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7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 12:03

Autruche Struthio

 
 

Autruche est le nom donné aux espèces d'oiseaux du genre Struthio, de la famille des Struthionidae. Le mot dérive de l'italien ostruce, lui-même issu du latin avis struthio, d'après le grec ancien στρουθίων1.

Au XXIe siècle, il ne reste plus dans ce genre que deux espèces vivantes, voire une seule selon que les auteurs considèrent Struthio molybdophanes comme étant une espèce distincte ou une simple sous-espèce de l'Autruche d'Afrique.

 

 
 

 

Histoire

Aristote parle de l’autruche aux livres Premier et second de Parties des animaux, ainsi que dans le Livre II de Génération des animaux. Bien qu’il ait emprunté de nombreux passages à Aristote, le Livre X de l’Histoire naturelle de Pline l'Ancien est consacré aux oiseaux et s’ouvre sur l’autruche. Pline la considérait comme le point de passage des mammifères aux oiseaux.

Taxinomie

D'après la classification de référence (version 3.2, 2012) du Congrès ornithologique international :

Toutefois, Struthio molybdophanes est considérée par la plupart des références taxinomiques 2 comme une sous-espèce de Struthio camelus. Elle vit en Éthiopie, au Kenya du Nord et en Somalie. On l'appelle « cou rouge ».

La sous-espèce Struthio camelus syriacus qui vivait dans le Néguev et qui est mentionnée dans la Bible est désormais éteinte : elle a été chassée jusqu'à l'extinction totale entre 1930 et 1941.

Selon Fossilworks Paleobiology Database (6 nov. 2012)3 :

Description

 
Autruche mâle de la sous-espèce Struthio camelus massaicus
 
 

Oiseau de grande taille, 1,90 m en moyenne pour les femelles, à 2,50 m pour les mâles avec un poids allant de 90 kg en moyenne pour les femelles à 150 kg pour les plus gros mâles, l'autruche est un oiseau incapable de voler. Son espérance de vie est d’environ 70 ans (40 ans en captivité). Fort probablement, elle représente aussi le plus grand des oiseaux de tous les temps après les oiseaux-éléphants (Aepyornithiformes). Elle figure sur la liste d'espèces menacées de disparition selon l’UICN.

L’autruche est le plus rapide des oiseaux terrestres. Elle se déplace en marchant. Grâce à ses très longues pattes musclées comportant deux doigts à chaque patte, et à ses genoux flexibles et souples, l'autruche est très rapide et endurante. Ainsi, elle peut courir à la vitesse de 40 km/h pendant une demi-heure et atteindre lors d'un sprint une vitesse moyenne de plus de 70 km/h4. Avec des pointes proches de 100 km/h sur de très courtes distances5, elle est plus rapide que la lionne. L’autruche peut sauter 1,50 mètre de hauteur et 4 mètres de longueur. Ses pattes n’ont que deux doigts, elle se repose sur le doigt intérieur, le plus développé, lorsqu’elle court. La faculté de voler a été remplacée par la puissance des pattes, qui lui permet de courir aussi vite que des mammifères.

À l’âge adulte, la tête et le cou de l’autruche sont dénudés ou garnis d’un duvet épais. Le plumage du corps est abondant. Les ailes sont courtes mais normalement constituées. Il existe un important dimorphisme sexuel : le mâle possède un plumage noir avec l’extrémité des ailes blanches tandis que la femelle a un plumage brun terne. Leurs yeux sont généralement plus grands que leur cerveau.

Habitat

Elle habite dans la savane la plupart du temps, mais se rend dans des endroits humides pour pondre.

Alimentation

Les autruches sont essentiellement herbivores, mais leur régime est varié ; elles sont capables d’ingérer tout ce qui passe à la portée de leur bec.

Ponte

 

 
Un nid d’autruche
 
 
 
Autruchon
 
 

Polygames vivant en bandes, les mâles aménagent une excavation profonde dans le sol servant de nid. Au contraire de la majorité des oiseaux, les autruches mâles (comme également les canards et oies) possèdent un pénis. Avec une masse comprise entre 1,2 et 1,8 kg, l’œuf d’autruche est le plus gros œuf à coquille d’animal vivant et donc la plus grande cellule du règne animal.

Élevage

Autorisations légales

En France, l’autruche n'étant pas reconnue comme étant un animal domestique en droit français et figurant sur la liste des espèces considérées comme dangereuses6, le responsable de l'élevage doit être titulaire d'un certificat de capacité pour l'entretien de ces oiseaux, l'établissement étant soumis à autorisation préfectorale d'ouverture7.

Méthode d'élevage

 
Autruches d'élevage
 
 

Trois races d'autruches ont été sélectionnées pour l'élevage. Communément appelées : à nuque rouge, à nuque bleue, et noire du Cap. Elles sont issues de différents croisements entre S. camelus camelus et S. camelus australis.

La ponte dans l'hémisphère nord commence à la mi-mars et se termine en août-septembre. Lorsque les œufs sont ramassés quotidiennement, la période de ponte se prolonge de quelques semaines. Cinquante œufs peuvent être ramassés pour chaque femelle durant une saison. Les œufs sont prélevés chaque soir lorsque le nid n'est pas protégé par l'un des parents (pendant la distribution de nourriture). Une fois ramassés, les œufs sont aseptisés[Comment ?] puis stockés dans une pièce à 14-15 °C avec une hygrométrie de 45 à 50 %, placés sur du sable ou sur un lit de graines avec deux retournements par jour et ce pendant une période n'excédant pas quinze jours. Ils sont ensuite mis en incubateur pendant 41 à 44 jours à 36,2 °C. Lorsque les petits percent la poche à air, les œufs sont retirés de l'incubateur pour être mis dans un éclosoir.

Marché

Depuis les années 2000, les élevages d’autruches sont considérés comme un des projets agricoles les plus rentables.[réf. nécessaire] On les appelle souvent les « fermes de l’avenir » en raison de la grande variété de leurs produits (viande, cuir et plumes), de leur efficacité de production et de reproduction et de leur rentabilité potentielle élevée. Les autruches sont élevées commercialement depuis plus d’une centaine d’années (depuis 1838). Les exportations annuelles de cuir d’autruche en provenance d’Afrique du Sud vers les États-Unis, avant les sanctions commerciales, ont atteint le record de 90 000 pièces en 1986. Après cette date, la pénurie de peaux a entraîné une augmentation des prix. L’élevage d’autruches est devenu une activité intéressante dans laquelle divers entrepreneurs, en Europe et surtout aux États-Unis, se sont lancés pour essayer de satisfaire une partie de la demande internationale. L’élevage de l’autruche s’est, depuis les années 2000, implanté à l’échelle mondiale. Un important nombre d'escroqueries ont eu lieu, surtout des schémas d'enrichissement rapide grâce aux élevages, en Afrique du Sud et aux États-Unis.

 

Produits de l'élevage

 

 
Œuf d’autruche
 
 
 
Éventail en plumes d'autruche
 
 

Les autruches sont des oiseaux robustes, d’élevage facile, domestiqués depuis longtemps pour leurs plumes, leur viande, leur cuir et leurs œufs.

  • La viande d’autruche apporte plus de protéines et de fer que la viande de bœuf, mais elle est beaucoup moins grasse (2 % de lipides contre 3 à 15 % pour le bœuf) et contient très peu de cholestérol. C'est une viande rouge qui peut se cuisiner comme le bœuf.
  • Les plumes sont recherchées par les plumassiers pour les costumes et les accessoires. Celles du mâle sont blanches ou noires, celles des femelles sont grises. Elles sont également utilisées pour fabriquer des plumeaux antistatiques.
  • Le cuir est très doux et ponctué de « perles » (marques d'insertion des plumes).
  • Les œufs pèsent environ 1,6 kg et sont comestibles. La coquille est très épaisse et peut être ornementée pour en faire des objets décoratifs.
  • la graisse est reconnue en Afrique comme produit utilisé contre les problèmes de peaux (peaux sèches, eczéma, etc.) et les problèmes articulaires (arthrose). C'est la graisse du ventre qui est utilisée, fondue à basse température (40 à 60°) et utilisée en friction quotidienne sur la zone concernée.

Prédateurs

Les adultes ne possèdent pas vraiment de prédateurs. La vitesse de leur course de même que la puissance des jambes servent de moyen de défense. Les autruches peuvent même tuer une lionne avec un coup de pied8 et certaines personnes rapportent qu'elles n'hésitent pas à s'en servir en cas de danger. Les jeunes en revanche ont beaucoup de prédateurs, et parfois les adultes peuvent se faire chasser par des guépards, des léopards ou des lionnes. Elle cause environ 2 morts humaines par an, en voulant défendre son territoire.

Image populaire

Les plumes d’autruche sont utilisées pour confectionner des costumes folkloriques pour le carnaval. Par exemple les hauts chapeaux que portent les Gilles lors des carnavals en Belgique et notamment le Carnaval de Binche.

 

 

 
« Faire l'autruche ». Illustration humoristique par Adolf Oberländer, dans Lustige Naturgeschichte oder Zoologia comica, 1877
 
 

« Faire l’autruche » ou « appliquer la politique de l’autruche » sont des expressions populaires, des idiotismes animaliers partant de l'idée reçue qu’une autruche ayant peur reste figée debout et la tête dans le sable au lieu de s'enfuir. La légende trouve différentes explications du fait que cet animal se tient souvent la tête près du sol :

  • Pour échapper aux prédateurs, l'autruche se fige au sol, couchée, la tête au sol. Cette stratégie paraît dérisoire à l'homme qui est capable de la repérer facilement en suivant ses empreintes, contrairement aux animaux sensibles aux signaux auditifs et olfactifs9.
  • Simplement pour se nourrir ; elle passe une grande partie de la journée la tête au ras du sol, parfois entre les rochers pour chercher à manger10.
  • L'autruche pond ses œufs dans des trous qui font parfois jusqu'à 30 cm de profondeur dans les sols sableux. Lorsqu'elle retourne ses œufs, elle enlève les lézards et autres vermines du nid, sa tête disparaît dans un trou10.
  • Lorsqu’elle se trouve dans une tempête de sable, l’autruche met la tête à ras du sol pour se protéger. Les Africains, voyant la scène de loin, disaient que lorsque l’autruche met la tête près du sable, c’est signe de tempête10.

La métaphore est donc basée sur des observations réelles, mais une interprétation erronée9.

Cette croyance a traversé les siècles car déjà, au Ier siècle après Jésus Christ, Pline l’Ancien disait[réf. nécessaire] : « Les autruches sont les animaux les plus stupides du monde. Elles croient se rendre invisibles en plongeant la tête dans le sable ».

Recherche

Cet animal a été le support de nombreuses études, ayant par exemple porté sur :

 

 

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1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 13:01

Le laboratoire de biologie marine (Marine Biological Laboratory, MBL) est un centre de recherche international en biologie et en écologie. Fondé en 1888, le MBL est le plus ancien laboratoire de biologie marine d’Amérique. Il est situé dans le village de pêcheurs de Woods Hole (Massachusetts). Aujourd’hui, 55 chercheurs ayant été associés avec ce laboratoire ont reçu, parmi d’autres distinctions, le prix Nobel.

Le rôle important du MBL, centre unique en son genre en biologie et en écologie, est largement reconnu. « L'histoire du MBL est plus que l'histoire d'une éminente institution. C'est également l'histoire même de la biologie au cours des 100 dernières années », écrivait l'historien des sciences Garland Allen en 1988 (Barlow et al., 1993 : iv). Alors que le MBL entre dans sa 120e année, il continue à ouvrir de nouvelles voies dans l'exploration des sciences biologiques.

 

 
 

 

Introduction

Le MBL a trois principaux centres de recherches multidisciplinaires : le Centre des écosystèmes (Ecosystems Center), le Centre Josephine Bay Paul pour l'évolution et la biologie moléculaire comparative (Josephine Bay Paul Center for Comparative Molecular Biology and Evolution) et, enfin, le Centre Whitman pour les recherches en période estivale et les travaux de chercheurs invités (Whitman Center for Summer and Visiting Research).

Chaque été, des centaines de brillants scientifiques venus du monde entier viennent au MBL, au sein duquel se créent souvent des collaborations qui durent toute leur vie professionnelle. Historiquement, d'heureuses rencontres au MBL ont souvent permis des bonds dans la connaissance scientifique. Un exemple en est la rencontre au MBL de Franklin Stahl (1929-) et Matthew Meselson (1930-) lors de l'été 1958, au cours duquel ils mirent au point leur célèbre expérience démontrant que la réplication de l'ADN est un processus semi-conservateur (Holmes, 2001: 60-70).

Pendant la période estivale, de jeunes scientifiques viennent également au MBL pour suivre les réputés cours de troisième cycle du laboratoire, donnés par des professeurs accomplis. Certains de ces cours, tels que physiologie, embryologie, et systèmes nerveux et comportement (précédemment intitulé zoologie des Invertébrés) sont le résultat d'une évolution de plus d'un siècle.

Le MBL et l'université Brown collaborent à un programme de formation doctorante en sciences biologiques et de l'environnement (Ph.D.-awarding Graduate Program in Biological and Environmental Sciences) qui réunit les professeurs des deux instituts. D'autres programmes du MBL forment des étudiants de troisième cycle (postgraduate et undergraduate), des professeurs de sciences, des historiens et des journalistes des sciences. Toute l'année, le MBL est un site pour la recherche où se tiennent également des conférences organisées par des groupes de scientifiques professionnels.

Le MBL partage une bibliothèque réputée, la MBLWHOI Library, avec l'Institut océanographique de Woods Hole (Woods Hole Oceanographic Institution). En dehors de ce partenariat, les deux organisations sont indépendantes l'une de l'autre. La MBLWHOI Library recueille des documents, électronique ou papier, ayant trait aux domaines de la biologie, du biomédical, de l'écologie et de l'océanographie ; elle renferme également une collection grandissante d'archives, comprenant des photographies et des vidéos issues des 120 ans d'histoire du MBL. La bibliothèque mène également des projets informatiques et de numérisation.

Les nombreuses possibilités de détente de Woods Hole sont très importantes pour le tissu social du MBL. Depuis des dizaines d'années, des centaines de scientifiques sont venus se relaxer sur la plage du MBL (la Stony Beach'), ont profité des pistes cyclables et des promenades au bord de l'océan, ou encore se sont rejoints au bar-restaurant The Captain Kidd pour discuter et se ressourcer.

Le MBL est une société privée à but non lucratif. Son président-directeur-général est Gary G. Borisy, un docteur en biologie cellulaire, connu pour sa découverte de la protéine nommée tubuline.

Histoire

Le Laboratoire de Biologie Marine est la concrétisation de la vision de plusieurs personnes originaires de Boston et de Spencer Fullerton Baird (1823-1887), le premier responsable de la United States Fish Commission (commission indépendante chargée de surveiller la population des espèces marines) et directeur du National Museum of Natural History. En 1882, à Woods Hole, Baird mit en place une station de recherche à l'usage de cette commission. Il avait pour ambition d'en faire un laboratoire de premier plan. Il invita Alpheus Hyatt (1838-1902) à fonder un laboratoire-école de biologie marine à Woods Hole. Hyatt accepta l'offre, inspiré par l'école d'été d'histoire naturelle créée par le biologiste d'Harvard Louis Agassiz (1807-1873) (mais fermée peu de temps après sa création) et installée sur Penikese Island, au large de la côte de Woods Hole. Avec l'aide de 10 000 dollars récoltés par la Woman’s Education Association of Boston et la Société d'histoire naturelle de Boston (Boston Society of Natural History), un terrain fut acheté, un bâtiment fut construit, et le MBL fut créé avec Hyatt à la tête du conseil d'administration. La contribution de la Fish Commission fut essentielle, notamment par son apport en organismes marins et en eau de mer courante. (Maienschein, 1989).

Charles Otis Whitman (1842-1910), un embryologiste, devint le premier directeur du MBL. Whitman, qui pensait que “sauf exception, le chercheur est toujours le meilleur professeur”, mit l'accent sur la nécessité de combiner recherche et éducation au sein du nouveau laboratoire. Le premier cours d'été du MBL inclut une introduction de six semaines à la zoologie des invertébrés ; des installations pour l'accueil de chercheurs durant la période estivale furent également mises en place (Marine Biological Laboratory, 1888).

La bibliothèque du MBL (MBL Library) fut créée en 1889. Cornelia Clapp (1849-1934), scientifique et future administratrice du MBL, en était la bibliothécaire. En 1899, le MBL commença la publication de The Biological Bulletin, un journal scientifique qui est encore publié au MBL de nos jours (Maienschein, 1989).

Domaines de recherche traditionnels du MBL

Biologie cellulaire, du développement et de la reproduction

La biologie cellulaire, du développement et de la reproduction a été au centre des programmes du MBL depuis les années 1890. D'importantes découvertes y ont été faites dès 1899, quand Jacques Loeb (1859-1924) montra la possibilité de provoquer une parthénogenèse artificielle chez des œufs d’oursins. En 1905, Edwin Grant Conklin (1863-1952) fut la première à identifier les régions cytoplasmiques de l'œuf à l'origine de la formation de certains tissus ou organes. En 1916, Frank Rattray Lillie (1870-1947) identifia certaines des hormones qui agissent sur la différenciation sexuelle (Lillie, 1944). Au cours des vingt premières années d'activité du MBL, des cytologistes, dont Edmund Beecher Wilson (1856-1939) et Nettie Stevens (1861-1912), établirent des liens entre les chromosomes et l'hérédité mendélienne. De son côté Thomas Hunt Morgan (1866-1945), le collègue de Wilson au MBL et à l'université Columbia, fut un des pionniers de la génétique expérimentale (Pauly, 2000 : 158). Keith R. Porter (1912-1997), considéré par beaucoup comme un des pères fondateurs de la biologie cellulaire moderne, en raison de ses travaux novateurs sur la structure fine des cellules (dont la découverte des microtubules), a mené des recherches au MBL dès 1937 et a dirigé le laboratoire sur la période de 1975 à 1977 (Barlow et al, 1993 : 95-115).

Le MBL est depuis longtemps un centre de recherche pour les experts de la division cellulaire. Les innovations de Shinya Inoué, éminent scientifique à demeure au MBL, dans le domaine de la microscopie en lumière polarisée et d'imagerie vidéo depuis les années 1950 ont été décisives pour une meilleure compréhension des phases de la mitose cellulaire. Notamment sa découverte du fuseau mitotique. Au début des années 1980, Tim Hunt (1943-), Joan Ruderman et d'autres scientifiques du MBL identifièrent les premières protéines d'une famille qui permet la régulation du cycle de la division cellulaire (les cyclines). Hunt reçut un prix Nobel en 2001 pour ses travaux (Hunt, 2004). En 1984, au cours de recherches d'été au MBL, Ron Vale et d'autres découvrirent la kinésine, un moteur protéique impliqué dans la mitose et d'autres processus cellulaires. En 1991, le scientifique israélien Avram Hershko (1937-) commença à venir au MBL pour étudier le rôle de la protéine ubiquitine dans la division cellulaire. Il obtint le prix Nobel pour ces travaux en 2004.

De nombreux biologistes du développement, parmi les plus importants aux États-Unis, ont participé au cours d'Embryologie du MBL, par le passé et aujourd'hui, en tant que directeurs, maîtres de conférence ou étudiants. Ils sont attirés par le site du laboratoire à Woods Hole et la présence de certains organismes marins, particulièrement les oursins et les poissons zèbre, dont les œufs presque transparents sont fécondés et se développent de façon externe, et sont de ce fait idéaux pour l'analyse embryologique. Dans les quelques années qui suivirent sa création en 1893, les enseignants de cette formation explorèrent de nouvelles voies de recherche qui restent essentielles de nos jours. On peut entre autres citer l'étude de la localisation et de l'organisation spatiale des cellules embryonnaires au cours du développement de l'œuf ; l'étude des lignées cellulaires embryonnaires (importante de nos jours dans la recherche moderne sur les cellules souches) ; ansi que des recherches en biologie de l'évolution et du développement (aussi appelé ‘évo-dévo’). Parmi les embryologistes distingués qui ont dirigé le cours on peut citer : Charles Otis Whitman (1893-1895) ; Frank Rattray Lillie (1896-1903) ; Viktor Hamburger (1942-45) ; James Ebert (1962-66) ; Eric H. Davidson (1972-74 ; 1988-96) ; et Rudolf Raff (1980-82) (Davidson, 1993). Actuellement codirigé par Lee Niswander et Nipam H. Patel, le cours est toujours une formation de terrain de premier ordre pour les biologistes du développement.

Neuroscience, neurobiologie, et physiologie sensorielle

Les contributions du MBL aux neurosciences et à la physiologie sensorielle sont elles aussi importantes. Ces recherches sont aujourd'hui réalisées à l'Institut des neurosciences du MBL (Neuroscience Institute) avec, l'été, plus d'une centaine de chercheurs participants. Le MBL a joué le rôle d'aimant pour la discipline depuis que L.W. Williams a découvert en 1910 (redécouvert en 1930 par John Zachary Young) l'axone de calmar géant, une fibre nerveuse dont le diamètre est 20 fois plus gros que le plus gros axone humain. Young attira l'attention de K.S. Cole, son collègue du MBL, sur ce système idéal pour l'expérimentation. Ce dernier l'utilisa en 1938 pour enregistrer les changements de résistance qui sous-tendent le potentiel d'action, fournissant la preuve que des ions parcourant la membrane axonale génèrent cette impulsion électrique. En 1938, Alan Lloyd Hodgkin vint au MBL pour recevoir les enseignements de Cole sur l'axone de calmar géant. Après la Seconde Guerre mondiale, Hodgkin et Andrew Huxley, conduisant des travaux à Plymouth, en Angleterre, utilisèrent la technique du voltage clamp (ou mesure de courant en potentiel imposé) développée par Cole pour poser les fondements de la conception moderne de l'activité électrique du système nerveux en mesurant quantitativement le flux d'ions à travers la membrane axonale. Hodgkin et Huxley reçurent le prix Nobel en 1963 pour leur description de la base ionique de l'influx nerveux (Barlow et al, 1993: 151-172). Dans les années 1960 et 70, poursuivant les travaux de Hodgkin et Huxley, Clay Armstrong et d'autres chercheurs du MBL décrivirent un certain nombre de propriétés des canaux ioniques qui permettent aux ions sodium et potassium de conduire un courant électrique à travers la membrane cellulaire ; et Rodolfo Llinas décrivit les propriétés de transmission à la synapse du calmar géant (Llinas 1999). La « carrière scientifique » du « calmar de Woods Hole », Loligo pealeii, se porte bien encore aujourd'hui, grâce aux recherches sur le transport axonal, la synapse géante du calmar, et la génomique du calmar.

Chaque été, d'autres organismes marins attirent des neuroscientifiques et des neurobiologistes au MBL, où s'est jouée une partie de l'histoire de la recherche en physiologie sensorielle. Haldan Keffer Hartline, un chercheur estival du MBL dans les années 1920 et au début des années 1930, a révélé plusieurs mécanismes basiques de la fonction photoréceptrice grâce à ses travaux sur les limules. En 1967, Hartline a partagé le prix Nobel avec son collègue du MBL, George Wald, qui a décrit le niveau moléculaire de la photoréception en montrant que les molécules des pigments visuels photo-sensibles sont constitués d'une forme légèrement modifiée de vitamine A, couplée à une protéine. Un autre chercheur, Stephen W. Kuffler, qui a longtemps travaillé l'été au MBL, est reconnu pour avoir « créé » la neurobiologie au milieu des années 1960 à la Harvard Medical School et est également à l'origine d'une formation en neurobiologie au MBL (Barlow et al, 1993:175-234; 203-234). Quatre lauréats du prix Nobel ont fait partie des formateurs du cours de neurobiologie (Neurobiology Course) du MBL : Roderick MacKinnon (prix 2003), H. Robert Horvitz (2002), Paul Greengard (2000) et Bert Sakmann (1991). Un autre prix Nobel, Albert Szent-Györgyi, a mené des recherches au MBL de 1947 à 1986, notamment sur la nature biochimique de la contraction musculaire. En 1953, Frederick Bang a découvert au MBL que le sang de la limule coagule quand on l'expose à des endotoxines d'origine bactérienne, même en très petites quantités. À partir de cette recherche fondamentale, un réactif fut développé : le Limulus amebocyte lysate (LAL). Il permet de détecter des quantités infimes de toxines d'origine bactérienne. Le test LAL a conduit à une amélioration spectaculaire de la qualité des traitements et produits biologiques destinés aux injections intraveineuses.

Science des écosystèmes

La recherche sur les écosystèmes est devenue une recherche à plein temps au MBL en 1962 avec la création du programme d'écologie systématique (Systematics-Ecology), sous la direction de Melbourne R. Carriker. En 1975 fut fondé le Centre des écosystèmes du MBL, avec à sa tête George Woodwell. À sa création, la recherche était axée sur le cycle du carbone mondial, une priorité toujours d'actualité. Le Centre des écosystèmes dispose d'une équipe de 40 scientifiques, à demeure toute l'année, qui étudient une multitude d'écosystèmes et leurs réactions aux activités humaines et changements environnementaux. Le centre est situé à Woods Hole mais a une étendue mondiale, avec des sites de recherche actifs dans la toundra arctique, sur des sites forestiers, marins ou littoraux en Nouvelle-Angleterre, Suède et Brésil, et dans la péninsule antarctique. Le Centre des écosystèmes est le centre d'attache de 3 des 26 sites de « recherche écologique à long terme » (Long Term Ecological Research - LTER) : Toolik Lake en Alaska, Plum Island dans le Massachusetts et Palmer en Antarctique. Les scientifiques du Centre des écosystèmes étudient les effets de la déforestation et des modifications terrestres sur la chimie atmosphérique, les processus liés aux bassins versants et l'écologie des littoraux, l'enrichissement anthropogénique à l'échelle mondiale du cycle de l'azote, et les réactions des écosystèmes au réchauffement climatique. Le Centre des écosystèmes est codirigé par Hugh Ducklow, un océanographe biologiste et Jerry Melillo, qui étudie la biogéochimie des écosystèmes terrestres. John Hobbie, un chercheur en écologie microbienne, a codirigé le Centre des écosystèmes de 1985 à 2006. Le Centre des écosystèmes est fondé sur la vision d'une science collaborative et interdisciplinaire, un partage des laboratoires et des instruments, ainsi qu'une vision systématique, de long terme et à grande échelle, des processus sous-tendant les écosystèmes.

Génomique comparative, évolution moléculaire, et microbiologie environnementale

Le Centre Josephine Bay Paul pour la biologie moléculaire comparative et l'évolution a été créé au MBL en 1997. En comparant divers génomes, les scientifiques du centre tentent de découvrir les relations évolutionnelles des systèmes biologiques, et décrivent des gènes et génomes importants pour la biomédecine mais aussi l'environnement. On y étudie des micro-organismes pris dans une grande diversité d'écosystèmes, y compris les parasites humains. Mitchell Sogin, fondateur et directeur du Centre Bay Paul, a créé l'Atelier d'été d'évolution moléculaire au MBL en 1988. En 2003-2004, Sogin initia le Recensement international des microbes marins (International Census of Marine Microbes), un effort ambitieux et mondial pour décrire la biodiversité des micro-organismes marins. Les premiers résultats de ce recensement ont révélé, en 2006, 10 à 100 fois plus de types de microbes marins que ce que l'on pensait trouver, dont la majeure partie, auparavant inconnue, sont des micro-organismes à faible population que l'on nomme maintenant « biosphère rare » (en anglais, rare biosphere). D'autres projets du Centre Bay Paul se concentrent sur les microbes vivant dans des environnements extrêmes, allant des monts hydrothermaux aux écosystèmes hautement acides, qui peuvent participer à une meilleure compréhension de la vie qui pourrait exister sur d'autres planètes. Le Groupe informatique et biodiversité (Biodiversity Informatics Group) du Centre Bay Paul, dirigé par David Patterson, a développé une architecture logicielle pour l'Encyclopédie de la Vie, une initiative visant à documenter électroniquement les 1,8 million d'espèces nommées de la planète. Les activités du Centre Bay Paul sont aidées par les équipements de génomique, (dont des outils évolués de séquencement ADN) du bâtiment Keck pour la Génétique écologique et évolutionnelle (Keck Ecological and Evolutionary Genetics Facility).

 

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 17:32

Abeille charpentière

 

 
 
Abeille charpentière
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
 
L'appellation « Abeille charpentière » s'applique en français à plusieurs taxonsdistincts. Page d'aide sur l'homonymie
Nid d'abeille charpentière
Nid d'abeille charpentière
Taxons concernés

Dans le genre Xylocopa (les xylocopes)
Quelques espèces

  • Voir texte

Le terme d'abeille charpentière est un nom vernaculaire qui regroupe en français plusieurs espèces d'abeilles noires à reflets bleu-violet du genre Xylocopa, (les xylocopes), dites aussi bourdon noir ou bourdon bleu.

 

 

Différentes espèces nommées ainsi

 

L'appellation peut désigner seulement quelques espèces parmi le genre Xylocopa qui comporte plus de 400 espèces de xylocopes.

Les deux principales espèces de France appelées « abeille charpentière » sont Xylocopa violacea, la plus connue, et Xylocopa valga. Elles sont, avec le frelon ou la grande scolie des jardins, parmi les plus grandshyménoptères d'Europe (2,5 à 3 cm de long).

En Amérique du Nord, l'abeille charpentière désigne Xylocopa virginica.

Quant à Xylocopa iris, appelée aussi petite abeille charpentière, elle ne dépasse pas les 2 cm.

 

Liste d'espèces

 

 

Comportement

 

Ces insectes ne sont pas xylophages. C'est en creusant leur nid dans les bois tendres et les poutres qu'ils dégradent le bois3.

La femelle n'est absolument pas agressive, mais possède un dard de grande taille et peut infliger des piqûres douloureuses en cas de contrainte (écrasement, capture…).

 

Représentation

 

L'abeille charpentière est représentée dans les enluminures des Grandes Heures d'Anne de Bretagne.

 

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24 septembre 2014 3 24 /09 /septembre /2014 08:53

Girafe

Pour les articles homonymes, voir Girafe (homonymie).

Giraffa camelopardalis

Mâle de la sous-espèce G. c. angolensis.

Genre

Giraffa
Brünnich, 1771

Nom binominal

Giraffa camelopardalis
(Linnaeus, 1758)

Synonymes

  • Cervus camelopardalis Linnaeus, 1758
    (protonyme)

Statut de conservation UICN


LC : Préoccupation mineure

La girafe (Giraffa camelopardalis) est une espèce de mammifères ongulés artiodactyles et ruminants, originaire des savanes africaines et répandue du Tchad jusqu'en Afrique du Sud. Le mot girafe vient de l'arabe زرافة, zarāfah. Après des millions d'années d'évolution, la girafe a acquis une anatomie unique avec un cou particulièrement allongé qui lui permet notamment de brouter la cime des arbres.

Sommaire

Description

Il s’agit de l’animal le plus grand en hauteur, pouvant, grâce à la longueur de son cou, atteindre jusqu’à 5,50 m ou même 5,80 m. Les femelles girafes mesurent, à l'âge adulte, entre 4,00 m et 4,60 mètres de hauteur, soit 4,30 m en moyenne. Cependant leur cou comporte le même nombre de vertèbres cervicales (7, de plus ou moins 40 cm chacune) que les autres mammifères1. Les girafes dorment très peu, moins de 2 heures pour 24 heures, et plus volontiers le jour, car elles peuvent continuer à surveiller l'horizon. En réalité, elles somnolent debout, les yeux grands ouverts et pas plus de 3 minutes d'affilée[réf. nécessaire]. Le poids d'une girafe varie entre 750 et 1 100 kg pour les femelles et peut aller jusqu’à 1 500 kg pour les mâles. Son pelage à dominante rousse est réticulé ou tacheté de jaune ; son ventre est blanc. Sa queue, mince et longue, terminée par un pinceau de poils noirs, mesure de 70 cm à 100 cm.

La tête porte deux ossicônes, des appendices osseux recouverts de peau. Les ossicônes des femelles sont couverts d'une touffe de poils tandis que ceux des mâles en sont pratiquement dépourvues après quelques combats. Les mâles développent parfois en plus des dépôts de calcium sur leur crâne qui finissent par donner l'impression qu'un troisième ossicône est présent2. Ses caractéristiques physiques, notamment la longueur de ses membres et de son cou, font qu'elle est considérée par la NASA comme le modèle idéal pour étudier l'effet de la gravité sur la circulation sanguine. Les phlébologues de la NASA ont copié son réseau sanguin pour réaliser la combinaison anti-G des pilotes de chasse et astronautes3.

Son cœur de 11 kg, au myocarde renforcé, pompe 60 litres de sang et bat à 170 pulsations par minute, ce qui donne une pression artérielle deux fois supérieure à la pression humaine. Dans les artères du cou, tout un réseau de muscles annulaires aide à hisser le sang jusqu'au cerveau. Dans les veines, des valvules orientent le sang vers le cœur. Lorsque l'animal baisse la tête au sol, les valvules de la jugulaire sont fonctionnelles et empêchent le sang de retomber vers le cerveau (ce qui conduirait à un « voile rouge »). La veine jugulaire de la girafe est la plus longue et la plus droite du monde animal et possède 9 valvules. En 1993, à Vincennes, son endoscopie confirma que les constituants anatomiques d'une veine sont orientés en fonction de son axe d'aplatissement et donc qu'une veine a bien deux faces et deux bords. En bas des jambes où la pression est énorme, un système de capillaires sanguins très résistants (le rete mirabile, ou merveilleux réseau), comparables à ceux de l'espèce humaine, empêche l'œdème fatal.

Contrairement à une idée répandue, les girafes possèdent des cordes vocales mais elles n'émettent que très rarement des sons, se reposant davantage sur la vision que sur l'audition pour communiquer via par exemple des postures et des mouvements du cou et de la tête. Néanmoins, il est possible d'entendre les girafons crier en situation de stress. Le cri de la girafe se rapproche du beuglement des bovins4. La girafe est le seul mammifère terrestre qui ne bâille pas5,6.

Son espérance de vie est de l'ordre de 26 ans (plus de 36 ans en captivité)7.

Répartition géographique

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Écologie et comportement

Course

Lorsqu'elle court, elle va à l'amble, à l'instar du chameau ou de l'ours, c'est-à-dire qu'elle lève ensemble les deux pattes du même côté. En vitesse de croisière, elle court à 15 km/h mais peut accélérer à 56 km/h8 en prenant un curieux galop. Les pattes avant se lèvent ensemble mais largement écartées, ce qui évite que ses sabots s'entrechoquent.

Son galop particulier est facilité par son long cou qui balance et crée l'équilibre, grâce à un petit muscle spécial qui le tire en avant.

Régime alimentaire

La girafe se nourrit de feuilles d'arbre très nutritives, essentiellement des légumineuses, riches en sels minéraux car la girafe a besoin de 20 g/jour de calcium2. Elle peut occasionnellement se nourrir de fleurs, fruits, graines ou cosses. Sa consommation quotidienne va de 7 kg (nourriture rare) à 70 kg (nourriture abondante). Elle ne se nourrit ou ne s'abreuve au sol qu'en écartant les pattes de devant ou en pliant les genoux, après avoir bien inspecté les alentours. Elle lève souvent la tête entre deux gorgées lorsqu'elle est dans cette posture périlleuse, mais elle trouve l'essentiel de ses besoins en eau dans la nourriture et ne va boire que tous les 1 à 2 jours.

Les acacias de la savane ont atteint des tailles leur permettant d'échapper aux zèbres et aux antilopes, mais leurs feuilles les plus tendres poussent entre 2 et 6 mètres, ce qui constitue pour la girafe la hauteur idéale et sa niche alimentaire. Sa langue bleue et préhensile est la plus puissante, la plus coriace et la plus longue (55 cm) parmi les ongulés. Elle peut l'allonger pour atteindre les pousses les plus tendres entre les barrières d'épines d'acacias. La girafe n'a pas d'incisives à la mâchoire supérieure. Elle saisit donc les pousses d'acacias avec sa langue, puis les guide entre ses lèvres, referme la bouche et tire la tête en arrière pour racler les feuilles grâce à ses dents du bas.

Certains acacias (Acacia drepanolobium) sont protégés parce qu'ils hébergent des galles des fourmis agressives du genre Crematogaster9,10, à la morsure cuisante pour la bouche et les lèvres des girafes. Les acacias broutés émettent plus de nectar servant de nourriture à ces fourmis ainsi qu'une hormone végétale de stress qui agit sur les acacias voisins. Ces derniers augmentent leur production de tanin, qui rend les feuilles plus amères et moins appétissantes pour la girafe, laquelle s'éloigne alors pour aller brouter plus loin. Cette boucle de rétroaction expliquerait que les girafes et les éléphants n'ont jamais surexploité les acacias.

Reproduction

La saison des amours a lieu toute l'année avec un pic de naissances en décembre et en mai. Les girafes ne se reproduisent qu'une fois tous les deux ans. Un seul girafon naît lors de la mise bas.

La girafe mâle

Le grand mâle parcourt les pâtures des femelles pour trouver une partenaire. Il tente de dominer ses rivaux en leur coupant le passage et en dressant sa tête le plus haut possible. Le combat éclate lorsqu'un rival refuse de baisser la tête, de laisser le passage, ou fronce la lèvre en sa présence.

Dans les combats de girafes, les mâles utilisent leur tête comme une massue, qui est lourde, cornue et bosselée (comportement appelé necking). Ses ossicônes sont massifs et durs comme de l'ivoire et sur son front pousse une excroissance osseuse, la corne médiane.

Les deux mâles se cognent jusqu'à ce que l'un d'eux abandonne. La tête d'un mâle de 15 ans pèse 10 kg de plus que celle d'un jeune adulte de 7 ans, ce qui lui permet de gagner à tous les coups, mais le perdant est rarement tué et ils ne se battent jamais à coups de sabots.

Une fois qu'un mâle a conquis une femelle, ses amours sont caressantes et paisibles, avec beaucoup de coups de langues.

La girafe et le girafon (ou girafeau)

La girafe peut commencer à mettre bas dès l'âge de 5 ans. La gestation dure environ 15 mois. La mise bas s'effectue debout et le girafon tombe de près de deux mètres de haut. Il y a des risques que le girafon meure à la naissance, car en tombant il peut se blesser, et notamment se briser la nuque, même si cela reste exceptionnellement rare. La girafe met au monde le plus souvent un seul petit à la fois, exceptionnellement deux.

À la naissance, le girafon mesure 2 mètres pour un poids variant de 40 à 80 kg. Les jambes sont plus longues que le cou et sortent les premières. Le cou est proportionnellement moins long que celui des adultes. Sur la tête, deux touffes de poils noirs recouvrent les cartilages des futurs ossicônes, qui se souderont avec les os du crâne. Il s'agit de l'un des rares animaux dont les appendices crâniens existent dès la naissance.

La girafe n'adopte son petit que s'il est capable de se tenir rapidement debout (généralement au bout de 15 minutes) et de stimuler la lactation. Au bout d'une heure, il doit tenir sur ses pattes pour atteindre les mamelles de sa mère où il pourra se nourrir d'un lait très gras. Dans le cas contraire, elle l'abandonne ou même le tue.

La mère se fait comprendre de son petit en le caressant avec le bout de son museau ou avec un langage sonore d'une fréquence trop élevé pour les humains. Elle l'incite ainsi à la suivre et à la téter, créant ainsi le lien maternel.

Le girafon grandit de 1 mètre durant la première année de sa vie. À six mois, il approche les 3 mètres et à 7 ans, il aura sa taille d'adulte avec un minimum de 5 mètres.

Le sevrage intervient au bout de 12 à 16 mois mais le girafon peut rester avec sa mère jusqu'à l'âge de 2 ans et demi. Après cette période, il est gardé dans une « nurserie » qui permet à sa mère d'aller s'alimenter. La maturité sexuelle est acquise au bout de 3 à 4 ans pour un girafon femelle, et 4 à 5 ans pour un mâle2.

Prédateurs

Adulte et en bonne santé la girafe n'a à craindre que le lion, et encore : elle le voit approcher de loin et peut d'une ruade lui briser le crâne ou les côtes, ou encore le semer à la course, car elle est aussi rapide que lui[réf. nécessaire]. Par contre les jeunes qui échappent à la surveillance de leur mère ou isolés du troupeau et les sujets affaiblis par la vieillesse, la maladie ou une blessure, peuvent être la proie de prédateurs comme les lions, les hyènes rayées, les hyènes tachetées, les léopards ou les lycaons. C'est ainsi que trois girafons sur quatre se font tuer avant l'âge de trois mois. Aux points d'eau, les girafons peuvent aussi être victimes des crocodiles2.

La girafe se repose et dort debout. Ce n’est que si elle se sent parfaitement en sécurité qu’elle dormira et se reposera par terre. En effet, de par sa stature, elle met beaucoup de temps à se relever, ce qui la rend vulnérable aux prédateurs.

Systématique

Sous-espèces

Il y a des divergences entre scientifiques concernant les sous-espèces. Il y a 9 sous-espèces généralement acceptées, avec quelques variations de couleurs et de répartition géographique :

La girafe et les hommes

Une longue histoire

Les Grecs pensaient que la girafe résultait de l'union du chameau et du léopard, d'où le nom scientifique camelopardalis (en grec ancien καμηλοπάρδαλις / kamêlopárdalis).

Selon Pline l'Ancien, le cortège ramenant Vercingétorix vaincu à Rome aurait comporté une girafe2.

Le sage perse Al-Qazwini dit d'elle : « Sachant qu'elle se nourrirait dans les arbres, Allah lui donna des membres antérieurs plus longs que les postérieurs »[réf. souhaitée].

En Asie de l'Est et notamment au Japon où elle porte ce nom, la girafe est associée au qilin (ou kirin), animal mythique proche de la licorne. En effet, une girafe fut ramenée d'Afrique en Chine dès 1414 par Zheng He et accueillie par l'empereur Ming Yongle comme un qilin, témoignage de son bon gouvernement.

Elle a été décrite, pour la première fois en France, par Pierre Belon (1517-1564).

En 1809, Lamarck pensait qu'à force d'allonger le cou, elle avait transmis ce trait à sa descendance. En 1872, Darwin pensait que son long cou était dû à une sélection liée aux périodes de famines, où un ou deux pouces en plus faisaient la différence et permettaient de survivre. L'hypothèse de la sélection sexuelle est aussi avancée, les mâles se battant à coup de cou ou au contraire se caressant (comportement appelé necking)2.

Conservation

La girafe est chassée pour sa viande et sa peau. Elle fut tuée aussi pour sa queue, utilisée comme monnaie primitive ou symbole d'autorité. En plus de ce braconnage, elle est menacée par la destruction de son habitat, notamment dans le Sahel où la déforestation est répandue. La population des girafes d'Afrique occidentale a baissé fortement dans les décennies récentes. D'autre part, les populations de l'Afrique de l'Est et de l'Afrique australe sont stables, et dans certaines régions elles ont même augmenté. La girafe est une espèce protégée dans la plupart des pays correspondant à son aire de répartition.

On a estimé que la population totale des girafes représente 110 000 à 150 000 animaux, contre un million au milieu des années 199011. Les plus grandes populations nationales se trouvent au Kenya (45 000), en Tanzanie (30 000) et au Botswana (12 000).

Le dernier troupeau de girafes en liberté de toute l'Afrique de l'Ouest se trouve au Niger dans les environs de Kouré, à environ une heure de la capitale Niamey. Il fait l'objet d'un suivi par l'association pour la sauvegarde des girafes du Niger (ASGN), impliquant les populations des villages avoisinants, permettant un repeuplement du troupeau. Afin d'éviter les problèmes de consanguinité, des échanges sont pratiqués avec des zoos et réserves d'autres continents.

La girafe de Charles X

Article détaillé : Girafe offerte à Charles X par Méhémet Ali.

La première girafe à entrer vivante sur le sol français fut ramenée d'Égypte en 1827 par le naturaliste Étienne Geoffroy Saint-Hilaire : elle parcourut près de 800 km (dont plus de la moitié à pied) entre Marseille et le Jardin des Plantes à Paris. L'événement eut à l'époque une portée considérable. Il s'agit de celle qui est actuellement visible, naturalisée, au Muséum d'histoire naturelle de La Rochelle2. Le film Zarafa, sorti en France en 2012, raconte cette histoire.

Arts et culture

Une girafe est visible sur une fresque de Giorgio Vasari au Palazzo Vecchio de Florence. Salvador Dalí a peint en 1935 la Girafe en feu visible au musée des beaux-arts de Bâle.

Honoré de Balzac[réf. nécessaire] a écrit Discours de la girafe au chef des six Osages prononcé le jour de leur visite au jardin du Roi, traduit de l’arabe par l’interprète de la girafe. François-René de Chateaubriand a écrit un pamphlet : La girafe ou le gouvernement des bêtes.

Salvador Dali a réalisé en 1937, durant la guerre civile espagnole, une toile intitulée La Girafe en feu.

En France, Sophie la girafe est un jouet en caoutchouc créé en 1961 et destiné à être mordillé par les nourrissons.

En argot, une girafe est une personne de haute taille. L'expression « peigner la girafe » signifie ne rien faire ou perdre son temps. L'origine de cette expression, qui n'est pas attestée avant 1900, est inconnue12. On sait cependant que lorsqu'une girafe (nommée Zarafa) fut offerte à Charles X par le pacha d'Égypte, celle-ci eut un gardien personnel, qui répondit à ses supérieurs lui reprochant de ne rien faire, qu'il était fort occupé à peigner la girafe. La girafe est une métaphore de la communication non-violente.

Une Girafe (récipient) est également le nom donné à un récipient utilisé principalement pour le service de la bière.

Galerie

  • Girafe Masaï (G. c. tippelskirchi) au Kenya

  • Girafe de Rostchild (G. c. rostchildi)

  • Girafe d'Afrique du Sud (G. c. giraffa)

  • Girafe réticulée

  • Girafes angolaises s'accouplant (G. c. angolensis)

  • Girafe du Zoo des Sables

  • Ossicônes de la Girafe

  • Girafes réticulées dans la Réserve nationale de Samburu

    Portail des mammifères

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11 octobre 2013 5 11 /10 /octobre /2013 07:16

Abyssin

 

 

 



Abyssin
Abyssin chocolat
Abyssin chocolat

Espèce Chat (Felis silvestris catus)
Région d’origine
Région Controversée
Caractéristiques
Silhouette Médioligne Foreign
Taille Moyenne
Poids Moyen. De 3 à 5,5 kilos.
Poil Court. Plus long sur l'épine dorsale
Robe Lièvre, sorrel, bleu, fawn (faon) et roux (red)
Tête Triangulaire, front bombé.
Yeux Grands,en amande, de couleur or, ambre ou vert
Oreilles Grandes, peu arrondies
Queue Longue et effilée
Standards

 

 

 

 

L'abyssin, aussi appelé bunny Cat (chat lapin), ou parfois Aby1, est une race de chat originaire d'Asie. Ce chat est caractérisé par une robe à poil court au patron ticked tabby.

 

 

Origines

« Zula », premier chat importé d'Abyssinie.

 

 

 

 

 

Le lieu de naissance de l'abyssin ne se situerait ni en Abyssinie, ni en Égypte, mais dans le sud-est asiatique, au bord de l'océan Indien2. Toutefois, il se peut que la race soit africaine3. Il se pourrait même que l'Abyssin soit l'héritier du chat sacré de l'Égypte antique.

Le premier chat importé en Europe est « Zula »2, un magnifique mâle, rapporté d'Abyssinie (actuelle Éthiopie) en 1868 par un certain maréchal Sir Robert Napier, un diplomate anglais en mission à Addis-Abeba (Capitale de l'Abyssinie)3. C'est pour cette raison que la race fut appelée abyssin. Zula venant d'Abyssinie, on donna à cette nouvelle race le nom du pays d'où il provenait. Le ticking de Zula pourrait provenir du Chat sauvage d'Afrique ou serait le fruit de l'élevage de chats tabby en Grande-Bretagne4.

Cette race fut fixée et améliorée en Angleterre. Les éleveurs l'ont perfectionnée en la croisant avec le British Shorthair, et ont notamment travaillé à l'obtention d'une silhouette fine et à l'amélioration de la robe2. L'abyssin fut alors surnommé « bunny Cat » (en français chat-lapin), à cause de son pelage semblable à celui du lièvre2.

Après quelques années de croisement, l'abyssin fut exposé pour la première fois au Crystal Palace à Londres, en 18714. Et c'est en 1882 que la race fut enfin reconnue en dehors de la Grande-Bretagne. Les critères de jugement furent quant à eux établis dès 18894. La race faillit s'éteindre au début du XXe siècle5.

En 1909, l'abyssin arrive aux États-Unis, mais n'y deviendra populaire qu'à partir des années 1930, après la reconnaissance de la race par le CFA en 19174. Les Français, quant à eux, ne le découvrent qu'en 1927 lorsque la FFF reconnut enfin la race4.

Le premier club dédié à l'abyssin se nomme « Abyssinian Cat Club ». En France, une brochure bimensuelle, « Aby Boom », retrace les activités variées des éleveurs d'abyssins2. Sur le continent européen, l'élevage fut freiné pendant la Première Guerre mondiale mais a bien redémarré depuis6.Il s'agit de la cinquième race la plus populaire en Amérique du Nord : elle fait notamment partie des dix races préférées aux États-Unis5. La race continue d'évoluer, tant au niveau du pelage qu'au niveau de la morphologie de la tête6.

Standards

Cent vingt ans après le début de la sélection, la race est maintenant bien fixée et ressemble indéniablement aux représentations du chat égyptien au travers desquelles était vénéré Bastet6.

Corps

L'abyssin a un corps moyennement long et de type foreign. Il est gracieux et souple avec une force musculaire bien développée. Au toucher, on doit pouvoir sentir la musculature. Le type idéal est un mélange entre un corps cobby et un corps svelte. La proportion et l'équilibre général sont davantage pris en compte que la taille. La poitrine est légèrement bombée, le dos faiblement arqué et les flancs fins. Les pattes sont longues, droites, fines et bien musclées. Les pieds sont petits, ovales, compacts. Le chat semble se tenir sur la pointe des pieds.

La queue est longue et épaisse à la base, elle s'effile vers l'extrémité6.

Tête

L'abyssin a des yeux très expressifs

 

 

 

 

La tête est gracieusement portée au bout d'un long cou. Elle est de forme triangulaire aux contours adoucis, sans ligne droite. La tête de l'abyssin est composée de courbes légères : front, nez, crâne et museau. À noter qu'il existe deux formes de tête. L'abyssin anglais a une tête allongée (typé oriental) et l'abyssin américain a une tête plus ronde4.

Les yeux sont en forme d'amande, grands, brillants et expressifs. Les couleurs autorisées sont le noisette et le vert dans toutes ses nuances, du moment qu'elle est uniforme et intense.

Les paupières quant à elles doivent être cerclées de noir4. L'œil est souligné par un trait foncé, dans la couleur de base de la robe, ce qui donne l'impression que l'abyssin est maquillé.

Les oreilles sont grandes, pointées vers l'avant et bien écartées. Le chat semble être en alerte. La base est évasée et l'oreille en forme de coupe. Sur l'oreille le poil doit être bien court et couché, avec de préférence le ticking visible. Certains éleveurs cherchent à développer une touffe de poils à la pointe des oreilles, afin qu'il ressemble au Lynx4.

Robe et fourrure

Exemple du ticking d'un abyssin
Le pelage de l'abyssin peut faire penser à celui d'un lièvre.

 

 

 

 

La fourrure est courte mais chaque poil doit cependant avoir deux lignes de ticking. Légèrement plus long sur l’épine dorsale, le poil se raccourcit vers les flancs, les pattes et la tête. Il comporte un certain nombre de bandes de ticking. La robe est brillante, de texture fine, élastique au toucher et bien couchée sur le corps, avec un sous-poil dont l’aspect ne doit pas être laineux ni gris7.

La couleur et la qualité de la robe sont les points les plus importants chez un abyssin. Il existe de nombreuses couleurs mais seule le motif ticked tabby est accepté. Seul les poils du ventre, de la poitrine, du cou, de l'intérieur des pattes n'ont pas de ticking et sont dans la couleur de base du chat. L'épine dorsale et la queue ont une couleur légèrement plus foncée que le reste du corps, tandis que sur le menton et le haut de la gorge la couleur s'éclaircit7.

Voici les différentes couleurs de l'abyssin, il en existe 28 au total8 :

  • Lièvre (usual ou ruddy) : la couleur d'origine et la plus courante qui donne une robe ayant l'aspect de celle du lièvre ou du lapin de garenne, ce qui valut à l'abyssin l'appellation de chat-lapin et chat-lièvre comme premières dénominations en Grande-Bretagne. Le poil est composé d'une alternance de bandes deux couleurs appelée ticking, roux orangé (roux abricot chaud) près de la peau, brun foncé ou noires au bout; plus il y a de bandes dans un poil, plus la couleur est subtile. Le ventre est abricot uni, la gorge et le cou sont plus clairs (crème) mais jamais blancs. Le bout de la queue, les coussinets et le maquillage sont noirs, les marques de pouce sur les oreilles sont roux/orangé; le cuir du nez est brique cerclé de noir7.
  • Sorrel (Cannelle ou Cinnamon) : les premiers sujets auraient été décris dès 1887. Le terme anglais sorrel peut se traduire par alezan7. En effet c'est une couleur proche de celle du couguar, très chaude, ardente, subtile; les bandes dites jaunes, d’un abricot orangé , contrastent avec des bandes brun/roux intense. Le bout de la queue, les coussinets, le contour des yeux, les soles sont sorrel. Les marques de pouce sur les oreilles, le ventre, l'intérieur des pattes, le dessous de la queue sont abricot orangé . Le cuir du nez est brique cerclé de brun/roux. Malgré ces quelques pointes de roux, l'abyssin cannelle ne possède en aucun cas les gènes donnant la couleur roux et crème des chats domestiques4, voir "roux génétique", un peu plus loin.
  • Bleu (blue) : une couleur avec des bandes d’un beige chaud barrées d’autres bleu-gris. Le bout de la queue, les coussinets, le maquillage sont bleus; le cuir du nez est rose foncé cerclé de gris. Les marques de pouce sur les oreilles, le ventre, l'intérieur des pattes et le dessus de la queue sont baige/rosé.C'est une couleur relativement rare, créée en Grande-Bretagne par dilution de la couleur lièvre4.
  • Faon (fawn) : un contraste de beiges, allant du sable rosé au fawn. Dilution de la couleur sorrel de l'abyssin sorrel. Le bout de la queue, les coussinets, les marques de pouce sur les oreilles et le maquillage sont magnolia (rose avec une pointe d'orangé); le cuir du nez est rose fané cerclé de lilas7.
  • Roux : le ticking est moins perceptible car il y a peu de différence entre l’orangé de base et le roux du ticking. Le gêne intervenant est placé sur le chromosome femelle. On l'appelle "roux génétique", à ne pas confondre avec le sorrel. Le bout de la queue et les marques de pouce sur les oreilles sont roux ; le cuir du nez et les coussinets sont roses9.
  • chocolat : le ticking est perceptible car il y a une différence entre le beige/orangé de base et le brun foncé du ticking. Le bout de la queue, les soles, le pourtour des yeux sont chocolat; le cuir du nez et les coussinets sont rose brique .
  • lilac : le ticking est peu perceptible car il y a une faible différence entre le beige/orangé de base et le beige foncé du ticking. Le bout de la queue, les soles, le pourtour des yeux sont lilas; le cuir du nez et les coussinets sont brun/violet .
  • Autres couleurs : le roux permet le tortie sur les 4 premières couleurs. Il existe également le crème, le chocolat, le lilas et toutes ces couleurs se retrouvant également en silver (la coloration de base abricot est alors blanc lumineux argenté)9.

 

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Caractère

On décrit souvent l'abyssin comme un chat alerte et vif, semblant toujours en mouvement. On dit que c'est cependant un compagnon doux, affectueux avec un miaulement très discret. Il n'en serait pas moins plein de vie et athlétique, voire turbulent.

Ces traits de caractère restent toutefois parfaitement individuels et sont fonctions de l'histoire de chaque chat.

Élevage

Reproduction

La femelle peut mettre à bas jusqu'à trois chatons par portée4, ce qui est assez faible à comparer du chat domestique, dont les portées sont en général de cinq chatons. Après leur naissance, les chatons sont bicolores, couleur foncée et couleur claire. Le ticking de l'abyssin apparaît à partir de six semaines. La couleur sera définitive au bout d'un an ou un an et demi4.

Santé

Les abyssins sont sujets à certaines maladies génétiques dont la plus répandue est l'amyloïdose du chat. Il s'agit d'une maladie héréditaire qui se traduit par le dépôt progressif d'une substance amyloïde dans l'organisme, conduisant à une insuffisance rénale irréversible10. Cette pathologie a menacé la race pendant plusieurs années car il n'existe malheureusement pas de test de dépistage et les symptômes apparaissant tardivement (après l'âge de 5 ans) cela rend difficile l'examen des lignées. Cependant, la prudence des éleveurs qui ont fait pratiquer des autopsies sur les sujets morts d'insuffisance rénale ou dans des conditions suspectes ont permis un recul de la maladie11.

Génétique

L'abyssin possède un gène dénommé Ta. La lettre t signifie tabby et le a signifie abyssin. Ce gène est particulier à l'abyssin, mais on peut le retrouver chez le Somali et le Singapura. Le Somali est en fait une race résultant de croisement avec des abyssins4. Quant au Singapura, même s'il possède le même gène que l'abyssin, on ne peut affirmer que ce dernier soit issu de reproductions avec ce dernier. Sur l'emplacement chromosomique de Ta, les autres races peuvent avoir deux autres gènes, le gène tb qui donne les rayures larges appelées tabby marbré, ou le gène T qui donne des rayures étroites appelées tabby tigré. Ainsi, lorsque qu'un Abyssin s'accouple avec un tabby marbré, on obtiendra des robes avec ticking car Ta sera dominant sur tb. Mais lorsque qu'un abyssin s'accouple avec un tabby tigré, on obtiendra une mauvaise robe abyssin présentant à plus ou moins grande échelle des rayures sur fond de ticking, Ta est alors incomplètement dominant sur T9.

L'abyssin dans l'art et l'Histoire

Statue représentant un chat de l'Égypte antique
Article détaillé : Chat dans l’Égypte antique.

 

 

 

 

L'abyssin ressemble aux représentations des chats de l'ancienne Égypte. Toutefois, une telle origine n'est pas avérée. Il se peut également que cette ressemblance ait été travaillée par les éleveurs, mais ce fait ne peut être assuré.

L'abyssin est également connu sous le nom de « chat du Nil bleu »1, ce qui renforce l'hypothèse de ces origines égyptiennes.

 

 

 

 

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24 septembre 2013 2 24 /09 /septembre /2013 08:35

Mifépristone

 

 

 

 



Mifépristone
Mifépristone
Identification
No CAS 84371-65-3
Code ATC G03XB01
DrugBank DB00834
PubChem 55245
SMILES
InChI
Propriétés chimiques
Formule brute C29H35NO2  [Isomères]
Masse molaire1 429,5937 ± 0,0265 g/mol
C 81,08 %, H 8,21 %, N 3,26 %, O 7,45 %,
Propriétés physiques
fusion 191 à 196 °C
Solubilité alcools, peu sol. dans l'eau
Unités du SI et CNTP, sauf indication contraire.

La mifépristone ou RU 486 est un stéroïde synthétique. Elle est utilisée chez la femme comme abortif, pour l'avortement chimique du début de la grossesse (nom commercial courant : Mifégyne©).
Aux États-Unis, le produit a également été approuvé pour le traitement du Syndrome de Cushing en février 2012 2. Commercialisé sous le nom de Korlym par Corcept Therapeutics, cette version du produit est également développée pour le traitement de la dépression psychotique3.

 

 

Définition biologique et mode d'action

Hormone stéroïde anti-progestative dérivée de la noréthindrone, elle se fixe spécifiquement sur le récepteur de la progestérone et inhibe son action, notamment sur l'utérus. La progestérone (du latin « pro » : favorisant et « gestare » : grossesse) est l'hormone assurant le maintien de la grossesse pour ses différentes actions sur les structures utérines. La mifépristone va bloquer l'action progestative sur ses récepteurs muqueux et ainsi entraver le développement embryonnaire et entraîner le détachement puis l'élimination de la muqueuse utérine (dans un processus similaire à ce qui se passe pendant les règles). Il est fort probable que la mifépristone, grâce à son cycle aromatique extrêmement activé, soit capable de capturer les agents oxydants (peroxynitrites) permettant l'affaiblissement nécessaire du système immunitaire, affaiblissement qui permet normalement d'éviter le rejet de l'embryon. L'action de la mifépristone nécessite de prendre dans un deuxième temps (en général deux jours après la prise initiale de l'anti-progestatif) une prostaglandine (misoprostol en général) qui va provoquer des contractions utérines et favoriser l'élimination de la muqueuse et de l'embryon. L'expulsion se produit alors en général dans la demi-journée suivant la prise de prostaglandine. La méthode est efficace dans 95 % des cas lorsque les prises médicamenteuses sont bien suivies.

Historique du RU 486

En 1979, R. Deraedt, D. Philibert et G. Teutsch, chercheurs aux laboratoires Roussel-Uclaf, travaillent sur un projet d'anti-glucocorticoïdes destinés à antagoniser les effets néfastes des glucocorticoïdes. Ils aboutissent à une série de puissants antiglucocorticoïdes brevetés à leurs noms par Roussel-UCLAF; l'un des plus intéressants est le RU 38486 (selon les initiales du laboratoire et la numérotation chronologique des synthèses) ou RU 486. Mais ces produits sont aussi des anti-progestérones et à un moindre degré des anti-androgènes.

Étienne-Émile Baulieu, conseiller de Roussel-Uclaf, est, lui, séduit par l'activité anti-progestérone du produit et va le faire expérimenter rapidement sur onze femmes enceintes à Genève : les résultats sont prometteurs. Celui-ci la présente le 19 avril 1982 à l’Académie des sciences, comme une alternative à l'avortement par aspiration (seule technique abortive alors connue). Le monde scientifique est très intéressé par la découverte, et Roussel-Uclaf signe un accord avec l'Organisation mondiale de la santé (OMS) en 1983, puis avec l'ONG américaine Population Council. Initialement couplée à la prostaglandine, le RU 486 est associée à partir de 1991, à la suite d'un décès par crise cardiaque d'une patiente, au cytotec. Mais la molécule provoque une levée de boucliers des milieux hostiles à l'avortement en France et aux États-Unis. La mifépristone est cependant mise sur le marché en France le 23 septembre 1988, en Grande-Bretagne en 1991 et en Suède en 1992. Face au refus de Roussel-Uclaf de la commercialiser en Chine, la pilule est copiée par les autorités de Pékin. Aux États-Unis, la molécule est listée le 6 juin 1989 par la Food and Drug Administration, parmi les produits interdits d’importation. Ses droits cédés gracieusement à Population Council pour le marché américain, par Roussel-UCLAF, le 16 mai 1994, la pilule est commercialisée aux États-Unis en 20004.

Propriété du groupe Hoechst après le rachat de Roussel-UCLAF, la pilule abortive est abandonnée en 1997 par le groupe allemand. Il cède ainsi aux menaces de boycott de l'ensemble de ses produits par les militants anti-avortement, principalement sur le territoire américain, mais réglant également l'opposition morale durable des dirigeants allemands qui s'était heurté à une mise en demeure du ministre de la Santé Claude Évin quand ils avaient tenté d'empêcher sa mise sur le marché français en 1988. Hoechst cède alors gratuitement tous les droits sur la production et la commercialisation de la pilule à Édouard Sakiz, ancien patron de Roussel Uclaf et codécouvreur de la molécule, qui la produit à travers une nouvelle entreprise indépendante, Exelgyn5.

Encore aujourd'hui très controversée par les mouvements « pro-life », elle concerne en France 30 % des interruptions volontaires de grossesse (IVG) (en augmentation constante à mesure de l'expérience des équipes médicales des centres d'orthogénie).

En août 2009, en Italie, les évêques demandent aux médecins de refuser de prescrire le RU486. Selon le cardinal Angelo Bagnasco, président de la conférence épiscopale italienne, le RU486 conduira "à considérer l’avortement comme une méthode contraceptive6"

Utilisation en Gynécologie obstétrique

Le RU 486 est utilisé dans :

  • Les avortements médicamenteux qui ne sont pas possibles en France au-delà de la fin de la 7e semaine de grossesse (9e semaine après le début des dernières règles). Au delà de la 5e semaine de grossesse, les avortements médicamenteux se pratiquent en établissement7.
  • Interruption médicale de grossesse en cas de mort fœtale in utero afin de réduire la dose de prostaglandines nécessaires à l'expulsion.
  • L'utilisation en qualité de « pilule du lendemain » est efficace et autorisée en France (utilisée en Chine par exemple). Une échographie utérine est proposée dans les 10 jours suivant la dernière prise médicamenteuse, pour vérifier l'absence de grossesse.

Utilisation pour faciliter les accouchements à termes

Le RU 486, comme l'ocytocine, est aussi utilisé dans certains cas d'accouchements à terme pour faciliter les délivrances difficiles8 et minimiser les souffrances du nouveau-né.

Comparaison avec la méthode par aspiration

  • Le RU 486 peut être utilisé dès les premières semaines de grossesse, alors que l'aspiration n'est possible que vers la 6e semaine
  • La méthode ne requiert pas d'intervention chirurgicale, ni d'anesthésie, et n'a pas les mêmes risques que l'aspiration : traumatisme de l'utérus, du col, risque ultérieur de stérilité, de grossesse extra-utérine, etc.
  • L'avortement se produit en privé et donne l'impression d'une fausse couche.
  • La méthode est aussi moins coûteuse et plus accessible, ne nécessitant pas un plateau technique chirurgical spécialisé.

Cependant :

  • La méthode, encore relativement récente, n'a pas encore fait les preuves de son absence de risques à long terme.
  • Elle est aussi plus longue que l'aspiration, prenant en général 1 à 2 jours à sa complétion.
  • Le dosage habituel est de 200 mg en une seule prise, soit 0,47 millimoles9. À signaler que la dose maximale de référence de N,N-diméthylaniline autorisée pour une personne de 50 kg est de 0,83 millimoles10.
  • Les conséquences psychologiques sur la femme sont les mêmes que par aspiration : la proportion de femmes développant un syndrome post-avortement est identique et les symptomes sont les mêmes.

Contre indications

Effets secondaires

  • Métrorragies (saignement génital d'origine utérine) parfois abondantes pendant 7 à 15 jours
  • Échec (moins de 5 % des cas, c'est-à-dire un taux comparable aux avortements par aspiration)
  • Nausées, vomissements, douleurs, allergie.

Une future méthode de contraception d'urgence ?

Plusieurs études ont montré qu'une dose de mifépristone a la même efficacité que la prise de 1,5 mg de levonorgestrel comme contraception post-coïtale dans les cinq jours suivant le rapport sexuel. Deux études donnent une efficacité de 100 % avec une forte dose (600 mg), une autre obtient le même résultat avec seulement 10 mg11,12,13.

Autres utilisations

Les doses de mifepristone utilisées pour les autres applications sont beaucoup plus faibles que celles utilisées en gynécologie : 300 mg au lieu de 600 mg.

Syndrome de Cushing

Après une longue période de prescription illégale, la mifepristone est devenu le premier traitement approuvé pour le traitement du syndrome de Cushing, une maladie orpheline. Une étude portant sur 50 patients a en effet confirmé l'efficacité du produit. Une extension de cette étude est en cours2.

On estime à 5000 le nombre de patients qui pourraient bénéficier du produit aux États-Unis2.

Dépression psychotique

L'efficacité de la mifepristone dans le traitement de la dépression psychotique est connue depuis plus de 10 ans14.

Un essai clinique de phase III par Corcept Therapeutics est actuellement en cours15.

Contre-indication

Sous cette forme, la mifepristone ne doit jamais être pris par une patiente enceinte, du fait de ses effets abortifs2.

Effets secondaires

Dans le traitement du syndrome de Cushing, la Mifepristone est fréquemment associée à des vomissements, des vertiges, des maux de tête, des pertes d'appétit, des arthralgies, des tremblements, des fatigues et des nausées2.

Parmi les effets plus rares, on relève des saignements vaginaux, des hypokaliémies et des anomalies du rythme cardiaque2.

Voir aussi

 

 

 

 

 

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 12:47

Groupe de Wangshi

 

 

 

 



Le Groupe de Wangshi (en chinois: 群 王氏; pinyin: Wángshì Qún) est une formation géologique dans la région de Shandong, en Chine dont les strates datent du Crétacé supérieur. On y a trouvé notamment des restes de dinosaures.

 

 

 

Paléofaune de Vertébrés

 


Dinosaures

 


Dinosaures rdu Groupe de Wangshi

 

 

 

Genre Espèce Lieu Membre Quantité Notes

Images

 

 

Chingkankousaurus1

C. fragilis1

     

Nomen dubium


Micropachycephalosaurus1

M. hongtuyanensis1

   

"Partie de mandibule, associée à des fragments de restes non crâniens."2

 

Pinacosaurus3

P. grangeri3

       

Shantungosaurus1

S. giganteus1

       

Sinoceratops

S. zhuchengensis

       

Szechuanosaurus4

S. campi4

       

Tanius1

T. chingkankouensis1

       

T. laiyangensis1

       

T. sinensis1

       

Tarbosaurus5

T. bataar5

     

Des restes quelquefois attribués à T. bataar qui ont d'abord été appelés Tyrannosaurus zhuchengensis peuvent ou non appartenir au genre Tarbosaurus.

Tsintaosaurus1

T. spinorhinus1

   

"Un crâne seul et des morceaux de restes de squelettes sans crâne d'au moins cinq individus."6

 

Tyrannosaurus7

"T." zhuchangensis7

     

Probablement un nouveau genre ou une espèce de Tarbosaurus

Zhuchengtyrannus8

"Z." magnus8

       

 

 

 

 

Tsintaosaurus

 

 

 


Sinoceratops

 

 

 

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16 avril 2013 2 16 /04 /avril /2013 12:35

Amurosaurus

 

 

 

 



Description de cette image, également commentée ci-après

Squelette d'Amurosaurus.


 

 

 

Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Classe Sauropsida
Ordre Ornithischia
Sous-ordre Ornithopoda
Famille Hadrosauridae
Sous-famille Lambeosaurinae

Genre

Amurosaurus
Bolotsky & Kurzanov, 1991

Nom binominal

A. riabinini
Bolotsky & Kurzanov, 1991

Description de l'image Image:Amurosaurus-v3.jpg.

Reconstitution d'Amurosaurus.

 

 

 

 

Amurosaurus est un genre de dinosaure herbivore à bec de canard, découvert à la frontière entre la Russie et la Chine. Il vivait à la fin du Crétacé il y a 65.5 millions d’années1. Comme beaucoup de lambeosaures, Amurosaurus aurait été un herbivore bipède/quadrupède avec un museau "bec de canard" et une crête creuse au-dessus de la tête même si une telle crête n'a jamais été trouvée, les os fossiles d'adultes étant rares. Mais un adulte mesurait probablement un peu moins de 6 m de long.

 

 

 

 

Étymologie

Le nom Amurosaurus "Lézard de l'Amour" est dérivé du nom du Amour (fleuve) (Amur en Russe) et du mot Grec sauros qui signifie "lézard". Car c'est près du fleuve Amour (appelé Heilongjiang ou "Rivière du Dragon Noir" en chinois) qu'ont été trouvés les premiers restes de ce dinosaure.

Classification

Amurosaurus est caractérisé par de nombreuses autapomorphies, ou caractéristiques uniques, du crâne, ainsi que la forme sigmoïde du cubitus quand il est vu de face ou de côté. La plupart des autres lambéosaurinés connus ont des crêtes creuses sur le dessus de leurs crânes, et bien que les os qui composent une telle crête ne figurent pas dans les restes de ce dinosaure, les os de la voûte du crâne sont modifiés afin de soutenir une crête, de sorte qu'il peut être supposé que Amurosaurus en possédait une. Comme la plupart de ces caractéristiques ont été décrites récemment, début 2006, Amurosaurus n'a été soumis qu'a une seule analyse cladistique qui l'a placé en tant que base de la famille des hadrosaures lambéosaurinidés, sous-famille dont sont issus par exemple, Corythosaurus, Hypacrosaurus ou encore Olorotitan.
Tous les autres lambeosaurinidés fondamentaux connus viennent d'Asie. Ce qui amène à l'hypothèse que les lambeosaurinidés était originaires de ce continent puis ils ont migrés et se sont dispersés en Amérique du Nord en traversant le détroit de Béring. Deux groupes dérivés ont évolué plus tard: les parasaurolophini (Parasaurolophus, Charonosaurus) et les corythosaurini (Corythosaurus, Nipponosaurus). Des membres des deux groupes se trouvant en Asie et en Amérique du Nord, une dispersion supplémentaire a du se produire après leur évolution mais la direction dans laquelle cette dispersion a eu lieu n'est pas encore très claire2,3.

Découverte et Histoire

Les paléontologues Russes Yuri Bolotsky et Sergei Kurzanov ont décrit pour la première fois ce dinosaure en 1991. Tous les fossiles d'Amurosaurus ont été découverts dans une seule strate fossilifère, découverte en 1984 dans les limites de la ville de Blagoveschensk, dans l'Oblast d'Amour en Extrême-Orient russe. Cette strate fossilifère a été trouvée dans la Formation d'Udurchuk la plus ancienne formation géologique du Groupe Tsagayen en extrême-orient Russe et au nord-est de la Chine. Cette formation est censé appartenir à l'étage Maastrichtien du Crétacé supérieur qui a été déposée il y a 65.5 millions d'années1. Les sédiments ont été déposés dans la plaine inondable de la rivière, qui a transporté les fossiles, mais seulement sur une courte distance, à en juger par les os hétéroclites, désarticulés, mais bien conservé au sein de la strate fossilifères, y compris les éléments du crâne, très fragiles. Seule une petite partie de la strate a été découverte mais 90 % des restes trouvés à ce jour appartiennent à des lambéosaurinés comme Amurosaurus, pour la plupart de jeunes spécimens, le reste appartenant à d'autres taxons, tel que l'hadrosaure Kerberosaurus. Des dents de théropodes sont également abondantes et les os presentent parfois de nombreuses marques de morsures, faites par des prédateurs ou des charognards.

Les restes types consistent en un os maxillaire et une mandibule, toutes deux appartenant au côté gauche du même individu. D'autres os du squelette et du crâne ont été préservés mais viennent d'individus différents. Cet autre matériel a été décrit plus récemment, ce qui fait d'Amurosaurus le dinosaure le plus abondant et le plus connu des dinosaures Russes2.

Espèces

Il y a une seule espèce connue, A. riabinini, nommé en l'honneur du paléontologue Russe Anatoly Riabinin qui a conduit la première expédition pour découvrir des restes de dinosaures dans la région de l'Amour en 1916 et 19174,2.

 

 

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14 avril 2013 7 14 /04 /avril /2013 12:48

Iguanodon

 

 

 

 

 



 

 

 

 

 

 

L'Iguanodon est un genre de dinosaure de l'ordre des ornithischiens c'est-à-dire des dinosaures caractérisés par un bassin semblable à celui d'un oiseau. Les iguanodons ont vécu au Crétacé inférieur, soit entre 155,7 et 93,5 Ma. Ils ont été retrouvés un peu partout (Europe, Asie, Afrique, Amérique). Le premier spécimen fut décrit par Gideon Mantell, à partir d'un tibia, quelques os et des dents. On en connaît en 2008, 81 fossiles.

L'iguanodon est assez populaire car c'est le deuxième dinosaure à avoir été décrit après le Megalosaurus. Il est caractérisé par un pouce pointu. Cet herbivore était à la fois bipède et quadrupède.

Pour se défendre l'iguanodon devait sûrement utiliser ses pouces comme poignards.

 

 

 

 


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Étymologie

 

 


Ce nom vient du grec ancien odontos (qui signifie dent) et d'iguane (animal actuel dont le nom est d'origine arawak). Gideon Mantell lui donna ce nom suite à la découverte de quelques dents jugales à Wealden Rocks : il s'aperçut qu'elles ressemblaient à celles de l'iguane actuel1. Par la suite, c'est Louis Dollo du Muséum d'histoire naturelle de Bruxelles qui, dès les années 1880, décrivit complètement ce dinosaure[réf. nécessaire], avec l'aide du paléontologue Pierre-Joseph van Beneden[réf. nécessaire], en reconstituant tout un troupeau d'iguanodons dont les squelettes avaient été découverts dans la mine de charbon de Bernissart, à 80 km au sud-ouest de Bruxelles. Ces iguanodons sont actuellement exposés, avec d'autres fossiles, dans les collections de l'Institut royal des sciences naturelles de Belgique à Bruxelles.

 

 

Description

 


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Iguanodon.

 

 

 

 

L'iguanodon était très répandu au crétacé inférieur. Mesurant 5 m de haut, entre 6 à 10 m de long et pesant plus de 4 tonnes. Ce dinosaure était à la fois bipède et quadrupède. Il avait un corps massif. On a retrouvé des empreintes fossilisées avec la trace des quatre pattes. Cependant, la plupart ne révèlent que les empreintes des membres postérieurs, et on suppose que les iguanodons juvéniles avaient les bras trop courts pour s’en servir lors de leurs déplacements. L'iguanodon est caractérisé par un pouce très pointu qui lui servait à poignarder les carnivores le menaçant. Il était équipé d'un bec corné qui lui servait à arracher la végétation et ses dents aplaties lui permettaient de mâcher sa nourriture1.

 

 

Systématique et taxonomie

 


Systématique

 

 


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Bassin d'ornitishien.

 

 

 

 

L'iguanodon appartient à l'ordre des ornithischiens.

Il existe deux grands ordres de dinosaures: les ornithischiens et les saurischiens Les dinosaures ornitischiens sont caractérisés par un bassin semblable à celui des oiseaux contrairement aux saurischiens, qui possèdent un bassin de reptile.

Les ornitischiens sont divisés en trois sous-ordres : les thyreophores (dinosaures à armure), les marginocéphales (dinosaures à tête ornée) et les ornithopodes (dinosaures à pied d'oiseau).

L'iguanodon fait partie des ornithopodes et de la famille des iguanodontidés.

Il s'agit en fait de la famille intermédiaire entre les hypsilophodontidés (de petits dinosaures agiles et rapides que l'on pourrait surnommer "les gazelles du Jurassique") et les hadrosauridés (les célèbres "dinosaures à bec de canard", des dinosaures du même gabarit qu'iguanodon mais possédant quelques évolutions, comme le "bec de canard" ou la crête nasale dont celle du célèbre Parasaurolophus)1.

 

 

Les iguanodontidés

 


Les iguanodontidés ont vécu pendant la période comprise entre le Jurassique moyen et le Crétacé inférieur. On pouvait en trouver un peu partout sur terre; même dans les cercles polaires, dépourvus de glace à l'époque. Iguanodon est un des genres les plus célèbres de cette famille de dinosaures. Contrairement aux hypsilophodontes (une autre famille d'ornithopodes), les iguanodontidés ne sont pas très adaptés à la course. Leurs corps était massif et robuste; leurs fémurs étaient plus longs que leurs tibias (contrairement aux dinosaures coureurs). Ces animaux possédaient des pattes pourvues d'ongles épais ressemblant à des sabots. D'après ces caractéristiques, on pourrait penser que les iguanodontidés étaient relativement lents et qu'ils se déplaçaient à quatre pattes la majeure partie du temps1.

 

 

Espèces

 


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Iguanodon bernissartensis.

 

 

 

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Dollodon bampingi, anciennement Iguanodon atherfieldensis.

 

 

 

 

 

Les principales espèces d'iguanodon reconnues sont :

 

 

  • Iguanodon bernissartensis (qui signifie "iguanodon de Bernissart", en référence au village où ont été découverts les premiers spécimens).
  • I. anglicus (qui signifie iguanodon anglais, car on a découvert le premier spécimen en Angleterre).
  • I. dawsoni (aussi appelé I. seelyi, I. orientalis)
  • I. fittoni (aussi appelé I. hollingtoniensis)
  • I. major (qui signifie iguanodon majeur)
  • I. lakotaensis (qui signifie iguanodon Lakota)2

 

 

 

I. atherfieldensis fut pendant longtemps le nom d'un iguanodontidé de petite taille découvert avec les iguanodons de Bernissart par Louis Dollo. On s'interrogea même s'il ne s'agissait pas simplement d'un Iguanodon bernissartensis femelle ou juvénile. Il est désormais depuis 2008 une espèce à part entière, Dollodon bampingi, avec un genre spécifique, Dollodon (en).

 

 

Découverte

 


Le premier ossement (un tibia) d'iguanodon fut découvert en 1809. Quelques dents et autres os furent découverts par la suite en 1819. À cette époque, les scientifiques pensaient que ces dents appartenaient à un mammifère d'une taille gigantesque. Cependant, Gideon Mantell, un géologue amateur de fossiles, remarqua que ces dents ressemblaient à celles des iguanes d'Amérique du Sud. Le géologue l'appela alors iguanodon (dent d'iguane) et le présenta aux autres scientifiques en 1825. Ce fut le deuxième dinosaure découvert (même si à l'époque le terme "dinosaure" n'existait pas). Les principaux spécimens ont été retrouvés en Europe (Angleterre, Belgique, Espagne, Allemagne, France) et aux États-Unis (Utah, Dakota du Sud). Quelques restes ont été découverts en Tunisie, au Maroc (Immouzer Marmoucha), en Mongolie, en Thaïlande, Les squelettes les plus nombreux (une trentaine) et les plus complets ont été découverts en 1878 dans une mine de charbon, à Bernissart en Belgique. Neuf d'entre eux sont exposés dans une salle spécialisée du Muséum des sciences naturelles de Belgique à Bruxelles, et un autre au Musée de Bernissart. Les deux musées reconnaissent d'ailleurs avec humour les avoir mal positionnés (en effet, ils sont exposés "debout" sur leurs membres postérieurs), suggérant un déplacement uniquement bipède, alors que la morphologie de l'animal lui permettait d'être aussi quadrupède1,3.

Selon certaines versions, c'est la femme de Gideon Mantell qui avait trouvé des dents énormes, et qu'elle les présenta à son mari, qui pensa immédiatement qu'elles devaient appartenir à un énorme lézard4.

 

 

Première reconstitution

 

 


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Reconstitution de l'iguanodon par G.Mantell.

 

 

 

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Le Puits Sainte-Barbe à Bernissart en 2013.

 

 

 

 

 

Mantell tenta une première reconstitution, mais avec si peu d'informations, il ne s'agissait que d'idées fausses car il s'inspira à la fois de la morphologie de l'iguane actuel et aussi du rhinocéros, ce qui explique pourquoi il lui plaça une petite "corne" sur le museau, qui se révéla être en fait le pouce de l'animal. Ce n'est qu'à partir de 1878 que l'anatomie du dinosaure devint claire. En effet, c'est cette année-là que furent découverts à Bernissart en Belgique beaucoup de squelettes (complets pour la plupart) d'iguanodon, dont 29 furent remontés à la surface1.

 

 

 

Découverte spectaculaire dans une mine belge

 

 


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Reconstitution des ossements d'un iguanodon bernissartensis.

 

 

 

 

 

Dans le paisible village belge de Bernissart, à quelques centaines de mètres de la frontière française (Condé-sur-Escaut), va se passer un événement déterminant dans l'histoire de la paléontologie. Cette modeste localité rurale connaît un essor industriel. Dès 1735 la société des Charbonnages de Bernissart creuse une quinzaine de fosses pour y extraire du charbon.

En 1870, 4 nouveaux puits sont creusés autour du village. En février 1878, dans la fosse Sainte-Barbe, les mineurs firent une découverte insolite : un amas jaunâtre encastré dans la paroi. Les mineurs pensèrent que c'était de l'or, mais ils se rendirent vite compte que ce n'était que de la pyrite, que l'on surnomme en anglais fool's gold, l'or du fou. Cependant, de curieuses choses étaient enchâssées dans la pyrite, des choses qu'ils ne purent identifier.

Le 2 avril, M. Fagès, directeur de la mine, fit partager sa découverte au docteur L'Hoir en lui demandant d'identifier cette curieuse trouvaille. Le scientifique découvrit la présence d'ossements en brûlant un morceau de la mystérieuse matière. Le directeur informa alors le géologue L.F. Cornet, ingénieur de mine réputé. Pendant ce temps on a découvert des ossements en grande quantité dont une partie de crâne. le 8 avril, devant les ossements qui le laissaient perplexe, L.F. Cornet suggéra de faire appel au paléontologue Van Beneden. Grâce aux dents trouvées parmi les ossements, Van Beneden identifia ces animaux comme étant des iguanodons. Au fil des trois années de fouilles supervisées par Louis Dollo, 31 iguanodons (dont un depuis considéré comme dollodon (en)) furent découverts (dont deux restèrent au fond) mais aussi des plantes diverses, des poissons, des insectes, des reptiles non dinosauriens (crocodiles, tortues)...

La mine fut fermée 2 ans pour l'excavation des restes fossilisés; c'est une des rares collaborations paléontologues-industriels4.

De ces fossiles, neuf squelettes complets reconstitués par Louis Dollo sont exposés au Musée des Sciences naturelles à Bruxelles et un au Musée de l'iguanodon à Bernissart. Les dix-neuf autres qui furent remontés sont entreposés dans les caves du Musée des Sciences naturelles de Belgique.

 

 

 

 

 

16px-Information_icon.svg.png Cliquez sur une vignette pour l’agrandir

 

 

 

 

(Voir aussi les études des mines de Bernissart.)


 

 

Découvertes en France

 


En France, des découvertes récentes dans l'estuaire de la Charente ont révélé que les iguanodons ont vécu jusqu'à la fin du Crétacé inférieur (environ 95 millions d'années). Il s'agirait donc des derniers iguanodons connus.

L'environnement était idéal : un littoral sous un climat chaud et humide arborant une végétation de fougères arborescentes et d'Araucarias. La présence de nombreux résineux est attestée par l'abondance d'ambre retrouvé dans cette région et qui contient de nombreux insectes. Ce gisement est donc tout à fait exceptionnel, car l'ambre de la période des dinosaures est très rare5.

 

 

Découverte rare au Maroc

 


C'est dans la région d'Immouzer Marmoucha que l'on a fait une découverte rare et unique : des empreintes fossilisées d'iguanodon s'étalant sur plus de 5 hectares. Le lieu de la découverte a été nommé "la vallée des dinosaures3".

 

 

Paléobiologie

 


Posture

 

 


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Squelette d'iguanodon.

 

 

 

 

 

La position de ces reptiles a été très discutée. On les a d'abord considérés comme des quadrupèdes (car on se fondait sur l'idée qu'ils étaient similaires aux reptiles actuels, tel les iguanes). Mais lorsque des spécimens complets furent découverts, les scientifiques ont pu observer une grande disparité entre les membres antérieurs et postérieurs de l'animal et qu'il possédait une lourde queue. On a alors comparé ses caractéristiques à l'anatomie du kangourou. On a alors imaginé que l'iguanodon utilisait sa grosse queue musclée pour s'appuyer lorsqu'il tentait d'atteindre la végétation haute. Plus récemment, on a découvert que les vertèbres caudales étaient reliées et rigidifiées par des ligaments ossifiés. Il semble alors que la queue de l'iguanodon lui servait de balancier pour s'équilibrer et faire office de contrepoids à la lourde masse de son corps et qu'il pouvait se déplacer normalement sur quatre pattes mais qu'il se servait aussi de la bipédie pour courir, bien que cela soit vraisemblablement resté assez rare1.

 

 

 

Mains

 

 


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Main d'Iguanodon.

 

 

 

 

Les mains de l’iguanodon, très particulières, possédaient cinq doigts spécialisés :

  • un pouce en éperon, qui jouait probablement un rôle de défense très efficace contre les prédateurs. En se redressant, l’iguanodon était capable d’attaquer la gorge et le ventre de ses agresseurs.
  • trois griffes assez larges, faisant office de sabots lorsqu’il marchait à quatre pattes.
  • un « petit » doigt articulé, capable de se replier sur la paume avec une rotation du poignet, servant à la préhension de ses aliments6.

 

 

Alimentation

 


L'iguanodon était herbivore. Il devait vivre principalement dans les savanes du Mésozoïque, il se nourrissait probablement de fougères, de conifères, de cycas et de ginkgos qu'il mastiquait longuement. Pour pouvoir faciliter sa digestion, il devait avaler des cailloux nommés gastrolithes qui broyaient la nourriture à l'intérieur de son estomac7.

 

 

Paléoécologie

 


En Europe

 


L'environnement de Wealden Rocks est idéal pour les dinosaures qui vivaient dans cette région du Sud de l'actuelle Angleterre. En effet il y avait des forêts, des plaines et des étangs, tous ces lieux étant idéaux pour des dinosaures. Ici prospéraient des Iguanodons anglicus mais les carnivores rôdaient : les ornithopodes étaient traqués par des Megalosaurus mais aussi des Baryonyx pêcheurs (cependant chasseurs à leurs heures). Mais les paisibles herbivores n'ont pas que des ennemis; ils pouvaient parfois être accompagnés par des ankylosauridés comme l'Hylaeosaurus ou le Polacanthus1.

 

 

En Amérique

 


Les iguanodons américains bénéficiaient d'une diversité plus développée qu'en Europe. Ils partagent leur environnement avec des nodosauridés (Sauropelta, silvisaurus) ou encore les derniers représentants de la sous-famille des hypsilophodontidés (tenontosaurus, dryosaurus...). Mais il y avait aussi de redoutables carnivores, notamment le terrible Acrocanthosaurus, énorme allosauridé, ou encore les redoutables Deinonychus (cousins du célèbre Vélociraptor, qui lui, a vécu en Mongolie)1.

 

 

L'invention du terme "Dinosaure"

 

Owen et les lézards terribles

 


Grâce à trois spécimens d'espèces de dinosaures (le megalosaurus, l'hylaeosaurus et l'iguanodon), Sir Richard Owen, éminent pionnier de la paléontologie, a pu déterminer que d'énormes lézards avaient vécu de par le passé et avaient dominé le monde bien avant l'homme. Il les nomma dès lors "dinosauria", qui signifie "terribles lézards", car telle était la vision des scientifiques de l'époque8.

 

 

Festivités et attractions dinosauriennes au Crystal Palace

 

 


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Diner sur l'iguanodon au Crystal Palace.

 

 

 

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Statues d'iguanodons au Crystal Palace.

 

 

 

 

 

Pour célébrer l'invention du terme « dinosaure », des reproductions de Megalosaurus, d'iguanodons et de reptiles marins préhistoriques de taille réelle dessinées par Richard Owen, conçues et réalisées par Benjamin Waterhouse Hawkins furent créées au Crystal Palace. Elles sont toujours là aujourd'hui, bien que l'on sache maintenant qu'ils sont anatomiquement inexacts. Un dîner pour vingt-quatre convives a pu être dressé sur l'une des statues d'iguanodon pour la veille du nouvel an 18539.

 

 

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L'iguanodon dans la culture populaire

 


Films et TV


 

 

 

Voir aussi


Articles connexes


 

 

Liens externes


 

 

 

 

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10 avril 2013 3 10 /04 /avril /2013 16:41

Hommages et références

 


 

 

  • Enseignement :
    • Le Liceo Classico Galileo est un gymnasium dans le centre historique de Florence34.
    • L'institut Galilée près de Paris en France, est un pôle scientifique constitué de huit laboratoires de recherche, six formations d'ingénieurs et une école doctorale.
    • La Haute École Galilée35 est un établissement d'enseignement supérieur bruxellois dans le domaine de la communication (master journalisme, publicité...), des soins infirmiers (bachelier en soins infirmiers), de l'enseignement (bachelier régent de l'enseignement secondaire inférieur...) et du secteur économique (bachelier en secrétariat de direction et bachelier en tourisme).
    • Galilée a été choisi comme nom de baptême par la promotion 2008-2009 de l'Institut national des études territoriales (INET).
  • Citation :

« Peuple à reliques : ils ont aussi l'épine dorsale de Galilée, à l'Académie, en rien différente d'une autre épine, un os à moelle pour le pot-au-feu du dimanche. Il faudrait mettre le tout dans un tronc à la Sainte Science ou à Saint Antoine. »

— page 119, éditions Émile-Paul

 

 

Œuvres

 

 


Galileo Galilei, Discorsi e Dimostrazioni Matematiche Intorno a Due Nuove Scienze, 1638 (1400x1400).png

Principaux ouvrages scientifiques

  • 1590 : De motu
  • 1606 : Le Operazioni del compasso geometrico et militare di Galileo-Galilei, nobil Fiorentino
  • 1610 : Discorso intorno alle cose che stanno in su l'acqua et che in quella si muovono
  • 12 mars 1610 : Sidereus Nuncius, magna longeque admirabilia spectacula prodens, etc.
  • 1613 : Storia e dimonstrazioni intorno alle macchie solari et loro accidenti
  • 1623 : Il Saggiatore nel quale con bilancia esquisita et giusta si ponderano le cose contenute nella libra astronomica et filosofica di Lotario Sarsi, etc.
  • 1632 : Dialogo sopra i due massimi sistemi del mondo
  • 1638 : Discorsi e Dimonstrazioni matematiche intorno a due scienze attenanti alla mecanica ed i movimenti locali

Traductions en français

  • Lettre à Christine de Lorraine et autres écrits coperniciens, traduction par Philippe Hamou et Martha Spranzi. Paris, Librairie générale française, 2004 (ISBN 2-253-06764-4)
  • L'Essayeur, traduction par Christine Chauviré. Paris, les Belles Lettres, 1979. (Annales littéraires de l'Université de Besançon ; 234) (ISBN 2-251-60234-8)
  • Le Messager des étoiles, traduction annotée par Fernand Hallyn. Paris, Seuil, 1992 (Sources du savoir) (ISBN 2-02-014593-6)
  • Sidereus nuncius. Le messager céleste, texte et traduction par Isabelle Pantin. Paris, les Belles Lettres, 1992. (Science et humanisme) (ISBN 2-251-34505-1)
  • Histoire et démonstration sur les taches solaires..., 1613.
  • Dialogue sur les deux grands systèmes du monde, publié en 1632, traduction par René Fréreux et François de Gandt. Paris, Seuil, Points Sciences, 2000 (ISBN 2-02-041635-2)
  • Discours concernant deux sciences nouvelles, traduction par Maurice Clavelin. Paris, PUF 1995. (ISBN 2-13-046854-3) (repris de A. Colin 1970). Les quatre premières journées seulement. La sixième journée a été publiée par S. Moscovici dans la revue Isis

Musées

  • Musée Galilée, Florence. Ouvert en 2010, il remplace le Musée de la Storia della Scienza (Histoire des Sciences) de Florence36. On peut voir des vitrines consacrées à de nombreux instruments de Galilée, également la relique momifiée de l'index de Galilée, celui-là même ayant désigné les astres qu'il voyait avec sa lunette37.

Biblio-filmographie

Bibliographie

  • Galilée, de Ludovico Geymonat Turin (1957), traduction française coll. Sciences, Seuil (1992), biographie (ISBN 202014753X)
  • Galilée de Georges Minois. Paris, PUF, 2000. (Que sais-je ? n° 3574). (ISBN 2-13-050919-3)
  • Le Mythe Galilée, Fabien Chareix, PUF, 2002
  • Galilée, de Claude Allègre, éditions Plon, 2002
  • Galilée, un savant résolument moderne, BT2 N°91, Pemf, Mouans-Sartoux (France), septembre 2006, 64 pages. ISSN 0005-3414
  • Enrico Bellone, Galilée, le découvreur du monde, Les génies de la science, Belin/Pour la Science, 2003, 160 pages.(ISBN 284245054X)
  • Pierre Costabel et Michel Pierre Lermer, Les nouvelles pensées de Galilée, Vrin, 1973.
  • Paul Couderc, Galilée et la pensée contemporaine, Société Astronomique de France, 1966.
  • S. Drake, Galilée, Actes Sud, 1987. Traduction de l'ouvrage anglais Galileo, Oxford, 1980.
  • Collectif, Galilée, aspect de sa vie et de son œuvre, Centre international de Synthèse, Presse Universitaire de France, 1966.

Sur l'affaire Galilée

  • Galilée hérétique de Pietro Redondi. Paris, Gallimard, 1985. (Bibliothèque des Histoires). (ISBN 2-07-070419-X)
  • Isabelle Stengers, « Les affaires Galilée », dans Michel Serres (dir.), Éléments d'histoire des sciences, Paris, Bordas, 1997, pp. 223-273. (ISBN 2-04-018467-8)
  • Galilée en procès, Galilée réhabilité ?, sous la direction de Francesco Beretta. Saint-Maurice, Éditions Saint-Augustin, 2005. (ISBN 2-88011-369-5)
  • L'Affaire Galilée, cardinal Poupard, éditions de France, octobre 2005
  • Exorciser le spectre de Galilée, par Philippe Marcille, Éditions du Sel, 2006
  • La Vérité sur l'affaire Galilée, Aimé Richardt, François-Xavier de Guibert, 2007
  • La Preuve selon Galilée, Pierre Gillis, La matière et l'esprit, 5, pp. 27-42, 2006 (Mons, Belgique)

Autres ouvrages thématiques

  • Études galiléennes d'Alexandre Koyré. Paris, Hermann, 1966. (Histoire de la pensée ; 15)
  • Galileo Galilei, 350 ans d'histoire (1633-1983), ouvrage collectif sous la direction de Mgr Poupard, Desclée International, Tournai 1983
  • William R. Shea, La Révolution galiléenne. De la lunette au système du monde ; trad. de la 2e éd. anglaise par François de Gandt. Paris, éd. du Seuil, 1992. (Science ouverte). 313p. (ISBN 2-02-012417-3)
  • Galileo, courtier : the practice of science in the culture of absolutism de Mario Biagioli, Chicago, University of Chicago Press, 1993
  • Sur les épaules des géants, de Stephen Hawking, éditions Dunod, 2003
  • Galilée copernicien, de Maurice Clavelin. Paris, Albin Michel, 2004. (ISBN 2-226-14235-5), prix Victor-Delbos 2004

Articles

  • Michel Pierre Lerner, « Pour une édition critique de la sentence et de l'abjuration de Galilée », in : Revue des sciences philosophiques et théologiques 82-4 (Paris 1998), pp. 607-629
  • William R. Shea, « Galileo, Scheiner, and the Interpretation of Sunspots », Isis 61, 1970, pp. 498-519

Littérature

  • La Vie de Galilée, de Bertolt Brecht (pièce de théâtre)
  • La Fille de Galilée, Dava Sobel, Éditions Odile Jacob, 2001 (ISBN 978-2738109507)
  • Et pourtant elle tourne (la vie de Galilée) de Zsolt Harsanyi, adaptation française de Muller-Strauss, éd. Calmann-Lévy (1947)
  • Galilée 1610, le messager céleste de Christel Larrouy, Pièce de théâtre scientifique, éd. Le Solitaire (2009)

Filmographie

 

 

 

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☼ Quoi & Où ☼