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CHOMOLANGMA

Réflexions sur le sens de la vie. Diversités culturelles et médiatiques.

Pulsar (2 & fin).

Publié le 29 Février 2012 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES- De la Terre et de l’Univers


Physique des pulsars


 
Origine de l'émission « pulsée »

Les impulsions observées sont produites par un rayonnement issu de l'étoile à neutrons en rotation. Du fait que le rayonnement n'est pas isotrope, la rotation de l'étoile provoque une modulation temporelle de celui-ci. L'interprétation en est que les processus de rayonnement sont liés au champ magnétique de l'étoile à neutrons, et que l'axe du champ magnétique n'est pas aligné avec son axe de rotation. Ainsi, le rayonnement, dont il semble vraisemblablement qu'il soit centré sur les pôles magnétiques de l'étoiles, est-il émis à un instant donné sous forme de deux faisceaux dans des directions opposées. Ces deux faisceaux balaient l'espace du fait de la rotation de l'étoile à neutron en décrivant un cône d'une certaine épaisseur.

La mise en évidence la plus convaincante du scénario ci-dessus provient de ce que l'étoile à neutrons se comporte ainsi comme un dipôle magnétique en rotation. Une telle configuration est amenée à perdre de l'énergie du fait de sa rotation, aussi la période des signaux du pulsar doit-elle s'allonger avec le temps. Ce phénomène de ralentissement des pulsars est en effet observé de façon quasi systématique dans ces objets[23]. De façon plus précise, il est possible de prédire la forme exacte du ralentissement observé des pulsars. D'une part, il est possible de comparer l'âge déduit de l'observation du ralentissement avec l'âge réel du pulsar quand celui-ci est connu (comme pour le pulsar du Crabe), d'autre part, la loi d'évolution temporelle de la période de rotation du pulsar doit dépendre d'un paramètre appelé indice de freinage dont la valeur attendue est 3. Cet indice est malheureusement assez difficile à mesurer (il ne peut être mis en évidence en quelques années que sur des pulsars jeunes), mais la valeur trouvée est souvent relativement proche de 3, quoique presque systématiquement inférieure à cette valeur. La raison de cet écart n'est pas bien connue à l'heure actuelle.

 

 

La population des pulsars : le diagramme « P-P point »



Représentation de l'ensemble de pulsars connus début 2008 dans un diagramme montrant en abscisse leur période P (exprimée en secondes) et en ordonnée leur ralentissement (exprimé en seconde par seconde, soit un nombre sans dimension). Quelques types de pulsars sont représentés par divers codes de couleurs. Les pulsars ordinaires sont en rouge (+), les pulsars possédant une émission de haute énergie sont en bleu (*), parmi ceux-ci les pulsars X anormaux sont en vert (×) et les pulsars présents dans les systèmes binaires sont en violet (carrés). De façon manifeste, les différentes sous-classes de pulsars ne se répartissent pas aléatoirement dans le diagramme.

 

 

 

 

 

Le phénomène de ralentissement des pulsars provoque une lente augmentation de la période P d'un pulsar, qui est vu comme étant lentement croissante au cours du temps. Cet accroissement est traditionnellement noté \dot P (prononcer « P point », ou dot P en franglais), la dérivée temporelle d'une quantité physique étant en général notée avec un point surmontant ladite quantité. Le temps caractéristique avec lequel la période augmente est de l'ordre de l'âge du pulsar. Ces objets étant pour la plupart détectables pendant plusieurs millions d'années, le taux d'accroissement de la période d'un pulsar est extrêmement lent. Même si ce taux d'accroissement est relativement facile à mettre en évidence (en quelques heures d'observation seulement), il n'en demeure pas moins que les pulsars peuvent être vus comme des horloges naturelles extraordinairement stables, dont la stabilité à long terme est comparable à celle des meilleures horloges atomiques terrestres.

 

Le diagramme P-P point révèle plusieurs types de pulsars.

 

  • Le gros de la population des pulsars a une période de rotation centrée sur une seconde (entre 0,2 et 2 secondes) et un ralentissement entre 10-14 et 10-16. Ces deux chiffres illustrent l'extrême stabilité du signal émis par un pulsar. Le temps caractéristique mis par sa période pour varier d'un facteur 2 (en supposant que la période varie linéairement avec le temps) est égal à P / \dot P, soit, avec des valeurs de 1 seconde et 10-15 pour la période et le ralentissement, 1015 secondes, soit plusieurs dizaines de millions d'années. L'amplitude du ralentissement est directement liée au champ magnétique du pulsar. Celui-ci est extrêmement élevé, essentiellement parce que lors de l'effondrement du cœur de l'étoile qui donne naissance à la supernova, le flux magnétiqueB R2 est conservé, où B est le champ magnétique et R le rayon de l'étoile. R passant d'une valeur de plusieurs dizaines de milliers de kilomètres à une dizaine de kilomètre, le champ magnétique se voit considérablement augmenté
  • Certains pulsars ne sont pas uniquement observés dans le domaine radio, mais présentent une émission modulée de haute énergie, c'est-à-dire dans le domaine des rayons X ou des rayons gamma. Ces pulsars ont un ralentissement très élevé, supérieur à 10-14 voire 10-10. La valeur élevée du ralentissement indique des objets jeunes, hypothèse compatible avec une émission de haute énergie. Ces pulsars à émission de haute énergie se scindent en deux populations distinctes : une avec une courte période (de l'ordre de 0,1 seconde) et un ralentissement modérément élevé (entre 10-13 et 10-14, l'autre avec une période très longue (entre 5 et 12 secondes) et un ralentissement très élevé (pouvant dépasser 10-10). Cette seconde classe représente ce que l'on appelle les pulsars X anormaux (voir ci-dessous).
  • Il existe des pulsars situés dans des systèmes binaires. Ceci n'est pas surprenant dans la mesure où la majorité des étoiles naissent dans les systèmes binaires. Une étoile a une durée de vie d'autant plus brève que sa masse est élevée. Une étoile massive, à même de produire en fin de vie une supernova puis une étoile à neutrons va ainsi laisser cette dernière en orbite autour de son compagnon. Il peut paraître surprenant qu'un système binaire survive à une explosion de supernova. Les calculs indiquent cependant que c'est le cas. Dans une telle configuration, la seconde étoile va poursuivre son évolution. Lors de celle-ci, elle va être susceptible de perdre de la masse, par exemple en raison du phénomène de vent stellaire, ou lors d'une phase dite de géante rouge où son volume augmente considérablement au point qu'une partie de ses couches externes soient captées par l'étoile à neutron voisine (on parle alors d'accrétion). Dans un tel cas, la matière ainsi arrachée suit une trajectoire complexe avant de s'écraser en spiralant à la surface de l'étoile à neutrons, à laquelle elle confère le moment cinétique qu'elle a acquis. Ce phénomène provoque une accélération de la période de rotation du pulsar, qui se voit ainsi « recyclé », acquérant une nouvelle fois une période de rotation très faible, typiquement de 2 à 20 millisecondes. De tels pulsars sont appelés, pour des raisons évidentes, pulsars millisecondes. Leur ralentissement est par contre très faible, signe que leur champ magnétique a considérablement baissé. La raison expliquant ce phénomène est mal connue aujourd'hui, il semble qu'elle soit intimement liée au processus d'accrétion qui recycle le pulsar.

 

Évolution des pulsars

Partant d'une période de rotation initiale sans doute très rapide (quelques dizaines de millisecondes, voire quelques millisecondes seulement), les pulsars ralentissent lentement. De temps en temps, on observe de très brusques quoique faibles variations de cette vitesse de rotation, un phénomène appelé glitch. Une interprétation de ce phénomène était que le pulsar devait régulièrement ajuster la forme de sa croûte solide du fait du ralentissement de sa rotation, la croûte devant être de plus en plus sphérique. On parle ainsi de « tremblement d'étoile », bien que le terme de « tremblement de croûte » soit plus opportun (starquake ou crustquake en anglais, par analogie à earthquake qui signifie « tremblement de terre »). Cette interprétation est compatible avec les observations pour certains pulsars, mais se heurte au comportement d'autres pulsars, notamment celui de Vela. Il est aujourd'hui établi qu'au moins pour certains pulsars, le phénomène de glitch est dû à un couplage complexe entre la croûte solide de l'étoile à neutrons et son cœur, qui est superfluide. Un modèle naïf décrit ainsi l'étoile à neutrons comme composé de deux couches, la croûte et le cœur, qui voient leur rotation amenée à se désolidariser brusquement avant que par viscosité les deux se synchronisent à nouveau, à l'instar d'un œuf frais auquel on imprime un mouvement de rotation. La rotation de la coquille de l'œuf, au début très rapide, ralentit à mesure que les forces visqueuse entraînent le jaune et le blanc d'œuf à la même vitesse que la coquille (au départ seule la coquille est en rotation et par conservation du moment cinétique, la rotation d'ensemble de la configuration d'équilibre où tout est en rotation synchrone est plus lente que celle où seule la coquille est en rotation).

 

 

 

commentaires

CharlesQuint (3).

Publié le 29 Février 2012 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque moderne (du XVIe au XIXe siècle)

L'empereur Charles Quint 

 

 


Portrait de Charles Quint par Bernard van Orley (vers 1519).

 

 

 

Le sacre à Aix-la-Chapelle.

 

 

 

Le 12 janvier 1519, la mort de Maximilien ouvre la succession à la couronne impériale. Cette couronne, certes prestigieuse et garante d'une aura importante au sein de la Chrétienté, est plus un poids qu'un avantage pour son titulaire. Elle ne permet pas de lever de fonds et les seules troupes qu'elle peut appeler sont un ost féodal pléthorique mais inadapté aux nouvelles exigences de la guerre et les armées des princes allemands, sur lesquelles le contrôle de l'Empereur est à peu près nul. Charles est le candidat naturel à la succession de son grand-père. Il a été élevé dans cette perspective et doit affronter la candidature des rois d'Angleterre Henri VIII et de France François Ier, ainsi que le duc albertin Georges de Saxe, dit « le Barbu ».

La compétition se résume vite à un duel François contre Charles. Pour convaincre les sept princes-électeurs allemands, les rivaux usent tour à tour de la propagande et d'arguments sonnants et trébuchants.

Le parti autrichien présente le roi d'Espagne comme issu du véritable estoc (lignage), mais la clef de l'élection réside essentiellement dans la capacité des candidats à acheter les princes-électeurs. Les écus français s'opposent aux florins et ducats allemands et espagnols mais Charles bénéficie de l'appui déterminant de Jacob Fugger, richissime banquier d'Augsburg, qui émet des lettres de change payables « après l'élection » et « pourvu que soit élu Charles d'Espagne », ainsi que des richesses amenées de l'empire américain. Charles Quint est élu roi des Romains le 28 juin 1519 et est sacré empereur à Aix-la-Chapelle le 23 octobre 15204. Très vite, il s'aperçoit qu'il ne peut pas être le pasteur unique de la Chrétienté, selon les idéaux de monarchie universelle que ses conseillers, comme Mercurino Gattinara, tentent de le convaincre d'être.

 

 

 

Le conflit avec la France 

 

 


Portrait de Charles Quint par Christoph Amberger (1532).

 

 

 

Les affrontements avec François Ier 

 


Article détaillé : Guerres d'Italie.

 

 

 


La compétition avec François Ier marque l'essentiel de l'histoire impériale de Charles Quint. Le roi de France veut poursuivre l'action initiée par ses prédécesseurs Charles VIII et Louis XII dans la péninsule italienne, en réclamant Naples et Milan. De son côté, Charles Quint n'aura de cesse de récupérer le duché de Bourgogne, saisi dans des conditions juridiques douteuses et depuis bien intégré par la monarchie française sur son aïeul Charles le Téméraire. Bourgogne et Italie sont les principaux théâtres où s'affrontent les deux rivaux, sans qu'aucun des deux ne finisse par réaliser ses ambitions.

 

 

 

 

Bronze de Leoni Leone (Louvre).

 

 

 

François Ier et Charles Quint entrent dans Paris (1540).

 

 

 

Le premier heurt se produit en Royaume de Navarre. Ce royaume, dont une partie est située au nord des Pyrénées – les provinces d'outre-monts ou Basse-Navarre à partir de 1512 – est sous contrôle espagnol depuis sa conquête par Ferdinand d'Aragon en 1512.

La Maison d'Albret, qui bénéficie de l'appui du roi de France François Ier, tente une reconquête en 1521. Les Franco-Navarrais profitent d'une démilitarisation partielle du royaume due à la guerre des Communautés de Castille et s'appuie sur le soulèvement du peuple Navarrais pour prendre la capitale, Pampelune. Le rapide ressaisissement de l'armée espagnole et les erreurs stratégiques du général français André de Foix ne permettent pas de consolider la victoire et les troupes de Charles Quint remportent la victoire à Noain sur une armée largement inférieure en effectifs. Après divers sièges et batailles, un accord diplomatique est signé : Charles Quint conserve la Haute-Navarre mais restitue la Basse-Navarre à la Maison d'Albret.

Pendant cette même année 1521, Charles Quint prend l'initiative et ouvre deux nouveaux fronts. Poursuivant son objectif bourguignon, l'empereur envoie Franz von Sickingen et le comte Philippe Ier de Nassau vers le nord de la France ; ces derniers obligent Bayard à s'enfermer dans Mézières assiégée. Bayard défend la ville sans capituler malgré les canonnades et les assauts; le maréchal de La Palisse, arrivé en renfort, oblige Nassau à lever le siège. En Italie, Charles Quint forme une coalition avec Henri VIII d'Angleterre et les États pontificaux pour contrer l'alliance de la France et de la république de Venise. L'armée franco-vénitienne est battue lors de la bataille de la Bicoque ; Charles Quint et ses alliés reprennent le Duché de Milan. L'armée impériale entre en Provence mais échoue au siège de Marseille. François Ier prend la tête d'une contre-attaque mais est sévèrement battu à Pavie en 1525 et devient prisonnier de l'empereur. Charles Quint garde le roi de France prisonnier à Madrid pendant plus d'un an, jusqu'à la conclusion du traité de Madrid. Modèle:Approfondir Aux termes de ce traité, François Ier doit, entre autres, céder le duché de Bourgogne et le Charolais, renoncer à toute revendication sur l'Italie, les Flandres et l'Artois, et épouser Éléonore de Habsbourg, sœur de Charles. François est libéré contre l'emprisonnement pendant quatre années de ses deux fils aînés, le dauphin François de France et Henri de France (futur Henri II).

Charles Quint ne tire pas grand profit de ce traité, que le roi de France avait d'ailleurs jugé bon de déclarer inexécutable la veille de sa signature. Le 8 juin, les États de Bourgogne déclarent solennellement que la province entend rester française.

 

 

 

 

En 1526, une nouvelle ligue, scellée à Cognac se constitue, cette fois-ci contre Charles Quint, alors en pleine lune de miel (il vient d'épouser la très belle Isabelle de Portugal). La ligue de Cognac rassemble la France, l'Angleterre, le pape et les principautés italiennes (Milan, Venise et Florence). Les armées de la ligue entrent en Italie et se heurtent à une faible résistance des troupes impériales, mal payées et affaiblies par les maladies. Le siège est mis devant Naples mais Rome, la Ville Sainte, est saccagée par les soudards de l'armée impériale commandée par Charles de Bourbon contraignant Charles, catastrophé, à interrompre les festivités célébrant la naissance de son fils le futur Philippe II d'Espagne.

Cependant, le siège de Naples est un échec et les troupes de la Ligue, affaiblies à leur tour par la malaria et surtout le renversement d'alliance d'Andrea Doria, doivent se retirer du royaume de Naples. Les circonstances semblent rééquilibrer les forces de Charles Quint et François Ier et les amènent à laisser Marguerite d'Autriche, tante de l'empereur, et Louise de Savoie, mère du roi de France, négocier un traité qui amende celui de Madrid : le 3 août 1529, à Cambrai, est signé la paix des Dames, qui sera ratifiée par les deux souverains. François Ier épouse Éléonore d'Autriche, veuve du roi du Portugal, sœur de Charles Quint, recouvre ses enfants moyennant une rançon de 2 000 000 écus et garde la Bourgogne ; en revanche, il renonce à l'Artois, à la Flandre et à ses vues sur l'Italie.

 

 

 

 

François Ier et Charles Quint se réconcilient sous l'impulsion du pape Paul III. Peinture de Sebastiano Ricci, 1687.

 

 

 

En 1535, à la mort du duc de Milan François II Sforza, François Ier revendique l'héritage du duché. Au début de 1536, 40 000 soldats français envahissent le duché de Savoie, allié de Charles Quint, et s'arrêtent à la frontière lombarde, dans l'attente d'une éventuelle solution négociée. En juin, Charles Quint riposte et envahit la Provence mais se heurte à la défense du connétable Anne de Montmorency. Grâce à l'intercession du pape Paul III, élu en 1534 et partisan d'une réconciliation entre les deux souverains, le roi et l'empereur signent en 1538 à Nice une trêve de deux ans et promettent de s'unir face au "danger protestant". En signe de bonne volonté, François Ier autorise même le libre passage des troupes de l'empereur à travers la France afin que celui-ci puisse mater une insurrection de sa ville natale, Gand.

Charles Quint ayant refusé, malgré ses engagements, l'investiture du duché de Milan à un des fils du roi, une nouvelle guerre éclate en 1542. Le 11 avril 1544, François de Bourbon-Condé, comte d'Enghien, à la tête des troupes françaises, défait le marquis Alfonso de Avalos, lieutenant général des armées impériales à la bataille de Cérisoles. Cependant, l'armée de Charles Quint, avec plus de 40 000 hommes et 62 pièces d'artillerie, traverse la Lorraine, les Trois-Évêchés et envahit la Champagne. Mi-juillet, une partie des troupes assiège la place forte de Saint-Dizier, tandis que le gros de l'armée poursuit sa marche vers Paris. De graves problèmes financiers empêchent l'empereur de solder ses troupes, où se multiplient les désertions. De son côté, François Ier doit également faire face au manque de ressources financières ainsi qu'à la pression des Anglais qui assiègent et prennent Boulogne-sur-Mer. Les deux souverains, utilisant les bons offices du duc François Ier de Lorraine, finissent par consentir à une paix définitive en 1544. Le traité de Crépy-en-Laonnois reprend l'essentiel de la trêve signée en 1538. La France perd sa suzeraineté sur la Flandre et l'Artois et renonce à ses prétentions sur le Milanais et sur Naples, mais conserve temporairement la Savoie et le Piémont. Charles Quint abandonne la Bourgogne et ses dépendances et donne une de ses filles en mariage, dotée du Milanais en apanage, à Charles, duc d'Orléans et deuxième fils du roi.

Cependant, il tient à conforter la base originelle de sa puissance, le pays où il est né, les grands Pays-Bas, en érigeant ceux-ci en un état autonome et indissociable par la Pragmatique Sanction qui est représentée sur les cartes sous le nom de Leo Belgicus qui englobe les pays qui, plus tard, seront la Belgique, le Luxembourg et les Pays-Bas.

 

 

Les affrontements avec Henri II

 


Les relations avec Henri II s'inscrivent dans la continuité de celles avec le prédécesseur de ce dernier.

Dès 1551, Henri II écoute les princes réformés d'Allemagne, qu'il avait bien connus lorsqu'il était dauphin. En janvier 1552, il reçoit à Chambord le margrave Albert de Brandebourg qui lui suggère d'occuper Cambrai, Verdun, Toul et Metz (ces trois dernières villes constituant les Trois-Évêchés), cités d'empire de langue française et bénéficiant traditionnellement d'une certaine autonomie. Henri II y prendrait le titre de « vicaire d'Empire ». Le traité de Chambord est signé le 15 janvier 1552, scellant l'alliance d'Henri II avec les princes réformés contre Charles Quint.

En mars 1552, l'armée française est massée à Joinville sous le commandement du connétable de Montmorency et du duc de Guise. Cambrai, Verdun et Toul ouvrent leurs portes sans opposer de résistance; le 18 avril 1552, Henri II entre dans Metz.

Six mois plus tard, en octobre 1552, sur ordre de Charles Quint, le duc d'Albe met le siège devant Metz, où reste une faible garnison sous les ordres de François de Guise. Le siège dure quatre mois et, malgré le déploiement d'importantes forces impériales (35 000 fantassins, 8 000 cavaliers et 150 canons), reste voué à l'échec, et l'armée de Charles Quint finit par lever le siège en janvier 1553.

La même année, Charles Quint fait raser Thérouanne, en Flandre, la ville étant tombée après avoir été assiégée.

Toujours en 1552, en Italie, la ville de Sienne chasse sa garnison espagnole (26 juillet) et demande l’intervention française. Henri II en profite pour ouvrir un nouveau front. Défendue par Monluc, la ville capitule finalement le 17 avril 1555. Charles Quint cède Sienne à Florence mais conserve les présides toscans de Piombino (Italie) et Ortobello.

 

 

 

 

 

 

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Pulsar (1).

Publié le 28 Février 2012 par CHOMOLANGMA dans SCIENCES- De la Terre et de l’Univers

 

Un pulsar est le nom donné à une étoile à neutrons, tournant très rapidement sur elle-même (période typique de l'ordre de la seconde, voire beaucoup moins pour les pulsars milliseconde) et, émettant un fort rayonnement électromagnétique dans la direction de son axe magnétique. Le nom de pulsar vient de ce que lors de leur découverte, ces objets ont dans un premier temps été interprétés comme étant des étoiles variables sujettes à des pulsations très rapides. Pulsar est l'abréviation de « pulsating radio source » (source radio pulsante). Cette hypothèse s'est rapidement avérée incorrecte, mais le nom est resté.

 

 

 


Image composite visible/rayon X du pulsar du Crabe, né de la supernova historique SN 1054, montrant le gaz environnant la nébuleuse agité par le champ magnétique et le rayonnement du pulsar. Image NASA.

 

 

 

 

 

Généralités


L'axe magnétique d'une étoile à neutrons n'étant en général, à l'instar de la Terre, pas parfaitement aligné avec son axe de rotation, la région d'émission correspond à un instant donné à un faisceau, qui balaie au cours du temps un cône du fait de la rotation de l'astre. Un pulsar se signale pour un observateur distant sous la forme d'un signal périodique, la période correspondant à la période de rotation de l'astre. Ce signal est extrêmement stable, car la rotation de l'astre l'est également, toutefois il ralentit très légèrement au cours du temps.

Les pulsars sont issus de l'explosion d'une étoile massive en fin de vie, phénomène appelé supernova (plus précisément supernova à effondrement de cœur, l'autre classe de supernovæ, les supernovae thermonucléaires ne laissant pas derrière elles de résidu compact). Toutes les supernovæ à effondrement de cœur ne donnent pas naissance à des pulsars, certaines laissant derrière elles un trou noir. Si une étoile à neutrons a une durée de vie virtuellement infinie, le phénomène d'émission caractéristique d'un pulsar ne se produit en général que pendant quelques millions d'années, après quoi il devient trop faible pour être détectable avec les technologies actuelles.

Les pulsars ont été découverts en 1967 de façon quelque peu fortuite par Antony Hewish et son étudiante Jocelyn Bell (maintenant Jocelyn Bell-Burnell) qui étudiaient des phénomènes de scintillation réfractive dans le domaine radio et avaient de ce fait besoin d'un instrument mesurant des variations d'un signal radio sur des courtes durées (une fraction de seconde). L'instrument a de ce fait permis de détecter la variation périodique d'objets qui se sont avérés être des pulsars, le premier d'entre eux portant le nom de PSR B1919+21 (ou CP 1919 à l'époque). Cette découverte fut récompensé par le prix Nobel de physique, attribué en 1974 à Hewish ainsi que son collaborateur Martin Ryle, qui avaient construit l'instrument ayant permis la découverte, mais pas à Jocelyn Bell, chose qui apparaît aujourd'hui comme étant une injustice[réf. nécessaire].

Les pulsars ont depuis permis le développement important de très nombreuses disciplines de l'astrophysique, allant de tests de la relativité générale et de la physique de la matière condensée, jusqu'à l'étude de la structure de la Voie lactée et bien sûr des supernovae. L'étude d'un pulsar binaire, PSR B1913+16, a pour la première fois permis de mettre en évidence la réalité du rayonnement gravitationnel prédit par la relativité générale, et a également été récompensée du prix Nobel de physique (Russell Alan Hulse et Joseph Hooton Taylor, en 1993).

Du fait que l'émission d'un pulsar est cantonnée à un cône, un grand nombre de pulsars sont inobservables depuis la Terre, car celle-ci ne se trouve pas dans le cône balayé par le faisceau de nombreux pulsars. Néanmoins, plus de 2 000 pulsars sont connus à l'heure actuelle (2007), la quasi totalité d'entre eux étant situés dans la Voie lactée ou certains de ses amas globulaires, les autres, très peu nombreux, étant situés dans les deux Nuages de Magellan. Même un pulsar aussi énergétique que le pulsar le plus énergétique connu (le pulsar du Crabe, aussi appelé PSR B0531+21) serait a priori indétectable s'il était observé depuis la galaxie d'Andromède (M31), aussi la Voie lactée et les Nuages de Magellan sont-elles les seules galaxies où il semble envisageable d'étudier ces objets avec les technologies actuelles.

Il existe une grande variété de types de pulsars (pulsars radio, pulsars X, pulsars X anormaux, magnétars, pulsars milliseconde), dont les propriétés dépendent essentiellement de leur âge et de leur environnement.

 

 

  • Les pulsars radio représentent le gros de la population observée des pulsars. Il s'agit d'objets détectés dans le domaine des ondes radio par leur émission pulsée. Leur détection fait l'objet de techniques particulières, le caractère pulsé de l'émission étant relativement difficile à mettre en évidence, sauf propriétés spécifiques de certains de ces pulsars (pulses géants notamment). De façon paradoxale, le processus physique précis qui explique l'intense émission radio de ces objets n'est pas bien connu… ce qui n'empêche en rien d'étudier ces objets par son intermédiaire.
  • Les pulsars X émettent dans le domaine des rayons X, caractéristique qui regroupe plusieurs phénomènes distincts. Cette émission en X n'est en général pas due à l'émission de leur surface, pourtant très chaude (plusieurs millions de kelvins, voire beaucoup plus), mais est produite à l'extérieur de celle-ci par des processus énergétiques résultant de la rotation rapide de l'étoile à neutrons. Une autre possibilité est qu'elle est due au dégagement d'énergie très intense causé par de la matière s'écrasant sur leur surface et échauffée lors de sa chute sur celle-ci. De tels pulsars sont situés au sein d'un système binaire dans lequel ils orbitent avec un compagnon qui est une étoile ordinaire. Si l'émission X de ce type d'objet est dans ce cas très facile à observer (l'énergie ainsi rayonnée est considérable, de l'ordre de 1031watts, soit plusieurs dizaines de milliers de luminosités solaires), son caractère pulsé est en revanche bien plus difficile à mettre en évidence, au point que diverses sources de ce type (appelées pour des raisons évidentes binaires X) ne sont pas identifiables en temps que pulsars X[1]. Les pulsars gamma sont comme leur nom l'indique des pulsars émettant dans le domaine des rayons gamma. Quand ces objets ne font pas partie d'un système binaire, leur émission gamma est rare (ou en tout cas difficilement détectable) : seuls 7 pulsars gamma sont connus à ce jour (début 2008 ; voir Pulsar gamma). Si l'on excepte les pulsars présents dans les systèmes binaires, la quasi-totalité des pulsars X et pulsars gamma sont aussi des pulsars radio. La seule (notable) exception à cette règle est PSR J0633+1746, plus connu sous le nom de Geminga, qui de façon paradoxale est une des sources gamma les plus puissantes du ciel, mais qui demeure à ce jour totalement indétectable en radio.
  • Les pulsars X anormaux sont comme leur nom l'indique des pulsars X dont l'émission est « anormale », en l'occurrence, supérieure à l'émission maximale que ces objets devraient a priori avoir. Ils sont le signe qu'un autre processus physique, mal identifié à ce jour, leur confère une énergie importante.
  • Les magnétars sont des pulsars dont le champ magnétique est extrêmement élevé (jusqu'à 1011teslas). De tels objets sont vraisemblablement très jeunes. Il n'est pas bien établi si ces objets sont intrinsèquement rares ou s'ils représentent un état transitoire bref mais normal de la vie d'un pulsar.
  • Les pulsars millisecondes sont des pulsars très âgés, dotés d'un champ magnétique très faible (pour un pulsar, soit quand même de l'ordre de 104 teslas) mais d'une vitesse de rotation très élevée. Ces pulsars sont souvent en orbite autour d'un compagnon, en général étoile ou naine blanche. La présence de ce compagnon semble jouer un rôle crucial dans la formation de ces objets.

 

 

Historique de la découverte


Les pulsars ont été découverts en 1967 par Jocelyn Bell et Antony Hewish à Cambridge alors qu'ils utilisaient un radiotélescope pour étudier la scintillation des quasars. Ils trouvèrent un signal très régulier, constitué de courtes impulsions de rayonnement se répétant de façon très régulière (la période de 1,337301192 seconde étant ultérieurement mesurée avec une très haute précision). L'aspect très régulier du signal plaidait pour une origine artificielle, mais une origine terrestre était exclue car le temps qu'il prenait pour réapparaître était un jour sidéral et pas un jour solaire, indiquant une position fixe sur la sphère céleste, chose impossible, même pour un satellite artificiel.

Ce nouvel objet fut baptisé CP 1919 pour Cambridge Pulsar [à proximité de] 19h 19m [d'ascension droite] et est nommé aujourd'hui PSR B1919+21 pour PulSaR à 19h19m en ascension droite et +21° de déclinaison. Pour l'anecdote, la désignation initiale donnée par Jocelyn Bell et Antony Hewish était « LGM-1 », pour Little Green Men-1 (litt. « petits hommes verts-1 »), car le signal faisait penser à celui provenant d'une balise qui aurait été fabriquée par une intelligence extraterrestre. Après maintes spéculations, il fut admis que le seul objet naturel qui pourrait être responsable de ce signal était une étoile à neutrons en rotation rapide. Ces objets n'avaient pas encore à l'époque été observés, mais leur existence comme produit de l'explosion d'une étoile massive en fin de vie ne faisait guère de doute. La découverte du pulsar PSR B0531+21 au sein de la Nébuleuse du Crabe (M1), résultat de la supernova historique SN 1054 abondamment décrite par les astronomes d'extrême-Orient (Chine, Japon) acheva de parfaire l'identification entre pulsars et étoiles à neutrons.

La population de pulsars s'enrichit peu à peu de nouveaux objets, dont certains avaient des propriété atypiques. Ainsi, le premier pulsar binaire, c'est-à-dire faisant partie d'un système binaire fut découvert en 1974. Il possédait la propriété remarquable de posséder comme compagnon une autre étoile à neutrons, formant avec lui un système binaire en orbite extrêmement serrée, au point que la gravitation universelle ne permet pas d'expliquer les détails de l'orbite du pulsar, révélée par les modulations des temps d'arrivée de l'émission pulsée de ces objets. La précision élevée des mesures a permis aux astronomes de calculer la perte d'énergie orbitale de ce système, que l'on attribue à l'émission d'ondes gravitationnelles. Un système encore plus remarquable fut découvert en 2004, le pulsar double PSR J0737-3039. Ce système est composé de deux étoiles à neutrons, qui sont toutes deux vues comme des pulsars. Ils forment le système avec une étoile à neutron le plus serré connu à ce jour, avec une période orbitale d'environ deux heures. Encore plus remarquable, l'inclinaison de ce système est très basse (le système est quasiment vu dans son plan orbital), au point qu'un phénomène d'éclipse se produit pendant quelques dizaines de secondes lors de la révolution du système. Cette éclipse n'est pas due au masquage du pulsar d'arrière-plan par la surface de celui d'avant-plan, mais au fait que les pulsars sont entourés d'une région fortement magnétisée et siège de phénomènes électromagnétiques complexes, la magnétosphère. Cette magnétosphère est susceptible d'empêcher la propagation du rayonnement issu du pulsar d'arrière-plan, offrant l'opportunité unique d'étudier la structure de la magnétosphère de ces objets.

Dans les années 1980, on découvrit les pulsars millisecondes, qui, comme leur nom l'indique, possèdent des périodes de quelques millisecondes (typiquement entre 2 et 5). Depuis 1982, le pulsar PSR B1937+21 possédait la fréquence de rotation la plus élevée. Sa fréquence de rotation s'élevait à 642 Hz. Au cours du mois de janvier 2006, une publication a fait état de la détection d'un pulsar baptisé PSR J1748-2446ad (ou Ter5ad pour faire plus court, le pulsar étant situé au sein de l'amas globulaire Terzan 5) et dont la fréquence de rotation s'élève à 716 Hz. La recherche des pulsar à la rotation la plus rapide est d'un intérêt élevé pour l'étude de ces objets. En effet, leur période de rotation maximale est directement liée à leur taille : plus leur taille est petite, plus leur vitesse de rotation maximale peut être élevé, ceci parce que la vitesse de rotation d'un objet est limitée par le fait que la force centrifuge ne peut excéder la force de gravitation, sans quoi l'objet perdrait spontanément la masse situé dans ses régions équatoriales. La force centrifuge subie par les régions équatoriales augmente avec la taille de l'objet, alors que sa gravité de surface diminue. Un objet en rotation très rapide est ainsi signe d'un objet intrinsèquement petit, ce qui peut permettre de fixer sa structure interne, une étoile à neutrons très petite étant signe non pas d'un objet peu massif, mais d'un objet très compact.

 

 

Observation et détection des pulsars


Les pulsars sont en général plus facilement observables en radio. Leur détection requiert par contre un certain soin. En effet, la vitesse de propagation des ondes radio est très légèrement inférieure à celle de la lumière du fait de la densité très faible mais non nulle du milieu interstellaire. Les calculs indiquent que cette vitesse de propagation dépend de la longueur d'onde d'observation. En conséquence de quoi, le train de pulses d'un pulsar va arriver décalé d'une fréquence à l'autre, ce que l'on appelle mesure de dispersion. Si l'on observe sur une bande de fréquence trop large, alors le décalage des temps d'arrivée peut devenir supérieur à la période du pulsar, et l'on perd l'émission périodique de celui-ci. Pour détecter un pulsar, il convient donc d'observer des bandes de fréquences très étroites. Le problème est alors que la densité de flux reçue est très faible. En pratique, l'on contourne le problème en observant plusieurs bandes de fréquence et en regardant si l'on arrive à les combiner en un signal périodique une fois supposée la présence de dispersion.

Le tableau ci-dessous liste les principales opérations dédiées sur l'un des grands radiotélescopes terrestres en vue de détecter des pulsars.

 

 

 

Observatoire Fréquence
de recherche
(MHz)
Canaux et
bande passante
(MHz)
Échantillonnage
(ms)
Sensibilité
(mJy)
Région couverte Nombre
de pulsars
découverts
Année et références
Molonglo 408 4 - - - 31 1968[2], 1969[3]
Jodrell Bank 408 4 40 10 0°<l<40°
|b|<10°
31 1970[4],[5]
Arecibo 430 8 5,6 - 35°<l<75° et 170°<l<75°
|b|<4°
31 1974[6], 1975[7]
Molonglo 408 4 10 - δ<20° 155 1978[8]
Green Bank 408 16 16 - δ>20° 23 1982[9]
Green Bank 390 16 16 2 δ<-18° 34 1985[10],[11]
Green Bank 390 8 2 3 3725 degrés carrés 20 1986[12]
Jodrell Bank 1400 40 2 1 -5°<l<95°, |b|<1° et
95°<l<105°, |b|<0,6°
40 1992[13]
Parkes 1500 80 et 320 0,3 et 1,2 2,5 et 1,0 270°<l<20°
|b|<10°
46 1992[14]
Arecibo 430 10 0,25 0,2 9128 degrés carrés 19 1995[15]
Parkes 436 32 0,3 3 Ciel austral complet 101 1996[16]
Arecibo 430 8 0,25 0,5 680 degrés carrés 12 1996[17]
Arecibo 430 8 0,2 et 0,3 0,7 960 degrés carrés 12 1996[18]
Parkes 1374 96×3 0,125 0,5 260°<l<50°
5°<|b|<10°
69 2001[19]
Parkes 1374 96×3 0,25 0,17 260°<l<50°
|b|<5°
700 2001[20], 2002[21], 2003[

 

 

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Charles Quint (2).

Publié le 28 Février 2012 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque moderne (du XVIe au XIXe siècle)

Jeunesse aux Pays-Bas 

 

 

 

 


Portrait de Charles Quint adolescent par Bernard van Orley (vers 1516).

 

 

 

 

Marguerite d'Autriche, tante de Charles Quint et régente des Pays-Bas.

 

 

 

L'archiduc Charles naît à Gand, capitale du comté de Flandre, en 1500. Il est le fils de Philippe de Habsbourg, dit Philippe le Beau, souverain des Pays-Bas, et de Jeanne de Trastamare, dite Jeanne la Folle. Le jeune prince est porté sur les fonts par la duchesse douairière Marguerite d'York et celui qui sera son précepteur, Guillaume de Croÿ. On le prénomme Charles, comme son arrière-grand-père. Pour des raisons diplomatiques, son père le titre duc de Luxembourg et non comte de Charolais, comme le voudrait la tradition dynastique. Charles passera dans les Flandres, ultime reliquat des États bourguignons, les dix-sept premières années de sa vie. On lui donne pour précepteurs deux membres de la maison de Croÿ, une des plus vieilles familles de la noblesse belge : le prince de Chimay, puis le seigneur de Chièvres, son parrain. Adrien Floriszoon dit Adrien d'Utrecht, recteur de l'université de Louvain et futur pape sous le nom d'Adrien VI, prend en charge l'éducation religieuse du jeune prince. Philippe et Jeanne quittent les Flandres alors que Charles n'a que quatre ans et n'y reviendront jamais ; c'est Marguerite d'Autriche, la sœur de Philippe qui tiendra lieu de famille à Charles. Les enfants du couple princier grandiront dans les résidences de leur tante, principalement à Malines.

Dans ces conditions, Charles est avant tout élevé dans les traditions de la cour de Bourgogne. Les quelques Espagnols qu'il fréquente dans sa jeunesse sont des ennemis politiques de son grand-père Ferdinand, des exilés qui n'ont pas vu l'Espagne depuis des années. Sa langue maternelle est le français, langue de la chevalerie et des romans courtois qui sera pendant une bonne partie de sa vie la seule langue qu'il maîtrisera couramment. Il apprit également par la suite l’allemand, l’anglais, le néerlandais, l’espagnol, un peu d’italien et confessa dans ses lettres sa déception de n'avoir jamais réussi à apprendre le latin. Sa maîtrise proverbiale des langues fut un facteur déterminant de sa popularité. À la fin de sa vie, il dominait si bien l'espagnol qu'il supervisa la traduction du Chevalier délibéré, poème épique d'Olivier de La Marche dont il gardait toujours un exemplaire. Cette épopée nourrit un attachement farouche à cette lignée brisée des ducs de Bourgogne et une méfiance profonde vis-à-vis des rois de France que l'héritage italien des rois d'Aragon et l'élection impériale de 1519 ne feront qu'amplifier.

Parti recueillir l'héritage castillan de sa femme, Philippe le Beau meurt dans des conditions étranges le 25 septembre 1506. Charles devient aussitôt le nouveau duc de Bourgogne, souverain des duché de Brabant, comté de Flandre, de Hollande, de la Franche-Comté de Bourgogne, etc. Charles n'a que six ans. Il est incapable de régner. La régence s'organise. Les États généraux refusent à l'empereur Maximilien, grand-père du jeune duc, avec lequel ils ont eu de sérieux démêlés par le passé, d'assumer cette régence dans des conditions décentes. C'est donc la sœur de Philippe, Marguerite d'Autriche, qui assure le gouvernement au nom du jeune prince. Il accompagne sa tante dans une première tournée inaugurale pour les faire reconnaître comme prince et régente des Pays-Bas. Celle-ci s'installe à Malines où elle réside ordinairement avec ses neveux. Charles est alors habitué à l'exercice du pouvoir : sa tante et son précepteur lui font prononcer des discours devant les États dès 1507, Marguerite le fait assister à une partie des séances du conseil, et Chièvres le forme à l'art de la guerre.

Un conflit entre Don Juan Manuel, un chevalier de l'ordre de la Toison d'or, Maximilien, Marguerite et Ferdinand d'Aragon entraîne l'émancipation précipitée de Charles le 5 janvier 1515. Les États, réunis dans la grande salle du palais du Coudenberg, à Bruxelles, proclament Charles souverain effectif des Pays-Bas. Chièvres, qui a l'oreille de l'archiduc-duc, évince Marguerite et devient le principal conseiller du prince. Il commence à négocier la succession du vieux Ferdinand en envoyant Adrien d'Utrecht sur place. Le doyen a une mission précise : il s'agit d'éviter à tout prix que le roi ne favorise le jeune frère de Charles, l'infant Ferdinand, né en Espagne en 1503 et élevé par son grand-père, au détriment des droits de l'aîné. Il faut en outre régler la question de leur mère, Jeanne la Folle, qui n'est manifestement pas en état de régner. Pendant ce temps, Charles entame une nouvelle tournée inaugurale. Cette fois-ci, il est reçu comme souverain, selon le rituel de Joyeuse Entrée, jurant de respecter et d'augmenter les privilèges des différentes provinces.

 

 

 

Charles Ier des Espagnes 

 

 

 


Armoiries de Charles Ier roi des Espagnes.

 

 

 

La nouvelle de la mort de Ferdinand d'Aragon arrive à Bruxelles le 8 février 1516. Le 14 mars, lors d'une cérémonie aussi grandiose que peu espagnole dans la collégiale Sainte-Gudule de Bruxelles, Charles est proclamé, conjointement avec sa mère roi des Espagnes. S'il avait eu gain de cause en étant couché sur le testament du roi d'Aragon comme son unique héritier, le testament d'Isabelle la Catholique avait fait de Jeanne la seule héritière du plus important royaume d'Espagne, la Castille. Charles devait au plus être un régent dans ces territoires. Il bafouait donc les droits de sa mère, recluse au palais-couvent de Tordesillas, en se proclamant roi au même titre qu'elle. Ce coup d'État (selon l'expression de Joseph Perez) suscite en Castille des mécontentements qui assombrissent les premières années du règne.

Le nouveau roi finit donc sa tournée flamande et prépare son départ pour l'Espagne. Après divers retards, il débarque sur la côte asturienne le 18 septembre 1517 accompagné de ses conseillers flamands et de quelques exilés castillans. À peine arrivé sur place, il fait expédier dans les Flandres son jeune frère Ferdinand qui s'était porté à sa rencontre. Le faste de la cour bourguignonne en même temps que l'entrée dans Valladolid, qui s'acheva en couronnement, choquèrent beaucoup les Espagnols, habitués à une monarchie moins cérémonieuse. Charles ouvre en mars 1518 les Cortès de Castille, dans cette ville afin de recevoir le serment d'allégeance des délégués du royaume ainsi que d'importants subsides. L'assemblée accepte tout cela sous diverses conditions :

  • Charles devra apprendre le castillan (il est incapable de s'adresser aux Cortès dans cette langue),
  • Les offices de gouvernement devront être réservés à des régnicoles
  • Aucun métal précieux ne devra sortir du royaume sous forme de monnaie
  • La reine légitime devra être maintenue dans ses droits et bien traitée.

Bien informé du caractère plus compliqué de sa reconnaissance en Aragon (il faut répéter la cérémonie d'allégeance des Cortès dans chacun des royaumes constituant la couronne d'Aragon), Charles reste peu de temps dans cette ville et se rend à Saragosse puis à Barcelone pour y être reçu comme roi d'Aragon et comte de Barcelone. Au cours de son premier voyage, il passe plus de temps en Aragon qu'en Castille et multiplie les maladresses. Il nomme de nombreux Flamands (certes naturalisés) à des postes clés du gouvernement, réclame subside sur subside, se montre ignorant des usages et des langues locales. En à peine une année, il déçoit profondément ses nouveaux sujets malgré le large capital de sympathie qu'il avait en tant que petit-fils des rois catholiques. En outre, il quitte la péninsule à peine a-t-il appris son élection au trône impérial, ce qui fait craindre aux Espagnols que leurs royaumes ne deviennent une simple annexe d'un empire tourné vers le nord.

Charles doit faire face à plusieurs troubles dans ses États espagnols. Entre 1520 et 1521, il affronte une révolte en Castille où ses sujets n'acceptent pas le régent nommé par ses soins, Adrien d'Utrecht (récompensé en 1516 par la charge d'archevêque de Tortosa), et sa cour flamande. La rébellion, menée par Juan de Padilla est définitivement écrasée lors de la bataille de Villalar le 21 avril 1521. Entre temps, Charles, sur les conseils d'Adrien d'Utrecht, associe deux Grands, le connétable et l'amiral de Castille, au gouvernement du royaume. Par la suite, il associe largement des Castillans à son Conseil, revient s'installer en Castille où il résidera sept ans sans discontinuer, de 1522 à 1529. Il donnera en outre satisfaction à ses sujets en épousant en 1526 une princesse perçue comme espagnole : sa cousine germaine Isabelle de Portugal.

Modèle:Approfondir

Entre 1519 et 1523, Charles doit également faire face à un soulèvement armé dans la région de Valence, les Germanías, du nom de ces milices locales, dont la constitution est autorisée depuis un privilège accordé par Ferdinand le catholique pour la lutte contre les Barbaresques. En 1520, profitant de l'abandon de la ville par la noblesse à la suite d'une épidémie de peste, ces milices, sous le commandement de Joan Llorenç, prennent le pouvoir et refusent la dissolution prononcée par Adrien d'Utrecht. Les Baléares sont contaminées à leur tour par le mouvement, qui n'est vaincu par la force qu'en 1523.

 

 

Amérique

 

 

 Sous le règne de Charles Quint se poursuit, à son insu, la conquête du Nouveau Monde initiée sous les Rois catholiques. À partir de 1521, Hernán Cortés conquiert la Nouvelle-Espagne – vaste région qui couvre le Mexique actuel, l'Amérique centrale et le Sud des États-Unis actuels, Francisco Pizarro soumet Tahuantinsuyu – l'empire inca – qui devient la Vice-royauté du Pérou, et Gonzalo Jiménez de Quesada prend le contrôle du royaume des Chibchas, aujourd'hui en Colombie.

Juan Sebastián Elcano boucle le premier tour du monde en 1522, achevant le voyage commencé sous les ordres de Magellan et marquant le début de la domination espagnole sur les Philippines et les Mariannes. En 1536, Pedro de Mendoza fonde la ville de Buenos-Aires sur la rive droite du Río de la Plata. Peu après, en 1537, Asunción est fondée par Juan de Salazar et Gonzalo de Mendoza, et devient le centre de la conquête et de l'administration de la région.

Ces immenses territoires sont annexés comme deux nouveaux royaumes à la couronne de Castille, assurant à celle-ci des revenus substantiels en métaux précieux frais. La couronne prélève directement un cinquième des métaux rapatriés en Espagne (Quinto real). Cette manne permet à Charles de financer sa politique impériale en garantissant, notamment, ses opérations de change, d'emprunt et de transferts de fonds auprès des banquiers d'Augsbourg, de Gênes et d'Anvers.

 

 

 

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Les Visiteurs du soir.

Publié le 27 Février 2012 par CHOMOLANGMA dans ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Les Visiteurs du soir

 

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Les Visiteurs du soir

Titre original Les Visiteurs du soir
Réalisation Marcel Carné
Scénario Jacques Prévert
Pierre Laroche
Acteurs principaux Arletty
Alain Cuny
Marie Déa
Jules Berry
Sociétés de production Prod. André Paulvé
Scalera Films
Pays d’origine Drapeau de France France
Genre Film fantastique
Sortie 1942
Durée 120 min

Pour plus de détails, voir Fiche technique et Distribution

 

 

 

Les Visiteurs du soir est un film fantastique français réalisé par Marcel Carné, sorti en 1942.

 

 

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Synopsis 

 


Satan (Jules Berry) délègue, sous l'apparence de ménestrels, deux de ses suppôts, Dominique (Arletty) et Gilles (Alain Cuny), pour semer malheur et destruction sur Terre en l'an de grâce 1485. Alors que Dominique réussit sa mission en soumettant à son emprise séductrice le baron Hugues (Fernand Ledoux) et Renaud (Marcel Herrand), le fiancé de la fille du baron, Anne (Marie Déa), Gilles faillit à sa tâche en succombant amoureusement devant la pureté d'Anne à laquelle il ne devait apporter que tourments. Leur amour déchaîne le courroux de Satan qui intervient en personne pour achever son œuvre de désolation comme il l'entend.

 

 

 

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Fiche Technique 

 


 

 

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Distribution 


 

 

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Genèse 

 


Dans Jacques Prévert, portrait d'une vie, Carole Aurouet raconte :

 

« Marcel Carné est motivé par l’envie de réaliser un cinquième film à partir d’un scénario de Jacques Prévert. Il souhaite également diriger l’acteur Alain Cuny qu’il a remarqué au Théâtre de l'Atelier alors qu’il jouait Orphée dans Eurydice de Jean Anouilh : « Il avait une très belle voix, grave, prenante. Son seul défaut était un débit assez lent, comme s’il s’écoutait parler, joint à un accent chantant sur certaines fins de phrases ». Carné lui fait passer des essais pour le rôle du musicien de Juliette et la Clé des songes (abandonné à cette époque). Enfin, le réalisateur est excédé par les interdits de Vichy et par la censure qui sévit en France. Repliée sous le couvercle de l’Occupation, la production cinématographique se doit en effet d’être intemporelle si bien que les auteurs ne peuvent être des témoins de leur époque, à moins qu’ils ne le fassent en teintant le tout de propagande. D’un commun accord, il est donc décidé de s’évader dans un autre siècle et/ou un autre genre pour conserver une entière indépendance. Carné et Prévert songent d’abord à reprendre un projet qui est en gestation depuis 1940 mais dont l’entrée en guerre du pays avait sonné le glas : Le Chat botté de Perrault, dans lequel le chat devait être interprété par Maurice Baquet. Trauner avait même commencé à réaliser des maquettes, reprises pour Les Visiteurs du soir. C’est finalement l’évasion dans le Moyen Âge qui sera la solution de rechange adoptée pour se donner la liberté d’aller à contre-courant. »

Pourtant, le film pourrait bien être en lien beaucoup plus étroit avec l'actualité de l'époque, contrairement à ce que pouvait laisser croire cet apparent refuge dans le passé. Danièle Gasiglia-Laster a bien montré les rapports de ce film avec son temps : la date donnée dès le début du film (1485) nous donne, si on l'inverse, 5 août 41... Quant à la fin du film — le cœur des deux amants changés en statues continuant à battre — il est très éclairant de la mettre en parallèle avec un poème de Prévert écrit plusieurs années plus tôt, La Crosse en l'air (1936) : « où il avait déjà utilisé cette métaphore du cœur que rien ne peut détruire pour évoquer la résistance à Franco. Ce cœur, c'était « le cœur de la révolution », ce cœur écrivait-il, « que rien...personne ne peut empêcher d'abattre ceux qui veulent l'empêcher de battre... de se battre... de battre. »3

Dans le contexte de l'Occupation, les spectateurs avertis ont saisi la parabole de la guerre, le baron Hugues représentant Pétain, son château le régime de Vichy et le diable, les Allemands ; les deux amants, statufiés à la fin (mais dont les cœurs battent toujours) renverraient à la Résistance.

 

 

 

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Distinction


  • Grand prix du cinéma français 1942.

 

Filmographie de Marcel Carné Nogent, Eldorado du dimanche (1929)Jenny (1936)Drôle de drame (1937)Le Quai des brumes (1938)Hôtel du Nord (1938)Le jour se lève (1939)Les Visiteurs du soir (1942)Les Enfants du paradis (1945)Les Portes de la nuit (1946)La Fleur de l'âge (1947, inachevé)La Marie du port (1949)Juliette ou la Clé des songes (1950)Thérèse Raquin (1953)L'Air de Paris (1954)Le Pays d'où je viens (1956)Les Tricheurs (1958)Terrain vague (1960)Du mouron pour les petits oiseaux (1962)Trois chambres à Manhattan (1965)Les Jeunes Loups (1968)Les Assassins de l'ordre (1971)La Merveilleuse Visite (1974)La Bible (1977)Mouche (1991, inachevé).


 

 

 

 

 

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Auxerre (5 & fin).

Publié le 27 Février 2012 par CHOMOLANGMA dans FRANCE-Départements-régions-provinces historiques

Gastronomie



Vignoble


Article détaillé : Bourgogne côte d'auxerre (AOC).


Auxerre dispose d’un patrimoine viticole réputé dans le monde, outre le vin tiré du Clos de Chaînette au cœur du centre d’Auxerre. Auxerre est entouré de vignobles bourguignons parmi les plus fameux du monde : ils sont si célèbres, qu’on offre déjà du vin d’Auxerre aux fêtes du tournoi de Chauvency, en 1285 !

Clos de la Chainette c’est l’un des vignobles les plus anciennement attesté en France, puisque connu par les textes depuis le VIIe siècle. Propriété des moines de l’abbaye de Saint Germain jusqu’à la Révolution, il est reconnu depuis longtemps pour produire l’un des meilleurs vins de la Bourgogne. Actuellement près de six hectares sont cultivés en rouge et en blanc. Il faut attendre plusieurs années pour obtenir quelques bouteilles de vin prestigieux et rarissime. Ce vignoble est situé dans l’enclos de l’hôpital psychiatrique et certains patients participent au travail de la vigne.

 

Spécialités

 

Économie


Démographie



Évolution démographique

(Source : Cassini[15] et INSEE[16])
1793 1800 1806 1821 1831 1836 1841 1846 1851
12 000 12 047 12 044 12 065 11 439 12 326 12 326 13 968 14 166
1856 1861 1866 1872 1876 1881 1886 1891 1896
15 119 15 081 15 497 15 631 16 239 16 986 17 456 18 036 18 576
1901 1906 1911 1921 1926 1931 1936 1946 1954
18 901 20 931 21 929 21 203 21 978 22 900 24 282 24 052 26 583
1962 1968 1975 1982 1990 1999 2006 - -
31 178 35 784 38 342 38 741 38 819 37 790 37 419 - -

Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes

 

 

 

La ville d’Auxerre a connu une croissance forte pendant les Trente Glorieuses, par les phénomènes d’exode rural, du baby boom mais surtout de l’immigration marocaine et portugaise en particulier mais aussi espagnole ou encore grâce à l’arrivée des populations originaires des DOM-TOM. La population de l’aire urbaine augmente (90 000 habitants), en particulier par l’afflux de parisiens attirés par la proximité avec l’Île-de-France et par le cadre de vie.

 

 


Source Insee 2009



Vie économique

La ville est située en plein cœur d’une région viticole (Chablis, Saint-Bris-le-Vineux, Irancy, Coulanges-la-Vineuse…) La ville repose essentiellement sur l’activité tertiaire. Malgré un taux de chômage supérieur à la moyenne nationale dans les années 1990, Auxerre dispose désormais d’un taux de chômage de 8,4 % (2005) inférieur à la moyenne nationale.

Cette ville est également connue pour son équipe de football faisant partie de l’AJ Auxerre, fondée en 1905 par l’abbé Ernest Deschamps

Le Parc Exposition Auxerrexpo est un atout indéniable de la ville tant culturellement qu’économiquement par les nombreuses manifestations organisées tout au long de l’année.

Auxerre est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de l'Yonne. Elle gère l’aéroport d’Auxerre - Branches et le port fluvial de plaisance.

Auxerre dispose également de grandes zones industrielles et commerciales parmi lesquels :

  • ZI de la Plaine des Isles
  • ZI des Plaines de l’Yonne
  • CC des Clairions
  • CC Saint-Siméon
  • CC Rive-Droite

Dans ces zones résident de nombreuses grandes surfaces : Géant Casino, Cora, E.Leclerc, Intermarché et Monoprix - bien que la présence de ce dernier soit compromis à long terme. On trouve également de nombreux magasins discount : Lidl, Aldi, Leader Price.

De nombreuses entreprises de dimension internationale disposent de filiales, d’usines ou de sièges sociaux dans la zone auxerroise :

  • Blackmer/Mouvex (groupe Dover), siège européen du constructeur mondial de pompes pour la région Europe/Afrique/Moyen-Orient
  • Groupe Casino (plate-forme logistique)
  • Groupe Hermes-Metal (leader européen dans l’aménagement pour la grande distribution)
  • Fruehauf (groupe General-Trailers)
  • Fulmen / Exide Technologies (en cours de fermeture sur décision de la direction, la production se fera désormais en Pologne)

 

Presse et médias

Auxerre est le siège du journal local d’information l'Yonne républicaine. Journal crée le 24 août 1944, le jour de la Libération d’Auxerre, le journal est diffusé dans l’ensemble du département mais aussi dans le Nord de la Nièvre, le Sud de la Seine-et-Marne. Le journal est publié à plus de 44 000 exemplaires et dans 500 points de vente. Le siège du journal est situé sur l’avenue Jean-Moulin. Auxerre bénéficie aussi du décrochage des informations de France 3 pour le 12/13 et le 19/20, un journal local de France 3 Bourgogne est assuré. Parmi les radios locales, Auxerre abrite le siège de France Bleu Auxerre mais aussi celui de la radio locale, Radyonne[17].

 

Sport


La ville d’Auxerre reste une ville très dynamique en matière de sport. Derrière son club de football professionnel (AJ Auxerre), de nombreuses autres activités sportives peuvent être pratiquées sur Auxerre. 125 associations sportives offrent la possibilité de pratiquer 60 disciplines.

 

 

Principales équipes



Auxerre possède une équipe de football évoluant en L1, l’Association de la Jeunesse auxerroise vainqueur de la Coupe de France et champion de France.

 

Principales installations sportives

 

Principaux équipements socio-éducatifs


  • Cinq centres de loisirs municipaux permanents pour l’accueil des enfants de 3 à 11 ans : Rive droite, Saint-Siméon (Maison des enfants), Rosoirs, Brichères, Sainte-Geneviève
  • Deux centres de loisirs associatifs pour l’accueil des enfants le mercredi et pendant les vacances scolaires : les Gulliverts (route de Vaux) et le centre aéré du Moulin rouge géré par le Patronage Laïque Paul Bert, route de Vallan.
  • Cinq maisons de quartier municipales proposant des activités de toute nature pour tous les âges et louant leurs locaux : Rive droite, Rosoirs, Sainte-Geneviève, Saint-Siméon, Piédalloues

 

Administration


Situation administrative

Auxerre est chef-lieu de département et d’arrondissement. Elle est le centre de plusieurs cantons qui s’étendent sur les communes voisines :

 

Les maires d’Auxerre

Liste des maires d’Auxerre[18][19]

 


Période Identité Étiquette Qualité
2001 en cours Guy Ferez PS Président de la communauté de l’Auxerrois et 3e vice-président du conseil régional chargé de la formation professionnelle et de l’apprentissage
05.04.1998 01.03.2001 Jean Garnault RPR
14.03.1971 05.04.1998 Jean-Pierre Soisson MDR député, ministre, président du conseil régional de Bourgogne
21.03.1959 14.03.1971 Jean Moreau CNI député, ministre
12.02.1959 20.03.1959 Jeanne Herold    
26.10.1947 11.02.1959 Jean Moreau CNI Député, ministre
19.08.1945 25.10.1947 Henri Martineau ,  



 

 

 

 

Auxerre est considérée en matière électorale comme la ville-type française en matière d’élection. Ce particularisme a valu à la ville diverses attentions, notamment le réseau France Inter et le New York Times[22].

 

 

Enseignement et éducation

Malgré la démographie limitée de la ville, Auxerre bénéficie d’un réseau établissements scolaires non-négligeables de l’enseignement du premier degré jusqu’à l’enseignement supérieur. La décentralisation de certaines formations permet aujourd’hui à la ville d’émerger en matière de formations professionnelles.

 

Enseignement du premier degré

La ville d’Auxerre dispose d’une trentaine d’établissements scolaires de premier degré dans le public et deux dans le privé. Ces écoles sont situées dans l’ensemble des quartiers et dans le hameau de Laborde.

 

 


 

Enseignement du second degré

Collèges

  • Collège Albert-Camus
  • Collège Bienvenu-Martin
  • Collège Denfert-Rochereau
  • Collège Paul-Bert
  • Collège privé Saint-Joseph

Lycées

  • Lycée agricole Auxerre-La Brosse
  • Lycée Joseph-Fourier
  • Lycée Jacques-Amyot
  • Lycée professionnel Saint-Germain
  • Lycée privé Saint-Joseph
  • Lycée professionnel Vauban
Enseignement supérieur

Diverses formations peuvent être suivies à Auxerre :

 

 

  • Le Centre départemental de l’IUFM
  • Le CIFA (Centre interprofessionnels de formation d’apprentis) qui prépare aux métiers de la gestion, de la vente, de l’esthétique, de l’immobilier et de l’hôtellerie/restauration.

 

 

 

IUT Université de Bourgogne.

 

 

 

 

 

  • Chambre de commerce et de l’industrie avec des formations en management, commerce, gestion et forces de vente.
  • Institut de formation des soins infirmiers
  • Lycée Jacques-Amyot, lycée Fourier, lycée agricole de la Brosse, lycée Saint-Joseph. Formations aux classes préparatoires aux grandes écoles à Jacques Amyot(PCSI -PSI) et BTS : en comptabilité, gestion et force de vente; analyse agricole biologique et biotechnologique, commerce international.
  • IUT d’Auxerre. Il existe 3 DUT : techniques de commercialisation ; réseaux et télécommunications ; qualité logistique industrielle et organisation. (antenne de l’université de Bourgogne qui accueille également une antenne de la Faculté des Sciences et Techniques - 5 licences professionnelles en alternance)
  • Maison de l’entreprise : formation en alternance d’ingénieurs (ITII Bourgogne) et de commerce et gestion. Les locaux de la Maison de l’Entreprise sont également occupés par L’IFAG (Institut de formation aux affaires et à la gestion), école de commerce et de management qui forme des jeunes à partir de bac + 2 jusqu’à bac +5.

 

 

Jumelages



Worms.

 

 

 

 

 

 

Vie militaire

Unités militaires ayant tenu garnison à Auxerre:

 

 

 

 

 

commentaires

Charles Quint (1).

Publié le 27 Février 2012 par CHOMOLANGMA dans HISTOIRE-Époque moderne (du XVIe au XIXe siècle)

Charles Quint

 

 

 


Charles Quint
Emperor charles v.png
Portrait de Charles Quint par Titien (vers 1535).

Titre
Empereur des Romains
28 juin 151924 février 15581
(38 ans, 7 mois et 26 jours)
Prédécesseur Maximilien Ier
Successeur Ferdinand Ier
Roi des Espagnes
14 mars 1516216 janvier 1556
En tandem avec Jeanne Ire (1506-1555)
Souverain Charles Ier de Castille, d'Aragon, de Grenade etc.
Prédécesseur Ferdinand II (Aragon)
Jeanne Ire (Castille et León)
Successeur Philippe II
Roi de Naples, de Sicile et de Jérusalem
13 mars 15161554 (Naples), 1556 (Sicile)
Souverain Charles IV de Naples
Charles II de Sicile
Prédécesseur Ferdinand II
Successeur Philippe Ier
Duc de Bourgogne, de Brabant, de Limbourg, de Luxembourg et de Gueldre
Comte d'Artois, de Flandre, de Hainaut,
de Hollande et de Zélande, de Zutphen,
Comte palatin de Bourgogne
25 septembre 150625 octobre 1555
Prédécesseur Philippe IV
Successeur Philippe V
Biographie
Dynastie Maison de Habsbourg
Nom de naissance Charles de Habsbourg
Date de naissance 24 février 1500
Lieu de naissance Gand (Pays-Bas)
Date de décès 21 septembre 1558
Lieu de décès Monastère de Yuste (Espagne)
Père Philippe Ier de Castille
Mère Jeanne Ire de Castille
Conjoint Isabelle de Portugal
Enfants Philippe II Red crown.png
Marie d'Autriche
Jeanne d'Autriche

Coat of Arms of Charles V as Holy Roman Emperor, Charles I as King of Spain-Or shield variant.svg
Monarques d'Espagne
Souverains du Saint-Empire
Armoiries de Charles Quint par Jacques Le Boucq.

 

 

 

Charles de Habsbourg, plus connu sous le nom de Charles Quint, archiduc d'Autriche et prince des Espagnes, né le 24 février 1500 au Prinsenhof de Gand en Flandre, et mort le 21 septembre 1558 au monastère de Yuste dans la province d'Estrémadure en Espagne, est un prince de la maison de Habsbourg, considéré comme le monarque chrétien le plus puissant de son temps.

Il a été duc titulaire de Bourgogne (souverain des Pays-Bas) sous le nom de Charles II (1515-1555), roi des Espagnes, sous le nom de Charles Ier (Carlos I), roi de Naples et de Sicile (1516-1556), mais il est resté à la postérité sous son nom d'empereur du Saint-Empire romain germanique (1519-1558), Charles V (Karl V.) (Quint signifiant cinquième en moyen français). Excepté cette dernière dignité, élective, cette accumulation de titres est le résultat involontaire d'une intense politique d'alliances matrimoniales qui a, faute d'autres prétendants, abouti à faire de Charles le seul héritier de cinq dynasties3.

Il est le dernier empereur germanique à nourrir le rêve carolingien d'un Empire prenant la tête de la Chrétienté. Cette ambition d'unité chrétienne face à la poussée du monde musulman dans les Balkans et en Méditerranée est brisée par l'opposition farouche et ininterrompue des rois de France François Ier et Henri II, ainsi que par la rupture religieuse provoquée par Martin Luther et les Réformes protestantes à partir de 1517. Ces deux conflits extérieurs occupent ses finances et son énergie pendant tout son règne, tandis que des révoltes intérieures en Castille, en Allemagne et dans les Flandres, affaiblissent par moment les bases de son pouvoir. Il fait publier les "placards" qui menacent les partisans de la réforme de peines sévères allant jusqu' à la mort. A Bruxelles, une réformée qui a refusé d'abjurer est enterrée vivante. Et ce n'est que le début d'une sévère répression.

Au terme d'une vie de combats et de voyages, miné et désabusé par ses échecs face à la France, aux luthériens et à sa propre famille, il finit par abdiquer et se dépouille en quelques années de ses possessions. Le 25 octobre 1555, il abdique en son palais de Bruxelles, cèdant les Flandres, désormais unies et déliées du Saint-Empire, à son fils Philippe, déjà duc de Milan et roi de Naples. Il lui cèdera également les Espagnes l'année suivante et la Franche-Comté au seuil de la mort. Par une série de conventions avec son frère Ferdinand, il avait cédé dès les années 1550 les duchés autrichiens à ce dernier. Fort de cette base germanique, c'est lui qui héritera de la couronne impériale à la mort de son frère.






Biographie 

 

 


L'empire européen de Charles Quint : Castille, Aragon, Bourgogne et Autriche.

 

 

 

Charles est l'héritier de quatre dynasties représentées chacune par l'un de ses grands-parents, puisqu'il est à la fois un Bourguignon, un Habsbourg, un Aragonais et un Castillan. S'il est né et a grandi dans une culture franco-bourguignonne, ses incessants voyages à travers son empire ont contribué à faire de lui un personnage européen par-delà les appartenances nationales. Sa devise, Plus Oultre (encore plus loin), créée par un médecin italien pour illustrer la tradition chevaleresque bourguignonne, est devenue sous sa forme latine la devise nationale de l'Espagne.

Quand il naît en 1500, rien ne le destine à devenir le prince le plus puissant du XVIe siècle. Son père, Philippe le Beau, est encore jeune et devrait hériter des biens de son propre père, l'empereur Maximilien. Sa mère, Jeanne la Folle, n'est à cette date qu'une simple infante espagnole ; elle a un neveu, don Miguel de la Paz, qui est l'héritier présomptif de la Castille, de l'Aragon et du Portugal. La mort de cet enfant, six mois après la naissance de Charles, fait de ce dernier un prince des Espagnes, fils et héritier de l'aîné des descendants survivants des Rois catholiques.

En quelques années, tout s'accélère. Isabelle la Catholique meurt en 1504, faisant de Jeanne la reine de Castille. Deux ans plus tard, Philippe le Beau, parti recueillir en Espagne l'héritage de sa femme, décède à son tour. Charles devient alors duc de Bourgogne, c'est-à-dire souverain des Pays-Bas et de la Franche-Comté. En 1515, il est émancipé et commence à négocier la succession de son grand-père Ferdinand II d'Aragon. Au seuil de la mort, ce dernier déshérite sa fille Jeanne, incapable de régner, au profit du jeune duc de Bourgogne. Charles devient l'année suivante roi d'Aragon, de Naples et de Sicile, en même temps qu'il s'autoproclame roi de Castille au détriment de sa mère. Parti se faire reconnaître comme roi des Espagnes, il apprend la mort de son autre grand-père, l'empereur Maximilien, qui lui lègue les duchés autrichiens et un sérieux avantage pour l'élection impériale. Le 28 juin 1519, il est élu Roi des Romains et se rend à Aix-la-Chapelle pour y être couronné empereur élu du Saint-Empire romain germanique. Son couronnement à Bologne, le 24 février 1530, en fera le dernier empereur des Romains, couronné selon la tradition carolingienne par le Pape. C'est Clément VII qui s'acquitte de cette charge, marquant ainsi la concorde retrouvée entre les pouvoirs temporel et spirituel, tandis que la sainte onction est donnée par le cardinal Alexandre Farnèse.

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HISTOIRE DE LA HONGRIE.

Publié le 27 Février 2012 par crateresideraldevie dans EN VRAC...

Histoire de la Hongrie

 

Origines

L’origine des Hongrois n’est pas totalement élucidée par les savants.

L’hypothèse la plus généralement admise est que leur pays primitif était situé du côté de l’Oural, leurs aïeux appartenant à la famille finno-ougrienne des peuples ouraliens. Elle peut être justifiée à l’aide de la linguistique: les langues actuelles les plus proches du magyar sont le finnois et l'estonien. Ils se seraient séparés assez tôt de leurs parents du Nord-Ouest, et dès la première moitié du premier millénaire avant J-C. nous les trouvons au Sud-Ouest de l’Oural, faisant paître leurs troupeaux dans la vaste "Proto-Hongrie" (Magna Hungaria, sur le territoire du Bachkortostan actuel, en Russie), sur les rives de la Volga.

Après un autre millénaire, ils descendent au VIIe siècle dans les steppes arrosées par les fleuves du bassin de la mer Noire (Lévédie ou Etelköz, situé probablement sur le territoire actuel de l'Ukraine).

Il semble que, durant ces migrations, ils furent en contact avec des peuples turcophones, dont certains se sont joints à eux, par exemple les Oguz, Ouzes pour les Grecs, Onogours ou Hongres pour les Occidentaux d’où le nom de Hungari=Hongrois, donné par leur voisins, alors que les Hongrois eux-mêmes se disent Magyars, la Hongrie étant Magyarorszàg: « le pays des Magyars »).

En 895, la confédération magyare se fixe définitivement sur le moyen-Danube, dans le bassin des Carpates, où ils rencontrent des peuples slaves (principautés slovènes de Pribina et Kozel, royaume tchécoslovaque de Moravie, knezats slavons de Transylvanie), turcophones (Avars entre Danube et Tisza), latinophones (voïvodats ou "Vlachfölds" valaques le long des Carpates) et iranophones (Iasses ou Jasz, proches parents des Ossètes du Caucase).

Selon plusieurs historiens, les Magyars connaissaient déjà bien ces lieux dès avant 895, pour avoir participé en mercenaires, tantôt des Francs carolingiens, tantôt des Moraves tchèques, aux combats menés pour la possession de ces territoires. À ces occasions, ils prennent connaissance non seulement de la topographie et des ressources du bassin des Carpates, mais aussi des faiblesses de leurs commanditaires. Autant de motifs qui expliquent qu’en 895, désireux de se protéger contre les attaques des Pétchénègues et à la recherche d’une nouvelle patrie, ils se dirigent vers la plaine du Danube, en Pannonie, sur les traces des Huns (IVe siècle), des Avars (VIe siècle) et des Bulgares (VIIIe siècle), autres confédérations ouralo-altaïques à dominante turcophone.

Ces confédérations suivaient les chemins traditionnels des peuples des steppes qui, avant d'être turcophones ouralo-altaïques ou bien finno-ougriens, avaient été iraniens : ce fut le cas des antiques Agathyrses, Iazyges, Sarmates et Scythes de l’Antiquité. Ces chemins menaient de l'Asie centrale et de l'Oural jusqu'à la province romaine de Pannonie dont Aquincum (l'actuelle Budapest) était la capitale, et dont la population d'origine était composée de Celtes latinisés.

 

Fondation de la Hongrie

Au début, les Magyars, avant tout guerriers, font comme les Huns et les Avars avant eux : ils vivent d'élevage et du pillage de l'Europe occidentale, menant campagnes à travers l'Allemagne, la France et l'Italie. Mais la défaite de Lechfeld en Souabe (955) les décide à changer de mode de vie : ils se sédentarisent, se mêlent aux populations agricoles du bassin du Danube (dont une partie, notamment au centre de ce bassin, adopte la langue magyare) et se christianisent (se plaçant dans l'obédience de Rome, malgré les tentatives byzantines de les convertir à l’orthodoxie : l’empereur byzantin envoie une couronne royale). Le Royaume de Hongrie naît officiellement en l'an 1001 avec le roi saint Étienne.

 

La Hongrie médiévale

 
La Hongrie au XIe siècle


Sous les dynasties suivantes, le royaume de Hongrie connaît, malgré la terrible invasion Tatare de 1241 (avec le fils de Gengis-Khan), un développement rapide. Il s'organise en Comitats, intègre comme états vassaux le royaume de Croatie et le Royaume de Slavonie et les banats ("marches") ou voïvodats ("principautés vassales") serbes au sud et "valaques" (roumains) à l'est (Bosnie, Voïvodine, Severin, Transylvanie, Moldavie, Valachie), et s'étend un moment de l'Adriatique à la Mer Noire. Les voïvodats sont gouvernées par des vajda (princes vassaux directs du roi). Des mineurs et des bâtisseurs de langue allemande, les Szepesok et les Szászok ("Saxons"), s'établissent dans toutes ces régions, développent l'agriculture, exploitent l'or et élèvent des cathédrales, des villes, des forteresses. Les Slaves et les Valaques élèvent le bétail et cultivent des vergers et la vigne. Des fermiers-soldats magyars, les Szeklers (Sicules), qui ont quitté avec les Magyars l'ancien empire Khazar, défendent les frontières. La Hongrie devient une puissance européenne et ses chevaux ("Hongres" ou non) sont recherchés par tous les chevaliers.

La dynastie Árpádienne (900 à 1301):

  • 1001 : István Ier (connu aussi en tant que Saint Étienne) est couronné roi de Hongrie, cela marque la naissance d'un État hongrois organisé et sa christianisation.
  • 1077 à 1116 : Règne de László Ier (connu en tant que Saint Ladislas) puis de Kálmán Ier (Coloman) qui étendent le royaume vers l'est en Transylvanie.
  • 1172 à 1196 : Règne de Béla III.
  • 1222 : Bulle d'Or d'András II (André).
  • 1241-42 : Invasion mongole et tatare.
  • 1301 : Fin de la dynastie árpádienne.

La dynastie angevine (1308 à 1382):

  • 1308 à 1342 : Règne de Charles-Robert Ier.
  • 1342 à 1382 : Règne de Louis Ier dit le grand, qui sera aussi roi de Pologne à partir de 1370.
    • 1367 : Fondation de l'Université de Pécs.

Pendant la période angevine, la superficie du royaume de Hongrie, sans compter les conquêtes provisoires et les dépendances vassales, est estimée à 300 000 Km², peuplés d’environ 3 millions d’habitants. On dénombre 49 villes royales libres, 638 bourgs jouissant de privilèges, et quelque 21 000 villages. Environ 2,4 millions de personnes sont des paysans libres qui exploitent près de 300 000 propriétés roturières ou tenures, de 20 ha en moyenne. De 360 000 à 480 000 personnes sont astreintes au servage. Le pays compte environ 2000 gros propriétaires, 40 000 moyens et une noblesse de 150 000 petits propriétaires, avec seulement 50 000 citadins. La population est peu dense et l’immigration se poursuit, surtout dans les régions périphériques, en Slovaquie et en Transylvanie, avec l’installation de colons roumains, moraves, polonais, ruthènes et allemands.

Autres monarques (1382 à 1526). D'autres rois se succèdent ensuite, issus notamment :

  • De la maison de Luxembourg (par exemple Sigismond : 1387-1437).
  • De la maison de Transylvanie (par exemple Mathias Corvin : 1458-1490).

 

Domination ottomane

  • 1526 : Défaite de Mohács le 29 août face à Soliman Ier dit le Magnifique : 24 000 Hongrois meurent. Parmi eux, on trouve le jeune roi Louis II de Hongrie (1506-1526). Le 11 novembre, le voïvode ou vajda de Transylvanie, János Szapolyai qui "rate" la bataille, est couronné à Székesfehérvár. Après cet événement, la position et le futur de la Hongrie sont menacés : le frère de la femme du roi mort, Ferdinand de Habsbourg, également prince d'Autriche, revendique la couronne de la Hongrie, et le 18 décembre, il est couronné à Pozsony par les nobles les plus puissants du pays.

C'est la fin de la Hongrie médiévale.

  • 1527 : Attaque autrichienne contre János Szapolyai. La campagne remporte la victoire pour Ferdinand á Tokaj: c'est la cause du commencement de l'alliance entre Soliman et János Szapolyai.
  • 1529 : Attaque des Ottomans contre Vienne.
  • 1532 : Deuxième campagne des Ottomans contre Vienne. L'armée ottomane est retenue par la ville de Kőszeg: les Ottomans doivent rebrousser chemin.
  • 1538 : Le pacte de Várad entre Ferdinand 1er et János Szapolyai: si Szapolyai meurt sans héritier, les territoires lui appartenant deviennent ceux de Ferdinand. Mais en 1541, sa femme, Isabelle donne la vie à un garçon nommé Zsgimond János. Après quelques semaines, János Szapolyai meurt.
  • 1541 : À la suite de l'occupation de Buda par les Ottomans le 29 août, le royaume de Hongrie est partagé en trois: Une zone à l'ouest sous domination autrichienne (population à dominante [hongroise-slave-croate-autrichienne), l'une centrale et au sud sous domination ottomane (population à dominante hongroise-serbe) et une à l'est (population à dominante hongroise-roumaine-souabe ) formant la principauté autonome de Transylvanie.

Naturellement ce processus est lent et il finit en 1571 avec le traité de Speyer souligné par Zsigmond János et Miksa Ier, le fils de Ferdinand. La tendance contre la division permanente commence avec la chute de Buda; le gouverneur du territoire oriental (celui de János Szapolyai), Fráter György essaye de créer une pacte avec Ferdinand: s'il est capable de triompher des Ottomans et réoccuper Buda, les territoires orientaux adhéreront à sa cause. Mais les deux traités rédigés (en 1541 : Gyalu; en 1549: Nyírbátor) ne peuvent pas être concrétisés.

  • 1547 : paix de Drinpole entre Soliman et les Habsbourg.
  • 1551 : les troupes autrichiennes pénètrent en Transylvanie à cause de la Convention de Nyírbátor (1549).

 

Domination autrichienne

  • 1570 : Accord de Spire, qui donne aux Habsbourg une légitimité sur la Hongrie.
  • 1596 - 1605 : guerre de Hongrie entre les Habsbourg et l'Empire Ottoman marqué notamment par la bataille de Mezokeresztes.
  • 1620 : Révolte de la Bohème à la Montagne Blanche.
  • 1686 Libération de Buda par les armées européennes : les chefs de guerres: Charles de Lorraine et Miksa Emanuel II

 

L’indépendance retrouvée… sur un territoire réduit

 

La Republique de Hongrie (1918-1919)

Le 16 novembre 1918 est proclamée la République Hongroise. L'âme du nouveau régime démocratique est personnifiée par le comte Mihály Károlyi. Il remplit pour quelques mois les fonctions de premier ministre et de président.

Une commission française, dirigée par le géographe Emmanuel de Martonne, trace les nouvelles frontières de la Hongrie, en suivant la limite des zones rurales à majorité hongroise du centre du pays, mais sans tenir compte des villes (presque partout à majorité hongroise) ni des zones magyarophones excentrées (dans l'est de la Transylvanie par exemple). Très déçu des pertes territoriales imposées à son pays, le comte Karoly préfère démissionner.

 

La république des Conseils (1919)

En mars 1919, les communistes renversent le gouvernement et, en avril, Béla Kun proclame la République des Conseils (cf. Conseil ouvrier), qui tente en vain de reconquérir les frontières de 1918. Ce gouvernement ne dure pas longtemps ; aux ordres de la mission française Berthelot, l'armée roumaine entre en Hongrie et occupe Budapest : les forces communistes sont vaincues et le régime soviétique est renversé le 6 août 1919. Les Alliés remettent le pouvoir aux forces légitimistes, menées par l'(ex-) amiral Miklós Horthy. L'archiduc August-Joseph devient régent du pays. Entre aout - novembre1919 Budapest est sous l'occupation roumaine.

  • 1918 :
    • Défaite de l'Autriche-Hongrie, alliée de l'Allemagne impériale.
    • 31 octobre La Hongrie se sépare de l'Autriche et déclare son indépendance; Mihály Károlyi devient le président de la République.
  • 1919 :
    • Du 21 mars au 1er août, les communistes sont au pouvoir : formation de la République des Conseils, avec à sa tête Béla Kun, il est chassé du pouvoir par l'armée roumaine et l'armée nationaliste de l'amiral Horthy qui entre dans Budapest.
    • 10 septembre : traité de Saint-Germain; une partie de la Hongrie passe à l'Autriche sous le nom de Burgenland.
  • 1920 :
    • Janvier : élections d'une assemblée unicamérale.
    • 1er mars : l’amiral Horthy est élu régent et établit un régime dictatorial quasi-monarchique.
    • 4 juin : le traité de Trianon finalise le scission de l'Autriche-Hongrie en deux. La Hongrie sera amputée de 2/3 de son territoire et d'1/3 de sa population magyare. La Slovaquie et la Transcarpathie seront attribuées à la nouvelle Tchécoslovaquie; la Croatie à la Yougoslavie; le Banat à la Yougoslavie et à la Roumanie et la Transylvanie à la Roumanie.
  • 1921 : échec d'une restauration des Habsbourg.

 

Le royaume restauré (1919-1949)

En janvier 1920, des élections sont tenues pour élire une assemblée unicamérale. L'amiral (grade qu'il avait obtenu dans l'armée austro-hongroise) Miklos Horthy est élu régent. En juin, le Traité de Trianon est signé: il officialise les frontières de la nouvelle Hongrie. En comparaison du royaume d'avant-guerre, la taille et la population de cette nouvelle Hongrie sont réduites d'environ deux-tiers, la totalité des minorités roumaine, slovaque, croate, serbe faisant le choix d'appartenir à d'autres États, selon le principe (énoncé par le président américain Woodrow Wilson) du "droit des peuples à disposer d'eux-mêmes". Mais plusieurs millions de Hongrois se retrouvent ainsi minoritaires dans de nouveaux pays et la Hongrie réclame une révision des frontières. Revendication majeure de la Hongrie des années 1920 et 1930, la question des frontières poussera Horthy à rechercher l'alliance avec l'Allemagne.

Miklós Horthy règne avec des pouvoirs autoritaires pendant la plus grande partie de la période de l'entre deux guerres mondiales et installe un régime nationaliste et dictatorial dans une Hongrie repliée sur le souvenir du grand royaume d'avant-guerre. Les communistes, les juifs, les tsiganes sont pourchassés violemment.

Article détaillé : Hongrie pendant la Seconde Guerre mondiale.

Horthy s'allie avec l'Allemagne nazie dans les années 1930, dans l'espoir de revenir sur les pertes territoriales qui ont suivi la Première Guerre mondiale. La Hongrie est récompensée par Hitler par des territoires appartenant à la Tchécoslovaquie, à la Yougoslavie et à la Roumanie puis prend une part active à la Seconde Guerre mondiale. Cependant, en octobre 1944, alarmé par le retour de la Roumanie dans le camp Allié, Hitler remplace Horthy par le collaborateur nazi hongrois Ferenc Szálasi et son Parti des Croix fléchées, afin d'éviter que la Hongrie ne rejoigne elle aussi les Alliés.

Plus de 450 000 Juifs et plusieurs centaines de Tsiganes périrent en Hongrie horthyste et sous le régime de Szálasi.

L'Alliance de Horthy avec l'Allemagne nazie conduit la Hongrie à une nouvelle défaite, le pays est occupé par les troupes soviétiques et roumaines (Bataille de Budapest).

  • 7 février 1947 : Traité de paix avec la France

 

Domination soviétique

 

L'insurrection de Budapest en 1956

Évènements d'octobre à décembre 1956

  • 22 octobre : Suite à l'accession au pouvoir de Gomulka en Pologne, des meetings se tiennent à l'encontre du gouvernement. Une manifestation est appelée pour le lendemain.
  • 23 octobre : Plus de 100 000 manifestants à Budapest. La statue de Staline est abattue par la foule. Le Parti des travailleurs hongrois (pro-russe et resté stalinien) fait tirer sur la foule et demande l'aide de l'armée soviétique.
  • 24 octobre : Imre Nagy (ancien membre du Parti communiste, exclu de celui-ci) est appelé à la tête du gouvernement, il a pour but de sortir son pays du Pacte de Varsovie. Il gouverne avec le nouveau secrétaire du Parti.
  • 25 octobre : Formation de conseils ouvriers pour « un socialisme démocratique ».
  • 26 octobre : Une partie de la police et de l’armée s'insurge et passe du côté des conseils, qui prennent le pouvoir dans plusieurs villes. Imre Nagy les reçoit mais leur demande de déposer les armes. Plusieurs radios sont prises par les conseils ouvriers.
  • 27 octobre : Imre Nagy proclame la fin du parti unique. Formation d’un gouvernement de coalition.
  • 1er novembre : La Hongrie se déclare neutre au plan international.
  • 2 novembre : Le conseil de Borsod-Miskolc demande l’élection d’un « conseil révolutionnaire national » prenant la place du parlement.
  • 3 novembre : Arrestation des dirigeants armés des insurgés.
  • 4 novembre : Les troupes russes envahissent la Hongrie. János Kádár prend la tête d'un gouvernement pro-russe. Grève générale contre l’intervention militaire. Combats dans tout le pays.
  • 15 novembre : Radio-Rajk, qui est aux mains des insurgés, proclame : « Les canons russes ont ruiné en Hongrie la démocratie et le communisme. Camarades, tout vrai communiste hongrois a sa place maintenant aux barricades ! ».
  • 15 novembre : Fin des combats, victoire militaire des troupes russes. La révolte est matée.
  • 21 novembre : L’armée russe empêche la réunion des délégués des conseils ouvriers, qui devait se tenir à Budapest.
  • 22 novembre : Imre Nagy est arrêté par les troupes russes. Il sera pendu le 16 juin 1958.
  • 5 décembre : Les membres des conseils sont arrêtés en masse.
  • 9 décembre : Le gouvernement commence à dissoudre les conseils ouvriers.
  • 17 décembre : Début des condamnations à mort contre les participants à l’insurrection.

 

Après la « normalisation »
  • 7 septembre 1968 : signature d'un traité d'assistance avec l'Union soviétique. Des réformes économiques et politiques sont entreprises par János Kádár.
  • En 1988 :
    • L'État hongrois est obligé de fermer un certain nombre d'entreprises particulièrement mal gérés et lourdement déficitaires, créant 20 000 chômeurs dont seulement 3 000 sont indemnisés.
    • Les relations entre État hongrois et l'Église catholique sont normalisées. Les ordres religieux interdits peuvent revenir, l'Office des cultes est supprimé et son directeur particulièrement anticlérical est mis à la retraite. Tous les sièges épiscopaux sont désormais rapidement pourvus.
  • En mai 1989, lors d'une tournée en Europe occidentale, Tamás Beck, le ministre de l'économie en présentant le dossier des cinquante-deux principales entreprises du pays à vendre et déclare : « Nous avons besoin de 5 milliards de dollars d'investissements étrangers ». Il lance aussi un appel d'offres pour remplacer d'urgence 1 200 kilomètres de voies ferrées vétustes. La dette extérieure du pays est de 17,2 milliards de dollars et son service représente la moitié des exportations du pays.
  • 6 octobre 1989 : Réunis en congrès pour deux jours, le parti communiste hongrois (PSOH, Parti socialiste ouvrier hongrois), décide de l'abandon de toute référence au communisme, et prend la dénomination de « Parti socialiste hongrois ». Décès de János Kádár, homme d'État hongrois.
  • 7 octobre 1989 : Le Parti socialiste ouvrier hongrois change de nom et devient le Parti socialiste hongrois (700 000 adhérents) avec à sa tête Rezső Nyers ancien social-démocrate rallié aux communistes en 1948.
  • 9 octobre 1989 : Rezső Nyers prend la présidence du nouveau « Parti socialiste hongrois ».
  • 11 octobre 1989 : Imre Pozsgay, candidat officiel à la présidence de la République déclare dans un interview au journal Le Figaro : « Le bilan du communisme est négatif. C'était une impasse. Il a créé la propriété bureaucratique et tué l'initiative individuelle. La passivité est devenue le comportement dominant. »
  • 19 octobre 1989 : Instauration du multipartisme en Hongrie, qui ne se désigne plus comme démocratie populaire.
  • 22 octobre 1989 : Le ministre hongrois des Affaires étrangères évoque, lors d'une réunion à Oslo, la possibilité d'un retrait des troupes soviétiques « aussi vite que possible. »
  • 23 octobre 1989 : Une manifestation regroupant plus de 100 000 personnes réclame le droit de célébrer l'insurrection de 1956. La foule brandit le drapeau officiel hongrois — rouge, blanc, vert — mais dont les insignes communistes ont été soigneusement découpés, et des portraits du héros de l'insurrection de 1956, Imre Nagy. Annonce officielle du changement du nom du pays qui devient la République de Hongrie, l'adjectif « populaire » est abandonné, symboliquement le jour de l'anniversaire de l'insurrection de 1956. Le nouveau drapeau hongrois a comme insigne officiel la couronne du saint patron du pays, le roi Étienne Ier. Le président de l'Assemblée déclare : « Après tant d'années ce peuple mérite un peu de bonheur et d'abondance ».
  • 25 mars 1990 : Premières élections libres. Victoire du Forum démocratique (centre-droit) de József Antall. Árpád Göncz devient président de la république.
  • Juin 1991 : Départ des dernières troupes soviétiques marquant la fin de la domination de l'Union soviétique.

 

De nos jours

  • 1994 : Victoire électorale de Gyula Horn, leader du Parti socialiste hongrois (ex-parti communiste), qui forme un gouvernement avec La ligue des démocrates libres.
  • 1998 : Victoire électorale de La Fédération des jeunes démocrates (droite) de Viktor Orbán, forme un gouvernement de coalition avec le Parti des petits propriétaires.
  • 1999 : Entrée de la Hongrie dans l'OTAN
  • 2000 : Élection de Ferenc Mádl à la présidence de la république
  • 2002 : Victoire électorale du Parti socialiste hongrois dirigé par Péter Medgyessy qui devient Premier ministre.
  • 2004 : le 1er mai la Hongrie devient membre de l'Union européenne.
  • 2005 : Élection de László Sólyom à la présidence de la république
  • 2006 : Élections parlementaires-victoire du Parti socialiste : Ferenc Gyurcsány devient le Premier ministre. Quelques mois plus tard l'opposition remporte largement les élections municipales et régionales. Elle demande la démission du Premier ministre. Insurrection faisant des centaines de blessés, le premier ministre demande à la police de rétablir l'ordre par tous les moyens.
  • 2009 : Ferenc Gyurcsány cesse son travail comme Premier ministre. Il propose pour le poste vacant Gordon Bajnai, ancien ministre de l'économie. Le 14 avril le Parlement l'accepte comme nouveau Premier ministre.

Source Wikipédia.


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Auxerre (4).

Publié le 26 Février 2012 par CHOMOLANGMA dans FRANCE-Départements-régions-provinces historiques

Culture et Patrimoine



La ville a reçu le label Ville d’Art et d’Histoire[11] en 1995. Son centre historique est classé comme secteur sauvegardé en quasi-totalité (67 hectares). Il comporte de très nombreuses maisons du Moyen Âge - notamment dans les quartiers les plus proches de l’Yonne, qui sont les plus anciens, de la Renaissance ainsi qu’un grand nombre de remarquables hôtels particuliers des XVIIIe et XVIIIe siècle (vers l’église Saint-Eusèbe).

 

 

Patrimoine religieux


Abbaye Saint-Germain.

 

 

 

 

 

  • Cathédrale Saint-Étienne
  • Abbaye Saint-Germain[12], datant de l’an 800, elle se présente comme une salle divisée en trois nefs, séparées par deux rangées de colonnes qui portent la voûte en architrave en chêne. L’extrémité de la nef centrale s’ouvre sur la Confession, elle-même entourée d’un couloir qui débouche dans les collatéraux. L’ensemble fut augmenté entre 841 et 854 par des cryptes latérales prolongées vers l’est et réunies par un couloir, par lequel on accédait à la rotonde qui avait également un étage au niveau de l’église. En 1277 on commença la construction de l’église dont certains détails sont copiés sur la cathédrale.
  • Église Saint-Eusèbe, dont la plus ancienne fondation remonte au VIIe siècle, reflète le travail au fil des siècles. La nef, remaniée au XIIIe siècle, s’appuie à une tour romane, similaire à celle de l’abbaye Saint-Germain. Elle précède un chœur reconstruit au XVIe siècle, plus haut que la nef, illuminé par de beaux vitraux. Elle possède également un très beau clocher roman du XIIe siècle
  • Église Saint-Pierre
  • Chapelle des Visitandines
  • Chapelle du couvent des Ursulines
  • Chapelle du seminaire

 

 

Musées


 

 

 

Auxerre : tour de l'horloge.

 

 

 

 

 

Espaces verts


Auxerre est récompensée par la distinction Grand Prix et quatre fleurs au concours des villes et villages fleuris[13].

  • Les jardins de l’abbaye Saint-Germain : autrefois, lieu de méditation et de repos dans l’ancienne abbaye, ancien verger et potager. Les jardins balisent désormais l’entrée du musée. La présence d’une terrasse permet des animations d’été où le public découvre l’art de la botanique.
  • Les Promenades : C’est sous la pression des Auxerrois frustrés de ne pas pouvoir accéder au jardin du Chevalier de l’Arquebuse qu’est crée ce « boulevard vert » en lieu et place des anciennes fortifications du centre-ville. Rangées de parterres fleuris, de pelouses et de tilleuls, les Promenades offrent également un jardin à la française sur le site de l’Arquebuse.
  • Jardin du Muséum : sur le site du Muséum d’Histoire naturelle de la ville d’Auxerre est créé un magnifique jardin à la française aux espèces aussi superbes qu’exotiques. Situé sur les boulevards périphériques du centre-ville, le jardin du muséum offre au public de nombreuses animations et expositions.
  • Parc des Maréchaux : parc privé situé dans un hôtel proche du Muséum, son nom est tiré de l’avenue Foch sur laquelle il est installé.
  • Square Leblanc-Duvernoy : square situé dans l’hyper-centre d’Auxerre, le square Leblanc-Duvernoy est un corridor vert qui mène au musée de la Faïence.
  • Arboretum Darnus-Rantheaume : grand de 3ha, ce magnifique espace de nature offre à deux pas du centre-ville, une flore magnifique et variée ainsi qu’un espace de jeux et de détente pour le public.
  • Les Plaines de l’Yonne : promenade de plus d’1,5 km allant de l’Île aux Plaisirs jusqu’au site d’Auxerrexpo, cette promenade offre au visiteur une faune et une flore riche le long de la rivière.
  • Le chemin de Halage : autrefois, les chevaux tiraient les péniches. Désormais, ce chemin qui longe l’Yonne et le canal du Nivernais est un merveilleux endroit envahi par les joggers, les promeneurs, les vététistes. À partir du parc de l’Arbre-Sec, on peut longer la rivière jusqu’au département de la Nièvre, 60 km plus au sud.
  • Parc de l’Arbre-Sec : plus grand espace vert de la ville, le parc de l’Arbre-Sec est « le » poumon vert de la ville. Situé au bord de l’Yonne, on y accède par une allée de platanes. Outre ses espaces de loisirs, l’Arbre-Sec contient plus de 300 arbres et 28 000 plantes.
  • Le square de Roscoff : Sur l’emplacement d’un ancien monastère, le square de Roscoff est bordé par l’Yonne. Situé sur la rive droite, il offre sans doute l’une des plus belles vues sur les monuments d’Auxerre. On y accède depuis le quartier de « La Marine » par une passerelle. Le square Roscoff est le lieu qui accueille les manifestations du 14 juillet autour du port de plaisance.
  • Coulée verte : Une promenade sur un chemin naturel préservé où la flore est très riche et la vue imprenable, chemin d’agrément de 4 km qui emprunte l’ancienne ligne de chemin de fer Auxerre-Gien et qui va de la gare SNCF à la route de Toucy. À terme il fera le tour de la ville, en passant derrière les Brichères, les quartiers Sainte-Geneviève et Saint-Siméon, avant de redescendre le long des quais de l’Yonne, côté rive droite, et rejoindre la gare SNCF. La Coulée verte traversera également les Îles du Moulin du Président, un vrai parc naturel de quatre hectares que la Ville vient d’acquérir. Une fois terminée, à l’horizon 2008 ou 2010, c’est une promenade de 15 kilomètres qui s’offrira aux Auxerrois, soit quatre heures de marche en pleine nature, à deux pas de chez eux.
  • Campagne auxerroise : À quelques kilomètres de la ville, la campagne auxerroise offre de multiples paysages naturels, des vignobles du Chablisien en passant par les berges de l’Yonne à Vaux, de la forêt de Branches aux plaines céréalières.

 

 

 

L’Auxerrois.

 

 

 

 

 


Autres curiosités


  • Le centre-ville est jalonné de sculptures en bois peint de l’artiste François Brochet. L’une d’elles représente la poétesse auxerroise Marie Noël. D’autres représentent des scènes inspirées d’œuvres de l’écrivain Restif de la Bretonne, originaire des environs. Malheureusement, ces œuvres sont régulièrement victimes de dégradation de quelques indélicats et les originaux ont du être remplacés. À noter aussi la présence d’une fontaine surmontée d’une statue de Cadet Roussel, personnage originaire d’Auxerre.
  • Le Centre offre au visiteur une multitude de rues à l’aspect et à l’architecture qui rappellent ceux de la ville au Moyen Âge. La tour de l’Horloge présente un modèle superbe à deux faces (dont l’une est une copie d’après original) du XVe siècle aux belles couleurs rosées et dorées.
  • D’après l’office de tourisme, l’impact des rencontres européennes footballistiques de l’AJA est notable. Beaucoup de touristes étrangers ont déclaré s’être arrêtés à Auxerre parce qu’ils avaient entendu parler de l’équipe de foot.

 

Manifestations culturelles


  • Toujours très active, la Société des sciences historiques et naturelles de l’Yonne, 1 rue Marie-Noël, société savante, fondée en 1847, étudie et publie depuis plus de 160 ans l’histoire et l’archéologie de la ville d’Auxerre. Elle a fondé et enrichi les musées d’Auxerre tout au long de son histoire. Elle organise des colloques, des conférences mensuelles ainsi que de très nombreuses publications chaque année.
  • Le Festival international de la musique de films commence à acquérir une renommée dans le monde artistique. L’édition 2004 - ayant accueilli l’équipe des Choristes et Michel Legrand - a fait salle comble. De même, le concert de clôture donné en 2006 par Ennio Morricone et son orchestre qui a vu le compositeur Maurice Jarre remettre à son vieil ami une décoration au nom de la République française.
  • Le 3e dimanche de mai, la manifestation Fleurs de Vigne réunit une centaine de viticulteurs de Chablis et du Grand Auxerrois sur les quais de l’Yonne, lieu de départ historique des vins vers Paris.
  • le Festival Aux Zarbs[14], qui se tient chaque année en juillet au parc de l’Arbre-Sec. Il accueille pendant trois jours des artistes confirmés ou en devenir tel que Ska-P, Kana, Babylon Circus, Bénabar, Corneille, Gnawa Diffusion, Amadou et Mariam, Sinsemilia, Le Peuple de l’Herbe, Sinclair, Têtes Raides, Louise Attaque, Dub Incorporation, Mickey 3D, Hubert-Félix Thiéfaine, Tryo, Miossec, Renaud, Jacques Higelin

 

 

 

Auxerrois célèbres


 

 

 

 

 

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HONGRIE.

Publié le 26 Février 2012 par crateresideraldevie dans EN VRAC...



Hongrie
Magyar Köztársaság (hu)
République de Hongrie (fr)
Drapeau de la Hongrie Armoiries de la Hongrie
   
Devise nationale : Tout le pouvoir est au peuple
carte
Langue officielle hongrois
Capitale Budapest
47°30′N 19°15′E / 47.5, 19.25
Plus grande ville Budapest
Forme de l’État
 -
Président de la République
 - Ministre-président
République parlementaire
László Sólyom

Gordon Bajnai
Superficie
 - Totale
 - Eau (%)
Classé 108e
93 030 km²

0,74%
Population
 - Totale (2008)
 -
Densité
Classé 78e
9 930 915 hab.
112 hab./km²
Indépendance
 - Date
De l'Autriche-Hongrie
31
 octobre 1918
Gentilé hongrois, hongroise
IDH (2005) ▲ 0,874 (élevé) 36e
Monnaie Forint (HUF)
Fuseau horaire UTC +1: (CET);

Heure d'été: UTC+2: (CEST)

Hymne national Isten áldd meg a magyart
Domaine internet .hu
Indicatif
téléphonique
+36

 

La Hongrie, ou République de Hongrie pour les usages officiels (Magyar Köztársaság en hongrois, prononcé /mɒɟɒɾ køztaːɾʃɒʃaːg/) est un pays d'Europe centrale, membre de l'Union européenne, limitrophe de l'Autriche, de la Slovaquie, de l'Ukraine, de la Roumanie, de la Serbie, de la Croatie et de la Slovénie.

Les Hongrois s'appellent eux-mêmes magyarok (prononcé « madyaroc ») au pluriel, magyar (prononcé « madyar ») au singulier — ce terme est parfois utilisé en français dans un contexte historique — ce qui explique le nom local du pays Magyarország (prononcé /mɒɟɒɾoɾsaːg/) : « pays magyar ».


Histoire


La République (depuis 1989)



Le 23 octobre 1989, le président de la République, Mátyás Szűrös met fin à la République populaire et proclame solennellement la nouvelle République de Hongrie. À la suite de la chute de l'Union soviétique en 1991, la Hongrie développe des liens plus proches avec l'Europe occidentale, rejoint l'OTAN en 1999 et l'Union européenne le 1er mai 2004. Avec la Pologne, la Slovaquie et la République tchèque, elle forme le groupe de Visegrád.



Carte des départements de Hongrie


Un département nommé Tear a autrefois éxisté.


Politique


Le président de la République, élu par le Parlement tous les 5 ans, nomme le ministre-président du gouvernement, qui choisit à son tour ses ministres et a le droit exclusif de les renvoyer. Chaque personne nommée pour un ministère passe devant un ou plusieurs comités parlementaires dans des auditions consultatives ouvertes, et doit être formellement approuvée par le Président.

L'Assemblée nationale de Hongrie (la Országgyűlés), unicamérale, comprend 386 membres. Elle exerce le pouvoir législatif en votant des lois d'initiative gouvernementale ou parlementaire. Un parti doit gagner au moins 5 % au niveau national pour former une faction parlementaire. Les élections parlementaires nationales ont lieu tous les 4 ans (les dernières ont eu lieu en avril 2006).

La Cour constitutionnelle (15 membres) juge de la constitutionnalité des lois.

Une coalition de gauche est au pouvoir depuis 2002. Cette coalition comprend le MSzP (Parti Socialiste Hongrois) et le SzDSz (Union des Démocrates Libres). Le MSzP, issu de l'ancien parti unique (Parti communiste), mène une politique libérale, pro-européenne. Le SzDSz est un parti libéral quant à sa doctrine économique et en ce qui concerne les questions de société; le SzDSz défend le droit des femmes, des homosexuels, des minorités ethniques, est plus tolérant quant à la consommation de drogues douces, etc... Le SzDSz est considéré comme le « Parti des intellectuels », et est issu de la dissidence des années 1970-80 ; c'est l'une des formations dites « historiques » qui a participé au changement de régime des années 1988-89.



 

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Relations avec l'Union européenne

  • Le 31 mars 1994 la Hongrie présente la question d'adhésion.
  • Le 31 mars 1998 la Hongrie ouvre la négociation en vue de l'adhésion qui se termine le 15 juin 2004.
  • La Hongrie entre dans l'Union européenne le 1er mai 2004.
  • Le 21 décembre 2007 la Hongrie intègre l'Espace Schengen.

 

Économie


La Hongrie a une dette de 60 milliards de $, soit 6000 $ par habitant.

Articles détaillés : Économie de la Hongrie et Liste d'entreprises hongroises.




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Démographie

 
Évolution de la démographie entre 1870 et 2003.


La population est en constante diminution depuis le début des années 1980. Il est estimé qu'elle comptera six à sept millions d'habitants vers 2050.

95 à 98 % de la population parle le hongrois, une langue finno-ougrienne complètement différente des langues des pays voisins. Il y a plusieurs minorités ethniques, comme les Roms (1,9 %[2]), les Allemands (2 %), les Slovaques (1 %), les Croates (0,8 %), les Roumains (0,3 %).

Plusieurs importantes minorités hongroises vivent à la frontière des pays voisins, en particulier en Slovaquie, en Roumanie (Transylvanie) et en Serbie (Voïvodine), ce qui cause des problèmes diplomatiques avec ces pays. Des revendications nationalistes les concernant sont le fait de la droite populiste hongroise (proposition d'accorder le statut de citoyen hongrois à près de 1,5 million de Magyars qui vivent à l'étranger, proposition rejetée lors du référendum de l'automne 2005).



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Culture

la Hongrie a pour langue officielle le hongrois qui fait partie de la famille des langues finno-ougriennes ( qui regroupe notamment le finnois et l'estonien)


La Hongrie est l'un des rares pays où les candidats à des diplômes scolaires peuvent passer une épreuve d'esperanto comme langue étrangère.




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Cuisine


La cuisine hongroise classique est, pour simplifier les choses, un mélange de cuisine française adaptée par l’intermédiaire de l’Autriche et de plats rustiques typiquement hongrois dont de nombreux proviennent d’Asie. Ce qui veut dire que tout le monde peut trouver un plat à son goût. En parlant de la cuisine hongroise, tout le monde pense immédiatement au goulasch qui est une soupe. La soupe de poisson, le poulet au paprika, le ragoût de viande sont aussi traditionnels. Les desserts les plus délicieux sont les « rétes » (gâteau, sorte de mille feuille), les crêpes Gundel, le « somlói galuska » (biscuit avec de la crème à la vanille et au chocolat) et la purée de marrons. Le vin de Tokay est de réputation mondiale. Louis XIV, le Roi-Soleil, l’a tellement aimé, qu’il l’a nommé « le vin des Rois, le roi des vins. » Les vins provenant de la région du Balaton, les vins corsés de Villany-Siklós et, les vins d’Eger, comme le Egri Bikavér sont aussi de renommée internationale.

 


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Culte

La religion la plus importante en Hongrie est le catholicisme (67,5 %), ainsi qu'une minorité importante calviniste (20 %). Les autres religions minoritaires comprennent les luthériens (5 %), les juifs (0,5 %), les orthodoxes. Une autre source parle de 16 % d'athées.
 

Armoiries

Les armoiries sont devenues officiellement celles de la Hongrie en 1990.

Ordre d'apparition des éléments :

  • La croix de Lorraine : symbole national hongrois,parce que Saint Étien a recu le titre de roi apostolique du pape Sylvestre II (la croix de Lorraine est appelée également la croix apostolique) parce qu'il a fait devenir chrétien son pays. on l'utilise depuis Charles-Robert Ier (Károly Róbert Ier) dont la dynastie(Anjou) s'assied sur le trône hongrois au XIVe siècle .
  • Les trois collines : Produit des rapports dynastiques avec Naples (Italie) au XIIIe siècle. Au début, la croix de Lorraine reposait sur trois pieds. Ensuite, ces trois pieds sont devenus des collines blanches et se sont encore transformées pour donner celles que nous avons aujourd'hui.
  • Les bandes rouges et blanches : fin XIIe, début XIIIe : elles sont les couleurs, disposées ainsi, de la bannière d'Árpád conquérant du territoire hongrois en 896.
  • La couronne sous la croix de Lorraine : Elle est là depuis 600 ans.

Note : La légende veut que la croix surmontant la couronne du roi de Hongrie soit penchée en raison du voyage mouvementé entre Rome et la Hongrie. Le pape Sylvestre II ayant fait envoyer ladite couronne par une escorte à cheval. Abîmée au cours de ce voyage, la couronne aurait été apportée ainsi au roi Étienne Ier (István Ier). Il pourrait s'agir aussi du fait que lorsque les Turcs ont envahi le pays elle aurait été enterrée pour être cachée mais déformée.



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