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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Rijksmuseum (3 & fin).

Publié le 31 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS Plastiques(Peinture-Scul) -Décoratifs-Interact

 

Les points d’orgue

Le musée abrite différents chefs-d’œuvre. Parmi ceux-ci, les plus importants et les plus monumentaux sont présentés dans la galerie d’honneur, une grande salle dans l’axe longtitudinal du musée. C’est au bout de cette salle que se trouve l’œuvre sans doute la plus connue du musée, La Ronde de nuit de Rembrandt.

 

 

 

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Peintre Titre Image Peintre Titre Image
Rembrandt La Ronde de nuit The Nightwatch by Rembrandt.jpg Bartholomeus Van der Helst Banquet de la garde civile d'Amsterdam [...] Helst, Peace of Münster.jpg
Cornelis Van Haarlem Le Massacre des Innocents Cornelis van Haarlem - Bethlehemse kindermoord.jpg Dirck van Baburen Prométhée enchaîné par Vulcain Dirck van Baburen - Prometheus door Vulcanus geketend.jpg
Melchior D'Hondecoeter La Plume flottante Floating feather.jpg Jan Asselijn Le Cygne menacé Jan Asselijn - The Threatened Swan.jpg
Rembrandt La Fiancée juive Rembrandt Harmensz. van Rijn - Het Joodse bruidje.jpg Frans Hals Portrait de mariage [...] Frans Hals 056.jpg
Jan Steen Le Bourgmestre de Delft Jan Steen - Adolf en Catharina Croeser aan de Oude Delft 1655.jpg Jan Cornelisz. Verspronck Portrait d’une petite fille en bleu Jan Cornelisz Verspronck - Portret van een meisje in het blauw.jpg
Pieter De Hooch Quelques personnes dans une arrière-cour Pieter de Hooch003.jpg Johannes Vermeer La Ruelle Jan Vermeer van Delft 025.jpg
Meindert Hobbema Le Moulin à eau Meindert Hobbema 006.jpg Jacob Van Ruysdael Moulin près de Wijk bij Duurstede Jacob Isaacksz. van Ruisdael - Le Moulin de Wijk-bij-Duurstede.jpg
Geertgen tot Sint Jans La Parenté de sainte Anne Geertgen tot Sint Jans 003.jpg Jan Van Scorel Marie Madeleine Jan van Scorel 002.jpg
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Sculpture et Arts décoratifs

La collection Sculpture et Arts décoratifs comprend des sculptures, du mobilier et des lambris, des pièces d’orfèvrerie, de la céramique, des objets d’art en verre, en matière textile, ou en métal, et de nombreux autres types d’objets. Cette collection, bien qu’y soit laissée une place plus large à l’art néerlandais, possède elle aussi un caractère international.[15]

Art asiatique

La collection d’art asiatique provient en majeur partie de la Vereniging van Vrienden der Aziatische Kunst (l’« Union des Amis de l’art asiatique ») et donne un aperçu du développement, entre autres de l’art chinois, japonais et indien, d’un point de vue asiatique. Des porcelaines d’exportation chinoises et japonaises, ainsi que des meubles coloniaux font cependant également partie de cette collection.[16]

Cabinet des estampes (Rijksprentenkabinet)

Atelier de restauration

Le Rijksmuseum dispose également d’un atelier de restauration pour la conservation et les travaux de restauration d’œuvres d’art.[17]

Bibliothèque

La Rijksmuseum Research Library fait partie du Rijksmuseum, et constitue le plus vaste centre de documentation public au Pays-Bas spécialisé dans l’histoire de l’art.

 

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Rijksmuseum (2).

Publié le 31 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS Plastiques(Peinture-Scul) -Décoratifs-Interact

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Tableaux décorant la façade

 

 

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Inscription : « Laat-Romeinsche beschaving. Stichting van de basiliek van St. Servaas door Monulphus omstreeks 570 » (« Civilisation romaine tardive. Fondation de la basilique Saint-Servais par saint Monulphe vers 570 ».
Inscription : « Frankische beschaving. Stichting van het paleis te Nijmegen door Karel de Groote omstreeks 800 » (« Civilisation franque. Fondation du palais à Nimègue par Charlemagne vers 800 »).
Inscription : « Herleving van beschaving en kunst. Bisschop Bernulphus begraven in de door hem gestichte Sint Pieterskerk te Utrecht MLIII » (« Renaissance de la civilisation et de l’art. L’évêque Bernulphe enterré dans l’église Saint-Pierre fondée par lui à Utrecht MLIII.
Inscription : « Jan van Eyck als Peintre et varlet [sic] de Chambre van Jan van Beieren (Jean sans Piete [sic]) werkzaam op het Hof te s' Gravenhage tusschen 1422-1424 » (« Jan Van Eyck peintre et varlet de chambre de Jean [III] de Bavière (Jean sans Pitié) actif à la cours de s’Gravenhage entre 1422-1424 »).
Inscription : « Het zijn al vorsten steden en prelaten Die Gouda's kerk met glazen sieren laten 1555-1606 » (« Ce sont tous villes princières et prélats qui font décorer de vitraux l’église de Gouda 1555-1606 »).
Inscription : « Albrecht Dürer in het jaar 1520 te 's Hertogenbosch door het Gild der Goudsmeden onthaald » (« Albrecht Dürer reçu en 1520 par la guilde des orfèvres à Bois-le-Duc »).
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Le « nouveau » Rijksmuseum

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La Ronde de nuit de Rembrandt dans l’« aile Philips ».
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De 2003 jusqu’en 2013[9], le Rijksmuseum est restauré et rénové sur les plans des architectes espagnols Antonio Cruz et Antonio Ortiz. Ces travaux concernent la remise à neuf de nombreuses décorations intérieures et l’enlèvement du revêtement des cours. Durant ces travaux, seul quatre cents environ parmi le million de pièces de la collection permanente sont présentées dans une exposition appelée Les Chefs-d’œuvres, qui se tient dans l'« aile Philips ».[10]

En avril 2003, suite à des mesures prises par l’Inspection du travail, le Rijksmuseum dut fermer quelques jours ses portes au public, car des particules d’amiante avaient été détectées. Au début du mois de décembre de la même année, une grande partie du musée fut fermée pour cause de transformations. Celles-ci, qui au départ étaient prévues pour quelques années, devraient finalement prendre dix ans environ, suite à divers ralentissements. Le 26 février 2008, on annonça en effet que la réouverture était repoussée au premier semestre de l’année 2013.[11][12][13] Entre-temps, l’« aile Philips » du musée reste ouverte aux visiteurs, de même qu’une dépendance de l’institution, qui se trouve derrière la douane de l’aéroport de Schiphol.

À Amsterdam, une question a suscité bien des débats, celle de savoir si le passage permettant aux cyclistes et au piétons de se rendre de la Museumplein au centre-ville resterait ouvert. Le Rijksmuseum avait pour projet de déplacer l’entrée principale du musée à l’endroit de ce passage, mais beaucoup d’Amstellodamois ont craint que cela ne laisserait pas suffisamment d'espace pour pouvoir encore y circuler facilement. Au printemps 2005, les autorités de l’arrondissement Oud-Zuid prenaient la décision de refuser le projet de construction à l’endroit du passage, le jugeant non-conforme au plan d’urbanisme. Au printemps 2006, un projet adapté fut présenté, qui envisage toujours de placer l’entrée du musée dans le passage en question, mais en laissant suffisamment de place aux cyclistes.

Le montant de ces lourds travaux s’élève à 222 millions d’euro. Pendant leur durée, la Ronde de nuit est présentée dans la nouvelle « aile Philips » en même temps que tous les principaux tableaux du XVIIe siècle que le musée possède. La Ronde de nuit retourne dans la salle qui lui est consacrée, au bout de la Galerie d’honneur.

Collections et départements

Le Rijksmuseum comprend trois départements principaux :

  • Le département des Beaux-Arts, lui-même subdivisé en trois sections : Peintures – Sculpture et Arts décoratifs – Art asiatique ;
  • Le Rijksprentenkabinet, « Cabinet national des estampes », où sont conservés dessins, gravures et photos ;
  • Le département Histoire néerlandaise.
Beaux-Arts
Peinture

Les collections de peintures offrent une aperçu de l’art néerlandais du XVe siècle jusqu’à 1900 environ, avec un accent plus particulier sur les maîtres hollandais du XVIIe siècle. Une petite partie des collections concerne également les maîtres de l’école flamande et ceux de l’école italienne, notamment.[14]

Les collections comprennent des œuvres d’artistes tels que Rembrandt et les élèves de ce dernier, mais aussi Johannes Vermeer, Frans Hals, Jan Steen, et d'autres.

 

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Rembrandt, Le Syndic de la guilde des drapiers, 1662.
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Johannes Vermeer, La Laitière, v.1658-1660.
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Frans Hals, Le Joyeux Buveur, v.1628-1630.
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Rembrandt
Johannes Vermeer
Frans Hals
Jan Steen
  • La Saint-Nicolas
  • Les Deux Ivrognes
  • La Toilette
  • Adolf et Catharina Croeser
  • Arent Oostwaard et sa femme
Autres peintres

Parmi les autres peintres représentés figurent Hendrick Avercamp, Willem Pietersz. Buytewech, Carel Fabritius, Gabriel Metsu, Gerard Ter Borch, Hendrick Ter Brugghen, Bartholomeus Van der Helst, Gerard Van Honthorst, Jacob Van Ruisdael, Jan van Scorel, ou encore les Flamands Jacob Jordaens, Antoine Van Dyck et Pierre-Paul Rubens...

 

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commentaires

Rijksmuseum (1).

Publié le 31 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS Plastiques(Peinture-Scul) -Décoratifs-Interact

 

Rijksmuseum
Rijksmuseum Amsterdam.jpg
Informations géographiques
Coordonnées 52° 21′ 36″ Nord
       4° 53′ 07″ Est
/ 52.36, 4.885278
Pays Pays-Bas Pays-Bas
Localité Amsterdam
Informations générales
Date d'ouverture 1800
Collections Peinture
Nombre d'œuvres environ 1 000 000
Informations visiteurs
Visiteurs / an 1 100 488 (2002)[1]
Adresse Museumplein
Amsterdam, Pays-Bas
Site officiel Rijksmuseum

 

 

 

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Le Rijksmuseum Amsterdam, plus couramment appelé Rijksmuseum (en français « Musée national »), ou plus familièrement et en abrégé le Rijk, est un musée néerlandais consacré aux beaux-arts, à l’artisanat et à l’histoire, principalement des Pays-Bas. Il est le plus grand et le plus important musée de ce pays, avec un fonds estimé à environ un million de pièces.

Situé entre la Stadhouderskade et la Museumplein (la « Plaine des Musées »), dans l'arrondissement Amsterdam Oud-Zuid à Amsterdam, il présente au public, à travers quelque deux cents salles d’expositions, notamment une vaste collection de peintures du siècle d'or néerlandais. C’est aussi au Rijksmuseum qu’est attaché le Rijksprentenkabinet (le « Cabinet national des estampes »). Le musée possède en outre une riche collection d’objets d’art asiatiques.

Histoire des collections

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Adriaan De Lelie, Cornelis Sebille Roos, 1815.
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Jan Adam Kruseman, Adriaan Van der Hoop, v.1850.
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Les collections du musée ont pour point de départ les œuvres d’art réunies au fils des siècles par la famille des stathouders. Après la fuite du dernier stathouder Guillaume V en 1795, le gouvernement de la République batave fit main basse sur ce qui restait de cette collection. Les Français emmenèrent à Paris par bateau la plus grande partie de celle-ci. Le 19 novembre 1798, à l’initiative d’Alexander Gogel, alors ministre des Finances, la décision fut prise de placer les œuvres restantes – constituées d’art italien, de portraits de la famille d’Orange et de raretés du patrimoine national – dans un musée national, suivant ainsi l’exemple français.

 

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Charles Howard Hodges, Louis Bonaparte, 1809.
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Le musée, sous le nom d’origine de Nationale Kunst-Gallerij (« Musée d’art national »), ouvrit ses portes en 1800 dans le palais Huis ten Bosch de La Haye, bâtiment qui avait été confisqué lui aussi. Le collectionneur d’art amstellodamois Cornelis Sebille Roos (1754-1820) fut le tout premier directeur du musée et, de ce fait, il fut, en collaboration avec Gogel, responsable des premières acquisitions, parmi lesquelles Le Cygne menacé de Jan Asselyn. En 1806, le frère de Napoléon Bonaparte, Louis Bonaparte monta sur le trône comme roi de Hollande, et l’institution prit alors le nom de Koninklijk Museum (« Musée royal »).

En 1808, Louis Bonaparte fit déménager le musée à Amsterdam où, à partir de 1809, il fut abrité en même temps que la collection artistique de la ville (dont La Ronde de nuit) à l’étage supérieur du Paleis op de Dam. Le nouveau directeur, Cornelis Apostool (1762-1844), fut chargé de l’établissement du catalogue des objets.[2] En 1817, la collection du Rijks Museum – comme il s’appelait alors depuis l’accession au trône de Guillaume Ier –, fut transférée dans la Trippenhuis, un bâtiment construit au XVIIe siècle par une famille d’armuriers. La maison accueillit également la collection d’estampes de La Haye, tandis que les objets historiques rejoignaient le Cabinet des curiosités, construit à La Haye en 1820. Sous la direction d’Apostool, contrairement à ce qui avait été le cas avec Roos son prédécesseur, les acquisitions importantes furent rares.[3]

L’acquisition de la collection que le banquier d’Amsterdam Adriaan Van der Hoop avait léguée en 1854 à la municipalité allait dès lors de soi. Cependant, on ne pensait pas alors que l’intérêt des deux cents vingt-quatre peintures suffirait à attirer les étrangers dans la ville. Les autorités posèrent comme condition que 40 000 florins sur les 50 000 auxquels se montaient les droits de succession fussent payés par des contributions privées volontaires. Ainsi, si quelques citoyens aisés n’avaient pas eu le désir de garder aux Pays-Bas ces œuvres, celles-ci se seraient retrouvées pour la plupart sans doute dispersées hors des frontières du pays.

En 1885, la construction du Rijksmuseum actuel, sur les plans de Pierre Cuypers, était achevée (voir Histoire des bâtiments). Ce bâtiment n’accueillit pas seulement les collections citées précédemment, mais aussi la collection d’œuvres de maîtres contemporains qui se trouvait depuis 1838 à Haarlem, et celle du Nederlandsch Museum voor Geschiedenis en Kunst (« Musée néerlandais d’histoire et d’art ») de La Haye, laquelle constitua la base du département Histoire néerlandaise.[4]

Au moment de la Seconde Guerre mondiale, le directeur de l'époque, Frederick Schmidt-Degener (1881-1941), prit la décision dès l'annonce du conflit de mettre en sécurité les œuvres les plus importantes. Celles-ci furent dans un premier temps transportées dans les abris antiaériens situés près de Zandvoort et Heemskerk. Par la suite, en avril 1942, elles furent de nouveau déménagées et placées dans une salle forte spécialement aménagée dans des galeries souterraines de la Montagne Saint-Pierre, aux environs de Steenwijk et Maastricht. Les œuvres ne quittèrent cependant pas toutes Amsterdam, puisque le musée restera ouvert au public durant les années de guerre.[5]

En 2008, Wim Pijbes (né en 1961) fut désigné comme successeur de Ronald De Leeuw au poste de directeur général. Ce que Pijbes considère comme sa mission la plus importante est de replacer en tête de l’agenda « de urgencie » (« l’urgence ») du Rijksmuseum. Il qualifie de « funeste » la mesure prise de fermer le musée pour une période de dix ans et souhaite canaliser toutes les énergies pour que la réouverture ait lieu dans les plus brefs délais. Pour cette raison, une partie du bâtiment principal fut de nouveau temporairement accessible aux visiteurs. Durant les week-ends du 19 juillet et du 31 août 2008, le public eut l’occasion de voir les décorations murales perdues, qui ont fait l’objet d’une restauration pendant les quatre années précédentes.[6]

Histoire des bâtiments

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Façade avant du Rijksmuseum, vers 1895.
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Pieter Cuypers

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En 1863, la construction d’un nouveau bâtiment pour le Rijksmusem fit l’objet d’un concours, mais aucun des projets soumis ne fut jugé d’une qualité suffisante, ce qui donna lieu, en 1876, à l'organisation d'un second concours.

 

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Portrait gravé de l'architecte Pierre Cuypers.
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C'est Pierre Cuypers (1827-1921) qui l'emporta ; celui-ci avait déjà participé la première fois, mais son projet n'avait obtenu, alors, que la deuxième place. Le projet de Cuypers qui fut finalement retenu était une combinaison d’éléments gothiques et de style Renaissance.

La construction commença le 1er octobre 1876. À l’intérieur autant qu’à l’extérieur, le bâtiment fut richement décoré avec des références à l’histoire de l’art néerlandais, des décorations qui firent elles aussi l’objet d’un concours, remporté par Bart Van Hove (1850-1914) et François Vermeylen (1824-1888) pour les sculptures, Georg Sturm (1855-1923) pour les tableaux en céramique et les peintures, et le Londonien W.F. Dixon pour les vitraux.

Le musée ouvrit ses portes à sa nouvelle adresse le 13 juillet 1885.[7] La façade avant du musée est située sur le Stadhouderskade mais, de l’autre côté, l’édifice occupe une place de choix de la Museumplein, parmi d’autres édifices culturels construits ultérieurement, le Concertgebouw (1888), le Stedelijk Museum (1895) et le Musée Van Gogh (1973).

En 1890, une annexe fut ajoutée au Rijksmuseum. Cette construction fut réalisée à partir de fragments de bâtiments démolis et donne une vue d’ensemble de l’histoire de l’architecture néerlandaise. En 1906, la salle abritant La Ronde de nuit fut reconstruite.[7] L’intérieur connut d’autres aménagements ; ainsi, entre les années 1920 et 1950, la plupart des décorations multicolores des murs furent-elles repeintes.

Dans les années 1960, des salles d’expositions et plusieurs étages furent construits dans les deux cours. Le bâtiment connut encore quelques travaux de restauration en 1984, en 1995-1996 – transformation de l’aile sud du musée (dix-sept salles), désigné aujourd’hui sous le nom d’aile Philips (du nom de l’un des sponsors) – et 2000.[8]

 

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Meilleur ouvrier de France.

Publié le 31 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Alimentation et gastronomie

Meilleur ouvrier de France
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Le titre de Un des Meilleurs Ouvriers de France (Abrégé en MOF) est décerné uniquement en France par catégorie de métiers dans un concours entre professionnels. Ce Concours est organisé et reconnu en tant que diplôme de niveau III (BTS) par le Ministère du Travail. Le Président de la République Française est de la confrérie par son titre MOF honoris causa. La remise des médailles est effectuée à la Sorbonne à Paris lors d'une grande réunion suivie d'une cérémonie à l'Élysée en la présence du Président de la République Française.

Cette récompense du savoir faire est unique au monde. Créée en 1924 initialement entre les meilleurs Compagnons du moment de plus de 23 ans, ce concours donne le titre Un des Meilleurs Ouvriers de France. Aujourd'hui, par la diversité des spécialités régulièrement mise à jour, son ouverture aux métiers modernes et ceux de la haute technologie, le Concours n'oblige pas d'être préalablement de la famille des Compagnons.

Dans cette épreuve spécifique de l'approche de la perfection, le candidat dispose d'un temps donné et de matériaux de base pour réaliser un chef d'œuvre. La méthode choisie, l'organisation, le geste, la rapidité, le savoir-faire et le respect des règles du métier sont contrôlés par le jury autant que le résultat. Le candidat ainsi récompensé conserve son titre à vie avec l'indication de la spécialité suivi de l'année de sa promotion (l'année d'obtention).

Ce titre de prestige est autant reconnu par les professionnels que par le grand public ; dont les artisans-commerçants (pâtissiers, coiffeurs, bouchers, joailliers, etc.). Le MOF existe dans le domaine des métiers du luxe comme dans la très haute qualité industrielle.

Ce concours demande des mois, voire des années de préparation. Les gestes techniques, l'innovation, le respect des traditions sont travaillés longuement pour atteindre le niveau d'excellence, d'efficacité, de vitesse exigée et de perfection pour réussir le sujet et être couronné par le jury qui attribue des notes tout au long de l'épreuve sur chacun des points.



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Liste des métiers 


Alimentation 


Bâtiment et travaux publics 


Accessoires du vêtement 


Métiers du vêtement de création et sur mesure 


Coiffure et esthétique 


Industries textiles et habillement 


Décoration et mobilier des habitations et technique connexes 


Structures métalliques


Industries 


Techniques de précision 


Art et techniques des matériaux de synthèse 


Cuirs et peaux 


Céramique et verrerie 


Arts et métiers graphiques 


Travail artistique des métaux 


Fleurs et paysage 


Les M.O.F les plus médiatisés 


Médiatisation "MOF en stock" 


Bien que moins médiatisés (??) le titre MOF regroupe de très nombreux corps de métier contribuant à l'enrichissement de la France dans la maîtrise des "savoir faire", du geste et des techniques (technologie de pointe, luxe, science ...).

Liste des 162 disciplines 


Architecturier maquettiste - Aides chimistes et aides bactériologiques - Ajusteur Outilleur - Armurerie - Art des Jardins et des Fleurs
Bijouterie - Métaux précieux - Bottier homme - Boucherie - Boucherie – Etal - Boulangerie - Broderie - option: peinture à l'aiguille - Broderie d'or - Broderie main - Broderie mécanique
Calligraphie - Carrelage - Céramique d'art - Céramique d'art et industrielle - Charcutier Traiteur - Charpente bois - Chaudronnerie - Chauffage - Ciment et ciment blanc - Ciseleur bronzier - Coiffure dames - Coiffure hommes - Corsetière - Couture flou - Couture tailleur dame - Couverture - Couverture ornemaniste - Cuisine restauration
Découpeur bois - Dentelle Duchesse - Dentelle et broderie main - Dentelle fleurie de Craponne - Dessinateur sur tissus et papier - Dinanderie d'art - Dorure sur Bois
Ebénisterie - Emaux d'Art - Equipement et installation électrique
Facteur d'orgue - Faïencerie - Ferronnerie - Fleuriste - Fonderie construction outillage - Fraiseur outilleur - Fromager - Fromager affineur - Fumisterie
Gainerie d'art - Génie climatique – Chauffage - Glaces, Sorbets, Crèmes Glacées - Glacier - Glyptique - Graphisme publicitaire - Graveur cuivre et acier - Graveur ornemaniste sur pierre - Graveur sur acier – médailles - Gravure armurerie - Gravure sur bois
Histologie - Horlogerie - Horticulture - Hygiène et Esthétique corporelle
Impression sur tissus - Imprimerie - Industrie nautique - Instrument de chirurgie
Joaillerie
Laborantine - Laboratoires industriels et scientifiques - Laqueur décorateur - Lauréate du Travail en Hygiène Esthétique Corporelle - Lingerie et Soierie - Lithographie - Lunetterie - Luthier
Maçonnerie - Maître du service de la table - Maître tailleur - Marbrerie - Marqueterie - Mécanicien et constructeur d'appareils - Mécanicien outilleur en moules métalliques - Mécanicien outilleur en outils à découper - Mécanique de laboratoire - Mécanique de précision - Mécanique Générale - Métallerie - Métiers de la bouche - Menuiserie - Microphotographie - Miroitier - Mise en carte - Modeleur mécanicien bois - Modiste - Monteur bronze - Mosaïste - Mosaïste - Mouleur statuaire
Opticien de précision - Orgue - Ornemaniste en couverture
Pâtisserie Confiserie - Peinture en décors - Peinture sur Porcelaine - Peinture sur soie - Peinture sur verre - Restauration - Pelleteries et fourrures – Confection - Photographie - Photographie de laboratoire - Pipier - Plasturgie - Plâtrerie gypserie - Plomberie installation sanitaire - Polisseur sur bijoux - Polisseuse en joaillerie - Poterie - Préparations histologiques - Prêt-à-porter - Prothésiste dentaire - Publicité
Radiographie médicale - Reliure - Restaurateur de mobilier - Restaurateur en tapis – tapisserie
Santons d'argile - Sculpteur en travaux marbriers - Sculpture sur bois - Secrétaire sténo dactylographe - Sellier automobile - Sellier bourrelier - Sellier garnisseur - Serrurerie d'art - Sertisseur - Sommellerie - Soudure autogène - Soufflage verre artistique - Stucateur
Tailleur de pierre - Tapis - Tapisserie décoration - Taxidermiste - Teinture industrielle - Tôlerie - Tôlerie formage - Tissage et tissage sur soie - Tonnellerie - Toupilleur - Tourneur outilleur - Tourneur sur bois - Tourneur sur métaux - Travail des plastiques - Typographie
Velours au sabre - Verrerie artistique - Verrerie cristallerie (Verrier) - Verrerie Cristallerie (Tailleur) - Verrerie scientifique - Vitrailliste

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Marcel Barbeault.

Publié le 30 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Philosophie-sécurité-crimino

Marcel Barbeault
Marcel Barbeault
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Information
Nom de naissance : Marcel Henri Barbeault
Surnom(s) : Le Tueur de L'Ombre
Naissance : 10 août 1941 (69 ans)
Oise (France)
Condamnation : 10 juin 1981
Sentence : Prison à perpétuité
Meurtres
Nombre de victimes : 8
Pays : France
État(s) : Nogent-sur-Oise
Arrestation : 14 décembre 1976

 

 

 

 

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Marcel Henri Barbeault (10 août 1941 à Liancourt, Oise, France - ) est un tueur en série qui a sévi dans les alentours de Nogent-sur-Oise dans les années 1970. Il est probablement l'auteur de sept meurtres de femmes et d'un homme. Ses crimes avaient toujours lieu le soir ou tôt le matin d'où son surnom de « Tueur de l'ombre ».



Récit de l'enquête 


Il abattait ses victimes, toutes des femmes brunes, à la nuit tombante (entre 19 et 21h), à l'aide d'une arme à feu, une carabine 22 long rifle, après les avoir longtemps épiées afin de surveiller leur faits et gestes. Il les déshabillaient, sans toutefois les violer, et les dépouillaient de leur sac à main, fait rare chez les tueurs en série. Pourtant Marcel Barbeault était un mari et un père exemplaire de deux enfants, individu renfermé et « banal ». C'est ce comportement qui lui a permis pendant des années de passer à travers les filets de la police.
Fils de cheminot, ayant quitté l'école très jeune sans aucun diplôme, Barbeault entre à l'usine à l'âge de 16 ans en tant qu'outilleur. A sa majorité il s'engage dans l'armée et est mobilisé durant la Guerre d'Algérie où il est brancardier. À son retour, il retourne à l'usine et occupe un emploi d'ouvrier spécialisé à Saint-Gobain. Le décès de sa mère, Micheline, en 1968 causé par un cancer, puis ceux de ses deux frères, semblent être les évènements clés de sa plongée dans le crime et la violence… Or sa mère était elle-même brune comme les victimes. L'année suivante il commettra ses premières agressions.

Finalement, après plus de 7 ans de traque, il sera arrêté grâce à un témoignage anonyme et au flair de l'inspecteur de police Daniel Neveu. Celui-ci découvrit que la clé de l'énigme était le cimetière de Nogent-sur-Oise. Celui-ci se trouvait au centre du triangle où s'étaient produits tous les meurtres. De plus, le double homicide commis sur un couple avait eu lieu sur le parking du cimetière de Laigneville. Or ce meurtre, bien que différent des autres, était aussi attribuable au « tueur de l'ombre ». L'inspecteur Neveu en avait conclu que contrairement aux autres, celui-ci n'était pas prémédité, mais était plus un meurtre "d'opportunité" et que donc le tueur se trouvait sur les lieux avant l'arrivée du couple et qu'il fréquentait peut-être régulièrement ce cimetière.

Le raisonnement du policier fut corroboré par la découverte d'une balle de carabine 22LR près d'un robinet d'eau dans le cimetière. Ce robinet était situé derrière l'église, difficile à trouver et dont seuls les habitués connaissaient l'existence. Le policier décida donc de recouper les noms des lettres de dénonciation et les patronymes gravés sur les tombes du cimetière. Le petite liste obtenue permettra de remonter jusqu'à Barbeault en 1976. Sa mère était enterrée dans le cimetière de Nogent depuis 1968.

Lors de la perquisition au domicile de Barbeault à Montataire le 14 décembre 1976, il sera retrouvée dans sa cave une carabine sciée avec silencieux, un imperméable et différentes casquettes. L'analyse balistique révèlera que l'arme était celle utilisée pour deux des meurtres. Les armes des autres homicides ne purent être retrouvées mais le mode opératoire similaire laissait peu de doutes sur un tueur unique. Marcel Barbeault ayant déjà été condamné pour cambriolage dans le passé, la police reprit la liste de tous ces méfaits commis dans la région et en découvrit un avec vol d'une carabine. Le propriétaire s'entraînait au tir avec cette arme dans son jardin, les enquêteurs purent donc retrouver des douilles dans ce dernier et démontrer que celles-ci avaient servi à d'autres meurtres. Le cambriolage fut imputé à Barbeault. Les policiers purent également démontrer que les jours où les meurtres furent commis, correspondaient à ceux où Barbeault était de repos alors qu'il travaillait dans une usine de la région.

Son procès s'ouvrit au Palais de justice de Beauvais le 25 mai 1981 devant la cour d'assises de l'Oise. Il dut répondre de cinq meurtres dont il était accusé. Les 3 autres crimes attribués à Barbeault n'ont pu être retenus contre lui faute de preuves. Il niera toujours être le « tueur de l'ombre », malgré de lourds éléments à charge et il restera très froid pendant la durée de son procès. L'avocat général requit la peine de mort (même si celle-ci avait peu de chance d'être appliquée puisque François Mitterrand venait d'être élu Président de la république et avait annoncé son abolition prochaine). Marcel Barbeault fut condamné le 10 juin 1981 à la prison à perpétuité. S'étant pourvu en cassation, il fut rejugé en novembre 1983 par les assises de l'Oise et de nouveau condamné à la prison à vie.

Marcel Barbeault est toujours incarcéré à la prison centrale de Saint-Maur (Indre), probablement pour le restant de ses jours, étant ainsi l'un des plus anciens prisonniers de France.

Bibliographie 


  • François Lapraz, Alain Morel, Terreur en banlieue, l'affaire du tueur de l'Oise, Guy Authier Éditeur, 1977.
  • Alain Hamon, Un tueur dans l'ombre. L'Affaire Marcel Barbeault, J'ai lu, 1994.

 

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Muscadet (AOC) (3 & fin).

Publié le 29 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Alimentation et gastronomie

Terroir et vins 


Les vins du Muscadet sont vinifiés en blanc sec à partir d'un cépage unique, le melon. On le retrouve aussi sous les dénominations de melon de Bourgogne, gamay de Bourgogne ou melon musqué. D’autres cépages sont cultivés dans le vignoble nantais mais n’ont pas le droit à l’appellation muscadet. Parmi eux figurent la folle blanche, le cabernet franc, le gamay, le cabernet sauvignon, le pinot noir, le chenin blanc, le pinot gris, le grolleau et la négrette9. Cependant ils peuvent bénéficier d’autres appellations comme « VDQS » (coteaux-d'ancenis, fiefs-vendéens12 ou gros-plant-du-pays-nantais36).

Le muscadet se caractérise par sa légère acidité, son côté à la fois minéral mais aussi floral, et surtout par son perlant (légère effervescence qui se ressent sur le bout de la langue) qui en fait un vin très rafraîchissant.

Gastronomie, température de service et durée de garde 

 

 

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Le muscadet s'accorde parfaitement avec l'huître.
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Le muscadet est généralement reconnu pour particulièrement bien accompagner les fruits de mers37. Il est d'ailleurs très connu pour s'accorder avec les huîtres38, les poissons en sauce, les sardines, le maquereau au vin blanc, la plupart des fromages (principalement les chèvres de la région de la Loire), mais aussi les charcuteries (en particulier lorsqu'il s'agit de millésimes plus anciens : 2003, 2005 qui furent de très bonnes années). La température de service se situe entre 9 et 11° C24. Le Muscadet se déguste généralement dans les trois ans qui suivent la récolte39, mais les meilleurs vins des meilleurs millésimes peuvent se conserver plus d'une décennie40.

Millésimes du muscadet


Les millésimes sont liés à des années de soleil et à leur très bonne maturité. Voici les bonnes et grandes années du muscadet (en gras les grandes années) :

200941, 2008, 200642, 2005, 2004, 2003, 2002, 2001, 2000, 1997, 1996, 1990, 198943,44,N 3, 1985, 1984, 198243,45,N 4, 1979, 1976, 1975, 1971, 196943,45,46,N 5, 196443,45,N 6, 1959, 1957, 1955, 1952, 1949, 1947, 194545,N 7, 1943, 1933, 192147.

Commercialisation et promotion 

 

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Muscadet-côtes-de-grandlieu (AOC) « Coteaux d'Herbauge » à Pont-Saint-Martin.
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Le Muscadet, et plus généralement le vignoble nantais, sont membres de l'organisme interprofessionnel « Interloire » qui regroupe l'ensemble des professionnels de la viticulture ligérienne. Interloire représente 46 appellations situées de Nantes à Blois. Lors des différents salons du vin se déroulant en France et à l'étranger, le Muscadet est partie prenante de l'organisme Interloire au côté des vins d'Anjou, Saumur et Touraine48.

Au tournant du XXIe siècle, il y avait environ 2 500 vignes dans la région du Muscadet, détenues principalement en petits terrains par des vignerons indépendants qui soit commercialisent leur propre vin, soit vendent leur production à un négociant en vin de la région. Les négociants font la vinification et la mise en bouteille sous leur propre étiquette30.

Pour faire la promotion des vins de Loire, dont le Muscadet, la « Maison des vins de Loire » de Nantes gérée par Interloire propose de la dégustation-vente et des cours œnologiques. La « Maison du Muscadet » à Vallet propose aussi la promotion et la vente de Muscadet de producteurs indépendants valletais. Le « Musée du Vignoble nantais » situé au Pallet décrit, à l'aide d'objets, l'histoire et l'évolution du vignoble nantais49.

L'identité des vins du vignoble nantais

 

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Muscadet-Sèvre-et-Maine du domaine de l’Oiselinière.
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L'identité bretonne des vins de Nantes existe à travers un certain nombre de faits actuels et usuels, notamment :

  • l'action de la confrérie bachique de l'ordre des chevaliers Bretvins dont l'objet est statutairement de célébrer « les produits nantais et la culture de Haute-Bretagne » (Pays nantais, ...)N 8 ;
  • la référence à la Bretagne sur certaines étiquettes de vins : carte de Bretagne à 5 départements, carte de la province de Bretagne, hermine sur l'étiquette principale, blason nantais herminé en collerette, etc.N 9,N 10 ;
  • la campagne sur le thème « le muscadet, le plus breton des vins » du Comité Interprofessionnel des Vins de Nantes qui rappelle dans ses plaquettes que le château des Ducs de Bretagne se situe à Nantes50.
  • l'existence d'un Vin de Pays des Marches de Bretagne, jusqu'à il y a quelques années[Lesquelles ?], s'étendant sur des communes du sud Loire ;
  • la référence au carrefour des 3 provinces Poitou, Bretagne et Anjou sur les emballages de certains vins de Clisson.

Mais un contexte institutionnel complexe, où la région culturelle et historique « Bretagne » est contredite par des régions administratives différentes non correspondantes et une communication « val de Loire », rend l'appartenance géographique des vins du Pays nantais troubleN 11,N 12. Malgré cela, des négociants et une coopérative viticole nantaise ont adhéré à la marque collective « Produit en Bretagne », plusieurs muscadets, gros-plants sont vendus comme des vins bretons, en portant le logo de la marque, et sont valorisés dans les opérations de communication commerciale consacrées aux « produits bretons » des GMS51. En outre, plusieurs groupes professionnels, associatifs, syndicaux viticoles et œnologiques nantais s'évertuent à valoriser l'identité bretonne de leur vins, par attachement culturel, par fidélité à l'identité du terroir et à la gastronomie bretonne, ou/et par intérêt commercial envers le reste de la Bretagne, la diaspora bretonne, les pays celtiques et pour bénéficier de l'image internationalement reconnue de la Bretagne52.

Dans la culture populaire 


Dans la bande dessinée Le Chat de Philippe Geluck, on voit régulièrement le Chat accoudé au comptoir d'un bar et demander au barman : « Roger ! Un muscadet ! ».

 

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commentaires

Muscadet (AOC) (2).

Publié le 29 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Alimentation et gastronomie

Muscadet-côtes-de-grandlieu 

 

 

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Zone de l'appellation muscadet-côtes-de-grandlieu.
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Article détaillé : Muscadet-côtes-de-grandlieu (AOC).
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Le muscadet-côtes-de-grandlieu est défini par le décret du 29 décembre 1994. Ce vignoble tire son originalité du microclimat du lac de Grandlieu. L'appellation couvre une superficie de 300 hectares sur dix-neuf communes, dont deux situées en Vendée. Sa production annuelle est d'environ 10 500 hl. Le rendement moyen est de 55 hectolitres par hectare22.

Seuls ont droit à l'appellation les vins récoltés sur les territoires des21 :

Bouaye, Bouguenais, Brains, La Chevrolière, Corcoué-sur-Logne, Legé, La Limouzinière, Pont-Saint-Martin, Port-Saint-Père, Saint-Aignan-de-Grand-Lieu, Saint-Colomban, Saint-Léger-les-Vignes, Saint-Lumine-de-Coutais, Saint-Mars-de-Coutais, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Sainte-Pazanne et Touvois ;

Rocheservière et Saint-Philbert-de-Bouaine.

Muscadet-coteaux-de-la-loire 

 

 

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Zone de l'appellation Muscadet-coteaux-de-la-loire.
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Article détaillé : Muscadet-coteaux-de-la-loire (AOC).
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Le muscadet-coteaux-de-la-loire est défini par le décret du 14 novembre 1936 et couvre une superficie de 200 hectares sur vingt-quatre communes. C'est un vin sec assez corsé, nerveux, mûrissant bien en bouteille. Sa production annuelle est d'environ 11 900 hl. Le rendement moyen est de 55 hectolitres par hectare23.

Seuls ont droit à l'appellation les vins récoltés sur le territoire21 des :

Ancenis, Anetz, Barbechat, Le Cellier, Couffé, Ligné, Mauves-sur-Loire, Mésanger, Mouzeil, Oudon, Saint-Géréon, Saint-Herblon, Saint-Sébastien-sur-Loire, Teillé, Thouaré-sur-Loire et Varades ;

Bouzillé, Champtoceaux, La Chapelle-Saint-Florent, Drain, Landemont, Liré, Saint-Florent-le-Vieil et La Varenne.

Muscadet sans dénomination locale 

 

 

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Muscadet sans dénomination et prétendant à la mention « sur lie ».
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Le muscadet sans dénomination locale est défini par un décret datant de 1937, couvre une superficie de 3 600 hectares. Il peut être produit n'importe où, c'est la zone d'appellation la plus vaste. Sa production annuelle est d'environ 214 000 hl. Le rendement moyen est de 65 hectolitres par hectare 24.

Seuls ont droit à l'appellation muscadet sans dénomination locale et prétendant à la mention « sur lie », les vins récoltés sur les territoires des21 :

Aigrefeuille-sur-Maine, Ancenis, Anetz, Barbechat, Basse-Goulaine, Carquefou, Le Cellier, La Chapelle-Basse-Mer, La Chapelle-Heulin, Château-Thébaud, Clisson, Couffé, Gorges, Haute-Goulaine, La Haie-Fouassière, Le Landreau, Ligné, Le Loroux-Bottereau, Maisdon-sur-Sèvre, Mauves-sur-Loire, Mésanger, Monnières, Mouzeil, Mouzillon, Oudon, Le Pallet, La Regrippière, Saint-Fiacre-sur-Maine, Saint-Géréon, Saint-Herblon, Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Lumine-de-Clisson, Saint-Sébastien-sur-Loire, Teillé, Thouaré-sur-Loire, Vallet, Varades, Vertou, Le Bignon, La Boissière-du-Doré, Bouaye, Bouguenais, Bourgneuf-en-Retz, Brains, La Chevrolière, Corcoué-sur-Logne, Frossay, Geneston, Gétigné, Legé, La Limouzinière, Montbert, Le Pellerin, La Planche, Pont-Saint-Martin, Port-Saint-Père, la Remaudière, Remouillé, Rezé, Saint-Aignan-Grandlieu, Saint-Colomban, Sainte-Pazanne, Saint-Hilaire-de-Clisson, Saint-Léger-les-Vignes, Saint-Lumine-de-Coutais, Saint-Mars-de-Coutais, Saint-Philbert-de-Grand-Lieu, Les Sorinières, Touvois, Vieillevigne ;

Bouzillé, Champtoceaux, La Chapelle-Saint-Florent, Drain, Landemont, Liré, Saint-Crespin-sur-Moine, Saint-Florent-le-Vieil, Tillières, La Varenne ;

Cugand, Rocheservière, Saint-Hilaire-de-Loulay, Saint-Philbert-de-Bouaine.

Encépagement 

 

 

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Une jolie grappe de melon de Bourgogne en fleur (muscadet).
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Le melon de Bourgogne est un cépage faiblement producteur et très sensible au mildiou (maladie cryptogamique). Sa culture est donc à réaliser avec soin. Les jeunes ceps de melon de Bourgogne sont élevés dans une pépinière, puis greffés sur des pieds américains avant de pouvoir être plantés dans le sol10. La taille en Guyot, adaptée au climat tempéré et à la mécanisation du vignoble est la plus employée sur le territoire du Muscadet. Le cep présente une forme en Y10.

En 1995, un viticulteur au Landreau a trouvé sur un cep un rameau donnant des grains de raisin roses. Le viticulteur en a greffé quelques-uns pour constater que la couleur est stable. Une parcelle expérimentale va être implantée en 2010 pour étudier l'intérêt d'homologuer ce cépage nouveau. Il a déjà un nom : melon rouge ou melon de Bretagne25.

Méthodes culturales


La plantation doit se faire à une densité minimale de 6 500 pieds par ha. L'écartement entre rangs doit être inférieur à 1,5 mètre et l'écartement entre les ceps doit être compris entre 0,9 et 1,2 mètre.

Les périodes les plus critiques de la viticulture dans la région du muscadet sont les gelées d'hiver et du printemps et la menace du mildiou à l’approche des vendanges. Le melon de Bourgogne s’est cependant bien adapté à ces conditions, étant résistant au gel et de mûrissement précoce.

Travail manuel 

 

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Vignoble du Muscadet à Remouillé.
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Ce travail commence par la taille, en guyot simple, avec une baguette de cinq à huit yeux et un courson de un à trois yeux. Le tirage des sarments suit la taille. Ils sont enlevés et peuvent être brûlés ou mis au milieu du rang pour être broyés. Se déroulent ensuite les réparations. Puis vient le pliage des baguettes. Une plantation destinée à remplacer les ceps morts est ensuite, éventuellement, réalisée. L'ébourgeonnage peut se pratiquer dès que la vigne a commencé à pousser. Cette méthode permet en partie de réguler les rendements26. Le relevage est pratiqué lorsque la vigne commence à avoir bien poussé. Pour finir, arrivent les vendanges.

Travail mécanique 


L'enjambeur est d'une aide précieuse pour le broyage des sarments, les trous faits à la tarière, le labourage (ou griffage), le désherbage, les traitements des vignes, le rognage et les vendanges (avec une machine à vendanger).

La récolte 


Les vendanges ont lieu de mi-septembre jusqu’à la fin du même mois, bien que récemment des viticulteurs aient expérimenté des récoltes tardives (de plusieurs jours à deux semaines plus tard). La méthode traditionnelle est de vendanger tôt dans le but de maintenir l’acidité qui est l'une des caractéristiques clés du Muscadet. La récolte est manuelle ou mécanique et peut être triée.

Le rendement de l'appellation est de 65 hectolitres par hectare pour le muscadet sans déclinaison particulière. Le rendement des AOC muscadet sur lie, muscadet-coteaux-de-la-loire, muscadet-coteaux-de-grandlieu et muscadet-de-sèvre-et-maine est de 55 hectolitres par hectare.

Le degré potentiel minimum du raisin récolté doit être supérieur à 9 %vol. En dessous de cette valeur, le raisin n'est pas considéré assez mûr.

Titre alcoométrique volumique


Voici les titres alcoométriques volumiques (anciennement appelé degré du vin) minimal et maximal des quatre AOC du muscadet, que doivent respecter les exploitants de ces appellations, pour que leurs vins soit commercialisables :

 

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AOC Blanc Blanc
Titre alcoométrique volumique minimal maximal
Muscadet27 9 % vol 12 % vol
Muscadet sèvre-et-Maine27 9 % vol 12 % vol
Muscadet-coteaux-de-la-loire27 9 % vol 12 % vol
Muscadet-côtes-de-grandlieu27 9 % vol 12 % vol
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Vinification et élevage 


Le cépage utilisé pour produire le Muscadet, le melon de Bourgogne, est relativement neutre. Les techniques de vinification sont devenues complexes chez les producteurs pour s’adapter aux limites organoleptiques de cette variété et lui conférer plus de saveur et de complexité.

Vinification 

 

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Pressoir pneumatique servant au pressurage.
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Les raisins sont transférés de la remorque dans un pressoir pour le pressurage. Une fois le moût en cuve, le débourbage est pratiqué généralement après un enzymage. Après 12 à 48 heures, le jus clair est soutiré et mis à fermenter28. La fermentation alcoolique se déroule avec un suivi tout particulier pour les températures qui doivent rester à peu près stables (18 à 24 degrés)28. La chaptalisation est aussi pratiquée pour augmenter le titre alcoométrique volumique si nécessaire. Le degré après enrichissement ne peut dépasser 12 % vol. En revanche, il n'y a pas de limite de degré s'il n'y a pas eut d'ajout de sucre29 (on ne peut légiférer pour fixer des limites à la nature). La fermentation malolactique est réalisée en fûts ou en cuves.

Élevage sur lies 

 

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Sédiments de levures dans un tonneau.
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La technique la plus connue est celle dite « sur lie » où le vin est en contact avec un dépôt de cellules mortes de levure (la lie) qui s’est formé au fond du tonneauN 1. La découverte de ce procédé fut quasiment accidentelle au début du XXe siècle, car les vignerons du Pays nantais avaient l’habitude de garder la meilleure barrique de la récolte pour fêter les grands événements familiaux. Conservée sans soutirage, cette « barrique de noces » donnait à ce vin un caractère particulier, plus frais en bouche avec un bouquet plus complet30.

La dénomination « sur lie » peut être ajoutée à l'appellation. Dans ce cas, les vins doivent avoir passé un seul hiver en fût ou en cuves et se trouver encore sur leurs lies de fermentation au moment de la mise en bouteille, qui se situe entre le 1er mars et le 30 juin ou entre le 15 octobre et le 30 novembre31.

La fin du XXe siècle voit arriver une vague d’innovation et la popularisation de plusieurs techniques de vinification du muscadet. Au cours des années 1980, se développe un usage accru de la barrique de chêne pour la fermentation au détriment des cuves en acier inoxydable. Le procédé de mélange de la lie, dit « bâtonnage », devient aussi répandu12.

Mise en bouteille 


Le muscadet est généralement mis en bouteille au printemps ou à l’automne suivant les vendanges mais peut aussi être un vin primeur (à l’instar du Beaujolais nouveau) et commercialisé à partir du troisième jeudi de novembre9.

Au moment de la mise en bouteille, un peu de dioxyde de carbone peut être encore présent dans le vin, lui donnant une très légère effervescence ; on parlera alors de vin perlant (ou perlé). Le degré d'alcool fixé par le décret AOC ne doit pas dépasser les 12 % après chaptalisation32.

La bouteille type contenant le muscadet est dérivée de la bouteille dite « bourguignonne33 » avec ses épaules fuyantes et son air pansu. La bouteille « muscadet », quant à elle, est plus élégante et plus fine. L'inscription « Muscadet » est gravée au bas de la bouteille, ainsi que le terme « sur lie » sur sa partie supérieure si le vin a été vinifié sur lie.

 

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Structure des exploitations 

 

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Château du domaine de l'Oiselinière, Gorges.
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L'activité viticole a marqué l'architecture de l'habitat rural. Dans les hameaux, les maisons de vignerons se distinguent par leurs escaliers de pierre extérieurs protégés par un auvent. Par le passé, on trouvait des murs d'enceinte entourant les domaines viticoles34. Avec le style italianisant en vogue dans la vallée de Clisson au début du XIXe siècle, plusieurs domaines viticoles du Pays nantais témoignent de cette particularité architecturale.

Aux débuts des années 90, la viticulture représentait 10,6 % du chiffre d'affaires de l'agriculture en Loire-Atlantique. Cela représentait 15 200 hectares de ceps en production composant le vignoble de Loire-Atlantique, dont 10 800 de plantations sous appellation d’origine contrôlée (AOC Muscadet principalement et AOVDQS Gros Plant) qui en font le premier vignoble de vins blancs d’Europe. Les vignes poussent surtout au sud de la Loire, mais principalement dans la moitié orientale du département. La vigne était cultivée sur près de 1 000 exploitations (sur 7 549 exploitations agricoles dont 5 250 à titre professionnel de Loire-Atlantique, et sur les 27 000 exploitations bretonnes), mais moins de 700 en ont fait désormais leur orientation principale. On estimait à près de 3 000 le nombre d’emplois dans ce secteur, dont 1 000 salariés permanents, affectés à la production ou à la commercialisation. Le chiffre d’affaires 2007 de la viticulture départementale dépassait 100 millions d’eurosN 2,35.

En 2009, le nombre de viticulteurs est de :

  • 810 dont 711 vinificateurs (avec 697 caves particulières, 3 caves coopératives et 11 négociants) pour l'appellation muscadet ;
  • 764 dont 668 vinificateurs (avec 651 caves particulières, 4 caves coopératives et 13 négociants) pour l'appellation muscadet-sèvre-et-maine ;
  • 58 dont 47 vinificateurs (avec 43 caves particulières, 2 caves coopératives et 2 négociants) pour l'appellation muscadet-coteaux-de-la-Loire ;
  • 62 dont 60 vinificateurs (avec 56 caves particulières, 2 caves coopératives et 2 négociants) pour l'appellation muscadet-côtes-de-grandlieu27.

 

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commentaires

Muscadet (AOC) (1).

Publié le 29 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Alimentation et gastronomie

Muscadet (AOC)
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Pays nantais
Galissonnière Muscadet 2007.jpg
Muscadet-sèvre-et-maine sur lie.
Désignation(s) Pays nantais
Appellation(s) principale(s) muscadet
Type d'appellation(s) AOC
Reconnue depuis 1937
Pays Drapeau : France France
Région parente vallée de la Loire
Régions viticoles
vallée de la Loire
Gros-plant-du-pays-nantais (AOVDQS)
Localisation Loire-Atlantique, Maine-et-Loire et Vendée
Climat Climat tempéré océanique
Superficie plantée 13 000 hectares
Cépages dominants Melon (ou Melon de Bourgogne)
Vins produits Vin blanc
Production 727 000 hectolitres (1999)1
Pieds à l'hectare 6 500 à 7 500 pieds/ha
Rendement moyen à l'hectare 65 à 78 hl/ha pour le muscadet
55 à 66 hl/ha pour le muscadet sur lie2

 

 

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Le muscadet est un vin blanc sec d'appellation d'origine contrôlée produit principalement dans la Loire-Atlantique au sud de Nantes et débordant partiellement sur le Maine-et-Loire et la Vendée. Ce vin du vignoble de la vallée de la Loire est issu d'un cépage unique, le melon de Bourgogne. Cette appellation est classée AOC depuis 1937 et couvre une superficie de 13 000 hectares.

Le vignoble du muscadet comporte plusieurs appellations : le muscadet-sèvre-et-maine, le muscadet-côtes-de-grandlieu, le muscadet-coteaux-de-la-loire et le muscadet sans dénomination particulière. Le muscadet est un vin sec aux arômes floraux et fruités qui peut être élevé sur lie d'où il tirera une légère effervescence dite « perlante ». Ce vin s'accorde particulièrement bien avec les fruits de mer.



Histoire 


De l'Antiquité à la Renaissance 


La tradition de la viticulture, dans la région nantaise où est produit le muscadet, date d’un décret de l’empereur romain Probus dont les soldats plantèrent les premières vignes sur le territoire3,4.

La viticulture s'y est développée au cours du Moyen Âge sous l’impulsion des moines des abbayes du Pays nantais, dont Saint-Martin-de-Vertou et Saint-Philbert-de-Grand-Lieu. Ces vignes produisaient des vins acides qui ne pouvaient être comparés aux « vins d'amont » venus d'Anjou et de Touraine.

Au XVIIe siècle, sous la pression des courtiers hollandais, recherchant ces petits vins pour l'alambic, le vignoble va connaître un grand développement : jusqu'à la Révolution française la Bretagne fait partie des « provinces réputées étrangères » (avec la Guyenne, la Saintonge, le Languedoc, la Provence, le Dauphiné, le Lyonnais, la Flandre et l'Artois) ce qui fait que les traites (taxes sur les marchandises) sont levées à ses frontières, notamment à la barrière d'Ingrandes sur la Loire5. Ainsi, les vins du pays nantais, exportés depuis le port de Nantes, sont moins chers que leurs voisins angevins ou tourangeaux6.

Période moderne 

 

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Il est suggéré que Louis XIV ordonna la plantation du melon de Bourgogne après les gelées dévastatrices du « Grand Hiver » de 1709.
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Dès 1635, le mot « muscadet » est attesté dans un document du village de Gorges7. Par la suite, le cépage Melon fut introduit dans cette région viticole car il se révèlait plus résistant au froid8. Les origines exactes du vin de Muscadet, et son association avec le Melon de Bourgogne sont peu claires.

Un domaine proche de Nantes, le château de la Cassemichère, soutient que les premiers vins issus de melon de Bourgogne utilisés pour produire du muscadet furent transportés de Bourgogne et plantés dans le vignoble nantais en 17409.

Cependant, la plupart des ampélographes pensent que le cépage melon de Bourgogne fut introduit dans le Pays nantais au XVIIIe siècle par des marchands hollandais.

L’expert français en viticulture, Pierre Galet, suggère que Louis XIV ordonna lui-même la plantation du melon de Bourgogne après les gelées dévastatrices du « Grand Hiver de 17099 ». Le cépage fut introduit dans cette région viticole car il se révélait plus résistant au froid8.

Période contemporaine


XIXe siècle 


La fin du XIXe siècle voit le vignoble nantais (muscadet et gros-plant) touché par le phylloxéra comme la plupart des vignobles français. Ce puceron importé accidentellement d'Amérique vers 1860 dévore les racines de la vigne et provoque la mort du cep. Un seul traitement se révèle efficace : le greffage. Cette technique consiste à fixer un greffon de vigne melon de Bourgogne (pour le muscadet) sur un porte-greffe, plant américain résistant à l'insecte térébrant10. Des pépinières viticoles sont créées à partir de 1889 et le greffage est enseigné dans les écoles11.

XXe siècle 


Au XXe siècle, le muscadet n'est plus aussi en faveur dans le monde viticole ; on le taxe de vin homogène et simple. La fin du XXe siècle voit son retour au premier plan dans sa région de production avec des producteurs expérimentant de nouvelles techniques de vinification pour amener plus d’arôme et de complexité dans le vin. Les années 1980 voient un essor dans l’utilisation de barriques en chêne pour la cuvaison et la fermentation sur lie. Les années 1990 introduisent l’utilisation de la technique de la macération avant la fermentation. Ces différentes techniques amènent une grande diversité de style et de qualité du muscadet12.

Étymologie 


C’est au domaine de l’Oiselinière à Gorges que l'on trouve le plus ancien parchemin daté de 1635, mentionnant l’existence du plant « Muscadet13 ». L’origine de l’appellation « Muscadet » est une exception. En effet, les vins AOC sont nommés d’après leur région de production ou leur cépage (ce dernier cas pour les vins d’Alsace seulement). Or, le terme muscadet semble se référer à l’une de ses caractéristiques : un « vin qui a un goût musqué ». Cependant, l’expert en vin Tom Stevenson note que le muscadet n’est pas beaucoup musqué comme le pourrait être un vin issu de Muscat9.

Le Muscadet est aussi connu sou le nom de "vin de Vallet". Ainsi dans le tome 16 de 1908 du Journal d'agriculture pratique :

«  Les voyageurs qui visitent les villes de la Loire maritime, Nantes ou Saint-Nazaire, n'ont pas manqué d'être frappés de la fréquence des enseignes : "Au bon vin de Vallet" ou "A la renommée du vin de Vallet". À table d'hôte, ils ont entendu réclamer encore ce même vin. Cela équivaut au vin blanc doux de Seyssel ou à la clairette de Die, chers aux Lyonnais, avec quelque chose de plus cependant. Le vin de Vallet est pour la Bretagne nantaise une sorte de gloire nationale. Sans mériter des éloges dithyrambiques qui associeraient le vallet aux sauternes, ni même aux graves, ce vin est délicat, parfumé, et volontiers se laisse boire ; j'ai connu des Méridionaux convaincus de la supériorité de leurs vins, et qui s'extasiaient devant le bouquet de ce liquide breton ; ils s'émerveillaient bien plus encore lorsqu'ils traversaient le vignoble et constataient qu'il y avait vraiment de la vigne, beaucoup de vigne, depuis la côte de Pornic jusqu'à l'Anjou, et aussi sur les pentes de la Loire tournées vers le Sud : Sillon-de-Bretagne, collines d'Ancenis. Ce vignoble, particulièrement dense au sud de Nantes, sur les deux rives de la Sèvre nantaise et jusqu'au lac de Grand-Lieu, puis autour de cette vaste nappe d'eau, frappe par un aspect particulier, bien différent de celui des vignes du Sud-Ouest, du Centre et de l'Est. Il n'a pas d'échalas et, par là, rappellerait les plantations du Languedoc et de Provence, si les lignes n'étaient aussi serrées. Cependant, sur bien des points, on commence à diriger les plants sur fil de fer14. »

Un réglement édité par Charles VI en 1415 mentionne le commerce du vin de Muscadet, aussi écrit Musquadet :

«  Et entant qu il touche les autres tavernes que il fault crier en ladicte ville tant de Garnache Malvoisie vin de Lieppe vin d'Osoye vin Bastart vin de Rosette vin de Muscadet comme tous autres vins estrangers lesdis crieurs auront pour les crier quatre solz parisis pource que ilz les crieront par tous les carrefours et es hostelz royaulz de ladicte ville de Paris. »

— Des crieurs de vins et de corps, Février 1415, Réglement général de police pour la juridiction du prévôt des marchands et échevins de Paris, et établissement de plusieurs offices pour la surveillance des ports et marchés de la même ville (C.L.X., 257.)15

Situation géographique 


Orographie 


Le vignoble du Muscadet est implanté sur différents terroirs viticoles allant des faibles coteaux longeant les rivières aux collines vallonnées et aux plats pays fertiles le long de l’estuaire de la Loire.

 

 

 

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Vignobles de la vallée de la Loire.
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Géologie 


Au nord-est, affleurent des terrains ordoviciens à carbonifères16. Au sud-ouest, se trouvent des formations métamorphiques précambriennes à hercyniennes, formant la dépression du lac de Grand-Lieu16. Des dépôts éocènes forment quelques buttes sporadiques, et un large placage de formations marines du Pliocène couvre cette zone du sud16.

Dans tout le territoire du Muscadet, les sols drainent très bien, ce qui est nécessaire dans une région aussi humide que le Pays nantais. Les terrains primaires sont, tour à tour, sableux, schisteux et granitiques17. Le sol du muscadet AOC sans dénomination est à prédominance limoneux et sableux. Le sol du Muscadet-Sèvre et Maine est riche en magnésium et potassium, est constitué d’argile, grave et sable. Le sous-sol est quant à lui constitué de gneiss, schiste, granite et pierre volcanique. Le sol du Muscadet-Coteaux de la Loire a une forte concentration de schiste et le sol du Muscadet-Côtes de Grandlieu est un mélange de granite et schiste9.

Climatologie 


Le secteur géographique couvert par la zone de l'AOC est principalement sous influence d'un climat tempéré océanique. L'influence de ce climat est largement facilitée par l'estuaire de la Loire et l'absence de relief notable18. Les hivers sont doux (min --5 °C / max 10 °C) et pluvieux. Quoique relativement beaux et doux également (min 17 °C / max 35 °C), les étés connaissent chaque année au moins un épisode caniculaire de quelques jours. Sur l'ensemble de l'année, les pluies sont fréquentes mais peu intenses. Les précipitations annuelles sont d'environ 820 mm19 et peuvent fortement varier d'une année à l'autre. Les chutes de neige y sont exceptionnelles.

Climatologie de Nantes sur la période 1961 - 1990 :

 

 

 

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mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) 2,4 2,8 4,0 5,9 9,0 11,9 13,9 13,5 11,8 8,9 5,1 3,0 7,7
Température moyenne (°C) 5,4 6,2 8,1 10,4 13,6 16,9 19,1 18,7 16,8 13,1 8,6 6,0 11,9
Température maximale moyenne (°C) 8,4 9,6 12,2 14,9 18,2 21,9 24,4 24,0 21,8 17,3 12,0 9,0 16,1
Ensoleillement (h) 72 99 148 187 211 239 267 239 191 140 91 70 1 956
Humidité relative (%) 88 84 80 77 78 76 75 76 80 86 88 89 81
Précipitations (mm) 86,6 70,2 69,1 49,9 64,1 45,0 46,4 44,8 62,2 79,2 86,9 84,1 788,5
Nombre de jours avec pluie 12,8 11,0 11,1 8,9 11,0 7,7 6,7 7,0 8,4 10,4 11,1 11,5 117,6
dont nombre de jours avec pluie ≥ 5 mm 6,1 4,8 4,9 3,6 4,5 2,9 2,7 3,1 3,9 5,0 6,2 6,1 53,7
Source : Relevés 1961-1990

 

Vignoble


Présentation 


Ce vignoble en AOC comprend 13 000 hectares, exploités exclusivement en vin blanc. Il est implanté principalement dans la partie sud de la Loire-Atlantique, et dans quelques communes de Vendée et du Maine-et-Loire.

Le vignoble du Muscadet comporte plusieurs appellations.

Muscadet-sèvre-et-maine 

 

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Zone de l'appellation muscadet-sèvre-et-maine.
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Article détaillé : muscadet-sèvre-et-maine (AOC).
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L’appellation muscadet-sèvre-et-maine est la plus notable et la plus productive du vignoble du muscadet, engendrant un peu plus des deux-tiers de la production totale de muscadet. Cette appellation est plus produite qu’aucune autre AOC de la vallée de la Loire. Située au sud-est de Nantes, elle tire son nom des deux rivières, la Sèvre nantaise et la Maine qui arrosent ce territoire formant pour l'essentiel le « Vignoble nantais ». Son sol est composé majoritairement de granite et de schiste, comme aux alentours de Saint-Fiacre-sur-Maine et d’argile comme à Vallet12. Environ 45 % du vin Muscadet-Sèvre-et-Maine est élevé sur lies lui donnant une texture perlante. Ce vin est souvent charpenté et se caractérise par un arôme fruité et une sensation d'acidité9 due au gaz carbonnique naturellement présent dans le vin.

Ce muscadet, défini par le décret du 9 octobre 1936, couvre une superficie de 8 800 hectares sur vingt-trois communes. Sa production annuelle est d'environ 418 000 hl. Le rendement moyen est de 55 hectolitres par hectare20.

Seuls ont droit à l'appellation les vins récoltés sur les territoires des21 :

Aigrefeuille-sur-Maine, Basse-Goulaine, La Chapelle-Basse-Mer, La Chapelle-Heulin, Château-Thébaud, Clisson, Gorges, La Haie-Fouassière, Haute-Goulaine, Le Landreau, Le Loroux-Bottereau, Maisdon-sur-Sèvre, Monnières, Mouzillon, Le Pallet, La Regrippière, Saint-Fiacre-sur-Maine, Saint-Julien-de-Concelles, Saint-Lumine-de-Clisson, Vallet et Vertou.

Saint-Crespin-sur-Moine et Tillières.

 

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commentaires

Empire ottoman.

Publié le 29 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque moderne (du XVIe au XIXe siècle)

Empire ottoman
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Sublime Porte Ottomane
دولتِ عَليه عُثمانيه
Devlet-i Âliye-i Osmâniyye

1299 — 1922

Drapeau
Blason

Drapeau (1793) et Armoiries.

 

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Devise :

دولت ابد مدت
Devlet-i Ebed-müddet

(« L'empire éternel »)


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Accéder aux informations sur cette image commentée ci-après.

Carte de l'Empire ottoman à son apogée, en 1683.

 

 

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Informations générales
Statut Sultanat
Capitale Söğüt (1299-1326)
Bursa (1326-1365)
Edirne (1365-1453)
Constantinople (1453-1922)
Langue Turc ottoman
Monnaie Akçe, kuruş, livre
Démographie
Population ~ 30-35 000 000 hab. (1600)
~ 35 350 000 hab. (1856)
~ 20 884 000 hab. (1906)
~ 18 520 000 hab. (1914)
~ 14 629 000 hab. (1918)
Superficie
Superficie ~ 4 800 km² (1299)
~ 5 200 000 km² (XVIe siècle)1
~ 3 400 000 km² (1900)2
~ 783 562 km² (1923)
Histoire et évènements
1299 Conquête de Bilecik
17 novembre 1922 Partition
24 juillet 1923 Création de la Turquie
3 mars 1924 Abolition du califat

Entités précédentes :

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Histoire de la Turquie

Turquie pré-ottomane
Époque hellénistique :
Asie mineure • Thrace
Domination romaine
Dynastie des Seldjoukides
Sultanat de Rûm
Principautés d'Anatolie
Empire ottoman
Chute de Constantinople
Dynastie ottomane
Expansion • Provinces
Déclin de l'Empire • Dissolution
République Turque
Guerre d'indépendance turque
Turquie unipartiste
Turquie multipartiste :
Constitution de 1982 • Référendum de 2010
Autres
Présidents de la Turquie
Relations avec l'Union européenne

L’Empire ottoman (Osmanlı İmparatorluğu en turc moderne) est un empire qui a existé de 1299 à 1922 (soit 623 ans). Il a laissé la place, entre autres, à la République de Turquie. Fondé par un clan turcique oghouze en Anatolie occidentale, l'Empire ottoman s'étendait au faîte de sa puissance sur trois continents : toute l'Anatolie, le haut-plateau arménien, les Balkans, le pourtour de la mer Noire, la Syrie, la Palestine, la Mésopotamie, la péninsule Arabique et l'Afrique du Nord (à l'exception du Maroc).



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Histoire

Les débuts
Fondation

L'Empire ottoman est fondé par une famille issue des Kayı, l'une des vingt-quatre tribus turciques oghouzes, qui avaient conquis l'Anatolie au XIe siècle, au détriment de l'Empire byzantin. Pendant que le premier sultanat turc des Seldjoukides se décompose, cette tribu monte en puissance sous le règne d'Osman Ier. En 1299, Osman conquiert la ville byzantine de Mocadène, aujourd'hui Bilecik. Cette date marque le commencement de l'Empire ottoman et le début de la constitution de la première véritable armée ottomane. Jusqu'à sa mort en 1326, Osman Ier conquiert plusieurs autres villes et places fortes byzantines, ainsi que certaines principautés turques voisines.

Expansion vers l'Europe

Ses successeurs continuent sa politique d'expansion. L'Empire ottoman conquiert Gallipoli, son premier territoire européen, en 1347, puis s'étend à travers les Balkans. En 1389, la victoire décisive à la bataille du champ des Merles en Serbie, dans l'actuel Kosovo, marque la fin de l'existence des royaumes serbes. La Serbie est définitivement annexée par les Ottomans après la chute de Smederevo, en 1459. En 1453, commandées par le sultan Mehmed II, les armées ottomanes prennent Constantinople et mettent fin à l'Empire byzantin, établissant ainsi la domination de l'empire sur la partie à majorité chrétienne de la Méditerranée orientale. Plusieurs croisades européennes sont écrasées à Nicopolis et Varna.

Apogée
Un nouvel empire

Les Ottomans appellent les populations chrétiennes Roumis, en référence à leur origine issue de l'Empire romain d'orient. L'Empire établit ensuite progressivement sa souveraineté sur toute la partie à majorité musulmane du monde méditerranéen. Les communautés sont organisées selon le système des millets.

Les sultans ottomans voient leur titulaire s'enrichir au XVe siècle du vieux titre turc de khan, de celui, iranien, de padichah, puis de celui de calife au XVIe siècle, c'est-à-dire successeur de Mahomet et chef de l’oumma, la communauté musulmane. Le contrôle qu'ils exercent sur leurs terres est variable ; les provinces lointaines de Tunis et d'Alger ou le khanat de Crimée jouissent d'une large autonomie. Certains États à majorité chrétienne, comme les principautés roumaines de Valachie, Moldavie et, pour un temps, la Transylvanie, payent au sultan un tribut aux XVe siècle-XVIe siècle, mais ne deviennent pas pour autant provinces ottomanes.

L'Empire ottoman est organisé selon le système des millets. Les populations chrétiennes des Balkans, de l'Anatolie, de Syrie et d'Égypte fournissent à l'Empire (le plus souvent par la conscription forcée des jeunes garçons) son principal corps militaire, celui des janissaires (mot dérivé du turc yeniçeri « nouveau soldat »), institué au XIVe siècle par le sultan Orhan. De nombreux chrétiens pauvres (Slaves, Grecs, Arméniens, etc.) se convertissent à l'islam pour ne plus payer le haraç, la capitation dont les non-musulmans doivent s'acquitter. Ils deviennent Ottomans mais revendiquent une ascendance différente.

L'âge d'or 


L'éducation, les techniques et les universités ottomanes étaient admirées à la fin du Moyen Âge. Ces universités se tenaient mutuellement au courant des découvertes occidentales. L'amiral Piri Reis a ainsi pu faire une copie de la carte de l'Amérique de Christophe Colomb, celle-ci ayant été perdue, elle devint la plus ancienne carte du continent. De grandes forces vives, aussi bien intellectuelles que financières, vinrent renforcer la Grande Porte. On peut citer les migrations et installations des juifs sépharades, fuyant l'Espagne répressive de l'Inquisition, puis des Morisques andalous.

En 1517, Sélim Ier conquiert l'Égypte et met fin au sultanat mamelouk. Le calife abbasside Al-Mutawakkil III est emmené à Istanbul comme otage, et aurait cédé son titre de Commandeur des croyants (Emir al-mumimin). Si Sélim procède au transfert de certaines reliques de Mahomet à Istanbul, la thèse selon laquelle il aurait voulu recueillir l'héritage de califat est cependant sujette à caution et apparait beaucoup plus tardivement3. Moins d’un siècle après avoir mis fin à l’Empire byzantin moribond, les Turcs ottomans prennent la succession de la dynastie arabe des Abbassides.

 

 

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Au XVIe siècle, sous le règne de Soliman le Magnifique, les armées ottomanes parviennent jusqu'à Vienne en 1529 et 1532, dont elles font le siège en vain. Cette avancée marque la limite de l’expansion de l'Empire en Occident (comme Aden en fixera la limite au sud).

De 1533 à 1536, l'Empire ajoute l’est de l’Anatolie, l’Azerbaïdjan et le Yémen. Les corsaires turcs installés à Alger prennent Tunis aux Hafsides en son nom en 1534, puis la perdent face aux troupes de Charles Quint. Le pacha turc de Tripoli prend Kairouan en 1557 et Tunis est reconquise, définitivement cette fois, en 1569.

L'Empire crée une flotte militaire, tente de s'imposer en Méditerranée au détriment des cités italiennes et y parvient un moment. La défaite navale de Lépante en 1571, devant les flottes espagnole et vénitienne, met fin à sa suprématie. Réorganisée par Sokullu Mehmed pacha, la flotte ottomane restera certes ensuite une puissance importante, et les possessions vénitiennes (Chypre et des îles en mer Égée) rejoindront progressivement l'Empire mais une partie toujours plus importante du commerce méditerranéen était sous le contrôle de Venise, de Gênes, du Portugal et de l'Espagne4.

L'Empire trouve sa place dans le jeu diplomatique européen où il est un allié traditionnel de la France, dans une alliance de revers contre les Habsbourgs, dès le règne de François Ier.

Une puissance mondiale contestée 


La mort de Soliman le Magnifique en 1566 marque la fin de l'âge d'or ottoman. La superficie de cet empire était de 14 893 000 km² en 1566. L'irruption des Portugais dans l'océan Indien détourne vers l'Atlantique une grande partie du commerce des Indes, et les expéditions ottomanes contre Goa et Mascate n'arrivent pas à les en déloger. Cependant, le commerce du Levant reprend à la fin du XVIe siècle.

L'Empire ottoman a encore les moyens de grandes expéditions sur mer (conquête de Chypre en 1570 et de la Crète en 1669) et sur terre, contre les Autrichiens et les Russes. Moscou est incendiée en 1571, Vienne, capitale des Habsbourg d'Autriche, assiégée en 1683. L'empire croit avoir encore une vocation mondiale. Sokullu Mehmed pacha, Grand Vizir de Selim II, commence un projet de canal à Suez et entre la Volga et le Don, qui n'aboutira pas.

Dans l'Europe du Sud, une coalition d'États compte alors vaincre l'Empire ottoman sur les mers, puisqu'elle ne le peut sur les terres. À Lépante, envoyé par le Roi Philippe II d'Espagne, une flotte coalisée (États Pontificaux, Venise et Espagne) affronte la grande flotte turque, réputée invincible. En 1571, Lépante voit la destruction de plus de 250 galères turques. Mais c'est une victoire sans lendemain, qui ne touche pas aux bases de la puissance turque. Le Grand Vizir ottoman dira à un ministre vénitien durant des négociations : « En vous prenant Chypre, nous vous avons coupé un bras. En envoyant par le fond notre flotte, vous nous avez coupé la barbe. » En 1573, la flotte ottomane reconstituée pousse les Vénitiens à la paix. Cela permet au sultan de tourner ses ambitions sur l'Afrique du Nord.

Les frontières ottomanes ne changent guère entre 1566 et 1683. Les guerres finissent sur des statu quo et les victoires de Soliman le Magnifique apparaissent comme un glorieux passé. Les Séfévides de Perse repoussent les assauts turcs. Dans les régions danubiennes, l'empire doit faire face à la puissance rivale de l'Autriche et à l'insoumission des principautés roumaines sous Michel le Brave (1593-1601). Le Liban se rend temporairement indépendant sous l'émir druze Fakhr-al-Din II (1590-1613).

En 1595 la superficie de l'empire est de 19 902 000 km²5.

Sur les champs de bataille, l'armée ottomane, ou plutôt, comme l'appellent les chroniqueurs turcs, "l'armée de l'islam"6, reste une puissance impressionnante. Des forces nombreuses, ce qui suppose une logistique considérable, des janissaires d'élite, et toujours des légions de soldats armés d'arquebuse ou de fusils. La Longue Guerre contre l'Autriche (1593-1606), a demandé de grandes ressources humaines aux Ottomans. Leur population forte de trente millions d'habitants va leur permettre de soutenir de vastes efforts de guerre. Mais le retard économique et technique face à l'Occident commence à se faire sentir.

Le début du déclin
Le temps des troubles

En 1648 et 1656, une période se démarque alors : le Sultanat des Femmes. En fait, la plupart des Sultans de cette période ont peu de pouvoir. Le harem impérial, dirigé par la mère du Sultan, dirige en fait le pouvoir politique. La première aurait été Nurbanu, véritable maîtresse de l'Empire dans les années 1560. Le Baylo vénitien Andrea Gritti décrit la « Femme Sultan » Hürrem Sultan (Roxelane) comme une femme au pouvoir extraordinaire et dotée d'une force de caractère rare[citation nécessaire]. Lors de la succession d'Ibrahim Ier (1640-1648), le harem impérial est le théâtre d'un conflit généralisé entre certaines concubines et la mère de Mehmed IV, le successeur d'Ibrahim.

Une petite renaissance

 

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Carte des conquêtes de l'Empire ottoman jusqu'en 1683.
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Finalement, cette période voit la naissance d'un contre pouvoir, celui des Grands Vizirs, avec la nomination comme Grand Vizir de membres de la famille Köprülü. Entre 1656 et 1703, ils entament une restructuration de l'Empire et de sa grandeur. Mehmed Pacha Köprülü commence par réformer l'armée. Ensuite, son fils, et successeur, supprime le pouvoir des « femmes sultans ». Le vizirat Köprülü a profité de la baisse du pouvoir des sultans pour satisfaire son désir de pouvoir et de gloire. C'est surtout au niveau militaire qu'il réussit à redorer le blason terni des Ottomans. Leur pouvoir est restauré en Transylvanie, la Crète est complètement conquise en 1669, la Podolie est prise aux Polonais en 1676. Cette période de conflit continu est prolongée avec le vizirat de Kara Mustafa (toujours un Köprülü, mais adopté par la famille) qui déclenche une guerre avec les Autrichiens en ne renouvelant pas la paix de Vasvár conclue en 1664. Il assiège Vienne en 1683. Finalement, le roi Jean III Sobieski de Pologne bat les Turcs. Le pouvoir des Köprülü est alors presque tombé avec l'assassinat de Kara Mustafa par ses janissaires. L'alliance chrétienne de la Sainte Ligue finit par vaincre les Turcs et à leur imposer le Traité de Karlowitz en 1699. Pour la première fois, l'Empire Ottoman perd des territoires dont la Hongrie, qu'il avait repris, ainsi que le Banat. Économiquement ruiné, militairement asphyxié par ses ennemis, il s'enfonce dans une période de stagnation.

Seuls deux sultans auront su marquer leur temps par leur propre pouvoir : Murad IV (1612-1640) qui reprend Erevan en 1635 et Bagdad en 1639, au grand dam des Séfévides, et Mustafa II (1695-1703), qui mène les Ottomans dans la guerre contre les Habsbourgs pour finalement être vaincu à la bataille de la Zenta (11 septembre 1697).

L'empire assiégé 

 

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Le sultan Ahmed III.
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Durant cette période de stagnation, une partie des territoires danubiens est cédée à l'Autriche. Des territoires comme l'Algérie ou l'Égypte deviennent de plus en plus indépendants vis à vis d'Istanbul. Sur leur frontière nord, vers l'Ukraine actuelle, les Ottomans font reculer la Russie impériale sous Pierre le Grand, mais ils subissent une série de défaites cuisantes sous le règne de Catherine II de Russie, qui envoie sa flotte en mer Égée et s'empare de la Crimée en 1782.

Cette période se caractérise par une tentative, de la part des Sultans et des Vizirs, de réformer leur Empire en déliquescence. L'Ère des Tulipes (Lâle Devri en turc), ainsi nommée en hommage à l'amour que portait le sultan Ahmet III à la plante, semble une sorte de retour de l'Empire Ottoman sur le devant des scènes européennes, aussi bien économiques que politiques. Alors qu'une guerre contre l'Autriche vient d'être à nouveau perdue en 1718, et que l'Empire s'est vu humilié au traité de Passarowitz la même année, Ahmet III tente de nouvelles réformes envers le peuple : les taxes sont moins fortes, l'image de l'Empire est redorée, et des entreprises, semblables aux manufactures européennes, sont créées. Il tente aussi de moderniser l'armée avec des conseillers européens.

En 1730, un janissaire d'origine albanaise, Patrona Halil, fomente un complot contre le sultan Ahmet III. Ce dernier n'avait pas suivi les propositions de réformes proposées par Halil. Face à cela, Patrona Halil et d'autres janissaires proclame Mahmud Ier sultan. Ahmet III aura eu le temps de faire exécuter Halil mais doit quitter le pouvoir après cette insurrection.

Un autre problème s'installe, en 1731, sur la situation déjà mauvaise de l'Empire Ottoman, celui du Caucase. Les Russes puis les Perses, en viennent en réclamer la suzeraineté. D'un côté, les Russes se disent légitimes de ces territoires car habités par d'anciens Cosaques ; de l'autre, les Perses les réclament car ayant autrefois été sous leur domination. En effet, estimant que la plus grande population cosaque habitant en Russie, il paraît normal pour l'Empire russe de les réunir. Ces Circassiens (autre nom pour les habitants du nord du Caucase), seraient en fait d'anciens cosaques immigrés d'Ukraine. Cette politique de l'ethnicité ne plait pas à la Sublime Porte, qui ne conçoit pas sa politique ainsi. Face à cela, les Russes menacent l'Empire Ottoman et finalement, engagent une nouvelle guerre russo-turque qui durera de 1735 à 1739. Les Russes marchent sur la Crimée et les principautés danubiennes (Valachie et Moldavie). Durant cette guerre, le commandant russe Von Münnich écrase les Tatars vassaux des ottomans puis passe le Dniestr. Il conquiert aussi la Bessarabie. La Russie n'a jamais autant contrôlé de terres autrefois ottomanes.

Profitant de la situation difficile des Ottomans, le nouveau shah de Perse, Nâdir Shâh, s'attaque à la Sublime Porte. Il ménage finalement le sultan en conquérant des villes précieuses ou des provinces importantes (Bagdad ou l'Arménie) puis les échangent contre celles qui lui semblent plus intéressantes. Nâdir Shâh n'hésite pas à conquérir Bagdad et à la rendre aux Ottomans en échange de l'Arménie et de la Géorgie. En 1735, il signe un traité avec les Russes, qui, parmi d'autres termes, met fin à sa guerre contre les Ottomans.

La puissance des janissaires

 

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Soldats janissaires. Les janissaires, à l'instar de la Garde prétorienne de la Rome antique, vont imposer leur politique aux sultans sur la fin du XVIIIe siècle.
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La puissance de l'empire est de plus en plus de façade. Sa décadence devient évidente au XVIIIe siècle, sous le règne de Mustafa III. Lorsque son vizir, Ragihb Pasha, meurt en 1763, il décide de régner seul. Médiocre politicien, il ne sait pas non plus s'attacher de bons conseillers ou commandants militaires. Voltaire le compara à un « gros ignorant ». Face à cela, les janissaires arrivent à s'imposer et bloquent toutes les réformes voulues par le sultan. Ce n'est pas la première intervention de ces soldats d'élite dans la politique, puisqu'ils avaient déjà déposé ou tué quatre sultans, Mustafa Ier, Osman II, Ibrahim Ier et Mehmed IV, au cours du XVIIe siècle. Le pouvoir de ce corps de troupe va alors ne faire que grandir. Abdülhamid Ier, frère de Mustafa, ne peut empêcher l'annexion de la Crimée tatare par l'Empire russe de Catherine II en 1782. Désormais, la mer Noire n'est plus sous le contrôle total des Ottomans. Dans cette série des règnes destructeurs pour l'Empire, celui de Sélim III, successeur du précédent, s'illustre par l'apogée du pouvoir des janissaires qui, n'acceptant pas ses idéaux réformateurs, se révoltent et l'assassinent en 1807.

Le déclin et la chute 


Tentative de modernisation 


Au XIXe siècle, l'Empire — surnommé « l'homme malade de l'Europe » par le Tsar russe Nicolas 1er en 1853, lors d'une conversation avec l'ambassadeur d'Angleterre — diminue territorialement, mais entame un processus de modernisation afin de retrouver sa puissance et sa prospérité d'antan. Cette période débute en 1808 avec la charte de l'Union (Sened-i Ittifak) signée entre le sultan et les chefs féodaux et qui confirme le pouvoir de ces derniers face à l'administration centrale. Vient ensuite l’édit de Tanzimat (Tanzimat Fermani) en 1839 où l'administration centrale annonce des mesures législatives dans le but de moderniser l'empire. Durant cette période, des pays européens tels que la France et le Royaume-Uni ont beaucoup influencé l'Empire ottoman. Une autre réforme entreprise à cette époque est l'abolition de l'esclavage en 1847. Cette période de réformes qui est appelée « Tanzimat » se poursuit par la Ire Constitution monarchique du 23 novembre 1876.

 

 

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Carte postale de 1895 saluant la Constitution ottomane du 23 décembre 1876, figurant le sultan Abdul-Hamid, les différentes communautés de l'empire et la Nation ottomane se relevant de ses chaînes.
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En 1830, la Grèce, soutenue par les puissances occidentales, obtient son indépendance. Le gouverneur de l'Égypte, Méhémet Ali, se comporte comme un souverain indépendant et obtient que son fils lui succède, ce qui constitue un précédent. La France envahit l'Algérie. L'Empire ne fait face à l'expansion de la Russie que parce que le Royaume-Uni et la France le protègent, notamment au cours de la guerre de Crimée. "Protection" coûteuse: la France s'empare de l'Algérie puis de la Tunisie, l'Angleterre de l'Égypte, indépendante de fait depuis le début du XIXe siècle.

La guerre de Crimée a révélé la faiblesse financière de l'empire: pas de vrai budget, des rentrées fiscales irrégulières, un endettement croissant. Les finances et douanes de l'empire passent sous la tutelle de la Banque impériale ottomane, créée en 1863 et dirigée par un consortium franco-anglais7.

L'Empire est incapable d'empêcher l'indépendance de plusieurs pays des Balkans, perdant de plus en plus de territoires en Europe.

La chute[


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En 1913, la défaite de la seconde guerre balkanique amène les Jeunes-Turcs (Parti Union et Progrès) au pouvoir. Leur volonté de relever l'empire les entraîne dans l'alliance de l'Allemagne. En 1914, ils déclarent la guerre à l'Entente, et entreprennent de grandes offensives vers l'Égypte et le Caucase. Ce sont des échecs: l'empire n'a pas les moyens de sa politique, il est ravagé par les épidémies et les famines. L'appel à la guerre sainte, lancé par le sultan comme calife de l'islam, a peu d'échos.

En 1915, le noyau du parti organise, sous le commandement du ministre de l'Intérieur Talaat Pacha, une politique de déportation et de massacre contre les Arméniens ottomans, politique appelée génocide arménien, faisant entre 800 000 et 1 500 000 morts selon la majorité des historiens, et entre 300 000 et 500 000 victimes selon l'État turc actuel, qui refuse le terme « génocide » et préfère plutôt parler de massacres8. La culpabilité de Talaat, Enver Pacha et autres dirigeants Jeunes-Turcs, a bien été reconnue par la justice ottomane qui les a condamnés à mort par contumace en juillet 1919, mais ce verdict a été annulé ensuite par la réaction nationale turque. En fait, certains considèrent qu'il s'agit du premier génocide du XXe siècle : les deux tiers de la population arménienne de l'Empire ottoman furent exterminés sans que les puissances occidentales n'interviennent.

La Première Guerre mondiale achève son démembrement car l'Empire ottoman, allié aux Austro-Hongrois et aux Allemands, se trouve dans le camp des vaincus. A la suite du traité de Sèvres, ses territoires arabes (Syrie, Palestine, Liban, Irak, Arabie) sont placés par décision de la Société des Nations sous mandat britannique et français (voir accord Sykes-Picot). La côte égéenne est occupée par les Grecs et les Italiens.

Vers la république 


Article connexe : Guerre d'indépendance turque.
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L'effondrement de l'empire éveille le sentiment national turc. Les anciens combattants se rassemblent autour du maréchal Mustafa Kemal Atatürk, qui chasse les Européens d'Anatolie et s'impose comme chef du gouvernement, reléguant le sultan à un rôle honorifique. En 1922, il abolit l'Empire ottoman et fonde en 1923 sur le territoire restant, l'Anatolie, la grande partie ouest du haut-plateau arménien et la Thrace orientale, la Turquie moderne ou la République de Turquie, État successeur de l'Empire ottoman. En 1924, il met fin au califat, dernière trace des institutions impériales.

 

 

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Blason de l'Empire ottoman.
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Organisation

Article détaillé : Organisation de l'Empire ottoman.
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L’Empire ottoman a développé au cours des siècles une organisation de l’État qui reposait sur un gouvernement très centralisé avec le sultan comme dirigeant suprême, qui exerçait un contrôle effectif sur les provinces, les citoyens et les fonctionnaires. La richesse et la position sociale n’étaient pas nécessairement reçues en héritage, mais pouvaient être acquises par la reconnaissance des mérites. Cette évolution des positions sociales était marquée par l’attribution de titres tels que vizirs et ağas. Le service militaire était un élément clé de l’avancement dans la hiérarchie.

Provinces

Article détaillé : Provinces de l'Empire ottoman.
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Les provinces de l'Empire ottoman étaient des divisions administratives fondées sur l'administration militaire et civile ainsi que les fonctions exécutives. La mise en place de l'organisation administrative s'est déroulée en deux phases. La première est liée à la construction de l'Empire et a évolué avec sa montée en puissance. La seconde est due aux vastes réformes administratives de 1864 et s'est terminée avec la dissolution de l'Empire.

Culture

Article détaillé : Culture de l'Empire ottoman.
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Pendant plusieurs siècles, l'Empire ottoman a connu des périodes riches tant d'un point de vue économique que culturel. Il a influencé ses voisins de l'ouest (Europe, Afrique du Nord) comme ceux de l'est (Asie centrale, Perse, Inde). Sa position géostratégique en a fait pendant longtemps une puissance culturelle de premier plan.

 

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Empadão.

Publié le 28 Août 2011 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Alimentation et gastronomie

Empadão
Empadão.
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L'empadão est un plat traditionnel de la cuisine portugaise1, qui est consommé couramment tant au Brésil qu'au Portugal.

Ce plat est préparé avec de la purée de pomme de terre et principalement avec de la viande de bœuf hachée1, mais il existe des variantes au thon2, au poulet3 ou à la morue4.

Le remplissage, qu'il s'agisse de viande hachée cuite à l'étouffé ou d'un des autres ingrédients cités plus haut, est placé dans un récipient approprié pour la cuisson, avec une couche de pommes de terre sur le fond et une autre couche en couverture. Cette dernière est généralement enduite de jaune d'œuf afin de créer une croûte pendant la cuisson au four1.

 

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