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CHOMOLANGMA

Civilisation carthaginoise (4).

8 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #HISTOIRE-Antiquité (avant le Ve siècle)


Périples

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Zone explorée lors du périple de Hannon

   

 

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Les périples maritimes témoignent de la hardiesse des marins puniques et de leur maîtrise des mers. Il est possible qu’ils aient découvert de nouvelles terres : le périple de Hannon mène ainsi les Puniques de Gadès à longer les côtes du continent africain jusqu’au golfe de Guinée avec une flotte de navires carthaginois. Celui d’Himilcon les aurait conduits aux îles Cassitérides vers la Grande-Bretagne, sur la route de l’étain.

Les marins de Néchao seraient parvenus pour leur part à effectuer les premiers la circumnavigation du continent africain[52].

Armée
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Article détaillé : Armée de Carthage.
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Recrutement et commandement 

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Restitution d’un frondeur des îles Baléares par Johnny Shumate

   

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La question du recrutement de l’armée carthaginoise, des mercenaires et de la place des citoyens a été soulignée par l’historiographie depuis l’Antiquité : la défaite de Carthage serait liée au recrutement de soldats professionnels et au manque d’engagement des citoyens, contrairement au modèle grec puis romain. Cet argument omet le courage des soldats lors des derniers combats, où s’engage la population, et ne prend pas en compte l’organisation de la marine militaire, qui se faisait autour de citoyens.

L’armée punique se composait de soldats de diverses origines : des mercenaires, des citoyens engagés volontairement mais aussi des sujets de ses territoires ou de ceux de ses alliés. Cette armée présentait donc un fort caractère cosmopolite ; chaque partie apportait des unités en guise de participation à l’effort commun. Une telle structure n’était pas sans danger lorsque l’État n’était plus en mesure de régler la solde, comme le démontra la guerre des Mercenaires au lendemain de la Première Guerre punique.

Le commandement carthaginois était aux mains de militaires issus des grandes familles et désignés par l’assemblée du peuple[53]. La hiérarchie militaire demeure toutefois mal connue, même s’il semble avéré que le titre de général correspond à celui de rab. La cité ne se montrait guère indulgente envers les officiers vaincus, les textes énonçant maints exemples de généraux crucifiés ou exécutés[54].

Unités 
Armement et unités terrestres

Les armées de Carthage ne différaient que peu des autres armées de l’époque. Les changements dans les structures et les manœuvres sont dus à Hannibal Barca, désireux de modifier une armée fondée sur les phalanges[55] issues de la tradition grecque[56], au moins pour la période la mieux connue de son histoire, à partir des guerres siciliennes puis puniques.

Les unités étaient diverses, organisées en bataillons selon leur origine ethnique, et armées parfois selon leurs traditions propres. L’infanterie légère comprenait, outre des citoyens armés de lances et d’épées[57], des unités spécialisées : ainsi les frondeurs des îles Baléares, des archers ou des lanciers libyens armés de javelots, poignards et boucliers de cuir[58], et également des groupes de fantassins ibères équipés de boucliers et d’une épée courte appelée falcata[57]. Le bataillon sacré décrit par Diodore de Sicile[59] et Plutarque[60] possédait un armement spécifique. L’infanterie lourde était organisée en phalanges selon le modèle macédonien, mais on ignore si la sarisse, caractéristique de cette formation, était usitée dans l’armée carthaginoise.

Les autres unités terrestres se constituaient surtout de cavaliers, uniquement numides au départ puis issus d’autres origines, dont Ibères et Gaulois[58]. Cet élément très mobile a fait la différence sur les champs de bataille de la Deuxième Guerre punique. L’équipement incluait également des chars de guerre, sans doute venus d’une longue tradition libyenne liée aux contacts de ce peuple avec les armées égyptiennes, et surtout les éléphants de guerre. Cette dernière unité, mise en exergue par les contemporains des guerres puniques, fut dans les faits limitée en nombre et d’un usage tardif, vraisemblablement après la guerre de Pyrrhus en Italie. Un tel usage répondait à des finalités plus psychologiques que militaires. Ces éléphants appartenaient probablement à une espèce locale, plus petite que l’éléphant d’Asie. Pour ce qui est des cornacs, on signale parfois une origine indienne[61].

   


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Unités marines

Les unités marines ont évolué au cours de l’histoire : la trirème, apparue dès le VIe siècle av. J.-C., embarquait 200 hommes outre les rameurs. La quadrirème fut inventée à l’époque hellénistique. Quant à la quinquérème, embarquant 300 hommes au plus, elle fut conçue pendant les guerres puniques. La logistique était assurée par d’autres navires, appelés gauloi.

Techniques et manœuvres

Parmi les apports macédoniens à l’art de la guerre carthaginois, les historiens relèvent l’organisation en phalange[62]Hannibal Barca : l’importance stratégique de la cavalerie, les nouvelles manœuvres d’enveloppement de l’adversaire (bataille de Cannes)[63], voire une stratégie d’embuscade pour pallier un désavantage numérique comme lors de la bataille du lac Trasimène. Les éléphants de guerre, peu et tardivement utilisés mais remarqués par les adversaires, jouaient avant tout un rôle d’intimidation et de désorganisation des lignes ennemies. ainsi que la disposition de l’armée en campagne et les camps. Cependant, des changements sont dus à

En ce qui concerne la guerre sur mer, l’usage de l’époque était d’éperonner les navires. Pour contrer l’avance carthaginoise, les Romains mirent au point le « corbeau » afin de faciliter l’abordage et reprendre l’avantage. Ils purent ainsi écraser Carthage lors de la bataille de Mylae.

Les Carthaginois étaient également maîtres en poliorcétique, utilisant des tours de siège, balistes et catapultes.

 

 

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Politique et société

Institutions 

L’organisation politique de Carthage était louée par de nombreux auteurs antiques qui mettaient en avant sa « réputation d’excellence »[64]. Si peu de détails sont connus sur le gouvernement de la grande cité, on dispose néanmoins d’un texte précieux d’Aristote[65] qui la dépeint comme un modèle de constitution « mixte », équilibrée et présentant les meilleures caractéristiques des divers types de régimes politiques ; ce document a alimenté un débat vif, certains historiens, dont Stéphane Gsell, le considérant comme une description tardive[66]. Les chercheurs privilégient désormais une évolution des institutions au cours de l’histoire[67].

En dépit des insuffisances de l’information dont on dispose sur Carthage, les données sont beaucoup plus importantes que pour les autres cités puniques.

Problématique de la royauté à Carthage 

Même si Didon était issue d’une famille royale, aucun élément dans la légende ne la cite comme reine. Les auteurs grecs ou latins mentionnent la présence de basileis ou de reges. La théorie de la royauté de Carthage, âprement défendue et développée par Gilbert-Charles Picard à la suite de Karl Julius Beloch, est dorénavant réfutée par la plupart des historiens. Une partie de l’historiographie a également supposé des ambitions monarchiques sur le modèle hellénistique aux Barcides en Espagne, hypothèse également écartée par Maurice Sznycer[68].

Le monde phénico-punique n’ignorait pourtant pas la monarchie : les rois phéniciens mentionnés à Tyr n’étaient toutefois pas détenteurs d’un pouvoir absolu[69].

Suffètes
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Article détaillé : Suffète.

 

 

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Plus conforme aux traditions orientales et de Tyr, le gouvernement devait être comparable à celui de Rome, avec un Sénat et deux suffètes (littéralement « juges ») élus chaque année mais appelés « rois » par les Romains et les Grecs en raison de leur incapacité à trouver dans leur culture un terme adéquat pour transmettre la réalité punique[70].

On pense que ces suffètes exerçaient à la fois le pouvoir judiciaire et exécutif mais non le pouvoir militaire, réservé à des chefs élus séparément chaque année par l’assemblée du peuple et recrutés parmi les grandes familles de la cité. Le cas d’Hannibal Barca peut être souligné, étant élu suffète après la défaite de Zama, en 196 avant J.-C. selon Tite-Live[71]. Le pouvoir des suffètes était vraisemblablement un pouvoir civil d’administration de la chose publique[72].

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Civilisation carthaginoise (3).

7 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #HISTOIRE-Antiquité (avant le Ve siècle)


Espaces publics et structures : routes et ports
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Article détaillé : Ports puniques de Carthage.
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Cales de radoub de l’îlot de l’amirauté (après le IVe siècle av. J.-C.)

 

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L’espace public s’organisait autour de l’agora : centre de la cité, la place était bordée par la bâtisse du Sénat et également par des bâtiments aux fonctions religieuses. L’agora de Carthage, même si sa localisation est à peu près connue, n’a pas fait l’objet de reconnaissances archéologiques.

L’emplacement des sites utilisés par les Puniques nécessitait la mise en place de structures, ports et cothons. Même si les bateaux durent être seulement à l’abri dans des anses ou dans des sites naturels privilégiés, comme le stagnum de Motyé, au début de leur histoire, il est vite apparu indispensable de créer des structures artificielles appelées « cothon »[28]. On retrouve ce type de port artificiel à Rachgoun, Motyé ou Sulcis[29] voire à Mahdia, même si cette dernière attribution est discutée[30].


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Cothon de Motyé (avant 397 av. J.-C.)

 

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Dans le cas de Carthage, les installations — du moins dans leur état final car la question de la localisation des ports primitifs de Carthage n’est toujours pas réglée — sont très élaborées et décrites par un texte célèbre d’Appien[31]. La phase finale de la construction eut vraisemblablement lieu dans la première moitié du IIe siècle av. J.-C., avec un port marchand doublé d’un port circulaire possédant un îlot (dit de l’amirauté) permettant la sécurité de la flotte de guerre, ainsi qu’une discrétion limitant les risques d’espionnage[32].

La fouille de ces structures lors de la campagne internationale de Carthage a confirmé certaines données des textes, en particulier le nombre de 220 navires[33] pouvant y être abrités semblant désormais vraisemblable, à quelques dizaines d’unités près. L’hivernage y était assuré par des cales de radoub installées sur l’îlot et autour du port militaire à la fin de la période de domination carthaginoise[34]. Sur les pourtours du port de commerce se situait par ailleurs une zone d’entrepôts[35], voire d’ateliers d’artisans.

Architecture sacrée
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Article détaillé : Tophet de Carthage.
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Tophet de Monte Sirai en Sardaigne (IVe ‑ IIe siècles av. J.-C.)

 

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La place de l’espace sacré dans la civilisation carthaginoise est liée à la topographie urbaine, même si l’archéologie a parfois mis en évidence l’absence de règles dans le positionnement des lieux affectés à cet usage. On en a en effet retrouvé tant dans les centres urbains ou acropoles que dans les périphéries, si ce n’est même dans les zones rurales. La localisation des lieux de culte est dépendante de la croissance des cités, qui reste une inconnue pour une très large part, leur position dans la cité ayant pu de ce fait évoluer.

 

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Temple d’Eshmoun-Esculape de Nora, IIe siècle av. J.-C.

 

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Certains sont connus par les sources littéraires, ainsi le temple d’Eshmoun, le plus grand sanctuaire de Carthage, qui était situé selon Appien en haut de l’acropole, à laquelle on a identifié la colline Saint-Louis, rebaptisée Byrsa. Cependant, le sommet totalement arasé à l’époque romaine a entraîné la perte de l’ensemble de ses vestiges[36]. Le temple de Melqart à Gadès fut quant à lui très longtemps réputé, jusqu’à l’époque romaine. Le sanctuaire d’Astarté à Tas Silg, à Malte, succédant à un espace cultuel indigène, fut également célèbre. Les fouilles de Carthage ont permis par ailleurs de dégager des espaces cultuels plus modestes, aux abords de l’actuelle gare du TGM de Salammbô à Carthage, mais aussi en bordure du village de Sidi Bou Saïd. Il semblerait aussi que la campagne internationale de l’Unesco ait retrouvé le temple dit d’Apollon à la lisière de l’espace utilisé par l’agora, auquel il faudrait associer nombre de stèles découvertes dans les environs au XIXe siècle et attribuées au tophet[37]. Le sanctuaire rural de Thinissut (actuelle Bir Bou Regba), quoique daté du début de l’Empire romain, possède tous les caractères des sanctuaires orientaux, tant par son ensemble de cours juxtaposées que par son mobilier de statues de terre cuite, dont la représentation de Ba'al Hammon[38].

Le tophet est une structure que l’on retrouve sur de nombreux sites de Méditerranée occidentale et situé à l’écart de la cité, voire dans un lieu insalubre, dans le cas de Carthage. L’aire se présente comme un espace occupé peu à peu par des dépositions d’urnes et de stèles, et que l’on recouvre de terre afin de continuer à l’utiliser[39]. L’étude de la structure a entraîné depuis les origines un débat très virulent, qui persiste encore, les fouilles ne parvenant pas à mettre un terme aux polémiques issues de certaines sources classiques. Selon certains auteurs, on aurait là un sanctuaire et un cimetière.

Architecture privée

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Maison à péristyle de la rue de l’Apotropaion de Kerkouane, fin du IVe - début du IIIe siècle av. J.-C.


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Les fouilles de Kerkouane et des deux quartiers puniques de Carthage, ceux de Magon et d’Hannibal, ont mis en évidence des quartiers organisés selon un plan en damier et disposant de larges rues.

 

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Maison punique de Byrsa datant du IIe siècle av. J.-C.

 

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L’organisation de la maison punique est désormais bien connue. L’entrée des habitations du quartier de Byrsa, baptisé quartier Hannibal, est très étroite, un long couloir menant à une cour possédant un puisard et autour de laquelle s’ordonne la bâtisse. À l’avant se situait un espace consacré, selon certaines interprétations, au commerce ; un escalier conduisait à l’étage. Différentes sources, en particulier Appien, affirment que les bâtisses possédaient six étages[40], les traces archéologiques ayant confirmé la présence de plusieurs étages mais avec une interrogation sur leur nombre[41]. Certaines demeures apparaissent plus somptueuses que les autres, en particulier une villa à péristyle dans le quartier de Magon. On observe la même distinction dans les constructions de Kerkouane avec le bel exemple de la villa de la rue de l’Apotropaion.

L’organisation des maisons a fait dire à M'hamed Hassine Fantar que l’on avait là un modèle oriental, avec une appropriation de substrats libyens. La question de l’eau dans le monde punique est de la responsabilité de chacun, les maisons individuelles étant pourvues de citernes qui aident aujourd’hui les archéologues dans l’étude de la topographie urbaine. Enfin, on a retrouvé de nombreuses baignoires-sabots sur le site de Kerkouane.

Architecture funéraire 

L’architecture funéraire est le premier élément à avoir été étudié dès la fin du XIXe siècle, en particulier à Carthage, les exhumations donnant lieu à de véritables cérémonies mondaines[42]. La localisation en arc de cercle de ces nécropoles[43] a permis de circonscrire la cité punique et d’examiner les variations de son périmètre.

Les archéologues ont remarqué une certaine typologie des tombes, généralement creusées dans la roche et non construites, soit selon un type de tombe à puits simple avec cercueil au fond ou à étage, ou bien comprenant un escalier menant à un puits. Le mode de l’inhumation prédomine largement, sauf à certaines périodes comme l’a montré la fouille de la nécropole punique de Puig des Molins.

Le mobilier et la décoration de ces sépultures sont stéréotypés : poteries, talismans, bijoux, pierres, usage de l’ocreautruche peints (symbole de la renaissance) ou encore miniatures de mobilier en argile. Le cercueil est souvent enduit de plâtre. Un sarcophage de bois, dans un état exceptionnel de conservation, a été découvert à Kerkouane mais cet exemple reste unique à ce jour. Diverses tombes ont été ornées de décorations peintes, ainsi celles des tombes du Djebel Mlezza au cap Bon, qui ont pu apparaître comme symbolisant la croyance punique en un au-delà, l’âme du défunt effectuant une sorte de voyage : selon François Decret, « pour ce peuple de marins, la Cité céleste était le dernier port où aborder »[44]. rouge (symbole du sang et donc de la vie), œufs d’

 

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Architecture et mosaïque puniques 

Peu de vestiges de l’architecture punique ont subsisté en élévation du fait de l’application du principe Delenda est Carthago, mais plusieurs caractéristiques peuvent se dégager des recherches archéologiques. Les fouilles de Carthage, en particulier celles du quartier d’habitation de bord de mer dit « quartier Magon », et de Kerkouane, ont mis en évidence les apports architecturaux de l’Égypte antique pour les périodes les plus anciennes et de la Grèce antique pour les périodes plus récentes.

L’utilisation de la corniche à gorge ainsi que des modèles réduits de façades de temples sur les stèles avec disque solaire et uræi témoignent de l’influence égyptienne[45]. Des fragments de colonnes moulurées de grès d’El Haouariastuc ont aussi été retrouvés, ainsi que les preuves de l’usage de l’ordre ionique, notamment dans l’exemple du naïskos de Thuburbo Majus[46], et de l’ordre dorique dans les fouilles de la colline de Byrsa. ornées de

Les fouilles de Kerkouane, mais aussi du flanc sud de Byrsa, ont également révélé la présence de mosaïques dites pavimenta punica, des tesselles étant agglomérées à une sorte de mortier rouge[47]. On a aussi découvert des représentations figurées du signe de Tanit, entre autres dans la cité du cap Bon. Ces objets datés du IIIe siècle av. J.-C. remettent en cause l’origine grecque de la mosaïque classique, longtemps considérée comme un fait acquis par les historiens et les archéologues.

 

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Moyens de la puissance : marine et armée

Serge Lancel dans sa synthèse a associé les deux termes[48], tant il est vain de vouloir étudier la civilisation carthaginoise sans appréhender ces deux piliers de l’expansion punique en Méditerranée occidentale.

Marine 

Carthage a bénéficié des avancées phéniciennes en matière de construction navale et de commerce maritime. La marine punique a eu dès le départ pour objet de protéger et de garder secrètes les routes commerciales, en particulier par un contrôle de la zone du détroit de Gibraltar.

 

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Figuration d’un navire punique sur une stèle tardive du tophet de Carthage exposée au Musée national de Carthage, IIIe-IIe siècle av. J.-C.

 

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Au service du commerce, la marine a écarté les concurrents grecs, en particulier les Phocéens. Carthage domina longtemps les mers ; elle possédait la technologie maritime et la connaissance des mers la plus avancée. Copiée par les Romains pour rattraper leur retard dans ce domaine, sa puissance navale fut réduite considérablement dès la Première Guerre punique.

Types de navires
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Article détaillé : Flotte carthaginoise.

 

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Les deux marines de Carthage (marchande et de guerre) ont eu la même finalité, à savoir la préservation du commerce.

 

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Représentation d’un navire sur un relief romain en marbre du IIe siècle trouvé en Tunisie et exposée au British Museum

 

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La puissance navale de Carthage s’explique sans doute par sa maîtrise des techniques de navigation. Elle s’appuie sur deux types de navires : les trirèmes, galère à trois rangs superposés de rames, et les quinquérèmes, galère avec quatre puis cinq rameurs sur un banc de nage. Les navires étaient équipés de proues à protomé de tête de cheval, comme le suggèrent certaines représentations iconographiques. Excellents constructeurs de navires, les Puniques ont bâti grâce à leur flotte un empire maritime que certains ont pu comparer à celui d’Athènes.

La découverte de l’épave de Marsala, un navire de guerre, au large de la Sicile, a précisé les connaissances actuelles sur la construction navale punique du IIIe siècle av. J.-C. ; les navires de l’époque étaient construits selon une technique très élaborée, identifiée à la mise en œuvre d’éléments « préfabriqués »[49]. Cette technique confirme ce que disent les textes, notamment ceux d’Appien[50]. Le navire, qualifié de chiourme, possédait un éperon destiné à frapper les bateaux ennemis[51].

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1501 McGill College.

6 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS-Histoire de l'Art-Architecture et urbanisme

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1501 McGill College

 

1501 avenue McGill College
1501 McGill College.jpg
Localisation
Coordonnées 45° 30′ 09″ Nord
       73° 34′ 17″ Ouest
  
Pays Drapeau du Canada Canada
Localité Montréal
Adresse avenue McGill College
Présentation
Construction 1992
Usage(s) Bureaux
Statut Construit
Hauteur
Hauteur du toit 158 m (519 pieds)
Détails
Nombre d'étages 36
Personnes en rapport
Architecte(s) WZMH Architects
 

Géolocalisation sur la carte : Québec

(Voir situation sur carte : Québec)
1501 McGill College

 

 

 

 

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Le 1501 avenue McGill College, aussi appelé La Tour McGill, est un gratte-ciel de Montréal. Il mesure 158 mètres de haut et compte 36 étages, ce qui fait de lui le 7e plus haut gratte-ciel de la ville.

Le gratte-ciel a été achevé en 1992, en même temps que le 1000 de La Gauchetière et le 1250 René-Lévesque.

Le 1501, avenue McGill College, porte le nom de son adresse, 1501 avenue McGill College et se situe en face de l'Université McGill. Il est relié au Métro de Montréal par la station McGill.

Le toit de cet édifice est surplombé d'une pyramide qui s'illumine de différentes couleurs en fonction du temps de l'année.

 

 

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Vue aérienne du toit

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Civilisation carthaginoise (2).

6 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #HISTOIRE-Antiquité (avant le Ve siècle)


Affrontement : les guerres puniques 
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Article détaillé : Guerres puniques.
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Variations du domaine carthaginois, de 265 à 149 av. J.-C., et localisation des principaux faits d’armes de la période.

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Les épisodes dénommés « guerres puniques » voient l’antagonisme s’étendre sur plus d’un siècle, de 264 à 146 av. J.-C., l’issue ayant pu sembler longtemps incertaine.

Le premier conflit a lieu de 264 à 241 av. J.-C., aboutissant pour Carthage à la perte de la Sicile et au paiement d’un lourd tribut. Cette première défaite engendre de graves conséquences sociales avec l’épisode de la guerre des Mercenaires, entre 240 et 237 av. J.-C., la ville étant finalement sauvée par Hamilcar Barca. Rome profite de ces difficultés internes pour alourdir les conditions de la paix.

Après cette étape, l’impérialisme de Carthage s’oriente vers la péninsule Ibérique et se heurte aux alliés de Rome, rendant le second conflit inéluctable (219-201 av. J.-C.) après le siège de Sagonte. Lors de l’aventure italienne, Hannibal Barca se montre capable de victoires éclatantes mais dans l’incapacité de les exploiter pour pousser son avantage et mettre à genoux une Rome pourtant vacillante. Après 205 av. J.-C., la guerre ne se déroule plus que sur le sol africain, l’année 202 av. J.-C. marquant la victoire finale de Scipion l'Africain à Zama.

Au cours des cinquante années qui suivent, Carthage rembourse de façon régulière le lourd tribut, mais en même temps elle se dote d’équipements coûteux, tels que les ports puniques dans leur dernier état de développement. La cité semble avoir retrouvé à cette époque une prospérité certaine, corroborée par la construction de programmes édilitaires concertés comme celui du quartier punique de Byrsa (lié au suffétat d’Hannibal Barca).

Pourtant, face au relèvement de la cité et à la fin du paiement du tribut, Rome impose aux Carthaginois d’abandonner la ville et de se retirer dans l’arrière-pays et, partant, de renoncer à leur identité maritime[18]. À ce propos, Velleius Paterculus a écrit que « Rome, déjà maîtresse du monde, ne se sentait pas en sûreté tant que subsisterait le nom de Carthage »[19]. Le refus logique qui suit cette intransigeance entraîne le troisième et dernier conflit. Celui-ci, marqué par le siège de Carthage, dure trois années. À son terme, même si du sel n’a pas été répandu sur le sol ainsi que l’historiographie de la fin du XIXe et du début du XXe siècle le relate[20], la destruction de la ville est totale et une malédiction jetée sur son site, lequel est déclaré sacer. Carthage n’existe plus comme entité politique, mais longtemps perdurent des aspects de sa civilisation, essaimés en Méditerranée : éléments religieux, artistiques et linguistiques, voire institutionnels en Afrique du Nord.

Géographie 

Localisation des implantations

Les sites occupés par les Phéniciens puis les Puniques, tournés vers la mer pour assurer la liaison avec les routes commerciales, devaient également garantir la sécurité des habitants en les protégeant d’un arrière-pays qui pouvait leur être hostile. Cette sécurité était naturellement assurée sur une île, comme à Gadès ou Motyé, mais également, bien que dans une moindre mesure, sur une presqu’île ou un espace entouré de collines rendant, en cas d’attaque, sa défense plus aisée. De ce point de vue, l’excellence du site de Carthage explique qu’il ait été vanté par plusieurs auteurs anciens[21], notamment Strabon qui comparaissait le site à un « navire à l’ancre ». Cependant, la qualité protectrice du site naturel ne pouvait suffire, ce qui impliquait qu’on la renforce par des aménagements supplémentaires, comme par exemple à Motyé : l’île fut ainsi ceinturée par une muraille, une chaussée permettant de rejoindre la terre ferme et de faciliter l’approvisionnement.

Carthage, la ville principale : caractères généraux 
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Article détaillé : Site archéologique de Carthage.
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Vue du quartier Hannibal de Byrsa avec des murs en opus africanum datant du début du IIe siècle av. J.-C.

 

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Selon la légende[22], Carthage se serait développée à partir de la colline de Byrsa, citadelle et centre religieux, puis étendue dans la plaine côtière et sur les collines au nord, avec le faubourg de Mégara (aujourd’hui La Marsa) qui semble avoir été construit d’une manière plus anarchique que le reste de la ville ; il s’agit peut-être du faubourg le plus récent et celui-ci n’aurait donc pas eu le temps de se structurer. Car, à l’exception de Mégara, Carthage a été aménagée selon un plan assez ordonné, aux rues rectilignes, sauf sur les collines où l’urbanisation a tout de même été pensée. Globalement, la plaine était quadrillée par les rues, l’agora et les places faisant le lien avec les rues qui rayonnaient vers les collines. La cité était entourée d’épaisses murailles de blocs d’une pierre blanche qui la rendait lumineuse et visible de loin. Les fouilles du quartier dit de Magon ont permis d’étudier l’évolution des structures défensives et urbanistiques sur une longue durée[23]. La cité était donc conçue selon un plan qui suggère que les Grecs pourraient ne pas être exclusivement à l’origine des plans urbains rectilignes ordonnés sur deux axes, se croisant perpendiculairement en leur centre, communs à la plupart des cités du monde antique.

Le quartier dégagé sur la colline de Byrsa a été bâti selon un plan orthogonal, laissant apparaître l’aspect organisé de l’urbanisme. Les rues, pavées et droites mais faites de terre battue sur les collines, se recoupaient à angle droit[24]. Par pragmatisme, le relief est pris en compte dans les axes des rues qui changent, avec adjonction de volées d’escaliers ; de larges marches étaient aménagées là où le relief du terrain les rendait nécessaires.

Ses quartiers d’habitations étaient en partie édifiés au moyen d’une sorte de ciment mêlé à des tessons de céramiques, ce mélange étant utilisé pour le sol des pièces ou l’élévation des murs. Les maisons étaient pourvues de couloirs et des escaliers en bois permettaient de monter dans les étages. Les habitations étaient alimentées en eau par des citernes souterraines recueillant l’eau de pluie, à partir d’une cour centrale, grâce à des canalisations. Il n’y avait pas de réseau d’égouts mais des sortes de fosses septiques.

Parmi les principaux éléments de la cité figurent l’agora, les ports marchand et militaire, des boutiques et échoppes diverses, des entrepôts, des quartiers d’artisans en périphérie (comme celui des potiers), des places de marchés, des nécropoles (dont plusieurs situées entre les habitations et la plaine, et d’autres plus haut sur les collines) ainsi que des temples. Le tout était couronné par la citadelle centrale sur la colline de Byrsa, qui accueillait aussi les principaux temples, comme celui d’Eshmoun.

Carthage était une grande cité cosmopolite de l’Antiquité, où vivaient des Phéniciens et où se côtoyaient Grecs, Berbères d’Afrique du Nord, Ibères d’Espagne et autres peuples issus des territoires carthaginois d’outre-mer mais provenant aussi d’Afrique subsaharienne via les côtes de l’océan Atlantique ou les routes des oasis, routes reprises plus tard par les Romains. Les mariages mixtes n’y étaient pas rares, contribuant à développer une civilisation particulière.

Possessions : zone d’influence ou empire ? 


Carthage et ses territoires sous son influence politique et commerciale vers 264 av. J.-C.

 

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À l’époque de sa plus grande expansion territoriale, en 264 avant J.-C., l’aire d’influence de Carthage était constituée de la majeure partie de la Méditerranée occidentale par le biais de ses comptoirs en Afrique du Nord (dont l’ouest de la Libye et au moins une partie de la côte maurétanienne), en Sicile, en Sardaigne, aux îles Baléares et en Hispanie, sans compter de petites îles comme Malte, les îles Éoliennes et les îles Pélages, mais aussi par le contrôle qu’elle exerçait sur d’anciens établissements phéniciens tels que Lixus (près de Tanger au Maroc), Mogador (actuelle Essaouira sur la côte atlantique du Maroc), Gadès (actuelle Cadix en Andalousie) et Utique. Parmi les grandes cités puniques figurent, outre la capitale Carthage, Hadrumète, Ruspina, Carthagène ou encore Hippone.

Gadès et Utique (sur le territoire de l’actuelle Tunisie) furent fondées par les Phéniciens entre le XIIe et le Xe siècle av. J.-C.. Carthage a pour sa part été fondée sur une presqu’île entourée de lagunes au nord-est de l’actuelle Tunis. Au sommet de sa gloire, la cité compte 700 000 habitants si l’on en croit Strabon, un géographe grec du IIe siècle av. J.-C.

Même si le type de liens entre Carthage et les diverses composantes de ses possessions nous échappe très largement, la métropole se chargeant sans doute des relations diplomatiques et du commerce, Sabatino Moscati a pu considérer l’« incapacité [de Carthage] à créer un empire solide et structuré » comme une cause de sa défaite finale[25].

Architecture et urbanisme

Protéger la cité : la ville fortifiée 

Les auteurs anciens ont longuement évoqué les murailles des cités puniques à l’occasion de la relation des sièges subis par certaines d’entre elles[26]. Outre les citadelles des cités principales existaient également des forteresses[27]. Les fouilles archéologiques ont largement confirmé la diffusion dans tout l’espace punique du modèle de la ville avec enceinte fortifiée, du moins dans l’état actuel des recherches[27]. Les fouilles du quartier Magon de Carthage ont mis en évidence le tracé de la muraille de la cité, au travers de laquelle une porte était percée, du côté de la mer. destinées au contrôle d’un territoire donné

Les Puniques ont réutilisé dans certains cas des murailles antérieures, comme à Eryx en Sicile, et leurs propres forteresses ont parfois servi de soubassement à d’autres éléments fortifiés, comme à Kélibia dans la péninsule du cap Bon.

 

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Chartreux (chat).

5 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #SCIENCES-Histoire-Biologie-Bota-Zoo- Médecine


Chartreux icône chat
Abbaye fev2006 003.jpg
Femelle chartreux

Région d’origine
Région France France
Caractéristiques
Silhouette Médioligne
Taille Taille moyenne à grande
Poids 3 à 7,5 kg
Poil Court et dense
Robe Bleue
Tête Large, en trapèze renversé
Yeux Grands, de jaune soutenu à cuivre intense
Oreilles Placées haut sur le crâne, droites, arrondies au bout
Queue Longueur moyenne
Standards


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Le chartreux, aussi appelé chat des Chartreux, est une race de chat originaire de France. Ce chat est caractérisé par des yeux de couleur cuivre ou orangé et un pelage court et fourni entièrement bleu. Sa tête aux joues rebondies lui confère un visage « souriant ». Le développement du chartreux est lent : plus d'une année lui est nécessaire pour atteindre la maturité.

Il serait originaire de Turquie et d’Iran et aurait été ramené en France au temps des croisades. Dans les années 1930, les sœurs Léger développent et améliorent la race essentiellement grâce à des sujets de Belle-Île-en-Mer. La race est reconnue en 1939. Au XXe siècle, le chartreux est au bord de l’extinction après la Seconde guerre mondiale et des mariages malheureux avec le british shorthair, mais l'élaboration de critères sélectifs très précis dans les années 1980 a permis la reconstitution de la race initiale.

Populaire en France, le chartreux est décrit très tôt dans un poème de Joachim du Bellay. Par la suite, de nombreuses personnalités posséderont des chartreux, au rang desquelles Colette qui lui dédia des écrits, ou encore Charles de Gaulle.

 




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Historique 

Premiers « chats bleus » et premiers chartreux 

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Carl von Linné décrit la race comme une espèce à part entière Catus coeruleus.

 

 

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Le chartreux est l'une des plus vieilles races dites naturelles de chats au monde. Il serait originaire des confins de la Turquie et de l'Iran[1], où son pelage laineux caractéristique lui conférait un avantage dans ces climats rudes. À l’époque des Croisades, le chartreux aurait été ramené par des navires de commerce entre l'Orient et l'Occident[2].

Selon la légende, la race s'appelle « chartreux » car celle-ci habitait dans les monastères avec les moines Chartreux et servait à chasser les rats en ces temps où la peste bubonique faisait des ravages à travers l’Europe[Note 1]. Le félin aurait alors fait vœu de silence, trait qui persiste encore de nos jours puisque le chartreux miaule très peu[1]. Une autre explication plus plausible voudrait que ce chat, pendant le XVIIIe siècle, ait été nommé d'après la dense laineespagnole « pile des chartreux ». La fourrure d'un chartreux adulte est très dense, laineuse, imperméable et d'une douceur voluptueuse. Les Néerlandais auraient échangé des peaux de chartreux du fait de la qualité de sa fourrure, de sa couleur et de sa densité[1]. Selon Jean Simonnet, cette explication est la plus probable[3],[2].

On retrouve ainsi des traces de chats bleus en occident dès 1558 dans le poème de Joachim du Bellay vantant les mérites de son chat Belaud[Note 2],[4]. La première utilisation du terme « chartreux » apparaît en 1723, dans le Dictionnaire universel de commerce, d'histoire naturelle et des arts et métiers de Savarry des Bruslons[Note 3],[2]. On retrouve une référence aux chartreux dans le Systema naturae de 1735 de Linné, l'initiateur de la classification scientifique des espèces. Il décrit la race des chartreux sous le nom Catus coeruleus (chat bleu), et la considère donc comme une espèce distincte[2]. Buffon fait aussi référence aux chartreux mais tout en remarquant la proximité avec la race des autres chats de la région[Note 4],[Note 5].

Développement de la race

Au début du XXe siècle, le chartreux est commun en Île-de-France, en Normandie et aux abords de l'île de Belle-Île-en-Mer, près de la côte bretonne[2]. Au début des années 1930, les sœurs Léger trouvent une vigoureuse colonie de chartreux sur leur île et les prennent en charge afin d'assurer leur survie. La plupart des chartreux d'aujourd'hui trouvent leurs origines à la chatterie des sœurs Léger. C'est également à cette époque que le premier standard de la race est établi, en 1939 précisément[1]. Leurs efforts aboutissent en 1933 lors d'une exposition du Cat Club de Paris, où leur chatte « Mignonne de Guerveur » devient championne internationale et est consacrée « chatte la plus esthétique de l'exposition »[2].

La Seconde Guerre mondiale a beaucoup affecté la population des chartreux. À la fin des années 1960, la race des chartreux est aussi victime du croisement autorisé avec le british shorthair, deux races totalement distinctes. Les croisements sont tels que la FIFé fusionne les deux standards en 1970 et ne considère ses deux races comme une seule. La race est sauvée en 1977 par la promulgation d'un nouveau standard qui soulignait les caractéristiques propres du chartreux[1]. En 1987, la race est reconnue par le CFA et la TICA. Les principales autres associations félines ont emboîté le pas, peu de temps après. De tels croisements entre races différentes sont à présent interdits et les chartreux ne peuvent plus se reproduire qu'entre eux. La race est aujourd'hui présente dans de nombreux pays et bien représentée en exposition[1], où on le considère typiquement français[4].

Un premier couple de chartreux est exporté vers les États-Unis en 1972[4] par Helen Gamon de la Californie. Ces premiers chartreux américains sont les ancêtres de la plupart des chats chartreux nés aux États-Unis. Au Québec, l'apport français et américain du chartreux permet une grande diversité dans les lignées[2].

Popularité 

Dans son pays d'origine, le chartreux était très populaire et faisait partie du trio de tête des races préférées des Français[5]. Toutefois, en 2006, il est rattrapé par le maine coon et se place désormais en quatrième place avec 5 740 chartreux enregistrés au LOOF jusqu'en 2008[5]. En Angleterre et aux États-Unis il se fait beaucoup plus discret. Selon la CFA, en 2007, il ne se plaçait qu'en 26e place, derrière des races beaucoup plus rares dans l'hexagone comme le bobtail japonais[6],[7].

Standard 

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Répartition des points par caractéristique[8]
Fédérations Tête Oreilles Yeux Corps Robe et couleur
LOOF 20 10 10 30 30
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Corps

 

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La tête ronde du chartreux est marquée par ses grands yeux dorés.

 

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Le chartreux présente un dimorphisme sexuel assez marqué. Le mâle est moyen à grand, avec un poitrail large ; il doit donc paraître massif[9]. Le chartreux à l'âge adulte possède un corps musclé et robuste de type médioligne, tout en restant souple et très agile, jamais lourdaud. Forte, épaisse et courte, l'encolure est musclée (cela vaut surtout pour le mâle qui, à l'âge adulte, n'a pour ainsi dire presque pas de cou). Les épaules sont larges, la poitrine profonde et le dos droit. Les pattes ont une ossature solide et une musculature puissante[8] mais paraissent fines en comparaison du reste du corps. Les pieds sont ronds et larges avec des coussinets de couleur bleu-gris[9].

La femelle est plus petite, moins large de poitrine et moins joufflue, mais elle doit rester robuste, bien que les proportions restent les mêmes pour les deux sexes[9]. Le mâle peut atteindre les sept kilos et demi et la femelle pèse entre quatre et cinq kilos. Dans l'ensemble, les pattes et la queue sont de taille moyenne. La queue est épaisse à la base et s'effile vers un bout arrondi sans jamais former de nœud[8].

Tête 

Vue de face, sa tête a la forme d'un trapèze inversé avec des contours arrondis, surtout chez le mâle. Le profil est légèrement concave avec un front haut et plat. Le nez droit et large peut avoir un très léger stop, bien que son absence soit préférable. La truffe est gris ardoise. La mâchoire est puissante et les joues rebondies, notamment chez le mâle de plus de deux ans[8]. La forme du visage lui confère un sourire caractéristique ; on le surnomme d'ailleurs le « chat souriant de France ». Le menton est ferme[9].

Les oreilles de taille moyenne, placées haut sur la tête, sont étroites à la base et légèrement arrondies[8]. Les yeuxcouleur peut varier, allant du doré à l'orangé[9]. sont arrondis, grands et expressifs, quoiqu’un peu bridés à l'extrémité extérieure. La

Parmi les défauts pénalisant en concours félin, on trouve un stop trop marqué ou un nez retroussé, un museau long ou lourd, les yeux en amande. Ces défauts ne retireront pas le titre chartreux au chat mais feront baisser sa valeur. Le défaut pouvant lui retirer complètement le titre est des yeux verts et même la présence d'un cercle vert dans la couleur des yeux[8],[1],[9].

Robe et fourrure 

La seule couleur acceptée est le bleu dans toutes ses nuances, du bleu-gris clair au gris-bleu soutenu et elle doit être uniforme de l'extrémité du poil jusqu'à la racine[9]. Qu'elle soit foncée ou pâle, la couleur de sa fourrure doit être complètement uniforme même si des marques tabby sont présentes pendant les premières années de sa vie. La peau est également bleu-gris[9]. Le défaut de la robe pouvant lui retirer complètement le titre est la présence de taches blanches sur le pelage[8],[1],[9].

La fourrure est lustrée, épaisse, dense comme celle de la loutre, serrée. Le sous-poil bien fourni et légèrement laineux rend la fourrure pratiquement imperméable et lui donne une certaine épaisseur[9].

Races proches 

 

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Le bleu russe possède beaucoup de caractéristiques communes au chartreux, mais se différencie par la couleur de ses yeux.

 

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Actuellement, il est souvent confondu avec les autres races bleues, tel le korat ou le bleu russe[2],[10].

Le bleu russe présente de nombreuses similitudes avec le chartreux mais le caractère contradictoire des différentes dénominations de cette race souligne assez les controverses sur son origine. Selon de nombreux spécialistes, le bleu russe partagerait la même origine que le chartreux. Ce chat ne s'est jamais vraiment implanté en France, probablement du fait de la concurrence avec le chartreux et le british shorthair bleu. On le trouve principalement dans les pays anglo-saxons[11].

On trouve aussi des caractéristiques du chartreux chez le british shorthair particulièrement au niveau de la fourrure[12]. Le physique du chartreux le distingue nettement du british shorthair, en revanche, le chartreux partage avec celui-ci les yeux cuivre intense[9]. sans toutefois avoir l'aspect presque laineux

Caractère 

Même si les traits de caractère sont individuels et fonction de l'histoire de l'individu, le chartreux est généralement enjoué et très sociable, tout en conservant une certaine indépendance[9]. Son tempérament fidèle lui vaut le qualificatif de « chat-chien ». Il adore suivre son maître de pièce en pièce. Il excelle à rapporter la balle ou le jouet lancé[1]. Tout en appréciant les caresses, le chartreux n'aime pas être contraint physiquement. De plus, certains d'entre eux peuvent avoir des réactions violentes lorsqu'ils sont maintenus par les assesseurs en concours[9].

Peu miauleur, le chartreux aime la tranquillité. Robuste et rustique, c'est un chat parfaitement adapté au froid et aux intempéries[9], et considéré comme un bon chasseur[13].

Élevage

Statistiques 

La France compte depuis 2003, 732 éleveurs de chartreux, bien que moins de la moitié d'entre eux aient été actifs en 2008 et 2009. Ces éleveurs voient naître pour la plupart une seule portée par an. Très rarement, plus de dix portées annuelles sont déclarées et cela concerne moins de dix éleveurs sur tout le territoire français[14].

Reproduction 

La France compte 355 chartreux mâles destinés à la reproduction et ayant été à l'origine d'au moins une portée ces deux dernières années. Ils ne sont pourtant que 66 à contribuer à plus de la moitié des chatons. Ces mâles sont généralement actifs entre un et quatre ans, voire cinq ans avec un extrême allant jusqu'à treize ans pour le plus âgé[14].

Les femelles sont plus nombreuses et le LOOF en a répertorié 790 en 2008 et 2009, soit environ 2,2 femelles par mâle actif. Dans les faits, elles ne sont toutefois que 206 à mettre au monde plus de la moitié des chatons naissant en France en 2009. Ces femelles ont principalement des portées entre leur première et leur troisième année avec un extrême allant jusqu'à onze ans pour la plus âgée[14].

Les portées se constituent en moyenne de quatre chatons, avec un maximum de douze. Les portées de trois ou cinq chatons sont également assez fréquentes. Le LOOF délivre donc chaque année environ 2 000 pedigrees avec une faible proportion de chats destinés à la reproduction[14].

Croissance 

 

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Les jeunes chartreux naissent avec des « taches fantômes ».


Les petits naissent souvent avec des marques tabby, qui sont amenées à disparaître progressivement dans les six à douze mois qui suivent. Le chartreux naît avec des yeux bleus-gris : la couleur orange ne s'installe qu'à partir de trois mois[13]. L'intensité de la couleur des yeux s'atténue naturellement chez le chartreux. Le développement de cette race est lent : l'achèvement de la musculature, des joues et du pelage laineux arrive vers deux à trois ans[8].

Parvenu à maturité le chartreux arbore une fourrure plus laineuse, rappelant les « cassures » de celles des moutons[8].

Entretien

Sa fourrure épaisse nécessite un étrillage hebdomadaire. Sa mue est importante surtout au printemps où il perd sa fourrure d'hiver. Le matériel conseillé pour l'entretien de son pelage est un peigne double en métal (avec deux écartements de dents) et une brosse plus douce en soie naturelle (sanglier ou porc)[9].

La lumière du soleil peut faire apparaître des reflets marron sur sa robe[13]. De plus, la vie en plein air et particulièrement en hiver, accentue l'aspect laineux du poil[13].

Le chartreux dans l'art et l'histoire 

 

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Perronneau : Magdaleine Pinceloup de La Grange.
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Le chartreux apparaît pour la première fois en 1558 dans un poème de Joachim du Bellay intitulé Vers Français sur la mort d'un petit chat[2]. Cependant, Belaud semble mâtiné de gouttière car « blanc dessous comme une hermine »[15].


On trouve ensuite une représentation d'un chartreux en 1747 dans un tableau de Jean-Baptiste PerronneauMagdaleine Pinceloup de la Grange : le chat y figure au premier plan, c'est-à-dire en tant qu'animal de compagnie ce qui est plutôt rare à cette époque[16]. représentant

Au début du XXe siècle, on commence à s’intéresser à ce chat pour l’élevage comme animal de compagnie. L'écrivain Colette en possédait d'ailleurs plusieurs et fit d’un de ses chats chartreux, Saha, l’héroïne de son livre La Chatte, où elle lui consacra plusieurs descriptions[Note 6],[Note 7], et également dans Les Vrilles de la vigne[Note 8],[3],[17].

Le général de Gaulle posséda un chartreux à la fin de sa vie, Ringo de Balmalon, acheté par Yvonne de Gaulle durant le second mandat de son mari. Vivant à La Boisserie, il fut renommé Gris-Gris et, selon la légende, suivait le général partout. Par la suite, de nombreux propriétaires de chartreux déclarèrent que leurs chats étaient descendants de Gris-Gris[18].

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Civilisation carthaginoise (1).

4 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #HISTOIRE-Antiquité (avant le Ve siècle)


Un article de Wikipédia, l'encyclopédie libre.
Statuette d’orant (IIIe siècle av. J.-C.) trouvée dans la nécropole de Puig des MolinsMusée archéologique national de Madrid (Ibiza) et exposée au

 

 

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La civilisation carthaginoise ou civilisation punique[1] est une ancienne civilisation située dans le bassin méditerranéen et à l’origine de l’une des plus grandes puissances commerciales et militaires de cette région dans l’Antiquité.

Fondée par des Phéniciens sur les rives du golfe de Tunis, Carthage a pris peu à peu l’ascendant sur les cités phéniciennes de la Méditerranée occidentale, avant d’essaimer à son tour et de développer sa propre civilisation. Celle-ci est cependant moins connue que celle de sa rivale, en raison de la destruction de la cité par l’armée romaine à la fin de la Troisième Guerre punique, une fin relatée par des sources gréco-romaines qui furent largement et durablement relayées dans l’historiographie. Bien que décriée au travers de la célèbre punica fides, préjugé issu d’une longue tradition de méfiance envers les Phéniciens à partir d’Homère, cette civilisation suscita néanmoins des avis plus favorables :

« Par leur puissance, ils égalèrent les Grecs, par leur richesse, les Perses. »

— Appien, Libyca, 2

Cette civilisation résulte du mélange de la culture indigène, constituée par les Berbères en Afrique, et de la civilisation qu’apportèrent avec eux les colons phéniciens[2].

Il n’est ainsi pas aisé de distinguer ce qui relève des Puniques de ce qui relève des Phéniciens dans le produit des fouilles archéologiques[3], dont le dynamisme depuis les années 1970 a ouvert de vastes champs d’études où apparaît l’unité de cette civilisation en dépit de particularismes locaux. Malgré ces progrès, de nombreuses inconnues sur la civilisation non-matérielle perdurent, liées à la nature des sources : toujours secondaires, par la perte de toute la littérature punique, lacunaires et souvent subjectives.


Histoire

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Article détaillé : Histoire de Carthage.
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Des origines au Ve siècle 
Phéniciens en Afrique

L’Afrique du Nord qui, au départ, n’est vraisemblablement pour les Phéniciens qu’une simple étape sur la route des métaux d’Espagne, connaît des installations phéniciennes permanentes de façon très précoce, comme Utique qui est fondée en 1101 av. J.-C. selon Pline l’Ancien[4]. Le XIIe siècle av. J.-C. aurait vu également une installation à Lixus au Maroc[5] et la fondation de Gadès en Espagne[6].

 

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Routes du commerce phénicien

 

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La date de la fondation de Carthage par Didon, une princesse tyrienne, a toujours fait l’objet d’un débat, non seulement durant l’Antiquité mais encore de nos jours. Deux traditions antiques se sont affrontées : la plus diffusée la situait en 814 av. J.-C., à la suite de Timée de Tauroménion dont il ne reste que des fragments[7] réutilisés par d’autres auteurs. L’autre légende plaçait quant à elle la naissance de Carthage aux alentours de la guerre de Troie, tradition reprise par Appien[8].

Les fouilles archéologiques n’ayant rien livré d’une date aussi ancienne, certains historiens ont émis l’hypothèse d’une fondation beaucoup plus tardive (vers 670 av. J.-C.), voire d’une double fondation, un comptoir ayant précédé la naissance de la cité au sens strict selon Pierre Cintas. Les historiens les plus récents se fondent sur l’analyse des annales de Tyr, utilisées comme source par Ménandre et Flavius Josèphe, pour accepter une datation autour du dernier quart du IXe siècle av. J.-C..

Substrat libyen

À l’époque des premières installations phéniciennes, l’Afrique du Nord est occupée par des populations libyennesMaghreb a été défendue par Gabriel Camps. Il a été considéré qu’il y avait un hiatus chronologique trop important et surtout des vagues d’invasions successives trop nombreuses pour n’avoir pas marqué les populations locales de façon durable. Les Égyptiens mentionnent les Libyens sous le nom de Lebou dès le XIIe siècle av. J.-C. comme étant les populations situées immédiatement à l’ouest de leur territoire. importantes, dont la continuité avec les Berbères du

L’origine des populations libyennes a été relatée par un grand nombre de légendes et de traditions, plus ou moins fantaisistes, certaines faisant état d’une origine mède, voire perse, selon Procope de Césarée[9]. Mieux informé, Salluste évoque l’origine des Libyens dans sa Guerre de Jugurtha[10]. Strabon[11] a également décrit leurs différentes tribus, les divers noms n’entraînant pas nécessairement une distinction ethnique et ne remettant donc pas en cause l’unité du peuplement de cette région au moment de l’arrivée des Phéniciens.

Expansion en Méditerranée et en Afrique 
Mainmise sur les possessions phéniciennes en Méditerranée occidentale et colonisation punique  

Il est très difficile de distinguer, à partir des fouilles archéologiques menées dans l’ensemble du domaine phénico-punique, ce qui relève des Phéniciens de ce qui relève des Puniques. Ainsi, les archéologues ne signalent pas de rupture comme pour certains sites anciens (Bithia et Nora en Sardaigne). La fondation d’Ibiza, traditionnellement datée de 675 av. J.-C., a donc pu être le fait des uns comme des autres.

L’« empire » punique, dont la formation et le fonctionnement ne relèvent pas d’un impérialisme au sens strict, est désormais considéré comme une sorte de confédération des colonies préexistantes derrière la plus puissante d’entre elles au moment du déclin de la cité mère, Tyr. Carthage aurait été chargée d’assurer la sécurité collective et la politique extérieure, voire commerciale, de la communauté.

Les Phéniciens d’Occident puis les Puniques ont eu des relations précoces avec d’autres civilisations, surtout les Étrusques, avec lesquels des liens commerciaux se tissent[12]. L’archéologie témoigne de ces échanges, avec en particulier les lamelles de Pyrgi de Caere et certaines découvertes effectuées dans les nécropoles carthaginoises : vases de production étrusque dits bucchero mais aussi inscription en étrusque sur laquelle un Carthaginois se présente[13]. L’alliance avec les Étrusques a aussi visé à entraver l’expansion des Phocéens d’Occident, l’opération aboutissant à la défaite phocéenne d’Alalia[14]. À partir du déclin des Étrusques, l’alliance devient cependant inopérante.

Antagonisme avec les Grecs : les guerres siciliennes

La prospérité de Carthage, liée au commerce maritime, entraîne une rivalité avec les Grecs sur le territoire sicilien. C'est pourquoi l’île reste longtemps une zone d’affrontements locaux, dus à la volonté des protagonistes d’implanter des comptoirs ou des colonies sur ses côtes.

Au début du Ve siècle av. J.-C., le conflit change de nature : Gélon, tyran de Syracuse, tente d’unifier l’île avec le soutien de plusieurs cités grecques. La guerre, inévitable, éclate avec Carthage, qui obtient peut-être l’aide de l’Empire perse[15]. Hamilcar de Giscon, commandant les troupes puniques, est battu à la bataille d’Himère en 480 av. J.-C.

 

 

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Possessions de Carthage en Afrique au temps de l’invasion d’Agathocle

 

 

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Vers 410 av. J.-C., Carthage s’est remise de ce revers ; son implantation africaine est plus puissante, et les expéditions lointaines d’Hannon et d’Himilcon confortent sa maîtrise des mers. Hannibal de Giscon prend alors pied en Sicile en 409 av. J.-C. et remporte des victoires localisées qui ne touchent cependant pas Syracuse. En 405 av. J.-C., la seconde expédition est plus difficile, le chef de l’armée ayant succombé à une épidémie de peste lors du siège d’Agrigente. Himilcon, qui succède à Hannibal, parvient à négocier avec Denys une cessation des hostilités qui est davantage une trêve qu’une paix réelle. Dès 398 av. J.-C., Denys attaque en effet Motyé, qui tombe mais est reprise par la suite. Un nouveau siège a lieu devant Syracuse et dure jusqu’en 396 av. J.-C., année où la peste oblige sa levée. La guerre continue durant soixante ans entre les belligérants. En 340 av. J.-C., l’armée carthaginoise reste cantonnée uniquement au sud-ouest de l’île.

En 315 av. J.-C., Agathocle de Syracuse s’empare de Messine et, en 311 av. J.-C., envahit les derniers comptoirs carthaginois de Sicile. Hamilcar mène la riposte ; en 310 av. J.-C., il contrôle la quasi-totalité de la Sicile et met le siège devant Syracuse. L’expédition menée par Agathocle sur le continent africain représente une victoire puisque Carthage est contrainte de rappeler son armée pour défendre son propre territoire ; la guerre dure trois années et s’achève par la fuite d’Agathocle.

Ve siècle et naissance d’un empire africain 

Selon le point de vue le plus communément admis, Carthage s’est tournée vers son arrière-pays à la suite de la défaite d’Himère en 480 av. J.-C[16]. Toutefois, cette thèse est de plus en plus remise en cause par des historiens qui estiment que l’implantation africaine était devenue plus importante de manière tardive. Le Ve siècle n’aurait vu dans cette optique qu’une extension de l’espace nécessaire à l’alimentation d’une population croissante.

Antagonisme avec Rome et fin de la Carthage punique 
Premières relations avec Rome : les traités 

Les premières relations avec Rome sont pacifiques, comme le prouvent les traités conclus en 509 av. J.-C. – transmis par l’œuvre de Polybe[17] – puis en 348 av. J.-C. et 306 av. J.-C. ; ils garantissent à Carthage l’exclusivité du commerce depuis l’Afrique du Nord et l’absence de pillage mené contre les alliés de Rome en Italie. La durée de plus en plus brève entre ces traités a été considérée comme significative des tensions croissantes entre les deux puissances.

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Led Zeppelin (3 & fin).

3 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS-Musique


Rumeurs de reformation



En septembre 2008, alors que la tournée de Robert Plant arrive à son terme, certaines sources affirment que Jimmy Page et John Paul Jones se sont réunis durant l'été en studio pour répéter en vue d'une éventuelle tournée mondiale. Pour palier l'absence de Robert Plant, différents chanteurs ont participé à ces séances dont principalement le chanteur/guitariste du groupe américain Alter Bridge, Myles Kennedy. Très satisfait de ces répétitions, Jimmy Page et John Paul Jones annoncent qu'ils envisagent sérieusement de reformer Led Zeppelin pour une tournée mondiale en 2009 et qu'ils n'hésiteront pas à remplacer Robert Plant, si celui-ci ne se décide pas à les accompagner[26]. Quelques jours plus tard, le quotidien anglais The Sun affirme que Robert Plant aurait donné son accord pour participer à cette tournée mondiale en 2009[27]. Mais, le 30 septembre, Robert Plant annonce dans un communiqué officiel qu'il ne participera à aucune reformation de Led Zeppelin[28].

Performances en concert

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Article détaillé :
Discographie pirate de Led Zeppelin.
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Jimmy Page avait une conception particulière des concerts et a toujours su l'insuffler au groupe.

Tout d'abord, contrairement aux autres artistes de l'époque, Led Zeppelin n'avait pas de première partie. Leur prestation était en effet trop longue (jusqu'à trois heures) pour en intégrer une.

Ensuite, Led Zeppelin ne s'est jamais contenté de jouer ses morceaux tels qu'on les entendait sur leurs albums studios. Jimmy Page, particulièrement, retravaillait chaque morceau qu'il jouait durant la tournée afin d'en expérimenter chaque aspect, modifiant non seulement ses solos, mais aussi le corps des morceaux. Les différences vont du détail à de profondes modifications. Par exemple, le morceau Dazed and Confused du premier album, dure six minutes dans la version studio contre 25 lors de la tournée de 1973 et jusqu'à 45 en 1975. Ce n'étaient pas de simples rallongements d'un même thème mais souvent des medleys contenant le plus souvent des reprises, ou bien de nouveaux thèmes qui parfois devenaient par la suite des titres à part entière.

La version live du titre Whole Lotta Love a été augmentée de cinq ou six jam session ajoutés au contenu original. Jimmy Page a également modifié et prolongé son solo. Le batteur John Bonham faisait aussi parfois durer le solo de batterie de Moby Dick jusqu'à 40 minutes. De même John Paul Jones gratifiait le public de solo de 30 minutes pour No Quarter en y incorporant des passages classiques comme le Concerto d'Aranjuez. John Paul Jones le disait lui-même ; « Led Zeppelin ne se basait pas sur ses chansons mais sur ses performances scéniques. »

Ce travail peut être apprécié dans leurs albums live (voir leur discographie) ainsi que dans les très nombreux bootlegs disponibles.

Styles musicaux

Si Led Zeppelin est célèbre pour être pionnier du hard rock et du heavy metal, il est en fait influencé par de très nombreux autres genres musicaux, surtout le blues, mais aussi le rockabilly, la musique celtique, indienne, arabe ou la folk music, ce qui fait du groupe une formation très éclectique. Le groupe a de toute manière toujours réfuté l'appellation Heavy Metal. On leur a reproché de souvent plagier des standards du blues mais ce n'était pas leur seule source d'influence.

Si la légende veut que le groupe ait commis en tournée un nombre impressionnant d'excès en tout genres (drogues, orgies diverses, satanisme, destruction de matériel, de chambre d'hôtel, déclenchement de bagarres) typiques au hard rock pur et dur, il fait preuve d'un grand raffinement folk, pratiquement sur chaque album (Black Mountain Side sur Led Zeppelin, Thank You sur Led Zeppelin II, la quasi-totalité de Led Zeppelin III, The Battle of Evermore sur Led Zeppelin IV, Bron-Yr-Aur sur Physical Graffiti, etc.), et un nombre important de leurs concerts comportait un set acoustique, et parfois une ambiance intimiste.

Œuvre du groupe


Article détaillé :
Discographie de Led Zeppelin.
Discographie

Led Zeppelin a placé cinq albums dans le classement des 500 meilleurs albums établi par le magazine Rolling Stone : Led Zeppelin (29e), Led Zeppelin IV (66e), Physical Graffiti (70e), Led Zeppelin II (75e) et Houses of the Holy (149e).

Albums studio

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Année Album Charts Certifications RIAA
Drapeau de la France Drapeau du Canada Drapeau des États-Unis Drapeau du Royaume-Uni
12 janvier 1969 Led Zeppelin - 11 10 6 10x Platinum
22 octobre 1969 Led Zeppelin II - 1 1 1 12x Platinum
5 octobre 1970 Led Zeppelin III 4 1 1 1 6x Platinum
8 novembre 1971 Led Zeppelin IV 2 1 2 1 23x Platinum
28 mars 1973 Houses of the Holy 3 1 1 1 11x Platinum
24 février 1975 Physical Graffiti 2 1 1 1 16x Platinum
31 mars 1976 Presence 5 16 1 1 3x Platinum
15 août 1979 In Through the Out Door 7 1 1 1 6x Platinum
19 novembre 1982 Coda 17 3 4 6 Platinum
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Albums live

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Année Album Charts Certifications RIAA
Drapeau de la France Drapeau du Canada Drapeau de la Belgique Drapeau de la Suisse Drapeau du Royaume-Uni Drapeau des États-Unis
1976 The Song Remains the Same 3 - - - 1 2 4x Platinum
1997 BBC Sessions 38 - - - 23 12 2x Platinum
2003 How the West Was Won 11 1 2 20 5 1 2x Platinum
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Compilations
Albums pirates
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Article détaillé :
Discographie pirate de Led Zeppelin.
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Filmographie
  • 1976 : The Song Remains the Same (concert de 1973 au Madison Square Garden et extraits de pensées de chaque membre du groupe)
  • 2003 : Led Zeppelin DVD (deux DVDs de qualité supérieure comprenant des extraits du concert au Royal Albert Hall (Londres) en 1970, des extraits des concerts de Earl's Court (Londres) en 1975, quatre morceaux inédits du concert de 1973 au Madison Square Garden (New York) ainsi que des extraits des deux concerts de Knebworth (Angleterre) en 1979. Les DVDs comprennent également des bonus où l'on peut voir deux clips de Led Zeppelin (Over The Hills And Far Away et Travelling Riverside Blues), trois morceaux joués à la télévision danoise en 1969, une promotion de Communication Breakdown et de Dazed and Confused à Paris en 1969, une entrevue avec le groupe à la NBC en 1970, le morceau Rock N' Roll live à la télévision australienne ainsi qu'une entrevue en 1972 et une entrevue avec Robert Plant à la BBC en 1975.)
Albums non officiels

Bibliographie

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Led Zeppelin (2).

3 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS-Musique


1975 à 1980 : le déclin et la séparation



Le 4 août 1975, Robert Plant est victime d'un grave accident de voiture lors d'un séjour sur l'île de Rhodes. Pendant de longs mois, il reste dans un fauteuil roulant sans savoir s'il pourra remarcher un jour. Début 1976, le groupe parvient malgré tout à retourner en studio pour enregistrer un nouvel album.

Le 5 avril 1976, le groupe sort Presence, album dans lequel figurent entre autres les chansons Achilles Last Stand (qui dure plus de dix minutes) et Nobody's Fault But Mine.

En octobre 1976, sort le film et l'album live The Song Remains The Same.

Début 1977, Robert Plant étant rétabli, le groupe entame ce qui sera sa plus grosse tournée américaine depuis leur début. En effet, pendant leur inactivité forcée, une nouvelle génération de groupes de rock est apparue (AC/DC, Van Halen, Sex Pistols, The Clash, ...) et décidée à faire oublier leurs prédécesseurs. Led Zeppelin se doit de réagir pour prouver qu'il n'est pas dépassé et qu'il reste parmi les meilleurs groupes de rock. Par conséquent, plus de cinquante concerts sont organisés à travers les États-Unis mêlant rock lourd et intermèdes acoustiques. Mais le 26 juillet, alors qu'il reste encore quelques concerts à donner, Robert Plant apprend brutalement le décès de son fils Karac, âgé de 5 ans. Cette tragédie interrompt une nouvelle fois les activités du groupe qui ne reprendra le chemin des studios que fin 1978.

En mai 1979, le groupe annonce son retour sur scène à l'occasion du festival de Knebworth. La demande de billets est telle qu'il faut rajouter une deuxième date. Les 4 et 11 août, Led Zeppelin joue devant 218 000 puis 187 000 spectateurs. Ce record d'affluence pour ce festival n'a depuis jamais été battu[17].

Le 20 août 1979, In Through the Out Door sort dans une pochette emballée dans du papier kraft, fragile et de collection. Led Zeppelin doit alors beaucoup au travail de John Paul Jones qui marque l'album de son empreinte car Jimmy Page, lui, vit plongé dans le chaos de la drogue . L'album est donc teinté de sons issus de synthétiseurs comme dans les superbes titres Carouselambra, In The Evening et All My Love dédié à Karac.

Le 25 septembre 1980 survient la dernière tragédie qui sera fatale au groupe. John Bonham est retrouvé mort par suffocation suite à une absorption excessive d'alcool la veille au soir. John Bonham était également un consommateur de drogues et d'anti dépresseurs[18]. Les membres restants du groupe sont effondrés par la disparition de leur ami. Après avoir envisagé de trouver un nouveau batteur, ils comprennent vite que ce ne sera plus jamais pareil sans John Bonham et annoncent officiellement la dissolution de Led Zeppelin le 4 décembre 1980. Leur dernier concert avait eu lieu le 7 juillet 1980, à Berlin.

Un dernier album posthume, composé de chutes de studio et de faces B de 45 tours intitulé Coda, sort le 19 novembre 1982.

1980 à aujourd’hui : l’« après-Zeppelin »

Depuis la séparation de Led Zeppelin, les trois membres survivants se consacrent à leur carrière solo respective, soit au sein de leur propre formation, soit en collaboration avec d'autres artistes. Il arrive même qu'un des trois compères apporte sa contribution sur l'album d'un des deux autres et vice versa. Ceci contribuera pendant toutes ces décennies à alimenter les rumeurs et les espoirs de reformation de Led Zeppelin.

Durant les années 1980 et 1990, certains évènements donneront à Jimmy Page, Robert Plant et John Paul Jones l'occasion de rejouer ensemble. Tout d'abord, le 13 juillet 1985, lors d'un concert de charité à Philadelphie dans le cadre du Live Aid ; puis, le 14 mai 1988, au Madison Square Garden de New York pour le 40e anniversaire d'Atlantic Records ; ensuite, le 28 avril 1990 au cours du mariage de Jason Bonham et enfin, le 12 janvier 1995, lors de l'intronisation de Led Zeppelin dans le prestigieux Rock and Roll Hall of Fame and Museum (en duo avec Steven Tyler, Joe Perry et Joey Kramer)[19],[20]. Cependant, ces reformations éphémères souvent décidées sur un coup de tête et sans réelles préparations donnent lieu parfois à des prestations décevantes.

Au milieu des années 1990, Robert Plant et Jimmy Page se réunissent à deux reprises : une première fois, en 1994, pour le show MTV Unplugged dans lequel ils reprennent des titres de Led Zeppelin dans des versions réarrangées. En découlera l'album No Quarter (aussi appelé Jimmy Page and Robert Plant Unledded jeu de mot entre unledded et unplugged) qui reprend une partie des titres interprétés lors de ce show ainsi que de nouvelles chansons à fortes sonorités orientales enregistrées au Maroc avec des musiciens et des instruments traditionnels du Maghreb. Une tournée mondiale est également effectuée pour accompagner la sortie de l'album.

Les deux hommes se retrouvent une nouvelle fois en 1998 pour l'album Walking into Clarksdale, album comportant exclusivement de nouvelles chansons. Là aussi, une tournée mondiale est réalisée dans laquelle ils rejouent les titres de Led Zeppelin comme à la grande époque.

Après cela, Robert Plant préfèrera reprendre sa carrière solo en cessant sa collaboration avec Jimmy Page qui, lui, de son côté consacrera une partie de son temps à remettre en état des bandes sons et vidéos de Led Zeppelin. Après les BBC Sessions, double CD live sorti en 1997, sortent simultanément en 2003 le triple CD live How the West Was Won et le double DVD Led Zeppelin.

Le 22 mai 2006, Led Zeppelin reçoit une nouvelle prestigieuse distinction : le Prix Polar Music, considéré par certains comme le Prix Nobel de musique. Cette récompense a été remise en main propre à Jimmy Page, Robert Plant, John Paul Jones et Zoé Bonham par le Roi de Suède[21].

Le 24 novembre 2006, Led Zeppelin est introduit au U.K. Music Hall of Fame[22].

Réunion de 2007

Le 12 septembre 2007, les trois membres survivants du groupe annoncent que Led Zeppelin participera à un concert hommage à Ahmet Ertegun (fondateur d'Atlantic Records) à la O2 Arena de Londres programmé le 26 novembre 2007. Ils seront accompagnés par Jason Bonham à la batterie. Cette annonce, relayée partout dans le monde par les médias, provoque un enthousiasme sans précédent. En quelques jours, le site internet chargé d'attribuer les 20 000 places disponibles par tirage au sort enregistre plus de 20 millions de connexions[23] pour autant de demandes de tickets.

En Grande-Bretagne, cette reformation est qualifiée par les médias de « plus grand évènement rock de l'Histoire »[24].

Lors de ce concert, finalement reporté au 10 décembre suite à une fracture du doigt de Jimmy Page, Led Zeppelin offre une prestation remarquable saluée par l'ensemble des critiques et des spectateurs présents[25]. Dès lors, les espoirs et les rumeurs d'une tournée en 2008 resurgissent d'autant que Jimmy Page et John Paul Jones, malgré les démentis de Robert Plant, avaient laissé entendre que d'autres concerts de Led Zeppelin pourraient être programmés en 2008 si ce concert leur donnait satisfaction. Quelques semaines après ce concert-évènement, Jimmy Page annonce qu'aucun projet concernant Led Zeppelin ne sera programmé avant l'automne 2008, le temps pour Robert Plant de terminer sa tournée mondiale en collaboration avec la chanteuse Alison Krauss.

Le 24 août 2008, à la fin de la cérémonie de clôture des Jeux Olympiques, Jimmy Page interprète Whole Lotta Love dans le « nid d'oiseau » de Pékin. Le musicien et le titre de Led Zeppelin ont été choisis par les organisateurs des Jeux Olympiques de Londres 2012 pour leur séquence de présentation.

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Led Zeppelin (1)

3 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS-Musique

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Led Zeppelin
Led Zeppelin en concert à Chicago, en janvier 1975. John Bonham est à la batterie, Robert Plant au chant et Jimmy Page à la guitare. John Paul Jones est aux claviers en bas à gauche de la photo.
Led Zeppelin en concert à Chicago, en janvier 1975. John Bonham est à la batterie, Robert Plant au chant et Jimmy Page à la guitare électrique. John Paul Jones est aux claviers, en bas à gauche de la photo.

Surnom Led Zep The New Yardbirds
Pays d’origine Londres, Angleterre
Drapeau : Royaume-Uni Royaume-Uni
Genre musical Hard rock Heavy metal Blues rock Folk rock Rock psychédélique
Années d'activité de 1968 à 1980 (Réunions en 1985, 1988, 1995 et 2007)
Labels Atlantic Swan Song
Site officiel www.ledzeppelin.com

Membres Jimmy Page Robert Plant John Paul Jones John Bonham
Entourage Peter Grant The Yardbirds Them Crooked Vultures Pink Floyd The Who

Logo du groupe Logo du groupe

 

 

 

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Led Zeppelin est un groupe de rock britannique fondé en 1968 par Jimmy Page (guitare) avec Robert Plant (chant), John Paul Jones (basse, claviers) et John Bonham (batterie), et dissout suite au décès de ce dernier en 1980.

À travers un son dominé par la virtuosité et les riffs de son guitariste, par un chanteur à la voix puissante et haut perchée, ainsi que par une rythmique lourde, Led Zeppelin est considéré comme l'un des premiers groupes de hard rock, et comme l'un des pionniers du heavy metal1,2.

Cependant, l’œuvre du groupe s’est inspirée de multiples sources et de genres3. Ainsi, partant d’une base faite de rock, de blues et de folk4, des styles aussi différents que le rockabilly5, le reggae6, la soul et le funk7, les musiques classique, celtique, indienne, arabe, pop, rock psychédélique ou country etc8., ont été abordés en concert et dans les huit albums originaux publiés de 1969 à 1979.

Led Zeppelin a également bâti sa réputation sur des prestations scéniques devenues légendaires, donnant une large part à l'improvisation (solos de guitare ou de batterie extensifs), à de longs medleys, à travers des interprétations spécialement retravaillées de ses titres9.

Trente ans après sa séparation, Led Zeppelin continue à être considéré comme l'un des plus grands groupes de rock en raison de sa réussite artistique, de son succès commercial et de sa large influence. Le groupe a vendu environ 300 millions de disques à travers le monde10,11,12 dont 111,5 millions aux États-Unis13, et la totalité de ses albums a atteint le « top 10 » du hit-parade américain, dont six ont occupé la première place (sept en Grande-Bretagne)14. Rolling Stone magazine décrit le groupe comme « le plus lourd de tous les temps et le plus grand des années 1970 »15.

Le 10 décembre 2007, Led Zeppelin s'est reformé, avec Jason Bonham à la batterie, pour un concert caritatif à l’Arena O2 de Londres, devant 20 000 spectateurs privilégiés, après avoir occasionné une demande de billets sans précédent16.



Membres du groupe 


Histoire du groupe 


1968 à 1970 : la formation et les débuts 

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« Reformation » des Yardbirds
Article détaillé : The Yardbirds.
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En 1968, lorsque les Yardbirds se séparent, Jimmy Page doit encore honorer des dates de concerts que le défunt groupe ne pourra pas faire. Il recherche donc des musiciens pour former un nouveau groupe avec le manager des Yardbirds, Peter Grant. John Paul Jones, bassiste, apprend la nouvelle et contacte Page avec qui il a déjà travaillé lors de différentes sessions studio. Page, connaissant le professionnalisme de John Paul Jones, accepte tout de suite. Pour le chanteur, Jimmy Page pense tout d'abord à Steve Marriott, le chanteur des Small Faces, puis à Terry Reid. Celui-ci décline l'offre, mais l'oriente vers un jeune chanteur qui l'a impressionné : Robert Plant. Jimmy Page l'écoute en concert et est enthousiasmé. Il ne manque plus que le batteur. Robert Plant connaît un batteur surdoué avec qui il a joué au sein d'un groupe de rock : John Bonham. Ce dernier refuse d'abord l'offre, étant entré en contact avec Joe Cocker pour occuper un poste stable au sein de son groupe. Mais, sous la pression de Jimmy Page et de Peter Grant, il accepte finalement l'offre et le quatuor forme les « New Yardbirds », qui partent alors en tournée en Scandinavie. Ils adoptent une apparence très proche de celle des Who et un son similaire à celui du Jeff Beck's Group.

Pour ne plus s'afficher comme les Yardbirds et marquer un tournant musical, les New Yardbirds changent leur nom pour « Led Zeppelin » le 9 novembre 1968, lors d'un concert au London Roundhouse de Chalk Farm, en Angleterre. L'origine de ce nom provient d'une blague de Keith Moon, le batteur des Who : en mai 1966, Jimmy Page travaille avec Moon, le claviériste Nicky Hopkins et John Paul Jones sur le titre de Jeff Beck, Beck's Bolero. Page a l'idée de former un supergroupe avec ces musiciens, mais Keith Moon, qui n'a nullement l'intention de quitter les Who, lui indique que son projet va « s'écraser au sol comme un Zeppelin de plomb » (Lead Zeppelin). Deux ans plus tard, après avoir hésité entre Mad Dogs et Whoopie Cushion, Jimmy Page adopte cette appellation, modifiée à la demande de Peter Grant qui souhaite que le a soit supprimé pour éviter les différences de prononciation entre le Royaume-Uni et les États-Unis17,18.

 

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Premiers succès 

 

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La photo de la catastrophe du Hindenburg sert de pochette au premier album de Led Zeppelin.
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Le manager du groupe, Peter Grant, obtient un contrat de cinq ans avec la maison de disques Atlantic Records. Ils enregistrent leur premier opus en une trentaine d'heures pendant leur tournée en Angleterre, ce qui lui donne le son d'un album live. Led Zeppelin sort le 12 janvier 1969, quatre mois après leur premier concert. Cet album éponyme, fortement influencé par le blues des années 1950 et le folk, propose des riffs ravageurs et un chanteur puissant. Après l'annulation par le Jeff Beck's Group de leur tournée aux États-Unis, Peter Grant saute sur l'occasion et les remplace par Led Zeppelin en première partie des concerts de Vanilla Fudge et Iron Butterfly. Durant cette tournée, le public américain est conquis par les solos démonstratifs de Jimmy Page, les interprétations personnelles et improvisations : des morceaux comme Dazed and Confused peuvent durer plus de trente minutes. Certains groupes refusent tout simplement de remonter sur scène. À partir de ce moment, Led Zeppelin sera seul en tête d'affiche.

Ils enregistrent au cours de leur voyage un deuxième disque, Led Zeppelin II, dans la même veine que le précédent opus, qui sort le 22 octobre 1969. Cet album, surnommé « The brown bomber » aux États-Unis, donne au groupe une notoriété qui fait de lui le plus gros vendeur du début des années 1970. La presse est pourtant divisée, certains leur reprochant leur sexisme ou une certaine violence parfois injustifiée.

 

 

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En concert à Montreux (Suisse), 1970.
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Leur album suivant, Led Zeppelin III (sorti le 5 octobre 1970), montre que le groupe ne se résume pas à quelques accès de guitares rageuses et à la voix agressive de Robert Plant. La moitié du disque est composée exclusivement de ballades folk, parfois reproductions note à note de morceaux de Bert Jansch ou Davy Graham, habitude que Jimmy Page garde avec les morceaux à tonalité plus blues, souvent intégralement repris de classiques de John Lee Hooker, Leadbelly ou Robert Johnson, sans jamais citer ses sources. Stairway to Heaven elle-même emprunterait quelques passages, notamment son introduction, à Taurus de Spirit.

La réputation sulfureuse que Led Zeppelin se forge est due à de nombreux écarts : chambres d'hôtel dévastées, groupies et abus de drogues, entre autres19.

 

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1971 à 1975 : l'apogée 

 

 

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Logos du quatrième album de Led Zeppelin, correspondant chacun à un membre du groupe (de gauche à droite : Page, Jones, Bonham, Plant).
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Leur quatrième album, dont la pochette n'inclut ni titre, ni nom du groupe, sort le 8 novembre 1971. Certains textes sont inspirés du Seigneur des anneaux de J. R. R. Tolkien et sont empreints d'occultisme. Cet album est le plus vendu du groupe grâce au classique Stairway to Heaven, mais aussi grâce à des compositions riches et variées, du folk au hard rock.

Deux ans plus tard, le groupe sort Houses of the Holy le 28 mars 1973, premier de leurs albums ayant un titre à proprement parler. L'album marque, une fois de plus, une nouvelle orientation musicale du groupe. Cette fois-ci, l'album est empreint de funk et même de reggae. Les fans du groupe sont un peu désorienté par cette nouvelle sonorité. Toutefois, l'album se vend bien même s'il n'atteint pas les mêmes chiffres que les précédents. Cette même année, Robert Plant, dont la voix est usée par des tournées à répétition (450 concerts en quatre ans) et le tabac, subit une opération des cordes vocales qui le laisse aphone pendant plusieurs semaines.

En 1974, le groupe crée son propre label, Swan Song Records, qui produit plusieurs groupes et financera une partie du premier film des Monty Python, Sacré Graal !.

Le 24 février 1975, le groupe publie son sixième album studio. C'est un double, intitulé Physical Graffiti, dans lequel figure le titre Kashmir.

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Jimmy Page (3 & fin).

2 Janvier 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS-Musique


Occultisme



On a beaucoup parlé de son goût pour l'occultisme et de la fascination pour Aleister Crowley, ce qui lui confère parfois une certaine aura mystique, certains allant même jusqu'à prétendre que Stairway to Heaven cacherait une incantation satanique révélée en écoutant le morceau à l'envers. Jimmy Page a également fait l'acquisition de Boleskine House, un manoir ayant appartenu au mage noir Aleister Crowley, sur les bords du Loch Ness.

L'intérêt pour la magie de Page est, par contre, tout à fait réel, mais à nuancer. Le signe de Page, qui peut se lire « Zoso », n'est pas un mot, mais un symbole imprononçable tiré d'un livre runique. Jimmy Page n'a jamais voulu déclarer à qui que ce soit la signification de ce signe excepté à Robert Plant mais quand on demande à ce dernier sa signification, il répond qu'il a oublié. Parmi les interprétations possibles, il y aurait une référence au chiffre de Satan, 666 [24].

Discographie

Sessions (1963 – 1969)
Albums
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Année Interprète Album
1963 Jet Harris & Tony Meehan Diamonds
1963 Brian Poole And The Tremeloes Twist And Shout
1963 Heinz Just Like Eddie
1964 Marianne Faithfull As Tears Go By
1964 The Nashville Teens Tobacco Road
1964 The Rolling Stones Heart of Stone
1964 Brenda Lee Is It True
1964 The Kinks The Kinks
1964 Dave Berry Dave Berry
1965 Them The Angry Young Them
1965 The Outsiders Keep On Doing It
1966 Donovan Sunshine Superman
1966 The Everly Brothers Two Yanks in England
1966 Chris Farlowe 14 Things to Think About
1968 Donovan The Hurdy Gurdy Man
1968 Johnny Hallyday[25] Psychedelic
1968 Johnny Hallyday À tout casser
1969 Al Stewart Love Chronicles
1969 Joe Cocker With A Little Help From My Friends
1969 P.J. Proby Three Week Hero
1969 Cartoone Cartoone
Singles
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Année Interprète Album
1962 Neil Christian The road to love
1964 Van Morrison & Them Baby, Please Don't Go
1964 Van Morrison & Them Here Comes The Night
1964 The Who I Can't Explain
1965 Jimmy Page She Just Satisfies
1965 Tom Jones It's Not Unusual

 

Avec les Yardbirds
En solo
Avec Roy Harper
Avec The Firm
Avec les Black Crowes

Instruments

Jimmy Page possède plus de 2000 guitares, une estimation qu'il a donnée à Stuart Maconie de BBC Radio Two en juin 2005.

Guitares électriques
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  • 1957 Resonet Grazioso[26], une copie de Fender Stratocaster.[27]
  • 60's : Gibson Les Paul Custom noire (Black beauty) avec vibrato Bigsby- volée en 1970, une autre Black Beauty a été offerte à Dan Hawkins de The Darkness [28]; jamais utilisée sur scène.
  • 1966-68 : Botswana Brown Fender Telecaster - donnée par Jeff Beck, initialement une Olympic White mais retouchée avec un motif de dragon [29], utilisée pour le 1er album de Led Zeppelin. Volée en 1969.
  • à partir de 1969 : 2 Gibson Les Paul Standard'58, dont une donnée ou vendue (selon les sources) par Joe Walsh
  • Fender Telecaster'59
  • 70's : Danelectro 3021, utilisée en concert pour jouer Kashmir, In My Time Of Dying , etc ...
  • Fender Stratocaster Lake Placid Blue (pour In The Evening)
  • Fender Electric XII (12-cordes) (en studio pour Stairway)
  • Cream Fender Telecaster 1966
  • Vox 12-cordes 1967
  • Gibson EDS-1275 (en live pour Stairway to Heaven, Celebration Day, Sick Again (sur la tournée américaine de 1977), The Rain Song et The Song Remains the Same)
  • 1973 : Gibson Les Paul Standard
  • 1973 : Ukulélé de la marque Stagg, pour l'enregistrement de D'yer Mak'er (prononcez Jamaica).
  • 1977 : Gibson RD Artist
  • 1983 : Cort VA200
  • années 1980 : Gibson SG (rarement utilisée)
Guitares acoustiques
Divers
  • Mandoline Andy Manson custom, 12 cordes & 6 cordes acoustiques
  • Mandoline Gibson
  • Pedal steel guitar, modèle Fender 10-String 800
  • Archet de violon
  • Thérémine
  • Banjo
  • Ukulélé

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