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19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 09:48

Cent douze marques

Le corps de tout Bouddha est paré de trente-deux marques majeures et 80 marques mineures : par exemple, les pieds et les mains portent la représentation d'une roue, le sexe est caché dans une gaine, les dents sont au nombre de quarante. On compte également quatre-vingts marques mineures, comme le sexe bien développé, l'aspect juvénile du corps, les mains marquées de la svastika ou une chevelure parfumée.

Ces marques sont considérées par la plupart des bouddhistes, notamment Theravâda, comme relevant de la superstition ou du mythe, en rapport avec la tradition brahmanique de l'époque. Il semble d'autant plus improbable qu'un Bouddha puisse être identifié par des caractéristiques physiques aussi spécifiques que dans plusieurs suttas les visiteurs du Bouddha Gautama qui ne l'ont jamais vu ne parviennent pas à le reconnaître parmi les moines qui l'entourent, et doivent s'enquérir de sa présence.

Sur les représentations du Bouddha, on remarque principalement les caractéristiques suivantes :

  • des lobes d'oreille allongés : en raison des lourds bijoux que portait autrefois le jeune prince Siddhartha.
  • l'ourna : petite boule saillante sur le front qui symbolise le troisième œil, sur certaines statues il s'agit d'une pierre précieuse.
  • l'oushnisha : protubérance de la sagesse au sommet du crâne (qui n'est pas un chignon).
  • son vêtement est une pièce de tissu non taillée et non cousue, mais simplement drapée.

Bouddhas

Le Bouddha historique[modi

Article détaillé : Gautama Bouddha.
 
Le Bouddha prononçant le discours de Vārānasī sur les quatre nobles vérités pour le bénéfice de ses anciens condisciples, à la suite de son plein Éveil.

Nom et dates

Le fondateur du bouddhisme est nommé Siddhārtha Gautama ; Siddhārtha est donné comme son nom personnel, mais il s'agit probablement d'un surnom tardif. Gautama, attesté sans conteste, est probablement son gotta, mais certains y voient l’appellation « fils de Dame Gautami », du gotta de celle qui l'aurait élevé à la mort de sa mère5. Il est encore appelé Gautama Bouddha, ou Shākyamuni (sage des Shakya) en raison de son appartenance à ce clan. Il porte de plus de nombreuses épithètes2, comme Tathāgata, « celui qui est venu ainsi » [prêcher la bonne Loi]. Le titre de Bouddha lui fut accordé par ses disciples[réf. nécessaire].

Les récits de sa vie, tout d’abord transmis oralement, n'ont été mis par écrit pour la première fois que quelques centaines d’années après sa mort et mélangent métaphysique et légende. Certains épisodes, tel celui où il apaise un éléphant furieux que son cousin jaloux Devadatta aurait lâché contre lui, peuvent être d’authentiques souvenirs historiques contrairement à ses conversations avec les dieux ou sa téléportation instantanée au Sri Lanka. Au fil du temps, une riche légende s’est développée dans les jatakas. En tout état de cause, l’existence d’un Gautama-Shakyamuni fondateur du bouddhisme n'est pas mise en doute. Il aurait vécu aux environs du vie siècle av. J.-C. et serait mort vers quatre-vingts ans.
Selon les chroniques historiques du Sri Lanka, il est né en 563 av. J.-C. La plupart des sources s’accordent également pour dire qu’il est décédé aux alentours de l’an 480 av. J.-C. D’autres sources, moins consensuelles, comme les calculs de Ui Hakuju, évoquent l’année 383 av. J.-C. comme date de sa mort, ce qui donnerait 460 comme date de naissance basé sur le consensus des biographies indiquant que le bouddha avait vécu 80 ans 6. La tradition pali la plus ancienne considère que les dates de sa naissance et de sa mort sont respectivement 624 av. J.-C. et 544 av. J.-C.. Toutes les traditions concordent sur le fait que Siddhārtha Gautama est contemporain des deux rois du Magadha, Bimbisâra et son fils Ajatasattu, qui lui apportèrent souvent leur soutien.

Les débuts

Māyādevī, épouse de Suddhodana, modeste souverain (élu) du petit royaume de Kapilavastu constitué par une confédération des tribus Shākyas, se rend chez sa mère à la fin de sa grossesse. Alors qu’elle passe à proximité d’un bois sacré de Lumbini, petit village du Népal non loin de Kapilavastu, elle est prise de douleurs. Elle accouche d'un garçon sous un sal. Les légendes prétendent que la mère du Bouddha l’aurait conçu en songe, pénétrée au sein par un éléphant blanc à six défenses, que la naissance aurait été indolore et que le sal aurait abaissé tout exprès l’une de ses branches pour qu'elle l'attrape, tandis que les divinités brahmaniques faisaient pleuvoir des pétales de fleurs. Sitôt né, l'enfant se serait mis debout et aurait pris possession symboliquement de l'Univers en se tournant vers les points cardinaux, ou aurait fait sept pas vers le nord et poussé "le rugissement du lion", métaphore de la doctrine bouddhique.

La légende, encore, raconte que son père fait venir, soit le seul voyant Asita, soit les huit voyants les plus célèbres du royaume. Les sept premiers prédisent au jeune homme un avenir brillant de successeur de son père, le dernier qu'il quittera le pays7. Le roi aurait fait enfermer le mauvais augure. Sa mère meurt vite (sept jours après selon la tradition) car Siddhārtha est élevé par Prajapati Gautami qui serait sa tante maternelle et la coépouse de Shuddhodana.
Le jeune prince étudie les lettres, les sciences, les langues, s’initie à la philosophie hindoue auprès d’un brahmane. Un officier lui apprend à monter à cheval, à tirer à l'arc, à combattre avec la lance, le sabre et l'épée. Les soirées sont consacrées à la musique et parfois à la danse. Plus tard, il tombe amoureux et épouse à l'âge de seize ou vingt ans Yashodhara, sa cousine germaine, fille d'un seigneur du voisinage. Les nouveaux époux emménagent dans trois petits palais : un de bois de cèdre pour l'hiver, un de marbre pour l'été et un de briques pour la saison des pluies. Après dix ans de mariage, ils donnent naissance à un garçon nommé Rahula.

Ascèse et éveil

Siddhārtha, qui s'ennuie dans le palais, entreprend un jour une promenade qui le marquera profondément. Il rencontre successivement un vieillard qui marche avec peine, un pestiféré couvert de bubons purulents, une famille en larmes qui transporte le cadavre d'un des siens vers le bûcher, et enfin un bhikshu, moine mendiant qui, un bol à la main, quête sa nourriture sans cesser de garder les yeux baissés.

A 29 ans, le prince comprend alors que si sa condition le met à l'abri du besoin, rien ne le protègera jamais de la vieillesse, de la maladie et de la mort. Il s'éveille une nuit en sursaut et demande à son serviteur, Chandaka, de harnacher son cheval. Les deux hommes galopent jusqu'à un bois proche du palais. Siddhārtha abandonne à son serviteur manteau, bijoux et cheval et endosse la tenue d'un pauvre chasseur. Il lui demande de saluer à sa place son père, sa mère adoptive et sa femme et de leur dire qu'il les quitte pour chercher la voie du salut.

Gautama entreprend alors une vie d'ascèse et se consacre à des pratiques méditatives austères. Six ans plus tard, alors qu'il se trouve dans le village de Bodh-Gayâ, il prend conscience que ces pratiques ne l'ont pas mené à une plus grande compréhension des choses et accepte un bol de riz au lait des mains d'une jeune fille du village, Sujata, mettant ainsi fin à ses mortifications. Il préconise la voie moyenne qui consiste à nier les excès, refusant autant l'austérité excessive que le laxisme. Jugeant cette décision comme une trahison, les cinq disciples qui le suivaient l'abandonnent. Il se concentre dès lors sur la méditation, inspiré par le souvenir d’un instant de concentration spirituelle ressentie enfant, alors qu’assis sous un arbre il assistait à la cérémonie d’ouverture des labours présidée par son père.

Siddhārtha Gautama prend alors place sous un pipal (Ficus religiosa), faisant vœu de ne pas bouger avant d'avoir atteint la Vérité. Plusieurs légendes racontent comment Māra, démon de la mort, effrayé du pouvoir que le Bouddha allait obtenir contre lui en délivrant les hommes de la peur de mourir, tente de le sortir de sa méditation en lançant contre lui des hordes de démons effrayants et ses trois filles séductrices. Mais c'est peine perdue et à l'âge de 35 ans Bouddha accède à l'éveil, une main posée sur le sol, dans la posture de prise de la terre à témoin de ses mérites passés. Il affirme être parvenu à la compréhension totale de la nature, des causes de la souffrance humaine et des étapes nécessaires à son élimination. Il insistera toujours sur le fait qu'il n'est ni un dieu, ni le messager d'un dieu, et que l'illumination (bodhi) ne résulte pas d’une intervention surnaturelle, mais d'une attention particulière portée à la nature de l'esprit humain ; elle est donc possible pour tous les êtres humains.

Chef du premier sangha (communauté spirituelle)

Durant les quarante-cinq dernières années de sa vie, Bouddha voyage dans la région du Gange et de ses affluents. Il enseigne sa pratique méditative et fonde la communauté des moines et nonnes bouddhistes, le sangha, afin que ses enseignements se perpétuent après sa disparition. Son école bénéficie généralement du soutien des rois de Magadha et survit à une première tentative de schisme de la part de Devadatta.

Sentant sa mort venir, il demande à son disciple Ananda de lui préparer un lit entre deux sals et décède à Kusinara dans l'actuel Uttar Pradesh, à l'âge de quatre-vingts ans. Il rassure le forgeron Chunda qui lui a offert son dernier repas et s’inquiète, au vu des symptômes, d'avoir peut-être intoxiqué l'ascète. Le nom du plat servi, sūkaramaddavam, se compose de "porc" (sūkara) et "délice" (maddavam), et sa nature exacte, porc ou champignons (délice des porcs), reste inconnue. En tout état de cause, si le végétarisme est un idéal bouddhiste, les moines et nonnes, qui mendient leur nourriture, sont encouragés à accepter toutes les offres qui leur sont faites, mêmes carnées8.

Les derniers mots du Bouddha sont : « L'impermanence est la loi universelle. Travaillez avec diligence à votre propre salut. »

 

 

 

Homme modèle

Les écritures bouddhistes qui évoquent la vie et le caractère de Bouddha parlent de :

  • Son éducation achevée et sa formation dans les domaines appropriés à un guerrier aristocrate, tels que les arts martiaux, la gestion des domaines agricoles et la littérature, mais également sa compréhension profonde des idées religieuses et philosophiques de sa culture et de son temps. Siddhārtha Gautama était un homme sportif, compétent en arts martiaux tels que la lutte et le tir à l'arc, qui pouvait parcourir des kilomètres et camper dans la nature sauvage
  • Son enseignement idéal, qui trouve toujours la métaphore appropriée, et qui adapte à la perfection son message à son auditoire, quel qu'il soit
  • Son courage et sa sérénité en toutes circonstances, aussi bien lors d'une discussion religieuse que face à un prince parricide (Ajatasattu) ou à un meurtrier. Il fait cependant preuve d'exaspération lorsque des moines déforment ses enseignements
  • Sa modération dans tous les appétits corporels. Il garde le célibat depuis l'âge de vingt-neuf ans jusqu'à sa mort. Il sera également indifférent à la faim et aux rigueurs du climat.

Dipankara

Article détaillé : Dipankara.

Dipankara est l'un des nombreux bouddhas du passé. C'est durant son ère que le futur Siddhārtha Gautama prononça le vœu de devenir bouddha dans le futur ; Dipankara lui assura qu'il le serait. Leur rencontre est un thème iconographique souvent traité dans le bouddhisme d'Asie centrale.

Bhaisajyaguru

Article détaillé : Bhaisajyaguru.

Bhaisajyaguru est un autre bouddha du passé dont l'aide est sollicitée pour lutter contre les maladies et les calamités. Il est parfois appelé bouddha médecin.

Maitreya

Article détaillé : Maitreya.

Maitreya est parfois appelé le bouddha du futur : tant le mahāyāna que le hīnayāna le considèrent comme le prochain bouddha. La Prophétie de Maitreya 9 décrit sa venue. Il naîtra dans une famille brahmane, alors que Siddhartha Gautama était de la caste militaire et fonctionnaire kshatriya.

Amitābha

Article détaillé : Amitābha.

Amitābha ou Amida (japonais) est un bouddha ignoré du courant hīnayāna. Il règne sur le « paradis occidental de la Terre pure ». La récitation de son nom est une pratique importante de l'école dite de la Terre pure dont il est la déité principale ; certaines branches considèrent même que cet exercice suffit à donner accès à son paradis. Il a aussi sa place dans le bouddhisme vajrayāna comme l'un des cinq bouddhas de méditation.

Dhyanibuddhas

Articles détaillés : Cinq bouddhas de méditation et Akshobhya.

Les cinq dhyanibuddhas, "bouddhas de méditation" ou "bouddhas de sagesse" du vajrayana, sont les émanations de l'adibuddha primordial représentant les divers aspects de la conscience d’illumination (dhyani). Ce sont Vairocana (ci-dessous), Amitābha (ci-dessus), Akshobhya, Amoghasiddhi et Ratnasambhava.

Vairocana

Article détaillé : Vairocana.

Vairocana, ou Maha Vairocana "Grand soleil" ou "Grande lumière", est le bouddha central du groupe des cinq dhyanibuddhas du vajrayāna ; il est particulièrement important dans le bouddhisme tantrique japonais Shingon où il est l'adibouddha primordial. Il joue aussi un rôle central dans les écoles mahāyāna chinoises et japonaises Tiantai-Tendaï et Huayan-Kegon.

Samantabhadra

Article détaillé : Samantabhadra.

Habituellement considéré comme un bodhisattva, Samantabhadra est le bouddha primordial de la tradition nyingma, « de l'ancienne traduction », du bouddhisme tibétain.

Vajradhara

Article détaillé : Vajradhara.

Vajradhara est le bouddha primordial dans les traditions Sarmas, « de la nouvelle traduction », du bouddhisme tibétain.

 

Bouddha et l'hindouisme[modifier | modifier le code]

Article détaillé : Bouddha dans l'hindouisme.

Dans l'hindouisme, Bouddha est considéré comme la neuvième incarnation du Dieu Vishnou. Ceci provient du temps où la popularité du bouddhisme, notamment dans les castes inférieures, commençait à inquiéter les brahmanes[réf. nécessaire].

D'après le texte sacré hindou vishnouite, le Bhāgavata Purāṇa, « Vishnou prit la forme de Bouddha pour tromper les Asuras. En conseillant aux démons d'abandonner les Védas, il contribua à diminuer leur pouvoir et à rétablir la suprématie des dieux »10.

Dans la section Dasavatara-stotra de son Gita Govinda, le célèbre poète vaïshnava Jayadeva Goswami (xiiie siècle ap J.-C.) inclut Bouddha parmi les dix avatars principaux de Vishnou, et lui écrit une louange comme suit :

« Ô Késhava ! Ô Seigneur de l'univers ! Ô Seigneur Hari, qui a pris la forme de Bouddha ! Toute la splendeur vous appartient ! Ô Bouddha au cœur compatissant, vous dénoncez l'abattage des pauvres animaux exécutés lors des rituels11. »

Cette dernière théorie correspond à l'idée que Vishnou descendit sur terre pour mettre fin à l'attitude arrogante des brahmanes et purifier l'hindouisme : la nouvelle doctrine qu'il prêcha en tant que Bouddha expliquait que tout un chacun pouvait s'échapper du cycle des réincarnations par un comportement exemplaire, lié en premier lieu à l'Ahimsâ 12.

19 novembre 2016 6 19 /11 /novembre /2016 09:33

Le titre de bouddha (terme sanskrit बुद्ध buddha « éveillé », participe passé passif de la racine verbale budh-, « s'éveiller »)1, désigne une personne ayant, notamment par sa sagesse (prajñā), réalisé l'éveil, c'est-à-dire atteint le nirvāna (selon le hīnayāna), ou transcendé la dualité samsara (Saṃsāra)/nirvana (nirvāņa) (selon le Mahāyāna). Il peut être désigné par d'autres qualificatifs : « Bienheureux » (भगवत् bhagavat), « Celui qui a vaincu » (जिन Jina), « Ainsi-Venu » (तथागत Tathāgata)2.

Des nombreux bouddhas, le plus connu demeure le fondateur du bouddhisme, Siddhārtha Gautama, archétype du « bouddha pur et parfait » (सम्यक्सम्बुद्ध samyaksambuddha).

 


Origine du terme

Le mot bouddha est, en sanskrit, le participe passé passif de la racine verbale budh, बुध् (de l’étymon hypothétique *bhudh par application de la loi de Grassmann). On explique la désaspiration budh-ta  bud-dha par la loi de Bartholomae.

La racine signifiant « s'éveiller » serait de même étymon indo-européen que le lituanien bundù, bùsti « éveiller », que le polonais budzić « éveiller » (racine bud' des langues slaves, cf. Dictionnaire étymologique du proto-indo-européen, Pokorny, racine bheudh) ou que le grec ancien πυνθάνομαι (punthánomai) « s'informer » (ou encore, après des évolutions sémantiques profondes, l'allemand bieten « demander »), entre autres nombreux dérivés dans les langues indo-européennes. Le terme buddha signifie donc littéralement « qui s'est éveillé ». Les langues occidentales ont emprunté le terme sanskrit, en l'adaptant à leur orthographe (bouddha en français, Buddha en allemand, buda en espagnol, etc.).

Le mot sanskrit a été transcrit phonétiquement en moyen chinois (consulter cet article pour plus de détails) par les caractères 佛陀, se lisant alors phjut-thwa, actuellement fótuó, et abrégé en 佛 . Les Japonais l'ont emprunté sous la forme 仏陀 budda, transcription également phonétique, souvent abrégée en 仏 (butsu), lue également hotoke.

Trois types d'éveil

 
Statue de Bouddha prise au temple des Six Banians à Canton.
 
Statue du Bouddha, non localisée.

Dès l'origine, les textes pālis distinguent trois voies vers l'éveil3:

  • Est śrāvakabuddha (sanskrit ; pāli sāvaka-buddha), auditeur, celui qui a atteint le nirvāņa grâce à l'enseignement d'un bouddha. Il est plus souvent appelé arhat et n'est pas toujours considéré comme un bouddha.
  • Est pratyekabuddha (sanskrit, pāli pacekka-buddha), bouddha solitaire, celui qui a trouvé la voie par lui-même, mais n'a pas les capacités de libérer d'autres êtres.
  • Est samyaksambuddha (sanskrit, pāli sammāmsam-buddha), bouddha pur et parfait, celui qui a atteint l'éveil pur et parfait(samyaksambodhi) par lui-même et a les capacités d'enseigner le dharma. Atteindre cet éveil demande de suivre la voie de bodhisattva.

C'est ce dernier type que désigne le plus souvent le terme bouddha. L'exemple le plus célèbre en est le Bouddha historique, Shakyamuni, mais d'autres samyaksambuddha sont reconnus et vénérés.

Après son nirvāna, un bouddha est affranchi de tout lien (samyojana), mais peut encore être affecté par la maladie ou empoisonné ; si son corps porte trente-deux marques distinctives, il est néanmoins constitué de quatre éléments et donc périssable. Cependant, certains textes évoquent la quasi-invulnérabilité du bouddha parfait, résultat du fait qu’il a évacué son mauvais karma, en particulier en sacrifiant au cours de nombreuses existences des parties de son corps, voire sa vie. La blessure infligée par Devadatta à Shākyamuni est ainsi interprétée comme le signe d’un léger reste de mauvais karma.

Dans le Theravāda

 
Maitreya, le bouddha du futur, avec la fiole contenant le nectar du dharma dans la main gauche ; art du Gandhara, iie siècle.

Le bouddhisme ancien ou le bouddhisme theravāda considère que seuls de rares individus emprunteront la voie du bodhisattva, dont l'aboutissement est l'éveil pur et parfait du samyaksambuddha, qui permet de « faire tourner la roue du dharma » et de répandre la bonne doctrine dans le monde. Ils en ont fait le vœu de nombreuses existences auparavant devant un bouddha du passé. Les détails de la carrière de bodhisattva ont pu varier d’école à école. Le Buddhavamsa décrit un processus comprenant trois grands kalpas avant d’accéder à l'existence où le bodhisattva deviendra bouddha. Ayant atteint le nirvāna, le bouddha (comme l'arhat) vit sa dernière existence ; la mort signale l'extinction totale (parinirvana).

Dès l'origine, le bouddhisme reconnaît, outre le Bouddha de notre ère, plusieurs bouddhas du passé qui l'ont précédé. Le Digha Nikaya et le Samyutta Nikaya en mentionnent six, d’autres textes vingt-quatre, le Buddhavamsa vingt-sept ; l’Apadana du Khuddaka-Nikaya va jusqu'à trente-cinq. En ce qui concerne les bouddhas à venir, Maitreya, annoncé par Gautama lui-même, est le seul connu du canon pāli, mais des textes post-canoniques comme le Dasabodhisattuppattikatha et le Dasabodhisattaddesa en comptent neuf, dont sept sont nommés avec leur lieu de résidence : Metteyya (Maitreya), Rama, Pasena, Vibhuti vivent au paradis Tusita, Subhuuti, Nalagiri, Parileyya résident au paradis Tavatimsa 4.

Dans le Mahāyāna

 
Bouddha de la pagode de Fréjus.

Selon le bouddhisme mahāyāna et vajrayāna, chacun peut avoir l'ambition de devenir bodhisattva et la nature de bouddha (tathāgatagarbha) peut être reconnue dans tous les êtres sensibles. Le bouddha n'est plus à proprement parler celui qui atteint le nirvāna, mais plutôt celui qui a transcendé la dualité samsara/nirvāna. Par ailleurs, un bouddha se manifeste sous trois aspects appelés le trikāya :

  • le « corps de transformation», nirmāṇakāya, l'apparence humaine inscrite dans l'histoire, le seul perçu par les humains ;
  • le « corps de jouissance », sambhogakāya, perçu par certains bodhisattvas ;
  • le « corps de dharma » absolu, dharmakāya, fruit de la sagesse la plus parfaite, nature même du bouddha, vacuité (śūnyatā) où les dualités s’annulent.

Les deux premiers corps ne sont que des moyens d'enseigner dus à la compassion.

Article détaillé : Trikāya.

Dans le Vajrayāna

 
Sculpture du Bouddha Vajradhara.

Le vajrayāna (ive siècle) reprend les concepts du mahāyāna. En outre, le corps absolu y est parfois nommé adibuddhā (tib. thogma sangya) ou « bouddha auto-créé » et peut constituer un quatrième corps sahajakāya transcendant, primordial, inchangé et indestructible, sans forme et sans action, bien qu'il puisse donner lieu à des émanations visibles. Il est nommé Vairocana dans le école japonaise Shingon (ixe siècle), Samantabhadra dans la plus ancienne école tibétaine, Nyingmapa (VIIe ou viiie siècle) et Vajrasattva ou Vajradhara dans les courants ultérieurs comme Kagyupa (XIe), Sakyapa (XIe) ou Gelugpa (xive siècle).

L'adibouddha engendre des émanations qui engendrent elles-mêmes d'autres émanations, bouddhas, bodhisattvas, formes courroucées, etc. Le modèle archétypal est le groupe des cinq bouddhas de méditation. Le niveau où se situe une figure donnée peut varier selon les traditions ou le type de pratique tantrique. Ainsi, Vairocana, figure centrale du groupe des cinq bouddhas, est considéré comme l'adibouddha suprême dans le courant Shingon, mais comme une émanation de l'adibouddha Samantabhadra ou Vajradhara dans le bouddhisme tibétain.

 

7 octobre 2015 3 07 /10 /octobre /2015 12:03

Autruche Struthio

 
 

Autruche est le nom donné aux espèces d'oiseaux du genre Struthio, de la famille des Struthionidae. Le mot dérive de l'italien ostruce, lui-même issu du latin avis struthio, d'après le grec ancien στρουθίων1.

Au XXIe siècle, il ne reste plus dans ce genre que deux espèces vivantes, voire une seule selon que les auteurs considèrent Struthio molybdophanes comme étant une espèce distincte ou une simple sous-espèce de l'Autruche d'Afrique.

 

 
 

 

Histoire

Aristote parle de l’autruche aux livres Premier et second de Parties des animaux, ainsi que dans le Livre II de Génération des animaux. Bien qu’il ait emprunté de nombreux passages à Aristote, le Livre X de l’Histoire naturelle de Pline l'Ancien est consacré aux oiseaux et s’ouvre sur l’autruche. Pline la considérait comme le point de passage des mammifères aux oiseaux.

Taxinomie

D'après la classification de référence (version 3.2, 2012) du Congrès ornithologique international :

Toutefois, Struthio molybdophanes est considérée par la plupart des références taxinomiques 2 comme une sous-espèce de Struthio camelus. Elle vit en Éthiopie, au Kenya du Nord et en Somalie. On l'appelle « cou rouge ».

La sous-espèce Struthio camelus syriacus qui vivait dans le Néguev et qui est mentionnée dans la Bible est désormais éteinte : elle a été chassée jusqu'à l'extinction totale entre 1930 et 1941.

Selon Fossilworks Paleobiology Database (6 nov. 2012)3 :

Description

 
Autruche mâle de la sous-espèce Struthio camelus massaicus
 
 

Oiseau de grande taille, 1,90 m en moyenne pour les femelles, à 2,50 m pour les mâles avec un poids allant de 90 kg en moyenne pour les femelles à 150 kg pour les plus gros mâles, l'autruche est un oiseau incapable de voler. Son espérance de vie est d’environ 70 ans (40 ans en captivité). Fort probablement, elle représente aussi le plus grand des oiseaux de tous les temps après les oiseaux-éléphants (Aepyornithiformes). Elle figure sur la liste d'espèces menacées de disparition selon l’UICN.

L’autruche est le plus rapide des oiseaux terrestres. Elle se déplace en marchant. Grâce à ses très longues pattes musclées comportant deux doigts à chaque patte, et à ses genoux flexibles et souples, l'autruche est très rapide et endurante. Ainsi, elle peut courir à la vitesse de 40 km/h pendant une demi-heure et atteindre lors d'un sprint une vitesse moyenne de plus de 70 km/h4. Avec des pointes proches de 100 km/h sur de très courtes distances5, elle est plus rapide que la lionne. L’autruche peut sauter 1,50 mètre de hauteur et 4 mètres de longueur. Ses pattes n’ont que deux doigts, elle se repose sur le doigt intérieur, le plus développé, lorsqu’elle court. La faculté de voler a été remplacée par la puissance des pattes, qui lui permet de courir aussi vite que des mammifères.

À l’âge adulte, la tête et le cou de l’autruche sont dénudés ou garnis d’un duvet épais. Le plumage du corps est abondant. Les ailes sont courtes mais normalement constituées. Il existe un important dimorphisme sexuel : le mâle possède un plumage noir avec l’extrémité des ailes blanches tandis que la femelle a un plumage brun terne. Leurs yeux sont généralement plus grands que leur cerveau.

Habitat

Elle habite dans la savane la plupart du temps, mais se rend dans des endroits humides pour pondre.

Alimentation

Les autruches sont essentiellement herbivores, mais leur régime est varié ; elles sont capables d’ingérer tout ce qui passe à la portée de leur bec.

Ponte

 

 
Un nid d’autruche
 
 
 
Autruchon
 
 

Polygames vivant en bandes, les mâles aménagent une excavation profonde dans le sol servant de nid. Au contraire de la majorité des oiseaux, les autruches mâles (comme également les canards et oies) possèdent un pénis. Avec une masse comprise entre 1,2 et 1,8 kg, l’œuf d’autruche est le plus gros œuf à coquille d’animal vivant et donc la plus grande cellule du règne animal.

Élevage

Autorisations légales

En France, l’autruche n'étant pas reconnue comme étant un animal domestique en droit français et figurant sur la liste des espèces considérées comme dangereuses6, le responsable de l'élevage doit être titulaire d'un certificat de capacité pour l'entretien de ces oiseaux, l'établissement étant soumis à autorisation préfectorale d'ouverture7.

Méthode d'élevage

 
Autruches d'élevage
 
 

Trois races d'autruches ont été sélectionnées pour l'élevage. Communément appelées : à nuque rouge, à nuque bleue, et noire du Cap. Elles sont issues de différents croisements entre S. camelus camelus et S. camelus australis.

La ponte dans l'hémisphère nord commence à la mi-mars et se termine en août-septembre. Lorsque les œufs sont ramassés quotidiennement, la période de ponte se prolonge de quelques semaines. Cinquante œufs peuvent être ramassés pour chaque femelle durant une saison. Les œufs sont prélevés chaque soir lorsque le nid n'est pas protégé par l'un des parents (pendant la distribution de nourriture). Une fois ramassés, les œufs sont aseptisés[Comment ?] puis stockés dans une pièce à 14-15 °C avec une hygrométrie de 45 à 50 %, placés sur du sable ou sur un lit de graines avec deux retournements par jour et ce pendant une période n'excédant pas quinze jours. Ils sont ensuite mis en incubateur pendant 41 à 44 jours à 36,2 °C. Lorsque les petits percent la poche à air, les œufs sont retirés de l'incubateur pour être mis dans un éclosoir.

Marché

Depuis les années 2000, les élevages d’autruches sont considérés comme un des projets agricoles les plus rentables.[réf. nécessaire] On les appelle souvent les « fermes de l’avenir » en raison de la grande variété de leurs produits (viande, cuir et plumes), de leur efficacité de production et de reproduction et de leur rentabilité potentielle élevée. Les autruches sont élevées commercialement depuis plus d’une centaine d’années (depuis 1838). Les exportations annuelles de cuir d’autruche en provenance d’Afrique du Sud vers les États-Unis, avant les sanctions commerciales, ont atteint le record de 90 000 pièces en 1986. Après cette date, la pénurie de peaux a entraîné une augmentation des prix. L’élevage d’autruches est devenu une activité intéressante dans laquelle divers entrepreneurs, en Europe et surtout aux États-Unis, se sont lancés pour essayer de satisfaire une partie de la demande internationale. L’élevage de l’autruche s’est, depuis les années 2000, implanté à l’échelle mondiale. Un important nombre d'escroqueries ont eu lieu, surtout des schémas d'enrichissement rapide grâce aux élevages, en Afrique du Sud et aux États-Unis.

 

Produits de l'élevage

 

 
Œuf d’autruche
 
 
 
Éventail en plumes d'autruche
 
 

Les autruches sont des oiseaux robustes, d’élevage facile, domestiqués depuis longtemps pour leurs plumes, leur viande, leur cuir et leurs œufs.

  • La viande d’autruche apporte plus de protéines et de fer que la viande de bœuf, mais elle est beaucoup moins grasse (2 % de lipides contre 3 à 15 % pour le bœuf) et contient très peu de cholestérol. C'est une viande rouge qui peut se cuisiner comme le bœuf.
  • Les plumes sont recherchées par les plumassiers pour les costumes et les accessoires. Celles du mâle sont blanches ou noires, celles des femelles sont grises. Elles sont également utilisées pour fabriquer des plumeaux antistatiques.
  • Le cuir est très doux et ponctué de « perles » (marques d'insertion des plumes).
  • Les œufs pèsent environ 1,6 kg et sont comestibles. La coquille est très épaisse et peut être ornementée pour en faire des objets décoratifs.
  • la graisse est reconnue en Afrique comme produit utilisé contre les problèmes de peaux (peaux sèches, eczéma, etc.) et les problèmes articulaires (arthrose). C'est la graisse du ventre qui est utilisée, fondue à basse température (40 à 60°) et utilisée en friction quotidienne sur la zone concernée.

Prédateurs

Les adultes ne possèdent pas vraiment de prédateurs. La vitesse de leur course de même que la puissance des jambes servent de moyen de défense. Les autruches peuvent même tuer une lionne avec un coup de pied8 et certaines personnes rapportent qu'elles n'hésitent pas à s'en servir en cas de danger. Les jeunes en revanche ont beaucoup de prédateurs, et parfois les adultes peuvent se faire chasser par des guépards, des léopards ou des lionnes. Elle cause environ 2 morts humaines par an, en voulant défendre son territoire.

Image populaire

Les plumes d’autruche sont utilisées pour confectionner des costumes folkloriques pour le carnaval. Par exemple les hauts chapeaux que portent les Gilles lors des carnavals en Belgique et notamment le Carnaval de Binche.

 

 

 
« Faire l'autruche ». Illustration humoristique par Adolf Oberländer, dans Lustige Naturgeschichte oder Zoologia comica, 1877
 
 

« Faire l’autruche » ou « appliquer la politique de l’autruche » sont des expressions populaires, des idiotismes animaliers partant de l'idée reçue qu’une autruche ayant peur reste figée debout et la tête dans le sable au lieu de s'enfuir. La légende trouve différentes explications du fait que cet animal se tient souvent la tête près du sol :

  • Pour échapper aux prédateurs, l'autruche se fige au sol, couchée, la tête au sol. Cette stratégie paraît dérisoire à l'homme qui est capable de la repérer facilement en suivant ses empreintes, contrairement aux animaux sensibles aux signaux auditifs et olfactifs9.
  • Simplement pour se nourrir ; elle passe une grande partie de la journée la tête au ras du sol, parfois entre les rochers pour chercher à manger10.
  • L'autruche pond ses œufs dans des trous qui font parfois jusqu'à 30 cm de profondeur dans les sols sableux. Lorsqu'elle retourne ses œufs, elle enlève les lézards et autres vermines du nid, sa tête disparaît dans un trou10.
  • Lorsqu’elle se trouve dans une tempête de sable, l’autruche met la tête à ras du sol pour se protéger. Les Africains, voyant la scène de loin, disaient que lorsque l’autruche met la tête près du sable, c’est signe de tempête10.

La métaphore est donc basée sur des observations réelles, mais une interprétation erronée9.

Cette croyance a traversé les siècles car déjà, au Ier siècle après Jésus Christ, Pline l’Ancien disait[réf. nécessaire] : « Les autruches sont les animaux les plus stupides du monde. Elles croient se rendre invisibles en plongeant la tête dans le sable ».

Recherche

Cet animal a été le support de nombreuses études, ayant par exemple porté sur :

 

 

1 août 2015 6 01 /08 /août /2015 13:01

Le laboratoire de biologie marine (Marine Biological Laboratory, MBL) est un centre de recherche international en biologie et en écologie. Fondé en 1888, le MBL est le plus ancien laboratoire de biologie marine d’Amérique. Il est situé dans le village de pêcheurs de Woods Hole (Massachusetts). Aujourd’hui, 55 chercheurs ayant été associés avec ce laboratoire ont reçu, parmi d’autres distinctions, le prix Nobel.

Le rôle important du MBL, centre unique en son genre en biologie et en écologie, est largement reconnu. « L'histoire du MBL est plus que l'histoire d'une éminente institution. C'est également l'histoire même de la biologie au cours des 100 dernières années », écrivait l'historien des sciences Garland Allen en 1988 (Barlow et al., 1993 : iv). Alors que le MBL entre dans sa 120e année, il continue à ouvrir de nouvelles voies dans l'exploration des sciences biologiques.

 

 
 

 

Introduction

Le MBL a trois principaux centres de recherches multidisciplinaires : le Centre des écosystèmes (Ecosystems Center), le Centre Josephine Bay Paul pour l'évolution et la biologie moléculaire comparative (Josephine Bay Paul Center for Comparative Molecular Biology and Evolution) et, enfin, le Centre Whitman pour les recherches en période estivale et les travaux de chercheurs invités (Whitman Center for Summer and Visiting Research).

Chaque été, des centaines de brillants scientifiques venus du monde entier viennent au MBL, au sein duquel se créent souvent des collaborations qui durent toute leur vie professionnelle. Historiquement, d'heureuses rencontres au MBL ont souvent permis des bonds dans la connaissance scientifique. Un exemple en est la rencontre au MBL de Franklin Stahl (1929-) et Matthew Meselson (1930-) lors de l'été 1958, au cours duquel ils mirent au point leur célèbre expérience démontrant que la réplication de l'ADN est un processus semi-conservateur (Holmes, 2001: 60-70).

Pendant la période estivale, de jeunes scientifiques viennent également au MBL pour suivre les réputés cours de troisième cycle du laboratoire, donnés par des professeurs accomplis. Certains de ces cours, tels que physiologie, embryologie, et systèmes nerveux et comportement (précédemment intitulé zoologie des Invertébrés) sont le résultat d'une évolution de plus d'un siècle.

Le MBL et l'université Brown collaborent à un programme de formation doctorante en sciences biologiques et de l'environnement (Ph.D.-awarding Graduate Program in Biological and Environmental Sciences) qui réunit les professeurs des deux instituts. D'autres programmes du MBL forment des étudiants de troisième cycle (postgraduate et undergraduate), des professeurs de sciences, des historiens et des journalistes des sciences. Toute l'année, le MBL est un site pour la recherche où se tiennent également des conférences organisées par des groupes de scientifiques professionnels.

Le MBL partage une bibliothèque réputée, la MBLWHOI Library, avec l'Institut océanographique de Woods Hole (Woods Hole Oceanographic Institution). En dehors de ce partenariat, les deux organisations sont indépendantes l'une de l'autre. La MBLWHOI Library recueille des documents, électronique ou papier, ayant trait aux domaines de la biologie, du biomédical, de l'écologie et de l'océanographie ; elle renferme également une collection grandissante d'archives, comprenant des photographies et des vidéos issues des 120 ans d'histoire du MBL. La bibliothèque mène également des projets informatiques et de numérisation.

Les nombreuses possibilités de détente de Woods Hole sont très importantes pour le tissu social du MBL. Depuis des dizaines d'années, des centaines de scientifiques sont venus se relaxer sur la plage du MBL (la Stony Beach'), ont profité des pistes cyclables et des promenades au bord de l'océan, ou encore se sont rejoints au bar-restaurant The Captain Kidd pour discuter et se ressourcer.

Le MBL est une société privée à but non lucratif. Son président-directeur-général est Gary G. Borisy, un docteur en biologie cellulaire, connu pour sa découverte de la protéine nommée tubuline.

Histoire

Le Laboratoire de Biologie Marine est la concrétisation de la vision de plusieurs personnes originaires de Boston et de Spencer Fullerton Baird (1823-1887), le premier responsable de la United States Fish Commission (commission indépendante chargée de surveiller la population des espèces marines) et directeur du National Museum of Natural History. En 1882, à Woods Hole, Baird mit en place une station de recherche à l'usage de cette commission. Il avait pour ambition d'en faire un laboratoire de premier plan. Il invita Alpheus Hyatt (1838-1902) à fonder un laboratoire-école de biologie marine à Woods Hole. Hyatt accepta l'offre, inspiré par l'école d'été d'histoire naturelle créée par le biologiste d'Harvard Louis Agassiz (1807-1873) (mais fermée peu de temps après sa création) et installée sur Penikese Island, au large de la côte de Woods Hole. Avec l'aide de 10 000 dollars récoltés par la Woman’s Education Association of Boston et la Société d'histoire naturelle de Boston (Boston Society of Natural History), un terrain fut acheté, un bâtiment fut construit, et le MBL fut créé avec Hyatt à la tête du conseil d'administration. La contribution de la Fish Commission fut essentielle, notamment par son apport en organismes marins et en eau de mer courante. (Maienschein, 1989).

Charles Otis Whitman (1842-1910), un embryologiste, devint le premier directeur du MBL. Whitman, qui pensait que “sauf exception, le chercheur est toujours le meilleur professeur”, mit l'accent sur la nécessité de combiner recherche et éducation au sein du nouveau laboratoire. Le premier cours d'été du MBL inclut une introduction de six semaines à la zoologie des invertébrés ; des installations pour l'accueil de chercheurs durant la période estivale furent également mises en place (Marine Biological Laboratory, 1888).

La bibliothèque du MBL (MBL Library) fut créée en 1889. Cornelia Clapp (1849-1934), scientifique et future administratrice du MBL, en était la bibliothécaire. En 1899, le MBL commença la publication de The Biological Bulletin, un journal scientifique qui est encore publié au MBL de nos jours (Maienschein, 1989).

Domaines de recherche traditionnels du MBL

Biologie cellulaire, du développement et de la reproduction

La biologie cellulaire, du développement et de la reproduction a été au centre des programmes du MBL depuis les années 1890. D'importantes découvertes y ont été faites dès 1899, quand Jacques Loeb (1859-1924) montra la possibilité de provoquer une parthénogenèse artificielle chez des œufs d’oursins. En 1905, Edwin Grant Conklin (1863-1952) fut la première à identifier les régions cytoplasmiques de l'œuf à l'origine de la formation de certains tissus ou organes. En 1916, Frank Rattray Lillie (1870-1947) identifia certaines des hormones qui agissent sur la différenciation sexuelle (Lillie, 1944). Au cours des vingt premières années d'activité du MBL, des cytologistes, dont Edmund Beecher Wilson (1856-1939) et Nettie Stevens (1861-1912), établirent des liens entre les chromosomes et l'hérédité mendélienne. De son côté Thomas Hunt Morgan (1866-1945), le collègue de Wilson au MBL et à l'université Columbia, fut un des pionniers de la génétique expérimentale (Pauly, 2000 : 158). Keith R. Porter (1912-1997), considéré par beaucoup comme un des pères fondateurs de la biologie cellulaire moderne, en raison de ses travaux novateurs sur la structure fine des cellules (dont la découverte des microtubules), a mené des recherches au MBL dès 1937 et a dirigé le laboratoire sur la période de 1975 à 1977 (Barlow et al, 1993 : 95-115).

Le MBL est depuis longtemps un centre de recherche pour les experts de la division cellulaire. Les innovations de Shinya Inoué, éminent scientifique à demeure au MBL, dans le domaine de la microscopie en lumière polarisée et d'imagerie vidéo depuis les années 1950 ont été décisives pour une meilleure compréhension des phases de la mitose cellulaire. Notamment sa découverte du fuseau mitotique. Au début des années 1980, Tim Hunt (1943-), Joan Ruderman et d'autres scientifiques du MBL identifièrent les premières protéines d'une famille qui permet la régulation du cycle de la division cellulaire (les cyclines). Hunt reçut un prix Nobel en 2001 pour ses travaux (Hunt, 2004). En 1984, au cours de recherches d'été au MBL, Ron Vale et d'autres découvrirent la kinésine, un moteur protéique impliqué dans la mitose et d'autres processus cellulaires. En 1991, le scientifique israélien Avram Hershko (1937-) commença à venir au MBL pour étudier le rôle de la protéine ubiquitine dans la division cellulaire. Il obtint le prix Nobel pour ces travaux en 2004.

De nombreux biologistes du développement, parmi les plus importants aux États-Unis, ont participé au cours d'Embryologie du MBL, par le passé et aujourd'hui, en tant que directeurs, maîtres de conférence ou étudiants. Ils sont attirés par le site du laboratoire à Woods Hole et la présence de certains organismes marins, particulièrement les oursins et les poissons zèbre, dont les œufs presque transparents sont fécondés et se développent de façon externe, et sont de ce fait idéaux pour l'analyse embryologique. Dans les quelques années qui suivirent sa création en 1893, les enseignants de cette formation explorèrent de nouvelles voies de recherche qui restent essentielles de nos jours. On peut entre autres citer l'étude de la localisation et de l'organisation spatiale des cellules embryonnaires au cours du développement de l'œuf ; l'étude des lignées cellulaires embryonnaires (importante de nos jours dans la recherche moderne sur les cellules souches) ; ansi que des recherches en biologie de l'évolution et du développement (aussi appelé ‘évo-dévo’). Parmi les embryologistes distingués qui ont dirigé le cours on peut citer : Charles Otis Whitman (1893-1895) ; Frank Rattray Lillie (1896-1903) ; Viktor Hamburger (1942-45) ; James Ebert (1962-66) ; Eric H. Davidson (1972-74 ; 1988-96) ; et Rudolf Raff (1980-82) (Davidson, 1993). Actuellement codirigé par Lee Niswander et Nipam H. Patel, le cours est toujours une formation de terrain de premier ordre pour les biologistes du développement.

Neuroscience, neurobiologie, et physiologie sensorielle

Les contributions du MBL aux neurosciences et à la physiologie sensorielle sont elles aussi importantes. Ces recherches sont aujourd'hui réalisées à l'Institut des neurosciences du MBL (Neuroscience Institute) avec, l'été, plus d'une centaine de chercheurs participants. Le MBL a joué le rôle d'aimant pour la discipline depuis que L.W. Williams a découvert en 1910 (redécouvert en 1930 par John Zachary Young) l'axone de calmar géant, une fibre nerveuse dont le diamètre est 20 fois plus gros que le plus gros axone humain. Young attira l'attention de K.S. Cole, son collègue du MBL, sur ce système idéal pour l'expérimentation. Ce dernier l'utilisa en 1938 pour enregistrer les changements de résistance qui sous-tendent le potentiel d'action, fournissant la preuve que des ions parcourant la membrane axonale génèrent cette impulsion électrique. En 1938, Alan Lloyd Hodgkin vint au MBL pour recevoir les enseignements de Cole sur l'axone de calmar géant. Après la Seconde Guerre mondiale, Hodgkin et Andrew Huxley, conduisant des travaux à Plymouth, en Angleterre, utilisèrent la technique du voltage clamp (ou mesure de courant en potentiel imposé) développée par Cole pour poser les fondements de la conception moderne de l'activité électrique du système nerveux en mesurant quantitativement le flux d'ions à travers la membrane axonale. Hodgkin et Huxley reçurent le prix Nobel en 1963 pour leur description de la base ionique de l'influx nerveux (Barlow et al, 1993: 151-172). Dans les années 1960 et 70, poursuivant les travaux de Hodgkin et Huxley, Clay Armstrong et d'autres chercheurs du MBL décrivirent un certain nombre de propriétés des canaux ioniques qui permettent aux ions sodium et potassium de conduire un courant électrique à travers la membrane cellulaire ; et Rodolfo Llinas décrivit les propriétés de transmission à la synapse du calmar géant (Llinas 1999). La « carrière scientifique » du « calmar de Woods Hole », Loligo pealeii, se porte bien encore aujourd'hui, grâce aux recherches sur le transport axonal, la synapse géante du calmar, et la génomique du calmar.

Chaque été, d'autres organismes marins attirent des neuroscientifiques et des neurobiologistes au MBL, où s'est jouée une partie de l'histoire de la recherche en physiologie sensorielle. Haldan Keffer Hartline, un chercheur estival du MBL dans les années 1920 et au début des années 1930, a révélé plusieurs mécanismes basiques de la fonction photoréceptrice grâce à ses travaux sur les limules. En 1967, Hartline a partagé le prix Nobel avec son collègue du MBL, George Wald, qui a décrit le niveau moléculaire de la photoréception en montrant que les molécules des pigments visuels photo-sensibles sont constitués d'une forme légèrement modifiée de vitamine A, couplée à une protéine. Un autre chercheur, Stephen W. Kuffler, qui a longtemps travaillé l'été au MBL, est reconnu pour avoir « créé » la neurobiologie au milieu des années 1960 à la Harvard Medical School et est également à l'origine d'une formation en neurobiologie au MBL (Barlow et al, 1993:175-234; 203-234). Quatre lauréats du prix Nobel ont fait partie des formateurs du cours de neurobiologie (Neurobiology Course) du MBL : Roderick MacKinnon (prix 2003), H. Robert Horvitz (2002), Paul Greengard (2000) et Bert Sakmann (1991). Un autre prix Nobel, Albert Szent-Györgyi, a mené des recherches au MBL de 1947 à 1986, notamment sur la nature biochimique de la contraction musculaire. En 1953, Frederick Bang a découvert au MBL que le sang de la limule coagule quand on l'expose à des endotoxines d'origine bactérienne, même en très petites quantités. À partir de cette recherche fondamentale, un réactif fut développé : le Limulus amebocyte lysate (LAL). Il permet de détecter des quantités infimes de toxines d'origine bactérienne. Le test LAL a conduit à une amélioration spectaculaire de la qualité des traitements et produits biologiques destinés aux injections intraveineuses.

Science des écosystèmes

La recherche sur les écosystèmes est devenue une recherche à plein temps au MBL en 1962 avec la création du programme d'écologie systématique (Systematics-Ecology), sous la direction de Melbourne R. Carriker. En 1975 fut fondé le Centre des écosystèmes du MBL, avec à sa tête George Woodwell. À sa création, la recherche était axée sur le cycle du carbone mondial, une priorité toujours d'actualité. Le Centre des écosystèmes dispose d'une équipe de 40 scientifiques, à demeure toute l'année, qui étudient une multitude d'écosystèmes et leurs réactions aux activités humaines et changements environnementaux. Le centre est situé à Woods Hole mais a une étendue mondiale, avec des sites de recherche actifs dans la toundra arctique, sur des sites forestiers, marins ou littoraux en Nouvelle-Angleterre, Suède et Brésil, et dans la péninsule antarctique. Le Centre des écosystèmes est le centre d'attache de 3 des 26 sites de « recherche écologique à long terme » (Long Term Ecological Research - LTER) : Toolik Lake en Alaska, Plum Island dans le Massachusetts et Palmer en Antarctique. Les scientifiques du Centre des écosystèmes étudient les effets de la déforestation et des modifications terrestres sur la chimie atmosphérique, les processus liés aux bassins versants et l'écologie des littoraux, l'enrichissement anthropogénique à l'échelle mondiale du cycle de l'azote, et les réactions des écosystèmes au réchauffement climatique. Le Centre des écosystèmes est codirigé par Hugh Ducklow, un océanographe biologiste et Jerry Melillo, qui étudie la biogéochimie des écosystèmes terrestres. John Hobbie, un chercheur en écologie microbienne, a codirigé le Centre des écosystèmes de 1985 à 2006. Le Centre des écosystèmes est fondé sur la vision d'une science collaborative et interdisciplinaire, un partage des laboratoires et des instruments, ainsi qu'une vision systématique, de long terme et à grande échelle, des processus sous-tendant les écosystèmes.

Génomique comparative, évolution moléculaire, et microbiologie environnementale

Le Centre Josephine Bay Paul pour la biologie moléculaire comparative et l'évolution a été créé au MBL en 1997. En comparant divers génomes, les scientifiques du centre tentent de découvrir les relations évolutionnelles des systèmes biologiques, et décrivent des gènes et génomes importants pour la biomédecine mais aussi l'environnement. On y étudie des micro-organismes pris dans une grande diversité d'écosystèmes, y compris les parasites humains. Mitchell Sogin, fondateur et directeur du Centre Bay Paul, a créé l'Atelier d'été d'évolution moléculaire au MBL en 1988. En 2003-2004, Sogin initia le Recensement international des microbes marins (International Census of Marine Microbes), un effort ambitieux et mondial pour décrire la biodiversité des micro-organismes marins. Les premiers résultats de ce recensement ont révélé, en 2006, 10 à 100 fois plus de types de microbes marins que ce que l'on pensait trouver, dont la majeure partie, auparavant inconnue, sont des micro-organismes à faible population que l'on nomme maintenant « biosphère rare » (en anglais, rare biosphere). D'autres projets du Centre Bay Paul se concentrent sur les microbes vivant dans des environnements extrêmes, allant des monts hydrothermaux aux écosystèmes hautement acides, qui peuvent participer à une meilleure compréhension de la vie qui pourrait exister sur d'autres planètes. Le Groupe informatique et biodiversité (Biodiversity Informatics Group) du Centre Bay Paul, dirigé par David Patterson, a développé une architecture logicielle pour l'Encyclopédie de la Vie, une initiative visant à documenter électroniquement les 1,8 million d'espèces nommées de la planète. Les activités du Centre Bay Paul sont aidées par les équipements de génomique, (dont des outils évolués de séquencement ADN) du bâtiment Keck pour la Génétique écologique et évolutionnelle (Keck Ecological and Evolutionary Genetics Facility).

 

12 juillet 2015 7 12 /07 /juillet /2015 14:06
le r

Carcharhinus falciformis

Requin soyeux aux Maldives

Nom binominal

Carcharhinus falciformis
(Müller & Henle, 1839)

Synonymes

  • Carcharias falciformis Müller & Henle, 1839

Statut de conservation UICN


NT : Quasi menacé

Le Requin soyeux (Carcharhinus falciformis) est une espèce de requins de la famille des Carcharhinidae, qui doit son nom à la texture lisse de sa peau. Il est l'un des requins les plus abondants dans la zone

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 17:59

Camillo Agrippa est un architecte, mathématicien et ingénieur italien du XVIe siècle.

Biographie

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Camillo Agrippa est très connu pour son Essai sur la Science des Armes (Trattato di Scienza d’Arme, 1553). Les effets de ce petit livre d'Agrippa sont grands, car les principes qui y sont exprimés sont les fondements de l’escrime telle qu'elle est pratiquée aujourd’hui.

C’est Agrippa qui, influencé par la géométrie d’Euclide, et, à la place de la multiplicité des pittoresques gardes médiévales, a introduit quatre gardes où l’épée est tenue devant le corps. Agrippa a exprimé aussi une théorie du mouvement du combat où une action est un temps, selon la Physique d’Aristote qui affirme “le temps est le numéro du mouvement, ” et une conception circulaire du corps humain, selon le Au sujet de l'Architecture de Vitruve. En d’autres mots, il a transformé l’épée de taille medievale en rapière d’estoc Renaissance.

Agrippa est né à Milan, mais il est arrivé à Rome en 1535, où (selon ses propres indications), il a discuté avec Michel-Ange et Antonio da Sangallo le Jeune du demenagement de l’obélisque du Cirque Gai et Neronis à la Place Saint-Pierre. (Comme ces deux, qui s’étaient occupé du palais du Cardinal Alexandre Farnese, qui est devenu après le Pape Paul III, Agrippa s’était associé avec le parti Farnese.) Dans sa longue carrière, Agrippa a écrit beaucoup d’œuvres sur des sujets divers, comme la cosmologie, l’origine des temps, la science militaire, et la géologie. Il est mort à Rome vers 1595.

Œuvres

  • Trattato Di Scientia d’Arme, con un Dialogo di Filosofia, 1553
  • Trattato di transportare la guglia in su la piazza di s. Pietro, 1583
  • Dialogo sopra la generatione de venti, baleni, tuoni, fulgori, fiumi, laghi, valli et montagne, 1584
  • Dialogo di Camillo Agrippa milanese del modo di mettere in battaglia presto & con facilità il popolo di qual si voglia luogo con ordinanze & batagglie diverse, 1585
  • Nuove invenzioni sopra il modo di navigare, 1595

Bibliographie

Voir aussi

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17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 17:33

Alexandre Afanassiev

Pour les articles homonymes, voir Afanassiev.

Alexandre Nikolaïevitch Afanassiev, en russe : Александр Николаевич Афанасьев (Bogoutchar, 23 juillet1 1826 - Moscou, 5 octobre2 1871) est moins un folkloriste russe qu' un rassembleur et éditeur de contes populaires russes. Il a rassemblé et publié presque six cents contes traditionnels, dont des contes merveilleux, ce qui constitue de loin la plus grande collection de ce genre jamais publiée. Son premier recueil paraît en huit fascicules entre 1855 et 1867, et lui vaut d'être comparé aux frères Grimm.


Biographie

Alexandre Afanassiev naît le 11/23 juillet 1826, à Bogoutchar, près de Voronej. Il fréquente le lycée gymnasium de Voronej, avant d'aller étudier le droit à l'université de Moscou3, où il assiste aux cours des historiensConstantin Kaveline et Timofeï Granovski.

Dès 1847, alors qu'il est encore étudiant, il collabore à plusieurs périodiques dont Le Contemporain et Les Annales de la Patrie. Il publie entre autres une série d'articles sur la vie littéraire auxviiie siècle, et notamment sur Antioche Cantemir, Nikolaï Novikov et Denis Fonvizine, ainsi que plusieurs articles traitant de l'histoire du droit et de la littérature.

En 1849, Afanassiev est nommé conservateur des Archives moscovites du Ministère des Affaires étrangères, poste qu'il occupe jusqu'à ce que, en 1862, il ne soit contraint de l'abandonner suite aux remous causés par la publication de ses Légendes religieuses populaires russes.

Il appartenait à la mouvance d'Alexandre Herzen, de tendance progressiste et, notamment pour cette raison, il fut Atteint par la tuberculose, Afanassiev termine sa vie dans la pauvreté, étant même contraint de vendre sa bibliothèque pour s'acheter de quoi se nourrir4. Il meurt le 23 septembre/5 octobre 1871, âgé de quarante-cinq ans, à Moscou, où il est inhumé.

Œuvre

C'est dans les années 1850 qu'Afanassiev se découvre une vocation pour les études folkloriques. Ses premiers articles savants – « Sorciers et sorcières » (« Ведун и ведьма », 1851), « Sorcellerie dans l'ancienne Rus' », « Légendes païennes sur l'île de Bouïane » (« Языческие предания об острове Буяне' », 1858) – étaient largement inspirés par ce qu'on appelle l'école mythologique, qui traitait le folklore comme une mine d'informations pouvant servir à l'étude d'une mythologie païenne plus ancienne.

Dès le début des années 1850, alors qu'il est déjà connu par des ouvrages d'histoire et de mythologie russes, Afanassiev commence à penser à un recueil de contes. C'est alors qu'il est sollicité par la Société russe de géographie de Saint-Pétersbourg (section ethnographie) pour publier les archives de contes que celle-ci détenait depuis environ dix ans. Ces archives sont au point de départ de son recueil. Afanassiev y prend soixante-quatorze contes. Il y joint ses propres enregistrements (une dizaine de contes, provenant de sa province natale de Voronège), l'immense collection de Vladimir Dahl dont il retient cent quarante-huit textes (sur plus de mille), en plus de quelques collectes moins connues. Il y adjoint des contes déjà publiés (dont « Maria Marievna », « L'Oiselle de feu et le loup gris »), des contes tirés des chants épiques, des récits sur les morts, quelques textes satiriques du Moyen Âge (« Le Jugement de Chémiaka »), des anecdotes. Son recueil est la somme de tout ce que la civilisation paysanne, mais aussi urbaine, russe avait produit dans ce domaine avant 1855. Afanassiev n'est donc pas un collecteur, il est un éditeur de contes d'archives et un rassembleur de nouvelles collectes de contes. Sa première publication des Contes populaires russesNarodnye russkie skazki ») comporte huit fascicules publiés entre 1855 et 1863. Dans la deuxième édition (1871), qu'il avait préparée mais qui sortit après sa mort, il classe les contes (près de 600) en trois parties : contes d'animaux, contes merveilleux, contes dits réalistes. Ce classement a été conservé depuis lors. Le succès du recueil a été immédiat en Russie et ne s'est jamais démenti. Il en existe cinq éditions complètes annotées ; les éditions partielles ou pour enfants sont innombrables. Les sujets de contes ont été repris par des écrivains, des compositeurs comme Rimski-Korsakov, Stravinski, Prokofiev, des illustrateurs comme Ivan Bilibine et Viktor Vasnetsov. Il existe des traductions partielles ou complètes en anglais, français, allemand…5.

Afanassiev publie à part Les Légendes religieuses populaires russes (Русские народные легендыRusskie narodnye legendy), en 1860. Le livre comprend trente-trois contes religieux populaires qui mettent en scène Dieu/Bog, les saints, le Christ, mais aussi des membres du clergé, souvent caricaturés. Le livre est interdit par la sévère censure de la Russie tsariste, le Saint-Synode considérant le recueil comme blasphématoire.

De 1865 à 1869, Afanassiev, indoeuropéaniste convaincu, publie les trois tomes des Conceptions poétiques des Slaves sur la Nature (Поэтические воззрения славян на природуPoetitcheskie vozzreniia slavjan na prirodu), dans lesquels il s'efforce de retrouver les croyances depuis longtemps disparues des Slaves et des Indoeuropéens. Dans trois tomes de 700 pages chacun, il fournit une masse considérable de documents et d'informations sur le folklore russe et européen, sur l'histoire de la Russie, sur le paganisme tel qu'on pouvait l'envisager à l'époque. Toutes les informations qu'il fournit restent fiables encore de nos jours. On ne peut en dire autant de ses interprétations, faites dans le style de l'école mythologique du moment. Ainsi, il interprète le conte Vassilissa la Bellecomme une représentation du conflit entre la lumière du soleil (Vassilissa), la tempête (sa marâtre), et les nuages sombres (ses demi-sœurs)6. Par la suite, à l'époque soviétique, les tentatives de réédition de l'ouvrage se heurteront à une nouvelle censure.

Avant sa mort, Afanassiev édite encore un recueil en deux volumes de contes à destination des enfants (Русские детские сказкиRusskie detskie skazki, 1871), contenant un choix de contes d'animaux, contes merveilleux et contes facétieux adaptés au jeune public.

Parmi les contes retenus par Afanassiev figuraient des contes licencieux (réunis dans le manuscrit Русские заветные сказки'Russkie zavetnye skazki, "Contes secrets russes"). Ils ont été édités anonymement en Suisse3, à Genève, vers 1872, quelque temps après la mort du chercheur, leurs sujets obscènes et anticléricaux rendant impensable leur publication dans la Russie impériale. Ces contes ne seront publiés en Russie qu'en 19917.

Influence

Avant les travaux d'Afanassiev, commencés avant les années 1850, bien peu avait été fait dans le domaine des croyances et des traditions populaires de la Russie paysanne. La langue écrite russe, dérivée du slavon d'Église, était une langue de propagande religieuse, servant uniquement les besoins de l'Église et rejetant, voire censurant, tout texte profane. Ce n'est qu'à partir du xviiie siècle, avec les réformes de Pierre Ier, qu'apparaît une libéralisation de l'écriture, laissant passer de plus en plus d'œuvres d'inspiration profane. L'œuvre d'Afanassiev a largement contribué à la connaissance, la propagation et la légitimation de la culture et des croyances populaires russes.

On peut également apprécier l'influence des contes d'Afanassiev sur bon nombre d'écrivains et de compositeurs, notamment Rimsky-Korsakov (Sadko, La Fille des neiges), Serge Prokofiev (Chout - le bouffon) et Stravinski(L'Oiseau de feu, Petrouchka et L'Histoire du soldat)8.

Certains contes rassemblés et classés par Afanassiev – les contes merveilleux, no 50 à 151 – serviront par ailleurs de base d'analyse à Vladimir Propp pour sa Morphologie du conte (1928)9, ouvrage fondamental en ce qui concerne l'étude de la composition du conte merveilleux (et des conséquences que cela a pu avoir secondairement sur le structuralisme littéraire). La seconde édition des contes d'Afanassiev, et le travail de classement opéré par celui-ci, inspirera également le Finlandais Antti Aarne pour établir la classification des contes en contes-types, travail continué par l'Américain Stith Thompson (Classification Aarne-Thompson), comme on peut le noter du fait que la numérotation des types de cette classification est souvent identique à celle d'Afanassiev, comme l'est la division en grandes catégories : contes d'animaux, contes merveilleux, contes de la vie de tous les jours7.

Œuvres en français

  • Contes populaires russes d'Afanassiev, Maisonneuve et Larose, 1988, 1990, 1992, introduction, annotation, traduction par Lise Gruel-Apert ; réimpression 2000 ; Maisonneuve et Larose, 2003, traduction Lise Gruel-Apert, épuisés. Nouvelle édition complétée avec nouvelle introduction par L. Gruel-Apert; postface de Tatiana Grigorievna Ivanova parue chez Imago (3 tomes, 2009-2010) : (ISBN 978-2-84952-071-0), (ISBN 978-2-84952-080-2),(ISBN 978-2-84952-093-2). Nouvelle édition 2014.
  • Contes érotiques russes, Le Serpent à plumes, 2002 (ISBN 2-84261-339-2)
  • Contes de la renarde, illustrations de Florence Koenig, Hachette jeunesse, collection Bibliothèque rose, 1994. Contes à partir de 7 ans.
  • Contes du dragon, illustré par Florence Koenig, Hachette jeunesse, collection Bibliothèque rose, 1995. Contes à partir de 6 ans.
  • Contes du prince Ivan, illustré par Lybé, Hachette jeunesse, Coll. Bibliothèque rose, 1994. Contes à partir de 7 ans.
  • Du côté des frères Grimm et d'Alexandre Afanassiev. Quelques collectes de contes européens. Actes du colloque de septembre 2011 organisé par la Bibliothèque nationale de France, Paris 2013. Articles sur Afanassiev de Lise Gruel-Apert et Tatiana Grigorievna Ivanova.

Bibliographie

17 juin 2015 3 17 /06 /juin /2015 17:32

Abeille charpentière

 

 
 
Abeille charpentière
Nom commun ou
nom vernaculaire ambigu :
 
L'appellation « Abeille charpentière » s'applique en français à plusieurs taxonsdistincts. Page d'aide sur l'homonymie
Nid d'abeille charpentière
Nid d'abeille charpentière
Taxons concernés

Dans le genre Xylocopa (les xylocopes)
Quelques espèces

  • Voir texte

Le terme d'abeille charpentière est un nom vernaculaire qui regroupe en français plusieurs espèces d'abeilles noires à reflets bleu-violet du genre Xylocopa, (les xylocopes), dites aussi bourdon noir ou bourdon bleu.

 

 

Différentes espèces nommées ainsi

 

L'appellation peut désigner seulement quelques espèces parmi le genre Xylocopa qui comporte plus de 400 espèces de xylocopes.

Les deux principales espèces de France appelées « abeille charpentière » sont Xylocopa violacea, la plus connue, et Xylocopa valga. Elles sont, avec le frelon ou la grande scolie des jardins, parmi les plus grandshyménoptères d'Europe (2,5 à 3 cm de long).

En Amérique du Nord, l'abeille charpentière désigne Xylocopa virginica.

Quant à Xylocopa iris, appelée aussi petite abeille charpentière, elle ne dépasse pas les 2 cm.

 

Liste d'espèces

 

 

Comportement

 

Ces insectes ne sont pas xylophages. C'est en creusant leur nid dans les bois tendres et les poutres qu'ils dégradent le bois3.

La femelle n'est absolument pas agressive, mais possède un dard de grande taille et peut infliger des piqûres douloureuses en cas de contrainte (écrasement, capture…).

 

Représentation

 

L'abeille charpentière est représentée dans les enluminures des Grandes Heures d'Anne de Bretagne.

 

12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 10:49

Pierre Groscolas

alt=Description de cette image, également commentée ci-après

Lors d'un spectacle à La Baule, le 19 juin 1983

Informations générales
Nom de naissance Pierre Groscolas
Naissance 29 octobre 1946 (68 ans)
Lourmel,ex-Algerie francaise,aujourd'hui El Amria
Activité principale Chanteurcompositeur
Genre musical Variété
Instruments Guitarepianobasse
Années actives depuis 1971

 

Pierre Groscolas est un auteur-compositeur-interprète français, pied noir, né en 1946 à Lourmel en ex-Algérie francaise (aujourd'hui El Amria).

 

 

Biographie[modifier | modifier le code]

Fils de médecin né le 29 octobre 1946 à Lourmel en ex-Algérie francaise, Pierre Groscolas arrive à Toulouse en 1962 où il fait ses études secondaires. Son père le destine à des études supérieures, en faculté de droit ou de médecine. Alors qu’il prépare son bac, Pierre rencontre au lycée des copains qui partagent la même passion que lui : la musique.

Ils fondent un groupe, « Le Cœur », imprégné du style pop music, anglaise et américaine. Ils interprètent ainsi les BeatlesJimi HendrixThe Mamas & the Papas, les KinksThe Spencer Davis Group, les Who, etc. Ils décident de tenter l’aventure à Paris où ils se produisent dans de nombreux clubs en vogue. Ils sont remarqués par le producteur Eddie Barclay et enregistrent deux 45 tours. Finalement, le groupe se sépare en 1969. Un de ses membres, François Porterie, crée à Toulouse le studio Condorcet auquel on attribue le succès du fameux « son » toulousain.

Succès internationaux[modifier | modifier le code]

Pierre Groscolas reste à Paris, où il gagne sa vie en tant que guitariste et choriste, notamment avec Eddy Mitchell, tout en proposant ses compositions à des producteurs potentiels. En 1970, il signe avec la maison de disques Tréma pour son premier 45 tours, Fille du vent, qui devient aussi son premier succès en 1971.

L'année suivante, il enregistre de nouveaux titres dont Pour faire un enfant et Le Messager. En 1973, il remporte de nouveaux succès avec L’amour est roi et Au revoir. En 1974, sa chanson Lady Lay remporte un succès international et devient le thème du Carnaval de Rio en 1975, chanté par 33 écoles de samba et classé dans de nombreux pays (Allemagne, Hollande, Italie, Amérique du Sud). En 1975, la chanson Élise est créée et devient un nouveau succès en France, avec lequel il entame une carrière internationale de compositeur. Élise est adaptée aux États-Unis par l'ancien chanteur des Four SeasonsFrankie Valli, ainsi que Tony OrlandoWayne Newton et Bobby Wington.

À la sortie de son deuxième album, qu’il réalise entièrement avec Jean-Claude Charvier, le titre Ma jeunesse au fond de l’eau devient un des premiers hits disco inernationaux avec l’adaptation créée par Carol DouglasMidnight Love Affair, qui arrive aux sommets des hits aux États-Unis et en Europe durant 1976. La même année apparaissent deux nouveaux 45 tours, Mamalou et L’Homme qui vous plait, élue meilleure chanson de l’année au Japon.

Entre temps, il rencontre l’auteur Gilles Thibaut et compose pour Johnny Hallyday l'un des premiers opéras rock français sous la forme d’un double « album concept » intitulé Hamlet, d'après Shakespeare. Il faut un an de production en studio et 143 musiciens pour réaliser le disque dont Roland Guillotel assurera la prise de son et le mixage avec Pierre Groscolas, les orchestrations ayant été écrites par Gabriel Yared et Roger Loubet.

Production indépendante[modifier | modifier le code]

En 1977, Pierre Groscolas monte un studio d’enregistrement chez lui, où il réalise aussitôt son nouvel album distribué par Pathé Marconi. Lors d’un de ses voyages à Londres, il rencontre Alan O’Duffy, preneur de son de Paul McCartney. Alan et Pierre réalisent ce nouvel album, sur lequel figure notamment la chanson Dans un mois ou dans un an dont le texte est écrit par Christian Ravasco et qui remporte un certain succès.

Dès lors, Pierre Groscolas travaille davantage dans un esprit de groupe qu’il affectionne particulièrement et il découvre QueenToto ou encore Huey Lewis. En 1978, le titre Flying Love est classé au Canada. En 1980, Il compose pour Françoise Hardy la chansonTamalou qui remporte un certain succès populaire. Les orchestrations sont signées par Gabriel Yared. L'année suivante sort un nouveau 45 tours intitulé Et les dieux ?, et en 1982, le maxi 45 tours Attention danger d’amour est réalisé avec Thierry Pastor. En 1983, il enregistre chez le label Flarenasch le nouvel album Amour Amour. En 1984, il enregistre, pour la première fois en anglais, le maxi 45 tours She’s a Lady. En 1985, il reprend Fille du vent. Deux années plus tard, Pierre Groscolas enregistre avec le groupe Awax la chanson Gone with the Wind. En 1988, il sort son nouveau 45 tours intitulé Devine, devine. En 1990, le single Écris des mots d’amour sort chez FAC Productions.

Tournées et nouveaux disques[modifier | modifier le code]

À partir des années 1990, Pierre Groscolas sillonne les régions françaises. Ainsi, en 1992, il fait une tournée de concerts dans le sud de la France, avec le groupe Test. En 1994, une compilation est commercialisée en France et Belgique des 21 « chansons d’or » distribuées par le label Trema, dont le remix de Lady Lay.

Il enregistre un medley pour plusieurs émissions de télévision (Sacrée SoiréeLa Chance aux chansonsLa Fièvre de l’après-midiMatin Bonheur). Durant l'été 1994, il signe le single Fille du vent. En 1995, il prépare la production d’un nouvel album, dont la sortie est prévue au mois de mai de l'année suivante. La réédition en CD de l’opéra rock Hamlet, interprété par Johnny Hallyday, est publiée chez Phonogram. En 1996, il répète son tour de chant avec les musiciens pour la tournée d’été 1996. En 2002, il effectue une tournée avec le journal La Marseillaise. En 2002, il sort un nouvel album chez Sony Music. En 2006, Pierre Groscolas achève la composition de sa deuxième comédie musicale, Alice au pays des merveilles, sur des textes de Gilles Thibaut et Paul Rauzy. En 2007, il participe au succès de la « Tournée des idoles des années 60 et 70 ».

Discographie[modifier | modifier le code]

Singles[modifier | modifier le code]

  • 1969 Bye Bye City (Barclay BM 7037 Italy print) (Face B : Le Pire et le Meilleur) (comme Le Cœur)
  • 1971 Fille du vent (CBS/CBS 17582) (Face B : Jumbo)
  • 1972 Pour faire un enfant (Trema/CBS TRE 17592) (Face B : Le Messager)
  • 1972 L'amour est roi (Trema/Discodis 50.001) (Face B : De l'or)
  • 1972 Je retiendrai le temps (Trema/Discodis 50.005) (Face B : Le Vieux Roi)
  • 1973 Au revoir (Trema/Discodis 50.009) (Face B : Pas sans amour)
  • 1973 Lady Lay (Trema/Discodis 50.015) (Face B : Un jour pas comme les autres)
  • 1974 Vite, vite on part (Trema/Discodis 50.019) (Face B : C'est facile à dire)
  • 1974 Élise (Trema/Discodis 50.022) (Face B : Ma jeunesse au fond de l'eau)
  • 1975 Mamalou (Trema/Sonopresse 410 007) (Face B : Laisse-moi tranquille)
  • 1976 L'Homme qui vous plaît (Trema/Sonopresse 410 031) (Face B : Une chanson d'amour)
  • 1977 Dans un mois ou dans un an (Pathé/EMI 2C 008-14480) (Face B : Perdue dans la neige)
  • 1978 Les Papillons de nuit (Pathé/EMI 2C 008-14600) (Face B : Vis ton rêve)
  • 1979 Flying Love (Pathé/EMI 2C 008-14764) (Face B : Tout est beau)
  • 1980 Tu nous vends du vent (Pathé/EMI 2C 008-72043) (Face B : J'peux plus m'en passer)
  • 1980 Et les dieux ? (Flarenasch/WEA 721 646) (Face B : Prends le temps de vivre)
  • 1981 Attention danger d'amour (Flarenasch/WEA 721 666) (Face B : Vivre ou mourir)
  • 1983 Amour Amour (Flarenasch/WEA 721 715) (Face B : J'ai mal)
  • 1984 She's a Lady (Flarenasch/WEA 721 769) (Face B : We Love You)
  • 1985 Fille du vent (version 1985) (Carrère/Target Record 13823) (Face B : Rambo)
  • 1988 Lady Lay (nouvelle version) (Tréma/Pathé-Marconi 410456) (Face B : Élise)
  • 1988 Devine, devine (Vogue 161012) (Face B : Devine, devine (instrumental))
  • 1990 Écris des mots d’amour (NTI 7 NTI 564) (Face B : Écris des mots d’amour (instrumental))

Albums studio[modifier | modifier le code]

Compilations[modifier | modifier le code]

Opéra rock[modifier | modifier le code]

Hamlet est un album studio de Johnny Hallyday sorti en 1976. L'album, très marqué par le rock progressif, fut un échec commercial, mais le temps aidant, il est devenu l'une des raretés incontournables de sa discographie. Voilà le disque à côté duquel il est passé ! Johnny aura beaucoup de mal à digérer l'échec commercial de cette œuvre. La musique est signée Pierre Groscolas, alors au faîte de son art. Cent cinquante musiciens, sans oublier "Rolling" Azoulay, accompagnent Johnny qui incarne l'illustre Hamlet.

Vont alors se succéder mystère (Le spectre du Roi et sa prière), dégoût (L'orgie, L'asticot-roi), folie (Je suis fou, On a peur pour Lui, Le cimetière), spleen (Je lis), haine (Pour l'amour) et amour (Ophélie oh folie, Doute) , violence (Tue-le) et détresse (Je l'aimais) jusqu'au drame, avant que le rideau ne tombe.

Johnny, comme à son habitude, vit l'histoire et lui donne sa dimension dramatique. Il s'agit bien d'un album concept, très en vogue à l'époque, mais l'idée originale d'un opéra rock fut hélas abandonnée, la mode s'étant arrêtée en 1972 avec la Révolution Française. Il faudra attendre 1979 pour qu'un certain Michel Berger relance le concept avec Starmania. Plus tard nous assisterons à un engouement surprenant pour ces fameuses comédies dont la richesse musicale prête à discussion. Aujourd'hui, il suffirait d'actualiser un peu le son car la musique n'a pas vieilli.

Un descriptif complet et détaillé de l'album se trouve à cette adresse : Hamlet

 

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12 février 2015 4 12 /02 /février /2015 10:40
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