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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Régionales: Julien Dray maintient sa candidature et accuse le PS.

Publié le 29 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans EN VRAC...

 

Le député PS de l'Essonne, Julien Dray, a annoncé dimanche qu'il maintenait sa candidature aux élections régionales sur la liste de l'Essonne, estimant qu'en rejetant celle-ci, le PS avait "foulé aux pieds" des "valeurs fondamentales de la République", comme la présomption d'innocence.

  Photographe : Lionel Bonaventure AFP/Archives :: Julien Dray, vice-président sortant de l'Ile-de-France, le 9 septembre 2009 au "Grand Journal" de Canal+

photo : Lionel Bonaventure , AFP


Julien Dray, également vice-président du conseil régional d'Ile-de-France, ne figure pas sur la liste des candidats PS pour les régionales dans l'Essonne qui sera soumise au vote des militants le 3 décembre. Cette absence a provoqué quelques remous au PS où certains ont dénoncé le non-respect de la présomption d'innocence pour cet élu, au centre d'une enquête judiciaire.

"Ma candidature n'est ni une question personnelle, ni une question d'avantages matériels, mais une question de principe. Tout comme mon affaire, et le cortège de dérapages qui l'ont entourée ces 11 derniers mois, ne concernent pas que Julien Dray, mais des valeurs fondamentales de la République. C'est pour ces principes et ces valeurs, qui ont été foulés aux pieds des mois durant, que je maintiens ma candidature : la présomption d'innocence, le refus du lynchage médiatique comme loi (de la jungle), la préservation de la vie privée", écrit M. Dray sur son blog.

Pour lui, en rejetant sa candidature, le PS "valide le fait que n'importe qui, demain, pourra être mis hors jeu par une campagne de déstabilisation médiatique".

Et de fustiger la direction du PS qui "au nom de l'opinion", a réclamé sa mise à l'écart et lui "fait payer un certain nombre de faits politiques" qu'elle ne lui a "jamais pardonnés".

Il s'indigne des propos de première secrétaire Martine Aubry commentant sa mise à l'écart. "S'exclamant même: +on se demande ce que fait la justice. Il n'est même pas mis en examen+, au sujet du temps mis pour traiter mon dossier. Comme si elle attendait justement que l'acte d'accusation tombe ! Maladresse d'expression, peut-être, mais tellement révélatrice", écrit l'élu de l'Essonne.

Julien Dray explique avoir proposé en vain de "geler" la tête de liste de l'Essonne en attendant que la justice se prononce sur son dossier, le 15 décembre.

"Je ne demande à personne de se prononcer sur le contenu de mon dossier : je demande simplement que les socialistes défendent fermement des principes qui sont (étaient ?) au coeur de leur identité, et de leur histoire".

Depuis décembre 2008, il est visé par une enquête préliminaire sur des mouvements de fonds suspects à partir de comptes de l'association Les Parrains de SOS Racisme et de l'organisation lycéenne Fidl.

Expliquant qu'il s'agit de simples prêts qu'il a remboursés, il assure n'avoir bénéficié d'aucun enrichissement personnel, réfutant tout malversation.


source Orange actualités
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David Douillet chargé par Sarkozy d'une mission sur les grands événements sportifs en France.

Publié le 27 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans EN VRAC...

 

David Douillet, élu député UMP des Yvelines en octobre, a été chargé par Nicolas Sarkozy d'une mission sur la tenue des grandes compétitions sportives en France, a annoncé vendredi l'ancien champion olympique et du monde de judo dans Directmatin.

  Photographe : Fred Dufour AFP/Archives :: L'ancien judoka et député UMP des Yvelines, David Douillet (C), le 10 novembre 2009 à l'Assemblée nationale, à Paris

photo : Fred Dufour , AFP


"La mission a pour objectif d?établir un état des lieux des forces et faiblesses de la France par rapport à ses concurrents", a déclaré M. Douillet dans un entretien accordé au quotidien gratuit.

"Nicolas Sarkozy m?a demandé de faire toutes les propositions pour rendre notre pays plus compétitif et définir un programme d'accueil des événements sportifs internationaux à la hauteur de nos ambitions. Cela passe par la création d?équipements performants et adaptés à ces enjeux sur tout le territoire", a-t-il ajouté.

"Les Jeux olympiques nous ont échappé en 2008 et 2012. Aujourd?hui, il y a urgence", a souligné David Douillet, "nous sommes en déficit de grandes structures, stades, salles ou piscines. Si on ne structure pas correctement le territoire, on va devenir un pays sous-développé du sport".

Dans sa lettre de mission, rendue publique par l'Elysée, le chef de l'Etat demande à David Douillet "d'établir un état des lieux des forces et des faiblesses de notre pays par rapport à ses principaux concurrents étrangers, de faire toutes les propositions qui (lui) paraîtront nécessaires pour rendre la France plus compétitive".

David Douillet devra également "définir un programme d'accueil à la hauteur de nos ambitions internationales", et notamment "définir une stratégie cohérente de mise en place d'équipements sportifs performants et adaptés à la nature des enjeux", poursuit le chef de l'Etat.

Le député UMP des Yvelines devra rendre ses premières propositions à Nicolas Sarkozy "avant la fin du premier trimestre 2010".

Le président a reçu il y a un mois les responsables du football français afin de faire le point de la candidature française à l'organisation du championnat d'Europe de football 2016.

La France est également candidate, avec la ville d'Annecy, à l'organisation des Jeux olympiques d'hiver en 2018.

source Orange actualités

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DSK soigne son image populaire en passant par Le grand Journal de Canal+.

Publié le 26 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans EN VRAC...

 

Dominique Strauss-Kahn, patron du FMI et candidat de gauche favori des sondages pour 2012, soigne son image auprès du grand public avec une offensive médiatique passée mercredi par le Grand journal de Canal +.

 

Photographe : Joe Klamar AFP/Archives :: Dominique Strauss-Kahn, le 14 mai 2009 à Vienne

photo : Joe Klamar , AFP

 

Invité de cette émission-phare qui mixe avec impertinence show-biz et politique, DSk a évité les questions-pièges sur son avenir politique, martelant: "Ce n'est pas mon sujet".

Certains passent leur vie "dans le passé" ou "dans l'avenir". Moi je vis dans le présent", a-t-il souligné, très souriant.

Sa popularité ? "Ca fait plaisir de voir que vos concitoyens vous aiment bien". "Il y a des moments où ils m'aimaient moins. C'est peut-être parce que je suis loin qu'ils m'aiment bien", a plaisanté DSK.

L'ex-locataire de Bercy s'est livré à un éclairage de la crise, exercice où il excelle, comme lors de sa dernière apparition grand public en mars 2009 ("A vous de juger", France 2) qui avait relancé les spéculations sur un éventuel retour.

Son apparition à Canal + survient alors que, pour la première fois, début novembre, une enquête l'a donné battant Nicolas Sarkozy, avec 51% d'intentions de vote. Samedi, un sondage OpinionWay-Figaro en faisait, aux yeux de 52% des Français un bon candidat pour la présidentielle. Selon TNS-Sofrès mercredi, 36% des Français voient en lui le meilleur candidat socialiste pour 2012, 25 points devant Ségolène Royal.

Lors de son bref passage à Paris, il n'a pas prévu de réunion politique avec ses amis. La famille strauss-kahnienne au PS s'est désunie au congrès de Reims. Il n'y a "plus de courant strauss-kahnien", juge un proche, mais "DSK n'est pas candidat au poste de premier secrétaire du PS et ne le sera jamais. S'il y a un sujet, c'est dans le rapport aux Français, pas au PS".

Pour le politologue Stephane Rozès, "il y a montée progressive du regard de l'opinion sur DSK". "Tout est affaire de dosage: il faut qu'il soit suffisamment présent pour nourrir une attente dans l'électorat de gauche et au-delà, pour qu'il puisse devenir incontournable. En même temps, rien dans ses propos ne peut laisser penser de ses intentions implicites, dans la mesure où, à la tête du FMI, il ne peut entrer dans un quelconque débat hexagonal".

"Cette situation de compromis lui laisse le temps d'apparaître comme l'homme providentiel de gauche", estime le président de CAP (Conseil, analyses et perspectives).

Le calendrier des primaires n'est pas encore fixé: premier ou deuxième semestre 2011? Alors que son mandat au FMI court jusqu'à l'automne 2012, DSK serait empêché par une date précoce.

Lui-même tenté par la course élyséenne, François Hollande, ex-numéro un du PS, avertit dans Sud-Ouest jeudi: "il arrive un moment où il faut déclarer sa candidature". Quand on brigue une place aussi éminente, "aucun calendrier ne peut constituer un obstacle".

"Plus ce sera tard, mieux ça vaut", commente le strauss-kahnien Michel Destot, député-maire de Grenoble. "Tout le monde reconnaît qu'il fait un bon boulot au FMI" et il "bénéficie d'une distance par rapport à notre pays", il "n'est pas dans les difficultés du PS et de la gauche".

La règle des primaires "oblige à entrer dans un processus dans lequel il ne veut pas s'abîmer", souligne M. Destot. En 2006, Ségolène Royal l'avait écrasé.

Allié de poids et de circonstance, Laurent Fabius semble avoir remisé sa propre ambition présidentielle. DSK, dit-il, est "une des quelques personnalités socialistes qui ont les épaules pour être président de la République".


source Orange actualités

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Toni Musulin reçoit des demandes en mariage en prison.

Publié le 24 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans EN VRAC...


Toni Musulin, le convoyeur de fonds soupçonné d'avoir volé 11,6 millions d'euros à Lyon, dont 2,5 n'ont pas été retrouvés, reçoit des demandes en mariage en prison où il a été placé après sa mise en examen pour "vol et tentative d'escroquerie", a annoncé lundi son nouvel avocat.


 


Photographe : Police judiciaire/HO AFP/Archives :: Photo récente diffusée le 6 novembre 2009 de Toni Musulin

photo : Police judiciaire/HO , AFP


"Contrairement à ce qu'on peut penser, Toni Musulin est loin d'être le malfrat qu'on veut nous décrire, c'est un homme intéressant", a affirmé Me Hervé Banbanaste, avocat pénaliste du barreau de Lyon, au cours d'une conférence de presse.

Me Banbanaste assurera la défense de Toni Musulin aux côtés de son autre avocat, Me Christophe Cottet Bretonnier.

"Il reçoit des propositions en mariage et des demandes de flocage de T-shirts à son effigie, on est dans une situation presque délirante mais il prend ça avec beaucoup d'humour", a-t-il ajouté.

Interrogé sur le silence de son client au cours de sa garde à vue, Me Banbanaste a assuré que "le moment arrivera où il s'expliquera" et que "le fait de garder le silence (n'était) pas la marque des voyous mais le respect d'une disposition du code pénal".

Selon lui, il est "trop tôt pour dire" que Musulin pourrait avoir décidé de payer son dû judiciaire avec l'idée de récupérer son butin plus tard.

"Il serait tellement confortable de dire que c'est l'appât du gain (qui l'a motivé) et que Toni Musulin est avide d'argent, je crois que la réalité est tout autre", a estimé l'avocat.

"Il n'y a pas qu'une explication mais un ensemble d'explications", a-t-il dit, faisant allusion notamment à "son malaise au sein de son entreprise".

Musulin est soupçonné d'avoir dérobé 11,6 M EUR à Lyon le 5 novembre en faussant compagnie à ses collègues au volant de son fourgon blindé. Un peu plus de neuf millions ont été retrouvés par la police dans un box, non loin du lieu où son fourgon vide avait été abandonné. Mais l'accusé se refuse à toute indication sur l'endroit où se trouve le reste du butin.


source Orange actualités

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Grand emprunt, la France n'a pas les moyens de ses ambitions.

Publié le 23 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans EN VRAC...

 

Ce ne sont sûrement pas 35 milliards d'euros qui vont nous assurer une croissance pérenne pour notre futur.

 

35 milliards d'euros pour financer l'avenir de la France, voici le chiffre qui va être proposé par la commission Rocard Juppé dans son rapport remis au président de la République jeudi 19 novembre. Début décembre, Nicolas Sarkozy tranchera sur le montant et sur les modalités. "Si le montant de l'emprunt n'est pas très important, nous prendrons du retard sur la croissance à venir", assure Henri Guaino, le conseiller spécial du Président, qui milite pour un montant bien plus élevé. Certains députés pensent de même qu'en dessous de 50 milliards d'euros, l'emprunt ne pourra pas être à la hauteur de ses ambitions. Mais, rappelons-nous que les conseilleurs ne sont pas les payeurs.

Bref état des lieux sur la dette en France: l'endettement public s'est emballé depuis le début des années 80. Il ne représentait alors que 20% du PIB. Depuis, la dette publique a été multiplié par six. En près de 30 ans, son niveau a suivi une hausse inexorable pour atteindre aujourd'hui près de 80% du PIB, soit plus de 1400 milliards d'euros et devrait gagner les 93% du PIB en 2013. Conséquence: la charge de la dette, c'est-à-dire le paiement des intérêts prend une part considérable dans le budget de l'Etat d'année en année. En 2007, à plus de 50 milliards, elle représentait l'équivalent du déficit public.


Alors, oui, l'intention de ce nouvel emprunt n'est pas mauvaise. Investir dans les pôles de croissance de demain, créateurs de richesse et d'emplois, semble se justifier. Mais, une question demeure: que faisaient alors les gouvernements précédents avec leur budget? Car c'est bien l'accumulation des déficits publics au fil des années qui a constitué l'amoncellement de la dette de l'Etat aujourd'hui. Dans quoi investissaient-ils ? Que finançaient-ils? De mauvaises dépenses, nous a expliqué Nicolas Sarkozy en juin dernier au moment de l'annonce de ce projet d'emprunt national. Il faut réduire les dépenses de fonctionnement et se concentrer davantage sur l'investissement. Soit, mais alors pourquoi ne pas le faire sur le budget 2010 plutôt que de lancer un emprunt supplémentaire ? Ce que les gouvernements ont raté précédemment, celui-ci va-t-il réellement réussir à relever le défi avec 35 milliards d'euros ?


Il faut se rendre à l'évidence, derrière les grandes ambitions, la réalité demeure, nous n'avons plus les moyens de relancer la machine. Henri Guaino a raison: pour financer la croissance de demain, entrer dans la compétition internationale, il faut mettre les moyens. Les investissements doivent être massifs. Cela dit, rien ne sert non plus de se faire des illusions, nous n'avons plus les moyens de nos ambitions. Compte tenu de la piètre situation financière des comptes de l'Etat, de notre incapacité à renouer avec une croissance soutenue, la puissance publique a une force de frappe bien en deçà de ce qu'elle tente de nous faire croire.


Ainsi, l'emprunt national, qui sera lancé début 2010 pour vraisemblablement une trentaine de milliards d'euros, prendra davantage l'allure d'un plan de relance conjoncturel de l'activité que d'une vaste politique interventionniste à la Roosevelt (New Deal de 1933). L'Etat va injecter dans l'économie réelle ce qu'il est capable d'emprunter sur les marchés sans créer d'émeutes à Bruxelles ni de vent de panique sur les marchés. Gardons les pieds sur terre. Tout économiste sérieux vous l'attestera, l'emprunt Sarkozy va certes soutenir quelques secteurs de l'économie et leur permettre de traverser la crise. Mais ce ne sont sûrement pas 35 milliards d'euros qui vont nous assurer une croissance pérenne pour notre futur.


La commission Juppé Rocard recommande sept priorités  et c'est apparemment l'enseignement supérieur qui remportera la mise, en bénéficiant d'une dizaine de milliards d'euros par le biais de fondations. Deuxième priorité : le soutien aux PME innovantes via des ressources supplémentaires pour la banque Oséo. Ensuite, l'économie numérique avec notamment le développement des réseaux à très haut débit. ? ?Les autres priorités devraient être le domaine environnemental avec les problématiques liées au réchauffement climatique (infrastructures de transport peu consommatrices d'énergie, rénovation thermique des bâtiments), les biotechnologies pour répondre aux défis de l'accroissement des dépenses de santé ou encore des projets de réorganisation urbaine (transports du futur). Cet emprunt représentera sans doute un véritable effet d'aubaine à ceux qui sauront capter une part de cette manne publique.


source Orange actualités

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Elvis Presley (4 & fin).

Publié le 16 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

 

Influence mondiale



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Graceland.


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Elvis Presley est largement considéré comme la personnification du rock and roll : sa voix, sa musique, sa gestuelle provocatrice, ses habitudes vestimentaires excentriques, ainsi que son parcours (célébrité fulgurante, descente aux enfers et mort prématurée) contribuent à forger l'icône d'Elvis à la fois idole populaire et symbole d'une certaine rébellion adolescente. Elvis peut être considéré comme le principal acteur de la popularisation du rock and roll auprès du grand public blanc américain puis européen. En effet, si le jazz avait déjà associé étroitement musique et sexualité, et si plusieurs interprètes blancs étaient aux côtés d'Elvis dans son rôle de pionnier du rock (par exemple, Bill Haley), Presley est le premier blanc à associer le sex-appeal (un physique avantageux, des inflexions de voix et des mouvements du bassin très suggestifs) à la nouvelle forme de musique, tout en y ajoutant un son plus dynamique et plus percutant issu des studios Sun de Memphis. Bien que considéré comme choquant par la frange conservatrice américaine, il contribue à rendre acceptable le genre musical et ouvre ainsi la voix de la reconnaissance à de nombreux artistes noirs, tels Chuck Berry, Bo Diddley et Little Richard, ainsi qu'aux rockers blancs, tels Buddy Holly et Jerry Lee Lewis.

Sa popularité, en particulier auprès des adolescentes, atteint des sommets inédits et ses concerts et ses apparitions en public donnent lieu à des mouvements de foule. Le succès d'Elvis auprès des jeunes, dont le pouvoir d'achat est grandissant, dicte la mode non seulement musicale, mais également capillaire ou vestimentaire. C'est un véritable phénomène de société.

C'est principalement grâce à Elvis Presley que l'Europe découvre le rock, même derrière le rideau de fer. Cliff Richard s'en inspire et devient la plus grande star du Royaume Uni, et John Lennon lui-même avoua que "s'il n'y avait pas eu un Elvis, il n'y aurait pas eu les Beatles". En France, Dick Rivers[20]copie Presley, mais c'est surtout Johnny Hallyday qui popularise cette musique venue d'outre-Atlantique, devenant la vedette qu'il est encore aujourd'hui. Presley ouvre la voie à de nombreux rockers américains qui vendent leurs disques en Europe et y font des tournées. Les adolescents du monde entier commencent à copier la coiffure d'Elvis et la demande pour les transistors augmente énormément, permettant ainsi à Sony de passer du statut de petit fabricant japonais de radio à celui de multinationale[réf. nécessaire].

Aujourd'hui, 30 ans après la mort du rocker, il demeure une icône du XXe siècle. D'innombrables artistes de la seconde moitié du siècle se définissent par rapport à son influence, soit en revendiquant son héritage, soit pour le rejeter comme symbole d'une musique dépassée (en particulier à partir du mouvement punk). L'artiste Elvis Costello a, par exemple, emprunté le prénom Elvis pour faire décoller sa carrière. Le crooner pop Chris Isaac en est aussi la personnification directe. En France, le chanteur rockabilly Jesse Garon emprunta son nom de scène à celui du frère décédé d'Elvis et le rockeur australien Nick Cave consacra l'une de ses plus puissantes chansons (Tupelo) à la mythification d'Elvis. Le King déclencha aussi dans plusieurs pays, et en particulier dans la francophonie, une avalanche de clones plus ou moins crédibles dont parmi ceux qui lui survécurent ou en furent influencés profondément : Johnny Hallyday, Dick Rivers, Eddy Mitchell bien sûr, parmi des centaines d'imitateurs, n'en sont pas les moindres.

Mentionnons aussi que le groupe californien Dread Zeppelin avec son leader Greg Tortell (alias Tortelvis) personnifiant et parodiant Elvis jusqu'au ridicule (distribuant foulards et colliers hawaiiens dans la foule lors des concerts), connut une fructueuse carrière durant les années 1980. Enfin, remarquable hommage, le groupe U2 enregistra sur l'album The Unforgettable Fire, en 1984, la très belle chanson: Elvis Presley And America. Sans oublier certains imitateurs américains dont Jimmy « Orion » Ellis (1945-1998) et Doug Church dont les voix rapprochent énormément celle d'Elvis[21].

Elvis possède une grande popularité au Québec

Le chanteur Johnny Farago donnera une série de concert hommage à Elvis à la fin des années 1970 et au début des années 1980. La station de télévision Télé-Métropole lancera un concours d'imitateurs à l'émission « Les Tannants ». Malheureusement, ce concours va ternir l'image d'Elvis au Québec jusqu'à la fin des années 1980. Laissant une image de mauvais goût associé à Elvis. La cause de ceci est principalement dû aux mauvaises performances de ces imitateurs sans talent qui faisaient rire le public.

La mégaproduction Elvis Story (1995-)

En 1995, le producteur Jean Pilote et le Théâtre du Capitole de Québec vont redorer l'image d'Elvis au Québec en présentant, sous licence d'EPE, une mégaproduction musicale estivale sophistiquée nommée « Elvis Story » à laquelle assistèrent des centaines de milliers de personnes, venues de partout. Le spectacle sera présenté à Paris, Toronto, Gatineau, Biloxi au Tennessee, Atlantic City et au Japon. Les chanteurs Martin Fontaine et Jamie Aaron Kelley personnifièrent très bien Elvis avec respect, sans entrer dans le ridicule, jusqu'en 2007. En 2009, le spectacle est amélioré et il sera présenté au Théâtre du Palais Municipal de La Baie (Saguenay) et à la salle L'Étoile DIX30 de Brossard. C'est actuellement Brandon Bennett qui joue le rôle d'Elvis.

Le phénomène Elvis Gratton

Toujours au Québec où, chez certains, Elvis personnifie l'excès du mythe américain face aux revendications nationalistes et culturelles, le cinéaste Pierre Falardeau consacrera à la légende une trilogie humoristique intitulée Elvis Gratton qui s'avérera d'abord un succès d'estime en court métrage et vingt ans plus tard, en 2005, un vaste succès public en salle. Le personnage comique aura sa série télévisée au réseau TQS en (2006-).

Record de vente au Québec

Par ailleurs, c'est dans la province du Québec que les albums d'Elvis sont les plus vendus au Canada. Un fait étonnant pour une province francophone.

Regain de popularité mondiale au début du XXIe siècle

Elvis connaît aussi un regain de popularité lors de la coupe du monde de football de 2002 lorsque Nike utilise un remix de sa chanson A Little Less Conversation comme fond sonore d'une publicité mettant en scène des vedettes internationales de football. Ce morceau devient numéro 1 dans plus de 20 pays, y compris aux États-Unis. À peu près au même moment, sort une compilation qui se terminera en deux volets, des plus grandes chansons d'Elvis : Elv1s 30 #1 Hits. Le remix est ajouté à l'album comme 31e morceau, juste avant la sortie du CD en octobre 2002. 25 ans après sa mort, l'album qui regroupe ses tubes et dont la restauration sonore est rien moins que phénoménale, atteint la première place des classements.

Parmi ses nombreuses réussites, Elvis est l'un des deux chanteurs, avec Roy Orbison, à avoir eu simultanément deux albums dans le Top 5 des classements de ventes d'albums. Il fait partie du Rock and Roll Hall of Fame, du Country Music Hall of Fame et du Gospel Music Hall of Fame.

Tournée mondiale virtuelle «Elvis in Concert» (1997 à aujourd'hui)

En 1997, le tout premier concert virtuel d'Elvis voit le jour. Intitulé « Elvis The Concert », ce spectacle présente Elvis sur grand écran et ses musiciens des années 1970 réunis sur scène. Le tout est synchronisé par ordinateur. Ils feront des tournées dans le monde entier. C'est un vœu exaucé pour Elvis, car il voulait donner des concerts à l'extérieur des États-Unis. Il n'a jamais pu réaliser son rêve, parce que le colonel Tom Parker voulait concentrer ses efforts sur Las Vegas et les tournées américaines qui lui rapportaient des millions chaque année.

L'illusion est parfaite. Le concert est dirigé par Joe Guercio avec la participation du TCB Band, des groupes vocaux The Sweet Inspirations et The Imperials. Les images vidéos d'Elvis proviennent du NBC '68 Comeback Spécial, du concert satellite Elvis: Aloha from Hawaii, ainsi que les concerts filmés de la MGM, That's the Way It Is (1970) et Elvis on Tour (1972). Le concert fut testé aux États-Unis en 1997 et 1998 avant d'être présenté en Europe en 1999[22].

Liste des tournées
  • 1997 : première tournée américaine du 10 au 22 mars
  • 1998 : deuxième tournée américaine du 11 au 30 août
  • 1999 : première tournée européenne du 23 janvier au 8 février en Angleterre, Belgique, Allemagne, Finlande, Suède, Danemark et Norvège.
  • 1999 : première tournée australienne et japonaise du 5 au 23 novembre.
  • 2000 : concert spécial à Memphis pour souligner son 65e anniversaire de naissance.
  • 2000 : deuxième tournée européenne du 22 février au 22 mars en Allemagne, Suède, Danemark, Hollande, Angleterre, Écosse, Irlande et en France.
  • 2000 : troisième tournée américaine du 4 mai au 15 octobre.
  • 2001 : quatrième tournée américaine du 17 janvier au 1er février.
  • 2001 : troisième tournée européenne du 5 mars au 1er avril en Angleterre, Écosse, Irlande, France, Hollande, Allemagne, Belgique, Autriche et la Suisse.
  • 2001 : petite tournée américaine et canadienne du 10 au 15 juin, dont un arrêt à Toronto.
  • 2002 : concert spécial à Memphis (The Pyramid) pour souligner le 25e anniversaire de son décès.
  • 2002 : cinquième tournée américaine du 24 août au 18 octobre.
  • 2003 : deux concerts aux États-Unis, les 28 et 29 mars, à Atlantic City et Uncasville au Connecticut.
  • 2003 : quatrième tournée européenne du 24 mai au 8 juin, notamment au stade Wembley de Londres, en Écosse, Irlande, Belgique, France, Suède, Suisse et Hollande.
  • 2004 : concert à Honolulu et à Singapore le 15 et 21 août.
  • 2005 : concert à Uncasville, CT au Mohegan Sun Casino.
  • 2005 : cinquième tournée européenne du 26 avril au 8 mai en Belgique, Hollande, Angleterre, et Écosse.
  • 2006 : deuxième tournée en Australie et première visite en Nouvelle-Zélande et Thaïlande du 6 au 21 octobre.
  • 2007 : deux concerts spéciaux le 16 août à Memphis intitulés Elvis: The 30th Anniversary Concert et Elvis: Midnight in Vegas pour souligner le 30e anniversaire de son décès.
  • 2008-2009 : (PAUSE DU CONCERT)
  • 2010 : sixième tournée européenne du 19 février au 16 mars en Angleterre, Hollande, Irlande et Écosse.

Discographie

Article détaillé : Discographie d'Elvis Presley.

Filmographie

Les films d'Elvis de 1956 à 1969

Sur Elvis
  • Films documentaires
    • 1970 : That's the Way It Is, de Denis Sanders. Ce film présente Elvis en studio et à Las Vegas.
    • 1972 : Elvis On Tour, de Robert Abel et Pierre Adidge. Une équipe de tournage suit Elvis en tournée. On peut y apercevoir des extraits de son concert du Madison Square Garden de New York.
    • 2001 : Elvis Presley, réalisé par Jeremy Marre. Ponctuée d'images d'archives et d'extraits de chansons, une plongée dans la jeunesse du King, jusqu'à la naissance du phénomène «Elvis Presley»

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Led Zeppelin.

Publié le 15 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

 

Led Zeppelin
Led Zeppelin en concert à Chicago, en janvier 1975. John Bonham est à la batterie, Robert Plant au chant et Jimmy Page à la guitare. John Paul Jones est aux claviers en bas à gauche de la photo.
Led Zeppelin en concert à Chicago, en janvier 1975. John Bonham est à la batterie, Robert Plant au chant et Jimmy Page à la guitare électrique. John Paul Jones est aux claviers, en bas à gauche de la photo.

Alias Led Zep The New Yardbirds
Pays d’origine Royaume-Uni Londres, Angleterre, Royaume-Uni
Genre(s) Hard rock Heavy metal Blues rock Folk rock
Années actives de 1968 à 1980 (Réunions en 1985, 1988, 1995 et 2007)
Label(s) Atlantic Swan Song
Site Web www.ledzeppelin.com

Anciens membres Jimmy Page Robert Plant John Paul Jones John Bonham
Entourage Peter Grant The Yardbirds

Logo du groupe Logo du groupe



Led Zeppelin
est un groupe de rock britannique fondé en 1968 par Jimmy Page (guitare) avec Robert Plant (chant), John Paul Jones (basse, claviers) et John Bonham (batterie), et dissous suite au décès de ce dernier en 1980.

À travers un son dominé par des riffs de guitare et une rythmique lourde, Led Zeppelin est considéré comme l'un des premiers groupes de hard rock, et est également vu comme l'un des pionniers du heavy metal[1],[2].

Cependant, l’œuvre du groupe s’est inspirée de multiples sources, transcendant tous les genres[3]. Ainsi, partant d’une base faite de rock, de blues et de folk[4], des styles aussi différents que le rockabilly[5], le reggae[6], la soul et le funk[7], les musiques classique, celtique, indienne, arabe, pop ou country etc…[8] ont été abordés en concert et dans les huit albums originaux publiés de 1969 à 1979.

Led Zeppelin a également bâti sa réputation sur des prestations scéniques devenues légendaires, donnant une large part à l'improvisation (solos de guitare ou de batterie extensifs), à de longs medleys, à travers des interprétations spécialement retravaillées de ses titres[9].

Près de trente ans après sa séparation, Led Zeppelin continue à être considéré comme un des plus grands groupes de rock en raison de sa réussite artistique, de son succès commercial et de sa large influence. Le groupe a vendu environ 200 millions de disques à travers le monde[10],[11],[12] dont 111,5 millions aux États-Unis[13], et la totalité de ses albums a atteint le « top 10 » du hit-parade américain, dont six ont occupé la première place (sept en Grande-Bretagne)[14]. Rolling Stone magazine décrit le groupe comme « le plus lourd de tous les temps et le plus grand des années 1970 »[15].

Le 10 décembre 2007, Led Zeppelin s'est reformé avec Jason Bonham à la batterie pour un concert caritatif à l’aréna O2 de Londres occasionnant une demande de billets sans précédent[16].

Membres du groupe

Histoire du groupe


1968 : la formation



En 1968, lorsque les Yardbirds se séparent, Jimmy Page est encore sous contrat et doit honorer des dates de concerts. Il recherche donc des musiciens pour former un nouveau groupe avec le manager des Yardbirds, Peter Grant. John Paul Jones, bassiste, apprend la nouvelle et contacte Page avec qui il a déjà travaillé lors de différentes sessions studio. Page, connaissant le professionnalisme de John Paul Jones, accepte tout de suite. Pour le chanteur, Jimmy Page pense tout d'abord à Steve Marriott, le chanteur des Small Faces, puis à Terry Reid. Celui-ci décline l'offre, mais l'oriente vers un jeune chanteur qui l'a impressionné : Robert Plant. Jimmy Page l'écoute en concert et est enthousiasmé. Il ne manque plus que le batteur. Robert Plant connaît un batteur surdoué avec qui il a joué au sein d'un groupe de rock : John Bonham. Ce dernier refuse d'abord l'offre, étant entré en contact avec Joe Cocker pour occuper un poste stable au sein de son groupe. Mais, sous la pression de Jimmy Page et de Peter Grant, il accepte finalement l'offre et le quatuor forme les New Yardbirds, qui partent alors en tournée en Scandinavie. Ils empruntent un look très proche de celui des Who et un son similaire à celui du Jeff Beck's Group.

Pour ne plus s'afficher comme les Yardbirds et marquer un tournant musical, les New Yardbirds changent leur nom pour Led Zeppelin le 9 novembre 1968, lors d'un concert au London Roundhouse de Chalk Farm, en Angleterre. D’après la légende, après avoir hésité entre Mad Dogs et Whoopie Cushion, c'est Jimmy Page qui se souviendra d’une blague de Keith Moon qui avait dit à l'époque du groupe qu'aurait formé Jimmy Page, Jeff Beck, John Entwistle et Keith Moon, qu'il allait couler comme un dirigeable de plomb (« lead zeppelin » en anglais).

1969 et 1970 : les débuts


La photo de la catastrophe du Hindenburg sert de pochette au premier album de Led Zeppelin.


Le manager du groupe, Peter Grant, obtient un contrat de cinq ans avec la maison de disques Atlantic Records. Ils enregistrent leur premier opus en une trentaine d'heures pendant leur tournée en Angleterre, ce qui lui donne le son d'un album live. Led Zeppelin sort le 12 janvier 1969, quatre mois après leur premier concert. Cet album éponyme, fortement influencé par le blues des années 1950 et le folk, propose des riffs ravageurs et un chanteur puissant. Après l'annulation par le Jeff Beck's Group de leur tournée aux États-Unis, Peter Grant saute sur l'occasion et les remplace par Led Zeppelin en première partie des concerts de Vanilla Fudge et Iron Butterfly. Durant cette tournée, le public américain est conquis par les solos démonstratifs de Jimmy Page, les interprétations personnelles et improvisations : des morceaux comme Dazed and Confused peuvent durer plus de trente minutes. Certains groupes refusent tout simplement de remonter sur scène. À partir de ce moment, Led Zeppelin sera seul en tête d'affiche.

Ils enregistrent au cours de leur voyage un deuxième disque, Led Zeppelin II, dans la même veine que le précédent opus, qui sort le 22 octobre 1969. Cet album, surnommé The brown bomber aux U.S.A., donne au groupe une notoriété qui fait de lui le plus gros vendeur du début des années 1970. La presse est pourtant divisée, certains leur reprochant leur sexisme ou une certaine violence parfois injustifiée.

Leur album suivant, Led Zeppelin III (sorti le 5 octobre 1970), montre que le groupe ne se résume pas à quelques accès de guitares rageuses et à la voix agressive de Robert Plant. La moitié du disque est composée exclusivement de ballades folk, parfois reproductions note à note de morceaux de Bert Jansch ou Davy Graham, habitude que Jimmy Page garde avec les morceaux à tonalité plus blues, souvent intégralement repris de classiques de John Lee Hooker, Leadbelly ou Robert Johnson, sans jamais citer ses sources. Stairway to Heaven elle-même emprunterait quelques passages, notamment son introduction, à Taurus de Spirit.

La réputation sulfureuse que Led Zeppelin se forge est due à de nombreux écarts : chambres d'hôtel dévastées, groupies et abus de drogues, entre autres[réf. nécessaire].

1971 à 1975 : l’apogée


Logos du quatrième album de Led Zeppelin, correspondant chacun à un membre du groupe (de gauche à droite : Page, Jones, Bonham, Plant).


Leur quatrième album, dont la pochette n'inclut ni titre, ni nom du groupe, sort le 8 novembre 1971. Certains textes sont inspirés du Seigneur des anneaux de Tolkien et sont empreints d'occultisme. Cet album est le plus vendu du groupe grâce au classique Stairway to Heaven, mais aussi grâce à des compositions riches et variées, du folk au hard rock.

Deux ans plus tard, le groupe sort Houses of the Holy le 28 mars 1973, premier de leurs albums ayant un titre à proprement parler. L'album marque, une fois de plus, une nouvelle orientation musicale du groupe. Cette fois-ci, l'album est empreint de funk et même de reggae. Les fans du groupe sont un peu désorienté par cette nouvelle sonorité. Toutefois, l'album se vend bien même s'il n'atteint pas les mêmes chiffres que les précédents. Cette même année, Robert Plant, dont la voix est usée par des tournées à répétition (450 concerts en quatre ans) et le tabac, subit une opération des cordes vocales qui le laisse aphone pendant plusieurs semaines.

En 1974, le groupe crée son propre label, Swan Song Records, qui produit plusieurs groupes et financera une partie du premier film des Monty Python, Sacré Graal !.

Le 24 février 1975, le groupe publie son sixième album studio. C'est un double, intitulé Physical Graffiti. Pour beaucoup, il s'agit du dernier grand album de Led Zeppelin[réf. nécessaire].

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Maurice Ravel (5).

Publié le 13 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique


Orchestrations et arrangements

ARRANGEMENTS DE SES PROPRES ŒUVRES
Période Titre Arrangement Parties / Indications
1906 Une barque sur l'océan
Orchestration
D'un rythme souple
1910 Pavane pour une infante défunte
Orchestration
Lent
1911 - 12 Ma Mère l'Oye
Orchestration
I. Prélude - II. Danse du rouet et scène - III. Pavane de la Belle au bois dormant -
IV. Les entretiens de la Belle et de la Bête - V. Petit Poucet -
VI. Laideronnette, impératrice des pagodes - VII. Le jardin féerique
1912 Adélaïde ou le langage des fleurs
Orchestration
I. Modéré. Très franc - II. Assez lent - III. Modéré - IV. Assez animé - V. Presque lent -
VI. Vif - VII. Moins vif - VIII. Epilogue. Lent
1918 Alborada del gracioso
Orchestration
Assez vif
1919 Le Tombeau de Couperin
Orchestration
I. Prélude - II. Forlane - III. Menuet - IV. Rigaudon
1920 La Valse
Réductions pour 2 pianos
Mouvement de valse viennoise
1929 Boléro
Réduction pour piano
Tempo di Bolero moderato assai
1929 Menuet antique
Orchestration
Maestoso
1932 Concerto en sol majeur
Réduction pour 2 pianos
I. Allegramente - II. Adagio assai - III. Presto

 

ARRANGEMENTS D'AUTRES ŒUVRES
Période Titre Auteur original Arrangement Parties / Indications
1909 Trois Nocturnes
Claude Debussy
Réduction pour 2 pianos
I. Nuages - II. Fêtes - III. Sirènes
1910 Prélude à l'après-midi d'un faune
Claude Debussy
Réduction pour piano à 4 mains
Très modéré
1913 La Khovanchtchina
Modeste Moussorgski
Orchestration
Orchestration complétée avec Igor Stravinski
1914 Carnaval
Robert Schumann
Orchestration
 
1914 Les Sylphides
Frédéric Chopin
Orchestration
I. Prélude - II. Nocturne - III. Valse
1917 - 1918 Menuet pompeux
Emmanuel Chabrier
Orchestration
Extrait des Dix Pièces pittoresques
1922 Les Tableaux d'une exposition
Modeste Moussorgski
Orchestration
10 tableaux et 5 promenades
1923 Sarabande et Danse
Claude Debussy
Orchestration
I. Sarabande - II. Danse ou Tarentelle styrienne
Œuvres les plus jouées 

D’après le Portail de la Société des auteurs, compositeurs et éditeurs de musique,[61] Ravel est le musicien français non tombé dans le domaine public qui s’exporte le mieux depuis des décennies. Le Boléro est ainsi resté en tête du classement mondial des droits SACEM jusqu’en 1993,[62] suivi de près par l’orchestration des Tableaux d’une exposition de Moussorgski. En 1994 et 1995, sur les dix œuvres de la SACEM les plus exportées, cinq étaient de Ravel : le Boléro, les Tableaux d’une exposition, Daphnis et Chloé, le Concerto en sol et Ma mère l’Oye.[63] En 2005, le Boléro pointait encore à la cinquième place.[64]

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Maurice Ravel (4).

Publié le 13 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique


Ravel et son art 


Les influences
Ravel reconnaissait en Emmanuel Chabrier (1841–1894) l’un de ses principaux inspirateurs.



Né à une époque plus que propice à l’éclosion des arts, Ravel bénéficia d’influences très diverses. Mais comme le souligne Vladimir Jankélévitch dans sa biographie, « aucune influence ne peut se flatter de l’avoir conquis tout entier […]. Ravel demeure jalousement insaisissable derrière tous ces masques que lui prêtent les snobismes du siècle. »[52]

Aussi la musique de Ravel apparaît-elle d’emblée, comme celle de Debussy, profondément originale, voire inclassable selon l’esthétique traditionnelle. Ni absolument moderniste ni simplement impressionniste (comme Debussy, Ravel refusait catégoriquement ce qualificatif qu'il estimait réservé à la peinture),[53] elle s’inscrit bien davantage dans la lignée du classicisme français initié au XVIIIe siècle par Couperin et Rameau et dont elle fut l’ultime prolongement. Ravel par exemple (à l’inverse de son contemporain Stravinski) ne devait jamais renoncer à la musique tonale et n'usa qu'avec parcimonie de la dissonance, ce qui ne l’empêcha pas par ses recherches de trouver de nouvelles solutions aux problèmes posés par l’harmonie et l’orchestration, et de donner à l’écriture pianistique de nouvelles directions.

De Chabrier au jazz 

De Fauré et Chabrier (Sérénade grotesque, Pavane pour une infante défunte, Menuet antique) à la Musique noire américaine (L’Enfant et les sortilèges, Sonate pour violon, Concerto en sol) en passant par l’école russe (À la manière de… Borodine, orchestration des Tableaux d’une exposition), Satie, Debussy (Jeux d’eau, Quatuor à cordes), CouperinRameau (Le Tombeau de Couperin), Chopin et Liszt (Gaspard de la nuit, Concerto pour la main gauche), SchubertValses nobles et sentimentales), Schönberg (Trois poèmes de Mallarmé), et enfin Saint-Saëns et Mozart (Concerto en sol), Ravel a su faire la synthèse de courants extrêmement variés et imposer son style dès ses premières œuvres. Ce style ne devait d’ailleurs que très peu évoluer au cours de sa carrière, sinon comme il le disait lui-même dans le sens d’un « dépouillement poussé à l’extrême » (Sonate pour violon et violoncelle, Chansons madécasses). et (

L’éclectique 

Épris de sonorités nouvelles, Ravel s’enthousiasma pour la musique tzigane qui lui inspira sa Rhapsodie de concert pour violon et orchestre (1924). Tableau de Bouguereau.



Éclectique par excellence tout en s'inscrivant dans une esthétique indiscutablement française, Ravel sut tirer profit de son intérêt pour les musiques de toutes origines. L’influence notoire jouée sur son imaginaire musical par le Pays basque (Trio en la mineur) et surtout l’Espagne (Habanera, Pavane pour une infante défunte, Rapsodie espagnole, Boléro, Don Quichotte à Dulcinée) participe beaucoup à sa popularité internationale, mais conforte aussi l’image d’un musicien toujours épris de rythme et de musiques folkloriques. L’Orient (Shéhérazade, Introduction et Allegro, Ma mère l’Oye), la Grèce (Daphnis et Chloé, Chansons populaires grecques) et les sonorités Tziganes (Tzigane) l’inspirèrent également.

La musique noire américaine, que lui fit mieux découvrir Gershwin au cours de la tournée américaine de 1928, fascina Ravel. Il en introduisit de nombreuses touches dans les chefs-d’œuvre de sa dernière période créatrice (ragtime dans l'Enfant et les sortilèges, blues dans le second mouvement de la Sonate pour violon, jazz dans le Concerto en sol et le Concerto pour la main gauche).

Enfin, il est nécessaire de souligner la fascination qu’exerça le monde de l’enfance sur Ravel. Que ce soit dans sa propre vie (attachement absolu, quasi-infantile, à sa mère, collection de jouets mécaniques…) ou dans son œuvre (de Ma mère l’Oye à l'Enfant et les sortilèges), Ravel exprima régulièrement une extrême sensibilité et un goût prononcé pour le fantastique et le domaine du rêve.

L’orfèvre du son

« Je me refuse simplement mais absolument à confondre la conscience de l’artiste, qui est une chose, avec sa sincérité, qui en est une autre [...]. Cette conscience exige que nous développions en nous le bon ouvrier. Mon objectif est donc la perfection technique. Je puis y tendre sans cesse, puisque je suis assuré de ne jamais l’atteindre. L’important est d’en approcher toujours davantage. L’art, sans doute, a d’autres effets, mais l’artiste, à mon gré, ne doit pas avoir d’autre but. » (Ravel, Esquisse autobiographique, 1928).

La recherche de la perfection formelle fit autant pour le succès de Maurice Ravel auprès du public que pour sa défaveur auprès de certains critiques. Tandis que Stravinski raillait sa méticulosité en le qualifiant d’ « horloger suisse », certains ne virent dans sa musique que sécheresse, froideur ou artifice. Ravel, qui ne reniait rien de son amour pour les artifices et les mécanismes mais cherchait toujours, en citant Edgar Allan Poe, « le point à égale distance de la sensibilité et de l’intelligence »,[54] répliqua avec une formule lapidaire : « Mais est-ce qu’il ne vient jamais à l’esprit de ces gens-là que je peux être artificiel par nature ? » [55]

Composer semble n’avoir jamais été chose facile pour Ravel. Son refus de céder à cette « haïssable sincérité de l’artiste, mère de tant d'œuvres bavardes et imparfaites » lui donna le goût de la contrainte auto-imposée, et plus encore de la difficulté vaincue. C’est en partie ce qui explique la faible abondance de ses œuvres (et notamment d'œuvres « de second plan »), dans une période créatrice pourtant longue de près de quarante ans, et l'état d'inachèvement dans lequel il laissa plusieurs projets, notamment Shéhérazade (opéra, 1898), La Cloche engloutie1906), et Zazpiak Bat (concerto, 1914). Par ailleurs, Ravel ne nous a laissé presque aucune esquisse. Pleinement conscient de son caractère, le compositeur pouvait confier à Manuel Rosenthal : « Oui, mon génie, c’est vrai, j’en ai. Mais qu’est-ce que c’est ? Eh bien, si tout le monde savait travailler comme je sais travailler, tout le monde ferait des œuvres aussi géniales que les miennes. »[56] (opéra,

Quoi qu’il en soit, de l’ouverture de L'Heure espagnole aux onomatopées de L'Enfant et les Sortilèges, de la pédaleobstinée de si bémol du Gibet dans Gaspard de la nuit à la rigidité rythmique du Boléro, cet entêtement dans la quête de la perfection et ce goût de la gageure sont un des traits ravéliens les plus caractéristiques.

L’orchestrateur 

Plaque commémorative pour Ravel à Montfort-l'Amaury, où il travailla notamment à l'orchestration des Tableaux d'une exposition.



Ravel fut selon Marcel Marnat « le plus grand orchestrateur français » et de l’avis de nombreux mélomanes l’un des meilleurs orchestrateurs de l’histoire de la musique occidentale. Son œuvre la plus célèbre, le Boléro, doit sa tenue à la seule variation des timbres et à un immense crescendo de l’orchestre.

Passé maître dans le maniement des timbres (quoique n’étant pas lui-même adepte de nombreux instruments), sachant trouver l’équilibre harmonieux le plus subtil, Ravel sut transcender de nombreuses œuvres originales (le plus souvent écrites pour le piano) et leur donner une dimension nouvelle, que ces pages fussent de lui (Ma mère l’Oye, 1912, Valses nobles et sentimentales, 1912, Alborada del gracioso, 1918, Le Tombeau de Couperin, 1919…) ou de ses éminents confrères : Moussorgski (Khovantchina, 1913), Schumann (Carnaval, 1914), Chabrier (Menuet pompeux, 1918), Debussy (Sarabande et Danse, 1923) ou encore Chopin (Étude, Nocturne et Valse, 1923).

Mais ce fut l’orchestration des célèbres Tableaux d’une exposition de Moussorgski, commande de Serge Koussevitzky1922 à Lyons-la-Forêt chez son ami Roland-Manuel, qui assit définitivement la réputation internationale de Ravel en la matière. Sa version reste la référence et éclipse celle des autres compositeurs qui s’y sont essayés, même si certains regrettent que ce travail ait diminué la simplicité et la naïveté de la page originale. Les Tableaux orchestrés par Ravel font partie, avec le Boléro, des œuvres françaises les plus représentées à l’étranger. achevée en

L’interprète 

Faute d'un entraînement assidu, Ravel fut bon pianiste sans être un virtuose (certaines de ses propres œuvres, notamment le Concerto en sol qu’il rêvait de présenter lui-même,[57] lui restèrent inaccessibles). Il fut propriétaire de plusieurs pianos droits, le dernier étant encore exposé à Montfort-l'Amaury.[58] Au piano le compositeur assura la création, entre autres, de ses Histoires naturelles (1907), des Mélodies hébraïques (1914), de La Valse (1920), de la Berceuse sur le nom de Fauré (1922) et, avec Georges Enesco, de la Sonate pour violon et piano (1927). Au cours de sa tournée américaine en 1928, il joua sa Sonatine, accompagna sa Sonate pour violon et certaines de ses mélodies.

En tant que chef d’orchestre, Ravel créa l'ouverture de Shéhérazade (1899) et la version de concert du Boléro (1930). À la baguette il n’égala jamais, même de loin, ses qualités d’orchestrateur. Le seul enregistrement [59] qu’il a laissé (un Boléro daté de 1930) et les témoignages de l’époque confirment que Ravel n’était pas un virtuose au pupitre. Il dirigea pourtant avec un immense succès son Concerto en sol au cours de sa dernière tournée, en 1932.

Œuvres principales 

D'un volume relativement modeste si on la compare à celle de ses principaux contemporains, l'œuvre de Ravel se caractérise d'une façon générale par sa diversité (tous les genres musicaux ayant été abordés à l'exception de la musique religieuse) et sa faible proportion de titres oubliés, la très grande majorité de ses œuvres ayant intégré le répertoire. Le catalogue complet [60] établi par Arbie Orenstein et complété par Marcel Marnat compte cent onze œuvres achevées par le compositeur entre 1887 et 1933, soit quatre-vingt six œuvres originales et vingt-cinq œuvres orchestrées, réduites ou transcrites. Les quelque soixante œuvres principales sont sous-citées.

Œuvres originales 
Période Titre Instrumentation Parties / Indications
ŒUVRES POUR PIANO
1892 - 93 Sérénade grotesque
Piano 2 mains
Très rude
1895 Menuet antique
Piano 2 mains
Majestueusement
1895 - 97 Sites auriculaires
2 pianos
I. Habanera (En demi-teinte et d'un rythme las) - II. Entre cloches (Allègrement)
1899 Pavane pour une infante défunte
Piano 2 mains
Assez doux, mais d'une sonorité large
1901 Jeux d'eau
Piano 2 mains
Très doux
1903 - 05 Sonatine
Piano 2 mains
I. Modéré - II. Mouvement de menuet - III. Animé
1904 - 05 Miroirs
Piano 2 mains
I. Noctuelles - II. Oiseaux tristes - III. Une barque sur l'océan - IV. Alborada del gracioso - V. La vallée des cloches
1908 Gaspard de la nuit
Piano 2 mains
I. Ondine - II. Le gibet - III. Scarbo
1908 - 10 Ma Mère l'Oye
Piano 4 mains
I. Pavane de la Belle au bois dormant - II. Petit Poucet - III. Laideronnette, impératrice
des pagodes - IV. Les entretiens de la Belle et de la Bête - V. Le jardin féerique
1909 Menuet sur le nom de Haydn
Piano 2 mains
Mouvement de menuet
1911 Valses nobles et sentimentales
Piano 2 mains
I. Modéré. Très franc - II. Assez lent - III. Modéré - IV. Assez animé - V. Presque lent -
VI. Vif - VII. Moins vif - VIII. Épilogue. Lent
1912 À la manière de... Chabrier
Piano 2 mains
Allegretto
1912 À la manière de... Borodine
Piano 2 mains
Valse. Allegro giusto
1914 - 17 Le Tombeau de Couperin
Piano 2 mains
I. Prélude - II. Fugue - III. Forlane - IV. Rigaudon - V. Menuet - VI. Toccata
1918 Frontispice
2 pianos 5 mains
Pas d'indication
ŒUVRES ORCHESTRALES
1898 Ouverture de Shéhérazade
Orchestre
Ouverture de féerie
1907 Rapsodie espagnole
Orchestre
I. Prélude à la nuit - II. Malagueña - III. Habanera - IV. Feria
1909 - 12 Daphnis et Chloé
Orchestre et chœurs
Symphonie chorégraphique en trois parties
1919 - 20 La Valse
Orchestre
Mouvement de valse viennoise - Un peu plus modéré - 1er Mouvement - Assez animé
1922 - 24 Tzigane
Violon et orchestre
Lento - Moderato - Allegro
1928 Boléro
Orchestre
Tempo di Bolero moderato assai
1929 - 30 Concerto pour la main gauche
Piano et orchestre
Lento - Allegro - Tempo I
1929 - 31 Concerto en sol majeur
Piano et orchestre
I. Allegramente - II. Adagio assai - III. Presto
MUSIQUE DE CHAMBRE
1897 Sonate posthume
Violon, piano
Allegro moderato
1902 - 03 Quatuor à cordes
2 violons, alto, violoncelle
I. Allegro moderato - II. Assez vif, très rythmé III. Très lent - IV. Vif et agité
1905 Introduction et Allegro
Harpe, flûte, clarinette,

2 violons, alto, violoncelle

Introduction - Allegro
1914 Trio avec piano
Piano, violon, violoncelle
I. Modéré - II. Pantoum. Assez vif - III. Passacaille. Très large - IV. Finale. Animé
1920 - 22 Sonate pour violon et violoncelle
Violon, violoncelle
I. Allegro - II. Très vif - III. Lent - IV. Vif, avec entrain
1924 Tzigane
Violon, piano ou luthéal
Lento - Moderato - Allegro
1924 - 27 Sonate pour violon et piano
Violon, piano
I. Allegretto - II. Blues. Moderato - III. Perpetuum mobile
MÉLODIES ET MUSIQUE VOCALE
1897 - 99 Deux épigrammes
Soprano et piano
I. D'Anne jouant de l'espinette - II. D'Anne qui me jecta de la neige - (Clément Marot)
1901 Myrrha
Soprano, ténor, baryton, orchestre
Cantate pour le Prix de Rome - (Lord Byron)
1902 Alcyone
Soprano, ténor, baryton, orchestre
Cantate pour le Prix de Rome - (Ovide)
1903 Alyssa
Soprano, ténor, baryton, orchestre
Cantate pour le Prix de Rome - (Marguerite Coiffier)
1903 Shéhérazade
Soprano et orchestre
I. Asie - II. La flûte enchantée - III. L'indifférent - (Tristan Klingsor)
1906 Histoires naturelles
Voix et piano
I. Le paon - II.Le grillon - III. Le cygne - IV. Le martin-pêcheur - V. La pintade - (Jules Renard)
1907 Chansons populaires grecques
Soprano et piano
I. Chanson de la mariée - II. Là-bas, vers l'église - III. Quel galant m'est comparable -
IV. Chanson des cueilleuses de lentisques - V. Tout gai ! - (Grèce)
1913 Trois poèmes de Mallarmé
Voix et orchestre de chambre
I. Soupir - II. Placet futile - III. Surgi de la croupe et du bond - (Stéphane Mallarmé)
1914 Mélodies hébraïques
Voix et piano
I. Kaddich - II. L'énigme éternelle - (Israël)
1914 - 15 Trois chansons pour chœur
Chœur mixte a cappella
I. Nicolette - II. Trois beaux oiseaux du paradis - III. Ronde - (Maurice Ravel)
1922 Chansons madécasses
Soprano/baryton, piano,

flûte et violoncelle

I. Nahandove - II. Aoua - III. Il est doux - (Évariste de Parny)
1923 - 24 Ronsard à son âme
Voix et piano
Amelette Ronsardelette - (Pierre de Ronsard)
1927 Rêves
Voix et piano
Un enfant court - (Léon-Paul Fargue)
1932 - 33 Don Quichotte à Dulcinée
Baryton et piano/orchestre
I. Chanson romanesque - II. Chanson épique - III. Chanson à boire - (Paul Morand)
ŒUVRES LYRIQUES
1907 - 11 L'Heure espagnole Opéra pour cinq voix solistes avec orchestre sur un livret de Franc-Nohain
1919 - 25 L'Enfant et les Sortilèges Fantaisie lyrique en deux parties pour solistes et chœurs avec orchestre sur un livret de Colette

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Angolagate: Pasqua répète que Chirac et Villepin étaient informés des ventes d'armes.

Publié le 12 Novembre 2009 par CHOMOLANGMA dans EN VRAC...

 

Charles Pasqua, condamné à un an de prison ferme dans l'affaire de l'Angolagate, a redit jeudi que l'ancien président Jacques Chirac, tout comme Dominique de Villepin, alors secrétaire général de l'Elysée, et l'ancien ministre de la Défense Charles Millon étaient informés des ventes d'armes à l'Angola en 1995.


 

Photographe : Martin Bureau AFP/Archives :: L'ancien ministre de l'Intérieur, Charles Pasqua au Palais de justice, le 6 octobre 2008 à Paris


Il a aussi annoncé qu'il avait porté plainte ce jeudi contre le juge d'instruction Philippe Courroye chargé de l'Angolagate pour "une instruction uniquement conduite à charge". Cette plainte n'avait pas encore été enregistrée par le parquet de Paris jeudi après-midi.

"En 1995, Jacques Chirac, Dominique de Villepin, Charles Millon (..) étaient informés des ventes d'armes vers l'Angola", a réaffirmé l'ancien ministre de l'Intérieur devant un parterre de près de 200 journalistes.

"Aucune de ces personnalités n'a été entendue par le magistrat instructeur (...), aucun ne s'est opposé à ces opérations alors qu'ils étaient informés", a-t-il ajouté.

Pour appuyer ces dires, M. Pasqua a de nouveau évoqué la note de la DGSE de 1995 relative à ces ventes d'armes et citée dans la procédure. Il a affirmé que cette note avait été adressée à "treize destinataires" dans les hautes sphères de l'Etat, appartenant à la présidence de la République et aux ministères des Affaires étrangères et de la Défense.

"Comment, puisque la justice a estimé que ces ventes d'armes sont illégales, ces autorités n'ont-elles rien fait pour arrêter ces opérations et ne sont-elles pas poursuivies pour complicité", a-t-il demandé.

Dans son jugement, le tribunal correctionnel de Paris avait dénoncé "l'incurie des autorités" dans cette affaire, sans pour autant exonérer les prévenus de leurs responsabilités.

Deux anciens Premiers ministres, Dominique de Villepin et Alain Juppé, ont déja répondu aux affirmations de Charles Pasqua en assurant ne jamais avoir eu connaissance de pratiques illégales.

M. Pasqua a souhaité que le président Nicolas Sarkozy "ne s'oppose pas à la levée du secret défense" dans les affaires de ventes d'armes "mais qu'il la facilite".

Il a aussi fait part de son intention de lancer une pétition auprès des parlementaires pour obtenir la levée du secret-défense dans toutes les affaires de ventes d'armes depuis 2002.

M. Pasqua veut également la constitution d'une commission parlementaire "qui pourrait être présidée par le président de la Cour des comptes", actuellement Philippe Séguin.

source Orange actualités

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