Brest (6 & fin).
| Brest | |
|---|---|
| [1] le pont de Recouvrance, [2] le clocher de l'église Saint-Louis, [3] la Rue Saint-Malo, [4] l'Abeille Bourbon, [5] le mémorial Américain sur le Cours Dajot, [6] panorama du Pont de Recouvrance avec le Château de Brest et la Tour Tanguy, [7] l'église Saint-Sauveur de Recouvrance, [8] la librairie Dialogues et [9] la Place de la Liberté. |
Sportifs
- Sébastien Flute, archer
- Faustine Merret, véliplanchiste
- Olivier de Kersauson, navigateur
- Jean-Yves Le Déroff, navigateur
- Jo Le Guen, navigateur
- Solen Désert, athlète
- Gonzalo Higuaín, footballeur
- Robert Coat, footballeur[41]
- Alexis Thépot, footballeur
- Eugène-François Vidocq, aventurier français de passage en tant que forçat
- Jean Quéméneur, personnage imaginaire héros de la chanson brestoise La complainte de Jean Quéméneur
- Loïk Le Floch-Prigent, PDG de l'entreprise Elf Aquitaine entre juillet 1989 et août 1993.
- Joseph Victor Édouard Trischler, industriel
Économie
Malgré son image de ville industrielle dont l'activité dépend en grande partie des commandes militaires, le tertiaire représente 75 % de l'activité dans le bassin de Brest[42]. Cette tendance à la tertiarisation se poursuit encore, ce qui permet le maintien des effectifs salariés, malgré le déclin industriel[43]. Brest accueille ainsi le siège et de nombreuses filiales du groupe bancaire Arkéa, des hôtels B&B, du groupe Eurodif, de la marque de surfwear Kanabeach… Neuvième port de commerce français en comptant la réparation navale civile, la ville évolue vers les métiers de recherche et de conception, mais reste résolument attachée à la mer. Elle revendique ainsi la place de premier pôle européen pour les sciences et techniques liées à la mer : 60 % de la recherche française dans le domaine maritime est basée à Brest[44].
Liste des principaux employeurs sur le territoire de Brest métropole océane, par secteur d'activité, en 2005, source Insee[45].
- Industrie de biens d'équipement
- Cabasse (enceintes acoustiques haut de gamme)
- DCNS (anciennement Direction des constructions navales)
- Thales Airborne Systems (anciennement Thomson CSF)
- Jabil Circuit (anciennement Alcatel)
- Thales Underwater Systems
- SDMO Industries
- Construction
- Marc SA
- Grande distribution
- Recherche
- Services
- Caisse Interfédérale de Crédit mutuel
- Bibus
- La Poste
- ISS Abilis France
- Onet Services
- Sopab
- Santé
- Hôpital de la Cavale Blanche
- Hôpital Morvan
- Hôpital psychiatrique de Bohars
- Polyclinique de Keraudren
- Clinique Pasteur – Saint-Esprit
Brest est le siège de la Chambre de commerce et d'industrie de Brest, qui gère des infrastructures de réparation navale civile, l'aéroport de Brest Bretagne, ainsi que le port de commerce de Brest, le port de pêche de Brest, le port de Camaret, le port de Landerneau, le port de Lanildut, le port de l’Aber-Wrac’h.
Brest est représentée dans trois pôles de compétitivité labellisés par l'État en 2005[46] :
- Le pôle Mer Bretagne[47],
- Le pôle Images et Réseaux[48],
- Le pôle Valorial[49], sur les sciences du vivant et l'agroalimentaire.
Le Technopôle Brest-Iroise[50] regroupe 4 600 personnes et fédère les mondes de l’entreprise, de l’enseignement supérieur et de la recherche, plus particulièrement dans les domaines suivants :
- sciences et technologies de la mer ;
- sciences et technologies de l’information et de la communication ;
- sciences du vivant (agro-alimentaire – santé – biotechnologie).
Culture et patrimoine
Destiné à remplacer l’hôpital vétuste du centre-ville, l’hôpital Augustin-Morvan (architectes Raymond Lopez, Raymond Gravereaux) fut construit entre 1932 et 1939 sous l’impulsion du maire Victor Le Gorgeu. Il était situé aux limites d’alors de la ville, à l’emplacement du fort des Fédérés, à l’extérieur des murs. Le travail du crépi et des toits en cuivre y est particulièrement intéressant, le tout dans un pur style paquebot. Inscrit à l’inventaire supplémentaire des Monuments historiques[51]. L’un des bâtiments sera très prochainement rénové pour y accueillir les services de Brest métropole océane.
L’ancienne église fut construite à partir de 1686, consacrée en 1702 mais ne fut achevée qu’en 1785. Garangeau, Frézier et Bernard furent à tour de rôle chargés du projet. L’édifice final était très éloigné des premiers plans. Gravement endommagée en représailles en 1944, l’église sera finalement rasée pendant la Reconstruction.
La nouvelle église construite entre 1953 et 1958 après concours par le groupe d’architectes Yves Michel, Jean Lacaille, Jacques Lechat, Yves Perrin et Hervé Weisbein, est 10 mètres au dessus de l’ancienne dont quelques ruines sont toujours visibles dans les sous-sols de l’édifice actuel. L'église Saint-Louis est la plus grande église d'Europe reconstruite après-guerre[réf. nécessaire]. D’architecture très verticale, l’église Saint-Louis s’inspire des temples modernes de la Suisse germanophone ; de dimensions imposantes, l’édifice est long de 95 mètres, large de 27 mètres et haut sous la voûte de 24,5 mètres ; flanqué d’un clocher en béton armé coiffé d’un lanterneau de cuivre d’un côté et de son baptistaire de l’autre, une baie percée au-dessus de la nef vient éclairer le maître-autel. Son parement de pierre de Logonna contraste avec ses parois de béton et le mur ouest, presque aveugle, répond au mur-verrière est (symbolique du Mal et du Bien). À noter que les deux fines colonnes à l’entrée ne reçurent pas leur habillage en cipolin vert pour des raisons budgétaires[52].
Bien que l’édifice reste controversé, la nouvelle église Saint-Louis est un bâtiment dont la conception fit preuve de volonté architecturale et de novation : l’art moderne omniprésent y est particulièrement soigné avec notamment l’autel de Philippe Kaeppelin, la tapisserie d’Olin (tendue au-dessus de l’autel de la chapelle du Saint-Sacrement) et les vitraux représentant des saints bretons stylisés de Paul Bony, Jacques Bony et Léon Zack qui restent un temps fort de l’ensemble[53].
| L’église vue de la rue de Siam. | ||
Article détaillé : Recouvrance (Brest)#Église Saint-Sauveur.
L'église Saint-Sauveur de Recouvrance, dessinée par Frézier, est la plus vieille église paroissiale de Brest, datant du 1750[54].
Église Saint-Martin
La décision de construire une nouvelle église pour les habitants de l’Annexion, quartier récent, date de 1861 ; l’édifice sera construit entre 1865 et 1877 dans un style néo-roman et néo-gothique par les architectes Édouard Boucher de Perthes et Jourdan de la Passardière[13]. À l’occasion de son inauguration, l’évêque de Quimper et de Léon la nomma Saint-Martin en l’honneur de Hyacinthe Martin Bizet, maire de Brest. Le quartier l’Annexion prendra le nom de Saint-Martin par la suite[55].
La ville a été récompensée par quatre fleurs et la distinction Grand prix au palmarès 2007 du concours des villes et villages fleuris[56].
Le réseau des bibliothèques municipales de Brest[57] est constitué de 10 succursales réparties dans les différents quartiers de Brest. La bibliothèque centrale (ou bibliothèque d’étude), située au 22 rue Traverse, abrite d’importantes collections encyclopédiques de niveau universitaire (200 000 ouvrages) ainsi que 40 000 volumes patrimoniaux : ouvrages anciens, manuscrits, cartes et plans, fonds spéciaux (1 500 ouvrages et périodiques du XVe siècle à nos jours sur les échecs, fonds mer, fonds breton, fonds nobiliaire). Depuis 1968, la bibliothèque municipale de Brest est inscrite sur la liste des bibliothèques classées. La bibliothèque municipale est par ailleurs membre du pôle associé mer à la Bibliothèque nationale de France, qui réunit le Service historique de la Défense, IFREMER et l'université de Bretagne occidentale.
Le musée de la Marine, établissement du Musée national de la Marine, abrite une très belle collection de maquettes de navires, tableaux, sculptures. Il se trouve dans le château.
Le musée de la tour Tanguy est un musée municipal gratuit présentant divers documents historiques et maquettes reconstituant le vieux Brest d’avant 1939.
Le musée des beaux-arts se veut un point d’ancrage dans la ville nouvelle : un lieu où retrouver, à travers l’expression artistique, une mémoire ailleurs effacée. C’est pourquoi on privilégia d’emblée l’acquisition de peinture européenne depuis la fin du XVIe siècle jusqu’à nos jours.
Le musée mémorial Fort Montbarey raconte l’histoire du Finistère pendant la Seconde Guerre mondiale et sa libération.
Le centre d'art passerelle se donne pour objectif de promouvoir la création plastique contemporaine en favorisant les échanges avec d’autres formes d’expression artistique (manifestations à caractère événementiel, impromptus poétiques, chorégraphiques et musicaux).
Océanopolis est un parc de découverte des océans. Il comporte trois pavillons : tempéré, polaire et tropical ; et associe à un contenu scientifique des mises en scène impressionnantes, ses 42 aquariums contenant outre quelques 3 700 m3 d’eau de mer, 10 000 animaux de 1 000 espèces différentes.
Le conservatoire botanique national, niché au cœur du vallon du Stang-Alar, est un espace unique de 40 hectares de réputation internationale. Il recueille, conserve et cultive les espèces rares en voie de disparition des îles du monde entier.
Marseille (1).
| Marseille | |||
|---|---|---|---|
| | |||
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Provence-Alpes-Côte d'Azur (préfecture) | ||
| Département | Bouches-du-Rhône (préfecture) | ||
| Arrondissement | Marseille (chef-lieu) | ||
| Canton | Chef-lieu de vingt-cinq cantons | ||
| Code Insee abr. | 13055 | ||
| Code postal | 13001 à 13016 | ||
| Maire Mandat en cours | Jean-Claude Gaudin (UMP) 2008 - 2014 | ||
| Intercommunalité | Marseille Provence Métropole (siège) | ||
| Site internet | www.marseille.fr | ||
| Démographie | |||
| Population | 839 043 hab. (2006) | ||
| Densité | 3 487 hab./km² | ||
| Aire urbaine | 1 623 720 hab. | ||
| Gentilé | Marseillais, Marseillaise | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. 0 m — maxi. 640 m | ||
| Superficie | 240,62 km² | ||
Marseille (prononcé [maʁsɛj]) est une ville du sud-est de la France, chef-lieu de la région Provence-Alpes-Côte d'Azur et préfecture du département des Bouches-du-Rhône.
Située au sud-est de la France (par voies express, à 775 km de Paris, 316 km de Lyon, 204 km de Nice, 400 km de Gênes, 521 km de Milan et 506 km de Barcelone), elle est bordée par la Méditerranée à l'ouest, enserrée par le massif de l'Estaque et le massif de l'Etoile au nord, le Garlaban à l'est et le massif de Marseilleveyre au sud qui culminent à plus de 700 mètres.
Ses habitants s’appellent les Marseillaises et les Marseillais.
Fondée vers 600 avant J.C. par des marins grecs originaires de Phocée en Asie Mineure sous le nom de Massalia, la « Cité phocéenne » profite de sa localisation maritime : Marseille est le premier port français et méditerranéen (devant Gênes) ainsi que le quatrième port européen[1]. Sur le plan international, Marseille est la deuxième représentation consulaire de France avec plus de soixante-dix consulats[2]. Le quartier d'affaires Euroméditerranée ou l'obtention du rang de capitale européenne de la culture pour 2013 sont autant d'atouts renforçant le rôle de Marseille dans le bassin méditerranéen.
En 2006, la population de Marseille était de 839 043 habitants d’après le recensement de l’Insee[3], ce qui en fait la seconde commune la plus peuplée de France. Il en va de même de son unité urbaine qui est la deuxième de France avec 1 418 482 habitants[4]. Son aire urbaine, qui est centrée sur les communes de Marseille et Aix-en-Provence, comprenait 1 601 095 habitants en 2006[5], ce qui constitue la troisième aire urbaine de France, derrière Paris et Lyon. Depuis 2000, Marseille est à la tête de la Communauté urbaine Marseille Provence Métropole qui regroupe 1 023 972 habitants.
Géographie
Le nom actuel de Marseille provient de la langue d'oc et s'écrit, selon les normes classique ou moderne, Marselha ou Marsiho. Le "a" et le "o" sont atones et justifient donc la présence du "e" français.
Son territoire historique forme une sorte d'amphithéâtre, enserré par la mer à l'ouest, par des montagnes (le Massif des calanques) au sud avec Marseilleveyre, par la Côte Bleue au nord avec l'Estaque (immortalisé par le peintre Paul Cézanne) et par les chaînes de l'Étoile et du Garlaban au nord-est.
Près de la moitié de la superficie communale est en territoire naturel inconstructible et la ville s'étale sur un territoire extrêmement vaste, cinquième commune de la France métropolitaine par sa superficie. Ainsi sa densité (3 487 habitants par kilomètre carré) est-elle largement inférieure à des villes entièrement urbanisées telles que Lyon (9 866 h/km²) ou Paris (20 696 h/km²) mais comparable à celle de Toulouse (3 700 h/km²) mais si on prend en compte uniquement sa zone habitable (150 km²) sa densité atteint 5 594 h/km² ce qui est presque comparable à des villes entièrement urbanisées comme Lille (6 489 h/km²).
De par sa superficie (240,62 km²), Marseille est 2,5 fois plus grande que Paris, ou encore cinq fois plus grande que Lyon et est même plus étendue que Le Caire (210 km²). Dans le sens Nord/Sud, la ville s'étend sur 14 kilomètres, entre Notre-Dame Limite et le Vieux port considéré comme le centre ville. Puis, il faut compter encore une grosse dizaine de kilomètres pour accéder aux calanques de Sormiou et Morgiou qui font partie du 9ème arrondissement de Marseille. En longeant la mer Méditerranée, cela fait un total de pas moins de 21 kilomètres pour rallier Callelongue, depuis l'Estaque.
L'Huveaune et son affluent le Jarret, entièrement recouvert dans la partie urbaine de la ville, sont les principaux cours d'eau traversant Marseille avec le ruisseau des Aygalades. L'Huveaune et les Aygalades sont par définition des fleuves, mais ont des débits relativement faibles. Le système hydrographique du bassin de la ville est propre au milieu méditerranéen : le débit d'eau est faible mais ses cours d'eau connaissent des crues importantes en cas de pluies. L'eau est très fortement canalisée, souvent à la source même de ces cours d'eau, et irrigue l'ensemble du bassin[6]. Dans le cas des cours d'eau marseillais, ceux-ci sont ré-alimentés en eau par le trop plein du Canal de Marseille.
Depuis plus de dix ans l'Huveaune, juste après le point de confluence avec le Jarret, est déviée vers la station d'épuration des eaux de Marseille car son embouchure polluait les plages de la ville, l'eau traitée est ensuite rejetée au sud de la ville, dans les Calanques, par l'émissaire de Cortiou.
Marseille est alimentée en eau potable à 75 % par le Canal de Marseille (eaux de la Durance), et à 25 % par le Canal de Provence (eaux du Verdon).
Si la région Provence Côte d'Azur comporte des zones à risques sismiques en particulier dans les régions de Nice et d'Aix-en-Provence, les risques semblent négligeables pour Marseille[7].
Marseille bénéficie d'une durée exceptionnelle d'ensoleillement, avec plus de 2800 heures de soleil par année, notamment grâce au mistral, qui souffle en moyenne 93 jours par an. Il y a en moyenne 570mm de précipitations par an[8] et 81 jours de pluie (dont 39 dépassant 2.5 mm), principalement en automne-hiver. La température moyenne à Marseille est de 14,6 °C.
Malgré un climat généralement clément, des épisodes extrêmes sont enregistrés. Ainsi, le thermomètre a atteint - 16,8 °C le 12 février 1956 et + 40,6 °C le 26 juillet 1983. De même, bien que la moyenne annuelle de précipitations entre 1971 et 2000 ait été de 570 mm, le 19 septembre 2000 et le 1er décembre 2003 on a mesuré plus de 200 mm de pluie en 24 heures. Le 14 janvier 1987 [9] et le 7 janvier 2009 on a mesuré plus de 10 cm de neige, ce qui a complètement paralysé la ville[10],[11].
| Mois | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. | Total année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| nombre moyen d'heures d'ensoleillement | 150 | 155,5 | 215,1 | 244,8 | 292,5 | 326,2 | 366,4 | 327,4 | 254,3 | 204,5 | 155,5 | 143,3 | 2835,5 |
| Moyennes mensuelles de précipitations (mm) | 47,2 | 54,0 | 43,7 | 47,9 | 42,3 | 27,8 | 13,7 | 29,3 | 46,7 | 77,6 | 58,4 | 55,8 | 544,4 |
| nombre de jours de pluie >=0,1 mm | 9 | 8 | 8 | 8 | 7 | 6 | 3 | 4 | 6 | 8 | 8 | 9 | 84 |
| nombre de jours de pluie >=1 mm | 6,5 | 6 | 5,5 | 5,3 | 4,9 | 3,5 | 1,6 | 3 | 3,6 | 5,8 | 5.1 | 6 | 59 |
| Mois | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. | Moyenne année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| Températures minimales moyennes (°C) | 2,3 | 3,0 | 5,5 | 8,2 | 11,8 | 15,2 [16] | 17,9 | 17,7 | 15,0 | 11,2 | 6,5 | 3,3 | 9,8 |
| Températures moyennes (°C) | 6,5 | 7,5 | 10,4 | 13,0 | 17,0 | 20,7 [16] | 23,6 | 23,2 | 20,1 | 15,8 | 10,7 | 7,3 | 14,6 |
| Températures maximales moyennes (°C) | 10,8 | 12,1 | 15,2 | 17,9 | 22,1 | 26,1 [16] | 29,3 | 28,8 | 24,0 | 20,4 | 14,9 | 11,3 | 19,5 |
| Température moyenne de l'eau de mer (°C) | 14 | 15 | 15 | 15 | 16 | 18 | 24 | 25 | 23 | 19 | 17 | 13 | 18 |
| Mois | Janv. | Fév. | Mars | Avr. | Mai | Juin | Juil. | Août | Sept. | Oct. | Nov. | Déc. | Total année |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| nombre de jours de brouillard | 2,1 | 1,4 | 0,9 | 0,3 | 0,2 | 0 | 0,1 | 0 | 0,7 | 1,3 | 1,7 | 2,3 | 10,9 |
| nombre de jours d'orage | 0,6 | 0,9 | 1,0 | 1,2 | 2 | 2,6 | 1,7 | 2,9 | 2,7 | 2,5 | 1,5 | 0,7 | 20,2 |
| nombre de jours de neige | 0,8 | 0,4 | 0,1 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0,2 | 0,7 | 2,3 |
| nombre de jours de gel | 9,1 | 5,7 | 1,8 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 0 | 2,1 | 7,1 | 25,8 |
| nombre de jours de vent >=57,6 km/h | 10,7 | 8,2 | 10,4 | 11,1 | 5,8 | 7,0 | 8,5 | 6,1 | 6,7 | 8,0 | 8,7 | 9,1 | 100,3 |
| nombre de jours de vent >=100,8 km/h | 1,0 | 0,9 | 1,3 | 0,9 | 0 | 0,3 | 0,3 | 0 | 0,1 | 0,3 | 0,8 | 0,7 | 6,6 |
| | Le Rove | Les Pennes Mirabeau, Septèmes-les-Vallons, Simiane-Collongue, | Plan-de-Cuques, Allauch | | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| (la mer) | N | La Penne-Sur-Huveaune, Aubagne | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| O Marseille E | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| S | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| (la mer) | (la mer) | Cassis | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| Enclave: {{{enclave}}} | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Brest (5).
Enseignement
Établissements éducatifs
Brest relève de l'académie de Rennes. Celle-ci évolue sous la supervision de l'inspection départementale de l'Éducation nationale.
À l’unanimité de ses élus, le conseil municipal de Brest s’est engagé, le 5 octobre 2007, à proposer une initiation à la langue et la culture bretonnes dans toutes les écoles primaires publiques[34].
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Principal pôle économique de la pointe Bretagne, Brest dispose de nombreux établissements supérieurs et de recherche :
- Une université pluridisciplinaire : université de Bretagne Occidentale
- Un Institut universitaire de formation des maîtres
- Des grandes écoles :
- École nationale d'ingénieurs de Brest
- École nationale supérieure des télécommunications de Bretagne
- École nationale supérieure des ingénieurs des études et techniques d'armement
- Institut supérieur de l'électronique et du numérique
- École supérieure de commerce de Bretagne
- École navale
- École supérieure d'Arts de Brest
- École supérieure en microbiologie et sécurité alimentaire
- École nationale de musique
- Des organismes de recherche
Tous les quatre ans, depuis 1992, en juillet, Brest accueille la grande fête internationale de la mer, des bateaux et des marins. Le clou de la fête est la grande régate pendant laquelle l'ensemble de la flotte navigue de Brest à Douarnenez où se prolonge la fête, en longeant la côte rocheuse et découpée de la pointe bretonne, et passant pour beaucoup entre les Tas de Pois.
- Brest 1992 en fut la première édition. L'ouverture de laPenfeldaux civils constitua une attraction qui explique en partie le succès inattendu de la fête, avec près d'un million de visiteurs. Le moment fort de la fête fut sans conteste la mise à l'eau, le 14 juillet, d'unegoélette, réplique d'unavisodu début duXIXe siècle. Baptisée « La Recouvrance », du nom du plus célèbre quartier de Brest, elle porte haut les couleurs de la ville. Depuis cette époque elle propose des croisières, est présente à chaque fête et peut souvent être admirée dans le port de Brest, au quai Malbert.
- Brest 1996 s'est déroulée du 13 au 20 juillet 1996.
- Brest 2000s'est déroulée du13au17 juillet2000.
- Brest 2004s'est déroulée du10 juilletau15 juillet(au soir)2004. Elle a accueilli près de 2 000 voiliers traditionnels venant de 20 nations différentes. Cette fête apporte des nouveautés majeures par rapport aux précédentes fêtes, comme des jangadas (bateaux brésiliens), des bateaux vikings, des yoddlers.
- Brest 2008s'est déroulée du 11 au 17 juillet 2008.
Tous les jeudis soirs d'été depuis 1988, la Ville organise les Jeudis du Port, soirées de concerts gratuits et d'arts de la rue sur les quais du port de commerce, qui font rimer qualité artistique et succès populaire.
Tous les ans au mois d'avril, la Kevrenn Brest Sant-Mark lance le Printemps des sonneurs, qui permet à dix à vingt bagadoù de présenter au public leur répertoire de la saison à venir, après un défilé des différents bagadoù. Il se termine par un « triomphe » où les quelques centaines de musiciens jouent ensemble sur les marches de la mairie, place de la Liberté. Cette fête a pour origine le cinquantième anniversaire de la Kevrenn Brest Sant-Mark qui avait été créée pour récolter des fonds pour aider les victimes de l'explosion de l'Ocean Liberty en 1947. Brest avait déjà organisé de 1953 à 1970 le Festival des cornemuses, qui a inspiré en 1972 le Festival interceltique de Lorient.
Le Festival Européen du film court à lieu en novembre. Il est organisé par l’association Côte Ouest.
Le festival de musique électronique Astropolis, se déroule à Brest et au Manoir de Keroual, à Guilers, au début du mois d'août.
Le festival des "Beaux dimanches" de la rue Saint-Malo à Recouvrance, organisé par l'association Vivre la rue, mêle, tous les dimanches après-midi du printemps à l'automne, spectacles gratuits pour tous les âges et tous les genres dans des domaines artistiques et culturels variés : musique, arts de la rue, danse, théâtre, expositions, films et débats, etc.
D'autres festivals ont également vu le jour dans la ville comme celui du conte (en novembre), le festival de la radio et de l'écoute à Brest (en décembre, organisé par l’association Longueur d’onde) et enfin le Festival intergalactique de l’image alternative (en octobre, organisé par Canal Ti Zef).
La ville de Brest s'est vu confier le grand départ du Tour de France cycliste 2008, lequel fit le tour de la Bretagne en trois étapes.
- Équipements sportifs
- 1 patinoire
- 5 piscines couvertes
- 2 vélodromes
- 1 piste de bi-cross
- 3 golfs (pays de Brest)
- 1 swing golf
- 5 centres équestres
- 76 courts de tennis
- 1 site naturel d’escalade
- 4 grands murs d’escalade
- 1 aéro-club
- 75 terrains de grands jeux (football et rugby)
- 90 aires de jeux couvertes, gymnases, salles spécialisées
- 9 stands de tir
- 1 circuit couvert de karting
- équipements pour skate-board dans plusieurs quartiers
- 45 000 licenciés tous sports confondus
À noter que Brest Métropole a prévu la construction d'une grande salle de spectacles sportifs située sur la rive droite[35]. Les activités nautiques sont regroupées sous le label Station nautique, qui regroupe quatre centres nautiques dont le centre nautique brestois, ouvert toute l’année. Le port de plaisance de Brest, 1er port de plaisance de Bretagne comporte 1 460 places et 120 places visiteurs.
- Sports collectifs
- Stade Brestois : Football - L2
- Étendard de Brest : Basket-ball - Pro B
- Albatros de Brest : Hockey sur glace - D2
- HBF Arvor 29 : Handball féminin - Championnat de France D2|D1
- Tonnerre de Brest (Football américain) : Football américain - Ligue régionale
- Gaelic Football Bro Leon (Football gaélique) - Championnat de Bretagne
- Radios
- Télévisions
- Canal Ti Zef[40]: la télé différente.
- Télévision générale brestoise, TGB fabrique de la TV, à Brest et autour, en asso et sans but lucratif.
La ville de Brest dispose de :
- 8 maisons pour tous
- 9 patronages laïques
- 6 centres sociaux
et des associations thématiques telles que le GPAS, le CAP/CSF, le Bureau Information Jeunesse, l'Office des Retraités Brestois, etc.
Ces associations sont animées et gérées par des bénévoles. Elles sont souvent affiliées à une fédération d'éducation populaire.
Note : Certains personnages correspondent à plusieurs catégories. Ils sont listés uniquement sous la première catégorie leur correspondant.
- Amable-Emmanuel Troude, colonel et écrivain bretonnant
- Édouard Corbière, marin, écrivain, journaliste et armateur
- Berthe Sylva, chanteuse à succès de l'entre-deux-guerres
- Henri Queffélec, écrivain
- Hervé Bellec, écrivain et historien
- Charles Octave Blanchard, peintre né à Brest (1814-1842) ; second premier Grand Prix de Rome en 1836
- Louis Bréhier, historien
- Patrick Camus, peintre
- Léon Saint Armagh, écrivain
- Paul Bloas, peintre
- Louis Hémon, écrivain
- Mesoc, écrivain
- Roparz Hemon, linguiste et écrivain de langue bretonne
- Émile Rocher, peintre, sculpteur et céramiste
- Victor Segalen, médecin, écrivain
- Alain Robbe-Grillet, écrivain, cinéaste
- Pierre-Yves Moign, compositeur
- Jean-François Josselin, écrivain et journaliste
- Béatrice Dalle, actrice
- Pierre Brice, acteur
- Claude Le Prat, poète en langue bretonne (1875-1926)
- Yvan Le Bolloc'h, animateur TV, comédien, chanteur
- Joël Nédélec, animateur radio, RCF Rivages
- Jean Oberlé, dessinateur et peintre (1900-1961)
- Pierre Péron, peintre et illustrateur
- Les Collabos, Punk/Oi
- Al Kapott, Punk Rock culte
- Yann Tiersen, auteur compositeur interprète
- Les Goristes, groupe de chanteurs
- Tristan Nihouarn (Stan), Cédric Floc'h (Sammy), Éric Digaire (Éric) et Jean-François Paillard (Fañch), membres fondateurs du groupe Matmatah
- Christophe Miossec, auteur compositeur interprète
- Sugar Magnolia
- Georges Luce Trischler, sculpteur
- Thrashington D.C., groupe de fastcore
- Footnailsuckers, groupe de hardcore mélodique depuis 1998
- Patrick Thuillier, Poète
- Jim Sévellec, peintre de la Marine, faïencier.
- Emmanuel Auguste Dubois de La Motte, corsaire et gouverneur de Saint-Domingue ;
- Jacques Aymar de Roquefeuil et du Bousquet (1665/1744), chef d'escadre, lieutenant général des armées navales, gouverneur du port et de la ville Brest ;
- Aymar Joseph de Roquefeuil et du Bousquet (1714/1782), vice-amiral de France, commandant la Flotte du Ponant et la place de Brest ;
- François Marie d'Aboville (1730-1817), général d'artillerie, gouverneur de Brest ;
- Charles Alexandre Léon Durand de Linois, amiral ;
- Georges Thierry d'Argenlieu, amiral, religieux et résistant ;
- Philippe de Gaulle, amiral ;
- Émile Guépratte, amiral ;
- Louis-Émile Bertin (1840-1924), ingénieur général du génie maritime et savant.
- Antoine Choquet de Lindu, architecte et ingénieur de la Marine
- Louis-Alexandre Expilly de La Poipe, président de la commission sur la constitution civile du clergé et premier évêque constitutionnel de France
- Théobald de Lacrosse (1796-1865), homme politique français, ministre des Travaux publics à deux reprises sous la deuxième République
- Nathalie Lemel, anarchiste et féministe, membre de la Commune, née à Brest
- Henri Rieunier (1833-1918), amiral, ministre de la Marine, député, il fut major général de la Marine à Brest
- Albert Peyronnet (1862-1958), homme politique
- Gustave Hervé (1871-1944), homme politique
- Paul Simon (1886-1956), homme politique
- Eugène Deloncle (1890-1944), homme politique, cofondateur et dirigeant de La Cagoule
- Yves Guéna (né en 1922), homme politique (ancien ministre, ancien président du Conseil constitutionnel)
- Armand Corre, médecin et sociologue
- Prosper Garnot, médecin et naturaliste
- Alexis-Marie Rochon(1741-1817), astronome et navigateur
Brest (4).
Politique et administration
Depuis 1973, Brest forme avec 7 communes voisines une communauté urbaine, appelée Brest métropole océane.
Brest est divisée en 10 cantons :
- Le canton de Brest-Bellevue est formé d'une partie de Brest (20 287 habitants),
- Le canton de Brest-Cavale-Blanche-Bohars-Guilers est formé d'une partie de Brest et des communes de Bohars et Guilers (16 780 habitants),
- Le canton de Brest-Centre est formé d'une partie de Brest (21 285 habitants),
- Le canton de Brest-Kerichen est formé d'une partie de Brest (18 921 habitants),
- Le canton de Brest-Lambézellec est formé d'une partie de Brest (17 928 habitants),
- Le canton de Brest-L'Hermitage-Gouesnou est formé d'une partie de Brest et de la commune de Gouesnou (15 478 habitants),
- Le canton de Brest-Plouzané est formé d'une partie de Brest et de la commune de Plouzané (16 170 habitants),
- Le canton de Brest-Recouvrance est formé d'une partie de Brest (16 521 habitants),
- Le canton de Brest-Saint-Marc est formé d'une partie de Brest (22 383 habitants),
- Le canton de Brest-Saint-Pierre est formé d'une partie de Brest (14 909 habitants).
Depuis mars 2008, tous les cantons brestois ont un conseiller général PS ou divers gauche.
Brest rive gauche
- Brest centre
- Hôtel de ville / Saint-Michel
- Siam / Les Glacis
- Saint-Louis
- Saint-Martin
- Arsenal
- Bellevue
- Napoléon III
- Kerhallet
- Quizac
- Le Bergot
- Kerbernier
- Kergoat
- Lanrédec
- Le Bouguen
- Europe
- Pontanézen
- Le Dourjacq
- Kergonan
- Kérichen / Montaigne
- Pen-ar-Créach
- Ménez-Paul
- Kerbernard
- Kergaradec
- Lambézellec
- Lambézellec (bourg)
- Kérédern
- Loscoat
- Tréornou
- Kérinou
- Kerallan / Pen-ar-C’hleuz
- Bois de Sapin
- Bonne-Nouvelle
- Saint-Marc
- Saint-Marc (bourg)
- Pilier-Rouge
- Poul-ar-Bachet
- Le Guelmeur
- Kérangall / Kérampéré
- Port de commerce
- Le Bot / Pont-Neuf
- Petit-Paris
- Kéruscun
Brest rive droite
- Recouvrance / Prat-Lédan
- Les Quatre-Moulins
- Kérourien
- La Cavale Blanche
- Saint-Pierre
- Le Landais
- Quéliverzan
- Kéragaouyat / Le Cruguel
- Kérangoff
- Mesdoun
- Le Valy-Hir
- Larc’hantel / Sainte-Anne
La mairie principale de Brest se situe à l'Hôtel de Ville, place de la Liberté. Il existe 7 mairies de quartier (Centre 2, Bellevue, Saint-Marc, Saint-Pierre, Quatre-Moulins, Lambézellec et Europe).
Les sièges au sein du conseil municipal de Brest suite aux élections municipales de 2008 se répartissent comme suit :
| Groupe | Président | Effectif | Statut | ||
|---|---|---|---|---|---|
| PS | François Cuillandre | 44 | majorité | ||
| UMP | Laurent Prunier | 8 | opposition | ||
| Indépendants | Fortuné Pellicano | 3 | opposition |
Liste de l'ensemble des maires qui se sont succédé à la mairie de Brest :
Liste des maires successifs[29]
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| 1959 | 1973 | Georges Lombard | IPAS | Avocat, député du Finistère, sénateur, conseiller régional |
| 1973 | 1977 | Eugène Berest | UDF | Professeur de lettres au lycée de Brest, député |
| 1977 | 1982 | Francis Le Blé | PS | Chef de travaux de la Marine, conseiller général, président de la communauté urbaine de Brest |
| 1982 | 1983 | Pierre Maille | PS | Professeur, conseiller général du Finistère |
| 1983 | 1985 | Jacques Berthelot | RPR | Professeur |
| 1985 | 1989 | Georges Kerbrat | RPR | Médecin hospitalier |
| 1989 | 2001 | Pierre Maille | PS | Professeur, président de la communauté urbaine de Brest Conseiller général du Finistère (puis président du CG) |
| 2001 | 2008 | François Cuillandre | PS | Président de Brest métropole océane |
| 2008 | → en cours | François Cuillandre | PS | Président de Brest métropole océane |
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
- La préfecture maritime de l'Atlantique située dans le château de Brest.
- La sous-préfecture, occupe rue Parmentier l'aile gauche du bâtiment départemental dominant le cours Dajot, construit après la dernière guerre par l'entreprise Marc, l'aile droite hébergeant à l'origine la chambre de commerce et d'industrie de Brest, transférée dans les années 1980 à proximité de la gare SNCF, sur l'ancien parking de la gare routière. Désormais cette aile droite de l'ensemble immobilier sous-préfecture-CCI a été récupérée par les services du conseil général. La sous-préfecture a été agrandie dans les années 1990 par un appendice de style résolument moderne, dédié à l'accueil du public.
- Brest possède un tribunal de grande instance dont les bâtiments se situent rue Saint-Yves. Dans le cadre de la réforme des tribunaux, le TGI de Brest se voit doté d'un pôle d'instruction chargé de cette fonction pour l'ensemble du département.
- Par exception à la règle d'implantation des services départementaux de l'État dans la ville chef-lieu, signalons que la trésorerie générale du Finistère a son siège à Brest, square Marc-Sangnier.
La ville de Brest est jumelée avec plusieurs villes :
-
Denver (États-Unis) depuis 1956, -
Plymouth (Royaume-Uni) depuis 1963, -
Kiel (Allemagne) depuis 1964, -
Tarente (Italie) depuis 1964, -
Yokosuka (Japon) depuis 1970, -
Dún Laoghaire (Irlande) depuis 1984, -
Cadix (Espagne) depuis 1986, -
Qingdao (Chine) depuis 2004.
Jumelages-coopération :
-
Saponé (Burkina Faso) depuis 1989Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge Modèle:Jumelage/Ville en lien rouge/Modèle Lien absent, -
Constanţa (Roumanie) depuis 1993.
Protocole d'amitié :
Population et société
Brest est la plus grande ville de l’ouest breton, avec une population de 156 217 habitants en 1999, ce qui place Brest au 17e rang des villes françaises à cette date.
Le chiffre de 1936 inclut les communes voisines de Lambézellec (19 227 habitants), Saint-Pierre-Quilbignon (5 898 habitants) et Saint-Marc (14 233 habitants) qui seront intégrées dans le Grand Brest en 1945.
Voici ci-dessous, l'évolution démographique de la ville de Brest classés par date de recensement de 1793 à 1999.
Évolution démographique
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 24 180 | 25 865 | 22 130 | 26 361 | 29 860 | 29 773 | 48 225 | 55 820 | 61 160 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 54 665 | 67 833 | 79 847 | 66 270 | 66 828 | 69 110 | 70 778 | 75 854 | 74 538 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 84 284 | 85 294 | 90 540 | 73 960 | 67 861 | 69 841 | 79 342 | 74 991 | 110 713 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | - | - |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 136 104 | 154 023 | 166 826 | 156 060 | 147 956 | 149 634 | 144 548 | - | - |
| Nbre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes - Sources : Cassini[30] et INSEE | ||||||||
Voici ci-dessous, un tableau démographique du XXe siècle sur la ville de Brest classé par date de recensement.
Évolution de la pyramide des âges de la ville de Brest, comparaison entre l'année 1999 et 1982[31] :
|
|
Le nombre total de ménages brestois est de 70 552. Ces ménages ne sont pas tous égaux en nombre d'individus. Certains de ces ménages comportent une personne, d'autres deux, trois, quatre, cinq voire plus de six personnes. Voici ci-dessous, les données en pourcentage de la répartition de ces ménages par rapport au nombre total de ménages.
Les ménages
| Ménages de : | 1 personne | 2 pers. | 3 pers. | 4 pers. | 5 pers. | 6 pers. ou + |
|---|---|---|---|---|---|---|
| Brest | 45,2 % | 26,8 % | 12,4 % | 9,9 % | 4,2 % | 1,5 % |
| Moyenne nationale | 31 % | 31,1 % | 16,2 % | 13,8 % | 5,5 % | 2,4 % |
| Sources des données : INSEE[32] | ||||||
- L’adhésion à la charteYa d’ar brezhonega été votée par le conseil municipal le 16 juin 2006.
- À la rentrée 2007, 2,1% des enfants de la commune étaient inscrits dans le primaire bilingue[33].
Géographie de Saint-Pierre-et-Miquelon.
| Géographie de Saint-Pierre-et-Miquelon | |
|---|---|
| | |
| Continent | Amérique |
| Région | Amérique du Nord |
| Coordonnées | |
| Superficie |
|
| Côtes | 120 km |
| Frontières | Canada (maritime) |
| Altitude maximale | 240 m (morne de la Grande Montagne) |
| Altitude minimale | 0 m (océan Atlantique) |
| Plus long cours d’eau | Belle Rivière |
| Plus importante étendue d’eau | Grand Barachois (9 km²) |
Saint-Pierre-et-Miquelon est une collectivité d'outre-mer française située dans l'océan Atlantique, au large de l'île canadienne de Terre-Neuve, en Amérique du Nord.
Localisation
L'archipel de Saint-Pierre-et-Miquelon est situé au sud de Terre-Neuve, dans l'océan Atlantique Nord. Selon une direction nord-sud, il en est distant de 60 km. Les îles sont cependant plus proche de la péninsule de Burin, à 25 km à l'est. L'île Verte est située à mi-chemin entre Saint-Pierre-et-Miquelon et Terre-Neuve1.
Géographie physique
Saint-Pierre-et-Miquelon est un archipel de huit îles principales, Saint-Pierre (25 km²) et Miquelon (216 km²) étant les plus grandes. Au total, la superficie de l'archipel s'élève à 242 km, pour 120 km de côtes.
Saint-Pierre est entourée par plusieurs îles plus petites : Petit Colombier, l'île aux Marins, l'île aux Pigeons et l'île aux Vainqueurs au sud-est, et Grand Colombier au nord. Ces îles, inhabitées, ont toutes été habitées à une époque ou une autre2. Le village de Saint-Pierre, sur l'île Saint-Pierre, est le plus grand de l'archipel.
Saint-Pierre est séparée de l'île de Miquelon par un détroit de 6 km de large.
L'île de Miquelon est constituée de trois anciennes îles, géologiquement distinctes : Grande Miquelon (110 km²), Langlade (91 km²) et Le Cap (15 km²). Depuis XVIIIe siècle, un cordon littoral sableux de 13 km de long relie Grande Miquelon et Langlade. Le village de Miquelon est situé à la jonction entre Grande Miquelon et Le Cap.
Climat
Le climat de l'archipel est très humide et venteux. Les hivers sont longs et rigoureux. Le printemps et le début de l'été sont brumeux et frais. La fin de l'été et le début de l'automne sont ensoleillés.
- Revendications maritimes
- Eaux territoriales : 12 nmi (22,2 km
- Zone économique exclusive : 200 nmi (370,4 km
- Extrêmes d'altitude
- Point le plus bas : océan Atlantique, 0 m
- Point culminant : morne de la Grande Montagne sur l'île de Miquelon, 240 m
- Utilisation du sol (estimations en 1993)
- Terre arable : 13 %
- Cultures permanentes : 0 %
- Prés permanents : 0 %
- Bois et forêts : 4 %
- Autres : 83 %
Brest (3).
Histoire
Dès l’âge du bronze, la pointe de Bretagne se trouve sur la route de l’étain.
Le site de Brest faisait partie du territoire du peuple gaulois armoricain des Osismes ou Osismii. Ils occupaient à peu près l’espace du Finistère actuel.
La naissance de Brest correspond à la construction d’un camp fortifié romain nommé Gesocribate[22], à la fin du IIIe siècle. Ce castrum est contemporain des murailles de Vannes, Nantes, Rennes et Alet érigées à chaque fois avec le matériau prélevé sur les monuments publics de ces villes démolies pour cette occasion, indice d’une grande urgence : il fallait d’une part se protéger des assauts répétés de pirates dits « Saxons » ou « Frisons », des bagaudes, qui pillaient les campagnes et attaquaient même les villes non défendues, et d’éventuelles troupes barbares dont on craignait l’arrivée. D’autre part, le gouvernement impérial mettait en place une organisation militaire qui s’appellera au siècle suivant le Tractus armoricanus et nervicanus avec constitution d’une flotte, la Classis armoricana pour le contrôle des côtes.
Il a été proposé que la capitale des Osismes eût été transférée de Vorgium (Carhaix) à Brest, pour des raisons de défense et de contrôle maritime, et qu’elle aurait vu emménager à l’abri de ses murs les élites carhaisiennes. Mais il a été établi récemment que si Brest a reçu le cantonnement d’une légion romaine dans ses murailles, Carhaix est demeurée chef-lieu jusqu’à la dissolution des structures administratives gallo-romaines due à l’immigration bretonne.
Les Coriosolites ont été dans le même cas, doublant leur capitale (dans les terres) de Corseul par le port nouvellement fortifié d’Alet (l’actuelle ville de Saint-Servan, entre Manche et Rance). L’absence d’évêché attesté à Carhaix et Corseul, mais aussi à Brest et Alet (avant le VIIIe siècle pour cette dernière ville) est aussi à rechercher dans l’organisation religieuse des premiers Bretons continentaux, basée sur des abbayes-évêchés (Landévennec, Saint-Pol, Tréguier, Dol…). La dépopulation de Brest au IXe siècle lui fera préférer naturellement Saint-Pol-de-Léon et Quimper pour siège d’un diocèse divisé désormais entre Léon et Cornouaille : le souvenir des Osismes s’était évanoui.
Le castrum romain du IIIe siècle endommagé et en partie ruiné fut renforcé d’une nouvelle construction, le Castellum, bâti à l’intérieur du vieux Castrum par le comte Morvan de Léon pour se protéger des Normands qui ravageaient la région. Cette ville fortifiée deviendra château au XVIe siècle quand la population civile l’évacuera pour peupler les faubourgs. Le château sera modifié jusqu’au XXe siècle.
La ville de Brest comprenait deux paroisses, Saint-Louis (et sa trève Saint-Marc) et Saint-Sauveur, et faisait partie de l'archidiaconé d'Ac'h relevant de l'évêché de Léon.
Au Moyen Âge, la configuration de la côte et des dangers du large obligent la totalité du trafic maritime entre le Nord et le Sud de l’Europe à passer au pied des falaises et de l’abbaye Saint-Mathieu, dont dépend alors Brest, un des ports les plus importants de tout l’Occident.
En effet, la Penfeld a longtemps constitué par elle-même un excellent port naturel. Elle est abritée et presque dissimulée derrière un rocher d’environ 200 mètres dans sa plus grande longueur qui plongeait dans l’eau sur deux côtés et était isolé de la terre par un ravin sur son troisième côté.
Brest est tour à tour sous la domination du duc de Bretagne et du royaume d’Angleterre.
En 1593, Henri IV donne à Brest le titre de ville et en 1631, Richelieu fait de Brest un port militaire. Il crée alors le port et les arsenaux, sur les rives de la Penfeld. Ces constructions nécessitèrent une main-d’œuvre abondante qu’il fallut loger.
En 1683, Vauban fortifia la ville. À la fin du règne de Louis XIV la ville est désormais constituée et compte environ quinze mille habitants.
En 1686, venus par la mer à bord de l’Oiseau et de la Maligne, débarquent à Brest, trois ambassadeurs du roi de Siam accompagnés de six mandarins, trois interprètes, deux secrétaires et une vingtaine de domestiques, chargés de nombreux présents, ils venaient rendre visite au roi Louis XIV à Versailles. Empruntant à pied la rue Saint-Pierre, ils émerveillèrent les Brestois qui rebaptisèrent la rue en rue de Siam.
Au XVIIIe siècle, l’ingénieur brestois Antoine Choquet de Lindu dirigea les travaux du port et, en 1750, bâtit le bagne de Brest qui ne sera désaffecté qu’au milieu du XIXe siècle. Vidocq, fils d’un boulanger d’Arras et le plus célèbre forçat brestois, parviendra à s’en évader.
Parmi les amiraux de l’Ancien Régime qui ont commandé la Marine, le port et la ville de Brest, mention spéciale doit être faite de la dynastie des amiraux de Roquefeuil dont le père Jacques Aymar de Roquefeuil et du Bousquet puis le fils Aymar Joseph de Roquefeuil et du Bousquet ont occupé cette fonction pendant trente-trois ans à eux deux (1728-1740 puis 1761-1782). Une rue du quartier de Recouvrance porte encore leur nom.
Sous la Révolution, Brest prend une nouvelle importance. Ce grand port militaire doit à tout prix rester acquis à la France. En 1789, la ville s’engage majoritairement pour la Révolution. Plus grande ville de l’ouest de la Bretagne, on lui préféra pourtant Quimper comme chef-lieu de département du Finistère lors de sa création sous l’Assemblée constituante en 1791. En 1792, ce sont même les fédérés brestois qui, avec les fédérés marseillais, prennent les Tuileries, lors de la journée du 10 août, afin d’emprisonner le roi. Cependant, après la radicalisation révolutionnaire, notamment le coup d’État des Montagnards contre les Girondins en juin 1793, la commune de Brest, majoritairement girondine, se détache de la nouvelle orientation. Elle prend part à ce qu’on appelle alors le « fédéralisme ».
Après l’échec de ce mouvement, la répression est activée : le 5 février 1794, les représentants du peuple en mission, Tréhouart et Laignelot installent le Tribunal révolutionnaire de Brest, qui juge cent soixante-quinze personnes et condamne soixante-dix accusés à la guillotine. Parallèlement, la marine est redressée par André Jeanbon Saint André. Après la mort de Robespierre, la nouvelle arrive à Brest tardivement et n’engendre dans un premier temps aucun changement : la guillotine poursuit son travail. Toutefois, dès septembre, des prisonniers de la Terreur sont libérés : ceux-ci lancent un vaste mouvement d’opinion contre les Jacobins qu’ils appellent rapidement « terroristes ». Ils les accusent notamment d’avoir été sanguinaires et même d’avoir bu le sang des victimes (sans qu’il n’y ait aucune trace dans les sources). La surenchère amène finalement l’arrestation de la plupart de ceux qui ont été liés à la Terreur.
Les anciens notables de la ville, ceux qui avaient été au pouvoir lors des débuts de la Révolution, retrouvent leur influence et leur place au sein des organes de la ville. Ainsi, lors des élections de 1795 pour les nouvelles assemblées directoriales, trois Girondins sont élus. En 1800, Joseph Caffarelli est nommé préfet maritime.
La ville perd cependant beaucoup d’influence : en raison du blocus anglais permanent, la Marine est quasi paralysée et ne peut plus jouer le rôle d’avant-poste de la République. Ainsi, la ville connaît une phase d’accalmie. Le témoignage de Jules Michelet décrit bien l'ambiance de ce port en 1833 lors de sa visite, mais aussi les difficultés qu'y rencontre la Marine :
« À l'autre bout, c'est Brest, le grand port militaire, la pensée de Richelieu, la main de Louis XIV ; fort, arsenal et bagne, canons et vaisseaux, armées et millions, la force de la France entassée au bout de la France : tout cela dans un port serré, où l'on étouffe entre deux montagnes chargées d'immenses constructions. Quand vous parcourez ce port, c'est comme si vous passiez dans une petite barque entre deux vaisseaux de haut bord ; il semble que ces lourdes masses vont venir à vous et que vous allez être pris entre elles. L'impression générale est grande, mais pénible. C'est un prodigieux tour de force, un défi porté à l'Angleterre et à la nature. J'y sens partout l'effort, et l'air du bagne et la chaîne du forçat. C'est justement à cette pointe où la mer, échappée du détroit de la Manche, vient briser avec tant de fureur que nous avons placé le grand dépôt de notre marine. Certes, il est bien gardé. J'y ai vu mille canons[23]. L'on n'y entrera pas ; mais l'on n'en sort pas comme on veut. Plus d'un vaisseau a péri à la passe de Brest[24]. Toute cette côte est un cimetière. Il s'y perd soixante embarcations chaque hiver. La mer est anglaise d'inclination ; elle n'aime pas la France ; elle brise nos vaisseaux ; elle ensable nos ports[25]. »
— Jules Michelet, Histoire de France, 1861, Chamerot, Paris. (tome II, pages 9-10)
Après un siècle de marasme, le développement de Brest reprit sous le Second Empire. En 1856, Napoléon III permit à la ville de jeter un pont sur la Penfeld. L’empereur et l’impératrice furent reçus magnifiquement quand ils séjournèrent à Brest du 9 août au 12 août 1858. En reconnaissance de cet accueil, Napoléon III fit agrandir l’arsenal et prolonger deux lignes de chemin de fer jusqu’à Brest et créa le port de commerce.
En 1917, alors que la Première Guerre mondiale touche à sa fin, Brest devient port de débarquement des Étasuniens à destination des tranchées de la Première Guerre mondiale.
Pendant la Seconde Guerre mondiale, les troupes allemandes entrent à Brest le 19 juin 1940. Ils y construisent alors une base sous-marine. Les premiers bombardements des Alliés sur la ville commencent en 1941 et dureront jusqu’à l'occupation de la ville le 18 septembre 1944 par les troupes étasuniennes après un siège de quarante-trois jours, la bataille de Brest. Les dégâts sont immenses.
Barbara, un poème de Jacques Prévert rappelle la dramatique destruction de Brest dans ces quelques vers :
«»(…)
Oh Barbara
Il pleut sans cesse sur Brest
Comme il pleuvait avant
Mais ce n’est plus pareil et tout est abîmé
C'est une pluie de deuil terrible et désolée
Ce n’est même plus l’orage
De fer d’acier de sang
Tout simplement des nuages
Qui crèvent comme des chiens
Des chiens qui disparaissent
Au fil de l’eau sur Brest
Et vont pourrir au loin
Au loin très loin de Brest
Dont il ne reste rien.
La commune de Brest s'agrandit de façon importante en 1945, quand commença sa reconstruction, en absorbant trois communes voisines : Lambézellec, Saint-Marc et Saint-Pierre-Quilbignon. Les habitants réfugiés pour beaucoup dans d’autres régions (la Sarthe notamment) rentrent alors reconstruire sur les décombres du vieux Brest une ville nouvelle (1946-1961) selon les plans de Jean-Baptiste Mathon ; une ville enfin hygiénique (Brest d'avant guerre était connue comme l'une des villes les plus insalubres de France), débarrassée de ses remparts et aplanie (alors que la ville était très vallonnée jusque-là). Du vieux Brest il ne reste aujourd'hui quasiment rien . Seuls le château et une partie de Recouvrance dont la rue Saint-Malo et les faubourgs ont résisté aux bombes et à la reconstruction. On construisit des baraques en bois pour ceux qui n’avaient nulle part où aller. Une prise de guerre, un trois-mâts école allemand, rebaptisé Duchesse Anne, sert de logement militaire à partir de 1949[26]. Le plan de ville de la reconstruction puise ses influences dans le plan de Georges Milineau élaboré en 1929 et dans le mouvement moderne, mais respecte les formes géométriques dessinées par Vauban. À l'inverse de celui de villes reconstruites quasiment à l'identique comme Saint-Malo, il n'a pas été visé la conservation de l’esthétique et du patrimoine historique de la ville d'avant guerre, tant l'insalubrité était dans les mémoires ; le plan Mathon, bien vite adopté, est fondamentalement conservateur d'un point de vue organisation et n'eut pas l'ambition qu’eut celui d'Auguste Perret au Havre[27].
En mars 1950, débutent les grèves ouvrières des dockers et des ouvriers de la reconstruction, pour une augmentation de salaire. Suite à une manifestation agitée le 16 avril 1950, réunissant 1 000 à 2 000 ouvriers, des responsables du Parti communiste et de la CGT sont arrêtés. Le lendemain, 2 500 grévistes dénoncent ces arrestations et affrontent violemment les forces de l’ordre. La répression fait quarante-neuf blessés et un mort, Édouard Mazé, ouvrier de vingt-six ans tué par les CRS d’une balle dans la tête. Les syndicats lancent alors une grève générale en signe de deuil. Son enterrement réunit près de 20 000 personnes, tandis que l’Assemblée nationale décide de ne blâmer officiellement que la violence des grévistes[28].
Orientée de longue date vers l’industrie d’armement, Brest y puise sa prospérité d’après-guerre. Mais le déclin de cette industrie impose, à la fin du XXe siècle, la reconversion des activités économiques vers les services, la recherche et les nouvelles technologies.
Brest (2).
Urbanisme
Morphologie urbaine
Si Brest est connue pour son pont de Recouvrance, son arsenal militaire et sa rue de Siam, elle l’est aussi par son urbanisme décrié : d’abord louée comme la ville la plus moderne de Bretagne dans les années 1950-1960, surnommée « Brest la blanche » (dû à l’utilisation massive des enduits blancs qui étaient les seuls hydrofuges efficaces bon marché)[9], l’image de la ville ne tarda pas à se ternir dans les années 1970 ; les dernières années ont vu l’ébauche de coloration des façades dont beaucoup étaient devenues grises avec le temps.
Le château et la tour Tanguy sont les deux monuments les plus anciens dans une ville dont le bâti a été quasiment entièrement renouvelé dans sa partie historique après-guerre ; néanmoins, à Recouvrance, les cent mètres du bas de la rue Saint-Malo, authentique habitat populaire du XVIIIe siècle, constituent une promenade pittoresque qui rappelle la ville d’avant-guerre.
Le vieux Brest s’organisait autour de deux rues principales qui partaient de la porte Landerneau : La Grand-rue (renommée rue Louis-Pasteur en 1907), l’artère principale de la ville qui descendait jusqu’à l’arsenal, et la rue de Siam. Les bâtiments officiels et militaires étaient marqués par une architecture rigoureuse et classique. La Reconstruction a eu raison du peu que la guerre avait épargné : le bagne (1750) et les corderies, pourtant relativement épargnés, furent rasés pour faire place au boulevard Jean-Moulin à la fin des années 1940 ; la façade du théâtre (1766) ne subira le même sort qu’en 1960[10]. Un des rares témoins de cette époque est le bâtiment des commissaires dans l’arsenal.
Les constructions du Bâtiment aux Lions et de l’austère prison de Pontaniou, qui ne sera désaffectée qu’en février 1990[11], datent de Napoléon Ier.
Sous le Second Empire, Brest commence à changer de visage avec l'arrivée d'une architecture industrielle qu’illustrent les ateliers du plateau des Capucins, ainsi que d’autres bâtiments de l’arsenal et évidemment le pont National (aujourd’hui disparu et remplacé par l’actuel pont de Recouvrance depuis la Reconstruction), qui permit de relier Brest-même et Recouvrance. Le XIXe siècle vit aussi la ville se développer hors de ses murs, notamment avec l’Annexion, futurs quartiers Saint-Martin et Saint-Michel qui furent peu touchés par la Seconde Guerre mondiale.
L’Art déco tient une place importante dans le style architectural privilégié dans l’entre-deux-guerres, avec ses immeubles à bow-windows ; la présence américaine a poussé Brest à se moderniser et l’on y construit notamment le Palais du Commerce dit maison Esders (immeuble Art déco de 1926, architecte Aimé Freyssinet), l’hôpital Augustin-Morvan et une nouvelle gare[12]. On trouve aussi des lotissements mêlant style Art déco et régionalisme bon marché censés répondre aux besoins des ouvriers et des employés[13].
Entre 1940 et 1944, la ville subit les bombardements des alliés (principalement étasuniens). La ville sera la cible de 165 bombardements indiscriminés faisant d'innombrables victimes parmi les civils. Du 7 août au 18 septembre 1944, Brest reçoit 30 000 bombes et 100 000 obus. À l’issue des bombardements, sur les 16 500 immeubles que comptait initialement la ville, 7 000 sont totalement détruits (42 %). Sur les 4 000 immeubles du centre historique seuls 400 étaient intacts en septembre 1944. En 1944, seuls 200 immeubles étaient encore debout, dont 4 dans le centre-ville.
Les faubourgs de la ville n’ayant subi que peu de dégâts, les constructions de ces époques sont toujours bien visibles aujourd’hui dans le tissu urbain de Brest, par opposition à la vieille ville malheureusement disparue ; certains de ces immeubles donnent lieu localement à des opérations de rénovation[14].
Le centre-ville, débarrassé de ses remparts et reconstruit suivant les plans de l’urbaniste en chef Jean-Baptiste Mathon, l’ex-intra-muros, s’organise autour deux lignes fortes : un axe majeur nord-sud, la rue de Siam, avec pour extrémité la place de la Liberté avec l’hôtel de ville d’un côté et le pont de Recouvrance de l’autre ; et un axe mineur est-ouest bordé par nombre d’administrations publiques se terminant par le tribunal sur le cours Dajot en passant par l’immeuble de la banque de France et la place Wilson (ancien champ de bataille). En leurs intersections devait se trouver un forum que la librairie Dialogues (fondée en 1976) occupe depuis quelques années[15]. La place de la Liberté construite sur les anciens remparts a pour rôle de relier le cœur historique de la ville Brest-même avec ses faubourgs Saint-Martin ou l’Annexion en une espèce d’agora ; la place ne jouera ce rôle qu’après son réaménagement en 1996 par l’architecte Bernard Huet[16].
Venant casser ce style haussmannien simplifié, il n’y a guère que les bâtiments d’État qui ont le droit à un pavement en granite ainsi que les immeubles monumentaux de la place de la Liberté et de l’avenue Georges-Clemenceau (architectes Jean de Jeagher, Y. Francès et M. Philippe[18]), la nouvelle église Saint-Louis avec son parement de pierre de Logonna et l’immeuble Comœdia (architecte M. Ouchacoff). De l’avant-guerre dans l’ex-intra-muros, ne subsistent que quelques immeubles longeant le cours Dajot, un immeuble dans le bas de la rue du Château et l’ex-palais du commerce dans la rue d’Aiguillon.
Le nombre total de logements dans la commune est de 76 941[19]. Parmi ces logements, 91,7 % sont des résidences principales, 1,4 % sont des résidences secondaires et 6,9 % sont des logements vacants. Ces logements sont pour une part de 25,1 % des maisons individuelles, 72,1 % sont des appartements et enfin seulement 2,8 % sont des logements d'un autre type. Le nombre d'habitants propriétaires de leur logement est de 43,2 %[19]. Ce qui est inférieur à la moyenne nationale qui se monte à près de 55,3 %. Le nombre de locataires est de 54,1 % sur l'ensemble des logements qui est supérieur à la moyenne nationale qui est de 39,8 %[19]. On peut noter également que 2,7 % des habitants de la commune sont des personnes logées gratuitement alors qu'au niveau de l'ensemble de la France le pourcentage est de 4,9 %. Toujours sur l'ensemble des logements de la commune, 10,7 % sont des studios, 16,3 % sont des logements de deux pièces, 24,1 % en ont trois, 24,7 % des logements disposent de quatre pièces, et 24,2 % des logements ont cinq pièces ou plus[19].
Rénovation des halles Saint-Louis ; projet de stade (non confirmé) ; projet d'un zénith (non confirmé) ; rénovation du Mac Orlan ; et début des travaux du tramway août 2009, fin des travaux 2012 (si aucun retard).
Toponymie
En latin elle s'appelait Bresta super Caprellam, c'est-à-dire Brest-sur-Chevrette ou Brest-war-ar-C'havrig en breton ; la Chevrette étant l'ancien nom de la Penfeld. Plusieurs hypothèses prévalent quant à l'origine de son nom. Pour certains, son nom en français proviendrait du nom breton qui serait une forme abrégée de Beg ar Rest (la pointe du château). Pour d'autres, dans son nom, qui n'est pas directement traduisible en français, on retrouverait l'élément /bre/, fréquent en toponymie bretonne sous les formes /bran/, /bre/, /brec’h/, /bren/, /bri/, qui signifie « mamelon, colline, mont »[20].
En français, Brest se prononce [bʁɛst], en breton [brest] et en gallo Brèsst.
Héraldique
| Les armes de Brest se blasonnent ainsi : Parti d’azur à trois fleurs de lis d’or et d’hermine plain ou Parti de France et de Bretagne. Ceci signifie que l’écu est divisé en deux dans le sens de la hauteur, que figurent sur la moitié gauche les armes de France (trois fleurs de lis dorées sur fond bleu) et sur la moitié droite les armes de Bretagne (hermine plain : un semis de mouchetures noires sur fond blanc). C’est dans un registre de délibérations du conseil municipal que figure, à la date du 15 juillet 1683, la première mention de ces armoiries brestoises [21]. |
Elles sont identiques à celles de la ville de Bourg-la-Reine.
Maison-Blanche (3 & fin).
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L'aile Ouest (West Wing) abrite le bureau du président et de ses principaux collaborateurs (soit près de 50 personnes). Le reste de l'équipe présidentielle ont leur bureau dans un bâtiment adjacent, mais en dehors de la Maison-Blanche, le Old Executive Office Building, désormais officiellement dénommé l'Eisenhower Executive Office Building et quelques uns dans l'aile Est. L'aile Ouest compte un rez-de-chaussée où se trouvent les principales pièces dont le bureau ovale et la Cabinet Room, un petit étage (qui ne couvre ni le bureau ovale, ni la Cabinet Room) et un sous-sol où se trouve la Situation Room.
L'aile Ouest fut construite à l'origine pour le président Theodore Roosevelt en 1902. Avant la construction de cette aile, le président et son personnel travaillaient au deuxième étage de l'actuelle résidence exécutive. Mais Théodore Roosevelt avec ses six enfants et son personnel se trouvait trop à l'étroit et fit donc construire cette aile supplémentaire à l'emplacement des serres de la Maison-Blanche. Il le fit relier au corps principal du bâtiment par une colonnade qui prolongeait la colonnade construite sous Thomas Jefferson. Ce bâtiment ne devait alors qu'être temporaire. À cette époque, le bureau du président se trouvait dans une pièce carrée au centre de cette nouvelle aile (à l'emplacement de l'actuelle Roosevelt Room).
En 1909, le président William Howard Taft fit transformer et agrandir l'aile Ouest et modifia l'intérieur du bureau présidentiel. Un point important de cette transformation fut sa forme ovale, rappelant les deux pièces ovales de la résidence exécutive et qui étant donnée sa forme, fut surnommé le « bureau ovale ». Le plan ovale était également un hommage au bureau du premier président américain George Washington à Philadelphie et du symbole de démocratie de l'époque52.
Le 24 décembre 1929, la veille de Noël, cette aile fut en partie détruite par un incendie d'origine électrique. Quand Franklin Delano Roosevelt devint président en 1933, il lança la troisième et dernière grande reconstruction et réorganisation, avec la construction d'un nouveau bureau ovale. Il détestait l'emplacement central d'origine parce qu'il manquait de fenêtres et qu'il recevait presque toute sa lumière par des lucarnes. Le nouveau bureau, placé dans le coin sud-est de l'aile, donnait aussi au président une plus grande intimité : il pouvait maintenant se déplacer entre le bâtiment principal et l'aile Ouest sans être vu de tout son personnel, comme c'était le cas avec le bureau précédent.
Franklin Roosevelt fit également construire une piscine pour lui permettre de s'exercer et de lutter contre sa maladie. En 1969, pour s'adapter au nombre de plus en plus important de journalistes accrédités à la Maison-Blanche, le président Richard Nixon décida de faire recouvrir la piscine inutilisée. La piscine est désormais la salle de presse de la Maison-Blanche, la James S. Brady Press Briefing Room, où le porte-parole du président donne des briefings quotidiens (une piscine extérieure sera plus tard construite au sud de l'aile Ouest). Elle a subi en 2007 une profonde rénovation avec l'installation de fibres optiques et d'écrans LCD pour afficher les tableaux et les graphiques pour un coût estimé à 8 millions de dollars53. Nixon fit également renommer la pièce qui se trouvait à l'emplacement du bureau présidentiel avant l'incendie de 1929 en Roosevelt Room, en l'honneur des deux présidents Roosevelt : Théodore Roosevelt qui construisit l'aile Ouest et Franklin Roosevelt qui la réaménagea et fit construire l'actuel bureau ovale. La Roosevelt Room était autrefois surnommée la Fish Room car Franklin Roosevelt y avait des aquariums et John Kennedy y exposait ses trophées de pêche. Traditionnellement, un portrait de Franklin Roosevelt était accroché au manteau de la cheminée de la Roosevelt Room durant une administration démocrate et un portrait de Theodore Roosevelt lors d'une administration républicaine (l'autre tableau se retrouvant alors sur un des murs latéraux, parmi d'autres). Cependant le président Clinton conserva sur le dessus de la cheminée le portrait de Theodore Roosevelt. Le portrait de Frankin Roosevelt lui fut retiré, avec d'autres tableaux, lors de la rénovation de la pièce en 2006 sous le second mandat Bush. Il fut réinstallé au début de la présidence Obama.
L'aile abrite également à l'étage du bureau ovale la Cabinet Room, où le Cabinet présidentiel (équivalent du gouvernement) se réunit54. Il est situé le long de la colonnade, séparé seulement du bureau ovale par le secrétariat du président. Au sous-sol de l'aile Ouest, se trouve la Situation Room, aménagée en 1961, où sont traitées les crises en temps réel ainsi que les renseignements55. Il s'agit d'une salle sécurisée mais non d'un bunker, le bunker de la Maison-Blanche se trouve sous l'aile Est et abrite le Centre opérationnel d'urgence présidentiel. La Situation Room permet au président de commander les forces américaines ou de suivre leurs opérations grâce à des systèmes de télécommunications sophistiqués. C'est dans cette pièce que John F. Kennedy avait géré la crise des missiles soviétiques à Cuba en 1962. Elle fut entièrement rénovée, agrandie et modernisée sous le mandat de George W. Bush permettant d'y tenir des réunions avec audio ou visioconférences sécurisées avec plusieurs autres entités gouvernementales ou militaires aux États-Unis ou outre-mer. Elle est entourée de bureaux annexes où quinze personnes travaillent à son fonctionnement et au renseignement dont six appartiennent à la CIA55.
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Entrée principale de l'aile Ouest au premier plan à droite et la résidence au fond, au mur éclairé. La photo est prise depuis le Old Executive Office Building
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L'aile Ouest en 1984 avec le bureau ovale (toit blanc) avec à gauche la colonnade Ouest (toit rouge). On aperçoit en bas à gauche la piscine découverte de la Maison-Blanche.
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Le bureau ovale en 2001 sous l'administration de George W. Bush.
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Réunion du Cabinet dans la Cabinet Room en 2006.
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George W Bush rencontre en 2006 des supporters de sa politique dans la Roosevelt Room.
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Inauguration de la nouvelle Situation Room en mai 2007 par George W. Bush.
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L'aile Est (East Wing) est une structure de deux étages qui, comme son nom l'indique se trouve sur le côté est de la résidence exécutive.
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Une première aile Est fut construite en 1902 sous la présidence de Theodore Roosevelt. Elle servait alors d'entrée publique pour la Maison-Blanche. Elle se composait principalement d'un hall et d'un corridor menant à la résidence exécutive, bordé par un grand vestiaire.
Le bâtiment tel qu'il existe aujourd'hui fut construit en 1942 sous la présidence de Franklin Roosevelt, essentiellement pour masquer l'abri anti-aérien qui venait d'être construit en dessous, abri devenu le Centre opérationnel d'urgence présidentiel (Emergency Operations Center ou PEOC), un bunker étanche et équipé en communications pour servir de centre d'opérations. C'est dans celui-ci que le vice-président Dick Cheney fut dirigé précipitamment par le Secret Service lors des attentats du 11 septembre 2001 (le président George W. Bush se trouvait alors en déplacement en Floride). Le vestiaire fut transformé en théâtre et salle de projection56.
Par la suite, les bureaux de la correspondance et de calligraphie de la Maison-Blanche (Graphics and Calligraphy Office) s'y installèrent, ainsi que la première ayant été employée par Eleanor Roosevelt, pour tenir le Secrétariat social de la Maison-Blanche (White House Social Secretary), chargé des événements sociaux du président et de la Maison-Blanche. Depuis Rosalynn Carter, en 1977, elle abrite également par intermittence, des bureaux et le personnel administratif au service de la Première dame (Office of the First Lady of the United States : « le bureau de la Première Dame des États-Unis »). Une colonnade fermée, l’East Colonnade la relie à la résidence exécutive, au long de laquelle se trouve un petit théâtre - salle de projection. Cette colonnade donne sur le Jacqueline Kennedy Garden, pendant du Rose Garden de l'aile Ouest.
Les visites guidées de la Maison-Blanche rentrent par cette aile, dans un lobby où sont accrochés les portraits des présidents et des premières dames, puis elles traversent la Garden Room, emprunte la colonnade Est jusqu'au foyer des visiteurs, une pièce assurant la jonction entre la colonnade et le rez-de-chaussée de la résidence exécutive.
Les jardins
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La Maison-Blanche et ses jardins couvrent environ 7,3 hectares. La Résidence exécutive et les deux ailes séparent deux jardins : un jardin au nord nommé North Lawn (pelouse Nord) donnant sur Pennsylvania Avenue et un grand jardin au sud nommé South Lawn (pelouse Sud).
Avant la construction du portique nord, la plupart de évènements publics avaient lieu sur la pelouse au sud. C'est Jefferson qui est à l'origine de l'aménagement paysager et du choix des plantations sur les pelouses du sud et du nord. Il prévoyait notamment de planter de grands arbres afin de rendre la maison invisible depuis la Pennsylvania Avenue. Dans la seconde moitié du XIXe siècle, des serres de plus en plus grandes ont été construites à l'ouest de la maison, à l'emplacement de l'actuelle aile Ouest. À cette époque, la pelouse nord était agrémentée de massifs de fleurs en terrasse.
Bien que les jardins de la Maison-Blanche aient accueilli bon nombre de jardiniers au cours de son histoire, la composition générale date de 1935 et a été conçue par Frederick Law Olmsted Jr., sous le mandat du président Franklin D. Roosevelt.
Sous l'administration Kennedy, le Rose Garden (« La Roseraie »), qui borde la colonnade Ouest, a été redessiné par Rachel Lambert Mellon. La petite pelouse centrale nouvellement créée ouvre sur le rez-de-chaussée de l'aile Ouest. Elle accueille par beau temps les conférences de presse ou d'autres évènements présidentiels.
La colonnade Est, quant à elle, est bordée par le Jacqueline Kennedy Garden, du nom de celle qui en est à l'origine. Le week-end du 23 juin 2006, un orme d'Amérique centenaire a été déraciné au nord du bâtiment, pendant l'une des nombreuses tempêtes qui ont balayé la côte orientale du pays (provoquant d'importantes inondations). Cet orme apparaît au verso des billets américains de 20 dollars. Il semble que cet arbre ait été planté entre 1902 et 1906, sous l'administration de Theodore Roosevelt. Les jardins accueillent également de très anciens magnolias à grandes fleurs, plantés par John Adams56 et Andrew Jackson.
La grande pelouse sud (South Lawn) s'étend devant la Maison-Blanche jusqu'à l'Ellipse, un parc public situé, entre la Maison-Blanche et le National Mall. Elle est bordée d'arbres de chaque côté. Ouverte en partie au public jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, elle fait désormais partie de l'enceinte fermée de la Maison-Blanche. Cette pelouse Sud sert pour certains évènements officiels comme les parades des cérémonies d'arrivée des visites d'État ou pour des évènements festifs comme la traditionnelle course aux œufs de Pâques (Easten Roll Eggs). Une route en ellipse découpe une pelouse centrale. Marine One, l'hélicoptère présidentiel, décolle et atterrit sur cette pelouse.
La route en ellipse est bordée par une piste souple pour le jogging installée sous l'administration Clinton56. On trouve également un green de golf sur le côté de la pelouse centrale du côté de l'aile Ouest tandis que de l'autre côté de la route, toujours côté ouest, se trouvent une piscine découverte (l'ancienne piscine couverte créée sous Franklin Roosevelt située sous la colonnade Ouest est devenue la salle de presse de la Maison Blanche sous Nixon), un terrain de tennis et basket et un petit jardin d'enfants.
Sécurité
La Maison-Blanche est le seul palais gouvernemental dans le monde qui est régulièrement ouvert aux visites du public29. Créée initialement comme une maison devant être ouverte au peuple, l'accès à la Maison-Blanche a longtemps été assez ouvert. Au fil du temps et des menaces, la sécurité s'est considérablement renforcée, outre une zone spéciale de protection aérienne au-dessus de Washington (protégeant également les autres bâtiments fédéraux), le périmètre clôturé autour de la Maison-Blanche s'est élargi, incluant désormais à l'ouest le Old Executive Office Building et la rue le séparant de la Maison-Blanche (West Executive Avenue) et à l'est le bâtiment du Trésor et sa rue (East Executive Avenue).
Suite à l'attentat d'Oklahoma City en 1995, il a été décidé de fermer à la circulation automobile la partie de Pennsylvania Avenue longeant le nord de la Maison-Blanche, à partir du 20 mai 199557. Cette voie était donc fermée depuis l'est du parc Lafayette jusqu'à la 17e rue. Depuis, la fermeture à la circulation a été étendue jusqu'à la 15e rue et East Executive Drive, une petite rue séparant l'est de la Maison-Blanche du bâtiment du département du Trésor, a été fermée au public. Cette rue servait pour la file d'attente des visites guidées de la Maison-Blanche.
La fermeture aux automobiles de la Pennsylvania Avenue a été critiquée par des groupes de défense des droits civiques à Washington D.C58. Selon eux, cette fermeture entrave la circulation inutilement et entre en contradiction avec le plan historique de la ville. Quant aux considérations de sécurité, ils notent que la Maison-Blanche est beaucoup plus éloignée de la rue que bon nombre d'autres bâtiments fédéraux sensibles. Mais la fermeture à la circulation est définitive, un réaménagement complet de cette partie de l'avenue la transformant en une vraie voie piétonne pavée et intégrant différentes mesures de sécurité a été achevée en 2004.
La sécurité du complexe de la Maison-Blanche est assurée par le Secret Service et l'United States Park Police.
Plusieurs intrusions ont eu lieu au cours de l'histoire de la Maison-Blanche, parmi lesquelles :
- en 1974, un hélicoptère de l'armée, volé par un soldat américain, atterrit sans autorisation sur la pelouse de la Maison-Blanche59,60 ;
- le 25 décembre 1974, un homme écrase sa voiture contre la porte nord de la Maison-Blanche et pénètre dans les jardins. Il se rend après négociations61 ;
- dans la nuit du 11 au 12 septembre 1994, un Cessna 150, piloté par Frank Eugene Corder, s'est écrasé sur la pelouse de la Maison-Blanche sans que le Secret Service n'y puisse rien faire62,63 ;
- lors des attentats du 11 septembre 2001, le rapport de la Commission d'enquête crédite les passagers du Vol 93 United Airlines, qui s'est écrasé en Pennsylvanie, d'avoir sauvé la Maison-Blanche ou le Capitole (mais selon les interrogatoires de Khalid Cheikh Mohammed, la cible prévue était le Capitole).
Le Secret Service publie des rapports64 sur les incidents et la sécurité de la Maison-Blanche. Voir également la liste des intrusions sur le Wikipédia en anglais : (en) White House intruders.
Ouverture au public de la Maison-Blanche
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Depuis son inauguration, la Maison-Blanche a une tradition d'ouverture au public. En effet, le président Jefferson a ouvert les portes de la résidence présidentielle le jour de sa deuxième investiture en 1805. Ce jour-là de nombreuses personnes, qui avaient assisté à son investiture au Capitole, l'ont suivi pour le féliciter dans la Blue Room. Cependant, au fil du temps, certaines de ces opérations portes ouvertes se sont révélées un peu turbulentes : en 1829, le président Andrew Jackson a dû s'installer dans un hôtel après que 20 000 citoyens eurent décidé de célébrer son investiture. Ses assistants ont finalement dû appâter la foule vers l'extérieur à l'aide de cocktails de jus de fruits et de whisky. Cette tradition s'est malgré tout perpétuée jusqu'en 1885, jusqu'à ce que Grover Cleveland organise une revue de troupes militaires en face de la Maison-Blanche, au lieu des traditionnelles portes ouvertes.
Jefferson autorisait également les visites guidées de sa demeure, pratique qui a perduré jusqu'à nos jours, excepté en temps de guerre, et a initié les traditionnelles réceptions annuelles du nouvel an et du 4 juillet (jour de la fête nationale américaine). Ces réceptions ont disparu au début des années 1930, même si le président Bill Clinton a tenté de rétablir, lors de son premier mandat, l'opération portes ouvertes du jour de l'an. L'accessibilité de la Maison-Blanche a malgré tout été conservée sous d'autres formes. Le président Abraham Lincoln se plaignait notamment qu'il était constamment ennuyé par des demandeurs d'emploi attendant pour obtenir un rendez-vous ou des faveurs, ou encore d'excentriques pourvoyeurs de conseils comme le « général » Daniel Pratt. Lincoln acceptait ces perturbations plutôt que de prendre le risque de s'aliéner l'associé ou l'ami d'un politicien puissant.
Les visites furent brièvement interrompues après l'assassinat de John Kennedy en novembre 1963 mais reprirent assez rapidement.
Mais à la suite des attentats du 11 septembre 2001, les visites furent interrompues avant d'être partiellement rétablies en septembre 200365. Les personnes désireuses de visiter la Maison-Blanche ne pourront désormais le faire qu'en groupe et après appel à leur représentant au Congrès56 et s'être soumis à une enquête de sécurité sur leur passé. Les visites se font de 7 h 30 à 12 h 30 du mardi au samedi
Les visites sont gérées par le White House Visitor Office. Elle débute au White House Visitor Center situé dans l'immeuble du Trésor, le Herbert C. Hoover Building, juste à l'est de Maison-Blanche, centre qui abrite également des expositions permanentes et temporaires accessibles à tous (collection d'environ 30 000 objets56). Ce centre est géré par la White House Historical Association (Association historique de la Maison Blanche).
Le site Internet de la Maison-Blanche
La Maison-Blanche possède son propre site officiel à l'adresse www.whitehouse.gov. Il a été conçu sous l'administration Clinton et mis en ligne le 17 octobre 1994. Il existe deux versions différentes du site qui se sont succédé au cours de sa présidence. Il a été remplacé en 2001 par le site de la présidence Bush. Ces différents versions sont désormais archivées par la National Archives and Records Administration, les Archives nationales des États-Unis, et sur les sites des bibliothèques présidentielles des anciens présidents où elles sont consultables en ligne (clinton1.nara.gov, clinton2.nara.gov et georgewbushlibrary.gov/white-house).
Elles font ainsi partie des premiers exemples de conservation de médias numériques.
Le site reprend l'activité de la présidence et des évènements de la Maison-Blanche ainsi que l'actualité de la First Lady, du vice-président et de son épouse. Quelques minutes seulement après la prestation de serment de Barack Obama, le 20 janvier, le site de l'ancienne présidence a été remplacé par le site officiel de la nouvelle présidence, l'adresse restant inchangée.
Il existe bien sûr des versions pastiches du site ou des détournements de flux. On peut notamment citer le site whitehouse.com qui était à l'origine un site de divertissement politique pour adulte qui est apparu en 1997, ou également le site whitehouse.org qui était une parodie du site officiel et qui dénigrait non seulement l'administration Bush, mais également la famille présidentielle et les proches du président.
Répliques de la Maison-Blanche
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Sous la présidence Truman, plusieurs ambassades et consulats américains ont été conçus sur le modèle de la Maison-Blanche.
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À Atlanta en Géorgie, un modèle presque à l'échelle existe, mais l'extérieur est moins précis. Il appartient au constructeur de maisons, Fred Milani, un citoyen américain né en Iran66.
À l'est de la ville d'Hangzhou en Chine, l'homme d'affaires et magnat du tourisme, Huang Qiaoling67 a construit pour son usage en 1999 un modèle en béton coulé. Ce modèle est presque exact du point de vue des dimensions extérieures mais s'écarte de l'original sur quelques détails (notamment l'angle d'attaque du portique nord). Il manque également des détails gravés sur le montant des fenêtres et au-dessus des portes. La disposition des pièces dans cette copie est également fantaisiste dans la mesure où le bureau ovale est placé dans la résidence centrale, à l'emplacement de la Blue Room dans la version originale. En face de cette réplique est reproduite une miniature de l'obélisque du Washington Monument. Il a aussi fait construire une réplique du mont Rushmore à l'échelle 1:3, au dos duquel sont logés les employés.
Une réplique en miniature de la Maison-Blanche et reproduisant ses principales pièces a été construite par John et Jan Zweifel et fait souvent l'objet d'expositions itinérantes à travers tous les États-Unis. Elle est sinon en partie visible au President Hall of Fame à Clermont en Floride.
Il existe aussi un autre modèle réduit à l'échelle 1:25, dans le parc Minimundus à Klagenfurt en Autriche, qui est d'une extrême précision et comprend les colonnades et les ailes Est et Ouest.
Autres résidences de la présidence
- Camp David, résidence de villégiature située dans une région montagneuse du Maryland, à 93 km au nord-est de Washington. Utilisé pour la première fois par Franklin D. Roosevelt pendant la Seconde Guerre mondiale.
- Western White House, nom donné par les médias à la résidence privée de certains présidents en exercice lorsqu'ils y séjournent régulièrement. Cette résidence privée bénéficie alors de fonds fédéraux pour améliorer sa protection et ses communications. La dernière Western White House (et officiellement nommée ainsi par son administration) fut le ranch texan du président George W. Bush à Prairie Chapel à Crawford. À ce jour (décembre 2009), ni les médias, ni le président Barack Obama n'ont désigné de Western White House même si ce dernier a indiqué qu'il essayerait de se rendre assez régulièrement en famille dans sa maison de Hyde Park à Chicago.
- Anciens yachts présidentiels : les présidents ont, par le passé, eu à disposition un yacht officiel, le plus souvent armé par l'US Navy et basé sur le Potomac ou la proche baie de Chesapeake. Le dernier, l'USS Sequoia, a été revendu sous Jimmy Carter en 1977.
Animaux
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Depuis John Adams, premier président à occuper la Maison-Blanche en 1800, tous les présidents, à l'exception de Chester A. Arthur (1881-1885)68, ont eu des animaux avec eux à la Maison-Blanche. Theodore Roosevelt (1901-1909) était probablement celui qui en eut le plus : ours, lézard, cochon, blaireau, poules, perroquet, cochons d'Inde et une multitude de chiens et chats et William H. Taft (1909-1913) avait une vache nommée Pauline, qui lui fournit du lait durant tout son mandat68. Les animaux de compagnie présents à la Maison-Blanche furent assez vite médiatisés et connus des Américains, participant à la « mythologie » du lieu. Parmi les plus célèbres on peut citer Fala (en), le Scottish Terrier de Franklin D. Roosevelt (1933-1945), Punshinka, fille de la chienne astronaute soviétique Strelka68, donnée en signe de paix par Nikita Khrouchtchev à John F. Kennedy (1961-1963), ou Barney, le scottish terrier de George W. Bush a qui le site Internet de la Maison Blanche consacrera régulièrement des pages dédiées avec informations, photos et vidéos. La recherche et l'arrivée à la Maison-Blanche du premier chien de la famille Obama, un chien d'eau portugais nommé Bo, provoqua un engouement médiatique et un important buzz sur Internet.
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Imagerie par résonance magnétique (6 & fin).
Les tumeurs primaires du myocarde sont très rares, avec une incidence estimée à moins de 0.3%, dont 75% de tumeurs bénignes ; les tumeurs secondaires, ou métastases de tumeurs extracardiaques sont en revanche plus fréquentes, d’une incidence au moins 20 fois plus élevée. De par sa capacité de caractériser les tissus mous, l’IRM cardiaque est un outil unique pour le diagnostic des tumeurs cardiaques. Des séries de coupes morphologiques en « sang noir » ou « sang clair » précisent l’anatomie et l’extension de la masse tumorale ainsi que sa relation avec les structures cardiaques et thoraciques. Des coupes ciné standard évaluent la fonction systolique des ventricules et détectent la présence d’épanchement péricardique. Pour la caractérisation tissulaire, on construit un plan coupant la masse tumorale de façon optimale, et l’on applique successivement différentes séquences afin d’en analyser sa composition. Le protocole idéal pour la caractérisation d’une masse myocardique n’est pas clairement défini, mais peut inclure des séquences en pondération T1 (comparaison de l’intensité de la masse tumorale avec l’intensité du myocarde normal, détection de contenu adipeux de signal hyperintense) associées ou non à une pré-impulsion de saturation de graisse, des séquences en pondération T2 (recherche d’œdème, pouvant suggérer une haute activité mitotique ou une composante kystique/myxomateuse), une séquence de perfusion de repos (évaluation de la vascularisation), l’analyse du rehaussement précoce (recherche de zones de thrombose ou de nécrose avasculaire) et de rehaussement tardif (recherche de fibrose ou de nécrose)85.
Il s’agit de la tumeur primaire cardiaque la plus fréquente. Elle est en général bénigne et se présente le plus souvent comme une masse gélatineuse, pédiculée, attachée au versant gauche du septum inter-auriculaire et flottant dans la cavité de l’oreillette gauche (75%). Dans 20% des cas, le myxome se situe dans l’oreillette droite, et rarement dans l’un ou l’autre ventricule. La croissance de cette tumeur est rapide. En IRM, le myxome est caractérisé par un signal intense en pondération T2, une bonne perfusion de repos et un rehaussement tardif hétérogène après injection de gadolinium. Un thrombus est parfois accolé à la masse tumorale, bien reconnaissable après injection de gadolinium86.
Le fibroélastome est une petite tumeur mobile et pédonculée, sise le plus souvent sur les valves cardiaques. Il est de signal hyperintense dans les séquences des rehausement tardif après injection de gadolinium87.
Situé le plus souvent au niveau du septum interauriculaire, le lipome peut être intra-myocardique dans une minorité de cas. De structure essentiellement cellulaire, le lipome présente un signal intense en pondération T1, qui s’annule complètement dans les séquences de saturation de graisse. Sa perfusion est peu marquée et son rehaussement tardif après injection de gadolinium est faible.
Tumeur bénigne peu fréquente, le fibrome est le plus souvent intra-myocardique au niveau ventriculaire, et peut mimer une hypertrophie myocardique localisée ou une cardiomyopathie hypertrophique. L’intensité de son signal en T1 est très proche de celle du myocarde normal mais on observe un intense rehaussement tardif après injection de gadolinium. Le centre de la tumeur se rehausse souvent plus faiblement, probablement en raison d’une plus faible vascularisation88.
Il s’agit d’une tumeur myocardique maligne. Rarement primaire, en général en association avec le HIV, elle se rencontre plus fréquemment au niveau cardiaque comme métastase d’un lymphome d’autre origine. Elle est caractérisée par une ou plusieurs masses polylobées infiltrant le muscle cardiaque et situées en général au niveau des ventricules. Une compression des cavités cardiaques, de l’anneau tricuspide ou des veines caves peut être observée. Un épanchement péricardique est souvent associé. L’IRM cardiaque est utile pour délimiter l’extension intra-thoracique de la tumeur, mais la caractérisation tissulaire manque de spécificité. On observe un signal homogène en pondération T1 et un signal intense en pondération T2, reflétant l’œdème tumoral. La perfusion est importante et le rehaussement précoce et tardif souvent inhomogènes, variant selon leur degré de cellularité.
Il s’agit des tumeurs malignes primaires les plus fréquentes au niveau cardiaque. Les types histologiques les plus fréquents sont l’angiosarcome et le fibrosarcome. Ces tumeurs sont volumineuses, de croissance rapide, infiltrant le plus souvent le myocarde de l’oreillette et du ventricule droits. Un épanchement péricardique hémorragique est fréquemment associé. La caractérisation tissulaire du sarcome en IRM est peu spécifique ; il n’est souvent pas possible de différencier un sarcome d’un lymphome cardiaque, bien que le signal du sarcome soit souvent décrit comme très hétérogène en pondération T1 en raison de fréquentes zones d’hémorragie intra-tumorale89. Un diagnostic par biopsie est essentiel afin d’orienter le traitement.
Vingt à quarante fois plus fréquentes que les tumeurs malignes primaires, les néoplasies secondaires sont souvent multiples et associées à un volumineux épanchement péricardique, avec ou sans tamponnade. Les tumeurs primaires le plus souvent associées à des métastases cardiaques sont les cancers du poumon et du sein (invasion directe par continuité ou dissémination hématogène ou lymphatique), les cancers du rein et le carcinome hépatocellulaire (invasion de la veine cave inférieure), ainsi que le mélanome, le lymphome et les sarcomes (par dissémination hématogène)90. Les caractéristiques morphologiques suggestives de malignité sont une localisation autre que le ventricule ou l’oreillette gauche, un signal inhomogène, un aspect infiltratif, une dimension supérieure à 5 cm, la présence d’un épanchement péricardique ou pleural, et la présence de rehaussement après injection de gadolinium. Aucune de ces caractéristiques n’est diagnostique de malignité à elle seule, mais la combinaison de plusieurs de ces caractéristiques augmente la probabilité d’une origine maligne91. Rappelons enfin que grâce à son large champ d’imagerie (field of view), l’IRM cardiaque permet dans le même temps de détecter une tumeur intrathoracique extracardiaque, la présence de métastases pulmonaires ou un comblement tumoral de la veine cave inférieure. Ces informations permettent également de mieux orienter le diagnostic final.
L’IRM procure une imagerie complète de l’aorte thoracique permettant la détection d’anévrysmes, de coarctation ou de dissection. La sensibilité de l’IRM cardiaque pour la détection d’une dissection aortique est excellente et comparable à celle de l’angio-CT ; toutefois, l’accès plus restreint à l’IRM en urgence favorise souvent l’utilisation du CT en phase aiguë. L’absence d’exposition aux radiations fait en revanche de l’IRM le procédé d’imagerie de choix pour le suivi de ces patients. En l’absence de dissection, l’IRM permet d’identifier d’autres causes de syndrome aortique aigu, comme l’hématome intramural, ou l’ulcère aortique. Le protocole d’imagerie comprend des séries de coupes axiales en « sang noir » et en « sang clair », des séries de coupes sagittales obliques, suivant l’axe de l’arche aortique, pour préciser l’anatomie de l’aorte, ainsi qu’une angiographie de l’aorte thoracique92. En cas de dissection, l’angiographie confirme la perméabilité des branches aortiques et détermine leur relation avec la vraie ou la fausse lumière de l’aorte. En cas de coarctation, l’IRM permet d’évaluer la sévérité de la sténose et l’abondance des vaisseaux collatéraux. La comparaison des débits en amont de la coarctation et au niveau de l’aorte diaphragmatique par cartographie de flux permet une quantification du flux collatéral. Si la coarctation a été traitée par stenting aortique, il est important de rappeler que la structure métallique du stent peut causer des artefacts de susceptibilité, particulièrement dans les séquences d’écho de gradient, rendant difficile l’évaluation de la perméabilité du stent. Le CT scan apporte un complément d’information important dans ces cas sélectionnés.
Les sociétés européenne (EuroCMR) et américaine (SCMR) d’IRM cardiaque émettent de multiples recommandations pour la bonne pratique de l’IRM cardiaque et la standardisation des techniques. Ces recommandations sont publiées dans la littérature médicale et décrivent le cursus reconnu de formation en IRM cardiaque93, proposent des protocoles d’imagerie standard94 et une systématique concernant la manière de rapporter les examens95.
L'étude des voies biliaires et pancréatiques par l'IRM de manière non invasive est une nouvelle approche des bilans d'imagerie des pathologies hépato-pancréatico-biliaires.
La méthode la plus utilisée actuellement est celle basée sur l’aimantation de l’hémoglobine contenue dans les globules rouges du sang. L’hémoglobine se trouve sous deux formes :
- les globules rouges oxygénés par les poumons contiennent de l’oxyhémoglobine (molécule non active en RMN) ;
- les globules rouges désoxygénés par le métabolisme des tissus contiennent de la désoxyhémoglobine (active en RMN car fortement paramagnétique).
En suivant la perturbation du signal de RMN émis par cette molécule, il est donc possible d’observer l’afflux de sang oxygéné, qui chasse le sang désoxygéné. Lorsqu'une zone du cerveau augmente son activité, un afflux de sang oxygéné lui parvient grâce à un mécanisme combinant la dilatation des vaisseaux sanguins à divers autres mécanismes mal élucidés, ce qui répond ainsi à la demande de consommation locale en dioxygène des cellules actives : c'est le signal BOLD. En faisant l’acquisition d’images pondérées T2* à une cadence rapide (environ une image toutes les secondes, voire moins), il est possible de suivre en direct, sous forme de film, les modulations de débit sanguin liées à l’activité cérébrale, par exemple lors d'une tâche cognitive.
Cette méthode consiste à mesurer par IRM des paramètres hémodynamiques ou de perméabilité des vaisseaux capillaires, dont les calculs dérivent d'un modèle mathématique appliqué aux données d'imagerie obtenues dans des conditions particulières. En général il s'agit de séquences dites dynamiques car avec une résolution temporelle élevée, permettant de suivre l'évolution de l'intensité de signal après injection d'un produit de contraste paramagnétique. Cette méthode permet de calculer le flux et le volume sanguin d'un tissu, et la perméabilité des capillaires (microvaisseaux) de ce tissu. Cette méthode semble très prometteuse en cancérologie pour déterminer quand une tumeur est cancéreuse, mais reste utilisée de façon très marginale compte tenu du haut niveau technique nécessaire. Actuellement, seules les universités américaines disposent de tels équipements.
L’imagerie du tenseur de diffusion (DTI) est une technique basée sur l'IRM qui permet de visualiser la position, l’orientation et l’anisotropie des faisceaux de matière blanche du cerveau.
Il permet l'étude de la présence et concentration de certains métabolites. Son application est encore rare, il demande des IRM de haut-champ (1,5 Tesla minimum et 3 Tesla pour obtenir des pics bien différenciés) et des formations spécifiques pour les radiologues.
Cependant la technique semble très prometteuse notamment en oncologie, par exemple, il permet de faire la différence entre récidive locale et nécrose post-radiothérapique dans un stade précoce avec une précision que, seule, une biopsie (invasive et parfois risquée) peut égaler.
Déroulement de l'examen médical IRM
Un examen IRM anatomique dure en général entre 10 à 30 minutes. Un ensemble complet d'examens prend souvent entre une demi-heure et une heure pleine. L'examen est absolument sans douleur. Le patient est allongé sur une table d'examen motorisée. Au cours de l'acquisition, il ne doit pas bouger : la table se déplace automatiquement pour le faire passer dans l'antenne. Les seules gênes à en attendre sont le bruit notable (mais assurément pas assourdissant) et la sensation d'enfermement (le corps étant dans un tube ouvert) pouvant poser quelques problèmes chez certains claustrophobes. En général, le ou les manipulateurs en électroradiologie médicale restent en contact constant avec le patient qui peut même faire une petite sieste (tout en restant immobile).
L'examen IRM se réalise sur un patient en pyjama ; il doit retirer montres, bijoux, ceinture, clés, carte de crédit à puce ou magnétique, pièces de monnaie etc... c'est-à-dire tout élément métallique qui pourrait être attiré par l'aimant. Les accompagnants (parents s'il s'agit d'enfants) doivent également se séparer de ces accessoires pour pénétrer dans la salle de l'appareil d'imagerie.
L'Imagerie par Résonance Magnétique a l'avantage d'apporter une bonne visualisation de la graisse, de l'eau, donc de l'œdème et de l'inflammation avec une bonne résolution et un bon contraste.
En particulier, l'IRM permet d'imager la fosse sous-tentorielle de l'encéphale, dont l'exploration est difficile en CT-scan à cause d'artéfact de durcissement de faisceaux.
Cette imagerie n'est pas adaptée à l'étude des tissus pauvres en protons comme les tendons et le tissu osseux.
Les éléments anatomiques étudiés par l'IRM :
- Le cerveau et la moelle épinière :
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- Diagnostic des maladies neurologiques inflammatoires (Sclérose en plaque),
- La fosse postérieure du cerveau est particulièrement bien visible par l'IRM (ce qui n'est pas le cas par le scanner cérébral),
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- Le rachis : Hernie discale et toutes les pathologies disco-somatiques, lésions traumatiques du rachis et de la moelle, la spondylodiscite infectieuse,
- Les viscères digestifs et pelviens ainsi que les muscles,
- Les articulations et les structures adjacentes (hanches, genoux, ménisques, ligaments croisés), notamment chez les sportifs,
- Les processus tumoraux, même osseux.
- Les gros vaisseaux comme l'aorte et ses branches (artères rénales, iliaques), les vaisseaux cérébraux et cervicaux sont étudiés pour le bilan de maladie athéromateuse, des dissections, sténoses (artérite oblitérante des membres inférieurs). L'artère pulmonaire peut être analysée par l'ARM dans le cadre de l'embolie pulmonaire.
- Les malformations artério-veineuses mais aussi les malformations cardiaques congénitales (tétralogie de Fallot, atrésie pulmonaire, transposition des gros vaisseaux).
- Les arbres hépato-biliaire et pancréatico-biliaire sont étudiés dans certaines pathologies hépatiques (CBP) et pancréatiques (tumeur du pancréas, insuffisance pancréatique exocrine) (cholangio-IRM) ainsi que le système porte (en ARM).
Les contre-indications96 au passage d'examen IRM sont :
- la présence de métaux susceptibles de se mobiliser dans le corps :
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- clips vasculaires cérébraux surtout chez les patients opérés d'un anévrisme cérébral.
- corps étranger métallique ferro-magnétique intra-oculaire ou dont la mobilisation exposerait le patient à des blessures. (Accident de chasse, accident de meulage...).
- valves cardiaques non compatibles, ce qui est le cas de la valve Starr-Edwards pré 6000. La plupart des valves cardiaques sont compatibles avec l'examen IRM.
- Les clips caves inférieurs, clips de trompe de Fallope ou stents coronaires nécessitent une précaution d'emploi. Les différentes prothèses (hanche, genou) ne sont pas des contre-indications.
- On respectera, malgré une compatibilité avérée, un délai après chirurgie. Celui-ci se situant généralement entre 3 et 6 semaines après la pose du matériel. Ce délai correspond au temps nécessaire pour que les différents tissus de l'organisme adhèrent au matériel et le "stabilisent".
- En revanche, il n'y a pas de délai postchirurgical après ablation de matériel, mais attention aux agrafes chirurgicales.
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- les dispositifs biomédicaux :
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- stimulateur cardiaque et défibrillateur cardiaque dont le fonctionnement peut être altéré par le champ magnétique et conduire à des troubles du rythme cardiaque potentiellement mortels.
- pompe à insuline.
- neuro-stimulateur.
- Dispositifs transdermiques (patchs)97. Certains de ces dispositifs possèdent un mince halo métallique de protection dans leurs couches superficielles qui peut être cause de brûlures. C'est le cas par exemple de Nitriderm TTS®, Scopoderm TTS® et Neupro® qui contiennent de l'aluminium98.
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- l'état du patient :
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- impossibilité de rester allongé (insuffisance cardiaque ou respiratoire avec orthopnée).
- impossibilité de rester immobile (patient pusillanime, enfants, troubles psychiatriques). Les examens d'imagerie peuvent le cas échéant être réalisés sous prémédication, voire sous anesthésie générale. Il convient alors d'utiliser le seul matériel d'anesthésie homologué pour entrer dans la salle d'IRM.
- la claustrophobie, qui peut faire l'objet des mesures citées précédemment.
- l'allergie au gadolinium ou à son chélateur/ligandnote 2 ou encore à l'excipientnote 3 rarissime. Cependant, le produit est très toxique par extravasation (nécrose des tissus). Il n'existe pas d'interaction connue avec d'autres médicaments.
- insuffisance rénale sévère (uniquement en cas d'injection de produit de contraste).
- la grossesse, en dehors d'indication formelle. Il n'a jamais été démontré d'effet délétère des champs magnétiques sur le fœtus. Mais, par précaution, seules les indications mettant en jeu le pronostic vital ou fonctionnel de la mère sont validées. En cas d'injection de gadolinium : il y a un passage lent de la barrière placentaire (constaté uniquement sur spécimen murin).
- allaitement : en cas d'injection de gadolinium uniquement : excrétion faible dans le lait maternel (constaté uniquement sur spécimen murin), recommandation de traite et élimination du lait pendant 24 à 48 heures suivant l'injection.
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Avec ces précautions, l'imagerie par résonance magnétique est totalement non invasive (excepté, s'il y a indication, l'injection de produit de contraste) et sans irradiation.
Maison-Blanche (2).
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Jacqueline Kennedy, la femme du président John Fitzgerald Kennedy (1961-1963), a mené la plus importante des redécorations de l'intérieur de la Maison-Blanche. Elle fit transformer l'intérieur de nombreuses pièces afin de leur rendre leur aspect du XIXe siècle, utilisant souvent des meubles de grande qualité entreposés et oubliés dans les sous-sols33. Henry Francis du Pont, du musée Winterthur, a dirigé le White House Fine Arts Committee (Comité des Beaux Arts de la Maison-Blanche). Des recherches furent conduites pour l'utilisation et la décoration des premières pièces principales de la maison. Chaque pièce fut décorée dans un style correspondant à différentes périodes des débuts de la République : le style fédéral pour la Green Room, le style Empire français pour la Blue Room, le style Empire américain pour la Red Room, le style Louis XVI pour la Yellow Oval Room et le style victorien pour la Treaty Room33. Des meubles anciens, ainsi que des tissus et des objets décoratifs ont été acquis, sur la base de documents historiques de chaque période. Une grande partie des antiquités, des peintures et des autres améliorations de la période Kennedy proviennent de riches donateurs, parmi lesquels la famille Crowninshield, Jane Engelhard, Jayne Wrightsman et la famille Oppenheimer.
Le Bureau du conservateur de la Maison Blanche (White House Office of the Curator) est créé.
La restauration Kennedy a eu comme conséquence de donner (re)naissance à une Maison-Blanche majestueuse qui rappelait l'intérêt des présidents Madison et Monroe pour la France. La quasi-totalité de l'inspiration française provient du décorateur d'intérieur, Stéphane Boudin de la maison Jansen à Paris33. Ce cabinet d'architecture d'intérieur a également conçu les intérieurs pour Elsie de Wolfe, Lady Olive Baillie, les familles royales de Belgique et d'Iran, la Reichsbank allemande pendant la période du national-socialisme et le château de Leeds dans le Kent. Le premier guide de la Maison-Blanche a été réalisé sous la direction du conservateur Lorraine Waxman Pearce, sous la supervision de Jacqueline Kennedy34. La vente de ces guides aide à financer les restaurations.
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Le Comité des Beaux-Arts des Kennedy est devenu par un ordre exécutif de Lyndon Johnson, après approbation du Congrès, le Comité pour la préservation de la Maison Blanche. Sa mission consiste à maintenir l'intégrité historique de la Maison-Blanche35. Le comité travaille en collaboration avec la famille du président, représentée par la première dame, le conservateur et l'huissier en chef de la Maison-Blanche. Depuis la création du comité, chacune des familles présidentielles a effectué des changements au sein des appartements familiaux36. Cependant, les changements afférents aux salles d'État doivent être approuvés au préalable par le comité.
Sous l'administration Nixon, Pat Nixon a totalement remis à neuf la Green Room, la Blue Room et la Red Room, en collaboration avec Clement Conger37. Avec plus de 600 objets nouvellement introduits, il s'agit de la plus importante acquisition réalisée sous une administration38. Son mari choisit de créer une salle de presse moderne à l'emplacement de l'ancienne piscine de Franklin Roosevelt39. Nixon ajoute également une piste de bowling dans le sous-sol de la Maison-Blanche40. Sous l'administration Carter, des ordinateurs et la première imprimante laser sont installés à la Maison-Blanche. L'utilisation de l'ordinateur s'accroit de plus en plus sous l'administration Reagan41. Reagan fait également retirer une innovation de l'ère Carter : un ensemble de panneaux solaires monté sur le toit et alimentant un chauffe-eau42,43. De nouvelles transformations sont entreprises dans les années 1980 par Nancy Reagan, l'épouse du président Ronald Reagan44. La Maison-Blanche obtient le statut de musée en 198844. Dans les années 1990, Hillary Clinton fit refaire certaines pièces par un décorateur de l'Arkansas, Kaki Hockersmith45. L'administration Clinton vit ainsi une rénovation de l’East Room, de la Blue Room, de la State Dining Room et de la Lincoln Sitting Room. Une nouvelle restauration de la Lincoln Bedroom, de la Green Room et de l’East Room sous l'administration du président George W. Bush45.
La Maison-Blanche est un des quelques bâtiments du gouvernement à Washington accessible aux personnes en fauteuil roulant. Des aménagements furent en effet effectués pendant la présidence de Franklin Delano Roosevelt qui devait se déplacer en fauteuil roulant, suite à une poliomyélite. D'ailleurs, dans les années 1990, à l'initiative de la directrice du Bureau des Visiteurs, une rampe d'accès fut ajoutée au corridor de l'aile Est. Elle facilite l'accès aux personnes à mobilité réduite pour les visites et les événements spéciaux, par le biais de l'entrée sécurisée du côté est. Le président ne sort de la résidence qu'en convois de voitures ou en hélicoptère. Le président Dwight D. Eisenhower fut le premier président à voyager en hélicoptère depuis la Maison-Blanche46.
Composition du bâtiment
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De nos jours, le petit groupe de bâtiments de la présidence est connu sous le nom de Complexe de la Maison-Blanche. Il comprend le bâtiment central appelée la résidence exécutive (Executive Residence), encadré par l'aile Est (East Wing) et l'aile Ouest (West Wing). Le Old Executive Office Building, un grand immeuble qui abrite le Bureau exécutif du président des États-Unis et le bureau du vice-président et situé à proximité immédiate de l'aile Ouest est quelquefois inclus sous ce terme.
Le fonctionnement au jour le jour de la Maison-Blanche est coordonné par l'huissier en chef de la Maison Blanche (White House Chief Usher).
Il est difficile de se rendre compte de la taille de la Maison-Blanche, car une grande partie est souterraine ou cachée par le paysage. En fait, elle comporte47 :
- 132 pièces29 ;
- 35 salles de bains ;
- des dizaines de bureaux, dont celui du président (le célèbre bureau ovale) ;
- 4 niveaux dans la Résidence exécutive ;
- 2 niveaux dans l'aile Est ;
- 3 niveaux dans l'aile Ouest ;
- une surface totale de 5 100 m229 ;
- 412 portes ;
- 147 fenêtres ;
- 28 cheminées ;
- 8 escaliers ;
- 3 ascenseurs ;
- un court de tennis / terrain de basket ;
- une piste de bowling ;
- une salle de cinéma ;
- une piste de jogging ;
- un green de golf ;
- une piscine ;
- 16 chambres à coucher.
Environ 1 800 personnes réparties en 16 services travaillent à la Maison-Blanche29. Cinq chefs travaillent à temps plein dans les cuisines de la résidence.
Le bâtiment original et historique de la Maison-Blanche se trouve au centre du complexe. Les deux colonnades (Est et Ouest), dessinées par Thomas Jefferson, servent à connecter le bâtiment principal aux deux ailes latérales. La résidence exécutive héberge les appartements du président, ainsi que les salles de cérémonies et de réceptions officielles. Elle comprend quatre niveaux plus deux niveaux de sous-sol à vocation technique et de stockage.
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Le rez-de-chaussée, le Ground Floor (rez-de-chaussée côté sud mais en sous-sol côté nord, la résidence exécutive ayant été construite sur une butte). Ce niveau comporte48 :
- le salon de réception des diplomates (Diplomatic Reception Room) ;
- la salle des Cartes (Map Room) ;
- le salon des Porcelaines (China Room) ;
- le salon Vermeil (Vermeil Room) ;
- la bibliothèque (Library) ;
- le Bureau du conservateur de la Maison Blanche (White House Office of the Curator) ;
- la salle de réunion
- les cuisines et différentes pièces de service.
Lors de la rénovation Truman le rez-de-chaussée a été agrandi, creusant des espaces sous le portique nord qui abritent différents ateliers (menuiseries, fleuriste, etc.) et réserves, ainsi qu'une piste de bowling. L'accès à l'aile Ouest (via la Palm Room) et à l'aile Est (via le Visitor Foyer) se fait à cet étage.
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Le premier étage, le State Floor est l'étage de réception. Il se compose de49 :
- le hall d'entrée (Entrance Hall ou Grand Foyer) et le Cross Hall ;
- le Grand escalier (Grand Staircase) depuis le hall d'entrée permet l'accès à l'étage supérieur (un escalier de service et un ascenseur ont été également rajoutés pendant la rénovation Truman) ;
- le salon Est (East Room), la plus grande pièce de la Maison-Blanche, servant à diverses manifestations publiques : conférences de presse, signatures présidentielles, concerts, etc. ;
- le salon Vert (Green Room) ;
- le salon Bleu (Blue Room) ;
- la salon Rouge (Red Room) ;
- la salle à manger d'État (State Dining Room) ;
- le salle à manger familiale (Family Dining Room).
Il ouvre d'un côté sur le portique Nord (entrée principale en rez-de-chaussée) et de l'autre côté sur le balcon Sud au 1er étage avec un accès au jardin par un double escalier.
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Le deuxième étage, le Second Floor, est l'étage de résidence de la famille présidentielle. Il accueille50 :
- le salon Ovale Jaune (Yellow Oval Room) ;
- la Salle d'attente Est (East Sitting Hall) ;
- le Hall Central (Central Hall) ;
- la Salle d'attente Ouest (West Sitting Hall) ;
- la Salle à manger du Président (President's Dining Room) ;
- le salon des Traités (Treaty Room) ;
- la chambre de Lincoln (Lincoln Bedroom) ;
- la chambre de la Reine (Queens'_Bedroom (en)).
Au sud, il ouvre sur le balcon Truman (Truman Balcony), qui fut rajouté au portique Sud sous la présidence Truman. Avant la construction de l'aile Ouest, le bureau du président et la salle de réunion du Cabinet se trouvaient à cet étage.
Le troisième étage, le Third Floor, est l'étage de détente pour la famille présidentielle. Il accueille51 :
- des chambres, une cuisine privée, un salon d'été ;
- une salle de billard, une salle de sport, un salon de musique, une serre, et quelques pièces de service.
Peu visible de l'extérieur, il ouvre sur le toit terrasse qui ceinture l'étage. Il s'agissait au départ de simples combles servant de logement pour les domestiques et de réserves. Il fut progressivement aménagé et agrandi pour l'usage privé de la famille présidentielle.
- Quelques pièces de la Résidence Exécutive
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Le Cross Hall
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La Red Room
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La Green Room
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La Blue Room
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La Vermeil Room
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La bibliothèque
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