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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Musée (2).

Publié le 28 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR


Le début du XXe siècle 

Le XXe siècle voit les musées se moderniser. Il faut dire qu'à l'orée du nouveau siècle et surtout entre les deux guerres mondiales, l'institution muséale est l'objet de nombreuses critiques : accusée d'être passéiste, académique et d'entretenir la confusion, celle-ci parait en effet figée dans la naphtaline et n'a pas suivi l'évolution artistique en cours. Pour preuve, les nouveaux courants comme l'impressionnisme sont forts peu présents dans les collections. Hormis au Luxembourg, rare musée consacré aux artistes vivants, peu d'entre-eux sont en effet exposés. D'où l'idée de certains de créé de véritables musées d'"art moderne". Le mot est lâché. Il vient entre autres de la bouche d'un journaliste et dessinateur, Pierre André Farcy, plus connu sous le nom d'Andry-Farcy, qui va véritablement donner un coup de jeune à l'institution, en créant à Grenoble, le premier musée d'art moderne, en 1919. Pour cela, il bénéficie de dons d'artistes vivants et pas encore très renommés : Matisse, Monet ou Picasso. Des collectionneurs comme Marcel Sembat lui lèguent les œuvres qu'ils ont rassemblés. Le musée de Grenoble devient rapidement une référence en France. On en fait même la publicité auprès des touristes anglophones en visite dans la région. Et il va faire des émules, comme à Paris, lorsque Auguste Rodin, le célèbre sculpteur, va imposer, contre un legs de ses œuvres, la création d'un musée de son vivant; et ce, malgré un débat parlementaire vif, certains s'offusquant de l'immoralité des œuvres, d'autres refusant que l'État fasse un musée à un artiste toujours en vie.

À la même époque, de l'autre côté de l'Atlantique, les choses bougent aussi. Entre 1929 et 1931 se tient à New York une série d'expositions consacrées à des artistes modernes : Cézanne, Van Gogh, Gauguin ou Seurat. Ces expositions annoncent l'ouverture prochaine d'un musée permanent consacré à ces maîtres modernes, américains et européens, de Gauguin à nos jours. Ce musée, c'est le MoMa (Museum of Modern Art), qui deviendra culte. Pour la France, il faut attendre les années 1940 pour voir de nouveaux musées consacrés à ce type d'art : au Palais de Tokyo, à Paris, deux musées d'art moderne vont se faire face : celui de l'État (Musée national d'Art moderne) et celui de la ville de Paris (Musée d'art moderne de la Ville de Paris). Le musée national va rassembler les collections du musée du Luxembourg, devenu trop exigu, à celles du Jeu de Paume où l'on trouvait des œuvres de Kandinski, Picasso ou Dali. Son premier directeur, Jean Cassou, enrichira ce nouveau musée d'œuvres de Matisse, Braque ou Brancusi, évidemment tous en vie.

Au cours de cette période, de l'entre deux guerres aux années 1950, les pratiques muséographiques héritées du XIXe siècle sont profondément remises en cause : entassement dans les vitrines de séries d'objets répétitives, tableaux accrochés bord à bord sur deux, trois voire quatre rangées superposées, décors de salles surchargés d'ors et de stucs. On souhaite désormais une esthétique épurée, on cherche à mettre en valeur l'objet pour lui-même : on allège la présentation en isolant davantage chaque objet, on facilite la circulation du regard, on privilégie la neutralité des fonds et on porte attention aux supports et à l'éclairage. On crée des réserves ou des galeries d'étude, tout cela selon les principes d'un nouveau courant de pensée, celle que défend l'école du Bauhaus à Weimar en Allemagne. Cette école fut fondée par Walter Gropius. Parmi les enseignants, on y trouve Itten, Kandinsky, Klee, Moholy-Nagy ou Schlemmer. Mies van der Rohe, architecte de son état, dirigea l'école de 1930 à sa fermeture en 1933, avant de s'exiler aux États-Unis. En 1942, il dessine un « projet de musée pour une petite ville ». Il imagine alors supprimer les cloisons pour « abattre la barrière qui sépare l'œuvre d'art de la collectivité vivante ».

Dans cette nouvelle organisation de l'espace du musée, sont fréquemment aménagées des salles destinées à des expositions temporaires, dont l'organisation devient peu à peu une composante naturelle de la vie d'un musée. Pour traiter de ces questions ainsi que des problèmes d'architecture, de conservation, de restauration, la profession des musées s'organise à l'échelle internationale. En 1926, sous l'égide de la Société des Nations se crée l'Office International des Musées, qui publie la revue Mouseion. Huit ans plus tard, en 1934, l'Office organise à Madrid une conférence internationale d'étude qui dégage des règles en matière d'architecture et d'aménagement des musées d'art, bientôt éditées en un manuel de muséographie. Après cet Office International des Musée, crée par la SDN en 1926, un nouvel organisme international de coopération sur les musées voit le jour en 1946 dans le cadre de l'Unesco : le Conseil international des musées. Durant 18 ans, de 1948 à 1966, l'ICOM comme on l'appelle, est dirigé par Georges-Henri Rivière, fondateur du musée national des arts et traditions populaires. Il est partisan d'une nouvelle muséologie qui, en cette période de modernisation et de décolonisation, fasse jouer aux musées, en particulier en ethnographie, un rôle de développement social, et pas seulement de conservation du passé. C'est de ce courant que sont issus les écomusées. Héritiers des musées d'ethnographie locale ou de plein air nés en Europe du Nord à la fin du 19ème siècle, ces "musées de site" se consacraient, à partir de la fin des années 1960, tantôt à l'habitat et à l'environnement, tantôt au milieu industriel. Il s'inscrivent en fait dans un vaste mouvement de prolifération des musées à l'échelle internationale qui se déploient durant les années 1970. Ces établissements, appelés "centres d'interprétation" au Canada, se veulent l'expression de la diversité culturelle, moyen d'affirmer l'identité de communautés ethniques ou sociales qui se reconnaissent autour d'un territoire, d'une activité agricole ou d'un patrimoine industriel.

Depuis 1975 
Musée national d'Art, Mexique.

À partir de 1975, au moment où le marché de l'art commence à s'emballer, une série impressionnante de constructions, extensions, rénovations affectent le monde des musées dans les métropoles et les villes moyennes, mobilisant les architectes les plus réputés.

En témoigne le Centre Georges Pompidou, inauguré à Paris en 1977. Les architectes, Renzo Piano et Richard Rogers créent de vastes plateaux libres à la périphérie desquels furent placés, visibles en façade , les dispositifs qui assurent les fonctions techniques. Ce nouvel aménagement des musées permet d'offrir la plus grande flexibilité à l'exposition des œuvres.

D'autres musées offrent le même aménagement : le Musée de l'air et de l'espace de Washington, ouvert en 1975, ou, plus près de nous, la Cité des Sciences et de l'Industrie de Paris, construite au milieu des années 1980.

Cette décennie marque aussi la volonté de rénover d'anciens monuments pour les transformer en musées voire de réhabiliter des musées construits au XIXe siècle. Pour le premier cas, deux exemples parisiens, à savoir le musée Picasso, installé dans un hôtel du XVIIIe siècle du quartier du Marais (musée ouvert en 1985) et le musée d'Orsay, inauguré l'année suivante dans l'enceinte de l'ancienne gare d'Orsay construite en 1900.

Pour le deuxième cas, les exemples peuvent se multiplier en province (Amiens, Rouen, Nantes, Lyon…). À Paris, l'exemple le plus marquant reste la réhabilitation de la Grande galerie de l'évolution du Muséum national d'histoire naturelle, ouverte au public en 1994.

Mais l'innovation architecturale n'est pas en reste : dès 1943 se construit à New York la galerie d'exposition du bâtiment Solomon R du musée Guggenheim. Terminée en 1959, elle est constituée d'une rampe en spirale de 430 m, qui se déroule sur cinq niveaux et se divise en une quarantaine de « salles ». Ce choix d'un plan incliné comme lieu d'exposition a suscité d'innombrables controverses.

En 1978, l'architecte I.M. Pei construit la nouvelle aile de la National Gallery de Washington. Formée de deux blocs triangulaires organisés autour d'une cour centrale, elle abrite des salles d'exposition et un centre d'étude des arts visuels. On y voit déjà le motif de la pyramide utilisée comme puits de lumière que l'on retrouvera au Louvre.

Ces musées, qu'ils soient modernes ou post-modernes, s'organisent désormais en de véritables centres culturels : outre les espaces d'expositions, permanentes ou temporaires, ils accueillent des équipements divers : centres de recherches, de documentation ou de restauration d'œuvres, parfois des bibliothèques publiques, des auditoriums, salles audiovisuelles, des ateliers pédagogiques, des services commerciaux, librairies, boutiques, cafés, restaurants ainsi que des surfaces importantes pour l'accueil, l'information et l'orientation des visiteurs.

Le but est d'attirer toujours plus de visiteurs. Ainsi, les musées accueillent en leur sein de multiples activités, peuvent éditer des livres, produire des films ou organiser des concerts ou des conférences. De fait, ces grands musées deviennent des centres d'activités multiformes, ancrés au cœur de la cité et caractéristiques d'une époque où le spirituel et la consommation sont étroitement mélés dans ce qu'il est convenu d'appeler la vie « culturelle ».

Mais pour cela, il a fallu aménager ces musées, d'où de nombreux chantiers d'extension, ceux du MoMa à New York, de la National Gallery à Washington ou celui du Grand Louvre à Paris. Ces grands chantiers transforment la vision « classique » du musée en lui donnant une forme « moderne », à la fois plus grande et plus accueillante. En témoigne la hausse continuelle de leur fréquentation : pour prendre l'exemple des 30 musées nationaux français, ils ont accueilli en 1960 5 millions de visiteurs, 6 millions en 1970, plus de 9 millions en 1980 et près de 14 en 1993.

L'augmentation s'explique par l'ouverture de nouveaux bâtiments et par l'accroissement de la capacité d'accueil mais aussi par le fait que la visite du musée est remise à l'honneur. Par exemple, Le Louvre, Versailles ou Orsay reçoivent chaque jour entre 10 000 et 20 000 visiteurs. En effet dans les années 1980, on commence à parler d'industrie culturelle, d'offre et de demande, d'investissement et de rentabilité. On commence à dire qu'un musée doit être géré comme une entreprise et attirer des clients[3].

Cette logique commerciale est poussée très loin par le musée du Louvre qui commercialise sa marque vers des pays prospères comme les États-Unis ou les pays du Golfe. Il continue néanmoins à recevoir une grosse subvention du ministère de la culture, car, en France, le mécénat est trop faible pour remplacer totalement l'argent public. Les gros musées sont donc dans une situation d'économie mixte et d'autorité disputée[3].

Ce renouveau des musées, au cours des années 1980, a particulièrement touché les musées d'art contemporain mais aussi les musée archéologique et les musée de site. Ce mouvement général, impulsé et soutenu par l'État, a été repris par les collectivités territoriales qui ont perçu la valeur symbolique de ce type d'équipement culturel.

Des musées sont créés à Lille, à Grenoble, à Bordeaux, à Lyon, à Saint-Étienne, à Nîmes, à Nemours (Musée de Préhistoire d'Île-de-France) ou restaurés (Musée des Beaux-Arts de Nantes, Palais des beaux-arts de Lille, Musée de Grenoble, Musée des Beaux-Arts de Rouen, ainqi qu'à Lyon, à Douai, à Nancy, etc.). Ces constructions de nouveaux lieux et ces restaurations provoquent une forte hausse de la fréquentation (260 000 visiteurs à Grenoble huit mois après son ouverture). Les nouveaux centres d'art (Le Magasin de Grenoble ou le CAPC de Bordeaux, etc.) sont des espaces immenses, parfaitement adaptés à l'accueil temporaire des œuvres d’une grande diversité formelle.

À partir des années 1990, la création, la rénovation ou le développement de musées et, plus généralement, de la filière culturelle accompagnent la reconversion de certaines régions d'industries anciennes sinistrées par la crise au cours des années 1970 : Glasgow au Royaume-Uni (Écosse), Valenciennes, Lille, Roubaix, le Creusot, musée Guggenheim de Bilbao (Pays basque espagnol), etc.

Dans Le Musée imaginaire, André Malraux s'attache en 1947 à analyser le phénomène muséologique :

« Le rôle des musées dans notre relation avec les œuvres d'art est si grand, que nous avons peine à penser qu'il n'en existe pas […] et qu'il en existe chez nous depuis moins de deux siècles. Le XIXe siècle a vécu d'eux, nous en vivons encore et oublions qu'ils ont imposé aux spectateurs une relation toute nouvelle avec l'œuvre d'art. Ils ont contribué à délivrer de leur fonction les œuvres d'art qu'ils réunissaient ».

Fonctions

Le musée se voit attribuer trois fonctions essentielles : collecter, conserver et exposer.

La gestion du patrimoine culturel obéit à deux logiques contradictoires:

  • D'abord celle de la collection, appliquée par le Moma. Dans cette logique, le collectionneur tente de réunir les œuvres jugées les meilleures. S'il en possède deux qui ne sont pas excellentes, il n'hésite pas à s'en séparer au profit d'une seule autre. S'il en possède deux qui sont redondantes, il en vend une pour en acquérir une autre qui complète sa collection. Dans le jargon des collectionneurs privés, cela s'appelle un arbitrage.
  • Il y a ensuite la logique de la conservation du patrimoine, appliquée par le Louvre, qui est moins dépendante des modes mais qui est aussi beaucoup plus exigeante au niveau des réserves.

Les musées font l'objet de disciplines propres :

  • la muséologie, dédiée à l'étude de l'institution et de sa fonction sociale,
  • la muséographie plus précisément chargée des aspects opératoires tels que l'architecture, les installations, l'organisation des musées.
L'entrée principale du British Museum (Londres)

Statuts et droit 

En France

Le domaine muséal français est réglementé au quatrième livre du Code du patrimoine. Initialement l'ordonnance n°45-1546 du 13 juillet 1945 portant sur l'organisation provisoire des musées des beaux-arts venait réglementer ce domaine. Ce texte distinguait trois types de musées :

Outre ces musées, certains échappaient au ministère de la Culture car se rattachaient à celui de l'Éducation ou bien étaient indépendants. La grande majorité des musées fonctionnaient en régie, puis de plus en plus étaient gérés par des établissements publics ou gérés par des personnes privés.

Cette diversité s'est avérée non satisfaisante puisqu'elle freinait la mise en œuvre d'une politique culturelle française muséale. De plus, ce texte était en total décalage avec l'évolution concrète, depuis 1945, liée à la diversité des collections, des modes de gestion, etc. Par exemple, le musée était définit très étroitement puisqu’on le restreignait aux beaux-arts, dans une période ou l'art contemporain émergeait. La mutation des musées en entreprises culturelles à partir des années 1980 n'a été que partiellement accompagnée par des réformes structurelles. Ce n'est pas sans mal, que le Louvre ou Orsay à qui on demandait de fonctionner comme des entreprises, sont parvenus à échapper par étape à la tutelle de la Direction des Musées de France et à devenir des établissements publics, donc dotés d'une certaine autonomie, comme le Château de Versailles[3].De plus en plus, le financement des grands musées est mixte: subvention et mécénat. L'incohérence de l'État dans l'incitation à une plus grande autonomie financière, parce que l'argent lui manque, tout en les demandant aux grands musées de s'entendre avec la Réunion des Musées Nationaux, qui cherche avant tout, en tant que service public à défendre des petits musées et redistribuant l'argent des expositions en leur faveur[3].

Le 25 mai 2000, le député Alfred Recours a déposé à l'Assemblée Nationale un rapport d'information (n°2418) dans lequel il indiquait qu'« un projet de loi de modernisation du droit des musées permettrait de rénover un cadre juridique trop étroit, de l'ouvrir à tous les types de musées et aux préoccupations autres que scientifiques, tout en réorganisant les relations entre l'État et les collectivités territoriales, afin de donner aux musées toute leur place au sein de la démocratisation culturelle et de l'aménagement culturel du territoire ».

Dès lors, la loi n°2002-5 du 4 janvier 2002 s'est inspiré de ce rapport et est enfin venu actualiser l'ordonnance de 45 théoriquement provisoire. Le but de cette loi est d'harmoniser les règles applicables à l'ensemble des musées et de veiller à préserver certaines souplesses de leur gestion en tenant compte du processus de décentralisation culturelle. Ainsi elle a mis en place le label Musée de France et élaboré un véritable régime muséal.

L'article L410-1 du Code du patrimoine a élargi la définition du musée comme « toute collection permanente composée de biens dont la conservation et la présentation revêtent un intérêt public et organisée en vue de la connaissance, de l'éducation et du plaisir du public ». Ainsi cette nouvelle définition s'inscrit dans une logique de démocratisation culturelle. De plus elle accorde des fonctions d'éducation aux musées.

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Musée (1) (1000 ème article).

Publié le 28 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans SPORTS-LOISIRS-HUMOUR


Musée
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

Un musée est un lieu dans lequel sont collectés, conservés et montrés des objets dans un souci de cultiver le visiteur.

Le Conseil international des musées (ICOM) a élaboré une définition plus exigeante de la notion. Pour elle, « Un musée est une institution permanente, sans but lucratif, au service de la société et de son développement, ouverte au public et qui fait des recherches concernant les témoins matériels de l'homme et de son environnement, acquiert ceux-là, les conserve, les communique et notamment les expose à des fins d'études, d'éducation et de délectation. »[1]

Vue intérieure du musée d'Orsay

Les musées sont souvent spécialisés, il en existe principalement cinq grandes catégories :

Origine et évolution du mot 

Étymologiquement, le terme musée vient du grec museion, temple des Muses, divinités des arts. C'est à la Renaissance, notamment en Italie, qu'on nomma ainsi ces galeries renfermant des objets d'arts : des lieux habités par les Muses. Érasme, dans Le Cicéronien (1528) nous apprend ce qu'étaient les musées de Rome à cette époque : « Si par hasard il t'est arrivé d'apercevoir à Rome les « musées » des cicéroniens, fais donc un effort de mémoire je t'en prie, pour te rappeler où tu aurais bien pu voir l'image du Crucifié, de la Sainte-Trinité ou des Apôtres. Tu auras trouvé au contraire partout les monuments du paganisme. Et pour ce qui est des tableaux, Jupiter se précipitant sous forme de pluie d'or dans le sein de Danaé capte davantage les regards que l'archange Gabriel annonçant à la Sainte Vierge sa divine conception. »

Le mot musée, dans son acception moderne, apparaît en Italie dans la seconde moitié du XVe siècle, sous sa forme latine, museum, à la suite de la Renaissance. En effet, les princes italiens sont les premiers à envisager l'idée d'une collection de tableaux et de sculptures, rassemblés, offerts aux regards des voyageurs et des artistes à l'intérieur des cours et des jardins, puis dans les galeries (large couloir reliant un bâtiment à l'autre). Ils associent les notions d'œuvre d'art, de collection et de public (celui-ci restant très restreint, ne concernant que des invités des princes, qui sont bien souvent d'autres princes), posant ainsi les éléments constitutifs du futur musée des arts. Ce n'est qu'à la fin du XVIIIe siècle que le mot de muséum est délaissé en faveur de celui de musée, le terme de muséum ne désignant aujourd'hui que certains musées consacrés aux sciences naturelles.

Le musée et la collection publique, tels que nous les connaissons aujourd'hui, sont une invention relativement récente, puisqu'elle date du XVIIIe siècle, et peut être considérée comme le fruit de la Philosophie des Lumières. En France, c'est en 1694 que voit le jour le premier musée public à Besançon (Franche-Comté). Ailleurs dans le pays, c'est la Révolution qui met en place les premiers musées, pour mettre à la disposition des citoyens les œuvres d'art des collections royales ou celles qui ont été confisquées aux nobles et aux congrégations religieuses. Le musée, lieu officiel de l'exposition de l'art, occupe dès lors une place centrale dans la vie de la cité. À Paris, c'est le palais du Louvre qui est choisi pour devenir un musée.

Le but du musée, institution publique au départ, est de rendre accessible à tous le patrimoine collectif de la Nation, l'idée du beau et du savoir à travers une sélection d'objets. Le musée montre l'art, mais aussi la science, la technique, l'histoire, toutes les nouvelles disciplines porteuses de progrès et de modernité.

Histoire : du mouséion au musée moderne 

De l'Antiquité au Moyen Âge

Vient de mouséion : lieu consacré aux muses. Le premier musée est construit à Alexandrie avec une grande salle de colloque, des portiques, des péripatéciens et un cénacle pour les repas. C'est à l'époque (IIIe- Ier siècle av. J.-C.), un collège d'érudits philologues, pensionnés par le mécénat royal, dispensés des soucis de l'existence pour se consacrer à l'étude. Les savants qui le fréquentent (philologues, mathématiciens, astronomes, géographes, poètes) pouvaient utiliser la fameuse bibliothèque, ainsi que les jardins botaniques et zoologiques, l'observatoire astronomique ou le laboratoire d'anatomie. Ils y observent la nature et les textes. Lieu de recherche et d'étude, le mouseion, reprenant les préceptes du lycée d'Aristote en Grèce, fera d'Alexandrie le principal foyer intellectuel de l'Époque hellénistique. Mais avec l'incendie de la Bibliothèque d'Alexandrie, ce museion disparaît et avec lui la pratique.

Au Moyen Âge, c'est le collectionnisme qui fait son apparition, grâce aux trésors des églises médiévales et des temples anciens qui deviennent pour les rois et les nobles des réserves de matières précieuses. Sans oublier les ivoires et les tapisseries qui accompagnent les nobles de château en château. De plus, les portraits d'une bourgeoisie naissante répandent en Europe le format du tableau et les peintures historiques de grandes dimensions ornent les galeries des châteaux devenus lieux de représentation et de pouvoir à partir du XVe siècle.

De la Renaissance au XVIIIe siècle

C'est à cette époque que l'idée de musée refait son apparition : c'est alors la période de la Renaissance, période où l'on redécouvre l'Antiquité, à travers notamment les textes des philosophes grecs et romains (Platon, Aristote, Plutarque…). Parallèlement, on découvre dans le sous-sol italien des vestiges matériels de l'Antiquité, et notamment les restes de colonnes, statues, vases, monnaies, fragments gravés... Et on commence à les collectionner, d'abord les humanistes et les princes (Cyriaque d'Ancôme, Niccolo Niccoli, conseiller de Côme l'Ancien de Médicis, mais aussi la famille Borghèse et la famille Farnèse), puis au cours du temps de riches bourgeois épris de culture et d'Histoire. De nombreuses collections de médailles et d'antiques s'établissent un peu partout en Italie. Aux médailles (c'est-à-dire des monnaies), on ajoute les portraits d'hommes illustres, comme Paul Jove qui décide le premier d'exposer sa collection de pièces et de 400 portraits d'hommes importants de son temps. Il les présente dans une maison construite pour l'occasion à Borgo-Vico, à côté de Côme. En référence au museion de l’Antiquité il décide d'appeler cet endroit musée. Les collections vont se multiplier et passionner les princes et autres curieux. Les musées vont alors fleurir dans toute l'Europe et chacun y voit une vitrine de sa puissance.

Du milieu du XVIe siècle au XVIIIe siècle, avec la multiplication des voyages d'exploration vont s'y ajouter des collections d'Histoire naturelle, voire d'instruments scientifiques (comme celle de l'électeur de Saxe à Dresde). C'est l'âge d'or des cabinets de curiosités. Toutes ces collections vont peu à peu s'organiser par spécialités à partir de la fin du XVIIe siècle, et s'ouvrir petit à petit à un public plus large que celui des princes et savants. Le Cabinet d'Amerbach à Bâle est le premier à s'ouvrir au public en 1671[2], suivi de près par le musée ashmoléen d'Oxford en 1683.

À partir du XVIIIe siècle, les ouvertures des collections privées se multiplient partout en Europe, de Londres (British Museum), à Florence (galerie des Offices), en passant par Saint-Pétersbourg (Palais d'hiver), Munich (Hofgarten), ou Vienne (palais du Belvédère). En France, il faudra attendre la Révolution pour voir le Louvre s'ouvrir au public en 1793. De même, le Muséum national d'Histoire naturelle qui se crée la même année ou bien le Musée des monuments français en 1795 ou le Conservatoire des arts et métiers (1794). À partir de cette date, la Révolution s'étendant à l'étranger, les armées républicaines ramènent en France les produits de leurs conquêtes, à savoir les trésors des collections européennes, et notamment italiennes (conquête de l'Italie par Bonaparte à partir de 1796). Des chefs-d’œuvre de l'art européen (et notamment de la Renaissance italienne) prennent le chemin de la France et sont disséminées en partie dans les musées de province créés par le Consulat en 1801 pour accueillir des collections publiques (Rennes, Marseille, Strasbourg, Toulouse… mais aussi Mayence ou Bruxelles devenus français).

Le XIXe siècle
Musée à Szczecin, Pologne

Le XIXe siècle voit un retour à l'Antiquité, comme à l'époque de la Renaissance ; mais cette fois-ci, c'est la route de l'Orient que prennent les chercheurs (souvent qualifiés aussi de pilleurs). La Grèce est la première destination : dès 1812, le prince héritier du Royaume de Bavière achète des statues et autres fragments dégagés en 1811 du temple d'Égine. Pour les abriter et les exposer au public, il fera construire une « glyptothèque » ou galerie de sculpture, bâtie, évidemment, dans le style grec le plus pur, avec un portique à colonne cannelée d'ordre dorique. Les autres nations européennes prennent vite le relais (et la mode): en 1816, le parlement britannique achète les marbres du Parthénon d'Athènes, qui avaient été démontées et rapatriées au Royaume-Uni par lord Elgin, ambassadeur britannique à Constantinople. Elles trouveront refuge au British Museum, qui venait également d'acquérir les frises du temple d'Apollon de Bassae. Et lui aussi subira sa transformation en temple grec en 1823. Et la France n'est pas en reste : en 1820, le marquis de La Rivière, ambassadeur de France à Constantinople acquiert la désormais célèbre Vénus de Milo, qui fait toujours le bonheur du Louvre. Auparavant, son prédécesseur, le comte de Choiseul-Gouffier avait organisé le transfert en France de la frise des Panathénées. Après la Grèce, l'Égypte. En 1798, le jeune général Bonaparte est envoyé dans ce pays pour mettre à mal la puissance de la Grande-Bretagne en Méditerranée orientale et aux Indes. Il est accompagné de 160 savants, astronomes, naturalistes, mathématiciens, chimistes mais aussi des peintres, dessinateurs ou architectes chargés d'explorer l'Égypte et de mieux connaître l'Histoire, la nature et les coutumes du pays. Si la conquête militaire s'avère être un échec complet, l'expédition scientifique est en revanche un formidable succès qui sera à l'origine de l’« égyptomanie », en vogue dans la première moitié du XIXe siècle. En témoigne deux magnifiques ouvrages, tout d'abord Le Voyage dans la basse et haute Égypte de Vivant-Denon (qui fut membre de l'expédition) et surtout la monumentale Description de l’Égypte, parue entre 1809 et 1822, en 20 volumes. Pour témoigner des richesses rapportées du pays, est créé en 1826 le musée égyptien du Louvre, dirigé par Jean-François Champollion, celui-là même qui déchiffra les hiéroglyphes grâce à la pierre de Rosette, qui elle, est exposée à Londres, au British Museum. Enfin, dernière destination de l'archéologie orientale de cette première moitié du XIXe siècle : la Mésopotamie. En 1847 est créé au Louvre le musée assyrien, enrichi par les fouilles menées à Ninive par le consul de France Paul-Émile Botta ainsi que par celles de la mission menée à Khorsabad par Victor Place entre 1852 et 1854. Parmi les pièces exposées dans cette nouvelle section du Louvre figure les fameux "Taureaux ailés de Khorsabad" qui entourent une porte du musée.

Mais cet intérêt pour l'archéologie orientale n'empêche pas de s'intéresser à l'Histoire de son propre pays, voire de sa propre localité : ainsi, de nombreux musées naissent des recherches locales effectuées par des sociétés savantes. C'est le cas à Caen en 1824 ainsi que dans de nombreuses autres villes de France. On y trouve aussi bien des éléments d'architecture que des objets religieux, des statues ou des pièces de monnaie; toute trouvaille du passé local est ainsi étudiée et conservée. Concernant l'Histoire nationale se sont les chefs d'État qui en sont bien souvent les instigateurs. Ainsi, en France, c'est Louis-Philippe Ier qui crée la galerie des Batailles du château de Versailles à partir de 1837. Longue de 120 mètres, elle est ornée de 33 tableaux représentant les grandes batailles militaires qu'a connu la France, de Tolbiac (496) à Wagram en 1809 en passant par l'année 1792 ou celle de 1830, sans oublier la période médiévale où cinq salles des croisades expose les blasons des familles qui ont défendu la Chrétienté. D'autres tableaux seront commandés après l'ouverture, retraçant la conquête de l'Algérie ou les guerres du Second Empire (Crimée, Italie et 1870-1871). Ce musée historique est censé manifester l'unité et la continuité nationales. D'autres musées, plus spécialisés, sont également créés ou évoluent durant le XIXe siècle. C'est le cas du musée des Monuments français, créé à la Révolution mais qui dut fermer ses portes en 1816. Il sera transformé en musée du Moyen Âge en 1844, grâce au collectionneur Alexandre du Sommerard qui installa à l'hôtel de Cluny un véritable bric-à-brac d'objets médiévaux et renaissants. Autre musée d'Histoire spécialisée créé durant ce siècle, celui des Antiquités nationales, fondé par l'empereur Napoléon III (qui voue un grand intérêt à l'histoire de la Gaule) en 1862 au château de Saint-Germain-en-Laye, dans les Yvelines.

Mais l'art n'est pas oublié. Le musée d'art sert en effet à cette époque de lieu de formation pour les étudiants et les artistes. Ceux-ci ne cessèrent, tout au long du siècle, de « copier » les tableaux de maîtres présents dans les grands musées et notamment au Louvre, à tel point qu'on est obligés de fixer des règles : un même tableau ne peut être copié par plus de trois personnes à la fois. La copie de sculpture y va aussi de bon train : en 1840, le catalogue de l'atelier de moulage du Louvre compte 300 modèles. En 1885, il en compte près d'un millier et en 1927, année de la fermeture de l'atelier, ce ne sont pas moins de 1500 moules qui sont reversés au musée de la sculpture comparée, créé en 1882 dans le palais du Trocadéro d'après un projet cher à Viollet-le-Duc, qui reprit le nom de musée des monuments français, comme un retour à la Révolution. Il fait partie aujourd'hui de la Cité de l'architecture et du patrimoine, installée au palais de Chaillot. Hors de la capitale, les musées d'art se multiplient : après Amiens, c'est au tour de Grenoble, puis Marseille, Rouen, Lille ou Nantes d'en construire. Il en est de même hors d'Europe : aux États-Unis, le Metropolitan Museum of Art de New York et le musée des Beaux-Arts de Boston ouvrent en 1870, suivis par ceux de Philadelphie (1875) et Chicago (1879).

En cette seconde moitié du siècle, ce ne sont pas seulement les grands musées qui attirent le public, mais aussi les grandes expositions. L'utilité sociale du musée public devient ainsi une sorte d'évidence : « les œuvres du génie appartiennent à la postérité et doivent sortir du domaine privé pour être livrés à l'admiration publique » écrit Alfred Bruyas, ami et protecteur de Gustave Courbet lorsqu'en 1868, il offre sa collection à la ville de Montpellier. Ainsi, dès les années 1820, des expositions s'organisent au Louvre, et pas seulement des expositions artistiques. En effet, le XIXe siècle voit l'industrie se développer, et les musées sont les bienvenus pour exposer les produits de l'industrie française. Ainsi naissent les écoles de dessins, les expositions universelles et les musées d'art appliqué. Le premier d'entre eux ouvre en 1852 à Londres, après la première exposition universelle organisée dans cette ville un an auparavant. Henri Cole, entrepreneur et gentleman victorien est alors chargé de former une collection permanente en rachetant pour 5000 livres, des objets exposés à l'exposition universelle qui vient de se terminer. On trouve un terrain à South Kensington et rapidement, le musée, avec ses multiples collections, son école d'art, son amphithéâtre et sa bibliothèque, devient un modèle envié. Il est rebaptisé par la suite Victoria and Albert Museum. Dans les années qui suivent, de nombreux autres musées d'art décoratif voient le jour, de Vienne à Budapest, en passant par Stockholm et Berlin. Pour la France, il faudra attendre 1905 pour voir apparaître un tel musée à Paris. Pourtant, dès 1856, un musée semblable est décidé à Lyon, sur l'initiative de la chambre de commerce de la ville. L'année suivante a lieu l'une des plus ambitieuses expositions artistiques, "Art Treasures", organisée à Manchester, au Royaume-Uni. Elle se veut la synthèse de l'art ancien, avec une rétrospective de peintures anciennes et de sculptures, et de l'art contemporain, avec de l'art décoratif et un choix de peintures britanniques contemporaines. Le succès populaire y est tel que des trains spéciaux sont affrétés de Londres. Le succès populaire des expositions et des musées est le reflet d'une politique d'instruction et de vulgarisation qui marque le dernier quart du XIXe siècle, surtout en France : "la réorganisation du musée est la corollaire de celle de l'école" selon les termes d'une circulaire ministérielle datant de 1881. Les incitations gouvernementales sont relayées par des campagnes d'associations, comme celle que mène un avocat de Lisieux, Edmond Groult, en faveur des musées cantonaux : « moraliser par l'instruction, charmer par les arts, enrichir par les sciences », tel est le slogan de ce militant de la leçon de chose, qui parvient à susciter la création d'une cinquantaine de ces petites encyclopédies locales. D'autres, plus ambitieux, créent des musées tout à fait spécifiques comme l'industriel Émile Guimet, qui, en recherchant quels étaient les hommes les plus bienfaiteurs de bonheurs, trouva qu'il s'agissait des fondateurs des religions, d'où la création, d'abord à Lyon (1879) puis à Paris (1889), d'un musée d'Histoire des religions d'Orient, qui porte aujourd'hui son nom.

Dernier chapitre sur les musées au XIXe siècle, celui des musées ethnographiques. Ceux-ci sont les héritiers des cabinets de curiosités enrichis par les voyages d'exploration puis par la formation des empires coloniaux. Ils voient le jour lorsque l'ethnographie elle-même devient une discipline autonome, c'est-à-dire au milieu du XIXe siècle. Pourtant, dès 1837, de retour d'un voyage au Japon, le médecin et botaniste Philip Franz Von Siebold est chargé par le roi de Hollande d'organiser en musée les collections qu'il en avait rapportées. Ainsi naît le museum Voor Volkerkunde de Leyde. L'exemple se diffuse ensuite en Allemagne, à Leipzig, Munich puis Berlin. Au Royaume-Uni, l'université d'Oxford bénéficie en 1883 du don du général Pitt-Rivers, qui avait commencé à collectionner les armes pour en suivre les perfectionnements. À Paris, au lendemain de l'exposition universelle de 1878, E-T Hamy, professeur d'anthropologie au muséum national d'Histoire naturelle, est chargé d'ouvrir un musée d'ethnographie au nouveau palais du Trocadéro. À ce moment, les innovations muséographiques viennent des pays scandinaves : stimulées par une forte volonté d’affirmation nationale, les recherches en ethnographie locales ont encouragé la conservation des témoignages matériels des traditions populaires. Ainsi naquit en 1873 le Nordiska Museet à Stockholm, musée consacré à toutes les contrées « où se parle une langue de souche scandinave ». Les objets de la vie rurale comme ceux de la vie urbaine y sont présentés « dans des intérieurs animés de figures et de groupes représentants des scènes de la vie intime et des occupations de la vie domestiques ». Cette présentation des intérieurs traditionnels s'inspirent des musées de cire, très en vogue à la même époque, comme le musée Grévin, qui ouvre à Paris en 1882. En 1884 s'ouvre une salle d'Europe au musée du Trocadéro, où l'on voit un intérieur breton composé de sept mannequins grandeur nature. Enfin, toujours dans le domaine des musées ethnographiques, s'ouvre au public en 1837, le musée de la Marine, dans une dizaine de salles du Louvre. Y sont exposés, d'une part, « les modèles des navires français anciens et nouveaux », d'autre part, les curiosités ethnographiques rapportées des contrées lointaines par les navigateurs. Dans la première salle, on a monté une étrange pyramide, formée des débris (cloches, fût de canon, pièces d'ancre…) des bateaux de La Pérouse, la Boussole et l'Astrolabe, naufragés en 1788 sur l'île de Vanikoro, dans l’océan Pacifique.

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René d'Anjou (2).

Publié le 27 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque médiévale (du Ve au XVe siècle)


Armoiries 

Les armoiries de René d'Anjou ont évolué au cours du temps en fonction de ses fortunes et infortunes, ainsi que de ses prétentions.

Armoiries René d'Anjou 1420.svg

En 1420, il épouse Isabelle Ire de Lorraine, héritière du duché de Lorraine, et son oncle le duc de Bar le désigne comme son successeur : il adopte un écartelé entre l'Anjou et le Barrois et met la Lorraine en abîme, ce qui donne :

écartelé, en 1 et 4 d'azur semé de fleurs de lys d'or et à la bordure de gueules, en 2 et 3 d'azur semé de croisettes d'or et aux deux bars d'or. Sur le tout, d'or à la bande de gueules chargé de trois alérions d'argent.
Lorraine Arms 1435.svg

En 1434, son frère Louis III meurt, suivi en 1435 de la reine Jeanne II de Naples, laquelle l'avait désigné comme héritier. René reprend alors à son compte leurs prétentions : Son écu est divisé en 6 parties, chacune correspondant à la Hongrie, la Sicile, Jérusalem, Anjou, Bar et Lorraine, ce qui donne :

coupé et tiercé en pal, en 1 fascé de gueules et d'argent, en 2 d'azur semé de lys d'or et au lambel de gueules, en 3 d'argent à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes du même, en 4 d'azur semé de lys d'or et à la bordure de gueules, en 5 d'azur semé de croisettes d'or et aux deux bars d'or et en 6 d'or à la bande de gueules chargé de trois alérions d'argent.
Lorraine Arms 1430.svg

En 1443, sa mère Yolande d'Aragon meurt, lui léguant ses prétentions sur le royaume d'Aragon. Elle était la fille unique du roi Jean Ier d'Aragon, mais le trône était passé au frère cadet, puis au fils d'une des sœurs de Jean Ier. Yolande avait alors revendiqué le trône, sans succès. René ajouta alors les armes d'Aragon sur son blason :

coupé et tiercé en pal, en 1 fascé de gueules et d'argent, en 2 d'azur semé de lys d'or et au lambel de gueules, en 3 d'argent à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes du même, en 4 d'azur semé de lys d'or et à la bordure de gueules, en 5 d'azur semé de croisettes d'or et aux deux bars d'or et en 6 d'or à la bande de gueules chargé de trois alérions d'argent. Sur le tout, d'or aux quatre pals de gueules.
Armoiries René d'Anjou 1453.svg

En 1453, Isabelle de Lorraine meurt, et c'est leur fils Jean II de Lorraine, qui devient duc. René enlève alors la Lorraine de son blason :

coupé, le chef tiercé en pal, en 1 fascé de gueules et d'argent, en 2 d'azur semé de lys d'or et au lambel de gueules, en 3 d'argent à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes du même et la pointe partie d'azur semé de lys d'or et à la bordure de gueules, et d'azur semé de croisettes d'or et aux deux bars d'or. Sur le tout, d'or aux quatre pals de gueules.

Jean II de Lorraine en profite pour adopter l'ancien blason de son père.

Armoiries René d'Anjou 1470.svg

Enfin, en 1470, il renonce à l'Aragon après la mort de son fils Jean II de Lorraine qui tentait d'en faire la conquête.

D'autre part les lys de France furent simplifiés au XVe siècle et se réduisirent à trois fleurs de lys d'or, ce qui fut appliqué à l'Anjou, mais pas à Naples. L'écu fut réorganisé, avec un écartelé en sautoir :

écartelé en sautoir, en 1 d'azur semé de lys d'or et au lambel de gueules, en 2, fascé de gueules et d'argent, en 3 d'argent à la croix potencée d'or, cantonnée de quatre croisettes du même, en 4 d'azur semé de croisettes d'or et aux deux bars d'or. Sur le tout, d'azur aux trois fleurs de lys d'or et à la bordure de gueules

Commémorations

  • En 1819, inauguration de la statue du Roi René à Aix-en-Provence. Cette œuvre fut réalisée par le sculpteur David d'Angers. La statue fut restaurée et protégée au titre des Monuments Historiques. La ville d'Aix-en-Provence, dans le cadre des Journées du Patrimoine a fait procéder à la restauration de la statue du Roi René.
  • Janvier 2009, mise en circulation d'un timbre postal français en l'honneur du roi René Ier d'Anjou, pour le 600eanniversaire de sa naissance. Le timbre gravé en taille-douce et aux couleurs pastels, représente d'une part le château d'Angers, symbole de l'Anjou ainsi que la statue du roi René à Aix-en-Provence, symbole de la Provence. Ces deux provinces sont ainsi associées dans ce timbre philatélique rappelant l'attachement de ce prince à ses deux terres dans lesquelles il résida alternativement
  • Tout au long de l'année 2009, l'Anjou, la Lorraine et la Provence vont commémorer l'anniversaire des 600 ans de la naissance du roi René, inscrit au nombre des célébrations nationales.
    • En Anjou, visites, conférences, colloque international, animations et expositions dans les villes d'Angers[6], Baugé, Les Ponts-de-Cé, et Saumur
    • Une exposition exceptionnelle des manuscrits à peintures originaux du roi René, "Splendeur de l'enluminure. Le roi René et les livres", organisée par la Ville d'Angers au château d'Angers du 3 octobre 2009 au 3 janvier 2010 (voir paragraphe suivant, "Enluminures").
    • En Provence, colloques, visites et expositions à Aix-en-Provence, Tarascon, Marseille, etc.;
    • Journées numismatiques de Provence les 12 et 13 décembre 2009 sur le thème de la numismatique du roi René; conférences le samedi 12 décembre 2009 de 14 h à 18 h au Musée d'histoire de Marseille, Cours Belsunce, Centre Bourse, entrée gratuite. Dans le prolongement de ces journées, le Groupe numismatique de Provence éditera en partenariat avec le Cabinet des Médailles de Marseille un numéro spécial des Annales du Groupe numismatique de Provence dédiées à la numismatique du roi René et de son époque.
    • En Lorraine, exposition "La douceur angevine à Lunéville, XVe-XVIe siècles" au château de Lunéville du 21 novembre 2009 au 24 janvier 2010 ; exposition "René Ier d'Anjou et la Lorraine" à Nancy ,au musée Lorrain du 5 décembre 2009 au 28 février 2010.
    • En France, Colloque international René d'Anjou, écrivain et mécène, à Toulouse, (22-24 janvier 2009), Université Toulouse II-Le Mirail, en collaboration avec l'Université Paris IV-Sorbonne[7]

Enluminures

Amoureux des arts, lui-même écrivain, le roi René est un des mécènes les plus importants, les plus curieux et les plus originaux de la fin du Moyen Age. Toute sa vie, René a enrichi sa bibliothèque de livres somptueusement enluminés, établissant des relations étroites avec des artistes parmi les plus originaux et novateurs : de grands maîtres comme Barthélemy d'Eyck, dit aussi Maître de René ou du Cœur d’amour épris, Georges Trubert[8] mais aussi de grands ateliers angevins sollicités par René, comme ceux du Maître de Jouvenel, le Maître du Boccace de Genève ou du Maître du Psautier de Jeanne de Laval.

Cette collection d’exception fera l’objet d’une rétrospective unique, lors de l’exposition « Splendeur de l’enluminure. Le roi René et les livres », organisée du 3 octobre 2009 au 3 janvier 2010 par la Ville d’Angers, dans la galerie de l’Apocalypse du château. Les originaux des plus beaux livres à peintures du roi René, aujourd’hui dispersés à travers le monde, y seront présentés. On pourra y découvrir, entre autres, le célèbre Livre des tournois écrit par René lui-même.

Quelques enluminures extraites du "Livre du cœur d'amour épris", écrit par le roi René.



Précédé par René d'Anjou Suivi par
Louis II
comte de Guise
1417 - 1425
Jean de Luxembourg
Louis
duc de Bar
1430 - 1480
Yolande
Charles II
duc de Lorraine
1431 - 1453
Jean II
Louis III
duc d'Anjou, comte de Provence et de Forcalquier
1434 - 1480
Charles V
Jeanne II
roi de Sicile (péninsulaire) ou roi de Naples
1435 - 1442
Alphonse Ier roi d'Aragon
commentaires

René d'Anjou (1).

Publié le 27 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque médiévale (du Ve au XVe siècle)


René d'Anjou
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

René d'Anjou, ou René Ier d'Anjou, ou encore René Ier de Naples ou René de Sicile, surnommé par ses sujets provençaux, le Bon Roi René (né le 16 janvier 1409 à Angers - mort le 10 juillet 1480 à Aix-en-Provence), fut seigneur puis comte de Guise (1417-1425), duc de Bar (1430-1480) de fait dès 1420, duc consort de Lorraine (1431-1453), duc d'Anjou (1434-1480), comte de Provence et de Forcalquier (1434-1480), roi de Naples (1435-1442), roi titulaire de Jérusalem (1435-1480) et d'Aragon (1466-1480), ainsi que pair de France et fondateur de l'Ordre du Croissant.

Le bon roi René, comte d'Anjou et de Provence, par Nicolas Froment

Œuvre 

Gros plan sur la statue du roi René à Aix-en-Provence

Selon les historiens, le « bon roi » René a contribué à la relance de l'économie locale, très affectée au début du XVe siècle par les séquelles de la peste (1347-1350) et par les conflits incessants, dont la guerre de Cent Ans (1337-1453).

Il a gagné l'amitié du roi de France Charles VII dont il a soutenu la politique visant à rassurer les paysans du royaume, face à la détérioration de leurs rapports avec la noblesse.

Il a réduit le pouvoir d'une partie des nobles, soutenu les travaux d'irrigation dans le Luberon et la plaine de la Durance par l'intermédiaire de son chambellan Fouquet d'Agoult, à partir du barrage de l'étang de la Bonde, l'un des premiers construits en France.

Il fut un homme d'une grande culture. Il fut un fin lettré, qui parlait plusieurs langues, avait des connaissances en latin, en Italien et en grec, et s'intéressait à l'alphabet arabe. Il était passionné par l'Orient. Il était également intéressé par les sciences, comme la médecine et la biologie.

Le 11 août 1448, René d'Anjou créait, à Angers, le second ordre du Croissant, totalement distinct du précédent. L'ambition de cet ordre était d'être d'un niveau de prestige comparable à celui de la Toison d'Or, créé quelques années auparavant.

Biographie 

Héritages
Statue du roi René sur le cours Mirabeau à Aix-en-Provence, œuvre du sculpteur David d'Angers

Il est le second fils de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon et nait le 16 janvier 1409 dans une des tours du château d'Angers, par un des hivers les plus froids que la France ait connus.
Il est élevé par sa mère Yolande d'Aragon au château d'Angers et dans le Berry au milieu de ses frères et soeurs et en compagnie de son cousin le futur roi de France Charles VII.
En 1416, lorsqu'il à 7 ans, son grand-oncle, le cardinal de Bar, fait de lui son héritier, arrange un mariage avec Isabelle, la fille du duc de Lorraine et demande en échange sa tutelle. Il quitte alors l'Anjou pour le duché de Bar.

À la mort de son père (1417), il reçoit la terre de Guise qui est érigé en comté par son beau-frère le futur Charles VII. Les Anjou sont partisans du dauphin et le duc de Bedford, régent au nom du roi d'Angleterre Henri VI, confisque leurs possessions au nord de la Loire et attribue Guise à Jean de Luxembourg, qui prend Guise en 1425.

Le 20 octobre 1420, il se marie, il a 11 ans, avec Isabelle Ire de Lorraine âgée de 20 ans.
En 1424, alors âgé de 15 ans, il prend les armes pour la première fois et assiège le château d'Antoine de Vaudémont comte de Vaudémont, qui lui envie la Lorraine. La garnison se rend après 37 mois de siège!
En 1427, Isabelle met au monde le premier de leurs neuf enfants.

Le deuxième fils de Louis II d'Anjou et de Yolande d'Aragon devient duc consort de Lorraine en 1431 du fait de son mariage avec Isabelle Ire de Lorraine, fille de Charles II de Lorraine.

Le duché de Lorraine, hérité de son beau-père, lui fut contesté par Antoine de Vaudémont, soutenu par le parti bourguignon, qui le battit en 1431 (bataille de Bulgnéville). Le Bon Roi René fut fait prisonnier par Philippe III, duc de Bourgogne, dit Philippe le Bon, qui ne le libéra qu'en échange de ses fils Jean et Louis. Soutenu par l'empereur Sigismond de Luxembourg dans ses prétentions au duché de Lorraine, il fut à nouveau emprisonné par Philippe le Bon, puis libéré contre une rançon en 1437.

Il hérita du royaume de Naples en 1435 en vertu du testament de Jeanne II reine de Naples et se battit, de 1438 à 1442, sans succès, contre Alphonse V d'Aragon pour faire valoir ses droits, malgré la résistance de son fidèle lieutenant et chambellan Jean Cossa. Il rentra en France en 1442, ne gardant du royaume de Naples que le titre de roi de Jérusalem et de Sicile. Les guerres de Naples avaient épuisé ses finances et le forcèrent de recourir aux emprunts. En 1450, des bourgeois d'Avignon lui prêtèrent des sommes considérables qu'il s'obligea de leur rembourser dans les six mois. Ce terme étant échu sans qu'il pût les satisfaire, les principaux seigneurs et officiers de sa cour lui ouvrirent leur bourse et il leur délégua le produit de ses salins du Rhône et des côtes maritimes de Provence par ses lettres-patentes du dernier jour de février 1451. Parmi ces seigneurs figuraient entre autres Tanneguy du Chastel, sénéchal de Provence, Louis de Beauvau sénéchal d'Anjou et son chambellan Fouquet d'Agoult[1]

En 1453, à la mort d'Isabelle Ire de Lorraine son épouse, René transmit le duché de Lorraine à son fils Jean II, alors âgé de 44 ans, duc de Calabre, et se remaria avec Jeanne de Laval, âgée de 21 ans, l'année suivante.
Ils s'installent d'abord à Saumur puis en 1472 à Aix en Provence.

La Guerre de Cent ans 

Le roi René et ses troupes, lors de la Guerre de Cent ans

Lors de la Guerre de Cent Ans, il soutint Charles VII contre les Anglais. (Charles VII avait épousé sa sœur Marie). Fidèle parmi les fidèles, il assiste au sacre de Reims en 1429.

Le 16 juillet 1429, le roi René apporte officellement l'hommage de la Lorraine et de Bar (qu'il a acquis par son mariage avec Isabelle de Lorraine), au roi de France Charles VII.
Il participe au côté du roi de France et de Jeanne d'Arc, à leur entrée triomphale à Laon, Soissons, Provins, Coulommiers et Compiègne.
Il côtoie Jeanne d'Arc à la bataille de Montépilloy, près de Senlis. Il sera un compagnon d'armes de Jeanne d'Arc.
Le 4 août, le Duc de Bedford, régent du royaume de France, quitte Paris avec une armée de 10 000 hommes pour venir à sa rencontre. Les deux armées de forces égales se déploient le 14 août 1429 près du village de Montépilloy. Le combat n'aura finalement pas lieu et René d'Anjou apportera l'ordre de levé de camp à Jeanne d'Arc[2]

Ami de toujours du roi et homme de confiance, il contribue à l'arrêt des luttes franco-anglaises en jouant un rôle actif dans les négociations de Tours.

Il marie sa fille Marguerite d'Anjou à Henri VI d'Angleterre en 1445.

Gestionnaire éclairé
Vassal rendant hommage au roi René (Aveu à René)


Il consacre son temps à l'administration et au développement de l'Anjou, de la Lorraine et de la Provence. Il fait prospérer ainsi les villes d'Angers, Aix-en-Provence, Avignon et Tarascon.

Il s'entoure de proches conseillers efficaces, tels que Fouquet d'Agoult son chambellan et Guillaume de Rémerville son secrétaire.

Il enrichit son château des Ponts-de-Cé ainsi que son manoir de Chanzé et son château de Baugé, tous les trois situés en Anjou. Il fait aménager en Anjou et en Provence, des lieux de promenades et des jardins fleuris où vivent des paons ainsi que des enclos pour biches et des ménageries où le peuple peut venir découvrir des lions et des léopards.

Il s'intéresse également à l'entretien des forêts et à la bonne santé des vignobles.

Il aime la fête, la musique, et les tournois. Il s'entoure de peintres, de brodeurs, d'orfèvres et d'enlumineurs célèbres.

À Aix-en-Provence et à Angers, il entretint une cour littéraire et savante et ne dédaigna pas lui-même, en tant que poète, de composer plusieurs ouvrages (Traité de la forme et devis comme on fait les tournois, 1451-1452 ; le Mortifiement de vaine plaisance , 1455 ; le Livre du cœur d'amour épris, 1457) dans la lignée des romans courtois et de chevalerie. Il fut notamment le protecteur à Avignon du peintre Nicolas Froment. Il commanda vers 1460-1470 l'ouvrage Le Mystère des Actes des Apôtres à Simon Gréban, chanoine du Mans et à son frère Arnoul Gréban, dramaturge français.

Bien que consacrant du temps à toutes ses possessions, René, tout comme son fils Jean II passèrent du temps également en des expéditions lointaines.

La confiscation de l'Anjou 
Statue du roi René et château d'Angers (en 1900)

Louis XI a l'intention de se saisir de la province d'Anjou.

En 1474, Louis XI manœuvre contre le bon roi René, dont il désire annexer son domaine angevin. Louis XI se rend à Angers avec son armée, sous couvert d'une visite de courtoisie. René d'Anjou, qui réside dans sa résidence de chasse de Baugé, non loin d'Angers, voit arriver son neveu, le roi de France, sans se douter qu'une fois dans la cité angevine, le roi demanderait les clefs de la capitale de l'Anjou. La surprise et la stupéfaction sont énormes. Louis XI installe aussitôt une garnison dans le château d'Angers et en confie le commandement à Guillaume de Cerisay[3].

A soixante-cinq ans, le roi René ne veut point commencer une guerre avec son neveu le Roi de France. René lui cède l'Anjou sans combattre et se tourne vers la Provence dont il est le souverain et qu’il rejoint aussitôt[4]. Louis XI nomme Guillaume de Cerisay, gouverneur de l'Anjou ainsi que maire de la cité d'Angers[5]. L'Anjou cesse dès lors d'être un apanage et entre définitivement dans le domaine royal.

La mort d'un personnage 
Le roi René et son épouse Jeanne sont représentés sur un triptyque peint par Nicolas Froment en 1475 et exposé dans la cathédrale d'Aix.

En 1476, le roi René accueille, à Aix-en-Provence, sa fille, Marguerite d'Anjou, exilée d'Angleterre. Elle était la veuve du roi d'Angleterre Henri VI qui fut exécuté. (Le bon roi René paya une rançon de 50.000 écus pour la libération de sa fille détenue par les Anglais). Elle restera près de son père jusqu'à la mort de celui-ci.

René Ier mourut à Aix-en-Provence le 10 juillet 1480. Les Provençaux voulurent garder la dépouille du bon Roi René en leurs terres provençales, mais sa seconde épouse, Jeanne de Laval a voulu respecter les dernières volontés de son époux et le faire enterrer en la Cathédrale Saint Maurice d'Angers. Cette dernières organisa, de nuit, la fuite du défunt en le dissimulant dans un tonneau. Une fois mis sur une embarcation, celle-ci s'éloigna discrètement sur le Rhône. Le corps du Roi René arriva en Anjou et fut placé, avec honneur et dévotion, dans le tombeau qu'il avait fait réaliser lui-même dans la cathédrale d'Angers. Son corps fut placé à côté de celui de sa femme Isabelle de Lorraine.

Le roi René mort, sa fille Yolande (déjà duchesse de Lorraine depuis 1473), transmet, à son fils René II, le duché de Bar.

La postérité a gardé du roi René l'image du bon roi René.

Enfants

Il n'a eu d'enfants légitimes que de sa première épouse Isabelle de Lorraine :

Il eut aussi plusieurs enfants naturels, parmi lesquels sont connus :

  • Blanche (1438 † 1471), mariée à Bertrand de Bauvau.
  • Jean, marquis de Pont-à-Mousson, seigneur de Saint-Rémy et de Saint-Cannat († 1471), épouse Marguerite de Glandevès, petite-fille de Palamède de Forbin le 15 mai 1500.
  • Madeleine, épouse Louis de Bellenave
  • René Bailli du Pertuis en 1468, dont les descendants persistent de nos jours
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Rois catholiques.

Publié le 27 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans RELIGIONS & CROYANCES (Catholi) -Arts divinatoires


Rois catholiques
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Armoiries des Rois catholiques

Rois catholiques, ou même "Rois très catholiques", est un titre reçu par Isabelle Ire de Castille et Ferdinand II d'Aragon, accordé par le pape Alexandre VI en compensation pour l'octroi du titre Roi très chrétien aux rois de France.

Leur mariage secret (1469) donne naissance à l'union des couronnes de Castille et d'Aragon en 1474. C'est sous leur règne qu'est entreprise la colonisation des Îles Canaries.

Pendant dix années, ils mènent les guerres de Grenade qui se conclut en l’Année cruciale : la ville de Grenade, assiégée à partir de 1491, capitule le 2 janvier 1492. Sur la vega (la plaine en contrebas de Grenade qui abrita le campement de leur armée), ils fondent la ville de Santa Fé.

Une légende voudrait qu'Isabelle la Catholique ait financé avec ses bijoux le voyage de Christophe Colomb en Inde par une nouvelle route vers l'ouest, qui l'amena à découvrir les Amériques le 12 octobre 1492.
En réalité, les fonds provenaient de Luís de Santangel, chancelier de la maison royale, de Gabriel Sánchez, trésorier d'Aragon, et d’Isaac Abravanel. Pour l'anecdote, les deux premiers étaient des conversos, le troisième était le Juif le plus célèbre d'Espagne.

Politique d'alliances 

Les Rois Catholiques

La politique des rois catholiques comprenait aussi les alliances en raison des mariages de leurs enfants.

Les alliances furent celles-ci :

  • Isabelle, mariée à Alphonse de Portugal.
  • Jean, marié à Marguerite d'Autriche, mort prématurément en 1497 et enterré dans le monastère de saint Thomas, à Avila.
  • Jeanne, mariée à Philipe d'Autriche (Philipe le Beau)
  • Marie, mariée à Manuel de Portugal.
  • Catherine, mariée tout d'abord à Arthur Tudor, puis après la mort prématurée de celui-ci, à son frère, qui deviendra Henri VIII d'Angleterre.

Religion

Les Rois Catholiques ont proclamé que les Espagnes devaient être une terre plus catholique que le pays mère du Vatican, l'Italie. L'année suivant la Reconquista, ils promulguèrent par le décret de l'Alhambra l'expulsion des Séfarades ayant refusé de se convertir, privant le pays des mannes financières de ces populations.

Voir aussi : Conversos.

Culture

Ils furent impressionnés par le patrimoine laissé par les Maures et demandèrent aux mudéjars une continuation de l'art mauresque sur leurs propres terres.

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1480.

Publié le 27 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque médiévale (du Ve au XVe siècle)


1480
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Cette page concerne l'année 1480 du calendrier julien.

Événements

Afrique
  • Les troupes du nouveau roi d'Éthiopie Eskender dévastent Dakar, capitale de l’Adal. Elles sont taillées en pièce par les musulmans à leur retour[2].
Asie
Europe
Octobre : Grande halte sur la rivière Ougra, miniature d'une chronique russe, XVIe siècle

Art & culture 

Les Sept Joies de la Vierge, toile de Hans Memling.
  • Chantier de Rome : Sixte IV confère des pouvoirs extraordinaires aux Magistri Stradarum, leur permettant d’exproprier les propriétés privées pour refonder l’urbanisme de Rome. Les travaux du Trident, à partir du pont Saint-Ange, peuvent commencer.

Science & technique 

Économie & société

  • Crise économique en Europe.

Naissances en 1480

Décès en 1480

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Toit vert.

Publié le 26 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

 

Toit vert
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Cet article fait partie du
Thème Se loger

Construire son habitat
Rénover son habitat
Coopérative d'habitation
Entretenir son habitat
Gestion de l'eau
Gestion des déchets
Utilisation de l'énergie
Se chauffer
Catégorie:Se loger


 

Le toit vert (toit végétal, ou encore toiture végétalisée) est un concept de toiture utilisant de la terre et des végétaux en remplacement de l'ardoise, la tuile... Historiquement, la construction de toitures végétales se fait de manière traditionnelle dans plusieurs pays scandinaves et européens. Le mélange de terre et de végétaux enracinés sur les toits permettait de réaliser des toitures bien isolées phoniquement, étanches à l'air et à l'eau, résistantes au vent et au feu. Le tout se faisant avec des matériaux facilement disponibles.

 

 

Quelques données

  • En Allemagne, durant les 10 dernières années, 10 % des toits ont été végétalisés. Un système de points accorde une réduction de taxe environnementale aux promoteurs immobiliers qui utilisent les toits végétaux. A Berlin, par exemple, la ville prend à sa charge 60 % des dépenses liées aux toitures végétalisées et à l’installation de traitement de l’eau de pluie.
  • Au Japon, la ville de Tokyo exige que toute construction occupant plus de 10 000 pieds carrés (929m2) de terrain soit couverte de végétaux sur 20 % de sa surface.
  • Aux États-Unis, les toitures vertes ont longtemps été associées à des concepts marginaux d'architecture bio-climatique, enfouie et recouverte de terre. Cette architecture d'abri anti-atomique n'a pas connu une grande popularité. La venue de nouveaux systèmes de culture plus légers et les nouveaux enjeux environnementaux ont relancé l'intérêt pour ces toitures. On parle maintenant de toitures durables qui ajoutent une qualité de vie aux immeubles résidentiels urbains.
  • Au Canada, les projets commerciaux et résidentiels incluant des toits végétaux sont encore peu nombreux (une vingtaine au Québec), mais les produits et l'expertise sont maintenant disponibles et de nombreux baby-boomers se mettent à rêver de toits-jardins et de prés fleuris pour leur condo ou leur appartement de ville.
  • En France, le concept commence à se faire de plus en plus connaitre. La ville de Paris impose un pourcentage de verdure sur les nouvelles grandes constuctions.

Un architecte autrichien ayant vècu en Nouvelle-Zélande, Hundertwasser, avait développé cette idée dans certaines de ses constructions.

 

Avantages

Préparation de la tonte du toit vert.
  • Environnementaux : En absorbant la chaleur, les toits verts réduisent la charge des appareils de refroidissement des bâtiments, en plus de filtrer l'air ambiant, éliminant les particules en suspension dans l'air et le dioxyde de carbone. Pendant les épisodes de fortes pluies, les villes ont souvent du mal à évacuer l'eau. Une superficie suffisante de jardins suspendus accroîtrait considérablement l’absorption de l’eau de pluie, ce qui soulagerait le réseau d'égouts. De plus, à l'échelle d'une ville, ces toits végétaux peuvent réduire l'effet d'îlot thermique, réduisant considérablement la température de la ville en été.
  • Économiques : Une simple diminution de 1°C de la température de surface supprime 5 % de la demande en électricité pour la climatisation et la réfrigération. Selon l’expérience européenne, les toits verts durent deux fois plus longtemps que les toits ordinaires. Ils peuvent également servir à des fins agricoles. Ainsi, l'hôtel Fairmount Waterfront (Toronto, Canada) cultive des herbes, des fleurs et des légumes sur son toit jardin et économise ainsi environ 30 000$ CAN par an en achats de denrées.

La mise en oeuvre est assez simple dans l'ensemble, et l'entretien varie selon les plantations. Ces toits végétalisés jouent le rôle d'isolant phonique.

  • Sociaux : Les toits verts offrent une bonne isolation acoustique ainsi qu’une oasis de verdure. La technologie offre aussi des possibilités d'agriculture en milieu urbain que l'on pourrait exploiter pour aider à nourrir les familles plus démunies.

 

Toit de terre

Beaucoup de gens mélangent le concept de toit de terre avec le toit végétal. Le toit de terre est "littéralement" couvert de terre et généralement d'herbe et/ou d'arbustes. Un toit de terre est pesant : de 75 à 100 livres au pied cube (de 1150 à 1500 kg au m3), ce qui revient à dire qu'un toit de 1200 pi2 (111m2) de surface avec un recouvrement de 12 pouces (30 cm) de sol (en général on en met au moins 6 pouces et jusqu'à plusieurs pieds) pèserait de 45 à 60 tonnes !

Un toit de terre doit conséquemment être porté par un jeu de structures très puissant et une couverture de toiture solide et étanche. Il n'est pas question de structures traditionnelles pour un tel poids. N'oubliez pas de penser au poids additionnel de la neige (jusqu'à 60 livres au pied carré ; 300 kg au m2)!

Le toit de terre doit être isolé (sous la terre) et une attention particulière doit être apportée au drainage, car un tel toit, déjà pesant, ne pourrait tolérer une surcharge d'eau ou de glace.

Certaines de ces maisons seront carrément sous la ligne de sol dans leur entièreté, alors que d'autres seront remblayées au nord jusqu'au toit laissant la moitié Sud de la maison ouverte à la lumière. Généralement, les maisons souterraines sont des constructions associées aux régions arides ou semi-arides, car grâce à l'inertie de la terre, elles permettent de conserver la fraicheur, comme une cave, il fait toujours frais. Plus on va vers le Nord, plus on doit délaisser la maison sous terre et plus on va vers la maison dotée d'un toit de terre seulement.

 

Toit vert

La Waldspirale construite par Hundertwasser est munie d'un toit vert

Le toit végétal, ou vivant, est une variation nordique du toit de terre.

Attention, car la terre n'est pas réellement un isolant ; elle protège par sa masse, mais n'isole pas. Le toit végétal, par sa légèreté et l'air qui s'y trouve, est, quant à lui, plus isolant.

Au lieu de la terre, on utilise, généralement un compost léger dont l'élément principal est de l'écorce, du foin ou de la paille mélangé à du terreau et/ou de la terre pauvre.

Cela réduit le poids du toit de 80 % en comparaison avec un toit de terre et la pauvreté du compost empêche la croissance de plantes autres que très résistantes (qui meurent à la 1ère sécheresse).

 

Techniques

Technique ancienne

À l’origine, les toits verts sont nés d’une simple question pratique. On étendait de la terre ou des mottes de gazon sur l’écorce de bouleau posée sur le toit. L’écorce tenait le rôle de barrière imperméable tandis que la terre n’avait pour seul but que de retenir cette écorce. Quelle belle alternative en est-il résulté !

 

Techniques contemporaines

Un toit vert ou végétal se compose essentiellement de quatre composantes. En partant du support de toit, on trouve :

  • une membrane d'étanchéité : bitume, caoutchouc, polyoléfine / TPO / FPO (cartouche éthylène propylène + polypropylène) ou PVC.
  • une couche de drainage et de filtration : granulats d'argile expansée, cailloux, graviers, plaques de polystyrène alvéolées et nervurées.
  • un substrat de croissance : mousse de sphaigne, terreau, terre noire, compost.
  • une couche végétale : Privilégier des plantes vivaces et indigènes très résistantes aux températures extrêmes et qui s'implanteront rapidement pour couvrir les surfaces de sol afin de réduire son assèchement par le soleil et le vent. Les couvre-sols ont aussi l'avantage de laisser peu de place aux mauvaises herbes et de réduire l'entretien.

 

Le type extensif

Particulièrement adaptés aux bâtiments de grandes superficies, toits inclinés ou habitations déjà existantes, pour leur faible épaisseur de substrat (3 à 15 cm environ), leur poids de surcharge compris entre 30 et 100 kg/m² (à capacité maximale en eau), leur entretien restreint (arrosage uniquement en cas de sécheresse prolongée) et leur végétation colonisatrice et très résistante (mousses et sédums, graminées, plantes grasses). La hauteur de ces végétaux ne dépasse pas 25 cm maximum et le mixage de plusieurs variétés leur donne un aspect multicolore variant au gré des saisons. Seul inconvénient, ce type de toiture n'est pas praticable (ne peut être ni cultivé ni piétiné).

 

Le type intensif

Le type "intensif" ou "semi-intensif" (appelé aussi jardin suspendu). Préconisé pour les petites et moyennes surfaces. L'épaisseur du substrat est plus importante (15 à 30 cm environ) pour un poids de surcharge compris entre 120 et 350 kg/m² (à capacité maximale en eau). Permettant d'accueillir une végétation à fort développement racinaire et aérien de type horticole tel que graminées, gazons, plantes vivaces ou arbustes. Un entretien modéré et un arrosage régulier sont nécessaires. Comparable aux jardins ordinaires, il est possible de semer ou de cultiver toute sorte de végétaux. Du fait de sa charge importante, la construction doit être adaptée. Il est préférable de s'adresser à des professionnels pour vérifier la capacité des structures du bâtiment avant toute intervention.

Image:Coupe_toit_vegetal.png

 

Comment réaliser une toiture végétalisée sans apporter de la terre

Une solution modulable vient d'être mise sur le marché qui peut être installée sur une terrasse existante ou sur une toiture-terrasse sans réalisation de travaux préalables. Elle consiste à acheter des bacs en forme de tronc de pyramide en acier inoxydable qui assument également le rôle de support de plancher. Ces bacs sont vendus déjà plantés avec une variété assez étendue d'arbres et d'arbustes.

 

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Eucalyptus.

Publié le 24 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

 

Eucalyptus
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 

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Eucalyptus
 Fleurs d’Eucalyptus
Fleurs d 'Eucalyptus
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Rosidae
Ordre Myrtales
Famille Myrtaceae
Genre
Eucalyptus
L'Hér., 1789
Classification phylogénétique
Clade Angiospermes
Clade Dicotylédones vraies
Clade Rosidées
Ordre Myrtales
Famille Myrtaceae
Taxons de rang inférieur
  • Voir texte
Répartition géographique
Distribution.eucalyptus.png

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Les eucalyptus, (Du grec εὐ-UE: bien, et καλυπτὀς-caluptos: couvert, recouvert), Groupe des Nations Unies Forment très riche d'arbres du Genre Eucalyptus, De la Famille des Myrtaceae Et qui regroupait jusqu'en 1995 Le genre Corymbia. Eucalyptus Les Indigènes Sont en Australie Et en Tasmanie. Ils dominante d'ailleurs à 95% les forêts australiennes avec Leurs plus de six cents espèces.[1] Les possédent eucalyptus Toute une gamme de Mécanismes d'adaptation et Ont Une croissance rapide, CE Qui Leur permet d'être présents Dans une grande gamme d'environnements.

Certaines espèces, Notamment E. globulus, Ont Été introduites fr Europe, Où elles se sont tres bien acclimatées sur les rivages méditerranéens, AINSI qu'au Portugal, Ou d'immenses forêts d'eucalyptus d'été Ont Plantées pour la production de pâte à Papier. Ces espèces Ont Été Also Plantées fr Afrique du Nord, NOTAMMENT EN Algérie, Au Maroc, Fr Libye Et en Tunisie. On les rencontre aussi dans les Îles de Madagascar, De Mayotte ET DE La Réunion, Au Sri Lanka, Fr Afrique du Sud Et en Californie.

 

Description 

Taille et port 

Un eucalyptus adulte Peut, selon l'Espèce, SE Comme Présenter un petit buisson ou Comme Un Arbre de très haute stature.

Sur l'habitude de dire des Eucalyptus Qu'ils sont:

  • petits s'ils mesurent moins de dix mètres de haut,
  • de moyenne taille s'ils font entre dix et trente mètres,
  • Grands s'ils mesurent entre trente et soixante mètres,
  • très grands s'ils atteignent plus de soixante mètres (ESPÈCES CERTAINES atteignant 90 mètres de hauteur).

Les arbres à tronc unique avec un faîte foliaire occupant la partie terminale du tronc Sont des Eucalyptus de forêt, et les arbres à tronc unique, mais dont les branches commencent à apparaitre Une à faible distance au-dessus du sol Sont Les eucalyptus de bois.

Les mallees Sont des arbres Qui sont Divisés en plusieurs troncs au niveau du sol Et qui mesurent moins de dix mètres de haut; Le Plus Souvent ils présage des bouquets de végétation A l'extrémité de petites branches. ILS PEUVENT ancien des Bosquets plus ou moins denses, Qui présage Le nom de mallees.

Les plus Forment eucalyptus, des petits Buissons de moins de quatre mètres de haut.

Un Mallet est un arbre de taille moyenne ou petite, à la base cannelée Parfois, Possédant des succursales Pointant vers le haut faîte de l'ONU formants dense. IL S'AGIT Généralement des espèces Eucalyptus occidentalis, E. astringens, E. spathulata, E. gardneri, E. dielsii, E. forrestiana, E. SALUBRIS, E. clivicola'' et E. ornata. Leur écorce lisse une Souvent un aspect satiné Et peut être de couleur blanche, crème, grise, verte ou cuivre.

Un Marlock, Selon Le Terme Utilisé fr Australie-Occidentale, Est un arbre de petite taille, Port-au dressé et au tronc très fin.

Tronc

L'écorce est très utile pour l'identification et la distinction entre les Nombreuses espèces, voiture Présenter Peut elle de Grandes Différentes Dans apparence fils: se décortiquant, dure, fibreuse, floconneuse, Lisse, ou Possédant de profonds sillons.[1]

Feuilles

La plupart des eucalyptus Ont des feuilles persistantes, mais quelques espèces tropicales perdent Leurs feuilles à la fin de la saison sèche. Comme les autres membres de la famille des Myrtaceae, Les feuilles d'eucalyptus Sont Couvertes de glandes à huile. L'abondante production d'huile Une caractéristique importante est de ce genre.

Les Feuilles, Bleutées, Ont Une curieuse caractéristique: sur les jeunes arbres, elles Sont opposées, sessiles, ovales et glauques, et quand l'arbre grandit, elles Deviennent alternes, pétiolées, très allongées, Parfois un peu courbées Comme des lames de faux, et d'un vert luisant. Les deux types de feuillage cohabitent Dans Les mêmes forêts, Donnant l'impression Qu'elles Sont constituées d'Différents arbres.

Cependant, beaucoup d'espèces Comme E. melanophloia et E. setosa Gardent toute Leur vie le même type de feuilles. E. macrocarpa, E. rhodantha et E. crucis Sont cultivés Comme plantes ornementales, car ils gardent longtemps Leurs feuilles juvéniles. Petraea E., dundasii E. et E. lansdowneana Ont des feuilles d'un vert brillant pendentif Leur existence toute. E. caesia, Au contraire des autres, une séance premières feuilles de couleur brillante, alors que les glauques Suivantes sont. Cette dualité est utilis Dans la classification des eucalyptus.

Contrairement à la plupart des espèces aux feuilles décidues, l'orientation des feuilles d'eucalyptus est plutôt verticale. Cette disposition Dans L'ARBRE A CERTAINES Doté espèces d'eucalyptus d'adaptation Particulière Une: Les feuilles possédent Une couche de cellules palissadiques sur chacune de visages Leurs. Les cellules palissadiques Qui contain les chloroplastes La PERMETTENT Photosynthèse. L'eucalyptus Peut Donc capter de l'énergie lumineuse sur Chacun des deux cotés de ses feuilles pour Tirer meilleur parti de la photosynthèse. Des stomates Sont présents Également sur des feuilles Chaque visage.[1]

Fleurs
«Fleurs» (étamines) d 'Eucalyptus LEUCOXYLON DONT CERTAINES NE Sont ouvertes Pas encore et encore Leur Ont opercule

Les fleurs sont tres variées. Elles ont de Très nombreuses étamines Qui PEUVENT être de couleur blanche, crème, jaune, rose ou rouge. Au départ, les étamines Sont enfermées Dans un étui fermé par un Opercule (D'où le nom d 'eucalyptus du grec UE: Bien et kaluptos: Couvert) formé par la fusion des pétales et, ou, des sépales.[2] Verser le sujet même de l'ONU, les opercules PEUVENT Avoir formes differentes. LORSQUE les étamines grandissent, elles soulèvent l'opercule et s'étalent pour la première fleur. La pollinisation des fleurs se fait Principalement par les insectes, atours Par le nectar.[3]

Les fleurs d'eucalyptus constituant la source de nectar La plus abondante pour la production de Miel en Australie.

Fruits et graines
Fruits et graines de Eucalyptus luehmanniana.

Les fruits d'eucalyptus Sont formes par le développement du réceptacle Ainsi que de l'ovaire Qui s'y attaché. Ils contain un nombre important d 'ovules. UNE PARTIE DE CES Seront ovules fécondés par des grains de pollen bien distinctes, Lors de la pollinisation, MAIS ILS NE LE Seront jamais en totalité. Après la fécondation, les graines vont se Développer et faire grossir le fruit[3]. Les fruits à maturité Ont la forme d'un cône, ils secs Sont et de couleur brune. ILS ONT Also des soupapes Qui se soulèvent pour laisser Échapper Les graines Lors de Leur parachute sur le sol. La plupart des espèces ne fleurissent pas avant l'apparition du feuillage adulte, sauf pour Eucalyptus cinerea et Eucalyptus perriniana.

Un nombre Eleve de semences de petites tailles, se procurer une Une Eucalyptus l'aptitude importante un colonisateur des terrains dénudés, même si les difficiles conditions y sont. Un nombre important des Graines va mourir CES à conditions de bains, mais quelques-unes vont survivre et perpétuer l'espèce[3].

Racines

La plupart des eucalyptus Also Possède des Organes de sauvegarde souterrains Appeles lignotubes. Ces lignotubes se Présentent sous forme de renflements à la base du collet racinaire; Ce sont des massifs cellulaires indifférenciés contenant des Réserves glucidiques comme l 'Amidon. Les Eucalyptus, pour la Majorité d'entre eux indigènes de l'Australie, Ont évolue Dans un environnement difficile, aride et soumis aux incendies répétés. Or, les lingotubes PERMETTENT justement l'un eucalyptus d'engendrer de nouvelles pousses SI Une perturbation majeure vient à détruire l'appareil végétatif aérien de la Plante, partiellement ou dans sa totalité. Les lignotubes Donc favorisent la survie des espèces d'Eucalyptus cette adaptation Possédant.[3]

Acclimatation

Inflorescences d'eucalyptus Eucalyptus camaldulensis

Introduit au Maroc et Dans certains pays d'Europe, l'eucalyptus, Qui, pour de Nombreuses espèces, redoute les fortes gelées, S'est RAPIDEMENT s'acclimater aux conditions méditerranéennes très similaires à Celles du sud-ouest australien, mais aussi aux conditions climatiques Qui règnent au Pays Basque Et dans les plaines avoisinantes, et ce non sans impact sur la biodiversité locale. On l'a planté Notamment en zone humide pour assécher les sols. L'eucalyptus Peut pousser en altitude moyenne, Jusqu'à mille mètres. De grands groupes industriels Ont Planté Plusieurs millions d'hectares de l'espèce E. globulus pour la fabrication de pâte à papier.
Ses fruits et ses feuilles éloignant les insectes, il il a ainsi planté Été Dans une partie de l'Afrique pour Diminuer la propagation de la le paludisme. Cela «donnés un résultat excellent, non par l'effet Répulsif pour les insectes, mais Parce Que ses forts Besoins en eau Ont permis d'assécher les marais et d'Empêcher Ainsi la reproduction des moustiques, mais avec un nouveau danger: de plus Grands risques de feux de forêts et de grande ampleur.

Principales espèces

Eucalyptus sideroxylon
Plantation industrielle au détriment de la biodiversité originelle (ici, en Galice, Près de Viveiro, Fr Espagne).

Il y aurait environ six cents espèces d'eucalyptus. Seules quelques-unes Ont Été Massivement introduites en Europe.

Les espèces les plus connues sont:

Propriétés

Outre les propriétés signalées plus haut, l'eucalyptus est connu pour ses vertus sur l'appareil respiratoire, les cotisations surtout cinéol Au (ou eucalyptol) Dans les feuilles contenu. Il est recommandé fr Phytothérapie pour soigner les bronchites, La Toux, Les rhumes ou, La Sinusite. ON PEUT en faire des fumigations, Des infusions ou des décoctions, Ou encore l'acheter sous forme d 'Huile essentielle ou de gélules.

Confiserie et Pharmacie

L'eucalyptus est utilis fr Confiserie Principalement Dans la fabrication de gommes au goût de Menthe. Il is also Utilisé Dans la fabrication de pastilles ou de pâtes contribuant à apaiser les maux de gorge.

Déplacement taxinomique

Liens externes

Référence

  1. un, b et c Bergamini, D. 1964. La terre et la faune de l'Australie. Vie Science Library, New York (États-Unis).
  2. Serventy, V. 1968. Faune de l'Australie. Thomas Nelon Ltd, Canada.
  3. un, b, c et d Organisation des Nations unies pour l'alimentation et l'agriculture ". 1982. Les eucalyptus Dans Reboisements ERP. FAO, Italie.

Galerie

 

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Thym.

Publié le 24 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

 

Thym
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.

 

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Thym commun
 Un plant de thym
Un plant de thym
Classification classique
Règne Plantae
Sous-règne Tracheobionta
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Sous-classe Asteridae
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre
Thymus
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
 Thymus vulgaris

Thymus vulgaris

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Thymus est un genre de plantes (couramment appelées thym) de la famille des Lamiacées. Ce genre comporte plus de 300 espèces. Ce sont des plantes rampantes ou en coussinet portant de petites fleurs rose pâle ou blanches. Ces plantes sont riches en huiles essentielles et à ce titre font partie des plantes aromatiques. La principale huile essentielle de Thymus vulgaris est un terpénoïde qui lui doit son nom, le thymol, une substance bactéricide. Dans le sud de la France, le thym est aussi fréquemment appelé farigoule (de son nom occitan : farigola).

 

Description 

  • Plantes vivaces, à limbe foliaire entier.
  • Inflorescence formée, au moins dans sa partie supérieure de glomérules rapprochés en forme de capitule ou d’épi dense.
  • Pour l’examen de la répartition des poils sur la tige, on se basera de préférence sur le 2e entrenœud sous l’inflorescence.
  • Étamines dépassant la lèvre supérieure de la corolle (au moins 2 d’entre elles), à filets divergents.
Espèces
Biotope

Europe occidentale et du Sud, implanté en Europe de l'Est et du Sud, cultivé en jardin. Ce sont de petits arbustes.

Composants

Le thymol et le carvacrol sont les composants principaux, ainsi que le para-cymène, le 1,8-cinéol, le linalol et d'autres monoterpènes, triterpènes, flavonoïdes.

Les espèces peuvent être regroupées selon des chémotypes identifiés par la richesse en certains composants :

  • chémotype 1 : huile riche en carvacrol,
  • chémotype 2 : huile riche en monoterpènes aromatiques(principalement thymol) et plus pauvre en carvacrol, a-terpinène et méthyl carvacrol,
  • chémotype 3 : huile riche en 1,8-cinéol,
  • chémotype 4 : huile riche en linalol,
  • chémotype 5 : huile riche en citral,
  • chémotype 6 : huile riche en a-terpinéol,
  • chémotype 7 : huile riche en monoterpènes aromatiques et bornéol,
  • chémotype 8 : huile riche en géraniol,
  • chémotype 9 : huile riche en 1,8-cinéol, camphre et thymol,
  • chémotype 10 : huile riche en cis- et trans-hydrates de sabinène et terpinèn-4-ol,
  • chémotype 11 : huile riche en cétone,
  • chémotype 12 : huile riche en citronellal.

Culture

Le thym est très résistant. Il a besoin de soleil et pousse à l'état sauvage sur les collines arides et rocailleuses des régions méditerranéennes. Le thym peut se reproduire par semis ou par division de racines, marcottage, ou bouturage. Les plantations s'effectuent tous les 30 cm. À chaque printemps, il est préférable d'engraisser la terre avec de l'engrais ou de la poudre d'os et de couper la plante de moitié pour favoriser l'apparition de nouvelles pousses. Par contre, il ne faut pas mettre de l'engrais durant l'été car cet apport excédentaire de vitamines rend la plante fragile à l'époque des gelées. Pour la culture en pot, utilisez une terre poreuse. Comme il déteste les terres humides, installez-le dans un endroit surélevé par rapport à l'allée, afin que l'eau s'écoule. Si vous devez le tailler, faites-le après la floraison. Quant à sa multiplication, elle se fait par division des touffes au printemps ou par bouturage estival. Il peut pousser jusqu'à 1 500 à 2 000 mètres d'altitude.

Il faut renouveler les plants tous les trois ans sinon la tige devient trop ligneuse et les feuilles perdent leur goût si caractéristique.

Histoire

Thymus signifie «parfumer», à cause de l'odeur agréable que la plante dégage.

Les Égyptiens et les Étrusques utilisaient le thym mélangé à d'autres ingrédients pour embaumer leurs morts. Les Grecs en brûlaient devant l'autel de leurs dieux, les places publiques et les riches demeures ; ils en mettaient aussi dans leurs plats ; le thym était aussi utilisé à profusion comme parfum stimulant qu'ils versaient dans leur bain ou dont ils s'oignaient le corps. La légende veut que le thym soit né des larmes de la belle Hélène. Les Romains en faisaient de nombreuses sortes de cosmétiques.

Ce symbole de courage se perpétue en Europe du Nord jusqu'au temps des Croisades. Les demoiselles brodaient des abeilles voletant près d'une branche de thym sur les écharpes qu'elles offraient à leur chevalier qui partait trop loin de leur cœur au pays des barbares.

Utilisations

  • Le thym est utilisé comme aromate en cuisine et comme plante médicinale, dans les tisanes ou même dans les bonbons (Ricola par exemple).
  • En tisane, il sert à soigner les infections respiratoires. Une tisane de thym est également efficace pour drainer le foie, ce qui fait qu'il est recommandé par la naturopathie pour les personnes subissant une chimiothérapie, traitement très destructeur pour le foie.
  • C'est aussi un excellent calmant pour les nerfs.
Culinaire

Le thym est une plante condimentaire très utilisée en particulier dans la cuisine provençale. Avec le laurier et le persil, il fait partie du bouquet garni qui relève de nombreuses recettes de viande en sauce.

Propriétés médicinales

Le thym est antiseptique et il a des propriétés antivirales. Il est aussi stomachique, expectorant et antispasmodique.

En aromate ou en infusion, c'est un désinfectant des voies digestives souvent utilisé en association avec le romarin et la sauge. Le thym soulage les digestions difficiles.

L'infusion de thym peut s'utiliser en bain de bouche en cas d'inflammation des gencives et en gargarisme en cas d'irritation de la gorge ou d'angine.

Mais surtout le thym ou des préparations contenant du thym s'utilisent en fumigation pour traiter les rhinites et les sinusites.

Le thym aussi est utilisé pour son caractère anti-fécondation : on infusionne le thym à partir de 21ème jour du regle et à boire jusqu'à l'arrivée de prochaine règle! C'est très efficace mais il faut faire très attention! Le thym aussi peut être utilisé pour la maladie du foie.

Liqueur 

Le thym peut être également utilisé pour fabriquer des liqueurs particulièrement parfumées quand elles sont à base de fleurs ramassées l'été.

 

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Sauge.

Publié le 24 Février 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

 

Sauge
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Sauge
 Salvia pratensis
Salvia pratensis
Classification classique
Règne Plantae
Division Magnoliophyta
Classe Magnoliopsida
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
Genre
Salvia
L., 1753
Classification phylogénétique
Ordre Lamiales
Famille Lamiaceae
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Les sauges (nom scientifique : Salvia) sont un genre de plantes de la famille des Lamiacées qui comprend plus de 900 espèces, annuelles, bisannuelles, vivaces ou arbustives. Une dizaine d'entre elles sont indigènes en Europe, la sauge des prés par exemple.

Le nom vient du latin salvare, « sauver ». Certaines espèces de sauge, principalement la sauge officinale, possèdent en effet de nombreuses vertus médicinales. Elles étaient considérées au Moyen Âge comme une panacée. Les sommités fleuries et les feuilles de deux espèces principalement, la sauge sclarée (Salvia sclarea) et la sauge officinale (Salvia officinalis), étaient utilisées en infusions et décoctions.

Certaines espèces de sauges, en particulier Salvia divinorum (la « sauge divinatoire », connue localement sous des noms divers comme hojas de la pastora ou yerba de María), possèdent des effets hallucinogènes, et sont encore employées dans les rites chamaniques de certaines tribus d'Indiens d'Amérique ou comme psychotrope. La très grande majorité des espèces est cependant totalement inoffensive.

De nos jours, la sauge est surtout employée comme herbe aromatique. Son goût est puissant, légèrement amer et camphré. Elle se marie bien avec le porc et les plats à base de volaille (poulet, dinde, canard).
De nombreuses recettes de légumes font appel à la sauge pour aromatiser les plats (pomme de terre, féculents,...).
Elle est utilisée dans des préparations comme l'aïga bolhida ou l'arista (carré de porc rôti).
Enfin, certaines espèces sont purement ornementales.

 

Caractéristiques générales 

Aire de répartition 

On la retrouve dans toutes les zones tempérées, sur des sols bien drainés et les sites doivent être bien ensoleillés. Sur sol argileux faire un apport de sable.

Un peu d'histoire

La sauge était une des plantes salvatrices du Moyen Âge. Reconnue par les Chinois, ces derniers n'hésitaient pas à échanger leurs feuilles de thé les plus précieuses contre des feuilles de sauge. Louis XIV en avait même fait sa tisane d'élection et en servait à tout propos. Les Grecs, les Romains et les Arabes l'employaient communément comme tonique et en compresse contre les morsures de serpent. Au XVIe siècle, le botaniste Jacob Tabernae-Montanus raconte que les femmes égyptiennes avaient l'habitude de boire du jus de sauge pour accroître leur fertilité.

Au XVIIIe siècle, on roule les feuilles de sauge comme des cigarettes. Tous les asthmatiques se mettaient à fumer de la sauge dès l'apparition du premier pollen printanier. La plante était associée à l'immortalité et à la longévité. Certains groupes d'Amérindiens mélangeaient la sauge avec de la graisse d'ours pour guérir les problèmes de peau. On a aussi utilisé la plante pour traiter les verrues.

"Qui a de la sauge dans son jardin, n'a pas besoin d'un médecin" (dicton provençal)

Dans l'ère préhispanique et depuis l'Antiquité, les Aztèques (et avant eux, les Mayas) ont cultivé une variété locale de sauge, le « chia » (Salvia hispanica), qui a donné son nom à l'État mexicain du Chiapas (eaux/rivière du chia) ; les graines de chia constituaient alors la troisième source alimentaire végétale après les variétés de maïs et de blé. La culture de chia a ensuite presque disparu pour ne subsister qu'à l’état sauvage, pour des raisons politiques et religieuses (car la graine servait aussi de monnaie d'échange et dans les offrandes rituelles). On redécouvre aujourd'hui ses vertus en matière de nutrition, car sa petite graine ovale ou ronde (d’environ 1 mm de diamètre), généralement grise, mêlée de taches noires ou blanches, et qu'on peut consommer de la même façon que le riz ou la semoule de blé, est très riche en acides gras polyinsaturés cis (dont plus de 60% d'oméga-3) et pratiquement exempte de tout composé toxique (notamment, absence de ricine et produits similaires) ou phyto-hormonal.

Aujourd'hui à nouveau cultivée en Amérique centrale et dans le sud des États-Unis, la graine de chia est une source alternative d’oméga-3, préférable au soja ou même à la graine de lin qui font l’objet de surveillance de la part des autorités sanitaires à cause de leur trop fort apport en flavonoïdes actifs (propriétés hormonales comparable aux œstrogènes) ou aux huiles de poisson (dont la pêche est aujourd’hui limitée et dont les sous-produits ne sont plus exempts de composés polluants). Cette semence fait partie des « nouvelles » espèces alimentaires dont l’usage devrait se développer et faire l’objet de recommandations, d’autant plus que sa culture est nettement moins exigeante en ressources naturelles que celle du soja et nécessite beaucoup moins d’engrais azotés (polluants des nappes aquifères et de l’atmosphère). En France, on la trouve vendue souvent associée à des produits céréaliers comme le boulghour méditerranéen.

Principales espèces

Confusion 

Phlomis fruticosa dit "sauge de Jérusalem" en fleur.

Le Phlomis fruticosa est souvent nommé "sauge de Jérusalem", mais ne fait pas partie du genre Salvia, malgré son aspect visuel comparable, surtout au niveau des feuilles. Il est simplement membre des lamiaceae.

Composition

Diterpènes et triterpènes, salvène, flavonoïdes, huile essentielle à thuyone, tanins.

Propriétés médicinales 

Antiseptique, Antispasmodique, Antisudorale, Apéritive, Bactéricide, Calmante, Céphalique, Coronarienne, Digestive, Énergétique, Enraye la montée de lait, Diurétique léger, Emménagogue, Fébrifuge, Laxative, Fluidifiant sanguin, Stimule la mémoire, Tonique. La sauge possède une action œstrogénique. c'est un régulateur hormonal qui agit sur la sphère uro-génitale féminine en cas de trouble.[réf. nécessaire]

 

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