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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

XXVIe dynastie égyptienne

Publié le 12 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Antiquité (avant le Ve siècle)

XXVIe dynastie égyptienne

 

 

 

 


Statues de la famille de Psammétique, Ägyptisches Museum

 

 

 

 

La XXVIe dynastie égyptienne couvre la période de -664 à -525 dite période saïte, du nom de la ville de Saïs dont est originaire la dynastie.

Profitant des ennuis des Assyriens, un des gouverneurs, Psammétique Ier (-663/-609) réussit à les expulser grâce à des mercenaires lydiens et grecs. Psammétique Ier refait l'unité du pays. Son règne et ceux de ses successeurs sont marqués par la « renaissance saïte » : ils vont imiter le Moyen Empire et même l'Ancien Empire.

Néchao II va tenter de soumettre le royaume de Juda, ce qui l'amène à se heurter aux Babyloniens qui le battent à Karkemish. Il entreprend le creusement d'un canal destiné à relier le Nil à la Mer Rouge et qui a fonctionné avant d'être ensablé. Il envoie une expédition phénicienne à partir du delta du Nil explorer et accomplir la première circumnavigation du continent africain.

Le dernier grand roi de cette dynastie, Amasis (-568 / -525), doit faire face aux réactions xénophobes de la population. Il va édifier dans le delta la ville de Naucratis, réservée aux Grecs, et installer, sur l'île d'Éléphantine, une sorte de ghetto pour les Juifs. Mais il sent monter le danger perse, c'est pourquoi il resserre ses relations avec les Grecs, les Lydiens (-546) et les Babyloniens (-539). Il est aussi le plus philhellène des rois d'Égypte ; il finance, par exemple, la reconstruction du temple d'Apollon.

Cambise II, le roi perse, vainc les Lydiens en -546, les Babyloniens en -539 et conquiert l'Égypte en -525.

Économie et société

Plus que jamais la société égyptienne, et tout particulièrement l’armée, apparaît très cosmopolite et métissée. Grecs et Cariens s’ajoutent aux Nubiens et Libyens anciennement intégrés et aussi aux contingents juifs, syriens et phéniciens, ces derniers très présents, avec les Grecs d’Ionie, dans la marine militaire, comme dans la flotte marchande.

On note le développement d’un armement et d’un négoce international d’initiative privée, surtout d’origine orientale. Dans l’armée, l’influence des clans militaires d’origine libyenne reste réelle, mais est équilibrée par ces nouvelles forces mercenaires. Cette ouverture accrue sur la Méditerranée entraîne un renforcement des liens militaires et commerciaux avec les Grecs (comptoir commercial de Naucratis). L’État saïte profite de ces évolutions : pour assurer sa sécurité et sa prospérité économique, il perçoit des taxes avantageuses sur le négoce international. Il le favorise aussi en aménageant le canal des pharaons, qui permet de relier la Méditerranée à la mer Rouge par le delta. La bureaucratie saïte réussit à encadrer cette expansion économique fructueuse entre importations de l’Égée et du Proche-Orient et exportation égyptienne de céréales, tissus de lin et papyrus.

Art et culture

Renaissance culturelle pendant la période saïte (-664/-525), l’art d’État, qui avait repris sous les Kouchites, se développe grâce à la restauration de l’ordre et à la prospérité économique. On voit réapparaître sur les sarcophages des notables des séquences des anciens textes des pyramides, et le déplacement du centre du pouvoir de Saïs à Memphis fait du classicisme memphite de l’Ancien Empire le modèle artistique plus que jamais imité pour affirmer la grandeur retrouvée.

L’activité monumentale est forte à Memphis, où le Sérapéum de Saqqarah est agrandi, alors que culmine le culte du taureau Apis, dans le mouvement général de dévotion aux animaux sacrés, réceptacles de la puissance divine incarnée sur terre, substituts d’une royauté sujette à tant de soubresauts, pour garantir la marche de l’univers.

Les constructions sont nombreuses aussi à l’intérieur du delta, en particulier à Saïs, berceau de la dynastie, où le grand temple de la déesse Neith devient un des principaux centres de la vie religieuse et culturelle, spécialement réputé pour son école de médecine. C’est auprès de la maison de vie du temple de Neith, qu’au milieu du Ve siècle av. J.-C., Hérodote cherche à pénétrer le savoir des scribes. C’est aussi à l’époque saïte que se codifient nombre de grands corpus de textes religieux et funéraires (recension saïte du livre des morts développé au Nouvel Empire).

Pharaons de la XXVIe dynastie

 


Article connexe : Divine Adoratrice d'Amon.
Pschent2.png Pharaon1 Renpout.png Règne2 Egypte icon lieu.png Capitale Tombe2.png Tombe Egypte icon momie.png Momie
Gouverneur de Saïs et pharaons
Ammeris -715 à -695 Saïs Nécropole royale de Saïs ?  ?
Stephinates ou Tefnakht II -695 à -688 Saïs Nécropole royale de Saïs ?  ?
Nechepso ou Nekauba -688 à -672 Saïs Nécropole royale de Saïs ?  ?
Néchao Ier -672 à -664 Saïs Nécropole royale de Saïs ?  ?
Psammétique Ier -664 à -610 Saïs puis Memphis Nécropole royale de Saïs  ?
Néchao II -610 à -595 Memphis Nécropole royale de Saïs  ?
Psammétique II -595 à -589 Memphis Nécropole royale de Saïs  ?
Apriès (-589 à -570) -589 à -570 Memphis Nécropole royale de Saïs  ?
Amasis -571 à -526 Memphis Nécropole royale de Saïs  ?
Psammétique III -526 à -525 Memphis  ?  ?

Notes

  1. Les trois premiers ne sont que rois de Saïs (ou Proto-Saïte)
  2. Plusieurs dates peuvent exister ; voir le détail à la page de chaque pharaon

Liens externes

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Akhethétep.

Publié le 11 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Antiquité (avant le Ve siècle)

Akhethétep

 

 

 


Akhethétep
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A1

Akhethétep est un dignitaire de l'Ancien Empire, célèbre pour la tombe qu'il possède à Saqqarah dont la chapelle funéraire est exposée depuis le XXe siècle au musée du Louvre.

Son nom, qui signifie « le Dieu de l'Horizon est parfait » ou « L'œil d'Horus est préservé », est courant : on lui connaît plusieurs homonymes à Saqqarah. Ses titres, peu significatifs, indiquent son rang et sa qualité de courtisan royal. Il exerçait quelques prêtrises liées au monde médical.

Généalogie

  Akhethétep
Naissance Date inconnue Décès Date inconnue
Père Père inconnu Grands-parents paternels
      Grand-père paternel inconnu
  Grand-mère paternelle inconnue
Mère Mère inconnue Grands-parents maternels
      Grand-père maternel inconnu
  Grand-mère maternelle inconnue
Fratrie Fratrie inconnue
1re épouse inconnue Enfant(s) Séânkhouptah
Râkhouef, médecin chef
Akhethétep, inspecteur des médecins

 

 

En dépit des dix-sept titres qu'il s'octroie dans les inscriptions de sa chapelle funéraire, Akhethétep – notable de l'Égypte antique – conserve un certain mystère. On ne sait pas à quelle époque précise il vivait, probablement à la Ve dynastie1, ni qui étaient son épouse et ses parents. Seuls trois de ses fils sont mentionnés dans sa tombe : Séânkhouptah, Râkhouef, médecin chef, et Akhethétep, inspecteur des médecins.

Sépulture

  Akhethétep
Type Mastaba
Emplacement Saqqarah
Date de découverte 1903
Découvreur Georges Bénédite
Fouilles 1991-2000 : Fouilles du Louvre à Saqqarah
Objets découverts Table d'offrande en granite
Statue d'Akhethétep en scribe
Statue d'Akhethétep assis
Statue d'Akhethétep debout en costume sacerdotal
Vase canope en calcite et son couvercle
Vaisselle en pierre
Outils lithiques

 

 

Le mastaba d'Akhethétep se trouve le long de la chaussée d'Ounas et a été identifié et exploré au début de l'histoire du Service des antiquité égyptiennes. La chapelle de culte du dignitaire, de petite dimension, a été offerte à la France par l'Égypte et transportée au musée du Louvre au début du XXe siècle. Puis la trace de la tombe a été perdue. À la fin du même siècle, le Louvre organisa alors une série de campagnes de fouilles afin de retrouver l'emplacement du tombeau et de poursuivre son exploration.

Ces missions qui se succédèrent sur une dizaine d'année donnèrent une nouvelle moisson de découvertes concernant le dignitaire, dont une série de statue ayant échappé aux premières fouilles, ainsi que la découverte à proximité de l'emplacement de la tombe de toute une partie de la nécropole de Saqqarah encore inexplorée. Les fouilles de ce secteur se poursuivent encore de nos jours.

Notes

  1. En effet, jusqu'à présent aucun relief portant la titulature d'un souverain n'a été retrouvé dans la tombe d'Akhethétep. Cependant, le style de ses reliefs ainsi que le programme iconographique sont caractéristiques de la deuxième moitié de l'Ancien Empire, de plus un fragment de papyrus datant de Djedkarê Isési a été retrouvé lors des fouilles récentes du mastaba fournissant un autre indice pour dater le monument

 

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Année 1930 (2 & fin)

Publié le 10 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans HIST--Ép. contemp-XXe et XXIe s-Hist. Militaire

Prix Nobel

 

 

 


Naissances en 1930

Décès en 1930

 

 

 

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Année 1930 (1)

Publié le 10 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans HIST--Ép. contemp-XXe et XXIe s-Hist. Militaire

1930

 

 

 


Icône de redirection Cette page concerne l'année 1930 (MCMXXX en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour les autres significations, voir 1930 (Chronologie de Dada et du surréalisme).

Années :
1927 1928 1929  1930  1931 1932 1933

Décennies :
1900 1910 1920  1930  1940 1950 1960
Siècles :
XIXe siècle  XXe siècle  XXIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique • Amérique (Canada, États-Unis) • Asie • Europe (France, Italie, Suisse) • Océanie


Chronologies thématiques :
Aéronautique Architecture Automobile Bande dessinée Chemins de fer Cinéma Disney Droit Économie Football Littérature Musique Musique classique Numismatique Parcs de loisirs Photographie Santé et médecine Science Sociologie Sport Télévision Théâtre


Calendriers :
Romain Chinois Grégorien Hébraïque Hindou Musulman Persan Républicain

Événements

Afrique
  • Fondation du Comité universel de l'Institut nègre de Paris1.
  • Le ministre britannique des Colonies, Sidney Webb, adresse aux gouverneurs des colonies une circulaire leur demandant d’autoriser la création de syndicats africains.
  • Essor du culte bamucapi en Afrique centrale et sud-orientale (1930-1935).
  • Développement au Mali de la secte musulmane des Wahabi, surnommés « les bras croisés ».
  • Création de l’Église du Seigneur (Church of the Lord), de mouvance aladura, au Nigeria. Le prophète Mayange prêche au Cabinda.
  • 1 205 écoles franco-arabes en Algérie française. 5,4 % des musulmans sont scolarisés. Parallèlement, il existe un enseignement privé en langue arabe, celui des 6 000 écoles coraniques et zaouïas, qui enseignent le Coran à 100 000 musulmans avec la bienveillance de l’administration. L’administration considère par contre avec méfiance les 150 medersas qui enseignent une véritable instruction en arabe à 45 000 enfants.
Amérique
  • Mexique : le Partido Laboristo Mexicano (PLN) et le Partido Nacional Agrarista (PNA), deux partis populaires, refusent de s’intégrer au PNR de Plutarco Elías Calles et forment une Alliance nationale révolutionnaire (ANR).
  • Fondation de la Confédération générale du travail (CGT) en Argentine, dominée par les communistes.
  • Les États-Unis renoncent au corollaire Roosevelt.
Asie
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29 décembre : Muhammad Iqbâl se rend à la session annuelle de la ligue musulmane d'Allāhābād
  • Inde : les Musulmans se tiennent à l’écart du mouvement de désobéissance civile. Premières émeutes intercommunautaires entre Hindous et Musulmans.
  • En Birmanie, Saya San mène une rébellion paysanne contre l'administration britannique. Il est exécuté le 16 novembre 1931.
  • Création du soviet de Bao'an en Chine (fin en 1935).
Proche-Orient
  • 1er janvier (Royaume d'Égypte) : les élections législatives donnent une nouvelle majorité au Wafd, dirigé par Nahhas Pacha, qui forme le gouvernement. Après l’échec des négociations pour l’indépendance, les Britanniques laissent le roi renvoyer le gouvernement wafdiste (juin).
  • 28 mars : en Turquie, la ville de Constantinople prend le nom d'Istanbul et la ville d'Angora prend le nom d'Ankara.
  • 31 mars2 : rapport de la commission Shaw chargée d’étudier les causes des affrontements entre Juifs et Arabes en Palestine mandataire. Il insiste sur les causes profondes : l’émigration juive a dépassé les capacités d’absorption du pays, les personnes expulsés des terres achetées par les sionistes ne trouvent plus de terres de rechange en raison de la pression démographique et constituent une catégorie de gens sans terres, revendicatifs et porteurs de futures violences. Le rapport propose une intensification des cultures, mais celle-ci est déjà partout à l’œuvre. La commission insiste sur l’absence de droits politiques des Arabes, qui ont refusé de former un conseil législatif en 1922. Elle préconise de reconsidérer la politique britannique en limitant l’immigration, en adoptant une nouvelle politique foncière et en favorisant un nouveau projet constitutionnel associant les Arabes.
  • Mai :
    • En Syrie mandataire, le haut-commissaire Henri Ponsot décide de promulguer les textes constitutionnels de tous les États syriens, reprenant la Constitution de 1928. Ces dispositions seront appliquées après les prochaines élections.
    • En Palestine mandataire, l’exécutif arabe envoie une délégation à Londres qui réclame une évolution constitutionnelle devant mener à l’indépendance et l’élection d’une assemblée par l’ensemble de la population juive et arabe de Palestine. Les Britanniques refusent et proposent l’élection d’un conseil seulement arabe dont les fonctions ne seraient que consultatives.
  • 20 juin (Royaume d'Égypte) : le pouvoir est confié à Imaïl Sidqi, ancien wafdiste rallié au souverain.
  • 30 juin : fin du mandat britannique sur le Royaume d'Irak, prélude à l’indépendance, promise pour 1932. Le pays reste lié au Royaume-Uni par une alliance de 25 ans : coopération en matière de politique étrangère, maintien de deux bases aériennes britanniques, disposition du territoire irakien en cas de guerre, encadrement britannique de l’armée nationale.
  • 21 octobre : les conclusions de la commission Shaw sont reprises dans le Livre Blanc de 1930. Les sionistes doivent faire des concessions sur la question de l’immigration et sur l’acquisition de terres. En retour les Arabes doivent accepter la présence juive en Palestine et coopérer avec celle-ci.
  • 16 novembre (Royaume d'Irak) : le traité avec le Royaume-Uni est ratifié par le parlement, issus des élections de l’automne. Une opposition au traité, jugé trop favorable aux intérêts britanniques, se constitue au sein du parti de la fraternité arabe, dirigé par Yasin al-Hashimi, ancien officier supérieur de l’armée ottomane pendant la guerre.
  • 22 novembre3 : le Premier ministre égyptien Imaïl Sidqi promulgue une nouvelle constitution qui renforce les pouvoirs du roi et du gouvernement. Il doit faire face à la crise économique mondiale, et édicte des réformes économiques et sociales et encourage le développement de l’industrie.
  • 30 novembre : la commission des Mandats de la SDN adresse des recommandations en vue de préparer l’indépendance de l'Irak : respect des droits des minorités (Kurdes, Assyriens), droits d’usage plus importants du nouvel État sur les ressources pétrolières. L’Irak prend tous les engagements demandés en matière de respect des minorités, ce qui relance l’agitation. Le mouvement kurde est réprimé avec l’aide britannique tandis que les Assyriens réclament un État autonome au sein de l’Irak.
  • Le nombre d’écoles de garçons en Irak est passé de 238 en 1921 à 1863 en 1930.
Europe
  • 11 mars : le Reichstag adopte le plan Young.
  • 25 mars : le paquebot allemand Europa remporte le Ruban bleu qui récompense la meilleure vitesse moyenne réalisée dans l’Atlantique Nord.
  • 27 mars : démission du gouvernement social-démocrate Hermann Müller. Le régime parlementaire entre dans une période de turbulences.
  • 30 mars : gouvernement Heinrich Brüning (fin en octobre 1931, puis octobre 1931-mai 1932), sans majorité stable.
  • 31 mars : plus de trois millions de chômeurs en Allemagne.
  • 30 juin : la Rhénanie est totalement évacuée par les Alliés.
  • 5 août : l’architecte Ludwig Mies van der Rohe prend la tête de l’école du Bauhaus.
  • 11 septembre : élections législatives ; forte participation (82 %). Écroulement des partis de Weimar. Poussée communiste (14,3 %). Le parti nazi (NSDAP) dirigé par Adolf Hitler, obtient 18,3 % des voix (6 410 000 voix) et remporte 107 sièges au Reichstag (Parlement allemand).
    • La dure crise économique qui sévit, permet aux nazis (Parti National Socialiste) qui depuis 1920 allient démonstrations de force et démagogie, d'offrir par l'idée de l'établissement d'un État fort, une voie d'espérance, à la finance, aux industriels et au petit peuple (notamment chez les chômeurs).
  • Novembre : Hitler confie aux SS la police interne du parti national-socialiste.
Article détaillé : 1930 en France.
Article détaillé : 1930 en Italie.
Article détaillé : 1930 en Suisse.

Chronologies thématiques

Art et culture
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Deux marins urinant, aquarelle de Charles Demuth
Économie et société
Afrique
  • En raison de la crise économique, la Grande-Bretagne fait suspendre la construction du chemin de fer Tanganyika-Rhodésie du Nord.
  • Sécheresse en Angola (1930-1933).
  • Face à la crise économique internationale, la France lance en AEF une politique d’investissement et de grands travaux.
  • Crise minière : la production de cuivre congolais passe de 132 000 tonnes en 1930 à 50 000 tonnes en 1932. Plus de 100 000 mineurs sont licenciés au Congo belge, ce qui provoque des retours massifs dans les zones rurales. L'Union minière du Haut Katanga réduit ses coûts de main-d’œuvre de plus de 20 % entre 1930 et 1932.
  • Le prix du caoutchouc à Londres est à 13 % de celui de 1913.
  • La crise économique frappe l'économie du Soudan français. Les productions d’arachides, d’huile de palme et de céréales ne se vendent qu’à bas prix alors que le coût de la vie ne cesse de monter et que la métropole, durement touchée, ne peut aider financièrement ses colonies. Les revenus douaniers s’effondrent. L’arrêt des importations européennes permet cependant à l’artisanat et aux petites industries locales de se développer temporairement.
  • Les producteurs africains, incités par des primes ou la fixation de prix minimaux d’achat, augmentent leur production pour compenser la chute des cours (les exportations d’arachide hors territoires britanniques passent de 4 811 000 £ en 1929 à 5 334 000 £ en 1935). Au Dahomey et au Sénégal, les paysans reviennent aux cultures vivrières (manioc, millet, miel…). Les cultures de plantation les moins touchées par la crise se développent : bananes en Guinée ; café en Côte d'Ivoire, en Oubangui-Chari, au Rwanda et à Madagascar ; cacao au Gabon ; le manioc au Congo belge ; le girofle ou la vanille à Madagascar.
Amérique
  • L’industrie textile brésilienne, qui employait 140 000 ouvriers avant la crise, doit en licencier 30 000 et 60 000 autres se trouvent en chômage partiel.
Proche-Orient
  • Crise économique frappant la pêche à la perle en Arabie dans les années 1930.
  • Depuis la fin des subsides britanniques, les seules ressources dont disposent Abdelaziz Ibn Sa'ud proviennent du pèlerinage dans les villes saintes. La recherche pétrolière commence juste à se développer dans la péninsule (Bahreïn). Par l’octroie de concessions, Ibn Sa’ud cherche à se procurer des rentrées d’argent. Des contrats seront signés dans les années 1930 avec des compagnies américaines mais l’exploitation pétrolière ne débutera qu’en 1939.
  • Deux millions d’habitants au Caire. 14,8 millions d’habitants en Égypte.
Europe
  • Recensement en Roumanie : sur 18 millions d’habitants, 71,9 % de Roumains, 7,9 % de Magyars, 4,1 % d’Allemands, 4 % de Juifs, 3,2 % d’Ukrainiens, 2,3 % de Russes, 2 % de Bulgares, 1,5 % de Tziganes, 1 % de Turcs et Tatars, 0,3 % de Polonais, 0,3 % de Serbo-croates. 73 % d’orthodoxes.
  • Roumanie : 6 700 grands propriétaires détiennent encore 24 % du sol face à 2,5 millions de paysans pauvres qui en ont 28 %, situation due à la poussée démographique (+1,2 % par an). D’où un développement de la main-d’œuvre salarié agricole. Les rendement moyens restent faibles (8 à 9 q à l’ha pour le blé contre 16 en France, 10 à 11 q pour le maïs contre 15 à 16).
  • En Espagne 26,5 % de la population active travaille dans le secteur secondaire (plus 10 % en 20 ans), 28 % dans le tertiaire.
  • Le Portugal compte 6 825 000 habitants. Lisbonne compte 600 000 habitants. À la suite de la crise économique mondiale, le Brésil ayant fermé ses portes, l’émigration se réduit à 10 000 départs par an en moyenne (30 000 au début du siècle).
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Année 1867

Publié le 9 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans HIST--Ép. contemp-XXe et XXIe s-Hist. Militaire

1867

 

 

 

 


Cette page concerne l'année 1867 (MDCCCLXVII en chiffres romains) du calendrier grégorien. Pour l'année -1867, voir -1867.

Années :
1864 1865 1866  1867  1868 1869 1870

Décennies :
1830 1840 1850  1860  1870 1880 1890
Siècles :
XVIIIe siècle  XIXe siècle  XXe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies géographiques :
Afrique • Amérique (Canada, États-Unis) • Asie • Europe (France, Italie, Suisse) • Océanie


Chronologies thématiques :
Architecture Chemins de fer Droit Littérature Musique Musique classique Parcs de loisirs Photographie Science Sociologie Sport Théâtre


Calendriers :
Romain Chinois Grégorien Hébraïque Hindou Musulman Persan Républicain

Événements

Afrique
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La Question abyssinienne vue par une caricature du 10 août 1867. Britannia. "Now, then, King Theodore! How about those prisoners?"

  • 2 mars : tremblement de terre à Blida en Algérie. Plusieurs villages sont détruits.
  • 15 mai : monseigneur Charles Lavigerie devient évêque d'Alger. Il était précédemment à Nancy. Il souhaite évangéliser l’Algérie, projet qui rencontre l’opposition de l’empereur et, sur le terrain, de l’armée. Il va fonder deux ordres de missionnaires : les Pères blancs et les Sœurs missionnaires d'Afrique, qui ouvrent dispensaires et orphelinats à travers le pays. Il veut aussi ramener les Berbères au christianisme qu’ils avaient abandonné à partir du VIIe siècle pour l’islam.
  • 28 mai : début du règne de Kofi Kakari, asantehene des Ashanti (déposé en 1874).
  • Août : traité d’amitié entre les Britanniques et l’Akwamu, en Gold Coast.
  • Décembre : l’expédition militaire britannique de Sir Robert Napier débarque à Massaoua, en Éthiopie, avec 32 000 hommes et une quarantaine d’éléphants venus des Indes, pour libérer les diplomates britanniques emprisonnés en 1866. L’avance de Napier est favorisé par l’attitude du ras du Tigré, Cassa, qui est en lutte ouverte contre le négus Théodoros II.
    • L’expédition de Sir Rober Napier ramènera en Angleterre quelque cinq cent manuscrits éthiopiens.

 

  • Inflation de cauris au Dahomey. Les difficultés budgétaires conduisent le roi Glèlè à alourdir la pression fiscale.
  • Grands-Lacs : début du règne de Ntare V Rugingiza, roi d’Ankole (fin en 1895). À sa mort, l’Ankole ruiné sera attaqué par le Ruanda et le Bouganda.
  • Soudan : dans la région comprise entre l’Oubangui, le Nil blanc et la rivière Kotto, le prince marchand Zubeir Pacha, un Bahara du haut Nil, prend possession du pays. D’abord employé d’un commerçant arabe, il commence en 1856 à créer son propre réseau de zariba (entrepôts) notamment en contractant des alliances avec les Kreich et les Zande. Soutenu par une armée dévouée de bazinger (miliciens), il lance depuis sa résidence Dem Nduggu des raids sur les pays limitrophes, notamment le Darfour, le Tchad et la vallée de l’Uele (rivière). Il se proclame indépendant en 1867 et s’octroie le titre de cheik. Son règne se soldera par le retrait des Européens de la confrérie des commerçants du haut Nil et par une amorce de dépopulation locale.
  • Afrique du Sud : découverte de gisement de diamants à Kimberley, dans la colonie du Cap et au Grikaland. Il s’ensuit une prospection systématique non seulement dans la région, mais sur la quasi-totalité du continent.

 

Amérique

 


220px-Manet_Execution_condamnes.jpg
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19 juin : exécution de Maximilien, vue par Édouard Manet (détail)
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Chèque utilisé par le gouvernement des États-Unis pour l'achat de l'Alaska
  • 23 novembre : le traité d'Ayacucho fixe la frontière entre le Brésil et la Bolivie sur les rivières Beni et Mamoré. L’Amazone est ouverte aux navires de toutes les nations, après l’obtention d’un traité de frontières avec les pays voisins.
Asie
  • 3 février, Japon : cérémonie d’accession au trône du jeune empereur Meiji, âgé de quinze ans. Des rumeurs se répandent, annonçant la promesse de jours meilleurs : des centaines de milliers de personnes issues des milieux populaires dansent et chantent depuis Edo jusque dans le Kansai. Des mouvements festifs de nature millénariste se diffusent entre Edo et Osaka. Par ailleurs, l’ambassadeur français Léon Roche est promu conseiller officieux du nouveau shogun Yoshinobu pour les affaires extérieures.
    • Les Britanniques appuient ouvertement les partis de Choshu et de Satsuma qui multiplient les tentatives de coups de main sur Kyôto. Yoshinobu rassemble ses troupes pour éviter l’éclatement du pays. Pour la première fois le shogun prend ouvertement les armes contre l’empereur, qui réplique en supprimant la charge de shogun le 9 octobre.
Europe
Articles détaillés : 1867 en France, 1867 en Italie et 1867 en Suisse.

 

  • Royaume-Uni : apparition du parti conservateur (Disraeli) et du parti libéral (Gladstone). Disraeli institue les Associations conservatrices locales afin de s’assurer une assise nationale.
  • Congrès slaves sans représentation polonaise à Moscou.
  • Crise agricole en Espagne (1867-1868). Les paysans ruinés rejoignent les indigents (15 % de la population).
  • Code Civil au Portugal. Abolition de la peine de mort pour des crimes civils. Abolition du droit d’aînesse, qui accentue la micropropriété dans le nord.
  • Le Portugal possède 13 banques.
  • Fondation de la société Nestlé à Vevey en Suisse.
  • Les ouvriers belges reçoivent le droit de coalition et le droit de grève.
Autriche-Hongrie
  • 18 février : signature à Vienne du Compromis austro-hongrois. Le Royaume de Hongrie gagne son autonomie. État dualiste, l’Empire d'Autriche et la Hongrie sont unies par la personne de leur souverain et par des ministères communs (Guerre, affaires étrangères, Finances).
  • 20 février : Gyula Andrássy, président du conseil hongrois (fin en 1871).
  • Mars : le Compromis austro-hongrois est adopté (Ausgleich). L’État hongrois est rétabli dans la plénitude de ses forces. Le régime parlementaire bicaméralisme d’avril 1848 est restauré. La loi stipule « la possession commune et inséparable » par la maison des Habsbourg de tous les territoires placé sous son sceptre et « l’autonomie législatives et l’indépendance gouvernementale de la Hongrie », l’assurance de ses « droits publics constitutionnels ».
  • 8 juin : François-Joseph accepte de se faire couronner à Pest roi de Hongrie (fin en 1790).
  • Août :
  • 11 décembre : traité de commerce franco-autrichien.
  • 21 décembre : les « lois de décembre » dotent l’Autriche d’un régime libéral. Mais cette constitution, favorable aux Allemands, provoque le mécontentement des Slaves. Le comte Goluchowsky obtient l’autonomie complète pour la Galicie.

 

  • La Croatie retourne dans la dépendance de la couronne de Hongrie. Les Croates se rapprochent des Serbes. L’évêque de Diakovo, MgrJosip Strosmajer devient le chef de l’opposition à l’oligarchie hongroise.
  • Expansion économique en Autriche.
  • Le réseau de chemin de fer hongrois compte 4 700 km.

 

Chronologies thématiques

 


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Lise à l’ombrelle, toile de Renoir.

Naissances en 1867

Décès en 1867

 

 

 

 

 

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Raoul de Gaucourt.

Publié le 8 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque médiévale (du Ve au XVe siècle)

Raoul de Gaucourt

 

 

 


Raoul VI de Gaucourt, mort le 10 juin 1462 est seigneur de Gaucourt, d'Hargicourt et de Maisons-sur-Seine. Fils de Raoul V de Gaucourt, bailli de Rouen mort lors d'une sédition en 1417, il épouse Jeanne de Preuilly.

Biographie

Il entre à l'âge de 13 ans au service de Charles VI de France qui le fait son valet tranchant. Il le suit dans son voyage d'Allemagne en octobre 1388, dans la compagnie du duc de Bourbon. Il se rend en Hongrie avec le Comte de Nevers, et est fait chevalier dès 1396 à Nicopolis. De retour en France, il s'attache au parti des Orléanais et du Dauphin. Il est chambellan du duc d'Orléans en 1411. Il surprend, le 14 octobre 1411, le pont de Saint-Cloud sur les Bourguignons ; fait prisonnier, à la journée du Puiset en Beauce, Jacques de Bourbon, comte de la Marche ; dégage le sire de Barbazan des mains des ennemis ; fait lever au comte de Saint-Pol, les sièges de Dreux et de Tonnerre, en 1414, après avoir battu les troupes du duc de Bourgogne.

Bailli de Rouen en 1415, il défend Harfleur pendant huit mois avant la bataille d'Azincourt puis est fait prisonnier par les Anglais en dépit des termes de la capitulation. Il est libéré après 10 ans de captivité et participe à la rescousse de Montargis en septembre 1427. Au temps du siège d'Orléans (1428-1429), il est conseiller, premier chambellan de Charles VII et bailli d'Orléans par provision du duc d'Orléans, alors prisonnier en Angleterre. Il met en défense la ville, faisant raser ses faubourgs. En 1429, il participe à la levée du siège d'Orléans et à la bataille de Patay aux côtés de Jeanne d'Arc. Il contribue à la prise de Chartres et accompagne le roi de France à son sacre de Reims le 17 juillet. Le 17 octobre, Charles VII l'établit capitaine de la ville et du château de Chinon. Depuis le 1er novembre 1428, il est nommé gouverneur du Dauphiné1.

Le 20 mai 1430, il réunit les États du Dauphiné à la Côte-Saint-André, pour faire voter un subside et poursuivre la guerre contre Louis de Chalon qu'il bat le 11 juin lors de l'Embuscade d'Anthon 2. L'année suivante il est employé au secours de Lagny assiègée par les Anglais ; En 1433, à celui du Mont-Saint-Vincent ; il retourne en Dauphiné assembler des troupes ; intervient en Poitou, Anjou, Touraine et Blaisois, puis passe la Loire pour aller au Maine, contre les Anglais. Il est conseiller du roi en 1433, qui l'envoie en mission auprès de l'empereur Sigismond, le 21 février 1434.

Il participe à la prise de Paris par le connétable de Richemont en 1436, puis au siège de Montereau d'aout à octobre 1437. En 1438, années de la Pragmatique Sanction de Bourges, il part en ambassade auprès du pape à Rome pour traiter de la paix entre René d'Anjou et son compétiteur pour le royaume de Sicile Alphonse V d'Aragon.

Il reste fidèle au roi pendant les troubles de la Praguerie en 1440. De nouveau fait prisonnier par les Anglais près d'Harfleur à la fin de 1441, il n'est remis en liberté qu'après avoir donné ses enfants en otage. Il suit le Dauphin Louis au secours de Dieppe, reprise le 15 août 1443. En 1448 il se rend de Bourges à Milan, puis à son retour il est envoyé à Rouen auprès du roi d'Angleterre pour obtenir réparation des trêves violées. En vain. Il est présent lors de l'entrée solennelle du roi Charles VII dans Rouen libérée le 10 novembre 1449 et est nommé capitaine de Rouen et de Gisors.

En février 1451, il est en mission diplomatique avec l'archevêque de Reims, auprès du duc de Bourgogne au sujet notamment du traité d'Arras. Après la mort du seigneur de Chabannes, en 1453, il obtient la charge de grand maître de France.

Il meurt dans la gêne le 10 juin 1462, au commencement du règne de Louis XI, destitué à quatre-vingt-dix ans de l'office de grand maître de l'hôtel qui lui avait été donné.

Descendance

De son épouse Jeanne de Preuilly, morte en 1455, fille puînée de Gilles, Baron de Preuilly, et de Marguerite de Naillac, il a  :

  • Charles de Gaucourt, seigneur de Châteaubrun, mort en 1482.
  • Jean, chanoine de Noyon, puis évêque et duc de Laon, Pair de France, mort en 1468;
  • Raoul, seigneur de Luzarches.
  • Marie, épouse de Charles de Tournon le 5 juin 1456 puis de René de Cossa, seigneur de Marignane, fils de Jean Cossa. Elle est morte avant le 28 novembre 1489.

Bibliographie

 

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Année 1095.

Publié le 7 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque médiévale (du Ve au XVe siècle)

1095

 

 

 


Années :
1092 1093 1094  1095  1096 1097 1098

Décennies :
1060 1070 1080  1090  1100 1110 1120
Siècles :
Xe siècle  XIe siècle  XIIe siècle
Millénaires :
Ier millénaire  IIe millénaire  IIIe millénaire


Chronologies thématiques :
Croisades


Calendriers :
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Cette page concerne l'année 1095 du calendrier julien.

Événements

Asie
Proche-Orient
  • 26 février : le Seldjoukide Tutuş est battu et tué dans un combat près de Rey contre son neveu Barkyaruq2. Son fils Ridwan lui succède comme roi d’Alep (fin de règne en 1113). Dès son arrivée au pouvoir, il fait étrangler deux de ses jeunes frères, de peur qu’ils ne lui disputent un jour le pouvoir. Dukak, le troisième parvient à s’échapper de la citadelle d’Alep alors que les esclaves de Ridwan tentaient de l’étrangler. Il se réfugie à Damas, dont la garnison le proclame roi, et voue désormais une haine implacable à son frère (fin de règne en 1104).
Europe
18-27 novembre : Le pape Urbain II au Concile de Clermont. Enluminure du Livre des Passages d'Outre-mer, vers 1490 (Bibliothèque Nationale).

 

 

 

 

Naissances en 1095

Décès en 1095

 

 

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Domovoï.

Publié le 6 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans RELIGIONS & CROYANCES (Catholi) -Arts divinatoires

Domovoï
Domovoï

 

 

 

 

 

Le domovoï ou domovoÿ (au pluriel : domoviye ou domovye) est un personnage mythologique qui faisait partie du panthéon des Slaves, avant de devenir, avec la christianisation de ceux-ci, un personnage des contes populaires russes. Le domovoï est l'esprit domestique protecteur du foyer et de la famille.

Petit, poilu et barbu, il vit derrière le four. L'une des exigences du paganisme slave était de laisser chaque soir près du four des morceaux de nourriture pour le domovoï, de même que de l'inviter à suivre la famille lorsque celle-ci changeait d'habitat. À la veille du déménagement, accompagné d'une invocation rituelle, on glissait dans un recoin de la cuisine des souliers plats, traditionnellement tissés d’écorce de bouleau, pour que le domovoï s’y glisse et de cette manière l’emmener au nouveau foyer. Dans certains contes russes, le domovoï a une compagne, de même acabit que lui, qui vit dans le grenier.

Le domovoï est dérivé du mot dom (maison). Les domoviye sont (dit-on) attristés par la disparition de la foi humaine et par la perte des traditions populaires dans les foyers. C'est un nocturne, ses pupilles rouges transforment en clarté les lueurs de la pénombre. Il dort le jour et se lève le soir pour manger et travailler. Habituellement bienveillant, chaleureux et amical, c'est le premier esprit ami de l’homme. Il se nourrit des passions humaines que sont l’amour, la sécurité et le respect des anciens.

Il est possible que la croyance slave aux domoviye se soit perpétuée également chez les Serbes, dont chaque famille possède aujourd'hui un saint protecteur et auquel était consacrée annuellement une journée de festivités (voir la Slava). Cette tradition semble avoir comblé le vide laissé par la disparition des domoviye lors du passage des Serbes au christianisme au VIIIe siècle.

 

 

 

 

 

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Bugul-noz.

Publié le 5 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans RELIGIONS & CROYANCES (Catholi) -Arts divinatoires

Bugul-noz

 

 

 

 

Le Bugul-noz (/by.gyl.’noz/ en breton vannetais) ou bugel-noz, « enfant de la nuit » ou « berger de la nuit », est une créature nocturne du légendaire breton, proche du lutin et du loup-garou, et connue pour se présenter sous la forme d'un berger métamorphe portant un large chapeau. Surtout attaché au Vannetais, qui forme l'actuel Morbihan, il est mentionné depuis le XVIIe siècle et peut-être issu des créatures du type « appeleur ».

La tradition populaire parle de la crainte qu'il inspire et des moyens de s'en protéger. Il aurait pour fonction, selon Walter Evans-Wentz et Pierre Dubois, de prévenir les bergers attardés de l'arrivée des hordes nocturnes, et de les pousser à regagner leur foyer. Les mères bretonnes effrayaient jadis leurs enfants en l'évoquant.

Étymologie et terminologie

Joseph Loth en a étudié l'étymologie dans son Dictionnaire breton-français du dialecte de Vannes, en 18941. Le nom a changé de sens en breton vannetais, puisque bugel, qui désigne l'enfant, y est le même mot que bugul, le berger, dont le sens est différent dans les autres dialectes2,3,Note 1. On trouve la forme « bugel-noz » en 1633, et celle de bugul-noz en vannetais à partir de 17324. L'orthographe est assez variable, incluant surtout « bugul-noz »Note 2, « Bugul Noz »Note 3 et « Bugul-nôz »Note 4.

Origine et confusions

Dans tous les cas, le bugul-noz a un rôle d'« épouvantail »5, puisque les parents désireux de ne pas voir leurs enfants courir le soir les menaçaient en disant que si le bugul-noz les voyait en dehors de la maison, il les emporterait dans son immense chapeau rond6.

Il est peut-être issu de Yannig an Aod (ou Yann-An-Ôd), « Jean du rivage », un « appeleur » qui pousse les pêcheurs à rentrer au port dès la nuit tombée, d'après Walter Evans-Wentz7 et Albert Moxhet8. Un bulletin de la Société archéologique du Morbihan, paru en 1858, affirme qu'il est issu des dusino latins9. Paul Sébillot note une confusion entre le bugul-noz et le loup-garou à son époque, un même nom désignant le lycanthrope qui rejoint les siens durant la nuit, et le pâtre nocturne d'apparence humaine10. En 1914, le chanoine J. Buléon mène une enquête sur le « Bugul-Noz et le Garo » dans la Revue Morbihannaise de février, et suppose qu'il y a eu confusion entre plusieurs types de récits, qui se sont fondus les uns dans les autres11. Il regrette que les conteurs aient fait des amalgames12. François Cadic note en 1922 que le bugul-noz, les kannerezed-noz et les hopper-noz ont été assimilés à des revenants, suppôts du Diable13.

Description

Selon certaines descriptions, le bugul-noz est un loup-garou.

 

 

 

 

 

Le bugul-noz est un « lutin malfaisant » qui effraie les humains par ses apparitions, et revêt parfois une peau de loup pour courir nuitamment9.

« Quand les ombres sont descendues, et que l'oiseau de nuit quitte sa retraite, éloignez-vous : vous y entendriez, comme des voix plaintives, les gémissements des pâtres enlevés par le Bugul-Noz, ce Croquemitaine breton ! »

— Guide du voyageur : Carnac et ses alentours14

Les Bretons qui rentrent tard du labour sont susceptibles de le rencontrer et redoutent ce moment15. Esprit de la nuit, le bugul-noz voit l'apogée de son pouvoir à minuit et fréquente les bois et les chemins, caché par un chapeau8 « plus large qu'une roue de charrette »16 et un ample manteau. Comme dans le cauchemar, il grandit au fur et à mesure que l'on s'approche de lui8. Il possède le don de métamorphose17 afin de surprendre ses victimes16, et peut se changer, par exemple, en cheval18. Il est parfois accompagné de korrigans poussant leur chant de marche19. Anatole Le Braz dit qu'à Riantec, lorsqu'on l'entend siffler derrière soi, il faut bien se garder de siffler aussi20.

Dans d'autres histoires, il est un loup-garou qui emporte les enfants en les cachant dans son chapeau21. Paul Sébillot livre une version selon laquelle un cultivateur s'aperçoit que son frère est « bugul-noz » et sort tous les soirs sous forme de loup. Suite aux conseils d'un prêtre, il va le rejoindre une nuit et le pique avec une fourche à deux pointes22. Le bugul-noz est parfois lié à la mer, où il officierait, « armé jusqu'aux dents »23, et il craint l'aubépine, dont le pouvoir met fin aux enchantements24. Ce serait un homme maudit qui accomplit une pénitence16. Une version de la légende est affichée sur le chemin de randonnée de Pont Augan, à Quistinic.

L'américain Walter Evans-Wentz s'est intéressé au bugul-noz, qu'il qualifie d'« homme-fée », mais n'est pas parvenu à trouver de description du troupeau qui l'accompagne, ni ce que présage sa rencontre, même s'il a noté que les Bretons préfèrent l'éviter. Il suggère, tout comme Pierre Dubois, que le bugul-noz emmenait paître son troupeau d'ombres à la nuit tombée pour signifier au berger qu'il est temps de rentrer, et ne serait pas maléfique, mais presserait les hommes à quitter les territoires qu'il hante avec les esprits de la nuit25,15.

Collectages et évolution des croyances

Le bugul-noz est surtout connu dans le Vannetais, où un moyen de s'en protéger consistait à « se retrancher rapidement derrière une porte de chrétien, dont les barres horizontales et verticales forment comme une croix », ou alors à rester dans un champ labouré, précédemment semé avec des grains bénis26.

La plupart des informations le concernant sont issues de différents collectages effectués en Bretagne. Joseph Frison en rassemble plusieurs pour la Revue des traditions populaires : Le petit boudeur en avril 1908, Le berger de nuit en juillet 1910, Le Bugul-nôz en novembre de la même année, et La délivrance du Bugul-nôz en février 1911. Il apprend d'un domestique d'une vingtaine d'années qu'une de ces créatures hantait jadis l'église de Cléguer. La croyance populaire est cependant déjà en voie de disparition : un paysan de Lorient affirme avoir entendu parler du bugul-noz mais ne plus s'en souvenir, ajoutant qu'il s'agit peut-être d'un oiseau chanteur, mais que ce nom n'est plus guère utilisé. Joseph Frison se fait dire que la créature aurait habité avec sa conjointe du côté d'Hennebont, mais aurait depuis disparue27. Yves Le Diberder recueille de nouvelles anecdotes dans le Kemenet-Héboé, le Porhoët, et dans la presqu'île de Rhuys en 191228.

Impact culturel

Le Bugul-noz a donné son nom à un trail entre Sarzeau et le stade de Quistinic, dont la quatrième édition s'est tenue en 201129.

Il est inclus dans l'ouvrage de Faery Wicca, d'Edain Mc Coy, qui le décrit comme le dernier de son espèce, ajoutant qu'il est incroyablement laid, ce qui lui cause beaucoup de peine, incite les animaux de la forêt à l'éviter, et explique qu'il pousse lui-même des cris pour avertir les gens de son approche et ne pas les effrayer. Elle ajoute qu'il n'est pas malveillant, mais demeure toujours seul à cause de son effroyable apparence30.

Un monstre de Final Fantasy XI porte également ce nom31.

 

 

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Baphomet.

Publié le 4 Novembre 2013 par CHOMOLANGMA dans RELIGIONS & CROYANCES (Catholi) -Arts divinatoires

Baphomet

 

 

 

 


 

Représentation de Baphomet, 1854.
Clé de voûte du XVIe siècle dans la forteresse de Tomar, Portugal, souvent interprétée comme une représentation possible de Baphomet
Vitrail de la chapelle de la commanderie de la Villedieu, avec ajout d'un Baphomet lors de sa rénovation de 2012

 

 

 

 

 

Baphomet est le nom donné par certains occultistes du XIXe siècle à l'idole mystérieuse que les chevaliers de l’ordre du Temple furent accusés, à tort ou à raison, de vénérer. Le plus souvent représentée par la tête d'un homme barbu, l'idole était vénérée mais également crainte pour sa laideur. On peut remarquer chez lui une poitrine ainsi qu'une tête de bouc.

Origine et légende

Dans le Nouveau Testament, l'évangile de Saint Matthieu mentionne à plusieurs reprises une séparation du bien et du mal par un clivage Gauche / Droite. La Gauche symbolisé par des boucs représentant le Mal, et la Droite incarnée par des Brebis s'identifiant au Bien, symbole du Christ sous le nom de Fils de l'homme.

  • Nouveau Testament (Saint Matthieu, Chapitre 25, Verset 32 à 34) … Toutes les nations seront assemblées devant lui. Il séparera les uns d'avec les autres, comme le berger sépare les brebis d'avec les boucs ; et il mettra les brebis à sa droite, et les boucs à sa gauche.
  • Nouveau Testament (Saint Matthieu, Chapitre 25, Verset 41) … Ensuite il dira à ceux qui seront à sa gauche : Retirez-vous de moi, maudits ; allez dans le feu éternel qui a été préparé pour le diable et pour ses anges. Car j'ai eu faim, et vous ne m'avez pas donné à manger ; j'ai eu soif, et vous ne m'avez pas donné à boire …

Le Baphomet désigne une idole qui aurait été adorée par les Templiers.

Signification du terme

Hugh Schonfield1, spécialiste des manuscrits de la mer Morte, pensa qu'il s'agissait d'un mot codé. En effet, en appliquant le code Atbash (système de cryptage très ancien) au mot Baphomet écrit en caractères hébreux, on obtient sophia, qui signifie « sagesse » en grec. Selon son interprétation, en vénérant Baphomet, les Templiers auraient voué en vérité un culte au principe de sagesse… ou aussi à la gnose.

Pierre Klossowski, dans ses notes et éclaircissements à son roman de 1965 préfère y voir le Basileus philosophorum métallicorum : le souverain des philosophes métallurgistes, c'est-à-dire des alchimistes.

Plusieurs autres étymologies fantaisistes ont été proposées : Baphe-métous, baptême de sagesse ; Bios-phos-métis, vie-lumière-sagesse ; Bapho ou Bafo, nom d'un port de Chypre dont le Temple fut très peu de temps le propriétaire ; Abufihamat, corruption de l'expression arabe « le Père de la compréhension », Maphomet « L'Incompris », ou encore de l'arabe Ouba el-Phoumet, « Père de la bouche », etc. La signification la plus probable est que Baphomet, qui apparaît pour la première fois en 1195 dans le poème Senhor, per los nostes peccatz du troubadour Gavaudan en pleine période des Croisades, est l'occitanisation de Mahomet 2. Selon Heinrich Finke, on trouve d'ailleurs également la forme Magometus dans les interrogatoires du procès3.

Description

Représentations

La représentation de Baphomet pourrait être inspirée du visage imprimé sur le Saint-Suaire de Turin. De nombreuses suppositions sur son véritable visage ont été effectuées : ainsi, on lui attribue le visage barbu de l'église de Templecombe à Somerset4. À Paris dans le 4e arrondissement, on trouve un diable sur le tympan du porche de l’église Saint-Merri. Il fut sculpté entre 1841 et 1843. Certains y voient l'image d'un Baphomet5. Cette insolite présence est signalée par Umberto Eco dans son roman le pendule de Foucault.

Toutefois, l'idole possiblement vénérée par les Templiers est de formes très diverses selon les témoignages recueillis durant les procès : tantôt très grande, tantôt tenant dans une poche, parfois en bois, en os ou en métal, sous la forme d'une statue ou d'une toile de peinture, l'idole représente souvent une tête d'homme barbu mais peut également être un lion à tête de femme, ou un visage presque humain pâle avec des cheveux frisés. Les inquisiteurs recherchèrent activement des têtes en bois ou en métal représentant Baphomet, qui auraient été nombreuses. Même les membres haut placés de l'Ordre du Temple, tels que Hugues de Pairaud, furent incapables de décrire la tête, expliquant qu'elle était trop hideuse pour être décrite, ou bien qu'ils fussent trop loin pour la voir4.

Dans le même ordre d'idée d'allusion à la symbolique du ternaire, une clé de voûte représentant trois faces humaines à la bouche ouverte fut découverte dans une salle de la forteresse de Tomar. Seuls, des experts ont pu avoir accès à la partie du château qui la contient. Cette salle est interdite au public6.

Idée d'une influence orientale

La créature fantasmagorique fait presque immanquablement l'objet d'un engouement chez les individus et groupes qui s'intéressent aux Templiers, en particulier lorsqu'on aborde les prétendues pratiques hétérodoxes qu'ils auraient acquises au Proche-Orient, au contact des cultures déjà en place parmi les Etats latins d'Orient.

Une autre théorie en fait la tête conservée d'Hugues de Payns, selon un témoignage d'un frère templier conservé dans les archives du Vatican7. Cependant, rien ne permet de donner foi à ce témoignage, non plus qu'il est possible de l'infirmer ou de vérifier l'existence réelle de ce témoignage (passé par l'historien Heinrich Finke, lui-même cité par l'abbé Pétel).

Culte autour de Baphomet

Selon certaines sources invérifiables car légendaires, le culte de Baphomet aurait eu lieu durant les rites secrets des Templiers. L'effigie de Baphomet était sortie et montrée à tout le monde, sous la lumière de bougies noires. Très laide, elle provoquerait l'effroi en la voyant. Durant certains rites, les Templiers embrassaient la tête puis l'entourait de cordelettes ; celles-ci étaient par la suite portées autour d'eux-mêmes. Cette pratique serait issue d'une coutume palestinienne qui voulait que ces cordelettes aient des propriétés magiques telles que la guérison des malades4.

Un baphomet est représenté sur la partie inférieure d'un vitrail de la chapelle de la Commanderie de la Villedieu à Élancourt, mais celui-ci a été ajouté librement par les personnes ayant effectué la restauration de la chapelle en 2012, car aucun des vitraux d'origine n'a été retrouvé. Rien ne permet donc d'attester qu'une telle représentation était présente sur les vitraux templiers d'origine.

Le culte de Baphomet serait à rapprocher du johannisme qui consiste à renier le Christ pour ensuite mieux le servir8.

Baphomet dans les arts

Le Baphomet, Paris, Mercure de France, 1965. Roman de Pierre Klossowski.

La figure de Baphomet a été reprise au XIXe siècle par certaines personnalités du mouvement de l'occultisme et de l'hermétisme. Par la suite le personnage de Baphomet fait de nombreuses apparitions dans les films, les jeux vidéo et les jeux de rôle, en tant que méchant démoniaque à vaincre.

Le plasticien, graphiste, illustrateur, sculpteur et designer suisse Hans Ruedi Giger a utilisé l'image de Baphomet dans de nombreuses œuvres (la série des "Necronom").

L'Empire du Baphomet est un roman de science-fiction de Pierre Barbet paru en 1972.

Le Baphomet apparaît aussi dans le manga de Kentaro Miura Berserk, de la dark fantasy et où des sectes lui vouent un culte bestialement sexuel.

Baphomet apparaît en tant que dieu du peuple de la nuit dans le film Cabal (Nightbreed) de Clive Barker, tiré du roman Cabal de ce dernier. Dans le film d'épouvante américain Return to House on Haunted Hill, suite non distribuée sur le sol français de La Maison de l'horreur, la statuette de Baphomet est le cœur du sinistre hôpital psychiatrique à l'abandon.

La formation de New Wave of British Heavy Metal (NWOBHM) Angel Witch utilise l'image de Baphomet comme symbole pour le groupe. "Baphomet" est également le titre d'un morceau exclusif à la compilation "Metal for Muthas" publiée en décembre 1979.

Baphomet apparaît en artwork de l'album In Sorte Diaboli de Dimmu Borgir.

Le groupe de black metal Dark Fortress a une pièce intitulée Baphomet sur l'album Eidolon.

Le groupe de black metal italien Malfeitor a une pièce intitulée Baphomet sur l'album Unio Mystica Maxima.

« Streaks of blood (Baphomet) » est une chanson de Dying Fetus sur l'album Grotesque Impalement.

Baphomet est un prince démon dans l'univers de Donjons et Dragons, et règne sur la 600e strate des Abysses.

Baphomet dans les jeux vidéo

Ci-dessous une liste non-exhaustive de jeux vidéo dans lesquels le mythe de Baphomet est évoqué:

  • Il a été repris dans un jeu vidéo sur les Templiers : Les Chevaliers de Baphomet. Il n'apparaît pas dans les jeux suivants même si le titre est resté pour la série qui se nomme en anglais Broken Sword.
  • Il a été repris dans le jeu vidéo en ligne Ragnarok Online, où il est désigné comme le mal absolu.
  • Il apparaît dans le jeu vidéo Shin Megami Tensei: Lucifer's Call dans lequel il fait partie des nombreux démons recrutables et jouables dans l'équipe du héros. Son design semble directement inspiré de l'illustration d'Éliphas Lévi.
  • Il apparaît dans le jeu Darklands de Microprose
  • Il apparaît dans le jeu vidéo online nommé Lineage : il y est considéré comme un démon. On peut y retrouver aussi Beleth qui serait un frère ou une sœur de Baphomet.
  • Il se retrouve dans le jeu d'aventure Post Mortem édité par la société Microïds.
  • Il joue le rôle de boss de fin du jeu Silent Hill et se nomme Incubus.

 

 

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