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CHOMOLANGMA

Unicode (3).

21 Avril 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #TECHNOLOGIES-Informatique

GB 18030 

 

 


Il s’agit d’une transformation de l’Unicode qui n’est pas définie par le Consortium Unicode, mais par l’administration de normalisation en Chine, où son support est obligatoire dans les applications. Historiquement c’était un jeu de caractères codé, qui a été étendu pour supporter l’intégralité du répertoire UCS par une transformation algorithmique complétant une large table de mappage d’un code à l’autre.

 

 

Les polices de caractères Unicode 

Affirmer qu’Unicode code des caractères revient à affirmer qu’il attribue un numéro à des symboles abstraits, selon un principe de codage logique. Unicode ne code en revanche pas les représentations graphiques des caractères, les glyphes. Il n’y a donc pas une bijection entre la représentation du caractère et son numéro, puisque toutes les variantes graphiques de style sont unifiées.

De plus, contrairement à une police ASCII ou latin-1 classique, la sélection d’un glyphe par un code n’est pas unique et est souvent contextuelle, et peut aussi afficher le même glyphe pour des codes différents. Ainsi, le caractère français « é » peut-il être décrit de deux manières : soit en utilisant directement le numéro correspondant au « é », soit en faisant suivre le numéro du « e » par celui de l’accent aigu sans chasse. Quelle que soit l’option choisie, le même glyphe sera affiché. On dira du premier caractère qu’il est précomposé, du second que c’est une composition (deux caractères forment un seul glyphe composé des deux). Ceci est autorisé et même hautement recommandé car les différentes formes de codage sont classées par Unicode comme « canoniquement équivalentes », ce qui signifie que deux formes de codage équivalentes devraient être traitées de façon identique.

De nombreux caractères composites sont dans ce cas et peuvent être codés de ces deux manières (ou plus, certains caractères composés pouvant être décomposés de plusieurs façons, notamment quand ils comportent plusieurs signes diacritiques). Le plus souvent, le caractère précomposé est préférable pour le codage du texte, si celui-ci existe (c’est le cas pour le grec polytonique, par exemple, lequel, codé en décomposition, peut ne pas être satisfaisant graphiquement : selon les polices de caractères, les différents constituants du glyphe étant parfois mal disposés et peu lisibles). Toutefois, tous les caractères composites ne disposent pas d’un point de code unique pour leur forme précomposée.

De même, certains systèmes d’écriture, comme la devânagarî ou les caractères arabes, nécessitent un traitement complexe des ligatures : les graphèmes changent en effet de forme en fonction de leur position et/ou par rapport à leurs voisines (voir Variante contextuelle et Lettre conjointe). La sélection du glyphe correct à utiliser nécessite un traitement permettant de déterminer la forme contextuelle à sélectionner dans la police, alors même que toutes les formes contextuelles sont codées de façon identique en Unicode.

Pour ces raisons, la police Unicode doit être utilisée très prudemment. Avoir une police qui représente un certain nombre ou toutes les représentations graphiques que l’on peut obtenir avec Unicode n’est pas suffisant, il faut en plus que le système d’affichage possède les mécanismes de représentation idoines (le moteur de rendu) capable de gérer les ligatures, variantes contextuelles et formes conjointes de certaines écritures. Au contraire, une police qui ne représente que certains caractères mais qui sait comment les afficher mérite mieux le terme de « police Unicode ». Enfin, il existe des contraintes techniques dans les formats de polices de caractère, qui les empêche de supporter la totalité du répertoire et, en pratique, il est en 2009 impossible de trouver une police de caractères unique supportant tout le répertoire.

Une police de caractères Unicode est donc seulement une police permettant d’afficher directement un texte codé selon toutes les formes autorisées par Unicode, et permettant de supporter un sous-ensemble cohérent adapté à une ou plusieurs langues pour supporter une ou plusieurs écritures. Aucune police de caractère Unicode ne peut « fonctionner » seule, et le support complet de l’écriture nécessite un support de celles-ci dans un moteur de rendu, capable de détecter les formes de codage équivalentes, rechercher les formes contextuelles dans le texte et sélectionner les différents glyphes d’une police codée avec Unicode, en s’aidant au besoin de tables de correspondances incluses dans la police elle-même.

 

 

Détails techniques 

Bibliothèques logicielles

La bibliothèque multi plate-forme ICU permet de manipuler des données unicodées. Un support d’Unicode spécifique à certaines plates-formes (non compatible quant au code-source) est également fourni par les systèmes modernes (Java, MFC, GNU/Linux).

Les types à utiliser pour stocker des variables Unicode, sont les suivants :

 

 

 

 

Types compatibles avec Unicode dans les langages de programmation
Langage de programmation Type pour un seul caractère Type pour tout texte
C char[4]a ou wchar_t[2]b char[] ou wchar_t[]
C++ char[4]a ou wchar_t[2]a char[] ou wchar_t[] ou std::string ou std::wstring
Java char[2] ou intc char[] ou String
Bibliothèque ICU (pour C/C++ ou Java) UChar UChar[] ou String, UnicodeString
JavaScript ou ECMAScript chard string
C# ou J# char string
Delphi char[4]a ou widechar[2] stringa ou widestring
Python unicode
Notes 
  1. a, b, c, d et e En UTF-8
  2. On notera toutefois que le type wchar_t du langage C ne permet pas toujours de coder tous les caractères Unicode, car la norme de ce langage ne prévoit pas de nombre minimum suffisante pour ce type standard. Cependant de nombreux compilateurs du langage définissent wchar_t sur 32 bits (voire 64 bits sur les environnements manipulant les entiers standards sur 64 bits), ce qui suffit pour stocker n’importe quel point de code Unicode normalisé. Mais d’autres compilateurs représentent wchar_t sur 16 bits (notamment sous Windows en environnement 16 ou 32 bits), voire sur 8 bits seulement (notamment dans les environnements embarqués ne disposant pas d’un système d’exploitation d’usage général) car wchar_t peut utiliser la même représentation que le type char qui compte un minimum de 8 bits.
  3. De manière similaire au C et au C++, le langage Java dispose de type unitaire permettant de coder 16 bits, mais ne permettant pas de coder un seul point de code d’une valeur quelconque (le type natif char est un entier positif sur 16 bits seulement). Pour manipuler les caractères normalisés hors du premier plan, il faut utiliser une paire de codets, chacun contenant une valeur égale aux deux codets définis par la forme UTF-16. Aussi les types d’objets String ou char[2] sont les plus appropriés pour représenter un caractère Unicode. Depuis Java 1.4.1, la bibliothèque standard fournit un support complet d’Unicode grâce au type natif int (qui est un entier défini sur 32 bits) et aux méthodes statiques de la classe standard Character (cependant un objet instancié de ce type Character ne permet pas, tout comme le type natif char, de stocker n’importe quel point de code).
  4. JavaScript comporte diverses implémentations non normalisées dont certaines plus anciennes ne supportent pas plus de 16 bits par caractère, et parfois seulement 8 bits. Toutefois la norme ECMAScript de ce langage définit une classe utilitaire Character sur 32 bits (en fait basée sur la classe Number) devant supporter tous les points de code des 17 plans normalisés, tandis que les chaines de caractères utilise des caractères codés obligatoirement sur 16 bits (mais sans restriction renforçant l’appariement des unités de code UTF-16, les chaînes ECMAScript de type String n’étant pas restreintes au seul codage UTF-16 mais étant des vecteurs de constantes entières codées sur 16 bits sans restriction, afin d’assurer l’interopérabilité avec Java et d’autres langages qui eux non plus ne renforcent pas les restrictions de conformité UTF-16 dans leurs types natifs de données). Ces deux langages ne supportent pas de typage explicite des variables, le type étant défini dynamiquement par les valeurs qu’on leur assigne (aussi, plusieurs représentations internes sont possibles, leurs différences étant normalement transparentes pour le programmeur).

Unicode souffre toutefois encore d’un faible support des expressions rationnelles par certains logiciels, même si des bibliothèques comme ICU et Java peuvent les supporter. Un tel support n’a pas encore été standardisé pour ECMAScript et n’est fourni qu’avec l’aide de librairies créées avec le langage ou des interfaces d’interopérabilité avec d’autres systèmes (notamment avec CORBA, COM) ou langages (notamment C++ et Java).

 

 

Partitionnement 

Le partitionnement à jour peut être trouvé sur le site officiel d’Unicode. Cependant, vu le rôle important d’Unicode, (ISO 10646) on décrira ici les principaux blocs de caractères. Les noms français sont les noms officiels de l’ISO/CEI 10646, la norme internationale bilingue qui reprend les mêmes caractères qu’Unicode. Ils sont aussi officiels que les noms anglais.

L'ancienne norme Unicode 1.0 est obsolète et incompatible avec la norme ISO 10646 et la norme Unicode 1.1 et toutes ses versions ultérieures ; la principale incompatibilité est celle des blocs de caractères Hangul utilisés pour l’écriture de la langue coréenne qui ont changé de position et dont les anciens points de code ont depuis été assignés à d’autres blocs. La table ci-dessous est compatible avec ISO 10646 (toutes versions) et Unicode 1.1 (ou ultérieur).

Note : La casse des noms de bloc n’est pas normative. « Latin de base » est donc équivalent à « LATIN DE BASE ».

 

 

Plan multilingue de base (PMB, 0000 à FFFF) 


Points de code Nom officiel du bloc Commentaires
Début Fin
0000 007F Latin de base voir norme ISO 646, code ASCII
0080 009F Non-utilisé voir plage non-utilisé norme ISO 8859 et ISO 8859-1
00A0 00FF Supplément Latin-1 voir norme ISO 8859, code ISO 8859-1
0100 017F Latin étendu A
0180 024F Latin étendu B
0250 02AF Alphabet phonétique international (API) Alphabet phonétique international
02B0 02FF Lettres modificatives avec chasse
0300 036F Diacritiques voir Diacritique
0370 03FF Grec et copte
0400 04FF Cyrillique voir Alphabet cyrillique
0500 052F Supplément cyrillique voir Alphabet cyrillique
0530 058F Arménien voir langue Arménien
0590 05FF Hébreu voir Alphabet hébreu
0600 06FF Arabe voir alphabet arabe
0700 074F Syriaque voir langue Syriaque
0780 07BF Thâna
0900 097F Dévanâgarî
0980 09FF Bengali voir langue indienne Bengalî
0A00 0A7F Gourmoukhî
0A80 0AFF Goudjerate
0B00 0B7F Oriya voir langue indienne Oriya
0B80 0BFF Tamoul voir langue indienne Tamoul
0C00 0C7F Télougou voir langue indienne Télougou
0C80 0CFF Kannara voir langue indienne Kannara
0D00 0D7F Malayalam voir langue indienne Malayalam
0D80 0DFF Singhalais voir langue indo-européenne Cingalais
0E00 0E7F Thai voir langue asiatique Thai
0E80 0EFF Lao voir langue asiatique Lao
0F00 0FFF Tibétain voir langue asiatique Tibétain
1000 109F Birman voir langue asiatique Birman
10A0 10FF Géorgien voir langue Géorgien
1100 11FF Jamos hangûl
1200 137F Éthiopien voir Alphabet éthiopien
13A0 13FF Chérokî
1400 167F Syllabaires autochtones canadiens unifiés
1680 169F Ogam voir Écriture oghamique
16A0 16FF Runes voir Alphabet runique
1700 171F Tagalog ou tagal, voir langue Tagalog
1720 173F Hanounóo
1740 175F Bouhide
1760 177F Tagbanoua
1780 17FF Khmer voir langue Khmer
1800 18AF Mongol voir langue mongol (Монгол хэл, mongγol kele)
1900 194F Limbou
1950 197F Taï-le
19E0 19FF Symboles khmers voir langue Khmer
1D00 1D7F Supplément phonétique
1E00 1EFF Latin étendu additionnel
1F00 1FFF Grec étendu
2000 206F Ponctuation générale voir aussi ponctuation
2070 209F Exposants et indices
20A0 20CF Symboles monétaires
20D0 20FF Signes combinatoires pour symboles
2100 214F Symboles de type lettre
2150 218F Formes numérales
2190 21FF Flèches
2200 22FF Opérateurs mathématiques voir Opérateurs mathématiques
2300 23FF Signes techniques divers 2336 à 237A = symboles APL
2400 243F Pictogrammes de commande
2440 245F Reconnaissance optique de caractères voir Reconnaissance optique de caractères
2460 24FF Alphanumériques cerclés
2500 257F Filets
2580 259F Pavés
25A0 25FF Formes géométriques
2600 26FF Symboles divers
2700 27BF Casseau
27C0 27EF Divers symboles mathématiques - A
27F0 27FF Supplément A de flèches
2800 28FF Combinaisons Braille voir Braille
2900 297F Supplément B de flèches
2980 29FF Divers symboles mathématiques-B
2A00 2AFF Opérateurs mathématiques supplémentaires
2B00 2BFF Divers symboles et flèches
2D30 2D6F Alphabet Tifinagh et néo-Tifinagh voir Alphabet berbère et Tifinagh (langue berbère)
2E80 2EFF Formes supplémentaires des clés CJC voir Chinois, japonais et coréen (CJC)
2F00 2FDF Clés chinoises (K'ang-hsi ou Kangxi) voir Dictionnaire de caractères de Kangxi
2FF0 2FFF Description idéophonographique
3000 303F Symboles et ponctuation CJC voir ponctuation et Chinois, japonais et coréen (CJC)
3040 309F Hiragana voir Hiragana (langue japonaise)
30A0 30FF Katakana voir Katakana (langue japonaise)
3100 312F Bopomofo voir Bopomofo (notation taïwanaise et chinoise)
3130 318F Jamos de compatibilité hangûls
3190 319F Kanboun
31A0 31BF Bopomofo étendu voir Bopomofo (notation taïwanaise et chinoise)
31F0 31FF Extension phonétique katakana voir Katakana (langue japonaise)
3200 32FF Lettres et mois CJC cerclés voir Chinois, japonais et coréen (CJC)
3300 33FF Compatibilité CJC voir Chinois, japonais et coréen (CJC) (unités de mesure)
3400 4DB5 Supplément A aux idéophonogrammes unifiés CJC voir Chinois, japonais et coréen (CJC)
4DC0 4DFF Hexagrammes du Classique des mutations ou Yi Jing voir Yi Jing, Hexagramme
4E00 9FA5 Idéophonogrammes unifiés CJC voir Chinois, japonais et coréen (CJC)
A000 A48F Syllabaire yi des Monts frais
A490 A4CF Clés yi
AC00 D7A3 Hangûl
D800 DB7F Demi-zone haute points de code invalides isolément

D800 à D83F : codets hauts utilisés en UTF-16 pour les points de code du plan multilingue complémentaire
D840 à D87F : codets hauts utilisés en UTF-16 pour les points de code du plan idéographique complémentaire
D880 à DB3F : codets hauts utilisés en UTF-16 pour les points de code des plans complémentaires réservés
D840 à D87F : codets hauts utilisés en UTF-16 pour les points de code du plan complémentaire réservé

DB80 DBFF Partie à usage privé de la demi-zone haute points de code invalides isolément

DB80 à DBBF : codets hauts utilisés en UTF-16 pour les points de code de la zone supplémentaire A à usage privé
DBC0 à DBFF : codets hauts utilisés en UTF-16 pour les points de code de la zone supplémentaire B à usage privé

DC00 DFFF Demi-zone basse points de code invalides isolément

DC80 à DFFD : codets bas utilisés en UTF-16 pour des points de code assignés aux caractères valides ou réservés des plans complémentaires (assignés, réservés ou à usage privé)
DFFE à DFFF : codets bas pouvant être utilisés en UTF-16 pour la représentation de points de code assignés aux non-caractères en fin de chaque plan, lorsque le codet haut est le dernier assigné dans la demi-zone haute pour chaque plan complémentaire (assigné, réservé ou à usage privé)

☒E000 F8FF Zone à usage privé
F900 FAFF Idéogrammes de compatibilité CJC voir Chinois, japonais et coréen (CJC)
FB00 FB4F Formes de présentation alphabétiques
FB50 FDFF Formes A de présentation arabes voir alphabet arabe
FDD0 FDEF non-caractères
FE00 FE0F Sélecteurs de variante
FE20 FE2F Demi-signes combinatoires
FE30 FE4F Formes de compatibilité CJC voir Chinois, japonais et coréen (CJC)
FE50 FE6F Petites variantes de forme
FE70 FEFF Formes B de présentation arabes
FF00 FFEF Formes de demi et pleine chasse
FFF0 FFFD Caractères spéciaux
FFFE FFFF non-caractères

 

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