part One n'était pas indiqué, tout le monde y est allé en s'attendant à voir les trois livres, et c'est ce qui a engendré la confusion »Trad. 2,7.

Avis de Bakshi sur le tournage

Bakshi a déclaré qu'il n'aurait jamais réalisé le film s'il avait su ce qui devait se passer durant sa production. « J'allais le faire pour le sauver, pour Tolkien, parce que j'adorais le Seigneur. [...] Je pense que ça m'en a plus pris que ça m'en a redonné. [...] [Le film] m'a fait comprendre que [adapter l'histoire d'un autre écrivain] ne m'intéresse pas. Ce qui semblait m'intéresser le plus était d'ouvrir ma grande gueule à tort et à travers, ou de m'asseoir quelque part et réfléchir sur ce problème ou ce problème et comment le remettre à un public, et c'était la partie la plus excitante de ma vie »13.

Diffusion

Box-office et nominations

Le Seigneur des anneaux est un succès financier22. Il rapporte 30,5 millions de dollars au box-office23,24 (pour un budget initial de M$21,24). Le film est sélectionné pour le prix Hugo de la meilleure scénographie (en) et le prix Saturn du meilleur film fantastique. La musique de Leonard Rosenman est sélectionnée pour un Golden Globes de la meilleure musique de film, et Bakshi remporte un Griffon d'or au festival du film de Giffoni25.

 

 

 

 

Pays Box-office Nbre de sem. Classement TLT26 Source
Box-office Paris 87 254 entrées 2 sem. - [1]

 

 

 

 

Dans son livre Of Mice and Magic: A History of American Animated Cartoons, Leonard Maltin donne Le Seigneur des anneaux et Fritz the Cat comme les deux seuls succès au box office de toute la carrière de Bakshi3. Cependant, United Artists considéra le film comme un échec, et refusa de financer une suite qui aurait permis de compléter l'histoire.

Réception critique

Les critiques du film furent dans l'ensemble en demi-teinte, considérant souvent le film comme une « interprétation erronée mais inspirée »24. Dans The Hollywood Reporter, Frank Barrow écrivit que le film était « audacieux et inhabituel dans son concept »24. Joseph Gelmis de Newsday écrivit que « la principale avancée du film est une expérience visuelle différente de tout ce que les autres films d'animation [faisaient] à ce moment »24. Roger Ebert trouvait que le travail de Bakshi avait « ses avantages et ses inconvénients », et qu'il s'agissait d'un « travail tout à fait respectable, parfois impressionnant [...] [mais] qui manque toujours du charme de l'histoire originale27. Dans le New York Times, Vincent Canby (en) qualifia le film d'« engourdissant et impressionnant à la fois »28. Le critique David Denby (en) du magazine New York estima que le film n'aurait pas de sens pour les spectateurs n'ayant pas lu le livre ; il trouva que le film était trop sombre et manquait d'humour, concluant que « la terrifiante, insensée violence du film [l'avait] laissé épuisé et écœuré à la fin29. »

Le site Rotten Tomatoes, qui compile les opinions d'un grand nombre de critiques, a donné une note de 50% au film, avec neuf chroniqueurs sur dix-huit ayant publié une critique positive du film30. Michael Barrier décrit quant à lui Le Seigneur des anneaux comme démontrant (avec American Pop en 1981) que « Bakshi manquait cruellement de l'auto-discipline artistique qui lui aurait permis de dépasser ses limites »Trad. 3. En 2003, la Online Film Critics Society l'a classé 90e meilleur film d'animation de tous les temps31. En 2009, le film est désigné 36e meilleur film d'animation par le magazine Time Out (édité par l'entreprise homonyme)32.

Héritage

Œuvres dérivées et proches

Dans ses interviews, Bakshi fait parfois référence au film comme au Seigneur des anneaux, première partie, comme il souhaitait nommer le film. D'après lui, quelques scènes furent tournées pour la deuxième partie, mais rien de plus33 ; en 2006, Bakshi a déclaré que s'il avait l'opportunité de terminer Le Seigneur des anneaux, il le ferait18. The Film Book of J.R.R. Tolkien's the Lord of the Rings, édité par Ballantine Books le 12 octobre 1978, évoque une suite dans la couverture interieure du livre34.

Le film est adapté en comic pour le compte de Tolkien Enterprises avec des dessins de l'artiste espagnol Luis Bermejo (en). Trois numéros sont publiés en Europe, à partir de 1979 ; ils ne sont pas traduits en anglais ni publiés sur le marché américain pour des problèmes de droits d'auteur35,36.

En 1980, Rankin/Bass produit The Return of the King, un téléfilm d'animation basé sur Le Retour du roi, suite de The Hobbit (sorti en 1977) ; cela produit une confusion, le film de Bakshi ne se basant que sur les deux premières parties du Seigneur des anneaux. Les deux films sortent cependant[Quand ?] de manière coordonnée : Warner Bros., détentrices des droits du catalogue Rankin-Bass d'après 1974 et de la majeure partie du catalogue de Saul Zaentz, sort The Hobbit, The Lord of the Rings et The Return of the King en VHS et en DVD, séparément et en coffret de « trilogie »37,38. Le film de Bakshi y est décrit comme basé sur La Communauté de l'anneau et Les Deux Tours. La version VHS s'arrête sur les paroles du narrateur « Ici s'achève la première partie de l'histoire de la guerre de l'AnneauTrad. 4. » ; la version DVD possède une fin différente : « Les forces des ténèbres ont été chassées à jamais de la surface de la Terre du Milieu par les amis vaillants de Frodon. Avec l'achèvement de leur vaillante bataille, donc, également, se termine le premier grand conte du Seigneur des anneauxTrad. 5. » Le Seigneur des anneaux paraît dans une édition « deluxe » sur Blu-ray et DVD le 6 avril 201039.

En 1981, la BBC Radio diffuse Le Seigneur des anneaux, la troisième adaptation du roman pour la radio ; Michael Graham Cox et Peter Woodthorpe reprennent à cette occasion leurs personnages du film de Bakshi, respectivement Boromir et Gollum.

Films de Peter Jackson

Le film de Bakshi a également été cité comme une influence sur l'adaptation en trois films de Peter Jackson.

Après avoir tout d'abord nié avoir vu l'adaptation de Bakshi, Jackson admit avoir découvert Le Seigneur des anneaux à travers ce film40, déclarant qu'il « l'avait apprécié et désirait en savoir plus »41. Bakshi a déclaré que « Peter Jackson a dit que le premier film l'a inspiré pour ses films, mais seulement après que j'ai râlé auprès de beaucoup de journalistes, parce qu'il avait dit au début n'avoir jamais vu le film. J'ai trouvé ça assez dégueulasse »13.

Bakshi a déclaré avoir des « sentiments mitigés » à l'égard de l'adaptation de Jackson, qu'il n'a pas vue. « D'un côté, je suis content que Peter Jackson ait continué, et d'un autre côté je suis mécontent que Saul Zaentz, le producteur, et d'autres personnes ne m'aient jamais appelé, ne m'aient jamais remercié, ni n'aient demandé ma permission pour faire le film. [...] Pas plus qu'on ne m'a envoyé une bouteille de vin à l'annonce de cet immense succès. [...] Mais j'ai plus de ressentiment sur le plan financier que sur le plan créatif. Je suis heureux de Peter Jackson ait eu un film à regarder, ce qui n'a jamais été mon cas. Il y a sans nul doute beaucoup à apprendre du visionnage de n'importe quel film, à la fois pour ses erreurs et pour ses réussites. Il a donc eu moins de mal que moi, et un budget largement supérieur »13.

L'adaptation de Jackson fait plusieurs emprunts à la version de Bakshi, la plus notable étant la scène où les Nazgûl apparaissent dans la chambre des hobbits, à Bree, et tailladent leurs lits en pièces. Elle est presque identique à celle du film de Bakshi, ce qui est d'autant plus remarquable que cette scène est absente du livre. Dans le commentaire audio du DVD de Le Seigneur des anneaux : La Communauté de l'anneau, Jackson admet qu'un plan, celui du hobbit s'écriant « Fierpied ! » lors de la fête d'anniversaire de Bilbon, est un hommage voulu au film de Bakshi.

 

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Les Sept Femmes de Barbe-Rousse.

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Les Sept Femmes de Barbe-Rousse

Les Sept Femmes de Barbe-Rousse

Titre original Seven Brides for Seven Brothers
Réalisation Stanley Donen
Scénario Albert Hackett
Dorothy Kingsley
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1954
Durée 102 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

 

 

 

Les Sept Femmes de Barbe-Rousse1 (Seven Brides For Seven Brothers) est un film musical américain de Stanley Donen sorti en 1954.





Synopsis

Adam Pontipee, visiblement habitué à vivre dans les grands espaces, descend au village avec l’idée bien arrêtée de prendre femme. Il rencontre Milly. Ils se plaisent mutuellement. Ils se marient et quittent immédiatement le village pour rejoindre la maison d’Adam perdue dans les montagnes. En chemin, Adam, incidemment, apprend à Molly que ses six frères (célibataires - cela va de soi - et hommes des bois !) partagent également la maison.

Molly, une fois revenue de sa stupeur, se donne pour tâche d’apprendre les bonnes manières aux frères d’Adam. Après la théorie, la pratique : une fête villageoise va permettre à la fratrie de se distinguer face aux jeunes-hommes du village et des jeunes-filles à marier. C’est l’occasion, pour chacun d’entre eux, de tomber amoureux. Et comment convaincre ces demoiselles de vivre avec eux aux fins fonds des bois, sinon de les enlever.

Le début de l’hiver aidant, une coulée de neige isole les ravisseurs et leurs proies, bientôt consentantes.

Fiche technique

Distribution

Distinction

Récompense
Nomination

Commentaires

Malgré un scénario moins original que Chantons sous la pluie, également réalisé par Stanley Donen deux ans auparavant, et un budget peu important pour le genre musical, le film - entièrement réalisé en studio - bénéficie de la chorégraphie époustouflante de Michael Kidd. Certaines scènes sont devenues des scènes d’anthologie, comme par exemple le pique-nique qui se termine en bagarre sur un rythme endiablé.

Contrairement à beaucoup de films musicaux, celui-ci n’a pas été précédé par une comédie musicale à succès. Par contre, par la suite, diverses adaptations à la scène ont été réalisées. En France, la chanteuse Lio a interprété Molly aux Folies Bergère en 1999.

 

 

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Laurel et Hardy toréadors.

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Laurel et Hardy toréadors

Laurel et Hardy toréadors

Titre original The Bullfighters
Réalisation Malcolm St. Clair
Scénario Scott Darling
Henry Lehrman
George O'Hara
Acteurs principaux
Sociétés de production Twentieth Century Fox
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Comédie
Sortie 1945
Durée 61 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Laurel et Hardy toréadors (The Bullfighters) est une comédie du cinéma américain de Malcolm St. Clair mettant en scène Laurel et Hardy, sortie en 1945.





Synopsis

Fiche technique

Distribution

Source principale de la distribution1 :

Parmi la distribution non créditée :

 

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La Légende de la Vallée endormie.

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

La Légende de la Vallée endormie

La Légende de la Vallée endormie est un moyen métrage d'animation et une des deux séquences du film Le Crapaud et le Maître d'école (1949) des studios Disney.





Synopsis

Inspirée de Sleepy Hollow, la légende du cavalier sans tête (1919) de Washington Irving, La Légende de la Vallée endormie raconte l'histoire d'Ichabod Crane qui, un jour d'automne, est nommé professeur du village de Sleepy Hollow. Arrivé sur les lieux, il rencontre une jeune fille riche, Katrina Van Tassel, dont il tombe immédiatement amoureux. Il réussit à écarter Katrina de Brom Bones, la brute de la bourgade qui aime lui aussi la séductrice. Furieux, Brom décide pour se venger de raconter aux villageois l'effrayante légende du Cavalier sans tête à la soirée d'Halloween. Mais après la fête, Ichabod doit retourner seul chez lui en pleine nuit, en passant par la forêt…

Fiche technique

Sauf mention contraire, les informations proviennent de : Leonard Maltin2, John Grant3, Jerry Beck4

Distribution

Voix originales
Voix françaises

Adaptations et réutilisations

En 1985, la séquence La Légende de la Vallée endormie a été intégrée à une vidéocassette japonaise intitulée Bakemono no hanashi (Histoires qui font peur) contenant aussi Les Revenants solitaires (1937), Donald et le Gorille (1944), Donald et la Sorcière (1952) et des extraits de La Danse macabre (1929) comme interludes, afin de promouvoir l'attraction Cinderella Castle Mystery Tour de Tokyo Disneyland6.

 

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Le Lauréat.

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Le Lauréat

Le Lauréat

Titre original The Graduate
Réalisation Mike Nichols
Scénario Charles Webb (roman)
Calder Willingham
Buck Henry
Acteurs principaux
Sortie 1967
Durée 105 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Le Lauréat (The Graduate) est un film américain de 1967, réalisé par Mike Nichols et adapté du roman éponyme de Charles Webb.




Résumé

Benjamin est un jeune homme qui a fini ses études et est retourné chez ses parents en Californie où il prévoit de passer quelques jours de vacances. Ses parents l'invitent à descendre de sa chambre pour se mêler à la fête donnée en son honneur, mais il préfère rester seul à l'écart de la soirée, jusqu'au moment où Madame Robinson, amie de ses parents, s'approche et lui demande de la raccompagner chez elle. Benjamin accepte de la ramener dans sa nouvelle voiture. Le jeune lauréat se rend vite compte que cette femme lui fait des avances… Arrivés chez elle, elle l'invite à boire un verre et l'emmène dans la chambre de sa fille Elaine, étudiante à Berkeley, et s'y déshabille. Benjamin veut résister à l'appel de cette femme quand soudain l'arrivée de Mr Robinson met un terme à cette scène de séduction. Après une petite discussion, Mme Robinson lui dit à très bientôt et Benjamin s'en va.

Bientôt, Benjamin et Madame Robinson entretiennent une liaison, et se voient régulièrement à l'Hotel Taft. Benjamin est sous la coupe de sa maitresse.

Les parents de Benjamin, soucieux de voir que leur fils ne fait rien de ses journées, et sort la nuit, lui demandent d'inviter la fille des Robinson, Elaine, qui vient de revenir de Berkeley, à sortir. Malgré l'interdiction formelle que Madame Robinson lui a faite de voir sa fille, le jeune homme accepte un rendez-vous avec Elaine, ce qui détruit sa relation secrète avec Mme Robinson. Dès le premier soir, il tombe amoureux d'Elaine. Mais quand celle-ci apprend qu'il a eu une relation avec sa mère, elle part et refuse de le revoir. Il va la retrouver à Berkeley et lui propose le mariage. Elaine, qui s'est fiancée à un étudiant en médecine, hésite. Après quelques péripéties, où le père d'Elaine vient à Berkeley et s'emporte contre Benjamin, qu'il maudit, le mariage d'Elaine et de son fiancé se profile. Benjamin l'apprend au dernier moment, entre dans l'église et voit Elaine qui prête serment à son futur mari. Benjamin ému et en pleurs l'arrache de la cérémonie et ils partent tous les deux en courant et s'engouffrent dans un bus. Le film se termine sur un plan d'eux, assis sur la dernière banquette du bus, regardant l'un et l'autre droit devant eux.

Fiche technique

Distribution

Autour du film

  • La scène où Benjamin est surpris par Mme Robinson nue est connue notamment pour ses plans subliminaux du ventre et des seins de Mme Robinson.
  • Le film fit scandale à sa sortie pour avoir montré l'amour entre un jeune homme et une femme mûre. En réalité, Dustin Hoffman, qui interprétait le jeune homme, avait déjà 30 ans, et la femme mûre interprétée par Anne Bancroft tout juste 36 ans à l'époque du tournage, alors que Elaine, sa fille dans le film, en avait 27 !
  • Le succès considérable du Lauréat (plus de 40 millions de dollars de recettes en quelques semaines aux États-Unis) constitue une surprise au moment de sa sortie : personne ne croyait en effet à ce film qui réunissait des acteurs peu connus autour d’un scénario scabreux dont le héros séduisait à la fois une mère et sa fille, bien que le film Lolita réalisé par Stanley Kubrick en 1962 (d'après le roman éponyme de Vladimir Nabokov) et présentant un scénario similaire eût déjà réussi le pari de plaire au public américain malgré son caractère polémique.
  • Le grand public se passionne immédiatement pour ce jeune héros anticonformiste et pour cette histoire reflétant parfaitement l’Amérique de la fin des années 1960 — une société traversée par le mouvement hippie —, à mi-chemin entre puritanisme et libération sexuelle. Mrs Robinson, la chanson écrite par Paul Simon et interprétée par le duo Simon et Garfunkel, contribue d’ailleurs largement à la notoriété de cette œuvre.
  • La scène de l'église a été parodiée de nombreuses fois, notamment dans le film Wayne's World, l'animé japonais Kimagure Orange Road ou encore dans les séries TV Les Simpson ou Daria.
  • L'une des toutes premières apparitions de Richard Dreyfuss (non crédité).
  • Les jambes qui apparaissent sur l'affiche du film sont celles de Linda Gray, la « future » femme de JR, Sue Ellen, dans le feuilleton télévisé Dallas.
  • La scène du debut, où Dustin Hoffman arrive à l'aéroport de Los Angeles sur un tapis roulant a été reprise par Quentin Tarentino dans Jackie Brown avec Pam Grier.
  • Quelques instants plus tard, quand il sort de l'aéroport, on entend une voix dans un haut parleur disant que le stationnement est limité à quelques minutes, cette scène est parodiée dans "Y-a-t-il un pilote dans l'avion" où la phrase tourne en boucle pendant un long moment.
  • Ce film est considéré par le Top 100 de l'American Film Institute comme le dix-septième plus grand film américain de l'histoire du cinéma en 2007. (En 1998, il avait été classé septième)
  • C’est grâce au succès du Lauréat que Dustin Hoffman, devenu célèbre du jour au lendemain, voit une carrière spectaculaire s'ouvrir devant lui. Quant à Mike Nichols, réalisateur reconnu pour son talent à capter l’air du temps, et qui vient de tourner Qui a peur de Virginia Woolf ? (Who's Afraid of Virginia Woolf ?, 1966), il remporte l'oscar du meilleur réalisateur.
  • L'histoire du film La rumeur court... sorti en 2005 tourne autour de l'histoire du Lauréat.
  • Dans la version française du film, c'est la future star française Patrick Dewaere qui prête sa voix à Dustin Hoffman.
  • Dans 500 jours ensemble il y a une référence à la scène du bus.
  • Dans The Holiday, Miles entonne la chanson Mrs.Robinson de Simon et Garfunkel. Dustin Hoffman qui fait une apparition dans le film, se plaint du fait que l'on est tranquille nulle part.

Distinction

Récompense et nominations

 

 

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The Last Patrol.

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

The Last Patrol

The Last Patrol

Titre original The Last Patrol
Réalisation Sheldon Lettich
Scénario Stephen Brackley
Pamela K. Long
Acteurs principaux
Sociétés de production Silverline Pictures
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Genre Action
Drame
Sortie 1999
Durée 95 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

The Last Patrol est un film américain réalisé par Sheldon Lettich en 1999, avec Dolph Lundgren dans le rôle principal.

Fiche technique

Distribution

 

 

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Late Extra.

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Late Extra

Late Extra est un film américain d'Albert Parker, tourné au Royaume-Uni et sorti en 1935. C'est le premier film de l'acteur britannique James Mason.

Synopsis

Un jeune journaliste de presse entreprend de traquer un tueur en séries.

Fiche technique

Distribution

 

 

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La Lance brisée.

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

 

 

Titre original du film

 

 

 

La Lance brisée (Broken Lance) est un film américain réalisé par Edward Dmytryk, sorti en 1954.



Synopsis

Remake de La Maison des étrangers.

Riche éleveur, Matt Devereaux dirige avec une poigne de fer un véritable empire en Arizona, secondé par ses quatre fils, Ben, Mike, Danny et Joe. L'ainé, Ben, a fini par haïr son père, dont la seule affection va à son cadet Joe qu'il a eu avec sa seconde femme, fille d'un chef comanche. Tandis que Joe se fiance avec Barbara, la fille du gouverneur, un incident se produit: les déchets de la mine de cuivre de l'endroit polluent la rivière et empoisonnent quelques bêtes. Matt dirige une expédition punitive à la mine et saccage les installations... Il passe en jugement peu après. Scandalisé par l'attitude de ses frères qui refusent de seconder leur père dans l'épreuve, Joe prend sa place au banc des accusés et se laisse condamner à trois ans de pénitencier. À la suite d'une altercation avec Ben, Matt meurt d'une crise cardiaque durant la détention de Joe. Aux funérailles où il a été autorisé à assister, ce dernier, suivant la. coutume indienne, plante une lance entre ses trois frères et lui, signifiant la guerre entre eux... À sa libération, il est provoqué par Ben et ne doit son salut qu'à l'intervention de " Deux Lunes ", le contremaître du ranch, qui abat son agresseur. À la demande de sa mère, Joe fera la paix avec ses autres frères en brisant la lance, et oubliera le passé dans les bras de Barbara.

Fiche technique

Distribution

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

 

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Ladyhawke, la femme de la nuit.

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Ladyhawke, la femme de la nuit

Ladyhawke, la femme de la nuit

Titre original Ladyhawke
Réalisation Richard Donner
Scénario Edward Khmara
Michael Thomas
Tom Mankiewicz
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1985
Durée 121 minutes

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

Ladyhawke, la femme de la nuit (Ladyhawke) est un film fantastique américain, réalisé par Richard Donner en 1985.




Synopsis

Philippe Gaston (Matthew Broderick) est un jeune voleur emprisonné dans le donjon d'Aquila. Réussissant à s'échapper des cachots, il est finalement rattrapé par la garde lancée à sa poursuite mais il est sauvé in extremis par Étienne de Navarre (Rutger Hauer), ancien chef de la garde d'Aquila. Amant d'Isabeau d'Anjou (Michelle Pfeiffer), Navarre provoqua par le passé la jalousie de l'évêque d'Aquila (John Wood), également amoureux d'elle. Incapable de résister à cette passion dévorante, l'évêque chassa alors le couple d'Aquila et les condamna en pactisant avec le diable. Désormais victimes d'une malédiction, les amants sont condamnés à être éternellement ensemble et pourtant toujours séparés : pendant la journée, Isabeau se transforme en faucon, et la nuit, Navarre devient un loup.

Las de cette vie sans espérance, Navarre a décidé d'en finir en tuant l'évêque. C'est pourquoi il a décidé de venir en aide au jeune Gaston car celui-ci pourra lui indiquer le passage qu'il a emprunté pour quitter Aquila, lui permettant ainsi de s'y introduire à l'insu de la garde. Philippe Gaston, qui découvre petit à petit le cruel secret des amants, décide de les aider à briser la malédiction, même s'il ne sait comment s'y prendre. Isabeau est blessée sous sa forme de faucon suite à une attaque de gardes envoyés par l'évêque mais Imperius, un moine défroqué auquel Navarre avait confessé son amour, et qui l'avait trahi en le dénonçant accidentellement à l'évêque, la soigne. Voulant réparer son ancienne erreur, Imperius leur annonce que si Navarre et Isabeau se présentent tous deux devant l'évêque sous leur forme humaine, la malédiction sera brisée et que des circonstances exceptionnelles permettant cela se produiront dans trois jours à Aquila.

Après avoir échappés une fois de plus aux gardes de l'évêque, Philippe et Imperius persuadent Navarre d'accorder une chance à ce plan qui lui semble improbable et le petit groupe s'introduit dans Aquila. Navarre se fraie un chemin en combattant pour parvenir jusqu'à l'évêque qui officie dans l'église. Peu après y être parvenu, une éclipse de soleil survient et Isabeau reprend sa forme humaine. La malédiction prend alors fin et l'évêque, de dépit, tente d'assassiner Isabeau mais Navarre le tue avant qu'il y parvienne. Les deux amants sont désormais libres de vivre leur amour.

Fiche technique

Distribution

Tournage

Le film a été tourné en Italie, principalement dans la région de Campo Imperatore, dans les Abruzzes, pour les extérieurs. La forteresse en ruines où vit Imperius dans le film est celle du château de Rocca Calascio1. D'autres scènes ont été tournées en Émilie-Romagne (à la forteresse de Torrechiara et dans le village de Castell'Arquato), en LombardieSoncino), en VénétieBelluno) et dans le Latium (près de Viterbe)2.

Bande originale

Le compositeur Andrew Powell fut un des compositeurs et l'arrangeur attitré du groupe Alan Parsons Project. Alan Parsons est d'ailleurs le producteur de la bande originale du film. Richard Donner choisit Powell parce qu'il écoutait en boucle un des albums du groupe lors des repérages et qu'il avait fini par trouver que leur son convenait parfaitement aux images qu'il avait en tête pour son film. Powell a mélangé la musique orchestrale traditionnelle et les chants grégoriens à de la musique moderne à tendance rock progressif. La musique du film est interprétée par des ex-musiciens de The Alan Parsons Project et par le Philharmonia Orchestra conduit par Andrew Powell3

Distinctions

Sauf mention contraire, cette liste provient d'informations de l'Internet Movie Database4.

Récompenses
Nominations

Accueil

Le film a été un échec commercial, ne rapportant que 18 432 000 $ aux États-Unis5, mais a reçu un accueil critique plutôt positif dans l'ensemble. Il a une note de 63 % sur le site Rotten Tomatoes sur un ensemble de 19 critiques6

Le New York Times parle d'un film « divisé contre lui-même » où des scènes d'aventures trépidantes ou d'une grande beauté visuelle sont mêlées à des scènes de dialogues d'une grande banalité. Il loue les performances d'acteur de Matthew Broderick qui réussit à transformer ses sarcasmes contemporains, et notamment ses apartés avec Dieu, en scènes comiques d'un autre temps, et de Michelle Pfeiffer dont « la présence, éthérée et érotique, est si vive que même lorsqu'elle est représentée sous forme de faucon, elle semble toujours être à l'écran »7.

Time Out le juge comme un film de fantasy à l'intrigue convenue mais très divertissant et magnifiquement photographié8. Variety parle d'un conte de fées très agréable et bien fait avec des décors et des costumes très authentiques, et loue la performance des acteurs principaux, et notamment Michelle Pfeiffer, « parfaite en beauté enchanteresse »9.

 

 

Autour du film

  • Contrairement à ce que la publicité de l'époque indiquait, l'histoire n'est pas du tout adaptée d'une légende médiévale. C'est durant le tournage en Italie que le réalisateur entendit parler d'une légende ressemblant à l'histoire qu'il était en train de filmer.
  • L'histoire développée par le scénariste Edward Khmara était beaucoup plus orientée vers l'heroic fantasy et incluait des animaux fantastiques. Les souterrains de la forteresse d'Aquila abritaient notamment des dragons. C'est le réalisateur Richard Donner qui fit réécrire le script dans un style plus "réaliste". Il va sans dire que la production en fut simplifiée mais que le scénariste se sentit trahi.
  • Dans le film Complots (1997), également de Richard Donner, avec Mel Gibson et Julia Roberts, on peut voir lors d'une course poursuite dans un cinéma que le film projeté est Ladyhawke. Mel Gibson avait d'ailleurs été sollicité pour interpréter le rôle d'Étienne Navarre.
  • Le lieu d'où Philippe s'échappe dans le doublage original est L'Aquila, et l'évêque est probablement l'évêque de la ville, mais dans le doublage italien L'Aquila est appelée Aguillon, de sorte qu'elle semble une ville française.

 

 

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L.A. Confidential (film, 1997).

Publié le 10 Octobre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

L.A. Confidential (film, 1997)

L.A. Confidential

Réalisation Curtis Hanson
Scénario James Ellroy (roman)
Curtis Hanson (adaptation)
Brian Helgeland (adaptation)
Acteurs principaux
Pays d’origine Drapeau des États-Unis États-Unis
Sortie 1997
Durée 138 min.

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

L.A. Confidential est un film policier américain réalisé par Curtis Hanson et sorti en 1997, adaptation du roman de James Ellroy.





Synopsis

Los Angeles, années 1950. Alors que la ville est sujette à une vague de règlements de comptes après la chute du caïd Mickey Cohen, la police criminelle du LAPD se mobilise tout entière sur l'affaire de L'Oiseau de nuit, un massacre au cours duquel est tombé un ancien flic. Trois inspecteurs aux styles radicalement différents vont être amenés à coopérer pour démêler les fils d'une histoire plus compliquée qu'il n'y paraît.

Fiche technique

Distribution

Commentaires

Aspect psychologique du récit

Ce film d'action est aussi un récit psychologique assez fin. En effet, le contexte social, celui de Los Angeles des années 1950, étant bien posé (comme il se devait étant donné le titre du film se référant à un journal de nouvelles locales) le récit décrit finalement l'ascension d'un des personnages dans ce milieu par un jeu politique et psychologique. La progression du policier Edmund Exley (Guy Pearce) est à bien y regarder le noyau de l'action, qu'il lance, provoque, ou relance si besoin est, par le contrôle qu'il parvient à exercer sur son entourage.

À un moment du film, alors qu'Exley se trouve confronté à Lynn Bracken (Kim Basinger) jouant un sosie de Veronica Lake, il se sent d'ailleurs obligé de confirmer à celle-ci qu'il contrôle Bud White. Le poids de l'argumentation de Bracken, affirmant le contraire, est l'un des rares à inverser la balance et désorienter un instant le jeu psychologique d'Exley qui n'apparaît plus alors comme seul maître à bord. À cet instant du film on contemple ainsi une jolie dichotomie entre deux styles de maîtrise du cours des événements via l'exercice d'une psychologie performante sur le monde : un mode en apparence passif et résigné, mais en fait calme et performant avec le jeu très féminin de Lynn, et en opposition, la manière active et combative, au service des ambitions d'un Exley.

Pour ces deux personnages, contrairement à tous les autres, il est ardu de s'interroger sur les valeurs morales. Et leur appartenance à l'un des deux camps du film, truands ou flics, ne pèse pas sur eux comme une réelle nécessité. On sait qu'Exley est policier par imitation de son père, et Lynn Bracken, de son propre aveu, s'adonne à la prostitution en tant qu'activité lui permettant de réunir des fonds pour ouvrir un commerce plus conforme aux bonnes mœurs. Le caractère principal de ces deux individus, est l'intelligence et l'intégrité, qui les mènent simultanément à la réalisation de leurs buts respectifs.

Jalons de l'évolution de la carrière du policier Edmund Exley

Il est intéressant de noter l'évolution de la carrière d'Exley tout au long des 2 h 18 du film.

  • 12ème minute et antérieur : sergent, reçu premier sur 23 au concours correspondant à ce grade ;
  • 12ème minute : sergent et chef de poste pour la nuit de Noël ;
  • 18ème minute : lieutenant ;
  • 20ème minute : lieutenant inspecteur ;
  • 1 heure : médaille du courage ;
  • 2 heure et 4ème minute : 2ème médaille du courage et sans doute la nomination de chef de la police de Los Angeles...

Récompenses

 

 

 

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