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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Dolmen de Coste-Rouge (Soumont).

Publié le 31 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

Dolmen de Coste-Rouge (Soumont)

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Le Dolmen du Belvédère est un mégalithe érigé 1500 ans avant J.C.

 

Dolmen du Belvédère
Le dolmen.
Le dolmen.
Présentation
Période ou style Mégalthe
Date de construction 1500 ans avant J.C.
Destination initiale Sépulture
Propriétaire Personne privée, depuis le début du XX° s.
Protection
Logo monument historique - rouge sans texte.svg
Notice no PA00103711, sur la base Mérimée, ministère de la Culture
Géographie
Pays France
Région Languedoc-Roussillon
Département Hérault
Commune Saint-Privat
Coordonnées 43° 43′ 57″ Nord
       3° 22′ 03″ Est
  

Géolocalisation sur la carte : France

(Voir situation sur carte : France)
Dolmen du Belvédère


Historique 


Ce dolmen, situé sur un promontoire, au lieu-dit «Coste Rouge», se trouve sur le domaine de l'ancien Prieuré Saint-Michel de Grandmont. Les fouilles menées sur le site montrent qu'il a été édifié, 1500 ans avant J.C, environ, pour servir de sépulture car il contenait encore des ossements humains.

Description 


Le dolmen est édifié sur une terrasse, circulaire, toujours visible sur le sentier menant à l'ouverture. Le reste est enfoui sous les déblais du tumulus.
Les pierres ont été transportées, sur des rondins probablement depuis un lieu-dit voisin : Pierre-rouge. Il a été érigé suivant une technique combinant plans inclinés en terre battue et rouleaux de bois.
Destiné à un rituel funéraire, son ouverture est strictement orientée au solstice d'hiver.
Ce dolmen présente la particularité d'avoir son ouverte en «porte de four», taillé directement dans une grande dalle de grès. C'est sans doute aussi le type de pierre qui permet de créer une telle ouverture car le calcaire n'aurait pas permis de ciseler une telle ouverture sans se fêler.
Une fois les corps inhumés, il a été recouvert d'un tumulus dont les pierres jonchent les alentours et masquent la terrasse circulaire.

Géographie 


Position de l'objet 43°43′57″N 3°22′3″E , au sud-ouest du prieuré de Grandmont, dans son parc. (Accessible seulement lors de la visite à cause de la présence d'une harde de cervidés)

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Galerie de photographies 

 

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Accueil périscolaire.

Publié le 30 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans SOCIÉTÉ-Économie-éducation-groupes sociaux - langue

Accueil périscolaire

L'accueil périscolaire est un service proposé aux familles en lien à l'école, et qui a pour but notamment l'aide au devoirs, ou la garderie des enfants dont les parents travaillent tard. Si le lieu d'accueil est bien l'école, l'équipe n'est pour sa part pas enseignante mais bien souvent composée d'animateurs socioculturels.

C'est pourquoi l'accueil périscolaire est considéré comme un des domaines d'activité de l'animation socioculturelle, dans la mesure où elle permet un suivi social des enfants accueillis (prévention), mais aussi de proposer des activités (loisirs).



Histoire 


La garderie 


La création des accueils périscolaires est liée en partie au travail des femmes mais surtout à l'augmentation des risques (et des craintes) de laisser un enfant seul dans la rue après l'école.

Associations de parents, amicales laïques, retraités bénévoles ou instituteurs se relièrent afin de garder les enfants à l'intérieur de l'école après que la cloche eut sonné. Il s'agissait alors de mettre un adulte face au groupe d'enfants pendant que ceux-ci discutaient calmement en attendant l'arrivée des parents. Petit à petit, des jeux s'introduisirent dans les garderies. Dés, cartes et autres jeux tenant dans un cartable d'enfant firent leur apparition.

Devant la multiplication de la demande, Certaines Mairies entreprirent de créer une salle spécialement dédiée à la garderie.

Bientôt, on entreprit de laisser les enfants faire leurs devoirs.

La garderie et l'aide aux devoirs 


Avec un service de garderie ouvert avant puis après l'école et avec une amplitude d'ouverture devenant de plus en plus grande, la garderie évolua. N'étant soumise à aucune réelle règlementation, chaque école se débrouillait du mieux qu'elle pouvait pour organiser l'accueil des enfants avant et après la classe.

Dans certaines communes, l'aide aux devoirs était proposée. Il s'agissait de mettre quelqu'un à disposition des enfants pour les aider dans leurs devoirs. Bénévole, retraité et instituteurs se partagèrent la tâche, selon les endroits.

Avec la suppression du statut d'instituteur, remplacé par le professeur des écoles, les personnels enseignants désertèrent les garderies.

Un centre de loisirs dans l'école


Le développement de l'animation socio-culturelle poussa les organisateurs de garderies à engager des animateurs. Ceux-ci avaient peut-être un BAFA, peut-être n'en avaient-ils pas. Mais leur statut était bien celui d'animateur et leur fonction était d'occuper les enfants. Certains se détachaient à l'aide aux devoirs, d'autres proposaient diverses activités pour passer le temps.

Parallèlement, beaucoup de jeux entraient dans les garderies. Des jeux et jouets dont les familles se débarrassaient, des jeux et jouets achetés par une œuvre… Bien des garderies regorgeaient d'équipements de jeu dignes d'un centre de loisirs ou d'une petite ludothèque.

Beaucoup de communes succédèrent aux associations de bénévoles pour l'organisation des garderies. On trouva alors de plus en plus de personnel payé pour garder les enfants.

Accueil de loisirs périscolaire


Aujourd'hui, les services en charge de la jeunesse et de la famille (Haut commissariat à la jeunesse, caisse d'allocation familiale, PMI…) insistent pour que les garderies laissent place à des accueils de loisirs. La loi le permet puisqu'un accueil de loisirs peut fonctionner deux heures au minimum par jour.

Pour favoriser ce passage, certaines caisses d'allocation familiales ne subventionnent plus les garderies mais subventionnent les accueils de loisirs périscolaires.

Le souci pour les communes est qu'il faut posséder du personnel qualifié : un animateur professionnel titulaire d'un titre de direction (BAFD, BEATEP, BPJEPS…) puis des animateurs titulaires de titres ou diplômes répondant aux critères de la règlementation des accueils collectifs de mineurs. Ensemble, ils doivent produire un projet pédagogique et disposer de temps de réunion pour questionner et améliorer le service.

 

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Charles Mackay.

Publié le 30 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Littérature-polar-poésie-fables

Charles Mackay
Charles Mackay.
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Charles Mackay (né le 27 mars 1814 à Perth, Écosse - mort à Londres le 24 décembre 1889) est un écrivain et journaliste britannique.

Biographie 


Charles Mackay est né à Perth, en Écosse. Sa mère meurt peu après l'accouchement et son père devient officier naval dans l'armée. Il est éduqué au Caledonian Asylum (en), à Londres, ainsi qu'à Bruxelles. Il passe une grande partie de son enfance en France.

Il déménage à Londres en 1834 et devient journaliste pour le Morning Chronicle (en) en 1835. En 1844, il devient éditeur du Glasgow Argus (en). En 1848, il change pour le Illustrated London News, en devenant l'éditeur en 1852.

Il publie Songs and Poems (en) (1834), écrit History of London, Extraordinary Popular Delusions and the Madness of Crowds (en) (1841), et un roman, Longbeard. Il est également reconnu pour son Dictionnaire du écossais des basses terres (Dictionary of Lowland Scotch (en)). De son vivant, il vivra surtout de ses chansons, dont certaines furent très populaires telle Cheer, Boys, Cheer (en) en 1846, année où il diplôme de l'Université de Glasgow.

Il visite l'Amérique en 1857 et 1858 et en publie ses observations dans Life and Liberty in America: or Sketches of a Tour of the United States and Canada in 1857-58 (1859). Il revient comme un correspondant du Times lors de la Guerre de Sécession, exposant notamment la conspiration Fenian Brotherhood (en). He had the degree of LL.D. from the University of Glasgow in 1846. He was a member of the Percy Society. He died in London.

Il meurt à Londres en 1889.

Sa fille est Marie Corelli.

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Décalage circulaire.

Publié le 30 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES- De la matière - chimie - mathématiques

Décalage circulaire

Un décalage circulaire est une opération sur une liste ordonnée (ou n-uplet), consistant à faire passer le dernier élément au début et à décaler tous les autres ; ou à l'inverse, faire passer le premier élément à la fin, et décaler les autres. Cette opération peut être répétée de manière récursive.

Il s'agit d'un cas particulier de permutation, à distinguer de la permutation circulaire à laquelle il est apparenté.

Par exemple, si l'on prend la liste (a, b, c) — c'est un triplet —, alors ses décalages circulaires successifs sont :

  • (a, b, c) ;
  • (c, a, b) ;
  • (b, c, a).

De manière générale, si l'on a un n-uplet

(a1, a2, …, an)

alors les décalages circulaires sont obtenues en appliquant l'algorithme récursif suivant :

premier décalage
a 11 = a n
pour 1 < i < n, a 1i+1 = a i
j e décalage (j < n) :
a j1 = a j-1n
pour 1 < i < n, a ji+1 = a j-1i

Parité 


Un décalage circulaire est

Ceci peut se démontrer par récurrence sur le nombre d'éléments :

  • pour un doublet, le décalage circulaire est une transposition (a, b) → (b, a), c'est donc une permutation impaire ;
  • pour un n-uplet, le décalage circulaire s'obtient en permutant le premier et le dernier élément, puis en appliquant un décalage circulaire sur les éléments de rang 2 à n dans la nouvelle liste (donc les éléments a2, a3, …, an-2, an-1, a1)
    (a_1,a_2,...,a_{n-1},a_n) \rightarrow (a_n,[a_2,...,a_{n-1},a_1])
    le décalage circulaire de n éléments est donc le produit d'un transposition avec le décalage circulaire d'ordre n-1, il y a donc un changement de parité entre n-1 et n.

Utilisation en informatique 


En informatique, le décalage circulaire décale tous les bits de l'opérande considéré. Lorsque l'opérande est un ensemble d'octets représentant un nombre, cet opérateur ne conserve pas le signe du nombre ni la mantisse et l'exposant. Contrairement aux registres à décalage, les places laissées vacantes par le décalage ne sont pas laissées vides mais sont remplies par les bits poussés hors de l'opérande.

Le décalage circulaire est souvent utilisé en cryptographie

Exemple
Si la séquence de bits 0110 1111 1010 0011 est soumise à un décalage circulaire de quatre bits vers la gauche, le résultat est 1111 1010 0011 0110

Notez que le quartet le plus à gauche, 0110, devient le quartet le plus à droite.

 

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Talève d'Allen.

Publié le 30 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

Talève d'Allen
Aide à la lecture d'une taxobox Porphyrio alleni
Talève d'Allen
Talève d'Allen
Classification (COI)
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Aves
Ordre Gruiformes
Famille Rallidae
Genre Porphyrio
Nom binominal
Porphyrio alleni
Thomson, 1842
Statut de conservation UICN :

LC  : Préoccupation mineure
Schéma montrant le risque d'extinction sur le classement de l'UICN.

Retrouvez ce taxon sur Wikispecies

La Talève d'Allen (Porphyrio alleni Thomson, 1842) est une espèce d'oiseau aquatique appartenant à la famille des Rallidae.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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Abeille russe.

Publié le 30 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

Abeille russe

L'abeille russe est une race d'abeille domestique du kraï du Primorie, une région de l'Extrême-Orient russe, appartient à la même espèce que l'abeille européenne occidentale (Apis mellifera).

L'abeille russe a développé des traits particuliers de résistance, à la suite d'une sélection particulièrement sévère. Ces abeilles ont vécu pendant plus de 150 ans dans une région qui est un foyer de Varroa destructor et d'Acarapis woodi.

En 1997, l'USDA's Honeybe Breeding, Genetics & Physiology Laboratory de Bâton-Rouge (Louisiane) a importé des abeilles russes en Amérique du Nord.

L'abeille russe porte des ressemblances avec l'abeille carniolienne. Elle utilise moins de propolis, en comparaison avec l'abeille italienne. Elle n'est pas particulièrement prompte à piquer.

Ces abeilles témoignent d'une résistance étonnante aux rigueurs hivernales. Par ailleurs, elles construisent facilement des cellules royales, et donc témoignent d'une plus grande tendance à essaimer.

 

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Alfonso de Orleans-Borbón (1968).

Publié le 29 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans TECHNOLOGIES-Communication - transports

Alfonso de Orleans-Borbón (1968)
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Alfonso de Orleans-Borbón y Ferrara-Pignatelli (en français : Alphonse d'Orléans), 7e duc de Galliera, est né le 2 janvier 1968 à Santa Cruz de Tenerife, dans les Îles Canaries, en Espagne. Il est le propriétaire et le président de l’écurie automobile espagnole Racing Engineering.

Famille 


Alfonso de Orleans-Borbón est le fils d'Alonso de Orleans-Borbón y Parodi Delfino (1941-1975) et de son épouse, l'italienne Emilia Ferrara-Pignatelli (1940), elle-même fille de Vincenzo Ferrara-Pignatelli, prince de Strongoli, et de Françoise Pulci-Doria di Montepulciano.

Par son père, le duc de Galliera descend du prince Antoine d’Orléans (1824-1890), duc de Montpensier, et du roi des Français Louis-Philippe Ier. Il est également le descendant de la reine Isabelle II d’Espagne (1830-1904) et de sa sœur l’infante Louise Fernande de Bourbon (1832-1897). Cependant, Alphonse d’Orléans n’est pas infant d’Espagne parce que son père et son grand-père ont tous deux conclu des mariages morganatiques avec des aristocrates italiennes. Le 28 mars 1994, le duc de Galliera épouse, à Paris, la roturière belge Véronique Goeders (1970), elle-même fille de Jean-Marie Goeders et d'Anne-Marie Grosjean. De cette union naît un enfant :

  • Alonso Juan de Orleans-Borbón y Goeders (né à Paris, le 15 juillet 1994).

Biographie 


En 1999, Alfonso de Orleans-Borbón crée, sur ses terres de Sanlúcar de Barrameda, l’écurie espagnole Racing Engineering qui participe aux compétitions de GP2 Series, de World Series by Renault et de F3 espagnole. Depuis sa fondation, cette écurie a obtenu les meilleurs résultats en F3 espagnole en se qualifiant six fois comme championne entre 2001 et 2006 et en obtenant le titre de meilleur pilote en 2001, en 2003 et en 2004. En 2002, Racing Engineering a également réussi à remporter le championnat de World Series by Renault.

 

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Grande échelle.

Publié le 28 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

Grande échelle
Auto-échelle 30 m du SIS Genève.
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Echelle Pivotante Automatique 28/10.
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La grande échelle, aussi appelée échelle aérienne ou auto échelle, est un véhicule utilisé par les sapeurs-pompiers, et qui emporte une échelle escamotable de grande hauteur. Le terme « grande échelle » est utilisé par le grand public, les professionnels parlent tout simplement « d'échelle », ou bien utilisent une abréviation (en France : EPA, EPSA).

La grande échelle permet :

  • d'effectuer des sauvetages dans les étages lorsque les accès normaux sont difficiles : évacuation des personnes ;
  • d'acheminer des personnels et des matériels ;
  • d'arroser par l'extérieur.

Certaines échelles disposent de tuyaux rigides télescopiques qui permettent d'acheminer de l'eau en haut, à l'image d'une colonne sèche. Le haut de l'échelle est en général relié au bas par un interphone.

Les premiers modèles étaient actionnés à la main, par des manivelles. Les modèles modernes sont actionnés par des moteurs. Dans de nombreux cas, l'échelle est munie d'une nacelle qui monte et descend, en fixe ou amovible, et assure ainsi une grande sécurité.

Les dernières années ont vu apparaître des bras élévateurs au sein des corps de sapeurs-pompiers. Ces engins, bien que n'étant pas des échelles, ont une fonction analogue. Il en existe deux types : à deux bras articulés ou à un bras télescopique, mais tous sont munis d'une grande plate-forme pouvant recevoir jusqu’à 300 kg de charge. Leur avantage primordial est de pouvoir surplomber le bâtiment ou la zone du sinistre, et de fournir une importante plate-forme de travail en hauteur. Leur inconvénient principal est une mise en œuvre moins rapide que les échelles, les empêchant d'être employés comme engins de sauvetage.



Polygone de sustentation 

 

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Polygone sustentation epa.ogg
Forme du polygone de sustentation pour une EPA 28/10. Ici, les roues de l'essieu avant sont considérées comme des appuis.
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Article détaillé : polygone de sustentation.
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Pour permettre à la grande échelle d'atteindre ses objectifs (fenêtre, toitures, cheminées..), le véhicule doit être stabilisé sur le sol avant de déployer l'échelle proprement dite. En effet, l'échelle constitue un bras de levier qui amplifie les forces (voir l'article moment d'une force).

Pour réaliser cette opération, le véhicule dispose de stabilisateurs, augmentant la surface de sustentation (zone verte de l'animation). Cette surface correspond à la zone dans laquelle le centre de gravité de l'échelle doit toujours se trouver, sous peine de voir l'échelle basculer.

Selon les modèles de véhicule, les roues de celui-ci peuvent :

  • être soulevées par les stabilisateurs,
  • bloquées par un système de neutralisation de suspension, car le mouvement des suspensions du véhicule mettrait en danger sa stabilité.

Sécurité d'intervention 

 

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Performance fonction stabilisation.ogg
Portées maximales en fonction de la rotation de l'échelle, lorsque le véhicule n'est stabilisé que d'un côté.
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Les capacités des échelles aériennes sont variables selon un grand nombre de facteurs :

  • la longueur du parc d'échelle ;
  • l'inclinaison de l'échelle ;
  • la taille et forme du polygone de sustentation (voir animation « forme du polygone ») ;
  • la nature de la zone de stabilisation ;
  • les conditions météorologiques (le vent) ;
  • la charge sur le parc.

Les modèles récents de véhicules disposent d'un calculateur (mini ordinateur) permettant la prise en charge de ces nombreux paramètres : cela permet à l'utilisateur de travailler en sécurité.

Afin d'éviter le risque de chute des personnes, les pompiers doivent donc être munis d'une longe pouvant absorber le choc de la chute. Cependant ce dispositif ne peut être mis en place qu'avec une nacelle ou plate-forme, ou bien lorsque le pompier est arrivé en haut.

La portée 

 

 

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Grille de portée pour une EPA 28/10

La portée est la distance entre le dernier échelon du parc et la tourelle ou les stabilisateurs (selon les modèles d'échelles).

 

 

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Une grille de portée est disponible ou réalisable pour chacun de ces véhicules, l'utilisateur peut voir rapidement où se positionner afin de réaliser sa mission sans craindre d'être trop loin ou trop proche de son objectif.

Par anticipation les futures données de charges de la plate-forme (nombre de victimes) peuvent être prises en compte avant la procédure de stabilisation, d'après la lecture du schéma, car une charge plus importante va logiquement diminuer les possibilité du véhicule.

Le schéma indique également que cette EPA peut travailler en position négative par rapport à l'horizontale, jusqu'à un angle de -15°. Les échelles plus anciennes ne peuvent pas travailler en dessous d'un angle de 0°.

L'arc de cercle extérieur indique que ce modèle peut être déployé à 28 mètres dans toutes les positions, à la condition que le parc d'échelle soit en appui. Sans appui et avec un charge sur le parc, la projection du centre de gravité serait en dehors de la zone de sustentation, cela impliquerait obligatoirement la bascule du véhicule.

En France 


En France, on distingue principalement trois types d'échelles :

  • les échelles sur porteur (ESP)  : il s'agit d'échelles sur chariot, le chariot étant monté sur un véhicule ; ces échelles sont d'un modèle ancien, mais permettent d'intervenir dans des rues étroites ;
  • les échelles pivotantes semi-automatiques (EPSA) : l'échelle est posée en fixe sur le véhicule ; elle ne peut faire qu'un seul mouvement à la fois : déploiement, élévation ou pivotage ;
  • les échelles pivotantes automatiques (EPA) : similaires aux EPSA, elles peuvent effectuer plusieurs mouvements simultanément.
  • les mâts élévateurs articulés (MEA), également connus sous le nom de bras élévateurs articulés (BEA ou CBEA), ils sont un complément aux échelles aériennes.

On trouve également les sigles :

  • EPAA : échelle pivotante automatique articulée : le dernier pan peut s'incliner
  • EPAC : échelle pivotante à actions combinées (équivalent de EPA)
  • EPAN : échelle pivotante automatique à nacelle
  • EPAS : échelle pivotante automatique séquentielle (équivalent de EPSA)

Selon la législation, les établissements recevant du public (ERP) d'une certaine hauteur doivent être desservis par des voies (rues) suffisamment larges pour permettre l'accès à une échelle pivotante ; ces voies sont dites « voies échelle ».

 

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Normes 


  • Norme française NF XPS 61552 d'août 2003 sur les échelles pivotantes à mouvements combinés (EPC)
  • NF XPS 61553 d'août 2003 sur les échelles à mouvements séquentiels (EPS)
  • NF EN 14043 - Décembre 2005 - EPC - (échelles pivotantes à mouvements combinés)
  • NF EN 14044 - Février 2006 - EPS - (échelles pivotantes à mouvements séquentiels)
Normes de construction des bâtiments 


(voir animation ci-contre)

  • A inférieure à 6 mètres. (Echelle 30 mètres)
  • A inférieure à 2 mètres. (Echelle 24 mètres)
  • A égale à 0 mètres. (Echelle 18 mètres)
  • B inférieure à 1 mètre.
  • C inférieure à 8 mètres
  • D supérieure à 4 mètres
  • D supérieure à 7 mètres (si voie en impasse)

Voir aussi


 

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Joseph-René Bellot.

Publié le 26 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans GÉOGRA-Milieu - Patrimoine mondial-monde maritime

Joseph-René Bellot
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Joseph René Bellot, par Stephen Pearce, 1851.
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Joseph-René Bellot est un officier de marine et un explorateur français, né le 18 mars 1826 à Paris et décédé le 18 août 1853 près de l'île Devon, dans l'archipel arctique canadien, aujourd'hui dans le Nunavut (Canada).



Biographie 


Fils d'un maréchal-ferrant 1, Joseph-René Bellot vint à Rochefort en 1831 avec sa famille. Il fréquenta le collège communal de Rochefort, puis, grâce à une aide de la ville, l'Ecole navale à Brest, où il entra à 15 ans. Il en sortit parmi les premiers et fut aspirant sur le Suffren puis sur le Friedland.

En 1844, il partit sur la corvette le Berceau pour Madagascar et l'île Bourbon. Il se distingua par son courage au cours de l'expédition franco-britannique de Madagascar en 1845 et fut décoré de la Légion d'honneur. Il passa ensuite sur la frégate la Belle-Poule avant de revenir en France le 1er novembre 1847.

Il embarqua comme aspirant sur la Pandora, puis le 23 juillet 1848, sur la corvette la Triomphante pour l'Amérique du Sud, prenant part à une autre expédition franco-britannique destinée à ouvrir le Rio Paraná au commerce. Il revint à Rochefort en août 1850.

En 1851, il fut autorisé par ses supérieurs à participer à une expédition arctique britannique, qui allait tenter de retrouver sir John Franklin, disparu dans l'archipel arctique canadien en 1847, alors qu'il était parti à la recherche du passage du nord-ouest. Le Prince-Albert à bord duquel avait embarqué Bellot était financé par Lady Franklin et commandé par le capitaine William Kennedy.

Le Prince-Albert fut pris dans les glaces pendant onze mois, de septembre 1851 à août 1852, dans la baie de Batty, sur la côte orientale de l'île Somerset. Au cours de ce long hivernage, Bellot et le capitaine Kennedy effectuèrent une exploration de 1 800 km à l'aide d'un traîneau tiré par des chiens autour des îles Somerset et du Prince-de-Galles. Le Prince-Albert put regagner l'Angleterre à l'automne 1852 sans rapporter d'informations sur le sort de Franklin. Mais Bellot, qui s'était remarquablement intégré à un équipage entièrement composé de puritains écossais, fut admiré et loué pour son courage, son dévouement, sa simplicité et son intelligence.

A Paris, le ministre de la Marine, Ducos, le nomma lieutenant de vaisseau. Bellot repartit en mai 1853 à bord du Phénix, commandé par le capitaine Edward Inglefield, toujours à la recherche de Franklin. Il arriva en août dans le détroit de Barrow. Avec deux membres de l'équipage, il tentait de rejoindre à pied sur la glace sir Edward Belcher, quand il disparut entre deux blocs de glace, dans le canal de Wellington, le 18 août 1853.

Honneurs posthumes 


Un mémorial en pierre fut érigé sur l'île voisine de Beechy. L'empereur Napoléon III accorda une pension à sa famille. En Angleterre, 2 000 livres furent rassemblées pour élever un obélisque à sa mémoire au bord de la Tamise, devant l'hôpital Greenwich. Une rue de Greenwich, à Londres, porte son nom, ainsi qu'une rue de Paris.

Au cours de l'expédition du Prince-Albert (1851-1852), le capitaine Kennedy avait donné le nom de Bellot :

En 1935, un cratère de la Lune fut baptisé cratère Bellot en son honneur.

Écrits 


Joseph-René Bellot rédigea un journal au cours de l'expédition de 1851-1852 à bord du Prince-Albert. La fin du voyage manque. Ce journal, remarquablement rédigé et d'un grand intérêt scientifique, connut plusieurs éditions après la mort de Bellot :

  • Journal d'un voyage aux mers polaires exécuté a la recherche de Sir John Franklin, en 1851 et 1852. précédé d'une notice sur la vie et les travaux de l'auteur par M. Julien Lemer, Paris, Perrotin, 1854.
  • Journal d'un voyage aux mers polaires à la recherche de Sir John Franklin. Avec une introduction par M. Paul Boiteau et accompagné d'une carte des régions arctiques et d'un portrait gravé sur acier, Paris, Perrotin, 1866.
  • Memoirs of Lieutenant Joseph Rene Bellot, ... With His Journal of a Voyage in the Polar Seas, in Search of Sir John Franklin, en deux volumes, Londres, Hurst and Blackett, 1855.
  • Journal d'un voyage aux mers polaires à la recherche de sir John Franklin, Paris, Garnier, 1875.
  • Memoirs of Lieutenant Joseph Rene Bellot: With His Journal of a Voyage in the Polar Seas, in Search of Sir John Franklin, Kessinger Publishing, 2007. ISBN 1-4326-7747-0
  • Journal d'un voyage aux mers polaires. Expédition du Prince-Albert 1851-1852, La Rochelle, éd. La Découvrance, 2007. ISBN 978-2-84265-543-3

Divers 


Jules Verne publia en 1855 la nouvelle Un hivernage dans les glaces dans le Musée des familles. Cette nouvelle paraît directement inspirée du Journal de Bellot, jusque dans le thème de la recherche d’un homme disparu en mer, dans un milieu extrême. Beaucoup d’ingrédients du Journal de Bellot furent également utilisés par Jules Verne dans Les Aventures du capitaine Hatteras, dont une première version parut en 1864. Ce roman évoque même la mort de Bellot, un des personnages, le maître d’équipage Johnson, étant censé avoir embarqué sur le Phénix à bord duquel se trouvait Bellot.

 

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Télégraphe.

Publié le 22 Juillet 2011 par CHOMOLANGMA dans TECHNOLOGIES-Communication - transports

Télégraphe

Le télégraphe (du grec τηλε têlé, loin et γραφειν graphein, écrire) est un système destiné à transmettre des messages d'un point à un autre sur de grandes distances, à l'aide de codes pour une transmission rapide et fiable.

 

 

 

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Tour de télégraphe Chappe.
Tour de télégraphe Chappe à Marly-le-Roi.
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Les télégraphes optiques 


Expérimentations de précurseurs 


Guillaume Amontons 


Guillaume Amontons (1663-1705) aurait mené en 1690 au Jardin du Luxembourg1, puis en 1695 entre Meudon et Paris une expérience qui consistait à transmettre un message entre deux points par le biais de signaux optiques émis par un poste, et intercepté par le poste suivant grâce à une longue-vue, qui lui-même le transmettait au poste suivant, jusqu’au point d’arrivée. Chaque lettre de l’alphabet avait son signal dont la signification n’était connue que des postes extrêmes2.

Fontenelle décrit ainsi le dispositif de Guillaume Amontons : « Le secret consistait à disposer, dans plusieurs postes consécutifs, des gens qui par des lunettes de longue-vue, ayant aperçu certains signaux du poste précédent, les transmettaient au suivant, et toujours ainsi de suite3. »

Télégraphe Hooke


Robert Hooke (1635-1703) a proposé et expérimenté en 1672 un système composé de trois mâts reliés par une poutre transversale. En partie gauche un cache derrière lequel sont placés les symboles en attente (24 symboles différents), puis chaque symbole est amené successivement en partie droite grâce à un palan4..

Télégraphe Bergstrasser 

 

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Telegrafo.png

Johann Andreas Benignus Bergsträsser (1732-1812) effectue un essai de son 'Synthematographe' entre le Feldberg, Homberg et Philippsruhe le 11 juin 1786 (Pour leur anniversaire de mariage). Ils proposent l'utilisation d'un mât et de deux barres pivotant sur des axes pour former des symboles.

Télégraphe Meucci 


Antoine Meucci réussit à correspondre en 1788 entre Ménilmontant et Bagneux à l'aide d'un télégraphe alphabétique.


Le premier télégraphe exploité était optique et totalement manuel. Il s'agit du premier réseau de télécommunications d'envergure nationale au monde. Pendant la Révolution française, Claude Chappe, inventa, mit au point et réussit à imposer à l'État français son système révolutionnaire de transmission par sémaphores, notamment grâce au soutien de Joseph Lakanal : la Tour Chappe.

À la fin du XVIIIe siècle, les premiers usages du télégraphe de Chappe étaient dédiés à la communication militaire.

Article détaillé : Télégraphe Chappe.
Principes 

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Télégraphe du Mont Saint-Michel.
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Les messages pouvaient être transmis sur une longue distance par l'intermédiaire de relais espacés d'une dizaine de kilomètres et situés sur des hauteurs. Ce système permettait de transmettre des messages beaucoup plus rapidement qu'avec le courrier à cheval.

Ces tours étaient munies d'un système de bras articulés actionnés manuellement par un opérateur via un système de poulies. L'opérateur surveillait au travers de deux lunettes situées de façon opposée la tour précédente et la suivante. Ainsi, il observait les signaux émis par le relais précédent et les retransmettait au suivant.

Systèmes parallèles ou concurrents 


Tout au long de la carrière du Télégraphe Chappe, quelques systèmes de télégraphie optique sont expérimentés, avant la loi de 1837 sur le monopole télégraphique4.

Télégraphe Depillon sémaphore de la Marine 


La marine utilisait des pavillons flottant au vent pour communiquer de bateau à bateau ou avec la côte. En 1806, la Marine décide la création d'un réseau de sémaphores côtiers entre Flessingue et la Spézia, basé sur le télégraphe Depillon. L'appareil proposé par Depillon est constitué d'un mât tournant muni de 3 ailes. Les sémaphores de la Marine reprennent ce système avec un mât fixe de 36 pieds, produisant 342 signaux différents correspondant chacun à un message. Un réseau de 293 stations côtières est mis en place en 1806 et fonctionnera jusqu'en 18144.

Télégraphe Bétancourt-Breguet 


Augustin Bétancourt (1760-1826) et Abraham Breguet (1747-1823) proposent et expérimentent à Meudon en 1796 le télégraphe à aiguille : un indicateur en forme d'aiguille monté en son centre sur un poteau, peut prendre 36 positions (une tous les dix degrés). En 1797, ils proposent une variante, le télégraphe en T, où l'aiguille a une forme en T afin de réduire les possibilités d'ambiguïté4.

Systèmes Saint-Haouen 


Le contre-amiral Yves-Marie Le Coat de Saint-Haouen (1756-1826) propose des projets qui resteront sans suite, comme les machines à pavillons de 1798, puis en 1800 un télégraphe constitué d'un mât et une vergue supportant deux cadres avec des boules déplacées par des drisses. À l'été 1822, il expérimente sans succès sur 4 stations un système similaire sans cadres4.

Télégraphe Ferrier 


Alexandre Ferrier (1809-1858) propose en 1831 la mise en place d'une ligne de télégraphie commerciale entre Calais et Londres, puis en 1832 un projet de ligne Paris-Rouen à l'aide d'un télégraphe à 5 voyants5. La ligne fonctionnera en 1833 mais s'arrête faute de trafic4.

Systèmes clandestins 


Dans les années 1833-1834, des hommes d'affaires souhaitant bénéficier d'un réseau de communication organisent des lignes clandestines. Une ligne clandestine Paris-Lyon est révélée en 1836, sur laquelle des transmetteurs tendent des toiles blanches entre 1 à 5 couples de piquets, reproduisant le signal observé à la station précédente. Une ligne clandestine Angoulème-Bordeaux utilisant 6 moulins à partir de 4 positions des ailes, est démantelée en juillet 18364. À la même époque, près de Tours, des hommes d'affaires ont tenté de payer des stationnaires pour ajouter des signaux ou commettre des erreurs porteuses de sens lors des transmissions officielles1.

Systèmes mixtes 


Le Poney express de Nouvelle-Ecosse était un système permettant, à partir de février 1849, de relier à cheval Halifax, le seul grand port canadien libre de glaces toute l'année à Digby, de l'autre côté de la péninsule de Nouvelle-Ecosse. De là, un bateau traverse les 70 kilomètres de la Baie de Fundy pour arriver à Saint John au Nouveau-Brunswick, terminus d'une ligne télégraphique nouvellement construite, où les nouvelles d'Europe sont télégraphiées à New York, et suivies de près à Wall Street.

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Télégraphie optique hors de France 

 

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Schéma d'une tour du réseau prussien.
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Algérie et Tunisie 


À partir de la Révolution de juillet la France commence à se lancer dans l'expansion coloniale. L'armée de conquête a besoin d'un système de transmission rapide, sûr et efficace et le télégraphe aérien de Chappe va franchir la Méditerranée à partir de 1835. Il survivra jusqu'en 1859/1860 en Algérie avec un réseau de 850 km en 1853, donc bien après la fin en métropole, dont le dernier poste sera détruit en 1859. Il sera également introduit en Tunisie à partir de 1848.

Royaume-Uni


Vers 1850, l'amirauté britannique fait installer un réseau de télégraphe optique entre Londres et la Côte Sud. Le système est basé sur 6 lattes mobiles. Les relais sont installés sur des promontoires, que l'on reconnaît aujourd'hui sur les cartes sous le nom de Telegraph Hills (les collines du Télégraphe)6.

Réseau prussien 


Les Prussiens ont exploité un réseau de télégraphie optique de 1832 à 1849 sur une ligne reliant Berlin à Coblence via Cologne en 61 stations munies d'un mât à 3 paires d'ailes.

La ligne fut étendue de Coblence à Trèves.

À signaler également les lignes de télégraphe optique de Cuxhaven à Hambourg (1836 à 1849), et de Bremer Haven à Brême (1846 à 1848) permettant de prévenir les ports d'arrivée de navires.

Espagne 


Augustin Bétancourt (1760-1826) part en Espagne en décembre 1798, et met en place un réseau d'une soixantaine de stations du palais royal de Madrid (Buen Retiro) à Aranjuez, puis jusqu'à Cadix4.

Belgique 


Alexandre Ferrier (1809-1858) quitte la France en 1833, et met en place une ligne privée de 8 stations entre Anvers et Bruxelles qui fonctionnera de mai 1834 à 18374.

Autres pays 


L'invention de Chappe est adoptée en Russie, Chine et Égypte.

Dans son ouvrage Histoire de la télégraphie (Paris, 1824) Ignace Chappe, frère aîné de Claude Chappe, indique que des télégraphes ont été établis postérieurement en Allemagne, en Suède, en Angleterre, en Russie, en Turquie et en Égypte

Télégraphe électrique 

 

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Télégraphe de Morse (1837).
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Télégraphe Breguet (1844).
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Manipulateur morse.
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Le développement de l'électricité fit naître l'ère du télégraphe électrique. En 1832, Samuel Morse s'inspira des travaux de ses prédécesseurs (André-Marie Ampère, François Arago) pour inventer un système simple et robuste. Plusieurs inventeurs ont contribué par leurs travaux à la conception du télégraphe électrique dont le diplomate russe Pavel Schilling, l’Anglais William Fothergill Cooke, un jeune servant dans l’armée des Indes, et Charles Wheatstone, un physicien. Mais c’est l’Américain Samuel F.B. Morse qui déposa une demande de brevet pour le télégraphe électrique le 28 septembre 1838. En 1838, le premier télégraphe électrique fut construit par Wheatstone, et fonctionna entre Londres et Birmingham.

  • Une ligne électrique relie deux points. À chaque extrémité est placée une machine constituée d'un émetteur et d'un récepteur.
  • L'émetteur est un manipulateur manuel, un simple interrupteur alimente avec une batterie plus ou moins brièvement la ligne.
  • Le récepteur est un électroaimant connecté directement sur la ligne, actionnant un mécanisme chargé de transcrire le code par le marquage d'une bande de papier, qui avance au rythme des impulsions émises sur la ligne.
  • Lorsqu'un opérateur appuie sur le manipulateur de son émetteur, le récepteur distant, tout comme le sien entrent en action laissant une marque sur la bande de papier en émettant un bruit. Voilà pourquoi la bande de papier permet de garder une trace du message et de pallier une éventuelle absence de l'opérateur en réception.
  • Le code inventé par Morse est la transcription en une série de points et de traits des lettres de l'alphabet, des chiffres et de la ponctuation courante. Le point est une impulsion brève et le trait une impulsion longue.

Télégraphe sans fil 

 

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Article détaillé : Transmission sans fil.
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  • Dès les premières expériences de transmission par radioélectricité le principe du télégraphe Morse fut employé pour assurer les transmissions de messages par radio.
  • La transmission de l'information venait de s'affranchir de pratiquement tous les obstacles, il ne restait plus qu'à perfectionner le système pour arriver aux systèmes de transmission les plus modernes du XXe siècle et du XXIe siècle.
  • Le code Morse, bien que tombé en désuétude pour les communications, est actuellement encore utilisé comme système de transmission de secours dans l'armée et comme passe-temps chez les radioamateurs. Son mérite est d'être facilement décodable « à l'oreille » par un opérateur radiotélégraphiste spécialement formé et un émetteur-récepteur peu sophistiqué. La grande efficacité de la transmission radio en morse est la possibilité de décoder un signal « tout-ou-rien » avec un rapport signal/bruit très faible.
  • Depuis longtemps, le télégraphe a été détrôné par le téléscripteur puis par le fax et enfin par Internet.
  • La modulation utilisée pour transmettre du code morse par radio est le OOK.

Chronologie[


  • Mars 1792 : via la télégraphie aérienne (Chappe), Carnot monte à la tribune de la Convention nationale afin de lire « Condé-sur-Escaut est restitué à la République ; la reddition a eu lieu ce matin à 6 heures ».
  • 1838 : le premier télégraphe électrique fut construit par Wheatstone, et fonctionna entre Londres et Birmingham.
  • En 1844, le réseau Chappe est composé de 534 stations, et de près de 5 000 km de lignes. Vingt-neuf villes sont reliées à Paris.
  • 1845 : première ligne de télégraphie électrique en France (entre Paris et Rouen). Substitution de l'ancienne ligne de télégraphie aérienne entre Paris et Lille en 1846.
  • 1er mars 1851 : mise à disposition du public du télégraphe. Celui-ci n'était auparavant qu'un instrument de gouvernement.
  • 1851 : premier câble sous-marin entre la France et l'Angleterre.
  • Du 13 au 27 juillet 1858, premier câble transatlantique entre l'Irlande et Terre-Neuve. En juillet 1866, un second câble sera tiré et sera exploité pendant une centaine d'années.
  • Au 1er janvier 1863, la France possède 28 671 km de lignes comprenant 88 238 km de fils et 1 022 bureaux. Il y a 3 752 agents de tous grades.
  • 1892 : au Carnaval de Paris, un employé du bureau de poste 47 a l'idée de lancer sur les gens, dans la fête, des fins de bobines de signaux morse en papier. Le serpentin est né. Sa vogue dure encore mondialement, bien après la disparition du Télégraphe.
  • En 1894, Albert Turpain réalise la première transmission radioélectrique en morse7.
  • En 1904 : la station Ouessant TSF FFU (depuis le Stiff), effectue des liaisons radiotélégraphiques avec une flotte de 80 paquebots.
  • En 1906 : Conférence de Berlin de 1906 pour la radiotélégraphie morse sur la longueur d'onde de 600 mètres
  • À partir des années 1930 se développe le réseau Télex, qui supplante petit à petit le télégraphe.
  • Jusque dans les années 1960, en France, La Poste était appelée « les PTT », on disait : « travailler aux PTT », « calendrier des PTT », etc. PTT étant le sigle des mots Postes Télégraphes Téléphones.

Premiers appareils de télégraphie 


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