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16 mai 2013 4 16 /05 /mai /2013 08:38

Manhattan

 

 

 

 

 

 


 

Manhattan (New York County)
Emplacement du comté de New York dans l'État de New York
Emplacement du comté de New York dans l'État de New York
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Drapeau de l'État de New York New York
Chef-lieu Ville de New York
Fondation 1683
Démographie
Population 1 619 090 hab. (2012)
Densité 27 212 hab./km2
Géographie
Superficie 5 950 ha = 59,5 km2
Superficie eau 2 500 ha = 25 km2
Superficie totale 8 450 ha = 84,5 km2

 

 

 

 

 

 

 

Manhattan est l'un des cinq arrondissements (en anglais borough) de la ville de New York (les quatre autres étant le Bronx, Queens, Brooklyn et Staten Island), qui correspond en grande partie à l'île de Manhattan, d'une superficie de 58,8 km2, entourée par l'Hudson River à l'ouest, l'East River à l'est, l'Upper New York Bay au sud, et l'Harlem River au nord. L'arrondissement de Manhattan coïncide avec le comté de New York (New York County), découpage administratif de l’État de New York1.

En 2000, sa population était de 1 537 195 habitants2, et sa densité est très supérieure à celle de tout autre comté des États-Unis.[réf. obsolète]

Manhattan est également la partie la plus riche de New York, ce qui en fait l'arrondissement le plus touristique de Big Apple, mondialement célèbre pour ses gratte-ciel et son activité trépidante.
Manhattan est ainsi le cœur économique et financier de la ville, bâti autour de Wall Street qui accueille le New York Stock Exchange, et Midtown qui compte plusieurs sièges sociaux d'entreprises comme la Time Warner, Bloomberg LP ou encore MetLife.
Il s'agit aussi du cœur culturel de New York, avec des musées comme le Metropolitan Museum of Art, le American Museum of Natural History, et le MoMa. La plupart des gratte-ciel les plus célèbres sont également situés dans ce quartier, avec par exemple l'Empire State Building, le Chrysler Building, ou le GE Building, et le World Trade Center, symbole de la puissance économique, qui fut détruit lors des attentats du 11 septembre 2001.

C'est également le district le mieux desservi par le métro de New York, puisque toutes les lignes y transitent, à l'exception de la ligne G.

 

 

 

 


Histoire

 

 

 

Article détaillé : Histoire de New York.

 

 

 

Manhattan dans l'histoire coloniale

 

 

 

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Peter Minuit.

 

 

 

 

 

Le nom de « Manhattan » provient du Lenape, un langage de la famille de l'algonquin. Tout d'abord écrit Manna-hata, il a été traduit par « île aux nombreuses collines »3. Il apparaît pour la première fois en 1609 sur le journal de bord de Robert Juet, un membre de l'expédition néerlandaise d'Henry Hudson qui découvrit l'île le 11 septembre de cette même année4. En 1610, le nom Manahata apparaît à deux reprises, désignant les deux rives de la Mauritius River (le fleuve Hudson). Les Algonquins sont les plus anciens habitants connus de ce territoire. L'île fut colonisée sur l'ordre de la Compagnie néerlandaise des Indes occidentales en 16255. La colonie de la Nouvelle-Amsterdam naquit officiellement avec l'achat par Pierre Minuit du territoire à ses occupants (les Manhattes) pour quelques articles de verroterie et autres colifichets6, d'une valeur de 60 florins (24 dollars). Le 2 février 1653, la ville se constitua municipalité7. La Nouvelle Amsterdam se rendit aux Anglais en 16648. L'île fut officiellement cédée par les Hollandais aux Anglais par le traité de Breda de 1667, qui mettait fin à la Deuxième guerre anglo-hollandaise. Elle fut aussitôt rebaptisée en l’honneur du duc d'York, le futur Jacques II d'Angleterre, ainsi que la ville de New York et l'État de New York. Pendant la troisième guerre anglo-hollandaise la ville se rendit aux Hollandais en 1673 et fut rebaptisée Nouvelle-Orange. En 1674 pendant les négociations de paix les Hollandais échangent la ville pour le Suriname. C’est l’un des douze comtés originaux de l'État - qui était à l'époque une Province -, en 1683. À cette époque, il coïncidait avec la ville de New York et occupait l’île de Manhattan, comme aujourd’hui.

 

La révolution américaine


Manhattan fut au cœur de la campagne de New York, une série de batailles importantes livrées au début de la guerre d'indépendance américaine. L'Armée continentale, vaincue sur Long Island, dut abandonner la ville aux Anglais, débarqués à Kips Bay le 15 septembre 1776 ; les Américains parvinrent cependant à se replier hors de Manhattan après la Bataille de Harlem Heights. Placé sous l'autorité britannique, Manhattan devint le centre des opérations du Royaume de Grande-Bretagne en Amérique du Nord jusqu'à la fin de la guerre. Cette période fut marquée par une catastrophe, le Grand Incendie de 1776, durant lequel un tiers de la ville fut détruit, soit 500 maisons9. Elle s'acheva avec le retour de George Washington dans la ville, et le départ des forces britanniques, le 25 novembre 1783 : c'est l'Evacuation Day10.

Entre le 11 janvier 1785 et l'automne 1788, New York devint la cinquième capitale des treize États confédérés depuis la signature des Articles de la Confédération, le 15 novembre 1777. Le Congrès continental était alors installé dans la Fraunces Tavern, située à Manhattan. Lors de l'entrée en vigueur de la constitution américaine le 4 mars 1789, New York devint la première capitale des États-Unis. L'administration du pays s'installa alors au Federal Hall situé à Wall Street. L'année suivante, le congrès déménagea à Philadelphie le 12 août11.

 

 

 

 

 

 

 

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Vue aérienne de Manhattan en 1931.

 

 

 

La forte croissance du XIXe siècle puis du XXe siècle


Au cours du XIXe siècle, Manhattan grandit et devint un centre économique, profitant, entre autres, de l'ouverture du canal Érié en 1825. En 1835, sa population dépassa celle de Philadelphie, New York devenant ainsi la plus grande ville du pays. Dans la seconde moitié du siècle, l'arrivée massive des immigrants, qui entraient par Ellis Island aux États-Unis, renforça la position de Manhattan. New York commença dès lors à s'étendre au-delà de l'île originelle. En effet, en 1874, une portion de ce qui est aujourd’hui le Bronx fut rattachée au comté de New York, puis la totalité en 189512. En 1898 est créée la City of Greater New York, qui fait du Bronx un borough à part, bien que faisant toujours partie du comté de New York. C'est le 1er janvier 1914 que la Législature de l'État de New York créa le comté du Bronx, et le comté de New York fut réduit à ses limites actuelles13. Cependant l'apparition progressive des autres boroughs ne diminue pas le pouvoir grandissant de Manhattan, qui reste le véritable cœur de la ville. La construction de nombreux gratte-ciel dès le début du XXe siècle témoigne du dynamisme du borough et accroît sa célébrité dans le monde entier. Il en va de même au niveau culturel. Dans les années 1920, la Renaissance de Harlem fait de ce quartier du borough, la « capitale mondiale de la culture noire ». Malgré les effets de la Grande Dépression, les années 1930 virent l'édification de plusieurs des plus grands gratte-ciel du monde, dont certains, comme l'Empire State Building ou le Chrysler Building, par leur célébrité, suffisent à symboliser New York.

 

 

 

 

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Le World Trade Center, symbole de la puissance de Manhattan et des États-Unis, de 1973 à 2001.

 

 

 

 

Dans les années 1970, Manhattan connut une crise financière et démographique : les usines et les ateliers fermèrent, une partie de la population quitta le centre pour les banlieues ou pour la Sun Belt. Dans les années 1980, avec la renaissance de Wall Street, Manhattan effectua son retour en tant que centre mondial de l'économie et des finances. La forte baisse de la criminalité, entreprise durant les années 1990 et rendue possible par la politique de tolérance zéro du maire Rudolph Giuliani, a contribué à changer le visage de nombreux quartiers du borough. Depuis quelques années, on assiste ainsi à une mutation de plusieurs quartiers de Manhattan. Les anciens ateliers de textile ou les installations portuaires sont transformés en loft ou en galeries d'art à SoHo, dans Midtown et autour du Lincoln Center. De nombreux blocs sont rénovés et réhabilités, y compris dans certains secteurs de Harlem ; cette reconquête du centre par les populations aisées entraîne un phénomène de gentrification14, peu profitable aux plus défavorisés et qui peut menacer l'héritage culturel des quartiers, à l'instar du Lower East Side15.

L'histoire récente de Manhattan est marquée par l'attaque terroriste du 11 septembre 2001 sur le World Trade Center, dont les conséquences ont été importantes pour le borough et ses habitants. En effet, avec la chute des tours jumelles, la skyline de Manhattan a été totalement modifiée, et le ground zero, situé au cœur du centre financier historique de Wall Street accueillera d'ici 2011 plusieurs mémorials commémorant l'événement. En 2013, le One World Trade Center (541 m) redeviendra le plus haut bâtiment de l'île, devant l'Empire State Building qui a hérité de ce titre en 2001 et dépassera la Willis Tower (442 m) à Chicago, le plus haut gratte-ciel du pays à ce jour.

 

 

 

 

 

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Vue panoramique de Manhattan prise depuis le GE Building.

 

 

 

Géographie

 

 

 


Article détaillé : Géographie de New York.

 

 

 

Données générales

 

 

 


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Image satellite du quartier de Manhattan.

 

 

 

Le borough de Manhattan a une superficie totale de 87,5 km2, dont 59,5 km2 de terres émergées et 28 km2 d’eau2.

L'île de Manhattan est entourée par l'Hudson à l'ouest et l'East River à l'est. Elle couvre une superficie de 58,8 km2, mesure 21,6 km de long et atteint 3,7 km de largeur au niveau de la 14e Rue16. Au nord, la Harlem River la sépare du Bronx et du continent.

Le borough comprend également d'autres îles, dont Randall's Island, Ward's Island et Roosevelt Island dans l'East River, ainsi que Governors Island et Liberty Island au sud dans la baie de New York. Il s'étend aussi sur une petite partie du continent, enclavée dans le Bronx : il s'agit du quartier de Marble Hill, qui faisait autrefois partie de l'île de Manhattan, mais qui fut séparé de celle-ci lors de la construction en 1895 du canal de Spuyten Duyvil Creek qui reliait l'Hudson à la Harlem River ; puis rejoignit le continent lorsque le canal fut rebouché avant la Première Guerre mondiale. Le New York County, dont l'île fait partie possède quant à lui une superficie de 87,5 km2, séparés en 59,5 km2 de terre, et 28 km2 d'eau17.

En comparaison avec Paris intra-muros (sans les bois), l'île de Manhattan est plus petite en superficie (87 km2 contre 58,8 km2).

 

 

 

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L'île de Manhattan comparée à Paris et sa petite couronne (l'A86 en rouge et le boulevard périphérique en noir).

 

 

 

Une influence humaine marquée


L'exemple du quartier de Marble Hill, séparé de Manhattan depuis 1895 illustre bien l'impact de l'homme sur la géographie de la baie de New York.
Depuis la colonisation hollandaise, Manhattan a connu de nombreuses revendications de terres, visant à gagner toujours plus de terrain par rapport aux limites imposées par les cours d'eau ou la mer. Ainsi, au début du XIXe siècle, du remblai fut utilisé afin d'agrandir le quartier de Lower Manhattan au niveau de la pointe sud de l'île, entre les limites naturelles de l'Hudson River sur Greenwich Street jusqu'à West Street18. Plus récemment, lors de la construction du World Trade Center, quelque 917 000 m3 de terre19 ont été excavés, puis réutilisés afin de construire Battery Park City20. L'extension de 210 mètres sur le fleuve couvre 37 hectares, fournit 1,9 km de côte et environ 12 hectares de parcs21.
La Wildlife Conservation Society, qui gère notamment les zoos et aquariums de New York, a entrepris, à travers le « Mannahatta Project », une simulation sur ordinateur présentant au public, virtuellement, la biogéographie et l'écologie de Manhattan telle que l'île était lorsque Henry Hudson la découvrit en 1609, et de la comparer avec le borough actuel, fortement artificialisé3. Le National geographic, l'université d'Oregon22 accompagnent le portail internet « Welikia » (qui signifie « ma bonne maison » dans la langue Lenape des Amérindiens qui vivaient là il y a 400 ans). Ce projet d'écologie rétrospective questionne la gestion actuelle de l'environnement. Il vise notamment à sensibiliser les new-yorkais à la possibilité et à la nécessité de reconnecter les milieux naturels urbains entre eux et avec ce qui reste du monde sauvage et à rappeler ou préciser l'écopotentialité de la région.
Il semble en effet, selon les données réunies pour cette étude qu'avec « plus de 55 différentes communautés écologiques différentes, la biodiversité Mannahatta par acre rivalisait avec celle des parcs nationaux tels que Yellowstone, Yosemite et les Great Smoky Mountains ! »23,24

 

 

Organisation cadastrale


Manhattan est globalement organisé selon un plan en damier hérité du Commissioners' Plan de 181125, qui proposait la création de seize avenues dans la direction nord/sud, entrecoupées par 155 rues dans la direction est/ouest. Ce plan formé de rues perpendiculaires ne concerne pas l'ensemble de Manhattan, mais seulement la partie de l'île située au nord d'Houston Street, rue à partir de laquelle part la 1re Rue. En outre, le plan n'est parfaitement respecté qu'à partir de la 14e rue étant donné que le Greenwich Village est situé dans un espace délimité par Houston Street et la 14e rue. Seule Broadway, qui traverse Manhattan du sud au nord s'intercale dans le plan hippodamien. En ce qui concerne la numérotation des rues, elle est des plus simples dans ce système cadastral : les avenues sont numérotées de 1 à 12 et de A à D avec parfois des noms annexes (Lexington Avenue, Park Avenue) alors que les rues sont numérotées de 1 à 220. Globalement, les rues possèdent une largeur de 18 m, et 61 m séparent les différentes rues parallèles. Quinze rues possèdent le statut différent de Crosstown Streets (la 34e rue, 42e rue, 59e rue), en raison de leur fréquentation plus importante ; elles sont en conséquence plus larges (30 m)25.

 

 

 

 

 

Climat

 

 

 


Article détaillé : Climat de New York.

 

 

 

 

 

Bien qu'étant située à la même latitude que les villes européennes les plus chaudes, comme Naples ou Madrid, New York, et en particulier Manhattan, possède un climat continental humide. Il résulte d'une combinaison de vents dominants qui amènent de l'air frais en provenance de l'intérieur du continent nord-américain26. La protections des Appalaches explique les températures hivernales plus douces que dans les régions situées sur le continent, ce qui limite la quantité annuelle de neige, généralement comprise entre 63,5 et 88,9 cm26. En outre, il s'écoule en moyenne 220 jours entre les gelées saisonnières26. En général, le printemps et l'automne sont doux, tandis que l'été est très chaud et humide, avec des températures de 32 °C ou plus enregistrées en moyenne entre 18 et 25 jours durant cette saison26. La météo et le climat de la ville sur le long terme sont influencés par l'oscillation atlantique multidécennale, cycle d'alternance entre chaleur et fraîcheur de l'océan Atlantique d'une durée de 70 ans, qui influence la fréquence et la violence des ouragans et autres tempêtes côtières de la région27. Il arrive parfois que New York connaisse de longues périodes pluvieuses, ou au contraire de longues sécheresses.

Les records de température ont été enregistrés à texte=Central Park au Belvedere Castle le 9 juillet 1936 pour la température la plus haute (41 °C), et le 9 février 1934 pour la température la plus basse (-26 °C). Malgré tout, en août juin 2006, une température de 39 °C a été enregistrée, et en juillet 2011 le thermomètre a affiché jusqu'à 41 °C. Et ce n'est pas les températures atteintes à l’intérieur de la ville où probablement 44°C a déjà était atteint à cause de l’îlot de chaleur urbain. Le plus bas atteint récemment remonte à janvier 2004, avec une température de -18 °C.

Du fait de l'orientation de 28 9 degrés du plan en damier se produit deux fois par an un phénomène surnommé Manhattanhenge (par analogie avec Stonehenge)28. Le 28 mai et le 12 juillet (dates de 2006), le lever et le coucher du soleil sont dans l’axe des rues, et l’on peut toujours observer le soleil dans la rue, malgré la présence des gratte-ciel29,30.

 

 

 

 

Relevé météorologique de Manhattan Belvedere castle
Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -4 -3 1 6 12 17 20 19 15 10 5 -1 8
Température maximale moyenne (°C) 3 4 10 15 21 26 29 28 24 18 12 6 17
Précipitations (mm) 86 84 99 102 112 95 112 104 99 91 127 99 1 124

 

 

 

Source : Weatherbase

 

Comtés adjacents

 

 

 

 

 

 

 

 

Quartiers

 

 

 


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Un café à Morningside Heights, sur Broadway, entre la 112e et la 113e rue.

 

 

 

 

 

On distingue souvent trois zones principales à Manhattan (du sud vers le nord) :

La Cinquième Avenue, axe majeur de la ville, délimite les côtés est et ouest de la ville.

Les nombreux quartiers de Manhattan ne répondent à aucune convention particulière. Certains sont géographiques, comme l'Upper East Side, d'autres décrivent une réalité ethnique, comme Chinatown ; certains sont des acronymes, comme TriBeCa ("TRIangle BElow CAnal Street") ou SoHo ("SOuth of HOuston"), ou NoLIta ("NOrth of Little ITaly"). Harlem doit son nom à la ville d'Haarlem aux Pays-Bas. Ils dévoilent toute la diversité de Manhattan : le Lower East Side et East Village ont été longtemps associés à une « subculture bohème »31. Chelsea est le quartier de la vie artistique et nocturne du borough. Washington Heights est habité par des immigrants de République dominicaine. Chinatown est, avec plus de 150 000 habitants32, la plus grande concentration de Chinois du monde occidental33. L'Upper West Side est souvent défini comme un quartier intellectuel et créatif34 tandis que l'Upper East Side, l'un des quartiers les plus riches des États-Unis, est caractérisé comme conservateur35,36.

 

 

 

 

Démographie

 

 

 


Article détaillé : Démographie de la ville de New York.

 

 

 

Évolution de la population37
Année Nombre
d'habitants
1790 33 111
1800 60 489
1810 96 373
1820 123 706
1830 202 589
1840 312 710
1850 515 547
1860 813 669
1870 942 292
1880 1 206 299
1890 1 515 301
1900 2 050 600
Année Nombre
d'habitants
1910 2 762 522
1920 2 284 103
1930 1 867 312
1940 1 889 924
1950 1 960 101
1960 1 698 281
1970 1 539 233
1980 1 428 285
1990 1 487 536
2000 1 537 195
2007 1 620 86738

 

 

 

 

 

Le borough de Manhattan constitue le secteur le plus densément peuplé des États-Unis, avec 25 849,8 habitants/km²39. Il compte 1 611 581 habitants, 738 644 ménages et 302 105 familles selon le recensement de 2000. C'est en 1910 que le record historique de densité a été atteint, avec 46 428,9 habitants par km².

Selon le bureau du recensement des États-Unis, la population est composée de 54,36 % de Blancs, de 17,39 % d'Afro-Américains, de 0,50 % d'Amérindiens, 9,40 % d'Asiatiques, de 14,4 % de personnes se revendiquant d'autres origines et de 4,14 % de métis. Indépendamment de cela, 27,18 % de la population est hispanique, et 45,8 % blanche non hispanique.

Au niveau des origines nationales, 7,48 % des habitants sont des descendants d'Irlandais, 7,10 % d'Italiens, 6,63 % d'Allemands et 5,43 % d'Anglais. Les Juifs représentent 20,5 % de la population totale et plus de 35 % de la population blanche[réf. nécessaire], soit 314 500 personnes.

49,4 % de la population possède un niveau d'éducation supérieur ou égal au baccalauréat anglo-saxon ou plus. Le revenu par tête est de 42 922 $. Le revenu moyen par ménage est de 47 030 $. On assiste à des disparités fortes au sein du borough entre les habitants de l'Upper East Side dont le revenu par tête s'élève à plus de 90 000 $40, et 20 % de la population qui vit en dessous du seuil de pauvreté, dont 31,8 % des moins de 18 ans, et 18,9 % des personnages âgées41.

On assiste actuellement à un baby boom à Manhattan : depuis 2000, le nombre d'enfants de moins de 5 ans y vivant a augmenté de plus de 32 %42. Autre évolution, celle du Financial District : la population, qui baissait depuis 1950, est passé de 15 000 habitants à 30 000 habitants en 2005. Cette augmentation est due aux attaques terroristes du 11 septembre 2001, le départ de nombreuses entreprises ayant entraîné la reconversion des bureaux en appartements43.

Selon le New York City Department of City Planning, 298 000 habitants supplémentaires devraient rejoindre le borough entre 2000 et 2030, ce qui représenterait une augmentation de 18,8 %, tandis que le reste de New York connaîtrait une augmentation de 12,7 % sur cette même période44. Cette étude place Manhattan à la seconde place après Staten Island en ce qui concerne leur attractivité en tant que lieu de vie.

 

 

 

 

Caractéristiques démographiques et sociales en 200045
Indicateur : Manhattan New York Drapeau des États-Unis États-Unis
Hommes (%) 47,5 47,4 49,1
Femmes (%) 52,5 52,6 50,9
Âge médian 35,7 34,2 35,3
Moins de 18 ans (%) 16,8 24,2 25,7
18-64 ans (%) 71 64,1 61,9
65 ans et + (%) 12,2 11,7 12,4
Revenu/hab. ($) 42 922 22 402 21 587
Taux de pauvreté46 (%) 20 21,2 12,4

 

 

 

 

 

 

Économie

 

 


Un marché du travail unique

 

 

 

 


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Façade du New York Stock Exchange sur Wall Street.

 

 

 

 

 

 

 

 

Manhattan est le centre économique de l'agglomération new-yorkaise : le district regroupe 2,4 millions d'emplois, soit les deux tiers des emplois de la ville39. La population diurne de Manhattan s'élève à 2 874 000 personnes du fait de l'ajout de 1 337 000 banlieusards à la population résidentielle. Il s'agit du plus important afflux de population du pays ; il représente plus du triple de celui de Washington (district de Columbia) qui s'élève à 481 000 personnes47,48.

Des statistiques de 2006 montrent que le salaire hebdomadaire moyen des personnes travaillant à Manhattan s'élève à 1 453 $ ; c'est le plus élevé des 325 principaux comtés des États-Unis49. La croissance de 7,8 % du salaire est la plus haute parmi les dix comtés principaux50. Le secteur des services est le principal pilier de l'économie du borough, qui compte néanmoins 39 800 actifs dans la fabrication et 39 800 dans la construction. Le secteur de la santé représente 11,3 % des emploisN 1.

 

 

 

Manhattan, centre décisionnel de premier plan



Historiquement, la présence des grandes entreprises n'a pas empêché le développement des détaillants indépendants, néanmoins l'installation récente de magasins des grandes chaînes nationales est considéré par certains comme l'indice d'une homogénéisation du borough en cours51. Cependant, malgré cette tendance, certains quartiers de Manhattan sont toujours caractérisés par un nombre très importants de détaillants, comme par exemple Little Italy ou Chinatown.

Le secteur économique le plus important est celui des finances, que l'on désigne fréquemment par le terme Wall Street, du nom de la rue qui abrite les locaux du New York Stock Exchange (NYSE), la plus grande des bourses mondiales en termes de capitalisation. En outre, Manhattan accueille également le NASDAQ, Bourse où la plupart des entreprises technologiques et des start-up américaines sont cotées. Ainsi, en 2005, 28 000 entreprises y étaient cotées pour une capitalisation de l'ordre de 20 milliards de dollars52. Mais le sud de Manhattan n'abrite pas que le NYSE : plusieurs très grandes entreprises du monde de la finance y possèdent leur siège comme American Express, Merrill Lynch ou Dow Jones. En outre, Lower Manhattan abrite également le complexe du World Financial Center, et de nombreux gratte-ciel abritent des sièges d'entreprises ou des bureaux comme le 40 Wall Street ou l'American International qui renferme les bureaux de la compagnie d'assurances American International Group (AIG).

Le quartier de Midtown regroupe des sièges de banques, des centres commerciaux et culturels et reste un pôle de communication (éditeurs, chaînes de télévision, presse) majeur. Parmi les principaux sièges sociaux de ces secteurs, on peut citer les chaînes de télévision CBS, NBC et MTV, ou l'éditeur The New York Times Company. En matière de nouvelles technologies, Manhattan accueille les sièges de Verizon et de Time Warner. New York abrite au total le siège de 22 des cinq-cent plus grosses entreprises mondiales, c'est moins que Tokyo et que Paris, mais trois fois plus que Houston, deuxième ville des États-Unis dans ce domaine53. Sept des huit agences de communication les plus importantes du monde ont Manhattan pour siège54.

Madison Avenue est souvent employé métonymiquement pour désigner le secteur de la publicité dans le borough. La « Silicon Alley » est le technopôle de Manhattan et de New York au niveau du multimédia. Le quartier de Times Square, qui tire son nom du New York Times, est l'un des centres névralgiques du tourisme dans la ville, et accueille également des bureaux de nombreuses entreprises d'envergure internationale: le Condé Nast Building accueille le MarketSite du NASDAQ qui permet de consulter le cours des valeurs en temps réel sur des écrans, et l'agence de presse Reuters possède son propre immeuble, le Reuters Building.

Manhattan est une cible de fonds de pension pratiquant des ventes à la découpe, qui font monter les prix de l'immobilier. Ainsi, le fonds de pension Westbrook, a investi dans le quartier (en particulier à Lower East Side et East Village), suscitant une opposition de certains habitants et faisant monter les prix de l'immobilier 55,56,57.

 

 

 

 

 

Culture et société

 

 

 


Manhattan dans New York

 

 

 


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Manhattan, cœur économique et financier de la ville.

 

 

 

 

 

Manhattan est le borough le plus célèbre de New York : les personnes qui n'habitent pas dans la cité vont jusqu'à considérer que la ville est essentiellement composée de Manhattan. Cette tendance existe aussi chez les New Yorkais, puisque les résidents des autres boroughs disent qu'ils « vont en ville »N 2 lorsqu'ils se dirigent vers Manhattan. Ceci montre toute l'importance culturelle du district : les autres boroughs ne symbolisent pas autant New York car leur identité n'est pas aussi forte que celle de Manhattan58. D'où parfois un certain sentiment d'infériorité de la part ce que l'on appelle parfois « les boroughs extérieurs »N 3, mêlé de convoitise et de critique envers la prédominance de Manhattan59. En contrepartie les habitants de Manhattan ont souvent fait preuve de désintérêt envers le reste de la ville depuis la consolidation, par exemple envers Brooklyn. Les relations sont parfois tendues entre les anciennes villes rivales : selon certains, la consolidation, en renforçant Manhattan dans son rôle central, a fait de Brooklyn un « désert culturel »60. Avec l'essor de Brooklyn et des autres boroughs depuis plusieurs décennies, ces distinctions ont tendance à s'amoindrir59 ; Manhattan reste cependant le cœur incontesté de New York.

 

 

 

 

Monuments et lieux célèbres

 

 

 


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Vue sur Manhattan.

 

 

 

 

 

Le gratte-ciel est indissociable de l'identité de Manhattan depuis la fin du XIXe siècle. Les principaux gratte-ciel de New York se trouvent tous à Manhattan. De 1890 à 1973 les neuf plus hauts bâtiments du monde se trouvaient consécutivement à Manhattan61. Durant les Années folles, la même année voit trois gratte-ciel concourir au titre de plus haut building. Actuellement, l'Empire State Building est le plus haut immeuble de la ville, et a été le plus haut du monde entre 1931 et 1972. La Freedom Tower le dépassera en 2013, mais, malgré ses 541 mètres de haut, elle ne pourra prétendre au titre de plus haut gratte-ciel mondial. La ville possède plusieurs gratte-ciel de bureaux conçus dans le but de respecter l'environnement, comme la Hearst Tower ou le nouveau 7 World Trade Center : ce sont des green buildings62.

Outre les monuments nationaux dont la Statue de la Liberté et les National Historic Landmark comme l'Empire State Building, Manhattan compte une centaine de lieux protégés63, répartis entre différentes catégories (Manhattan Historic Districts, Manhattan Interior Landmarks et Manhattan Individual Landmarks) par la New York City Landmarks Preservation Commission. Ils composent la majorité des édifices protégés de la ville. Manhattan comprend de nombreux hôtels, dont les célèbres Plaza Hotel et Waldorf-Astoria.

 

 

Arts

 

 

 


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Le musée Guggenheim.

 

 

 

 

 

Le Metropolitan Museum of Art, le Museum of Modern Art (MoMA), le Whitney Museum of American Art et le Musée Solomon R. Guggenheim abritent des collections artistiques qui comptent parmi les plus vastes et riches au monde. Le borough compte la plupart des musées principaux de New York. Le quartier de Chelsea est connu pour ses galeries d'art (on en recense plus de 20064) consacrées à l'art moderne, qui font connaître les nouveaux artistes ; ainsi que pour les évènements culturels qui s'y déroulent.

La section de Broadway située près de Times Square accueille de nombreux théâtres réputés où sont jouées comédies musicales et pièces de théâtre célèbres. Le Lincoln Center accueille le Metropolitan Opera, une des plus importantes salle d'opéra du monde.

 

 

 

Religion

 

 

 


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La cathédrale Saint-Patrick de New York.

 

 

 

 

 

L'Église catholique romaine compte 564 505 fidèles à Manhattan, soit plus de 36 % de la population, et y possède 110 paroisses. Les juifs forment le second groupe religieux du borough avec 314 500 personnes (20,5 %) et 102 congrégations. Les protestants sont 139 732 (9,1 %) et les musulmans 37 078 (2,4 %)65.

La Cathédrale Saint-Patrick de New York, située à Midtown, est la plus grande cathédrale néogothique d'Amérique du Nord66, et la plus ancienne église catholique de New York. C'est le siège de l'archidiocèse de New York depuis 1879 ; elle a remplacé à cette date la St. Patrick's Old Cathedral. La cathédrale Saint John the Divine, plus grande cathédrale du monde, est le siège du diocèse de New York de l'Église épiscopale des États-Unis. L'Abyssinian Baptist Church est une célèbre église d'Harlem. La Riverside Church, église baptiste, est connue pour son architecture néogothique et pour les discours qui y ont été prononcés par des personnalités telles que Martin Luther King.

La synagogue d'Eldridge Street est l'une des plus anciennes des États-Unis. La New York Mosque est le plus grand lieu de culte musulman de New York. Caractérisée par son style architectural moderne et son orientation en diagonale vers La Mecque, elle se trouve sur la Troisième Avenue à l'intersection de la 96e Rue et de la 97e Rue.

 

 

 

Media


Le New York Times, le New York Daily News et le New York Post ont leur sièges sociaux dans le borough, de même que le plus grand journal financier, le Wall Street Journal. AM New York, The Greenwich Village Gazette et The Villager sont les autres quotidiens principaux. The Village Voice est le principal journal hebdomadaire de Manhattan.

Le secteur de la télévision est un employeur important dans le district, qui accueille les sièges sociaux des cinq groupes majeurs, ABC, CBS, FOX, NBC, The CW. De nombreuses chaînes y sont également basées, comme MTV, Fox News, HBO et Comedy Central.

 

 

 

Éducation et bibliothèques

 

 

 


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Bâtiment principal de la New York Public Library.

 

 

 

 

 

Le New York City Department of Education, le plus grand système d'écoles publiques des États-Unis, dirige les établissements publics dans le borough. Manhattan compte de nombreux établissements secondaires célèbres, comme la Stuyvesant High School, la Fiorello H. LaGuardia High School of Music & Art and Performing Arts, la High School of Fashion Industries, la Murry Bergtraum High School, le Manhattan Center for Science and Mathematics, la Hunter College High School et la Bard High School Early College. Certains de ces établissements prestigieux sont spécialisés dans différents domaines ou proposent des cursus spéciaux.

Manhattan accueille plusieurs universités réputées, comme l'université Columbia qui fait partie de la célèbre Ivy League, l'université de New York (NYU), l'université Rockefeller, l'université Cornell, un campus de la Fordham University, le City College of New York ainsi que la City University of New York (CUNY). Le borough est l'un des centres mondiaux de la recherche en médecine et dans les sciences de la vie67.

En 2003, 52,3 % des habitants de plus de 25 ans avaient un bachelor. C'est le cinquième plus haut taux de tous les comtés du pays. Le borough est l'une des concentrations de personnes hautement éduquées la plus dense du pays, avec environ 60 % de personnes diplômées, dont 25 % avec des diplômes avancés68.

Manhattan est servie par la New York Public Library, le plus important système de bibliothèques du pays, qui y possède 35 bibliothèques69. Les cinq branches de la Central Library, à savoir la Mid-Manhattan Library, la Donnell Library Center, la New York Public Library for the Performing Arts, la Andrew Heiskell Braille and Talking Book Library et la Science, Industry and Business Library, sont toutes situées à Manhattan70.

 

 

 

Parcs et équipement sportif

 

 

 

 


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Madison Square Garden.

 

 

 

 

 

Les espaces verts représentent 17,8 % du territoire du borough, soit 10,9 km2. Le plus célèbre parc de New York, Central Park, est situé à Manhattan. Il représente 30 % de la superficie de ces espaces verts, qui comprennent 204 aires de jeu, 251 « rues vertes », 371 terrains de basket-ball et de nombreux autres équipements71. La place de Bowling Green constitue le plus ancien parc de Manhattan. Les autres parcs célèbres du borough sont Washington Square Park, Union Square, le Tompkins Square Park, Battery Park.

Les franchises Knicks de New York (NBA) et Rangers de New York (Ligue nationale de hockey) sont basées à Manhattan. Madison Square Garden est la seule salle polyvalente professionnelle du borough.

 

 

 

 

 

 

Administration

 

 

 


Article détaillé : Gouvernement de New York.

 

 

 

Résultats des élections présidentielles72
Années Républicains Démocrates
1960 34,2 % - 217 271 65,3 % - 414 902
1964 19,2 % - 120 125 80,5 % - 503 848
1968 25,6 % - 135 458 70,0 % - 370 806
1972 33,4 % - 178 515 66,2 % - 354 326
1976 25,5 % - 117 702 73,2 % - 337 438
1980 26,2 % - 115 911 62,4 % - 275 742
1984 27,4 % - 144 281 72,1 % - 379 521
1988 22,9 % - 115 927 76,1 % - 385 675
1992 15,9 % - 84 501 78,2 % - 416 142
1996 13,8 % - 67 839 80,0 % - 394 131
2000 14,2 % - 79 921 79,8 % - 449 300
2004 16,7 % - 107 405 82,1 % - 526 765
2008 14,0 % - 79 448 85,0 % - 490 634

 

 

 

 

Manhattan est l'un des cinq arrondissements (Borough) de la ville de New York. L'administration municipale de New York est divisée en branches exécutive et législative. Le maire (Mayor of New York) est le chef du pouvoir exécutif tandis que le conseil municipal (New York City Council) représente le pouvoir législatif.

Chacun des 5 boroughs qui compose la ville est représenté par un Borough President. Il s'agit d'un poste représentatif aux pouvoirs très limités, qui consiste essentiellement à conseiller le maire à propos du budget et des problèmes relatifs à un borough en particulier.

Le Borough President actuel de Manhattan est Scott Stringer, un démocrate élu en 200573. Robert M. Morgenthau, un démocrate, est le district attorney du comté de New York depuis 197474.
Depuis 2007, c'est Cyrus Vance Jr, democrate aussi qui est District Attorney. Manhattan est géré par un conseil municipal de dix membres, le troisième plus important des cinq boroughs. Il est divisé en 12 secteurs administratifs représentés chacun par un Community Board composé de 50 membres bénévoles. Ces derniers représentent les habitants et peuvent présenter des requêtes à l'administration, mais disposent uniquement d'un pouvoir consultatif.

 

 

 

 

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Les 12 Community Boards de Manhattan (en rose).

 

 

 

 

 

 

C'est à Manhattan que se localise le New York City Hall, le siège du gouvernement de New York qui comprend les bureaux du Maire de la ville et du New York City Council. Le Manhattan Municipal Building, achevé en 1916, constitue l'un des plus grands bâtiments administratifs du monde75. Manhattan accueille un grand nombre de délégations étrangères, avec 105 consulats, consulats généraux et honoraires76, du fait de la présence du Siège des Nations unies dans la ville.

Le Parti démocrate détient la totalité des postes du borough. 85 % des votants enregistrés dans un parti sont démocrates, les républicains représentent donc une minorité : ils ne sont plus de 20 % que dans l'Upper East Side et le Financial District. Aucun républicain n'a été choisi par les habitants du borough dans le cadre d'une élection présidentielle depuis 1924. Lors de l'élection de 2004, le démocrate John Kerry a reçu 82,1 % des voix et son adversaire George W. Bush en a obtenu 16,7 %77. Le borough est la plus importante source de fonds pour les campagnes présidentielles américaines. Il comptait en 2004 six des sept codes ZIP contribuant le plus au financement politique78.

 

 

 

Criminalité

 

 

 


Voir la section sur la sécurité de l'article sur New York.

 

 

 

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Une Ford Crown Victoria Police Interceptor du NYPD.

 

 

 

 

 

Au XIXe siècle, la plupart des immigrants finissaient par connaître la misère des quartiers mal famés du borough, dont celui de Five Points, situé entre Broadway et Bowery, au nord-est du New York City Hall. En 1842, Charles Dickens visita cette partie de Manhattan et fut consterné par les effroyables conditions de vie de ses habitants79, marquées par l'insalubrité, les maladies, les établissements douteux et le crime. Des organisations criminelles comme Five Points Gang y virent le jour à la fin du siècle. La Cosa Nostra (Mafia) s'y installa. Parmi les gangsters du début du XXe siècle qui agirent à Manhattan, on peut citer Lucky Luciano80, Al Capone - qui y commença son activité criminelle81 - et Meyer Lansky.

Après une importante hausse dans les années 1960 et 1970, la criminalité baissa dans le borough et dans New York entière à partir des années 1990. De 503 meurtres à Manhattan en 1990, on en comptait 111 en 2006, ce qui représente une baisse d'environ 78 %. Le vol a également baissé de plus de 80 %, et le vol de voiture de plus de 90 %. En général les statistiques du CompStat montrent une diminution dépassant 75 % dans les sept catégories de crimes principales, et les statistiques annuelles jusqu'en mai 2007 montrent que la tendance est toujours à la baisse82,83.

 

 

 

Transport

 

 

 


Article détaillé : Transport à New York.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les transports en commun prédominent dans le borough : selon le recensement de 2000, plus de 75 % des habitants de l'île ne possèdent pas de voitures84. Seuls 18 % des habitants conduisent pour se rendre au travail85. Le métro de New York est le moyen de transport le plus utilisé.

 

 

 

 

 

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Le pont de Brooklyn.

 

 

 

 

 

En 2007, le Maire, Michael Bloomberg, a proposé la création d'un système de péage urbain visant à améliorer la qualité de l'air et le trafic, sur le modèle de celui de Londres. Les fonds récoltés seraient utilisés pour l'amélioration des infrastructures de transport en commun. New York serait alors la première grande ville du pays à imposer un tel système de tarific

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 09:10

Années 1880

 

 

 

 

 


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Années 1890

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XXe siècle

Années 1900

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XXIe siècle

Années 2000

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Voir aussi

 

 

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7 mai 2013 2 07 /05 /mai /2013 09:07

Chronologie des États-Unis

 

 

 

 

 


 

Période précolombienne

Période coloniale

XVe siècle

XVIe siècle

XVIIe siècle

XVIIIe siècle

Révolution américaine

Années 1770

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Années 1780

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Années 1790

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XIXe siècle

Années 1800

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Années 1810

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Années 1820

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  • 1821 : élection d'Andrew Jackson au poste de gouverneur de Floride le 17 juillet.
  • 1823 : le 2 décembre, Déclaration Monroe ; début du deuxième mandat de James Monroe
  • 1825 : le 3 janvier, fondation de la communauté New Harmony par Robert Owen.
  • 1828 : le 3 décembre, élection d'Andrew Jackson à la présidence des États-Unis
  • 1829 : le 4 mars, entrée en fonctions d'Andrew Jackson

Années 1830

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Années 1840

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Années 1850

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Années 1860

Calendrier annuel  Par année : 1860186118621863186418651866186718681869

1861 - 1865 : guerre de Sécession.

  • 1861
    • De janvier à février : Le Mississippi, la Floride, l’Alabama, la Géorgie, la Louisiane, le Texas sortent à leur tour de l’Union.
    • 4-9 février : convention de Montgomery : les sept États sécessionnistes forment une Confédération, élisent Jefferson Davis (ancien secrétaire à la Guerre) à la présidence et une Constitution est adoptée le 11 mars.
    • Avril-juin : La Virginie (17 avril), l’Arkansas (6 mai), la Caroline du Nord (20 mai) et le Tennessee font sécession et entrent dans la Confédération.
    • 11-12 avril : premiers coups de fusil à Fort Sumter.
  • 1862
  • 1864
  • 1865
    • Abraham Lincoln proclame l'abolition de l'esclavage.
    • 14 avril : Assassinat de Lincoln par John Wilkes Booth, un acteur sudiste ; le vice-président Andrew Johnson lui succède.
    • 10 mai : Le président Jefferson Davis est fait prisonnier en Géorgie.
    • 26 mai : Les dernières forces du Sud capitulent. La guerre de Sécession se termine par la victoire des nordistes
    • 1er février : 13e amendement à la Constitution interdisant l’esclavage.
    • décembre : Les États sécessionnistes demandent leur réintégration et ratifient le 13e amendement.
  • 1866
  • 1867 - 1868 : Tenure Office Act interdisant au président de révoquer les hauts fonctionnaires et les membres de son cabinet sans autorisation du Sénat. Conflit Congrès / président Johnson : une procédure d’impeachment échoue à une voix près.
  • 1867
  • 1868
    • Traité de Burlingame
    • 14e amendement : exclusion des fonctions publiques des Blancs ayant pris le parti de la Sécession.

Années 1870

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3 mai 2013 5 03 /05 /mai /2013 09:35

Île aux Marins

 

 

 

 



Île aux Marins
Une maison de pêcheur sur l'île aux Marins
Une maison de pêcheur sur l'île aux Marins
Géographie
Pays Drapeau de France France
Archipel Saint-Pierre-et-Miquelon
Localisation Océan Atlantique
Coordonnées 46° 47′ 10″ N 56° 09′ 00″ W   
Point culminant non nommé (35 m)
Géologie Île continentale
Administration
Drapeau de France France
Collectivité d'outre-mer Saint-Pierre-et-Miquelon
Démographie
Population Aucun habitant
Autres informations
Découverte Préhistoire
Fuseau horaire UTC-3

Géolocalisation sur la carte : Saint-Pierre-et-Miquelon

(Voir situation sur carte : Saint-Pierre-et-Miquelon)
Île aux Marins
Île aux Marins
Îles de France

 

 

 

 

 

L'île aux Marins (anciennement île aux Chiens) est une petite île de l'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon.

 

 

Géographie


D'une longueur de 1500 mètres pour une largeur variant de 100 à 400 mètres, elle se présente comme une large bande de terre plate à quelques centaines de mètres au large du port de Saint-Pierre. L'île est aujourd'hui inhabitée.

 

Histoire


Le village de l'île aux Marins.

 

 

 

 

L'île a connu une forte activité à la fin du XIXe siècle comme annexe du port de Saint Pierre pour les activités liées à la pêche à la morue avec un village ayant compté jusqu'à 600 habitants. Ceux-ci étaient autrefois appelés « Pieds rouges1».

En 1920, par arrêté municipal, son nom initial de l'île aux Chiens fut changé en celui de l'île aux Marins.

Le 18 novembre 1929, l'île est touchée par un raz-de-marée provoqué par le tremblement de terre des Grands Bancs qui submerge la partie basse de l'île et déplace quelques maisons. Aucune victime n'est à déplorer.

L'île est inhabitée depuis les années 1960.

L'île a connu un regain d'activité dans les années 80 avec la rénovation des anciennes maisons de pêcheurs.

En 2012, 8 des 12 bâtiments de Saint-Pierre et Miquelon classés au titre des monuments historiques, étaient situés sur l'île aux Marins.

 

 

 

En hommage à l'amiral Dominique Gauchet et à l'île aux chiens.

 

 

 

  • Portail de Saint-Pierre-et-Miquelon Portail de Saint-Pierre-et-Miquelon
  • Portail du monde insulaire Portail du monde insulaire

 

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24 janvier 2013 4 24 /01 /janvier /2013 17:31

Régions économiques

 

 

 

 


Photographie de nuit du Colisée (éclairé) à Rome
Colisée à Rome.

 

 

 

Photographie du Dôme de Milan
Dôme de Milan.

 

 

 

Photographie du Mole Antonelliana à Turin
Mole Antonelliana de Turin.

 

 

 

Photographie du Dôme de Florence
Dôme de Florence.

 

 

 

Photographie de la Tour de Pise
Tour de Pise.

 

 

 

Photographie de la Piazza del Gesù
Naples.

 

 

 

Photographie de la basilique Santa Croce à Lecce
Basilique de la Sainte Croix à Lecce.

 

 

 

Photographie du Castel del Monte d'Andria dans les Pouilles
Castel del Monte de Andria.

 

 

 

Photographie typique de Venise avec ses gondoles
Venise.

 

 

 

L'Italie se divise en quatre grandes régions économiquement distinctes :

  • Le Nord-Ouest, le « Triangle économique », qui appartient au cœur économique de l'Europe et occupe le sud de la mégalopole européenne. La région concentre les principales activités lourdes ainsi que les sièges d'entreprise et s'organise autour des trois grandes villes :
    • Milan, métropole industrielle et tertiaire, capitale financière du pays ;
    • Turin, construction automobile, banque-finance-assurance ;
    • Gênes, premier port d'Italie et second de la Méditerranée après Marseille, associant dans la région construction navale et tourisme haut-de-gamme.
  • Le Nord-Est, correspond à la région des PME-PMI, où leur concentration est la plus forte d'Europe. Le tissu urbain est composé de villes moyennes telles que : Vérone, Padoue, Venise-Mestre, Trieste, Modène, Bologne. Deux ports d'importance (Venise et Trieste) concentrent les activités d'industrie lourde et de construction navale (chantiers Fincantieri) et offrent un débouché pour les industries locales, s'ajoutant à la proximité des pays de l'Europe Centrale (qui connaissent un fort développement depuis peu).
  • L'Italie du centre ou troisième Italie est une région dynamique de l'Europe grâce à des PME innovantes à structures familiales et de puissantes coopératives. Le réseau urbain est également composé de villes moyennes qui conjuguent patrimoine historique et zones d'activités industrielles et artisanales (tissus, automobile, haute couture). Le nord et Bologne influent sur la façade adriatique des Marches mais c'est davantage le pôle florentin (Florence, Prato et Pistoia) associé au port de Livourne, d'une part, et Rome, d'autre part, qui dominent le centre.
  • L'Italie du Sud, (ou Mezzogiorno), qui était la région la moins riche et développée d’Italie au moment de l’unification, a été fortement pénalisée par les choix politiques menés par l’État unitaire, c'est aujourd'hui un espace plus rural et plus pauvre. Il a bénéficié des aides de l'État et de l'Union européenne pour financer un réseau routier performant et installer des complexes industrialo-portuaires, qui se sont souvent révélés être des cathédrales dans le désert. Le Molise et les Abruzzes, qui ne subissent pas la mainmise de la mafia ou de la camorra, ont connu une croissance plus forte que le sud-ouest de l'Italie. Les Pouilles est une région également dynamique ; c'est la deuxième plaine d'Italie, elle offre donc une activité agricole intense en plus de l'activité touristique. La région dispose de ports importants au niveau de Tarente, Bari et Brindisi.

     

     

     

Region Chef-lieu
Valle d'Aosta-Stemma.svg Vallée d'Aoste* Aoste
Piemonte.svg Piémont Turin
Flag of Liguria.svg Ligurie Gênes
Flag of Lombardy.svg Lombardie Milan
Trentino-Alto Adige-Bandiera-30.png Trentin-Haut-Adige* Trente
Flag of Veneto.svg Vénétie Venise
CastelloMiramare.jpg Frioul-Vénétie julienne* Trieste
Regione-Emilia-Romagna-Stemma.svg Émilie-Romagne Bologne
Flag of Tuscany.svg Toscane Florence
Flag of Umbria.svg Ombrie Pérouse
Coat of arms of Marche.svg Marches Ancône
Lazio Flag.svg Latium Rome
Abruzzo bandiera.svg Abruzzes L'Aquila
Flag of Molise.svg Molise Campobasso
Flag of Campania.svg Campanie Naples
Flag of Apulia.png Pouilles Bari
Flag of Basilicata.svg Basilicate Potenza
Coat of arms of Calabria.svg Calabre Catanzaro
Flag of Sicily (revised).svg Sicile* Palerme
Flag of the Italian region Sardinia.svg Sardaigne* Cagliari

 

 

 

Ville Agglomération urbaine Aire urbaine Superf.
(en km²)
1 Milan 4 500 000 7 000 000 12 000
2 Rome 3 800 000 4 340 000 3 089
3 Naples 2 200 000 5 000 000 2 300
4 Turin 1 460 000 1 700 000 1 127
5 Palerme 860 000 1 040 000 1 391
6 Gênes 745 000 1 400 000 4 200
7 Bari 620 000 1 000 000 2 270
8 Florence 600 000 1 500 000 4 844
9 Bologne 580 000 980 000 3 703
10 Catane 580 000 760 000 939
11 Cagliari 370 000 470 000 1 800
12 Venise 360 000 3 270 000 6 680
13 Messine 250 000 480 000 1 135
14 Trieste 220 000 240 000 212

 

 

 

Transports

L’Italie est située au Centre du bassin méditerranéen. Sa position géographique centrale a permis à ses cités de jouer un rôle majeur dans le commerce entre l’Orient et l’Occident au Moyen Âge. Aujourd’hui la Méditerranée est traversée par des routes maritimes mondiales via le Canal de Suez. Le port de Gioia Tauro est devenu le premier port de conteneurs de la Méditerranée bien que mal desservi et ne disposant pas de plateforme logistique adéquate ; il reste donc un port de transbordement. L’Italie cherche à renforcer ses liaisons avec l’UE: l’aéroport international de Milan Malpensa, achevé en 2001, permet de relier plus facilement le cœur économique de l’Italie au reste du monde, intention relayée par les projets ferroviaires Berlin-Palerme et Lyon Turin Budapest qui accentueront le rôle central de l’Italie du Nord. On note aussi un réseau de ports très efficace, aussi bien dans le trafic de marchandises que dans le trafic de passagers/touristes. Malgré un arc alpin très marquant, les flux économiques entre le nord de l’Europe et l’Italie ne sont pas limités grâce aux bonnes relations entretenues avec ses voisins et les nombreuses coopérations.

Le pays compte en tout 29 aéroports internationaux, les plus grands étant Leonardo da Vinci (Fiumicino) à Rome (35 millions de passagers) et Malpensa à Milan (23 millions de passagers). Milan possède 3 aéroports (Malpensa, Linate et Orio Al Serio), ce qui en fait la première plaque tournante du trafic avec 38 millions de passagers.

Il y a 7 000 km d'autoroute parcourant le pays du nord au sud (y compris la Sicile). La plupart de ces autoroutes sont payantes, sauf, par exemple, l'autoroute A3 reliant Naples à Reggio Di Calabria. La première autoroute mise en service au monde fût celle reliant Milan à Varese et ne comptait qu'une seule voie dans chaque sens. Inaugurée en 1927 par Mussolini, elle est toujours en fonction en 2008 et élargie à 3 voies. À cela s'ajoute un réseau de superstrada, route nationale (SS : Strada Statale) à 4 voies d'un total de 1 500 km, qui connecte les régions périphériques aux grands axes. Le réseau est toutefois surchargé et de nombreux projets de réhabilitation des plus anciennes autoroutes sont en cours de réalisation, afin d'en augmenter les capacités.

Le TAV, équivalent du TGV français, utilise le réseau AV/AC italien (Alta Velocità/Alta Capacità) qui est composé de deux axes principaux : l'axe Turin-Milan-Verone-Venise et l'axe Milan-Florence-Rome-Naples-Salerne. À cela s'ajoutera l'axe Milan-Gênes et Naples-Bari (ce dernier étant déjà par un système à grande vitesse mais plus lent que le TAV). Actuellement le réseau TAV compte 1 243 km de lignes AV/AC. L'ensemble du réseau ferroviaire est de 18'376 km.

Culture

 

 

 

Article détaillé : Culture de l'Italie.

 

 

 

Langues

L’unité nationale italienne a été tardive et s’est opérée sur fond d’une réelle diversité culturelle et linguistique, qui est encore très sensible aujourd’hui. L’italien doit composer avec les langues et dialectes locaux : en 2002, si 6,7 % de la population, tous contextes confondus, utilise exclusivement le dialecte, le taux des dialectophones monte à 52 % si on englobe ceux qui l’utilisent en alternative avec l’italien. De plus, assez peu d'italiens maîtrisaient la langue italienne il y a encore 50 ans. À propos du problème d'illettrisme en Italie, Victor Hugo a d'ailleurs dit : « […] l'Italie, dont aucun homme qui pense ne peut plus prononcer le nom qu'avec une inexprimable douleur filiale, l'Italie, cette mère des génies et des nations, qui a répandu sur l'univers toutes les plus éblouissantes merveilles de la poésie et des arts, l'Italie, qui a appris à lire au genre humain, l'Italie aujourd'hui ne sait pas lire ! »18. Douze langues minoritaires sont reconnues par la Constitution : frioulan (ou ladin oriental), ladin dolomitique (ou ladin occidental), allemand, slovène, occitan, français, francoprovençal, albanais, grec, sarde, catalan et croate.

Religions

 

 

 

Article détaillé : Religion en Italie.

 

 

 

La plus grande association du culte en Italie est l'Église catholique romaine, suivie de très loin par les Assemblee di Dio, qui sont des communautés pentecôtistes, les témoins de Jéhovah et les musulmans, quand on prend en compte les immigrés19. Viennent ensuite les juifs et les Valdesi (Vaudois réfugiés en Italie des régions francoprovençales).

Fêtes

 

 

 

Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom local Remarques
1er janvier Jour de l'an Capodanno  
6 janvier Épiphanie Epifania (pop. Befana)  
Mobile Pâques Pasqua  
Mobile Lundi de Pâques Lunedì dell'Angelo ou Lunedì di Pasqua (pop. Pasquetta)  
25 avril Anniversaire de la Libération Anniversario della Liberazione 1945
1er mai Fête du Travail Festa dei lavoratori  
2 juin Fête de la République Festa della Repubblica italiana (it) 1946
15 août Assomption Assunzione (pop. Ferragosto)  
1er novembre Toussaint Tutti i Santi ou Ognissanti  
8 décembre Immaculée Conception Immacolata Concezione  
25 décembre Noël Natale  
26 décembre Saint Étienne Santo Stefano  

 

 

 

Un décret de 1985 fixe les fêtes religieuses (catholiques), en application de l'accord concordataire (art. 6) signé à Rome le 18 février 1984 entre la République italienne et le Saint-Siège, ratifié par la loi no 121 du 25 mars 1985 :

  • tous les dimanches ;
  • le 1er janvier, Maria Santissima Madre di Dio (Marie très sainte, mère de Dieu) ;
  • le 6 janvier, Epifania del Signore (Épiphanie du Seigneur) ;
  • le 15 août, Assunzione della Beata Vergine Maria (Assomption de la Bienheureuse Vierge Marie) ;
  • le 1er novembre, tutti i Santi (Toussaint) ;
  • le 8 décembre, Immacolata Concezione della Beata Vergine Maria (Immaculée Conception) ;
  • le 25 décembre, Natale del Signore (Noël du Seigneur) ;
  • le 29 juin, SS. Pietro e Paolo (Saints Pierre et Paul), pour la commune de Rome;
  • le 7 décembre, S. Ambrogio (Saint Ambroise), pour la commune de Milan. Ouverture de la nouvelle saison du Teatre La Scala.

     

     

     

Cuisine

 

 

 

La pizza Margherita, créée en l'honneur de Marguerite de Savoie (reine d'Italie) en 1889 par le pizzaiolo Raffaele Esposito.

 

 

 

La cuisine italienne est l'une des principales cuisines mondiales. Elle se caractérise par la variété des produits utilisés ainsi que par une grande diversité régionale.

Parmi les plats les plus célèbres on peut citer la pizza, les pâtes à la bolognaise, ainsi que le café italien (cappuccino, expresso, lungo).

Sport

Le sport le plus populaire en Italie est le football20. L'équipe nationale a remporté la Coupe du monde de football à quatre reprises, soit plus que n'importe quel autre pays européen et derrière le Brésil au niveau mondial.

Les autres sports populaires sont le volleyball, le basket, la pêche sportive, l'athlétisme, le tennis, le motocyclisme et les sports équestres20.

Médias

Codes

L'Italie a pour codes :

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 15:59

Musique et arts du spectacle

 

 

 

 


Article détaillé : Musique des États-Unis.

 

 

 

Broadway à New York.

 

 

 

Phineas Taylor Barnum est l'un des premiers promoteurs du théâtre américain, qui commença dans le quartier des spectacles à Manhattan en 1841. Edward Harrigan et Tony Hart s'associent dans les années 1870 pour produire une série de comédies musicales à New York. Au début du XXe siècle, Broadway devient le centre de ce genre aux États-Unis. Les chansons et les mélodies d'Irving Berlin, Cole Porter et Stephen Sondheim deviennent des classiques. En 1936, le dramaturge Eugene O'Neill remporte le prix Nobel de littérature; le prix Pulitzer de théâtre récompense Tennessee Williams, Edward Albee et August Wilson.

En musique, Charles Ives (1874-1954) est considéré comme l'un des premiers grands compositeurs américains, dans les années 1910. Henry Cowell et John Cage ont essayé après lui de donner une approche américaine de la composition classique. Aaron Copland et George Gershwin développent une synthèse spécifiquement américaine de la musique populaire et classique.

En ce qui concerne la musique populaire du XXe siècle, les États-Unis sont le berceau du gospel, du jazz, du blues, du rhythm and blues, du rock 'n' roll, de la soul, de la house music, du disco, de la funk, du jazz-rock et du rap.

Isadora Duncan et Martha Graham furent les figures centrales de la création en danse moderne ; George Balanchine et Jerome Robbins sont les grands noms du ballet.

 

 

Cuisine

 


Un dessert américain : l'apple pie.

 

 

 

Article détaillé : Cuisine des États-Unis.

 

 

 

La cuisine américaine est à l'image du peuplement du pays, c'est-à-dire diverse et métissée. Toutefois, les principaux apports sont allemand, hollandais et irlandais et ces influences perdurent jusqu'à nos jours. La cuisine amérindienne compte également beaucoup : les recettes traditionnelles des Indiens d'Alabama sont préservées et protégées comme un patrimoine culturel95.

Il existe également de nombreux plats et cuisines régionaux : cuisine amish en Pennsylvanie, cuisine cadienne de la Louisiane, cuisine paysanne du Vieux Sud (dont la cuisine virginienne), californienne ou de la Nouvelle-Angleterre. C'est aux États-Unis que sont nés la cuisine rapide (fast-food) et les produits de consommation de masse, qui se sont diffusés dans le monde entier (Coca-Cola, etc.).

 

Religion



Article détaillé : Religion aux États-Unis.

 

 

 

Depuis la fin du XVIIIe siècle, la religion est officiellement séparée de l'État et ce principe est assuré par la constitution (article VI et premier amendement). Dans la constitution et dans la Déclaration des Droits, il n'est jamais fait référence à Dieu ou à la Providence96. Cependant, il se retrouve sur la monnaie américaine : « In God We Trust » (qui signifie « En Dieu nous croyons ») est depuis 1956 la devise nationale et a été déclarée juridiquement compatible avec la constitution97. Néanmoins, l'État fédéral ne subventionne aucune école religieuse au nom de la liberté religieuse98. Depuis 1962, la prière à l'école est prohibée par l'arrêt Engel contre Vitale96. Enfin, il ne faut pas oublier que le premier amendement garantit la non-ingérence de l'État dans les religions et la liberté de culte.

La société américaine accorde une place importante à la religion et à la spiritualité : par exemple, on peut trouver dans chaque chambre d'hôtel une Bible, dans les rues des drapeaux et autres vignettes clamant la souveraineté et la miséricorde de Jésus, et le président américain n'hésite pas à évoquer Dieu dans ses discours. On parle ainsi souvent de « religion civile ». La grande diversité des Églises et le dynamisme dont elles font preuve sont en grande partie expliqués par l'histoire du pays. Aujourd'hui encore, les différentes Églises sont impliquées dans la vie sociale et politique de la nation. L'athéisme a tendance à progresser aux États-Unis99 : d'après un sondage Pew Forum d'août 2007, les Américains agnostiques constituent 21 % de la population, soit 63 millions de personnes100. Selon une enquête d'avril 2009, le nombre d'Américains sans religion s'établirait à 15 %99. Les athées américains s'organisent en associations parmi lesquelles la Coalition laïque pour l'Amérique est la plus puissante. Dans les universités, l’Alliance des étudiants laïques possède quelque 146 bureaux sur les campus du pays99. Cependant, les athées constituent le groupe dont les citoyens américains se méfient le plus, avant même les musulmans et les homosexuels, réaction sociale d'une nation encore très ancrée dans son histoire et identité religieuse où l'écrasante majorité des Américains sont de confessions protestantes, héritage des premiers colons britanniques. La composante chrétienne se voit d'autant plus renforcée aux États-Unis de part l'immigration soutenue prévenant des pays hispaniques dont les populations sont profondément catholiques redonnant ainsi vigueur au catholicisme américain notamment dans les États de Californie, Arizona, Texas et Floride.

Une étude réalisée en 2007 par le Pew Research Center montre la répartition globale suivante : chrétiens - 78,4 % (dont protestants 51,3 % et catholiques 23,9 %), sans religion - 16,1 %, juifs - 1,7 %, bouddhistes - 0,7 %, musulmans - 0,6 %, hindouistes - 0,4 %, autres religions - 2,1 %101.

 

 

Sport

 

 

 

 


Article détaillé : Sport aux États-Unis.

 

 

 

Le Cowboys Stadium au Texas contient le plus grand écran géant du monde.

 

 

 

Depuis la fin du XIXe siècle, le baseball était considéré comme le sport national des États-Unis, avant d'être supplanté par le football américain102. La compétition automobile (Nascar), le basket-ball et le hockey sur glace sont d'autres disciplines majeures (dans cet ordre) dans le pays102. La boxe et les courses de chevaux sont les sports individuels les plus suivis, même s'ils sont concurrencés par le golf. Le football, appelé soccer aux États-Unis, est largement pratiqué par les jeunes et les équipes d'amateurs. Le tennis et d'autres sports de plein air sont également appréciés.

Si de nombreux sports ont été importés d'Europe, c'est en Amérique qu'est né le basket-ball : il fut inventé par le canadien James Naismith à Springfield en 1891. Quant à la Crosse, elle dérive de pratiques amérindiennes précoloniales. Le surf existait dans les îles Hawaï dès le XVe siècle et fut remis au goût du jour par Duke Kahanamoku (1890-1968). Le skateboard et le snowboard ont été inventés aux États-Unis au XXe siècle.

Huit jeux olympiques eurent lieu sur le territoire américain, quatre d'été (St Louis, 1904 ; Los Angeles, 1932 ; Los Angeles, 1984 ; Atlanta, 1996), quatre d'hiver (Lake Placid, 1932 ; Squaw Valley, 1960 ; Lake Placid, 1980 ; Salt Lake City, 2002). Les athlètes américains ont remporté un total de 2 191 médailles depuis les débuts des jeux olympiques d'été, soit plus qu'aucun autre pays103. Le pays occupe la seconde place derrière la Norvège pour les jeux olympiques d'hiver, avec 216 médailles104. Plusieurs sportifs américains sont devenus célèbres dans le monde : on peut citer, parmi tant d'autres les joueurs de baseball Mickey Mantle et Babe Ruth, le boxeur Mohamed Ali, le joueur de tennis John McEnroe, l'athlète Carl Lewis, le joueur de basketball Michael Jordan, le golfeur Tiger Woods ou le nageur Michael Phelps.

Parmi les plus importantes manifestations sportives, on trouve le Super Bowl (finale du football américain), les World Series (finale de baseball), l'Indianapolis 500 (course automobile à la renommée mondiale), l'US Open de tennis, ou le marathon de New York.

 

 

Fêtes et jours fériés

 


Fêtes et jours fériés
Date Nom français Nom américain Sens
1er janvier Jour de l'an New Year's Day Nouvel an
Troisième lundi de janvier Jour de Martin Luther King Martin Luther King Day Naissance de Martin Luther King, pasteur afro-américain militant pour les droits civiques des Noirs.
Troisième lundi de février Jour de George Washington Washington's Birthday (communément, President's Day) Naissance de George Washington, premier président des États-Unis (22 février), et d'Abraham Lincoln (12 février).
Dernier lundi de mai Jour du Souvenir Memorial Day Souvenir des anciens combattants.
4 juillet Jour de l'indépendance Independence Day Commémoration de la déclaration d'indépendance de 1776.
Premier lundi de septembre Fête du Travail Labor Day Célébration de la contribution des travailleurs au pays, le premier défilé a lieu en 1882.
Deuxième lundi d'octobre Jour de Christophe Colomb Columbus Day Fête célébrée en l'honneur de Christophe Colomb.
11 novembre Jour des anciens combattants Veterans Day Commémoration de la fin de la Première Guerre mondiale.
Quatrième jeudi de novembre Action de grâce Thanksgiving Remerciements à Dieu pour l'arrivée saine et sauve en Amérique du bateau le Mayflower.
25 décembre Noël Christmas Day Nativité

 

 

 

 

Certains jours sont fériés dans un État, mais pas dans l'autre : en Californie par exemple, le César Chávez Day (31 mars) ou le Native American Day (le 4e lundi de septembre), les écoles publiques peuvent être fermées.

 

 

 

Langues

 

 

 


Article détaillé : Langues des États-Unis.

 

 

 

Langues (2010)105
Anglais 229,7 millions
Espagnol (incl. créole) 37,0 millions
Chinois 2,8 millions
Français (incl. cadien
et créole francophone)
2,1 millions
Tagalog 1,6 million
Vietnamien 1,4 million
Coréen 1,1 million
Allemand 1,1 million

Statut des langues

 

 

 


Aucune loi n'a été votée pour préciser la ou les langues officielles à l'échelle fédérale. Toutefois, 30 États sur 50 ont voté de telles lois au profit de l'anglais comme langue officielle, et 28 d'entre-eux appliquent cette loi aujourd'hui3. En outre, l'État de Hawaï est officiellement bilingue anglais-hawaïen. L'État du Nouveau-Mexique permet l'usage de deux langues, l'espagnol et l'anglais, sans qu'aucune ne soit officielle. De la même façon, la Louisiane permet l'usage du français et de l'anglais.

Dans les territoires insulaires, l'anglais ainsi qu'une ou deux langues autochtones sont officiels : l'espagnol à Porto Rico, le samoan dans les Samoa américaines, le chamorro dans l'île de Guam, le chamorro et le carolinien dans les Îles Mariannes du Nord.

Au XXIe siècle, les deux principaux partis politiques fédéraux ne semblent pas enclins à voter une loi au niveau fédéral, car elle pose le problème de la part de plus en plus importante des hispanophones dans certains États. Débattre de l'anglais comme langue officielle était considéré par ces partis comme une mise en conflit entre les électeurs anglophones et les électeurs issus d'une immigration récente. Des groupes de pression, comme U.S. English ou English First, tentent d'imposer l'anglais.

Louisiane

1968 : Le Conseil pour le développement du français en Louisiane (CODOFIL), organisme d'État chargé de promouvoir le français en Louisiane est créé, à l'initiative de James Domengeaux, représentant (député) et avocat francophone. Par la suite, le français gagne un statut spécial dans cet État (toutefois, la Louisiane n'est pas déclarée officiellement bilingue). Les lois de 1968 en faveur de la renaissance francophone sont votées à l'unanimité par la Chambre des représentants et le Sénat de la Louisiane.

1971 : Edwin Edwards est le premier gouverneur francophone de la Louisiane au XXe siècle.

La ville de Lafayette (Louisiane) est membre de l'Association internationale des maires francophones (AIMF)106.

 

 

Personnalités américaines célèbres

 


Listes :

 

Symboles des États-Unis

 

 

 

Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

 

 

 

Statistiques

 


  • Dépenses militaires : 688 milliards USD (budget prévisionnel pour 2010108)
  • Lignes de téléphone : 150 millions (en 2008)34
  • Téléphones portables : 270 millions (en 2008)34
  • Postes de radio : 575 millions (en 1997)
  • Postes de télévision : 219 millions (en 1997)
  • Ordinateurs : 659 pour 1 000 habitants
  • Utilisateurs d'Internet : 231 millions (en 2008)34. 15e mondial dans la proportion de population ayant accès au haut débit avec 81,17 millions d'abonnés (juin 2009)109.
  • Nombre de fournisseurs d'accès Internet : 7 800 (en 2000)
  • Routes : 6 465 799 km (dont 4 209 835 goudronnés) (en 2007)34
  • Voies ferrées : 226 427 km (en 2007)34
  • Voies navigables : 41 009 km (en 2008)34
  • Nombre d'aéroports : 15 095 (dont 5 174 avec pistes goudronnées) (en 2009)34

 

Codes

 


Les États-Unis ont pour codes :

 

 

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 15:11

Politique étrangère

 

 

 

 


 

 

 

Article détaillé : Politique étrangère des États-Unis.

 

 

 

 

Les États-Unis exercent une influence économique et politique sur le monde entier. Ils sont un membre permanent du Conseil de sécurité des Nations unies et la ville de New York accueille le siège des Nations unies. Quasiment tous les pays ont une ambassade à Washington, D.C. et plusieurs consuls à travers le pays. De même, presque tous les pays accueillent une mission diplomatique américaine. En revanche, Cuba, l'Iran, la Corée du Nord, le Bhoutan, le Soudan, et la République de Chine (Taïwan) n'ont pas de relations diplomatiques formelles avec les États-Unis.

 

Les États-Unis bénéficient d'une relation spéciale avec le Royaume-Uni et des liens étroits avec l'Australie, la Nouvelle-Zélande (dans le cadre de l'ANZUS), la Corée du Sud, le Japon, Israël, et les membres de l'OTAN. Ils travaillent également en étroite collaboration avec leurs voisins par l'intermédiaire de l'organisation des États américains et d'accords de libre-échange, telles que la coopération trilatérale accord de libre-échange nord-américain avec le Canada et le Mexique. En 2005, les États-Unis ont dépensé 27 milliards de dollars en aide publique au développement, la plupart à travers le monde. Toutefois, comme part du revenu national brut (RNB), la contribution américaine représente 0,22 % et au vingtième rang de vingt-deux pays donateurs. Les sources non gouvernementales telles que des fondations privées, des sociétés, et de l'éducation et les institutions religieuses donnent pour un total de 96 milliards de dollars. Le total combiné est de 123 milliards de dollars, soit le plus important dans le monde et le septième en pourcentage du RNB 39.

 

 

 

 

Forces armées

 

 

 

Article détaillé : Forces armées des États-Unis.

 

 

 

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Le Pentagone, siège du département de la Défense des États-Unis.

 

 

 

Le président détient le titre de commandant en chef de la nation, des forces armées et nomme ses dirigeants, le secrétaire à la Défense et ceux du comité des chefs d’États-majors interarmes. Le département de la Défense des États-Unis administre les forces armées, y compris l'armée, la marine, le Marine Corps, et la force aérienne. La garde côtière est dirigée par le département de la Sécurité intérieure en temps de paix et par le Département de la Marine en temps de guerre. En 2005, les forces armées avaient 1,38 million de personnels en service actif40, en plus de plusieurs centaines de milliers dans la réserve et la Garde nationale, pour un total de 2,3 millions de soldats. Le ministère de la Défense emploie également environ 700 000 civils, sans compter ceux des entrepreneurs. Le service militaire est volontaire, bien que la conscription peut se produire en temps de guerre par le biais du système de service sélectif. Les forces américaines peuvent être déployées rapidement par l'armée de l'air grâce à sa grande flotte d'avions de transport et de ravitaillement aériens, l'United States Navy composée de onze porte-avions, et les Marine Expeditionary Unit en mer sur tous les océans du globe. Hors des États-Unis, les forces armées sont déployées sur 770 bases et installations, sur tous les continents à l'exception de l'Antarctique41,42.

Le total des dépenses militaires des États-Unis en 2006, plus de 528 milliards de dollars, comptait pour 46 % des dépenses militaires officielles mondiales et était supérieur à la somme des quatorze autres budgets militaires les plus importants combinées. (En termes de parité de pouvoir d'achat, cela correspond aux six prochains) Les dépenses par habitant étaient de 1 756 $, soit environ dix fois plus que la moyenne mondiale43. À 4,06 % du PIB, les dépenses militaires des États-Unis sont classées 27e sur 172 nations44. La proposition de base pour le budget militaire pour l'année 2009 est de 515,4 milliards de $ soit une augmentation de 7 % sur 2008 et de près de 74 % de plus qu'en 200145. Le coût estimé de la guerre d'Irak pour les États-Unis jusqu'en 2016 est de 2,267 billions de dollars46. En date du 17 octobre 2008, engagés dans deux opérations militaires majeures, les États-Unis ont subi pendant la guerre d'Irak des pertes de 4 185 militaires tués et plus de 30 000 blessés47 et 615 tués durant la guerre d'Afghanistan depuis 200148.

 

 

 

 

Économie

 

 

 

 

 

 

Articles détaillés : Économie des États-Unis et Liste d'entreprises américaines.

 

 

 

Situation générale

 

 

 

Économie des États-Unis
Indicateurs économiques
PIB $14 266 milliards49(2009)
PIB/hab. (PPA) $46 442 (2009)
Chômage 9,9 %50(avril 2010)
Croissance du PIB - 2,4 %49(2008-2009)
Inflation (IPC) 2,3 %51(mars 2009 - mars 2010)
Dette publique 84 % du PIB52(2010)
Pauvreté 13,2 %53(2008)
Valeur de la monnaie
Taux de change
(pour 1 )
1,313854(16 février 2011)
Taux de change
(pour 1 £)
1,586754(16 février 2011)
Taux de change
(pour 1 ¥)
0,012654(16 février 2011)

 

 

 

Les États-Unis sont depuis les années 1870 la première puissance économique mondiale55. Ils possèdent une économie mixte dans laquelle le secteur public en 2007 représente 12,4 % du PIB56. Selon le Fonds monétaire international, les États-Unis produisent pour plus de 14 500 milliards de dollars, soit plus de 19 % de toutes les richesses de la planète49. En 2006, le PIB américain était légèrement inférieur à celui de l’Union européenne à parité de pouvoir d'achat57. Le pays se place à la huitième place mondiale pour le PIB par habitant et à la quatrième place à parité de pouvoir d’achat49. Le taux de chômage est relativement faible, entre habituellement 3 et 5 % de la population active. Cependant la crise économique de 2008 a entraîné une remontée du chômage si bien que ce taux atteint 6,5 % en novembre 2008 (d'après l'OIT)58, et atteint 9,9 % en avril 201050. Le PIB américain a augmenté de 32 % entre 2000 et 2008 tandis le budget de l'État fédéral est passé durant la même période de 1 798 milliards à 2 931 milliards de dollars soit une augmentation de presque 40 %59.

 

 

 

 

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Représentation graphique des exportations des États-Unis dans 28 catégories de couleurs.

 

 

 

 

Les secteurs les plus dynamiques sont la chimie, l'informatique, l'aérospatiale, la santé, les biotechnologies et les industries de l'armement, même si l'avance s'est réduite depuis la fin de la Seconde Guerre mondiale. Le principal point fort de cette économie postindustrielle reste le secteur tertiaire (grande distribution, services financiers et bancaires, assurances, production cinématographique, tourisme…), qui contribue pour 75 % du PIB.

 

Les États-Unis sont les plus grands importateurs de biens et les troisièmes exportateurs derrière la Chine et l’Allemagne. Le Canada, la Chine, le Mexique, le Japon et l’Allemagne sont les principaux partenaires commerciaux60. La balance commerciale américaine est déficitaire, en particulier avec la Chine. Le matériel électrique constitue la principale exportation ; le pays importe de nombreux véhicules automobiles61. Les bourses de New York (New York Stock Exchange) sont les premières du monde.

 

 

 

220px-Photos_NewYork1_032.jpg
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Wall Street, à New York, lieu symbolique de l'économie américaine.

 

 

 

La dette publique américaine est la plus élevée du monde : en 2005, elle représentait 23 % du volume mondial62. Les États-Unis se classent 35e sur 120 pays pour la dette rapportée au PIB63.

Plusieurs atouts expliquent la puissance de l'économie américaine : le territoire américain est immense, bien doté en ressources minières (deuxième producteur mondial de charbon, pétrole, gaz naturel, or, cuivre…) et agricoles. Il est situé entre les deux grands océans de la planète, l'océan Atlantique et l'océan Pacifique. Il est également bien maîtrisé par un réseau de transport varié (Grands Lacs, voies ferrées, ports, aéroports) et dense. La population est cosmopolite, mobile et bien formée. Le niveau moyen de vie est fort, même si les inégalités sociales sont importantes. Le dollar et la langue anglaise ont un rayonnement international. L'État fédéral investit une part relativement importante du PIB dans la recherche et n'hésite pas à se montrer protectionniste. Les multinationales américaines sont présentes sur tous les continents et participent à la puissance économique du pays. Les États-Unis sont au cœur de l'ALENA, une organisation régionale qui favorise la libre circulation des marchandises et des capitaux.

En 2005, la population active est de 155 millions de salariés, dont 80 % travaillent à plein temps64. 79 % de la population active américaine travaille dans les services65. Avec environ 15,5 millions de personnes, la santé et la protection sociale sont les secteurs qui occupent le plus d'emplois66. Le taux de syndicalisation est de 12 %, contre 30 % en Europe occidentale67. La mobilité du travail est importante et les congés payés sont plus courts que dans les autres pays industrialisés. Les États-Unis maintiennent l'une des productivités du travail les plus élevées du monde (troisième en 2009 derrière le Luxembourg et la Norvège)68.

 

Politique économique du gouvernement fédéral


Les États-Unis ont pris depuis longtemps (Buy American Act, 1933) des mesures visant à protéger leurs marchés publics contre les achats de biens manufacturés produits en dehors de leur territoire.

Au début des années 1990, le président Bill Clinton a lancé une politique très active d'intelligence économique, appelée politique d'advocacy (advocacy policy69). L'efficacité de cette politique relève de la capacité d'obtention, d'échange et d'exploitation de l'information entre une multitude d'acteurs et de décideurs, fédérés par des réseaux d'intérêt et de connivences. La perception du monde qu'ont ces acteurs est résolument électronique et leur champ de vision est une planète sous emprise américaine. Le moyen pour cela est le contrôle le plus étroit possible du complexe informations-médias parce qu'il confère le pouvoir. L'efficacité de cette stratégie tient en grande partie à la relation forte entre le secteur public, le secteur privé, et la société civile70.

Le gouvernement fédéral exerce aussi une politique systématique d'influence, en s'appuyant sur la Common law et la normalisation internationale. Le gouvernement américain cherche à influencer les organisations multilatérales mondiales (OCDE, ONU, OIT…), les institutions européennes et en particulier la Commission européenne, les enceintes privées (Chambre de commerce internationale, Business Action for Sustainable Development, International Accounting Standards Board), et les organisations de protection de l'environnement. L'influence s'exerce aussi dans les pratiques commerciales et les doctrines de l'aide au développement. Elle s'exerce enfin dans la sphère socioculturelle, en utilisant la technique du social learning, par l'enseignement, la langue anglaise et le cinéma71.

 

 

 

 

Chiffres-clés

 

 

 

Quelques chiffres récents :

  • PIB par habitant en PPA en 2004 : 39 498 $72
  • Investissement (FBCF, 2004) : 19,6 % du PIB72
  • Recherche et développement (en % du PIB, en 2003) : 2,6 %72
  • Taux d'inflation (2005) : 3,4 %72
  • Répartition de la population active (en % en 2004)72
    • Secteur primaire : 1,7 %
    • Secteur secondaire : 20,8 %
    • Secteur tertiaire : 77,4 %
  • L'économie américaine a créé deux millions d'emplois nouveaux en 2005
  • Déficit commercial cumulé en mai 2007 : 296 milliards de dollars73.

     

     

     

Article détaillé : Accord de libre-échange nord-américain.

 

 

 

Société


Caractéristiques générales

 

 

 

Article détaillé : Société américaine.

 

 

 

Société américaine
Revenu moyen
(en $ constant et par foyer)
46 32674 2005
IDH 0,91075 2011
Coefficient de Gini 0,469 2005
Pauvreté 12,6 % à 3,3 %74 2005

 

 

 

 

Les États-Unis sont un pays riche et développé, mais traversé par de fortes inégalités sociales. Avec un Indice de développement humain (IDH) de 0,910 en 2011, le pays se classe au quatrième rang des États les plus développés de la planète. Selon le bureau du recensement américain, le revenu brut moyen était de 46 326 dollars en 200574. Il est le plus élevé du pays dans le New Jersey (60 246 $) et le plus bas dans le Mississippi (34 396 $)76. À parité de pouvoir d'achat, ces niveaux de revenus sont comparables à ceux des autres pays développés. En 2006, 10 % des ménages les plus riches concentrait près de 50 % du revenu77. Le pourcent le plus riche en recevait 23 %78. Cette dernière catégorie a bénéficié entre 2002 et 2006 des trois quarts de la progression des revenus. La part des Américains vivant sous le seuil de pauvreté a légèrement augmenté pendant les deux mandats de George W. Bush.

 

 

Protection sociale

 

 

 

Article détaillé : Protection sociale aux États-Unis.

 

 

 

La protection sociale aux États-Unis couvre 90 % de la population américaine79. Depuis le New Deal et la création de l'État-providence (Welfare State), le gouvernement met en œuvre plusieurs programmes afin d’aider les personnes en difficulté : Medicare, Medicaid, Aid to Families with Dependent Children (AFDC) puis Temporary Assistance for Needy Families (TANF) pour les mères au foyer, Early Childhood Intervention et SCHIP pour les enfants en difficulté, SSI pour les personnes âgées, les aveugles et les handicapés80, Low Income Home Energy Assistance Program (LIHEAP) pour les plus pauvres81, Old-Age, Survivors, Disability and Health Insurance (OASDHI) pour les chômeurs et les veuves, etc.

En 2000, 180 millions d’Américains82 bénéficiaient de la sécurité sociale. Le système de répartition des aides sociales est pluraliste et décentralisé : l’État fédéral donne une enveloppe fixe aux 50 États fédérés. La protection sociale dépend de la situation de l'individu : l'assurance maladie n'est pas obligatoire. L’organisation fédérale des États-Unis entraîne des inégalités géographiques quant aux dépenses et aux redistributions sociales. La philosophie dominante est que la meilleure assurance sociale reste le plein emploi : les divers gouvernements qui se succèdent cherchent avant tout à maintenir la croissance économique et à faire baisser le chômage. Contrairement aux idées reçues, le sort des pauvres ne laisse pas indifférent aux États-Unis83. La pauvreté est largement prise en charge par les Américains dans le cadre des associations caritatives (plus de 650 000 dans tout le pays), des organisations religieuses et des institutions philanthropiques ; les États-Unis sont le premier pays du monde pour le bénévolat84 : 93 millions d'Américains84 le pratiquent à différents degrés. Il implique surtout les retraités et les femmes. Le bénévolat américain est particulièrement développé dans le domaine des arts et contribue au fonctionnement de nombreuses institutions culturelles.

En 2005, le système des retraites procurait plus de la moitié de leurs revenus aux deux tiers des retraités des États-Unis85. Le système des retraites américain est complexe : la Social security est une retraite fédérale calculée en fonction du nombre d’années travaillées, des cotisations versées et de l’inflation. À la fin des années 1990, le gouvernement fédéral dépensait 289 milliards de dollars pour le système des retraites obligatoires86. Les Pensions sont payées par les grandes entreprises et les administrations publiques. Enfin, la retraite par capitalisation consiste en des plans d’épargne-retraite et des fonds de pension. Les retraités les plus pauvres reçoivent des aides fédérales complémentaires (OASDHI) et pour les soins (Medicare).

 

 

Démographie

Démographie américaine
Population
(millions d'hab.)
309 2010
Densité
(hab./km²)
33,2 2008
Croissance
démographique (%)
6,487 2000-2006
Espérance de vie
(années)
Hommes : 75,92
Femmes : 80,93
Population : 78,37
2011
Population de
65 ans et +
12,4 %87 2005
Indice de fécondité 2,0672 2011
Taux de natalité
(pour 1 000)
13.83 2011
Taux de mortalité
(pour 1 000)
8,38 2011
Taux de mortalité
infantile (pour 1 000)
6,06 2004
Taux de migration
(pour 1 000)
4,18 2011
Âge médian
(années)
36.7 2008
Blancs non Hispaniques (%) 65,687 2008
Noirs (%) 12,887 2008
Asiatiques (%) 4,587 2008
Hispaniques (%) 15,487 2008

 

 

 

Avec plus de 300 millions d'habitants depuis 2006, la population des États-Unis représente environ 4,5 % de la population mondiale. Selon le bureau du recensement, à la date du 1er avril 2010, la population résidente des États-Unis se chiffrait à 308 745 53888.

La population américaine a augmenté de 27,3 millions, soit 9,7 %, depuis le recensement de 2000. La croissance démographique annuelle est de 0,89 %65. Son indice de fécondité est de 2,05 enfants par femme65. Le nombre d'immigrés clandestins est estimé à 12 millions de personnes, soit 4 % de la population totale89. En 2006, 1,27 million d'immigrés ont reçu une carte de résidence légale. Le Mexique est leur premier pays d'origine depuis deux décennies suivent, depuis 1998, la Chine, l'Inde et les Philippines90.

En 2009, les cinq États les plus peuplés étaient la Californie (environ 37 millions d'habitants), le Texas (environ 25 millions), l’État de New York (environ 19,5 millions), la Floride (environ 18,5 millions) et l’Illinois (environ 13 millions)91. Sept États avaient une population inférieure à 1 million d’habitants : par ordre décroissant, le Montana, le Delaware, le Dakota du Sud, l’Alaska, le Dakota du Nord, le Vermont, et le Wyoming, qui constitue l’État le moins peuplé avec moins de 550 000 habitants91. Au final, le recensement de 2000 montre que les dix États les plus peuplés abritent 54 % de la population, tandis que 3 % de la population réside dans les dix États les moins peuplés. En 2000, le Sud (100,2 millions d’habitants, soit 36 % de la population) et l’Ouest (63,2 millions d’habitants, soit 22 % de la population) rassemblaient plus de la moitié de la population totale. Ils sont aujourd’hui plus peuplés que le Nord-Est (53,6 millions d’habitants, soit 19 % de la population), centre historique du peuplement et de la révolution industrielle. Depuis les années 1950, on observe un déplacement du centre de gravité du pays depuis le Nord-Est (qui abritait 26 % de la population en 1950) vers le Sud-Ouest. Ce sont en effet les États de l’Ouest et du Sud qui enregistrent la plus forte progression démographique. Ainsi, entre 1980 et 1990, 54,3 % de la croissance démographique nationale s’est faite au bénéfice des trois États de Californie, de Floride et du Texas. Cette tendance a perduré entre 1990 et 2000, le taux de croissance de l’Ouest ayant été de 19,7 % et celui du Sud de 17,3 % tandis qu’il s’établissait à 5,5 % dans le Nord-Est ; le Texas est désormais plus peuplé que l’État de New York. Entre 1990 et 2000, pour la première fois, tous les États américains ont vu leur population augmenter, au premier rang desquels le Nevada. Comme au cours de la décennie précédente (+ 42 %), il a de nouveau enregistré le taux de croissance le plus important (+66 %). L’Arizona, le Colorado et l’Utah affichent des croissances atteignant plus de 30 %.

Structure par âge (estimation 201134) :

  • 0-14 ans : 20,1 % (hommes : 32,1 millions, femmes : 30,8 millions) ;
  • 15-64 ans : 66,8 % (hommes : 104,4 millions, femmes : 104,8 millions) ;
  • + 65 ans : 13,1 % (hommes : 17,8 millions, femmes : 23,4 millions).

La démographie des États-Unis diffère, sur certains points, de celle des autres pays industrialisés et développés :

  • Ils sont le premier pays d'immigration du monde : en 1991, ils ont accueilli plus de 1,8 million d'immigrants et, en 2005, ils comptent officiellement 36 millions d'habitants nés à l'étranger, soit 12,4 % de la population.
  • La natalité y est plus forte et dynamique que dans les autres pays riches.
  • Ils sont au troisième rang des pays les plus peuplés, derrière la Chine et l'Inde.
  • Un tiers environ des habitants se réclament aujourd'hui d'ancêtres appartenant à une minorité.
  • Il existe une cinquantaine d'agglomérations de plus d'un million d'habitants.
  • Onze ou douze millions de clandestins travailleraient aux États-Unis, provenant essentiellement d'Amérique latine.

     

     

     

Sciences et culture

 


Article détaillé : Culture américaine.

 

 

 

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La statue de la Liberté est l'un des symboles des États-Unis et de manière plus générale un symbole de liberté, de démocratie et du rêve américain92.

 

 

 

 

La culture américaine a une base anglo-saxonne, qui s'explique par les origines historiques du pays. L'anglais est la langue la plus parlée. Cependant, les apports d'autres cultures contribuent à faire des États-Unis un creuset culturel :

 

  • l'héritage amérindien se lit dans certains mots et toponymes.
  • l'influence hispanique est forte en Californie, au Nouveau-Mexique et au Texas ainsi que dans plusieurs grandes villes ailleurs (New York, Miami en Floride, Hartford dans le Connecticut).
  • l'influence française, mais surtout acadienne, est forte en Louisiane.
  • les immigrants européens ont également marqué la culture du pays.

     

     

     

Science et techniques

 

 

 

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Le MIT est l'une des universités les plus prestigieuses au monde.

 

 

 

Depuis la fin du XIXe siècle, les États-Unis occupent les premiers rangs mondiaux pour la recherche scientifique et les innovations techniques. En 1876, Alexander Graham Bell dépose un brevet pour l'invention du téléphone. Le laboratoire de Thomas Edison met au point le phonographe, la lampe à incandescence et l'une des premières caméras. Au début du XXe siècle, les entreprises de Ransom E. Olds et d'Henry Ford expérimentent de nouvelles façons de produire les véhicules automobiles. En 1903, les frères Wright procèdent à l'un des premiers vols en avion. L'arrivée au pouvoir des nazis au début des années 1930 contraint de nombreux scientifiques européens à émigrer aux États-Unis, tels qu'Albert Einstein et Enrico Fermi. Au cours de la Seconde Guerre mondiale, le projet Manhattan fait entrer le monde dans l'âge atomique. La course à l'espace pendant la Guerre froide a produit d'importantes avancées dans l'armement et l'industrie aérospatiale. C'est aux États-Unis que sont nés l'ARPANET et l'internet. Les systèmes informatiques pour la guerre en réseau développés au cours de la Guerre Iran-Irak se sont diffusés dans la plupart des entreprises stratégiques américaines, et assurent une domination par la connaissance technique. Le gouvernement fédéral apporte ainsi un soutien en information stratégique pour que les grandes entreprises américaines remportent des marchés à l'exportation93. Aujourd'hui, la recherche scientifique et technique reste en pointe notamment dans le domaine des OGM, grâce à d'importants investissements et des universités renommées. Une majorité des Américains aujourd'hui a un accès à internet, et 99 % sont possesseurs d'un poste de télévision (il y a aujourd'hui plus de téléviseurs que de résidents dans un foyer moyen, sans parler des postes qui se généralisent dans les lieux publics, tels les transports en commun, les ascenseurs ou les hall d'aéroports94).

 

 

 

Littérature et philosophie

 

 

 

Articles détaillés : Littérature américaine et Théâtre aux États-Unis.

 

 

 

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L'écrivain américain Edgar Allan Poe (1809-1849).

 

 

 

Au XVIIIe siècle et au début du XIXe siècle, la littérature américaine reste influencée par les œuvres et les auteurs européens[réf. nécessaire]. Vers le milieu du XIXe siècle apparaît une littérature proprement américaine avec des auteurs tels que Nathaniel Hawthorne, Edgar Allan Poe ou Henry David Thoreau. Le romancier Mark Twain et le poète Walt Whitman sont les principales figures littéraires des États-Unis dans la deuxième moitié du XIXe siècle. Emily Dickinson, qui n'était pas célèbre de son vivant, fut par la suite reconnue comme l'une des poètesses essentielles de l'Amérique.

Onze Américains ont reçu le prix Nobel de littérature au XXe siècle, Toni Morrison étant la dernière en 1993. Ernest Hemingway, lauréat de l'année 1954, et John Steinbeck, lauréat de l'année 1962, sont des écrivains majeurs du XXe siècle. Parmi les romans les plus importants, on peut citer : Les Aventures de Huckleberry Finn de Mark Twain (1885), Gatsby le Magnifique de F. Scott Fitzgerald (1925), Les Raisins de la colère de John Steinbeck (1939).

Le roman noir est un des genres littéraires les plus populaires.

Les transcendantalistes menés par Ralph Waldo Emerson et Henry David Thoreau sont à l'origine du premier mouvement philosophique américain au XIXe siècle. Après la guerre de Sécession, Charles Sanders Peirce puis William James et John Dewey développent le mouvement du pragmatisme. Au XXe siècle, Willard Van Orman Quine et Richard Rorty sont les représentants de la philosophie analytique.

 

 

 

Arts plastiques et visuels

 

 

 

Article détaillé : Arts aux États-Unis.

 

 

 

Au milieu du XIXe siècle, l'Hudson River School est un mouvement artistique, fondé par un groupe de peintres influencés par le romantisme. Leurs tableaux représentent les paysages américains. L'exposition de l'Armory Show en 1913 à New York est considérée comme le point de départ de l'art moderne aux États-Unis. Georgia O'Keeffe, Marsden Hartley et d'autres artistes expérimentent de nouveaux styles et mettent en œuvre une sensibilité unique. Après 1945, Jackson Pollock et Willem de Kooning font naître l'expressionnisme abstrait ; Andy Warhol et Roy Lichtenstein inventent le pop art. L'art de la photographie se développe de manière précoce aux États-Unis, dès le XIXe siècle, avec des photographes comme Alfred Stieglitz, Edward Steichen, Ansel Adams, et bien d'autres. Dans le domaine de la bande dessinée, le comic et le comic strip sont deux genres nés dans la presse américaine. Les super-héros comme Superman (1938), Batman (1939) ou Spider-Man (1962), sont devenus des icônes et des symboles de l'Amérique.

 

 

 

 

Architecture

 

 

 

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La Willis Tower à Chicago a été le plus haut gratte-ciel du monde de 1974 à 1998, et reste à ce jour le plus haut des États-Unis.

L’architecture aux États-Unis est diverse selon les régions et s'est construite grâce aux apports extérieurs, qui n'ont pas été uniquement anglais. L'architecture amérindienne et coloniale a laissé peu de vestiges. Avec la naissance des États-Unis, les bâtiments publics sont influencés par l'antiquité gréco-latine et reflètent l'idéal républicain. Au XIXe siècle se succèdent de nombreux styles tels que le Greek Revival, néogothique, City Beautiful, éclectisme, style Beaux-Arts, style victorien qui se rattachent aux traditions européennes.

L'architecture américaine s'émancipe vraiment à la fin du XIXe siècle avec la création d'un nouveau type de bâtiment : le gratte-ciel. Dans l'entre-deux-guerres, l'Empire State Building et le Chrysler Building sont des exemples fameux de style Art déco. La Prairie School inaugure la période de l'architecture organique aux États-Unis. Louis Sullivan et Frank Lloyd Wright sont considérés comme ses principaux représentants. Le siège de l'ONU à New York est l'illustration la plus remarquable du style international après 1945. Dans les années 1960, les œuvres majeures du postmodernisme sont le Lincoln Center et le Metropolitan Opera. Les années 1970-1980 sont marquées par l'édification de musées aux formes audacieuses (Musée Guggenheim, Walker Art Center, Getty Center) et les architectes Pei et Richard Meier.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 13:25

Politique

 

 

 

 

 


Article détaillé : Politique aux États-Unis.

 

 

 

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La première page de la Constitution des États-Unis (1787).

 

 

 

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La Maison-Blanche, le pouvoir exécutif.

 

 

 

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Le Capitole, le pouvoir législatif.

 

 

 

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La Cour suprême, le pouvoir judiciaire.

 

 

 

Les États-Unis sont une république fédérale présidentielle bicamériste. La forme du gouvernement est celle de la démocratie représentative : le droit de vote est accordé aux citoyens américains de plus de 18 ans ; il n'est pas obligatoire.

Les citoyens américains sont gouvernés à trois échelons : le niveau fédéral depuis la capitale Washington, D.C., le niveau des États fédérés et le niveau local (comtés, municipalités). La monnaie, la politique étrangère, l'armée et le commerce extérieur relèvent de l'État fédéral. Le pays est constitué de cinquante États fédérés qui disposent d'une pleine souveraineté dans de nombreux domaines : justice, éducation, transport, etc. Chacun des 50 États a son drapeau, son gouverneur, son congrès et son gouvernement. La législation diffère d'une circonscription à l'autre.

La constitution américaine est la plus ancienne constitution moderne encore en vigueur (1787). Complétée par la Déclaration des Droits et de nombreux amendements, elle garantit des droits individuels aux citoyens américains. Pour être adopté, un amendement doit recueillir l'approbation des 3/4 des États fédérés.

Les trois pouvoirs (législatif, exécutif et judiciaire) sont séparés :

  • Le pouvoir exécutif est assuré par le président et le vice-président. Ils sont élus ensemble pour quatre ans, au suffrage universel indirect. Chaque État est représenté par son collège de grands électeurs dont le nombre est approximativement proportionnel au nombre d'habitants de l'État en question. Depuis 1951, le président ne peut exercer que deux mandats. Le Président est le commandant en chef, mais ne peut déclarer la guerre. Il réside à la Maison-Blanche et possède un droit de veto sur les projets de loi. Il nomme les membres de son cabinet et dirige l'Administration américaine. Barack Obama a été élu président des États-Unis en novembre 2008 (son mandat a commencé le 20 janvier 2009).
  • Le pouvoir législatif revient à un Congrès composé de deux chambres, le Sénat et la Chambre des Représentants, qui siègent au Capitole. La chambre des représentants compte 435 membres, élus dans le cadre de districts (congressional district) pour un mandat de deux ans. Le nombre de députés dépend du poids démographique des États : les moins peuplés envoient un représentant au Congrès, alors que la Californie en dispose de 53. Chaque État élit deux sénateurs pour six ans, quelle que soit sa population. Le Sénat est renouvelé par tiers tous les deux ans.
  • La Cour suprême est la plus haute instance du système judiciaire fédéral. Composée de neuf juges à vie choisis par le président avec l'accord du Sénat, elle interprète les lois et vérifie leur constitutionnalité.

La vie politique est dominée par deux partis : le Parti républicain et le Parti démocrate. Le Parti républicain, fondé en 1854, est considéré comme conservateur ou de droite, son symbole est l'éléphant et sa couleur le rouge. Le Parti démocrate est qualifié de liberal en anglais et classé au centre ou centre-gauche, son animal est l'âne et sa couleur le bleu. Parmi les partis de moindre importance figurent le Parti vert et le Parti communiste. Les États du Nord-Est, des Grands Lacs et de la côte ouest sont réputés plus progressistes que ceux du Sud et des Montagnes Rocheuses.

États et territoires

 

 

 

Les États-Unis sont composés de 50 États et un district fédéral, le District de Columbia. Les quarante-huit États attenants — tous les États sauf l'Alaska et Hawaï — sont appelés États-Unis contigus ou « lower 48 (en) » et occupent la majeure partie du centre de l'Amérique du Nord. L'Alaska est séparé des États-Unis contigus par le Canada; ensemble, ils forment les États-Unis continentaux. Hawaï, le cinquantième État, est situé dans le Pacifique.

La carte ci-contre montre les cinquante États, les territoires et met en valeur les régions de recensement des États-Unis. Le District de Columbia n'apparaît pas.

En plus des territoires mentionnés sur la carte, les États-Unis comprennent aussi plusieurs autres territoires. L'atoll Palmyra est un territoire non incorporé ; mais il est inhabité. Les îles mineures éloignées des États-Unis sont des îles inhabitées et des atolls du Pacifique et de la mer des Caraïbes. De plus, l'US Navy a établi une importante base navale dans la baie de Guantánamo à Cuba depuis 1898 et sur l'atoll Diego Garcia dans l'océan Indien depuis 1971.

 

 

 

 

Géographie

 

 

 

Articles détaillés : Géographie des États-Unis et Climat aux États-Unis.

 

 

 

16px-Information_icon.svg.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir.

 

 

 

Caractéristiques générales

 

 

 

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Le mont McKinley, point culminant des États-Unis (Alaska).

 

 

 

220px-USA_10789_Death_Valley_Luca_Galuzz
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La vallée de la Mort comporte le point le plus bas des États-Unis (Californie).

 

 

 

Les États-Unis sont le quatrième pays le plus vaste (9 631 417 km²) derrière la Russie, le Canada et la Chine32. Avec 7 % des terres émergées de la planète, la taille du territoire américain est comparable à celle du continent européen et représente 17 fois celle de la France métropolitaine. Les États de l'Alaska et du Texas sont plus grands que la France. Situés en Amérique du Nord, les 48 États d'un seul tenant (appelés parfois « Mainland » ou « États-Unis continentaux »), dont la forme évoque un pentagone s'étirent sur quatre fuseaux horaires. 4 500 km séparent la côte atlantique à l'est et la côte pacifique à l'ouest33. Il faut parcourir 2 500 km pour relier le Canada au Mexique. Les États-Unis possèdent 12 034 km de frontières terrestres34, 8 893 km avec le Canada (dont 2 477 km avec l'Alaska), 3 141 km avec le Mexique et 28 km avec Cuba (base navale de la baie de Guantánamo). La longueur totale des côtes américaines est de 19 924 km.

L'ensemble Missouri-Mississippi parcourt plus de 6 000 km dans le Mainland, l'équivalent du cours de l'Amazone en Amérique du Sud. Les deux derniers États fédérés sont Hawaï, un archipel volcanique de l'océan Pacifique Nord, et l'Alaska, à l'ouest du Canada. Au nord-est des Caraïbes, l'île de Porto Rico est un État libre associé : il s'agit également du plus grand et du plus peuplé des territoires américains.

Le point culminant du pays, le mont McKinley (6 194 mètres), se trouve en Alaska. Hors Alaska, le principal sommet est le mont Whitney en Californie (4 421 mètres). L'altitude la plus basse est celle de Badwater dans le parc national de la vallée de la Mort en Californie (- 86 mètres).

 

 

 

 

Principaux sommets des États-Unis35 :

 

 

 

 

Sommet État Chaîne
ou massif
Altitude
en mètres
McKinley (mont) Alaska Chaîne d'Alaska 6 194
Saint Elias (mont) Alaska Montagnes Saint Elias 5 489
Whitney (mont) Californie Sierra Nevada 4 421
Elbert (mont) Colorado Montagnes Rocheuses 4 401
Rainier (mont) Washington Chaîne des Cascades 4 392

 

 

 

Grands ensembles naturels

 

 

 

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Climat océanique (Oregon.)

 

 

 

220px-Monument_Valley_2.jpg
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Climat désertique (Utah).

 

 

 

220px-Waikiki_Beach_12-09_-_IMG_2496.JPG
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Climat tropical (Hawaï).

 

 

 

220px-Kialagvik_Glacier_Alaska_Peninsula
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Climat polaire (Alaska).

 

 

 

L'immensité du territoire, la grande variété des reliefs et des climats produisent des paysages très divers selon les régions. Les grands ensembles naturels du pays suivent grossièrement une organisation méridienne : à l'est, une plaine de plus en plus large en allant vers la Floride, borde l'océan Atlantique. La partie nord (Nouvelle-Angleterre) est soumise aux masses d'air polaires en hiver. Le sud subit les influences tropicales. Vers l'intérieur se succèdent les collines du piémont puis les montagnes Appalaches, qui culminent à 2 037 mètres d'altitude et sont couvertes de forêts. Les plaines et plateaux du Centre sont drainés par l'ensemble fluvial du Mississippi et du Missouri. Au nord, les Grands Lacs (Amérique du Nord) représentent une importante voie de navigation reliée au fleuve Saint-Laurent. Les régions du sud (du Texas, à la Floride, en passant par la Louisiane) subissent le passage des cyclones à la fin de l'été, leur climat est subtropical humide sauf le sud de la Floride (région de Miami) déjà tropical. À l'est des montagnes Rocheuses s'étirent les Grandes Plaines fertiles puis les Hautes Plaines semi-arides, du Mexique au Canada. C'est là que se trouve la Tornado Alley, une région couvrant plusieurs États ou parties d'États et où se produisent fréquemment des tornades. L'Ouest américain est dominé par les montagnes Rocheuses, la chaîne des Cascades et la Sierra Nevada qui encadrent des vallées (Vallée Centrale), plateaux (plateau du Colorado, plateau du Columbia) et des bassins d'altitude (Grand Bassin). Les montagnes Rocheuses culminent à environ 4 401 mètres dans le Colorado : le climat est montagnard et la végétation est étagée. Au nord se trouve le supervolcan du Yellowstone. Les bassins intérieurs sont marqués par l'aridité (Désert des Mojaves, vallée de la mort). La côte Pacifique est dominée par des chaînes de montagnes couvertes de forêts. L'influence maritime du Pacifique est immédiatement bloquée par les montagnes et est limitée à une étroite bande côtière. La région est soumise au risque volcanique (mont Saint Helens, mont Rainier) et sismique (faille de San Andreas). Le littoral des États de Washington et de l'Oregon sont en climat océanique très humide, celui de la Californie connaît un climat de type méditerranéen.

L'Alaska est un État où dominent les montagnes et les volcans actifs (archipel Alexandre, îles Aléoutiennes) : le littoral subit les influences océaniques alors que l'extrême nord est en climat polaire. Enfin, l'archipel d'Hawaï est constitué d'une série de points chauds et connaît un climat tropical.

 

La plupart des volcans en activité se situent à l'ouest, en Alaska et sur l'archipel d'Hawaï :

 

 

 

 

 

Hydrographie

 

 

 

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Cascade dans le Parc national de Yosemite (Californie).

 

 

 

Principaux cours d'eau des États-Unis :

 

 

 

 

Nom Longueur en km Bassin hydrographique en km²
Missouri 4 370 1 376 180
Mississippi 3 778 2 981 076
Yukon 3 185 847 600
Río Grande 3 060 607 965
Arkansas 2 348 505 000
Colorado 2 317 629 100
Ohio 2 102 490 601
Columbia 2 044 668 217
Snake River 1 670 279 719
Kuskokwim 1 165 120 000
Tennessee 1 049 105 870

 

 

 

 

Les Grands Lacs représentent ensemble une superficie d'environ 250 000 km², soit la moitié de la superficie de la France métropolitaine.

 

Liste des Grands Lacs, classés du plus grand au plus petit :

Les autres lacs importants sont :

 

 

 

 

Géographie humaine

Répartition de la population

Les quelque 310 millions d’Américains36 sont répartis de façon inégale sur le territoire. La densité de population est en effet plus élevée à l'est du pays que dans l'ouest. La moitié de la population est concentrée à l’Est du 100e méridien avec la Mégalopolis du BosWash, les rives des Grands Lacs (Chicago / Détroit / Milwaukee / Cleveland) et ChiPitts, les Appalaches et le littoral atlantique. Au-delà du 100e méridien, les densités faiblissent pour des raisons historiques (le peuplement s’est fait d’Est en Ouest) et naturelles (aridité). La façade pacifique est plus dense avec l’axe californien (San Francisco / Los Angeles) et le Puget Sound (Seattle / Portland). La densité moyenne des États-Unis est de 31 habitants par km².

Les Américains se concentrent sur les littoraux, y compris ceux des Grands Lacs. À l'ouest du 100e méridien jusqu'au littoral du Pacifique et en Alaska, les densités sont globalement faibles, sauf en quelques villes isolées et en Californie. Cette dernière est l'État le plus peuplé des États-Unis et continue d'attirer les flux migratoires internes et externes.

Villes et population urbaine

 

 

 

 

 

 

 

Plus des trois quarts de la population est urbaine. Les États-Unis sont à la troisième place mondiale pour la population urbaine, en valeur absolue37. Plus de 30 % des Américains vivent dans une métropole de plus de cinq millions d'habitants38. Ces agglomérations sont récentes et structurées en réseaux. Leur poids économique est considérable pour le pays. Elles connaissent des difficultés liées à l'immigration, aux mutations sociales et à la mondialisation.

 

La mégalopole du BosWash, un groupe d’aires urbaines du nord-est du pays, s’étend sur 800 km entre Boston et Washington, D.C. en passant par New York.

Liste des villes principales (recensement de 2010) :

 

 

 

 

Rang Ville Population dans
les limites
de la commune
Densité
par km²
Aire
métropolitaine
Région Illustration
millions rang
1 New York, État de New York 8 175 133 10 194,2 22 1 Nord-Est NYC-Skyline-1.jpg
2 Los Angeles, Californie 3 792 621 3 041,2 18,5 2 Ouest LA Skyline Mountains2.jpg
3 Chicago, Illinois 2 695 598 4 922,9 11,4 3 Mid-Ouest North View from the skydeck of Sears Tower.JPG
4 Houston, Texas 2 099 451 1 301,8 5,9 6 Sud Houston from Westheimer.JPG
5 Philadelphie, Pennsylvanie 1 526 006 4 337,3 6,3 5 Nord-Est Philadelphia skyline August 2007.jpg
6 Phoenix, Arizona 1 445 632 1 074,1 4,1 13 Ouest Downtown Phoenix Aerial Looking Northeast.jpg
7 San Antonio, Texas 1 327 407 1 084,4 2,1 25 Sud Downtown-san-antonio.jpeg
8 San Diego, Californie 1 307 402 1 456,3 3,0 17 Ouest Sandiego 1 bg 071302.jpg
9 Dallas, Texas 1 197 816 1 339,7 6,3 4 Sud Dallas Downtown.jpg
10 San José, Californie 945 942 2 003,1 1,8 31 Ouest San Jose California Skyline.jpg

 

 

 

Répartition des activités

 

 

 

Les régions les plus dynamiques et les plus attractives sont situées dans la Sun Belt. La reconversion du Nord-Est du pays lui permet de tenir un rôle important.

 

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22 janvier 2013 2 22 /01 /janvier /2013 10:21

États-Unis

 

 

 

 

 

 

 

 

 

États-Unis d'Amérique

United States of America (en)

Drapeau
Drapeau des États-Unis.
Blason
Grand sceau des États-Unis.
Description de l'image United States (orthographic projection).svg.
Devise nationale
« In God We Trust »
(officielle, depuis 1956)
(« En Dieu nous croyons1 »)
« E pluribus unum »
(traditionnelle, depuis 1776)
(latin : « De plusieurs, un »)
Hymne national The Star-Spangled Banner
Administration
Forme de l'État République fédérale à régime présidentiel
Président Barack Obama
Vice-président Joe Biden
Langues officielles Aucune au niveau fédéral2
L'Anglais américain est de facto la langue du gouvernement américain.
L'anglais est la langue officielle dans 28 États sur 503 ; 20,6 % de la population parle une autre langue à la maison, l'espagnol (12,8 %) étant la plus courante, suivent le chinois (0,97 %), le tagalog (0,54 %), le vietnamien (0,48 %) et le français (0,47 % ; 0,72 % avec le créole haïtien).
Capitale Washington, D.C.

18px-Geographylogo.svg.png38°53′N 77°02′W

Géographie
Plus grande ville New York
Superficie totale 9 629 048 km2
(classé 4e)
Superficie en eau 2,20 %
Fuseau horaire UTC -5 à -10
Histoire
Indépendance De la Grande-Bretagne
Déclarée
 - Reconnue
4 juillet 1776
3 septembre 1783
Démographie
Gentilé Américain(e) (voir l'article dédié)
Population totale (2012) 315 millions4 hab.
(classé 3e)
Densité 33 hab./km2
Économie
PIB nominal (2011) $15 064 milliards5 (1er)
PIB (PPA) (2009) $14 256 milliards6 (1er)
IDH (2011) en augmentation 0,9107 (très élevé) (4e)
Monnaie Dollar américain (USD​)
Divers
Code ISO 3166-1 USA, US​
Domaine Internet .us
Indicatif téléphonique +1

 

 

 

 

 

 

 

Les États-Unis, en forme longue États-Unis d'Amérique8, en anglais United States et United States of America, sont une république constitutionnelle fédérale à régime présidentiel d'Amérique du Nord.

Les États-Unis sont une union de cinquante États, dont quarante-huit sont adjacents et forment le Mainland Page d'aide sur l'homonymie. Celui-ci est encadré par l'océan Atlantique à l'est et l'océan Pacifique à l'ouest, et se trouve bordé au nord par le Canada et au sud par le Mexique. Les deux États non limitrophes sont l'Alaska, situé à l'ouest du Canada, et Hawaï, un État insulaire situé au milieu de l'océan Pacifique. De plus, le pays comprend quatorze territoires insulaires disséminés dans la mer des Caraïbes et le Pacifique. La capitale fédérale, Washington, est située dans le District de Columbia, un district fédéral hors des cinquante États. La langue nationale de facto est l'anglais et la monnaie le dollar américain. Le drapeau se compose de treize bandes rouges et blanches ainsi que cinquante étoiles représentant les cinquante États fédérés de l'union. L'hymne national s'intitule The Star-Spangled Banner (La bannière étoilée).

Avant d'être exploré et conquis par les Européens, le territoire américain a d'abord été occupé par les peuples amérindiens depuis la Préhistoire. Premier État décolonisé du monde, l'histoire contemporaine des États-Unis a été marquée par la conquête de l'ouest et la Guerre de Sécession. Au début du XXe siècle, le pays est devenu une puissance industrielle qui a les moyens d'intervenir à l'extérieur de ses frontières. Il a participé à la Première Guerre mondiale et subit la Grande Dépression dans les années 1930. Vainqueurs de la Seconde Guerre mondiale aux côtés de ses Alliés, les États-Unis ont affronté l'URSS pendant la Guerre froide.

En 2012, les États-Unis comptent environ 315 millions d'habitants4 et constituent le troisième pays le plus peuplé du monde après la Chine et l'Inde9. La superficie du pays est de 9,6 millions de kilomètres carrés, ce qui en fait le quatrième pays le plus vaste du monde après la Russie, le Canada et la Chine10. La population américaine augmente grâce à un solde naturel et migratoire positifs. Elle est marquée par une grande diversité ethnique et culturelle en raison d'une immigration ancienne et diversifiée. L'économie nationale de type capitaliste est la plus importante au monde avec le PIB le plus élevé en 2011. Les secteurs qui reflètent la puissance américaine sont l'agriculture, les industries de pointe et les services.

Les États-Unis sont membres de l'Organisation du traité de l'Atlantique Nord (OTAN), de la Coopération économique pour l'Asie-Pacifique (APEC), de l'Accord de libre-échange nord-américain (ALENA), de l'Organisation des États américains (OEA), de l'ANZUS, de l'Organisation de coopération et de développement économiques (OCDE), du G8, et membres permanents du Conseil de sécurité des Nations unies. Ils sont une puissance nucléaire depuis 1945.

 

 

 

 

 

Dénomination

 

 

 

En 1507, le cartographe lorrain Martin Waldseemüller produisit un planisphère (dit « Planisphère de Waldseemüller ») représentant notamment la région méridionale de l'hémisphère ouest. Il y inscrivit alors le prénom féminisé « America », en l'honneur du navigateur florentin Amerigo Vespucci.

Le nom du pays fut suggéré par Thomas Paine et adopté pour la première fois par les Treize colonies de l'Empire britannique dans la Déclaration d'indépendance des États-Unis le 4 juillet 1776.

La désignation en forme courte — d'usage dans la vie courante, l'enseignement et la cartographie11 — de ce pays est « États-Unis » (en anglais United States, abrégé en « US ») et la forme longue – d'usage dans les documents officiels — est « États-Unis d'Amérique » (en anglais United States of America, abrégé en « USA »). La forme longue « États-Unis d'Amérique » ne ressemble pas à la grande majorité des formes longues qui commence par « République de », « Royaume de », etc. Elle est en revanche proche de celle du pays voisin, les États-Unis mexicains. En France et dans de nombreux autres pays, le pays est également désigné en forme courte, dans le langage courant12, mais aussi parfois dans des discours officiels13, par le terme informel d'Amérique14. En anglais, la forme courte « America » est largement utilisée, y compris dans les discours officiels15.

En français, dans le langage courant, le pays est parfois également désigné par « les US », « les USA », « les States » ou « les États » (ce dernier est usité au Canada, notamment au Québec).

 

 

 

 

Histoire

 


Article détaillé : Histoire des États-Unis.

 

 

 

Période précolombienne (avant 1492).

 

 

 

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Les Anasazis construisent des cités bien avant l'arrivée de Christophe Colomb. Mesa Verde (Colorado).

 

 

 

 

 

Le débat sur l'origine et la date de l'arrivée des Amérindiens en Amérique du Nord n'est pas clos. Les découvertes archéologiques indiquent que l'est des États-Unis est habité depuis plus de 12 000 ans, alors que l'arrivée des premiers habitants du continent remonterait à plus de 30 000 ans. La découverte en 1996 de l'Homme de Kennewick (dans l'État de Washington) d'origine « caucasienne » et daté de 9 700 ans, ainsi que les restes d'un homme, en partie momifié, également de type caucasien retrouvé sur le site de la grotte des Esprits, au Nevada, daté entre -11 000 et -8000, donnent une nouvelle orientation dans le processus de colonisation préhistorique et de peuplement d'origine multiple, de l'Amérique du Nord. Parmi les hypothèses expliquant l'arrivée des Amérindiens, la plus connue laisserait entendre que des tribus de Mongolie et de Sibérie auraient, par petites bandes de chasseurs, émigrés d'Asie par le détroit de Béring, profitant d'une baisse du niveau de la mer. Certains scientifiques pensent que d'autres peuples auraient pu arriver sur les côtes nord, il y a 17 000 ans avant notre ère, lors de la déglaciation des régions du nord. D'autres spécialistes croient que les premiers habitants auraient traversé l'océan Pacifique par bateau pour arriver d'abord en Amérique du Sud16.

Avant l'arrivée des Européens, plusieurs civilisations se sont développées sur le territoire actuel des États-Unis : les Mound Builders ont aménagés les premiers tertres vers 3 400 avant J.-C17.. La cité de Cahokia, près de Saint-Louis comptait au XIIe siècle quelque 15 00018 à 30 000 habitants19 et 120 tumulus20.

Malgré les difficultés à établir des statistiques, la plupart des historiens s'accordent pour estimer la population autochtone des actuels États-Unis de 7 à 8 millions de personnes en 149221. Au XVIe siècle, les terres situées à l'est des montagnes Rocheuses sont peuplées par des tribus amérindiennes : Cheyennes, Crows, Sioux, Hurons, Iroquois, Cherokees et Creeks qui chassent du bison mais aussi pratiquent la culture, la cueillette, l'élevage et la pêche. Les Iroquois vivent dans la vallée du Saint-Laurent, dans le secteur des lacs Érié et Ontario, dans la vallée du fleuve Hudson et dans la partie ouest des Appalaches. Ils comptent six grandes tribus.

Des tribus d'éleveurs et d'agriculteurs, Apaches, Comanches ou Pueblos, habitent les Rocheuses22.

 

 

 

 

Période coloniale (1492-1775).

 

 

 

Articles détaillés : Colonisation européenne des Amériques et Treize colonies.

 

 

 

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Carte de l'Amérique du Nord vers 1775.

 

 

 

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La Nouvelle-France vers 1750, une partie importante des États-Unis actuels.

 

 

 

 

 

 

Christophe Colomb découvre le continent américain en 1492 puis explore l’actuelle Porto Rico l'année suivante. Au XVIe siècle, les puissances européennes à la recherche du passage du Nord-Ouest et de richesses, naviguent puis s’installent le long du littoral atlantique. Ici se succèdent des colonies espagnoles, anglaises, françaises, hollandaises et scandinaves plus ou moins permanentes. Les établissements les plus célèbres et les plus anciens sont ceux de Saint Augustine (Floride, 1565), Jamestown (1607) et Plymouth (fondée par les Pères pèlerins puritains en 1620). Au sud-ouest, les Espagnols agrandissent la Nouvelle-Espagne en menant des expéditions depuis le Mexique. Au nord-ouest, les Russes s’installent le long de la côte Pacifique. Les Blancs entrent en contact et font du commerce avec les peuples autochtones. Mais les Amérindiens ne résistent pas aux épidémies introduites par les Européens (variole, rougeole), à l’acculturation (alcool, armes à feu), aux massacres et aux guerres coloniales.

Au cours des XVIIe et XVIIIe siècles se forment progressivement les treize colonies britanniques de la côte orientale, ancêtres des États-Unis (carte). La colonisation est assurée par des compagnies et un système de chartes. Les Français explorent la vallée du Mississippi et fondent la Louisiane. L’Amérique du Nord devient rapidement un enjeu entre les puissances coloniales : l’Angleterre assure peu à peu sa suprématie en remportant les guerres anglo-néerlandaises puis la guerre de la Conquête (1763) contre la France, qui perd ses possessions de l’est du Mississippi (carte). Le peuplement se fait essentiellement par des migrants britanniques et par la traite négrière. Les esclaves noirs sont employés dans les plantations de tabac du sud mais aussi pour le développement des infrastructures. Vers 1775, les treize colonies sont prospères et comptent plus de deux millions d’habitants.

 

 

Révolution, indépendance et nouvelles institutions (1775-1800).

 

 

 

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La déclaration d'indépendance, par John Trumbull, 1817–1818.

 

 

 

 

 

 

Dans le courant des années 1770, les colons américains s'opposent de plus en plus à leur métropole : Londres leur refuse les terres indiennes situées à l’ouest des montagnes Appalaches. Les taxes et les impôts sont augmentés alors que les sujets américains ne sont pas représentés au Parlement anglais. Le système de l’exclusif lèse les marchands de la côte est. De nouvelles troupes sont envoyées en Amérique et un climat révolutionnaire s’installe en Nouvelle-Angleterre, à Philadelphie et en Virginie. En 1770, les soldats britanniques tirent sur les manifestants (massacre de Boston). En décembre 1773, les colons détruisent une cargaison de thé (Boston Tea Party) : la guerre éclate l’année suivante.

Les insurgés envoient des représentants au Congrès continental qui approuvent la déclaration d'indépendance des États-Unis le 4 juillet 1776. Ce texte, essentiellement rédigé par Thomas Jefferson, proclame les principes de liberté, d’égalité et de droit au bonheur. Pendant la guerre, plusieurs milliers de loyalistes fuient le pays. L’armée américaine, commandée par George Washington, finit par vaincre les Anglais avec le renfort de la France ; le traité de Paris est signé en 1783 et consacre la souveraineté et la naissance des États-Unis.

Le second Congrès continental qui a ratifié les Articles de la Confédération en 1781, rédige la Constitution américaine à la Convention de Philadelphie en 1787. Ce texte, auquel sont ajoutés dix amendements (Déclaration des Droits) en 1791, demeure aujourd’hui encore le fondement de la démocratie américaine. George Washington est choisi comme premier Président américain en 1789. Les institutions s’installent définitivement à Washington D.C. en 1800.

Le Maroc fut le premier pays à reconnaitre l'indépendance des États-Unis d'Amérique, en 177723.

La Déclaration d'indépendance américaine fondait aussi la première nation décolonisée du Monde, bien que l’indépendance ne fût officiellement reconnue qu’en 1783 avec le Traité de Versailles.

Elle influença les rédacteurs de la Déclaration des droits de l'homme et du citoyen de 1789. Au XIXe siècle et au XXe siècle, elle servit de référence aux leaders indépendantistes comme Hô Chi Minh au cours de la décolonisation.

 

 

 

 

Conquêtes de l'Ouest, industrialisation et fin de l'esclavage (1800-1917).

 

 

 

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Processus d'entrée dans l'Union des différents États.

 

 

 

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Le Président Abraham Lincoln met fin à l'esclavage.

 

 

 

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Bataille de Fredericksburg (1862).

 

 

 

L'histoire américaine au XIXe siècle est marquée par quatre questions majeures : la conquête de l'Ouest, l'esclavage dans le Sud, l'industrialisation et l'immigration.

Le territoire américain s'agrandit progressivement vers l'ouest par des achats (Louisiane à la France en 1803, Alaska à la Russie en 1867) et des conflits. Poussés par la doctrine de la « Destinée manifeste » et par le « Mythe de la Frontière », les Américains font la guerre aux Amérindiens et spolient leurs terres. La guerre contre le Mexique (1846-1848) et le traité de Guadeloupe Hidalgo entraînent l'annexion du Texas puis de la Californie. Le traité de l'Oregon (1846) définit le tracé de la frontière entre le Canada et les États-Unis à l'ouest des montagnes Rocheuses. La ruée vers l'or à partir du milieu du XIXe siècle accélère la colonisation blanche de l'Ouest. Enfin, la construction du premier chemin de fer transcontinental (1869) facilite l'intégration des nouveaux territoires. La conquête de l'Ouest s'achève avec le massacre de Wounded Knee (1890), l'annexion d'Hawaï (1898) et l'entrée de l'Arizona dans l'Union (1912).

Alors que la traite des Noirs est supprimée au niveau fédéral en 1808 et que les États du Nord ont aboli l'esclavage entre 177724 et 1804, les planteurs du Sud continuaient de défendre cette institution. En 1860, Abraham Lincoln, candidat du parti antiesclavagiste, remporte l'élection présidentielle : sept États esclavagistes font alors sécession et forment les États confédérés d'Amérique. La bataille de fort Sumter (avril 1861) marque le début de la guerre civile qui fit 970 000 victimes (3 % de la population américaine), dont 620 000 soldats25. Après la victoire de l'Union en 1865, trois nouveaux amendements à la constitution sont votés pour abolir l'esclavage, libérer les quatre millions d'esclaves26, leur donner la citoyenneté et le droit de vote. Mais les lois Jim Crow introduisent la ségrégation raciale dans le Sud, jusque dans les années 1950-1960. La guerre de Sécession a également pour conséquence de renforcer le pouvoir fédéral27.

L'industrialisation débute à partir des années 1850. Elle entraîne des bouleversements démographiques, économiques et sociaux considérables. Elle modifie la géographie du pays. Les villes américaines se multiplient et grandissent rapidement. L'immigration s'accélère et se diversifie. La Révolution industrielle donne naissance à un prolétariat urbain et accompagne la naissance d'un capitalisme sauvage. À la fin du XIXe et au début du XXe siècle, la deuxième révolution industrielle voit l'apparition de la société de consommation et de l'automobile. Les premiers gratte-ciel sont construits dans les centres-villes de Chicago et New York.

Alors que la Déclaration d'indépendance des États-Unis fut proclamée le 4 juillet 1776 par les treize colonies britanniques établies en Amérique du Nord, les États-Unis obtinrent leur indépendance du Royaume-Uni en 1783 (traité de Paris) suite à la guerre d'indépendance américaine, puis adoptèrent la Constitution des États-Unis en 1787 lors de la Convention de Philadelphie. La Déclaration des Droits (Bill of Rights) fut, quant à elle, ratifiée par le premier Congrès des États-Unis en 1791.

Le développement du territoire s'effectua principalement au cours des XIXe siècle avec la conquête de l'Ouest et les guerres indiennes, mais aussi de par des ententes bilatérales avec d'autres nations européennes et nord-américaines.

Les États-Unis doivent tout au long du XIXe siècle s'affirmer sur la scène internationale. Ainsi, le Royaume-Uni tente vainement de reprendre sa souveraineté sur le territoire américain lors de la guerre de 1812.

En 1865, la guerre de Sécession se termina à l'avantage des États du Nord, protectionnistes et égalitaristes face à ceux du Sud, libre-échangistes et esclavagistes.

Le pays remporte la guerre hispano-américaine en 1898 : Porto Rico et les Philippines passent sous contrôle de Washington.

 

 

 

 

Élévation du pays au rang d'hyperpuissance à travers les guerres (1917-1991).

 

 

 

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Franklin Delano Roosevelt (1933).

 

 

 

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Mère migrante, photographie de Dorothea Lange (1936).

 

 

 

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Ronald Reagan (1981).

 

 

 

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Les premiers pas de l'humanité sur la Lune : Buzz Aldrin est photographié par Neil Armstrong (1969).

 

 

 

C'est surtout la Première Guerre mondiale qui consacrera la puissance américaine. Au XXe siècle, les États-Unis devinrent la première puissance économique, culturelle, politique et militaire du monde. D'abord neutre au début de la Première Guerre mondiale, le pays s'engage aux côtés des Alliés le 2 avril 1917 et renverse le rapport de force. Le Congrès des États-Unis refusera de ratifier le traité de Versailles (1919) et d'intégrer la Société des Nations, fidèle au principe de l'isolationnisme. L'entre-deux-guerres est d'abord une période de prospérité matérielle et d'effervescence culturelle appelée les « Roaring Twenties ». Les femmes puis les Amérindiens obtiennent le droit de vote. C'est également le temps de la Prohibition.

Puis la Grande Dépression de 1929 qui suit le krach de Wall Street provoque une montée du chômage. Le Dust Bowl affecte le sud du pays et accroît la misère des paysans. Franklin Delano Roosevelt est élu en 1932 et propose un New Deal (« nouvelle donne ») pour combattre la crise, en posant les bases de l'État-providence. Le chômage ne se résorbe totalement que pendant la Seconde Guerre mondiale. L'attaque japonaise contre Pearl Harbor le 7 décembre 1941 provoque l'entrée en guerre des États-Unis dans le camp des Alliés contre l'Axe. L'armée américaine joue un grand rôle dans la libération de l'Europe occidentale et durant les campagnes du Pacifique. En août 1945, le président Harry S. Truman décide d'envoyer deux bombes atomiques pour faire capituler l'Empire du Japon. Les États-Unis deviennent une superpuissance aux côtés de l'URSS. La charte des Nations unies signée en juin 1945 à San Francisco, pose les bases de l'ONU, dont l'assemblée générale siège à New York.

Dans les années qui suivent le conflit, les États-Unis se posent en leader du camp capitaliste face à l'Union soviétique : la Guerre froide oppose alors deux modèles politiques et économiques. Afin d'endiguer le communisme, Washington intervient en Europe (plan Marshall, Berlin, création de l'OTAN) et en Asie (guerre de Corée, guerre du Viêt Nam, première guerre d'Afghanistan). Dans le même esprit, en 1949, Harry S. Truman affirme sa volonté d'aider les pays sous-développés à accroître leur niveau de vie par l'industrialisation, grâce à l'apport de connaissance technique des États-Unis28. Le pays se lance également dans la course à l'armement et à l'espace (création de la NASA en 1958, premiers pas sur la lune en 1969). En 1962, la crise des missiles de Cuba a failli être l'élément déclencheur d'une troisième Guerre mondiale et entraîne un embargo total des États-Unis sur Cuba, toujours en vigueur, même si assoupli sous les présidences de Clinton et Obama.

L'histoire intérieure du pays est marquée par le Mouvement afro-américain des droits civiques dans les années 1950-1960 menées par Martin Luther King, par l'assassinat du président Kennedy en 1963 et le scandale du Watergate en 1974. L’année 1968 est, pour les États-Unis le sommet d’une décennie troublée (Viêt Nam, Berkeley, assassinats de Martin Luther King et de Robert Kennedy, etc.), le début d’une période d’incertitudes29. La nouvelle politique de Ronald Reagan (1981-1989) est un succès autant dans le pays, avec les Reaganomics, qu'à l'étranger, où il favorise les relations, notamment avec l'URSS, et diminue les armements. Il est généralement perçu comme le vainqueur de la Guerre froide.

 

 

 

 

Époque contemporaine

 

 

 

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En 2001, les États-Unis sont, pour la première fois depuis 1941, attaqués sur leur territoire.

 

 

 

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Prestation de serment de Barack Obama, le 20 janvier 2009, qui devient le 44e président des États-Unis.

 

 

 

Depuis la fin de la Guerre froide et le démantèlement de l'Union soviétique en 1989-1991, les États-Unis sont la seule hyperpuissance dans le monde. Le pays s'engage dans les relations diplomatiques au Proche-Orient, et participe à la Guerre du Golfe (1990-1991). La présidence de Bill Clinton (1993-2001) sera marquée par les guerres de Yougoslavie, par l'affaire Monica Lewinsky, l'explosion de la bulle Internet et par une croissance économique continue.

George W. Bush arrive au pouvoir en 2001 après une des élections les plus controversées de l'histoire du pays, c'est une décision de la Cour suprême des États-Unis qui lui permettra de l'emporter sur Al Gore30. Le 11 septembre de la même année, les États-Unis sont victimes d'une vague d'attentats terroristes islamistes qui font près de trois mille morts. En réponse, Washington se lance dans une « Guerre contre le terrorisme » en Afghanistan puis en Irak (guerre d'Afghanistan et guerre d'Irak). En 2005, le sud du pays est frappé de plein fouet par Katrina, un des ouragans les plus ravageurs de toute l'histoire des États-Unis. Dès 2007, le pays est touché par une crise économique et financière, provoquée par la crise des subprimes et qui deviendra mondiale. De grandes compagnies comme Lehman Brothers ou General Motors sont en faillite.

En 2008, Barack Obama est élu en tant que premier président afro-américain du pays, succédant au président sortant George W. Bush devenu impopulaire31. Sa politique tranche avec son prédécesseur, notamment sur le plan intérieur, où il réussit à faire adopter une réforme du système de santé. En 2010, alors que le pays est toujours en pleine crise économique, le golfe du Mexique et les plages du sud sont touchés par la pire marée noire que le pays ait connue suite à l'explosion d'une plate-forme pétrolière de BP.

 

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23 novembre 2012 5 23 /11 /novembre /2012 18:11

Secteur tertiaire

 

 

 

 


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Disneyland, à Anaheim en banlieue sud de Los Angeles

 

 

 

 

 

 

La Californie est une destination touristique de premier ordre avec 13,4 millions de visiteurs étrangers en 200873.Le tourisme génère 924 000 emplois directs (2008) et rapporte plusieurs milliards de dollars de taxes à l'État de Californie73. La Californie offre de nombreuses possibilités : tourisme balnéaire sur les plages du sud, vacances sportives et tourisme vert dans les parcs nationaux, tourisme culturel (musées de Los Angeles et de San Francisco) et tourisme hivernal dans les stations de ski de la Sierra Nevada. Les parcs d'attractions se concentrent dans le Sud avec Disneyland et SeaWorld.

L’agglomération de Los Angeles est mondialement connue pour son industrie des médias et du cinéma (Hollywood). Enfin, les services financiers et bancaires sont particulièrement développés dans les centres d'affaires des métropoles. Plus de 38 firmes ont leur siège social à San Francisco ou Los Angeles74. Mais les bourses de commerce de ces deux métropoles comptent beaucoup moins que celle de Wall Street.

Commerce extérieur

La Californie est le deuxième État derrière celui du Texas pour la valeur des exportations75. En 2007, les ports californiens ont exporté 159,5 milliards de $ de marchandises et importé 356,2 milliards76. Le solde des échanges est négatif et l’écart entre importations et exportations se creuse. On retrouve la même situation de déficit commercial au niveau national. Le Mexique et le Canada, membres de l'ALENA concentrent à eux deux un quart des exportations californiennes4. Les autres pays importateurs se situent en Asie orientale (Japon, Chine, Taïwan, Corée du Sud) et en Europe (Allemagne, Royaume-Uni)4.

Les principaux ports de Californie, Long Beach, Los Angeles et Oakland sont parmi les plus importants du pays. À eux trois, ils représentent 16,4 millions de conteneurs, soit 38,4 % du trafic américain (2008)77. Avec 77,9 millions de tonnes métriques, le port de Long Beach est le premier port californien, le troisième port américain et le 55e port mondial pour le trafic total de marchandises (2007)78.

 

 

 

Principales exportations californiennes en valeur en 20074 :



Produits Exportations (millions de dollars)
Ordinateurs et produits électroniques 43 709,7
Machines 14 457,7
Équipements de transport 13 748
Produits chimiques 10 429,6
Divers produits manufacturés 84 920,7
Produits agricoles 6 725,6
Produits alimentaires 5 860,4
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Politique et justice

Article détaillé : Politique de la Californie.
Article connexe : Initiative populaire.
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Le Capitole de Californie à Sacramento

 

 

 

 

 

 

Sacramento est la capitale législative et administrative de l’État. De 2003 à 2010, le gouverneur de l’État était le républicain et ancien acteur Arnold Schwarzenegger. Le gouverneur actuel est le démocrate Jerry Brown, élu le 2 novembre 2010 et investi le 4 janvier 2011. Il est à la tête d’un gouvernement divisé en de nombreuses agences. Par exemple, les autoroutes et les ponts dépendent du ministère des Transports (Department of Transportation). Le pouvoir législatif est quant à lui assuré par la Législature de l'État de Californie, parlement bicaméral composé d’une assemblée (Assembly) comprenant 80 membres et d’un sénat (Senate) de 40 membres.

Le système judiciaire de la Californie est le plus important des États-Unis, avec environ 1 600 juges traitant 8 millions de procès chaque année (avec l’assistance de 19 000 personnes et 400 équivalents judiciaires). À titre de comparaison, le système fédéral de justice emploie seulement 840 juges. La Californie dispose d’une cour suprême, composée d’un président (Chief Justice) et de six autres juges. Son siège est à San Francisco.

Au niveau national, l’État est représenté par deux sénateurs et cinquante-trois députés ; il dispose donc de cinquante-cinq voix dans le collège électoral, et a ainsi le plus grand nombre de grands électeurs et de membres du Congrès. Les deux sénateurs siégeant à Washington D.C. sont démocrates : il s’agit de Dianne Feinstein et Barbara Boxer. Trente-trois démocrates et vingt républicains représentent la Californie à la Chambre des représentants des États-Unis.

Autrefois place forte républicaine, bastion des présidents Richard Nixon et Ronald Reagan, lui-même ancien gouverneur de l’État, la Californie vote depuis une dizaine d’années majoritairement pour les démocrates, du moins lors des élections présidentielles et législatives locales ou nationales. Ainsi depuis 1992, la Californie a choisi les candidats démocrates lors des élections présidentielles. Cependant, au niveau des comtés, le choix est bien moins clair, car la majorité d’entre eux, notamment en 2000 et 2004, avaient opté pour le candidat républicain. En fait, les comtés urbains densément peuplés de la région de San Francisco, de Sacramento et du nord de Los Angeles votent plutôt pour les démocrates, alors que les comtés moins peuplés et ruraux ainsi que ceux d’Orange et de San Diego votent pour les républicains.

En mai 2008, la cour suprême de Californie a autorisé le mariage des homosexuels. Cependant, un référendum organisé le 4 novembre 2008 a annulé cette décision.

Subdivisions

Article détaillé : Comtés de l'État de Californie.

 

 

 

 

L’État de Californie est divisé en cinquante-huit comtés. Le comté est le gouvernement local par défaut, et les cinquante-huit comtés recouvrent l’intégralité du territoire. Le plus grand est celui de San Bernardino (52 073 km2), le plus peuplé est celui de Los Angeles (10,2 millions d'habitants)4. L’État compte 478 municipalités (cities, en anglais) qui regroupent une grande partie, mais pas la totalité, de la population de l’État. Certaines villes ne sont pas incorporées, c'est-à-dire qu’elles sont gérées directement par le comté dans lequel elles se trouvent, et non par une municipalité.

Culture

 


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Marilyn Monroe, actrice représentant l'âge d'or d'Hollywood

 

 

 

 

 

La Californie est de culture occidentale et plonge ses racines dans la culture des États-Unis. Cependant, en tant que carrefour international, elle a été fortement influencée au cours de son histoire par la culture des différents groupes d’immigrants. La culture californienne s’exporte et est connue dans le monde entier à travers l’industrie cinématographique de Hollywood, la production musicale et le divertissement.

Au niveau du gouvernement, le California Arts Council, composé de onze membres nommés par le gouverneur et la législature, a pour but de promouvoir la production artistique et la créativité dans l’État. Il organise des initiatives comme la sélection du California Poet Laureate79.

Langues

La langue officielle de la Californie est l’anglais ; c’est la langue du gouvernement et de l’enseignement. Selon les données du recensement de 2000, 60,5 % des habitants de la Californie ayant au moins cinq ans parlent l’anglais à la maison et 25,8 % parlent l’espagnol. Le chinois est la troisième langue la plus parlée dans l’État, avec 2,6 % de locuteurs ; il est suivi par le tagalog (2 %) et le vietnamien (1,3 %). Le français est parlé par 135 067 personnes, soit 0,43 % de la population80. Le dialecte d’anglais américain local, l’anglais de Californie, possède par rapport à l’anglais parlé dans l’est des États-Unis des particularités auxquelles s’intéressent les linguistes depuis la fin du XXe siècle, parce qu’elles n’existaient pas durant la Seconde Guerre mondiale81.

Les langues indigènes de Californie sont plus d’une centaine et témoignent d’une grande diversité qui fait de la Californie l’une des régions du monde les plus diverses au niveau linguistique82. Cependant, toutes sont menacées bien qu’actuellement des efforts soient faits dans le but de les revitaliser. Depuis 1986, la Constitution de la Californie a spécifié que l’anglais était la langue commune et officielle de l’État. La question linguistique est au centre de différentes polémiques, surtout pour l’enseignement.

Religion

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Cathedral of Our Lady of the Angels, à Los Angeles

 

 

 

 

 

L'histoire religieuse de l'État remonte au temps des missions espagnoles, qui convertissent les Amérindiens au christianisme. Aujourd'hui, les chrétiens sont toujours majoritaires : ils représentent 75 % des habitants. Parmi eux, les protestants composent le groupe principal (38 %), suivis par les catholiques (34 %). La Californie est l'État des États-Unis où se trouve la plus grande communauté catholique. On compte aussi une importante communauté juive, qui represente environ 3 000 000 de personnes pour toute la Californie et 1 500 000 pour la seul ville de Los Angeles, et une communauté musulmane. Le temple de Hsi Lai, en Californie du Sud, est le plus grand temple bouddhiste des États-Unis. L'archidiocèse métropolitain de Los Angeles catholique est le plus important du pays : il regroupe environ cinq millions de fidèles. L'Église de Scientologie y est très active et particulièrement dynamique, notamment dans le milieu hollywoodien. L'État compte également plus de temples mormons que tous les États de l'Union, excepté l'Utah.

Presse

Le Los Angeles Times, basé à Los Angeles, est le second plus grand journal métropolitain aux États-Unis, après le New York Times. Le San Francisco Chronicle a un tirage quotidien d'environ 512 000 exemplaires en semaine. The Sacramento Bee et le San Jose Mercury News font aussi partie des principaux journaux de l'État.

Tourisme

 


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Façade d'Hearst Castle, Californie

 

 

 

 

 

 

Le parc Disneyland et le parc d'attraction marin de SeaWorld à San Diego sont les deux principaux parcs d'attraction de l'État avec Universal Studios Hollywood. On compte plusieurs autres parcs du même genre, comme Six Flags Magic Mountain, Wild Rivers...

Il existe deux grands déserts en Californie, qui s'étendent aussi sur d'autres États voisins : le désert des Mojaves et le désert de Sonora. Parmi les grands sites touristiques de Californie, on inclut souvent les Algodones Dunes (Imperial Sand Dunesou Glamis Sand Dunes), la Death Valley National Park, le Joshua Tree National Park et Palm Springs, le Lassen Volcanic National Park, le Lava Beds National Monument, le Mont Shasta, le Lake Tahoe, le Mono Lake et le Yosemite National Park.

Les plages et parcs côtiers principaux sont Trinidad State Beach, Torrey Pines State Reserve, le Cabrillo National Monument. Les touristes se dirigent aussi vers les missions espagnoles, le Donner Memorial State Park, le Bodie Historic State Park, le Kings Canyon National Park et le Humboldt Redwoods State Park.

 

 

 

 

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Le palais des beaux-arts de San Francisco.

 

 

 

 

 

La Californie compte également de nombreux musées, dont certains ont une renommée internationale. À Los Angeles se trouvent le J. Paul Getty Museum et la Villa Getty, le musée d'art du comté de Los Angeles (Los Angeles County Museum of Art (LACMA)), le Natural History Museum of Los Angeles County, le musée d'art contemporain (MOCA) et la Huntington Library entre autres. À San Francisco, on peut trouver le California Palace of the Legion of Honor, l'Académie des sciences de Californie, l'Exploratorium et le musée des arts asiatiques. À Monterey se trouve le célèbre aquarium de la baie de Monterey, l'un des plus grands du monde. Hearst Castle, situé dans le comté de San Luis Obispo, est un monument très visité.

 

 

 

 

Éducation



Article détaillé : Éducation en Californie.
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Université Stanford

 

 

 

 

 

Les programmes de l'école primaire en Californie insistent sur l'éducation à l'environnement et l'éducation physique (200 minutes au moins tous les 10 jours d'école ; 400 minutes dans le secondaire)83.

La Californie dispose de trois grands réseaux universitaires publics. L'université de Californie, qui compte dix campus, est considérée comme l'un des meilleurs systèmes au monde et compte de nombreux prix Nobel parmi ses professeurs et chercheurs. L'université d'État de Californie (23 campus) est moins sélective. Enfin, le système des California Community Colleges regroupe plus de 2,5 millions d'étudiants répartis sur 109 campus, et est ainsi le plus grand système d'enseignement supérieur au monde84.

Il existe de nombreuses autres universités, dont les célèbres université Stanford, université de la Californie du Sud et le California Institute of Technology.

Arts

L'art le plus courant en Californie est le cinéma notamment grâce à Los Angeles et son quartier d'Hollywood.

À la fin des années 1960, Dennis Stock parcourt la Californie et photographie des hippies, des motards, des concerts. Ces photographies témoignent de la liberté, de la jeunesse et de l'esprit de contestation (manifestations des Noirs américains, manifestations contre la guerre du Viêt Nam) qui régnait en Californie à cette époque85.

Musique

Les Amérindiens californiens étaient distincts des autres peuples d'Amérique du Nord au niveau de leur technique musicale. Les colons européens amènent avec eux leur culture musicale, que les missionnaires enseignent aux convertis dans le cadre des missions. Un genre typiquement californien, bien que mêlant des éléments musicaux mexicains et espagnols, apparaît à cette époque. Cependant, après la Ruée vers l'or, il perd sa popularité au profit des musiques apportées par les nouveaux arrivants. La Californie voit apparaître par la suite, dans la seconde moitié du XXe siècle, le surf rock, le rock psychédélique et les autres branches du psychédélisme, ainsi que le punk hardcore et le rap West Coast; représentés par de très nombreux groupes, dont certains ont un retentissement international. De nombreux groupes viennent de cet État, les plus connus sont : The Beach Boys, The Doors, Jefferson Airplane, The Grateful Dead, Guns N'Roses, Van Halen, Megadeth, Mötley Crüe, Black Veil Brides, Jane's Addiction, Red Hot Chili Peppers, Fishbone, Faith No More, Rage Against the Machine,Toto, Stone Temple Pilots, Deftones, Korn, Linkin Park, System of a Down, The Offspring, Blink 182, Green Day, Rancid, Bad Religion, Audioslave, Queens of the Stone Age,Avenged Sevenfold, Aerosmith et beaucoup d'autres.

La chanteuse Katy Perry, également originaire de Californie, a écrit une chanson sur les « Les filles de Californie » intitulée California Gurls.

La chanson officielle de l'État est I Love You, California, écrite par F. B. Silverwood et composée by Alfred F. Frankenstein du Los Angeles Symphony Orchestra depuis 195142.

Littérature

De nombreux écrivains ont écrit sur la Californie et ont vécu dans l'État. On peut citer Jack Kerouac, Ray Bradbury, Philip K. Dick, James Ellroy, Francis Scott Fitzgerald, William Faulkner, Joseph Hansen, Aldous Huxley, Walter Mosley, John Steinbeck, Evelyn Waugh, Tennessee Williams, Bret Easton Ellis, Jim Morrison.

En 1919, Johnston McCulley en fit le théâtre des aventures de Zorro dans son roman Le Fléau de Capistrano.

Gastronomie

Article détaillé : Gastronomie californienne.

Sports

Les Jeux olympiques d'hiver de 1960 ont eu lieu à Squaw Valley, les Jeux olympiques d'été de 1932 et de 1984 ont eu lieu à Los Angeles, qui a aussi accueilli la Coupe du monde de football de 1994.

 

 

 

 

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Rassemblement de montgolfières.

Transport

 


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Échangeur autoroutier à Los Angeles.

 

 

 

 

 

 

La Californie est connue pour sa culture de l'automobile et son réseau routier a la réputation d'être souvent embouteillé. Elle est parcourue par un réseau d'autoroutes important qui sont toutes gérées par Caltrans et surveillées par la California Highway Patrol, excepté les voies-express du comté de Santa Clara qui ont été construites et sont maintenues par le comté lui-même. La plus grande partie du réseau est sans péage, si l'on exclut les ponts importants.

Les axes nord-sud les plus importants sont la U.S. Route 101, qui parcourt l'État de la frontière du nord avec l'Oregon au centre-ville de Los Angeles, et l'Interstate 5 qui, allant de l'Oregon à la frontière mexicaine, coupe en deux la totalité de l'État.

En ce qui concerne le trafic aérien, les deux centres principaux pour les échanges transcontinentaux sont l'aéroport international de Los Angeles et celui de San Francisco. Il y a environ une douzaine d'autres aéroports commerciaux importants, et beaucoup d'autres aéroports voués à l'aviation générale.

La Californie a aussi d'importants ports. Le complexe formé par le port de Long Beach et celui de Los Angeles, en Californie du Sud, est le plus grand du pays puisqu'il représente un quart de tout le trafic de conteneurs aux États-Unis. Le port d'Oakland est le principal point de passage des porte-conteneurs passant par la Californie du Nord86.

Los Angeles et San Francisco disposent toutes deux d'un réseau de métro et de tramway. San José et Sacramento ont un réseau de métro léger. Metrolink dessert une grande partie de la Californie du Sud et Caltrain connecte San Jose et Gilroy à San Francisco. Presque tous les comtés et la plupart des municipalités gèrent des lignes de bus. Cependant, les transports en commun sont très peu utilisés par rapport à la côte Est du pays.

L'augmentation rapide de la population commence à poser problème et l'État se demande actuellement s'il faut continuer à étendre le réseau autoroutier ou plutôt concentrer et améliorer les transports en commun dans les régions urbaines, et les liaisons ferroviaires entre les principales villes.

Il semble que cette dernière voie commence à être empruntée, avec, par exemple, la création en 199687 de la California High Speed Rail Authority, dont le but est d'étudier le projet d'une ligne à grande vitesse, du même genre que le TGV, entre les quatre villes principales de la Californie. Cela permettrait d'aller de Los Angeles à San Francisco en deux heures et demi au lieu de 7h en voiture88. Ce projet a été accepté par les Californiens lors du référendum du 6 novembre 200889. Les travaux, qui devrait commencer en 2010, coûteront quelque 31 milliards d'euros et seront financés par l'État fédéral et des fonds privés89. Une première ligne reliera San Francisco à Anaheim, dans l'agglomération de Los Angeles, soit une distance de 1 300 km. Dans un deuxième temps, elle sera étendue au nord vers Sacramento et au sud vers San Diego. Elle devrait transporter 117 millions de passagers d'ici à 203089.

 

 

 

 

 

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