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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Californie (3 & fin).

Publié le 23 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Secteur tertiaire

 

 

 

 


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Disneyland, à Anaheim en banlieue sud de Los Angeles

 

 

 

 

 

 

La Californie est une destination touristique de premier ordre avec 13,4 millions de visiteurs étrangers en 200873.Le tourisme génère 924 000 emplois directs (2008) et rapporte plusieurs milliards de dollars de taxes à l'État de Californie73. La Californie offre de nombreuses possibilités : tourisme balnéaire sur les plages du sud, vacances sportives et tourisme vert dans les parcs nationaux, tourisme culturel (musées de Los Angeles et de San Francisco) et tourisme hivernal dans les stations de ski de la Sierra Nevada. Les parcs d'attractions se concentrent dans le Sud avec Disneyland et SeaWorld.

L’agglomération de Los Angeles est mondialement connue pour son industrie des médias et du cinéma (Hollywood). Enfin, les services financiers et bancaires sont particulièrement développés dans les centres d'affaires des métropoles. Plus de 38 firmes ont leur siège social à San Francisco ou Los Angeles74. Mais les bourses de commerce de ces deux métropoles comptent beaucoup moins que celle de Wall Street.

Commerce extérieur

La Californie est le deuxième État derrière celui du Texas pour la valeur des exportations75. En 2007, les ports californiens ont exporté 159,5 milliards de $ de marchandises et importé 356,2 milliards76. Le solde des échanges est négatif et l’écart entre importations et exportations se creuse. On retrouve la même situation de déficit commercial au niveau national. Le Mexique et le Canada, membres de l'ALENA concentrent à eux deux un quart des exportations californiennes4. Les autres pays importateurs se situent en Asie orientale (Japon, Chine, Taïwan, Corée du Sud) et en Europe (Allemagne, Royaume-Uni)4.

Les principaux ports de Californie, Long Beach, Los Angeles et Oakland sont parmi les plus importants du pays. À eux trois, ils représentent 16,4 millions de conteneurs, soit 38,4 % du trafic américain (2008)77. Avec 77,9 millions de tonnes métriques, le port de Long Beach est le premier port californien, le troisième port américain et le 55e port mondial pour le trafic total de marchandises (2007)78.

 

 

 

Principales exportations californiennes en valeur en 20074 :



Produits Exportations (millions de dollars)
Ordinateurs et produits électroniques 43 709,7
Machines 14 457,7
Équipements de transport 13 748
Produits chimiques 10 429,6
Divers produits manufacturés 84 920,7
Produits agricoles 6 725,6
Produits alimentaires 5 860,4
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Politique et justice

Article détaillé : Politique de la Californie.
Article connexe : Initiative populaire.
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Le Capitole de Californie à Sacramento

 

 

 

 

 

 

Sacramento est la capitale législative et administrative de l’État. De 2003 à 2010, le gouverneur de l’État était le républicain et ancien acteur Arnold Schwarzenegger. Le gouverneur actuel est le démocrate Jerry Brown, élu le 2 novembre 2010 et investi le 4 janvier 2011. Il est à la tête d’un gouvernement divisé en de nombreuses agences. Par exemple, les autoroutes et les ponts dépendent du ministère des Transports (Department of Transportation). Le pouvoir législatif est quant à lui assuré par la Législature de l'État de Californie, parlement bicaméral composé d’une assemblée (Assembly) comprenant 80 membres et d’un sénat (Senate) de 40 membres.

Le système judiciaire de la Californie est le plus important des États-Unis, avec environ 1 600 juges traitant 8 millions de procès chaque année (avec l’assistance de 19 000 personnes et 400 équivalents judiciaires). À titre de comparaison, le système fédéral de justice emploie seulement 840 juges. La Californie dispose d’une cour suprême, composée d’un président (Chief Justice) et de six autres juges. Son siège est à San Francisco.

Au niveau national, l’État est représenté par deux sénateurs et cinquante-trois députés ; il dispose donc de cinquante-cinq voix dans le collège électoral, et a ainsi le plus grand nombre de grands électeurs et de membres du Congrès. Les deux sénateurs siégeant à Washington D.C. sont démocrates : il s’agit de Dianne Feinstein et Barbara Boxer. Trente-trois démocrates et vingt républicains représentent la Californie à la Chambre des représentants des États-Unis.

Autrefois place forte républicaine, bastion des présidents Richard Nixon et Ronald Reagan, lui-même ancien gouverneur de l’État, la Californie vote depuis une dizaine d’années majoritairement pour les démocrates, du moins lors des élections présidentielles et législatives locales ou nationales. Ainsi depuis 1992, la Californie a choisi les candidats démocrates lors des élections présidentielles. Cependant, au niveau des comtés, le choix est bien moins clair, car la majorité d’entre eux, notamment en 2000 et 2004, avaient opté pour le candidat républicain. En fait, les comtés urbains densément peuplés de la région de San Francisco, de Sacramento et du nord de Los Angeles votent plutôt pour les démocrates, alors que les comtés moins peuplés et ruraux ainsi que ceux d’Orange et de San Diego votent pour les républicains.

En mai 2008, la cour suprême de Californie a autorisé le mariage des homosexuels. Cependant, un référendum organisé le 4 novembre 2008 a annulé cette décision.

Subdivisions
Article détaillé : Comtés de l'État de Californie.

 

 

 

 

L’État de Californie est divisé en cinquante-huit comtés. Le comté est le gouvernement local par défaut, et les cinquante-huit comtés recouvrent l’intégralité du territoire. Le plus grand est celui de San Bernardino (52 073 km2), le plus peuplé est celui de Los Angeles (10,2 millions d'habitants)4. L’État compte 478 municipalités (cities, en anglais) qui regroupent une grande partie, mais pas la totalité, de la population de l’État. Certaines villes ne sont pas incorporées, c'est-à-dire qu’elles sont gérées directement par le comté dans lequel elles se trouvent, et non par une municipalité.

Culture

 


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Marilyn Monroe, actrice représentant l'âge d'or d'Hollywood

 

 

 

 

 

La Californie est de culture occidentale et plonge ses racines dans la culture des États-Unis. Cependant, en tant que carrefour international, elle a été fortement influencée au cours de son histoire par la culture des différents groupes d’immigrants. La culture californienne s’exporte et est connue dans le monde entier à travers l’industrie cinématographique de Hollywood, la production musicale et le divertissement.

Au niveau du gouvernement, le California Arts Council, composé de onze membres nommés par le gouverneur et la législature, a pour but de promouvoir la production artistique et la créativité dans l’État. Il organise des initiatives comme la sélection du California Poet Laureate79.

Langues

La langue officielle de la Californie est l’anglais ; c’est la langue du gouvernement et de l’enseignement. Selon les données du recensement de 2000, 60,5 % des habitants de la Californie ayant au moins cinq ans parlent l’anglais à la maison et 25,8 % parlent l’espagnol. Le chinois est la troisième langue la plus parlée dans l’État, avec 2,6 % de locuteurs ; il est suivi par le tagalog (2 %) et le vietnamien (1,3 %). Le français est parlé par 135 067 personnes, soit 0,43 % de la population80. Le dialecte d’anglais américain local, l’anglais de Californie, possède par rapport à l’anglais parlé dans l’est des États-Unis des particularités auxquelles s’intéressent les linguistes depuis la fin du XXe siècle, parce qu’elles n’existaient pas durant la Seconde Guerre mondiale81.

Les langues indigènes de Californie sont plus d’une centaine et témoignent d’une grande diversité qui fait de la Californie l’une des régions du monde les plus diverses au niveau linguistique82. Cependant, toutes sont menacées bien qu’actuellement des efforts soient faits dans le but de les revitaliser. Depuis 1986, la Constitution de la Californie a spécifié que l’anglais était la langue commune et officielle de l’État. La question linguistique est au centre de différentes polémiques, surtout pour l’enseignement.

Religion
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Cathedral of Our Lady of the Angels, à Los Angeles

 

 

 

 

 

L'histoire religieuse de l'État remonte au temps des missions espagnoles, qui convertissent les Amérindiens au christianisme. Aujourd'hui, les chrétiens sont toujours majoritaires : ils représentent 75 % des habitants. Parmi eux, les protestants composent le groupe principal (38 %), suivis par les catholiques (34 %). La Californie est l'État des États-Unis où se trouve la plus grande communauté catholique. On compte aussi une importante communauté juive, qui represente environ 3 000 000 de personnes pour toute la Californie et 1 500 000 pour la seul ville de Los Angeles, et une communauté musulmane. Le temple de Hsi Lai, en Californie du Sud, est le plus grand temple bouddhiste des États-Unis. L'archidiocèse métropolitain de Los Angeles catholique est le plus important du pays : il regroupe environ cinq millions de fidèles. L'Église de Scientologie y est très active et particulièrement dynamique, notamment dans le milieu hollywoodien. L'État compte également plus de temples mormons que tous les États de l'Union, excepté l'Utah.

Presse

Le Los Angeles Times, basé à Los Angeles, est le second plus grand journal métropolitain aux États-Unis, après le New York Times. Le San Francisco Chronicle a un tirage quotidien d'environ 512 000 exemplaires en semaine. The Sacramento Bee et le San Jose Mercury News font aussi partie des principaux journaux de l'État.

Tourisme

 


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Façade d'Hearst Castle, Californie

 

 

 

 

 

 

Le parc Disneyland et le parc d'attraction marin de SeaWorld à San Diego sont les deux principaux parcs d'attraction de l'État avec Universal Studios Hollywood. On compte plusieurs autres parcs du même genre, comme Six Flags Magic Mountain, Wild Rivers...

Il existe deux grands déserts en Californie, qui s'étendent aussi sur d'autres États voisins : le désert des Mojaves et le désert de Sonora. Parmi les grands sites touristiques de Californie, on inclut souvent les Algodones Dunes (Imperial Sand Dunesou Glamis Sand Dunes), la Death Valley National Park, le Joshua Tree National Park et Palm Springs, le Lassen Volcanic National Park, le Lava Beds National Monument, le Mont Shasta, le Lake Tahoe, le Mono Lake et le Yosemite National Park.

Les plages et parcs côtiers principaux sont Trinidad State Beach, Torrey Pines State Reserve, le Cabrillo National Monument. Les touristes se dirigent aussi vers les missions espagnoles, le Donner Memorial State Park, le Bodie Historic State Park, le Kings Canyon National Park et le Humboldt Redwoods State Park.

 

 

 

 

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Le palais des beaux-arts de San Francisco.

 

 

 

 

 

La Californie compte également de nombreux musées, dont certains ont une renommée internationale. À Los Angeles se trouvent le J. Paul Getty Museum et la Villa Getty, le musée d'art du comté de Los Angeles (Los Angeles County Museum of Art (LACMA)), le Natural History Museum of Los Angeles County, le musée d'art contemporain (MOCA) et la Huntington Library entre autres. À San Francisco, on peut trouver le California Palace of the Legion of Honor, l'Académie des sciences de Californie, l'Exploratorium et le musée des arts asiatiques. À Monterey se trouve le célèbre aquarium de la baie de Monterey, l'un des plus grands du monde. Hearst Castle, situé dans le comté de San Luis Obispo, est un monument très visité.

 

 

 

 

Éducation



Article détaillé : Éducation en Californie.
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Université Stanford

 

 

 

 

 

Les programmes de l'école primaire en Californie insistent sur l'éducation à l'environnement et l'éducation physique (200 minutes au moins tous les 10 jours d'école ; 400 minutes dans le secondaire)83.

La Californie dispose de trois grands réseaux universitaires publics. L'université de Californie, qui compte dix campus, est considérée comme l'un des meilleurs systèmes au monde et compte de nombreux prix Nobel parmi ses professeurs et chercheurs. L'université d'État de Californie (23 campus) est moins sélective. Enfin, le système des California Community Colleges regroupe plus de 2,5 millions d'étudiants répartis sur 109 campus, et est ainsi le plus grand système d'enseignement supérieur au monde84.

Il existe de nombreuses autres universités, dont les célèbres université Stanford, université de la Californie du Sud et le California Institute of Technology.

Arts

L'art le plus courant en Californie est le cinéma notamment grâce à Los Angeles et son quartier d'Hollywood.

À la fin des années 1960, Dennis Stock parcourt la Californie et photographie des hippies, des motards, des concerts. Ces photographies témoignent de la liberté, de la jeunesse et de l'esprit de contestation (manifestations des Noirs américains, manifestations contre la guerre du Viêt Nam) qui régnait en Californie à cette époque85.

Musique

Les Amérindiens californiens étaient distincts des autres peuples d'Amérique du Nord au niveau de leur technique musicale. Les colons européens amènent avec eux leur culture musicale, que les missionnaires enseignent aux convertis dans le cadre des missions. Un genre typiquement californien, bien que mêlant des éléments musicaux mexicains et espagnols, apparaît à cette époque. Cependant, après la Ruée vers l'or, il perd sa popularité au profit des musiques apportées par les nouveaux arrivants. La Californie voit apparaître par la suite, dans la seconde moitié du XXe siècle, le surf rock, le rock psychédélique et les autres branches du psychédélisme, ainsi que le punk hardcore et le rap West Coast; représentés par de très nombreux groupes, dont certains ont un retentissement international. De nombreux groupes viennent de cet État, les plus connus sont : The Beach Boys, The Doors, Jefferson Airplane, The Grateful Dead, Guns N'Roses, Van Halen, Megadeth, Mötley Crüe, Black Veil Brides, Jane's Addiction, Red Hot Chili Peppers, Fishbone, Faith No More, Rage Against the Machine,Toto, Stone Temple Pilots, Deftones, Korn, Linkin Park, System of a Down, The Offspring, Blink 182, Green Day, Rancid, Bad Religion, Audioslave, Queens of the Stone Age,Avenged Sevenfold, Aerosmith et beaucoup d'autres.

La chanteuse Katy Perry, également originaire de Californie, a écrit une chanson sur les « Les filles de Californie » intitulée California Gurls.

La chanson officielle de l'État est I Love You, California, écrite par F. B. Silverwood et composée by Alfred F. Frankenstein du Los Angeles Symphony Orchestra depuis 195142.

Littérature

De nombreux écrivains ont écrit sur la Californie et ont vécu dans l'État. On peut citer Jack Kerouac, Ray Bradbury, Philip K. Dick, James Ellroy, Francis Scott Fitzgerald, William Faulkner, Joseph Hansen, Aldous Huxley, Walter Mosley, John Steinbeck, Evelyn Waugh, Tennessee Williams, Bret Easton Ellis, Jim Morrison.

En 1919, Johnston McCulley en fit le théâtre des aventures de Zorro dans son roman Le Fléau de Capistrano.

Gastronomie
Article détaillé : Gastronomie californienne.
Sports

Les Jeux olympiques d'hiver de 1960 ont eu lieu à Squaw Valley, les Jeux olympiques d'été de 1932 et de 1984 ont eu lieu à Los Angeles, qui a aussi accueilli la Coupe du monde de football de 1994.

 

 

 

 

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Rassemblement de montgolfières.

Transport

 


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Échangeur autoroutier à Los Angeles.

 

 

 

 

 

 

La Californie est connue pour sa culture de l'automobile et son réseau routier a la réputation d'être souvent embouteillé. Elle est parcourue par un réseau d'autoroutes important qui sont toutes gérées par Caltrans et surveillées par la California Highway Patrol, excepté les voies-express du comté de Santa Clara qui ont été construites et sont maintenues par le comté lui-même. La plus grande partie du réseau est sans péage, si l'on exclut les ponts importants.

Les axes nord-sud les plus importants sont la U.S. Route 101, qui parcourt l'État de la frontière du nord avec l'Oregon au centre-ville de Los Angeles, et l'Interstate 5 qui, allant de l'Oregon à la frontière mexicaine, coupe en deux la totalité de l'État.

En ce qui concerne le trafic aérien, les deux centres principaux pour les échanges transcontinentaux sont l'aéroport international de Los Angeles et celui de San Francisco. Il y a environ une douzaine d'autres aéroports commerciaux importants, et beaucoup d'autres aéroports voués à l'aviation générale.

La Californie a aussi d'importants ports. Le complexe formé par le port de Long Beach et celui de Los Angeles, en Californie du Sud, est le plus grand du pays puisqu'il représente un quart de tout le trafic de conteneurs aux États-Unis. Le port d'Oakland est le principal point de passage des porte-conteneurs passant par la Californie du Nord86.

Los Angeles et San Francisco disposent toutes deux d'un réseau de métro et de tramway. San José et Sacramento ont un réseau de métro léger. Metrolink dessert une grande partie de la Californie du Sud et Caltrain connecte San Jose et Gilroy à San Francisco. Presque tous les comtés et la plupart des municipalités gèrent des lignes de bus. Cependant, les transports en commun sont très peu utilisés par rapport à la côte Est du pays.

L'augmentation rapide de la population commence à poser problème et l'État se demande actuellement s'il faut continuer à étendre le réseau autoroutier ou plutôt concentrer et améliorer les transports en commun dans les régions urbaines, et les liaisons ferroviaires entre les principales villes.

Il semble que cette dernière voie commence à être empruntée, avec, par exemple, la création en 199687 de la California High Speed Rail Authority, dont le but est d'étudier le projet d'une ligne à grande vitesse, du même genre que le TGV, entre les quatre villes principales de la Californie. Cela permettrait d'aller de Los Angeles à San Francisco en deux heures et demi au lieu de 7h en voiture88. Ce projet a été accepté par les Californiens lors du référendum du 6 novembre 200889. Les travaux, qui devrait commencer en 2010, coûteront quelque 31 milliards d'euros et seront financés par l'État fédéral et des fonds privés89. Une première ligne reliera San Francisco à Anaheim, dans l'agglomération de Los Angeles, soit une distance de 1 300 km. Dans un deuxième temps, elle sera étendue au nord vers Sacramento et au sud vers San Diego. Elle devrait transporter 117 millions de passagers d'ici à 203089.

 

 

 

 

 

commentaires

Californie (2).

Publié le 23 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Écologie

 

 


Article détaillé : Environnement en Californie.

 

 

 

La Californie est une des régions les plus riches et les plus diverses du monde au niveau écologique. Elle fait partie de l’écozone néarctique et compte de nombreuses écorégions terrestres. Cependant, certains de ses écosystèmes subissent l’urbanisation, l’exploitation forestière et l’introduction d’espèces exotiques et sont donc menacés. 40 % du territoire californien est couvert de forêts41.

Le colin de Californie, le grizzli (disparu de l’État depuis 1922), la baleine grise, l’Hypsypops rubicundus (poisson), le papillon de Californie (insecte) sont des animaux représentatifs de l’État42.

Dans la faune endémique, on compte également :

 

 

 

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Le séquoia à feuilles d'if, symbole de la Californie.

 

 

Pour ce qui concerne la flore, on recense dans l’État les plus grands arbres (séquoia géant) et les arbres les plus vieux (pin de Bristlecone) du monde. Les plantes herbacées indigènes en Californie sont en majorité des plantes vivaces43. Après l’arrivée des Européens, elles ont été en grande partie remplacées par les espèces invasives herbacéees annuelles de l’Ancien Continent. Les collines californiennes sont connues pour leur couleur brun-or caractéristique en été.

La flore présente dans cette région des États-Unis est adaptée à des températures extrêmes. Ainsi la sève des arbres de cette zone a des propriétés remarquables contre le froid. En revanche l'été, cette sève est très hautement inflammable. Ainsi des incendies ravagent rapidement certaines parties non-urbanisée du Sud de la Californie. Des forages dans cette zone ont montré que depuis la dernière glaciation, cette zone a subi d'innombrables feux de forêt sans provoquer la destruction de la faune et de la flore. En effet, les prélèvements montrent qu'au fil des événements cataclysmiques, la faune s'est reconstituée assez rapidement tout en se diversifiant.

 

 

Démographie



Article détaillé : Démographie de la Californie.
Population indigène au XIXe siècle par année44,45
1848 150 000
1855 50 000
1865 34 000
1900 16 000
Population issue d'immigration par année46
1850 92 597
1860 379 994
1870 560 247
1880 864 694
1890 1 213 398
1900 1 485 053
1910 2 377 549
1920 3 426 861
1930 5 677 251
1940 6 907 387
1950 10 586 223
1960 15 717 204
1970 19 953 134
1980 23 667 902
1990 29 760 021
2000 33 871 648
2010 37 253 956

L’histoire démographique de la Californie est marquée à la fois par l’immigration, ainsi que par le déclin des populations amérindiennes qui y vivaient avant l'arrivée des immigrants. Au XIXe siècle, la découverte de l’or déclenche une ruée vers l’ouest, ce qui a profondément perturbé la vie des différentes tribus dans la région et provoqué une forte chute dans leurs populations. Ce déclin fut causé par plusieurs facteurs, dont les maladies, les famines, et les violences à l'égard des Indiens45,47,44. Des immigrants chinois arrivent aussi par l'océan Pacifique. Dans les années 1920, plus d’un million de personnes s’installent en Californie : ce flux provient essentiellement du Middle West et il s’agit donc de courants domestiques, qui viennent grossir la population urbaine du littoral. Pendant les années 1930, les okies qui fuient les conséquences de la crise de 1929 refont leur vie dans le Golden State. Après la Seconde Guerre mondiale, la région voit affluer des retraités en quête de soleil et des jeunes attirés par le « rêve californien ».

Enfin, à partir des années 1980, les immigrés sont majoritairement des étrangers, principalement du Mexique, et parfois clandestins. Sur un million d’immigrants légaux aux États-Unis en 2 002, 30 % se trouvent en Californie48.

Depuis les années 1960, la Californie est l’État le plus peuplé des États-Unis, avec plus de 37 millions d’habitants, soit 12,5 % de la population américaine4. La capitale politique de la Californie, Sacramento (407 018 habitants ; 1,8 million d’habitants dans l’agglomération), se trouve dans la vallée centrale, mais les villes les plus peuplées se situent près de la côte, au climat plus agréable.

La Californie est le troisième État des États-Unis (après Hawaï et le Nouveau-Mexique) où les Blancs non hispaniques représentent moins de 50 % de la population. En raison de son importance démographique, la communauté hispanique joue un rôle important dans les élections présidentielles : elle dispose du plus grand nombre de grands électeurs (55, sur 270 nécessaires pour être élu). Malgré cette situation, le rôle de la Californie aux élections présidentielles est rarement décisif.

 

 

 

Composition de la population d’après le Bureau du recensement des États-Unis :

 

 


Recensement de 200049 Estimation de 200550
Blanc 47,4 % 40,9 %
Hispanique/Latino-américain 32,4 % 35,5 %
Asiatique 11,0 % 12,4 %
Noir 6,5 % 6,1 %
Deux origines ou plus 1,9 % 3,1 %
Amérindien et Inuit 0,5 % 0,7 %
Hawaii et autres îles du Pacifique 15,0 % 16,4 %

Documents sur la démographie de la Californie :

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Économie


Article détaillé : Économie de la Californie.
Historique

 


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Le port de San Francisco en 1851, au moment de la ruée vers l'or

 

 

 

 

 

Jusqu’en 1848, l’économie californienne reste traditionnelle. Avant la colonisation européenne, les Amérindiens vivent de la pêche, de la cueillette et de l’agriculture en quasi-autarcie. Dans la deuxième moitié du XVIIIe siècle, les Espagnols développent l’agriculture, l’élevage et l’artisanat notamment dans le cadre des missions. Au siècle suivant, la Californie représente un enjeu commercial entre les grandes puissances coloniales européennes qui cherchent à contrôler la traite des fourrures. 1848 marque un tournant dans l’histoire économique de la Californie : la région est annexée par les États-Unis et la ruée vers l’or attire des mineurs et des aventuriers. L’agriculture, le commerce, les transports et les villes connaissent alors une formidable expansion. La Californie est reliée au reste du pays grâce au premier chemin de fer transcontinental (1869) et au canal de Panama (1914) ; les premiers touristes viennent visiter les parcs naturels. La première moitié du XXe siècle est marquée par la découverte du pétrole et l’industrialisation. La ville de Los Angeles est alors le berceau des compagnies du cinéma qui font la renommée du quartier d’Hollywood. Après la Grande dépression des années 1930 marquée par un fort taux de chômage, la Californie se dote d’industries d’armement pendant la Seconde Guerre mondiale. Après 1945, l’état connaît une croissance démographique rapide qui stimule la construction, les industries de consommation et d’équipement. Le Sud devient le symbole de la société des loisirs avec l’implantation des premiers parcs d’attraction et le développement des médias. Les années 1970 voient les débuts de la crise des industries traditionnelles et l’envol des industries de haute technologie31. L’internationalisation de l’économie et la croissance des NPI d’Asie orientale stimulent les échanges : la Californie devient une interface de premier plan et les ports à conteneurs grandissent51. Avec la fin de la guerre froide et les difficultés des compagnies aériennes, les industries aéronautiques subissent un déclin relatif dans les années 199031.

 

État le plus riche des États-Unis

 


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La Silicon Valley abrite de nombreuses firmes de haute-technologie.
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Los Angeles est considérée comme le centre mondial du divertissement à travers ses imposantes industries cinématographiques et télévisuelle, ainsi que musicale et artistique.

 

 

 

 

 

 

La Californie représente à elle seule 13 % du produit national brut des États-Unis (2008)N 5,4. Si elle était un État indépendant, elle serait la huitième puissance mondiale avec un PIB de 1 847 milliards de $ courants (2008). La Californie produit plus de richesses chaque année que l'ensemble de l'Afrique (un milliard d'habitants)52. La croissance économique (33,9 % entre 2001 et 2006) est supérieure à celle des États-Unis (30,4 % sur la même période)53.

La Californie attire 14 milliards de $ d’investissements en capital risque (2008)54. Elle se classe au premier rang des États américains pour l’implantation d’entreprises étrangères et pour les IDE55. Les trois principaux investisseurs sont le Japon, le Royaume-Uni et les Pays-Bas55. L’État possède l’une des plus importantes concentrations de banques internationales et de consulats.

Les explications de la puissance californienne sont diverses : la Californie dispose de ressources naturelles abondantes (minerais, bois, cours d’eau), d’une population nombreuse à haut niveau de vie56, d’une main d’œuvre abondante et qualifiée : la population active est de 18,1 millions (2007)4 et 29,5 % des plus de 25 ans ont au moins un diplôme de l’enseignement supérieur (2007)54. L’économie bénéficie de la présence de centres de recherche et d’universités prestigieuses qui assurent en grande partie l’innovation. La Californie représente 24 % des 93 665 brevets déposés en 2007 aux États-Unis6. Parmi les grands groupes qui ont leur siège social en Californie figurent Chevron Corporation, Hewlett-Packard, McKesson, Wells Fargo ou encore Safeway. Cependant, le dynamisme économique de l’État repose aussi sur les PME : 96,3 % des entreprises californiennes emploient moins de 50 salariés (2009)54. Enfin, la Californie est bien intégrée à la mondialisation : elle est en relation avec les pays dynamiques de l’Asie orientale et partage une frontière avec le Mexique qui constitue une importante réserve de main d’œuvre à faible coût.

 

 

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Défis et difficultés actuels

 


Depuis le début du XXIe siècle, le modèle économique californien révèle ses fragilités. En 2001, les industries de haute technologie connaissent un net ralentissement ; la croissance engendre des atteintes à l’environnement (pénurie d’eau, pollution). Le budget de l’État57 et le solde commercial sont déficitaires. La libéralisation de la production d’électricité pose des problèmes. Dans le contexte de la mondialisation, la Californie subit la concurrence d’autres foyers notamment asiatiques.

La crise économique frappe la Californie depuis 2008 : en juin 2009, 2,1 millions de personnes sont sans emploi et le taux de chômage s’élève à 11,2 % de la population active58, soit un taux supérieur à la moyenne nationale59. Le bâtiment et la construction sont particulièrement touchés53. Pour pallier ces difficultés, l’État californien mise sur les emplois verts, la réduction de la consommation de pétrole, le développement des énergies renouvelables et l’austérité budgétaire57.

Structure de l’économie californienne

L’économie californienne est post-industrielle c’est-à-dire qu’elle est dominée par les services : le secteur primaire ne représente que 2,7 % des emplois et l’industrie 9,2 % (2007)54. En 2007, les principaux secteurs par le nombre d’emplois sont le gouvernement (15,9 %), le commerce de détail (10,7 %), l’industrie (9,2 %), la santé et les services sociaux (8,7 %), la restauration (8,3 %)54. Le secteur manufacturier continue de perdre des emplois (-15,1 % entre 2001 et 2007)54. L'immobilier, le gouvernement et les industries sont les activités qui créent le plus de richesse en valeur absolue60 (voir graphique).

 

 

Énergie, mines et hydrocarbures

 


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La production d'électricité en Californie

 

 

 

 

 

Le pétrole est extrait du sous-sol californien depuis la fin du XIXe siècle et les réserves diminuent rapidement. En 2004, la Californie était le quatrième état producteur de pétrole aux États-Unis61. Elle doit en importer d’Alaska et de l’étranger pour couvrir ses besoins.

Les réserves d'or restent importantes, mais elles sont difficilement exploitables : en 2006, la production n'est que d’une tonne62. Les autres productions sont le gaz naturel, le sable, le borax, le ciment, la soude et le sel31.

La Californie produit 4/5e de l’énergie qu’elle consomme31. Le reste est importé d’autres États américains ou du Canada. La production d’électricité utilise majoritairement les ressources fossiles (pétrole, gaz, charbon). La Californie est le deuxième État producteur d’énergie éolienne63 ; avec plus de 4 800 éoliennes, Altamont Pass, à l'est de San Francisco possède la plus grande concentration d'éoliennes du monde64. Le milieu naturel offre d’importantes capacités pour l’énergie solaire (déserts du Sud) et l’hydroélectricité (nord, montagnes). Fin octobre 2010, le gouvernement américain a donné son autorisation pour construire la plus grande installation solaire du monde65 près de Blythe. Elle pourra produire jusqu'à 1 000 mégawatts d’électricité65.

 

Agriculture, pêche et sylviculture

 


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Photographie aérienne de la vallée centrale de Californie : l’agriculture intensive y est omniprésente.
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Un vignoble dans le comté de Napa

 

 

 

 

 

L’agriculture de la Californie occupe la première place des 50 États américains en valeur (2008)66. L'État est le premier producteur de fruits, de légumes, de produits horticoles et laitiers66. Les productions agricoles californiennes représentent 36,5 milliards de dollars soit 12,8 % de la valeur totale de l’agriculture américaine (2007)67.

En 2000, le secteur agricole employait 408 000 personnes68. Il donne du travail aux migrants saisonniers mexicains qui franchissent la frontière au moment des récoltes (braceros)69.

La production agricole californienne est moderne et productive. Elle dépend de l'irrigation, des capitaux et du marché intérieur69. L'agriculture capitaliste, spécialisée et intégrée à l'agrobusiness, génère d'importants revenus69. Les terres arables représentent un quart du territoire californien (2007)67. La taille moyenne d’une exploitation californienne est de 126,6 hectares, mais 75 % des exploitations mesurent moins de 40,4 ha (2007)67. Les exploitants travaillent en relation avec les centres de recherche et l’université de Californie à Davis31. La Vallée Centrale de Californie concentre près de la moitié de la production agricole de l'État31.

La vigne californienne, essentiellement cultivée dans la région du Wine Country, produit 90 % du vin américain31. Mais il est difficile de connaître précisément la quantité de raisins de cuve produites, puisque les domaines peuvent acheter des raisins qui viennent d'autres États (Oregon, Iowa, Missouri...). Le vin californien connaît depuis les années 1970 une renommée internationale, au point de concurrencer les plus grandes régions viticoles du monde. C'est en Californie qu'est apparue la classification par cépage, à partir de cépages (chardonnay, cabernet-sauvignon, merlot, syrah...) de traditions françaises ou italiennes au point de marquer profondément l'industrie vinicole mondiale70.

La pêche reste dynamique à San Diego et San Francisco. Les poissons pêchés dans l’océan Pacifique sont le thon, le maquereau, la sole, la sardine, le calmar31. L'aquaculture élève des truites et des saumons31. La sylviculture est, avec le tourisme, l’activité principale des montagnes californiennes.

 

Secteur secondaire

 


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Le siège social d'Oracle, firme de haute technologie, dans la Silicon Valley.

 

 

 

 

 

Les industries représentent 1,5 million d’emplois soit 9,6 % du total53. Les principales productions sont le matériel informatique, les produits chimiques et agro-alimentaires, les métaux, les équipements de transport31.

Les industries lourdes (raffinage, chimie) se concentrent dans les complexes industrialo-portuaires des grandes agglomérations (San Francisco et Los Angeles). La situation de la Californie explique le développement des industries manufacturières comme le textile. L’État bénéficie de la proximité des maquiladoras mexicaines et de sa position sur l’océan Pacifique, en face des nouveaux pays industriels asiatiques. L’automobile fait également vivre des milliers de personnes. Les entreprises japonaises se sont installées pour contourner les barrières douanières (Toyota, Honda).

La Californie est le premier État pour les hautes technologies, par le nombre d’employés, le nombre d’entreprises, la valeur des exportations ainsi que les dépenses de Recherche et développement71. La Silicon Valley, au sud de San Francisco, est ainsi le centre mondial de la micro-informatique, avec des sociétés comme Apple, Inc., Cisco, Nortel, Hewlett-Packard, du logiciel (Adobe) et du microprocesseur (Sun Microsystems, Intel). D’autres technopôles existent aussi dans le comté d’Orange et à San Diego.

Le complexe militaro-industriel est également bien représenté et soutenu par l'État fédéral. La base Edwards, dans le désert de Mojave, est le site d’atterrissage de la navette spatiale de la NASA. Plusieurs bases aéronavales de l’US Air Force sont installées sur la côte méridionale. Boeing emploie quelque 26 000 personnes en Californie, soit 16 % des effectifs totaux de l'entreprise aéronautique72. Lockheed Martin possède un site de production à Palmdale. Northrop Grumman a son siège social à Los Angeles.

 

 

 

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Californie (1).

Publié le 23 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Californie






California
(fr) État de Californie
Blason de California
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec la Californie en rouge.SurnomThe Golden StateEn français : « l’État doré »DeviseEureka!« J’ai trouvé ! »
Carte des États-Unis avec la Californie en rouge.

Surnom
The Golden State
En français : « l’État doré »

Devise
Eureka!
« J’ai trouvé ! »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Sacramento
Adhésion à l’Union 9 septembre 1850 (31e État)
Gouverneur Jerry Brown (D)
Sénateurs Dianne Feinstein (D)
Barbara Boxer (D)
Nombre de représentants 53
ISO 3166-2 US-CA
Fuseau horaire UTC -8
Démographie
Gentilé Californien(ne)
Population 37 253 956 hab. (20101)
Densité 88 hab./km2
Rang 1er
Ville la plus peuplée Los Angeles
Géographie
Altitude 884 m (min. : -86 m) (max. : mont Whitney 4 421 m)
Superficie 42 397 000 ha = 423 970 km2
Rang 3e
– Terre 403 932 km2
– Eau (%) 20 037 km2 (4,7 %)
Coordonnées 32° 30' N à 42° N (400 km)
114° 08' W à 124° 24' W (1 240 km)
Langues officielles Anglais
Liens
Site web www.ca.gov
 Symboles de la Californie
Le drapeau de la Californie
Le drapeau de la Californie.
Symboles vivants
Arbre Séquoia à feuilles d'if
Fleur Pavot de Californie
Mammifères Grizzli (de terre)
Baleine grise (marin)
Oiseau Colin de Californie
Poissons Truite dorée (d’eau douce)
Demoiselle Garibaldi (d’eau de mer)
Reptile Tortue du désert
Symboles non vivants
Bateau Californian
Boisson Vin
Chansons I Love You, California (« Je t’aime, Californie »)
Couleurs Bleu (la couleur du ciel)
Or (la couleur de l’or)
Danses West Coast Swing (générale)
Square Dance (folklorique)
Fossile Smilodon (tigre à dents de sabre)
Minéral Or
Roche Serpentine
Slogan « Find Yourself Here » (« Trouvez-Vous Ici ! »)
Sol San Joaquin
Pièce de 25 Cents de l'État
La pièce de la Californie.
La pièce de la Californie a été émise en 2005.

 

 

 

 

 

 

 

 

La Californie (en anglais et espagnol: California) est un État des États-Unis, situé sur la côte Ouest, bordé au sud par le désert de Sonora, à l'est par celui du Grand Bassin et au nord par les monts Klamath. La façade océanique suit entièrement le relief des chaînes côtières du Pacifique au-delà desquelles s'étend la Vallée Centrale sur les contreforts de la Sierra Nevada. La capitale de la Californie est Sacramento mais la métropole la plus peuplée est Los Angeles (18 millions d'habitants2), suivie par la « région de La Baie » de San Francisco (Bay Area, 7 millions d'habitants2) qui abrite la Silicon Valley, puis par San Diego (1,3 millions d'habitants2).

L'exploration européenne commence au XVIe siècle, la Californie est alors occupée par diverses tribus nord-amérindiennes. Le territoire est progressivement intégré à la Nouvelle-Espagne, puis rattaché au Mexique indépendant en 1821. Dans l'élan de la guerre américano-mexicaine, la République de Californie (appelée aussi République du drapeau à l'ours) proclame son indépendance le 14 juin 1846, interdit l'esclavage et se dote d'une constitution en 1849, puis adhère à l'Union le 9 septembre 1850. La ruée vers l'or transforme profondément l'État faisant de la Californie le symbole du « rêve américain », la population de San Francisco augmente alors de manière exponentielle. Dans les années 1920, la population de Los Angeles dépasse en nombre celle de San Francisco grâce à l'effet conjugué du développement de l'agriculture, de la découverte de pétrole et de l'ouverture du canal de Panama. À partir des années 1980, la Silicon Valley au sud de San Francisco devient le premier pôle mondial des hautes technologies3.

Aujourd'hui, la Californie est l'État le plus peuplé des États-Unis avec plus de 37,2 millions d’habitants en 20104. Son économie est dynamique et puissante, il s'agit en effet du premier État des États-Unis en termes de produit intérieur brut (PIB). L'innovation est l'atout majeur californien et se traduit par la présence de centres de recherche, d’universités prestigieuses5 et de pôles de technologies de pointes. La Californie à elle seule représente un quart de la totalité des brevets déposés aux États-Unis6. La Californie est également devenu le premier État des États-Unis pourvoyeur d'emploi industriel7 devançant ainsi les États de la « Rust Belt » frappés par le déclin de l'industrie lourde. Le secteur de la culture a acquis une renommée mondiale grâce notamment à l'industrie cinématographique de Hollywood et la production musicale.





Origine du nom

À l’origine, on désignait sous le nom de « Californie » un territoire bien plus vaste que l’État actuel, puisqu’il était composé de la totalité de la péninsule mexicaine aujourd’hui connue sous le nom de Baja California, et des terres qui se trouvent aujourd’hui dans les États de Californie, du Nevada, de l’Arizona, de l’Utah et du Wyoming (Alta California).

Certains pensent que le nom « California » est un dérivé du nom du paradis mythique de Calafia, évoqué dans l’ouvrage de Garci Rodríguez de Montalvo, Las Sergas de Esplandián (1510), la suite du roman Amadis de Gaule8. Elle est présentée dans le livre comme une terre difficile à atteindre où l'or abonde, habitée par des Amazones vivant dans des cavernes, et d’étranges animaux. En 1921, le géographe Lucien Gallois émet l'hypothèse que l'origine du nom cité dans le roman pourrait venir de la Chanson de Roland, qui cite l'île mythique de « Califerne »9.

D'autres suggèrent que le nom « California » aurait un rapport plus étroit avec les premiers colons espagnols qui, lorsqu'ils y arrivèrent par les régions du Sud, trouvèrent la contrée « chaude comme un four » (cali = chaud, fornia = four). Mais l’étymologie peut tout aussi bien être « caliente fornalia », signifiant « fourneau chaud » en espagnol, ou calida fornax, « climat chaud », en latin. Le golfe de Californie apparaît sur des cartes datant des années 15608.

Histoire

Occupation amérindienne

Les plus anciens ossements humains retrouvés en Californie sont vieux de 10 000 à 13 000 années10 : ils ont été mis au jour dans l'île Santa Rosa en 1959-1960. La région a d'abord été occupée par les Amérindiens organisés en de nombreuses tribus : Yuman, Chumash, Maidu, Miwok, Modoc, Mohave, Salinan, Ohlone et Tongva.

Exploration européenne

La Californie est découverte au XVIe siècle par les explorateurs européens : en 1539, Francisco de Ulloa longe les côtes occidentales du Mexique ainsi que le golfe de Californie et apporte ainsi la preuve que la Basse-Californie est une péninsule11 ; en dépit de cette découverte, la croyance que la Californie est une île demeure en Europe. En 1542, le Portugais João Rodrigues Cabrilho explore le Sud de la Californie pour le compte de la couronne d'Espagne. En 1602, Sebastián Vizcaíno poursuit l’exploration de la côte jusqu’à la baie de Monterey. Officiellement, ces nouveaux territoires appartiennent à la Nouvelle-Espagne, mais il faut attendre 1765 pour qu'ils soient colonisés sous l’impulsion du roi Charles III. En 1768-1770, une expédition terrestre dirigée par Gaspar de Portolà passe par les villes actuelles de San Diego, Los Angeles, Santa Barbara et atteint la baie de San Francisco12.

Les Espagnols ne sont pas les seuls à s'intéresser à la Californie à l'époque moderne. Dès 1579, l'Anglais Francis Drake prend possession de la Californie, qu'il baptise Nova Albion. Au XVIIIe siècle, les Britanniques (James Cook, George Vancouver) et les Français (Jean-François de La Pérouse) explorent le Nord de la Californie. Au début du XIXe siècle, les Russes viennent y chercher des fourrures.

Colonisation espagnole

 


 

 

 

 

La colonisation espagnole repose sur trois piliers : les missions, qui convertissent les Amérindiens, les presidios (San Diego, Santa Barbara, Monterey, San Francisco, etc.), qui assurent la défense du territoire, et enfin les pueblos, où résident les colons. Le pueblo de Los Angeles est établi en 178113.

Les premières missions espagnoles de Californie sont fondées en 1769-1770 par le franciscain Junípero Serra. En 1794, les neuf missions de Californie regroupent 4 650 Indiens et 38 franciscains14. Le nombre des missions atteint les 20 en 1821.

Au début du XIXe siècle apparaissent des rivalités entre les puissances coloniales. En 1812, les troupes russes érigent le Fort Ross dans le nord de la Californie. Des trappeurs et coureurs des bois canadiens-français parcourent la région en quête de fourrure de castors, loutres et ours. Ils tracent la future piste de la Californie. D'autre part, des colons américains viennent s'installer en Californie par la piste de Santa Fe15. En 1819, la signature du traité d'Adams-Onís fait du 42eparallèle la frontière nord de la Californie, qui n'a pas changé depuis.

En 1816, le corsaire argentin Hipólito Bouchard a pris, pendant quelques semaines, les principaux ports de l'Alta California. Le 20 novembre 1818, la vigie de la pointe des Pins, située à une extrémité de la baie de Monterey, a vu les deux navires argentins. Sur les bateaux dirigés par Bouchard il y avait 200 hommes, 130 armés de fusils et 70 armés de lances. À l'aube du 24 novembre, Bouchard a ordonné à ses hommes de débarquer. Ils ont accosté à environ une lieue du fort, dans une cache sur les hauteurs. La résistance du fort a été très faible, et après une heure de lutte a été hissé le drapeau de l'Argentine16. Les Argentins ont tenu la ville pendant six jours, pendant lesquels ils ont volé le bétail, brûlé le fort, la caserne d'artillerie, la résidence du gouverneur et les maisons des Espagnols avec leurs vergers et jardins.

Californie mexicaine

Après la guerre d'indépendance du Mexique (1810-1821), la Californie devient une province de ce pays. La politique du gouvernement mexicain reconduit le système des missions, jusqu'à ce que le Parti démocratique le dissolve le 17 mars 1833 par décret. Par ailleurs, Mexico encourage l'immigration massive et l'élevage se développe en Californie. Dans un second temps, les immigrés fraîchement arrivés sont à nouveau chassés après l’entrée au gouvernement de Santa Anna, qui cherche à reconduire les missions. Ces événements font naître une animosité forte et durable entre la Californie et le gouvernement mexicain.

En 1845, la fédération des États-Unis annexe la République du Texas, ce qui provoque la guerre américano-mexicaine. Dès 1846, des immigrés américains proclament en 1846 l’indépendance de la République de Californie (appelé aussi « République du drapeau à l'ours », Bear Flag Republic). Les armées de Zachary Taylor et de Winfield Scott finissent par vaincre les Mexicains. Par le traité de Guadeloupe Hidalgo signé le 2 février 1848, le Mexique doit céder un vaste territoire aux États-Unis (désigné sous le nom de cession mexicaine) dont fait partie la Californie.

Ruée vers l'or

 


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« Un nouveau et superbe clipper partant pour San Francisco », publicité pour le voyage vers la Californie publiée à New York dans les années 1850.
Article détaillé : Ruée vers l'or en Californie.

 

 

 

 

En 1840, le Suisse John Sutter obtient une gigantesque concession au confluent des rivières American et Sacramento. Il développe à cet endroit un immense domaine agricole qu'il appelle « Nouvelle-Helvétie » sur lequel il pratique l'élevage et diverses activités artisanales17. C'est sur le site de Sutter's Mill qu'est découvert de l'or le 24 janvier 184818. La nouvelle provoque l'afflux de plusieurs milliers d'immigrants américains mais aussi européens. Cette ruée vers l'or provoque un important essor urbain (Sacramento, San Francisco, Stockton) et affaiblit les Amérindiens dont le nombre passe de 300 000 en 1750, à moins de 50 000 cent ans plus tard19.

Débuts de l'État de Californie (1850-1900)

En 1849, la convention constitutante de Monterey20 décide à l'unanimité d'interdire l'esclavage, met en place un gouvernement provisoire qui administre la région pendant dix mois et rédige la première Constitution de la Californie. Le 9 septembre 1850, la Californie devient le 31e État de l’Union, grâce au compromis de 1850. Durant la guerre de Sécession (1861-1865), le Golden State s’allie aux Nordistes. Pendant les années 1870-1890, le développement du chemin de fer permet à la Californie de se rattacher aux États de l'est. Le premier chemin de fer transcontinental est inauguré en 1869. Le réseau ferroviaire est complété par la Southern Pacific Railroad21 et l'Atchison, Topeka and Santa Fe Railroad. San Francisco compte 70 000 habitants dès 1862 et la ville profite de la création de centaines de compagnies minières du Comstock, dont les actions s'échangent sur la Bourse de San Francisco, produisant plusieurs millionnaires qui animent la vie politique et dotent la ville de bâtiments superbes pour l'époque : James Graham Fair, John William Mackay, James C. Flood et leur Banque du Nevada, Adolph Heinrich Joseph Sutro, William Sharon et sa Bank of California ou encore John P. Jones et Alvinza Hayward.

Essor démographique et économique


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Los Angeles dans les années 1920

 

 

 

La Californie du Sud connaît un développement spectaculaire pendant la première moitié du XXe siècle. L'agriculture se modernise. Du pétrole est découvert dans le bassin de Los Angeles, dans les années 1920. Les compagnies de cinéma comme la MGM, Universal et Warner Brothers achètent toutes des terres à Hollywood. L'ouverture du canal de Panama en 1914 stimule le port de Los Angeles22.

La population augmente rapidement et d'importants aménagements sont réalisés comme l'aqueduc de Los Angeles (1908). La Lincoln Highway, la première route transcontinentale construite pour les véhicules motorisés, achevée en 1913, est un facteur clé du développement de l’industrie et du tourisme dans l’État. La route 66 est terminée en 1926.

Cependant, la Grande Dépression des années 1930 met fin à l'optimisme et provoque l'augmentation du chômage. La Seconde Guerre mondiale entraîne un nouvel essor de la Californie qui voit s'implanter des industries de guerre (aéronautique, chantiers navals23). C'est à cette époque que les Japonais de l'État sont enfermés dans des camps et que les Afro-Américains viennent s'installer en masse.

Après la guerre, l’immobilier remplace les industries du pétrole et de l’agriculture comme principal domaine d’activité en Californie du Sud. L'État se modernise : à Los Angeles, la première autoroute de tout l'Ouest américain, la 110 Freeway, est achevée en 1953 ; en 1955, Disneyland ouvre à Anaheim. Les années 1960 sont aussi une période de tensions et de bouleversements sociaux. La Californie devient l'État le plus peuplé des États-Unis et attire de nombreux Américains. Les étudiants s’opposent à la guerre du Viêt Nam par de nombreuses grèves et manifestations, notamment à l'université de Berkeley. La Californie devient un foyer de nouveaux mouvements culturels comme celui des beatniks et hipsters à Haight-Ashbury et Venice West24. Le 11 août 1965, des émeutes raciales explosent à Watts, un quartier de Los Angeles : 34 personnes sont tuées et plus d'un millier sont blessées25,26.

Dans les années 1980, l'économie californienne se classe au huitième rang mondial. La Silicon Valley devient un centre majeur de haute technologie3. La préservation de l'environnement, le risque sismique, les tensions raciales (les émeutes de 1992 à Los Angeles font environ 50 morts27) et l’immigration sont les enjeux auxquels doit faire face la Californie, dont le visage s’est profondément transformé au cours du XXe siècle.

Géographie

 


Article détaillé : Géographie de la Californie.
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Carte du relief californien
Généralités

 


 

 

 

Avec 423 970 km24, la Californie est le troisième plus grand État des États-Unis après l’Alaska et le Texas. Elle appartient à l’Ouest américain et à la région de la Sun Belt. Bordée à l’ouest par l’océan Pacifique, au nord par l’Oregon, à l’est par le Nevada et l’Arizona, elle possède une frontière commune avec le Mexique au sud. Elle s’étend en latitude de 42°NN 1 à 32°30’NN 2,4,28, ce qui lui confère une longueur nord-sud d’environ 1 300 km29. Elle se situe entre 114°8'W au sud et 124°24'W au cap Mendocino29. Sa largeur varie entre 240 et 400 km29. La Californie se trouve dans le fuseau horaire des États du Pacifique (UTC-8).

Relief

Le relief californien est marqué par la diversité : les altitudes varient entre 86 mètres4 en dessous du niveau moyen de la mer (Badwater, Vallée de la mort) à 4 421 mètres au mont Whitney, le plus haut sommet des États-Unis en dehors de l’Alaska (Sierra Nevada).

L’organisation du relief est à peu près méridienne : le Grand Bassin occupe les marges orientales de l’État ; il est bordé par la Sierra Nevada, la plus haute chaîne. Au nord se trouvent plusieurs systèmes montagneux (chaîne des Cascades, Klamath Mountains) et des plateaux (plateau de Modoc). La vallée centrale de Californie est encadrée par la Sierra Nevada à l’est et les chaînes côtières du Pacifique (California Coast Ranges) à l’ouest.

La disposition longitudinale du relief s’explique par une orogenèse particulière : les formes du relief californien résultent directement ou indirectement de la tectonique des plaques. La plaque pacifique glisse lentement en direction du nord-ouest, le long de la plaque continentale nord-américaine. Ce frottement provoque des séismes, notamment sur la faille de San Andreas qui court du golfe de Californie au nord de San Francisco. Des milliers de tremblements de terre imperceptibles ont lieu chaque année, mais les Californiens redoutent « The Big One », un violent séisme qui ferait beaucoup de victimes, à l’instar du tremblement de terre de 1906 à San Francisco.

L’État s’est doté d’un système de surveillance et d’alerte sismique. Les gratte-ciel de Los Angeles et de San Francisco respectent les normes de construction parasismique. Les séismes peuvent également se produire dans l’océan Pacifique et provoquer des tsunamis.

Littoral

 


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Big Sur, Californie, océan Pacifique

 

 

 

Le littoral californien, qui mesure environ entre 1 350 km de longueur30 et 5 000 km en comptant les baies29, est échancré par de nombreux golfes, baies (baie de Humboldt, baie de San Francisco, baie de Monterey, baie de Santa Monica, etc.), des caps (cap Mendocino, Point Reyes, par exemple) et estuaires (de la Klamath, du Sacramento, du San Joaquin). Les étendues plates sont relativement étroites (sauf le bassin de Los Angeles et dans la Vallée Centrale). À Big Sur, la chaîne granitique plonge à pic dans l’océan, créant un paysage d’escarpement littoral préservé et faiblement peuplé : la Santa Lucia Range offre ainsi des falaises de 240 mètres qui dominent l'océan31. L’érosion est intense dans certains secteurs, à cause de la houle et des aménagements humains.

Les îles sont petites et peu nombreuses : les îles Farallon à l’ouest de San Francisco, Alcatraz dans la baie de San Francisco, les Channel Island au large de Santa Barbara et de Los Angeles.

Le courant de Californie, qui s'étire sur environ 2 500 km est relativement froid et apporte des brouillards. Il est en relation avec le phénomène des upwellings : ces remontées d'eau froide venant des profondeurs sont riches en nutriments qui attirent une abondante faune sous-marine. La houle et les vagues sont des phénomènes omniprésents : ils permettent la pratique du surf.

Hydrologie
Articles détaillés : Fleuves de Californie et Lacs de Californie.
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Lac Tahoe, dans la Sierra Nevada

 

 

 

 

La ligne de partage des eaux se trouve dans la Sierra Nevada : la majorité des cours d’eau de la Californie se jette dans l’océan Pacifique. Les rivières et les fleuves côtiers coulent de façon parallèle aux chaînes, jusqu’à ce qu’ils se fraient un passage vers la Vallée Centrale ou le Pacifique. La plupart des fleuves californiens ont un régime hydrologique d’écoulement en haute montagne32. Seuls les cours d’eau des régions désertiques ont un régime endoréique et certains sont à sec de façon définitive ou temporaire. Le Colorado marque la frontière entre la Californie et l’Arizona. Les deux plus grands coulent dans la Vallée Centrale de Californie : au nord, le Sacramento (615 km33) ; au sud, le San Joaquin (560 km34).

 4,7 % soit 20 037 km2 du territoire californien est sous l'eau4. L'État compte de nombreux lacs : le plus étendu est la Salton Sea, dans la Vallée impériale, mais il s'agit d'un lac artificiel. La Sierra Nevada constitue le château d’eau de la Californie : ainsi, le lac Tahoe est le plus grand lac de la chaîne. Situé à 1 867 mètres d’altitude, il mesure 19 km de large et 35 km de long, pour une superficie d'environ 502 km2. Avec ses 495 mètres de profondeur, il est le troisième lac le plus profond d'Amérique du Nord et le huitième du monde35. 
Climat
Article détaillé : Climat aux États-Unis.
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Le désert des Mojaves, une région aride du Sud de la Californie

 

 

 

 

Dans l’imaginaire collectif, la Californie est réputée pour son climat méditerranéen. En réalité, l’État présente une importante variété de conditions. Trois éléments entrent en jeu pour comprendre le climat californien : le courant de Californie, le relief et la latitude.

Le courant froid de Californie entretient le long de la côte un climat tempéré. Au-dessus des terres, les courants ascendants aspirent l’air marin, dont l’humidité se condense et forme des brouillards tenaces. La disposition longitudinale du relief est en cause dans la répartition des précipitations et des températures. Au fur et à mesure qu’on s’éloigne vers l’intérieur du continent, les précipitations diminuent : la Vallée Centrale reçoit peu d’eauN 3. En arrivant sur les contreforts de la Sierra Nevada, les nuages montent en altitude et déversent leurs précipitations abondantes sur la chaîne de montagnes : ainsi, dans le Blue Canyon près du lac Tahoe, le total des précipitations est de 1 685 mm par an4. Ces précipitations alimentent les rivières et façonnent les canyons.

Si la situation du relief agit sur les précipitations, les températures évoluent en fonction de l’altitude, mais aussi selon la latitude : la Californie du Sud est plus sèche et plus chaude que la Californie du Nord. Au sud-est de l’État s’étendent des régions désertiques ou semi-désertiques, très dissemblables selon leur latitude : par exemple, la Vallée impériale reçoit 76 mm de pluie par an4. À Alturas, dans le comté de Modoc, dans le coin nord-est, le nombre de jours de gel par an est de 254 à 1 300 mètres d’altitude4. Il ne gèle jamais dans le centre de San Francisco, Los Angeles ou San Diego.

Le record de froid est de –43 °C enregistré le 20 janvier 1937 à Boca dans l'est36. Les risques liés aux aléas climatiques sont nombreux : le nord est menacé par les inondations provoquées par des précipitations abondantes ou par la fonte des neiges sur les montagnes au printemps31. Dans le sud, c'est la sécheresse qui pose problème : la Vallée de la mort est l'endroit le plus chaud et le plus sec d'Amérique du Nord31,29. Certains secteurs reçoivent moins de 50 mm annuels de précipitation37 et sont hyperarides38. 57,1 °C ont été mesurés39 le 10 juillet 1913 dans le parc national de la Vallée de la mort. La région de Los Angeles et de Santa Barbara est régulièrement dévastée par les incendies en été. Le régime des précipitations peut en outre être perturbé par l'apparition d'El Niño dans l'océan Pacifique.

 

 

 

Quelques données climatiques :40



Station Région Latitude Longitude Altitude (m) Précipitations (mm) Températures
(°C)
Nb de jours de gel
Alturas Plateau de Modoc 41° 30’ 35° 26’ 1117 308 8,2 254
San Francisco Littoral centre 37° 46’ 122 °26’ 53 566 14,6 0
Bakersfield Vallée centrale 35° 26’ 119° 03’ 149 164 18,3 0
Los Angeles Littoral sud 34° 02’ 118° 18’ 56 384 19 0
Vallée impériale Désert du Colorado 32° 51’ 115° 34’ - 19 76 22,3 0
Villes principales

 


 

 

 

La Californie compte de nombreuses agglomérations, dont les plus importantes sont celles du Grand Los Angeles et de la baie de San Francisco.

 

 

Population des 11 villes de Californie les plus peuplées (2010)N 4,4 :

 

 

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commentaires

George W. Bush (3 & fin).

Publié le 23 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

La lutte contre les armes de destruction massives

 

 

 

 


La menace que des armes de destruction massive au mains d'États ou d'organisations hostiles aux États-Unis puissent être utilisées fait que l'administration américaine tente de désarmer et/ou de contrôler les stocks de ces produits à travers le monde74. Toutefois les actes de l'administration américaine sous la présidence Bush contrastent en partie avec cet objectif déclaré, notamment en compliquant les négociations avec la Russie sur une poursuite du désarmement nucléaire75.

Une initiative lancée par les États-Unis et l'Allemagne au mois d'avril 2002 au sein du G8 porte sur un Partenariat mondial de lutte contre la prolifération des armes de destruction massive et des matières connexes où le gouvernement américain s'est engagé à verser la moitié des 20 milliards de dollars mobilisés sur 10 ans pour cette action76. Cela s'est traduit entre autres par l'initiative de sécurité en matière de prolifération.

Le 15 juin 2006, les présidents américain Bush et russe Vladimir Poutine annoncent le lancement de l'Initiative mondiale de lutte contre le terrorisme nucléaire (GICNT) qui s'appuie sur le droit international, vise à renforcer les capacités nationales et internationales pour lutter contre la menace d'actes de terrorisme nucléaire et empêcher l'accès des terroristes aux matières nucléaires et radioactives regroupant en 2010 plus de 80 nations77,78.

Les tensions diplomatiques avec l'Iran et la Corée du Nord sont dues principalement au développement des armes de destruction massive en Iran et des armes nucléaires en Corée du Nord.

Des succès ont eu lieu dans ce domaine comme le démantèlement des programmes d'ADM libyen par la diplomatie et la neutralisation de divers stocks d'armes et de produits chimiques et radioactifs datant de la période de la guerre froide dans les territoires de l'ancienne Union soviétique et de l'Europe de l'Est79.

Ainsi, en juillet 2007, un stock clandestin de 16 tonnes d'armes chimiques découvert en Albanie a été détruit80.

 

 

 

Le conflit israélo-palestinien

 

 


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Ariel Sharon et le président Bush en 2004

 

 

 

 

 

George W. Bush a été critiqué pour une action politique considérée[réf. nécessaire] comme révélatrice d'un soutien exclusif à Israël. Il a cependant été le premier président américain à évoquer officiellement la création d'un État palestinien.

La « feuille de route », pour le règlement du conflit israélo-palestinien, rédigée par les États-Unis, la Russie, l'Union européenne et l'ONU, prévoyait la création d'un État palestinien en 2005. En janvier 2005, les négociations reprennent alors dans un nouveau contexte entre Palestiniens et Israéliens, appuyés par les Américains.

Le 26 mai 2005, George W Bush reçoit Mahmoud Abbas à la Maison Blanche et rappelle que le respect de la feuille de route pour la paix de part et d'autre est fondamental pour l'aboutissement du processus de paix.

Au cours du conflit israélo-libanais de 2006, son administration a été critiquée pour s'être opposée à un cessez-le-feu pendant la 1ère partie du conflit.

 

 

 

 

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Ehud Olmert, George W. Bush et Mahmoud Abbas à la conférence d'Annapolis en novembre 2007

 

 

 

 

 

À un an de la fin de son mandat, George W. Bush, accusé d'avoir négligé la question du conflit israélo-palestinien au profit de l'Irak, s'implique de nouveau sur le sujet. Du 26 au 28 novembre 2007, il organise dans le Maryland la conférence d'Annapolis réunissant une cinquantaine de pays et d'organisations dans le but d'avancer sur la voie d'un règlement du conflit israélo-palestinien et de parvenir à un accord de paix avant la fin 2008. Il obtient du premier ministre israélien Ehud Olmert et du président de l'Autorité palestinienne Mahmoud Abbas un engagement écrit pour de nouvelles discussions sur des questions clés du conflit comme le statut de Jérusalem, le sort de plus de quatre millions de réfugiés palestiniens, le sort des colonies juives, le partage des ressources en eau et la délimitation des frontières. Il est également mis en place un comité de pilotage alors que deux conférences internationales de suivi devraient ensuite se dérouler à Paris puis à Moscou. C'est durant cette conférence que la Syrie en appelle à reprendre les négociations de paix avec Israël, suspendues depuis 2000.

C'est en janvier 2008 qu'il entame sa première visite dans plusieurs pays du Moyen-Orient (Israël, Cisjordanie, Égypte, Koweït, Bahreïn, Émirats arabes unis et Arabie saoudite) en tant que président des États-Unis, afin d'aboutir avant la fin de son mandat à un accord conduisant à la création d'un État palestinien coexistant en paix avec Israël81, d'obtenir le soutien des dirigeants arabes aux négociations israélo-palestiniennes et de discuter de l'Iran82.

 

 

Les relations avec l'Europe

 


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Jacques Chirac, George W. Bush, Tony Blair et Silvio Berlusconi lors du sommet du G8 en 2003

 

 

 

 

 

Les relations entre les États-Unis et une partie des pays européens se sont détériorées à partir du discours sur l'« axe du mal » et ont atteint un grave niveau de dissension (aux niveaux nationaux, mais pas globalement, aux niveaux gouvernementaux) au moment de la guerre d'Irak. C'est à cette époque que Donald Rumsfeld, le secrétaire à la Défense, fait une distinction entre la « vieille Europe », représentée par l'Allemagne, la France et la Belgique, et la nouvelle Europe américanophile représentée par les anciens pays de l'Est et quelques pays de l'Ouest comme la Grande-Bretagne, l'Italie, le Danemark ou l'Espagne (lettre des dix de soutien à la stratégie américaine en Irak en janvier 2003).

Après la chute de Saddam Hussein, la stratégie américaine, définie par Condoleezza Rice, est de « punir la France, ignorer l'Allemagne et pardonner à la Russie ».

 

 

 

 

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La nouvelle chancelière allemande Angela Merkel et George W. Bush en janvier 2006 à la Maison-Blanche
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George Bush et le président russe Vladimir Poutine le 7 juin 2007 lors du sommet du G8 à Heiligendamm en Allemagne

 

 

 

 

 

En 2004, les États-Unis ajoutent l'Espagne à leur liste des pays hostiles à la prépondérance américaine, après la victoire du socialiste José Luis Rodríguez Zapatero, lequel souhaite publiquement et imprudemment la victoire de John Kerry aux présidentielles de novembre 2004, énonçant à voix haute le souhait de pays européens comme la France ou l'Allemagne.

En février 2005, Bush effectue le premier voyage à l'étranger de son second mandat en Europe pour reconquérir l'opinion publique et se raccommoder avec les dirigeants européens. Il est le premier chef d'État américain à se rendre au siège de la Commission européenne à Bruxelles où il constate de nombreux points de désaccords persistants avec quelques pays européens, et plus particulièrement la France et l'Allemagne :

  • George W. Bush s'oppose ainsi à la levée de l'embargo sur les ventes d'armes à la Chine, notamment afin de protéger Taïwan, alors que les Français font pression auprès des européens pour lever cette interdiction ;
  • George W. Bush souhaite que l'Europe inscrive également le mouvement chiite pro-iranien Hezbollah comme organisation terroriste, ce à quoi la France s'oppose ;
  • George W. Bush souhaitait appliquer un nouvel embargo économique contre la Syrie pour que celle-ci se retire du Liban et cesse d'être une base arrière pour les groupes terroristes actifs notamment en Irak ou contre Israël, mais là encore il se heurte à un refus de la France, doutant de l'efficacité de cette mesure. Cependant à la suite de l'attentat qui coûta la vie à Rafic Hariri, la pression commune des deux pays et le soutien à la « rue libanaise » via notamment les ONG américaines finit par aboutir à l'évacuation contrainte des forces Syriennes de ce pays en 2005.
  • George W. Bush, tout d'abord favorable à un durcissement de la communauté internationale envers l'Iran pour la contraindre à renoncer à son programme nucléaire, finit par se rapprocher de la position des Européens qui sont partisans d'un dialogue constructif avec le régime des Mollahs ;
  • Les Européens souhaitent la participation des États-Unis à la mise en œuvre du protocole de Kyoto ce que l'administration américaine refuse catégoriquement ;
  • Enfin, les Européens laissent seul George W. Bush s'inquiéter de l'évolution de la Russie et demander des gages de démocratie à Vladimir Poutine.[réf. nécessaire]

La visite présidentielle, si elle a rétabli le contact, a ainsi permis à l'opinion publique d'apprécier l'étendue des divergences entre Européens et Américains. Toutefois, les Européens de l'Est sont nettement moins hostiles au président américain, notamment en Pologne, dans les pays baltes, en Géorgie ou en Slovaquie.

Le 7 mai 2005, George W. Bush se rend en Lettonie où il est chaleureusement accueilli. Dans son discours, en pleine controverse historique entre les États baltes et la Russie sur l'occupation soviétique de 1945, Bush n'hésite pas à apporter son soutien aux États baltes en rappelant que ces derniers n'ont été libérés qu'en 1991, après la fin de l'occupation soviétique, au risque de crisper ses relations avec la Russie. Après avoir admis que « l'esclavage et la ségrégation raciale avaient été une honte » pour les États-Unis, il a regretté la division de l'Europe, conséquence, selon lui, des accords de Yalta et que « les Américains aient sacrifié la liberté des plus faibles à une illusion de stabilité internationale ».

 

 

 

 

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Nicolas Sarkozy et George W. Bush en septembre 2006

 

 

 

 

 

La suite de son voyage le conduit notamment dans l'ancienne république d'URSS en Géorgie. Premier président américain à fouler le sol géorgien, il y est là encore chaleureusement reçu par une foule enthousiaste de 150 000 personnes en dépit d'un attentat à la grenade manqué83.

Le 23 juin 2005, les représentants officiels de L'Union européenne et le président des États-Unis font, en l'absence de Jacques Chirac, une déclaration commune sur l'avenir de la paix et de la démocratie au Moyen Orient.

En août 2008, lors du conflit entre la Géorgie et la Russie à propos de la souveraineté de la province séparatiste d'Ossétie du Sud, il décide que les États-Unis ne prendraient pas la direction d'une mobilisation occidentale pour aider la Géorgie afin d'éviter que le conflit ne dégénère en confrontation entre les États-Unis et la Russie. En retrait, il apporte son soutien à une mobilisation internationale menée par l'Europe et en l'occurrence par la France, alors présidente en exercice de l'Union Européenne pour mettre fin au conflit84.

Les relations avec l’Asie
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Réunion de l'APEC en 2004 avec le président de la RPC Hu Jintao.

 

 

 

 

 

Lors de sa tournée en Asie à l'automne 2005 à l'occasion de l'APEC, Bush se rendit successivement au Japon, en Corée du Sud, en Chine et en Mongolie.

En Chine, ses entretiens avec le président Hu Jintao et le premier ministre Wen Jiabao, n'aboutirent à aucune décision politique d'envergure. Tous les sujets de discorde ou d'intérêt commun entre les deux pays furent évoqués, y compris la liberté religieuse, les droits de l'homme et la démocratie. Le résultat concret de ces discussions fut une commande chinoise de 70 Boeing 737 et un contrat de 4 milliards de dollars. Au moment où les États-Unis connaissent un déficit bilatéral avec la Chine de près de 200 milliards de dollars, ce geste a priori commercial de Pékin fut qualifié de politique.

Bush termina par une visite en Mongolie, la première d'un président américain dans ce pays, afin de remercier un allié dans la guerre en Irak (132 soldats soit le troisième contingent étranger relatif au nombre d'habitants).

En août 2008, George W. Bush fut l'un des 90 chefs d'État et de gouvernements à assister à la cérémonie d'ouverture des Jeux olympiques de Pékin et également à plusieurs compétitions auxquelles participaient des athlètes américains. Il profita de son voyage pour soulever de nouveau la question des droits de l'homme auprès de son homologue, Hu Jintao, mais aussi celle de la liberté religieuse déclarant, après avoir assisté à un service dans un temple protestant, qu'aucun pays ne devait la craindre85.

Relations avec l'Afrique
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Arrivée du couple Bush à Entebbe en Ouganda le 11 juillet 2003.

 

 

 

 

 

Depuis l'arrivée de George W. Bush, l'intérêt grandissant pour l'Afrique est palpable à tous les niveaux. Au niveau humanitaire, l'aide a triplé entre 2001 et 200786; au niveau diplomatique, en 2006, Cindy Courville est le tout premier ambassadeur d’un pays non africain à être accrédité auprès de l’Union africaine. Au niveau militaire, la constitution de l'United States Africa Command opérationnel en 2008 montre l'importance croissante de l'Afrique dans la géopolitique des États-Unis87;

L'ONU
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Le secrétaire général de l'ONU, Ban Ki-moon, et George W. Bush le 17 juillet 2007

 

 

 

 

Dès 2001, l'administration de George W. Bush se montre peu encline au multilatéralisme et au fonctionnement de l'ONU (Affaire Pétrole contre nourriture, guerre d'Irak sans aval du Conseil de sécurité).

En août 2005, il nomme John R. Bolton comme nouvel ambassadeur américain à l'ONU alors qu'il en est un inlassable détracteur88,89.

Cependant, après les ravages de l'ouragan Katrina dans le Sud des États-Unis et l'aide humanitaire apporté par de nombreux pays (dont les plus pauvres), Bush modifie sa conduite lors de son discours à l'ONU lors du 60e anniversaire de cette organisation. Le 14 septembre 2005, il tient au sein de l'assemblée générale un discours atypique par rapport à sa politique traditionnelle, portant sur les sujets de l'aide au développement et de la pauvreté. Il annonça ainsi son soutien à la mise en place d'un partenariat international sur la grippe aviaire qui obligerait les nations à rendre des comptes à l'Organisation mondiale de la santé (OMS). Affirmant sa volonté de respecter les objectifs du millénaire, il plaide pour la suppression des subventions et des barrières douanières sur les produits agricoles. Enfin, Il félicite la mise en place du Fonds des Nations Unies pour la démocratie (FNUD), dont il est le principal auteur, composé uniquement de pays démocratiques et auquel la France a promis de s'associer.

Aide internationale
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Logo de la Société du compte du millénaire

 

 

 

 

En matière d'aide humanitaire, le président Bush a plus que doublé l'aide américaine au développement, qui est passée d'environ 10 milliards de dollars en l'an 2000 aux environs de 23 milliards de dollars en 200690.

Il annonce en 2002 le Millennium Challenge Account et son corollaire la Société du compte du millénaire (Millennium Challenge Corporation ou MCC) qui seront opérationnel en 2004; La MCC a conclu avec 16 pays des accords d'aide économique et de réduction de la pauvreté portant sur plus de 5,5 milliards de dollars en janvier 200891.

Il présente en 2003 le President's Emergency Plan for AIDS Relief pour lutter contre le SIDA à l'étranger (principalement en Afrique sub-saharienne) dont le budget initial de 15 milliards de dollars sur cinq ans fut monté à 18,3 milliards. En 2007, il propose de monter le budget pour les cinq prochaine année à 30 milliards92.

Le gouvernement américain intervient au niveau d'un tiers du financement étatique du Fonds mondial de lutte contre le SIDA, la tuberculose et le paludisme par le biais de ce programme93.

Le volet prévention de celui-ci est principalement basé sur l'abstinence et en dernier ressort sur la prévention par la pratique du sexe sans risque via le préservatif. Cette politique est jugé par plusieurs associations de lutte contre le VIH/Sida comme contre-productive et mettant à l'écart des populations à haut risque comme les prostituées 94.

Lors du tremblement de terre du 26 décembre 2004 en Asie du Sud-Est, un groupe aéronaval et 16 500 militaires américains sont déployés dans la plus grande opération militaire d'aide humanitaire qui ait eu lieu jusqu'à présent95.

L'administration Bush a augmenté l'aide humanitaire et au développement à l'Afrique : elle est passée de 1,4 milliard de dollars en 2001 à plus de 4 milliards en 2006. Divers programmes sur différents niveaux sont en cours dont l’Initiative du Président pour la lutte contre la malaria (President’s Malaria Initiative) lancé le 30 juin 2005 et dotée d’un fonds de 1,2 milliard de dollars pour une durée de cinq ans, la PMI a pour objectif de réduire de 50 % le taux de mortalité due au paludisme dans 15 pays africains en collaboration avec les autres programmes internationaux96 et l'Initiative en faveur de l'éducation en Afrique97 lancée en 2002 et qui doit assurer des bourses d'étude à 550 000 filles et former plus de 920 000 enseignants d'ici à 201098.

Fin de mandat

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Le président en exercice George W. Bush reçoit le président élu Barack Obama dans le bureau ovale de la Maison-Blanche

 

 

 

 

 

L'élection de Barack Obama en novembre 2008 fait entrer George W. Bush dans la dernière étape de sa présidence. La transition avec l'administration Obama s'achève le 20 janvier 2009, date de passation des pouvoirs au quarante-quatrième président des États-Unis. Lors des dernières conférences et discours de fin de mandat, prononcés en janvier 2009, le président George W. Bush a fermement défendu sa présidence en parlant d'un "bilan bon et fort", rejetant les critiques sur sa gestion de la "guerre contre le terrorisme", l'Irak et l'économie. Il reconnaissait toutefois quelques erreurs dont le déploiement de la bannière "mission accomplie" annonçant prématurément la fin des combats en Irak99, le fait qu'on n'ait pas découvert d'armes de destruction massive en Irak et le scandale des abus dont ont été victimes des détenus à la prison d'Abou Ghraïb. Il estime néanmoins que l'histoire sera son juge "une fois qu'un certain temps aura passé", comme ce fut le cas pour Harry Truman, président impopulaire lorsqu'il quitta ses fonctions mais aujourd'hui admiré pour l'ensemble de sa politique durant la guerre froide100.

Le 13 janvier, les membres démocrates de la Commission Justice de la Chambre des Représentants publient un rapport à charge de 486 pages titrés sur les leçons et recommandations liées à la présidence de George W. Bush, recommandant la création d’une commission d’enquête officielle. Ces recommandations resteront sans suite faute de soutien des élus du Congrès et du gouvernement américain.

Dans sa dernière allocution télévisée, prononcée le 15 janvier 2009, cinq jours avant de quitter la Maison-Blanche, il a défendu de nouveau son bilan dans le domaine de la sécurité nationale, invoquant la création du département de la Sécurité intérieure, la transformation de l'armée, du FBI, des services de renseignement, et la mise en place de nouveaux instruments pour "surveiller les mouvements des terroristes, geler leurs avoirs financiers et déjouer leurs complots". Il a cité en exemple l'Afghanistan et l'Irak, deux nouvelles démocraties, a expliqué sa philosophie et rendu hommage à son successeur101.

Opinions de contemporains
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George H. W. Bush, Barack Obama (président-élu), George W. Bush, Bill Clinton et Jimmy Carter, 5 présidents américains réunis à la Maison-Blanche le 7 janvier 2009

 

 

 

 

 

Si, en juin 2005, les téléspectateurs américains avaient placé George W. Bush en sixième position dans leur liste des plus grands Américains, et s'il avait atteint les records de la popularité pour un président à la fin de l'année 2001 avec 89 % d'approbation102, il ne recueillait plus, sur l'année 2008, que 25 à 33 % d'opinions favorables, soit, dans l'histoire moderne des États-Unis (Les premiers sondages, ceux de l'institut Gallup, ne mesurent cet indice de popularité que depuis le début des années 1930), un peu mieux que les indices les plus bas des présidents Harry S. Truman et Richard Nixon103 avec un pic d'opinions négatives atteint en avril 2008 selon l'institut Gallup104.

L'évolution des sondages entre 1999 et 2010 est significative105.

En mai 2008, le Time le classait septième sur sa liste des cent personnes les plus influentes au monde106.

Dans un éditorial du 18 janvier 2009 du journal Le Monde, le quotidien écrit que George W. Bush quitte la Maison Blanche « avec une popularité au plus bas, dans son pays et dans le reste du monde » et que, faisant référence à un sondage de Gallup107« rares sont les historiens de la présidence américaine à douter que le 43e ait été le dirigeant le plus calamiteux que les États-Unis aient connu ». Pour l'éditorialiste du Monde, si « depuis le 11 septembre 2001, les États-Unis n'ont pas connu d'attentat sur leur sol, ce résultat voisine avec une interminable liste d'échecs » comme la guerre d'Irak, les mensonges sur les armes de destruction massive, la torture dans les prisons d'Abou Ghraib et de Guantanamo, les vols secrets de la CIA, la non capture de Ben Laden, la montée de l'antiaméricanisme dans le monde et le radicalisme islamiste108.

Pour Pierre Rousselin, l'éditorialiste du Figaro, George W. Bush a pris sur lui, avec abnégation, chacune des critiques qui ont pu être adressées aux États-Unis, que ce soit la guerre d'Irak, Guantanamo ou la débâcle bancaire et la récession. Si l'échec de sa présidence paraît évident dans bien des domaines, le portrait qui en est fait, reste souvent simpliste et caricatural109. Pour son collègue, Ivan Rioufol, George W. Bush a été victime de la pensée unique et, en Europe de l'Ouest, d'un antiaméricanisme pavlovien, citant, selon lui, au crédit du 43e président l'installation de la « démocratie » en Irak et la « lutte contre l'islamo-fascisme »110. Pour Presse canadienne, les succès de George W. Bush sont ainsi restés à l'ombre des deux guerres impopulaires et de la crise financière de sa fin de mandat.

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Le départ vers le Texas des Bush accompagnés jusqu'à leur hélicoptère par Barack Obama et son épouse Michelle.

 

 

 

 

 

Parmi ses succès, ses partisans notent le fait qu'il n'y ait eu aucune attaque terroriste sur le sol américain depuis le 11 septembre 2001, le triplement de l'aide à l'Afrique concernant la lutte contre le Sida et contre le paludisme, l'amélioration des relations avec la Corée du Nord et l'Iran ainsi que l'amélioration du système d'éducation, à la suite de l'instauration d'une réforme scolaire, et du programme d'assurance-médicaments. Pour Stephen Hess, un expert de la Brookings Institution, les historiens, avec le temps, « pourraient aller au-delà des échecs de George W. Bush et examiner ses succès de même que les impacts à long terme de ses politiques les plus critiquées111 ».

Pour l'historien Jean-Michel Lacroix, « la stratégie de George Bush consistait [après le 11-Septembre] à capitaliser sur l'émotion collective et la psychose sécuritaire en se posant en “défenseur du monde libre” au risque de prendre une posture impériale et d'alimenter une vision manichéenne du bien et du mal »112.

Dans ses mémoires113, Tony Blair, Premier ministre du Royaume-Uni du 2 mai 1997 au 27 juin 2007, évoque ainsi le président George W. Bush : « L’une des caricatures les plus grotesques à propos de George, c’est qu’il serait un illustre crétin arrivé à la présidence par hasard.» […] « J’en suis venu à [l’]aimer et à [l’]admirer. […] C’était, d’une façon bizarre, un véritable idéaliste, […] d’une grande intégrité. »114.

Pour José María Aznar, président du gouvernement espagnol durant les années 1996-2004, l'action internationale du président George Bush mérite d’être saluée115. Pour Alexandre Adler, historien et expert géopolitique, « le grand courage du président George Bush à l’heure de l’épreuve » doit être reconnu116.

Suite aux événements du Printemps arabe (2010-2011), Ivan Rioufol pense qu'il faut réhabiliter George Bush, à qui il attribue un rôle important dans le déclenchement de ces événements117. Raphaël Gutmann estime de même qu'il « ne faut négliger le rôle de la doctrine Bush dans les révoltes arabes »118.

Films à propos de George W. Bush

Durant sa présidence, George W. Bush a été l'objet ou la cible de documentaires ou de films de plusieurs opposants politiques. Certains de ces films, comme Loose Change de Dylan Avery, mettaient en cause son administration dans les attentats terroristes du 11 septembre 2001. Le cinéaste et pamphlétaire Michael Moore réalisa en 2004 le documentaire Fahrenheit 9/11, palme d'or du Festival de Cannes, dans le but explicite de favoriser la défaite du candidat républicain à l'élection présidentielle de 2004. Le film est principalement une compilation de diverses images d'archives et de reportages, souvent sorties de leur contexte comme le discours traditionnel de la Alfred E. Smith Memorial Foundation Dinner où les candidats à l'élection présidentielle prononcent un discours faisant preuve d'autodérision. Ainsi, le discours où George W. Bush plaisanta sur les convives, « ceux qui ont et ceux eux qui ont plus encore », qu'il nomma comme sa base, fut repris dans le film sans mentionner qu'il s'agissait d'un discours humoristique119.

Également très critique, le documentaire de William Karel, Le Monde selon Bush (2004) inspiré des livres "Le monde secret de Bush" et "La Guerre des Bush" du journaliste Éric Laurent, est aussi un réquisitoire contre la famille Bush en général et contre leurs relations d'affaires en particulier.

George W. Bush est aussi le premier président des États-Unis à faire l'objet en 2008 d'un film biographique avant la fin même de son mandat. Dans W. : L'Improbable Président, Oliver Stone retrace plusieurs moments de la vie du président américain. Son rôle à l'écran est tenu par Josh Brolin.

En France, Karl Zero a également consacré un documentaire au 43e président, Being W.-Dans la peau de Georges W. Bush, sorti en salle en octobre 2008, où la voix "off" imaginaire de George W. Bush commente la carrière du président des États-Unis sur fonds d'images d'archives.

Dans le monde des bandes dessinées, George W. Bush apparait sous les traits de Perry Camby dans L'Homme de Washington, le 75e album de Lucky Luke (et le 3e depuis la mort de Morris) sorti en décembre 2008, retraçant l'inauthentique campagne élecorale de Rutherford B. Hayes. Perry Camby est le fils d'un magnat du pétrole texan, proche du lobby des porteurs d'armes, prêt aux fraudes et aux violences pour devenir le candidat républicain à la présidence des États-Unis. Son principal conseiller apparait sous les traits de Karl Rove.

Après la présidence

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Portrait officiel dévoilé à la Maison-Blanche le 31 mai 2012.

 

 

 

 

 

La présidence Bush s'acheva le 20 janvier 2009 à 12 h 00 (17 h 00 GMT). Après avoir assisté à la prestation de serment solennelle sur la Bible de son successeur, George W. Bush et sa femme Laura furent raccompagnés par Barack Obama et son épouse Michelle à un hélicoptère attendant devant le Capitole qui les amena à la base militaire d'Andrews, dans le Maryland. L'ancien président fit alors ses adieux à des dizaines de collaborateurs avant de s'envoler pour le Texas, à bord d'Air Force One, rebaptisé pour l'occasion « Special Air Mission 28000 »120, accompagné notamment de ses parents mais aussi de son ancien conseiller, Karl Rove et de plusieurs anciens membres de son cabinet comme Alberto Gonzales, Margaret Spellings et Donald Evans. Arrivé à Midland, il fut accueilli, au palais des congrès Centennial Plaza, par 20 à 30 000 de ses partisans121,122.

Résidant dorénavant dans son ranch de Crawford ou dans sa nouvelle résidence de la banlieue de Dallas, il a notamment prévu de s'occuper de sa bibliothèque présidentielle, la George W. Bush Presidential Library, dont l'inauguration est prévue en 2013 sur le campus de la Southern Methodist University, et d'écrire un livre portant sur ses deux mandats.

Durant l'année 2009, il prononce plusieurs discours consacrés à sa vie à la présidence, notamment lors de conférences à Calgary, Toronto ou Montréal.

En janvier 2010, à la demande de Barack Obama, il accepte avec Bill Clinton de diriger le "Fonds Clinton-Bush pour Haïti", chargé de rassembler des moyens financiers qui permettront au plus vite d'aider les victimes du séisme qui a dévasté Haïti en janvier 2010 et de financer la reconstruction de l'île123.

En mars 2010, George W. Bush bénéficie d'un regain d'intérêt de la part de la presse américaine concommitante à la baisse de popularité de Barack Obama. Ce regain d'intérêt tiendrait notamment du fait que l'administration Obama n'aurait fait qu'édulcorer certaines politiques ou pratiques de l'époque de l'administration Bush, bonnes ou mauvaises (la non fermeture de Guantanamo, la loi “No child left behind”, l'exacerbation des divisions partisanes, la décision de ne pas faire finalement juger les suspects de l'attentat du 11 septembre par un tribunal civil...)73.

L'intervention la plus remarquée en un an et demi depuis son départ de la présidence aura été son intervention le 5 mars 2010, auprès de David Cameron, le chef du Parti conservateur britannique, pour tenter de le convaincre de faire signer par les unionistes nord-irlandais l'accord transférant les pouvoirs de la justice et de la police locale de Londres à Belfast73.

En novembre 2010, il publie ses mémoires « Decision Points » (Instants décisifs) dans lesquels il évoque 14 décisions majeures, évoquant notamment le Patriot Act suite aux attentats terroristes anti-américains du 11 septembre 2001, la guerre en Irak, l'Ouragan Katrina, la crise économique... Il révèle au passage avoir songé à remplacer Dick Cheney pour la vice-présidence lors de l'élection présidentielle de 2004, exprime le regret de ne pas avoir trouvé d'armes biologiques ou chimiques en Irak tout en légitimant sa décision de faire tomber Saddam Hussein et reconnait avoir autorisé la méthode de la noyade simulée sur Khaled Cheikh Mohammed, un responsable d'Al Qaida124,125.

Divers

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Jenna et Barbara Pierce Bush, les filles du président photographiées en 2004
  • « En 2003, la chanson American life de la chanteuse américaine Madonna, issue de l'album éponyme, a due être censurée à cause de ses propos jugés trop choquants sur la politique de George Bush et notamment à propos de la guerre en Irak ».
  • En juin 2005, le Premier ministre vietnamien Phan Van Khai, se rend aux États-Unis, symbolisant ainsi la normalisation des relations entre Washington et Hanoï, trente ans après la fin de la guerre du Viêt Nam. La visite de Phan Van Khai est la première d'un officiel vietnamien de ce rang depuis 1975. La visite du président Bush au Viêt Nam eut lieu le 18 et 19 novembre 2006, dans le cadre du sommet de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (auparavant, Bill Clinton s'était rendu au Viêt Nam en 2000).
  • En septembre 2005, Tbilissi en Géorgie est la première capitale européenne à baptiser une de ses rues au nom de George W. Bush.
  • En Albanie, Tirana est la seconde capitale européenne à avoir donné le nom de George W. Bush à l'une de ses artères (Rruga Presidenti George Bush) afin de commémorer sa visite, la première d'un président américain, effectuée en juin 2007.

Liens de famille

Article détaillé : Famille Bush.

 

 

 

 

 

commentaires

George W. Bush (2).

Publié le 23 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Les minorités ethniques

 

 

 

 


Le gouvernement Bush, premier comme second mandat, est le plus ouvert aux minorités ethniques que n'a jamais été jusque là un gouvernement américain :

L’immigration

En 2006, il se prononce tout à la fois pour la régularisation des clandestins présents sur le territoire américain (11 millions de personnes selon certaines estimations) et l'envoi de 6 000 gardes nationaux pour contrer l'immigration illégale à la frontière mexicaine. Il s'agit pour lui de rallier à son projet de réforme l'aile droite de son parti (très divisé) en durcissant la répression. Dans son discours télévisé du 15 mai 2006, il précise qu'il ne s'agit pas d'«amnistier» les clandestins mais d'instaurer un programme de travail temporaire pour les étrangers, insistant sur la maitrise de l'anglais pour pouvoir prétendre à la citoyenneté. Cette tentative de régularisation massive a échoué en juillet 2007 devant le refus de ramener la question de l'immigration à l'ordre du jour au Congrès à la suite des dissensions des deux grands partis qui voulaient amender ce projet selon leurs points de vue divergents15.

Économie
Article connexe : Économie des États-Unis.
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George W. Bush lors des Jeux olympiques d'hiver de 2002 à Salt Lake City dans l'Utah

 

 

 

 

 

Les deux mandats présidentiels de George W. Bush ont été d'abord marqués par une forte réduction des impôts de 1 350 milliards de dollars sur cinq ans, avec la suppression notamment de la double imposition des dividendes et de la réduction des impôts sur les successions et sur les intérêts16, bénéficiant d'abord aux classes les plus aisés mais aussi aux classes moyennes et populaires avec des tranches d'imposition pour ces derniers à leurs niveaux les plus bas en 30 ans, à la fin de son second mandat17. Ils ont été aussi marqué par une progression de la dette publique, du déficit commercial ainsi que de l'endettement des entreprises et des ménages, par une triple injection massive d'argent dans l'économie mais aussi par une aggravation globale du taux de chômage à la suite de la crise des subprimes et à la crise financière débutée en septembre 2008.

  • George W. Bush obtient un vote majoritaire du Sénat, alors dominé par le parti républicain, pour réduire les impôts de 1 350 milliards de dollars sur cinq ans18. Le taux d'imposition sur le revenu le plus faible passe de 15 à 10 %, le taux le plus élevé de 39,6 % à 35 %18, avec de nombreuses exonérations fiscales permettant de diviser par deux le taux d'imposition des plus hauts revenus.
  • Réaction rapide après la bulle Internet. Le premier mandat commence quelques mois après l’éclatement de la bulle internet: les républicains estiment que George W. Bush a eu à souffrir d'une purge après le surinvestissement technologique des années Clinton, les démocrates pensant au contraire qu'il a eu la chance d'hériter d'une économie mieux équipée (télécoms, informatique) et donc plus productive. L'éclatement de cette bulle suscite une baisse immédiate et profonde des taux d'intérêt permettant de prévenir tout risque de récession économique, tandis qu'au même moment, une large réduction d’impôts annoncée par le nouveau président, pour stimuler la consommation, vise à « rendre au contribuable américain » le surplus budgétaire.
  • Baisse du dollar et repli de l'investissement : La valeur de l'euro en dollars a progressé de 82 % en huit ans car la Réserve fédérale américaine a abaissé ses taux directeurs à des niveaux historiquement bas (1 %), une dévaluation de fait, qui n'a que très partiellement dopé les exportations américaines, le déficit commercial se creusant à des niveaux records, avec toutes les régions du monde.
  • L'investissement des entreprises est resté faible car beaucoup ont souffert de sous-capitalisation, en raison du rachat massif de leurs propres actions ou de politiques de dividende critiquées pour être trop centrée sur la séduction des actionnaires à court terme.
  • La politique commerciale de George Bush tente, sans succès, d'imposer des taxes douanières élevées sur certains produits subissant une concurrence étrangère importante dans des secteurs primaires déclinants (sidérurgie, agriculture). Sous ses deux mandats, le déficit commercial se creuse quasiment chaque année19 et la part de marché des trois grands constructeurs automobiles de Détroit, tous les trois en grande difficulté financière, tombe à son plus bas historique. À partir de la fin 2003, l'accélération de la croissance profite essentiellement aux importations et le déficit commercial devient trois fois plus élevé que sur la période 1997-2000, la pire de l'administration Clinton. Le déficit commercial se stabilise à partir de 2006, à un niveau toujours considérable, l'affaiblissement marqué du dollar rendant les importations de produits étrangers plus onéreuses.
  • La politique budgétaire  : George Bush augmente les budgets de sécurité intérieure et extérieure ainsi que certaines dépenses sociales, pour la santé et les retraites20,21 mais baisse les dépenses de plusieurs programmes non militaires22.
  • La dette des administrations publiques a progressé de moitié sous les deux mandats de George Bush, alors qu'elle avait fondu d'un tiers au cours des 6 années précédentes durant les deux mandats de Bill Clinton. Au cours des huit dernières années, les États-Unis ont perdu l'essentiel de leur avance sur l'Europe continentale, mauvaise élève sur ce plan. En 2006 cette dette représente 61,5 % du PIB américain et en 2007 l'écart s'est encore resseré23. Le budget fédéral, en excédent de 236 milliards de dollars en 2000, s’est dégradé très rapidement, se transformant en déficit, avec la pire année en 2004 (déficit de 413 milliards de dollars). Ce déficit s'est ensuite un peu réduit au début du second mandat de George Bush, sous l’effet d’une forte augmentation des recettes de l'impôt sur les plus-values boursières et immobilières. La baisse du dollar, qui a dopé les bénéfices des entreprises, a permis aussi de limiter l'impact pour le budget de la baisse du taux d'imposition. Le déficit budgétaire représente encore 248 milliards de dollars en 2006, au sommet du cycle économique, soit encore presque 2 % du PIB24,25.
  • Le taux de chômage a augmenté de moitié en huit ans, passant de 3,9 % (en décembre 2000) à 6,1 % (en septembre 2008)26, en raison d'une contraction dans le secteur industriel. L'année 2004, celle de l'élection présidentielle, a été la meilleure année depuis 1999 pour l'emploi américain avec la création de plus de 2,2 millions d'emplois nouveaux, soit une progression de 4,4 %. Le mois de décembre 2004 fut le seizième mois consécutif de création d'emplois, avec un taux de chômage à 5,4 % tombé à 5,1 % au mois de mai 2005 et à 4,4 % en octobre 2006 selon les chiffres de l'OCDE27,28. Ainsi, entre août 2003 et décembre 2006, plus de 7,2 millions d'emplois ont été créés pour un total de 52 mois consécutif de création d'emplois29. Mais durant l'été 2008, le taux de chômage dépasse à nouveau 6 % et les demandeurs d'emplois sont 9,5 millions, soit le plus haut niveau depuis septembre 199230. Lors de la dernière année de son mandat, le pays confronté à une récession économique supérieure à celle des années 1974-1976, 1981-1983 et 1990-1993 connait 3 078 000 chômeurs de plus ce qui est alors un record mais vite dépassé l'année suivante durant la première année de présidence de son successeur31.
  • La confiance des ménages a souffert du sous-emploi, l'indice de la chambre patronale Conference Board passant de plus de 140 points en décembre 200032 à 38 points en octobre 2008, soit son plus bas niveau historique.
  • La faible croissance au cours du début du premier mandat, pénalisée par l'absence de créations d'emplois, a fait place à un redressement dès la fin de l'année 2003 grâce à une stimulation monétaire exceptionnelle, les taux directeurs de la Réserve fédérale des États-Unis ayant été abaissés au printemps 2003 à 1 %, soit le niveau le plus bas de leur histoire. Ce taux de croissance est relativement élevé entre la fin 2003 et la fin 2006, mais, en termes réels33, il reste inférieur au taux de croissance des mandats Clinton34. La hausse des cours du pétrole, qui passent en quatre ans de 40 à 160 dollars le baril, a en effet réveillé l'inflation.
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Henry Paulson, le secrétaire aux finances, et le président George W. Bush
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George W. Bush, le président français Nicolas Sarkozy et José Manuel Durão Barroso, président de la Commission européenne annonçant, à Camp David, une réunion extraordinaire du G20 pour parler de la crise financière de 2008
  • En octobre 2005, George W. Bush choisit Ben Bernanke, président du Conseil économique de la Maison Blanche, pour succéder à Alan Greenspan à la tête de la Réserve fédérale des États-Unis à partir du 1er février 2006.
  • Malgré ces difficultés économiques, un nombre important d'américains sont devenus propriétaires de leur logement au cours des deux mandats de George Bush, grâce à des aides fiscales et des taux d'intérêts historiquement bas, qui ont généré une forte progression de la dette des ménages, doublée au cours de ses huit années de présidence35. Cet endettement reposait cependant sur une bulle immobilière, qui a abouti à la crise des subprime, et ensuite à une chute de 16 % des prix de l'immobilier entre avril 2007 et septembre 2008.
  • L'endettement des ménages et la crise des subprimes : au début de l'année 2008, à la suite des difficultés de plusieurs banques et à la menace concrète d’une récession, George W. Bush obtient des leaders démocrates et républicains du Congrès un accord sur un plan de relance par la consommation de l’économie américaine, pour un montant de 150 milliards de dollars, concernant 117 millions de foyers, et axé notamment autour des baisses d’impôts et des déductions fiscales pour les entreprises36. Environ neuf mois plus tard, le congrès refuse de voter le plan Paulson prévoyant que l'État rachète aux banques, sans fixer de prix, des créances immobilières (subprime), qui les mettent en difficulté. Le congrès, qui a une majorité démocrate depuis décembre 2006, accepte finalement de voter le plan Paulson, lorsqu'une garantie des dépôts bancaires y est ajoutée. Quinze jours plus tard, à la mi-octobre, ce plan est amendé, avec une mesure supplémentaire: l'injection de 125 milliards de dollars de fonds publics dans le capital de neuf grandes banques, par création de nouvelles actions, en échange de la présence d'administrateurs publics dans ces banques.
L’impact des ouragans Katrina et Rita
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Le président Bush à Jackson Square (l'ancienne place d'Armes), La Nouvelle-Orléans, septembre 2005 après l'ouragan Katrina.

 

 

 

 

 

En septembre 2005, l'ouragan Katrina ravage le Sud de la Louisiane, du Mississippi et de l'Alabama. L'administration fédérale est mise en accusation pour ne pas avoir réagi suffisamment tôt et de ne pas avoir organisé l'évacuation des habitants, même si cette tâche était d'abord de la responsabilité du gouvernement de la Louisiane et de la municipalité de La Nouvelle-Orléans tout comme celle de planifier les besoins, organiser les évacuations et les secours. Dans une vidéo de visioconférence entre des experts de la FEMA et George W. Bush, les spécialistes alertent le président des problèmes prévus (dégâts importants, ruptures des digues…), ce dernier n'essaie pas d'en savoir davantage et répond que tout est prêt pour affronter le danger.

Par la suite, en baisse dans les sondages, George W. Bush reconnaît dans un discours les erreurs commises au niveau fédéral et en prend la responsabilité. « Quatre ans après l'horrible expérience du 11 septembre, les Américains ont tous les droits d'attendre une réponse plus efficace en cas d'urgence. Lorsque le gouvernement fédéral ne parvient pas à faire face à cette obligation, je suis en tant que président responsable du problème, et de la solution », déclare t-il.

Au cœur de La Nouvelle-Orléans désertée de ses habitants, George W. Bush annonce alors un plus grand engagement fédéral, qui prendra en charge la « grande majorité » du coût de la reconstruction, « des routes aux ponts, en passant par les écoles et le système des eaux », ainsi qu'un rôle accru des forces armées. Il annonce également un vaste plan de reconstruction afin d'enrayer la pauvreté (issue de « de la discrimination raciale, qui a coupé des générations de l'opportunité offerte par l'Amérique ») et fondé sur la création dans la région d'une zone à fiscalité réduite, d'une aide de 5 000 dollars aux réfugiés cherchant à retrouver du travail et la distribution gratuite (par tirage au sort) de terrains aux plus démunis, afin qu'ils puissent y construire leur maison.

Par la même occasion, George W. Bush ordonne au département de la Sécurité intérieure de lancer un réexamen des plans d'urgence dans toutes les grandes villes d'Amérique.

Quelques jours plus tard, l'ouragan Rita ravage les côtes du Texas mais cette fois-ci, ni la gestion fédérale ni celle de l'État du Texas ne sont prises en défaut ou remises en cause. Les journalistes parlent même d'effet Rita pour expliquer la sensible remontée de George W. Bush dans les sondages (71 % des personnes interrogées déclarent approuver son action au moment du passage du cyclone Rita contre 40 % en ce qui concernait Katrina).

Politique spatiale, énergie, relance du nucléaire et appel aux nouvelles technologies

Le 15 janvier 2004, il lance dans sa Vision for Space Exploration le projet Constellation de développement d'un nouvel engin spatial (l'Orion devant remplacer la navette spatiale américaine et l'objectif d'un retour de l'Homme sur la Lune à la fin des années 2010.

Dans son discours annuel sur l'état de l'Union le 31 janvier 2006, George W. Bush a fixé comme objectif de réduire de 75 % la dépendance du pays au pétrole du Moyen-Orient d'ici 2025. Pour ce faire, il évoque le développement de toute une série d'énergies alternatives — solaire, éolienne (les États-Unis ont accru de 300 % la production d'électricité par ce moyen entre 2001 et 200737), charbon propre, nucléaire, hydrogène ou encore éthanol — allant jusqu'à encourager l'utilisation de voiture hybride. Le discours est reçu avec scepticisme car il vient d'un président lié à l'industrie du pétrole et les éditorialistes parlent de « promesses sans lendemain ». Le financement de celles-ci concernant notamment les nouvelles technologies est aussi mis en doute mais a été réaffirmé dans le cadre de loi de 2007 sur l'indépendance et la sécurité énergétique38.

Le 20 février 2006, au nom de la sécurité nationale, il annonce que le pays doit recommencer à construire des centrales nucléaires d'ici la fin de la décennie afin de rompre avec une dépendance énergétique « pathologique » qui les rend « otages de nations étrangères qui peuvent ne pas les aimer ». Cette annonce intervient alors que les États-Unis n'ont plus construit de centrales nucléaires depuis les années 1970, lesquelles fournissent un peu plus de 20 % de l'électricité consommée par les Américains.

À cette occasion, une fois n'est pas coutume, il cite la France en exemple (laquelle produit ainsi 78 % de son électricité).

La religion
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George W. Bush remet au pape Jean-Paul II la médaille de la liberté le 2 novembre 2004

 

 

 

 

 

George W. Bush est un protestant méthodiste qui est parfois appelé « le premier président catholique américain » bien que John F. Kennedy ait été le seul catholique titulaire du poste 39. Lors de sa campagne présidentielle de 2000, il s'était présenté comme un « conservateur compassionnel » et citait Jésus Christ comme son philosophe préféré. Sa politique fut ainsi influencée d'une manière relativement importante par des considérations religieuses conservatrices.

C'est notamment pour des raisons religieuses que George W. Bush s'oppose à l'euthanasie, aux recherches sur les cellules souches à partir d'embryons humains et est formellement contre le mariage homosexuel. Il soutient des positions hostiles à l'avortement mais les plus conservateurs doutent de sa volonté de remettre en cause l'arrêt Roe v. Wade de 1973 qui avait légalisé le recours à l'IVG. C'est sous son mandat en 2003 que la loi "Partial Birth Abortion Act" interdisant la technique de l'avortement par naissance partielle40 est votée par le Congrès puis validée en avril 2007 par la Cour suprême des États-Unis41.

En revanche, il ne s'oppose pas à la peine de mort : selon George W. Bush, celle-ci « sauve des vies » en vertu de son « effet de dissuasion »42.

Le 9 avril 2005, à la suite du décès de Jean-Paul II, George W. Bush a été le premier président américain en exercice à assister personnellement à l'enterrement d'un pape. Il était accompagné de ses prédécesseurs Bill Clinton et George Bush père.

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Le dalaï-lama, Nancy Pelosi, Robert Byrd et George W. Bush, le 16 octobre 2007

 

 

 

 

 

Le 16 octobre 2007, en étant le premier président américain à apparaître en public avec le dalaï-lama, en le gratifiant de « symbole universel de paix et de tolérance » et que la médaille d'or du Congrès lui est remise, George Bush provoque l'indignation du gouvernement de Pékin qui voit en la personne du dalaï-lama un séparatiste en exil qui menace l'unité du pays, accusant également les États-Unis d'intervenir dans les affaires internes du pays43.

Le 15 avril 2008, geste sans précédent aux États-Unis, George W. Bush et Laura Bush accueillirent le pape Benoît XVI à la descente de la passerelle de son avion, puis le reçurent à la Maison-Blanche au côté de 9 000 invités et donnèrent un diner officiel en son honneur. Le président américain justifia le traitement exceptionnel réservé à son hôte par le désir « d'honorer les convictions » de Benoît XVI sur le bien et le mal, la valeur sacrée de la vie humaine et le danger du « relativisme moral »44.

Les mœurs
  • Dès son élection en 2001, il nomme John Ashcroft, connu pour ses positions pro-life, comme attorney general (secrétaire à la Justice). Il supprime les aides fédérales à des associations étrangères favorables à l'IVG et à la contraception. Pour faire face à la levée de boucliers consécutive, il confie à sa femme Laura Bush le soin de préciser que l'IVG aux États-Unis ne sera pas remise en question.
  • Des fonds d'aide humanitaire octroyés à des associations étrangères encourageant l'usage du préservatif ou venant en aide à des prostituées sont supprimés en faveur d'autres prônant l'abstinence dans le cadre de la lutte contre le Sida, y compris la stratégie ABC.
  • L'association homosexuelle républicaine, Log Cabin Republicans se désolidarise de sa candidature lors de l'élection présidentielle de 2004 à cause notamment de son hostilité au mariage homosexuel d'autant plus que Bush en soutient l'interdiction constitutionnelle. Lors des onze référendums locaux sur le sujet en novembre 2004, les électeurs ont refusé toute possibilité de mariage homosexuel.
L'éducation

George W. Bush se déclare favorable à l'enseignement du dessein intelligent dans les écoles, au côté de l'évolution darwinienne : « [...] avant tout, les décisions doivent être prises au niveau local, celui des districts scolaires, mais je pense que les deux parties doivent être enseignées correctement [...] Ainsi, les personnes peuvent comprendre de quoi retourne le débat ». [...] « Une partie de la mission de l’éducation est de présenter aux personnes les différentes écoles de pensée ». »45.

Politique internationale

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Signature le 24 mai 2002 du traité de réduction des arsenaux nucléaires stratégiques à Moscou entre les présidents George Walker Bush et Vladimir Poutine.

 

 

 

 

 

George W. Bush est relativement impopulaire en dehors de son pays, en particulier dans certains pays d'Europe et dans les pays arabes depuis la guerre d'Irak. Cette guerre entraîne également un certain de contestation de la politique du président au Moyen-Orient et au Proche-Orient.

Depuis les attentats du 11 septembre 2001, la stratégie en matière de sécurité nationale fait de l'aide au développement l’un des trois piliers de la politique étrangère des États-Unis, aux côtés de la diplomatie et de la défense, cela étant une partie intégrante du soft power46.

Grandes lignes de la politique de défense

Du fait que des conflits peuvent se déclencher sans préavis sur le globe, les forces armées des États-Unis se doivent d'être plus réactives et effectuer leur révolution des affaires militaires. À cette effet et avec l'objectif affiché de ne pas perdre leur supériorité technologique sur les concurrents, le budget de la défense a cessé sa baisse entamée depuis la fin de la guerre froide et est passée à 3 % du produit national brut en 200147 à 3,7 % en 2007.

La plupart des grandes garnisons en Europe et en Asie se sont peu à peu démantelées dans le cadre du BRAC et se sont remplacées par des points d'appui logistique48. Parallèlement à l'édification d'une défense antimissile et en vertu du traité de réduction des arsenaux nucléaires stratégiques signé en 2002 avec la Russie49, les États-Unis se sont engagés à réduire à entre 2 200 et 1 700 le nombre de leurs armes nucléaires déployées d'ici 2012 contre les 4 000 en service en 200850 (soit un retour au niveau des stocks des années 1950).

La « guerre au terrorisme » et « l'expansion de la démocratie »
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George W. Bush à New York sur les décombres des tours jumelles du World Trade Center en septembre 2001

 

 

 

 

 

À la suite des attentats terroristes du 11 septembre 2001 à New York et Washington D.C., George W. Bush réunit le pays derrière lui (avec 90 % d'opinions favorables), en particulier après son discours prononcé au Capitole, devant les deux chambres réunies51,52,53. Il déclare la « guerre au terrorisme » et utilise un vocabulaire contesté par ses détracteurs (« mort ou vif », « croisade » et « États voyous »), mais bien perçu dans une Amérique traumatisée. Parallèlement aux préparatifs de la guerre contre les Talibans en Afghanistan, qui ont refusé d'extrader Oussama Ben Laden et les membres d'Al-Qaida, Bush instaure une politique de sécurité incarnée par le Patriot Act, voté par le Congrès à l'unanimité en novembre 2001, mais jugé dangereux pour les droits de l'homme par la Fédération internationale des droits de l'homme54.

Le 7 octobre 2001, en réponse aux attaques du 11 septembre et dans le but de traquer Oussama Ben Laden et les responsables d'Al-Qaida selon les autorités américaines, les troupes américaines commencent à pilonner les grandes villes d'Afghanistan. C'est l'opération Liberté immuable, à laquelle participent plusieurs pays de l'OTAN.

 

 

 

 

 

L’intervention américaine s’accompagne d’une série d'opérations militaires menées en divers points du territoire par les différentes composantes du « Front Uni Islamique et National pour le Salut de l'Afghanistan » plus connue sous le nom d'Alliance du Nord. Elle débouche en décembre sur la chute du régime des Talibans et la mise en place du gouvernement d'Hamid Karzai.

Parallèlement à l'intervention en Afghanistan, il met en place fin 2001 sur la base militaire de Guantánamo à Cuba le camp de détention du même nom où sont incarcérés les combattants islamistes capturés. Incarcérés en dehors de tout cadre juridique, plusieurs rapports et témoignages font mentions d'actes de tortures lors des interrogatoires. Avec le temps, cette prison devient un symbole de la lutte des associations de défense des droits de l'homme contre la politique sécuritaire de l'administration de George W. Bush. La torture elle-même (désignée par l'euphémisme « méthodes fortes d'interrogatoire ») est autorisée par différents mémorandums du ministère de la Justice (John Yoo, etc.), induisant un débat national et international sur la légitimité de la torture dans la lutte anti-terroriste. L'autorisation accordée à sa pratique par l'administration Bush n'empêche pas celui-ci de déclarer, le 26 juin 2003, date de la Journée internationale de soutien aux victimes de la torture de l'ONU, que les États-Unis « se consacrent à l'élimination mondiale de la torture et qu'[ils] sont à la tête de ce combat en montrant l'exemple »55. En dépit de cette déclaration, les procédures d' extraordinary rendition et l'autorisation de la torture ont étendu l'usage de celle-ci dans d'autres États, qui se voyaient légitimés par l'« exemple » américain[réf. nécessaire].

Thème central de la pensée des néo-conservateurs, l'« expansion de la démocratie » devient le credo et l'objectif officiel de la politique américaine à partir du discours de George W. Bush devant le Congrès en janvier 2002, durant lequel il pointe du doigt les pays dit de l'Axe du Mal en visant nommément l'Irak, l'Iran et la Corée du Nord, à l'encontre de laquelle les néo-conservateurs renforcent la politique américaine de sanctions.

En février 2005, George W. Bush nomme John Negroponte à la tête de la toute nouvelle Direction du renseignement américain (DNI), nouvelle fonction créée dans le cadre de la réforme des services de renseignement américains à la suite des recommandations de la Commission du 11 septembre, dont les conclusions avaient été publiées durant l'été 2004.

En octobre 2005, il donne son aval à la création d'un nouveau service de renseignements, le National Clandestine Service (NCS) patronné par la CIA, pour s'occuper des opérations d'espionnage à l'étranger. Ce service des opérations clandestines coordonnera les opérations d'espionnage de la CIA, du FBI et du département de la défense, mais sans avoir le pouvoir d'ordonner ou de les diriger.

C'est dans un tel contexte qu'en février 2006, l'entreprise émiratie "Dubai Ports World" annonce la reprise de l'opérateur portuaire britannique P&O, qui gère des terminaux portuaires dans six grands ports américains de la côte Est. Ce transfert de gestion déclencha une crise politique entre la Maison blanche favorable et les parlementaires américains, soutenus par l'opinion publique, qui y voient une menace pour la sécurité du pays.

Hillary Clinton proposa alors l'adoption d'une loi interdisant à toute société contrôlée par un État étranger de racheter des activités portuaires aux États-Unis. D'autres élus démocrates travaillèrent sur un amendement interdisant toute prise de contrôle d'opérations portuaires par "une société possédée ou contrôlée par un gouvernement qui avait reconnu le gouvernement des talibans" en Afghanistan tandis que les élus républicains de la Chambre des représentants promettaient de voter une loi bloquant le projet de rachat, défiant le président au nom de la sécurité nationale, alors que celui-ci était prêt à mettre son veto si le Congrès légiférait pour torpiller la transaction.

Au bout du compte, l'entreprise émiratie annoncera le transfert de la gestion des six grands ports à une « entité américaine », au nom de l'amitié entre les États-Unis et les Émirats arabes unis.

Le 17 octobre 2006, George W. Bush signa et promulgua une loi sur les commissions militaires controversée autorisant la torture dans les interrogatoire contre les suspects de terrorisme (notamment le programme d'interrogatoires de la CIA), leur détention dans des prisons secrètes à l'étranger et leur jugement par des tribunaux militaires56,57. Cette loi fut vivement critiquée par Amnesty International ou l'American Civil Liberties Union (ACLU). Toujours dans le domaine de la légalisation de la torture, il met son veto à une loi interdisant la torture par l'eau58.

En Novembre 2010, George W Bush a d'ailleurs reconnu qu'il avait personnellement autorisé l'utilisation de cette « technique coercitive ». Contre l'avis de la plupart des juristes59, il refuse pourtant de reconnaître qu'il s'agit d'une torture59. C'est en application de cet ordre nominatif que les agents de la CIA ont utilisé le «waterboarding» à 183 reprises sur Khalid Cheikh Mohammed59.

La guerre d'Irak
Article détaillé : Guerre d'Irak.
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Discours de George W. Bush sur l'Irak le 12 septembre 2002 aux Nations unies

 

 

 

 

 

En 2002, influencé par les théories des néo-conservateurs, George W. Bush évoque la nécessité d’un changement de régime en Irak, indiquant que les États-Unis ont des raisons de croire que le président irakien Saddam Hussein possède des liens avec des groupes terroristes et continue de développer un programme d’armes de destruction massive (ADM).

Le 8 novembre 2002, la résolution 1441 du Conseil de sécurité des Nations unies exige du régime iraquien une « coopération active, totale et immédiate » avec les équipes d'inspections dépêchées sur place.

Estimant que les conditions de coopération ne sont pas remplies, George W. Bush donne le signal le 20 mars 2003 d’une invasion militaire de l’Irak en vue de renverser le régime en place. La victoire militaire est acquise rapidement dès le 10 avril et début mai, le président Bush proclame unilatéralement la cessation des hostilités.

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Le président George W. Bush entouré par deux des principaux artisans de la guerre en Irak, le secrétaire à la défense, Donald Rumsfeld et le vice-président Dick Cheney
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George W. Bush et Tony Blair se félicitant mutuellement lors du transfert de souveraineté de l'Irak lors du sommet de l'OTAN à Istambul le 28 juin 2004

 

 

 

 

 

George W. Bush fait passer le décret 1330360 donnant l’immunité totale aux compagnies pétrolières en Irak, tout procès à leur encontre étant immédiatement considéré comme nul et non avenu aux États-Unis.

À partir de juin 2003, des attentats terroristes sont commis contre les forces militaires américaines puis contre les civils irakiens sans distinction ainsi que des prises d'otages.

Depuis le début de l'invasion en mars 2003, on estime que plusieurs dizaines de milliers d'Irakiens ont été tués par l'armée américaine ou par des attentats terroristes, ainsi que plus de 2 000 soldats américains. Les armes de destruction massive (un « prétexte bureaucratique » selon Paul Wolfowitz) qui avaient effectivement servi sous le régime de Saddam Hussein contre les Kurdes ou les Chiites, n'ont pas été trouvées et auraient finalement bien été détruites dans les années qui avaient suivi la guerre du Golfe de 1991. Quant aux liens du régime avec les organisations terroristes, ils avaient cessé depuis longtemps (Abou Nidal, Carlos) ou restaient faibles se limitant au financement des familles des kamikazes palestiniens et à la présence sur le sol iraquien de membres d'organisations terroristes (Moudjahidines iraniens).

Cependant, selon le général Georges Sada (en), deuxième adjoint des forces aériennes irakiennes sous la dictature de Saddam Hussein, troisième personnalité militaire du régime, des armes de destruction massive étaient bien encore détenues par l'Irak au début de l'année 2003. Il explique en effet dans son livre Saddam's secrets, avoir recueilli les témoignages de pilotes de 747 qui ont utilisé leurs avions pour transporter des ADM en Syrie, en février 200361.

Pour les partisans de l'intervention américaine, la mise à jour de charniers contenant des centaines de milliers de victimes du régime de Saddam Hussein62,63,64, a justifié le renversement par la force du dictateur irakien.

D'autre part, l'intervention américaine a permis au pays de connaître le 31 janvier 2005 ses premières élections démocratiques depuis cinquante ans puis en octobre 200565,66, l'adoption d'une constitution démocratique approuvée par référendum67.

Les sondages d'opinions longtemps très favorables à George W. Bush concernant sa gestion de la guerre d'Irak ont commencé à basculer en juin 2005 et sont devenus négatifs à partir du mois de septembre 2005. Si une majorité d'Américains considèrent dorénavant que l'engagement en Irak était une erreur, ils souhaitent un retrait de leurs troupes (mais pas cependant encore dans n'importe quelle condition). La guerre d'Irak fut à l'origine d'un mouvement non officiel d'opposants réclamant la destitution de ses fonctions par le biais de la procédure de l'impeachment, autrefois utilisée sans aller à son terme contre Richard Nixon ou sans rencontrer de succès contre Andrew Johnson et Bill Clinton. Une tentative en ce sens, menée par le représentant démocrate de l'Ohio, Dennis Kucinich, en juin 2008, avait été déposée à la chambre des représentants dans l'indifférence générale des membres du Congrès et renvoyée en commission.

Cette guerre fut à l’origine de graves tensions diplomatiques au sein de l’ONU, de l’OTAN et avec certains pays comme la France et l’Allemagne. Les motivations américaines dans cette affaire sont encore discutées.

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George W. Bush et le lieutenant Ryan Phillips le 1er mai 2003, le jour où le président américain pensa pouvoir annoncer la fin des combats en Irak

 

 

 

 

 

Le 24 septembre 2005, plusieurs dizaines de milliers de manifestants s'étaient rassemblés à Washington D.C. pour protester contre l'engagement américain en Irak.

Le 6 octobre 2005, devant le National Endowment for Democracy (NED), Bush s'en est pris aux opposants à la guerre aux États-Unis, qui préfèrent, selon lui, la facilité. « Il y a toujours la tentation au milieu d'une longue lutte de chercher une vie tranquille, d'échapper à ses devoirs et aux problèmes du monde et d'espérer que l'ennemi se lasse du fanatisme et des meurtres. Nous allons conserver notre sang-froid et remporter cette victoire. » Évoquant au moins dix attentats déjoués dans le monde depuis le 11 septembre 2001, il dénonce par ailleurs l'« islamo-fascisme » des terroristes d'Al-Qaida soutenus par des « éléments dans les médias arabes qui incitent à la haine et à l'antisémitisme » et « abrités par des régimes autoritaires, alliés de circonstances, comme la Syrie et l'Iran, qui partagent l'objectif de faire du mal à l'Amérique et aux régimes musulmans modérés et utilise la propagande terroriste pour reprocher leurs propres échecs à l'Occident, l'Amérique et aux juifs. »

Il faut attendre le 14 décembre 2005 au cours d'une interview sur Fox News pour que George W. Bush reconnaisse avoir commis des « erreurs tactiques » en Irak notamment des décisions inadaptées dans l'entraînement des forces irakiennes, d'avoir fait le choix initial de grands projets de reconstruction au lieu de chantiers aux « effets immédiats sur la vie des gens ». Il a aussi regretté de ne pas avoir enclenché plus tôt le transfert de souveraineté aux Irakiens après la guerre mais a cependant réaffirmé que la décision d'attaquer Saddam Hussein était juste.

Le 25 mai 2006, George W. Bush et Tony Blair reconnaissent leurs erreurs en Irak. Le président américain a notamment déclaré que ses propos avaient « envoyé de mauvais signaux », que« les choses ne se sont pas déroulées comme nous l'avions espéré » et que « la plus grosse erreur, du moins en ce qui concerne l'implication de notre pays, c'est Abou Ghraïb »68.

Le 10 janvier 2007, lors d'une allocution télévisée, le président annonce que 21 500 militaires supplémentaires seront envoyés en Irak pour permettre un retour à la paix plus rapide. Cette décision se heurte à un congrès et une opinion publique hostile et majoritairement sceptique par cette démarche69.

En décembre 2007, des experts militaires estiment que la situation militaire et sécuritaire est désormais maîtrisée depuis l'arrivée de renforts mais restent extrêmement circonspects sur l'évolution politique de l'Irak70.

En fin d'année 2007, devant la baisse des pertes militaires, l'opinion publique devient plus optimiste71.

Le 8 mars 2010, soit plus d'un an après la fin de sa présidence, le magazine Newsweek, consacrant sa couverture à George W. Bush, titrait « Enfin, la victoire : l'émergence d'un Irak démocratique » (Victory at last: The emergence of a democratic Iraq) à propos des élections législatives tenues en Irak au début du mois de mars 2010, y voyant le signe de l'émergence de la démocratie. Le magazine faisait ainsi écho à l'annonce jugée prématurée par George W. Bush faites le 1er mai 2003, de la fin des « combats majeurs » dans le pays. Ainsi, selon le magazine américain, « le pays possède désormais des partis et institutions politiques diverses, une presse libre et une armée "respectée" partout dans le pays [concluant que] l'Irak, pour le meilleur ou pour le pire, démocratique ou pas, sera une puissance avec laquelle il faudra compter. Telle est la sombre victoire de l'Amérique »72,73.

 

 

commentaires

George W. Bush (1).

Publié le 23 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

George W. Bush




George W. Bush
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Fonctions
43eprésident des États-Unis
20 janvier 200120 janvier 2009
(8 ans, 0 mois et 0 jour)
Élection 18 décembre 2000
Réélection 13 décembre 2004
Vice-président Dick Cheney
Prédécesseur Bill Clinton
Successeur Barack Obama
46egouverneur du Texas
17 janvier 199521 décembre 2000
Prédécesseur Ann Richards
Successeur Rick Perry
Biographie
Nom de naissance George Walker Bush
Date de naissance 6 juillet 1946 (66 ans)
Lieu de naissance New Haven, Connecticut (États-Unis)
Nationalité Américain
Parti politique Parti républicain
Père George Herbert Walker Bush
Mère Barbara Pierce
Conjoint Laura Bush
Enfants Barbara Pierce Bush
Jenna Welch Hager
Diplômé de Université Yale
Harvard Business School
Profession Homme d'affaires
(pétrole, baseball)
Homme politique
Religion Méthodisme
Résidence Crawford, Texas

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Présidents des États-Unis

 

 

 

 

George Walker Bush (Écouter), né le 6 juillet 1946, fils de George Herbert Walker Bush et de sa femme, née Barbara Pierce, est le 43eprésident des États-Unis, en fonction du 20 janvier 2001 au 20 janvier 2009.

Membre du Parti républicain, il est élu deux fois gouverneur de l’État du Texas (entre 1994 et 1998 puis entre 1998 et 2000), date à laquelle il quitte son poste de gouverneur à la suite de sa victoire, fortement disputée, à l'élection présidentielle1. Il est élu président pour un second mandat le 2 novembre 2004.

Ses présidences sont, entre autres, marquées par les attentats terroristes du 11 septembre 2001, par la politique internationale dite de « guerre contre le terrorisme », par les guerres d'Afghanistan et d'Irak, par l'adoption par le Congrès des États-Unis du Patriot Act et la création du département de la sécurité intérieure, puis par la crise des subprimes et le plan Paulson mis en place pour faire face à la crise financière de 2008 à la fin de son mandat.





George W. Bush : sa famille, ses études, sa carrière

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George W. Bush en 1947 et ses parents George et Barbara Bush

 

 

 

 

 

Aîné d'une famille de six enfants, George W. Bush naît la première année du baby boom à New Haven, dans l'État du Connecticut.

Il a deux sœurs, dont une décédée quand elle avait trois ans à la suite d'une opération pour traiter sa leucémie ayant mal tourné et trois frères, dont John Ellis Bush (« Jeb ») qui naît sept ans après lui.

La famille Bush emménage en 1959 à Houston où le père a déménagé sa prospère compagnie pétrolière.

À l'adolescence, George W. Bush est envoyé au pensionnat pour garçons de la Phillips Academy à Andover, au Massachusetts, considéré à l'époque comme la « plus dure école privée d'Amérique » par le Time Magazine. Il est ensuite admis à Yale, dont son grand-père était administrateur, pour poursuivre des études supérieures. Il obtiendra un Bachelor of Arts in History (licence d'histoire). Il est à l'époque membre d'une confrérie étudiante secrète devenue célèbre par la suite : les Skull and Bones, comme son père George H. W. Bush (1948), son grand-père Prescott Bush (1917) et John Kerry, son futur rival à l'élection présidentielle de 2004.

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La famille de George H. W. Bush au début des années 1960 : au premier plan Neil, Marvin et Jeb Bush et au second plan, Doro (dans les bras de George W.), Barbara et George H.

 

 

 

 

 

Il fait son service militaire en s'engageant dans la Garde nationale aérienne du Colorado en 1968 où il devient pilote d'un F-102. Son unité est chargé de la défense aérienne du sud du pays et du golfe du Mexique2. Lors de la campagne électorale de 2004, une controverse eut lieu autour de cette affectation. En effet, la garde nationale ne participait pas à la guerre du Viet-Nam. George Bush a été critiqué pour avoir évité de participer à cette guerre en entrant dans la Garde Nationale3.

Pendant son incorporation, il profite de ses congés pour participer à des campagnes électorales auprès de son père ou d'amis.

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George W. Bush en uniforme de la garde nationale dans les années 1970

 

 

 

 

 

Lorsque son service militaire se termine, après avoir été cependant refusé à la faculté de droit de l'université du Texas, le jeune Bush est admis à la prestigieuse Harvard Business School. Il y obtient son MBA en 1975.

Il se marie avec Laura Welch en 1977. Ils auront des jumelles, Barbara Pierce Bush et Jenna, nées en 1981.

En 1978, il se présente au Texas à l'élection pour la Chambre des représentants mais avec 47 % des voix, il est battu par le représentant sortant, Kent Hance, son adversaire du parti démocrate.

Il commence alors sa carrière dans l'industrie du pétrole avec la création de Arbusto Energy (arbusto signifie bush(buisson) en espagnol), une entreprise de recherche de pétrole et de gaz. Cette entreprise doit faire face à la crise en 1979 et, après l'avoir renommée Bush Exploration, George W. Bush la revend en 1984 à Spectrum 7, un de ses concurrents texans dont il prend la tête. De 1983 à 1992, il fait partie du directoire de la société de productions cinématographiques Silver Screen Partners, détenue par Roland W. Betts, un ami et ancien confrère d'université.

Après avoir travaillé sur la campagne victorieuse de son père, en 1988, il rassemble de proches amis et achète les Rangers du Texas, une équipe de la Major League Baseball, en 1989. On l'accuse par la suite d'avoir bénéficié de pressions politiques dans le cadre de cet achat.

Il est domicilié à Crawford, où il possède un ranch dans lequel il passe ses vacances.

Sa personnalité

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George W. Bush, sa femme et ses deux filles en 1990
Convictions religieuses

George W. Bush a eu des problèmes d'alcoolisme jusqu'à l'âge de quarante ans, problèmes qu'il finit par résoudre en 1986 en puisant dans la foi chrétienne d'un « Born Again Christian »4 c’est-à-dire d'un chrétien qui est « né de nouveau », en référence à la parole de Jésus à Nicodème (évangile de Jean 3.3) : « En vérité, en vérité, je te le dis, si un homme ne naît de nouveau, il ne peut voir le royaume de Dieu ». Élevé par des épiscopaliens, les plus proches des catholiques anglicans, George W. Bush est en réalité un chrétien, de culture protestante et de type évangélique, pour qui la conversion individuelle passe par l’acceptation de Jésus comme un sauveur qui favorise une transformation de la vie de ceux qui croient en lui5.

C'est au Texas, qu'il a rejoint plus particulièrement les presbytériens, des calvinistes purs et durs. Il affirme que c'est la foi et sa femme, une méthodiste ralliant son courant, qui l'ont aidé à sortir de l'alcoolisme. Questionné au cours d’un débat sur son philosophe ou penseur préféré, il déclare que c'est « le Christ » « parce qu’il a changé » son cœur6.

Quand il était gouverneur du Texas, ses convictions religieuses ont parfois influencé ses activités politiques. Par exemple, il a financé avec des fonds publics une agence religieuse chargée de trouver un emploi à des chômeurs, par la rencontre avec Jésus-Christ5.

Il a été soutenu dans ses campagnes électorales par des chrétiens évangéliques. Il a conquis plus de 50 % de ses suffrages de l'électorat catholique en 2004 et remporté l'élection contre un candidat pourtant issu de cette communauté.

Une fois à la Maison-Blanche, George W. Bush a imprimé la foi religieuse au cœur du travail gouvernemental, en instituant notamment une séance régulière d’étude de la Bible et des prières au début de chaque Conseil des ministres7.

Des événements tels que ceux du 11 septembre et de la catastrophe de La Nouvelle-Orléans apparaissent, pour lui, dans sa perspective mystique, comme des faits pouvant être analysés sur le plan religieux. L'expression « combattre l'axe du mal », mot d'ordre de sa politique internationale contre le terrorisme après les évènements du 11 septembre, l'illustre.

Langage et expressions

La connaissance de l'espagnol a été un atout précieux pour Bush au cours de sa carrière politique, notamment pour séduire une partie de l'électorat hispanophone au Texas puis au niveau fédéral.

Sa pratique souvent approximative de l'anglais, accumulant « erreurs et maladresses d'expression labellisées bushisme par la presse américaine8 » a été régulièrement brocardée de par le monde, et a alimenté de nombreux commentaires ironiques9. Selon Mark Crispin Miller, professeur de communication à la New York University, ces distorsions de langage étaient particulièrement grossières lorsque le président ne disait pas la vérité ou cherchait à faire preuve de compassion alors que lorsqu'il croyait à ce qu'il disait, il parlait parfaitement bien10.

Le gouverneur du Texas (1995-2000)

Bush revend l'équipe des Texas Rangers en 1994, lors de son élection au poste de gouverneur du Texas. Pour atteindre ce poste, il bat la très populaire démocrate et gouverneur sortante, Ann Richards.

Il est alors le deuxième gouverneur républicain du Texas depuis 1877 et le premier gouverneur de cet État à remplir deux mandats complets de quatre ans car en 1998, il est réélu avec 69 % des voix.

Sa politique est très remarquée en Europe pour l'utilisation prononcée de la peine de mort : il refuse de suspendre l'exécution de 152 condamnés à mort.

Il manœuvre habilement avec les élus démocrates, majoritaires au Congrès local, si bien qu'une part d'entre eux se rallieront à lui lors de sa campagne présidentielle de 2000, alors qu'il s'est déjà posé comme candidat adverse.

Scrutins présidentiels

Élection de 2000

L'élection présidentielle de 2000 met face à face George W. Bush à Al Gore, vice-président des États-Unis et candidat du parti démocrate.

Après s'être imposé avec difficulté lors des primaires contre John McCain, le sénateur de l'Arizona, George W. Bush axe sa campagne sur les affaires intérieures du pays, proposant notamment d’abaisser substantiellement le niveau d’engagement extérieur des États-Unis, conformément à la tradition isolationniste du parti républicain.

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George W. Bush, Laura Bush et Karl Rove

 

 

 

 

 

Durant cette campagne, Bush s'entoure d'experts politiques comme Karl Rove (un ami de la famille et stratège confirmé en campagne électorale), Karen Hughes, une conseillère du Texas ou encore Dick Cheney, ancien secrétaire à la défense, qu'il choisit comme candidat à la vice-présidence.

Au soir des élections, Gore devance Bush de près de 550 000 voix au niveau national mais les deux candidats sont au coude à coude au niveau des États et des grands électeurs lesquels élisent le Président. Les résultats sont si serrés dans certains États, comme le Nouveau-Mexique et la Floride, qu’il faut parfois mettre en place un second décompte. Des défauts et ambiguïtés dans certains formulaires de vote provoquent des disputes dans des bureaux de votes, en particulier en Floride où l'écart n'est que d'une centaine de voix, et où plusieurs milliers de bulletins sont déclarés invalides.

Au Nouveau-Mexique, après avoir été déclaré vainqueur avec dix mille voix d'avance, un nouveau recomptage voit l'avance d'Al Gore fondre à trois cents voix. En Floride, certains bureaux de votes sont officiellement fermés pour irrégularités. Le décompte des voix est long car un recomptage méthodique est ordonné en particulier dans trois comtés litigieux, mais à la fin de celui-ci George Bush est encore gagnant avec 1 500 voix environ d'avance.

Les avocats d'Al Gore obtiennent cependant de la cour suprême de Floride (dont six juges sur sept sont démocrates) un nouveau recomptage manuel dans trois comtés, ceux de Miami-Dade, Palm Beach et Broward. Ce faisant, la cour de Floride dépasse ses compétences judiciaires et réécrit le code électoral ce qui sera immédiatement contesté devant la Cour suprême des États-Unis par les avocats de George W. Bush, d'autant plus que les trois comtés litigieux sont majoritairement dominés par les démocrates et sont les plus aptes à apporter à Al Gore une réserve de voix suffisante pour le faire élire.

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G.W. Bush pendant les festivités de Cinco De Mayo, 4 mai 2001.

 

 

 

 

 

Après un premier avertissement à la Cour suprême de Floride sur le dépassement de ses prérogatives et son empiètement sur le domaine législatif, la Cour suprême des États-Unis (dont sept juges sur neuf ont été nommés par des présidents républicains) finit par annuler par l'arrêt Bush v. Gore l'ultime recomptage manuel des voix en Floride, jugé illégal par cinq voix contre quatre alors que seul le comté de Miami-Dade n'a pas fini de procéder au recomptage manuel et qu'Al Gore est toujours devancé de plus d'une centaine de voix. Et c'est ainsi que George W. Bush est finalement désigné président des États-Unis par la Cour suprême, de justesse, grâce aux voix de Floride qui lui permettent d'obtenir les suffrages de 271 grands électeurs contre 266 à Al Gore. Le résultat officiel final est donc de 50 459 211 voix pour Bush (47,9 %), 51 003 894 pour Gore (48,4 %), Ralph Nader (écologiste) en obtient 2 834 410 (2,7 %) et Patrick Buchanan (Reform Party) 446 743 (0,4 %). Douze autres candidats obtinrent également des voix (en tout 0,6 %).

À aucun moment, Al Gore n'a réussi à devancer George Bush lors des recomptages de Floride. En mars 2001, un consortium de plusieurs journaux américains font effectuer à leurs frais un recomptage des bulletins dans les trois comtés clés, mais aussi dans toute la Floride. Selon les différentes hypothèses envisagées, leurs conclusions furent que si la Cour n'avait pas interrompu le recomptage manuel, George Bush aurait quand même gagné l'élection ou l'aurait perdue de trois voix dans une seule hypothèse face à Al Gore.

Ce n'est pas la première fois dans l'histoire du pays qu'un président est investi avec moins de voix que son adversaire au plan national. Au XIXe siècle, Rutherford B. Hayes et Benjamin Harrison ont été aussi élus avec moins de voix que leur adversaire. John F. Kennedy a gagné contre Richard Nixon en 1960 avec 120 000 voix d'avance.

Le 29 octobre 2002, Bush signa un projet de loi du Congrès, intitulé le Help America Vote Act of 2002, afin de généraliser l’utilisation des machines pour enregistrer les votes.

Réélection de 2004
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Bush en campagne, le 19 octobre 2004 en Floride.

 

 

 

 

 

Lors de l'élection présidentielle de 2004, George W. Bush est opposé au sénateur démocrate John Kerry. Tout d'abord à la traîne dans les sondages, il profite du manque de dynamisme de son adversaire pour prendre une avance importante, avec une argumentation fondée sur le manque de constance politique du sénateur. Ce dernier surprend cependant le public lors du premier débat télévisé, attaquant frontalement le président sur la « colossale erreur » de la guerre en Irak : la campagne est relancée. Lors des deux débats suivants, les candidats s'affrontent sans que l'un des deux prenne réellement l'avantage.

Le scrutin se présente une fois de plus comme étant très serré et c'est George W. Bush qui est réélu lors du vote du 2 novembre 2004 avec un score historique de plus de 62 millions d'électeurs contre 59 millions à John Kerry lequel admet sa défaite dès le lendemain du scrutin. Le camp républicain remporte également une victoire historique dans les élections pour le renouvellement du Sénat et de la Chambre des représentants.

Le clivage entre les « États rouges » républicains et les « États bleus » démocrates est aussi tranché qu'en 2000 entre Bush et Gore.

Les villes intellectuelles du Nord-Est et du Nord comme Boston, New York et Chicago, les villes de la côte ouest comme San Francisco, Los Angeles et Seattle, qui représentent les États ayant les plus fortes concentrations de population, s'ancrent dans le camp démocrate. En fait, les 32 villes de plus de 500 000 habitants que comptent les États-Unis ont presque toutes voté démocrate alors que la majorité d’entre elles se trouvent cependant dans des États républicains (Atlanta, Miami, Las Vegas, La Nouvelle-Orléans, etc.).

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Résultat des présidentielles 2004 par comté

 

 

 

 

 

C'est en termes de comtés que l'avantage bascule nettement et largement vers les républicains. Les trois quarts des comtés américains ont voté pour Bush et seuls ceux des États de la Nouvelle-Angleterre et d'Hawaii ont voté majoritairement pour John Kerry. Ainsi, 54 des 67 comtés de Pennsylvanie ont voté pour George W. Bush mais l'État a été remporté de justesse par Kerry grâce à ses scores dans les deux grandes villes de Pittsburgh et Philadelphie. Les démocrates auraient aussi pu perdre les États de l’Illinois, du Michigan, de Washington et du Wisconsin s’ils n'avaient pas bénéficié de leur énorme majorité à Chicago, Détroit, Seattle ou Milwaukee. À l'inverse, les électeurs de San Diego en Californie choisissent George W. Bush dans un État « pro-Kerry ».

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Le président Bush au téléphone avec John Kerry lui concédant sa victoire, le 3 novembre 2004.

 

 

 

 

 

Cette opposition géo-politique s'explique notamment par le profil sociologique des habitants de la plupart des grandes villes qui correspond ainsi à celui de l'électeur démocrate traditionnel (prépondérance des célibataires, des femmes, et des minorités ethniques) alors que la sociologie des banlieues (le borough de Staten Island à New York ou le comté d'Orange près de Los Angeles par exemple) et des villes rurales (Charleston en Caroline du Sud) correspond à celui de l'électeur républicain (hommes blancs, couples mariés avec enfants).

Le résultat définitif de l'élection est le suivant : George W. Bush obtient 62 041 268 voix (50,7 %) contre 59 028 548 à John Kerry (48,3 %), 463 635 à Ralph Nader (0,4 %) et 397 157 à Michal Badnarik (libertarien, 0,3 %). Les autres candidats recueillent ensemble 365 170 suffrages (0,3 %). Les grands électeurs se répartissent ainsi : 286 pour George W. Bush, 251 pour John Kerry et 1 pour John Edwards, le colistier de John Kerry.

En raison de la plus forte participation électorale, George W. Bush et John Kerry ont l'un et l'autre établi des records en ce qui concerne le nombre de voix recueilli. George Bush est passé de 50,4 à 62 millions (gain de 11,6 millions), John Kerry par rapport à Al Gore a gagné 8 millions de voix (de 51 à 59 millions). Ralph Nader s'est effondré, passant de 2,9 à 0,46 million.

Composition du cabinet

Article détaillé : Administration Bush.
Premier (2001-2005) et second mandat (2005-2009)
Fonction Nom Mandat
Président George W. Bush 2001-2009
Vice-président Dick Cheney 2001-2009
Secrétaire d'État (Chef de la diplomatie)) Colin L. Powell 2001-2005
Condoleezza Rice 2005-2009
Secrétaire à la Défense Donald H. Rumsfeld 2001-2006
Robert Gates 2006-2009
Secrétaire au Trésor Paul H. O'Neill 2001-2003
John W. Snow 2003-2006
Henry Paulson 2006-2009
Procureur général John D. Ashcroft 2001-2005
Alberto R. Gonzales 2005-2007
Paul D. Clément 2007
Peter Keisler 2007
Michael B. Mukasey 2007-2009
Secrétaire à l'Intérieur Gale A. Norton 2001-2006
Dirk Kempthorne 2006-2009
Secrétaire à l'Agriculture Ann M. Veneman 2001-2005
Mike Johanns 2005-2007
Chuck Conner 2007-2008
Edward Schafer 2008-2009
Secrétaire au Commerce Donald L. Evans 2001-2005
Carlos M. Gutierrez 2005-2009
Secrétaire au Travail Elaine L. Chao 2001-2009
Secrétaire à la Santé et aux Services humains Tommy Thompson 2001-2005
Michael O. Leavitt 2005-2009
Secrétaire au Logement et au Développement urbain Mel Martinez 2001-2003
Alphonso R. Jackson 2004-2009
Secrétaire aux Transports Norman Y. Mineta 2001-2006
Maria Cino 2006
Mary Peters 2006-2009
Secrétaire à l'Énergie Spencer Abraham 2001-2005
Samuel W. Bodman 2005-2009
Secrétaire à l'Éducation Rod Paige 2001-2005
Margaret Spellings 2005-2009
Secrétaire aux Anciens combattants Anthony J. Principi 2001-2005
Jim Nicholson 2005-2007
Gordon H. Mansfield 2007
James Peake 2007-2009
Secrétaire à la Sécurité intérieure Tom Ridge 2003-2005
Michael Chertoff 2005-2009


Politique nationale

George W. Bush est lié aux franges les plus conservatrices du Parti républicain. Dès le début de son mandat, il bénéficie d'une majorité républicaine au Congrès des États-Unis. Bien que momentanément fragilisé en 2001 au Sénat par la défection du sénateur James Jeffords (Vermont), il renforce cette majorité dans les deux chambres lors des élections au Congrès de novembre 2002 et novembre 2004 avant de finalement la perdre simultanément dans les deux chambres lors des élections de mi-mandat de novembre 2006.

La justice
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George W. Bush et John Roberts le 19 juillet 2005, jour de sa nomination à la Cour suprême

 

 

 

 

 

George W. Bush est en faveur de la peine de mort comme 66 % de ses compatriotes et 80 % des Texans. Il juge que cette peine est dissuasive.

Le 19 juillet 2005, George W. Bush procède à sa première nomination de juge à la Cour suprême des États-Unis afin de remplacer le juge Sandra Day O'Connor. Son choix se porte sur John Roberts, un juge de la Cour d'appel fédérale de Washington et républicain modéré, âgé d'à peine 50 ans.

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George W. Bush et Samuel Alito le 31 octobre 2005, jour de sa nomination à la Cour suprême.

 

 

 

 

 

Le 5 septembre 2005, Bush nomme John Roberts à la présidence de la Cour suprême, à la suite du décès de l'ancien titulaire du poste, William Rehnquist, survenue le 3 septembre 2005.

Le 3 octobre 2005, c'est dans un second temps Harriet Miers, sa chef des services juridiques de la Maison Blanche, qu'il désigne pour remplacer Sandra Day O'Connor à la Cour suprême des États-Unis mais le 27 octobre, il doit annoncer le retrait de cette nomination à la suite des très nombreuses critiques de l'aile la plus à droite du parti républicain.

Le 31 octobre 2005, Samuel Alito est son troisième choix pour succéder à Sandra O'Connor. Il est confirmé par le Sénat le 31 janvier 2006.

À la fin de son mandat, George W. Bush aura également fait un usage très modéré de sa prérogative d'accorder une grâce présidentielle. Il aura ainsi prononcé 190 grâces et 11 commutations alors que son prédécesseur en avait accordé 459 et Harry Truman 2031, le record absolu11.

L’écologie et l’environnement
  • Une de ses premières décisions dans ce domaine est le retrait des États-Unis du protocole de Kyoto. Bill Clinton avait échoué à faire ratifier ce protocole par le Sénat et son retrait définitif par Bush participe à son impopularité en Europe. Le 30 juillet 2005, les États-Unis signent un accord moins contraignant12 dit du groupe Asie-Pacifique avec la Chine, l'Australie, l'Inde, le Japon et la Corée du Sud sur le climat auquel s'est joint le Canada le 24 septembre 2007 dans ce qui est devenue en 2006 le Partenariat Asie-Pacifique sur le développement propre et le climat (Asia-Pacific Partnership on Clean Development and Climate). basée sur des cibles volontaires et sur des objectifs de réduction à long terme.
  • En 2002 et 2003, George W. Bush fait voter des lois permettant l’exploitation des ressources naturelles souterraines des forêts des parcs naturels. Lors des incendies liés à la sécheresse planétaire de l’été 2003, il met en avant le besoin de déboiser davantage pour des raisons de sécurité. En novembre 2005, la Chambre des représentants renonce à voter le projet d'exploitation pétrolière dans un territoire protégé de l'Alaska et fait retirer du budget des projets d'exploitation pétrolière dans des secteurs protégés par un moratoire.
  • Il modifie le clean air act, texte sur le contrôle de la pollution de l'air, afin de le rendre moins strict.
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George W. Bush promulguant la création du monument national des îles du Nord-Ouest d'Hawaii, juin 2006
  • En juin 2006, c'est après avoir visionné le film de Jean-Michel Cousteau (Voyage to Kure) que le président Bush fait classer les îles du nord-ouest de l'archipel d'Hawaii comme monument national américain. Ces îles constitueront alors la plus grande zone marine protégée du monde à l'abri de la pêche commerciale. D'une superficie de plus de 350 000 km², ce nouveau monument national s'étire sur près de 2 300 km, comprend une dizaine d'îles inhabitées ainsi qu'une centaine d'atolls et abrite également de nombreuses espèces en danger. Ce faisant, il a enjoint le Congrès à passer des lois sur le contrôle des pêcheries et le développement de l'aquaculture qualifiant la surpêche de « nuisible à notre pays et nuisible au monde ».
  • Lors de son discours sur l'état de l'Union de janvier 2007, il annonce un plan de réduction de la consommation d'essence de 20 % au cours des dix prochaines années. En vertu de l'initiative présidentielle, les émissions annuelles de gaz carbonique résultant de la circulation automobile aux États-Unis diminueraient de 10 % d'ici à 2017. Cette réduction s'ajouterait au plan déjà en place de réduction de l'intensité des gaz à effet de serre de l'économie américaine de 18 % d'ici à 201213.

 

 

commentaires

Barbara.

Publié le 23 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

Barbara

Barbara

Description de cette image, également commentée ci-après

Barbara en 1968

Surnom Barbara ; Barbara Brodi (à ses débuts)
Nom Monique Andrée Serf
Naissance 9 juin 1930
Paris (France)
Pays d'origine France
Décès 24 novembre 1997 (à 67 ans)
Neuilly-sur-Seine, Hauts-de-Seine (France)
Activité principale auteur-compositeur-interprète
Activités annexes actrice
Genre musical Chanson française
Instruments piano
Années d'activité 19581996
Labels Decca Records
La Voix de son maître
Disques Odéon
Disques Philips
Site officiel barbara-perlimpinpin.com
Entourage Georges Moustaki
Georges Brassens
Jacques Brel
Jean-Claude Brialy
Maurice Béjart
Gérard Depardieu
William Sheller
Catherine Lara
Jean-Louis Aubert

 

 

 

 

Monique Andrée Serf, dite Barbara (ou Barbara Brodi à ses débuts), est une auteur-compositeur-interprète française, née le 9 juin 1930 à Paris et morte le 24 novembre 1997 à Neuilly-sur-Seine dans les Hauts-de-Seine, âgée de 67 ans et inhumée dans la 4e division du Cimetière parisien de Bagneux.

Sa poésie engagée, la beauté mélodique de ses compositions et la profondeur de l’émotion que dégageait sa voix lui assurèrent un public qui la suivit pendant quarante ans.




Biographie

Née dans le 17e arrondissement de Paris au 6 rue Brochant, Monique Serf passe dans ce quartier des Batignolles les premières années de sa vie entourée de ses parents, Jacques, juif alsacien et Esther BrodskyNote 1, de sa grand-mère russe et de son frère Jean, de deux ans son aîné. La famille s’est agrandie : une deuxième fille, Régine, est née à Roanne en 1938 et un deuxième garçon, Claude, né à Tarbes en 1942.

Bien avant que la guerre éclate, sa jeunesse est marquée par des déménagements successifs rue Nollet à Paris en 1931, au 6 boulevard Gaston Crémieux à Marseille en 1937, ceux-ci redoubleront sous l’occupation nazie pour fuir la chasse faite aux Juifs sous le gouvernement de Vichy. S’y ajouteront les séparations pour déjouer les dénonciations. À la fin de la guerre, les membres de la famille se retrouvent au Vésinet.

Barbara aura à supporter le comportement incestueux de son père pendant son enfance. Elle refusera d'évoquer le drame en public, sauf dans ses Mémoires1[réf. insuffisante].

Premières vocalises
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Allée Barbara dans le square des Batignolles à Paris.

 

 

 

 

 

Monique a seize ans. Peu attirée par les études, elle ambitionne depuis longtemps de devenir pianiste et chanteuse. Ses parents lui promettent de lui offrir des cours de chant. Elle s’inscrit à ceux de Madame Dusséqué. Sa vie en est changée. Au bout de quelques leçons, son professeur la présente à Maître Paulet, enseignant au Conservatoire de Paris qui la prend comme élève. En 1946, les Serf s’installent au 50, rue Vitruve, dans le 20e arrondissement. L’été est assombri par la mort de la grand-mère.

Dans le nouvel appartement, un piano loué par son père est installé ; Monique en joue d’instinct, sans prendre de leçons. La jeune fille entre au Conservatoire comme auditriceNote 2 mais au répertoire de chant classique, elle préfère celui de la chanson populaire. Elle arrête les cours.

En 1948, après avoir passé une audition au théâtre Mogador, elle est engagée comme choriste dans l’opérette Violettes impériales.

Un jour, son père abandonne soudainement le foyer pour ne plus revenir. Bientôt, la location du piano ne peut plus être honorée. Contrainte de s’en séparer, elle vit un déchirement.

La période belge : Monique Serf devient Barbara

Voulant à tout prix concrétiser son rêve, devenir « pianiste chantante », elle quitte Paris, en 1950. Grâce à l’argent prêté par une amie, elle se rend chez un cousin à Bruxelles qu’elle quitte au bout de deux mois. Sans ressources ni connaissances, la vie est difficile. Au hasard d’une rencontre, elle rejoint une communauté d’artistes à Charleroi, qui se réunissent dans un local appelé la Mansarde2. Là, elle trouve de l’aide et commence à chanter dans des cabarets sous le nom de Barbara Brodi (inspiré du nom de sa grand-mère, Varvara Brodsky). Son répertoire est constitué de chansons d’Édith Piaf, de Marianne Oswald, de Germaine Montero, de Juliette Gréco et de Jacques Brel.

Fin 1951, elle retourne à Paris pour des auditions sans lendemain. Elle revient à Bruxelles où un ami du groupe de Charleroi lui donne l’occasion de chanter. Elle est mise en relation avec Ethery Rouchadze, une pianiste qui accepte de l’accompagner et auprès de qui elle se perfectionnera au piano. Cette dernière lui présente Claude Sluys, jeune apprenti avocat3. Habitué des lieux de spectacles, il se pique d’écrire quelques chansons. Fin 1952, il déniche le « théâtre du Cheval blanc » et use de ses relations pour y ouvrir un cabaret afin qu’elle s’y produise sous le nom de Barbara.

Premiers succès, première télé, premiers enregistrements

Le « bouche à oreille » aidant, le succès ne se fait pas attendre, le mariage (avec Claude Sluys) non plus (31 octobre 1953) ni l’occasion d’enregistrer deux chansons chez Decca au début de l’année 1955 : Mon pote le Gitan et L'Œillet blanc, diffusées en 78 tours et 45 tours.

En 1955, les époux se séparent. À la fin de cette année-là, Barbara retourne à Paris où elle chante dans de petits cabarets : « La Rose rouge », en 1956, « Chez Moineau », en 1957 puis à « L’Écluse » où elle a déjà chanté pour de courts engagements. En 1958, elle réussit à s’imposer, sous le surnom de « La Chanteuse de minuit », si bien que sa notoriété grandit et attire un public de fidèles, en particulier parmi les étudiants du Quartier latin. C’est cependant bien sous le nom de Barbara qu’elle effectue son premier passage à la télévision le 12 juillet 1958, sur l’unique chaîne de la RTF, dans l’émission Cabaret du Soir, où la présentatrice la compare à Yvette Guilbert et lui assure « qu’elle deviendra certainement une grande vedette ».

À cette époque, elle commence à écrire. Remarquée et engagée par Pathé Marconi, elle enregistre (sous le label « La Voix de son Maître ») son premier disque 45 tours 4 titres avec deux de ses propres chansons : J’ai troqué et J’ai tué l’amour et au printemps 1959, son premier 33 tours (Barbara à L’Écluse).

Le 21 décembre 1959, elle apprend la mort de son père à Nantes. Au lendemain de l’enterrement, elle commence l’écriture de la chanson : Nantes (qu’elle terminera quelques heures avant son passage au théâtre des Capucines le 5 novembre 1963) ; ce sera l'une de ses plus grandes chansons.

En 1960, elle change de maison de disques pour signer chez Odéon. Elle enregistre Barbara chante Brassens et Barbara chante Jacques Brel : le premier de ces albums est couronné par l’Académie Charles-Cros dans la catégorie « Meilleure interprète ».

La période parisienne

En 1961, elle décroche un tour de chant du 9 au 20 février, en première partie de Félix Marten à Bobino, dans le quartier du Montparnasse. Sa performance fut peu appréciée, sa présentation jugée austère, à l’évidence pas encore prête pour les grandes scènes. Loin de se décourager, elle reprend ses récitals à « L’Écluse ».
Deux années plus tard, les mardis de novembre et décembre 1963, au théâtre des Capucines, elle retient et captive l’attention avec un répertoire nouveau comprenant deux de ses chansons : Dis, quand reviendras-tu ? et Nantes. Le succès est tel que la maison Philips lui signe un contrat. Séduit, Georges Brassens lui propose la première partie de son prochain spectacle à Bobino.

En attendant, le 4 juillet 1964, elle se rend sans enthousiasme en Allemagne en réponse à l’invitation de Hans-Gunther Klein, directeur du Junges Theater (de) de la ville universitaire de Göttingen. Agréablement surprise et touchée par l’accueil chaleureux qu’elle reçoit, elle prolonge son séjour d’une semaine. Le dernier soir, elle offre la chanson Göttingen qu’elle a écrite d’un trait dans les jardins du théâtre. En mai 1967, elle sera à Hambourg pour l’enregistrer, avec neuf autres titres, traduits en allemand, pour le 33 tours Barbara Singt Barbara et retournera chanter à Göttingen le 4 octobre. En 1988, Barbara recevra la Médaille d’honneur de la ville. En 2002, Xavier Darcos, alors ministre délégué à l’enseignement scolaire, inscrit cette chanson aux programmes officiels des classes de l'école primaire.

Comme convenu, elle chante à Bobino avec Georges Brassens en « vedette » du 21 octobre au 9 novembre 1964. Le public est conquis et les critiques sont unanimes pour saluer sa prestation. Paris-presse-L’Intransigeant écrit qu’elle « fait presque oublier Brassens », L'Humanité : « Un faux pas de Brassens, une prouesse de Barbara. »4 Elle quittera Paris pour s’installer à Précy-sur-Marne, en Seine-et-Marne.

Le 14 mars 1965, son premier album Philips Barbara chante Barbara est distribué. Il obtient le prix de l’Académie Charles-Cros et un réel succès commercial ; Lors de la cérémonie, au Palais d’Orsay, Barbara déchira son prix en quatre pour le distribuer aux techniciens, en marque de sa gratitude[réf. nécessaire].

La même année, elle obtient un grand succès à Bobino, avec une première exceptionnelle[Pourquoi ?] le 15 septembre, qui la marque à jamais et qu’elle immortalise peu après dans l’une de ses plus grandes chansons : Ma plus belle histoire d’amour, c’est vous.

« Ce fut, un soir, en septembre / Vous étiez venus m’attendre / Ici même, vous en souvenez-vous ? … »

Dès cette époque, Barbara distribue son argent et use de sa célébrité pour porter secours aux enfants nécessiteux[réf. nécessaire].

Le 6 novembre 1967, alors en tournée en Italie, elle apprend la mort de sa mère.

En février 1969, Barbara est à l’Olympia. À la fin de la dernière représentation, à la stupeur générale, elle annonce qu’elle arrête la chanson[réf. nécessaire]. Toutefois, elle respecte ses engagements passés jusqu’en 1971.
On la retrouve, début 1970, au théâtre de la Renaissance dans Madame, une pièce musicale écrite par Rémo Forlani dont elle signe la musique. Un rocking-chair se trouve pour la première fois sur la scène ; il la suivra désormais dans tous ses tours de chant. Elle interprète une « tenancière de lupanar en Afrique ». Madame est un échec[réf. souhaitée], mais Barbara remet rapidement le « pied à l’étrier » grâce au succès de l’album studio L’Aigle noir dont la chanson éponyme est l’un des plus gros succès discographiques de l’année. De nombreuses interprétations[Lesquelles ?] font état d'un lien entre l'inceste et L'aigle noir[évasif], mais cette affirmation n'est pas prouvée. Barbara a dit de cette chanson qu'elle l'avait rêvée, « un rêve plus beau que la chanson elle-même »[réf. souhaitée], jusqu'au jour où elle révèle dans ses mémoires, (publiées en 1998), que "L'Aigle noir" est la métaphore des plus tristes souvenirs de son enfance.

En février 1972, Barbara est avec son ami Jacques Brel, à l'affiche deFranz ; Ce premier film réalisé par le chanteur obtient peu de succès. Deux ans plus tard, elle apparaît dans le film L'Oiseau rare, réalisé par Jean-Claude Brialy.

Le danseur, chorégraphe Maurice Béjart, grand admirateur de Barbara[réf. nécessaire], la fait tourner dans Je suis né à Venise. Dans ce film qui ne sera diffusé qu’à la télévisionNote 3, Barbara tient deux rôles : celui d'une chanteuse, (elle interprète trois titres : L’Amour magicien, L’Homme en habit rouge et La Mort) et celui de la Dame de la nuit.

Sa carrière musicale demeure active dans les années 1970 : On la voit à la télévision, en 1972, interpréter un duo avec Johnny Hallyday, Toi mon ombre, toi ma lumière, (une création originale restée inédite sur disque). Elle tourne au Japon, au Canada, en Belgique, en Israël, aux Pays-Bas et en Suisse. Par décision, elle interrompt néanmoins ses apparitions audiovisuelles à partir de 1974. À partir de cette période où elle se fixe également à Précy-sur-Marne, ses textes et ses choix musicaux évoluent en profondeur et ses concerts en 1974, 1975 et 1978 accueillent de nouveaux titres importants.

La chanson de 1974 L’homme en habit rouge évoque le souvenir de sa liaison avec son parolier de l’album La Louve, François Wertheimer, auquel Barbara avait offert le parfum « Habit rouge » de Guerlain.

Son album Seule est l’une des meilleures ventes de 1981. Son plus grand succès sur scène est celui qu’elle présente la même année à l’hippodrome de Pantin (emplacement actuel du Zénith de Paris). Elle offre là bien plus que de simples concerts, ses représentations sont de véritables messes dont les rappels ininterrompus se prolongent jusque tard dans la nuit. Elle interprétera notamment Regarde, chanson pleine d'émotions qu'elle composa et chanta pour la campagne présidentielle de François Mitterrand à partir du 8 avril 1981. C’est lors de ce spectacle phare que la voix de la chanteuse, pour la première fois, et irrémédiablement, se brise. Elle ne cherchera pas à le cacher mais saura au contraire s’en servir pour renforcer l’aspect dramatique et authentique de son interprétation.

Se renouvelant sans cesse, la chanteuse continue d’attirer un public très jeune. L’année suivante, on lui attribue le Grand Prix National de la Chanson en reconnaissance de sa contribution à la culture française. Par ailleurs, elle développe une relation de travail et d’amitié avec la vedette cinématographique montante Gérard Depardieu et son épouse Élisabeth. En 1985, elle coécrit la musique et le texte de la pièce Lily Passion avec Luc Plamondon, dans laquelle elle joue et chante avec Depardieu. Sorte d’autobiographie romancée ; c’est l’histoire d’une chanteuse qui voua toute sa vie à son public. La première représentation a lieu au Zénith de Paris, le 21 janvier 1986. L’été venu, elle est invitée sur la scène du Metropolitan Opera de New York pour un Gala Performance, donné le 8 juillet. Elle accompagne au piano le danseur étoile Mikhaïl Barychnikov qui danse sur deux de ses chansons (Pierre et Le Mal de vivre).

À cette période elle devient active dans la collecte de financement pour le traitement du Sida. Elle rend visite aux malades dans les hôpitaux et dans les prisons. Lors de ses concerts, elle met des corbeilles de préservatifs à la disposition des personnes venues l’écouter ; engagement dont témoignera artistiquement le titre Sid’amour à mort.

En 1988, elle est faite chevalier de la Légion d’honneur par le Président François Mitterrand.

En 1991, elle enregistre Lettres à un jeune poète de Rainer Maria Rilke pour les Éditions Claudine Ducaté. Elle dédicacera cet enregistrement dans une librairie parisienne, la même année.

En novembre/décembre 1993, Barbara est à nouveau sur la scène parisienne du théâtre du Châtelet. C’est alors que des problèmes de santé la contraignent à interrompre les représentations. Après quelques jours de repos, elle retrouve son public, le temps d’enregistrer le spectacle, puis renonce à poursuivre et annule les dernières représentations. Suit une tournée. Son ultime apparition sur scène aura lieu le soir du samedi 26 mars 1994 au Centre de congrès Vinci de la ville de Tours.

Après 16 années passées loin des studios, elle enregistre douze nouvelles chansons durant l'été 1996. Pour ce disque, Jean-Louis Aubert signe le texte Vivant poème et Guillaume Depardieu celui de À force de. Sorti le 6 novembre, cet album sobrement intitulé Barbara, sera son chant du cygne. Après avoir écrit et composé Le jour se lève encore, Barbara envoie les paroles du morceau à Jean-Louis Aubert qui compose une seconde musique (ayant oublié d'écouter la première version)[Contradiction !] présente sur son album Stockholm paru en 1997 : pour la première fois dans l'histoire de la musique, il y avait un texte pour deux musiques.[Informations douteuses][réf. nécessaire]

Malade, elle consacre son temps à la rédaction de ses mémoires, interrompue par une infection respiratoire foudroyante le 24 novembre 1997. Elle meurt à l’hôpital américain de Neuilly à l’âge de 67 ans. Elle est enterrée trois jours plus tard en présence d’une foule innombrable, au cimetière de Bagneux, au sud de Paris.

Dans ses mémoires, qui paraissent en 1998, elle dévoile la part douloureuse de son enfance en révélant (sans que le mot ne soit écrit)[évasif] [l’inceste de son père sur l’enfant qu’elle avait été[réf. nécessaire], ce qui donne un autre éclairage à certaines de ses chansons, plus particulièrement Au cœur de la nuit, Nantes et L'Aigle Noir[interprétation personnelle][réf. nécessaire].

Nombre de ses chansons sont devenues des classiques de la chanson française, notamment : Dis, quand reviendras-tu ?, NantesNote 4, Au bois de Saint-Amand, Göttingen, La solitude, Une petite cantate, La Dame brune, L'Aigle noir, Marienbad, Ma plus belle histoire d’amour, Pierre, Le mal de vivre, Vienne, Drouot, Si la photo est bonne

Ses musiciens

Elle a toujours choisi avec soin ses partenaires musicaux, souvent issus du jazz et ce, dès les années 1960. Un de ses premiers accordéonistes fut Joss Baselli. Par son jeu discret, il a su donner aux musiques de Barbara une ambiance caractéristique. Bien des années plus tard, Barbara confiera que le jeu de Joss lui a énormément apporté. Elle lui en sera toujours reconnaissante. On peut citer également Eddy Louiss, Maurice Vander, et plus récemment Michel Portal, puis Richard Galliano, Didier Lockwood, mais aussi des musiciens-chanteurs de talent comme Catherine Lara, qui composa les musiques des chansons Accident et Clair de nuit sur l’album Amours incestueuses en 1972, ou encore William Sheller, qui se chargea des orchestrations de l’album La Louve, l’année suivante. Barbara fut d’ailleurs celle qui suggéra à ce dernier de faire de la scène. Une de ses plus marquantes et durables collaborations fut celle de l’accordéoniste Roland Romanelli qui fut rejoint, pour le Récital Pantin 1981, par le pianiste Gérard Daguerre (qui l’accompagnera jusqu’à la fin). La collaboration avec Roland Romanelli s’achève au moment de la création de Lily Passion avec Gérard Depardieu, et Gérard Daguerre devient alors le musicien de prédilection de Barbara.

À l’occasion de son spectacle au Châtelet 1987, Barbara s’est entourée de trois nouveaux musiciens : Marcel Azzola, qui fut l’accordéoniste de Jacques Brel (le célèbre « Chauffe Marcel ! » de Vesoul), Michel Gaudry, contrebassiste de jazz ayant collaboré avec Barbara des années auparavant, et un petit nouveau, Jean-Louis Hennequin (appelé familièrement P’tit Louis par Barbara) qui sera désormais chargé, aux claviers, de la création sonore de ces univers si particuliers que Barbara affectionnait depuis toujours. Les années 1990 - 1991 voient le percussionniste Mahut, le pianiste Marc Lerchs et l’accordéoniste Sergio Tomassi rejoindre le petit groupe des musiciens d’élite ayant la chance de partager la scène avec Barbara, tandis que Jean-Louis Hennequin s’éloigne pour un temps.

1993 voit la dernière apparition de Barbara sur la scène parisienne au Châtelet, Gérard Daguerre, Mahut, Jean-Louis Hennequin et Sergio Tomassi se trouvent réunis pour ce spectacle et pour la tournée qui suivra.

Lors du dernier enregistrement en studio de Barbara, en 1996, la plupart de ses musiciens de prédilection sont là : de Eddy Louiss à Maurice Vander, en passant par Richard Galliano, Didier Lockwood et, bien sûr, les fidèles Gérard Daguerre, Jean-Louis Hennequin et Mahut.

Discographie

Article détaillé : Discographie de Barbara.

Vidéographie

  • 2000 : Barbara à Pantin, réalisé en octobre-novembre 1981 par Guy Job, DVD Universal. Diffusé sur TF1, le 5 novembre 1982.
  • 2000 : Au Châtelet, réalisé en septembre-octobre 1987 par Guy Job, DVD Universal.
  • 2004 : Une longue dame brune, double DVD Mercury/Universal.
Contient notamment, le film réalisé par François Reichenbach en 1978, sur les répétitions et le spectacle de l’Olympia 1978 et de la tournée qui suivit. Diffusé sur TF1, le 27 novembre 1979.

Filmographie

Prix et distinctions

  • 1960 : Grand Prix du disque de l’Académie Charles-Cros, catégorie : meilleure interprétation pour l’album Barbara chante Brassens.
  • 1965 : Grand Prix international du disque de l’Académie Charles-Cros pour l’album Barbara chante Barbara.
  • 1982 : Grand Prix National de la Chanson pour sa contribution à la culture française. Il lui est remis par le ministre de la culture, Jack Lang le 22 décembre, à l’Opéra de Paris.
  • 1988 : Chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur par le Président de la République François Mitterrand, le 15 septembre.
  • 1988 : citée à l’Ordre du Mérite fédéral allemand, au nom de l’amitié entre les peuples, pour la chanson Göttingen.
  • 1988 : Médaille d’honneur de la ville de Göttingen.
  • 1994 : Victoire de la musique, catégorie : Artiste interprète féminine de l’année pour l’album Châtelet 93.
  • 1997 : Victoire de la musique, catégorie : Artiste interprète féminine de l’année pour l’album Barbara.
Précédée par Barbara Suivie par
Véronique Sanson
Victoire de la musique de l’artiste interprète féminine
1994
Enzo Enzo
Véronique Sanson
Victoire de la musique de l’artiste interprète féminine
1997
Zazie

Hommages

Galerie
16px-Information_icon.svg.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir
  • Le 22 mars 1986, au lendemain de la représentation du spectacle, Lily Passion à Nantes, Barbara, accompagnée de son partenaire, Gérard Depardieu, inaugure la rue de la Grange-au-Loup dans le quartier nantais de Saint-Joseph de Porterie. Il est presque certain que Jacques Serf avait trouvé refuge dans les dépendances d’une ferme voisine aujourd’hui disparue. Jusqu’alors, la rue de la Grange-au-Loup n’existait que dans la chanson où Barbara évoquait le rendez-vous manqué avec son père le jour où, le 20 décembre 1959, il mourut à l’hôpital de Nantes :
« Pourtant, j’étais au rendez-vous / Vingt-cinq rue de la Grange-au-Loup / Mais il ne m’a jamais revue / Il avait déjà disparu… »
« … Il pleut sur Nantes / Et je me souviens / Le ciel de Nantes / Rend mon cœur chagrin. » (éd. Métropolitaines)
  • En 1998, le conseil municipal de la ville de Saint-Marcellin, en Isère, où Barbara et sa famille se réfugièrent durant l’Occupation en 1943/1945, décide de donner le nom de la célèbre chanteuse à un square de la ville. Depuis, la municipalité organise des manifestations autour de Barbara.
  • Le 9 décembre 2000, trois ans après le décès de la chanteuse, une allée perpendiculaire à la rue de la Grange-au-Loup est baptisée du nom de Barbara, à la demande de l’association « la Commune Libre de Saint Joseph de Porterie ». Pour cette inauguration, une fresque peinte par Philippe Béranger et une statue en bronze exécutée par Jeanne Merlet sont dévoilées dans ce nouveau lieu de mémoire.
  • Un timbre à l’effigie de Barbara, faisant partie d’une série consacrée aux célébrités de la chanson française, fut mis en service par La Poste, le 21 mai 2001.
  • Le 22 novembre 2002, l’association culturelle franco-allemande, l’association Barbara Perlimpinpin, le cinéma Lumière et la municipalité de Göttingen, ont apposé une plaque commémorative sur la façade de l’ancien Junges Theater où Barbara donna un récital en 1964 (Depuis, le théâtre a déménagé et le bâtiment abrite désormais le cinéma Lumière). Sur cette plaque, il est rappelé qu’elle écrivit la chanson Göttingen dans le jardin voisin. Touchée par la chaleur du public venu l’applaudir, la chanteuse voulut le remercier en écrivant une chanson. Pour ce faire elle choisit la tranquillité du jardin attenant au théâtre. Par ailleurs, au sud de la ville, il est inauguré une Barbarastrasse.
« Cette rose perpétue la mémoire de l’artiste.
Sur les scènes de tous les théâtres où elle a chanté, les roses, très présentes dans ses paroles, ont accompagné et entouré Barbara. »
Note 6
  • Des survivants français du camp de Mittelbau-Dora ont planté le rosier Hommage à Barbara® (Delchifrou) le 11 avril 2007, jour du 62e anniversaire de la libération du camp, en signe de la réconciliation franco-allemande.
  • Le 9 juin 2007 à Göttingen, en présence d’une délégation de l’ambassade de France en Allemagne, un rosier Hommage à Barbara® (Delchifrou) a été planté dans le jardin de l’ancien Junges Theater (devenu le cinéma Lumière) où Barbara a chanté en 1964.
Au cinéma

Autres éléments secondaires de sa carrière musicale

Bibliographie

  • Quelques ouvrages, aujourd’hui épuisés, ont paru du vivant de Barbara : un recueil de textes, précédé d’un portrait, écrit par Jacques Tournier, dans la collection « Chansons d’aujourd’hui », chez Seghers, en 1968. Et une première biographie signée par Marie Chaix, chez Calmann-Lévy en 1986 Éditions Mercure de France 1980. Un roman : La barbaresque de Sandra Thomas, où l’auteur confond sa quête de paternité avec la relation étroite (et pas toujours partagée) avec la chanteuse.
Travaux universitaires

Joël July, sous la direction de Joelle Gardes-Tamine, Style et versification dans les chansons de Barbara, thèse de doctorat en langage et parole, faculté des lettres et sciences humaines, université Aix-Marseille 1, 2002, 390 p.

Mémoires
Biographie
Documents et témoignages
La genèse des chansons : écriture et composition, manuscrits et partitions.
Magazines
  • Chorusno 61, automne 2007 Dossier Barbara conçu et coordonné par Fred Hidalgo.
  • Hors série Télérama, 21novembre2007.

 

 

 

 

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Elton John.

Publié le 23 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Musique

Elton John

 

 

 


Elton John

Description de cette image, également commentée ci-après

Elton John en 2011.

Surnom Elton Hercules John
Nom Reginald Kenneth Dwight
Naissance 25 mars 1947 (65 ans)
Pinner, Middlesex, Angleterre
Pays d'origine Drapeau du Royaume-Uni Royaume-Uni
Activité principale Auteur-compositeur-interprète
Producteur
Genre musical Piano rock
Rock progressif
Glam rock
Soft rock
Pop
Instruments Piano
Clavier
Années d'activité Depuis 1964
Labels Universal
Site officiel eltonjohn.com

 

 

Sir Elton Hercules John1, (né Reginald Kenneth Dwight le 25 mars 1947 à Pinner, dans le Middlesex, en Angleterre) Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE), est un chanteur, pianiste et compositeur britannique.




Biographie

Carrière musicale
  • En plus de quarante ans de carrière, il a vendu plus de 250 millions d'albums et 100 millions de singles soit 350 millions de disques vendus2.
  • En 1993, il bat le record d'Elvis Presley en installant un nouveau single au top 40 US pour la 24e année consécutive (record maintenu jusqu'en 1999, 30e année consécutive avec un single au top 40 US avec "Written in the stars" en duo avec Lean Rimes pour sa comédie musicale Aïda)3.
  • En 1998, il est présenté comme le 2e plus gros vendeur d'albums solo de tous les temps selon Billboard3.
  • En 2008, il est classé comme l'artiste solo masculin ayant eu le plus de succès dans le classement Billboard depuis sa création : "The Billboard Hot 100 Top All-Time Artists" (3e dans l'absolu derrière The Beatles et Madonna.)4
  • Le 8 octobre 2011, il franchit le cap des 3000 concerts publics à travers le monde5.
Vie privée

Elton John épouse Renate Blauel en 1984 (ingénieure du son allemande ayant travaillé notamment sur les albums Too Low for Zero et Breaking Hearts'), dont il divorce en 1988.
Il trouve équilibre et accomplissement dans sa vie personnelle avec David Furnish, auquel il est uni depuis le 21 décembre 2005 (jour où la loi britannique sur le Civil Partnership entre en vigueur).
Après 16 ans de vie commune avec son compagnon David Furnish, le couple émet le souhait d’avoir un enfant: Zachary Jackson Levon Furnish-John6 né le 25 décembre 2010 qui a pour marraine Lady Gaga.
Deux ans après, le 24 juillet 2012, le couple annonce que la mère porteuse de leur premier enfant serait de nouveau enceinte. Confiant quelques mois plus tôt en exclusivité au Daybreak leur « refus de voir leur fils grandir seul »7.

Engagements
  • Création d'une fondation pour combattre le Sida, soutenir la recherche et lutter contre la discrimination, "The Elton John AIDS Foundation" (EJAF)8.
  • Anime la 9e conférence mondiale sur le SIDA le 24 juillet 2012 à Washington, assistée par la Fondation Bill Gates, durant laquelle la secrétaire d’État américaine Hillary Clinton, le vice-président Joe Biden, le président Barack Obama et l’ancien secrétaire d’État Colin Powell furent félicités par l'artiste pour leur acceptabilité du mariage homosexuel9.
  • Passionné de football, son club de cœur de toujours est le Watford Football Club, club dont il fut propriétaire pendant 25 ans.

Sa musique

Cette section ne cite pas suffisamment ses sources. Merci d’ajouter en note des références vérifiables ou le modèle {{Référence souhaitée}}.

Superstar du rock, virtuose du piano - il est premier prix de piano et Docteur Honoris Causa de l'académie royale de musique de Londres -, son instrument fétiche qui l’accompagne quasi-systématiquement au chant, il est doté d’une voix à large tessiture (évitant la tonale en premier et deuxième renversement), et d’une main gauche dite « impériale ».
De formation classique au piano (Chopin, Bach), il a très vite été influencé par le gospel (il a chanté plusieurs années dans un choeur a l'académie royale de musique), le piano boogie-woogie (notamment l'école de la Nouvelle Orléans) et le jazz puis par le rock (little richard, les Rolling Stones), la pop (les Beattles, les Beach Boys, Leon Russel) et la musique country. Sa culture musicale est impressionnante, il a animé à plusieurs reprises des émissions à la radio Anglaise pour faire découvrir des trésors cachés de la musique, dans tous les styles. Il achète compulsivement aujourd'hui encore des dizaines de disques chaque semaine (plus de 200 CD lors d'une escapade au Virgin des Champs-Elysées en 2005). Ces différentes sources d'inspiration expliquent la diversité de sa production : la musique classique se retrouve dans des titres tels que Tonight ou Carla/Etude, le gospel par exemple dans Burn Down The Mission ou Honky Cat, le rock dans Saturday Night's Alright (For Fighting), la country dans My Father's Gun ou plus récemment Turn The Lights out when You Leave.
En concert, ses capacités d'improvisation au piano (notamment lors de ses concert solo ou accompagné de Ray Cooper aux percussions) enchantent le public depuis 40 ans. Sa voix qui a perdu dans le haut du spectre depuis des polypes sur ses cordes vocales en 1986, a en revanche gagné en puissance. Il se produit dans des formations diversifiées même au sein d'une même tournée : seul au piano, accompagné seulement de Ray Cooper aux percussions, avec ses fidèles musiciens, avec un orchestre symphonique (Melbourne Symphony Orchestra en 1986, Orchestre de la Royal Academy Of Music et de la Julliard School en 2002 et 2004) ou encore avec d'autres pointures du rock, comme ses tournées avec Eric Clapton et Billy Joel.
Elton John et les groupes de musiciens dont il s'est entouré durant sa carrière (Ray Cooper et Nigel Olson aux percussions, James Newton Howard et Guy Babylon aux claviers, Caleb Quaye et Davey Johnstone à la guitare, Dee Murray et Bob Birch à la basse, Paul Buckmaster aux arrangements, etc.), ont usité un style de musique diversifiée, moderne et orchestrale.
Le concours du célèbre producteur Gus Dudgeon, maître d'œuvre des albums les plus célèbres de l'artiste britannique a également participé activement à ses succès.
la discographie d'Elton John est marquée par plusieurs périodes d'"âges d'or", depuis l'album Elton John (1970) en passant par Blue Moves (1976) - soit dix albums studio, deux lives et un greatest hits -, jusqu'aux nombreux succès comme Too Low for Zero (1983), Made in England (1995), Songs from the West Coast (2001), The Captain & The Kid (2006) ou, plus récemment, The Union (2010).
Considéré comme l'un des rois de la pop, il a su mettre en valeur sa diversité à plusieurs reprises, comme par exemple ce duo avec le rappeur Tupac, « Ghetto Gospel »10 mais aussi avec le groupe de heavy metal anglais Saxon. Ou encore avec le rappeur Eminem dans un duo pour la chanson Stan.

Historique et œuvres

Les années 1970

Dans les années 1970, Elton John et son groupe réalisent 17 albums en 9 ans, dont 7 consécutivement hissés au sommet des charts US: Honky Château, Don't Shoot Me I'm Only the Piano Player, Goodbye Yellow Brick Road, Caribou, Greatest Hits I, Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy, Rock of the Westies.

  • En 1979, il est le premier artiste occidental à faire une tournée en URSS.
  • En 1976, Elton John et son groupe publient un nouveau chef-d'œuvre, le double album Blue Moves.
  • Entre 1972 et 1975, Elton John vit principalement aux États-Unis. Son énergie, ses excentricités vestimentaires, son style de vie de milliardaire le poussent au pinacle. Au-delà du talent, souvent critiqué par ses détracteurs, Elton John produit un rock joyeux, coloré, qui tranche avec le contexte historique (crise économique, Viêt Nam, Watergate...).
  • En 1975, Elton John interprète Pinball Wizard dans le film Tommy des Who. En 1975-1976, Elton John change de groupe (son répertoire se faisant plus éclectique), et prend un nouveau tournant musical dans sa carrière.
  • En 1975, Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy voit le jour, souvent considéré avec Blue Moves et Goodbye Yellow Brick Road comme l'un des trois sommets de la carrière prolifique du chanteur britannique. Ces albums offrent un rock progressif, mélodique et souvent survolté, très éloigné de ce qu'Elton John a pu produire par la suite (en référence aux nombreuses ballades comme "Sacrifice" ou "Can You Feel The Love Tonight", issue de la B.O. du Roi Lion).
  • En 1973, il fonde sa propre maison de disques (ROCKET) et signe Kiki Dee et Neil Sedaka. La même année, sortent les remarquables Don't Shoot Me I'm Only the Piano Player (dont sont extraits "Daniel" et "Crocodile Rock"), et Goodbye Yellow Brick Road. Ce double album enchaîne les titres à succès : "Candle In The Wind" (dédiée à Marilyn Monroe), "Bennie And the Jets", "Saturday Night's Alright (For Fighting)", ou encore le titre éponyme. L'album est considéré encore aujourd'hui comme la plus grande réussite artistique d'Elton John.
  • En 1972, Elton John s’installe sur la rampe du succès et confirme sa nouvelle popularité avec les deux albums Tumbleweed Connection et Madman Across the Water . Il impose un nouveau style musical en s'appuyant sur une formation solide de musiciens non destinée aux enregistrements studio (Davey Johnstone, Dee Murray, Nigel Olsson). Capable d'écrire et d'enregistrer ses albums à un rythme effréné (son contrat avec DJM lui imposant la sortie de deux albums par an), ses tournées l'emmènent aux États-Unis, en Australie, en Nouvelle-Zélande et au Japon.
Les années 1980

Malgré des dizaines de singles à succès, la décennie 80 reste jalonnée de hauts et de bas, associés à l'abus d'alcool et de drogues. Il révèle récemment à la presse britannique que « son ancienne addiction à la drogue » avait « gâché une partie de sa vie »11

  • En 1988, Elton John revisite l’univers pop-dance avec son morceau "I don't wanna go on with you like that".
  • En 1987 qu'il grava sur disque l'un de ses plus fameux concerts : Live in Australia, avec un orchestre symphonique (conduit par James Newton Howard), et dont fut tirée une nouvelle version de "Candle in the Wind" en single, qui entrera dans le top 5 américain. À une période d'albums inégaux (Leather Jackets par exemple, considéré par l'artiste comme le moins bon de sa carrière), Elton John décide de réinterpréter de vieux titres, principalement issus de son deuxième album. Le chanteur souffre à ce moment d'un kyste sur les cordes vocales et doit se faire opérer peu de temps après le concert. Live in Australia n'en reste pas moins l'un des temps forts de sa carrière.
  • L’année 1984 est marquée par le titre phare "Sad songs (say so much)".
  • En 1983 il compose et interprète, sur un texte de son fidèle parolier Bernie Taupin,"I'm still standing" (un titre reconnu comme un pied de nez à ses détracteurs).
  • En 1982 Elton John marque un tournant dans sa carrière, notamment avec des tubes incontournables à la renommée mondiale :"Blue eyes", ou encore "I guess that's why they call it blues" l'année suivante.
Un chapeau de Elton John et stade de masque, à partir des années 1970, dans la collection permanente du Children's Museum of Indianapolis.
Les années 1990
  • En 1999, il compose la musique du film The Muse, où apparaissent Sharon Stone, Andie McDowell et Jeff Bridges.
  • En 1998, il compose les chansons pour la comédie musicale Aïda, produite par Walt Disney Theatrical Productions.
  • En 1997, Elton publie l'album The Big Picture, dont sont extraits les singles "Live Like Horses" (enregistré précédemment avec Luciano Pavarotti), "If The River Can Bend" et "Recover Your Soul". La même année, "Candle in the Wind" est réécrite par Bernie Taupin en hommage à Diana Spencer. Elton John l'interprète aux obsèques de celle-ci ; la nouvelle version est publiée dans un single qui se vend à 33 millions d'exemplaires. Il reste à ce jour le single le plus vendu au monde.
  • En 1995 sort un album encensé par la critique : Made in England, dont les singles "Believe", "Made in England" et "Blessed" sont extraits.
  • En 1994 sort la BO du dessin animé de Walt Disney The Lion King, qui s'écoule à 18 millions d'exemplaires dans le monde et devient disque de diamant cette même année aux États-Unis.
  • En 1992, l'album The One consacre le retour d'Elton John sur le devant de la scène après sa cure de désintoxication. Le single éponyme devient lui aussi un tube mondial et assure une très bonne carrière à cet album.
  • En 1991 la version live de "Don't let the sun go down on me" avec George Michael, devient no 1 aux États-Unis, en Angleterre et au Japon dès sa sortie.
  • En 1990, le single "Sacrifice", issu de l'album Sleeping With the Past, rejoint les tubes mondiaux de l’artiste ; l'album caracole en tête des ventes avec 10 millions d'exemplaires écoulés auprès du public.
Depuis les années 2000
  • En 2012, Elton John confie tous les titres de son catalogue 70's à un groupe électro australien, Pnau. Le concept de l'album Good Morning to the night est unique. Les 8 pistes de l'album, sont élaborées uniquement à l'aide de samples de nombreuses chansons du catalogue d'Elton John. Le 21 juillet 2012, Elton John retrouve la première place des charts en Angleterre après 22 ans.
  • En 2011, le film Gnoméo et Juliette a pour musique une série de célèbres titres d'Elton John. Celui-ci compose à l'occasion deux nouveaux titres, dont une chanson un duo avec Lady Gaga, "Hello Hello", qui est nommée pour le Golden Globe de la meilleure chanson. Cependant, il perd aux dépens de Madonna. Son compagnon David Furnish fait scandale en écrivant des injures dirigées vers Madonna via Twitter.
  • Il chante en duo avec Kate Bush (dont il est "l'idole de jeunesse" selon l'article du Télérama du 26 novembre) le titre "Snowed in at Wheeler Street" sur l'album de celle-ci, 50 Words for Snow.
  • Le 8 octobre 2011, Elton John franchit le cap des 3000 concerts publics.
  • Le 19 octobre 2010 sort l'album The Union, en duo avec Leon Russell, une de ses idoles. Encensé par la critique, l'opus sera no 3 des charts US la semaine de sa sortie et se maintiendra 3 semaines dans le top 10.
  • En 2006, il chante en duo avec la chanteuse américaine Christina Aguilera, la chanson Bennie And The Jets aux Fashion Rocks
  • En 2005, il lance la comédie musicale Billy Elliot, inspirée du film sorti cinq ans plus tôt. Le projet, porté par les critiques et les récompenses, est un grand succès et continue d'attirer les spectateurs à Broadway, Londres et en Australie.
  • En 2003, il est le parrain de la Star Academy .
  • En 2001 il est invité par le producteur de la série télévisée Ally McBeal, David E. Kelley où il fait une apparition remarquée.
  • 2001 signe aussi le retour à un style plus proche de ses premiers albums, avec des opus comme Songs From The West Coast. Peachtree Road (2004) ou encore The Captain & the Kid (2006) se rapprochant également de ce parti pris artistique . Le titre The Captain & the Kid fait d'ailleurs écho au célèbre Captain Fantastic and the Brown Dirt Cowboy, et les paroles de Bernie Taupin traitent de différents moments dans la carrière des deux artistes.
  • En 2000, Elton John compose avec Hans Zimmer la musique du film "The Road to El Dorado". Lors des Grammy Awards, Elton John chante en duo avec le rappeur américain Eminem la chanson Stan.

Discographie

Reprises et samples

Parmi les nombreux artistes qui ont repris les titres du répertoire d'Elton John, on peut citer : Aretha Franklin (Border song), Kate Bush (Rocket Man, Candle in the wind), Tori Amos (Tiny Dancer), Rod Stewart (Country comfort, Your song), Jeff Buckley (We all fall in love sometimes/curtains), Dream Theater (Funeral for a friend), Keane (Goodbye yellow brick road), Rufus Wainwright (Goodbye yellow brick road), Jason Mraz (Rocket Man), Queen (Saturday night's alright), Ray Charles (Sorry seems to be the hardest word), Ben Folds (Tiny dancer), Dave Grohl (Tiny Dancer), Billy Paul (your song), Al Jarreau (your song), Eric Clapton (Border song), les Beach Boys (crocodile rock, également reprise en 2000 par le groupe de heavy metal américain W.A.S.P.), the Who (saturday night's alright), Toto (burn down the mission), Phil Collins (burn down the mission), Sting (come down in time), Bon Jovi (Levon), Nickelback (Saturday Night's Alright For Fighting), Sinead O'Connor (sacrifice), Franck Sinatra (sorry seems to be the hardet word), George Michael (Tonight, Idol), Bruce Hornsby (Madman across the water), Tina Turner (the bitch is back), Kid Rock (Saturday night's alright), Brian Wilson (someone saved my life tonight), Norah Jones (Tiny dancer), Diana Krall (Border Song), Joe Cocker (sorry seems to be the hardest word), Beastie Boys (Bennie and the jets), Wilson Phillips (Daniel)...
Considéré comme une source d’inspiration et comme une référence dans le milieu musical, d'autres artistes ont samplé les morceaux d’Elton John: Mary J. Blidge (Bennie And The Jets), Kanye West (Someone Saved My Life Tonight), Tupac (Indian Sunset), Norman Cook (Are You Ready For Love), Ironik (Tiny Dancer).

Nominations et récompenses

Distinctions
  • Elton John est commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (Order of the British Empire) et chevalier12. À ce double titre, l'usage britannique prescrit de le nommer, dans les citations officielles, Sir Elton Hercules John, OBE.
  • Prix de la contribution à la culture américaine (plus haute distinction américaine pour un artiste, l'équivalent de l'anoblissement) en 2004 remis par le président George Bush
  • Officier des Arts et des Lettres en France.
  • Président d'honneur à vie du Club de Watford en Angleterre
  • Docteur de l'Académie royale de musique de Londres.
  • Il dépasse les 3000 concerts publics le 8 octobre 2011. Elton John aura joué 616 concerts dans les 70's, 537 dans les 80's, 590 dans les 90's, 1064 de 2000 à 2010 et 193 depuis 20105!

 

 

 

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Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc.

Publié le 18 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans TECHNOLOGIES-Industrie(Btp-élect - énergie...)

Autoroutes et tunnel du Mont-Blanc

Autoroutes et tunnel du Mont Blanc

Création 6 juin 1957
Fondateurs État (France)
Forme juridique Société Anonyme d'économie Mixte à Conseil d'administration
Siège social Drapeau de France Avenue de Suffren, 100 Paris XVe (France)
Direction Hugues Hourdin, Président – Philippe Redoulez,directeur général
Actionnaires État (France), collectivités territoriales, entreprises privées et salariés d’ATMB
Activité Concession et exploitation d’autoroutes, routes et tunnel
Filiales GEIE-TMB (Groupement européen d’intérêt économique du Tunnel du Mont Blanc)
Effectif 647 (396 pour ATMB, 251 pour le GEIE-TMB)
Site web atmb.com
Dette 301 millions d’euros
Chiffre d’affaires 162,7 millions d’euros
Résultat net 44,8 millions d’euros

 

 

 

Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc (ATMB) est la nouvelle raison sociale (depuis 1996) de la Société du Tunnel du Mont Blanc (STMB), société anonyme fondée en 1957 pour construire et exploiter le tunnel du Mont Blanc, conjointement avec une société italienne (SITMB), le tunnel étant transfrontalier.

La société assurant un service public, elle est détenue majoritairement (à 91,33 %) par l'État français et les collectivités territoriales.

L'État a confié à ATMB l'autoroute A40 (Autoroute Blanche), entre Genève et Le Fayet en Haute-Savoie, la route nationale 205 (Route Blanche), qui dessert la vallée de Chamonix, ainsi que le tunnel du Mont Blanc, qui relie Chamonix à Courmayeur en Italie.

Les conditions d'exploitation très spécifiques qui résultent d'un réseau routier situé au cœur d'un des massifs les plus hauts d'Europe, culminant à 1200 mètres d'altitude, expliquent un ratio d'effectifs au km très élevé. Au total, 251 agents sont chargés des 11,6 km du Tunnel du Mont Blanc et 396 collaborateurs gèrent les 130 km de l’Autoroute et de la Route Blanche.

Suite à l’incendie du tunnel du Mont Blanc en 1999, ATMB et SITMB ont réalisé plus de 2 ans de travaux et investi 380 millions d’euros pour construire un tunnel totalement rénové, rouvert en 2002 au public. Pour assurer une sécurité unitaire du Tunnel du Mont Blanc, son exploitation a été confiée en 2002 à des équipes franco-italiennes qui agissent pour le compte des sociétés ATMB et SITMB. La gestion de la société, faisant objet de controverse dans les années 90, a entretemps été intégralement revue1.

Bénéficiant d'une situation de monopole, la société ATMB est très rentable mais son fonctionnement présente plusieurs enjeux stratégiques compte tenu du rôle de son réseau dans les échanges commerciaux entre la France et l'Italie et dans la desserte des communes locales qui bénéficient d'un réseau secondaire et de transports en commun sous-dimensionné.

En 2011 ATMB a mis en service au Tunnel du Mont Blanc un filtre à particules pour améliorer la qualité de l’air dans la vallée de Chamonix. Ce dispositif, qui filtre 90 % des particules fines, est une première en France pour un ouvrage routier souterrain2.





Actionnariat3

  • État français : 67,29 %
  • Départements de l'Ain et de la Haute-Savoie : 18,62 %
  • Canton et ville de Genève : 4,76 %
  • Compagnies d'assurances françaises : 5,42 %
  • Établissements financiers français et suisses : 2,39 %
  • Personnel ATMB : 1,04 %
  • Autres : 0,49 %
Le réseau ATMB (2011).

Présidents

Historique

  • 1957 : la Société du Tunnel du Mont Blanc (STMB) et son homologue italienne SITMB sont créées pour construire le Tunnel du Mont Blanc.
  • 1965 : le Tunnel du Mont Blanc est inauguré par les présidents Charles de Gaulle et Giuseppe Saragat et ouvert au public.
  • 1968 : le gouvernement français confie à STMB la construction de l’Autoroute Blanche, section de l’A40.
  • 1973 : ouverture du premier tronçon de l’Autoroute Blanche entre Vallard et Bonneville (Haute-Savoie).
  • 1991 : l’A401 est mise en service : c’est le dernier tronçon de l’Autoroute Blanche. Désormais longue de 110 kilomètres, elle relie Châtillon-en-Michaille au Fayet et comporte deux ramifications vers la Suisse.
  • 1996 : la STMB devient Autoroutes et Tunnel du Mont Blanc (ATMB).
  • 1999 : le 24 mars, un incendie d’une ampleur sans précédent se déclare dans le Tunnel du Mont Blanc. Un monument est érigé sur la route d’accès au tunnel en mémoire des 39 victimes.
  • 2000 : les travaux de construction d’un nouveau tunnel débutent en avril. Un Groupement Européen d’Intérêt Economique franco-italien est créé pour gérer de manière unitaire le futur Tunnel du Mont Blanc.
  • 2001 : à l’issue de 6 mois de travaux de génie civil, la pose des équipements est lancée. Ils subiront 4 000 tests jusqu’en janvier 2002.
  • 2002 : le Tunnel du Mont Blanc est remis en service aux véhicules légers puis aux poids lourds.
  • 2009 : après Passy en 2008, les demi-échangeurs de Sallanches et Passy sont inaugurés pour répondre aux attentes des collectivités.
  • 2010 : l’État confie les 20 km de la Route Blanche (RN 1205) à ATMB. Cette route de montagne conserve son statut de route express sans péage. ATMB investira plus de 30 millions d’euros d’ici 2014 pour la sécurité de cet axe4.

 

 

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Arrosage automatique.

Publié le 18 Novembre 2012 par CHOMOLANGMA dans TECHNOLOGIES-Industrie(Btp-élect - énergie...)

Arrosage automatique
Exemple d'asperseur (sprinkler pour les anglophones) surélevé

 

 

 

 

La notion d'arrosage automatique désigne les systèmes permettant de fournir de l'eau à des plantes en routine durant un certain temps sans intervention humaine, plutôt par aspersion, mais il peut s'agir de système de type "goutte-à-goutte". Ce sont la temporisation et le mouvements des jets qui sont automatisés, et parfois la pression.

Ces système d'arrosage peuvent être piloté localement ou à distance et de manière plus ou moins automatisée ; une énergie hydraulique et/ou électrique est au moins nécessaire pour cette automatisation.





Usages

L'arrosage automatique est utilisé par un nombre varié d'acteurs :

  • agriculteurs,
  • semenciers,
  • pépiniéristes,
  • jardiniers (professionnels ou amateurs),
  • gestionnaires de terrains de sport,
  • gestionnaires d'espaces verts
  • gestionnaire d'espaces verts de zone d'activité
  • green-keepers (Intendant responsable de l'entretien d'un terrain de golf)
  • horticulteurs
  • après les grandes tempêtes, on utilise parfois des asperseurs pour maintenir le bois mouillé, afin de le stocker pour éviter des méventes ou chutes brutales des cours.
  • on utilise parfois également des asperseurs dans certaines zones de travaux afin de fixer la poussière au sol. De la même façon mais avec un but différent, on utilise des asperseurs dans les carrières à chevaux pour le confort de ceux ci.

Hormis pour les particuliers, de manière générale, il est plutôt réservé aux grands espaces, et notamment à l'irrigation de champs, de zones enherbées, fleuries ou vastes pelouses, mais on l'utilise aussi pour des espaces verts difficilement ou dangereusement accessibles à une intervention humaine (rond-point par exemple).

Typologies

On distingue 2 types d'arrosage automatique : en surface ou enterré; les deux systèmes peuvent être combinés.

Pour les systèmes agricoles, tant en surface qu'en goutte-à-goutte, les pompes sont beaucoup plus puissantes, et pour des raisons d'économie et d'accessibilité à la ressource, les prises d'eau se font souvent dans des cours d'eau ou bassins de rétention d'eau. Des systèmes de crépines et filtres empêchent le bouchage du sprinkler. À noter que le nettoyage du filtre (technique du "contre-lavage") peut lui aussi, dans certains cas, être automatisé, que ce soit de façon autonome, ou dans le cadre du cycle d'arrosage.

Avantages et inconvénients

Avantages
  • Une fois le système en place, tant que l'eau ne manque pas, et que la pression est suffisante dans le tuyau, l'arroseur fonctionne presque sans entretien, la pression de l'eau alimente le système oscillatoire ou de rotation.
  • Meilleur rendement des cultures.
  • Réduction de l'intervention humaine (coûts, fatigue, disponibilité, inaccessibilité du lieu, dangerosité du lieu)
  • Équilibre des répartitions d'eau sur une surface.
Inconvénients
  • Coûts élevés ; bien que ceci soit très relatif en agricole lorsqu'on inclus la rentabilité globale d'une exploitation qui ne repose que sur les rendements de ses cultures.
  • Besoin de main d’œuvre pour le montage de certains grands systèmes agricoles.
  • Hormis pour le goutte à goutte, quand il fait chaud ou qu'il y a du vent, une part significative de l'eau sera évaporée, ou non utilisée par les plantes (perdue avec le ruissellement ou par percolation dans le sol loin des racines), ce qui contribue au gaspillage et parfois à la pollution (par les nitrates et pesticides surtout) de la ressource en eau
  • Bien que cela soit techniquement possible, les systèmes de pompes ne sont généralement pas asservies à un système de contrôle régulant le débit selon les vrais besoins de la plante, ou selon le contexte thermohygrométrique.
  • L'adaptation aux zones de pentes ou aux sols dont la perméabilité varie (ex : bordure de gazon) est parfois difficile.

Galerie photos

 

 

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