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Manchester Mark I.
Le Manchester Mark I était un des premiers ordinateurs électroniques. Il fut développé à l'université de Manchester à partir de la Small-Scale Experimental Machine (SSEM), le premier ordinateur électronique à programme enregistré (en) en mémoire du monde. Il était également appelé Manchester Automatic Digital Machine (MADM) (« machine numérique autonome de Manchester »)1. Les travaux furent lancés en août 1948 et la première version fut opérationnelle en avril 1949. Un programme écrit pour chercher des nombres premiers de Mersenne fonctionna sans erreur pendant neuf heures dans la nuit du 16 au 17 juin 1949.
Le fonctionnement correct de la machine fut largement couvert par la presse britannique, qui utilisa l'expression « cerveau électronique » pour le décrire aux lecteurs. Cette description provoqua une réaction du directeur du département de neurochirurgie de l'université de Manchester, à l'origine d'un long débat sur la possibilité pour un ordinateur électronique d'être vraiment créatif.
L'objectif initial du développement du Mark I était de fournir un outil de calcul situé dans l'université de Manchester, pour permettre aux chercheurs de prendre de l'expérience dans l'utilisation en pratique d'ordinateurs, mais il devint aussi très rapidement un prototype sur lequel fut basée la conception du Ferranti Mark I. Le développement cessa à la fin de 1949, et la machine fut mise au rebut à la fin de 1950. Elle fut remplacée en février 1951 par un Ferranti Mark I, le premier ordinateur généraliste commercialisé du monde2.
Du point de vue historique, l'innovation essentielle du Mark I est l'inclusion de registres d'index, une innovation qui facilita la lecture séquentielle par un programme d'un vecteur de mots en mémoire. Trente-quatre brevets furent déposés à la suite du développement de la machine, et nombre d'idées dont était issue sa conception furent incorporées par la suite dans des produits commerciaux tels que les IBM 701 et 702 et le Ferranti Mark I. Frederic Calland Williams et Tom Kilburn, qui dirigèrent la conception de la machine, conclurent de leur expérience avec le Mark I que les ordinateurs seraient plus utilisés pour des applications scientifiques que dans le domaine des mathématiques pures. En 1951, ils commencèrent le développement du successeur du Mark I, doté d'une unité de calcul en virgule flottante. Cette machine, appelée Meg, exécuta son premier programme en 1954.
Contexte
En 1936, le mathématicien Alan Turing publia une définition d'une « machine à calculer universelle », un calculateur dont le programme était enregistré sur une bande, avec les données sur lesquelles il travaillait. Turing prouva qu'une telle machine était capable de résoudre tout problème mathématique pour lequel il est possible d'écrire un algorithme3. Pendant les années 1940, Turing et d'autres, comme Konrad Zuse, développèrent l'idée d'enregistrer le programme et les données dans la mémoire d'un ordinateur, au lieu d'une bande4, mais on considère généralement que c'est le mathématicien John von Neumann qui a défini cette architecture d'ordinateur, sur laquelle le Manchester Mark I était basé5.
La construction d'un ordinateur à architecture de von Neumann dépendait de la disponibilité d'un support de mémoire approprié. La Small-Scale Experimental Machine (SSEM), le premier ordinateur à programme enregistré en mémoire du monde, construit par l'université de Manchester, avait démontré la viabilité de l'enregistrement du programme en mémoire et du tube de Williams, une forme primitive de mémoire informatique basée sur un tube cathodique (CRT) standard, en exécutant son premier programme en juin 19486. Les premiers ordinateurs électroniques étaient généralement programmés par recâblage, ou par des panneaux de contrôle. Au contraire des ordinateurs modernes, ils n'avaient pas de programme séparé enregistré en mémoire. Il pouvait falloir plusieurs jours pour reprogrammer l'ENIAC, par exemple7 . D'autres chercheurs développaient des ordinateurs à programme enregistré en mémoire, notamment le Pilot ACE au National Physical Laboratory, l'EDSAC à l'université de Cambridge, l'EDVAC par l'armée américaine8. La SSEM et le Mark I se distinguaient essentiellement par l'utilisation de tubes de Williams comme support de mémoire, au lieu de lignes de délai au mercure9.
Le développement de la SSEM commença vers août 1948. Conçue essentiellement comme un prototype pour le Manchester Mark I, elle devait fournir à l'université un outil de calcul plus réaliste10. En octobre 1948, Ben Lockspeiser, scientifique en chef du gouvernement britannique, assista à une démonstration du prototype du Mark I au cours d'une visite à l'université de Manchester. Lockspeiser fut si impressionné par ce qu'il vit qu'il lança immédiatement un contrat gouvernemental avec l'entreprise locale Ferranti pour fabriquer une version commerciale de la machine, le Ferranti Mark I11. Dans sa lettre à l'entreprise, datée d'octobre 1948, Lockspeiser autorise la compagnie à « lancer le projet dont nous avons parlé, c'est-à-dire construire une machine à calculer électronique selon les instructions du professeur F. C. Williams »12 . À partir de ce moment, le développement du Mark I avait l'objectif supplémentaire de fournir à Ferranti le design sur lequel baser leur machine commerciale13. Le contrat du gouvernement avec Ferranti dura cinq ans à partir de novembre 1948, pour un montant estimé à 35 000 £ par an, soit environ 950 000 £ de 201011.
Développement et conception
La SSEM avait été conçue par l'équipe de Frederic Calland Williams, Tom Kilburn et Geoff Tootill. Deux étudiants les rejoigrent pour développer le Mark I : D. B. Edwards et G. E. Thomas. Le travail commença en août 1948. Le projet eut bientôt le double objectif de fournir à Ferranti le design sur lequel baser leur machine commerciale, le Ferranti Mark I, et de construire un ordinateur qui permettrait aux chercheurs de se rendre compte de l'utilisation possible d'une telle machine en pratique. La première des deux versions du Manchester Mark I, la version intermédiaire, fut opérationnelle en avril 1949 Cependant, cette première version n'avait pas les instructions nécessaires pour qu'un programme puisse transférer des données entre la mémoire principale et la nouvelle mémoire secondaire magnétique. Il fallait donc le faire en arrêtant la machine et en effectuant le transfert à la main. Ces instructions manquantes furent incorporées dans la version finale, qui fonctionnait complètement en octobre 194913.' La machine contenait 4 050 tubes électroniques et consommait 25 kilowatts14. Pour augmenter la fiabilité, des CRT spécialement fabriqués par General Electric Company furent utilisés dans la machine au lieu des tubes standard utilisés dans la SSEM2.
Le Mark I utilisait des mots de 40 bits, contre 32 bits pour la SSEM. Chaque mot contenait soit un nombre de 40 bits, soit deux instructions machine de 20 bits. La mémoire principale consistait en deux tubes de Williams contenant chacun une page de 32 mots de 40 bits. Un tambour magnétique capable d'enregistrer 32 pages supplémentaires étendait cette mémoire ; la capacité du tambour atteignait 128 pages dans la version finale. Le tambour de 30 cm15, appelée roue magnétique au début, contenait une série de pistes magnétiques parallèles à sa surface, chacune dotée de sa propre tête de lecture/écriture. Chaque piste contenait 2 560 bits, soit 2 pages (2 x 32 x 40 bits). Une révolution du tambour prenait 30 millisecondes. Pendant ce temps, il était possible de transférer les deux pages vers la mémoire principale ; cependant, le temps de transfert réel dépendait de la latence, le temps qu'il fallait à une page pour arriver sous la tête de lecture/écriture. L'écriture de pages dans le tambour prenait environ le double du temps de lecture13. La vitesse de rotation du tambour était synchronisée avec l'horloge principale, ce qui permettait l'ajout de tambours supplémentaires. Les données étaient enregistrées sur le tambour en utilisant une technique de modulation de phase que l'on appelle encore aujourd'hui codage Manchester16.
Le jeu d'instructions de la machine fut augmenté de 7 pour la SSEM à 26 au début, multiplications effectées par le matériel incluses. La version finale comptait 30 instructions. Dix bits de chaque mot étaient réservés pour représenter le code de l'instruction. Le temps d'exécution normal d'une instruction était 1,8 milliseconde, mais la multiplication était bien plus lente, en fonction de la taille de l'opérande17.
L'innovation la plus significative de la machine fut peut-être l'incorporation de registres d'index, que l'on trouve sur tous les ordinateurs modernes. La SSEM avait deux registres, réalisés par des tubes de Williams ; l'accumulateur (A) et le compteur ordinal (C). Comme les noms A et C étaient déjà pris, le tube contenant les deux registres d'index, appelés B-lines à l'origine, fut appelé B. Le contenu de ces registres pouvait être utilisé pour modifier le comportement d'instructions de programme, ce qui facilitait le parcours d'un vecteur de nombres enregistrés en mémoire. Le Mark I avait aussi un quatrième tube, (M), qui contenait les opérandes d'une multiplication16.
Programmation
Sur les 20 bits utilisés pour chaque instructions de programme, 10 contenaient le code de l'instruction, ce qui permettait de représenter 1 024 (210) instructions distinctes. La machine en avait 26 au départ10, ce nombre passa à 30 avec l'ajout des codes d'instructions permettant aux programmes de contrôler le transfert de données entre le tambour magnétique et la mémoire principale à tube cathodique. Sur la version intermédiaire, les programmes étaient entrés par des interrupteurs, et la sortie était affichée sous la forme d'une série de points et de traits sur un écran cathodique appelé périphérique de sortie, exactement comme sur la SSEM à partir de laquelle le Mark I avait été développé. Cependant, la machine finale, terminée en octobre 1949, bénéficiait en plus d'un téléscripteur avec un lecteur de ruban perforé à 5 trous13.
Le mathématicien Alan Turing, qui avait été nommé au poste symbolique de directeur adjoint au laboratoire des machines à calculer de l'université de Manchester en septembre 194810 , inventa un schéma de codage en base 32 basé sur le code Baudot, un standard pour les téléscripteurs, grâce auquel les programmes et les données pouvaient être lus et écrits sur le ruban de papier18. Le code Baudot associe un seul caractère à chacune des 32 (25) valeurs qui peuvent être représentées sur 5 bits. Ainsi, « 10010 » représente « D », « 10001 » représente « Z », et ainsi de suite. Turing ne changea que quelques-uns des codes standard ; par exemple, « 00000 » et « 01000 », qui signifient « aucun effet » et « retour à la ligne » dans le code de téléscripteur, étaient représentés par les caractères « / » et « @ », respectivement. Le zéro binaire, représenté par la barre oblique, était le caractère le plus fréquent dans les programmes et les données, ce qui produisait des séquences de la forme « /////////////// ». Un des premiers utilisateurs suggéra que le choix de Turing de la barre oblique était un choix subconscient de sa part, une représentation de la pluie vue à travers une vitre sale, reflétant le temps « réputé lugubre » de Manchester19.
Comme le Mark I avait des mots de 40 bits, il fallait huit caractères de téléscripteur de 5 bits pour représenter chaque mot. Ainsi, par exemple, le mot binaire « 10001 10010 10100 01001 10001 11001 01010 10110 » était représenté sur le papier par ZDSLZWRF. Le contenu de tout mot de la mémoire pouvait aussi être modifié via le clavier du téléscripteur et écrit sur son imprimante. La machine fonctionnait en interne en binaire, mais pouvait réaliser les conversions de décimal en binaire et de binaire en décimal nécessaires à ses entrées et sorties, respectivement15 .
Aucun assembleur n'avait été créé pour le Mark I. Il fallait écrire et entrer les programmes sous forme binaire, représentés par huit caractères de 5 bits pour chaque mot de 40 bits ; les programmeurs étaient encouragés à mémoriser les codes Baudot modifiés pour se faciliter le travail. Les données étaient lues et écrites par un lecteur de ruban perforé contrôlé par un programme. Le Mark I n'avait pas de système d'interruptions matérielles ; le programme continuait après le début d'une lecture ou d'une écriture jusqu'à l'arrivée d'une autre instruction de lecture ou d'écriture. À ce moment, la machine attendait que la première opération se termine20 .
Le Mark I n'avait que quelques routines de base pour les entrées/sorties en guise de système d'exploitation au Mark I2. Comme dans la SSEM à partir de laquelle il avait été développé, et au contraire de la convention moderne, les nombres étaient enregistrés en machine avec le bit de poids fort à gauche ; ainsi, « 1 » était représenté sur 5 bits par « 10000 », au lieu de « 00001 », le standard actuel. Les nombres négatifs étaient représentés par le complément à deux, comme sur la plupart des ordinateurs actuels. Dans cette représentation, la valeur du bit de poids fort dénote le signe d'un nombre : les nombres positifs ont un 0 à cette position et les nombres négatifs un 120. Donc, l'intervalle des nombres que l'on pouvait enregistrer dans chaque mot de 40 bits allait de −239 à +239−1 (de −549 755 813 888 à +549 755 813 887).
Premiers programmes
Le premier programme réaliste exécuté sur le Mark I chercha des nombres premiers de Mersenne, début avril 194921, qui fonctionna sans erreur pendant neuf heures dans la nuit du 16 au 17 juin 1949. L'algorithme fut écrit par Max Newman, chef du département de mathématiques à l'université de Manchester ; Kilburn et Tootill écrivirent le programme. Turing écrivit plus tard une version optimisée du programme, surnommée le « Mersenne Express »16. Le Manchester Mark I continua son travail utile sur les mathématiques entre 1949 et 1950, y compris une recherche sur l'hypothèse de Riemann et des calculs d'optique22.
Suites du projet
Tootill fut prêté par l'université de Manchester à Ferranti pendant quatre mois à partir d'août 1949 pour continuer le travail sur la conception du Ferranti Mark I23 . Le Manchester Mark I fut démonté et mis au rebut vers la fin de 195024 et remplacé quelques mois plus tard par le premier Ferranti Mark I, le premier ordinateur généraliste commercialisé du monde2.
Entre 1946 et 1949, l'équipe qui travaillait sur le Mark I et son prédécesseur, la SSEM, comptait environ quatre personnes en moyenne. Pendant cette période, 34 brevets furent déposés, sur la base du travail de l'équipe, par le ministère de l'équipement des armées puis par son successeur, le National Research Development Corporation (« Agence nationale de développement de la recherche »)1. En juillet 1949, IBM invita Williams aux États-Unis, tous frais payés, pour discuter de la conception du Mark I. L'entreprise exploita par la suite sous licence plusieurs des idées brevetées développées pour la machine, y compris le tube de Williams, pour la conception de ses propres ordinateurs, les 701 et 70225. L'innovation du Manchester Mark I qui influença le plus ses successeurs fut peut-être son incorporation de registres d'index, pour lesquels le brevet fut déposés aux noms de Williams, Kilburn, Tootil et Newman1.
Kilburn et Newman conclurent que les ordinateurs seraient plus utilisés pour des applications scientifiques que dans le domaine des mathématiques pures, et décidèrent de développer une nouvelle machine qui inclurait une unité de calcul en virgule flottante. Le travail commença en 1951. Le résultat fut une machine, appelée Meg, ou la megacycle machine, qui exécuta son premier programme en mai 1954. Elle était plus petite et plus simple que le Mark I, et beaucoup plus rapide dans la résolution de problèmes mathématiques. Ferranti produisit une version de Meg dans laquelle les tubes de Williams étaient remplacés par des tores magnétiques. Ce design fut vendu sous le nom de Ferranti Mercury26.
Impact culturel
Le fonctionnement correct du Manchester Mark I et de son prédécesseur, la SSEM, fut largement couvert par la presse britannique, qui utilisa l'expression « cerveau électronique » pour décrire les machines27. Lord Louis Mountbatten avait déjà introduit ce terme dans un discours donné à l'Institution britannique des ingénieurs radio le 31 octobre 1946, discours dans lequel il avait prédit l'évolution des ordinateurs primitifs disponible à cette époque28. L'enthousiasme qui suivit l'annonce, en 1949, du premier ordinateur moderne provoqua une réaction à laquelle ses développeurs ne s'attendaient pas : Sir Geoffrey Jefferson, professeur de neurochirurgie à l'université de Manchester, à qui on avait demandé de prononcer le discours de remise de la médaille Lister en juin 1949, choisit comme sujet L'esprit de l'homme mécanique. Son objectif était de discréditer le projet Manchester29. Dans son discours, il dit :
« Tant qu'une machine ne pourra pas écrire un sonnet ou composer un concerto en raison des pensées et des émotions qu'elle ressent, et non par le tirage au sort de symboles, nous ne pourrons pas admettre qu'une machine égale un cerveau ― c'est-à-dire, non seulement l'écrire, mais aussi savoir qu'elle l'a écrit. Aucune machine ne peut éprouver le plaisir d'avoir réussi, de douleur quand ses tubes fondent, être affectée par la flatterie, être attristée par ses fautes, être charmée par le sexe, être en colère ou malheureuse quand elle n'obtient pas ce qu'elle veut29. »
Le Times publia un article sur le discours de Jefferson le jour suivant, ajoutant que Jefferson prédisait que « le jour ne viendrait jamais où les gracieuses pièces de la Royal Society seraient converties en garages pour héberger ces nouveaux venus ». Ceci fut interprété comme une attaque directe contre Newman, qui avait obtenu une bourse de la Society pour continuer le travail de l'équipe Manchester. En réponse, il écrivit un article pour le Times dans lequel il affirmait qu'il y avait une forte ressemblance entre la structure du Mark I et le cerveau humain30. L'article de Newman contenait un entretien avec Turing, qui ajoutait :
« Ce n'est qu'un avant-goût de ce qui viendra, et que l'ombre de ce qui sera. Nous avons besoin d'expérience avec la machine avant de vraiment connaître ses capacités. Il faudra peut-être des années avant que nous réalisions les nouvelles possibilités, mais je ne vois pas pourquoi elle devrait rester en-dehors d'un quelconque champ normalement couvert par l'intellect humain et, à terme, le concurrencer sur un pied d'égalité31. »
JavaScript.
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| Apparu en | 1995 |
|---|---|
| Auteur | Brendan Eich |
| Développeur | Netscape Communications Corporation |
| Dernière version stable | 2.0[+/−] |
| Paradigme | Multi-paradigme |
| Typage | dynamique, faible |
| Normes | ECMA-262 ISO/IEC 16262 |
| Dialectes | JavaScript, JScript, ECMAScript |
| Influencé par | Self, Perl, C, Java |
| Implémentations | SpiderMonkey, Rhino, KJS, JavaScriptCore |
| Site Web | Mozilla |
JavaScript est un langage de programmation de scripts principalement utilisé dans les pages web interactives. C'est un langage orienté objets à prototype, c'est-à-dire que les bases du langage et ses principales interfaces sont fournies par des objets qui ne sont pas des instances de classes, mais qui sont chacun équipés de constructeurs permettant de générer leurs propriétés, et notamment une propriété de prototypage qui permet d'en générer des objets héritiers personnalisés.
Le langage a été créé en 1995 par Brendan Eich pour le compte de Netscape Communications Corporation. Le langage actuellement à la version 1.7 est une implémentation du standard ECMA-262. La version 1.8 est en développement et intégrera des éléments du langage Python. La version 2.0 du langage est prévue pour intégrer la 4e version du standard ECMA.
Histoire
Le langage a été créé en 1995 par Brendan Eich pour le compte de la Netscape Communications Corporation, qui s'est inspiré de nombreux langages, notamment de Java mais en simplifiant la syntaxe pour les débutants[1].
Brendan Eich a initialement développé un langage de script côté serveur, appelé LiveScript, pour renforcer l'offre commerciale de serveur HTTP de Mosaic Communications Corporation. La sortie de LiveScript intervient à l'époque où la NCSA force Mosaic Communications Corporation à changer de nom pour devenir Netscape Communications Corporation.
Netscape travaille alors au développement d'une version orientée client de LiveScript. Quelques jours avant sa sortie, Netscape change le nom de LiveScript pour JavaScript. Sun Microsystems et Netscape étaient partenaires, et la machine virtuelle Java de plus en plus populaire. Ce changement de nom servait les intérêts des deux sociétés.
En décembre 1995, Sun et Netscape annoncent[2] la sortie de JavaScript. En mars 1996, Netscape met en œuvre le moteur JavaScript dans son navigateur Web Netscape Navigator 2.0. Le succès de ce navigateur contribue à l'adoption rapide de JavaScript dans le développement web orienté client. Microsoft réagit alors en développant JScript, qu'il inclut ensuite dans Internet Explorer 3.0 en août 1996 pour la sortie de son navigateur.
Netscape soumet alors JavaScript à Ecma International pour standardisation. Les travaux débutent en novembre 1996, et se terminent en juin 1997 par l'adoption du nouveau standard ECMAScript. Les spécifications sont rédigées dans le document Standard ECMA-262.
JavaScript est décrit comme un complément à Java dans un communiqué de presse[2] commun de Netscape et Sun Microsystems, daté du 4 décembre 1995. Cette initiative a contribué à créer auprès du public une certaine confusion entre les deux langages, proches syntaxiquement mais pas du tout dans leurs concepts fondamentaux, et qui perdure encore aujourd'hui.
Le propos de JavaScript est de manipuler de façon simple des objets, au sens informatique, fournis par une application hôte.
La troisième édition d'ECMAScript, parue en 1999 correspond à la version 1.5 de JavaScript. Sa mise en œuvre par Microsoft est JScript. Adobe pour sa part, met en œuvre ces spécifications dans son langage ActionScript.
SpiderMonkey est le nom de la mise en œuvre en langage C du langage JavaScript utilisé dans Gecko, le moteur de rendu développé par Mozilla. SpiderMonkey est disponible sous la licence « MPL/GPL/LGPL tri-license ».
Versions du langage
Les versions récentes du langage JavaScript ont pour origine les spécifications de la norme ECMA-262 définissant ECMAScript. JavaScript est un sur-ensemble d'ECMAScript développé par la fondation Mozilla et par Adobe lui ajoutant les fonctionnalités suivantes :
Interpréteur basé sur les spécifications ECMA-262 3e édition.
Toutes les fonctionnalités de la version 1.5 plus :
- E4X
- extension de l'objet Array
- rapprochement des objets String et Array
Toutes les fonctionnalités de la version 1.6 plus :
- générateurs (instruction yield)
- itérateurs
- définition de tableaux par compréhension (var evens = [i for (i in range(0, 21)) if (i% 2 == 0)];)
- définition de portée locale (instruction let)
- assignation déstructurante (renvoi de valeurs multiples : [a,b] = maFonction())
Toutes les fonctionnalités de la version 1.7 plus :
- extension des fermetures d'expressions
- extension des expressions génératrices
- plus d'extras pour les tableaux
Interpréteur basé sur les spécifications du langage ECMAScript Edition 4 (aujourd'hui obsolète et remplacée par ES3.5), un standard rédigé par l'ECMA dans le document ECMA-262 4e édition.
- Mise en œuvre des spécifications ES4 en collaboration avec Adobe: projet Tamarin.
Utilisation
Du code JavaScript peut être intégré directement au sein des pages Web, pour y être exécuté sur le poste client. C'est alors le navigateur Web qui prend en charge l'exécution de ces programmes appelés scripts.
Généralement, JavaScript sert à contrôler les données saisies dans des formulaires HTML, ou à interagir avec le document HTML via l'interface Document Object Model, fournie par le navigateur (on parle alors parfois de HTML dynamique ou DHTML). Il est aussi utilisé pour réaliser des services dynamiques, parfois futiles, strictement cosmétiques ou à des fins ergonomiques.
JavaScript n'est pas limité à la manipulation de documents HTML et peut aussi servir à manipuler des documents SVG, XUL et autres dialectes XML .
Netscape et Microsoft (avec JScript dans Internet Explorer) ont développé leur propre variante de ce langage qui chacune supporte presque intégralement la norme ECMAScript mais possède des fonctionnalités supplémentaires et incompatibles, rarement utilisées dans le cadre de la programmation de pages web. Pourtant les scripts JavaScript sont souvent la source de difficultés. Le plus souvent, elles sont dues non à des problèmes de portabilité du langage (les différentes mises en œuvre respectant assez bien la norme ECMAScript), mais à la prise en charge des différentes versions des modèles d'objets (DOM) fournis par les navigateurs.
Face à ce problème on utilise souvent une construction du type :
if (monObjet.methode) { monObjet.methode(); }
Il est toutefois préférable d'utiliser une comparaison sur le type :
if (typeof(monObjet.methode) !== 'undefined') { monObjet.methode(); }
Ou mieux encore :
if (typeof(monObjet.methode) === 'function') { monObjet.methode(); }
On vérifie ainsi que monObjet a bien une mise en œuvre de methode que l'on peut alors utiliser. Le plus souvent, si un navigateur ne gère pas la methode de monObjet, il gère une méthode comparable methode2, et on peut alors adapter le code JavaScript au navigateur qui l'exécute :
if (monObjet.methode) { monObjet.methode(); } else if (monObjet.methode2) { monObjet.methode2(); }
Une autre méthode consiste à vérifier, côté serveur, le navigateur utilisé par le client et d'envoyer le code correspondant.
JavaScript est un des composants essentiels de la technique AJAX (Asynchronous Javascript And XML). La plupart des applications AJAX utilisent l'objet XMLHTTPRequest (XHR) pour envoyer une requête à un script serveur, et parser dynamiquement les résultats de ce dernier via DOM. Internet Explorer est le premier à proposer ce composant, sous forme d'un ActiveX, et ce dès la fin des années 90. Ce n'est qu'en 2002 que les développeurs commencent massivement à l'utiliser. Les versions d'Internet Explorer antérieures à la 7 ne géraient pas l'objet XHR tel que décrit dans les standards du W3C mais proposaient un contrôle ActiveX équivalent (à partir de la version 5), ce qui impose des fourches dans le code, tel que montré ci-dessus.
AJAX est une des technologies phares du mouvement Web 2.0 qui définit les interfaces riches permettant à l'internaute une plus grande interactivité avec la page Web.
JSON (JavaScript Object Notation) est un format utilisant la notation des objets JavaScript pour transmettre de l'information structurée, d'une façon plus compacte et plus proche des langages de programmation, que XML.
Malgré l'existence du DOM et l'introduction récente de E4X (voir ci-dessous) dans la spécification du langage JavaScript, JSON reste le moyen le plus simple d'accéder à des données, puisque chaque flux JSON n'est rien d'autre qu'un objet JavaScript sérialisé. De plus, malgré son lien historique (et technique) avec JavaScript, JSON reste un format de données structurées, et peut être utilisé facilement par tous les langages de programmation.
Toutes ces raisons sont probablement la cause de l'existence de l'acronyme AJAJ, en marge d'AJAX, où le format JSON est utilisé à la place du format XML, pour des résultats identiques.
Internet Explorer 8 intègre un support natif du format JSON[3].
JavaScript peut également être utilisé comme langage de programmation sur un serveur HTTP. Initialement, il était proposé sur les serveurs de Netscape, par la suite distribués par Sun Microsystems sous les noms iPlanet et Sun ONE, mais JScript peut aussi être utilisé sur les serveurs Internet Information Services de Microsoft. JScript peut d'ailleurs servir pour scripter une plate-forme Microsoft Windows via Windows Scripting Host (WSH).
On peut encore citer ActionScript, utilisé dans Macromedia Flash qui est aussi une mise en œuvre d'ECMAScript. Il permet de manipuler tous les éléments de l'animation, considérés comme des objets.
JavaScript est enfin utilisé dans la plate-forme de développement Mozilla, sur laquelle sont basés plusieurs logiciels comme des navigateurs Web, pour des tâches relatives à l'interface utilisateur et de communication interne (Exemple : les extensions de Firefox et Thunderbird sont installées à base de fichiers XPI utilisant le JavaScript. Voir aussi Prefs.js).
Depuis 2004, l'objet "js" de l'environnement de programmation graphique Max/MSP, permet d'ouvrir une fenêtre pour programmer en JavaScript, au sein même d'un programme Max/MSP.
JavaScript est aussi utilisé dans un contenu BIFS pour l'exploitation des événements. Pour cela la spécification BIFS fournit un nœud Script pour incorporer de l'ECMAScript.
Javascript peut être utilisé pour scripter les applications Adobe (Photoshop, Illustrator...), ce qui permet d'avoir des scripts indépendants de la plate-forme (Mac/Windows).
La suite bureautique OpenOffice.org permet d'utiliser JavaScript comme langage de macros (Linux/Mac/Solaris/Windows).
JavaScript est aussi utilisable en shell[4] ou avec les gadgets Vista.
Particularités du langage
// Portée dans une fonction function testA(nombre) { i = nombre; // affecte i globalement return i*2; } function testB(nombre) { var i = nombre; // affecte i localement return i*2; } var i = 1; alert(testA(2)); // affiche 4 alert(i); // affiche 2 car testA a modifié i globalement alert(testB(3)); // affiche 6 alert(i); // affiche 2 car testB a modifié i localement
<br/> // Portée dans une boucle var i = -1; for (var i = 1; i < 10; i++) {} alert(i); // affiche 10, étrangement n'affiche pas -1 car le i du for est accessible après la boucle // rien pour donner confiance en JavaScript for (i = 1; i < 10; i++) {} alert(i); // affiche 10
Une fonction anonyme est, comme son nom l'indique, une fonction qui n'a pas de nom.
//Exemple 1 var maFonction = function(message) { alert(message); } // affiche: ceci est un test maFonction('ceci est un test');
<!-- Exemple 2 --> <html> <body onload="setTimeout( function() { alert( 'chargement de la page terminé il y a une seconde et demie' ) }, 1500 );"> </body> </html>
Les fermetures sont une caractéristique aussi puissante que méconnue du langage. Il s'agit de la possibilité, pour une expression, d'accéder à des variables qui ne sont plus à sa portée.
//Exemple de fermeture function ajouteur(nombre) { function ajoute(valeur) { return valeur + nombre; } return ajoute; } var ajoute10 = ajouteur(10); ajoute10(1); // retourne 11
Dans l'exemple ci-dessus, la fonction interne ajoute10 a toujours accès au paramètre effectif nombre malgré le fait que l'appel à la fonction ajouteur soit terminé.
Un prototype est un objet JavaScript qui est utilisé lors d'un échec de résolution d'un nom sur son objet parent. Ce mécanisme est un type d'héritage : l'héritage par prototype.
function MonPrototype() { this.a = 1; this.b = function() { return 'prototype'; } this.e = 3; } function MaClasse() { this.c = 2; this.d = function() { return 'classe'; } this.e = 4; } MaClasse.prototype = new MonPrototype(); monObjet = new MaClasse(); monObjet.a; // 1 monObjet.b(); // 'prototype' monObjet.c; // 2 monObjet.d(); // 'classe' monObjet.e; // 4
En C, chaque instruction se termine par un point-virgule. Cette pratique a fait du point-virgule une obligation dans de nombreux langages inspirés de la syntaxe du C.
JavaScript est plus souple, permettant à une fin de ligne de marquer implicitement la fin d'une instruction. Le but est de faciliter l'usage du langage aux personnes inexpérimentées en programmation informatique. Mais cette souplesse introduit des effets inattendus[5] :
return true;
Le parseur JavaScript comprend cela comme deux instructions :
return; true;
alors que le programmeur pensait plus probablement à la seule instruction :
return true;
Les ouvrages de programmation avancés en JavaScript mettent en garde contre les effets inattendus de la déduction automatique de fin d'instruction et conseillent d'écrire un point-virgule à la fin de chaque instruction, ce qui n'empêche pas les surprises lorsqu'on oublie le point-virgule.
Les versions récentes de la mise en œuvre du langage JavaScript de SpiderMonkey supportent l'E4X. Il s'agit d'un support natif de XML ainsi que d'un support natif d'une syntaxe d'accès aux données XML (sorte de XPath)
Exemple :
var xml = <menu id="file" value="File"> <popup> <menuitem value="New" onclick="CreateNewDoc()" /> <menuitem value="Open" onclick="OpenDoc()" /> <menuitem value="Close" onclick="CloseDoc()" /> </popup> </menu>
Exemple d'accès aux données :
xml.popup.menuitem.(@value == 'New').@onclick
L'exemple ci-dessus récupère la fonction correspondant à l'action "New". Le résultat de l'évaluation est "CreateNewDoc()".
Autre exemple :
var item = 2; xml.popup.menuitem[item].@value
Le résultat de l'évaluation est "Close".
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Hacker (sécurité informatique).
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Un hacker est une personne qui montre une véritable passion pour la compréhension du fonctionnement intime des systèmes, ordinateurs et réseaux informatiques en particulier1.
En sécurité informatique, un hacker est un spécialiste dans la maîtrise de la sécurité informatique et donc des moyens de déjouer cette sécurité. Certains d'entre eux utilisent ce savoir-faire dans un cadre légal et d'autres l'utilisent hors-la-loi.
Hacker, dans sa signification relayée par les médias de masse, se réfère aux chapeaux noirs (pirate informatique). Afin de lever l'ambiguïté sur le terme hacker, cracker est souvent utilisé pour désigner les black hats, le démarquant ainsi de la culture académique des hackers telle que définie par Eric Raymond2.
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Terminologie
Le jargon informatique classe les hackers en plusieurs catégories en fonction de leurs objectifs, de leur compétence et de la légalité de leurs actes. Ce vocabulaire fait référence aux films de western, où le héros porte un chapeau blanc, et les méchants portent des chapeaux noirs.
- Les chapeaux blancs ou White hat : professionnels de la sécurité informatique (consultants en sécurité, administrateurs réseaux...) effectuant des tests d'intrusions en accord avec leurs clients et la législation en vigueur afin de qualifier le niveau de sécurité de systèmes. Certains hackers se considèrent comme white hat alors qu'ils transgressent les lois, leur but étant de prévenir les responsables des failles de leurs systèmes.
- Les chapeaux noirs ou Black hat : créateurs de virus, cyber-espions, cyber-terroristes ou cyber-escrocs, agissant la plupart du temps hors-la-loi dans le but soit de nuire, de faire du profit ou d'obtenir des informations. Ces hackers n'ont pas la même éthique que les White hats et sont souvent malveillants. Les plus malveillants sont alors appelés crashers.
- Les chapeaux gris ou Grey hat : s'ils n'hésitent pas à pénétrer dans les systèmes sans y être autorisés, ils n'ont pas de mauvaises intentions. C'est souvent l'« exploit informatique » qui les motive, une façon de faire la preuve de leur agilité. Cette catégorie recouvre le large panel de personnes se situant entre le black hat et le white hat.
- Les script kiddies ou Lamer, littéralement « gamins qui utilisent des scripts » : sans grande compétence, ceux-ci piratent surtout par désir de se faire remarquer, en utilisant des programmes codés par d'autres. Ces personnes ne sont pas à proprement parler des hackers, mais elles se considèrent généralement comme tels.
- les hacktivistes : agissant afin de défendre une cause, il n'hésitent pas à transgresser la loi pour attaquer des organisations afin de les paralyser ou d'obtenir des informations.
Il serait réducteur de généraliser le cas et d'en déduire que les white hats sont les gentils et les black hats sont les méchants. En effet, de nombreux débats se font entre les deux camps et aucun camp n'a réussi à prouver que le sien était la voie à suivre. De nombreux white hats ne servent que leurs intérêts alors que d'autres black hats protègent ceux des autres. C'est d'ailleurs un sujet de troll récurrent.
Associations de hackers célèbres
Les principaux groupes de hackers sont :
- Chaos Computer Club (groupe allemand, le plus grand groupe de hackers européen, créé en 1981). Attention à ne pas confondre avec son homonyme français.
- The Cult of the Dead Cow (créateur de Back Orifice 2000, un logiciel de prise de contrôle à distance)
- 2600 (groupe hacker new-yorkais ; la fréquence du sifflet du Captain Crunch était de 2600 Hz) ; et la branche 2600 pour la France.
- Hacking For Girliez (groupe de hackers féminins) ; responsable de nombreux piratages de sites comme ceux de la NASA, du New York Times ou de la firme Motorola.
Manifestations de hackers
Depuis la fin des années 1980, certains groupes organisent des « manifestations » régulières, comme :
- DEF CON : de nombreuses def cons ont été organisées depuis 1983
- Chaos Communication Congress (organisé par le Chaos Computer Club, tous les ans entre Noël et le jour de l'An)
- Chaos Communication Camp (organisé par le Chaos Computer Club, tous les quatre ans, depuis 1999)
- Black Hat Briefings
- Hackers on Planet Earth
- ToorCon
- Hackathon (organisé par le projet OpenBSD, tous les ans depuis 1999)
- Nuit du Hack : de nombreuses nuit du hack ont été organisées en France depuis 2003
- Hacker Space Festival : en France
D'autres rassemblements changent de nom à chaque fois, comme ceux organisés initialement par ce groupe des Pays-Bas uni autour du magazine Hack-Tic :
- Galactic Hacker Party en 1989
- Hacking at the End of the Universe en 1993
- acking In Progress en 1997 qui a rassemblé près de deux mille personnes
- Hackers At Large en 2001 qui a rassemblé plus de trois mille personnes
- What The Hack en 2005 qui a rassemblé plus de deux mille personnes
Hackers célèbres
- Daniel J. Bernstein : auteur de qmail et djbdns, également mathématicien et cryptographe.
- Bill Landreth : auteur du best-seller Le Pirate de l'Informatique : Guide de la sécurité informatique en 1985.
- Kevin Mitnick : s'infiltra dans certains des plus grands sites internet sécurisés, comme celui du Pentagone.
- Steve Wozniak : le cofondateur d'Apple a commencé par travailler sur des outils destinés au phreaking.
- Islam Brahimi : connu pour avoir accédé illégalement à plusieurs ordinateurs reliés à Internet en créant l'un des plus grands reseaux Botnet de 500 000 ordinateurs inféctés.
- H.D Moore3 : créateur de Metasploit
- Jon Ellch : plus connu sous le pseudonyme de Johnny Cash, il a particulièrement fait parler de lui en 2006 en démontrant avec son acolyte David Maynor l'existence de vulnérabilités dans les pilotes Wi-Fi, dont ceux d'Apple.
- Joanna Rutkowska : elle s'est fait connaitre de la communauté en 2006 grâce à la fameuse Blue Pill, un rootkit exploitant la technologie de virtualisation Pacifica d'AMD pour prendre le contrôle de Windows Vista.
- Gary McKinnon : accusé d'avoir pénétré dans 97 ordinateurs appartenant à l'US Army et à la NASA.
- Kevin Poulsen : connu sous le pseudonyme Dark Dante, il fut le premier hacker à être accusé d'espionnage aux États-Unis.
- Jon Lech Johansen : décryptage du contenu d'un DVD chiffré.
- George Hotz : plus connu sous le pseudonyme de GeoHot, il a craqué l'iPhone (2007) et la PlayStation 3 (2010).
- Julian Assange : ancien hacker, et principal porte-parole de WikiLeaks
- Harald Welte : pour son travail d'ingénierie inverse sur le protocole et les équipements GSM
- Karsten Nohl : pour son travail d'ingénierie inverse sur le chiffrement du protocole GSM et Mifare
- Anonymous : groupe de personnes combattant pour la liberté d'internet, le partage, etc… Ils sont contre la politique actuelle pour la plupart. Pour eux, elle n'a pas le droit de censurer quoi que ce soit sur internet, car il est fondé sur le partage et l'information. Ils ont déclaré une cyberguerre contre le gouvernement américain le 19 janvier dernier. Cette guerre est aussi appelée World War Web, à cause des origines diverses des milliers de hackers qui y participent (Corée, Japon, France, Canada, États-Unis…). Le nombre des membres d'anonymous (qui n'est pas formé que de hackers, mais aussi de manifestants par exemple) est estimé à quelques millions au total, mais ne cesse de s'accroître. Ils sont connus pour avoir piraté des sites comme celui de Sony, ou celui du FBI, du Palais de l'Élysée, ou même de la NASA. Ils ont mis au point dès leurs débuts un logiciel de DDoS appelé LOIC (Low Orbit Ion Canon), développé en C[réf. nécessaire]. (Il est à noter que les Anonymous ne sont pas une organisation structurée, mais plutôt une image donnée à (et que se donnent) un certain nombre de hackers4.)
Publications francophones en sécurité informatique
- Pirate informatique, édité par ID PRESSE, bimestriel, 32 pages, 2 €.
- MISC, édité par les Éditions Diamond, bimestriel, 84 pages, 8 €.
- Hackademy Magazine.
- Rafale.
- Réseaux & Télécoms.
- Le Virus informatique.
- Hackerz Magazine.
- Hacker News Magazine.
- Hacking Magazine.
Voir aussi les publications traitant de hacking et la catégorie "Publication en sécurité de l'information" des articles Wikipédia.
Productions audiovisuelles
- Le 15avril2011, France 4 diffusait Pirat@ge, un documentaire qui retrace l’histoire d’Internet grâce aux témoignages de ceux qui l’ont construit, les hackers. Y sont présents Andy Müller-Maguhn du Chaos Computer Club, John Drapper alias Captain Crunch, et Daniel Domscheit-Berg d’OpenLeaks, pour n'en citer que quelques-uns5.
Portail de la sécurité informatique
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General MIDI.
General MIDI est une norme visant à améliorer la compatibilité des instruments de musique électroniques compatibles avec la norme MIDI. Elle établit entre autres une numérotation des timbres que peut jouer l'instrument. Il est donc possible d'échanger des fichiers General MIDI sans connaître le matériel dont dispose le destinataire.
General MIDI niveau 1
En septembre 1991, la MIDI Manufacturers Association (ou MMA) et le Japan MIDI Standards Committee (JMSC) ont adapté la norme « General MIDI niveau 1 », aussi connue sous l'acronyme GM1. Elle visait à obtenir une compatibilité minimale entre les instruments MIDI.
Un instrument GM1 (synthétiseur, expandeur, carte son...) doit répondre aux critères suivants:
- 24 voies de polyphonie pour la mélodie et les percussions, ou 16 voies pour la mélodie et 8 pour les percussions. Toutes ces voies doivent être sensibles à la vélocité.
- 16 canaux MIDI pouvant chacun jouer un instrument (timbre, échantillon...) différent. Les percussions doivent être sur le canal 10
- 16 instruments doivent pouvoir être joués simultanément. Au moins 128 instruments et 47 percussions doivent être disponibles et leur numérotation est normalisée.
- Les messages de contrôle continus 1, 7, 10, 11, 64, 121 et 123, les RPN 0, 1 et 2, la pression et le pitch bend doivent être gérés.
- Certains messages système doivent être interprétés, parmi lesquels ceux d'accordage et les messages système GM1,
La correspondance entre numéros et instruments est strictement définie dans la norme GM1.
Le tableau suivant donne le classement par familles d'instruments :
| Programme | Famille |
|---|---|
| 1-8 | Piano |
| 9-16 | Percussions chromatiques |
| 17-24 | Orgues |
| 25-32 | Guitares |
| 33-40 | Basses |
| 41-48 | Cordes |
| 49-56 | Orchestre |
| 57-64 | Cuivres |
| 65-72 | Instruments à anches |
| 73-80 | flûtes |
| 81-88 | Synthétiseur solo |
| 89-96 | Nappes de synthétiseur |
| 97-104 | Effets de synthétiseur |
| 105-112 | Instruments ethniques |
| 113-120 | Percussions |
| 121-128 | Effets sonores |
-
- 000 00 Grand piano acoustique
- 001 01 Piano acoustique
- 002 02 Grand piano électrique
- 003 03 Piano bastringue (Honky-Tonk Piano)
- 004 04 Piano électrique (Rhodes piano)
- 005 05 Piano - effet chorus
- 006 06 Clavecin (Harpsichord)
- 007 07 Clavinet
-
- 008 08 Celesta
- 009 09 Glockenspiel
- 010 0A Boîte à musique (Music box)
- 011 0B Vibraphone
- 012 0C Marimba
- 013 0D Xylophone
- 014 0E Cloches tubulaires
- 015 0F Tympanon (Dulcimer)
-
- 016 10 Orgue Hammond (Hammond Organ, traduit par Orgue de Barbarie par Quicktime)
- 017 11 Orgue à percussion
- 018 12 Orgue - Rock
- 019 13 Grandes orgues (Church organ)
- 020 14 Harmonium (Reed Organ)
- 021 15 Accordéon
- 022 16 Harmonica
- 023 17 Accordéon tango (Bandonéon)
-
- 024 18 Guitare classique (Acoustic guitar (nylon))
- 025 19 Guitare sèche
- 026 1A Guitare électrique - Jazz
- 027 1B Guitare électrique - son clair
- 028 1C Guitare électrique - sourdine
- 029 1D Guitare saturée (Overdriven guitar)
- 030 1E Guitare avec distorsion
- 031 1F Harmoniques de guitare
-
- 040 28 Violon
- 041 29 Violon alto (Viola)
- 042 2A Violoncelle (Cello)
- 043 2B Contrebasse
- 044 2C Cordes - trémolo
- 045 2D Cordes - pizzicato
- 046 2E Harpe
- 047 2F Timbales (Timpani)
-
- 064 40 Saxophone soprano
- 065 41 Saxophone alto
- 066 42 Saxophone ténor
- 067 43 Saxophone baryton
- 068 44 Hautbois (Oboe)
- 069 45 Cor anglais
- 070 46 Basson (Bassoon)
- 071 47 Clarinette
-
- 072 48 Piccolo
- 073 49 Flûte
- 074 4A Flûte à bec
- 075 4B Flûte de pan
- 076 4C Bouteille - souffle
- 077 4D Shakuhachi
- 078 4E Sifflet
- 079 4F Ocarina
-
- 080 50 Signal carré (Lead 1 (square))
- 081 51 Signal dents de scie (Lead 2 (sawtooth))
- 082 52 Orgue à vapeur (Lead 3 (calliope lead))
- 083 53 Chiffer (Lead 4 (chiff lead))
- 084 54 Charang (Lead 5 (charang))
- 085 55 Voix solo (Lead 6 (voice))
- 086 56 Signal dent de scie en quinte (Lead 7 (fifths))
- 087 57 Basse & Solo (Lead 8 (brass + lead))
-
- 088 58 Fantaisie (Pad 1 (new age))
- 089 59 Son chaleureux (Pad 2 (warm))
- 090 5A Polysynthé (Pad 3 (polysynth))
- 091 5B Chœur (Pad 4 (choir))
- 092 5C Archet (Pad 5 (bowed))
- 093 5D Métallique (Pad 6 (metallic))
- 094 5E Halo (Pad 7 (halo))
- 095 5F Balai (Pad 8 (sweep))
-
- 112 70 Clochettes
- 113 71 Agogo
- 114 72 Batterie métallique
- 115 73 Planchettes
- 116 74 Timbales
- 117 75 Tom mélodique
- 118 76 Tambour synthétique
- 119 77 Cymbale - inversée
-
- 120 78 Guitare - bruit de frette
- 121 79 Respiration
- 122 7A Rivage
- 123 7B Gazouilli
- 124 7C Sonnerie de téléphone
- 125 7D Hélicoptère
- 126 7E Applaudissements
- 127 7F Coup de feu
On peut écouter ces sons sur le site http://www.buzzwood.com/midtest.htm
- 27 : Balais
- 28 : Roulement de balais
- 29 : Roulement de caisse claire
- 30 : Castagnettes
- 31 : Caisse claire 0
- 32 : Coup de baguette
- 33 : Grosse caisse 0
- 34 : Caisse claire avec rimshot
- 35 : Grosse caisse médium
- 36 : Grosse caisse haute
- 37 : Coup de métronome
- 38 : Caisse claire 1
- 39 : Claquement de main
- 40 : Caisse claire 2
- 41 : Tom basse grave
- 42 : Charley frappé
- 43 : Tom basse aigu
- 44 : Charley au pied
- 45 : Tom médium 4
- 46 : Charley ouvert
- 47 : Tom médium 3
- 48 : Tom médium 2
- 49 : Cymbale crash
- 50 : Tom aigu
- 51 : Ride
- 52 : Cymbale china
- 53 : Cymbale ride/cup
- 54 : Tambourin
- 55 : Cymbale splash
- 56 : Cencerro ou Cowbell
- 57 : Crash 2
- 58 : Vibraslap
- 59 : Cymbale ride aigue
- 60 : Bongo aigu
- 61 : Bongo grave
- 62 : Congas aigu sourd
- 63 : Congas aigu ouvert
- 64 : Congas grave
- 65 : Timbales aigu
- 66 : Timbales grave
- 67 : Cloche agogo aiguë
- 68 : Cloche agogo grave
- 69 : Cabasa
- 70 : Maracas
- 71 : Sifflet aigu
- 72 : Sifflet grave
- 73 : Güiro court
- 74 : Güiro long
- 75 : Claves
- 76 : Woodblock aigu
- 77 : Woodblock grave
- 78 : Cuica assourdie
- 79 : Cuica ouverte
- 80 : Triangle tenu
- 81 : Triangle libre
- 82 : Shaker
- 83 : Grappe de clochettes
- 84 : Arbre à cloches
General MIDI niveau 2
General MIDI 2 a été normalisé en 1999. C'est un groupe d'extensions de GM1 augmentant le nombre de sons et de contrôles disponibles. Tous les appareils compatibles GM2 sont compatibles GM11.
Un instrument GM2 doit répondre aux contraintes suivantes:
- disposer de 16 canaux MIDI, 16 instruments mélodiques simultanés (tous canaux), 2 kits de percussion simultanés (canaux 10 et 11)
- répondre à de nombreux messages de contrôle, parmi lesquels: sélection de banque, modulation, temps de portamento, sostuento, temps d'attaque, réglages de vibrato, réglages de chorus, réglages de réverbération,
- disposer des instruments et des kits de percussion GM2
General MIDI lite
General MIDI Lite est une norme publiée en 2001. Elle cible des instruments n'ayant pas les capacités techniques pour répondre à toutes les contraintes de la norme GM1.
Un instrument GM Lite doit répondre aux contraintes suivantes:
- polyphonie de 16 notes
- jusqu'à 15 instruments simultanés
- un kit de percussions (canal 10)
- compatibilité avec quelques types de messages, parmi lesquels: modulation, volume, balance, expression, pitch bend.
- disposer des instruments et percussions GM1.
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Unicode (4 & fin).
| Points de code | Nom officiel du bloc | Commentaires | |
|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||
| 10000 | 1007F | Syllabaire linéaire B ou syllabaire mycénien | |
| 10080 | 100FF | Idéogrammes du linéaire B | |
| 10100 | 1013F | Nombres égéens | |
| 10300 | 1032F | Alphabet italique | |
| 10330 | 1034F | Gotique | voir langue Gotique |
| 10380 | 1039F | Ougaritique | voir langue Ougaritique |
| 10400 | 1044F | Déséret | |
| 10450 | 1047F | Shavien | |
| 10480 | 104AF | Osmanya | |
| 10800 | 1083F | Syllabaire chypriote | |
| 1D000 | 1D0FF | Symboles musicaux byzantins | |
| 1D100 | 1D1FF | Symboles musicaux occidentaux | |
| 1D300 | 1D35F | Symboles du Classique du mystère suprême | |
| 1D400 | 1D7FF | Symboles mathématiques alphanumériques | |
| 1FFFE | 1FFFF | non-caractères | |
| Points de code | Nom officiel du bloc | Commentaires | |
|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||
| 20000 | 2A6D6 | Supplément B aux idéogrammes unifiés CJC | |
| 2F800 | 2FA1F | Supplément aux idéogrammes de compatibilité CJC | |
| 2FFFE | 2FFFF | non-caractères | |
| Points de code | Nom officiel du bloc | Commentaires | |
|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||
| 3FFFE | 3FFFF | non-caractères | |
| 4FFFE | 4FFFF | non-caractères | |
| 5FFFE | 5FFFF | non-caractères | |
| 6FFFE | 6FFFF | non-caractères | |
| 7FFFE | 7FFFF | non-caractères | |
| 8FFFE | 8FFFF | non-caractères | |
| 9FFFE | 9FFFF | non-caractères | |
| AFFFE | AFFFF | non-caractères | |
| BFFFE | BFFFF | non-caractères | |
| CFFFE | CFFFF | non-caractères | |
| DFFFE | DFFFF | non-caractères | |
| Points de code | Nom officiel du bloc | Commentaires | |
|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||
| E0000 | E007F | Étiquettes | |
| E0100 | E01EF | Supplément de sélecteurs de variante | |
| EFFFE | EFFFF | non-caractères | |
| Points de code | Nom officiel du bloc | Commentaires | |
|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||
| ☒F0000 | FFFFD | Zone supplémentaire A à usage privé | |
| FFFFE | FFFFF | non-caractères | |
| ☒100000 | 10FFFD | Zone supplémentaire B à usage privé | |
| 10FFFE | 10FFFF | non-caractères | |
Les zones à usage privé indiquées par le symbole ☒ ne contiennent pas les mêmes œils d’une police à l’autre et doivent donc être évités pour le codage de textes destinés aux échanges entre systèmes hétérogènes. Toutefois ces points de codes à usage privé sont valides et peuvent être utilisés dans tout traitement automatisé conforme aux normes Unicode et ISO 10646, y compris entre systèmes différents s’il existe un accord mutuel privé concernant leur usage.
En l’absence d’accord entre les deux parties, des systèmes utilisant ces caractères peuvent rejeter les textes les contenant, car les traitements qu’ils leur font subir pourraient ne pas fonctionner correctement ou causer des problèmes de sécurité; les autres systèmes qui n’attribuent aucune fonction spéciale à ces caractères doivent en revanche les accepter comme valides et les conserver comme partie intégrante des textes, comme s’il s’agissait de symboles graphiques, même s’ils ne savent pas les afficher correctement.
Les non-caractères listés sont des points de code valides, mais ils ne sont pas (et ne seront jamais) assignés à des caractères normalisés. Leur usage dans le codage de textes transmis entre systèmes (même si identiques) est interdit, car il est impossible de les rendre compatibles avec les formes de transformation universelles normalisées (dont UTF-8, UTF-16, UTF-32) les schémas de codage correspondants, et les autres codages normalisés compatibles avec Unicode et ISO 10646 (BOCU-1, SCSU, différentes versions de la norme chinoise GB18030, etc.). Toutefois certains systèmes les génèrent et les utilisent localement, mais pour un traitement strictement interne destiné à faciliter l’implémentation des algorithmes de traitement de textes utilisant les autres caractères normalisés.
Parmi ces derniers non-caractères figurent les points de code valides mais réservés aux demi-zones (privées ou non). Ces points de code ne peuvent pas être utilisés individuellement pour coder un caractère. Ils servent uniquement pour la forme de transformation universelle UTF-16 (et les schémas de codage correspondants) pour représenter sur deux codets (à 16 bits chacun) des points de code valides dans un des 16 plans complémentaires (certaines combinaisons de codets correspondent à des caractères valides de ces plans, standards ou privés, d’autres combinaisons peuvent ne représenter aucun caractère valide car elles correspondraient à des non-caractères de ces plans complémentaires, et sont donc interdites dans les textes conformes à la norme).
Les autres zones libres (non assignées à un bloc nommé normalisé, ou les points de code laissés libres et réservés dans les blocs nommés existants) sont réservés pour un usage ultérieur dans des versions futures d’Unicode et ISO 10646, mais sont valides. Tout système traitant des textes contenant ces points de code réservés doivent les accepter sans les filtrer. Unicode définit des propriétés par défaut pour les hypothétiques caractères correspondants, afin de préserver la compatibilité des systèmes (conformes à la norme Unicode) avec les futurs textes conformes qui les contiendraient. Aucune application conforme ne doit leur assigner un caractère ou une sémantique spéciale (les zones privées sont destinées à cet usage).
Unicode (3).
GB 18030
Il s’agit d’une transformation de l’Unicode qui n’est pas définie par le Consortium Unicode, mais par l’administration de normalisation en Chine, où son support est obligatoire dans les applications. Historiquement c’était un jeu de caractères codé, qui a été étendu pour supporter l’intégralité du répertoire UCS par une transformation algorithmique complétant une large table de mappage d’un code à l’autre.
Les polices de caractères Unicode
Affirmer qu’Unicode code des caractères revient à affirmer qu’il attribue un numéro à des symboles abstraits, selon un principe de codage logique. Unicode ne code en revanche pas les représentations graphiques des caractères, les glyphes. Il n’y a donc pas une bijection entre la représentation du caractère et son numéro, puisque toutes les variantes graphiques de style sont unifiées.
De plus, contrairement à une police ASCII ou latin-1 classique, la sélection d’un glyphe par un code n’est pas unique et est souvent contextuelle, et peut aussi afficher le même glyphe pour des codes différents. Ainsi, le caractère français « é » peut-il être décrit de deux manières : soit en utilisant directement le numéro correspondant au « é », soit en faisant suivre le numéro du « e » par celui de l’accent aigu sans chasse. Quelle que soit l’option choisie, le même glyphe sera affiché. On dira du premier caractère qu’il est précomposé, du second que c’est une composition (deux caractères forment un seul glyphe composé des deux). Ceci est autorisé et même hautement recommandé car les différentes formes de codage sont classées par Unicode comme « canoniquement équivalentes », ce qui signifie que deux formes de codage équivalentes devraient être traitées de façon identique.
De nombreux caractères composites sont dans ce cas et peuvent être codés de ces deux manières (ou plus, certains caractères composés pouvant être décomposés de plusieurs façons, notamment quand ils comportent plusieurs signes diacritiques). Le plus souvent, le caractère précomposé est préférable pour le codage du texte, si celui-ci existe (c’est le cas pour le grec polytonique, par exemple, lequel, codé en décomposition, peut ne pas être satisfaisant graphiquement : selon les polices de caractères, les différents constituants du glyphe étant parfois mal disposés et peu lisibles). Toutefois, tous les caractères composites ne disposent pas d’un point de code unique pour leur forme précomposée.
De même, certains systèmes d’écriture, comme la devânagarî ou les caractères arabes, nécessitent un traitement complexe des ligatures : les graphèmes changent en effet de forme en fonction de leur position et/ou par rapport à leurs voisines (voir Variante contextuelle et Lettre conjointe). La sélection du glyphe correct à utiliser nécessite un traitement permettant de déterminer la forme contextuelle à sélectionner dans la police, alors même que toutes les formes contextuelles sont codées de façon identique en Unicode.
Pour ces raisons, la police Unicode doit être utilisée très prudemment. Avoir une police qui représente un certain nombre ou toutes les représentations graphiques que l’on peut obtenir avec Unicode n’est pas suffisant, il faut en plus que le système d’affichage possède les mécanismes de représentation idoines (le moteur de rendu) capable de gérer les ligatures, variantes contextuelles et formes conjointes de certaines écritures. Au contraire, une police qui ne représente que certains caractères mais qui sait comment les afficher mérite mieux le terme de « police Unicode ». Enfin, il existe des contraintes techniques dans les formats de polices de caractère, qui les empêche de supporter la totalité du répertoire et, en pratique, il est en 2009 impossible de trouver une police de caractères unique supportant tout le répertoire.
Une police de caractères Unicode est donc seulement une police permettant d’afficher directement un texte codé selon toutes les formes autorisées par Unicode, et permettant de supporter un sous-ensemble cohérent adapté à une ou plusieurs langues pour supporter une ou plusieurs écritures. Aucune police de caractère Unicode ne peut « fonctionner » seule, et le support complet de l’écriture nécessite un support de celles-ci dans un moteur de rendu, capable de détecter les formes de codage équivalentes, rechercher les formes contextuelles dans le texte et sélectionner les différents glyphes d’une police codée avec Unicode, en s’aidant au besoin de tables de correspondances incluses dans la police elle-même.
Détails techniques
La bibliothèque multi plate-forme ICU permet de manipuler des données unicodées. Un support d’Unicode spécifique à certaines plates-formes (non compatible quant au code-source) est également fourni par les systèmes modernes (Java, MFC, GNU/Linux).
Les types à utiliser pour stocker des variables Unicode, sont les suivants :
| Langage de programmation | Type pour un seul caractère | Type pour tout texte |
|---|---|---|
| C | char[4]a ou wchar_t[2]b | char[] ou wchar_t[] |
| C++ | char[4]a ou wchar_t[2]a | char[] ou wchar_t[] ou std::string ou std::wstring |
| Java | char[2] ou intc | char[] ou String |
| Bibliothèque ICU (pour C/C++ ou Java) | UChar | UChar[] ou String, UnicodeString |
| JavaScript ou ECMAScript | chard | string |
| C# ou J# | char | string |
| Delphi | char[4]a ou widechar[2] | stringa ou widestring |
| Python | unicode |
- En UTF-8
- On notera toutefois que le type
wchar_tdu langage C ne permet pas toujours de coder tous les caractères Unicode, car la norme de ce langage ne prévoit pas de nombre minimum suffisante pour ce type standard. Cependant de nombreux compilateurs du langage définissentwchar_tsur 32 bits (voire 64 bits sur les environnements manipulant les entiers standards sur 64 bits), ce qui suffit pour stocker n’importe quel point de code Unicode normalisé. Mais d’autres compilateurs représententwchar_tsur 16 bits (notamment sous Windows en environnement 16 ou 32 bits), voire sur 8 bits seulement (notamment dans les environnements embarqués ne disposant pas d’un système d’exploitation d’usage général) carwchar_tpeut utiliser la même représentation que le typecharqui compte un minimum de 8 bits. - De manière similaire au C et au C++, le langage Java dispose de type unitaire permettant de coder 16 bits, mais ne permettant pas de coder un seul point de code d’une valeur quelconque (le type natif
charest un entier positif sur 16 bits seulement). Pour manipuler les caractères normalisés hors du premier plan, il faut utiliser une paire de codets, chacun contenant une valeur égale aux deux codets définis par la forme UTF-16. Aussi les types d’objetsStringouchar[2]sont les plus appropriés pour représenter un caractère Unicode. Depuis Java 1.4.1, la bibliothèque standard fournit un support complet d’Unicode grâce au type natifint(qui est un entier défini sur 32 bits) et aux méthodes statiques de la classe standardCharacter(cependant un objet instancié de ce typeCharacterne permet pas, tout comme le type natifchar, de stocker n’importe quel point de code). - JavaScript comporte diverses implémentations non normalisées dont certaines plus anciennes ne supportent pas plus de 16 bits par caractère, et parfois seulement 8 bits. Toutefois la norme ECMAScript de ce langage définit une classe utilitaire
Charactersur 32 bits (en fait basée sur la classeNumber) devant supporter tous les points de code des 17 plans normalisés, tandis que les chaines de caractères utilise des caractères codés obligatoirement sur 16 bits (mais sans restriction renforçant l’appariement des unités de code UTF-16, les chaînes ECMAScript de typeStringn’étant pas restreintes au seul codage UTF-16 mais étant des vecteurs de constantes entières codées sur 16 bits sans restriction, afin d’assurer l’interopérabilité avec Java et d’autres langages qui eux non plus ne renforcent pas les restrictions de conformité UTF-16 dans leurs types natifs de données). Ces deux langages ne supportent pas de typage explicite des variables, le type étant défini dynamiquement par les valeurs qu’on leur assigne (aussi, plusieurs représentations internes sont possibles, leurs différences étant normalement transparentes pour le programmeur).
Unicode souffre toutefois encore d’un faible support des expressions rationnelles par certains logiciels, même si des bibliothèques comme ICU et Java peuvent les supporter. Un tel support n’a pas encore été standardisé pour ECMAScript et n’est fourni qu’avec l’aide de librairies créées avec le langage ou des interfaces d’interopérabilité avec d’autres systèmes (notamment avec CORBA, COM) ou langages (notamment C++ et Java).
Le partitionnement à jour peut être trouvé sur le site officiel d’Unicode. Cependant, vu le rôle important d’Unicode, (ISO 10646) on décrira ici les principaux blocs de caractères. Les noms français sont les noms officiels de l’ISO/CEI 10646, la norme internationale bilingue qui reprend les mêmes caractères qu’Unicode. Ils sont aussi officiels que les noms anglais.
L'ancienne norme Unicode 1.0 est obsolète et incompatible avec la norme ISO 10646 et la norme Unicode 1.1 et toutes ses versions ultérieures ; la principale incompatibilité est celle des blocs de caractères Hangul utilisés pour l’écriture de la langue coréenne qui ont changé de position et dont les anciens points de code ont depuis été assignés à d’autres blocs. La table ci-dessous est compatible avec ISO 10646 (toutes versions) et Unicode 1.1 (ou ultérieur).
Note : La casse des noms de bloc n’est pas normative. « Latin de base » est donc équivalent à « LATIN DE BASE ».
| Points de code | Nom officiel du bloc | Commentaires | |
|---|---|---|---|
| Début | Fin | ||
| 0000 | 007F | Latin de base | voir norme ISO 646, code ASCII |
| 0080 | 009F | Non-utilisé | voir plage non-utilisé norme ISO 8859 et ISO 8859-1 |
| 00A0 | 00FF | Supplément Latin-1 | voir norme ISO 8859, code ISO 8859-1 |
| 0100 | 017F | Latin étendu A | |
| 0180 | 024F | Latin étendu B | |
| 0250 | 02AF | Alphabet phonétique international (API) | Alphabet phonétique international |
| 02B0 | 02FF | Lettres modificatives avec chasse | |
| 0300 | 036F | Diacritiques | voir Diacritique |
| 0370 | 03FF | Grec et copte | |
| 0400 | 04FF | Cyrillique | voir Alphabet cyrillique |
| 0500 | 052F | Supplément cyrillique | voir Alphabet cyrillique |
| 0530 | 058F | Arménien | voir langue Arménien |
| 0590 | 05FF | Hébreu | voir Alphabet hébreu |
| 0600 | 06FF | Arabe | voir alphabet arabe |
| 0700 | 074F | Syriaque | voir langue Syriaque |
| 0780 | 07BF | Thâna | |
| 0900 | 097F | Dévanâgarî | |
| 0980 | 09FF | Bengali | voir langue indienne Bengalî |
| 0A00 | 0A7F | Gourmoukhî | |
| 0A80 | 0AFF | Goudjerate | |
| 0B00 | 0B7F | Oriya | voir langue indienne Oriya |
| 0B80 | 0BFF | Tamoul | voir langue indienne Tamoul |
| 0C00 | 0C7F | Télougou | voir langue indienne Télougou |
| 0C80 | 0CFF | Kannara | voir langue indienne Kannara |
| 0D00 | 0D7F | Malayalam | voir langue indienne Malayalam |
| 0D80 | 0DFF | Singhalais | voir langue indo-européenne Cingalais |
| 0E00 | 0E7F | Thai | voir langue asiatique Thai |
| 0E80 | 0EFF | Lao | voir langue asiatique Lao |
| 0F00 | 0FFF | Tibétain | voir langue asiatique Tibétain |
| 1000 | 109F | Birman | voir langue asiatique Birman |
| 10A0 | 10FF | Géorgien | voir langue Géorgien |
| 1100 | 11FF | Jamos hangûl | |
| 1200 | 137F | Éthiopien | voir Alphabet éthiopien |
| 13A0 | 13FF | Chérokî | |
| 1400 | 167F | Syllabaires autochtones canadiens unifiés | |
| 1680 | 169F | Ogam | voir Écriture oghamique |
| 16A0 | 16FF | Runes | voir Alphabet runique |
| 1700 | 171F | Tagalog | ou tagal, voir langue Tagalog |
| 1720 | 173F | Hanounóo | |
| 1740 | 175F | Bouhide | |
| 1760 | 177F | Tagbanoua | |
| 1780 | 17FF | Khmer | voir langue Khmer |
| 1800 | 18AF | Mongol | voir langue mongol (Монгол хэл, mongγol kele) |
| 1900 | 194F | Limbou | |
| 1950 | 197F | Taï-le | |
| 19E0 | 19FF | Symboles khmers | voir langue Khmer |
| 1D00 | 1D7F | Supplément phonétique | |
| 1E00 | 1EFF | Latin étendu additionnel | |
| 1F00 | 1FFF | Grec étendu | |
| 2000 | 206F | Ponctuation générale | voir aussi ponctuation |
| 2070 | 209F | Exposants et indices | |
| 20A0 | 20CF | Symboles monétaires | |
| 20D0 | 20FF | Signes combinatoires pour symboles | |
| 2100 | 214F | Symboles de type lettre | |
| 2150 | 218F | Formes numérales | |
| 2190 | 21FF | Flèches | |
| 2200 | 22FF | Opérateurs mathématiques | voir Opérateurs mathématiques |
| 2300 | 23FF | Signes techniques divers | 2336 à 237A = symboles APL |
| 2400 | 243F | Pictogrammes de commande | |
| 2440 | 245F | Reconnaissance optique de caractères | voir Reconnaissance optique de caractères |
| 2460 | 24FF | Alphanumériques cerclés | |
| 2500 | 257F | Filets | |
| 2580 | 259F | Pavés | |
| 25A0 | 25FF | Formes géométriques | |
| 2600 | 26FF | Symboles divers | |
| 2700 | 27BF | Casseau | |
| 27C0 | 27EF | Divers symboles mathématiques - A | |
| 27F0 | 27FF | Supplément A de flèches | |
| 2800 | 28FF | Combinaisons Braille | voir Braille |
| 2900 | 297F | Supplément B de flèches | |
| 2980 | 29FF | Divers symboles mathématiques-B | |
| 2A00 | 2AFF | Opérateurs mathématiques supplémentaires | |
| 2B00 | 2BFF | Divers symboles et flèches | |
| 2D30 | 2D6F | Alphabet Tifinagh et néo-Tifinagh | voir Alphabet berbère et Tifinagh (langue berbère) |
| 2E80 | 2EFF | Formes supplémentaires des clés CJC | voir Chinois, japonais et coréen (CJC) |
| 2F00 | 2FDF | Clés chinoises (K'ang-hsi ou Kangxi) | voir Dictionnaire de caractères de Kangxi |
| 2FF0 | 2FFF | Description idéophonographique | |
| 3000 | 303F | Symboles et ponctuation CJC | voir ponctuation et Chinois, japonais et coréen (CJC) |
| 3040 | 309F | Hiragana | voir Hiragana (langue japonaise) |
| 30A0 | 30FF | Katakana | voir Katakana (langue japonaise) |
| 3100 | 312F | Bopomofo | voir Bopomofo (notation taïwanaise et chinoise) |
| 3130 | 318F | Jamos de compatibilité hangûls | |
| 3190 | 319F | Kanboun | |
| 31A0 | 31BF | Bopomofo étendu | voir Bopomofo (notation taïwanaise et chinoise) |
| 31F0 | 31FF | Extension phonétique katakana | voir Katakana (langue japonaise) |
| 3200 | 32FF | Lettres et mois CJC cerclés | voir Chinois, japonais et coréen (CJC) |
| 3300 | 33FF | Compatibilité CJC | voir Chinois, japonais et coréen (CJC) (unités de mesure) |
| 3400 | 4DB5 | Supplément A aux idéophonogrammes unifiés CJC | voir Chinois, japonais et coréen (CJC) |
| 4DC0 | 4DFF | Hexagrammes du Classique des mutations ou Yi Jing | voir Yi Jing, Hexagramme |
| 4E00 | 9FA5 | Idéophonogrammes unifiés CJC | voir Chinois, japonais et coréen (CJC) |
| A000 | A48F | Syllabaire yi des Monts frais | |
| A490 | A4CF | Clés yi | |
| AC00 | D7A3 | Hangûl | |
| D800 | DB7F | Demi-zone haute | points de code invalides isolément D800 à D83F : codets hauts utilisés en UTF-16 pour les points de code du plan multilingue complémentaire |
| ☒DB80 | DBFF | Partie à usage privé de la demi-zone haute | points de code invalides isolément DB80 à DBBF : codets hauts utilisés en UTF-16 pour les points de code de la zone supplémentaire A à usage privé |
| DC00 | DFFF | Demi-zone basse | points de code invalides isolément DC80 à DFFD : codets bas utilisés en UTF-16 pour des points de code assignés aux caractères valides ou réservés des plans complémentaires (assignés, réservés ou à usage privé) |
| ☒E000 | F8FF | Zone à usage privé | |
| F900 | FAFF | Idéogrammes de compatibilité CJC | voir Chinois, japonais et coréen (CJC) |
| FB00 | FB4F | Formes de présentation alphabétiques | |
| FB50 | FDFF | Formes A de présentation arabes | voir alphabet arabe |
| FDD0 | FDEF | non-caractères | |
| FE00 | FE0F | Sélecteurs de variante | |
| FE20 | FE2F | Demi-signes combinatoires | |
| FE30 | FE4F | Formes de compatibilité CJC | voir Chinois, japonais et coréen (CJC) |
| FE50 | FE6F | Petites variantes de forme | |
| FE70 | FEFF | Formes B de présentation arabes | |
| FF00 | FFEF | Formes de demi et pleine chasse | |
| FFF0 | FFFD | Caractères spéciaux | |
| FFFE | FFFF | non-caractères | |
Unicode (2).
Unicode et ISO/CEI 10646 acceptent plusieurs formes de transformation universelle pour représenter un point de code valide. Citons :
Le nombre après UTF représente le nombre minimal de bits des codets avec lesquels un point de code valide est représenté.
Ces transformations ont été initialement créées pour la représentation interne et les schémas de codage des points de code de la norme ISO 10646, qui au départ pouvait définir des points de code sur 31 bits. Depuis, la norme ISO/CEI10646 a été amendée, afin que les trois formes soient totalement compatibles entre elles et permettent de coder tous les points de code (car UTF-16 ne permet de représenter que les points de code des 17 premiers plans).
Unicode a normalisé également de façon très stricte ces trois formes de transformation de tous les points de code valides (U+0000 à U+D7FF et U+E000 à U+10FFFF) et uniquement eux, que ce soit pour représenter du texte sous forme de suites de points de codes, ou des points de code assignés aux caractères valides, ou réservés, ou assignés à des non-caractères. Les points de code assignés aux demi-zones (U+D800 à U+DFFF), utilisés uniquement en UTF-16, sont invalides isolément puisqu’il servent à la représentation, par un couple de 2 codets de 16 bits, des points de code des 16 plans supplémentaires.
L’UTF-8, spécifié dans le RFC 3629, est le plus commun pour les applications Unix et Internet. Son codage de taille variable lui permet d’être en moyenne moins coûteux en occupation mémoire (pour les langues à alphabet latin). Mais cela ralentit nettement les opérations où interviennent des extractions de sous-chaînes, car il faut compter les caractères depuis le début de la chaîne pour savoir où se trouve le premier caractère à extraire.
L’UTF-8 assure aussi, et c’est son principal avantage, une compatibilité avec les manipulations simples de chaînes en ASCII dans les langages de programmation. Ainsi, les programmes écrits en C peuvent souvent fonctionner sans modification.
Initialement, l’UTF-8 pouvait coder n’importe quel point de code entre U+0000 et U+7FFFFFFF (donc jusqu’à 31 bits). Cet usage est obsolète et la norme ISO/CEI 10646 a été amendée pour ne plus supporter que les points de code valides des 17 premiers plans, sauf ceux de la demi-zone correspondant aux codets utilisés en UTF-16 pour la représentation sur deux codets des points de code des 16 plans supplémentaires. Aussi les séquences les plus longues en UTF-8 nécessitent au maximum 4 octets, au lieu de 6 précédemment. De plus, UTF-8 a été amendé d’abord par Unicode puis par l’ISO/CEI10646 pour ne plus accepter que la représentation la plus courte de chaque point de code (unicité du codage).
Son avantage sur l’UTF-16 (et l'UTF-32) est que les différences d'ordonnancement des octets composant un mot (endianness) ne posent pas de problème dans un réseau de systèmes hétérogènes ; ainsi, cette transformation est utilisée aujourd'hui par la plupart des protocoles d’échange normalisés.
D’autre part, l’UTF-8 est totalement compatible pour la transmission de textes par des protocoles basés sur le jeu de caractères ASCII, ou peut être rendu compatible (au prix d’une transformation sur plusieurs octets des caractères non-ASCII) avec les protocoles d’échange supportant les jeux de caractères codés sur 8 bits (qu’ils soient basés sur ISO-8859 ou de nombreux autres jeux de caractères codés sur 8 bits définis par des normes nationales ou des systèmes propriétaires particuliers).
Son principal défaut est le codage de longueur très variable (1 octet pour les points de code assignés aux caractères ASCII/ISO646, 2 à 4 octets pour les autres points de code), même si l'auto-synchronisation propre à l'encodage UTF-8 permet de déterminer le début d'une séquence à partir d’une position aléatoire (en effectuant au plus 3 lectures supplémentaires des codets qui précèdent). Cependant, cet encodage n'est pas conçu pour faciliter le traitement des chaînes de caractères, à cet usage on lui préfère souvent l’UTF-16, parfois l’UTF-32 (gourmand en mémoire).
- Certains programmes (par exemple, la base de données Oracle) représentant en interne leurs données Unicode au format UTF-16 ont (ou ont connu) un défaut de conversion vers UTF-8 : un caractère compris entre U+10000 et U+10FFFF, stocké sur deux mots de 16 bits, se retrouve converti en UTF-8 comme étant une suite de deux caractères Unicode. Cela a amené la création « accidentelle » du CESU-8 et a pour avantage de faciliter l'usage d'Unicode sur des plates-formes 16 bits.
- Le caractère Unicode nul U+0000 est codé en UTF-8 sous forme d’un unique octet nul 0x00. Selon le standard Unicode, ce caractère n'a aucune signification particulière3 ; toutefois (pour des raisons conceptuelles historiques), les bibliothèques de traitement de chaînes du langage C considèrent ce caractère de contrôle comme une fin de chaîne, ce qui complique l'implémentation de certains cas d'application. Sous la plate-forme Java, la version « (en)Modified UTF-8 » est née en reprenant l'avantage de la portabilité « 16 bits » du CESU-8 et en y ajoutant la possibilité d'encoder U+0000 sous la séquence 0xC0 0x80 (normalement interdite en UTF-84) : en échangeant de la sorte avec les bibliothèques C natives de la plateforme supportée, la plate-forme peut gérer facilement tous les textes Unicode valides ainsi que les fichiers de classes compilées (format alternatif portable, indépendant de l'endianness et de la taille des mots).
L’UTF-16 est un bon compromis lorsque la place mémoire n’est pas trop restreinte, car la grande majorité des caractères Unicode assignés pour les écritures des langues modernes (dont les caractères les plus fréquemment utilisés) le sont dans le plan multilingue de base et peuvent donc être représentés sur 16 bits. La version française de l’ISO/CEI 10646 nomme ces mots de 16 bits des "seizets", mais la version internationale les décrit cependant bien comme de classiques mots de 16 bits composés de deux octets, et soumis aux règles usuelles de boutisme.
| hi \ lo | DC00 | DC01 | … | DFFF |
|---|---|---|---|---|
| D800 | 10000 | 10001 | … | 103FF |
| D801 | 10400 | 10401 | … | 107FF |
| ⋮ | ⋮ | ⋮ | ⋱ | ⋮ |
| DBFF | 10FC00 | 10FC01 | … | 10FFFF |
Les points de code des 16 plans supplémentaires nécessitent une transformation sur deux mots de 16 bits:
- on soustrait 0x10000 au point de code, ce qui laisse un nombre de 20 bits dans l'étendue 0..0xFFFFF
- les 10 bits de poids fort (un nombre entre 0 et 0x3FF) sont additionnés à 0xD800, et donnent la première unité de code dans la demi-zone haute (0xD800..0xDBFF)
- les 10 bits de poids faible (un nombre entre 0 et 0x3FF) sont additionnés à 0xDC00, et donnent la seconde unité de code dans la demi-zone basse (0xDC00..0xDFFF)
Comme la plupart des caractères couramment usités résident dans le plan de base, l'encodage des plans supplémentaires est souvent peu testé dans les logiciels, conduisant à des bugs ou des problèmes de sécurité même dans des logiciels largement diffusés5. Certains cadres légaux, tels le GB 18030, peuvent demander le support des plans supplémentaires, ceux-ci contenant notamment des caractères présents dans les noms propres.
Il est possible de déterminer le début de la séquence de codage à partir d’un point quelconque d’un texte représenté en UTF-16 en effectuant au maximum une lecture supplémentaire, uniquement si ce codet est dans la demi-zone basse. Cette forme est plus économique et plus facile à traiter rapidement que l’UTF-8 pour la représentation de textes contenant peu de caractères ASCII (U+0000 à U+007F).
Toutefois, cette transformation possède deux schémas de codage incompatibles qui dépendent de l’ordonnancement des octets dans la représentation d’entiers sur 16 bits. Pour résoudre cette ambiguïté et permettre la transmission entre systèmes hétérogènes, il est nécessaire d’adjoindre une information indiquant le schéma de codage utilisé (UTF-16BE ou UTF-16LE), ou bien de préfixer le texte codé avec la représentation du point de code valide U+FEFF (assigné au caractère « espace insécable de largeur nulle », un caractère aujourd’hui réservé à ce seul usage en tant que marqueur d’ordonnancement des octets), puisque le point de code “renversé” U+FFFE valide est un non-caractère, interdit dans les textes conformes à Unicode et ISO/CEI10646.
L’autre défaut d’UTF-16 est qu’un texte transformé avec lui et transmis avec l’un ou l’autre des deux schémas de codage contient un grand nombre d’octets nuls ou ayant une valeur en conflit avec les valeurs d’octets réservées par certains protocoles d’échange.
C’est notamment le codage qu’utilise la plate-forme Java en interne, ainsi que Windows pour ses APIs compatibles Unicode (avec le type "WCHAR").
L’UTF-32 est utilisé lorsque la place mémoire n’est pas un problème et que l’on a besoin d’avoir accès à des caractères de manière directe et sans changement de taille (hiéroglyphes).
L’avantage de cette transformation normalisée est que tous les codets ont la même taille. Il n’est donc pas nécessaire de lire des codets supplémentaires pour déterminer le début de la représentation d’un point de code.
Toutefois, ce format est particulièrement peu économique (y compris en mémoire) puisqu’il « gaspille » inutilement au moins un octet (toujours nul) par caractère. La taille en mémoire d’un texte joue négativement sur les performances puisque cela nécessite plus de lectures et écritures sur disque en cas de saturation de la mémoire vive, et que cela diminue aussi les performances du cache mémoire des processeurs.
Pour les textes écrits dans les langues modernes actuelles (hormis certains caractères rares du plan idéographique supplémentaire), et n’utilisant donc que les points de code du plan multilingue de base, cette transformation double la quantité mémoire nécessaire par rapport à l’UTF-16.
Comme l’UTF-16, l’UTF-32 possède plusieurs schémas de codage dépendant de l’ordonnancement des octets composant un entier de plus de 8 bits (deux schémas de codage de l’UTF-32 sont normalisés, UTF-32BE et UTF-32LE). Il est donc aussi nécessaire de préciser ce schéma de codage, ou de le déterminer en préfixant le texte par la représentation en UTF-32 du point de code U+FEFF. Comme l’UTF-16, la présence d’octets nuls dans les schémas de codage normalisés de l’UTF-32 le rend incompatible avec de nombreux protocoles d’échange entre systèmes hétérogènes.
Aussi ce format n’est utilisé le plus souvent que très localement pour certains traitements en tant que forme intermédiaire plus facile à manipuler, et on lui préfère souvent la transformation UTF-16 souvent plus performante pour traiter et stocker des quantités importantes de textes, la conversion entre les deux étant très simple à réaliser, et très peu coûteuse en termes de complexité de traitement.
En fait, de très nombreuses bibliothèques de traitement de textes sont écrites uniquement avec l’UTF-16 et sont plus performantes qu’en UTF-32, même lorsque les textes contiennent des caractères des plans supplémentaires (car ce cas de figure reste rare dans la très grande majorité des cas).
On notera toutefois que la transformation en UTF-32 utilise des codets sur 32 bits, dont de très nombreuses valeurs peuvent ne représenter aucun point de code valide (valeurs hors des deux intervalles représentant les points de code valides U+0000 à U+D7FF et U+E000 à U+10FFFF), donc aucun caractère valide ou réservé (toute information qui y serait contenue ne peut donc pas être du texte au sens d’Unicode). La transmission de textes utilisant ces valeurs invalides de codets dans un des schémas de codage normalisés de l’UTF-32 est interdite pour tout système conforme à Unicode (il faut utiliser plutôt les points de code à usage privé), puisqu’il sera impossible de les représenter dans une autre transformation UTF avec lesquelles les trois UTF normalisées sont bijectivement compatibles.
Unicode (1).
Unicode est une norme informatique, développée par le Consortium Unicode, qui vise à permettre le codage de texte écrit en donnant à tout caractère de n’importe quel système d’écriture un nom et un identifiant numérique, et ce de manière unifiée, quelle que soit la plate-forme informatique ou le logiciel. La dernière version, Unicode 6.1.0, est publiée depuis le 31 janvier 20121.
Totalement compatible avec le jeu universel de caractères (JUC) de l'ISO/CEI 10646, la norme Unicode l'étend en lui ajoutant un modèle de représentation et de traitement de textes complets, en conférant à chaque caractère un jeu de propriétés normalisées ou informatives, en décrivant avec précision les relations sémantiques qui peuvent exister entre plusieurs caractères successifs d’un texte, et en normalisant des algorithmes de traitement qui préservent au maximum la sémantique des textes transformés, tout en étendant l’interopérabilité de la représentation de ces textes sur des systèmes hétérogènes.
Le standard Unicode est constitué d'un répertoire de plus de 109 000 caractères couvrant 93 écritures, d'un ensemble de tableaux de codes pour référence visuelle, d'une méthode de codage et de plusieurs codages de caractères standard, d'une énumération des propriétés de caractère (lettres majuscules, minuscules, symboles, ponctuation, etc.) d'un ensemble de fichiers de référence des données informatiques, et d'un certain nombre d'éléments liés, tels que des règles de normalisation, de décomposition, de tri, de rendu et d'ordre d'affichage bidirectionnel (pour l'affichage correct de texte contenant contenant à la fois des caractères d'écritures droite à gauche, comme l'arabe et l'hébreu, et de gauche à droite).
En pratique, Unicode reprend intégralement la norme ISO/CEI 10646, puisque cette dernière ne normalise que les caractères individuels en leur assignant un nom et un numéro normatif (appelé point de code) et une description informative très limitée, mais aucun traitement ni aucune spécification ou recommandation pour leur emploi dans l’écriture de langues réelles, ce que seule la norme Unicode définit précisément. L'ISO/CEI 10646 fait normativement référence à certaines partie du standard Unicode (notamment l'algorithme bidirectionnel et les propriétés des caractères) ; Unicode est également une norme de facto pour le traitement du texte et sert de base à de nombreuses autres normes.
But
Unicode, dont la première publication remonte à 1991, a été développée dans le but de remplacer l’utilisation de pages de code nationales.
Ces pages de code présentaient en effet quelques problèmes. Par exemple lorsqu’était prévu un caractère « signe monétaire », le même texte autorisant aux États-Unis une dépense en dollars pouvait une fois transmis par courrier électronique au Royaume-Uni autoriser la même dépense en livres sterling, sans que quoi que ce soit ait été modifié au texte.
Dans la pratique, tous les systèmes d’écriture ne sont pas encore présents, car un travail de recherche documentaire auprès de spécialistes peut encore s’avérer nécessaire pour des caractères rares ou des systèmes d'écriture peu connus (parce que disparus, par exemple).
Cependant, les écritures les plus utilisées dans le monde sont représentées, ainsi que des règles sur la sémantique des caractères, leurs compositions et la manière de combiner ces différents systèmes. — Par exemple, comment insérer un système d’écriture de droite à gauche dans un système d’écriture de gauche à droite (Texte bi-directionnel).
Normes et versions
Le travail sur Unicode est parallèle et synchronisé avec celui sur la norme ISO/CEI 10646 dont les buts sont les mêmes. L’ISO/CEI 10646, une norme internationale publiée en français et en anglais, ne précise cependant ni les règles de composition de caractères, ni les propriétés sémantiques des caractères.
Unicode aborde cependant la problématique de la casse, du classement alphabétique, et de la combinaison d’accents et de caractères. Depuis la version 1.1 d’Unicode et dans toutes les versions suivantes, les caractères ont les mêmes identifiants que ceux de la norme ISO/CEI 10646 : les répertoires sont maintenus parallèlement, à l’identique lors de leur normalisation définitive, les deux normes étant mises à jour presque simultanément. Les deux normes Unicode (depuis la version 1.1) et ISO/CEI 10646 assurent une compatibilité ascendante totale : tout texte conforme à une version antérieure doit rester conforme dans les versions ultérieures.
Ainsi les caractères de la version 3.0 d’Unicode sont ceux de la norme ISO/CEI 10646:2000. La version 3.2 d’Unicode classait 95 221 caractères, symboles et directives.
La version 4.1 d’Unicode, mise à jour en novembre 2005, contient :
- 137 468 caractères à usage privé (assignés dans toutes les versions d’Unicode et suffisants pour tous les usages) ;
- plus de 97 755 lettres ou syllabes, chiffres ou nombres, symboles divers, signes diacritiques et signes de ponctuation, avec parmi eux :
- plus de 70 207 caractères idéographiques, et
- parmi eux, 11 172 syllabes hangûles précomposées ; ainsi que
- plus de 70 207 caractères idéographiques, et
- 8 258 positions de codes réservées de façon permanente, interdites pour le codage de texte (assignées dans toutes les versions d’Unicode) ; et
- plusieurs centaines de caractères de contrôle ou modificateurs spéciaux ;
soit un total de près de 245 000 positions de codes assignées dans un espace pouvant contenir 1 114 112 codes différents.
Quelques problèmes semblent cependant exister, pour le codage des caractères chinois, à cause de l’unification des jeux idéographiques utilisés dans différentes langues, avec une calligraphie légèrement différente et parfois signifiante, mais ils sont en cours de résolution par Unicode qui a défini des sélecteurs de variantes et ouvert un registre de séquences normalisées qui les utilise.
La version 5.0 a été publiée en juillet 2006, la version 5.2 en octobre 2009, la version 6.0 en février 2011 et la version 6.1 le 31 janvier 2012.
Unicode est défini suivant un modèle en couches (Note technique Unicode #172). Les autres normes ne faisaient typiquement pas de distinction entre le jeu de caractères et la représentation physique. Les couches sont ici présentées en partant de la plus haute (la plus éloignée de la machine).
La couche la plus élevée est la définition du jeu de caractères. Par exemple, Latin-1 a un jeu de 256 caractères et Unicode normalise actuellement près de 110 000 caractères. En outre, Unicode leur donne des noms. Dresser la liste des caractères et leur donner des noms est donc la première couche d’Unicode.
Par exemple, le caractère Ç est nommé "Lettre majuscule latine c cédille".
Cette définition est totalement identique à celle de l’ISO/CEI 10646, qui approuve toute extension du répertoire. Unicode ne reprend dans le texte de sa norme que les noms normatifs en anglais, mais la norme ISO/CEI 10646 est publiée en deux langues également normatives. Ainsi les noms en anglais et en français sont tous deux normalisés.
Dans les faits, toute extension du répertoire se fait aujourd’hui conjointement entre le Groupe de travail responsable de l'ISO/CEI 10646 (JTC1/SC2/WG2, dont les membres votants sont uniquement des autorités de normalisation nationales des pays participants, ou leur représentant officiel), et le Comité technique Unicode UTC (dont les membres votants peuvent être n’importe quelle organisation privée ou d’intérêt public, ou même un gouvernement, qui a adhéré et paye une redevance annuelle leur permettant de participer à ces décisions).
Ici, on ajoute à la table précédente un index numérique associé à chaque caractère. Notons bien qu’il ne s’agit pas d’une représentation en mémoire, juste d’un nombre entier, appelé point de code. L'espace de codage de ces nombres est divisé en 17 zones de 65 536 points de codes. Ces zones sont appelées plans.
Le point de code est noté U+xxxx où xxxx est en hexadécimal, et comporte 4 à 6 chiffres :
- 4 chiffres pour le premier plan, appelé plan multilingue de base (donc entre U+0000 et U+FFFF);
- 5 chiffres pour les 15 plans suivants (entre U+10000 et U+FFFFF);
- 6 chiffres pour le dernier plan (entre U+100000 et U+10FFFF).
Ainsi, le caractère nommé "Lettre majuscule latine c cédille" a un index de U+00C7. Il appartient au premier plan.
En principe toutes les positions de code entre U+0000 et U+10FFFF sont disponibles, mais certains intervalles sont perpétuellement réservés à des usages particulier, notamment une zone d'indirection exclue pour permettre le codage UTF-16 (cf. infra), les zones à usage privé et quelques régions (par exemple U+FFFE ou U+FFFF) contenant des non-caractères dont l'usage est interdit dans un échange de données conforme. Les autres positions de code sont soit déjà assignées à des caractères, soit réservées pour normalisation future.
Zone à usage privé : Unicode a assigné de nombreuses positions de code à des caractères valides mais dont la sémantique est inconnue car d’usage privé (par exemple les deux derniers plans entre U+F0000 et U+10FFFF sont entièrement dédiés à cet usage, hormis les deux points de code à la fin de chaque plan qui sont des non-caractères interdits dans un texte conforme).
Là encore, la normalisation du codage, c’est-à-dire l’assignation des positions de codes aux caractères du répertoire commun est une décision conjointe partagée entre les normes Unicode et ISO/CEI 10646. Tous les caractères du répertoire disposent d’un point de code unique (même si pour certaines langues ou pour Unicode certains caractères sont considérés comme équivalents).
On peut noter que si le répertoire des caractères est extensible, il est limité par la borne supérieure de l'espace de codage : U+10FFFF. Une grande majorité des points de code possibles n’est pas assignée à un caractère particulier, mais peut le devenir à tout moment.
Aussi ces positions de code encore libres ne sont pas considérés comme invalides mais représentent bien des caractères abstraits (non encore spécifiés, et temporairement réservés). Ces caractères abstraits (de même que les caractères à usage privé) complètent le jeu de caractères codés du répertoire normalisé pour former un jeu unique dit « jeu de caractères codés universel » (Universal Coded Character Set, souvent abrégé en UCS) qui contient tous les jeux de caractères codés des répertoires de chacune des versions passées, présentes et futures de l’ISO/CEI 10646 et d’Unicode (depuis la version 1.1 uniquement).
Cette fois, nous arrivons à une représentation physique (en mémoire, sur disque, etc.) : cette couche spécifie quelles unités de codage (code units), octets ou bien mots de 16 - seizets - ou de 32 bits, vont représenter un caractère ou plus exactement un point de code.
Il peut exister (et il existe) plusieurs de ces formalismes. Un formalisme particulier doit préciser la taille de l'unité de codage et indiquer de quelle façon le nombre entier représentant un point de code est représenté en une suite d'unités de codage (et inversement, c'est-à-dire comment retrouver le point de code étant donnée une suite d'unités de codage).
Cette couche s’occupe de sérialiser les suites d'unités de codage définies par la couche précédente en suites d'octets. C’est ici que se traite l’opposition entre gros boutiens (octet le plus significatif d’abord) et petits boutiens (octet le moins significatif d’abord).
C’est également ici qu’on spécifie la marque de boutianité (BOM, pour Byte Order Mark) qui permet d’indiquer en début de fichier s’il est en gros boutien ou en petit boutien. Dans le monde Internet, on l’utilise rarement, en préférant un marquage explicite (“charset=UTF-16BE” en MIME, par exemple, pour indiquer un flot de données gros boutien, où BE signifie Big Endian).
Ici, interviennent optionnellement les mécanismes de compression ou de chiffrement.
Il peut aussi y avoir un surcodage comme pour le LDAP qui spécifie que les chaînes Unicode doivent être codées en UTF-8 et surcodées en Base64.
Contrairement aux normes précédentes, Unicode sépare la définition du jeu de caractères (la liste des caractères, leur nom et leur index, le point de code) de celle du codage. Ainsi, on ne peut donc pas parler de la taille d’un caractère Unicode, car elle dépend du codage choisi.
Là où l’ASCII utilisait jadis 7 bits et ISO 8859-1 8 bits (comme la plupart des pages de codes nationales), Unicode, qui rassemble les caractères de chaque page de code, avait besoin d’utiliser plus que les 8 bits d’un octet. La limite fut dans un premier temps fixée à 16 bits pour les premières versions d’Unicode, et à 32 bits pour les premières versions de la norme ISO/CEI 10646.
La limite actuelle est désormais placée entre 20 et 21 bits par point de code assigné aux caractères normalisés dans les deux normes, désormais mutuellement compatibles :
- Le groupe de travail international de l’ISO normalise l’assignation des points de code aux caractères, leur nom officiel et réserve les blocs de points de code utilisés par chaque écriture ou groupe d’écritures. Il documente aussi une représentation graphique possible (indicative) pour chaque caractère (cette représentation graphique étant si possible non ambiguë grâce au placement des caractères normalisés dans les blocs de code appropriés pour un nombre limité d’écritures).
- Le groupe de travail du Consortium Unicode normalise plus précisément (dans la norme Unicode) leur sémantique pour les traitements automatisés grâce aux tables de propriétés des caractères, et la mise au point d’algorithmes standards utilisant ces propriétés.
- Les deux organismes de normalisation collaborent pour synchroniser en permanence leur répertoire normalisé dans des versions officielles référencées mutuellement, et travaillent ensemble pour les amendements (les versions ne devenant officielles qu’une fois que les deux organismes ont chacun approuvé et complètement défini les additions de nouveaux caractères).
- En pratique, pour la plupart des développeurs d’applications, la norme ISO 10646 apparaît comme un sous-ensemble de la norme Unicode plus complète, mais elle dispose des mêmes points de code pour exactement le même jeu de caractères que ceux de la norme Unicode (c’est pourquoi la norme Unicode est plus connue car plus appropriée pour les traitements informatisés, mais aussi la norme Unicode est plus accessible car consultable gratuitement sur Internet).
Address Resolution Protocol.
L’Address resolution protocol (ARP, protocole de résolution d’adresse) est un protocole effectuant la traduction d’une adresse de protocole de couche réseau (typiquement une adresse IPv4) en une adresse MAC (typiquement une adresse ethernet), ou même de tout matériel de couche de liaison. Il se situe à l’interface entre la couche réseau (couche 3 du modèle OSI) et la couche de liaison (couche 2 du modèle OSI).
Il a été défini dans la RFC 826 : An Ethernet Address Resolution Protocol.
Le protocole ARP est nécessaire au fonctionnement d’IPv4 utilisé au-dessus d’un réseau de type ethernet. En IPv6, les fonctions de ARP sont reprises par le Neighbor Discovery Protocol (NDP).
Dans la suite de l’article, le terme adresse IP est utilisé pour parler d’adresse IPv4.
Fonctionnement
Un ordinateur connecté à un réseau informatique souhaite émettre une trame ethernet à destination d’un autre ordinateur dont il connaît l’adresse IP et placé dans le même sous-réseau. Dans ce cas, cet ordinateur va placer son émission en attente et effectuer une requête ARP en broadcast. Cette requête est de type « quelle est l’adresse MAC correspondant à l’adresse IP adresseIP ? Répondez à adresseMAC ».
Puisqu’il s’agit d’un broadcast, tous les ordinateurs du segment vont recevoir la requête. En observant son contenu, ils pourront déterminer quelle est l’adresse IP sur laquelle porte la recherche. La machine qui possède cette adresse IP sera la seule à répondre en envoyant à la machine émettrice une réponse ARP du type « je suis adresseIP, mon adresse MAC est adresseMAC ». Pour émettre cette réponse au bon ordinateur, il crée une entrée dans son cache ARP à partir des données contenues dans la requête ARP qu’il vient de recevoir.
La machine à l’origine de la requête ARP reçoit la réponse, met à jour son cache ARP et peut donc envoyer le message qu’elle avait mis en attente jusqu’à l’ordinateur concerné.
Il suffit donc d’un broadcast et d’un unicast pour créer une entrée dans le cache ARP de deux ordinateurs.
Commande arp
La commande arp permet la consultation et parfois la modification de la table ARP dans certains systèmes d’exploitation.
-
arp -a: affiche toutes les entrées dans le cache ARP. -
arp -a @ip: dans le cas où il y a plusieurs cartes réseau, on peut faire l’affichage du cache associé à une seule @ip. -
arp -s @ip @MAC: ajout manuel d’une entrée statique permanente dans le cache (ce besoin se manifeste si on appelle régulièrement des hôtes, pour réduire le trafic réseau).
Sécurité du protocole ARP
Le protocole ARP a été conçu sans souci particulier de sécurité. Il est vulnérable à des attaques locales sur le segment reposant principalement sur l’envoi de messages ARP erronés à un ou plusieurs ordinateurs. Elles sont regroupées sous l’appellation ARP poisoning (pollution de cache ARP). La vulnérabilité d’un ordinateur à la pollution de cache ARP dépend de la mise en œuvre du protocole ARP par son système d’exploitation.
Soit une machine Charlie qui souhaite intercepter les messages d’Alice vers Bob, toutes appartenant au même sous-réseau. L’attaque consiste pour Charlie à envoyer un paquet « arp who-has » à la machine d’Alice. Ce paquet spécialement construit contiendra comme IP source, l’adresse IP de la machine de Bob dont nous voulons usurper l’identité (ARP spoofing) et l’adresse MAC de la carte réseau de Charlie. La machine d’Alice va ainsi créer une entrée associant notre adresse MAC à l’adresse IP de la machine de Bob. Alice, destinataire de l’« arp who-has », utilise le paquet pour créer une entrée dans sa table MAC. Si Alice veut communiquer avec Bob au niveau IP, c’est Charlie qui recevra les trames d’Alice puisque notre adresse MAC est enregistré dans le cache empoisonné de Alice comme équivalence pour l’IP du poste Bob. Ceci est une faiblesse connue de la mise en œuvre d’ARP et permet de corrompre facilement un cache ARP distant.
Ces attaques peuvent permettre une écoute des communications entre deux machines (attaque de l’homme du milieu), le vol de connexion, une surcharge des commutateurs servant de structure au réseau informatique ou un déni de service (il suffit de faire une attaque de type MITM puis de refuser les paquets).
Pour lutter contre ce type d’attaque, il est possible :
- de mettre en place des entrées statiques dans le cache ARP de chaque machine du réseau (commande
arp -s). Ceci n’est applicable qu’à un faible nombre de machines (on privilégie les plus critiques, comme les serveurs et les passerelles). Sur les systèmes d’exploitation Microsoft Windows antérieurs à la version XP, une entrée statique peut être mise à jour, la seule différence est qu’elle n’expire pas ; - de limiter les adresses MAC sur chaque port (renseignement statique) des commutateurs s’ils le permettent (fonction Port Security). Les commutateurs de niveau 3 par exemple offrent la possibilité de paramétrer des associations port/MAC/IP statiques. Mais cela rend évidemment plus difficile la maintenance du parc ;
- de surveiller les messages ARP circulant sur réseau informatique, à l’aide d’outils de surveillance tels qu’ARPwatch1), d’arpalert2 ou de Systèmes de Détection d’Intrusion (IDS).
Chaque entrée dans la table ARP a une durée de vie, ce qui oblige l’attaquant à corrompre régulièrement le cache de la victime. Certains systèmes d’exploitation comme Solaris permettent de modifier la valeur de ce temps d’expiration (commande ndd). Une valeur courte rendra la corruption plus facilement visible.
En-tête ARP
| |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
avec :
- Hardware type (type de matériel)3
- 01 - Ethernet (10Mb) [JBP]
- 02 - Experimental Ethernet (3Mb) [JBP]
- Protocol type (Type de protocole)
- 0x0800 - IP
Ce champ indique quel est le type de protocole couche 3 (OSI) qui utilise ARP.
- Hardware Address Length (longueur de l’adresse physique)
- 01 - Token Ring
- 06 - Ethernet
Ce champ correspond à la longueur de l’adresse physique. La longueur doit être prise en octets.
- Protocol Address Length (longueur de l’adresse logique)
- 04 - IP v4
- 16 - IP v6
Ce champ correspond à la longueur de l’adresse réseau. La longueur doit être prise en octets.
- Operation
- 01 - Request requête
- 02 - Reply réponse
Ce champ permet de connaître la fonction du message et donc son objectif.
- Sender Hardware Address (adresse physique de l’émetteur)
Adresse MAC source dans le cadre d’Ethernet.
- Sender Internet Address (adresse réseau de l’émetteur)
Adresse IP de source dans le cadre de TCP/IP.
- Target Hardware Address (adresse physique du destinataire)
Adresse MAC destination dans le cadre d’Ethernet. Si c’est une demande ARP, alors, ne connaissant justement pas cette adresse, le champ sera mis à 0.
- Target Internet Address (adresse réseau du destinataire)
Adresse IP de destination dans le cadre de TCP/IP
Exemple d’en-tête ARP : protocole IPv4 sur Ethernet (28 octets)
| Octet 1 | Octet 2 | Octet 3 | Octet 4 |
|---|---|---|---|
| 0x0001 | 0x0800 | ||
| 0x06 | 0x04 | Operation | |
| Adresse MAC source (octets 1-4) | |||
| Adresse MAC source (octets 5-6) | Adresse IP source (octets 1-2) | ||
| Adresse IP source (octets 3-4) | Adresse MAC destination (octets 1-2) | ||
| Adresse MAC destination (octets 3-6) | |||
| Adresse IP destination (octets 1-4) | |||
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Mark Zuckerberg.
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| Mark Zuckerberg | |
| | |
| Nom de naissance | Mark Elliot Zuckerberg |
|---|---|
| Surnom(s) | Zuck |
| Naissance | 14 mai 1984 |
| Nationalité | Américaine |
| Pays de résidence | |
| Profession(s) | Informaticien, entrepreneur |
| Activité(s) principale(s) | Co-fondateur et CEO de Facebook |
| Formation | Phillips Exeter Academy Harvard College (2004) |
| Famille | Soeurs : Randi,Donna et Arielle ; Frères : Ethan et Yoël |
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Mark Elliot Zuckerberg est un informaticien, chef d'entreprise américain, co-fondateur et président-directeur général du site internet de réseautage social Facebook.
Biographie
Mark Zuckerberg est né le 14 mai 1984 à White Plains au sein d'une famille juive américaine[1] dont le père (Edward Zuckerberg) est dentiste et la mère psychiatre et dont les frères, Ethan Zuckerberg et Yoël Zuckerberg, sont tous les deux toujours étudiants à l'université Harvard. Il a aussi trois sœurs.
Pendant ses années d'études à l'université, il développe des programmes informatiques, spécialement des outils de communication et des jeux.
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La première version de Facebook est lancée le 4 février 2004 avec l'aide de Dustin Moskovitz, Eduardo Saverin et Chris Hughes[2]. Le succès est immédiat auprès des autres élèves de l'université. L’accès est graduellement autorisé à d'autres universités (principalement de l'Ivy League), puis aux écoles du secondaire, et enfin au grand public. Le succès est partout au rendez-vous.
Cependant, des étudiants de Harvard (Cameron et Tyler Winklevoss, ainsi que Divya Narendra) attaquent Facebook un mois après son lancement. En effet, ils avaient commencé depuis plusieurs mois à développer un site de réseau social intitulé « Harvardconnection ». En octobre 2003, ils avaient associé Zuckerberg à leur projet, avec pour mission de finir le code du site et de le rendre fonctionnel. Zuckerberg, lié par un "accord verbal" et dès lors considéré comme un associé du site, en profita pour développer de son côté en quelques semaines le site The Facebook, sans travailler sur le projet commun comme prévu. Un procès lui fut intenté dès mars 2004, annulé pour raisons techniques en mars 2007. Une nouvelle plainte fut déposée et la procédure fit l'objet d'un accord à l'amiable entre les différentes parties : le 25 juin 2008, Facebook accepta d'octroyer 1,2 million d'actions et de payer 20 millions de dollars en argent[3]. Selon Alexa Internet, Facebook est le deuxième site le plus visité au monde derrière Google[4]. Mark Zuckerberg possède 24 % des parts de sa société.
Selon le Wall Street Journal, en mai 2009, un investisseur russe aurait proposé 200 millions de dollars afin de porter le capital de l'entreprise à 10 milliards de dollars à condition de disposer d'un siège au conseil d'administration. Mark Zuckerberg aurait refusé car il déclare n'être ouvert qu'à des propositions qui offriront davantage de latitude à son réseau social.
D'après le classement Forbes 2010 des plus grosses fortunes de la planète, la fortune de Mark Zuckerberg est estimée à 6,9 milliards de dollars. Il détenait à 23 ans le titre du plus jeune milliardaire de la planète[5].
Il figure au 52e rang du classement 2008 des personnalités les plus influentes du monde dressé par le magazine Time.
En avril 2010, il s'est montré très critique vis-à-vis du réseau social Twitter en disant : « Le flux est éphémère. On poste quelque chose dans le flux, il y restera quelques heures, un certain nombre de gens pourront le lire, puis pour ainsi dire il disparaît. Quant aux services qui consomment ce flux, ils n’établissent pas réellement de connexion entre vous et, ils ne comprennent pas réellement la relation sémantique qui existe entre vous et la connexion que vous avez établie. »[6]
En décembre 2010, il est élu personnalité de l'année par le magazine Time[7]. Récemment, une fausse rumeur lancée sur internet annonçait la fermeture du site le 15 mars 2011 à minuit, sous prétexte que Mark Zuckerberg était trop stressé pour gérer son réseau social[8].
The Social Network
En octobre 2010, Mark Zuckerberg est incarné à l'écran par l'acteur Jesse Eisenberg, sous la direction du réalisateur David Fincher dans le film The Social Network, narrant l'histoire de la naissance de Facebook. Eisenberg évolue à l'écran notamment aux côtés de l'acteur Justin Timberlake, qui incarne pour sa part le co-fondateur du site Napster, Sean Parker. Le film est produit entre autres par Kevin Spacey.
Zuckerberg a émis dans les médias américains un avis sur cette œuvre cinématographique. Il a notamment indiqué « que ça serait fun de se rappeler que cette époque de sa vie ait pu aboutir sur un film »[9]. Selon Mark Zuckerberg, les faits rapportés sont vrais mais les caractères des personnages ne collent pas à la réalité.
Il est à noter que le film est le prolongement d'une biographie écrite, La Revanche d'un solitaire, la véritable histoire de Facebook (aux Éditions Max Milo, écrite par Ben Mezrich). Cette biographie a été publiée en janvier 2010[10].
Mark Zuckerberg dans les Simpson
En 2010, il prête sa voix à son propre personnage dans l'épisode Loan-a Lisa, appartenant à la 22e saison de la série télévisée d'animation américaine Les Simpson[11].
Annexes
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