Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Camillo Agrippa

Publié le 17 Juin 2015 par Reun's dans SCIENCES- De la matière - chimie - mathématiques

Camillo Agrippa est un architecte, mathématicien et ingénieur italien du XVIe siècle.

Biographie

Cette section est vide, insuffisamment détaillée ou incomplète. Votre aide est la bienvenue !

Camillo Agrippa est très connu pour son Essai sur la Science des Armes (Trattato di Scienza d’Arme, 1553). Les effets de ce petit livre d'Agrippa sont grands, car les principes qui y sont exprimés sont les fondements de l’escrime telle qu'elle est pratiquée aujourd’hui.

C’est Agrippa qui, influencé par la géométrie d’Euclide, et, à la place de la multiplicité des pittoresques gardes médiévales, a introduit quatre gardes où l’épée est tenue devant le corps. Agrippa a exprimé aussi une théorie du mouvement du combat où une action est un temps, selon la Physique d’Aristote qui affirme “le temps est le numéro du mouvement, ” et une conception circulaire du corps humain, selon le Au sujet de l'Architecture de Vitruve. En d’autres mots, il a transformé l’épée de taille medievale en rapière d’estoc Renaissance.

Agrippa est né à Milan, mais il est arrivé à Rome en 1535, où (selon ses propres indications), il a discuté avec Michel-Ange et Antonio da Sangallo le Jeune du demenagement de l’obélisque du Cirque Gai et Neronis à la Place Saint-Pierre. (Comme ces deux, qui s’étaient occupé du palais du Cardinal Alexandre Farnese, qui est devenu après le Pape Paul III, Agrippa s’était associé avec le parti Farnese.) Dans sa longue carrière, Agrippa a écrit beaucoup d’œuvres sur des sujets divers, comme la cosmologie, l’origine des temps, la science militaire, et la géologie. Il est mort à Rome vers 1595.

Œuvres

  • Trattato Di Scientia d’Arme, con un Dialogo di Filosofia, 1553
  • Trattato di transportare la guglia in su la piazza di s. Pietro, 1583
  • Dialogo sopra la generatione de venti, baleni, tuoni, fulgori, fiumi, laghi, valli et montagne, 1584
  • Dialogo di Camillo Agrippa milanese del modo di mettere in battaglia presto & con facilità il popolo di qual si voglia luogo con ordinanze & batagglie diverse, 1585
  • Nuove invenzioni sopra il modo di navigare, 1595

Bibliographie

Voir aussi

Sur les autres projets Wikimedia :

commentaires

Alexandre Afanassiev

Publié le 17 Juin 2015 par Reun's dans SCIENCES humaines & sociales (philo - socio - anthro

Alexandre Afanassiev

Pour les articles homonymes, voir Afanassiev.

Alexandre Nikolaïevitch Afanassiev, en russe : Александр Николаевич Афанасьев (Bogoutchar, 23 juillet1 1826 - Moscou, 5 octobre2 1871) est moins un folkloriste russe qu' un rassembleur et éditeur de contes populaires russes. Il a rassemblé et publié presque six cents contes traditionnels, dont des contes merveilleux, ce qui constitue de loin la plus grande collection de ce genre jamais publiée. Son premier recueil paraît en huit fascicules entre 1855 et 1867, et lui vaut d'être comparé aux frères Grimm.


Biographie

Alexandre Afanassiev naît le 11/23 juillet 1826, à Bogoutchar, près de Voronej. Il fréquente le lycée gymnasium de Voronej, avant d'aller étudier le droit à l'université de Moscou3, où il assiste aux cours des historiensConstantin Kaveline et Timofeï Granovski.

Dès 1847, alors qu'il est encore étudiant, il collabore à plusieurs périodiques dont Le Contemporain et Les Annales de la Patrie. Il publie entre autres une série d'articles sur la vie littéraire auxviiie siècle, et notamment sur Antioche Cantemir, Nikolaï Novikov et Denis Fonvizine, ainsi que plusieurs articles traitant de l'histoire du droit et de la littérature.

En 1849, Afanassiev est nommé conservateur des Archives moscovites du Ministère des Affaires étrangères, poste qu'il occupe jusqu'à ce que, en 1862, il ne soit contraint de l'abandonner suite aux remous causés par la publication de ses Légendes religieuses populaires russes.

Il appartenait à la mouvance d'Alexandre Herzen, de tendance progressiste et, notamment pour cette raison, il fut Atteint par la tuberculose, Afanassiev termine sa vie dans la pauvreté, étant même contraint de vendre sa bibliothèque pour s'acheter de quoi se nourrir4. Il meurt le 23 septembre/5 octobre 1871, âgé de quarante-cinq ans, à Moscou, où il est inhumé.

Œuvre

C'est dans les années 1850 qu'Afanassiev se découvre une vocation pour les études folkloriques. Ses premiers articles savants – « Sorciers et sorcières » (« Ведун и ведьма », 1851), « Sorcellerie dans l'ancienne Rus' », « Légendes païennes sur l'île de Bouïane » (« Языческие предания об острове Буяне' », 1858) – étaient largement inspirés par ce qu'on appelle l'école mythologique, qui traitait le folklore comme une mine d'informations pouvant servir à l'étude d'une mythologie païenne plus ancienne.

Dès le début des années 1850, alors qu'il est déjà connu par des ouvrages d'histoire et de mythologie russes, Afanassiev commence à penser à un recueil de contes. C'est alors qu'il est sollicité par la Société russe de géographie de Saint-Pétersbourg (section ethnographie) pour publier les archives de contes que celle-ci détenait depuis environ dix ans. Ces archives sont au point de départ de son recueil. Afanassiev y prend soixante-quatorze contes. Il y joint ses propres enregistrements (une dizaine de contes, provenant de sa province natale de Voronège), l'immense collection de Vladimir Dahl dont il retient cent quarante-huit textes (sur plus de mille), en plus de quelques collectes moins connues. Il y adjoint des contes déjà publiés (dont « Maria Marievna », « L'Oiselle de feu et le loup gris »), des contes tirés des chants épiques, des récits sur les morts, quelques textes satiriques du Moyen Âge (« Le Jugement de Chémiaka »), des anecdotes. Son recueil est la somme de tout ce que la civilisation paysanne, mais aussi urbaine, russe avait produit dans ce domaine avant 1855. Afanassiev n'est donc pas un collecteur, il est un éditeur de contes d'archives et un rassembleur de nouvelles collectes de contes. Sa première publication des Contes populaires russesNarodnye russkie skazki ») comporte huit fascicules publiés entre 1855 et 1863. Dans la deuxième édition (1871), qu'il avait préparée mais qui sortit après sa mort, il classe les contes (près de 600) en trois parties : contes d'animaux, contes merveilleux, contes dits réalistes. Ce classement a été conservé depuis lors. Le succès du recueil a été immédiat en Russie et ne s'est jamais démenti. Il en existe cinq éditions complètes annotées ; les éditions partielles ou pour enfants sont innombrables. Les sujets de contes ont été repris par des écrivains, des compositeurs comme Rimski-Korsakov, Stravinski, Prokofiev, des illustrateurs comme Ivan Bilibine et Viktor Vasnetsov. Il existe des traductions partielles ou complètes en anglais, français, allemand…5.

Afanassiev publie à part Les Légendes religieuses populaires russes (Русские народные легендыRusskie narodnye legendy), en 1860. Le livre comprend trente-trois contes religieux populaires qui mettent en scène Dieu/Bog, les saints, le Christ, mais aussi des membres du clergé, souvent caricaturés. Le livre est interdit par la sévère censure de la Russie tsariste, le Saint-Synode considérant le recueil comme blasphématoire.

De 1865 à 1869, Afanassiev, indoeuropéaniste convaincu, publie les trois tomes des Conceptions poétiques des Slaves sur la Nature (Поэтические воззрения славян на природуPoetitcheskie vozzreniia slavjan na prirodu), dans lesquels il s'efforce de retrouver les croyances depuis longtemps disparues des Slaves et des Indoeuropéens. Dans trois tomes de 700 pages chacun, il fournit une masse considérable de documents et d'informations sur le folklore russe et européen, sur l'histoire de la Russie, sur le paganisme tel qu'on pouvait l'envisager à l'époque. Toutes les informations qu'il fournit restent fiables encore de nos jours. On ne peut en dire autant de ses interprétations, faites dans le style de l'école mythologique du moment. Ainsi, il interprète le conte Vassilissa la Bellecomme une représentation du conflit entre la lumière du soleil (Vassilissa), la tempête (sa marâtre), et les nuages sombres (ses demi-sœurs)6. Par la suite, à l'époque soviétique, les tentatives de réédition de l'ouvrage se heurteront à une nouvelle censure.

Avant sa mort, Afanassiev édite encore un recueil en deux volumes de contes à destination des enfants (Русские детские сказкиRusskie detskie skazki, 1871), contenant un choix de contes d'animaux, contes merveilleux et contes facétieux adaptés au jeune public.

Parmi les contes retenus par Afanassiev figuraient des contes licencieux (réunis dans le manuscrit Русские заветные сказки'Russkie zavetnye skazki, "Contes secrets russes"). Ils ont été édités anonymement en Suisse3, à Genève, vers 1872, quelque temps après la mort du chercheur, leurs sujets obscènes et anticléricaux rendant impensable leur publication dans la Russie impériale. Ces contes ne seront publiés en Russie qu'en 19917.

Influence

Avant les travaux d'Afanassiev, commencés avant les années 1850, bien peu avait été fait dans le domaine des croyances et des traditions populaires de la Russie paysanne. La langue écrite russe, dérivée du slavon d'Église, était une langue de propagande religieuse, servant uniquement les besoins de l'Église et rejetant, voire censurant, tout texte profane. Ce n'est qu'à partir du xviiie siècle, avec les réformes de Pierre Ier, qu'apparaît une libéralisation de l'écriture, laissant passer de plus en plus d'œuvres d'inspiration profane. L'œuvre d'Afanassiev a largement contribué à la connaissance, la propagation et la légitimation de la culture et des croyances populaires russes.

On peut également apprécier l'influence des contes d'Afanassiev sur bon nombre d'écrivains et de compositeurs, notamment Rimsky-Korsakov (Sadko, La Fille des neiges), Serge Prokofiev (Chout - le bouffon) et Stravinski(L'Oiseau de feu, Petrouchka et L'Histoire du soldat)8.

Certains contes rassemblés et classés par Afanassiev – les contes merveilleux, no 50 à 151 – serviront par ailleurs de base d'analyse à Vladimir Propp pour sa Morphologie du conte (1928)9, ouvrage fondamental en ce qui concerne l'étude de la composition du conte merveilleux (et des conséquences que cela a pu avoir secondairement sur le structuralisme littéraire). La seconde édition des contes d'Afanassiev, et le travail de classement opéré par celui-ci, inspirera également le Finlandais Antti Aarne pour établir la classification des contes en contes-types, travail continué par l'Américain Stith Thompson (Classification Aarne-Thompson), comme on peut le noter du fait que la numérotation des types de cette classification est souvent identique à celle d'Afanassiev, comme l'est la division en grandes catégories : contes d'animaux, contes merveilleux, contes de la vie de tous les jours7.

Œuvres en français

  • Contes populaires russes d'Afanassiev, Maisonneuve et Larose, 1988, 1990, 1992, introduction, annotation, traduction par Lise Gruel-Apert ; réimpression 2000 ; Maisonneuve et Larose, 2003, traduction Lise Gruel-Apert, épuisés. Nouvelle édition complétée avec nouvelle introduction par L. Gruel-Apert; postface de Tatiana Grigorievna Ivanova parue chez Imago (3 tomes, 2009-2010) : (ISBN 978-2-84952-071-0), (ISBN 978-2-84952-080-2),(ISBN 978-2-84952-093-2). Nouvelle édition 2014.
  • Contes érotiques russes, Le Serpent à plumes, 2002 (ISBN 2-84261-339-2)
  • Contes de la renarde, illustrations de Florence Koenig, Hachette jeunesse, collection Bibliothèque rose, 1994. Contes à partir de 7 ans.
  • Contes du dragon, illustré par Florence Koenig, Hachette jeunesse, collection Bibliothèque rose, 1995. Contes à partir de 6 ans.
  • Contes du prince Ivan, illustré par Lybé, Hachette jeunesse, Coll. Bibliothèque rose, 1994. Contes à partir de 7 ans.
  • Du côté des frères Grimm et d'Alexandre Afanassiev. Quelques collectes de contes européens. Actes du colloque de septembre 2011 organisé par la Bibliothèque nationale de France, Paris 2013. Articles sur Afanassiev de Lise Gruel-Apert et Tatiana Grigorievna Ivanova.

Bibliographie

commentaires

Abeille charpentière

Publié le 17 Juin 2015 par Reun's dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

Abeille charpentière

 

 
 
Abeille charpentière
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
 
L'appellation « Abeille charpentière » s'applique en français à plusieurs taxonsdistincts. Page d'aide sur l'homonymie
Nid d'abeille charpentière
Nid d'abeille charpentière
Taxons concernés

Dans le genre Xylocopa (les xylocopes)
Quelques espèces

  • Voir texte

Le terme d'abeille charpentière est un nom vernaculaire qui regroupe en français plusieurs espèces d'abeilles noires à reflets bleu-violet du genre Xylocopa, (les xylocopes), dites aussi bourdon noir ou bourdon bleu.

 

 

Différentes espèces nommées ainsi

 

L'appellation peut désigner seulement quelques espèces parmi le genre Xylocopa qui comporte plus de 400 espèces de xylocopes.

Les deux principales espèces de France appelées « abeille charpentière » sont Xylocopa violacea, la plus connue, et Xylocopa valga. Elles sont, avec le frelon ou la grande scolie des jardins, parmi les plus grandshyménoptères d'Europe (2,5 à 3 cm de long).

En Amérique du Nord, l'abeille charpentière désigne Xylocopa virginica.

Quant à Xylocopa iris, appelée aussi petite abeille charpentière, elle ne dépasse pas les 2 cm.

 

Liste d'espèces

 

 

Comportement

 

Ces insectes ne sont pas xylophages. C'est en creusant leur nid dans les bois tendres et les poutres qu'ils dégradent le bois3.

La femelle n'est absolument pas agressive, mais possède un dard de grande taille et peut infliger des piqûres douloureuses en cas de contrainte (écrasement, capture…).

 

Représentation

 

L'abeille charpentière est représentée dans les enluminures des Grandes Heures d'Anne de Bretagne.

 

commentaires