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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Francis Ford Coppola.

Publié le 12 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Francis Ford Coppola

 

 

 

 



Francis Ford Coppola

Description de cette image, également commentée ci-après

Coppola au San Diego Comic-Con International en juillet 2011.

 

 

 

 

 

 

Données clés

 

 

 

Surnom Thomas Colchart
Copposéda
Naissance 7 avril 1939 (73 ans)
Détroit, Michigan, États-Unis
Nationalité Drapeau des États-Unis Américaine
Profession Réalisateur
Producteur
Scénariste
Films notables Trilogie Le Parrain
Conversation secrète
Apocalypse Now
Outsiders
Dracula
Tetro

 

 

 

 

 

 

 

Francis Ford Coppola est un réalisateur, producteur et scénariste américain né le 7 avril 1939 à Détroit dans le Michigan (États-Unis).

Il a été cinq fois récompensé aux Oscars et a remporté deux fois la Palme d'or au Festival de Cannes. En dehors du monde du spectacle, Coppola est aussi vigneron, éditeur de magazine et hôtelier. Il est titulaire d'un diplôme de l'Université Hofstra où il a étudié le théâtre et a obtenu un MFA en réalisation cinématographique à l'UCLA Film School. Il est surtout connu pour la Trilogie Le Parrain et Apocalypse Now, qui dépeint avec faste la guerre du Vietnam.

Il est le père des réalisateurs Sofia et Roman Coppola, le frère de Talia Shire et l'oncle des deux acteurs Nicolas Cage et Jason Schwartzman.

 

 

 

 

Biographie


Enfance

 


Francis Ford Coppola est le fils de Carmine Coppola, originaire de Bernalda dans la région de Basilicate en Italie, le premier flûtiste de l’Orchestre symphonique de Détroit, et d'Italia son épouse. Il est le cadet de leurs trois enfants. Deux ans après sa naissance, Carmine devient premier flûtiste de l’Orchestre symphonique de la NBC et emménage avec sa famille à Long Island. C'est là que le jeune Francis passe le reste de son enfance. Souffrant de poliomyélite, il passe une grande partie de sa jeunesse alité, ce qui favorise son imagination, avec l'improvisation, à la maison, de spectacles de marionnettes. En utilisant la caméra 8 mm de son père, il fait ses tout premiers films en amateur à l'âge de 10 ans. Après le lycée, il part étudier le théâtre à l’Université Hofstra. Il met en scène plusieurs spectacles d'étudiants, regrettant de n'être pas doué pour l'écriture dramatique. En assistant à une projection d'Octobre, d'Eisenstein, il décide d'abandonner le théâtre pour le cinéma. Il s'inscrit à la MFA en réalisation de l’école UCLA Film School où il rencontre Jim Morrison dont la musique, comme d'autres morceaux emblématiques de l'époque, sera plus tard intégrée à la bande originale de son célèbre film Apocalypse Now1.

 

 

Débuts

 


Au début des années 1960, il débute sa carrière en faisant des films à petit budget sous la houlette de Roger Corman, puis en étant crédité du scénario2 de quelques grosses productions internationales telles Paris brûle-t-il ? de René Clément. Sa première œuvre notable, comme réalisateur, remonte à l'ère de ses collaborations avec Corman : Dementia 13. Après son diplôme de fin d'études obtenu grâce à la réalisation de Big Boy, Coppola se voit offrir les rênes de l'adaptation cinématographique de la comédie musicale de Broadway Finian's Rainbow, mettant en vedette Petula Clark dans son premier film américain au côté du vétéran Fred Astaire.

Le producteur Jack Warner, rendu perplexe par l'allure hirsute du cinéaste, le laisse livré à lui-même et limite le budget de production. Coppola emmène sa distribution à Napa Valley pour tourner les séquences d'extérieur. Ces scènes tranchent radicalement avec les attentes des studios hollywoodiens. Traiter un genre démodé comme la comédie musicale est d'une grande complexité à l'époque. Le résultat est une semi-réussite, mais le travail de Coppola avec Clark contribue sans doute à crédibiliser l'incursion de la chanteuse dans le monde du cinéma. Durant cette période, Coppola habite temporairement avec son épouse et sa famille à Mandeville Canyon à Brentwood (Californie).

 

 

Aventures avec George Lucas

 


En 1969, il fonde avec son ami George Lucas les studios American Zoetrope, basés à San Francisco. Le studio produit alors le THX 1138 de ce même Lucas, dont l'échec ruine les ambitions de Coppola. Contraint d'accepter une commande de studio, il réalise Le Parrain d'après le roman éponyme de Mario Puzo. Le gigantesque succès de cette superproduction dont la cheville ouvrière est le producteur Robert Evans, ramène le cinéaste à l'indépendance et ressuscite ses rêves de conquête d'Hollywood.

 

 

Triomphe des deux premiers Parrains

 


En 1971, Coppola gagne un Oscar pour le scénario de Patton, film biographique sur le Général George Patton, réalisé par Franklin J. Schaffner. Cependant, sa réputation de grand cinéaste n'est reconnue qu'après avoir co-écrit le scénario et réalisé les deux premiers volets de la grande saga sur la mafia italo-américaine : Le Parrain (1972) et Le Parrain - 2e partie (1974). Les deux œuvres sont récompensées par l'Oscar du meilleur film, devenant ainsi les premiers, et pour l'instant encore les seuls films à suite à en être les détenteurs. Le Parrain - 2e partie lui vaut également l'Oscar du meilleur réalisateur perdu pour l'opus précédent et ravi au favori Roman Polanski, en lice avec Chinatown.

 

 

Conversation secrète

 


Entre les deux Parrain, Coppola prend le temps d'écrire et de mettre en scène un film d'espionnage au style plus personnel : Conversation secrète qui conte l'histoire d’un couple dont l'homme est soupçonné d'être impliqué dans un meurtre et qui est mis sur écoute par un expert en surveillance joué par Gene Hackman. Le film, sorti en salles en 1974, marque largement son époque puisqu'il est contemporain de l'affaire du Watergate. Conversation secrète se voit nommé dans la catégorie "meilleur film" aux Oscars en 1975, ce qui fait de Coppola le premier cinéaste et l'un des deux seuls (avec Steven Soderbergh, 26 ans plus tard) à avoir réalisé deux films concourant dans cette catégorie la même année. Juste avant que Le Parrain - 2e partie ne triomphe à la cérémonie des Oscars en raflant six statuettes et doublant le record du premier volet, Conversation secrète obtient la Palme d'or au Festival de Cannes 1974.

 

 

Échecs

 


Pendant cette période il écrit le scénario de l’infructueux succès critique et commercial Gatsby le Magnifique d'après le roman éponyme de Francis Scott Fitzgerald, mettant en vedette Mia Farrow et Robert Redford. Il produit également le film de George Lucas, THX 1138. Aussi, Coppola investit-il à ce moment-là dans le City Magazine de San Francisco dont il s'autoproclame rédacteur en chef, engageant un tout nouveau personnel, y compris la fille d’un criminel : l'écrivain Susan Berman, fille de David Berman. Bien qu'acclamée dans le milieu de la presse, l'affaire périclite rapidement. Le dernier numéro est publié en 1976.

 

 

Apocalypse Now

 


Après ces échecs, Coppola goûte à l'autre plus gros succès critique et public de sa carrière avec Apocalypse Now. Il a travaillé durant cinq ans pour élaborer un premier scénario avec John Milius de ce projet de transposition dans le cadre de la guerre du Vietnam du récit Au cœur des ténèbres de Joseph Conrad. À l'origine, Lucas devait mettre en scène le film. Cependant, celui-ci préfère s'atteler à la réalisation de La Guerre des étoiles et Coppola reprend, sans l'en avertir, le projet « Apo » ce qui brouille les deux amis durant plusieurs années. Le film fait l'objet d'une production démentielle au cœur de la jungle des Philippines, engloutissant plus de 30 millions de dollars d'un budget initialement fixé à 16 millions, s'étalant sur 18 mois de tournage et nécessitant l'impression de plusieurs dizaines de kilomètres de pellicule1.

Le dictateur Marcos accorde son soutien à la production, prêtant ses hélicoptères et ses avions de chasse destinés à la traque des rebelles3. Les appareils sont visibles dans la célèbre séquence du bombardement d'un village sur l'air de la Chevauchée des Walkyries de l'opéra Die Walküre de Richard Wagner. À la base, le rôle de Willard est attribué à Harvey Keitel avec lequel Coppola commence le tournage. Mais suite à plusieurs différends, Keitel est remercié au profit de Martin Sheen3. Les catastrophes s'enchaînent sur le plateau : un typhon ravage le décor, Sheen est victime d'une crise cardiaque et Marlon Brando, qui avait promis de perdre du poids, débarque sur le tournage obèse, sous la dépendance de stupéfiants et en ayant à peine lu le script. La star ignore totalement son texte. Effrayé à l'idée de devoir interrompre son travail, Coppola dissimule l'état de santé de son acteur principal aux producteurs3. Il fait d'ailleurs venir son frère des États-Unis durant sa convalescence afin d'en faire une doublure pour des plans de dos. Il décide aussi de filmer Brando dans la pénombre et en fait un personnage à la limite du visible. À la fin de l'année 1976, Coppola fait un premier retour aux États-Unis avec des centaines d'heures d'images qui s'avèrent être totalement inutilisables.

Dépassé et happé par la démesure de son entreprise et la mission démiurgique de son ouvrage, Coppola se drogue et est sujet à des crises mystiques, s'identifiant aux causes des tribus locales. Il perd 40 kilos, sombre pratiquement dans la folie et tente de mettre fin à ses jours. Devenu mégalomane, irascible et paranoïaque, il remodèle chaque semaine l'équipe de tournage au gré de son humeur. À cette époque, il s'adonne à des dépenses somptuaires et engloutit près de 150 000 dollars par jour pour assouvir ses lubies, se faisant livrer des centaines de steaks congelés des États-Unis, du champagne et plusieurs produits de luxe. Il réclame aussi la construction d'une piscine derrière la propriété qu'il loue. À bout de force, l'équipe organise plusieurs révoltes et mutineries à l'encontre du metteur en scène. Quand Coppola boucle finalement le tournage et rentre définitivement aux États-Unis, il est accompagné de 250 heures d'images3. Alors que le calvaire du tournage est terminé, la production se retrouve avec des centaines d'heures d'images à traiter et aucune des premières versions du film ne convient au réalisateur. L'équipe du montage est mise à rude épreuve et Coppola reste vague quant à la vision parfaite de son film. Le chef-monteur, Dennis Jakob, perd presque la raison et menace de brûler les kilomètres de bandes. Le montage « Work-In-Progress » d'Apocalypse Now est finalement prêt pour 1978. Il est à peu près semblable à celui de la version « Redux », à l'exception de la scène dans la plantation française où le héros connaît une brève histoire avec une fille d'anciens colons d'Indochine qu'interprète Aurore Clément. D'autres séquences, encore jamais vues à ce jour, montrent Willard coucher avec une playmate qui lui tire des cartes de tarot. L'aventure du tournage fera l'objet en 1991 d'un documentaire, Au cœur des ténèbres, réalisé par Fax Bahr et George Hickenlooper. Il intègre de nombreuses séquences et images d'archives tournées à l'époque par Eleanor Coppola3. Après trois ans de préparation, le film sort en salles en 1979. Cette odyssée dans l'horreur guerrière et le trip mystique, d'une puissance visuelle hypnotique, inégalée dans l'œuvre du cinéaste, vaut à ce dernier une seconde Palme d'or cannoise, partagée cette fois-ci avec l'Allemand Volker Schlöndorff pour Le Tambour, une autre grande adaptation littéraire.

 

 

Tumulte des années 1980 et 1990

 


Même si la production avec Lucas d'œuvres de cinéastes tels qu'Akira Kurosawa pour Kagemusha, l'ombre du guerrier s'avère lucrative, Coppola doit faire face à de nouveaux revers financiers. Coup de cœur (1982) et Cotton Club (1984) sont des désastres commerciaux. Le budget de Cotton Club était à l'époque le plus élevé de l'histoire du cinéma : pression qui l'opposa d'ailleurs juridiquement au producteur Robert Evans qu'il voulait interdire de présence sur le plateau. Ces deux échecs successifs achèvent ses ambitions. Criblé de dettes, Coppola est alors obligé de tourner des « films de commande » tels que Captain Eo avec Michael Jackson, réalisé en 3D pour les parcs d'attraction Disney, un des sketchs du film New York Stories, Le Parrain, 3e partie, Dracula ou encore Jack. Il doit désormais se contenter d'une activité de producteur : il finance notamment le premier film de sa fille Sofia, Virgin Suicides (1999), ainsi que Frankenstein (1994) de Kenneth Brannagh et Sleepy Hollow (1999) de Tim Burton. Il ne renonce pas néanmoins de temps à autre à la réalisation d'œuvres personnelles comme Peggy Sue s'est mariée (1986), Tucker (1988).

 

 

Années 2000

 


En 2001, il sort la version redux de son chef d'œuvre Apocalypse Now dans un montage remanié présentant des séquences inédites, coupées en 1979.

Il continue à produire les films de sa fille : Lost in Translation (2003) ou Marie-Antoinette (2006), mais également le premier de son fils Roman : CQ (2001).

Dix ans après L'Idéaliste, il revient à la réalisation, en 2007, avec L'Homme sans âge, inspiré de la nouvelle Jeunesse sans jeunesse de Mircea Eliade. Ce retour n'est pas un succès : le film n'attire pas un public suffisant et est globalement rejeté par la critique. Il obtient 30 % au « tomatomètre » sur Rotten Tomatoes (en dessous de 60 %, le film est considéré comme « pourri ») et n'engrange que 2 380 362 dollars de recettes mondiales4

En 2009, sort Tetro qui est plutôt bien accueilli par la critique et les spectateurs et obtient 71 % au « tomatomètre » sur Rotten Tomatoes. Dans ce film, tourné majoritairement en noir et blanc, il livre des éléments très autobiographiques à travers le personnage incarné par Vincent Gallo. Le film se déroule en Argentine où il a été tourné en partie en langue espagnole.

Il est le président d'honneur du 37eFestival du cinéma américain de Deauville en septembre 2011. La même année, il réalise Twixt, un film d'horreur avec Val Kilmer et Elle Fanning. Le film n'est projetté que dans quelques festivals comme Toronto et Turin, avant de sortir dans quelques pays en 2012.

 

 

Œuvre

 


Thèmes abordés

 


Si les thèmes explorés sont vastes, on retrouve, chez Coppola, certains motifs répétés d'un film à l'autre : l'homme confronté à la perversion du pouvoir politique ou mafieux, la violence, l'expiation, la rédemption, la catharsis, la désagrégation de la cellule familiale, la jeunesse désœuvrée, la mort et la folie. On remarque également une certaine obsession pour le temps, montré sous de multiples travestissements : retrouvailles avec une adolescence révolue afin d'évincer les erreurs futures (Peggy Sue s'est mariée), éternité douloureuse d'une âme en quête de l'amour perdu (Bram Stoker's Dracula), thème littéraire de la jeunesse éternelle (L'Homme sans âge) ou encore transcription scénarisée de la propre vie du metteur en scène, passée et présente (Tetro). Coppola est de plus très influencé par l'opéra dont s'inspirent largement ses scénarii et ses mises en scène. La scène finale du Parrain 3, qui se déroule à l'opéra de Palerme, en est un exemple notable.

 

 

Style

 


On note deux grandes périodes dans l'œuvre de Coppola. Dans la première partie de sa carrière, il réalise des films à grand spectacle très coûteux, à la démesure assumée. Il passe alors du film de gangsters épousant la structure d'un roman-feuilleton, d'une fresque épique ou d'une tragédie antique (la trilogie du Parrain, Cotton Club) à une forme de trip mystique, baroque et dantesque (Apocalypse Now). Apocalypse Now témoigne justement d'un style grandiloquent, caractéristique de la première époque Coppola : expérimentations sonores, montage sophistiqué, surimpressions, travellings vertigineux, plans contemplatifs, bande originale saturée, décors et éclairages stylisés (aplats ocres, lumières en faisceau, violents clairs-obscurs etc.), effets fantastiques (vapeurs enveloppantes, brumes colorées...). On retrouve cette envergure esthétique dans certaines réalisations tardives, notamment Bram Stoker's Dracula même si Coppola développe déjà à partir des années 1980, grâce à des films comme Peggy Sue s'est mariée et Rusty James, une tonalité plus personnelle, représentative de la seconde partie de sa carrière.

Dans une deuxième période assez récente (à partir de L'Homme sans âge), le réalisateur réduit peu à peu les dépenses de ses films, et donc leur grande ambition même s'il n'abandonne pas certaines recherches plastiques (mélange du noir et blanc et de la couleur, incrustations numériques...). Ce cheminement l'amène à Tetro, au style sobre et intimiste, puis à Twixt où il repart à zéro et réalise à la fois un film d'étudiant qui ne se prend pas au sérieux, une plongée singulière dans l'atelier de son art poétique (le fantastique, la série B, la réinterprétation de légendes, l'hommage à Edgar Allan Poe...) puis une lamentation personnelle qu'exprime son alter ego : le personnage d'écrivain à la dérive incarné par Val Kilmer qui tente d'écrire pour fuir le souvenir de sa fille décédée (Coppola a connu ce malheur dans sa vie privée : il a perdu son fils Gian-Carlo dans un accident de speedboat en 1986). Le cinéaste a affirmé[réf. nécessaire] qu'après ce film, il se redirigerait vers la grosse production ambitieuse, avec sans doute une approche plus mûre et moins ostentatoire.

 

 

Personnalité

 


« Napoléon du cinéma »

 


Personnage fantasque, mégalomane, on le surnomme parfois à juste titre « le Napoléon du cinéma ». Doté d'un orgueil monstrueux que n'ont pas atténué les échecs, Coppola ne laisse jamais indifférent, il se montre volubile, arrogant, extraverti, doté d'une remarquable capacité à enfoncer les portes qu'on ferme devant lui. Il est typique des « auteurs-tyrans » qui considèrent les autres comme des pions pour mener à bien leur propre ambition démiurgique. Apocalypse Now est certainement le film qui a transcendé cette nature pour devenir un chef-d'œuvre cinématographique sur la folie, la guerre, la nature sauvage et l'impérialisme.[réf. nécessaire]

 

 

Tournages en famille

 


Coppola a souvent travaillé avec des membres de sa famille. Il fait jouer ses deux fils dans Le Parrain dans une scène de combat de rue et dans les funérailles de Don Corleone. Sa sœur, Talia Shire, joue Connie Corleone dans la trilogie et sa fille Sofia Coppola incarne un rôle important dans la troisième partie. Son père Carmine Coppola a co-écrit plusieurs musiques de ses films.

 

 

Filmographie

 


Réalisateur

 


Année Titre français Titre original (si différent) Remarque
1961 L'ouest sauvage et nu Tonight for Sure
1962 The Bellboy and the Playgirls
Co-réalisé avec Fritz Umgelter
L'Enterré vivant Premature burial En tant qu'assistant-réalisateur. Film de Roger Corman
1963 L'Halluciné The Terror film de Roger Corman, en tant qu'assistant-réalisateur et producteur associé
Nebo zovyot / Battle Beyond The Sun (titre américain)
film russe ; Coppola responsable de l'adaptation américaine sous le pseudonyme de Thomas Colchart
Dementia 13

1966 Big Boy You're a Big Boy Now
1968 La Vallée du bonheur Finian's Rainbow
1969 Les gens de la pluie The Rain People
1972 Le Parrain The Godfather
1974 Conversation secrète The Conversation Palme d'or et prix du jury œcuménique, lors du Festival de Cannes 1974
Le Parrain - 2e partie Mario Puzo's The Godfather: Part II
1979 Apocalypse Now
Palme d'or lors du Festival de Cannes 1979.
1982 Coup de cœur One from the Heart
1982 Faerie Tale Theatre
Série TV - épisode Rip Van Winkle
1983 Outsiders The Outsiders
Rusty James Rumble Fish
1984 Cotton Club The Cotton Club
1986 Captain Eo
film musical en 3D de 17 minutes, mettant en scène Michael Jackson, qui est diffusé dans les parcs d'attractions Disney
Peggy Sue s'est mariée Peggy Sue Got Married
1987 Jardins de pierre Gardens of Stone
1988 Tucker Tucker : The Man and His Dream
1989 New York Stories
segment La vie sans Zoé (Life Without Zoe)
1990 Le Parrain - 3e partie Mario Puzo's The Godfather: Part III
1992 Dracula Bram Stoker's Dracula
1996 Jack

1997 L'Idéaliste The Rainmaker
2007 L'Homme sans âge Youth Without Youth
2009 Tetro

2012 Twixt

 

 

 

Scénariste

 


 

 

Distinctions principales

 


 

 

 

 

Il fut le président du jury du 49e Festival de Cannes en 1996.

 

 

 

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commentaires

L'Enfant de Marie.

Publié le 8 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Littérature-polar-poésie-fables

L'Enfant de Marie

 

 

 


L'Enfant de Marie
Conte populaire
Titre L'Enfant de Marie
Titre original Marienkind
Autre(s) titre(s) L'Enfant de la bonne Vierge
Folklore
Genre Conte merveilleux
Aarne-Thompson AT 710
Personnage(s)-type(s) Fée ou Vierge Marie
Pays Allemagne1
Région Hesse1
Extension Europe
Proche-Orient
Afrique du Nord
Jamaïque2
Époque XVIIe siècle3
XIXe siècle1
Version(s) littéraire(s)
Publié dans Frères Grimm, Kinder- und Hausmärchen, vol. 1 (1812)

 

 

 

 

 

L'Enfant de Marie ou L'Enfant de la bonne Vierge (en allemand Marienkind) est un conte populaire allemand qui figure parmi ceux recueillis par les frères Grimm dans le premier volume de Contes de l'enfance et du foyer (Kinder- und Hausmärchen, 1812, n° KHM 3). La trame du récit a des origines cependant plus anciennes et remonte au moins au XVIIe siècle.

 

 

Versions

 


La version recueillie par les frères Grimm vient de Hesse4. Le conte comporte certains liens de parenté avec Facce de crapa (i.e. Visage de chèvre), figurant dans le Pentamerone de Giambattista Basile (XVIIe siècle), où il est question d'une jeune fille élevée par une fée apparaissant d'abord sous l'aspect d'un lézard ; après son éducation, la jeune fille se montre ingrate envers la fée, qui formule alors le vœu de voir le visage de la fille transformé en celui d'une chèvre, un souhait qui aussitôt qui se réalise ; quand plus tard la jeune fille prend enfin conscience de sa mauvaise conduite, la fée met un terme au sortilège.

 

Résumé (version Grimm)


Un bûcheron et sa femme n'ont qu'un seul enfant, une petite fille de trois ans. Ils sont si pauvres qu'ils ne savent pas comment la nourrir. Alors, la Vierge Marie apparaît et demande au bûcheron de pouvoir emmener la fillette au Ciel. Le bûcheron accepte.

 

 

 

La Vierge, la Trinité et tous les saints. Enluminure de Jean Fouquet pour les Heures d'Étienne Chevalier (XVe siècle).

 

 

 

 

Au Ciel, la petite fille ne manque de rien. Quand sa protégée a atteint l'âge de quatorze ans, la Vierge, qui se prépare à partir en voyage, lui confie les treize clefs du Royaume des Cieux. La petite peut en utiliser douze, mais il lui est interdit, sous peine de malheur, de se servir de la treizième. Après le départ de la Vierge, la fillette, qu'accompagnent des angelots, visite chaque jour l'une des demeures du Ciel et, émerveillée, découvre dans chacune d'elle un apôtre. Après douze jours, la seule clef dont elle ne se soit pas servi est celle qui ouvre la porte interdite, et la fillette, que la curiosité démange, finit par transgresser l'ordre que lui a donné Marie. Derrière la treizième porte, elle découvre la Trinité mais, en ouvrant, la fillette voit apparaître sur son doigt une tache d'or. Au retour de la Vierge, la fillette, à trois reprises, nie s'être servi de la treizième clef, et la Vierge, qui n'est pas dupe, la bannit du Ciel en guise de punition.

La fillette s'endort et se réveille dans une forêt enchantée. Se lamentant sur son sort, elle vit au creux d'un arbre, se nourrit de plantes sauvages, et use tous ses vêtements jusqu'à se retrouver nue. Un jour, un roi la trouve et tombe sous son charme. Bien qu'elle soit devenue muette, il l'emmène et l'épouse. Un an plus tard, celle qui est à présent devenue reine donne naissance à un fils. La Vierge, alors, lui apparaît et lui demande d'avouer s'être servie de la clef. La reine s'y refuse. La Vierge emporte le nouveau-né, suite à quoi le peuple se met à chuchoter que la reine a peut-être tué, et même mangé l'enfant. Un an après, la reine a de nouveau un fils, et tout se déroule comme l'année précédente. La troisième année, la reine a une fille. La Vierge l'emporte également : elle montre ses fils à la reine, mais celle-ci refuse toujours d'avouer son méfait. Les accusations d'infanticide portées contre la reine, à ce moment, deviennent si vives que le roi ne peut plus empêcher qu'on juge son épouse, et elle est condamnée à mort. Au moment où elle est emmenée au bûcher, elle est prise de remords et souhaite pouvoir se confesser avant de rendre l'âme. Alors, la Vierge Marie réapparaît, rend les enfants, sort la reine de son mutisme, et celle-ci peut vivre heureuse jusqu'à la fin de ses jours.

 

Classification


Le conte est rangé dans les contes AT 710, selon la classification Aarne-Thompson, un type auquel il donne son nom, « L'Enfant de Marie ». Sont également de ce type, par exemples, en France, Le Bénitier d'or, conte lorrain, La Toune ou L'Enfant de la montagne5...

 

 

 

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commentaires

Sean Connery (2 & fin).

Publié le 8 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Doublage français

 

 

 


Jean-Claude Michel fut la voix officielle de Sean Connery pendant plus de 35 ans. En revanche, le doublage de James Bond fut assuré par Jean-Pierre Duclos. Reste tout de même quelques exceptions comme Le Crime de l'Orient-Express, Un pont trop loin ou encore Le Nom de la rose.

 

 

Distinctions

 

 


Sean Connery aux Oscars du cinéma en 1988.

 

 

 

 

De nombreuses récompenses et distinctions balisent la longue carrière de Sean Connery, dont on peut citer :

Sean Connery a fondé en 1968 le Scottish International Education Trust.

Il est par ailleurs docteur honoris causa des universités de St Andrews et Heriot-Watt (Écosse) et membre honoraire de la Royal Scottish Academy of Music and Drama.

En France, il a été décoré du titre de Commandeur des Arts et des Lettres, et il a également reçu la Légion d'honneur.

 

 

 

Récompenses et Nominations



Année Cérémonie Pays Résultat Prix Catégorie Film
1964 Laurel Awards Drapeau des États-Unis Remporté Golden Laurel Meilleur Nouveau Visage  
Nommé Golden Laurel 3e Meilleure performance dans un film d'Action James Bond 007 contre Dr No de Terence Young (1963)
1965 Remporté Golden Laurel Meilleure performance dans un film d'Action Goldfinger de Guy Hamilton (1965)
Nommé Golden Laurel 3e Star Masculine  
1966 Golden Globe Award Nommé Henrietta Award Acteur préféré  
Laurel Awards Remporté Golden Laurel Meilleure performance dans un film d'Action Opération Tonnerre de Terence Young (1965)
Nommé Golden Laurel 7e Star Masculine  
1967 Nommé Golden Laurel 8e Star Masculine  
1969 Golden Globe Award Nommé Henrietta Award Acteur préféré  
1972 Remporté Henrietta Award Acteur préféré en commun avec Charles Bronson  
1982 Saturn Award Nommé Saturn Award Meilleur Acteur Outland de Peter Hyams (1981)
ShoWest Convention Remporté Special Award Star internationale de l'année  
1984 Hasty Pudding Theatricals Remporté Man of the Year    
1985 Bambi Awards Drapeau de l'Allemagne Remporté Bambi Award    
1987 German Film Awards Remporté Film Award in Gold Accomplissement Individuel pour un Acteur Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud (1986)
MTV Movie Awards Drapeau des États-Unis Remporté NBR Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
1988 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Remporté BAFTA Film Award Meilleur Acteur Le Nom de la rose de Jean-Jacques Annaud (1986)
Nommé BAFTA Film Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
Golden Globe Award Drapeau des États-Unis Remporté Golden Globe Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
Kansas City Film Critics Circle Awards Remporté KCFCC Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
London Critics Circle Film Awards Drapeau du Royaume-Uni Remporté ALFS Award Acteur de l'année (A égalité avec Gary Oldman dans Prick Up Your Ears) Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
Oscars du cinéma Drapeau des États-Unis Remporté Oscar Meilleur Acteur dans un Rôle Secondaire Les Incorruptibles de Brian De Palma (1987)
1990 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Nommé BAFTA Film Award Meilleur Acteur dans un Second Rôle Indiana Jones et la Dernière Croisade de Steven Spielberg (1989)
Golden Globe Award Drapeau des États-Unis Nommé Golden Globe Meilleur Acteur dans un Second Rôle Indiana Jones et la Dernière Croisade de Steven Spielberg (1989)
Laurel Awards Nommé Golden Laurel 11e Star Masculine  
1991 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Nommé BAFTA Film Award Meilleur Acteur À la poursuite d'Octobre rouge de John McTiernan (1990)
1993 MTV Movie Awards Drapeau des États-Unis Remporté Career Achievement Award    
1995 Saturn Award Remporté Lifetime Achievement Award    
1996 Golden Globe Award Remporté Cecil B. DeMille Award    
1997 MTV Movie Awards Remporté MTV Movie Awards Meilleur duo à l'écran avec Nicolas Cage Rock de Michael Bay (1996)
Blockbuster Entertainment Awards Remporté Blockbuster Entertainment Award Acteur préféré pour un Second Rôle dans un film d'Action/Aventure Rock de Michael Bay (1996)
1998 BAFTA Awards Drapeau du Royaume-Uni Remporté Accademy Fellowship    
1999 European Film Awards Drapeau de l’Union européenne Remporté Audience Award Meilleur Acteur Haute Voltige de Jon Amiel (1999)
Razzie Awards Drapeau des États-Unis Nommé Razzie Award Pire Acteur dans un Second Rôle Chapeau melon et bottes de cuir de Jeremiah S. Chechik (1998)
ShoWest Convention Remporté Lifetime Achievement Award    
2000 Blockbuster Entertainment Awards Nommé Blockbuster Entertainment Award Acteur préféré dans un film d'Action Haute Voltige de Jon Amiel (1999)
Razzie Awards Nommé Razzie Award Pire Couple à l'écran avec Catherine Zeta-Jones Haute Voltige de Jon Amiel (1999)
2001 Satellite Awards Nommé Golden Satellite Award Meilleur Performance d'Acteur dans un Drame À la rencontre de Forrester de Gus Van Sant (2001)
2002 Telegatto Drapeau de l'Italie Remporté Telegatto Récompense Spéciale du Cinéma à la Télévision  
Festival international du film de Karlovy Vary Drapeau de la République tchèque Remporté Special Prize for Outstanding Contribution to World Cinema    
2005 European Film Awards Drapeau de l’Union européenne Remporté Lifetime Achievement Award    
2006 American Film Institute Drapeau des États-Unis Remporté Lifetime Achievement Award    
Festival international du film de Rome Drapeau de l'Italie Remporté Prix Marc Aurèle d'honneur    

 

 

 

 

Particularités

 

 


 

 

 

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Sean Connery (1).

Publié le 8 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Sean Connery

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Sir Thomas Sean Connery est un acteur britannique né le 25 août 19301 à Édimbourg, en Écosse. Sean Connery est célèbre pour avoir interprété le rôle de James Bond à sept reprises, la première fois dans James Bond 007 contre Dr No2. Il a remporté de nombreux prix, dont un Oscar pour son rôle de policier irlandais dans Les Incorruptibles en 19873, un BAFTA pour son interprétation du moine Guillaume de Baskerville dans Le Nom de la rose la même année, ainsi que deux Golden Globes.

Quelle que soit la nationalité du personnage qu'il jouait, il conservait toujours son accent écossais4. Plus âgé que la plupart des sex-symbols contemporains, Sean Connery a souvent été qualifié de « sexiest man alive » (« homme contemporain le plus sexy ») par divers magazines1. Le 5 juillet 2000, à 69 ans, Sean Connery a été anobli par la reine d'Angleterre Élisabeth II pour célébrer sa carrière au cinéma5. Malgré tout, il revendique prioritairement son identité écossaise et affiche son soutien à l'indépendantisme écossais.

 

 


 

Biographie

 


Jeunesse

 


Sean Connery est né dans le quartier de Fountainbridge à Édimbourg et issu d'un milieu très modeste : il est le fils d'Euphamia C. « Effie » (née Maclean), femme de ménage, et Joseph Connery, chauffeur d'engins de chantiers6. Son père était un catholique d'ascendance irlandaise, alors que sa mère était une protestante écossaise7.

À la naissance de son petit frère Neil, il a huit ans, et il doit travailler pour gagner sa vie et devient distributeur de lait (milkman)8 le matin et apprenti boucher l'après-midi, après l'école 7. Sean Connery abandonne ses études à l'âge de 17 ans et s'engage dans la marine britannique, pour un bref passage (3 ans), puisqu'il doit en effet être rapatrié à cause d'un ulcère de l'estomac. C'est dans la marine qu'il se fait faire ses deux tatouages désormais devenus célèbres : « Dad and Mum » (« papa et maman »), et le second : « Scotland forever » (« Écosse pour toujours »). Par la suite, il exerce divers petits métiers : maçon, livreur, maître-nageur, vernisseur de cercueils, modèle pour les artistes de l'École des Beaux-Arts d'Édimbourg, etc. Cela lui permet de gagner assez d'argent pour vivre.

Il pratique également le culturisme et finit à la 3e place au concours de Mister Univers en 19501. Un autre compétiteur lui propose une audition pour un rôle de figurant dans une pièce de théâtre intitulée South Pacific jouée en 1951. Durant les années 1950, il alterne les apparitions à la télévision, au théâtre dans Point of Departure, A Witch in Time, Witness for the Prosecution d'Agatha Christie et au cinéma en 1955 dans Geordie de Frank Launder et Au bord du volcan de Terence Young, qui constituent son apprentissage. Il est particulièrement remarqué pour son rôle dans le téléfilm Anna Karénine produit par Rudolph Cartier pour la BBC en 1961, où il partage l'affiche avec Claire Bloom9.

Sean Connery est alors un bon footballeur, et il débute avec une équipe appelée « Bonnyrigg Rose ». Pendant le tournage de South Pacific, il dispute un match contre une équipe locale, et est repéré par Matt Busby, manager de Manchester United à l'époque. Busby lui propose un contrat de 25 £ par semaine payés immédiatement après chaque match. Connery est tenté par l'offre, mais la refuse en fin de compte. Il s’expliqua plus tard : « I realised that a top-class footballer could be over the hill by the age of 30, and I was already 23. I decided to become an actor and it turned out to be one of my more intelligent moves. » (« J'ai réalisé qu'un footballeur professionnel pouvait avoir son passé derrière lui à 30 ans, et j'en avais déjà 23. J'ai décidé de devenir acteur, ce qui s'est avéré être l'une des décisions les plus intelligentes que j'aie jamais prises. »)10.

Son premier rôle à la télévision américaine est celui d'un porteur dans un épisode de The Jack Benny Show. Il participe également à l'épopée du Le Jour le plus long, dans le rôle de Flanaghan (scène du débarquement sur la plage de Sword, il tombe à l'eau en sortant de la barge), réalisé en 1962.

 

 

James Bond

 


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Sean Connery dans James Bond 007 contre Dr No (1962).

 

 

 

 

En 1961, le London Express organise un concours afin de trouver une nouvelle figure pour le rôle de James Bond, l'agent 007, sorti de l'imagination de Ian Fleming. Il remporte le concours devant six cents candidats (dont David Niven, James Mason et Cary Grant)11, et va incarner le héros dans sept épisodes, six produits par EON, la société d'Albert R. Broccoli, et le septième non-officiel produit par Warner Bros. :

 

 

 

 

 

L'acteur est découvert par Harry Saltzman et Albert R. Broccoli après que les autres aspirants du rôle de Bond se furent fait éliminer, y compris David Niven qui jouera Bond dans la parodie Casino Royale en 1967, Cary Grant et James Mason. Le budget restreint contraint les producteurs à engager un acteur inconnu.

Le créateur de James Bond, Ian Fleming, émet des réserves sur le choix de l'acteur : « He's not what I envisioned of James Bond looks » (« Il ne ressemble pas à ce que j'envisageai pour James Bond ») et« I’m looking for Commander Bond and not an overgrown stunt-man » (« Je recherche le capitaine de frégate Bond et pas un cascadeur trop grand »), ajoutant que Sean Connery (musclé, 1,88 m et écossais) n'est pas raffiné. Malgré tout, l'amie de Ian Fleming lui dit que Connery a le « charisme sexuel requis ». Fleming change d'avis après la première réussie de James Bond 007 contre Dr No : il est tellement impressionné par la performance de Sean Connery qu'il imagine un héritage mi-écossais et mi-suisse pour le James Bond littéraire de ses prochains romans.

Le succès du film lui donne immédiatement une dimension internationale et marque le début d’une prestigieuse filmographie, avec des cachets en rapport avec sa notoriété grandissante. Mais en juin 1967, après le tournage de On ne vit que deux fois, Sean Connery quitte le rôle, lassé des scénarios répétitifs, du manque de développement du personnage, de l'association permanente entre lui et Bond aux yeux du public et de la peur d'être enfermé dans un rôle.

Sa sixième, et dernière participation officielle, en tant que 007 est dans l'épisode Les diamants sont éternels en 1971 (7e épisode de la saga en tout, Au service secret de Sa Majesté, où l'agent 007 est incarné par George Lazenby, s'étant intercalé en 1969). Il est payé 1 million de dollars pour ce rôle. Il décline l'offre de 5 millions de dollars pour faire le prochain film Vivre et laisser mourir en 1973 qui voit le début de la participation de Roger Moore dans le rôle du capitaine Bond.

Le remake d’Opération Tonnerre en 1983 voit Sean Connery revenir pour sa septième et dernière fois en James Bond dans le film non-officiel Jamais plus jamais. Le titre du film vient d'un commentaire de Sean Connery à la fin des Diamants sont éternels, sur le fait qu'il ne jouerait « plus jamais » le rôle de Bond12.

Plus de quarante ans après avoir joué le rôle, l'interprétation de James Bond par Sean Connery reste pour certains la meilleure13, malgré les interprétations populaires de George Lazenby, Roger Moore, Timothy Dalton, Pierce Brosnan et Daniel Craig.

Les sentiments de Sean Connery à propos du personnage de James Bond vont de l'affection au ressentiment : un jour il dit qu'il déteste tellement le personnage qu'il pourrait le tuer, mais il dit aussi qu'il n'a jamais détesté Bond, mais qu'il aurait simplement voulu pouvoir en développer d'autres facettes. Il affirme également qu'il se souciait toujours de l'avenir du personnage et de la franchise, ayant été l'une de ses icônes pendant trop longtemps pour ne pas s'en inquiéter, et que tous les films avaient leurs points positifs.

 

Collaboration avec Sidney Lumet


Sean Connery collabore plusieurs fois avec Sidney Lumet. Il s'agit, à chaque fois pour l'acteur, de produire des compositions dramatiques dans des œuvres ambitieuses. Drame antimilitariste avec La Colline des hommes perdus (1965), satire noire sur le Watergate avec Le Dossier Anderson (1971), suspense divertissant avec Le Crime de l'Orient-Express (1974) et comédie dramatique avec Family Business (1989).

The Offence (1973) marque le sommet de leur collaboration. La noirceur totale du film et son traitement radical poussent les distributeurs à annuler la sortie française en 1973. Le film est lentement devenu culte et, après des années de purgatoire, The Offence est finalement sorti en salle en France presque 35 ans après sa réalisation.

 

 

Autres films

 


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Sean Connery en 1980 lors de la première de Seems Like Old Times.

 

 

 

 

Bien que Bond soit son rôle le plus connu, Sean Connery réalise en parallèle une carrière brillante et tourne avec les plus grands réalisateurs : Guy Hamilton, Alfred Hitchcock (Pas de printemps pour Marnie), John Huston (L'Homme qui voulut être roi), Richard Lester (Cuba), Richard Attenborough (Un pont trop loin), Steven Spielberg (Indiana Jones et la Dernière Croisade), Jean-Jacques Annaud (Le Nom de la rose) ou Brian De Palma (Les Incorruptibles), pour n’en citer que quelques-uns. Ses interprétations du Colonel Arbuthnott dans Le Crime de l'Orient-Express de Sidney Lumet en 1974 et du cheik Mulay Hamid El Raisulil dans le film de John Milius Le Lion et le Vent en 1975 lui valent une considérable renommée de la part de la critique et du public et font du lui un acteur à part entière, non plus cantonné dans un seul rôle d'agent secret britannique.

Shalako (1968) est la seule incursion de la star dans le Western; ce film, où il donne la réplique à Brigitte Bardot, est peu aimé des amateurs du genre14. Traître sur commande (The Molly Maguires) de Martin Ritt, est sabordé et gravement amputé lors de sa sortie éclair en 1969.

La Rose et la Flèche de Richard Lester (1976) offre à Sean Connery la possibilité de jouer un Robin des Bois vieillissant, immature et terrifié par la fuite du temps15.

Produit par un modeste studio (American International Pictures), Meteor est un échec commercial considéré comme ayant accompagné le déclin du genre du film catastrophe. Au milieu des années 1980, Sean Connery tourne pour Cannon Group un film d'heroic fantasy, L'Épée du vaillant de Stephen Weeks, adapté du roman de chevalerie Sire Gauvain et le Chevalier vert. Le film, lourd échec commercial, est considéré comme un désastre artistique16.

En 1982, Sean Connery fait une apparition dans la comédie de Terry Gilliam Bandits, bandits dans le rôle d'Agamemnon aux côtés des Monty Python. Le choix du casting vient d'une plaisanterie que le scénariste Michael Palin inclut dans le script, dans lequel il décrit le personnage d'Agamemnon comme étant « Sean Connery (ou quelqu'un d'une stature équivalente, mais moins cher) ». Après avoir lu le script, Sean Connery est heureux de pouvoir jouer ce rôle secondaire.

Après son expérience dans Jamais plus jamais en 1983 et l'affaire judiciaire qui s'ensuit à propos des droits d'auteur, Sean Connery a une période de froid avec les majors, et ne fait plus de films pendant deux ans. En 1983, il tourne Cinq jours, ce printemps-là, sous la direction de Fred Zinnemann qui, à 75 ans, signe son testament cinématographique.

Après le succès de la production européenne Le Nom de la rose en 1986, pour laquelle il reçoit le British Academy Film Award du meilleur acteur, l'intérêt de Connery pour le cinéma est ravivé, et sa carrière relancée. La même année, son rôle secondaire dans Highlander, où il donne la réplique à Christophe Lambert, démontre son habileté à jouer les mentors pour de jeunes élèves, ce qui va devenir un rôle récurrent dans les films suivants.

 

 

 

 

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Sean Connery au festival de Cannes 1999.

 

 

 

 

Choisissant ses rôles avec discernement, il parvient au fil du temps à modifier son image d’aventurier baroudeur pour afficher une solitude non dénuée d’humour. Il en joue en acceptant des rôles secondaires ou des caméos, mais toujours de prestige (le roi Arthur dans Lancelot, le premier chevalier ou Richard Cœur de Lion dans Robin des Bois, prince des voleurs).

En 1987, sa performance remarquée dans le rôle d'un policier dans Les Incorruptibles lui vaut l'Oscar du meilleur acteur dans un second rôle. Les succès conséquents au box-office de films comme Indiana Jones et la Dernière Croisade (1989), où il joue le professeur Henry Jones, père du personnage titre joué par Harrison Ford (bien qu'ils n'aient que 12 ans d'écart), À la poursuite d'Octobre rouge (1990), l'un des épisodes de la série Jack Ryan créée par Tom Clancy, La Maison Russie (1991), Rock (1996) ou encore Haute Voltige (1999) le rétablissent comme étant un acteur capable de jouer des rôles majeurs.

Ses rôles dans Indiana Jones et la dernière croisade et Rock sont des clins d'œil à son passé d'agent 007 : Steven Spielberg et George Lucas voulaient que Connery soit le « père d'Indiana Jones » puisque Bond avait directement inspiré la série Indiana Jones, et son personnage dans Rock est un agent secret britannique emprisonné aux États-Unis depuis les années 1960.

Certains des derniers films de Sean Connery sont mal accueillis par le public et la critique, comme le film adapté de la série britannique éponyme Chapeau melon et bottes de cuir ou encore La Ligue des gentlemen extraordinaires, tirée de la bande dessinée d'Alan Moore, mais il reçoit aussi des retours positifs pour À la rencontre de Forrester de Gus Van Sant en 2001 par exemple.

Il a également été souvent critiqué pour ne jamais se défaire de son accent écossais, même lorsqu'il jouait des personnages russes ou irlandais, ce à quoi il a toujours répondu que c'était par respect pour son pays.

 

 

Retraite

 

 


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Sean Connery en kilt à Washington en 2004.

 

 

 

 

En 2003, après le tournage du film La Ligue des gentlemen extraordinaires, il annonce sa retraite cinématographique.

En décembre 2004, lors d'une interview pour le journal The Scotsman depuis sa maison aux Bahamas, Sean Connery explique qu'il souhaite faire une pause dans sa carrière d'acteur pour se consacrer à l'écriture de son autobiographie17.

Un mois avant son 75e anniversaire, en juillet 2005, on rapporte qu'il a décidé de se retirer de l'industrie du cinéma après les désenchantements qu'il a eu avec « the idiots now in hollywood », et des troubles lors du tournage (et la déception au box-office) de La Ligue des gentlemen extraordinaires en 200317. Il participe aux interview pour le film inclus sur le DVD, et affirme qu'il a reçu des offres pour tourner dans les trilogies Matrix et Le Seigneur des anneaux, mais les décline toutes deux en affirmant « ne pas les comprendre ».18 Après le succès de celles-ci, il décide d'accepter le rôle proposé dans La Ligue des gentlemen extraordinaires, bien qu'il « ne l'ait pas compris » non plus. Au Tartan Day à New York en mars 2006, la journée de célébration des liens historiques et actuels qui existent entre l'Écosse et les descendants d'immigrés écossais en Amérique du Nord, il confirme une nouvelle fois son désir de prendre sa retraite.

Il était prévu qu'il joue dans le film à 80 millions de dollars sur Saladin et les croisades qui aurait dû être filmé en Jordanie, mais le producteur Moustapha Akkad est tué lors des Attentats du 9 décembre 2005 à Amman, et le film est donc annulé.

La même année, il reprend le rôle de James Bond en prêtant sa voix au jeu vidéo développé par EA Games James Bond 007: Bons baisers de Russie, adaptation sur consoles de Bons baisers de Russie19.

Le 7 juin 2007, il dément les rumeurs disant qu'il allait faire une apparition dans le quatrième épisode d'Indiana Jones, disant : « retirement is just too much fun » (« la retraite est simplement trop amusante »)20. Il apparaît cependant dans le film, en photo sur le bureau d'Indiana Jones.

Sean Connery est malgré tout sorti de sa retraite pour un rôle vocal dans un petit film d'animation Sir Billi, qui n'est pas sorti en France21.

 

 

Vie privée

 


De 1962 à 1973, Sean Connery est marié à l'actrice australienne Diane Cilento. Ils ont un fils, Jason Connery (né le 11 juillet 1963), éduqué à Millfield School dans le Somerset, en Angleterre, puis à la rigoureuse Gordonstoun Boarding School en Écosse, avant de devenir également acteur. Le divorce de Sean et Diane en 1973 se passe mal. En 1974, en raison d'une fiscalité qu'il juge trop lourde en Angleterre et parce qu'il se dit victime de discrimination politique, il décide de s'installer en Espagne. En 1975, il se remarie avec une artiste française, Micheline Roquebrune, qui est la grand-mère de la journaliste Stéphanie Renouvin. À partir des années 1990, il s'engage pour l'indépendance de l'Écosse, en devenant un des principaux contributeurs du Scottish National Party et en militant activement lors de chaque élection. Cette prise de position retarde son anoblissement par la reine Élisabeth II du Royaume-Uni qui lui remet cependant les insignes de chevalier - Knight Bachelor's Badge - le 5 juillet 2000, cérémonie au cours de laquelle il porte un costume traditionnel écossais dont le fameux kilt, une première qui fait s'émouvoir la presse britannique conservatrice. En 2008, à propos des relations entre Sean et Jason, Diane Cilento déclare : « Mon fils n'a jamais reçu un centime de son père et il n'a aucune intention de lui laisser une part de son importante fortune. » Elle affirme également que Jason a été accusé par son père de n'obtenir du travail que grâce à son illustre filiation22. En 2010, il est poursuivi pour fraude fiscale sur des opérations immobilières douteuses dans le Sud de l'Espagne23.

 

 

Filmographie

 

 


Filmographie de Sean Connery
Année Titre du film Titre original Réalisateur Rôle Observations
1955 Voyage en Birmanie Lilacs in the Spring Herbert Wilcox (non crédité)  
1957 Train d'enfer Hell Drivers Cy Endfield Johnny Kates, chauffeur
Au bord du volcan Action of the Tiger Terence Young Mike  
Time Lock   Gerald Thomas Le deuxième soudeur  
Les Criminels de Londres No Road Back Montgomery Tully Spike  
1958 Je pleure mon amour Another Time, Another Place Lewis Allen Mark Trevor  
Atlantique, latitude 41° A Night to Remember Roy Ward Baker Titanic deck hand (non crédité)  
1959 Darby O'Gill et les Farfadets Darby O'Gill and the Little People Robert Stevenson Michael McBride  
La Plus Grande Aventure de Tarzan Tarzan's Greatest Adventure John Guillermin O'Bannion
1961 On the Fiddle   Cyril Frankel Pedlar Pascoe  
L'Enquête mystérieuse The Frightened City John Lemont Paddy Damion
1962 Le Jour le plus long The Longest Day Ken Annakin Le soldat Flanagan  
James Bond 007 contre Dr No Dr No Terence Young James Bond  
1963 Bons baisers de Russie From Russia with Love Terence Young James Bond  
1964 Pas de printemps pour Marnie Marnie Alfred Hitchcock Mark Rutland  
La Femme de paille Woman of Straw Basil Dearden Anthony Richmond  
Goldfinger   Guy Hamilton James Bond  
1965 La Colline des hommes perdus The Hill Sidney Lumet Joe Roberts  
Opération Tonnerre Thunderball Terence Young James Bond  
1966 L'Homme à la tête fêlée A Fine Madness Irvin Kershner Samson Shillitoe  
Un monde nouveau   Vittorio De Sica Lui-même Caméo
1967 On ne vit que deux fois You Only Live Twice Lewis Gilbert James Bond  
1968 Shalako   Edward Dmytryk Shalako  
1970 Traître sur commande The Molly Maguires Martin Ritt Jack Kehoe  
1971 La Tente rouge Красная палатка (Krasnaya palatka) Mikhaïl Kalatozov Roald Amundsen  
Le Dossier Anderson The Anderson Tapes Sidney Lumet John Anderson  
Les diamants sont éternels Diamonds Are Forever Guy Hamilton James Bond  
1972 España campo de golf   Raúl Peña Lui-même Caméo
1973 The Offence   Sidney Lumet Le Sergent Johnson  
Zardoz   John Boorman Zed  
Un homme voit rouge Ransom Caspar Wrede Nils Tahlvik  
1974 Le Crime de l'Orient-Express Murder on the Orient Express Sidney Lumet Le Colonel Arbuthnott  
1975 L'Homme qui voulut être roi The Man Who Would Be King John Huston Daniel Dravot  
Le Lion et le Vent The Wind and the Lion John Milius Le cheik Mulai Ahmed er Raïsuli  
1976 La Rose et la Flèche Robin and Marian Richard Lester Robin des Bois  
Meurtre pour un homme seul The next man Richard C. Sarafian Khalil Abdul-Muhsen  
1977 Un pont trop loin A Bridge Too Far Richard Attenborough Le Major Général Robert Urquhart  
1979 La Grande Attaque du train d'or The First Great Train Robbery Michael Crichton Edward Pierce / John Simms  
Cuba   Richard Lester Le Major Robert Dapes  
Meteor   Ronald Neame Le Dr Paul Bradley  
1981 Outland… loin de la terre Outland Peter Hyams O'Niel  
1982 Bandits, bandits Time Bandits Terry Gilliam Le Roi Agamemnon / Le pompier  
Meurtres en direct Wrong Is Right Richard Brooks Patrick Hale  
L'Épée du vaillant Sword of the Valiant Stephen Weeks Le Chevalier Vert  
1983 Cinq jours, ce printemps-là Five Days One Summer Fred Zinnemann Douglas  
Jamais plus jamais Never Say Never Again Irvin Kershner James Bond  
1986 Le Nom de la rose Der Name der Rose Jean-Jacques Annaud Guillaume de Baskerville British Academy Film Award du meilleur acteur
Highlander   Russell Mulcahy Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez  
1987 Les Incorruptibles The Untouchables Brian De Palma Jim Malone Oscar du meilleur acteur dans un second rôle
Golden Globe du meilleur acteur dans un second rôle
1988 Presidio, base militaire, San Francisco The Presidio Peter Hyams Le Lieutenant-Colonel Alan Caldwell  
Drôles de confidences Memories of Me Henry Winkler Lui-même Caméo
1989 Family Business Family Business Sidney Lumet Jessie McMullen  
Indiana Jones et la Dernière Croisade Indiana Jones and the Last Crusade Steven Spielberg Le Professeur Henry Jones Sr  
1990 À la poursuite d'Octobre rouge The Hunt for Red October John McTiernan Le Commandant Marko Ramius  
1991 Robin des Bois, prince des voleurs Robin Hood: Prince of Thieves Kevin Reynolds Le Roi Richard Cœur de Lion  
La Maison Russie The Russia House Fred Schepisi Bartholomew "Barley" Scott Blair  
Highlander, le retour Highlander II: The Quickening Russell Mulcahy Juan Sanchez Villa-Lobos Ramirez  
1992 Medicine Man   John McTiernan Robert Campbell  
1993 Soleil levant Rising Sun Philip Kaufman Le Capitaine John Connor Producteur exécutif
1994 Un Anglais sous les tropiques A Good Man in Africa Bruce Beresford Le Dr Alex Murray  
1995 Juste Cause Just Cause Arne Glimcher Paul Armstrong Producteur exécutif
Lancelot, le premier chevalier First Knight Jerry Zucker Le Roi Arthur
1996 Rock The Rock Michael Bay John Patrick Mason Producteur exécutif
Cœur de dragon Dragonheart Rob Cohen Draco (voix)  
1998 Chapeau melon et bottes de cuir The Avengers Jeremiah S. Chechik Sir August de Wynter  
1998 La Carte du cœur Playing by Heart Willard Carroll Paul  
1999 Haute Voltige Entrapment Jon Amiel Robert Mac Dougal Producteur
2001 À la rencontre de Forrester Finding Forrester Gus Van Sant William Forrester  
2003 La Ligue des gentlemen extraordinaires The League of Extraordinary Gentlemen Stephen Norrington Allan Quatermain Co-producteur
2010 Sir Billi Sir Billi Sascha Hartmann Sir Billi (Voix) Film d'animation

 

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Arènes de Bayonne.

Publié le 8 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS du spectacle(Danse-Théâtre-Opéra...)

Arènes de Bayonne

 

 

 

 


Arènes de Bayonne
El Juli aux arènes de Bayonne
El Juli aux arènes de Bayonne
Données générales
Nom officiel Arènes de Lachepaillet
Coordonnées 43° 29′ 42″ Nord
       1° 29′ 19″ Ouest
  
Pays Drapeau de France France
Région Aquitaine
Département Pyrénées-Atlantiques
Ville Bayonne
Organisation
Statut Public
Catégorie d'arènes 1re catégorie
Propriétaire Ville de Bayonne
Gestionnaire Ville de Bayonne
Responsable Olivier Baratchart / Alain Lartigue
Données historiques et techniques
Date d'inauguration 1893
Capacité d'accueil 10 000 places
Principales dates Fêtes de Bayonne
Peñas y Salsa
Site internet www.corridas.bayonne.fr
 

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Arènes de Bayonne

 

 

 

 

 

 

 

Les arènes de Bayonne, inaugurées en 1893, peuvent contenir plus de 10 000 personnes. Suite à l'incendie volontaire de 1919 par les spectateurs, la partie haute qui était à l'origine en bois, a été reconstruite en béton.

 

 

 

Extérieur des arènes de Bayonne.

 

 

 




Intérieur des arènes de Bayonne.

 

 

 

 

 

 

Événements Spéciaux



Les arènes de Bayonne sont le lieu de multiples manifestations culturelles. Chaque année, pour les Fêtes de Bayonne un concert est organisé pour l'ouverture. Le 24 Juillet 2012, c'était le groupe "pop country", LMFAO qui était de la partie, puis le lendemain Bénabar a ouvert les fêtes.

 

 

Tauromachie


Durant tout l'été, la temporada bat son plein. C'est l'un des plus hauts lieux de la tauromachie en France, puisque Bayonne est la plus ancienne ville taurine de France. Un arrêté municipal réglementant l'encierro date de 1283 : vaches, bœufs et taureaux sont lâchés dans les rues de la ville. À l'heure actuelle il n'y a plus d'encierro à Bayonne. Les arènes actuelles, inaugurées en 1893, sont les plus grandes du Sud-Ouest (plus de 10 000 places). Environ 7 corridas y sont proposées chaque année, attirant les plus grands noms de la tauromachie. Tout l'été, plusieurs novilladas ont également lieu.

 

Peñas y Salsa


Peñas y Salsa est un festival de musique salsa qui se tient depuis 2001 aux arènes de Bayonne le samedi soir à la mi-juin, organisé par la peña Salbaïa.

Près de cinq mille personnes viennent y participer.

 

 

 

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Konstantin Tchernenko.

Publié le 7 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

Konstantin Tchernenko

 

 

 

 


Konstantin Tchernenko
Константи́н Черне́нко
Tchernenko, en 1982.
Tchernenko, en 1982.
Fonctions
Secrétaire général du Comité central du Parti communiste de l'Union soviétique
13 février 198410 mars 1985
Président Vassili Kouznetsov (1984)
lui-même (1984-1985)
Président du Conseil Nikolaï Tikhonov (1980-1985)
Prédécesseur Iouri Andropov
Successeur Mikhaïl Gorbatchev
Président du Præsidium du Soviet suprême de l'URSS
11 avril 198410 mars 1985
Prédécesseur Vassili Kouznetsov
Successeur Vassili Kouznetsov
Biographie
Date de naissance 11 septembre 1911 (calendrier julien)
24 septembre 1911
Lieu de naissance Bolchaïa Tes,
Flag of Russia.svg Empire russe
Date de décès 10 mars 1985 (à 73 ans)
Lieu de décès Moscou, RSFSR
Drapeau : URSS Union soviétique
Nationalité Drapeau de la Russie Russe (de 1911 à 1917)
Drapeau de la République socialiste fédérative soviétique de Russie Russe (de 1917 à 1922)
Drapeau de l’URSS Soviétique (de 1922 à 1985)
Parti politique PCP(b) (1931-1952)
PCUS (1952-1985)
Conjoint Faina V. Tchernenko (dates inconnues)
Anna Dmitrievna (née en 1913, mariés de 1944 à 1985)
Enfants Albert (fils, avec Faina, né en 1935 et décédé en 2009)
Vladimir (fils, avec Anna, né en 1936 et décédé en 2006)
Elena (fille, avec Anna, dates inconnues)
Vera (fille, avec Anna, dates inconnues)
Religion Aucune (athéisme)

Signature

Konstantin Tchernenko Konstantin Tchernenko
Présidents du Præsidium du Soviet suprême de l'URSS
Dirigeants du Parti communiste de l'Union soviétique

 

 

 

 

 

Konstantin Oustinovitch Tchernenko (en russe : Константин Устинович Черненко), né à Bolchaïa Tes le 24 septembre 1911 (correspond au 11 septembre du calendrier julien) et décédé à Moscou le 10 mars 1985, est un homme politique soviétique, secrétaire général du Parti communiste de l'Union soviétique, et donc principal dirigeant de l'URSS de 1984 à 1985, fonction qu'il cumula avec la présidence du Præsidium du Soviet suprême (fonction honorifique de chef de l’État).

Après la parenthèse « libérale » (toutes proportions gardées) de son prédécesseur, Iouri Andropov, Tchernenko représente un retour au communisme orthodoxe des années Brejnev.

 

 

 

Carrière

 


Il fait son service militaire dans les troupes de la Guépéou. Avant la Seconde Guerre mondiale, il fait ses débuts comme fonctionnaire régional.

Sa rencontre avec Brejnev en 1950, en Moldavie, transforma sa carrière. Il devint son secrétaire personnel, le suivant dans tous ses postes à partir de 1956, d'abord dans l'appareil du Comité central, puis dans celui du Soviet suprême, en 1960, et enfin de nouveau au Comité central où il prit la tête du département général en 1965.

À partir de 1976, en devenant successivement secrétaire du Comité central, membre suppléant du Politburo 1977, puis titulaire 1978, il passa du rôle de simple exécutant à celui d'acteur politique majeur et fut désigné comme dauphin par Leonid Brejnev. Mais en novembre 1982, à la mort de Brejnev, c’est Iouri Andropov qui est choisi comme premier secrétaire du parti. Tchernenko doit attendre la mort brutale d’Andropov, en février 1984, pour lui succéder1.

En avril 1984, il devint chef de l'État. Cette élection d'un homme au bord de la tombe inspira au Canard enchaîné une manchette célèbre : « Le triomphe du marxisme-sénilisme »2, jeu de mots salué par le Spiegel du 20 février suivant qui titrait pour sa part plus sérieusement « Tchernenko – La revanche de l'Appareil »3. Tchernenko passa l'essentiel de son court règne à la tête de l'État à l'hôpital et donna ainsi de lui l'image d'un « fantôme à l'article de la mort »4. Il décéda à Moscou le 10 mars 1985.

 

À la tête de l'Union soviétique


Depuis une quinzaine d’années, l’URSS n’est plus dirigée que par des vieillards! En effet, alors que déjà Andropov, après avoir succédé à un Brejnev mort à 76 ans en novembre 1982, ne resta au pouvoir que 14 mois et 28 jours, mourant soudainement à 70 ans en février 1984, son successeur Tchernenko, quant à lui, disparaîtra un an plus tard, à 73 ans en mars 1985, après un règne à la tête du pays de seulement 12 mois et 26 jours, surtout caractérisé par son absence du pouvoir de plus en plus fréquente pour cause de maladie. Il en découlera un découragement évident du peuple face à cette valse, au sommet de l'Etat, des vieux caciques du régime, qui n'est que le prélude à la déliquescence future du tout puissant empire soviétique auquel le "jeune" Gorbatchev (51 ans) ouvrira la voie par d'audacieuses décisions et qu'un Eltsine, encore plus audacieux, concrétisera sur le plan institutionnel.

Tchernenko fut élu malgré les inquiétudes pour sa santé et contre les vœux d'Andropov, qui avait déclaré vouloir Gorbatchev pour successeur et, si on l'avait suivi, l'émergence de la perestroïka aurait gagné un an. Yegor Ligatchev écrit dans ses mémoires que Tchernenko fut élu secrétaire général sans problème. À la session plénière du Comité central, le 13 février 1984, quatre jours après la mort d'Andropov, le président du Conseil des ministres de l'URSS et membre du Politburo Nikolai Tikhonov proposa que Tchernenko fût élu secrétaire général et le Comité vota pour lui dans les règles.

Arkady Volsky, un adjoint d'Andropov et d'autres secrétaires généraux racontent un épisode qui se produisit après une réunion du Politburo, le jour qui suivit la disparition d'Andropov : comme les membres du Politburo sortaient de la salle de conférence, Andreï Gromyko — d'autres dirent par la suite Dmitri Oustinov — aurait passé son bras autour des épaules de Nikolai Tikhonov et lui aurait dit : « C'est parfait, Kostya est le gars qu'il nous faut (pokladisty muzhik), avec lui on peut faire des affaires… ». Bien plus gênante était la difficulté pour le Politburo de prendre lui-même la décision de se réunir en l'absence de Tchernenko, qui comme on pouvait le prévoir commença à faire faux bond à ces réunions avec une fréquence croissante. Nikolai Ryjkov en parle dans ses mémoires : « Tous les jeudis matin, Mikhaïl Gorbatchev s'asseyait dans son bureau comme un petit orphelin — j'ai souvent assisté à ce triste spectacle — il attendait nerveusement un appel téléphonique de Tchernenko malade : viendrait-il au Politburo ou demanderait-il à Gorbatchev de le remplacer encore une fois ? » Sauf peut-être quelques mois à l'automne 1984 : il réussit contrairement à son prédécesseur Andropov à assister à la commémoration annuelle de la Révolution d'Octobre, le 7 novembre 1984.

Lors des funérailles d'Andropov, c'est à peine s'il put lire son éloge funèbre. Ceux qui étaient présents devaient faire un effort pour saisir le sens de ce qu'il voulait dire. Il parlait vite, avalait ses mots, toussait continuellement et il dut s'arrêter à plusieurs reprises pour s'essuyer les lèvres et le front. Il monta au Mausolée de Lénine grâce à un escalier mécanique qu'on venait d'installer et en descendit avec l'aide de deux gardes du corps. Tchernenko représenta un retour à la politique de la fin de l'ère Brejnev. Il apporta tout de même son appui à un rôle accru pour les syndicats, et à la réforme de l'éducation et de la propagande. Le plus grand changement dans le personnel que fit Tchernenko fut la disgrâce du commandant en chef de l'État-major, Nikolaï Ogarkov, qui avait recommandé qu'on dépensât moins pour les biens de consommation et davantage pour la recherche et le développement des armes.

En politique étrangère, il négocia un accord commercial avec la République populaire de Chine. En dépit des appels pour revenir à la détente, Tchernenko fit peu pour empêcher l'escalade de la guerre froide avec les États-Unis. Par exemple, en 1984, l'Union soviétique empêcha Erich Honecker, leader de l'Allemagne de l'Est, de se rendre en Allemagne de l'Ouest. Toutefois, à la fin de l'automne 1984, les États-Unis et l'Union soviétique convinrent de reprendre les discussions sur le contrôle des armements au début de 1985. En novembre 1984, Tchernenko rencontra le chef du Parti travailliste de Grande-Bretagne, Neil Kinnock. En juillet 1984, il rencontra à Moscou le président François Mitterrand qui, depuis son élection et la constitution de sa majorité parlementaire en juin 1981, avait rompu le dialogue avec l'URSS. Mitterrand prononça le nom d'Andreï Sakharov dans un discours en même temps qu'il rendit hommage à l'action du peuple soviétique pendant la Seconde Guerre mondiale. Le dialogue reprit ; les fortes réserves de Mitterrand sur l'IDS le facilitèrent. Une nouvelle rencontre au sommet, à Paris, fut prévue pour avril 1985. La mort de Tchernenko la fit reporter au mois d'octobre. Mais Mitterrand se rendit à ses obsèques en mars 1985, ce qu'il s'était refusé à faire pour celles de Brejnev en novembre 1982, puis d'Andropov en février 1984.

Comme les États-Unis en 1980 avaient boycotté les Jeux olympiques d'été qui avaient eu lieu à Moscou, l'Union soviétique, sous la présidence de Tchernenko, boycotta les Jeux olympiques d'été 1984 à Los Angeles. Elle entraîna dans son boycott 14 pays de l'Est et des alliés, y compris Cuba et l'Allemagne de l'Est (mais non la Roumanie). C'est le 8 mai 1984 que l'URSS fit savoir son intention de ne pas participer, invoquant des soucis de sécurité et précisant que « les sentiments chauvins et l'hystérie anti-soviétique sont en train de balayer les États-Unis »5, mais certains y voyaient une vengeance pour le boycott des Jeux de Moscou. Parmi les personnes qui souscrivaient à cette hypothèse figurait Peter Ueberroth, l'organisateur en chef des Jeux : il donna cette explication à la conférence de presse qui suivit l'annonce du boycott.

Mais au même moment les Soviétiques invoquèrent de leur côté une « non-participation » dans la mesure où ils envoyèrent leurs juges et leurs arbitres qui contrairement aux joueurs étaient à l'abri d'éventuelles agressions. Pour justifier leurs positions, ils publièrent en juin 1984 une brochure dans laquelle figurait en deuxième de couverture, l'image d'un ourson soviétique écrasé par un canard américain6. Afin de ne pas pénaliser leurs athlètes ils coordonnèrent en août 1984 avec huit autres pays socialistes non-participants, des « jeux de l'amitié » se déroulant dans chacune de leurs capitales : l'Allemagne de l'Est, la Pologne, la Hongrie, la Tchécoslovaquie, la Bulgarie, la Corée du Nord, la Mongolie et Cuba. À Moscou et à Berlin les performances des athlètes soviétiques et est-allemands dévalorisèrent quelque peu les victoires américaines.

Quelques années plus tard d'après un éditorial du Monde ils reconnurent le côté vengeur ou y trouvèrent un intérêt politico-moral : rétablir un équilibre entre les deux pays et réparer un préjudice : Washington ne politisait pas moins en 1984 ses Olympiades que Berlin en 1936 et Moscou en 1980.

 

 

 

Précédé par Konstantin Tchernenko Suivi par
Iouri Andropov
Flag of the Soviet Union.svg
Secrétaire général du PCUS
1984-1985
Mikhaïl Gorbatchev
Vassili Kouznetsov (homme politique)
Flag of the Soviet Union.svg
Président du Præsidium du Soviet suprême
1984-1985
Vassili Kouznetsov (homme politique)

 

 

 

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Bassin de Cérès.

Publié le 7 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR

Bassin de Cérès

 

 

 


Bassin de Cérès
Image illustrative de l'article Bassin de Cérès
Présentation
Période ou style classique
Type Bassin
Géographie
Pays Drapeau de France France
Région Île-de-France
Département Yvelines
Localité Versailles
Coordonnées 48° 48′ 27″ Nord
       2° 07′ 02″ Est
  
 

Géolocalisation sur la carte : parc du château de Versailles

(Voir situation sur carte : parc du château de Versailles)
Bassin de Cérès

 

 

 

 

 

Le bassin de Cérès est un bassin des jardins de Versailles, appartenant à l'ensemble des bassins des Saisons : le bassin de Cérès, le bassin de Flore, le bassin de Bacchus, le bassin de Saturne.

Les Quatre Saisons sont représentées plusieurs fois en sculpture à Versailles. La Grande Commande regroupe un ensemble de sculptures commandées par Louis XIV en 1674 dans lequel figurent des statues des Saisons.

En 1672, est entreprise la construction des quatre bassins des Saisons : le Printemps, représenté par Flore, l’Été, sous les traits de Cérès, l’Automne, figuré par Bacchus, l’Hiver, personnifié par Saturne. Chaque bassin comprend en son centre une plate-forme ronde en plomb sur laquelle figure une statue, allégorie d’une saison, à l’origine entourée d’enfants et de ses attributs habituels. Les groupes d’enfants ont été déplacés dans la Salle des Festins. Les personnages centraux sont dorés et l’îlot central était auparavant entouré d’un cordon de pierre rappelant les attributs de chaque saison, mais ces éléments, jugés par la suite superflus, furent supprimés entre 1684 et 1686.

 

 

Localisation

 


Le bassin se trouve au croisement de l'Allée de l'Été et de l'allée de Cérès-et-de-Flore, au Nord du parterre de Latone.

 

Composition

 


Cérès.

 

 

 

 

Cérès, symbole de l’été et déesse romaine des moissons, est assise sur un lit de gerbes de blé, accompagné de bleuets et de roses. Le décor était auparavant complété par quatre motifs secondaires d’amours alternant avec des gerbes entrecroisées qui lançaient huit jets vers le ciel.

 

 

Histoire



Le Bassin de Cérès, carré, a été conçu entre 1672 et 1679 par Thomas Regnaudin, d’après un dessin de Charles Le Brun.

 

 

 

 

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Roseraie de Bamberg.

Publié le 7 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR

Roseraie de Bamberg

 

 

 

 


Roseraie de Bamberg
Image illustrative de l'article Roseraie de Bamberg
Statue de Ferdinand Tietz
Géographie
Pays Drapeau d'Allemagne Allemagne
Ville Bamberg
Caractéristiques
Type Roseraie
Essences Rosiers
Gestion
Géographie
Coordonnées 49° 53′ 31″ Nord
       10° 52′ 54″ Est
  

Géolocalisation sur la carte : Allemagne

 

 

(Voir situation sur carte : Allemagne)
Roseraie de Bamberg

 

 

 

 

 

La roseraie de Bamberg (Rosengarten) est une roseraie située dans le jardin à la française derrière le palais, ou Nouvelle résidence, des princes-évêques de Bamberg en Franconie (Allemagne).

 

 

 

Panorama de la roseraie de Bamberg

Historique


Il y avait depuis le XVIe siècle un jardin Renaissance à cet emplacement. Le prince-évêque Frédéric-Charles de Schönborn-Buchheim fait aménager un jardin baroque en 1733 dans le goût français. Balthasar Neumann en dessine les plans. Johann Jakob Michael Küchel bâtit un pavillon rococo et Ferdinand Tietz sculpte des statues à thème mythologique. Plus de 4 500 rosiers ornent le jardin.

Une inscription en grec et en allemand, qui se trouve sur le mur d'une arcade aveugle, rappelle le souvenir du roi Othon Ier de Grèce et de son épouse qui visitèrent la roseraie.

 

 

 

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Fée marraine.

Publié le 7 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Littérature-polar-poésie-fables

Fée marraine

 

 

 

 



Fée marraine
Personnage de fiction apparaissant dans
Loire Indre Usse1 tango7174.jpg
Fées marraines autour du berceau de la Belle au bois dormant
« On donna pour Marraines à la petite Princesse toutes les Fées qu'on pût trouver dans le Pays »
Scène du château d'Ussé, en France.
Origine France
Genre Féminin
Caractéristique(s) Baguette
Entourage La Belle au bois dormant
Peau d'âne
Cendrillon
Riquet à la houppe
Les Fées
Ennemi(s) Vieille fée
Créé par Charles Perrault

La fée marraine, parfois appelée marraine la fée ou marraine la bonne fée, est un personnage récurrent des contes : il s'agit d'une fée, parfois munie d'une baguette, qui met sa bienveillance et ses pouvoirs surnaturels au profit exclusif de son ou sa filleule, auprès de qui elle joue un rôle de protecteur ou mentor, comme on peut l'attendre d'une marraine dans de nombreuses sociétés. Elle se penche sur le berceau du héros nouveau-né pour lui prodiguer des dons : de l'esprit (Riquet à la houppe), grâce, beauté (La Belle au bois dormant), où elle l'assiste et le protège à l'adolescence d'un père abusif (Peau d'âne), d'une marâtre tyrannique et de demi-sœurs cruelles (Cendrillon, Les Fées) ou d'un sort lancé par une méchante fée (la Belle au bois dormant).

 

 

Présentation

 


Des fées donatrices, une piqûre plongeant l’héroïne dans un sommeil léthargique dont elle ne sort que grâce à la venue d’un prince amoureux ou aux enfants qu’elle en a, ces thèmes familiers de la tradition des contes sont popularisés par Charles Perrault mais se trouvent déjà dans des récits antérieurs. Héritières des Parques, divinités de la mort et du destin dans la mythologie gréco-latine (le mot fée vient du latin fata, signifiant « déesse de la destinée », féminin de fatum, « le destin »), les marraines fées font leur apparition dans les romans du Moyen Âge :

  • Ogier le Danois reçoit la nuit de sa naissance les dons de trois fées, tout comme Brun de la Montagne
  • Auberon, dans Huon de Bordeaux, gratifié par deux fées, est condamné par la troisième à rester nain
  • dans le Jeu de la Feuillée, d’Adam de la Halle, la fée Maglore s’irrite de ne pas trouver comme ses consœurs, Morgue et Arsile, un beau couteau auprès de son assiette et se venge sur ceux qui ont mis la table

Si leur apparition demeure relativement rare dans les contes, leur figure s'est toutefois popularisée grâce au succès des récits de Madame d'Aulnoy, d'autres précieuses, mais surtout de Charles Perrault et ses Contes de ma mère l’Oye, où les fées marraines interviennent dans cinq contes sur onze. Dans trois de ces contes, elles possèdent des pouvoirs surnaturels symbolisés par une baguette « magique » qu’elles utilisent au bénéficie exclusif de leur filleule et protégée. La première des fées marraines de Perrault apparaît dans le conte de Peau d’Âne.

 

Contes de ma mère l’Oye


Ils ne contiennent pas moins de douze fées : les sept marraines de la Belle au bois dormant plus la vieille fée, les marraines de Peau d’Âne, de Cendrillon, de Riquet à la houppe, plus le personnage des Fées, qui n’a cependant pas le statut de marraine.

Elles ont le pouvoir de diriger, infléchir ou redresser la destinée de leurs protégés aux moments importants de leur vie : baptême, rencontre amoureuse. Le reste du temps, elles veillent, retirées dans des endroits inconnus (Royaume de Mataquin), mais ressurgissent toujours en cas de besoin. Elles transforment les objets et commuent la mort en un sommeil de cent ans. Elles ne sont cependant pas toutes puissantes et, bien qu’étendue, leur science a ses limites. Ainsi, la marraine de Peau d’Âne :

« Était bien savante
Et cependant elle ignorait encor
Que l’amour violent pourvu qu’on le contente
Compte pour rien l’argent et l’or ».

La Belle au bois dormant


Dans la version de Perrault elles sont sept et sont conviées à un repas rituel, celui du baptême. Les six premières offrent un don à la princesse, la septième amoindrit la malédiction lancé par la vieille fée, fâchée de n’avoir pas été conviée :

« On donna pour Marraines à la petite Princesse toutes les Fées qu'on pût trouver dans le Pays (il s'en trouva sept), afin que chacune d'elles lui faisant un don, comme c'était la coutume des Fées en ce temps-là, la Princesse eût par ce moyen toutes les perfections imaginables. »
« Cependant les Fées commencèrent à faire leurs dons à la Princesse. La plus jeune lui donna pour don qu'elle serait la plus belle du monde, celle d'après qu'elle aurait de l'esprit comme un Ange, la troisième qu'elle aurait une grâce admirable à tout ce qu'elle ferait, la quatrième qu'elle danserait parfaitement bien, la cinquième qu'elle chanterait comme un Rossignol, et la sixième qu'elle jouerait de toutes sortes d'instruments à la perfection. »

Les frères Grimm, dans leur adaptation du conte, porteront à treize le nombre des fées. Walt Disney, dans son adaptation, ramènera ce chiffre à trois. Dans chacun des cas, les auteurs ont pris soin de choisir un chiffre porteur d’une valeur symbolique forte dans les contes et la superstition populaire.

 

 

Cendrillon

 


« La marraine de Cendrillon creusa la citrouille et, n'ayant laissé que l'écorce, la frappa de sa baguette, et la citrouille fut aussitôt changée en un beau carrosse tout doré ». Illustration de Gustave Doré de 1867.

 

 

 

 

Le baptême et la petite enfance de Cendrillon ne sont pas évoqués dans le conte. La marraine se présente à Cendrillon lorsque celle-ci est en pleurs, faute de ne pouvoir se rendre au bal. Elle va alors, grâce à sa baguette, transformer une citrouille en carrosse, des animaux en serviteurs et les vieux habits de sa filleule en habits de draps d’or et d’argent chamarrés de pierreries ; mais elle lui recommandera néanmoins de quitter le bal avant minuit, faute de quoi tout ce qu'elle lui a donnée redeviendra comme avant.

 

Peau d’Âne


Là encore, le baptême et la petite enfance ne sont pas évoqués. La marraine assiste Peau d’Âne devant le risque d’inceste que fait peser son père sur elle. Ses premiers conseils restent sans effets : le roi offre à sa fille les trois robes qu’elle lui demande et consent à sacrifier son âne trésorier pour lui en remettre la peau, sous laquelle elle finira par se cacher. Sa marraine lui conseille alors de fuir, tout en continuant de veiller sur elle.

 

Riquet à la houppe


Une fée donne à Riquet à sa naissance beaucoup d’esprit, contrebalançant son physique ingrat. À cela, elle lui permet de rendre l’être aimé aussi spirituel que lui :

« Il était une fois une Reine qui accoucha d’un fils, si laid et si mal fait, qu’on douta longtemps s’il avait forme humaine. Une Fée qui se trouva à sa naissance assura qu’il ne laisserait pas d’être aimable, parce qu’il aurait beaucoup d’esprit ; elle ajouta même qu’il pourrait, en vertu du don qu’elle venait de lui faire, donner autant d’esprit qu’il en aurait à la personne qu’il aimerait le mieux ».

Rôle


Mentor du héros, le personnage joue le rôle de soutien et a envers l'enfant une responsabilité morale telle qu'on la conçoit d'une marraine, le cas échéant comme substitut d'un parent défaillant. Dans Cendrillon, Perrault conclut par une « autre moralité » qui tend à dire que les mérites personnels seuls ne peuvent suffire à réussir en dehors de relations ou soutien :

« C'est sans doute un grand avantage,
D'avoir de l'esprit, du courage,
De la naissance, du bon sens,
Et d'autres semblables talents
Qu'on reçoit du Ciel en partage ;
Mais vous aurez beau les avoir,
Pour votre avancement ce seront choses vaines
Si vous n'avez, pour les faire valoir,
Ou des parrains, ou des marraines. »

Adaptations


 

 

Parodies

 


  • Dans Shrek 2, Marraine la Bonne Fée est un personnage fort différent en privé de l'image positive des marraines fées. Loin de veiller sur sa filleule Fiona, elle est une femme d’affaires ambitieuse doublée d’une personnalité du show-biz, usant de stratagèmes, chantage et potions magiques pour tenter de marier son fils Charmant à la princesse.
  • Dans Garulfo, un roi s'énerve parce qu'il faut trois marraines fées pour les princes et n'en trouvant que deux, il fait venir une sorcière, parodiant ainsi la Belle au bois dormant.

 

 

 

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La Barbe bleue.

Publié le 7 Février 2013 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Littérature-polar-poésie-fables

La Barbe bleue

 

 

 

 



La Barbe bleue
« ...s'il vous arrive de l'ouvrir, il n'y a rien que vous ne deviez attendre de ma colère ».Illustration de 1867 de Gustave Doré
« ...s'il vous arrive de l'ouvrir, il n'y a rien que vous ne deviez attendre de ma colère ».
Illustration de 1867 de Gustave Doré

Auteur Charles Perrault
Genre Conte en prose
Pays d'origine France
Lieu de parution Paris
Éditeur Claude Barbin
Date de parution 1697
Chronologie
Précédent Le Petit Chaperon rouge Le Maître chat ou le Chat botté Suivant

 

 

 

 

 

Barbe bleue est un conte populaire, dont la version la plus célèbre est celle de Charles Perrault, parue en 1697 dans Les Contes de ma mère l'Oye. C'est également le nom du personnage central du récit.

 

Résumé


Il s'agit d'un homme très riche qui possède une barbe de couleur bleue, c'est pourquoi on le surnomme « la Barbe bleue ». Celle-ci le rend laid et terrible . Il dégoûte les femmes. De surcroit, il a déjà eu plusieurs épouses et on ne sait pas ce qu'elles sont devenues. Il propose cependant à ses voisines de l'épouser, mais aucune ne le souhaite. Finalement, l'une d'elles accepte, séduite par les richesses de la Barbe bleue.

Un mois après les noces, La Barbe bleue doit partir en voyage. Il confie à sa jeune femme un trousseau de clefs ouvrant toutes les portes du château, mais il y a une petite pièce où elle ne doit entrer sous aucun prétexte. Curieuse, elle pénètre cependant dans la pièce interdite et y découvre tous les corps des précédentes épouses, accrochés au mur. Effrayée, elle laisse tomber la clef, qui se tache de sang. Elle essaye d'effacer la tache, mais le sang ne disparait pas car la clef est magique.

La Barbe bleue revient par surprise et découvre la trahison de sa femme. Furieux, il s'apprête à égorger cette épouse trop curieuse, comme les précédentes. Celle-ci attend la visite de ses deux frères et le supplie de lui laisser assez de temps pour prier. Le monstre lui donne un quart d'heure. Pendant ce temps, sa sœur Anne monte dans une tour d'où elle cherche à voir si leurs frères sont sur le chemin. La malheureuse demande à plusieurs reprises à sa sœur Anne si elle les voit venir, mais cette dernière répète qu'elle ne voit que le soleil qui poudroie, et l'herbe qui verdoie. Barbe bleue crie et s'apprête à l'exécuter avec un coutelas, il la tient par ses cheveux. Les frères surgissent enfin et le tuent à coups d'épée. Elle hérite de toute la fortune de son époux, aide sa sœur à se marier et ses frères à avancer dans leurs carrières militaires. Elle épouse ensuite un honnête homme qui la rend enfin heureuse.

 

Le personnage de la Barbe bleue


La Barbe bleue est à l'origine inspirée de la tradition orale. C'est une variante de l'ogre qui s'attaque à ses femmes successives et aux enfants qu'il en a. Suite à la diffusion du récit de Perrault, on l'a associé à différents personnages, historiques ou mythologiques :

 

  • Ainsi, dans la mythologie grecque, Cronos et Médée partagent cette conduite infanticide, mais c'est la mise en cause de la femme dans sa fonction la plus élevée qui est la faute majeure. La finalité morale du conte doit faire entendre qu'elle mérite la mort.
  • Conomor, personnage historique travesti en Barbe bleue aux couleurs bretonnes, est conforme au personnage du conte de Charles Perrault.
  • Henri VIII d'Angleterre, qui eut six femmes et fit condamner à mort pour adultère et trahison ses deuxième et cinquième épouses (respectivement Anne Boleyn et Catherine Howard), est un modèle très vraisemblable du personnage de Barbe bleue, il était effrayant, énorme et avait une barbe...rousse.
  • Henri Désiré Landru, tueur en série français, fut surnommé « le Barbe bleue de Gambais ».
  • Gilles de Rais, compagnon d'armes de Jeanne d'Arc, a été qualifié de « Barbe bleue » nantais. Il fut exécuté après avoir été accusé d'avoir violenté et assassiné nombre d'enfants et jeunes gens, mais mis à part les meurtres en série, sa vie et ses actions sont loin de celles du personnage du conte.

Le personnage de la Barbe bleue inspira nombre d'écrivains, musiciens et cinéastes.

 

Analyse


« Ils lui passèrent leur épée au travers du corps et le laissèrent pour mort ». Illustration de Gustave Doré.

 

 

 

 

Le conte de la Barbe bleue aborde le thème du mariage, du point de vue de la jeune fille. Comme il était d’usage à l’époque en Europe, les mariages étaient l’affaire des familles, et les unions arrangées par les parents ou tuteurs légaux. Être unie à un parfait inconnu pouvait représenter quelque chose d’angoissant et d’effrayant pour des jeunes filles, surtout lorsqu’un grand nombre d’années les séparait de leur futur conjoint.

La sexualité, découverte par la majorité des jeunes filles le soir de leurs noces en ces temps, n’est pas le thème du récit, contrairement à La Belle au bois dormant ou au Petit chaperon rouge. Le conte éduque en revanche la lectrice au devoir d'obéissance. Car si la Barbe bleue est décrit comme une sorte d’ogre, les choses se passent parfaitement bien entre les époux jusqu’à ce que la jeune mariée transgresse la règle fixée par le chef de famille. Et on peut imaginer que c’est la même désobéissance qui a conduit les précédentes épouses jusqu’à leur funeste destin.

Le thème de la curiosité des femmes et de leur désobéissance est à rapprocher du péché originel d’Ève dans la Bible ou de la boîte de Pandore de la mythologie grecque. La trame générale du conte se rapproche également de certains mythes celtiques. Le mouvement littéraire est le conte merveilleux.

 

 

La symbolique de la Barbe bleue

 


Illustration anglaise de 1729.

 

 

 

 

Le mystère semble cependant persister quant à la couleur de la barbe du grand homme. Sa laideur pourrait en effet être causée par sa barbe de couleur bleue, couleur bien sûr inhabituelle pour une barbe. Pour d'autres, la barbe ne serait pas bleue mais noir corbeau, un noir tellement intense qu'il tire sur des reflets bleutés. En supposant que la barbe de l'ogre soit noire et non pas bleue, elle symboliserait ainsi la cruauté de l'homme1.

Sous l’angle d’une interprétation psychanalytique, la Barbe bleue pourrait être le mari déçu par sa femme suite à ce qu'elle l’a trompé. La clef tachée de sang indélébile est un symbole de la défloration. Ce conte apparaît dès lors comme une mise en garde à l'encontre de l'adultère qui pourrait tenter certaines femmes. En revanche Perrault ne fait nullement l'apologie du comportement meurtrier de La Barbe bleue en réponse à sa femme. La mort de celui-ci peut être perçue comme une condamnation de la démesure avec laquelle il s’emporte2.

Une autre interprétation, plus profonde et moins dramatique, serait de voir en ce conte une incitation, pour les partenaires d'un couple, à ne pas aller fouiller dans le passé amoureux de l'aimé. La vie en commun implique à la fois la confiance (la Barbe bleue remet la clé à son épouse) et la nécessité de respecter le jardin secret de l'autre (ou, en l'occurrence, le cabinet des horreurs). La mise à mort symboliserait la destruction de la relation amoureuse, la fin de la liaison en raison de la jalousie, s'exerçant a posteriori, de l'épouse qui cherche à exhumer le passé et qui, dans cette quête démentielle, finit par détruire la relation de confiance.

 

 

Adaptations

 


La Barbe bleue, illustration de l'anglais Edmund Evans, vers 1888.



Opéra


 

 

Ballet


 

 

Cinéma


 

 

Le conte est aussi cité dans:

 

 

  • Monsieur Verdoux, film réalisé en 1947 par Charlie Chaplin. Le personnage principal, inspiré par l'assassin Henri-Désiré Landru, est plusieurs fois qualifié, d'abord par lui-même puis par la police, de « Barbe bleue ».
  • The Piano, film réalisé en 1993 par Jane Campion. Une pièce de théâtre sur le conte de Barbe-Bleu est monté par les enfants de l'école.
  • Cure, film japonais réalisé en 1997 par Kiyoshi Kurosawa. La femme du détective lit un extrait à son docteur au début du film.

 

 

Télévision


  • Barbe-Bleue, téléfilm musical (réalisateur non connu), diffusé en 1972 à la télévision française
  • Barbe-Bleue, téléfilm musical, réalisé par Jean Bovon, diffusé en 1984 à la télévision française
  • Barbe-Bleue, téléfilm réalisé par Catherine Breillat, diffusé en 2009 à la télévision française

 

 

Roman


  • Les Sept femmes de la Barbe-Bleue et autres contes merveilleux est un recueil d'Anatole France (Paris, Calmann-Lévy, 1909).
  • L'Affaire Barbe-Bleue est un roman de Yak Rivais (2000)
  • Barbe bleue est un roman d'Amélie Nothomb (2012)

 

 

Théâtre


  • L'histoire de la Barbe bleue a été adaptée au théâtre sous le nom de Beards (« Barbes »)
  • Barbe Bleue, l'espoir des femmes (1999) de Dea Loher
  • La Petite Pièce en haut de l'escalier (2008), de Carole Fréchette, mise en scène de Lorraine Pintal, thriller contemporain inspiré du mythe de la Barbe bleue
  • La Barbe bleue (2011), texte et mise en scène de Jean-Michel Rabeux

 

 

Musique


  • Barbablù : Barbe-Bleue est le nom d'une chanson d'Angelo Branduardi (Album « Pane E Rose » 1996) - chantée en italien ou en français
  • La Barbe Bleue (2011) est le nom d'une chanson de Thomas Fersen (Album « Je suis au paradis »).

 

 

Arts plastiques


 

 

 

 

 

 

 

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