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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Nécropole de Banditaccia.

Publié le 27 Novembre 2010 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

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Nécropole de Banditaccia
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
La Via degli Inferi, entrée de la nécropole.
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Tumulus : la Tomba dei Doli.
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Hypogée : entrée de la Tombe des Reliefs.
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Alignement de tombes a dado.
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Sculptures en bas-relief stuqués de la Tombe des Reliefs.
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La nécropole de Banditaccia (italien : Necropoli della Banditaccia) est une nécropole antique étrusque proche de la ville de Cerveteri en Italie. Elle a été inscrite à la liste du patrimoine mondial de l'humanité établie par l'UNESCO avec celle de Monterozzi en 2004[1]. Le terme Banditaccia dérive de l'italien Bando, terme pour la location déniée aux propriétaires terriens de Cerveteri, en faveur de la population locale.

Elle couvre une surface de 400 ha, dont 10 ha peuvent être visités, pour un total de 1 000 tombes dont un bon nombre sont couvertes du monticule caractéristique des tumulus. C'est une des plus grandes nécropoles antiques dans le secteur méditerranéen. Les tombeaux sont datés de la culture de Villanova du IXe siècle av. J.-C. à la période étrusque tardive du IIIe siècle av. J.-C. Les plus anciennes ont la forme d'un puits, dans lequel les cendres des morts ont été logées (tombe a ziro) ; des niches simples sont également présentes.



Type de tombeaux

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On y trouve trois type de tombeaux pour la période étrusque (ordre chronologique) :

  • Les tombes, complètement enterrées dite « à hypogée » (Tomba del Pozzo et Tombe des Reliefs).
  • Les tumuli, structures circulaires construites dans le tuf, et leurs intérieurs multiples, creusés directement dans la roche, dans lesquels se trouvent les chambres funéraires (a camera), accessibles par un couloir (dromos), puis distribuées par un vestibule central (atrium).
  • les tombes a dado[2] en « cube », construits en alignement le long de chemins. Le secteur visitable contient deux « via », la via dei Monti Ceriti et la via dei Monti della Tolfa (VIe siècle av. J.-C.).

Archéologie

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Une bonne partie des connaissances actuelles sur cette civilisation nous vient des détails de la décoration de ces tombeaux. La plus célèbre de ces tombes est celle dite dei Rilievi ou « des Reliefs » du IVe siècle av. J.-C., identifiée par une inscription comme étant celle d'un certain Matunas et qui contient une série exceptionnelle de fresques, des bas-reliefs et des sculptures en stuc dépeignant une grande série d'objets de la vie quotidienne chez les Étrusques.

Les tombeaux les plus récents datent du IIIe siècle av. J.-C.. Certains d'entre eux disposent d'un cippe externe, cylindrique pour les hommes, et sous la forme d'une petite cabane pour des femmes.

La plupart des vestiges découverts de la nécropole de Cerveteri sont actuellement exposés au Museo Nazionale Etrusco à Rome ou au Museo Nazionale Archeologico à Cerveteri.

Plusieurs sarcophages étrusques dit du type « Sarcophage des Époux », ont été fabriqués à Caere vers 520 av. J.-C., et découverts vers 1850 sur la nécropole par le marquis Giampietro Campana.

Tombes  


Parois et piliers sculptés de la Tombe des Chapiteaux.
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D'autres tombes ont fait l'objet d'études :

  • Andrea Sartori, Caere, nuovi documenti dalla necropoli della Banditaccia : tombe B25, B26, B36, B69, Studi del Civico Museo archeologico e del Civico Gabinetto numismatico di Milano, 2002.

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Arcy-sur-Cure.

Publié le 23 Novembre 2010 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

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Arcy-sur-Cure
Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
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Arcy-sur-Cure
Administration
Pays France
Région Bourgogne
Département Yonne
Arrondissement Auxerre
Canton Vermenton
Code commune 89015
Code postal 89270
Maire
Mandat en cours

Démographie
Population 502 hab. (2006)
Densité 19 hab./km2
Géographie
Coordonnées 47° 36′ 14″ Nord
       3° 45′ 41″ Est
/ 47.6038888889, 3.76138888889
Altitudes mini. 121 m — maxi. 301 m
Superficie 26,33 km²

 

 

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Arcy-sur-Cure est une commune française, située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne.



Géographie


La commune est située sur la RN6 à 30 kilomètres au sud d'Auxerre et à 20 kilomètres au nord d'Avallon qui correspond au début du Morvan.
Arcy-sur-Cure est accessible depuis la sortie 21 (Nitry) de l'autoroute A6 à 18 kilomètres.

Communes limitrophes  


Histoire


Les grottes d'Arcy-sur-Cure sont un haut lieu préhistorique. La grotte principale traverse la colline. Lors d'un lavage des parois de la grotte (elles étaient devenues toutes noires à cause de la fumée des bougies), on a découvert l'existence des fresques. Malheureusement, beaucoup d'entre elles ont été détruites par le même lavage. La température intérieure est constante à 12 °C.

Elles ont été occupées depuis 200 000 ans et les peintures datent de 33 000 ans.

Arcy-sur-Cure fut une seigneurie qui était contrôlée notamment par une famille nommée d'Aulnay. On connaît au moins les seigneurs suivants :

  • Claude d'Aulnay († 1483), écuyer, seigneur de Lys, de Malfontaine et d'Arcy
  • Claude d'Aulnay († après 1547), son fils, écuyer, seigneur d'Arcy et de Quincerot
  • Edme d'Aulnay († entre 1572 et 1576), son fils, seigneur d'Arcy et de Courçon-le-Châtel

Antérieurement, on a la trace d'un Jean de Lys, seigneur vers 1349 (date de construction du premier manoir du Chastenay).

Administration  


Liste des maires
Période Identité Étiquette Qualité
mars 2001   M. Bertrand SP  
Toutes les données ne sont pas encore connues.

Démographie


Évolution démographique (Source : INSEE[1])
v. 1882 ! 1962 1968 1975 1982 1990 1999
1349 510 518 509 527 503 449
Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes

Lieux et monuments


Patrimoine religieux


  • Chapelle Saint-Roch, construite vers 1545, propriété de la commune, au lieudit le Beugnon. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 10 novembre 1976.
  • Chapelle Sainte-Reine, construite vers 1692, propriété de la commune, au lieudit le Lac Sauvin. Non protégée par les Monuments historiques.
  • Chapelle de la Vierge, construite dans la seconde moitié du XVIIe siècle, propriété de la commune, au lieudit le Val-Sainte-Marie. Non protégée par les Monuments historiques.
  • Église paroissiale Saint-Martin, construite au XIIIe siècle, avec des ajouts aux XVe, XVe et XIXe siècles, propriété de la commune, dans le bourg. Non protégée par les Monuments historiques.
Patrimoine civil  


  • Grottes préhistoriques, datant du Paléolithique, propriété privée. Inscrites sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 12 novembre 1992. Liste des grottes : Grande Grotte, Abri du Lagopède, Grotte du Cheval, Grotte de l'Hyène, Grotte du Trilobite, Grotte des Ours, Grotte du Renne, Galerie Schoepflin, Grotte du Bison, Grotte du Loup, Grotte du Lion, Grotte des Fées, Grotte des Deux Cours, Petit Abri, Grand Abri, Grotte des Goulettes.
Article détaillé : Grottes d'Arcy-sur-Cure.
  • Manoir du Chastenay, construit vers 1549, sur l'emplacement d'un ancien manoir construit vers 1349, avec ajouts au XVIIIe siècle, propriété privée. Protection sélective : 1°) façades et toitures du manoir (sauf l'aile est) classées au titre des monuments historiques par arrêté du 11 octobre 1971 ; 2°) façades et toitures des dépendances, et vestiges de l'enceinte inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 11 octobre 1971.

Personnalités liées à la commune


Divers


  • Dépouillements généalogiques :
    • Table des mariages, 1642-1792 (par la Société Généalogique de l'Yonne)

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Poás.

Publié le 16 Novembre 2010 par CHOMOLANGMA dans AMÉRIQUE CENTRALE-Géo-histo-polit & culturelle

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Poás
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Poás
Cratère du Poás.
Cratère du Poás.
Géographie
Altitude 2 708 m
Massif Cordillère volcanique centrale
Coordonnées 10° 12′ 00″ Nord
       84° 13′ 59″ Ouest
/ 10.20, -84.233
Administration
Pays Costa Rica Costa Rica
Province Alajuela
Géologie
Type Volcan gris
Activité Actif
Dernière éruption 25 décembre 2009
Code [1] 1405-04=
Observatoire Observatorio Vulcanológico y Sismológico de Costa Rica
Géolocalisation sur la carte : Costa Rica
Costa Rica relief location map.jpg
Poás

 

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Le Poás est un stratovolcan du Costa Rica. Très actif, il a connu au moins 39 épisodes éruptifs depuis 1828. Il connaît actuellement une activité moyenne (fumerolles, éruptions phréatiques). Situé à 37 km au nord-ouest de la capitale San José, ce volcan culmine à 2 708 m d'altitude. Il est intégré dans le parc national du volcan Poás (Parque Nacional Volcán Poás). Son cratère principal héberge aujourd'hui un lac acide.



Structure


Ce stratovolcan présente plusieurs caldeiras érodées, des cônes volcaniques, et trois cratères alignés, dont deux contiennent des lacs de cratère. Le cratère principal mesure environ deux kilomètres de diamètre et est profond de 300 mètres. Les eaux du lac de couleur verte qui en occupe le fond (la Laguna Caliente) sont très acides (pH < 1), sulfureuses et chaudes (jusqu'à 85 °C). Sur les pentes internes de ce cratère, on peut observer les dégagements des fumerolles de soufre. L'autre cratère, appelé Botos, présente un lac d'eau froide (Laguna Botos) connecté avec le Rio Angel, lui-même affluent du Rio Sarapiqui. Ce cratère a connu sa dernière éruption il y a 7 500 ans.

Activité éruptive


On a pu déterminer que l'activité du Poás remonte au moins à 11 millions d'années. Le matériel volcanique émis est du type basaltique / dacitique. La plus grande éruption du Poás eut lieu le 25 janvier 1910, quand une colonne de vapeur et de cendres s'éleva à 8 000 mètres au-dessus du cratère. Cette éruption produisit 640 000 tonnes de cendres. Entre 1952 et 1954, le Poás a bombardé les proches environs de cendres et de scories. En 1989, le parc national a été obligé de fermer à cause de dangereuses émissions de gaz soufrés. Ce volcan connaît de fréquentes éruptions phréatiques, rappelant l'activité geysérienne. Par exemple, une forte explosion phréatique s'est produite le vendredi 24 mars 2006 vers midi à partir du lac de cratère chaud du volcan. L'équipe de l'Observatoire Volcanologique de l'OVSICORI qui s'est rendue sur les lieux le lendemain a confirmé la présence de cratères d'impacts liés à l'expulsion de matériel issu du lac d'acide dans une zone de 300-700 mètres du point d'origine.

Étymologie


Selon l'administration du parc national, le nom « Poás » dériverait d'une sorte d'arbuste abondant dans la région, ressemblant à une aubépine, avec des épines en forme de fourche. Selon l'historien Percy Rodriguez, une autre théorie signale l'existence d'une tribu appelée « Poas ». Le premier document connu qui nomme ce site comme les « pâturages de Puas » date de 1663 et fait référence à des terrains situés à l'ouest du fleuve Puas.

Curiosités


Avant que le volcan ne devienne parc national, on y montait pour remplir des bouteilles de verre avec l'eau acide du cratère, et on la vendait dans les pharmacies pour soulager les douleurs musculaires. On la mettait aussi dans le trou d'une carie pour provoquer la chute de la dent ou bien on s'en servait pour brûler les verrues, et pour traiter les blessures.

Le Costa Rica a émis de nombreux timbres faisant figurer ce volcan (voir #Liens et références)

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Beamer.

Publié le 12 Novembre 2010 par CHOMOLANGMA dans TECHNOLOGIES-Informatique

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Beamer
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Wiktfavicon en.svg Cet article a pour sujet le logiciel Beamer. Pour une définition du mot « beamer », voir l’article beamer du Wiktionnaire.
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Beamer
Importez le logo de ce logiciel
Beamer01.png
présentation avec LaTeX Beamer
Développeurs Till Tantau, Joseph Wright, Vedran Miletić
Dernière version 3.10 (12 juillet 2010) [+/-]
Environnements Windows, Unix, Mac OS
Type Logiciel de présentation
Licence GNU GPL
Site Web LaTeX Beamer Class

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Beamer est une classe LATEX adaptée à la création de présentations. Elle peut être utilisée avec pdflatex, dvips, LyX ou encore texshop. Le nom provient de l'allemand Beamer, faux anglicisme pour vidéoprojecteur.

La classe Beamer n'est pas la première classe LaTeX pour créer des présentations, et comme nombre de ses prédécesseurs, elle possède une syntaxe spéciale pour définir les pages (« transparents », « diapositives »), appelées frames. Ces diapositives peuvent être utilisées en pleine page avec un afficheur de PDF (pdfviewer), tel que Acrobat Reader ou encore Ghostscript. Comme dans une présentation OpenOffice.org, il y a la possibilité de faire apparaître un par un les éléments.

Beamer peut également construire un PDF regroupant les diapositives afin de permettre à l'orateur d'avoir un mémo.

Beamer gère un système de thèmes, qui permettent de donner à sa présentation une apparence soignée et agréable.

 

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Harbour Bridge.

Publié le 11 Novembre 2010 par CHOMOLANGMA dans OCÉANIE-Géo - histo - polit & culturelle

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Harbour Bridge
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Harbour Bridge
Le pont et l'Opéra de Sydney
Pays Australie
Ville Sydney
Coordonnées 33°51′09″S 151°12′38″E / -33.8525, 151.21056
Franchit Baie de Sydney ou Port Jackson
Fonction huit voies pour les voitures, deux pour les chemins de fer, une pour les cyclistes et une pour les piétons
Type Pont en arc
Longueur 503 m
Largeur 49 m
Hauteur 134 m
Matériau Acier
Construction 1926 - 1932
Architecte(s) J.J.C. Bradfield, R. Freeman,
G. Roberts, G.C. Imbault
Listes

Ponts remarquables les plus longssuspendusà haubansen arcromainscantilever

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Le Harbour Bridge est un pont en arc métallique situé dans la ville de Sydney, en Australie. Il est le principal point de traversée de la baie de Sydney, permettant le passage des trains, automobiles et piétons entre le quartier des affaires et la rive nord de la baie. La vue du pont et de l’opéra tout proche est emblématique de la ville et de l’Australie entière.

Le 75e anniversaire du pont a été célébré le 18 mars 2007.

Le pont est resté la structure la plus haute de la ville jusqu’en 1967 avec 134 mètres au-dessus du niveau de la mer. Selon le livre Guinness des records, c'est le pont le plus large au monde (48,8 mètres) et ayant la plus haute arche en acier avec le sommet du pont situé à 134 mètres au-dessus des eaux[1]. C'est aussi le quatrième plus long pont au monde (1149 mètres en tout, 503 mètres en portée) pour les ponts en arche.



Situation


Les deux extrémités du pont sont situées d'une part à "Dawes Point", dans le quartier de "The Rocks" au sud et d'autre part à "Milsons Point", dans le quartier de "North Shore" au nord.

Description


Il dispose de six voies pour le trafic des voitures sur la partie centrale de son tablier, deux voies pour les voitures (qui, autrefois, servaient pour les tramways) et un passage piéton sur la partie est, deux voies de chemin de fer et une voie pour les cyclistes sur la partie ouest, la partie ouest étant plus large de 30,5 centimètres que la partie est.

 

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Vue supérieure du tablier.
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La route qui traverse le pont est connue sous le nom de "Bradfield Highway" de Sydney et mesure 2,4 kilomètres de long ce qui en fait une des plus courtes autoroutes australiennes. (La plus courte étant la "Bradfield Highway" de Brisbane qui emprunte le Story Bridge). Le revêtement pour la partie chaussée est fait de plaques de béton reposant sur des traverses en acier qui reposent elles-mêmes sur des rails en acier de la largeur du pont.

 

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Vue du tablier par le dessous.
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Les arches sont renforcées par 28 paires de poteaux dont la hauteur varie de 18 mètres au centre à 57 mètres à proximité des pylones.

A chaque extrémité de l'arche centrale se trouve une paire de pylones en béton et en pierre de 89 mètres de haut. Les butées, qui supportent les extrémités du pont sont situées dans la base des pylones. Elles permettent au pont de se dilater ou rétrécir selon les variations de températures. Ces pylones n'ont pas d'utilité en eux-mêmes et ne servaient qu'à l'équilibre esthétique du pont. Il faut savoir qu'à l'heure actuelle ils ont chacun une utilité;: le pylone sud-est abrite le musée et un centre pour touristes avec vue sur le port; le pylone sud-ouest abrite la New South Wales Roads and Trafic Authority (RTA) avec le système de surveillance télévisuel du pont et de ses environs; les deux pylones du nord servent de cheminées pour évacuer les fumées du tunnel qui passe sous le port.

 

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Un des pylones du pont.
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Histoire du pont


On peut considérer que les premiers projets de construction datent du début de 1815, quand Francis Greenway proposa la création d'un pont pour traverser le port mais cette idée ne déboucha pas.

La décision de la construction du pont actuel a démarré en 1890, quand une commission royale estima que le meilleur moyen de diminuer la rotation continue de ferrys pour relier les deux rives du port était la construction d'un pont. Il y avait bien quelques petits ponts qui reliaient les deux rives plus en amont mais ils n'étaient pas assez grands.

Les premiers avant-projets furent demandés en 1900 mais aucun d'entre eux ne fut accepté jusqu'en 1911. En 1912, John Bradfield fut nommé ingénieur en chef du projet de pont mixte (routier et ferroviaire). Après avoir voyagé dans le monde entier pour voir les principaux ponts du monde, il retint les modèles de l'Hell Gate Bridge à New York ou celui très proche de Tyne Bridge à Newcastle Upon Tyne en Angleterre. Bradfield acheva ses plans en 1916 mais le début de la construction fut reporté à 1922 principalement à cause de la Première Guerre mondiale.

En novembre 1922, le gouvernement de Nouvelle-Galles du Sud vota les lois permettant la construction du pont. Un appel d'offres fut lancé la même année et la firme britannique "Dorman Long and Co Ltd", à Middlesbrough l'ermporta. Pour calmer les inquiétudes de voir une société étrangère diriger le projet, Bradfield donna l'assurance que tous les ouvriers construisant le pont seraient australiens.

C'est un ingénieur français Georges Imbault, qui fera la proposition à la Dorman Long and Co. Ltd. de Middlesbrough pour le projet final. Georges Imbault sera envoyé à Sydney pour le présenter au nom de la Société. Etant donné, qu'il ne fallait pas d'un ingénieur étranger, G. Imbault sera associé à l'ingénieur anglais Sir Ralph FREEMAN, mais c'est lui qui a été chargé par la Dorman Long Co de l'étude, de la fabrication et des travaux de montage du pont.

La construction du pont coincida avec la construction d'un métro connu sous le nom de "City Circle" et le pont fut conçu en tenant compte de cette autre construction. Au départ le pont devait recevoir une route à six voies au centre, deux voies de chemin de fer et une voie piétonne de chaque côté. Les deux paires de voies ferrées furent reliées par un système symétrique de rampes et de tunnels à la gare souterraine de Wynyard. La voie est était prévue pour relier par chemin de fer la gare de Wynyard aux plages nord de Sydney.

La construction du pont commença en 1923 avec la démolition de 800 maisons. Les propriétaires furent indemnisés mais pas les locataires.

Bradfield dirigea la construction aidé par trois autres personnes: Laurence Ennis, l'ingénieur en chef de "Dorman Long and Co" qui supervisa directement le chantier, Edward Judge qui fut le responsable des services techniques et Sir Ralph Freeman qui fut chargé par sa société de régler les moindres détails.

La cérémonie officielle de la pose de la première pierre eut lieu le 28 juillet 1923. En janvier 1925, commencèrent les premières fondations. En octobre 1925, commença la construction des points d'ancrage et des voies d'abord qui furent achevés en septembre 1928. La construction du pont lui-même commença en décembre 1928 avec l'assemblage de pièces dans les bâtiments attenants au futur pont. La construction de l'arche centrale commença en 1929 avec une équipe à chaque extrémité du pont qui assemblait les pièces et les stabilisait avec des grues flottantes. La portion sud du pont fut achevée volontairement un mois avant celle du nord pour pouvoir en cas d'erreur sur la portion sud, la corriger sur la portion nord.

Pendant la construction du pont, les deux demi-arches avaient été maintenues en équilibre par de nombreux câbles qui furent détendus très lentement pour pouvoir rapprocher et réunir les deux moitiés ce qui eut lieu le 19 août 1930.

La route et les voies ferrées furent achevées en 1931. Les lignes électriques, téléphoniques, les conduites d'eau, de gaz, d'eaux usées furent installées la même année. Le 19 janvier 1932, une première locomotive à vapeur traversa le pont à petite vitesse pour tester sa solidité.

Juste avant l'inauguration officielle, le ruban de cérémonie fut coupé par Françis de Groot, farouche membre conservateur du groupe paramilitaire "The New Guard". Le ruban fut attaché à nouveau hâtivement avant que le pont ne soit inauguré officiellement le 19 mars 1932 par le premier ministre de Nouvelle-Galles du Sud, Jack Lang, et par le gouverneur, Sir Philip Game.

 

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Le pont vu de nuit.
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John Keats.

Publié le 11 Novembre 2010 par CHOMOLANGMA dans ARTS-Histoire de l'Art-Architecture et urbanisme

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John Keats

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John Keats
John Keats
John Keats

Activité(s) Poète
Naissance 31 octobre 1795
Finsbury Pavement
Décès 24 février 1821 (à 25 ans)
Rome
Langue d'écriture anglaise
Mouvement(s) Romantisme
Genre(s) Poésie

 

 

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John Keats, poète romantique anglais, né le 31 octobre 1795 à Finsbury Pavement, près de Londres, mort à Rome de la tuberculose le 24 février 1821 est un des poètes les plus importants de sa génération.



Biographie


Des débuts pleins de déboires


John Keats naît en 1795 au 85, Moorgate, à Londres. Thomas Keats, son père, était palefrenier chez un loueur de chevaux dont il épousa une des filles, Frances Jennings. Ils eurent cinq enfants. John était l’aîné. En 1804, son père meurt d’une chute de cheval. John n’a que 9 ans. Remariée, sa mère quitte cependant son nouvel époux et s’installe chez la grand-mère de Keats, Alice Jennings, avant de mourir de la tuberculose en 1810. John se retrouve orphelin à 15 ans dans cette Angleterre décrite par Charles Dickens où les enfants de cette condition, proche du servage, n’ont guère de perspective d’avenir. Cela dit, grâce à l’héritage conséquent venu de sa grand-mère maternelle, morte en 1805, ses trois frères, sa sœur et lui échappèrent à toute forme de misère précoce[1]. Nulle part dans la correspondance du poète, on ne trouve de mention, voire d’allusion à ses parents.

De 1804 à 1811, il est placé par son tuteur à l’école d’Enfield. Grâce à l’amitié et la protection du fils du directeur, il peut passer des heures dans la bibliothèque dévorant tout ce qu’il y trouve. Le dictionnaire classique de Lamprière est son livre de chevet. Il apprend seul le latin et le français et s’essaie même à une traduction de l’Énéide.

Mais le tuteur du jeune Keats, un certain Richard Abbey, grossiste en thé et en café, ne voit pas d’un bon œil cet engouement pour les lettres. Il place son pupille en apprentissage auprès d’un chirurgien d’Edmonton (banlieue de Londres) Thomas Hammond. Mais Keats ne se détache pas de son goût pour la littérature. Il écrit des sonnets et consacre tous ses moments de liberté à la lecture des classiques. En 1813, il quitte M. Hammond pour effectuer un stage à l’hôpital de Saint-Thomas comme assistant en médecine chirurgicale. En 1815, il décide d’abandonner la chirurgie pour se vouer totalement à l’écriture.

L’heureuse année 1817


Fréquentant les cercles littéraires, il rencontre très rapidement des écrivains de renom comme Leigh Hunt, Percy B. Shelley ou encore Benjamin Robert Haydon. Leigh Hunt l’aide à publier dans un magazine son premier poème, Lines in Imitation of Spencer.

Il commence par publier un premier recueil, intitulé Poems, qui ne parvient pas à toucher le public. On y décèle l’influence des élizabéthains, des lakistes, de Leigh Hunt en particulier. Mais il se fait beaucoup d’amis dans les cercles londoniens où l’on apprécie sa discrétion, son humour sans acrimonie, sa délicatesse. Il aime le bordeaux, les matches de boxe, les balades champêtres, Dryden, Milton et surtout Shakespeare, qu’il lit et relit au point de tout connaître par cœur. Cette année sera peut-être la seule période de bonheur de sa brève existence. Il travaille à sa première grande œuvre, Endymion, qui paraîtra en 1818. Il s’agit d’un poème narratif en quatre parties, inspiré de la mythologie grecque. Craignant les atteintes de la vieillesse et de la mort, Endymion obtient de Zeus la singulière faveur d’un sommeil éternel. Mais la vierge Artémis, sous sa forme lunaire de Séléné, vient chaque soir rendre visite au bel adolescent dont elle est éprise. L’œuvre comporte des maladresses ; trop redevable aux Métamorphoses d’Ovide, elle sent l’imitation. Mais elle comprend de nombreux passages d’une authentique fraîcheur comme celui qui débute sur le vers célèbre: « A thing of beauty is a joy for ever… » (« Un objet de beauté est joie pour l’Éternité »).

Alors que son frère George est parti s’installer aux Amériques, John Keats doit se charger de son cadet Tom, atteint de tuberculose. Ce dernier finit cependant par mourir en 1818. C’est durant cette période que le poète ressent les premiers signes de la maladie qui va l’emporter.

Pour changer d’air, il entreprend un tour d’Écosse avec son ami Charles Armitage Brown, écrivain dilettante à demi rentier. Sac au dos, les deux amis logent dans des lieux de fortune, mangeant très mal, souffrant de la pluie. Keats découvre une société très différente de celle d’Angleterre et la décrit avec lucidité dans des lettres griffonnées sur des tables d’auberge. La religion presbytérienne qui censure tout divertissement a donné naissance à des hommes probes, mais ennuyeux, travailleurs, économes, dépourvus d’humour, insensibles à la beauté des choses. Il compose dans ce cadre la Ballade de Meg Merrilies, l’un de ses chefs-d'œuvre.
Alors qu’il commence Hyperion, sa dernière grande œuvre, il rencontre chez des amis une jeune fille de dix-huit ans, mince, aux cheveux bruns, aux yeux bleus. Elle s’appelle Fanny Brawne. Cultivée, parlant couramment le français et l’allemand, passionnée d’histoire, elle aime la danse et briller en société. Elle ne devine pas le génie de Keats, mais s’éprend de son aspect d’adolescent fragile. Amoureux fou, il l’accable de sa jalousie maladive. À la Noël 1819, ils se fiancent. Ils n’iront pas jusqu’au mariage. La même année paraissent différentes ballades et odes, telles que Lamia, Isabella, Ode to a Nightingale, Ode to Psyche, Ode on a Grecian Urn avec sa célèbre chute : « Beauty is truth, truth beauty,-that is all Ye know on earth and all ye need to know » (« Beauté est vérité et vérité beauté. Voilà tout ce que l’on sait sur terre et tout ce qu’il faut savoir »).

La fin du poète


Sa maladie commence alors à s’aggraver sérieusement et, sur le conseil de ses médecins, il quitte l’Angleterre pour l’Italie, accompagné de son dernier ami, Joseph Severn. Après un séjour à Naples, il s’installe à Rome, dernière étape de sa courte vie. Il y rend son dernier soupir. On l’enterre au cimetière protestant (cimetière acatholique) où Shelley le rejoindra bientôt. Sur la stèle, on grave cette épitaphe qu’il a composée lui-même : « Here lies one whose name was writ in water » (littéralement: « Ici repose celui dont le nom était écrit dans l’eau »).

 

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Plaque commémorative de la mort de Keats à Rome.
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Le poète romantique


Chantre de la nature sauvage synonyme de liberté et de pureté (Ode to Autumn · Ode to a Nightingale) et revendiquant la primauté de la sensation (Ode on Melancholy), John Keats est aujourd’hui considéré comme un des poètes emblématiques du romantisme anglais. Il s’est attaché aussi à d’autres thèmes romantiques comme la solitude (Hymn to Solitude), le goût pour le Moyen Âge (Isabella - La Belle Dame sans Merci) et pour le folklore (The Eve of St Agnes) tout en conservant l’attachement aux mythes classiques (Lamia - Hyperion)[2]. Il doit également une grande part de son inspiration à des poètes comme Spenser, Shakespeare, Milton, et Dryden.

Pour beaucoup de commentateurs de son œuvre, les textes les plus achevés de John Keats sont ses odes, toutes écrites en 1819[3] et qui restent parmi les plus connus des poèmes de la littérature anglaise.

Consécration posthume


Sa vie et son œuvre ont inspiré la trame des romans de l’auteur de science-fiction Dan Simmons, notamment dans les cycles Hypérion et Endymion, ainsi que certains passages du concept-album The Lamb Lies Down on Broadway du groupe de musique anglais Genesis.

Bright Star, le film de Jane Campion sélectionné pour le Festival de Cannes 2009, met en scène le poète au moment de sa rencontre avec Fanny Brawne, qui avait déjà inspiré à Rudyard Kipling sa nouvelle Sans fil (1902)[4].

Tim Powers a également intégré des éléments réels de la vie de John Keats, ainsi que d’autres auteurs comme Percy Shelley et Lord Byron, dans un roman de fiction : Le Poids de son regard.

Œuvres


  • Lines in Imitation of Spencer
  • Endymion
  • Tales and Poems, contenant le poème Hyperion
  • The Eve of St Agnes
  • Hymn to Solitude
  • La Belle Dame sans Merci
  • Ode to Autumn
  • Ode to a Nightingale
  • To one who has been long in city pent : « À qui est depuis longtemps confiné dans la ville »
  • On first looking into Chapman's Homer : « Après avoir ouvert pour la première fois l’Homère de Chapman »
  • A song about myself

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    Banksia robur.

    Publié le 6 Novembre 2010 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine

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    Banksia robur
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    Banksia robur
     Banksia robur en culture
    Banksia robur en culture
    Classification classique
    Règne Plantae
    Sous-règne Tracheobionta
    Division Magnoliophyta
    Classe Magnoliopsida
    Sous-classe Rosidae
    Ordre Proteales
    Famille Proteaceae
    Genre Banksia
    Sous-genre Banksia subg. Banksia
    Nom binominal
    Banksia robur
    Cav., 1800
    Classification phylogénétique
    Ordre Proteales
    Famille Proteaceae

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    Banksia des marais de l'est, Banksia des marais, Banksia à larges feuilles

    Banksia robur, connu localement sous le nom commun de banksia des marais ou plus rarement banksia à feuilles larges, est une espèce d'arbrisseau du genre Banksia (famille des Proteaceae), endémique de l'Australie.

    Il pousse sur du sable, ou du sable tourbeux, dans les régions côtières depuis Cooktown dans le nord du Queensland jusqu'à la région d'Illawarrasur la côte méridionale des Nouvelles-Galles-du-Sud. On le rencontre souvent dans des zones saisonnièrement inondées.

    Bien qu'il soit l'un des banksias originels récoltés par Joseph Banks autour de Botany Bay en 1770, il ne reçut son nom, par Cavanilles, qu'en 1800, à partir d'un spécimen type récolté par Luis Née en 1793.



    Description  


    C'est un arbrisseau étalé pouvant atteindre 2,5 mètres de haut, bien qu'il puisse devenir un peu plus grand en culture. Ses feuilles, vertes, coriaces, tannées, aux bords dentés, sont très grandes, jusqu'à 30 cm de long et 10 cm de large. Les nouvelles pousses sont très colorées, avec des reflets rouges, marron ou bruns, et couvertes d'un feutrage dense de poils bruns.

    Les plantes provenant de zones différentes semblent fleurir à des époques différentes, certaines au printemps et en été, d'autres principalement en automne. Les grands et étonnants épis floraux, jusqu'à 15 cm de haut et 5-6 cm de large, sont vert métallique avec des styles rosâtres au début, virant ensuite au jaune crême avant de passer au bronze doré. A ce stade doré, les fleurs exhalent un parfum enivrant de caramel. Les fleurs passées virent au gris et persistent sur les vieux cônes, dissimulant les petits follicules. La plante possède un lignotuber et peut se régénérer à partir du sol après un incendie.

    Des hybrides avec son proche parent, Banksia oblongifolia, peuvent parfois se rencontrer là où les deux espèces sont présentes (comme près de Bulli dans l'Illawarra), avec des caractères intermédiaires entre les deux parents.

    Culture


    Comme Banksia robur pousse naturellement dans des zones humides (d'où son nom commun) sur des sols sableux, ce sont les meilleures conditions de culture. Il préfère les expositions ensoleillées et les apports d'eau, en particulier en phase de croissance active et en périodes sèches. La reproduction par les graines est fiable. Les tiges aoûtées de la taille d'un crayon font de bonnes boutures.

    Galerie


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    Grotte Marcel Clouet.

    Publié le 6 Novembre 2010 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

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    Grotte Marcel Clouet
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    Grotte Marcel Clouet
    Coordonnées 45° 42′ 30″ Nord
           0° 20′ 45″ Ouest
    / 45.70833, -0.34583
    [1]
    Pays France France
    Région Charente (Poitou-Charentes)
    Vallée Antenne
    Localité voisine Cognac
    Voie d'accès D.731 ou D.401, puis VO
    Altitude de l'entrée 15 m
    Type de roche calcaire crétacé
    Occupation humaine paléolithique moyen et supérieur

      Géolocalisation sur la carte : Charente

    (Voir situation sur carte : Charente)
    Grotte Marcel Clouet
    (Voir situation sur carte : France)

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    La Grotte Marcel Clouet est une grotte préhistorique située à l'ouest du département de la Charente.



    Géographie


    Située dans la commune de Cognac en limite de Javrezac au lieu-dit les Angeliers, la grotte, en fait un abri, surplombe de quelques mètres le lit de l'Antenne, non loin de son confluent avec la Charente.

    Elle est située dans une petite falaise calcaire crétacée correspondant à la rive concave de la rivière, rive gauche, et elle est exposée à l'ouest.

    Histoire  


    Abri longtemps connu et pillé par des fouilles clandestines, ce site fut fouillé en 1958-59 par Claude Burnez qui y reconnut 8 couches. Il fut ensuite fouillé par André Debénath (université de Perpignan) en 1969-70[2].

    Habitat


    Cet abri a livré plus de 100 outils et 200 objets, bifaces, pointes, racloirs attribués au Moustérien de Tradition Acheuléenne.

    Il s'agit là d'un des rares sites charentais sous abri ayant livré du Moustérien de tradition acheuléenne.

    On y a aussi trouvé de l'Aurignacien probablement ancien et de Périgordien (Châtelperronien probable et Gravettien). Le Solutréen est représenté par quelques objets récoltés hors stratigraphie[3].

     

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    Toussaint.

    Publié le 1 Novembre 2010 par CHOMOLANGMA dans CULTURE-Contemporaine - fêtes & traditions

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    Toussaint
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    Toussaint
    All-Saints.jpg
    Fra Angelico, Les précurseurs du Christ avec les saints et les martyrs, 1423-1424

    Observé par les catholiques
    Type Célébration religieuse
    Signification Célébration de tous les saints
    Date 1er novembre
    Observances prières
    Lié à Commémoration des fidèles défunts

     

     

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    La Toussaint est une fête catholique, célébrée le 1er novembre, au cours de laquelle l'Église catholique romaine honore tous les saints, connus et inconnus[1]. La Toussaint précède d'un jour la Commémoration des fidèles défunts, dont la solennité a été officiellement fixée au 2 novembre, deux siècles après la création de la Toussaint.



    Histoire  


    Cette fête a longtemps eu lieu après les fêtes de Pâques ou suite à la Pentecôte. Au Ve siècle, elle est célébrée en Syrie le vendredi de Pâques[1]. A Rome, au Ve siècle également, une fête en l'honneur des saints et martyrs était déjà célébrée le dimanche après la Pentecôte[1].

    Après la transformation du Panthéon de Rome en sanctuaire chrétien, le pape Boniface IV le consacra, le 13 mai 610, sous le nom de l'église Sainte-Marie-et-des-martyrs. Boniface IV voulait ainsi faire mémoire de tous les martyrs chrétiens dont les corps étaient honorés dans ce sanctuaire. La fête de la Toussaint fut alors fêtée le 13 mai, date anniversaire de la dédicace de cette église consacrée aux martyrs[1] [2].

    C'est peut-être à partir du VIIIe siècle qu'elle est fêtée le 1er novembre, lorsque le pape Grégoire III dédicace, en l'honneur de tous les saints, une chapelle de la basilique Saint- Pierre de Rome[1].

    Vers 830, le pape Grégoire IV ordonne que cette fête soit célébrée dans le monde entier[1]. Pour certains, c'est à l'occasion de cette décision, prise en 835, que la fête de la Toussaint est fixée au 1er novembre[2].

    Sur le conseil de Grégoire IV, l'empereur Louis le Pieux institua la fête de tous les saints sur tout le territoire de l'empire carolingien[réf. nécessaire].

    Signification


    Cette fête se fonde sur des textes bibliques comme, entre autres, l'Apocalypse de saint Jean (Apoc., 7,2-14), la première lettre de saint Jean (ch.3) et l'évangile selon saint Matthieu (ch 5, 1-12).

    Elle est dédiée à Tous les Saints. «Cette célébration groupe non seulement tous les saints canonisés, c’est-à-dire ceux dont l’Église assure, en engageant son autorité, qu’ils sont dans la Gloire de Dieu, mais aussi tous ceux qui, en fait et les plus nombreux, sont dans la béa­titude divine» (Dom Robert Le Gall)[2]. Il s'agit donc de toutes les personnes, canonisées ou non, qui ont été sanctifiées par l'exercice de la charité, l'accueil de la miséricorde et le don de la grâce divine[3]. Cette fête rappelle donc à tous les fidèles, la vocation universelle à la sainteté[4].

    Elle ne doit pas être confondue avec la Commémoration des fidèles défunts, fêtée le lendemain. Cette dernière est un héritage des lectures monastiques du « rouleau des défunts » : la mention des frères d'une abbaye, ou d'un ordre religieux, au jour anniversaire de leur décès. Elle a été inaugurée par Odilon, abbé de Cluny au XIe siècle.

     

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    Un cimetière à la Toussaint en Pologne.
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    Cependant, du fait qu'en France, le 1er novembre, jour de la Toussaint, est un jour férié, l'usage est établi de commémorer les morts ce jour au lieu du 2 novembre, comme le témoigne la tradition multi-séculaire de chandelles et bougies allumées dans les cimetières et, depuis le XIXe siècle et le fleurissement, avec des chrysanthèmes, des tombes à la Toussaint (évènement particulièrement bien représenté dans le tableau "La Toussaint" du peintre Émile Friant) ; ces deux gestes symbolisant la vie heureuse après la mort.

     

     

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