Overblog
Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Académie royale de peinture et de sculpture.

Publié le 28 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Histoire de l'Art-Architecture et urbanisme

.

Académie royale de peinture et de sculpture
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Charles Le Brun, l’organisateur de l’Académie royale.
.

L’Académie royale de peinture et de sculpture fut une institution d’état chargée de réguler et d’enseigner la peinture et la sculpture en France durant l’Ancien Régime.




Historique


L’Académie Royale de Peinture et de Sculpture fut fondée en France en 1648, sous la régence d’Anne d’Autriche, à l’instigation d’un groupe de peintres et de sculpteurs, dont faisaient partie Philippe de Champaigne, Sébastien Bourdon, Charles Le Brun et Gérard van Opstal, dans le but de contrecarrer l’influence des guildes de Saint-Luc et d’élever le statut des artistes qui n’était pas distinct de celui des artisans.

L’Académie eut en fait peu de pouvoir jusqu’à ce que Colbert y vît un moyen de mettre les artistes au service et sous le contrôle de l’État, et qu’il en devînt le parrain. Il en fut nommé Vice protecteur en 1663 et Charles Le Brun, son peintre préféré, directeur. En parallèle fut créée l’Académie de France à Rome en 1666.

Jacques-Louis David, bien qu’il en fût membre, s’était toujours rebellé contre l’autorité de l’Académie et les privilèges de ses membres. Il en obtint la dissolution en 1793 après un discours à la Convention nationale en août.

Elle fut remplacée l’année suivante par l’Institut qui fut lui-même remplacé à la Restauration par l’Académie des Beaux-Arts, et finalement appelé Institut de France.

L’Académie était administrée par un directeur choisi parmi ses membres. C’était souvent le peintre favori du Roi.

(Voir la Liste des directeurs de l'Académie royale de peinture et de sculpture.)

Admission

.

Rosalba Carriera, académicienne vénitienne.
.

Les prétendants à l’Académie Royale devaient présenter un « morceau d’agrément » afin de démontrer leurs capacités; puis, dans un délai de trois ans, un second ouvrage en vue de la réception définitive.

Elle admettait ses membres sur concours annuel. Le concours consistait en la présentation d’une ou plusieurs œuvres, jugées par les membres admis, et appelées « morceaux de réception ». Elle compta jusqu’à environ 90 membres juste avant sa dissolution, en 1793.

Le lauréat du concours recevait une bourse appelée Prix de Rome, lui permettant de parfaire son éducation à Rome à l’Académie de France.

L’admission à l’Académie assurait l’accès aux commandes royales.

Les femmes à l’Académie Royale

Contrairement à l’Académie française, l’Académie ne refusa pas d’admettre dans ses rangs les femmes qui s’étaient fait remarquer par leurs talents.

Ce fut Le Brun lui-même qui, dans la séance du 14 avril 1663, y introduisit la première académicienne, Catherine Duchemin, femme du sculpteur Girardon. Son œuvre de réception était un tableau représentant « un panier de fleurs sur un pied d’estal » (perdu).

Le 7 décembre 1669, Geneviève Boullogne et Madeleine Boullogne, son aînée, furent aussi reçues comme peintres de fleurs, sur la présentation de leur père, Louis Boullogne, l’un des fondateurs de l’Académie. Leur morceau de réception, peint en collaboration entre les deux sœurs, représentait « un amas de plusieurs desseins de figures faites d’après le modèle, & quelques uns d’architecture » (perdu).

 

 

.

Autoportrait d’Élisabeth-Sophie Chéron, aujourd’hui au musée du Louvre, réception confirmée en septembre 1673.
.

La plus remarquable artiste du temps, Élisabeth-Sophie Chéron, à la fois peintre, poète et musicienne, excellait dans le portrait et fut reçue le 11 juin 1672, sur présentation de musique.

L’Académie reçut encore, le 24 juillet 1676, la miniaturiste Anne-Renée Strésor, avec un « tableau de mignature [sic], représentant Jésus-Christ qui se présente à S. Paul, dans le voyage qu’il faisoit à Damas » (perdu).

Le 23 novembre 1680, Dorothée Masse, veuve Godequin, fille de Jean Masse de Blois, comme sculpteur sur bois, présentée par Lebrun et Testelin.

Le 31 janvier 1682, Catherine Perrot, peintre de fleurs et oiseaux en miniature, auteur d’un excellent petit traité sur cet art. Son morceau de réception était « un petit tableau en mignature [sic] représentant un pot de fleur, sur une glace » (perdu)

L’Académie ouvrit également ses portes le 26 octobre 1720 à la Vénitienne Rosalba Carriera, illustre pour le pastel et la miniature, avec sa Nymphe de la suite d'Apollon (musée du Louvre).

La Hollandaise Margarete Haverman, épouse de Mondoteguy et élève de Huysum née à Breda, reçue le 31 janvier 1622[réf. nécessaire], comme peintre de fleurs.

Marie-Thérèse Reboul, femme de Vien, reçue le 30 juillet 1757, comme peintre en miniature, avec ses Deux pigeons sur une branche d’arbre (Musée du Louvre) ;

La Prussienne Anna Dorothea Therbusch ou Terbouche (ou encore Therbousch) née Leizcinka, reçue le 28 février 1767, sur présentation de son Buveur (Ecole nationale supérieure des beaux-arts).

En 1770, ce fut au tour d’Anne Vallayer-Coster d’être reçue comme peintre de genre (en ayant présenté des Instruments de musique et Les attributs de la peinture, de la sculpture et de l’architecture , ainsi que de Marie-Suzanne Roslin née à Paris, épouse de Roslin, reçue comme peintre de portraits en pastel avec son Portrait du sculpteur Jean-Baptiste Pigalle.

Enfin, le 31 mai 1783, dans une même séance, où le nombre des académiciennes fut fixé à quatre, on reçut Adélaïde Labille des Vertus, qui présentait le Portrait d’Augustin Pajou et Élisabeth Vigée Le Brun qui fut reçue sans mention de genre, bien qu’elle eût présenté une peinture d’histoire, La Paix ramenant l’Abondance (toutes ces œuvres au musée du Louvre)

Salon

L'académie avait formé le projet d'exposer annuellement les œuvres de ses membres; confirmée en 1663, cette disposition tarde à être suivie d'effet en raison de l'absence d'un local convenable[1]. En 1665, la première exposition reste confidentielle et le public n'y est pas admis[2]. À partir de 1667, à fréquence irrégulière d’abord, l’Académie expose les tableaux des candidats au Prix de Rome. En 1673, il est décidé d'exposer les œuvres en plein air, dans la cour du Palais Royal[1]. En 1699, Louis XIV autorise la manifestation à se tenir dans la Grande Galerie du Louvre, avec pour la première fois un catalogue officiel dressé par Florent Le Comte[1]. L'expérience est renouvelée en 1704. En 1725, l'exposition a lieu pour la première fois dans le Salon Carré du Louvre[2], mais la fréquence des manifestations ne devient plus régulière qu'à partir de 1737. L'habitude est prise d'exposer les œuvres dans le salon carré qui donne désormais son nom à la manifestation. Le Salon va bientôt attirer un très grand nombre de visiteurs, et acquérir une réputation internationale dans le milieu des amateurs d'art[2]. Dès 1759, Denis Diderot rédige un premier compte-rendu du Salon pour la Correspondance Littéraire, de Grimm[2].

Fonction


L’Académie eut 2 fonctions principales : la régulation et l’enseignement.

Régulation

L’Académie était un lieu de réflexion artistique, et les académiciens y élaboraient les règles de l’Art et du bon goût. Le premier traité de peinture composé sinon par elle du moins pour elle et qui influença la conception classique des rapports entre la composition, le dessin et la couleur, est le fait du peintre, disciple de Poussin, et théoricien Charles-Alphonse Du Fresnoy, le De arte graphica. Par la suite, les théories de l’Académie firent pratiquement office de loi dans le monde de l’art de l’époque.

En accord avec les principes du classicisme, style dominant, il était implicitement reconnu et enseigné que tout ce qui avait rapport avec l’Art devait être soumis à des règles rationnelles, qui pouvaient par conséquent être apprises et étudiées.

Les genres étaient divisés et hiérarchisés. La peinture d’histoire venait en premier, car elle était censée demander un plus grand effort intellectuel de connaissance, d’interprétation et de composition. Venaient ensuite les genres dits « d’observation » qu’étaient le portrait et la nature morte. Cette hiérarchie se révélait lors des concours d’entrée où les peintres d’histoire n’étaient tenus de fournir qu’une seule œuvre contre deux pour les autres genres.

D’autres genres furent ajoutés, tels les « fêtes galantes » en l’honneur de Antoine Watteau, qui ne remirent toutefois pas en cause la hiérarchie.

Enseignement  

Les membres de l’Académie ouvrirent un studio où ils enseignèrent les principes officiels de l’art aux apprentis artistes, peintres et sculpteurs.

Sous la direction de Charles Antoine Coypel, fut créée l’École des Élèves Protégés afin de permettre à des éléments doués de se préparer pour le prix de Rome.

Son influence [


Il est indéniable que l’Académie eut une influence considérable sur l’art en France, et aussi sur l’ensemble de l’Europe, à cause du rayonnement de la culture française de l’époque.

Les théories officielles étaient le classicisme de Poussin, dont Charles Le Brun avait épousé la cause, et le néoclassicisme, après le bref interlude rococo sous la Régence. Ces théories furent appliquées à grande échelle. Il fallut attendre le XIXe siècle pour voir une diversité de mouvements et d’écoles remettre en cause l’Académie des Beaux-Arts, héritière de l’Académie Royale.

Quelques membres


.

.

commentaires

♫♫♪ LA ROUILLE MAXIME LEFORESTIER ♫♫♪

Publié le 27 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

.

 

.

commentaires

Iberia Líneas Aéreas de España.

Publié le 27 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Économie-éducation-groupes sociaux - langue

.

Iberia Líneas Aéreas de España
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
.
Iberia logo.gif
AITA
IB
OACI
IBE
Indicatif d’appel
IBERIA
Repères historiques
Date de création 28 juin 1927
Généralités
Basée à Aéroport international de Madrid-Barajas
Autres bases Aéroport international de Barcelone-El Prat
Programme de fidélité Iberia Plus
Alliance Oneworld
Taille de la flotte 178 (incluant Iberia Regional ) (2010)
Nombre de destinations 112 (2009)
Siège social Drapeau de l'Espagne Madrid
Société mère {{{societé}}}
Société sœur {{{société_sœur}}}
Filiales Air Nostrum
Effectif 20 671
Dirigeants Antonio Vázquez (CEO)
Site internet www.iberia.com
Données financières
Chiffre d’affaires : 4,41 milliards (2009)
Résultat net : Augmentation 446,4 millions € (2008)

 

 

.

Iberia Líneas Aéreas de España, S.A. (code AITA : IB ; code OACI : IBE) est la compagnie aérienne nationale espagnole. Elle opère des vols domestiques et internationaux depuis ses hubs à l'aéroport international de Madrid-Barajas et l'aéroport international de Barcelone-El Prat. Elle est membre de Oneworld[1].

Histoire

 

.

Fondée le 28 juin 1927, elle effectue son premier vol commercial entre Madrid et Barcelone, le 14 décembre 1927[2]. En 1939, Iberia devient une véritable compagnie aérienne internationale lorsqu'elle commence ses vols vers Lisbonne[3]. En 1945, elle commence ses vols vers Buenos Aires via Villa Cisneros, Natal et Rio de Janeiro[4]. Elle était la première compagnie aérienne après la Seconde Guerre mondiale, à offrir des services réguliers entre l'Europe et l'Amérique du Sud[4]. Les hôtesses de l'air font leur entrées dans les avions arborant des uniformes militaires, le 22 septembre 1946[5]. Le premier vol Madrid-New York eu lieu, le 3 août 1954[6]. Cinq jours plus tard, Iberia lance la desserte quotidienne entre les deux villes avec un Lockheed Constellation[6]. Le 29 mai 1961, elle reçoit son premier de ses trois Douglas DC-8 qu'elle utilisera sur ses vol long-courriers depuis Madrid vers New York, Caracas, San Juan, Mexico, La Havane et Buenos Aires[7]. Le 22 octobre 1970, Iberia reçoit son premier Boeing 747[8]. En 1991, elle introduit son programme de fidélisation, Iberia Plus[9]. En 1996, Iberia est l'une des premières compagnies aériennes à lancer un site web, où elle vend des billets directement[10]. Le 1er septembre 1999, elle rejoint l'alliance aérienne Oneworld[11]. Le 3 avril 2001, la privatisation d'Iberia est complète et ses parts entrent en bourse[12]. L'année suivante, elle entre à l'Ibex 35[12]. Iberia célèbre en 2002, le 75e anniversaire de sa création. En 2003, elle reçoit ses premiers Airbus A340-600[13]. En juillet 2008, on indique 32,5 millions de passagers sur 109 destinations pour 64 pays [14]. Fin juillet 2008, elle annonce la possibilité d'une fusion avec British Airways. Le 12 novembre 2009, plus d'un an après les premières discussions avec British Airways, les deux compagnies annoncent leur fusion[15]. Cette future compagnie aérienne d'une valeur de 7 milliards de dollars américains, soit 55% du capital à British Airways et 45% à Iberia, sera complété en 2010[16]. Elle deviendra la 7e compagnie aérienne mondiale en termes de nombre de passagers, 3e plus grosse compagnie aérienne mondiale en termes de chiffre d'affaires et ainsi pourra concurrencer le géant européen Air France-KLM[17],[18],[19].

Destinations


Iberia dessert 120 destinations en Afrique, aux Amériques, en Europe et au Moyen-Orient[20].

Flotte

 

.

En novembre 2010, Iberia et Iberia Regional exploitaient 178 avions[21].

 

.

Flotte d'Iberia

 

.

Avion Nb. d'avions Sièges
Airbus A319-100 23 141
Airbus A320-200
(16 commandes)
36 136-171
Airbus A321-200 19 172-200
Airbus A340-300 18 254
Airbus A340-600
(10 commandes)
17 342
Sous-total 113

 

.

Flotte d'Iberia Regional

 

.

Avion Nb. d'avions Sièges
ATR 72-500 5 68
ATR 72-600
(10 commandes)
-
Bombardier CRJ200 35 50
Bombardier CRJ900
(9 commandes)
11 89
Bombardier CRJ1000
(35 commandes)
- 100
Bombardier Dash 8 Q300 14 50
Sous-total 65
Total 178

.

Partenariats

.

Partage de codes

 

.

Outre ses partenaires Oneworld et Air Nostrum, Iberia a des accords de partage de codes avec les compagnies aériennes suivantes[1]:

Galerie  

.


.

commentaires

Histoire de l'Arabie préislamique.

Publié le 26 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans RELIGIONS & CROYANCES (Catholi) -Arts divinatoires

.

Histoire de l'Arabie préislamique
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Paysage de l'Hadramaout.
.

L'histoire de l'Arabie préislamique commence dès la préhistoire. L'Arabie était divisées sous l'Antiquité et à l'époque de l'Empire romain en trois régions distinctes: l'« Arabie heureuse », au Sud, qui correspond au Yémen actuel ; l'Arabie centrale, peuplée de nomades et de sédentaires et qui vivait dans l'orbite de l'Arabie heureuse, et l'Arabie septentrionale, sous influence des Empires byzantins et perse. Le Coran fait référence à cette période sous le nom de jahiliya (« ignorance » ou « paganisme »), le polythéisme y étant alors la règle, bien que des groupes juifs (sédentaires, surtout au Yémen et dans le nord, mais aussi dans les oasis, comme à Yathrib, aujourd'hui Médine[1]) et chrétiens (surtout nomades, à Najrân ou dans le Yémen[1]) y vivaient. A la fin du VIe siècle et au début du VIIe siècle, des guerres fréquentes ruinent l'Arabie du Sud et affaiblissent les Perses et Byzantins, renforçant la situation des Arabes du Centre et du Nord, ainsi que de La Mecque[1].



Dans l'Antiquité  


D'après Ctésias, au temps des Phéniciens, les Béroses étaient composés de Chaldéens et d'Arabes. Le roi arabe à cette époque était Ariée, il faisait la guerre contre Ninus,chef de Babylone et de Ninive[2]. Selon Ferd Hoefer, une dynastie arabe avait occupé Babylone en 1400 avant J-C. Cusan - Risataim, un madainite (tribu qui appartient aux ismaélites) était le roi de la Mésopotamie. Plusieurs peuples ( phéniciens, hébreux) étaient soumis à ce roi . Les ismaélites occupaient une partie de la Mésopotamie et une grande partie de l'Arabie. La guerre éclate entre les Hébreux et Cusan - Risataim à cause de Yahweh (dieu du Proche-Orient). Les Hébreux ont dénigré ce dieu et se sont mis à adorer Baalim et Astratoh. À la fin, les Hébreux offrent leur soumission à Cusan- Risataim durant huit ans[3].

L'Arabie heureuse  


Royaumes yéménites, IIIe siècle. On voit le royaume d'Aksoum (en Éthiopie actuelle avec une extension sur la péninsule arabique, au nord du royaume himyarite, où se situe Aden). Au nord-est du royaume himyariate, le royaume de Saba et le royaume de Qataban. Enfin, le royaume d'Hadramaout (à la frontière actuelle d'Oman).
.

Le Sud était en déclin relatif [réf. nécessaire], après la chute de l'antique royaume de Saba qui a duré des millénaires. Au IIIe siècle, il se partageait entre le royaume himyarite, le royaume d'Aksoum (dont le centre était en Éthiopie actuelle), le royaume de Saba, le royaume de Maïn et le royaume de Qataban, qui finit par l'emporter sur les autres vers le Ve siècle. De type hellénistique, la civilisation de l'Arabie du Sud partageait des influences indiennes[1]. On y parlait le « sud-arabe », une langue sémitique distincte de l'arabe[1].

Dhu Nuwas fut le dernier roi de la dynastie himyarite. A la fin du Ve siècle, il se convertit au judaïsme et punit les chrétiens à cause de la persécution des Byzantins. Les Éthiopiens, en majorité chrétiens, prennent la région. Vers 575, les Perses font une incursion. La domination des Éthiopiens et des Perses sassanides a été éphémère.

Bénéficiant des moussons, l'Arabie heureuse était très développée par rapport au centre. Les habitants étaient sédentaires, habiles dans la construction de digue (digue de Marib) et l'agriculture . Ils produisaient et exportaient les céréales, fruits, légumes, vigne, encens, épices, la myrrhe, les aromates, etc., commerçant avec l'Inde (la Route de l'encens), le golfe Persique, l'Éthiopie, l'Afrique et, de façon importante, avec l'Empire romain.

Les routes étaient prospères pendant le temps de la paix (accord signé entre les Arabes et les Romains à l'époque de l'empereur romain et arabe Philippe l'Arabe (204-249 ap. J.-C.)). Le Yémen était une société monarchique et la religion était polythéiste. Plusieurs inscriptions découvertes dans la région laissent penser qu'une partie de la population savait écrire[4].

Les Arabes du Centre et du Nord, appelés « Arabes de la tente » (sarakênos en grec, d'où vient le mot sarrasin[1]), travaillaient dans l'Arabie heureuse en tant que mercenaires[1].

Le centre et le Nord  


Ces régions étaient influencées par la culture araméenne hellénisée. Les pistes commerciales étaient établies. Le royaume de Hîra, au nord est, était chrétien nestorien et vassal de l'empire perse sassanide, tandis que celui des Ghassanides, chrétiens monophysites, était sous l'influence de l'Empire byzantin[1].

Les Nabatéens fondent leur royaume et la ville de Pétra fut la capitale. Trajan concrétise une province romaine au nord de la Nabatène. De 244 à 249, Philippe l'Arabe dirigeait toute la province. Au sud la Syrie était connue sous le nom de Palmyre, Odenathus ("Udhayna") était le premier souverain puis sa femme Zénobie ("Zayneb") le remplaça. Aurélien prend la région puisque presque la totalité de la population était semi-nomade ou nomade. L'histoire demeure sombre au sujet des autres dynasties Lihyan et Thamud. Des inscriptions relèvent l'existence des deux pays. Le Coran mentionne Thamud. En 384, le traité de paix entre les Sassanides et les Romains fait arrêter les guerres dans la région. Cette paix durera jusqu'en 502. Les Byzantins et les Perses pratiquaient les routes de la région qui étaient sûres[4].

Entre le IVe et le VIe siècle, la région se dégrade. Les Byzantins et les Sassanides s'en sont désintéressés.

La société bédouine


La société bédouine demeure tribale. L'élevage de chameaux et de petit bétail était important pour la survie. Les nomades vivaient en dominant les sédentaires[1], les protégeant en échange d'un tribut. Si celui-ci n'était pas versé, ils pratiquaient des razzias, peu meurtrières, qui visaient surtout à s'emparer du butin[1]. Outre ces activités, les bédouins servaient d'escorte aux caravanes, prélevant droits de passage et pillant les caravanes non défendues[1].

La religion des tribus était le polydémonisme[4]: on adorait « dans le désert des pierres, des météorites, des arbres, des sources...[1] ». Chaque objet sacré était entouré d'un haram, ou lieu de culte, objet de tabous religieux[1].

Subdivisées en clans, les tribus arabes avaient un chef (sayyid ou chaykh), choisi ni par élection ni par filiation, mais par consensus[1]. Le fils aîné du chef défunt était en général choisi[1]. La filiation était exclusivement patriarcale. Le père exerçait une autorité absolue sur ses femmes (si elle existait, la polygamie aurait été rare[1]), ses enfants, ses domestiques, ses clients (mawlâ), ses esclaves[1]. La fille était un bien de famille, cédé contre une compensation matrimoniale (le bien passait du patrimoine du fiancé à celui du père de la fiancée: ce n'était ni une dot ni un douaire[1]; voir mariage arabe préislamique). Les divorces étaient fréquents; le concubinage avec les esclaves admis, de même que la prostitution[1]. Enfin, l'endogamie était préférée (mariage avec la cousine[1]), afin de préserver les biens collectifs de la famille[1].

Les pouvoirs du chef augmentaient en temps de guerre, lorsqu'il devenait qâ'id, ou chef de guerre[1]. Un droit coutumier réglementait les rapports entre les tribus (razzia, trêve religieuse, droits de passage, négociations, pactes de non-agression, etc.)[1].

Les tribus avaient en outre un conseil formé de membre de la même famille (Ahl al Bayt) (les gens de la maison), ou une assemblée tribale[4]. Ses notables dirigeaient par l'intermédiaire d'un conseil (madjles[4], al-nâdi, al-mala', etc.[1].).

Les pouvoirs du chef étaient limitées; la tribu pouvait ne pas suivre ses avis (ra'y[1]), et il était sous surveillance des autres chefs de clan[1]. Outre le chef, le porte-parole (khâtib), le devin (kâhin), le desservant du haram (sâdin) et le poète (châ'ir) avaient un rôle influent[1]. Il s'agissait là de fonctions, et non de statut: le chef pouvait jouer le rôle de devin, etc[1]. Les litiges étaient le plus souvent réglées par le hakam, un arbitre qui tentait de concilier les parties (dans les affaires de vendetta, ou de joutes oratoires, etc.)[1]. En définitive, la justice et le pouvoir reposaient en grande partie sur le prestige et l'autorité morale[1].

L'assemblée tribale « s'occupait surtout de travaux agricoles, d'aide sociale, du respect des coutumes, et elle arbitrait les joutes oratoires (al-mufâkhara)[1]. » Prenant ses décisions par consensus, obtenu à la suite de longues palabres durant lesquels les rapports de force étaient rendus évidents, l'assemblée devait persuader le chef et la tribu pour toute décision[1]. Joseph Chelhod parle ainsi de « proto-démocratie[1] ». L'assemblée n'était pas un organe législatif: elle devait suivre la coutume et la tradition (la sunna)[1], et si des innovations étaient apportées, sous l'influence de personnalités charismatiques, celles-ci prenaient souvent le masque de l'appel à la coutume[1].

La Mecque  


Société urbaine et de l'écrit, La Mecque se rapprochait des sociétés du sud[1]. « République de marchands[5] », comparable à Venise ou Palmyre[1], elle réunissait les grands marchands de la tribu des Quraychites. Celle-ci se divisait en plusieurs clans : les Hachémites, auquel le prophète de l'islam Mahomet appartenait, et les Omeyyades, auquel le troisième calife, Othman, appartenait. Ces derniers concluaient des traités avec les Byzantins, les Éthiopiens, les Sassanides, etc. Les caravanes pouvaient attendre la taille de 2 500 chameaux[1], transportant or, ivoire, soie, etc.[1]. La place importante de La Mecque en tant que centre de commerce a cependant été remise en cause par Patricia Crone (1987).

On y pratiquait le polythéisme[1] (Houbal, le créateur Allah, ses trois filles Al-Lât, Al-Uzzâ et Manât). Les populations proches de La Mecque y effectuaient un pèlerinage, durant lequel on observait une trêve de quatre mois[1].

Un droit préislamique y existait[1], incluant les procédures de vente, de prêt à intérêt (souvent usuraire[1]), des associations commerciales (la commandite, mudâraba[1]), des contrats (en particulier agricoles[1]). Il existait aussi des ventes aléatoires (au jeté de caillou, etc.[1]); des flèches divinatoires pouvaient être utilisés pour les partages[1].

.

.

commentaires

Arragoussets.

Publié le 23 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans CULTURE-Mythes et légendes

.

Arragoussets
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les arragoussets sont issus du folklore anglo-normand. Ils y sont décrits comme des nains troglodytes très belliqueux. La légende raconte qu'ils seraient soudain sortis d'une caverne de la côte ouest de Guernesey, le Creux des Fées, pour envahir et dévaster l'île. Ils auraient ensuite entreprit de tuer tous les hommes qu'ils rencontraient pour pouvoir s'unir aux femmes insulaires. Seul un jeune homme et un jeune garçon de la paroisse de Saint-André seraient parvenus à leur échapper en se cachant dans un four pendant les nombreuses années où les nains furent les maîtres de l'Île. Un jour cependant, chaque arragousset quitta sa femme et ses enfants aussi brutalement qu'il était arrivé et sans raison apparente. La vie put alors reprendre son cours...



Esprits servants


Paul Sébillot prétend qu'après leur disparition, les arragoussets ne redevinrent jamais visibles pour leurs femmes ou leurs descendants mais qu'ils " ne cessèrent pas, la nuit quand tous les habitants de la maison dormaient, de visiter leurs anciennes demeures pour compléter l'ouvrage qu'on avait laissé inachevé la veille, et rendre mille autres petits services (...)". On pourrait donc apparenter les arragoussets invisibles et serviables à des esprits servants, comme les brownies ou les banshees attachées à certaines familles britanniques.

Des exemples d'aragoussets


.

.

commentaires

Les Ancêtres d'Avalon.

Publié le 23 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans CULTURE-Genres et œuvres - télévision

.

Les Ancêtres d'Avalon
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Les Ancêtres d'Avalon est un roman publié en 2004, aux éditions Viking Penguin, sous le titre original Ancestor of Avalon par Diana L. Paxson d'après les notes de l'auteur Marion Zimmer Bradley morte en 1999. Ce roman constitue le premier volet du Cycle d'Avalon de Marion Zimmer Bradley, et le lien avec l'ouvrage La chute d'Atlantis.

Marion Zimmer Bradley écrivit dans les années 1950 un roman intitulé Web of Darkness, qui était un roman sentimental se passant pendant la submersion de l'Atlantide. Ce n'est que vers 1980 que l'évolution de la littérature fantastique en permit la publication, mais l'auteur, ne le fit pas, occupé sur d'autres travaux. Il ne parut qu'en 1987, sous le titre de The Fall of Atlantis (La Chute d'Atlantis). Au début des Dames du Lac, il est dit que Uther et Ygerne sont des réincarnations d'un prêtre et d'une prêtresse atlantes. L'auteur dit aussi un jour à Diana L. Paxson qu'elle sentait qu'Eilan et Caillean, des personnages de La Colline du Dernier Adieu, fussent des réincarnations de Deoris et de Domaris, des sœurs présentes dans Le Chute d'Avalon. Ce furent ces détails qui incita Diana L. Paxson à écrire un roman pour faire la transition entre Atlantis et Avalon.

Synopsis


Ce qui suit dévoile des moments clés de l’intrigue.

Environ 2000 ans avant JC, l'Atlantide vit ses derniers moments. Elle est divisée en dix royaumes, dont celui d'Alkonath et celui d'Ahtarrath. Les séismes se multiplient et l'évacuation des populations est organisée. Mais la fin se précipite, et la panique s'installe, désorganisant l'exode. Micail et Tiriki, les princes d'Ahtarrath se retrouvent séparés.

Micail se retrouve avec son cousin Tjalan, prince d'Alkonath, et se réfugient au sud de l'Île des Braves (la future Grande-Bretagne) dans la ville de Belsairath, pour tenter de reconstruire la civilisation atlante. Pour ce faire, ils commence la construction d'une cercle de pierres (Stonehenge) destiné à canaliser et utiliser les forces telluriques.

Tiriki se retrouve dans la même île mais plus au nord, et vit parmi un peuple vivant dans les marais autour du Tor. Elle donne naissance à Domara et devient prêtresse de la Déesse, qu'elle associe à une des divinités d'Atlantis.

Au bout de plusieurs années des deux groupes d'Atlantes reprennent contact, mais mesurent le fossé qui s'est creusé entre eux : ceux de Belsairath veulent vivre à la manière des anciens atlantes au dépens de la population locale, tandis que ceux du Tor vivent intégrés en en symbiose avec le peuple des marais. Tjalan tente de soumettre le groupe du Tor au moyen des forces telluriques, mais l'affrontement se solde par sa mort et la mise en service du cercle de pierres. Micail, déchiré entre les deux camps est blessé, mais finit par se remettre et rejoint son épouse au Tor, pour créer les bases de la tradition à transmettre à la postérité.

.

.

commentaires

Moses Harris (1500Ème article).

Publié le 21 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

.

Moses Harris
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
.
Planche tirée de The Aurelian or natural history of English insects (1766).
.

Moses Harris est un entomologiste et un graveur britannique, né en 1731 et mort en 1785.

On ne connaît que très peu de choses sur ses origines, de son éducation et de sa vie. Il s’intéresse très tôt à l’entomologie, sans doute sous l’influence de l’un de ses oncles.

Dans son ouvrage, Natural System of Colours de 1766, il étudie l’œuvre de Sir Isaac Newton (1643-1727) et essaie de définir la multitude de couleurs que l’on peut créer à partir de trois couleurs de base. Harris souhaite comprendre les rapports entre les couleurs et la manière dont elles sont codées. Son livre tente d'expliquer les principes, « matériellement, ou par l'art de peintres », par lequel d'autres couleurs peuvent être produites à partir du rouge, du jaune et du bleu. Harris présente ce qui est maintenant connu comme le mélange soustractif des couleurs, son observation la plus importante étant que le noir peut être formé par la superposition des trois couleurs de base.

Son ouvrage le plus célèbre est The Aurelian dans lequel il décrit quarante-et-une espèces de papillon, quatre coléoptères et une libellule. Harris dédie chaque planche à une personnalité, probablement l’un de ses souscripteurs. Il dessine les animaux d’après le vivant et présente souvent les différents stades de développement. La recherche esthétique est indéniable et ses planches sont considérées comme faisant parties des plus réussies de l’époque. Il fait paraître, quelques années plus tard, une version économique de poche, sans aucune illustration à l’exception d’une planche anatomique. Il y décrit environ 400 espèces britanniques. Il donne leur nom en anglais mais également en latin suivant le système linnéen basé sur la 12e édition du Systema Naturae. Il est le premier naturaliste à proposer l’utilisation de l’étude des nervures des ailes de papillons pour leur classification dans son Essay de 1767.

Il réalise des illustrations d’insectes pour William Curtis (1746-1799) pour sa publication The Botanical Magazine, pour William Martyn pour son New Dictionary of Natural History (1785) et enfin pour Dru Drury (1725-1804) pour le premier volume de ses Illustrations of Natural History (1770).

Liste partielle des publications  


  • 1766 : Natural System of Colours — réédité en 1811 par Thomas Martyn (1736-1825), réédité en 1963.
  • 1766 : The Aurelian, or natural history of English Insects; namely moths and butterflies, together with the plants on which they feed, etc.— Harris complète l’ouvrage de 1772 à 1775 par des planches additionnelles, un schéma anatomique, un index et un glossaire. — Réédité en 1986.
  • 1767 : An Essay precedeing [sic] a supplement to the Aurelian, wherein are considered the tendons and membranes of the wings of butterflies ... Illustrated with copperplates. Essay qui doit précéder le supplément à l’Aurélian, etc. (Londres).
  • 1775 : The English Lepidoptera, or the Aurelian’s pocket companion, containing a catalogue of upward of four hundred moths and butterflies, etc. (Londres).
  • 1776-1780 : An exposition of English Insects, etc. - Une exposition des insectes Anglois, etc. Eng. & Fr. (Londres)

.

.

commentaires

Collectivisme libertaire.

Publié le 21 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

.

Collectivisme libertaire
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Anarchisme
Anarchy-symbol.svg
« L'anarchie c'est l'ordre sans le pouvoir »
Courants

AgoristeAutonome
BouddhisteCapitaliste
ChrétienCollectiviste
CommunisteFéministe
ÉcologiqueIndividualiste
InsurrectionnelMutualiste
PhilosophiquePrimitiviste
SocialisteSyndicaliste

Concepts

AcratieAction directe
Amour libreAnationalisme
Anticapitalisme
AnticléricalismeAntiétatisme
AntifascismeAntimilitarisme
Antiparlementarisme
Antipatriotisme
AntithéismeAthéisme
AutogestionBlack Bloc
Classe ouvrièreCollectivisme
EntraideFédéralisme
Gradualisme
Grève généraleIllégalisme
MutuellismeNaturisme
Néo-malthusianismeNudisme
Objection de conscience
PacifismePlateformisme
Propagande par le fait
Réappropriation
Reprise individuelleSabotage
SymbolismeSynthésisme
Végétarisme

Histoire

Précurseurs de l'anarchisme
Histoire de l'anarchisme
Chronologie de l'anarchisme
Presse anarchiste
1ere internationale
Congrès de Saint-Imier
Fédération jurassienne
Commune de ParisChristiania
Makhnovtchina
Bande à Bonnot
Affaire Sacco et Vanzetti
Mai 68
Premier maiMouvement punk
Révolution mexicaine
Révolte de Kronstadt
Révolution espagnole
Révolte du Chiapas

Presse anarchiste

Alternative libertaire
Courant Alternatif
CQFDEkintza Zuzena
FreedomGreen Anarchy
Infos et analyses libertaires
L'Anarcho-syndicaliste
Le Monde libertaire
Lettre anarchiste
Rojo y NegroSicilia libertaria
Solidaridad Obrera
Tierra y Libertad
Umanità Nova

Organisations

Action Autonome
Alliance des syndicalistes anarchistes
Anarchists Against the Wall
Association internationale des travailleurs
CNT-AIT
CNTCGAGARAS
Fédération anarchiste
Alternative libertaire
NEFAC
OCLOLS
SCALP
Union des anarcho-syndicalistes
UCL

« À mauvaise paye mauvais travail ! »
Portail de l'anarchisme
v · d · m

Le collectivisme Libertaire est un courant de la pensée anarchiste, autour de l'économie. Il fut défendu par, entre autres penseurs, Michel Bakounine, James Guillaume, Errico Malatesta, et Mella. Ce principe affirme que le producteur doit recevoir le produit intégral de son travail. La propriété des moyens de production et de distribution, et les choix doivent être sociaux et administrés par les propres travailleurs réunis par affinités dans des associations, puis selon la volonté de ceux-ci confédérés ou non. Mais ce système fédéral doit réunir, autonomie aux associations qui autogèrent les moyens de production.



Discussion avec les anarcho-communistes


La discussion entre collectivisme et communisme se déroulera principalement à la fin du XIXe siècle. Les deux grandes différences avec les anarcho-communistes sont :

1. Les anarcho-communistes défendent le principe « de chacun selon ses capacités, à chacun selon ses besoins.

2. Les anarcho-communistes proposent que les associations (en autonomie), voire la fédération de ces associations recensent les besoins (et les capacités disponibles), permettant ainsi aux individus concernés de déterminer la production et la distribution nécessaires pour répondre uniquement à ces besoins. Le collectivisme, au contraire, propose de gérer par le syndicat ou par d'autres moyens la production.

Lectures


Voir aussi  


Thèmes liés


Mouvements proches


Histoire  


Auteurs


.

.

commentaires

Autarchisme.

Publié le 21 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

.

Autarchisme
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

L'autarchisme (mot conçu à partir de termes grecs signifiant "gouvernement de soi-même") est une philosophie politique basée sur la liberté individuelle , qui rejette toute forme obligatoire de gouvernement et prône l'élimination du gouvernement en faveur du règne personnel de chacun sur soi-même, et de personne d'autre. Les partisans de cette philosophie se nomment autarchistes et l'état d'une civilisation où chacun règne uniquement sur lui-même est une autarchie.

Autarchistes


Robert LeFevre, le premier autarchiste autoproclamé[1], distinguait l'autarchisme de l'anarchisme par leurs positions économiques. Il considérait que celles de l'anarchisme impliquait des interventions incompatibles avec la liberté, contrairement à ses propres vues de laissez faire héritées de l'École autrichienne d'économie[2]. Il situait l'origine de l'autarchie dans la philosophie du Stoïcisme professée par des philosophes comme Zénon, Épicure et Marc Aurèle, qu'il résumait par la formule "Maîtrise-toi"[3]. En fusionnant ces influences il arrivait à la philosophie autarchiste: "Les Stoïcs fournissent le cadre moral ; les Épicuriens, la motivation ; les praxéologistes, la méthodologie. Je propose de nommer ce paquetage de systèmes idéologique autarchie, car l'autarchie signifie règne sur soi-même."[4] Ralph Waldo Emerson est considéré comme autarchiste, bien qu'il ne l'ait pas revendiqué. Philip Jenkins disait que "Les idées Emersoniennes appuient sur la libération individuelle, l'autarchie, l'autosuffisance et l'auto-gouvernement, et s'opposaient vigoureusement au conformisme social"[5].

.

.

commentaires

Flèche rouge.

Publié le 20 Octobre 2010 par CHOMOLANGMA dans TECHNOLOGIES-Communication - transports

.

Flèche rouge
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Flèche rouge RBe 2/4 1001 ou 1002 à Wassen sur la rampe nord du Gothard.
.

La Flèche rouge est un célèbre type d'automotrices des Chemins de fer fédéraux suisses (SBB-CFF-FFS).



Historique  


Dans les années 1930, les CFF envisagèrent de faire construire des véhicules automoteurs pour assurer le transport des voyageurs sur les lignes à basse fréquentation. Plusieurs exemplaires furent construits, mais le stade du prototype ne sera pas dépassé. La rentabilité espérée ne fut pas atteinte et de trop nombreuses pannes eurent raison du projet, et les véhicules furent attribués aux transports de groupes et voyages organisés.

Diverses configurations furent étudiées : caisse unique ou double, 2ème ou 3ème classe. En 1935, beaucoup de lignes régionales n'étaient pas encore aptes à la traction électrique, et on décida de réaliser deux « Flèches » à traction thermique qui furent électrifiés une quinzaine d'années plus tard. On a tendance à surnommer les Flèches rouges « autorails », mais seuls des engins totalement autonomes, donc à traction thermique et ne dépendant pas d'une ligne de contact, peuvent être considérés comme tels. Seuls les deux exemplaires précités peuvent donc prétendre au titre d'autorail.

À l'époque de leur construction, les CFF souhaitaient appliquer à leurs véhicules automoteurs une livrée rouge vif afin de les distinguer plus facilement. Cette livrée, appliquée à ces prototypes, et leur vitesse maximale de 125 km/h (ce qui à l’époque était rapide pour le service régional) décidèrent de leur surnom de « Flèches rouges ».

Les sous-séries


RAe 2/4 1001 et 1002  


Construites en 1935-1936 (CLe 2/4 201 et 202), numérotées par la suite RBe 2/4 601-602, puis 1001-1002 et reclassées en 1956 lors de la suppression de la 3ème classe.

  • Longueur hors tampons : 25 200 mm
  • poids : 41 t
  • puissance : 394 kW (536 CV)
  • vitesse maximale : 125 km/h (limitée actuellement à 100 km/h pour des raisons de confort et pour ménager le matériel)

Destins :

RBe 2/4 1003 à 1007 [modifier]

Construites en 1935-1938, à l'origine en troisième classe, ces CLe 2/4, puis RCe 2/4 furent reclassées RBe 2/4 en 1956.

  • Longueur hors tampons : 22 400 mm
  • poids : 38 t
  • puissance : 394 kW (536 CV])
  • vitesse maximale : 125 km/h

Destins :

  • 1003 : cédée au Musée suisse des transports.
  • 1004 à 1006 : mises hors service entre 1966 et 1974.
  • 1007 : vendue au chemin de fer OeBB (Oensingen-Balsthal-Bahn). Elle arbora quelque temps une livrée bleue, d'où son surnom de « Flèche bleue », avant de retrouver sa couleur d'origine. Elle fait partie également de l'offre de Swisstrain pour ses trains historiques où elle est exploitée en collaboration avec l'OeBB.
RCm 2/4 1008 et 1009  


Cette sous-série utilisa d'abord la traction thermique (CLm 2/4). Construites en 1935, converties à la traction électrique entre 1951 et 1953 (RCe 2/4 1008 et 1009) et reclassées RBe 2/4 en 1956. Elles étaient reconnaissables aux capots de longueurs différentes : le capot côté cabine 2 mesurait presqu'un mètre de plus que celui de la cabine 1 (et jusqu'à leur transformation, à l'absence de pantographe !)

  • Longueur hors tampons : 23 380 mm
  • poids : 40 t
  • puissance : 240 kW (327 CV)
  • vitesse maximale : 110 km/h

Destins :

  • mises hors service en 1964.


Construite en 1938, elle s'apparente techniquement aux flèches rouges mais diffère par son design (pas de capot) et sa couleur.

  • Longueur hors tampons : 22 620 mm
  • poids : 44 t
  • puissance : 440 kW (600 CV)
  • vitesse maximale : 110 km/h

Destin :

  • mise hors service en 1977.
RAe 4/8 1021 « Churchill »


Flèche double construite en 1939. Elle accueillit le Premier ministre britannique Winston Churchill lors d'une visite officielle et garda son surnom en cet honneur.

  • Longueur hors tampons : 46 200 mm
  • poids : 93 t
  • puissance : 835 kW (1 140 CV)
  • vitesse maximale : 140 km/h

Destin :

  • mise hors service en 1979, puis rachetée par le MThB (Mittelthurgaubahn, chemin de fer du moyen pays thurgovien), rénovée, et reprise par les CFF lors de la faillite du MThB (2003).
  • véhicule historique, possibilité de le louer pour un train spécial.
RAe 4/8 1022 et 1023  


Flèches doubles construites en 1953, elles ne possèdent pas les capots si typiques aux flèches rouges.

  • Longueur hors tampons : 46 900 mm
  • poids : 88 t
  • puissance : 1 015 kW (1 380 CV)
  • vitesse maximale : 125 km/h

Destin :

Modélisme ferroviaire  


Leur silhouette et leur couleur si typiques (et le fait qu'il n'était pas nécessaire aux parents d'acheter d'autres wagons) firent que rapidement des fabricants de modèles réduits en proposèrent à leur catalogue. C'est le cas, entre autres, de Märklin, HAG (échelle HO), Minitrix (échelle N) et Märklin Z (échelle Z).

.

 

.

commentaires
1 2 3 4 5 > >>