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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Influenzavirus A sous-type H3N2.

Publié le 30 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

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Influenzavirus A sous-type H3N2
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Aide à la lecture d'une taxobox Virus H3N2
Classification des virus
Type Virus
Groupe Groupe V
Famille Orthomyxoviridae
Genre Influenzavirus A
Espèce
virus type A, sous-type H3N2

Les influenzavirus A de sous-type H3N2 sont des virus de la grippe (de type A, sous-type H3N2). Ces virus font partie des Orthomyxoviridae, genre Influenzavirus A. Le nom H3N2 fait référence à deux sous-types d’antigènes présents à la surface de ces virus :

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La grippe de 1968 a été causée par un virus de sous-type H2N2 réassorti en H3N2.

 

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Catherine Zeta-Jones.

Publié le 30 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

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Catherine Zeta-Jones
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Catherine Zeta-Jones
Catherine Zeta-Jones
Catherine Zeta-Jones

Nom de naissance Catherine Jones
Naissance 25 septembre 1969 (1969-09-25) (41 ans)
Swansea
Nationalité Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Profession(s) Actrice
Films notables Helena Ayala dans Traffic
Velma Kelly dans Chicago

 

 

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Catherine Zeta-Jones, CBE, née le 25 septembre 1969 est une actrice britannique, originaire du Pays de Galles (Royaume-Uni).



Biographie 


Née à Swansea, d'un père gallois et d'une mère d'origine irlandaise, elle a deux frères. Dans sa jeunesse elle subit une trachéotomie qui lui laisse une cicatrice. Elle est mariée avec l'acteur Michael Douglas depuis 2000 (qui a très exactement 25 ans de plus qu'elle), avec qui elle a deux enfants (Dylan Michael Douglas né le 8 août 2000 et Carys Zeta Douglas née le 20 avril 2003). Pour son nom de scène, elle a ajouté à son nom (Jones) le surnom de sa grand-mère (Zeta).

Elle apparaît en 1987 dans Forty-Second Street où son apparence exotique alliée à ses capacités de chant et danse semblent lui promettre un brillant avenir. En 1989 elle joue Mae Jones avec L'English National Opera dans un opéra de Kurt Weill intitulé Street Scene. Elle débute au cinéma dans le rôle de Shéhérazade dans Les 1001 nuits (1990), film français de Philippe de Broca aux côtés des célèbres acteurs français Gérard Jugnot et Thierry Lhermitte grâce à son charme oriental. Mais c'est en 1991, dans une adaptation de The Darling Buds of May (H. E. Bates), qu'elle se fait un nom.

Après plusieurs seconds rôles, elle est repérée par Steven Spielberg dans une série télévisée retraçant le naufrage du Titanic en 1996. C'est alors qu'elle enchaîne au cinéma dans le film de Martin Campbell : Le Masque de Zorro sorti en 1998, avec Antonio Banderas et Anthony Hopkins pour partenaires. Ce film lance définitivement sa carrière dans les films à gros budget américains.

En 2010, elle est élevée au titre de Commandeur de l'Empire britannique[1](CBE) par la reine Elizabeth II.

Filmographie 

 

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Catherine Zeta-Jones au festival de Cannes 1999.
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Récompenses et nominations 


Récompenses 


Nominations 


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http://1.bp.blogspot.com/_ro0e9QguoYc/SNG-3fHAIbI/AAAAAAAAANQ/aa6-5LktPg4/s320/catherine-zeta-jones.jpg

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Précédée par Oscar de la meilleure actrice dans un second rôle Suivie par
Jennifer Connelly pour Un homme d'exception
Catherine Zeta-Jones pour Chicago
2003
Renée Zellweger pour Retour à Cold Mountain
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Antonio Banderas.

Publié le 30 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

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Antonio Banderas
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Antonio Banderas
Antonio Banderas, photographié en 2010.
Antonio Banderas, photographié en 2010.

Nom de naissance José Antonio Domínguez Banderas
Naissance 10 août 1960 (1960-08-10) (50 ans)
Málaga, Andalousie, Espagne
Nationalité Flag of Spain 1945 1977.svg Espagnole
Profession(s) Acteur
Réalisateur
Films notables Femmes au bord de la crise de nerfs
Philadelphia
Evita
Le Masque de Zorro

Antonio Banderas, de son nom complet José Antonio Domínguez Banderas, est un acteur et réalisateur espagnol né le 10 août 1960 à Málaga. Son nom est souvent associé à celui du réalisateur Robert Rodriguez avec qui il a tourné six films.



Biographie 


Fils d’un père policier et d’une mère enseignante, il s’adonne au football en rêvant de devenir professionnel, mais une fracture du pied accidentelle l’oblige à y renoncer.

Il se tourne vers l’école d’art dramatique de Malaga et intègre à 21 ans le théâtre national d’Espagne et en 1981 décroche rapidement un rôle dans " Los Terranos ", une pièce d'Alfredo Manas avec qui il se produit jusqu'en 1986.

En 1982, il apparaît pour la première fois au cinéma grâce à Pedro Almodóvar dans Le Labyrinthe des passions. Avec ce réalisateur, il tourne aussi Matador, La Loi du désir, Femmes au bord de la crise de nerfs et Attache-moi !. En 1982 et 1983, il tourne aussi dans quelques films espagnol plus discret : Pestañas postizas, Y del seguro... líbranos señor ! et El Señor Galindez.

Il est découvert aux États-Unis grâce aux films qu'il a tourné avec Almodóvar et désiré par Madonna (dans In Bed with Madonna) qui se dit capable de tout pour l'avoir. Hollywood lui fait les yeux doux. En 1992, Antonio quitte son pays pour tourner son premier film américain The Mambo Kings.

Lorsqu'il débarque dans la capitale du cinéma, l'acteur ne parle pas un seul mot d'anglais. Le réalisateur du film Arne Glimcher lui fait apprendre le texte de façon phonétique. Un an après, il maitrise un peu mieux la langue et tourne dans Philadelphia de Jonathan Demme, où il joue le petit ami de Tom Hanks.

Antonio tourne ensuite La Maison aux esprits, Entretien avec un vampire, Four Rooms. Il décroche son premier grand rôle dans un film américain grâce à Robert Rodriguez qui lui propose le rôle du mariachi dans le remake de Desperado. C'est la consécration avec Evita, où il a justement pour partenaire Madonna. Ce rôle lui a valu une citation aux Golden Globe du meilleur acteur d'une comédie musicale. Il excelle également dans Le Masque de Zorro, aux côtés de Catherine Zeta-Jones, qui sera suivit le 28 octobre 2005 par La Légende de Zorro.

Il tourne encore un film à gros budget avec Le treizième guerrier, puis enchaîne avec The White River Kid. En 2001, il a joué dans Spy Kids (Espion en herbe au Québec), où il interpréte un père de famille qui ne peut se décider à révéler sa vraie nature à ses enfants. L'année suivante, il tourne Femme Fatale, sous la houlette de Brian De Palma.

En 2004 et 2007, il prête sa voix au Chat Potté dans Shrek 2 et Shrek le troisième.

Il interprète également le Fantôme de l'opéra aux côtés de Sarah Brightman, la célèbre chanson qui fut également reprise par Nightwish.

Vie familiale 


En 1988, il se marie avec Ana Leza puis, après avoir divorcé, il épouse l'actrice Melanie Griffith, le 14 mai 1996, avec laquelle il a une fille née deux ans plus tard.

Filmographie 


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http://media.zoom-cinema.fr/photos/news/2123/antonio-banderas.jpg.

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Richard Wagner (2 & fin).

Publié le 30 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

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Œuvres non scéniques 


Article détaillé : Liste des œuvres de Richard Wagner.
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À côté de ses opéras, qui constituent l'essentiel de son œuvre musicale, Wagner a écrit un certain nombre d'œuvres, qui occupent environ cent numéros du catalogue de ses œuvres, le Wagner Werk-Verzeichnis (WWV). Citons notamment :

  • une symphonie en ut majeur, écrite à l'âge de 19 ans ;
  • quelques ouvertures ;
  • des pièces pour piano, parmi lesquelles on peut citer :
    • l'ouverture Rule Britannia, composée en 1836 et consistant en la transcription de l'ode en l'honneur de la Grande-Bretagne de Thomas Arne ;
    • plusieurs sonates ;
    • une Élégie en la bémol majeur, longtemps appelée par erreur thème de Porazzi. Étroitement liée à la composition de Tristan et Isolde, celle de l’Élégie a commencé en 1858, probablement comme esquisse pour Tristan finalement rejetée au bout de huit mesures. En 1882, il se pencha de nouveau sur cette ébauche, la conclut par six mesures nouvelles, et l'offrit ainsi terminée à Cosima. La veille de sa mort à Venise, il la joua encore : ce fut sa dernière expression musicale[18] ;
  • la Marche impériale, composée en 1871 pour grand orchestre ;
  • Siegfried-Idyll (ou Idylle de Siegfried), une pièce de musique de chambre écrite pour l'anniversaire de sa seconde femme Cosima, souvent jouée aujourd'hui sous sa forme symphonique. L’Idylle de Siegfried, sans faire partie de la Tétralogie, réunit plusieurs motifs de Siegfried ;
  • La Cène des apôtres. Cette pièce pour chœurs d'hommes et orchestre date de début 1843. Au début de l'année, Wagner vient de faire jouer Rienzi à Dresde ; c'est un grand succès. En revanche, Le Vaisseau fantôme a connu un échec cuisant. Élu en début d'année au comité d'une association culturelle de la ville de Dresde, Wagner reçoit une commande qui doit évoquer le thème de la Pentecôte. La première de cette œuvre a lieu à la Dresdner Frauenkirche le 6 juillet 1843, interprétée par une centaine de musiciens et près de 1 200 choristes. Cette interprétation reçoit un accueil chaleureux ;
  • Die Wesendonck Lieder. Ces chants furent composés pour célébrer l'amour que Richard Wagner portait à Mathilde Wesendonck ;
  • Transcriptions pour piano d'airs d'opéras à la mode, que Wagner composa lors de son premier séjour à Paris ;
  • Quelques mélodies pour piano dont un inattendu Mignonne, allons voir si la rose d'après Ronsard.
Extraits orchestraux pour concerts symphoniques 


Des extraits de ses opéras sont fréquemment joués en concert comme des pièces à part entière, dans des versions éventuellement légèrement modifiées. Par exemple :

La pièce suivante n'est pas extraite d'un opéra, mais utilise plusieurs leitmotive de Siegfried. Originellement conçue pour treize instruments (voir section précédente), Wagner en écrivit ensuite la version orchestrale :

  • Siegfried-Idyll (ou Idylle de Siegfried).
Œuvres non musicales 


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Wagner était un écrivain extrêmement prolifique. On compte à son actif des centaines de livres, poèmes et articles, en plus de sa volumineuse correspondance. Ses écrits couvrent un large éventail de sujets, comme la politique, la philosophie, ou encore l'analyse de ses propres opéras. Parmi les essais les plus significatifs, on peut citer Opéra et Drame (1851) et L'Œuvre d'art de l'avenir (1849). Il a également écrit une autobiographie, Ma vie (1880).

Wagner est à l'origine de plusieurs innovations théâtrales, telles que la conception et la construction du Festspielhaus de Bayreuth, inauguré en 1876. Ce bâtiment à l'acoustique légendaire a été spécialement construit pour y jouer ses propres œuvres. Chaque été, des milliers d'amateurs d'opéra viennent du monde entier assister au célèbre Festival de Bayreuth. Pendant les représentations, le public est plongé dans l'obscurité et l'orchestre joue dans une fosse, hors de la vue des spectateurs.

Pour lire les textes de Wagner en anglais, se reporter à la section Références et liens.

Style et apports de Wagner 


Il est important de savoir que Wagner aurait voulu, dans sa jeunesse, être Shakespeare avant d'être Beethoven[19]. Wagner était l'auteur de ses livrets d'opéra, cas fort rare dans l'histoire de la musique de scène. Toutefois, Wagner ne souhaitait pas que sa poésie soit appréciée pour elle-même, mais qu'elle soit toujours considérée en relation avec la musique[20]

Richard Wagner a entièrement transformé la conception de l'opéra à partir de 1850, le concevant non plus comme un divertissement, mais comme une dramaturgie sacrée. Les quatre opéras de L'Anneau du Nibelung illustrent cette réforme wagnérienne à la perfection. Dans la Tétralogie, chaque personnage (l'Anneau y compris) est associé à un thème musical autonome dont les variations indiquent dans quel climat psychologique ce personnage évolue : c'est le fameux « leitmotiv » (en allemand : motif conducteur), procédé préexistant que Wagner a poussé aux limites ultimes de la dramaturgie sonore. Ainsi lorsque Wotan évoque l'Anneau, les thèmes musicaux associés se mêlent en une nouvelle variation. On peut y voir une manifestation de « l'art total » au travers d'une musique reflétant à la fois les personnages et leurs sentiments, tout en soutenant le chant et soulignant l'action scénique. Mais l'apport de Richard Wagner à la musique sur le plan technique (harmonie et contrepoint) est tout aussi considérable, sinon plus encore[21]. C'est principalement dans son œuvre la plus déterminante à cet égard, à savoir Tristan et Isolde, que Wagner innove de manière radicale. Conçu dans des circonstances psychologiques très particulières, plus rapidement que les autres opéras, Tristan constitue une singularité, et aussi une charnière tant dans l'œuvre de Wagner que dans l'histoire de l'harmonie et du contrepoint[22].

Certes, comme le dit Wilhelm Furtwängler, il n'est pas dans Tristan un seul accord qui ne puisse être analysé tonalement, et cela a été démontré par le musicologue français Jacques Chailley dans une très précise et très fouillée analyse du fameux “Prélude”, où tous les accords et modulations sont ramenés, une fois éliminées les notes de passage, les appoggiatures, les échappées et autres broderies, à des enchaînements harmoniques parfaitement répertoriés. Il s'agissait il est vrai pour Chailley de faire un sort aux analyses qu'il trouvait tendancieuses de Arnold Schoenberg et plus tard Boulez[réf. nécessaire].

Cela ne retire rien au génie de Wagner, bien au contraire, puisqu'il a su justement faire du neuf avec du vieux : si presque tous ses accords peuvent se retrouver dans les chorals de Bach ou chez Mozart, leur emploi de manière isolée et expressive est une nouveauté géniale. Ainsi, le célèbrissime « accord de Tristan », qui intervient dès les premières mesures du “Prélude”, peut être interprété de diverses façons, toutes finalement relativement traditionnelles : il s'apparente à un accord de neuvième sans fondamentale, mais on peut aussi l'analyser comme une septième d'espèce, ou encore, voulant échapper à une tradition française ne considérant que la verticalité, comme une sixte augmentée "à la française" avec appoggiature/note de passage du sol# conduisant au la, préparant traditionnellement, depuis le "style classique" du XVIIIe siècle, l'accord de dominante. En effet, chez Wagner, le contrepoint influence l'harmonie et non le contraire, technique germanique qu'il importe de Carl Maria von Weber et surtout de l'abbé Vogler[réf. nécessaire].

Wagner va cependant, avec des audaces moins connues, bien plus loin : résolution d'une neuvième mineure par sa forme majeure, appoggiature de neuvième mineure formant dissonance avec la tierce (formule dont le jazz fait un fréquent usage), emploi simultané d'appoggiatures, broderies et autres notes étrangères amenant aux limites de l'analyse de l'accord réel[réf. nécessaire], etc.

Par ailleurs, et contrairement à une idée reçue, ce qui frappe nettement à l'analyse de Tristan est l'influence évidente de Bach[réf. nécessaire], et particulièrement du Bach de L'Art de la fugue dont l'étude attentive se voit clairement dans les formules contrapuntiques et les enchaînements harmoniques du “Prélude du Ier Acte” de Tristan. Bach attaque dans le “Contrapunctus IV” une neuvième mineure sans préparation (“Contrapunctus IV”, mesure 79) cent ans avant Tristan, une audace de Bach parmi d'autres dont Wagner ne pouvait que se souvenir. Wagner a certes, apparemment, peu pratiqué la fugue, mais en réalité les entrées fuguées, camouflées ou non, sont innombrables dans Tristan, et permettent de plus grandes audaces harmoniques encore que les agrégations harmoniques « inédites ».

Wagner est également réputé pour avoir innové de façon décisive sur le plan de l'orchestration : certes, c'est d'abord son génie proprement musical qui fait vibrer l'orchestre tel que Beethoven le laisse à la fin de sa vie (IXe Symphonie et Missa Solemnis) d'une sonorité jamais entendue jusqu'alors. Wagner doit certaines formules à Gluck, à Beethoven et à Weber, l'ensemble sonnant pourtant… comme du Wagner. Wagner étire en effet des accords sur lesquels ses devanciers ne restent que deux notes, il utilise massivement des combinaisons que Beethoven n'a fait qu'employer une ou deux fois, son emploi des redoublements voire triplements de timbre qu'il reprend de Gluck[réf. nécessaire] et même de Haydn[réf. nécessaire] devient systématique, avec l'effet « magique » bien connu qui souvent se révèle, à la lecture de la partition, obtenu avec une étonnante économie de moyens. L'innovation s'observe également dans son orchestration des mélodies, qui, doublées extensivement, changent imperceptiblement d'un instrument à l'autre, certainement à l'origine de la Klangfarbenmelodie que Schönberg étendra[réf. nécessaire].

Wagner était, il faut l'avoir constamment à l'esprit, un autodidacte qui a toute sa vie acquis du métier en innovant. Comme tous les autodidactes efficaces[précision nécessaire], il a su être très conventionnel à ses débuts afin d'apprendre les ficelles de son art et faire éclore son génie. On a été jusqu'à affirmer que le génie de Wagner venait de ses lacunes même. Et de fait, Wagner n'a jamais réussi à créer de musique de chambre ou de musique instrumentale : ses essais dans ces domaines se sont soldés par de piètres résultats. Seul un motif scénique l'inspirait. Et pourtant, paradoxalement, transcrites pour piano seul ou petit ensemble, ses pages symphoniques de scènes conservent intacte leur magie : mystère insondable de tous les créateurs…

On ne peut négliger ce qui fait encore une spécificité de Wagner, à savoir l'influence considérable qu'il a eue sur ses successeurs, et notamment le plus illustre, Arnold Schoenberg. Schoenberg, par son génie même, est sans doute le responsable d'un grand malentendu. Seul Schoenberg a su à ses débuts pasticher, ou plutôt continuer Wagner, avec un niveau égal de qualité. La poignante Nuit transfigurée, les monumentaux Gurre-Lieder et le génial poème symphonique (dévalué de manière contestable par René Leibowitz) Pelleas und Melisande sont les seuls véritables exemples de continuation, non de Wagner, mais des techniques inventées par lui dans Tristan, avec un génie équivalent à celui du maître. Schoenberg en a déduit qu'une tendance évolutive était à l'œuvre dans l'harmonie moderne, et c'est bien Schoenberg, mais aussi des compositeurs comme Bruckner, Mahler, Strauss ou Reger, qui ont cru pouvoir faire progresser une tradition musicale exclusivement germanique, de Wagner vers, en ce qui concerne des compositeurs comme Hauer ou Schönberg, l'atonalisme et la composition avec douze sons.

L'antisémitisme de Wagner et l'appropriation de sa musique par les nazis 


Article détaillé : Das Judenthum in der Musik.
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Cet aspect de la personnalité de Wagner a donné lieu à une abondante littérature polémique, largement alimentée tant par la récupération de sa musique par le régime national-socialiste que par l'amitié de l'épouse de son fils Siegfried, Winifred Williams Klindworth (Winifred Wagner) avec Adolf Hitler.

L'antisémitisme de Wagner n'a rien d'exceptionnel à son époque. Ces discours, comme les préjugés raciaux en général, étaient courants. Mais ces thèses étaient déjà combattues : Nietzsche par exemple se brouillera avec Wagner en partie pour ses opinions antisémites. L'antisémitisme était un débat central à l'époque, y compris aux yeux mêmes de nombreux intellectuels juifs. Entre pogrom et assimilation, les discussions entre penseurs juifs faisaient rage.

Tout au long de sa vie, dans ses conversations, dans ses écrits, Richard Wagner n'a cessé d'émettre des opinions violemment antisémites. Accusant fréquemment les Juifs, et en particulier les musiciens juifs, d'être des étrangers nuisibles à l'Allemagne, il préconisait leur assimilation à la culture germanique. L'assimilation était aussi sujet de débat entre les intellectuels juifs.

Le premier essai de Wagner, Le Judaïsme dans la musique, est publié en 1850 dans la revue Neue Zeitschrift für Musik sous le pseudonyme de « K. Freigedenk » (« libre pensée »). Wagner s'était donné pour but d'expliquer la prétendue « aversion populaire » envers la musique des compositeurs juifs tels que Felix Mendelssohn Bartholdy ou Giacomo Meyerbeer. Il écrivit notamment que le peuple allemand était « repoussé » par les Juifs en raison « de leur aspect et de leur comportement d'étrangers » ; les Juifs « sont des anomalies de la nature » jasant « de leurs voix grinçantes, couinantes et bourdonnantes ».

Wagner alléguait que les musiciens juifs, n'étant pas en relation avec l'esprit authentique du peuple allemand, ne pouvaient qu'écrire une musique artificielle, sans aucune profondeur, et rabâcher la vraie musique à la manière des perroquets.

L'article attira peu l'attention. Cependant, après que Wagner l'eut publié de nouveau en 1869 sous la forme d'un pamphlet signé de son véritable nom, de vives protestations s'élevèrent dans le public d'une représentation des Maîtres Chanteurs.

Wagner a également attaqué les Juifs dans d'autres essais. Dans Qu'est-ce qui est allemand ? (1879), il écrivit par exemple :

« Les Juifs [tiennent] le travail intellectuel allemand entre leurs mains. Nous pouvons ainsi constater un odieux travestissement de l'esprit allemand, présenté aujourd'hui à ce peuple comme étant sa prétendue ressemblance. Il est à craindre qu'avant longtemps la nation prenne ce simulacre pour le reflet de son image. Alors, quelques-unes des plus belles dispositions de la race humaine s'éteindraient, peut-être à tout jamais. »

En dépit de ses écrits antisémites, Wagner eut plusieurs amis juifs. Le plus représentatif d'entre eux est sans doute le chef d'orchestre Hermann Levi, un Juif pratiquant que Wagner désigna pour diriger la première représentation de Parsifal. Le compositeur souhaita d'abord que Levi se fît baptiser (sans doute en raison du contenu religieux de cet opéra), mais renonça finalement à cette exigence. Levi maintint des relations très amicales avec Wagner et fut sollicité, à ses funérailles, pour porter son cercueil. Un autre de ces amis fut Joseph Rubinstein.

Notons enfin que l'antisémitisme de Wagner n'est quasiment pas évoqué, dans ses abondants écrits, par son plus fervent admirateur, le viennois Arnold Schoenberg (1874 - 1951), fils de commerçants juifs convertis. Schoenberg réembrassa la foi judaïque dans les années 1930.

Après la mort de Wagner à Venise en 1883, Bayreuth devint le lieu de rassemblement d'un groupe soutenu par Cosima et formé d'admirateurs zélés du compositeur. À la mort de Cosima et de Siegfried en 1930, la responsabilité du festival échut à la veuve de ce dernier, Winifred Wagner, une amie personnelle d'Adolf Hitler. Hitler était lui-même un zélateur de Wagner, donnant une lecture national-socialiste à un antisémitisme retiré de son contexte et aux thèmes germaniques qui jalonnent son œuvre, censée inscrire le maître de Bayreuth dans l'idéologie nazie. Il déclara un jour que le national-socialisme n'avait qu'un seul prédécesseur légitime : Richard Wagner. Woody Allen en a fait un trait d'humour célèbre : « Quand j'écoute trop Wagner, j'ai envie d'envahir la Pologne. » Les nazis faisaient un usage courant de cette musique et la jouaient lors de leurs grands rassemblements. Ce n'était pas le seul compositeur apprécié des nazis : on oublie que Beethoven ou Bruckner furent aussi récupérés par le régime.

Eu égard à cette ambiguïté, les œuvres de Wagner ne sont pas représentées en public en Israël, pays pourtant de très haute culture musicale (largement fondée à l'origine par des Juifs d'Europe centrale imprégnés de civilisation germanique), où d'ailleurs Wagner est couramment diffusé sur des stations de radio ou sur des chaînes de télévision d'État sans créer plus de scandale qu'à New York, Paris ou Berlin. Jusqu'à présent, toutes les tentatives de représentation publique (notamment par le pianiste et chef d'orchestre Daniel Barenboïm) ont déclenché les plus vives protestations, certains auditeurs ayant même quitté la salle.

Citations 


« Vous, mes frères souffrants de toutes les classes de la société humaine qui sentez une sourde colère couver en vous, quand vous aspirez à vous délivrer de l’esclavage de l’argent pour devenir des hommes libres, comprenez bien notre tâche, et aidez-nous à élever l’Art à sa dignité, afin que nous puissions vous montrer comment vous élèverez le métier à la hauteur de l’Art, le serf de l’industrie au rang de l’homme beau, conscient de lui-même, qui, avec le sourire de l’initié, peut dire à la nature, au soleil et aux étoiles, à la mort et à l’éternité : vous aussi vous êtes miens ; et je suis votre maître. »

— Richard Wagner, l’Art et la Révolution

« Si l'œuvre d'art grecque contenait l'esprit d'une belle nation, l'œuvre d'art de l'avenir doit contenir l'esprit de l'humanité libre en dehors de toutes les limites de nationalités : le caractère national ne peut être en elle qu'un ornement, un attrait fourni par les diversités individuelles, non pas un obstacle. »

— Richard Wagner, l'Art et la Révolution

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Films inspirés par Richard Wagner 


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En raison sans doute de son côté théâtral mais aussi de son romantisme, la musique de Wagner a été très utilisée par l'industrie cinématographique, telle l'attaque des hélicoptères rythmée par la Chevauchée des Walkyries dans Apocalypse Now de Francis Ford Coppola (1979), ou le prélude de Lohengrin au son duquel Charlie Chaplin, déguisé en Hitler, joue avec un globe dans Le Dictateur (1940). La Chevauchée des Walkyries accompagne également Marcello Mastroianni dans ses fantasmes lorsqu'il s'imagine coursant et fouettant des femmes dans une ronde infernale, dans Huit et demi de Federico Fellini (1963). On en retrouve également les notes dans La Horde sauvage, thème musical d'Ennio Morricone illustrant la charge de 150 cavaliers sans foi ni loi dans Mon nom est Personne (1973).

En 1965, Yukio Mishima accomplit le rituel du seppuku aux sons du Liebestod de Tristan et Isolde dans Yukoku (Patriotisme), film de trente minutes, longtemps interdit à la projection par la veuve de l'écrivain. Ce Liebestod avait déjà été utilisé en 1929 par Luis Buñuel et Salvador Dalí dans Un chien andalou. C'est aussi la musique de Tristan qui accompagne le traquenard qui conclut La Monstrueuse Parade (Freaks) de Tod Browning (1932) ; elle apparaît aussi dans les arrangements de Bernard Herrmann pour Sueurs froides (1958) et dans The Milkman collector, un sketch des Monty Python !

Excalibur de John Boorman est rythmé par la musique du Ring, tandis que Le Nouveau Monde de Terrence Malick (2005) s'ouvre avec le Prélude de L'Or du Rhin que l'on peut entendre aussi dans une scène du Nosferatu de Werner Herzog (1979).

Entre autres sources d'inspiration (revendiquée) pour Star Wars de George Lucas figure la Tétralogie : Luke Skywalker et Leia partagent avec Siegmund et Sieglinde la gémellité amoureuse. Leur père, Darth Vader, est proche de Wotan dans sa volonté de pouvoir contrariée par ses propres enfants. Le leitmotiv de Dark Vador évoque celui des Géants et, symboliquement, il est immolé sur un bûcher pour clore le cycle.

De nombreux musiciens hollywoodiens ont été influencés par Wagner : Erich Wolfgang Korngold, Max Steiner, etc.

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Richard Wagner (1).

Publié le 30 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

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Richard Wagner
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Richard Wagner
Portrait de Richard Wagner (Munich, 1871) Photographe : Franz Hanfstaengl
Portrait de Richard Wagner (Munich, 1871)
Photographe : Franz Hanfstaengl

Naissance 22 mai 1813
Leipzig, Drapeau du Royaume de Saxe Royaume de Saxe
Décès 13 février 1883
Venise, Flag of Italy (1861-1946).svg Royaume d'Italie
Activité principale Compositeur allemand
Style Opéra
Activités annexes Critique musical
Années d'activité 1833-1882
Collaborations Franz Liszt
Conjoint Minna Planer, Cosima Wagner
Descendants Siegfried Wagner
Œuvres principales

 

 

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Wilhelm Richard Wagner (22 mai 1813, Leipzig - 13 février 1883, Venise) est un compositeur allemand.

Wagner doit son importance dans l'histoire de la musique occidentale à ses opéras, en particulier L'Anneau du Nibelung, festival scénique en un prologue et trois journées dont il écrivit lui-même les poèmes et dont la conception bouscula délibérément les habitudes de l'époque pour aller, selon ses propres termes, vers un « art total » : spectacle complet, mélodie continue et emploi du leitmotiv.

« La musique rejoint le vers pour former, depuis Wagner, la poésie. »

— Stéphane Mallarmé, Divagations


Sa vie bohème et fantasque lui fit endosser de multiples habits : révolutionnaire sans le sou, fugitif traqué par la police, homme à femmes, confident intime du roi Louis II de Bavière, critique et analyste musical, intellectuel en proie aux errements idéologiques de son époque qui sera récupéré par les nazis : son comportement et ses œuvres ne laissaient personne indifférent. Aussi doué pour nouer des amitiés dans les cercles artistiques et intellectuels que pour les transformer en inimitiés, sachant créer le scandale comme l'enthousiasme, il a suscité des avis partagés et souvent enflammés de la part de ses contemporains. Ses conceptions artistiques avant-gardistes ont eu une influence déterminante dans l'évolution de la musique dès le milieu de sa vie.

À l'égal d'un Verdi né la même année, mais au style radicalement différent, il est considéré comme l'un des plus grands compositeurs d'opéras du XIXe siècle.



Biographie 


La jeunesse


Richard Wagner est né à Leipzig le samedi 22 mai 1813. Son père, petit fonctionnaire municipal, mourut six mois après sa naissance. Au mois d'août de l'année 1814, sa mère épousa l'acteur Ludwig Geyer qui pourrait bien être le véritable père de Wagner. Geyer mourut quelques années plus tard, non sans avoir transmis au jeune Richard sa passion pour le théâtre.

 

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Wilhelmine "Minna" Planer (1835), par Alexander von Otterstedt.
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Ce dernier nourrit d'abord l'ambition de devenir dramaturge, puis, vers l'âge de quinze ans, découvrit la musique qu'il décida d'étudier en s'inscrivant à l'université de Leipzig (1831). Parmi les compositeurs qui ont exercé sur lui une influence notable, on peut citer Carl Maria von Weber et Ludwig van Beethoven[réf. nécessaire].

En 1833, Wagner avait achevé l'un de ses premiers opéras, Les Fées. Cette œuvre, qui imitait nettement le style de Weber[réf. nécessaire], ne sera pas représentée avant un demi-siècle (1888). À la même époque, il réussit à décrocher successivement les postes de directeur musical aux opéras de Wurtzbourg et de Magdebourg, ce qui le sortit de quelques ennuis pécuniaires. C'est à cette époque que Wagner écrivit La Défense d'aimer (Das Liebesverbot), opéra inspiré d'une pièce de William Shakespeare (Mesure pour mesure). La création eut lieu en 1836, mais l'œuvre fut accueillie avec peu d'enthousiasme.

Un peu plus tard, en 1836, Wagner épousa l'actrice Minna Planer. Le couple emménagea alors à Königsberg puis à Rīga, où Wagner occupa le poste de directeur musical. Après quelques semaines, Minna le quitta pour une autre personne qui la laissa sans le sou[réf. nécessaire]. Bien que Wagner acceptât son retour, ce fut le signe annonciateur de la progressive décadence de leur mariage qui se termina dans la souffrance, trente années plus tard.

Avant même 1839, le couple était criblé de dettes et dut fuir Riga pour échapper à ses créanciers (les ennuis d'argent devaient tourmenter Wagner le restant de ses jours). Pendant leur fuite à Londres, ils furent pris dans une tempête qui inspira à Wagner Le Vaisseau fantôme. Le couple vécut également quelques années à Paris où Richard gagnait sa vie en réorchestrant les opéras d'autres compositeurs[réf. nécessaire].

Dresde


En 1840, Wagner mit la dernière main à son opéra Rienzi. Il retourna en Allemagne deux ans plus tard pour le faire jouer à Dresde, où il rencontra un succès considérable. Wagner s'installa dans cette ville où il vécut six ans, exerçant avec brio le métier de chef d'orchestre du grand théâtre. Pendant cette période, il composa et mit en scène Le Vaisseau fantôme et Tannhäuser, ses premiers chefs-d'œuvre.

Le séjour des Wagner à Dresde dut prendre fin en raison de l'engagement de Richard dans les milieux anarchistes[réf. nécessaire]. Dans les États allemands indépendants de l'époque, un mouvement nationaliste commençait à faire entendre sa voix, réclamant davantage de libertés ainsi que l'unification de la nation allemande. Wagner, qui mettait beaucoup d'enthousiasme dans son engagement, recevait fréquemment chez lui des anarchistes, tels que le Russe Bakounine[réf. nécessaire].

Le mécontentement populaire contre le gouvernement saxon, largement répandu, parvint à ébullition en avril 1849, quand le roi Frédéric-Auguste II de Saxe décida de dissoudre le Parlement et de rejeter la nouvelle constitution que le peuple lui présentait. En mai, une insurrection — vaguement soutenue par Wagner[réf. nécessaire] — éclata. La révolution naissante fut rapidement écrasée par les troupes saxonnes et prussiennes et des mandats d'arrêt furent délivrés contre les révolutionnaires. Wagner fut forcé de fuir, d'abord à Paris, puis à Zurich.

Exil et influences conjuguées de Schopenhauer et Mathilde Wesendonck 


C'est en exil que Wagner passa les douze années suivantes. Ayant achevé Lohengrin avant l'insurrection de Dresde, il sollicita son ami Franz Liszt, le priant de veiller à ce que cet opéra fût joué en son absence. Liszt, en bon ami, dirigea lui-même la première à Weimar, en août 1850.

Wagner se trouvait néanmoins dans une situation très précaire, à l'écart du monde musical allemand, sans revenu et avec fort peu d'espoir de pouvoir faire représenter les œuvres qu'il élaborait. Sa femme Minna, qui avait peu apprécié ses derniers opéras, s'enfonçait peu à peu dans une profonde dépression. Pour couronner le tout, Wagner fut lui-même atteint d'érysipèle, ce qui accrut encore la difficulté de son travail[réf. nécessaire].

Pendant les premières années qu'il passa à Zurich, Wagner produisit un ensemble de remarquables essais (L'Œuvre d'art de l'avenir, Opéra et Drame) ainsi qu'un ouvrage antisémite, Le Judaïsme dans la musique. Avec L'Œuvre d'art de l'avenir (1849), il présente une nouvelle conception de l'opéra, la « Gesamtkunstwerk » ou « œuvre d'art totale », dans laquelle la musique, le chant, la danse, la poésie, le théâtre et les arts plastiques sont mêlés de façon indissociable.

Au cours des années qui suivirent, Wagner tomba sur deux sources d'inspiration indépendantes qui allaient le mener à son opéra révéré entre tous, Tristan et Isolde.

La première fut la découverte de la philosophie d'Arthur Schopenhauer. Wagner prétendra plus tard que cette expérience fut le moment le plus important de sa vie[réf. nécessaire]. La philosophie de Schopenhauer, axée sur une vision pessimiste de la condition humaine, fut très vite adoptée par Richard Wagner, ses difficultés personnelles n'étant vraisemblablement pas étrangères à cette adhésion. Il restera toute sa vie un fervent partisan de Schopenhauer, même quand sa situation personnelle sera moins critique.

Selon Schopenhauer, la musique joue un rôle central parmi les arts car elle est le seul d'entre eux qui n'ait pas trait au monde matériel[1]. Cette opinion trouva un écho en Wagner qui l'adopta très vite, malgré l'incompatibilité apparente avec ses propres idées selon lesquelles c'est la musique qui est au service du drame. Quoi qu'il en soit, de nombreux aspects de la doctrine de Schopenhauer transparaîtront dans ses livrets ultérieurs : Hans Sachs, le poète cordonnier des Maîtres Chanteurs, est une création typiquement schopenhauerienne[précision nécessaire].

 

 

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Mathilde Wesendonck (1850) par Karl Ferdinand Sohn.
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C'est sous l'influence de Schopenhauer (fortement influencé par la philosophie orientale[2]) que Richard Wagner deviendra végétarien et défenseur de la cause animale dont il développera une apologie dans Art et Religion[3]. Il transmettra plus tard, mais temporairement, ce point de vue à Nietzsche.

La seconde source d'inspiration de Wagner fut le poète et écrivain Mathilde Wesendonck, la femme du riche commerçant Otto von Wesendonck. Il rencontra le couple à Zurich en 1852. Otto, grand admirateur de Wagner, mit à sa disposition une petite maison de sa propriété. Au bout de quelques années, Wagner s'était épris de Mathilde. Bien que ses sentiments fussent réciproques, Mathilde n'avait nullement l'intention de compromettre son mariage. Aussi tenait-elle son mari informé de ses contacts avec Wagner[réf. nécessaire]. Néanmoins, on ne saura jamais si cette liaison resta platonique ou eut une ou deux fois un début de concrétisation. Wagner n'en laissa pas moins de côté, brusquement, la composition de la Tétralogie qu'il ne reprendra que douze ans plus tard&nbsp ; – pour commencer à travailler sur Tristan et Isolde, œuvre issue d'une crise psychosomatique déclenchée par cet amour non réalisable, et correspondant à la perfection au modèle romantique de l'œuvre inspirée par les sentiments contrariés. Du reste, deux des ravissants Wesendonck-Lieder, Träume et Im Treibhaus, composés sur les poèmes de Mathilde, seront repris, étoffés, dans Tristan : Träume donnera « Descend sur nous nuit d'extase » et Im Treibhaus l'inquiétant prélude du troisième acte et ses sombres accords confiés aux violoncelles et contrebasses.

En 1858, Minna intercepta une lettre de Wagner à Mathilde. Wagner, après la confrontation qui s'ensuivit, quitta Zurich pour Venise[réf. nécessaire]. Il retourna à Paris l'année suivante afin de superviser la mise en scène d'une adaptation de Tannhäuser dont la création, en 1861, provoqua un scandale. Les représentations à venir furent alors annulées et Wagner quitta la ville précipitamment[réf. nécessaire].

Quand il put enfin retourner en Allemagne, il s'installa à Biebrich, en Prusse, où il commença à travailler sur Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg. Cet opéra est de loin son œuvre la plus joyeuse. Sa seconde femme Cosima écrira plus tard : « Puissent les générations futures, en cherchant du rafraîchissement dans cette œuvre unique, avoir une petite pensée pour les larmes qui ont mené à ces sourires ! [réf. nécessaire] ». En 1862, Wagner se sépara finalement de Minna, mais il continuera de la soutenir financièrement jusqu'à sa mort en 1866 (ou du moins ses créanciers le feront-ils).

Sous le patronage du roi Louis II de Bavière 

 

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Cosima Liszt von Bülow Wagner (1877).
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La carrière de Wagner prit un virage spectaculaire en 1864, lorsque le roi Louis II accéda au trône de Bavière à l'âge de 18 ans. Le jeune roi, qui admirait les opéras de Wagner depuis son enfance, fit venir le compositeur à Munich, régla ses considérables dettes et s'arrangea pour que son nouvel opéra puisse être représenté. Malgré les énormes difficultés rencontrées lors des répétitions, la création de Tristan et Isolde le 10 juin 1865 fut un succès retentissant.

Pendant ce temps, Wagner se trouvait mêlé à une nouvelle affaire qui concernait sa liaison avec Cosima von Bülow. Celle-ci était la femme d'un fervent partisan de Wagner : Hans von Bülow, le chef d'orchestre qui avait dirigé la création de Tristan. Fille de Franz Liszt et de la célèbre comtesse Marie d'Agoult, elle était de vingt-quatre ans la cadette de Wagner. En avril 1865, elle accoucha d'une fille illégitime qui fut prénommée Isolde. La nouvelle s'ébruita rapidement et scandalisa tout Munich. Pour ne rien arranger, Wagner était tombé en disgrâce parmi les membres de la Cour qui le soupçonnaient d'influencer le jeune roi. En décembre 1865, Louis II fut contraint de demander au compositeur de quitter Munich. Il aurait caressé un instant l'idée d'abdiquer son pouvoir pour suivre son héros en exil, mais Wagner l'en aurait rapidement dissuadé[réf. nécessaire].

Celui-ci s'installa alors à Tribschen, près de Lucerne, sur les bords du lac des Quatre Cantons. Son opéra Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg fut terminé en 1867 et créé à Munich le 21 juin de l'année suivante. En octobre, Cosima réussit finalement à convaincre son mari d'accepter le divorce. Le 25 août 1870, elle épousa Wagner qui, quelques mois plus tard, lui offrit l’Idylle de Siegfried à l'occasion de son anniversaire. Ce mariage dura jusqu'à la mort du compositeur. Ils eurent une autre fille, Eva, et un fils prénommé Siegfried.

Bayreuth 


Une fois installé dans sa nouvelle vie de famille, Wagner mit toute son énergie à terminer la Tétralogie. Devant l'insistance de Louis II, on donna à Munich des avant-premières de L'Or du Rhin et de La Walkyrie, mais Wagner tenait quant à lui à ce que le cycle complet fût représenté dans un opéra spécialement conçu à cet effet.

En 1871, il choisit la petite ville de Bayreuth pour accueillir sa nouvelle salle d'opéra. Les Wagner s'y rendirent l'année suivante : on posa la première pierre du Festspielhaus (Palais des festivals) dont le financement fut réalisé grâce à l'engagement particulier du roi Louis et de la baronne Marie von Schleinitz, une des amies plus proches des Wagner. Afin de rassembler les fonds pour la construction, le compositeur entreprit une tournée de concerts à travers l'Allemagne, et diverses associations de soutien furent créées dans plusieurs villes. Il fallut cependant attendre une donation du roi Louis II, en 1874, pour que l'argent nécessaire fût enfin rassemblé. Un peu plus tard dans l'année, les Wagner emménagèrent à Bayreuth dans une villa que Richard surnomma « Wahnfried ».

Le Festspielhaus ouvrit ses portes au mois d'août 1876 à l'occasion de la création de la Tétralogie. D'illustres invités l'honorèrent de leur présence : citons notamment l'empereur Guillaume Ier, l'empereur Pierre II du Brésil, le roi Louis – qui resta incognito ; –, ainsi que des compositeurs aussi accomplis qu'Anton Bruckner, Edvard Grieg, Piotr Ilitch Tchaïkovski, ou Franz Liszt.

D'un point de vue artistique, ce festival fut un succès remarquable. Tchaïkovski, qui y avait assisté en tant que correspondant russe, écrivit : « Ce qui s'est passé à Bayreuth restera dans la mémoire de nos petits-enfants et de leur descendance [réf. nécessaire] ». Financièrement, ce fut cependant un désastre absolu. Wagner dut renoncer à organiser un second festival l'année suivante et tenta de réduire le déficit en donnant une série de concerts à Londres.

Les dernières années 


En 1877, Wagner s'attela à son dernier opéra, Parsifal, qu'il finit à Palerme à l'hiver 1881-82 dans la villa des Whitaker, futur Grand Hôtel des Palmes. La composition lui en prit quatre ans, durant lesquels il écrivit également une série d'essais réactionnaires sur la religion et l'art.

Il mit la dernière main à Parsifal en janvier 1882, et le fit représenter lors du second Festival de Bayreuth. Pendant l'acte III de la seizième et dernière représentation, le 29 août, le chef Hermann Levi fut victime d'une indisposition. Wagner entra discrètement dans la fosse d'orchestre, prit la baguette et dirigea l'œuvre jusqu'à son terme.

À cette époque, Wagner était gravement malade. Après le festival, la famille Wagner voyagea à Venise pour l'hiver. Le mardi 13 février 1883, Richard fut emporté par une crise cardiaque, au palais Vendramin Calergi. Son corps fut rapatrié et inhumé dans le jardin de Wahnfried.

L'éditeur exclusif de Wagner est la maison Schott à Mayence.

Nietzsche, décriant tout ce qu'il pressentait de nauséabond non tant chez Wagner "en soi" que chez les admirateurs de Wagner, écrit cependant, non pas tant comme ancien fidèle ni tant comme philosophe ni même comme musicien mais comme créateur : "J'aime Wagner. " (Ecce homo, Pourquoi j'écris de si bons livres, Le Cas Wagner, I).

Œuvres 


Opéras 


Les opéras de Wagner constituent son principal testament. On peut schématiquement les séparer en deux groupes, les opéras de jeunesse et les opéras principaux :

Les opéras de jeunesse sont Les Fées (Die Feen), La Défense d'aimer (Das Liebesverbot) et Rienzi. Ils sont rarement jouées.

Les opéras principaux sont ceux qui sont inscrits au répertoire du festival de Bayreuth.

Avec Le Vaisseau fantôme (Der fliegende Holländer), puis Tannhäuser et Lohengrin, Wagner écrit ses premiers grands opéras romantiques.

La période de la maturité débute avec la composition de Tristan et Isolde (Tristan und Isolde), souvent considéré comme son chef-d'œuvre. Viennent ensuite Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg (Die Meistersinger von Nürnberg) et L'Anneau du Nibelung (Der Ring des Nibelungen). L'Anneau du Nibelung, également appelé Tétralogie, est un ensemble de quatre opéras inspirés des mythologies allemandes et scandinaves. Le dernier opéra de Wagner, Parsifal, est une œuvre contemplative tirée de la légende chrétienne du saint Graal.

À travers ses œuvres et ses essais théoriques, Wagner exerça une grande influence dans l'univers de la musique lyrique. Mariant le théâtre et la musique pour créer le « drame musical », il se fit le défenseur d'une conception nouvelle de l'opéra, dans laquelle l'orchestre occupe une place au moins aussi importante que celle des chanteurs. L'expressivité de l'orchestre est accrue par l'emploi de leitmotivs (petits thèmes musicaux d'une grande puissance dramatique qui évoquent un personnage, un élément de l'intrigue, un sentiment...), dont l'évolution et l'enchevêtrement complexe éclairent la progression du drame avec une richesse infinie.

Contrairement à presque tous les autres compositeurs d'opéras, Wagner écrivait lui-même ses livrets, empruntant la plupart de ses arguments à des légendes et mythologies européennes, le plus souvent germaniques. Ses œuvres acquièrent de ce fait une unité profonde.

 

 

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Liste des opéras par ordre chronologique
WWV Titre original Titre français Création (date) Création (lieu)
Opéras
de
jeunesse
31 Die Hochzeit (inachevé) Les Noces Non représenté
32 Die Feen Les Fées 29 juin 1888 Munich[4]
38 Das Liebesverbot La Défense d'aimer 29 mars 1836 Magdebourg[5]
49 Rienzi id. 20 octobre 1842 Dresde[6]
Opéras
principaux
63 Der Fliegende Holländer Le Vaisseau fantôme 2 janvier 1843 Dresde[7]
70 Tannhäuser id. 19 octobre 1845 Dresde[8]
75 Lohengrin id. 28 août 1850 Weimar[9]
90 Tristan und Isolde Tristan et Isolde 10 juin 1865 Munich[10]
96 Die Meistersinger von Nürnberg Les Maîtres Chanteurs de Nuremberg 21 juin 1868 Munich[11]

86A
86B
86C
86D

Der Ring des Nibelungen[12]
Das Rheingold
Die Walküre
Siegfried
Götterdämmerung
L'Anneau du Nibelung
L'Or du Rhin
La Walkyrie
Siegfried
Le Crépuscule des dieux

22 septembre 1869
26 juin 1870
16 août 1876
17 août 1876


Munich[13]
Munich[14]
Bayreuth[15]
Bayreuth[16]

111 Parsifal id. 26 juillet 1882

Bayreuth[17

 

 

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commentaires

Johann Sebastian Bach (2 & fin).

Publié le 29 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

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Les enfants de Johann Sebastian Bach 

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Article détaillé : Famille Bach.
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Bach eut vingt enfants de ses deux mariages successifs. De sa première épouse, sa cousine, Maria Barbara Bach (1684-1720), il eut sept enfants :

Puis il épouse en secondes noces, une chanteuse de cour, fille cadette d'un trompettiste, Anna Magdalena Wilcke dont il eut treize enfants :

  • Christiana Sophia Henrietta (née à Leipzig au printemps 1723 - morte à Leipzig le 29 juin 1726),
  • Gottfried Heinrich (né à Leipzig le 26 février 1724 - enterré à Naumburg le 12 février 1763),
  • Christian Gottlieb (baptisé à Leipzig le 14 avril 1725 - mort à Leipzig le 21 septembre 1728),
  • Elisabetha Juliana Friederica (baptisée à Leipzig le 5 avril 1726 - morte à Leipzig le 24 août 1781),
  • Ernestus Andreas (baptisé à Leipzig le 30 octobre 1727 - mort à Leipzig le 1er novembre 1727),
  • Regina Johanne (baptisée à Leipzig le 10 octobre 1728 - morte à Leipzig le 25 avril 1733),
  • Christiania Benedicta Louisa (baptisée à Leipzig le 1er janvier 1730 - morte à Leipzig le 4 janvier 1730);
  • Christiania Dorothea (baptisée à Leipzig le 18 mars 1731 - morte à Leipzig le 31 août 1732);
  • Johann Christoph Friedrich (né à Leipzig le 21 juin 1732 - mort à Bückeburg le 26 janvier 1795),
  • Johann August Abraham (baptisé à Leipzig le 5 novembre 1733 - mort à Leipzig le 6 novembre 1733),
  • Johann Christian (né à Leipzig le 5 septembre 1735 - mort à Londres le 1er janvier 1782),
  • Johanna Carolina (baptisée à Leipzig le 30 octobre 1737 - morte à Leipzig le 18 août 1781),
  • Regina Susanna (baptisée à Leipzig le 22 février 1742 - morte à Leipzig le 14 décembre1809).

Les fils qu'il a formés Wilhelm Friedemann, Carl Philipp Emanuel, Johann Christoph Friedrich, Johann Christian suivent des chemins différents que Bach voulut prédire en disant de la musique de Carl Philipp Emmanuel "C'est du bleu de Prusse, ça se décolore"[6], de Christian "Mon Christian est un gamin fort sot et c'est pour cette raison qu'il aura du succès dans le monde"[6] les quatre fils se lancent vite sur la voie du courant pré-classique qui prend alors le pas sur le Baroque.

L'héritage musical 

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Avec Johann Sebastian, la musique baroque atteint à la fois son apogée et son aboutissement. Dès sa disparition, le musicien, déjà relativement peu connu de son vivant, est quasiment oublié parce que passé de mode, et dépassé par les nouvelles idées du romantisme, tout comme le contrepoint qu'il a porté à une perfection inégalée.

Le corpus, très largement non publié, des œuvres de Bach passe à ses fils. La part d'héritage que Carl Phillip Emanuel reçoit est conservée avec ferveur, et après sa mort passe à d'aussi illustres mains que celles de Felix Mendelssohn, Carl Friedrich Zelter, Georg Pölchau, la princesse Anne-Amélie de Prusse. Celle de Wilhelm Friedemann est en revanche dispersée (le fruit de la générosité du Bach de Halle, mais aussi celui de sa gêne financière).

Bach est alors passé de mode. De son vivant, il semble qu'il fut considéré comme un virtuose du clavier et un excellent autodidacte de l'écriture musicale.

En tant que diplomate, le baron Gottfried van Swieten se rend à Berlin en 1770 et fréquente la cour de Frédéric II ; au travers de l'enseignement qu'il reçoit de Marpurg et Kirnberger, il découvre et s'intéresse à Carl Phillip Emanuel.

« Entre autres choses, [Frédéric II] me parle de la musique et d'un grand organiste nommé [Carl Phillip Emanuel] Bach, resté pendant un certain temps à Berlin. Cet artiste est doté d'immenses talents, supérieurs à ce que Je n'ai jamais entendu ou imaginé, pour ce qui est de la profondeur de la connaissance de l'harmonie et de la puissance de l'interprétation. Néanmoins, ceux qui ont connu son père pensent que son fils ne l'égale pas ; le roi s'accorde avec ce jugement et, pour le prouver, une personne chante pour moi [le thème d'] une fugue chromatique qu'il avait donné au vieux Bach et sur laquelle devant lui il avait improvisé une fugue à 3, puis à 4 et enfin à 5 voix. »

— Gottfried van Swieten

Par la suite, Frédéric II lui ayant demandé d'improviser une fugue à 6 voix, Bach répondit qu'intellectuellement, c'était impossible... Mais en revanche, il l'écrivit et l'envoya au souverain.

Wolfgang Amadeus Mozart lui-même ne faisait pas exception, jusqu'en 1782 (il a alors 26 ans) où les rencontres musicales organisées par le baron Gottfried van Swieten lui font découvrir une partie de l'œuvre de Bach et les oratorios de Haendel. Mozart assimila cet immense héritage, son écriture en fut changée, et les connaissances acquises se retrouvent dans son œuvre. On pense notamment au Requiem, à la symphonie « Jupiter » (la 41e), dont le quatrième mouvement est une combinaison de forme sonate et de fugue à cinq voix écrite en contrepoint renversable ou à certains passages de La Flûte enchantée.

Ludwig van Beethoven connaissait bien l'œuvre pour clavecin de Bach et, jeune, il en jouait une grande partie par cœur. Il a pris exemple sur les Variations Goldberg pour composer ses trente-trois Variations Diabelli pour piano. Vers la fin de sa vie, Beethoven étudia aussi la grande Messe en si mineur du Cantor de Leipzig. Ainsi, il s'inspirera de l'art du contrepoint de Bach pour composer sa Missa Solemnis, œuvre dont il parlait comme étant « sa plus grande ».

Ce n'est qu'en 1829 que Mendelssohn, l'un des successeurs de Bach à Saint Thomas de Leipzig, fit rejouer la Passion selon saint Matthieu à l'église saint Thomas. Il permit ainsi de redécouvrir, au XIXe siècle, le compositeur oublié. Les romantiques, surtout allemands, ont alors repris cet héritage, en l'adaptant aux goûts du XIXe siècle, et particulièrement Brahms, à Vienne. Même le Tristan et Isolde de Richard Wagner, où l'étude attentive de l'Art de la fugue transparaît (notamment dans le Prélude), montre l'influence de Bach. Schoenberg voit même en Bach un précurseur de ses théories, et même si l'on peut contester cette allégation, le novateur viennois a écrit sur Bach de passionnantes pages dans ses nombreux essais.

Depuis, son œuvre reste une référence incontournable pour l'ensemble de la musique occidentale. Il semble même que l'enthousiasme gagne l'Asie, et particulièrement le Japon. Dans les années 1930 à Leipzig, une nouvelle approche de la lecture des œuvres de Bach va être initiée par Karl Straube avec des effectifs instrumentaux et choraux moins imposants que ceux des interprétations du XIXe siècle ; Straube va aussi jouer les œuvres dites théoriques comme l'Art de la fugue (avec orchestre toutefois). L'aboutissement de ce « renouveau baroque » se retrouvera à partir des années 1950, avec des interprètes tels que Gustav Leonhardt et ses nombreux disciples, ou Nikolaus Harnoncourt. Gustav Leonhardt et Nikolaus Harnoncourt seront les premiers à enregistrer l'intégrale des cantates. On se doit également de citer John Eliot Gardiner, qui est depuis les années 1970 à la tête du Monteverdi Choir et des English Baroque Soloists qu'il a créés. Il a réalisé en 2000 à l'occasion du 250e anniversaire de la mort de Bach une première mondiale : l'interprétation en concerts à travers le monde de l'intégralité des cantates sacrées (plus de 200 subsistent) au cours de l'année. Un des personnages les plus importants actuellement est Philippe Herreweghe, qui dirige l'orchestre de La Chapelle Royale et le Collegium Vocale de Gand. Harnoncourt, Leonhardt, Gardiner et Herreweghe sont parmi les chefs les plus appréciés pour la musique du Cantor de Leipzig, tant par la précision et la virtuosité technique que par la richesse de l'interprétation et l'expressivité.

Glenn Gould proposera également une autre approche de Bach en mettant l'accent sur la sensibilité, ainsi que sur la rythmique, grâce à ses interprétations au piano (d'œuvres baroques composées pour clavecin) remarquables par la lisibilité des lignes contrapuntiques et la clarté de l'articulation. Glenn Gould arrivera à l'apogée de son alchimie musicale dans le deuxième enregistrement des Variations Goldberg en 1981.

Cette musique, même revisitée (Jacques Loussier ou Wendy Carlos), transposée, voire utilisée comme standard de jazz, garde ses propriétés esthétiques, comme si la richesse de sa structure rendait le reste accessoire.

Marcel Dupré jouait l'œuvre intégrale de Bach pour orgue par cœur, de même que Helmut Walcha, le grand organiste allemand qui, aveugle dès son adolescence, l'apprit par une écoute attentive.

D'autres instruments ont souvent été aussi dotés par Bach de références "incontournables", comme la chaconne de la partita pour violon seul BWV 1004, ou l'ensemble des suites pour violoncelle seul que fit redécouvrir Pablo Casals.

Compositions remarquables 

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Fichier audio
Cantate BWV 147, par Harnoncourt (info)

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Catégorie:Œuvre de Johann Sebastian Bach
Liste complète des œuvres de Johann Sebastian Bach
Liste des cantates sacrées ou profanes de Johann Sebastian Bach.

 

 

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Sonate pour violon No. 1, Sol mineur (BWV 1001) manuscrit autographe.
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commentaires

Johann Sebastian Bach (1).

Publié le 29 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

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Johann Sebastian Bach
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Johann Sebastian Bach Jean-Sébastien Bach
J.S. Bach en 1748Portrait par Elias Gottlob Haussmann (1702-1766)Altes Rathaus à Leipzig
J.S. Bach en 1748
Portrait par Elias Gottlob Haussmann (1702-1766)
Altes Rathaus à Leipzig

Surnom Le Cantor de Leipzig
Naissance 21 mars 1685
Eisenach, Duché de Saxe-Eisenach, Saint Empire romain germanique après 1400 Saint-Empire
Décès 28 juillet 1750 (à 65 ans)
Leipzig, Flag of Electoral Saxony.svg Duché de Saxe,
Saint Empire romain germanique après 1400 Saint-Empire
Activité principale Compositeur
Style musique baroque
Activités annexes cantor, organiste
Descendants Wilhelm Friedemann Bach, Carl Philipp Emanuel Bach, Johann Christian Bach
Œuvres principales

 

 

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Johann Sebastian Bach (21 mars[1] 1685 - 28 juillet 1750), en français Jean-Sébastien Bach, est un compositeur, organiste, claveciniste, violoniste et altiste allemand.

Compositeur de l'époque baroque dont il symbolise aujourd'hui l'apogée, son influence est majeure et durable dans le développement de la musique occidentale. De grands compositeurs, tels que Mozart, Beethoven, Berlioz, Brahms, Wagner, etc., reconnaissent en lui un maître insurpassable. C'est un musicien complet qui maîtrise la facture des instruments, la technique instrumentale, la composition, l'improvisation, la pédagogie, et la gestion d'une institution musicale.

Localement connu de son vivant comme organiste et improvisateur, sa musique est rapidement oubliée après son décès, car passée de mode. À de rares exceptions près, son œuvre est manuscrite et non publiée. Dispersée et en partie perdue, elle est redécouverte au XIXe siècle et étudiée par les romantiques[2].

Aujourd'hui, Johann Sebastian Bach est considéré comme le plus grand compositeur du style baroque et comme l'un des plus importants de tous les temps.



Biographie 


Villes où Bach a résidé au cours de sa vie.

De sa naissance à Eisenach en 1685 à son décès à Leipzig, Bach réside dans huit villes allemandes différentes, qui marquent les grandes étapes de sa vie.

Eisenach 

 

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Johann Ambrosius Bach, le père de J.S. Bach.
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Johann Sebastian Bach naît à Eisenach le 21 mars 1685 selon le calendrier Julien alors en usage à Eisenach, et donc le 31 mars selon le calendrier grégorien. La famille Bach est réputée pour ses musiciens, car les Bach qui pratiquent cette profession à l'époque sont déjà au nombre de plusieurs dizaines, exerçant comme musiciens de cour, de ville ou d'église dans la région de Thuringe. Johann Sebastian Bach se situe à la cinquième génération de cette famille depuis le premier ancêtre connu, Veit Bach, meunier et musicien amateur, qui serait venu de Hongrie ou de Slovaquie au XVIe siècle pour fuir des persécutions religieuses, car il était protestant, et se serait installé dans la région à Wechmar.

Johann Sebastian Bach est le dernier des huit enfants de Johann Ambrosius Bach (1645-1695), musicien de ville et trompettiste de cour, et de son épouse Elisabeth née Lämmerhirt. Il est baptisé dans la confession luthérienne dès le 23 mars à l'église Saint-Georges (Georgenkirche).

Son enfance se passe à Eisenach, et il reçoit sa première éducation musicale de son père, violoniste de talent. Il est aussi initié à la musique religieuse et à l'orgue par un cousin de son père, Johann Christoph Bach qui est l'organiste de l'église Saint-Georges. Il fréquente, à partir de ses huit ans, l'école de latin des dominicains d'Eisenach.

Ohrdruf 


Sa mère meurt le 3 mai 1694, alors qu'il vient d'avoir 9 ans. Le 27 novembre suivant, son père se remarie avec une veuve, Barbara Margaretha Bartholomäi née Keul, mais il meurt quelques semaines plus tard, le 20 février 1695. Orphelin de dix ans, il est recueilli par son frère aîné, Johann Christoph, âgé de vingt-quatre ans, organiste à Ohrdruf et élève de Johann Pachelbel. Dans cette ville, Johann Sebastian fréquente le lycée, acquérant une culture plus approfondie que ses aïeux. Il a pour camarades de classe l'un de ses cousins, Johann Ernst Bach et un ami fidèle, Georg Erdmann. Johann Christoph poursuit son éducation musicale et le forme aux instruments à clavier. Johann Sebastian se montre très doué pour la musique et participe aux revenus de la famille en tant que choriste. Il aime à recopier et étudier les œuvres des compositeurs auxquelles il peut accéder, parfois même contre la volonté de son aîné[3]. La passion d'apprendre restera un de ses traits de caractère et en fera un connaisseur érudit de toutes les cultures musicales européennes[réf. nécessaire].

Lunebourg 


Le 19 janvier 1700, Georg Erdmann quitte Ohrdruf pour Lunebourg. Dès le 15 mars suivant, Johann Sebastian Bach le rejoint à pied, ce qui fait une distance de plus de 300 km : le désir de retrouver son ami et d'alléger la charge de son entretien par l'aîné, qui est marié et père de famille, le décident probablement à ce changement décisif. Il est admis, avec son ami, dans la manécanterie de la Michaelisschule qui accueille les jeunes garçons pauvres ayant une belle voix.

Outre la musique, il y apprend la rhétorique, le latin, le grec et le français. Il fait la connaissance de Georg Böhm, musicien de la Johanniskirche et élève du grand organiste de Hambourg Johann Adam Reinken ; Böhm l'initie au style musical de l'Allemagne du nord. Il côtoie aussi à Lunebourg ou à la cour ducale de Celle des musiciens français émigrés, notamment Thomas de La Selle, élève de Lully : c'est l'approche d'une autre tradition musicale ; il recopie intégralement l'œuvre d'orgue de Nicolas de Grigny, et entame peut-être une correspondance avec François Couperin[réf. nécessaire]. Après la mue de sa voix, il se tourne vers la pratique instrumentale : orgue, clavecin, et violon. Il peut fréquenter la bibliothèque municipale de Lunebourg et les archives de la Johanniskirche qui recèlent de nombreuses partitions des plus grands musiciens de l'époque. En 1701, il se rend à Hambourg et y rencontre Johann Adam Reinken et Vincent Lübeck, deux grands virtuoses titulaires des plus belles orgues de l'Allemagne du nord.

Arnstadt 

 

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Église St Boniface, Arnstadt.
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En janvier 1703, fraîchement diplômé, Bach prend un poste de musicien de cour dans la chapelle du duc Jean-Ernest III de Saxe-Weimar à Weimar, grande ville de Thuringe. Son rôle y est peu clair, mais semble avoir inclus des fonctions serviles et non-musicales[réf. souhaitée]. Durant sa tenure de sept mois à Weimar, il se forge une solide réputation d'organiste. Il est invité à inspecter et inaugurer le nouvel orgue de l'église de Saint Boniface d'Arnstadt, au sud-ouest de Weimar.

En août 1703, il accepte le poste d'organiste de cette église, qui lui assure des fonctions légères, un salaire relativement généreux, et l'accès à un orgue neuf et moderne. La famille de Bach avait toujours entretenu des relations étroites dans cette ville, la plus ancienne de Thuringe. Mais cette période n'est pas sans tensions : il n'est apparemment pas satisfait du chœur. Des conflits éclatent, et il en vient par exemple aux mains avec un bassoniste nommé Geyersbach. Il semble désirer s'éloigner de l'influence familiale, et son absence non autorisée d'Arnstadt pendant plusieurs mois en 1705-1706 lui est reprochée par le consistoire de la ville : il avait rendu visite à Buxtehude pour assister aux fameuses Abendmusiken dans la ville de Lübeck, faisant quatre cents kilomètres à pied pour s'y rendre. C'est à cette époque que Bach achève d'élaborer son art du contrepoint et sa maîtrise des constructions monumentales.

Au retour de Lübeck, le consistoire lui reproche vivement sa nouvelle manière d'accompagner l'office, entrecoupant des strophes et usant d'un contrepoint si riche que le choral n'en est plus reconnaissable. Le consistoire lui fait par exemple le reproche suivant : « comment se fait-il monsieur que depuis votre retour de Lübeck, vous introduisiez dans vos improvisations beaucoup trop longues d'ailleurs, des modulations telles que l'assemblée en est fort troublée ? »[4] Le consistoire l'accuse aussi de profiter des sermons pour s'éclipser et rejoindre la cave à vin, et de jouer de la musique dans l'église avec une « demoiselle étrangère » qui pourrait être Maria Barbara[réf. nécessaire].

Mühlhausen 

 

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Mühlhausen en 1650 (gravure de Matthäus Merian).
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De 1707 à 1708, il est organiste à Mühlhausen. Il y écrit sa première cantate, prélude à une œuvre liturgique monumentale à laquelle viendra se rajouter l'œuvre pour orgue. Il compose durant sa vie des cantates pour cinq années complètes de cycle liturgique, soit plus de trois cents. Plusieurs dizaines de ses compositions sont perdues, dont une grande partie date de cette période.

Mühlhausen est alors une petite ville de Thuringe, récemment dévastée par le feu et Bach peine à trouver à se loger à un prix convenable. Le 17 octobre 1707, il épouse, à Dornheim près d'Arnstadt, sa cousine Maria Barbara dont il admire le timbre de soprano. Il doit se battre pour constituer une dot convenable, aidé par l'héritage modeste de son oncle Tobias Lämmerhirt, et pour donner à sa femme une place dans les représentations, car les femmes ne sont généralement pas admises à la tribune d'honneur jusqu'au XIXe siècle. Ils ont sept enfants dont quatre atteignent l'âge adulte, parmi lesquels Wilhelm Friedemann et Carl Philipp Emanuel.

Bach rassemble une bibliothèque de musique allemande, et fait travailler le chœur et le nouvel orchestre. Il récolte les fruits de son labeur lorsque la cantate BWV 71, inspirée de Buxtehude[réf. nécessaire], écrite pour l'inauguration du nouveau conseil est donnée dans la Marienkirche le 4 février 1708.

Le gouvernement de Mühlhausen est satisfait du musicien : il ne fait aucune difficulté pour rénover à grands frais l'orgue de l'église St Blasius, et lui confie la supervision des travaux. Il édite à ses frais la cantate BWV 71, l'une des rares œuvres de Bach publiée de son vivant, et il réinvite par deux fois le compositeur pour la diriger.

Cependant, une controverse naît au sein de la ville : les luthériens orthodoxes, amoureux de musique, s'opposent aux piétistes, plus puritains et qui refusent les arts. Bach, dont le supérieur direct J.A. Frohne est un piétiste, sent que la situation ira en se dégradant, et accepte une meilleure situation à Weimar.

Weimar 

 

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Johann Sebastian Bach (1715).
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De 1708 à 1717, il est organiste et premier violon solo à la chapelle du duc de Saxe-Weimar Guillaume II. Il dispose de l'orgue, mais aussi de l'ensemble instrumental et vocal du duc. Cette période voit la création de la plupart de ses œuvres pour orgue, dont la plus connue, la célèbre Toccata et Fugue en ré mineur BWV 565. Il compose également de nombreuses cantates, et des pièces pour clavecin inspirées des grands maîtres italiens et français.

Bach avait la compétence technique et la confiance pour construire des structures de grande échelle, et synthétiser les influences de l'étranger, italiennes ou françaises. De la musique des Italiens tels que Vivaldi, Corelli et Torelli, il a appris l'écriture d'ouvertures dramatiques et en a adopté les développements ensoleillés, les motifs rythmiques dynamiques et les arrangements harmoniques décisifs. Bach a adopté ces aspects stylistiques grâce à sa méthode habituelle de travail : la transcription pour le clavecin et l'orgue, en l'occurrence des concertos de Vivaldi.[réf. nécessaire]

Il est en particulier attiré par la structure italienne qui fait alterner solo et tutti, dans laquelle un ou plusieurs instruments soli alternent avec l'orchestre dans un mouvement entier. Ce dispositif instrumental italianisant peut être entendu dans la suite anglaise No. 3 pour le clavecin (1714) : l'alternance solo-tutti est matérialisée par le passage au clavier inférieur (sonorité plus pleine) ou au clavier supérieur (sonorité plus expressive).[réf. nécessaire]

Mais Bach souhaite quitter cette ville où il s'ennuie. Il a comme élève le neveu du duc et son héritier, Ernest-Auguste. Celui-ci, bon claveciniste, avait épousé Eléonore-Wilhelmine d'Anhalt-Köthen, mais critiquait ouvertement la politique de son oncle. Bach passe une bonne partie de son temps au château d'Ernest-Auguste. Voulant marquer son mécontentement à l'égard de son neveu, le duc de Weimar interdit aux musiciens de jouer chez ce dernier, mais Bach ne tient pas compte de cette interdiction. Le duc s'en trouve alors offusqué. En 1716, le maître de la chapelle, Drese, meurt. La place devait alors logiquement revenir à Bach. Le duc, après avoir essayé de s'assurer les services de Georg Philip Telemann, nomme le fils de Drese. Bach affiche alors ouvertement son soutien à Ernest-Auguste et cesse d'écrire des cantates pour Guillaume II.

Le prince Léopold d'Anhalt-Köthen, beau-frère du duc de Saxe-Weimar, avait été très impressionné par la musique écrite par Bach pour le mariage de sa sœur Eléonore-Wilhelmine avec Ernest-Auguste. Il propose à Bach le poste de maître de chapelle de la cour de Köthen, le plus élevé des postes de musiciens permettant à Bach d'être appelé Herr Kapellmeister. Bach, qui avait déjà refusé un poste à la cour du roi de Pologne à Dresde car le duc avait doublé ses appointements pour le garder, accepte cette offre. En apprenant la nouvelle, le duc emprisonne Bach durant un mois, du 6 novembre au 2 décembre. Il corrige alors en prison les quarante-six chorals du Petit livre d'orgue (Orgelbüchlein).

Köthen 

 

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Palais et jardins de Cöthen d'après une gravure de Matthäus Merian Topographia (1650).
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De 1717 à 1723, il est maître de chapelle (Kapellmeister) à la cour du prince Léopold d'Anhalt-Köthen, beau-frère du duc de Weimar.

Le prince, calviniste, est un brillant musicien : il joue avec talent du clavecin, du violon et de la viole de gambe. Son Grand Tour de 1710 à 1713 le met en contact avec la musique profane italienne et le convainc de la nécessité de développer la musique profane allemande, d'autant que ses convictions religieuses lui interdisent la musique d'église. Une opportunité se présente à lui car Frédéric-Guillaume Ier de Prusse vient d'accéder au pouvoir, et celui-ci ne montre aucun intérêt pour les arts : il licencie les artistes de la Cour et les dépenses baissent de 80 % en une année. le prince Leopold peut attirer des musiciens de la cour de Berlin vers celle de Köthen, qui dispose rapidement de 18 instrumentistes d'excellent niveau. La musique représente dès lors le quart du budget pourtant limité de la principauté de Anhalt-Köthen, qui devient un important centre musical.

L'ambiance y est informelle, et le prince traite ses musiciens comme ses égaux. Il les emmène à Carlsbad (maintenant Karlovy Vary en République tchèque) pour « prendre les bains », et il joue souvent avec eux, parfois même chez Bach lorsque sa mère Gisela Agnes s'irrite de la présence perpétuelle de l'orchestre au palais. Son poste offre à Bach un certain confort pécuniaire, avec une dotation de 400 talers par an. Le prince Léopold est par ailleurs le parrain de Leopold Augustus Bach, le dernier enfant de Maria Barbara.

Cette période heureuse est propice à l'écriture de ses plus grandes œuvres instrumentales pour luth, flûte, violon (Sonates et partitas pour violon solo), clavecin (premier livre du « Clavier Bien Tempéré »), violoncelle (Suites pour violoncelle seul), et les Six concertos brandebourgeois.

Mais sa femme Maria Barbara meurt le 7 juillet 1720, et cet événement le marque profondément. Il en est d'autant plus bouleversé qu'il n'apprend la mort et l'enterrement de son épouse qu'à son retour de Dresde. Il se remarie un an et demi plus tard avec Anna Magdalena Wilcke, fille d'un grand musicien et choriste de la cour de Coethen.

Il songe à quitter cet endroit empli de souvenirs, d'autant qu'il ne peut composer de musique sacrée dans une cour calviniste. De plus, la deuxième femme du Prince, épousée en 1721, semble être eine amusa, selon les dires de Bach, c’est-à-dire peu sensible aux arts en général, et en détourne son mari. Parallèlement, le prince doit contribuer davantage aux dépenses militaires prussiennes.

Bach cherche un nouvel emploi. À la Jacobikirche de Hambourg, il donne un concert très remarqué, en particulier par Johann Adam Reinken, et il se voit presque proposer un poste. Il rassemble un recueil de ses meilleures œuvres concertantes (les Six concertos brandebourgeois), et les envoie au margrave de Brandebourg qui lui avait marqué un certain intérêt deux ans auparavant. Il postule à Leipzig, où le poste de Cantor est vacant et lui permet une plus grande renommée dans le Saint-Empire, mais aussi en Pologne et en France : le duc de Saxe est roi de Pologne et a fréquenté la cour de Versailles avec laquelle il garde de bonnes relations.

Il obtient le poste de Cantor de Leipzig, qui est pourtant d'un rang inférieur à celui de Kapellmeister qu'il occupait auprès du prince. C'est peu après sa nomination, alors qu'il est encore à Köthen, qu'il compose la Passion selon saint Jean destinée à l'église Saint Thomas de Leipzig.

Leipzig 

 

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Une photographie de l'extérieur de l'appartement de Bach à l'extrémité de l'école de St Thomas, prise avant sa démolition en 1902. Trois marches mènent à la porte.
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Statue de J.S. Bach à Leipzig.
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À Leipzig, le poste de Johann Kuhnau, le cantor de l'église luthérienne saint Thomas, est à pourvoir. La place ayant été précédemment refusé par Georg Philipp Telemann, le conseil tente de débaucher d'autres compositeurs : Christoph Graupner décline l'offre (son précédent employeur, le landgrave Ernst Ludwig de Hesse-Darmstadt, refuse de lui rendre sa liberté et augmente ses émoluments) ainsi que Georg Friedrich Kauffmann (employé à Merseburg), Johann Heinrich Rolle (employé à Magdeburg), et Georg Balthasar Schott (employé à la Nouvelle Église de Leipzig).

Le Docteur Platz, membre du conseil, révèle dans sa correspondance les raisons du choix qu'ils se résolvent à faire : « Pour des raisons importantes, la situation est délicate et puisque l'on ne peut avoir les meilleurs, il faut donc prendre les médiocres. » Bach est choisi le 22 avril 1723.

Bach séjourne à Leipzig de 1723 à 1750, soit plus de vingt-cinq ans. Il s'y installe avec sa deuxième femme Anna Magdalena Bach, qu'il a épousée à Köthen. Il enseigne la musique, le catéchisme et le latin dans les deux écoles ecclésiastiques de la ville : Saint Thomas pour les « pauvres », et Saint Nicolas pour les « riches ». Mais il doit aussi fournir de très nombreuses partitions pour les églises : une cantate pour chaque dimanche et jour de fête. Il n'y a qu'une seule répétition pour les Cantates, mais le Cantor bénéficie de solistes instrumentaux brillants (les trompettistes) ou d'excellent niveau, solistes de passage et étudiants du Collegium Musicum. Les chœurs, dont on ne connaît pas l'effectif exact, sont apparemment capables de chanter des parties difficiles après la formation que Bach leur a dispensée. Bach se heurte souvent à la jalousie de ses confrères qui forcent notamment les élèves à boycotter ses leçons de musique.

Il mène une vie riche en connaissances, constituant une bibliothèque spécialisée en bibliologie, théologie et mystique. Sa femme l'aide beaucoup dans sa fonction de Cantor en recopiant toutes ses partitions. Sa fonction de Director Musices lui permet d'assister à des réunions musicales organisées au Café Zimmermann pour des bourgeois amateurs de musique, et de participer aux débats à l'Université. Il ne manque pas une occasion d'aller à l'opéra de Dresde où son fils est organiste. C'est à Leipzig qu'il compose la majorité de ses œuvres sacrées. Il écrit plus de deux cents cantates à ce poste, dont cent vingt-six ont été conservées jusqu'à aujourd'hui.

À Leipzig, il écrit également la Clavierübung (ou Klavierübung et à la manière anglaise : Clavier-Übung), le deuxième livre du Clavier bien tempéré, l'Offrande musicale, l'Art de la fugue, laissé légèrement inachevé sur les notes correspondant à son nom. Il compose aussi un colossal corpus pour orgue, quatre Passions (dont une à deux chœurs, la célèbre Matthäus-Passion, en français Passion selon Saint-Matthieu), un Magnificat, trois oratorios, et son testament musical, écrit de 1723 à 1749 : la grande Messe en si mineur (grand-messe, Hohe Messe, comme on disait en Allemagne au XIXe siècle), proche de la messe catholique.

Il est dans cette phase de sa vie, où, comme le dit Johann Nikolaus Forkel, « il ne pouvait toucher une plume sans produire un chef-d'œuvre ». Il est au faîte de sa gloire, et ses déplacements font l'objet d'encarts dans la presse:

« Dimanche dernier, Monsieur Bach, le célèbre maître de chapelle de Leipzig est arrivé à Potsdam dans le but d'avoir le plaisir d'y entendre la noble musique royale. Le soir, au moment où la musique de chambre ordinaire de la chambre entre dans les appartements du roi, on annonça à Sa Majesté que le maître de chapelle Bach [...] attendait la très-gracieuse autorisation d'entendre la musique. Sa Majesté ordonna immédiatement qu'on le laissât entrer et se mit aussitôt à l'instrument nommé forte et piano et eut la bonté de jouer en personne un thème au maître de chapelle Bach, sans la moindre préparation, sur lequel celui-ci dut exécuter une fugue. Le maître de chapelle s'exécuta de manière si heureuse que Sa Majesté eut la bonté de montrer sa satisfaction, et que toutes les personnes présentes restèrent stupéfaites. Monsieur Bach trouva si beau le thème qui lui avait été présenté qu'il veut porter sur papier une véritable fugue et la faire ensuite graver sur cuivre. »

— Berlinische Nachrichten, Berlin, 11 mai 1747[5]

Il commence à perdre la vue en 1745, et bientôt ne peut plus travailler. Au cours de l'hiver 1749-50, il confie par deux fois ses yeux à John Taylor, un "ophtamiatre" réputé, sans autre résultat que de perdre complètement la vue. Dix ans plus tard, le même John Taylor opère Haendel avec le même résultat. Affaibli par ces opérations de la cataracte, Bach ne survit pas plus de 6 mois. Le 18 juillet, il recouvre soudainement la vue, mais quelques heures plus tard est victime d'une attaque d'apoplexie. Il meurt le 28 juillet 1750, en début de soirée. Anna Magdalena lui survit dix ans, vivant de subsides et de mendicité à l’entrée de la cathédrale Saint Thomas.

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Francis Cabrel y Kalamarka - Il Faudra Leur Dire (HD) NUEVO .

Publié le 26 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

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YOYEUX NOEL ☼☼☼

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Francis Cabrel.

Publié le 26 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

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Francis Cabrel
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Francis Cabrel
Francis Cabrel
Naissance 23 novembre 1953 (1953-11-23) (57 ans)
Agen, France
Professions auteur-compositeur-interprète
Genres chanson française
Instruments guitare
Années actives Depuis 1974
Site Web franciscabrel.com

Francis Cabrel, né le 23 novembre 1953 à Agen[1], est un auteur-compositeur-interprète français.

Cabrel vit à Astaffort (près d'Agen), est marié et père de trois filles (Manon, Aurélie et Thiu).



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Biographie 


Les débuts 


Francis Cabrel nait le 23 novembre 1953 à Agen, dans une famille modeste originaire du Frioul en Italie, d'un père ouvrier dans une biscuiterie et d'une mère caissière dans une cafétéria. Il a une sœur, Martine, et un frère, Philippe. Il passe son enfance à Astaffort, dans le Lot-et-Garonne.

À treize ans, il entend pour la première fois Like a Rolling Stone de Bob Dylan à la radio ; une découverte qui aura une influence majeure dans sa carrière[2]. À Noël, son oncle Freddy lui offre une guitare ; il se met ainsi à composer ses premiers morceaux afin de lutter contre sa timidité. Il se met alors à reprendre les chansons de Neil Young, Leonard Cohen et évidemment Bob Dylan, apprenant l'anglais en traduisant les paroles. Il racontera plus tard qu'il pensait que sa guitare lui permettait de se rendre plus intéressant aux yeux des autres. À 17 ans, il commence à monter plusieurs groupes de folk rock mais ceux-ci ne tiennent pas longtemps.

Renvoyé du lycée Bernard Palissy d'Agen pour indiscipline, il part travailler à 19 ans dans un magasin de chaussures tout en jouant dans des bals locaux avec un groupe « Ray Frank et les Jazzmen ». Le groupe se renomme par la suite « les Gaulois » à cause des moustaches de chacun des membres. En effet, à cette époque, Cabrel arbore un style hippie, cheveux longs et moustaches.

En 1974, à Toulouse, il participe à un concours de chanson de Sud Radio durant lequel se succèdent 400 candidats devant un jury composé notamment de Daniel et Richard Seff. Sa chanson Petite Marie (album Les Murs de poussière), dédiée à sa femme Mariette, lui permet de gagner le concours et le prix de 2000 francs. De plus, les frères Seff lui ouvrent les portes de la firme CBS.

Managé en début de carrière par Jacques Marouani[réf. nécessaire], c'est ensuite à Maurice Tejedor - producteur de spectacles dans le grand Sud-Ouest, avec qui il lie des liens amicaux au cours d'une mini-tournée[réf. nécessaire] - qu'il confie l'organisation de ses spectacles et de ses tournées. Une aventure de plusieurs années qui les conduira de la scène de l'Olympia à celles de l'Hexagone, mais aussi de la Suisse, de la Belgique, de l'ancienne Allemagne de l'Ouest et de Berlin-Est, du Québec, Tahiti, la Nouvelle-Calédonie, la Réunion, Maurice, etc...

Carrière musicale 


En 1977, à l'occasion de la campagne de la Nouvelle Chanson Française de la maison de disques, il sort son premier disque « Ma ville » mais il éprouve vite le sentiment que CBS ne le laisse pas exprimer sa vraie personnalité (en témoigne la version particulière de Petite Marie du disque qui tente de gommer l'accent particulier du chanteur, version reniée par Cabrel aujourd'hui). Pourtant, il se produit à l'Olympia, en première partie de Dave, durant un mois et gagne le prix du Public au Festival de Spa en Belgique en 1978.

Certains de ses multiples clips ont été tournés dans des villages très pittoresques tels que le village d'Artiguemy (65).

Voix du Sud 


Le 28 juillet 1992 Francis Cabrel fonde à Astaffort (Lot-et-Garonne) Voix du Sud, une association loi 1901 : Organisme de formation, elle réalise depuis octobre 1994 les « rencontres d'Astaffort », stages de formation professionnelle s'adressant aux jeunes auteurs, compositeurs et interprètes de chansons.

Discographie 


Albums studio
Albums en public 
Compilations
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Participations 


Comme interprète
Comme parolier
Association humanitaire
  • Francis Cabrel est un fidèle des Enfoirés.
Singles

 

 

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Francis Cabrel lors d'un concert à Bruxelles en 2008.
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  • Petite Marie (1977)
  • Pas trop de peine, Les Murs de poussière (1978)
  • Je l'aime à mourir, Je rêve (1979)
  • L'Encre de tes yeux, Je pense encore à toi (1980)
  • La dame de Haute-Savoie, Carte postale (1981)
  • Répondez-moi (1982)
  • La fille qui m'accompagne (1983)
  • Saïd et Mohamed (live) (1984)
  • Je te suivrai, Encore et encore, Tourner les hélicos (1985)
  • Il faudra leur dire (1986)
  • C'est écrit, Animal, Sarbacane (1989)
  • Tout le monde y pense, Petite Marie (live) (1990)
  • La corrida, Je t'aimais, je t'aime, je t'aimerai (1994)
  • Samedi soir sur la Terre, La cabane du pêcheur, Octobre (1995)
  • Presque rien, Le reste du temps, Hors-saison (1999)
  • Le monde est sourd, Ma place dans le trafic (live) (2000)
  • Bonne nouvelle, Qu'est-ce que t'en dis ?, Tu me corresponds (2004)
  • Les gens absents, Je pense encore à toi (live) (2005)
  • Le gorille (2007)
  • La robe et l'échelle, Le chêne liège (2008)
  • Des hommes pareils, Né dans le Bayou (2009)
  • Les cardinaux en costume (2010)

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Sa discographie en 45 tours de 1978 à 1991

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Récompenses


Précédé par Francis Cabrel Suivi par
Claude Nougaro
Victoire de la musique de l'artiste interprète masculin
1990
Michel Sardou
  • Grande Médaille de la Chanson française par l'Académie Française [3].

Anecdotes 


  • Francis Cabrel est proche de la vie politique de la commune d'Astaffort. Il a en effet été élu conseiller municipal en mars 1989. Il ne l'est plus depuis 2004.
  • Il connaît par cœur la totalité du répertoire de Bob Dylan dont il est un fidèle fan.
  • Il n'a cependant jamais enregistré de chansons en anglais, préférant proposer des adaptations françaises de ses titres préférés. Par ailleurs, il enregistre régulièrement des adaptations en espagnol de ses titres, et en a enregistré quelques-unes en italien.
  • Il collectionne les guitares (il possède une cinquantaine de guitares de collection sans compter ses guitares de scène qu'il fait fabriquer par des luthiers).
  • Il écrit parfois pour d'autres artistes comme Rose Laurens (Quand tu pars, 1986), Maurane (Qui à part nous ?, 2000) ou encore Isabelle Boulay (Une autre vie, 2004), Johnny Hallyday (Je m'arrête là, 2008).
  • Il a dû annuler deux concerts en Nouvelle-Calédonie, prévus les 26 et 27 octobre2006, suite à de graves menaces anonymes lui reprochant des propos tenus lors du massacre de la grotte d'Ouvéa. Il avait notamment déclaré : « J'ai beaucoup de sympathie pour le mouvement kanak et je sais qu'un jour les Blancs se retrouveront dans des bateaux ou des avions : et ce sera bien fait pour leur gueule. Les Français peuvent s'en aller tranquilles : ils sont bourrés de blé. Ils ont saigné le pays. Les kanaks n'ont pas un rond et même pas l'instruction nécessaire pour combattre... Les Français n'ont rien à faire en Nouvelle-Calédonie, pour moi c'est clair ! Ils ont des bateaux, des planches à voile, des magasins partout sur l'île, des maisons à Perpignan... Je le sais, j'ai parlé avec eux. »[4]
  • Francis Cabrel a sa marionnette aux Guignols de l'info. Il y est surnommé la « grand-mère à moustache » et sa phrase fétiche est « C'était mieux avant ».
  • Francis Cabrel n'apprécie guère l'imitateur Laurent Gerra qui l'a parodié avec la chanson Ma cabane au fond du jardin.

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Amandus Adamson.

Publié le 22 Décembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS Plastiques(Peinture-Scul) -Décoratifs-Interact

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Amandus Adamson
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Photographie d'Adamson en 1914.
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Mémorial aux marins du cuirassé Roussalka.
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Amandus Heinrich Adamson, né le 12 novembre 1855 au village de Uuga-Rätsepa, près de Port-Baltiski (gouvernement d'Estland, Russie impériale), aujourd'hui Paldiski en Estonie, et mort dans cette dernière ville le 26 mai 1929, est un sculpteur estonien.

Biographie 


Amandus Adamson est le second enfant d'une famille de marin. Son père était parti pour l'Amérique en 1860 et ne revint jamais. Sa famille le considéra comme perdu. Amandus fit ses études à l'école supérieure de Revel, pour les enfants de familles pauvres. Il manifesta très tôt un goût pour le dessin et l'art et sculptait des figurines de bois.

Amandus Adamson déménage dans la capitale, Saint-Pétersbourg, en 1875. Il entre l'année suivante à l'école de l'Académie impériale des beaux-arts, où il étudie dans la classe du professeur Alexandre von Bock. Il passe ensuite cinq ans à Paris (de 1877 à 1881) où il sculpte entre autres l' Amour éternellement vainqueur et la Musique lyrique et s'inspire de Jean-Baptiste Carpeaux. Il retourne ensuite à Saint-Pétersbourg et gagne sa vie en étant professeur dans une école d'art fameuse et moderne, l'Académie Stieglitz. Il participe au réaménagement du palais Michel, aujourd'hui Musée russe.

L'une de ses œuvres parmi les plus connues est le Mémorial aux marins du cuirassé Roussalka érigé en 1902 à Revel (aujourd'hui Tallinn). Il sculpte aussi le Mémorial aux marins noyés de 1854-1855 à Sébastopol et les quatre statues l' Art, la Science, le Commerce et l' Industrie du magasin Elisseïev de la perspective Nevski, ainsi que celles de l'immeuble de la compagnie Singer, toujours sur la perspective Nevski à Saint-Pétersbourg.

Amandus Adamson devient académicien en 1907, sur la recommandation de ses amis le peintre Arkhip Kouïndji et les sculpteurs Alexandre Olekouchine et Souslov. Il retourne dans sa contrée natale, au début de la guerre civile consécutive à la révolution d'octobre, et s'établit à Paldiski, où il travaille jusqu'à sa mort. Il peint aussi et ses toiles sont exposées au musée national de Tallinn. Il est enterré à Pärnu.

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