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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Caracas.

Publié le 30 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE SUD-Géo - histo - polit & culturelle


Caracas est la capitale et la plus grande ville du Venezuela. Elle est à cheval sur deux États car elle fait partie du District Capitale de Caracas dans la municipalité de Libertador (dont elle est le chef-lieu) couvrant 433 km², et s'étend également sur l'État de Miranda. Elle est située au nord du Venezuela, à proximité de la mer des Caraïbes dans une vallée entourée de montagnes de près de 2 130 m, entre 760 et 910 m au-dessus du niveau de la mer.

L'agglomération compte aujourd'hui 4,8 millions d'habitants.

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Présentation 

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Caracas, Panorama d'Innenstadt
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Située au creux d'une vallée, elle est entourée de bidonvilles (barrios) dont Petare, à l'est, sur les flancs de collines. Tout un versant est resté non constructible, on parle du « poumon vert » de Caracas.

Caracas est le centre financier et commercial du Venezuela.

Climat 

Caracas bénéficie d'un climat tropical humide de mousson, quelque peu tempéré par l'altitude. Les précipitations annuelles varient entre 900 mm et 1 300 mm dans la ville proprement dite et atteignent 2 000 mm dans les cordillères20,2 °C) et le plus chaud mai (T moy=23,2 °C). Par contre la saison sèche et la saison des pluies sont bien marquées. La saison des pluies, qui s'étend de mai à octobre, coïncide avec la remontée en latitude de la zone de convergence intertropicale. voisines. Les températures ne connaissent pour ainsi dire pas de variations saisonnières, le mois le plus froid étant janvier.

 

 

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Relevé météorologique de Caracas-altitude: 835 m-latitude: 10°30'N
mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 16,0 16,3 17,2 18,6 19,6 19,4 18,9 18,7 18,7 18,5 18,1 16,8 18,1
Température moyenne (°C) 20,2 20,8 21,7 22,7 23,2 22,6 22,2 22,3 22,7 22,4 22,0 20,7 22,0
Température maximale moyenne (°C) 26,6 27,6 28,6 29,0 28,8 27,8 27,4 27,7 28,3 28,1 27,6 26,6 27,8
Précipitations (mm) 16 13 12 59 80 139 121 124 114 123 73 42 916
Source : Le climat à Caracas (en °C et mm, moyennes mensuelles) climate-charts.com

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Histoire 

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Les quartiers Est de Caracas et la montagne Avila en arrière plan
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  • Le 12 mars 1812, un tremblement de terre détruit la ville.
  • Durant la première partie du XXe siècle, dû à l'économie florissante grâce au pétrole, Caracas devint un centre économique des plus importants en Amérique latine, ainsi qu'une plaque tournante entre l'Europe et l'Amérique du Sud. À une certaine époque, le Concorde venait chaque semaine à son aéroport, donnant ainsi une importance géographique et économique à la ville.
  • Le 17 octobre 2004, une des deux tours Parque Central de 56 étages prend feu du 34e au 44e étage.
  • Le 24 octobre 2007, le socialisme est inscrit dans la constitution du Venezuela et le nom de la capitale devra être suivi de l'expression « berceau de Bolivar et reine du Guaraira Repano[1].
  • Caracas est l'une des villes les moins sûres d'Amérique latine, avec 105 homicides pour 100 000 habitants en 2006[2].

Places d'intérêts 

Monuments et Édifices Publics 
  • Capitolio Nacional
  • Casa Natal de Bolivar
  • Museo de Arte Colonial
  • Panteón Nacional
  • Parque Central
  • Plaza Bolívar
  • Palacio de Miraflores
  • Catedral de Caracas
  • Plaza Venezuela
Principaux Musées 
  • Galería de Arte Nacional (GAN).
  • Museo de Bellas Artes (MBA).
  • Museo de Arte Contemporáneo de Caracas
  • Museo Alejandro Otero (MAO)
  • Museo Jacobo Borges
  • Museo Sacro
Parcs 
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Pico oriental "La Silla de Caracas" en el Parque Nacional del Ávila
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  • Parque Miranda (Parque del Este)
  • Parque del Oeste
  • Parque Nacional El Ávila
  • Zoológico de Caricuao
  • Parque El Pinar
  • Parque Los Caobos
  • Parque Los Chorros.
  • Jardín Botánico de Caracas
Théâtres 
  • UQAM
  • Teatro Teresa Carreño
  • Teatro Municipal de Caracas
  • Teatro Nacional
  • Ateneo de Caracas
  • Cinemateca Nacional
Universités 

Transports 

Au niveau portuaire, la ville est desservie par le port maritime voisin de La Guaira.

Au niveau aérien, Caracas est desservie par l'aéroport international Maiquetía ~ Simón Bolívar son plus grand aéroport commercial situé à quelques km de la ville. Cependant, celle-ci possède trois autres petits aéroports regroupés dans l'agglomération.

De plus, Caracas compte un métro moderne construit en 1983.

Une ligne de chemins de fer de banlieue d'une quarantaine de kilomètres est en cours de construction entre Caracas et Cúa par l'IAFE

Presse 

Plusieurs quotidiens y sont publiés, en voici quelques-uns:

  • El Nacional
  • El Universal
  • El Mundo
  • El Diario de Caracas
  • The Daily Journal
  • Ultimas Noticias

Sport

Jumelages

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commentaires

Alexandrie (Italie).

Publié le 29 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans EUROPE-UNION EUROPÉENNE


Alexandrie

Alessandria.JPG

Administration
Nom italien Alessandria
Pays Italie Italie
Région Piemonte.svg Piémont 
Province Alexandrie 
Code ISTAT 006003
Code postal 15100
Préfixe tel. 0131
Site internet consulter
Culture et démographie
Population 91 724 hab. (31-12-06)
Densité 450 hab./km²
Gentilé alessandrini
Saint patron San Baudolino
Fête patronale 10 novembre
Géographie
Coordonnées 44° 55′ 00″ Nord
       8° 37′ 00″ Est
/ 44.91667, 8.61667
Altitude 95 m
Superficie 204 km²
Code cadastral A182

 

 

 

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Alexandrie (Alessandria en italien, Lissàndria an piémontais) est une ville italienne, place-forte pendant la Renaissance, située dans la région du Piémont dans la plaine du Pô, qui est aujourd'hui le chef-lieu de la province d'Alexandrie.

La ville est située au bord du Tanaro, à environ 75 kilomètres au sud-est de Turin.

Alessandria constitue un important nœud ferroviaire.

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Histoire

Aussi nommée Alexandrie de la Paille, cette ville fut construite à la hâte en bois et en chaume, en 1168, par la ligue lombarde pour s'opposer à Frédéric Barberousse, et reçut le nom d'Alexandrie en l'honneur du pape Alexandre III, qui régnait alors. Frédéric l'appela par dérision Alexandrie de la Paille, nom qui lui est resté.

Elle fut cédée en 1707 par Joseph Ier à la Savoie. Elle appartint aux Français de 1796 à 1814 et fut le chef-lieu du département de Marengo[1].

Économie 

La ville abrite une usine de fabrication de pneumatiques du groupe français Michelin.

Personnalités liées à la commune [modifier]

  • Umberto Eco y est né et a conté avec beaucoup d'humour le récit de la fondation de sa ville natale dans un de ses romans, Baudolino (2001).

Administration 

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Liste des maires (sindaci) successifs
Période Identité Parti Qualité
mai 2002 Mara Scagni - -
mai 2007 Piercarlo Fabbio - -
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.
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Spinetta Marengo, Castelceriolo, Lobbi, San Giuliano Nuovo, San Giuliano Vecchio, Mandrogne, Cascinagrossa, Litta Parodi, Valle San Bartolomeo, San Michele

Communes limitrophes

Bosco Marengo, Castellazzo Bormida, Castelletto Monferrato, Frugarolo, Montecastello, Oviglio, Pecetto di Valenza, Pietra Marazzi, Piovera, Quargnento, Sale, San Salvatore Monferrato, Solero, Tortona, Valenza

Jumelages  

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Bagheria.

Publié le 28 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Histoire de l'Art-Architecture et urbanisme


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Bagheria

Villa Palagonia : les monstres du mur d'enceinte
Villa Palagonia : les monstres du mur d'enceinte

Fichier:Bagheria-Stemma.png
Administration
Nom sicilien Baarìa
Pays Italie Italie
Région Flag of Sicily (revised).svg Sicile 
Province Provincia di Palermo-Stemma.png Palerme 
Code ISTAT 082006
Code postal 90011
Préfixe tel. 091
Site internet consulter
Culture et démographie
Population 55 272 hab. (31-12-06)
Densité 1 906 hab./km²
Gentilé bagheresi
Saint patron San Giuseppe
Fête patronale 19 mars
Géographie
Coordonnées 38° 05′ 00″ Nord
       13° 30′ 00″ Est
/ 38.08333, 13.50000
Altitude 76 m
Superficie 29 km²
Code cadastral A546

 

 

 

 

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Bagheria (Baarìa en sicilien) est une ville d'environ 55 000 habitants, dans la province de Palerme en Sicile (Italie).

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Géographie 

Bagheria se situe sur le littoral à 15 km à l'est de Palerme.

Histoire 

L'étymologie du nom « Bagheria » proviendrait du terme phénicien Bayharia, qui signifie « terrain en pente vers la mer », ou de l'arabe Bab al-Gerib, « porte du vent ».

En 1658, Giuseppe Branciforti, prince de Butera et ancien vice-roi de Sicile, s'installa à cet endroit et édifia une grande villa. Au début du XVIIIe siècle, d'autres aristocrates siciliens l'imitèrent et construisirent à Bagheria des résidences typiques du baroque sicilien, pour s'y reposer de la vie de Palerme. En 1769, l'un des descendants du prince de Butera réorganisa l'ancien village en une ville baroque à l'urbanisme rigoureusement planifié, ce qui en fit une villégiature à la mode, volontiers visitée par les voyageurs du Grand Tour au cours des XVIIIe et XIXe siècles, tels Johann Wolfgang von Goethe ou Karl Friedrich Schinkel.

Les villas 

La plus célèbre est la Villa Palagonia, propriété des princes Gravina di Palagonia, construite en 1715 par l'architecteTommaso Napoli et appelée la « villa des Monstres » en raison des statues de pierre qui ornent le jardin et le sommet du mur d'enceinte. Renommée pour la complexité de son escalier extérieur à double volée de marches, ses façades incurvées, ses marbres d'intérieur et son salon au plafond de miroirs brisés, elle a été restaurée et est ouverte au public.

La plupart des autres résidences sont aujourd'hui en ruine ou dans un état précaire. Outre la plus ancienne, la Villa Butera (1658), on citera la Villa Valguarnera (œuvre de Tommaso Napoli, conçue à partir de 1713), la Villa Trabia, la Villa Cattolica, attribuée à Tommaso Napoli et abritant désormais le musée communal Renato Guttuso, où sont exposées de nombreuses œuvres de ce peintre mais aussi celles d'autres artistes comme Pellitteri, ainsi que la Villa Cutò, la Villa San Cataldo, la Villa Villarosa (1790, œuvre de Giuseppe Venanzio Marvuglia), la Villa Spedalotto1784-1793), la Villa Sant'Isidoro, la Villa Ramacca, la Villa San Marco, la Villa Filangeri, la Villa Campofranco, la Villa Serradifalco et la Villa Larderia (attribuée à Tomasso Napoli). (

Coutumes locales 

Saint Joseph, saint patron de la ville, est fêté par l'Église catholique le 19 mars, mais il est l'objet d'une cérémonie solennelle le premier dimanche du mois d'août. Les fêtes religieuses, accompagnées de spectacles publics, se déroulent durant toute la semaine qui précède ce dimanche et se terminent par un traditionnel feu d'artifice le soir du lundi.

Transports 

La ville de Bagheria dispose d'une station de train très fréquentée par ceux qui vont quotidiennement à Palerme pour travailler et étudier. Elle est également connectée au réseau autoroutier sicilien par la sortie de l'A19 à l'intérieur de la zone urbaine. Un projet est à l'œuvre quant à la construction d'une autre sortie pour réduire le trafic et les longs embouteillages qui se créent à cause de l'utilisation d'un seul accès.

Personnalités 

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Administration 

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Liste des maires (sindaci) successifs
Période Identité Parti Qualité
10 décembre 2001 – 28 mars 2006 Francesco Giuseppe Fricano - -
27 juin 2006 Biagio Sciortino Centro-Sinistra -
Toutes les données ne nous sont pas encore connues.
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Aspra

Communes limitrophes

Ficarazzi, Misilmeri, Santa Flavia

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Évolution démographique

 

 Habitants recensés .

 

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Fichier:Wiki.png

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Bunraku (2 & fin).

Publié le 27 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS du spectacle(Danse-Théâtre-Opéra...)


Les marionnettes du bunraku 

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Les montreurs 

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Femme montrant une marionnette
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Chaque marionnette principale requiert l'intervention de trois montreurs. Le chef montreur, omo zukai, contrôle de la main gauche la tête en tenant un bâton équipé de leviers, et de la main droite la main droite de la marionnette. Le hidari zukari contrôle la main gauche de la marionnette de sa main droite. Enfin, le ashi zukari contrôle les pieds et les jambes de la marionnette. Les marionnettes de femme n'ayant pas de jambes, il doit évoquer leur forme en passant ses mains dans le bas du vêtement de la marionnette. Une telle organisation impose un grand degré de coordination entre les trois montreurs afin d'obtenir un mouvement naturel de la marionnette[8].

La formation du marionnettiste est très longue. Le montreur commence par manipuler les pieds, puis la main gauche, et enfin la main droite et la tête. Un ancien adage veut qu'il faille dix ans pour maîtriser les pieds, et encore dix ans pour la main gauche. Les marionnettes étant à la fois hautes, de 1,20 m à 1,50 m, et lourdes, le chef montreur porte des geta surélevées de 20 cm à 50 cm afin de soulager son bras gauche, qui porte l'essentiel du poids de la marionnette.

La présence de trois manipulateurs constitue un facteur de distraction pour l'audience. C'est pourquoi le bunraku a importé du kabuki l'usage du kurogo, la robe noire, qui suggère une motion d'invisibilité du montreur. Cependant, quand le public réalise qu'il ne s'agit que d'une marionnette, le désir est grand de voir qui la contrôle. Aussi, le chef marionnettiste opère-t-il nue-tête, alors que ses assistants sont parfois encagoulés, revêtant parfois le même habit traditionnel que le chanteur et le joueur de shamisen, un hakama et une casaque large aux épaules (kataginu), marquée du blason de sa famille. L'habit traditionnel est, comme au kabuki, réservé aux pièces se déroulant dans un cadre historique, mettant en scène des familles nobles, alors que la tenue noire est celle des comédies de mœurs ou des drames.

Mécanisme 

La tête des marionnettes est vide. Elle est fixée à l'extrémité d'une baguette, qui constitue la colonne vertébrale de la marionnette. Les épaules sont représentées par une planche transversale, la rondeur des épaules étant suggérée par des éponges placées aux extrémités de cette planche. Les bras et les jambes sont atttachées à cette planche par des ficelles. Des morceaux de tissus sont fixés à l'avant et à l'arrière de la marionnette. La tête, le bras gauche et le bras droit disposent chacun d'un système de leviers pour en contrôler les mouvements. Celui du bras gauche est situé au bout d'une longue armature en bois, afin de permettre à l'assistant de l'utiliser sans gêner les mouvements du chef marionnettiste.

Le mécanisme de la tête peut permettre de faire bouger les yeux, les paupières, les sourcils, la bouche ou de faire hocher la tête à la marionnette.

La tête 

Les têtes des marionnettes (kashira) sont divisées en catégories selon le sexe, la classe sociale et le caractère du personnage. Si certaines têtes sont spécifiques à des rôles particuliers, d'autres peuvent être employées pour plusieurs pièces en faisant varier la perruque et la peinture. Les têtes sont en effet repeintes et préparées avant chaque représentation[9],[10].

La préparation des perruques constitue un art en soi. Elles distinguent le personnage qui les porte et donnent des indications sur sa condition et son caractère. Les perruques sont faites de cheveux humains, des poils de queue de yak pouvant être ajoutés pour créer du volume. L'ensemble est fixé sur une plaque de cuivre. Afin de ne pas endommager la tête de la marionnette, la finition de la coiffure se fait sans huile, seulement avec de l'eau et de la cire d'abeille[11].

Le costume 

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Marionnette féminine.
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Le costume se compose d'une robe de dessous (juban), d'un kimono de dessous (kitsuke), d'une veste (haori) ou d'une robe extérieure (uchikake), d'un col (eri) et d'une ceinture large (obi). Afin de donner une sensation de douceur du corps, les robes sont fourrées de coton. Les costumes sont sous la supervision d'un fourrier[12].

Ce sont alors les marionnettistes qui habillent eux-mêmes les marionnettes.

Le texte et les marionnettes

Contrairement au kabuki, totalement centré sur le jeu de l'acteur, le bunraku présente à la fois des éléments de présentation (cherchant à susciter directement un sentiment) et de représentation (cherchant à exprimer l'idée ou le sentiment de l'auteur). Une grande attention est ainsi prêtée à la fois à l'aspect visuel et musical des marionnettes et de la déclamation et au texte lui-même. Chaque pièce débute ainsi par une cérémonie où le récitant s'engage à interpréter fidèlement le texte, placé devant lui sur un lutrin en laque ornementé. Le texte est également salué au début de chaque acte.

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commentaires

Bunraku (1).

Publié le 27 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS du spectacle(Danse-Théâtre-Opéra...)


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Poupée de bunraku prise à la Tonda ningyô kyôyûdan (冨田人形共遊団, troupe de poupées de bunraku Tonda)
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Le bunraku (文楽?) est un type de théâtre japonais datant du XVIIe siècle. Les personnages y sont représentés par des marionnettes de grande taille, manipulées à vue[1].

Tradition théâtrale plus particulièrement originaire de la région d'Ōsaka, le bunraku est interprété par un seul récitant qui chante tous les rôles, et trois manipulateurs pour chaque marionnette. Les marionnettistes sont visibles par le public et utilisent soit la gestuelle furi, plutôt réaliste, soit la gestuelle kata, empreinte de stylisation, selon l'émotion recherchée.

Les manipulateurs respectent une hiérarchie réglée en fonction de leur degré de connaissance dans l'art du bunraku. Ainsi le plus expérimenté (au moins vingt ans de métier) manipule la tête et le bras droit, le second le bras gauche et le dernier (le novice) les pieds. Pour pouvoir être manipulée, la marionnette possède ce qu'on appelle des contrôles ou baguettes sur ces différentes parties.

Afin de manipuler plus aisément la marionnette, les manipulateurs se déplacent en position de kathakali, jambes à demi fléchies. Ils doivent ainsi faire beaucoup d'exercices physiques et d'assouplissement afin d'être les plus agiles possibles.

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Historique

Le bunraku a deux sources, la tradition du récit accompagné de musique et celle des marionnettes. Strictement parlant, le bunraku s'appelle d'ailleurs ningyō jōruri, marionnettes et déclamation. En japonais, le même mot désigne à la fois la poupée et la marionnette.

Le jōruri 

Le jōruri est une forme de narration fondée sur la tradition plus ancienne du heikyoku, où un récitant raconte l'histoire tandis qu'un musicien au biwa (luth japonais) donne l'ambiance à l'aide de thèmes musicaux. Initialement réservée au récit du Dit des Heike (Heike monogatari), cette forme de narration élargit au XVe siècle son répertoire à d'autres récits classiques, et devient alors le jōruri, d'après le conte de La Princesse Jōruri et les douze rois-gardiens. Aux alentours du XVIe siècle, le sanshin est importé d'Okinawa (alors royaume des îles Ryûkyû), se transforme en shamisen. Ce nouvel instrument, plus versatile, remplace le biwa pour l'accompagnement des récitants ainsi que pour les spectacles de marionnettes, ces dernières s'invitant ainsi dans les récits du jōruri[2].

Les marionnettes 
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Kugutsu, montreur de marionnettes itinérant.
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La tradition des marionnettes au Japon remonte au moins à la période Heian (7841185). Les écrits de l'époque mentionnent l'existence de montreurs de marionnettes itinérants, dits airaishi ou kugutsumawashi. Au XIIIe siècle, on retrouve de tels montreurs principalement dans les temples, pour finalement devenir liés au jōruri à la fin du XVIe siècle[3].

Les montreurs se produisaient alors dissimulés derrière un rideau à hauteur d'épaule, les marionnettes étant manipulées les bras levés. Avec un seul montreur, les mouvements des poupées étaient alors limités. En 1734 fut introduite l'idée de doter chaque marionnette de trois manipulateurs, passant ainsi de marionnettes à gaine à des marionnettes à contrôles, dont les mouvements sont dirigés par un système de leviers. C'est sans doute aussi à cette époque que l'organisation de la scène est modifiée pour permettre aux trois marionnettistes d'opérer simultanément. Ceux-ci se retrouvent ainsi exposés à la vue du public, et sont habillés d'un costume noir, couleur conventionnelle de l'invisibilité dans le kabuki. C'est également à cette occasion que les marionnettes prirent leur taille actuelle, qui va de 120 cm à 150 cm.

Takemoto Gidayu et Chikamatsu Monzaemon 

Originaire de l'ouest du Japon, en particulier de Kyōto, le jōruri s'implante à Edo (future Tōkyō dès le milieu du XVIIe siècle. C'est à cette époque que Takemoto Gidayu fonde son école à Ōsaka, avec l'aide du dramaturge Chikamatsu Monzaemon (16531724). Caractérisé par un style très dynamique et une grande ouverture sur les techniques des autres écoles, son style devient dominant, jōruri et jōruri gidayu-bushi devenant synonymes[4]..

Chikamatsu Monzaemon était à l'époque un auteur reconnu de pièces de kabuki, lié à l'émergence du style wagotoKansai). Les pièces de Chikamatsu Monzaemon forment le cœur du répertoire du bunraku. On lui doit également les premières pièces mettant en scènes des commerçants, qui constituaient l'essentiel de son public. Il est ainsi à l'origine de la division du répertoire en pièces historiques (jidai mono) et en pièces bourgeoises (sewa mono). Le premier type de pièce repose en général sur un conflit entre les préceptes confucéens de loyauté et les sentiments personnels au sein de familles nobles, tandis que les secondes racontent des amours impossibles, qui se concluent en suicides amoureux. À la puissance évocatrice des techniques de Takemoto Gidayu, il apporte des éléments humains aux récits, ainsi que des situations quotidiennes. (style raffiné du

Il se trouva d'ailleurs lui-même au centre d'une situation digne de ses pièces peu après la première de sa plus célèbre pièce, Suicide amoureux à Sonezaki (Sonezaki Shinju). Le meilleur chanteur de la troupe, Toyotake Wakadayu, décida en effet de fonder son propre théâtre, emportant avec lui le meilleur manipulateur de marionnettes féminines. La rivalité entre le Takemoto-za et le Toyotake-za marqua le début d'un âge d'or du bunraku. Le Takemoto-za produisit ainsi entre 1746 et 1748 trois des plus grands classiques du genre, Sugawara Denju Te-narai Kagami (Le Secret de la calligraphie de Sugawara), Yoshitsune Senbon-sakura (Yoshitsune et les mille cerisiers), et Kanadehon ChushinguraLe Trésor des loyaux vassaux)[5].. La popularité du bunraku était alors telle qu'elle éclipsait même celle du kabuki. Il ne faut cependant pas minimiser l'influence réciproque qu'exercèrent ces deux arts l'un sur l'autre. L'influence du bunraku fut décisive dans la stylisation des postures du kabuki, pour lequel furent adaptées maintes pièces, tandis que le kabuki fournissait tout à la fois pièces et critères esthétiques au bunraku. (

La seconde moitié du XVIIIe siècle vit cependant l'intérêt du public décliner, et les représentations se retrouvèrent confinées aux temples ou à des salles de spectacle mineures.

Du jōruri au bunraku 
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Théâtre national de bunraku à Ōsaka
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En 1811, un petit jōruri d'Ōsaka était le seul endroit où se tenaient régulièrement des représentations de jōruri. Le propriétaire, Uemura Bunrakuken, fit déplacer cette salle à Matsushima en 1872, où elle ouvrit sous le nom de Bunraku-za, donnant son nom actuel à cet art.

La fin du XIXe siècle vit un retour en grâce du bunraku, qui se trouva durablement un public dans les classes commerçantes favorisées par l'ère Meiji. Officiellement reconnu comme faisant partie du patrimoine culturel japonais en 1955, le bunraku se sépara de la tutelle de compagnies en 1963 pour fonder ses propres salles de spectacle. Les troupes furent d'abord hébergées par le Théâtre national à Tōkyō, mais la politique du théâtre de ne montrer que des pièces entières échouait à attirer un jeune public. En 1984 fut achevé le Théâtre national de bunraku à Ōsaka[6]..

En 2003, le bunraku fut ajouté à la Patrimoine Oral et Immatériel de l’Humanité par l'UNESCO.

La voix et la musique

Le chanteur et le joueur de shamisen fournissent l'essentiel de l'environnement sonore du bunraku. Pour la plupart des pièces, un seul couple formé d'un chanteur et d'un musicien joue l'ensemble d'un acte. Ces couples se nouent lors de la formation des artistes, et ne sont séparés que par la mort de l'un des deux. Anciennement, les deux partenaires vivaient constamment ensemble. Aujourd'hui, si cet usage a diminué, l'harmonie entre les deux partenaires est un critère essentiel de qualité de leur prestation[7].

Le chanteur, tayu 
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Joueur de shamisen accompagnant le chanteur
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Le rôle du chanteur est d'insuffler les émotions et la personnalité dans les marionnettes. Le chanteur joue non seulement les voix de tous les personnages, mais déclame aussi les textes narratifs qui situent l'action.

Bien qu'il se trouve en marge de la scène, le chanteur joue physiquement les rôles par les expressions de son visage et de sa voix. Du fait de la nécessité de jouer quasi-simultanément un grand nombre de personnages, le jeu du chanteur est délibérément exagéré, afin de différencier les personnages et de susciter au maximum l'émotion chez le spectateur.

Le joueur de shamisen

Le bunraku emploie le futo-zao shamisen, le plus grand et le plus grave shamisen. Alors que le reste de l'accompagnement musical évoque les circonstances extérieures de l'action, qu'il s'agisse d'une saison, d'un orage ou de l'atmosphère d'une bataille, le shamisen doit rendre l'état intérieur des personnages. Pour ce faire, le shamisen se doit de souligner les effets du chanteur. Cela passe par une abdication de la recherche de musicalité ou de performance propre pour se consacrer uniquement à son rôle de complément indispensable du récitant.

L'orchestre

Caché derrière des rideaux de bambou à droite de la scène, dans une pièce surélevée, se trouve souvent un petit orchestre, chargé de donner la tonalité générale de la scène. Les mélodies évoquent ainsi la saison, le temps ou font référence à d'autres thèmes célèbres. Les instruments les plus utilisés pour ce faire sont des flûtes, en particulier le shakuhachi, le koto (cithare) et surtout une vaste gamme de percussions.

 

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Fichier:Wiki.png.

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Corse (6 & fin).

Publié le 26 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans FRANCE-Départements-régions-provinces historiques

 

Écrivains en langue corse

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  • Marco Angeli,
  • Ghjuvan Maria Arrighi,
  • Ghjacumu Biancarelli,
  • Marcu Biancarelli,
  • Ghjaseppu Maria Bonavita,
  • Dumenicu Carlotti (Martinu Appinzapalu),
  • Santu Casanova,
  • Ghjuvan Maria Comiti,
  • Rinatu Coti,
  • Sebastianu Dalzeto,
  • Paulu Matteiu Della Foata,
  • Paulu Desanti,
  • Alain Di Meglio,
  • Anton Francescu Filippini,
  • Ghjuvan Ghjaseppu Franchi,
  • Ghjacumu Fusina,
  • Prete Gentili (Anghjulu-Stefanu),
  • Dumenicu Antonu Geronimi,
  • Ghjacumu Gregorj,
  • Ghjuvan' Petru Lucciardi,
  • Anton Liunardu Massiani,
  • Ange-Mathieu Mezzadri,
  • Ghjuvan Luigi Moracchini,
  • Ugo Peretti,
  • Bertino Poli,
  • Michel Poli,
  • Petru Rocca,
  • Ghjuvan Teramu Rocchi,
  • Ghjacumu Thiers.

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Écrivains en langue italienne  

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Il existe des écrivains en langue corse, notamment depuis le XIXe siècle, alors que jusqu'alors il avait plutôt existé une littérature corse en italien très importante. L'italien en Corse comme dans les autres régions italiennes était la langue écrite par les lettres et cela jusqu'à la conquête française.

Écrivains en langue corse et français

Prête Gentili (Anghjulu-stefanu) Marta Renucci Cristofini Antoine Trojani d'Asco a écrit de nombreux livres en Corse et en Français dont une histoire du "Sage d'Asco"

Religion 

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Article détaillé : Diocèse d'Ajaccio.
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Gastronomie

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La gastronomie corse est étroitement liée aux principaux produits du terroir : la culture de la châtaigne et des agrumes, la charcuterie de porc, le lait et le fromage de brebis, comme celui de chèvre.

C'est traditionnellement une cuisine de montagnards même si les produits de la pêche sont devenus plus importants, essentiellement grâce à la disparition du paludisme des côtes et à la tradition corse d'ostréiculture et de mytiliculture héritée des romains. Il existe en Corse deux types d'huiles d'olives, l'une est plus verte, elle est produite en décembre et janvier, à partir d'oliviers jeunes et d'olives en début de maturation. L'autre est une huile jaune, propre à la culture corse, elle est faite à partir des olives ramassées sous des arbres centenaires vers le mois de mai.

 

 

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Fromages traditionnels corses (cuisine corse).
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Article détaillé : Cuisine corse.
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Parmi les spécialités il faut noter :

  • l'apéritif : le Cap Corse Mattei, c'est un apéritif à base de vin et d'une plante médicinale, le quinquina ; il est le légendaire apéritif corse célèbre dans le monde entier depuis plus d'un siècle[réf. nécessaire]
  • la bière corse à la châtaigne : la Pietra
  • le whisky corse P&M
  • les vins corses : le San Micheli - AOC Sartene
  • la charcuterie corse : le prisuttu, la coppa et le lonzu, le figatellu, la salciccia
  • Liste de fromages corses : le brocciu, le Niolo, a filetta, le bastelicaccia
  • les beignets de brocciu (fromage de lait caillé de brebis)
  • le migliacciu
  • les sardines à la Bastiaise
  • la pulenda, une polenta de farine de châtaigne
  • les nicci, crêpes à base de farine de châtaigne
  • le cabri en sauce (avec sa polenta de farine de châtaigne)
  • le civet de sanglier
  • les canistrelli, biscuits parfumés au citron, à l'anis, à la châtaigne, au vin, ou nature.
  • toutes sortes de fromages : le brocciu, le fromage frais de brebis, la tomme corse et une myriade de fromages corsés.
  • la tourte de farine de châtaigne, les falculelle, le fiadone ou le pastizzu les crustulle
  • les digestifs : eau de vie, liqueur de myrte, de châtaigne, de cédrat, d'arbouse...
  • le pestu : sauce au basilic se mariant avec divers ingrédients selon les régions de Corse
  • les aubergines farcies : demi-aubergines farcies de viande hachée et d'ail gratinées au four et servies avec une sauce tomate et basilique.
  • les miels AOC de corse

Sport

  • En rugby, un club (SC Bastia XV) évoluait en championnat national de fédérale1 mais des raisons financières les ont relégués en fédérale3. Les autres clubs sont situés en Balagne (le CRAB XV Lumio), à Bastia (Bastia XV, Casinca XV), à Lucciana (RC Lucciana), Porto-Vecchio(ASPV XV et RCOPV XV) Ajaccio(RCA), à Ventiseri, à Propriano (Alta-Rocca XV) et à Corte. Henry Savary occupe actuellement le siège de président, André Giammarchi le poste de vice-président et Fabrice Orsini est secretaire général. Le comité régional présente au niveau national des sélections corses dans toutes les catégories de jeunes, ainsi qu'en féminines.
  • Le football est extrêmement populaire et très bien représenté en ligue professionnelle par rapport au nombre de spectateurs et à la puissance économique de l'île. Pour la saison 2007-2008, par exemple, étaient présents les clubs de l'AC Ajaccio et du SC Bastia en Ligue 2 et du GFCO Ajaccio en National. Malheureusement, le manque de moyens financiers couplé aux incohérences de gestion de certains dirigeants ont jeté l'ACA et le SCB en Ligue 2, alors que le Gazélec a été sportivement relégué en Championnat de France Amateurs pour la saison 2006-2007. À ce même niveau, le Club Athlétic Bastiais (CAB) a connu la première saison en CFA de son histoire, après une épopée en Coupe de France la saison précédente, achevée contre Istres (Ligue 2). En CFA2, enfin, les réserves professionnelles de l'ACA et du SCB sont présentes, ainsi que les Moustiques de l'AS Porto-Vecchio, le club de Corte, le FA Île-Rousse, le FC Borgo et l'Etoile Filante Bastiaise. Cependant, depuis son retour au sein de l'élite, l'ACA présente un régularité de gestion qui lui a permis d'attirer la confiance des instances nationales. La DNCG tant redoutée par de nombreux clubs n'a jamais eu de reproche à formuler envers le club ajaccien.

Ainsi, ce ne sont pas moins de 11 équipes pour 9 clubs différents qui jouent au niveau national.

  • En handball, le GFCO Ajaccio évolue en Nationale 1, le club du Hb Corte évolue en Nationale 2 et celui de Bonifacio évolue en Nationale 3.
  • En volley-ball, le GFCO Ajaccio accède en 2007 à la PRO A.
  • En compétition automobile, le Tour de Corse est un des plus grands rendez-vous des rallyes sur asphalte. De plus, les pilotes corses sont réputés rapides, à l'image d'Yves Loubet, Patrick Bernardini ou encore Paulu-Battistu Halter.
  • Il y a aussi 3 stations de ski sur l'île comme le Val d'Ese et Ghisoni-Capanelle par exemple.
  • L'absence de grandes vagues due au fait que la Corse se situe en Méditerrannée, ainsi que le vent fort et régulier en fait un lieu idéal pour la pratique de la voile comme la planche à voile et le kitesurf. La baie de Figari s'est imposée comme un spot incontournable de l'île dans ce domaine.

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Symboles / Emblèmes

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La tête de Maure
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Le drapeau corse représente sur fond blanc une tête de Maure dont le front est ceint d'une bande de tissu blanc nouée derrière la tête. La signification de la présence de cette tête est encore inexpliquée, les références aux Sarrasins tenant plus de la légende.

L'une d'elle raconte que suite à une rébellion des Corses face aux Maures, ils pendirent leur chef, les yeux bandés en guise d'emblème du caractère et de la victoire du peuple corse. L'un des combattants corses releva le bandeau afin d'honorer et de garder le souvenir de ce valeureux guerrier.

D'origine aragonaise, il fait écho au drapeau de la Sardaigne qui présente lui quatre têtes de maure avec une croix rouge sur fond blanc. Sur l'armorial de Gelre en 1370, les armes de la Corse et de la Sardaigne comprenaient des bustes de Maure et non des têtes, et que les bandeaux étaient absents sur l'écu sarde. Le bandeau était déjà relevé sur le front pour les armes corses.

A la renaissance, les bandes corses de Giovanni de Medicis et Sampiero Corso arboraient un étendard noir frappé d'une croix blanche.

En 1635, le doge de Gênes, Gian Francesco I Brignole offrit ses états, dont la Corse, à la Vierge Marie. Ce peut être l'origine de la couleur de fond blanche du drapeau, choisit à la consulta d'Orezza en 1738 comme emblème de la Corse.

Le roi Théodore maintint le bandeau sur les yeux du maure. En 1755, Pascal Paoli le releva en signe de la liberté recouvrée.

 

 

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Vue panoramique de la Corse prise depuis Nice (par phénomène optique de réfraction)
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commentaires

Corse (5).

Publié le 26 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans FRANCE-Départements-régions-provinces historiques

 

Culture 

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Article détaillé : Culture de la Corse.
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Langue corse
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Les montagnes corses
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À l'époque romaine, l'île parlait un latin encore très proche de celui de la métropole. Pour schématiser : on retiendra que la langue corse est une langue issue du bas latin et du toscan médiéval. Certaines variétés de la langue corse sont parmi les langues les plus proches de l'italien standard, car elles ont été largement influencées par le toscan (lui-même à la base de l'italien). Ceci fait que l'intercompréhension avec les Italiens est excellente mais que quelqu'un parlant corse comprend difficilement des dialectes de l'italien comme le calabrais, le vénitien ou même le piémontais -et vice-versa. L'hymne corse «Dio vi salvi Regina» est d'ailleurs écrit en italien standard et chanté en corse sans que de grandes modifications soient perceptibles entre l'écrit et l'oral ; la seule différence est que le o italien devient u en corse (même dans le titre qui est parfois «Dìu vi salvi Regina»). Ce phénomène de l'interchangeabilité du u et du o n'est cependant pas un phénomène proprement corse puisqu'on le retrouve en sicilien, en occitan et en portugais. En revanche, les variétés de la langue corse dites "taravaise" ou sartenaise" sont plus éloignées du toscan, mais nettement plus proches des langues sicilienne ou galluraise.

La langue corse actuelle a été influencée selon les micro-régions de l'île par le toscan au Nord tandis que l'extrême-sud restait soumis à l'influence du bas latin. Cela se révèle notamment dans la forme des pluriels masculins (issus du neutre latin dans l'extrême-sud) et dans la forme initiale de termes restés proches du latin tels u casgiu pour le fromage directement issu de caseus en latin[9]. Les linguistes décrivent ces différentes variétés comme une forme de polynomie. Les différentes variétés sont intercommunicantes mais variées. La langue corse est le véhicule de la culture corse, riche de ses chants, ses polyphonies, ses proverbes, et de ses expressions.

Elle est l'objet de nombreuses revendications concernant sa protection, son enseignement. L'État affiche une volonté politique de promouvoir l'enseignement de la langue et de la culture corse. Il a mis en place un enseignement facultatif d'un maximum de 2h par semaine, géré par les maîtres dans le primaire. Ces mesures sont vues par certains comme trop faibles, comparées à ce qui est fait en Espagne pour le catalan et le basque par exemple.

La langue corse est considérée par l'Unesco comme une langue en voie de disparition, de même que 90 % des langues de la planète. On estime d'ailleurs depuis 2006 que la langue corse, ainsi que certaines langues italiques tels que le sicilien, le calabrais, le vénitien, est l'une des plus proches du bas-latin tel qu'il fut parlé à l'aube du moyen âge. Elle est, notamment pour sa variante du nord, extrêmement similaire aux dialectes du centre de l'Italie (Toscane, Ombrie etc.) et elle est aisément compréhensible par les Italiens, notamment pour ceux de l'Italie centrale. Parfois elle est considérée, à tort, comme un patois italien en raison de la similarité des deux langues ; elles sont en fait intercommunicantes.

Les noms de familles corses peuvent être trouvés un peu partout en Italie et notamment dans les régions centrales de la péninsule. C'est le cas, notamment du nom de Benigni, patronyme qui trouve son origine en Toscane. On pense au comédien et réalisateur Roberto Benigni originaire, précisément de cette région d'Italie ainsi que Patrice Benigni, comédien et chanteur (cousin d'André Santini, ancien ministre sous Nicolas Sarkozy et maire d'Issy-les-Moulineaux) né à Marseille dont ses racines corses se situent, à Canari. Autrefois langue orale, mélange d'origines latine, italienne, elle est actuellement codifiée et structurée par l'Université de Corte (Università Pasquale Paoli di Corti) et défendue par de nombreuses associations insulaires. Elle doit son statut de langue au fait paradoxal que la Corse fait partie de la France et est donc séparée des autres dialectes italiens. En Italie les dialectes régionaux ont le statut officiel de langue seulement dans ses propres régions. Son unicité à l'intérieur de l'espace linguistique français l'isole, ce qui ne serait bien évidemment pas le cas en Italie.

Croyances et superstitions 

Le mazzérisme est un don hypothétique de prophétie funèbre exercé la nuit par des individus pendant la période des rêves. Au cours de cette activité, le mazzeru part chasser et tuer des animaux. On le surnomme « le Chasseur d'âmes » ou encore « le Messager de la Mort ». Attention, certains auteurs pensent que le "mazzérisme" est ... une invention de romanciers et n'a jamais existé en Corse. Cf : Ethnologie Française / n° 115 2008/3 / De quelques monstres anthropologiques insulaires / Bernard Biancarelli Christine Bonardi

Chants et polyphonies
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Article détaillé : Chant corse.
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Sportifs professionnels

 

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Porto-Vecchio
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Écrivains
Écrivains en langue française
  • Daniel Arnaud, auteur de "La Corse et l'idée républicaine" et de "Dernières nouvelles du front".
  • Roger Caratini, auteur de la Bordas Encyclopédie
  • Jean-Toussaint Desanti, philosophe, auteur de "Les idéalités mathématiques"
  • Paul Antonietti, auteur de I. F. F. (I Francesi Fora), [Une plongée sans concession au cœur du problème corse… et français.] ;
  • Jean Pasqualini, auteur de Prisonnier de Mao (7 ans de Laogaï)
  • Jérôme Ferrari ;
  • Pierre Piobb ;
  • Marie Susini ;
  • Angelo Rinaldi ;
  • Jean-Claude Rogliano ;
  • Paul Milleliri ;
  • Marie Ferranti
  • Paul-François Paoli
  • Jean-Pierre Santini
  • Gabriel Xavier Culioli, auteur de la Terre des Seigneurs, Le Complexe corse, Terres de Corse, Les Pierres de l'apocalypse, Le Chant des Saisons, Le Grand Voyage, Légendaire corse ;
  • Michel Zevaco, auteur de romans de cap et d'épées dont la série des Pardaillan ;
  • Dominique Sampieri, auteur de Les Chataigniers de Bocognano, La Faux et le fusil ;
  • Jeanne-Hélène Sampieri, auteur de À propos d'Ajaccio... ;
  • Marie-Josée Cesarini-Dasso, L'Univers criminel féminin en Corse au XVIIIe siècle, Brigida Médecin au XVIIe siècle, La Bandite
  • Michel Ferracci-Porri, auteur de La Môme Moineau, Beaux Ténèbres, La Pulsion du Mal d'Eugène Weidmann., L'Affaire du Fantôme de Heilbronn
  • Daniel Istria, auteur de Pouvoirs et fortifications dans le nord de la Corse XIe  ‑ XIVe siècle
  • *Evelyne Luciani, Louis Belgodere, Dominique Taddei, auteurs de Trois prêtres Balanins au cœur de la révolution Corse.

 

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Poggioli Pierre, auteur de plusieurs livres sur l'histoire contemporaine corse et le nationalisme.

 

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commentaires

Corse (4).

Publié le 26 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans FRANCE-Départements-régions-provinces historiques

 

Économie

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Article détaillé : Économie de la Corse.
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Présentation

Les répartitions dans les trois secteurs économiques (en %) :

  • Primaire : 5,30
  • Secondaire : 15,30
  • Tertiaire : 79,40

Elle possède une population active d'environ 109 000 habitants pour un taux de chômage de 10,6 % (en 2002).

 

 

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Ajaccio depuis son port de plaisance
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Le port de plaisance de Bastia
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L'économie corse se caractérise par la faiblesse du tissu productif et la surreprésentation du secteur tertiaire, notamment non marchand et public. La deuxième caractéristique majeure concerne les structures de production : il s'agit en très grande partie de très petites entreprises avec peu ou pas de salariés. D'un autre côté, on trouve les plus grosses structures dans la grande distribution ou dans le secteur du BTP soumis aux commandes publiques. À ceci s'ajoute une population faiblement active et vieillissante. Le secteur tertiaire, premier employeur de l'île, est marqué par la prépondérance du public tant dans la fonction publique de l'état que des divers organismes et collectivités territoriales.

L'île a le privilège de compter 360 communes, 2 départements, 1 collectivité territoriale et divers agences ou offices en dépendant. Longtemps cette suradministration a permis aux politiques locaux de disposer d'un volant important de postes à attribuer.

Le secteur primaire 

L'agriculture reste le secteur productif le plus important malgré sa faible part dans le PIB. On ne peut comprendre la situation actuelle sans connaître un minimum l'histoire agraire de l'île. Les systèmes vivriers traditionnels disparaissent au début du vingtième siècle sous la pression conjuguée de la concurrence des céréales des pays neufs et de tarifs douaniers défavorables. Ces systèmes se basaient sur la culture des céréales en sec sur terrasses avec jachère biennale voire culture sur brûlis en cas de crise alimentaire, de cultures d'appoint soignées (jardins, vignes, vergers) et d'un élevage « semi-nomade inverse » alliant terres de plaine d'hivernage et montagnes d'été avec village de montagne (Niolu, Alta Rocca, Ascu, etc.). Certaines régions remplacent les cultures de céréales par le châtaignier.

Au tournant de 1945, l'intérieur est ruiné, en pleine déprise rurale et agricole. Les propriétaires fonciers ont bien souvent émigré. Se produit à 10 ans d'intervalle deux phénomènes qui vont dessiner le paysage agricole actuel : la mise en valeur de la plaine orientale et la reconquête de l'intérieur par l'agriculture et l'élevage pastoral.

Face au marasme ambiant et aux première agitations (en 1950 la Corse compte environ 150 000 habitants soit son minimum démographique) le gouvernement entreprend de drainer la vaste plaine orientale, terre d'hivernage des bergers de brebis. Il s'agit d'y installer une agriculture moderne au sens des lois Pisani. À l'origine conçue pour les Corses, cette politique vient à propos pour accueillir les pieds noirs de retour d'Algérie. C'est l'origine d'une agriculture essentiellement orientée vers les cultures permanentes (Vignes, Agrumes, Kiwis, Fruitiers), exercée au sein de grosses structures, à fort capital, grande SAU, employeuse de main d'œuvre salariée souvent d'origine marocaine. Cette agriculture a connu des cycles : vin de table, kiwi, agrumes mais connaît des difficultés récurrentes dus à la forte capitalisation nécessaire et à l'endettement important. SI les performances se sont améliorées, l'avenir reste sombre car les exploitations ont du mal à honorer leur en-cours.

Au contraire, l'intérieur a connu une certaine reprise agricole dans les années 1970 en liaison avec le slogan « vivre au pays/campà in paese ». Il s'agit au contraire de structures légères (peu d'investissements) d'élevages de petits ruminants laitiers organisés en systèmes de types pastoraux : races rustiques, surfaces vastes mais peu productives, résultats techniques moyens ou médiocre mais grande stabilité. On peut y rattacher la castanéiculture et l'oléiculture. S'y ajoutent souvent une production de produits fermiers pour valoriser la main d'œuvre familiale : fromages, agneaux, cabris, huile d'olive, veaux, charcuterie, miel. C'est un secteur en pleine évolution et organisation qui construit des démarches de qualité mais qui doit faire face à des problèmes de maîtrise du foncier, de manque de repreneurs, de difficultés financière de mises aux normes des ateliers de transformation.

La viticulture en cave particulière combine des caractéristiques hybrides : forte capitalisation mais orientation vers une production labellisée. Ceci n'empêche pas que de vastes zones de l'intérieur soient devenues presque vides d'habitants et que certains villages n'aient plus assez de résidents permanents pour constituer un conseil municipal[réf. nécessaire].

Le secteur secondaire

Le secteur industriel est presque entièrement concentré dans le BTP qui dépend pour ses carnets de commande : des offres publiques pour les plus grosses entreprises et de la demande local ou touristique pour les plus petites. On note cependant l'apparition du secteur des IAA qui dérive à l'origine des entreprises de transformation de la matière première locale. On pourra relever sans être exhaustif, le secteur des eaux minérales (Saint Georges, Zilia, Orezza), des boissons (notamment la brasserie Pietra qui développe outre les bières, les sodas et limonades; on peut aussi citer Torra), de la biscuiterie produisant selon des recettes locales, des plats cuisinés corses, de la charcuterie de type corse (sans aucune garantie sur l'origine de la matière première) mais aussi des fromageries et laiteries semi-industrielles. D'autres ressources sont exploités mais de façon plus marginale (bois, lauze, pierres ornementales ou de construction). L'énergie utilisée est en partie d'origine hydraulique, mais surtout issue de centrales thermiques. L'éolien se développe mais rencontre des résistances.

Le secteur tertiaire

Le tertiaire privé marchand est marqué par une très forte saisonnalité liée à la quasi monoactivité touristique. Un grand nombre d'emplois offerts sont peu qualifiés et saisonniers. Avec le commerce, c'est pourtant le secteur qui est le plus dynamique mais il se cantonne souvent aux secteurs non délocalisables ou non concurrentiels.

Fiscalité
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Article détaillé : Statut fiscal de la Corse.
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La Corse bénéficie depuis le Consulat d'un régime fiscal dérogatoire motivé par son insularité et son état de sous-développement relatif. La dernière mesure législative qui régit le statut fiscal particulier de l'Île de Beauté date de 1994.

Des avantages fiscaux dont bénéficient les entreprises touchent notamment à l'impôt sur les sociétés dans les zones franches, et à la taxe professionnelle, réduite sur toute l'île. Les particuliers bénéficient d'avantages en matière de TVA, de taxe foncière sur les propriétés non bâties (pour préserver certains secteurs de l'île), de TIPP. Ils sont par ailleurs exonérés totalement de droits de succession (avantage limité à partir du 1er janvier 2011) . Toutefois sur ce dernier point, n'oublions pas de préciser qu'en France continentale, 95 % des héritiers sont "de fait" également exonérés de droits de succession.
L'État reverse au profit des collectivités le manque à gagner sur les taxes locales. Le coût brut est réduit: le manque à gagner en matière de recette fiscale du fait de ce statut dérogatoire pour 2004 est de 230 millions d'euros.

Depuis 1976, la Corse bénéficie également du concept de continuité territoriale. Elle a bénéficié de subventions au titre des fonds structurels européens relevant de l'objectif 1 (qui concerne les régions dont le PIB est inférieur à 75% de la moyenne européenne)

Transports

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Les liaisons maritimes entre la Corse et le continent européen sont assurées par trois compagnies principales :

Les liaisons aériennes sont notamment assurées par deux compagnies aériennes, Air France et CCM Airlines, qui proposent des liaisons régulières. D'avril à octobre, et surtout pendant l'été, de nombreuses liaisons de charters relient sans escale la Corse à de grandes villes européennes.

 

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Corse (3).

Publié le 25 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans FRANCE-Départements-régions-provinces historiques

 

La Corse contemporaine 
  • 1957 : arrivée massive de rapatriés d'Algérie (jusqu'en 1965)
  • 1958 : création de la Somivac (Société pour la mise en valeur agricole de la Corse). 90% des terres ayant été promises auparavant aux paysans corses seront réservées aux rapatriés d’Algérie.
  • 1960 : en avril, le gouvernement Debré décide de créer un centre d’expérimentations nucléaires souterraines dans les mines désaffectées de l’Argentella, au sud de Calvi : manifestation de protestation unanime.
  • 1960 : la population de l'île est retombée à 160 000 habitants
  • de 1965 à mi-1970 : radicalisation des revendications d'abord régionalistes puis autonomistes et enfin nationalistes. L'île est dans un état d'isolement et de retards techniques considérables : peu de routes, des communications difficiles et coûteuses avec le continent, des installations sanitaires médiocres, une carte scolaire déplorable, pas d'université...
  • 1972 : « affaire des boues rouges » de la Montedison, déversements de produits toxiques au large du Cap Corse. Après diverses manifestations, un commando clandestin dynamitera le navire pollueur.
  • 1975, 21 août : l'affaire d'Aléria : une douzaine d'hommes armés de fusils de chasse, représentée par le docteur Edmond Simeoni, occupe la ferme d'un viticulteur rapatrié accusé d'être mêlé à un scandale financier. 1 200 gendarmes et CRS cernent les bâtiments. Bilan : deux gardes mobiles tués et un militant gravement blessé.
  • 1975 : suite à cette affaire, entre le 23 et le 26 août, d'importantes émeutes nocturnes ont lieu à Bastia. Michel Poniatowski, ministre de l'intérieur, envoie les blindés sur Bastia.
  • 1976 : le 5 mai, au cours d'une nuit bleue création du FLNC réclamant la reconnaissance des droits nationaux du peuple corse, le droit à l’autodétermination et un pouvoir populaire démocratique en Corse.
  • 1976 : mise en place de la « bidépartementalisation » : l'île est organisée en deux départements, la Haute-Corse et la Corse-du-Sud
  • 1981 : « réouverture » de l'université de Corse à Corte
  • 1982 : les lois du 2 mars et 30 juillet donnent un statut particulier à la région Corse et la première assemblée de Corse est élue au suffrage universel direct le 8 août.
  • 1983 : décès du célèbre chanteur corse Tino Rossi
  • 1991 : statut Pierre Joxe voté, l'assemblée de Corse dispose de compétences élargies
  • 1992 : aux élections territoriales, les nationalistes (toutes tendances confondues : Corsica Nazione, MPA...) dépassent 25% des voix. Par la suite, ils ne le renouvelleront jamais ce score.
  • 1998 : assassinat du préfet Claude Érignac.

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Article détaillé : Assassinat du préfet Érignac.
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  • 1999 : affaire des paillotes. La paillote (construite illégalement) « chez Francis » est incendiée (tout aussi illégalement) par les gendarmes du GPS au cours d'une action clandestine sur ordre du préfet Bernard Bonnet.
  • 2000 : en août, le premier ministre Lionel Jospin propose un nouveau statut pour la Corse connu sous le nom de processus de Matignon qui est voté par l'Assemblée Nationale le 4 décembre 2001. De nombreuses voix s'élèvent dans l'île et hors de l'île pour dénoncer le caractère anti-républicain du volet institutionnel de ce statut, et pour affirmer la lassitude des insulaires contre cette dérive institutionnelle.[réf. nécessaire]
  • 2002 : loi élargissant à nouveau les compétences de la collectivité territoriale de Corse et lui confiant notamment de nouvelles responsabilités dans des domaines tels la gestion des ports et aéroports, la carte des formations ou la préservation des monuments historiques.
  • 2003 : 6 juillet : rejet par une majorité d'électeurs habitant sur l'île du projet de collectivité unique. Marquant une victoire des républicains conduits par Émile Zuccarelli, ce référendum est, pour ces derniers, un tournant décisif dans l'histoire politique récente avec l'arrêt des réformes institutionnelles.
  • 2008 : 12 janvier: à la suite d'une manifestation nationaliste, ceux-ci, qui devaient initialement se diriger vers la préfecture, occupent l'Assemblée Territoriale Corse pendant près de 3 heures (s'en suit un incendie qui ravage des bureaux dont celui du président de l'Assemblée)

Aux élections présidentielles, la Corse est la région qui vote le plus massivement en faveur de Nicolas Sarkozy (plus de 61 % des voix), candidat élu.

Politique 

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Article détaillé : Politique de la Corse.
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Administration 

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Article détaillé : Collectivité territoriale de Corse.
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Lorsque les circonscriptions d'action régionale (CAR), équivalent des régions actuelles, ont été créées en 1960, la Corse formait alors une CAR unique avec l'actuelle Provence-Alpes-Côte d'Azur : la Provence-Côte d'Azur-Corse. La Corse en a été détachée par un décret de 1970[7].

Le 1er janvier 1976, la Corse a été divisée en deux départements, en application d'une loi de 1975[8] : la Corse du Sud (2A) et la Haute-Corse (2B).

La Corse constitue la Collectivité territoriale de Corse (CTC), statut particulier institué en vertu de la loi du 13 mai 1991. Cette loi a substitué ce nouveau statut de collectivité territoriale de la République, qui lui confère plus de pouvoir, à l'ancien statut de région.

La Corse est donc dotée d'une organisation institutionnelle originale, unique en France métropolitaine, mais comparable à celle de la plupart des autres régions européennes largement décentralisées. La spécificité de la Corse dans la République a en effet été reconnue par le pouvoir national puis traduite dans plusieurs réformes statutaires (1982, 1991, 2002) à partir d'un double fondement : favoriser l'expression du débat politique dans le cadre d'une démocratie locale rénovée, permettre la recherche de solutions adaptées aux problèmes insulaires à travers l'octroi de compétences étendues en matière d'identité et de développement. Ainsi la collectivité territoriale de Corse apparaît à l'avant-garde de la « République décentralisée » : par ses responsabilités accrues mais aussi une organisation rationalisée et des moyens plus importants, parmi lesquels le statut fiscal.

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La collectivité territoriale de Corse comprend trois organes :

 

 

 

 

 

 

 

 

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Le Conseil exécutif

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Le Conseil exécutif de Corse est l'organe exécutif de la collectivité. Il comprend 9 membres élus par l'Assemblée parmi ses membres pour six ans.

C'est cet organe qui fait la particularité de la Corse. Alors que dans les autres régions françaises c'est le président du conseil régional qui exerce à la fois l'exécutif et la présidence de l'assemblée délibérante, ces deux fonctions sont séparées en Corse.

L'Assemblée peut cependant renverser le Conseil en votant contre lui une motion de censure par 26 voix (majorité absolue).

C'est actuellement Ange Santini (UMP) qui préside le Conseil.

Démographie 

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Article détaillé : Démographie de la Corse.
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commentaires

Corse (2).

Publié le 25 Novembre 2011 par CHOMOLANGMA dans FRANCE-Départements-régions-provinces historiques

 

Sources 

Lorsqu'ils évoquent la Corse, les écrivains antiques sont unanimes à y représenter l'homme à l'image de la nature qui l'environne, hostile[4] :

"L'île de Cyrnos est connue des Romains sous le nom de Corsica. La vie y est partout misérable, la terre n'est que rocs, la plus grande partie du pays totalement impénétrable. Aussi les bandits qui occupent ses montagnes et vivent de rapines sont-ils plus sauvages que des bêtes fauves. Parfois les généraux romains y font des incursions, et après les avoir vaincus ramènent de très nombreux esclaves, et Rome voit alors avec stupéfaction à quel point ils tiennent du fauve et de la bête d'élevage. En effet, ils se laissent mourir par dégoût de la vie, ou excèdent à tel point leur propriétaire par leur apathie et leur insensibilité qu'ils lui font regretter son achat, si peu qu'il ait dépensé. Il y a cependant certaines portions de l'île qui sont, à la rigueur, habitables, et où l'on trouve même quelque petites villes, telles que Blésinon, Charax, Eniconiae et Vapanes".

Haut Moyen Âge 

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Le port de Bonifacio
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Domination de Pise et de Gênes 
Le Gouvernement de Pascal Paoli (1735-1769)
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Pascal Paoli
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La Corse française 

 

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Napoléon 1er
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  • 1768 : 15 mai, par le traité de Versailles Gênes cède la Corse à la France.
  • 1768 : 9 octobre, les troupes paolistes mettent en déroute l'armée française à Borgo.
  • 1769 : 8 mai, les troupes de Pascal Paoli perdent la bataille de Ponte Novu, la Corse devient française.
  • 1769 : 13 juin, Pascal Paoli quitte la Corse pour la Grande-Bretagne
  • 1769 : 15 août, naissance de Napoléon Bonaparte à Ajaccio
  • 1769 : fermeture de l'Université de Corte par Louis XV.
  • 1789 : l'Assemblée nationale décrète que « la Corse fait partie de la France »
  • 1790 : création du département de Corse avec pour capitale Bastia
  • 1793 : séparation de la Corse en deux départements, le Liamone et le Golo
  • 1794 : mise en place du Royaume Anglo-Corse
  • 1796 : les troupes françaises reprennent l'île qui a été évacuée par les Britanniques
  • 1796 : la Corse compte 150 000 habitants
  • 1805 : décret de surséance qui accorde un délai pour l'emploi de la langue française dans les actes publics en Corse, région de langue italienne jusqu'en 1858.
  • 1807 : mort de Pascal Paoli
  • 1811 : restauration du département de Corse mais avec Ajaccio pour chef-lieu
  • 1821 : Napoléon Bonaparte meurt sur l'Île Sainte-Hélène
  • 1840 : voyage de Prosper Mérimée dans l'île
  • 1858 : 4 août : la langue française devient la langue employée en Corse (Cour de cassation : nullité de tout acte rédigé en italien, langue la plus diffusée dans l'île).
  • 1881 : la Corse compte 273 000 habitants
  • 1890 : en l'espace d'un siècle la population de l'île a presque doublé
  • 1905 : naissance de l'équipe de football bastiaise
  • 1907 : naissance à Ajaccio du célèbre chanteur corse Tino Rossi, né Constantin Rossi
  • 1908 : naissance de l'équipe de football cortenaise
  • 1910 : naissance de l'équipe de football ajaccienne (l'Athletic Club d'Ajaccio)
  • 1918 : avec 11 300 morts au bout de quatre années de guerre, la Corse est l'un des départements qui paye, proportionnellement à sa population, le plus lourd tribut en vies humaines.
La Seconde Guerre mondiale
  • 1942 (novembre) - 1943 (septembre), les troupes italienno-allemandes envahissent l'île. Elle sera occupée par les troupes italiennes.
  • mars 1943, suicide de Fred Scamaroni, prisonnier à la Citadelle d'Ajaccio
  • août 1943 : exécution de Jean Nicoli à Bastia
  • 8 septembre 1943 : à la suite de la chute du régime fasciste à Rome, les forces nazies occupe l'île.
  • 9 septembre 1943 au 5 octobre 1943 : les italiens (80 000 soldats), des partisans locaux (1 000) et environ 4 000 soldats français (indigènes pour la plupart) combattent la Wehrmacht. Plus de 700 soldats italiens auront été tués, mais les troupes italiennes laissent à l'armée française l'honneur d'entrer en premier à Bastia. Le 8 octobre 1943, le général de Gaulle proclame à Ajaccio : « La Corse, premier morceau libéré de la France. »
  • 1944 : l'île devient une base -le "porte-avion"- pour la poursuite des opérations en Italie puis pour le débarquement en Provence (août 1944).
  • 1946 : procès criminel contre les irrédentistes.

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