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CHOMOLANGMA

Ardipithèque.

5 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #HISTOIRE-Préhistoire-Cénozoïque

Ardipithèque
Aide à la lecture d'une taxobox Ardipithèque
 Fossiles d'Ardipithecus kadabba
Fossiles d'Ardipithecus kadabba
Classification
Règne Animalia
Embranchement Chordata
Sous-embr. Vertebrata
Classe Mammalia
Ordre Primates
Famille Hominidae
Genre
Ardipithecus
White, 1994
Espèces de rang inférieur
Classification phylogénétique
Position :

Ardipithecus est un genre éteint de la tribu des Hominini dans l’ordre des Primates. Certains auteurs le rattachent plutôt à la lignée des Panines mais pour d'autres la ressemblance de ses dents à celles des australopithèques préfigurerait la lignée des Hominines. Il a vécu entre environ 5,8 et 4,5 millions d'années avant le présent, au Pliocène inférieur. Les fossiles attribués à ce taxon sont très fragmentaires et proviennent d'Afrique de l'est (Éthiopie, Tanzanie).



Position phylogénétique 


Les premiers restes attribués à Ardipithecus sont des fragments de mâchoire découverts par Tim White et son équipe dans la moyenne vallée de l'Awash en Éthiopie en 1992. Pour les inventeurs, il s’agit d'un ancêtre du genre Homo en raison d'une similarité de ses dents avec celles des australopithèques. Les fossiles en question avaient d'ailleurs initialement été attribués à ce genre.

Toutefois, comme il partage un certain nombre de traits avec les grands singes africains (chimpanzés et gorilles), certains auteurs le situent dans l’ascendance des chimpanzés plutôt que dans celle des humains.

En l’absence de description des restes postcrâniens (dont une phalange du gros orteil), il est impossible de trancher pour l’instant. De même, il est impossible de statuer sur l’éventuel degré de bipédie ou sur le mode de vie de ce taxon.

Deux sous-espèces ou deux espèces 


Les fossiles rattachés au genre Ardipithecus présentent une certaine variabilité, interprétée différemment suivant les auteurs :

  • certains considèrent qu’il s’agit de deux sous-espèces, soit Ardipithecus ramidus kaddaba et Ardipithecus ramidus ramidus ;
  • d’autres, se basant sur les canines récemment découvertes en Éthiopie, pensent qu’il s’agit de deux espèces distinctes, soit Ardipithecus kadabba et Ardipithecus ramidus.

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Éric Zemmour.

5 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #TECHNOLOGIES-Communication - transports

Éric Zemmour
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Éric Zemmour
Éric Zemmour à la Comédie du livre de Montpellier (1er juin 2008)
Éric Zemmour à la Comédie du livre de Montpellier (1er juin 2008)

Activité(s) Écrivain Journaliste Polémiste Éditorialiste Chroniqueur
Naissance 31 août 1958 (52 ans)
Montreuil, France
Langue d'écriture Français
Genre(s) Essais Roman

 

 

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Éric Zemmour, né le 31 août 1958 à Montreuil dans la Seine, est un écrivain et journaliste politique français, grand reporter au service politique du Figaro jusqu'en 2009, il tient depuis une chronique au Figaro Magazine. Il est aussi chroniqueur et polémiste à la fois dans l'émission télévisée On n'est pas couché sur France 2 entre 2006 et 2011, Ça se dispute sur i>TÉLÉ et Z comme Zemmour sur RTL.



Biographie 


Les premières années 


Né à Montreuil (aujourd'hui en Seine-Saint-Denis) le 31 août 1958, Éric Zemmour est issu d'une famille juive algérienne1,2, arrivée en métropole durant la guerre d'Algérie3. Il se définit lui-même comme un « juif d'origine berbère »4. Il passe son enfance à Drancy puis son adolescence dans le quartier parisien de Château Rouge5. Fils de Roger Zemmour, ambulancier, et de son épouse Lucette, mère au foyer5, il dit avoir de l'admiration pour sa mère et sa grand-mère. Son père étant souvent absent, il est en effet élevé par des femmes « qui [lui] ont appris à être un homme6 ».

Le journaliste politique


Diplômé de l'Institut d'études politiques de Paris, il échoue par deux fois au concours d'entrée de l'École nationale d'administration7. Éric Zemmour entre alors en 1986 au Quotidien de Paris, sous la houlette de Philippe Tesson, comme journaliste au service politique. Après la disparition de ce quotidien en 1994, il devient éditorialiste à Info-Matin où il reste un an. Il intègre ensuite la rédaction du Figaro en 1996 comme journaliste politique. Éric Zemmour est parallèlement pigiste pour Marianne en 1997, et pour Valeurs actuelles en 19998. En 2009, il passe du Figaro au Figaro Magazine, où il tient désormais une chronique hebdomadaire. Il est également chroniqueur politique au Spectacle du Monde. Malgré son propre échec à l'intégration de l'ENA, son statut de journaliste politique lui permet d'être membre du jury au concours d'entrée de cette école en 20069.

L'écrivain et essayiste 


Il est l'auteur de portraits d'Édouard Balladur (Balladur, immobile à grands pas, 1995) et de Jacques Chirac (L'Homme qui ne s'aimait pas, 2002) ainsi que d'essais politiques. Il publie notamment en 2006 Le Premier sexe, essai sur ce qu'il juge être une féminisation de la société. Il participe à l'élaboration des textes du film Dans la peau de Jacques Chirac de Michel Royer et Karl Zéro même si ce dernier déclare n'avoir que peu utilisé les textes fournis par Zemmour10. En janvier 2008, il publie Petit Frère (tiré à 63 000 exemplaires), roman dans lequel il attaque l'« angélisme antiraciste1 ». En mars 2010, avec Mélancolie française (essai qui a remporté le Prix du livre incorrect), il revisite l'histoire de France11.

Le polémiste audiovisuel 


Depuis septembre 2003, il participe toutes les semaines à l'émission Ça se dispute sur la chaîne d'information en continu i>Télé face à Nicolas Domenach (Christophe Barbier jusqu'en 2006). Il participe aussi à Vendredi pétantes sur Canal+ jusqu'en juin 2006. À partir de septembre 2006, il rejoint France 2 pour participer à l'émission On n'est pas couché, animée par Laurent Ruquier, en compagnie de Michel Polac puis d'Éric Naulleau, où ils sont chargés de procéder à une critique sincère du film, livre, album, etc. présenté. Lors de cette émission, leurs échanges avec des personnalités du monde culturel se terminent parfois en affrontements. Le 27 mai 2011, Laurent Ruquier annonce dans Le Parisien qu'il se sépare d'Éric Zemmour et d'Éric Naulleau pour les remplacer par de nouveaux intervenants pour la prochaine saison d'On est pas couché12. Éric Zemmour a participé également à l'émission L'Hebdo, en tant qu'éditorialiste, sur Tempo (RFO) chaîne destinée à l'outre-mer ; il y était entouré, entre autres, de Dominique Wolton. Enfin, on peut le retrouver sur la chaîne câblée Histoire, dans l'émission Le grand débat, magazine animé par Michel Field13. Depuis le 4 janvier 2010, il présente, du lundi au vendredi à 7h15, une brève chronique sur RTL intitulée Z comme Zemmour, au cours de laquelle il analyse l'actualité14.

Conflits avec ses contradicteurs 


Les sujets traités ainsi que les positions défendues par Éric Zemmour lui attirent de nombreux contradicteurs. D'après l'article de François Dufay La fronde des intellos paru en juin 2002 dans Le Point, Jean-Marie Le Pen aurait confié que « [les] seuls trois journalistes se [montrant] corrects à son égard » sont Élisabeth Lévy, Éric Zemmour et Serge Moati15. Zemmour remarquera lors d'un entretien : « Je pense que chez lui, il y a un clin d'œil ironique, ça fait référence à sa fameuse déclaration d'il y a quinze ans qui avait tant fait scandale quand il critiquait Elkabbach, Levaï, qui étaient tous juifs et là vous remarquerez que les trois qui le traitent bien sont aussi tous juifs... Et il le sait très bien, et tout le monde le sait très bien16 »

Le 25 mars 2009, il porte plainte contre le rappeur français Youssoupha pour « menaces de crimes et injure publique » après la mise en ligne de la chanson À force de le dire dans laquelle Zemmour est attaqué ad hominem : « À force de juger nos gueules, les gens le savent, qu'à la télé souvent les chroniqueurs diabolisent les banlieusards, chaque fois que ça pète on dit qu'c'est nous, j'mets un billet sur la tête de celui qui fera taire ce con d'Éric Zemmour »17.

Le rappeur avait précisé, dans un entretien antérieur, au journal Le Parisien qu'il s’agissait de le faire taire non par la force mais par des arguments : « Le faire taire, c'est le remettre en place ... Les paroles ne parlent ni de meurtre, ni d'agressions, ni de blessures... Je n'ai ni l'envie de le faire tuer ni de le priver de sa liberté d'expression. Le faire taire, c'est le remettre en place, le mettre face à ses propres contradictions »18. L'album sera commercialisé finalement le 12 octobre 2009 avec une version expurgée du titre polémique où le nom de Zemmour est brouillé.

Prises de positions politiques 


L'anti-néolibéralisme 


Dans les propos qu'il tient régulièrement sur les plateaux de télévision19, comme dans ses éditoriaux du Figaro, Éric Zemmour se situe plutôt à droite de l'échiquier politique, bien qu’il affirme par ailleurs ne pas voter en fonction de la droite ou de la gauche20,21. Il se déclare lui-même de tradition gaulliste, voire bonapartiste22,23,21, tout en reconnaissant la pertinence des analyses marxistes relatives, notamment, aux sources de profit du capitalisme, dont l'immigration. Selon lui, le capitalisme détruit les structures traditionnelles comme la famille pour imposer le règne du marché, bouleversement particulièrement notable depuis les événements de Mai 68.

Il est partisan d'une ligne conservatrice tant sur le plan social que sociétal, même s'il est par ailleurs résolument antilibéral sur le plan économique. Il se réclame ainsi du courant réactionnaire, en opposition à une société qui déconstruit l'ordre social, en particulier la famille et les traditions, sous un but mensonger : libérer l'individu qui se retrouve en réalité isolé et réduit au seul statut de consommateur. Il donne la réaction comme subversive, en démontrant que les progressistes, aujourd'hui dominants dans le champ culturel et médiatique, ne peuvent prétendre critiquer l'ordre établi puisqu'ils constituent eux-mêmes cet ordre ou en fixent les normes24.

Économiquement antilibéral, sa désapprobation du libre-échange le pousse à s'opposer au fédéralisme européen25; l'Union européenne qu'il considère comme nettement en faveur de la libre circulation des biens et en profond désaccord avec le modèle social français. Selon lui, à cause de l'Union européenne, la gauche comme la droite ne peuvent qu'appliquer « la même politique [économique], le social-libéralisme ou le libéralisme-social »26, car, selon le mot de Philippe Séguin, « droite et gauche sont les détaillants du même grossiste, l'Europe »27.

Le droit d'ingérence et le droit-de-l'hommisme 


Éric Zemmour exprime régulièrement des opinions qu'il qualifie d'« anti-droit-de-l'hommiste », s'opposant ainsi à des hommes politiques (Bernard Kouchner), des écrivains (Bernard-Henri Lévy) et des associations prônant le droit d'ingérence, qu'il considère comme une forme de néocolonialisme28.

L'immigration, la notion de race et l'antiracisme 


L'immigration et l'assimilation 


Partisan de la tradition assimilationniste française, Éric Zemmour s'oppose vivement à l'immigration et au modèle actuel d'intégration des immigrés qu'il juge trop peu exigeant29 envers ces derniers. En novembre 2008, il accorde au mensuel Le Choc du mois une interview où il compare l'immigration à un « tsunami démographique »30. Il s'est aussi prononcé en faveur de l'amendement Mariani sur les tests génétiques concernant les candidats au regroupement familial31. À de nombreuses reprises, il s'est déclaré favorable à l'assimilation, même s'il la qualifie lui-même de « névrotique ». Il explique notamment avoir une nostalgie de l'époque de son enfance, les années 1960, où il y avait une unité culturelle.

Tous ses propos récurrents sur ce thème de l'immigration, ainsi que ses charges virulentes contre certaines associations (DAL et SOS Racisme notamment), sont régulièrement sujets à polémiques.

Sa déclaration sur les races humaines


Éric Zemmour déclare sur Arte le 13 novembre 2008 – alors qu’il était invité de l’émission Paris/Berlin : le débat32 animée par Isabelle Giordano – que noirs et blancs appartiennent à deux races différentes et que cette différence est faite par la couleur de la peau, sans pour autant les hiérarchiser. Il affirme que Mélanésiens et Antillais sont de la même race. « S'il n'y a pas de race, il n'y a pas de métissage. » Il poursuit : « À la sacralisation des races, de la période nazie et précédente, a succédé la négation des races. Et c'est d'après moi, aussi ridicule l'une que l'autre. »

Le philosophe Vincent Cespedes, présent à l'émission, rédige un droit de réponse sur le site d'Arte33 et répond aux « zemmouristes » sur son blog 34. À la suite des nombreuses polémiques sur Internet engendrées par ses paroles, Zemmour publie également un droit de réponse dans l'hebdomadaire Vendredi35.

Face au tollé provoqué par les propos tenus par Éric Zemmour lors de l'émission, le directeur adjoint des programmes de la chaîne Arte s'explique dans Télérama : « Je ne pensais pas qu’il s’exprimerait de manière aussi maladroite ! Notre chaîne, bien sûr, ne s’associe pas aux propos de Zemmour. (...) on se posera la question avant de l’inviter à nouveau ! »36

Le procès de l'antiracisme 


Il dit vouloir faire le procès de l'antiracisme des années 198037 qu'il qualifie, avec le féminisme, de « cause(s) de bien-pensants » se rattachant au « milieu des pseudos-élites françaises et occidentales » que le peuple ne suivrait pas du tout3. C'est surtout après avoir « lu Pierre-André Taguieff », connu pour ses prises de position et ses travaux sur la « Nouvelle droite » et l'antiracisme, qu'il a « compris que le progressisme antiraciste n’était que le successeur du communisme, avec les mêmes méthodes totalitaires mises au point par le Komintern dans les années 1930 »38. Selon lui, l'antiracisme est une tactique initiée par François Mitterrand pour faire oublier le virage libéral de la gauche en 1983. L'antiracisme serait une idéologie mise en place par d'anciens gauchistes qui auraient dû renoncer à leurs illusions. Avec les immigrés, ceux-ci auraient ainsi trouvé une sorte de peuple révolutionnaire de substitution3.

Poursuites et condamnation pour provocation à la discrimination raciale 


La LICRA a décidé de poursuivre Éric Zemmour en justice pour ses propos à la suite de l'émission Salut les Terriens présentée par Thierry Ardisson du 6 mars 2010 où il faisait la promotion de son livre Mélancolie française. Il a déclaré lors de cette émission que : « les Français issus de l'immigration étaient plus contrôlés que les autres parce que la plupart des trafiquants sont Noirs et Arabes... c'est un fait. »39. Le même jour, il affirme sur France Ô que les employeurs « ont le droit de refuser des Arabes ou des Noirs »40. Le Club Averroes41 et le MRAP ont saisi le CSA42,43 après les poursuites engagées par la LICRA. Éric Zemmour est soutenu par plusieurs personnalités, dont le fondateur de Reporters sans frontières et journaliste Robert Ménard44.

Le 23 mars 2010, il adresse une lettre à la LICRA45, explicitant ses propos. Dans cette lettre il cite notamment les propos de Christian Delorme devant une commission parlementaire du Sénat 46. Il cite également le livre L’Islam dans les prisons de Farhad Khosrokhavar, qui confirmerait les 70 et 80 % de « musulmans dans les prisons » estimé lors d'une enquête commandée par le ministère de la Justice. La rédaction de L'Express rappelle que Farhad Khosrokhavar avait estimé entre 50 % et 80 % le nombre de détenus musulmans dans certaines prisons proches de quartiers dits sensibles et qu'il n'existe pas de statistiques officielles nationales sur le sujet47.

Le MRAP a déploré que les origines (et non pas la situation sociale) soient mises en rapport avec le taux de délinquance, et que l’ensemble des personnes partageant les mêmes origines se voient exposées au soupçon d’être des délinquants potentiels. C’est leur origine commune qui est présentée comme « criminogène ». Le MRAP a décidé donc de porter l’affaire devant la justice car selon lui « en liant les méfaits de ces délinquants à leurs origines - et non pas à des processus de marginalisation sociale, de concentration de la misère dans certaines zones, de ce que certains appellent une « ghettoïsation » de fait -, le journaliste a injurié un groupe de personnes défini par leurs origines. »48

Benoist Hurel, secrétaire général adjoint du Syndicat de la magistrature, a qualifié les propos d'Éric Zemmour de « stigmatisant » et « proto-racistes », dénonçant le lien entre la couleur de peau et la délinquance comme « ne correspondant pas à la réalité »49. À l'inverse, le haut magistrat Philippe Bilger soutient les propos du journaliste en affirmant au sujet des trafiquants que « beaucoup de ceux-ci sont noirs et arabes »50,51 (ce qui a pour conséquence la convocation de Philippe Bilger par le procureur général de Paris, François Falletti).

Le 30 mars 2010, Éric Zemmour est assigné par SOS Racisme à comparaître devant la justice pour le 29 juin 2010, où il « aura à répondre des délits de diffamation à caractère racial et d'incitation à la haine raciale », a précisé l'association52. Malgré la citation devant la XVIIe chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance ce jour-là, le procès a été reporté aux 11, 13 et 14 janvier 2011 du fait de la multiplication des constitutions de parties civiles, parmi lesquelles nombre d'associations antiracistes53. Par ailleurs, ces propos et le procès ont eu aussi une portée internationale avec un article qui leur fut consacré, ainsi qu'à son auteur, dans The New York Times en février 201154.

Le 18 février 2011, la 17e chambre du tribunal correctionnel de Paris a condamné Éric Zemmour, pour les propos tenus sur France Ô, à 2 000 euros d'amende avec sursis pour provocation à la discrimination raciale, amende divisée en deux parts égales entre deux jugements : un premier jugement concernant les poursuites engagées par SOS Racisme, la Licra et le Mrap et un second jugement concernant celles engagées par UEJF et J'accuse. Le tribunal conclut que le polémiste a « justifié une pratique discriminatoire illégale - la discrimination à l'embauche - en la présentant comme licite ». Par contre, il a été relaxé des poursuites pour diffamation raciale pour les propos tenus dans l'émission Salut les Terriens et jugés « choquants » mais pas « diffamatoires ».

Par ailleurs, en plus de l'amende, le premier jugement le condamne à verser 1 000 euros de dommages et intérêts et 2 000 euros de frais de justice à chacune des trois associations (soit un total de 9 000 euros) et le second à verser 1 euro à chacune des parties civiles et 750 euros de frais de justice (soit un total de 1 502 euros)40,55.

Le 2 mars 2011, invité par Hervé Novelli56 et ovationné par les parlementaires de l'UMP57 à la convention nationale des réformateurs libéraux, Éric Zemmour suggère dans un discours aux députés UMP de supprimer les lois sur la discrimination raciale, les lois mémorielles, l'action pénale des associations antiracistes et leurs subventions58.

Le 5 mars 2011, quelques voix s'élévent contre Eric Zemmour et interpellent Rémy Pflimlin, le PDG de France télévisions59. Le président de SOS Racisme, Dominique Sopo, lui écrit une lettre et demande des sanctions60 puis c'est au tour de la CGT61 de demander une réaction à Rémy Pflimlin.

Antiféminisme et « idéologie gay » 


Dans Le Premier sexe62, il expose la castration « voulue » des hommes dans la société du début du XXIe siècle63. Il accuse les pro-féministes d'être démagogues et de verser dans le politiquement correct en niant ou en rejetant l'histoire de la société française et les travaux de psychologie de Freud : « Je constate seulement que Freud est aujourd’hui rejeté avec véhémence par tous les bien-pensants, féministes, et autres militants pour l’homoparentalité, etc. »64. Il estime que l'homme est par nature un prédateur sexuel usant de violence65. Parallèlement à cette définition de la virilité comme prédation sexuelle, il estime que certaines époques ont su mieux définir les fonctions de la femme que d'autres66.

Il considère l'« idéologie gay» comme l'un des principaux intermédiaires utilisés pour inviter « l'homme à devenir une femme comme les autres », à adopter des comportements de femmes22. Dans son livre Petit Frère, Zemmour s'interroge sur la place à accorder aux individus homosexuels : « Dans toute société traditionnelle, fondée sur la pudeur et le secret, le respect de la vie et la peur de la mort, les "homos" auraient été stigmatisés et isolés, à l'instar des pestiférés de jadis »67. L'auteur ne manquera pas, par la suite, d'expliquer qu'il s'agit des propos de personnages d'un roman.

Dans une chronique du Monde, Caroline Fourest a qualifié les propos de Zemmour sur le féminisme et l'« idéologie gay » « dignes du Club de l'Horloge »68.

Présence médiatique actuelle 


  • Ça se dispute, émission de débat le samedi à 11 h 36 sur I-Télé, arbitré actuellement par Maya Lauqué-Médina avec Éric Zemmour (Le Figaro) et Nicolas Domenach (Marianne).
  • Le Figaro Magazine, Éric Zemmour publie hebdomadairement son décryptage de la vie politico-médiatique française.
  • Le Forum de l'Histoire, sur la chaîne Histoire, où il est régulièrement invité à donner son opinion sur des controverses historiques.
  • Z comme Zemmour, chronique quotidienne dans la matinale de RTL animée par Vincent Parizot. Éric Zemmour y propose, à 7 h 15 et du lundi au vendredi, un billet d'humeur d'environ trois minutes décryptant un thème de l'actualité. Ses interventions sont vérifiées depuis 2011 par la rédaction de la station avant diffusion pour éviter tout dérapage69.
  • Le spectacle du monde, Éric Zemmour réalise une chronique de deux pages sur des thèmes d'actualité dans ce mensuel français qui traite de politique, de culture, etc...
  • occasionnellement à l'étranger : Les Francs-tireurs, émission du 9 février 2011 (numéro 337) sur Télé-Québec.

Publications 


Essais

Romans

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Récompenses 


Bibliographie


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Dominique Strauss-Kahn (2 & fin).

5 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

Directeur général du Fonds monétaire international
Désignation

Dominique Strauss-Kahn est candidat en 2007 à la direction générale du Fonds monétaire international37, il est activement soutenu par Jean-Claude Juncker, Romano Prodi et Nicolas Sarkozy38. Ce soutien européen provoque le renoncement de Marek Belka, candidat soutenu par la Pologne.

Après une tournée mondiale des principales capitales, les États-Unis, la Chine et une importante majorité des pays d'Afrique39 lui donnent leur soutien, tandis que la Russie tente de contrer cette candidature en proposant Josef Tošovský, ancien Premier ministre tchèque, à ce poste. De même, les pays émergents, à travers une déclaration du G24, demandent à ce que soit revue la règle tacite de la nomination d'un Européen à la tête du FMI40 et le Financial Times dénonce ouvertement cette nomination dans son éditorial du 28 août 200741.

Le 28 septembre 2007, Dominique Strauss-Kahn est nommé directeur général du FMI42. Il prend ses fonctions le 1er novembre 2007. Entre temps, il démissionne de son poste de député du Val-d'Oise, le 19 octobre 2007.

Selon le magazine l'Express, sa rémunération annuelle en tant que directeur général du FMI s'élève à 420 930 USD (nets d'impôt), auxquels s'ajoute une allocation de frais de 75 350 USD, soit un salaire total de 496 280 USD43. En 2010, elle s'élèverait, selon ABC News, à 530 000 USD44.

Actions

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Dominique Strauss-Kahn aux côtés de Cristina Fernández de Kirchner et de Jan Peter Balkenende, le 22 septembre 2009.
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Dominique Strauss-Kahn avec Jean-Claude Trichet et Mario Draghi.
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À son arrivée, il met notamment en place un plan de départs volontaires pour 600 cadres et salariés, et vend une partie des stocks d'or du FMI45.

Le Wall Street Journal révèle, le 18 octobre 2008, qu'une enquête interne est ouverte au FMI pour savoir si Dominique Strauss-Kahn fait preuve de favoritisme au sein de l'organisation en faveur de sa maîtresse, Piroska Nagy, ancienne responsable du département Afrique du Fonds46. Cette dernière l’accuse d’avoir abusé de sa position :

« M. Strauss-Kahn a abusé de sa position pour entrer en relation avec moi […] Je n’étais pas préparée aux avances du directeur général du FMI. […] J’avais le sentiment que j’étais perdante si j’acceptais, et perdante si je refusais […]. Je crains que cet homme n’ait un problème qui, peut-être, le rend peu apte à diriger une organisation où travailleraient des femmes47. »

L'avocat de Dominique Straus-Kahn, William Taylor a défendu avec succès le patron du FMI, dans le cadre de l'affaire Piroska Nagy.

Réputé « homme à femmes »48,49 et « drague[ur] » de manière « très lourde, très appuyée » d’après Aurélie Filipetti50,51,52,53, Dominique Strauss-Kahn présente publiquement ses excuses à son épouse Anne Sinclair, ainsi qu’au personnel du Fonds monétaire international pour avoir fait « une erreur de jugement » en ayant une liaison avec une subordonnée54 et le 25 octobre, il est disculpé par l'enquête du FMI dont le doyen du conseil d'administration souligne toutefois qu'il a commis des actes « regrettables et reflétant une grave erreur de jugement55 ». À ce sujet, le journaliste Jean Quatremer écrit en 2007 : « Le seul vrai problème de Strauss-Kahn est son rapport aux femmes. Trop pressant […], il frôle souvent le harcèlement. Un travers connu des médias, mais dont personne ne parle (on est en France)56. »

Le 6 mai 2011, à la suite de l'affaire Piroska Nagy, le harcèlement devient un motif de licenciement au FMI57.

À la tête du FMI, Dominique Strauss-Kahn se prononce pour la régulation du capitalisme à l’échelle mondiale58. Il se situe en rupture avec plusieurs intellectuels de gauche en s'opposant à la taxe Tobin soutenue par des économistes comme Joseph E. Stiglitz ou Lawrence Summers59. La rupture avec les positions classiques de la gauche s'est aussi illustrée à la tête de l'institution financière dans la mise en œuvre des politiques de rigueur touchant la Grèce, l'Espagne ou l'Irlande et fortement critiquées par les syndicats60.

En mai 2010, Dominique Strauss-Kahn persuade les dirigeants de la zone euro de la nécessité que le FMI accorde un prêt de 30 milliards d'euros à la Grèce, dans une situation économique désastreuse61. Son action à la tête du FMI est alors contestée par plusieurs dirigeants de la gauche française, comme Jean-Luc Mélenchon, Arnaud Montebourg ou Ségolène Royal, qui l'accusent de remettre en cause les acquis sociaux dans des pays en difficulté (baisse des salaires des fonctionnaires, coupes dans les dépenses publiques ou de santé, allongement de la durée du travail…), tout en refusant de soutenir le projet de taxe sur les transactions financières62,63,64.

À la suite de l'arrestation de Dominique Strauss-Kahn le 14 mai 2011, et conformément aux procédures du Fonds monétaire international, John Lipsky, premier directeur général adjoint, est désigné le 15 mai 2011 par le conseil d'administration pour assurer la direction par intérim du FMI65,66. Dominique Strauss-Kahn annonce le 18 mai 2011 sa démission, tout en réfutant « avec la plus extrême fermeté tout ce qui lui est reproché »67,68.

Place dans le paysage politique français

En juillet 2009, il est, pour la première fois, désigné « personnalité politique préférée des Français » (ex-æquo avec Jacques Chirac) par le baromètre IFOP de l'hebdomadaire Paris Match, avec 73 % d'opinions positives69. Sa fonction au FMI lui imposant un devoir de réserve, Dominique Strauss-Kahn ne peut s'exprimer sur la politique française durant son mandat.

Lors du débat sur la réforme des retraites, Dominique Strauss-Kahn déclare qu'il n'y a pas « de dogme » sur le maintien de l'âge légal de départ à la retraite à 60 ans70,71, tandis que le FMI publie un rapport qui préconise le relèvement de l'âge de départ à la retraite comme « point de départ de la réforme »72. Cette opposition avec la position du Parti socialiste suscite surprise et incompréhension dans son parti73.

Au fil des mois, son retour en France est régulièrement évoqué et sa candidature apparaît probable pour ses partisans et les médias français (selon BFM TV, il avait l'intention d'annoncer officiellement sa candidature à la primaire socialiste le 28 juin 2011)74,75. Dominique Strauss-Kahn est alors en tête dans les sondages en vue de la primaire socialiste de 2011 et de l'élection présidentielle de 2012.

En mai 2011, les médias diffusent la photographie montrant le couple Strauss-Kahn monter dans une Porsche Panamera, qui appartient à Ramzi Khiroun, porte-parole du groupe Lagardère et un des conseillers en communication de l'homme politique76,77. Dans le même temps, les médias font état de l'important patrimoine du couple Strauss-Kahn, qui possède une maison à Georgetown (Washington, D.C.), deux appartements à Paris, un situé place des Vosges et l'autre dans le XVIe arrondissement, et un riad à Marrakech, de même que des collections d'œuvres d'art appartenant à Anne Sinclair, dont la valeur est estimée à plusieurs dizaines de millions d'euros78,79,80,81.

L'affaire judiciaire au retentissement international qui le contraint à démissionner du FMI compromet les chances de Dominique Strauss-Kahn de participer à la primaire socialiste de 2011 en vue de l'élection présidentielle de 201282,83. Sa cote de popularité s'effondre alors passant de 43% d'opinions favorables en mai à 17% en juin84.

Accusation d'agression sexuelle à New York
Article détaillé : Affaire Dominique Strauss-Kahn.

Le 14 mai 2011, soupçonné d'agression sexuelle envers une femme de chambre dans une suite de l'hôtel Sofitel de Manhattan, il est arrêté alors qu'il vient d'embarquer dans un avion en partance pour Paris, à l'aéroport international John-F.-Kennedy de New York85. Le 16 mai, Melissa Carow Jackson, juge du tribunal pénal de la ville de New York (en)note 1, lui signifie les sept chefs d'accusation retenus contre lui86, refuse sa mise en liberté sous caution et demande son maintien en détention provisoire à la prison de Rikers Island87. Un grand jurynote 2 l'inculpe formellement le 19 mai 201188. Le même jour, Michael J. Obus, juge de la Cour suprême de l'État de New York, accepte sa mise en liberté sous caution avec plusieurs conditions89. Le 20 mai, Dominique Strauss-Kahn est transféré de la prison de Rikers Island à un appartement de l'immeuble sis au 71, Broadway90, pour y être placé en résidence surveillée. Le 25 mai, il quitte cet appartement pour une maison située au 153, Franklin Street, dans le quartier de TriBeCa91.

Au cours de l'audience du 6 juin 2011 consacrée à la lecture officielle de l'acte d'accusation, Dominique Strauss-Kahn plaide « non coupable », ce qui ouvre la voie à un procès pénal92. Lors de l'audience du 1er juillet 201193, Dominique Strauss-Kahn est libéré sur parole, en raison de problèmes liés à la crédibilité de la plaignante, qui aurait menti à plusieurs reprises à la police et au Grand Jury depuis sa première déclaration. Les charges retenues contre Strauss-Kahn sont maintenues94.

Plainte de Tristane Banon
Article détaillé : Tristane Banon.

Trois jours après la mise en liberté sur parole de Dominique Strauss-Kahn à New York, Tristane Banon et son avocat David Koubbi annoncent un dépôt de plainte le 4 juillet 2011. L'écrivaine l'accuse d'avoir tenté de la violer en 2003. Le même jour, les avocats français de Dominique Strauss-Kahn annoncent que leur client porte plainte pour dénonciation calomnieuse.

Détail des mandats et fonctions

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Dominique Strauss-Kahn lors d'un meeting à Toulouse, le 13 avril 2007.
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Fonctions internationales
Mandats nationaux
  • Député :
    • 2 avril 1986 – 14 mai 1988 : député de Haute-Savoie
    • 23 juin 1988 – 16 juin 1991 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oise
    • 12 juin 1997 – 4 juillet 1997 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oisenote 4
    • 2 avril 2001 – 18 juin 2002 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oise
    • 19 juin 2002 – 19 juin 2007 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oise
    • 20 juin 2007 – 19 octobre 2007 : député de la 8e circonscription du Val-d'Oisenote 5
Mandats locaux
Fonctions politiques
  • Secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (19861988), puis de l'économie et des finances (19881989)
  • Secrétaire national du PS (20022003), membre du bureau national du PS (20032005) ; secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005 – juin 2007)

Décorations et distinctions

Œuvres

  • Inflation et partage des surplus ; le cas des ménages, Éditions Cujas, 1975 (avec la coll. d'André Babeau et André Masson).
  • Économie de la famille et accumulation patrimoniale, Éditions Cujas, 1977.
  • La Richesse des Français : épargne, plus-value/héritage (avec la coll. d'André Babeau), Paris, PUF, 1977. Collection « L'économiste » dirigée par Pierre Tabatoni. Enquête sur la fortune des Français.
  • Pierre Bérégovoy : une volonté de réforme au service de l'économie, 1984-1993, Cheff, 2000 (avec la coll. de Christian Sautter).
  • La Flamme et la cendre, Grasset, 2002.
  • Oui, lettre ouverte aux enfants d'Europe, Grasset et Fasquelle, 2004.
  • « Éléments pour un réformisme radical », dans Les Notes de la fondation Jean-Jaurès « Pour l'Égalité réelle », no 41, juillet 2004, p. 3-108 (ISSN 1294-6133) [texte intégral] 
  • DVD pour le Oui à la constitution, 2005.
  • 365 jours, journal contre le renoncement, Grasset 2006.

Œuvres à son sujet

Bibliographie
Filmographie

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Dominique Strauss-Kahn (1).

5 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

Dominique Strauss-Kahn
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Dominique Strauss-Kahn
Dominique Strauss-Kahn en 2008.
Dominique Strauss-Kahn en 2008.

Mandats
10edirecteur général du Fonds monétaire international
1er novembre 200718 mai 2011
(3 ans, 6 mois et 17 jours)
Prédécesseur Rodrigo Rato
Successeur John Lipsky (par intérim)
Christine Lagarde
Ministre de l'Économie, des Finances
et de l'Industrie
4 juin 19972 novembre 1999
Président Jacques Chirac
Gouvernement Lionel Jospin
Prédécesseur Jean Arthuis
Successeur Christian Sautter
Maire de Sarcelles
18 juin 19953 juin 1997
Prédécesseur Raymond Lamontagne
Successeur François Pupponi
Ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur
Ministre délégué de 1991 à 1992
16 mai 199129 mars 1993
Président François Mitterrand
Gouvernement Édith Cresson
Pierre Bérégovoy
Député de la 8e circonscription du Val-d'Oise
2 avril 200119 octobre 2007
Prédécesseur Raymonde Le Texier
Successeur François Pupponi
12 juin 19974 juillet 1997
Prédécesseur Pierre Lellouche
Successeur Raymonde Le Texier
23 juin 198816 juin 1991
Successeur Bernard Angels
Député de la Haute-Savoie
(élu à la proportionnelle)
2 avril 198614 mai 1988
Biographie
Nom de naissance Dominique Gaston André
Strauss-Kahn
Surnom DSK
Date de naissance 25 avril 1949 (62 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Neuilly-sur-Seine (Seine)
Nationalité Française
Parti politique Parti socialiste
Conjoint Anne Sinclair
Diplômé(e) de HEC Paris
Sciences Po
Université Paris X
ISUP
Profession Professeur d'économie

 

 

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Dominique Strauss-Kahn (surnommé « DSK »), né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine, est un économiste et homme politique français.

Il est successivement professeur d'économie à l'Université Paris-X-Nanterre, député socialiste à partir de 1986, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale de 1988 à 1991, ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy.

Maire de Sarcelles de 1995 à 1997, il contribue à la victoire de la majorité plurielle et devient ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il démissionne et retrouve son siège de député en 2001, après des non-lieux. Candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal.

Il est directeur général du Fonds monétaire international (FMI) du 1er novembre 2007 au 18 mai 2011, date de sa démission après sa mise en cause à New York dans le cadre d'une accusation de crimes sexuels. Inculpé le 19 mai 2011, il plaide « non coupable » le 6 juin suivant, ce qui ouvre la voie à un procès pénal.



Biographie

Enfance

Dominique Gaston André Strauss-Kahn1 est le fils de Jacqueline Fellus2, journaliste, d'origine ukrainienne (Odessa) et tunisienne3 et de Gilbert Strauss-Kahn4, conseiller juridique et fiscal et membre du Grand Orient de France5. Du côté maternel, Jacqueline Fellus est la fille de Shemaoun André Fellus, fils de Haim et Taina Hagège, originaires de Tunisie, et de Blanche Breitman, fille de Grégor et Tatiana Berkoff, originaires d'Odessa6. Du côté paternel, Gilbert Strauss est le fils d'Yvonne Stengel (née en 1892 à Lunéville), et fils naturel de Gaston Strauss (1875, à Bischwiller-1934) et fils adoptif (par adoption de son père Gilbert) de Marius Kahn (cousin de Gaston), tous deux mariés successivement avec Yvonne Stengel.

Issu d'une famille juive7,8 installée au Maroc en 19519, il grandit à Agadir. La famille quitte le Maroc à la suite du tremblement de terre d'Agadir de 1960, pour Monaco.

Vie de famille

Après avoir rencontré Hélène Dumas en 1963 (au cours d'un pique-nique sur la plage de Menton avec des élèves du lycée Albert-Premier à Monaco10), il l'épouse en 196711 et ils ont ensemble trois enfants (Vanessa, Marine et Laurin).

Il divorce d'avec Hélène Dumas et il se remarie en deuxièmes noces en 198612 avec Brigitte Guillemette, alors PDG du Groupe Corolle PR, filiale du groupe Mattel13, avec laquelle il a une autre fille, Camille, née en 198514,15.

À nouveau divorcé en 1989, il épouse en troisièmes noces, le 26 novembre 19919, Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentatrice de l'émission politique dominicale Sept sur sept, elle-même divorcée du journaliste Ivan Levaï. Les témoins des mariés sont pour Anne Sinclair la philosophe Élisabeth Badinter et la productrice Rachel Kahn (épouse de Jean-François Kahn), pour Dominique Strauss-Kahn son père Gilbert et son ami Lionel Jospin16.

Études

Après des études secondaires à Monaco au lycée Albert-Premier et à Paris au lycée Carnot, il est admis à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC), dont il est diplômé en 1971, puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), dont il est diplômé en 1972 (section Service public), et à l'Institut de statistique de l'université Paris-VI (ISUP). Il obtient en 1972 une licence en droit public et en 1975 un doctorat ès sciences économiques à l'université Paris X.

Sa thèse de doctorat, publiée en 1977, est intitulée Économie de la famille et accumulation patrimoniale14.

En plus du français, il maîtrise plusieurs langues : l'anglais, l'allemand, l'espagnol et l'italien17.

Carrière de fonctionnaire et d'avocat d'affaires

Assistant, puis maître-assistant à l'université Paris-X, après son échec au concours d'entrée de l'École nationale d'administration (ENA), il est reçu au concours d'agrégation de l'enseignement supérieur en sciences économiques en 1977 et est nommé maître de conférences, puis professeur des universités, à l'université Nancy-II avant sa mutation à l'Université Paris X en 1981. En 1982, il rejoint les services du Commissariat au Plan comme chef de service du financement, puis comme commissaire général adjoint jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale en 1986. Il cesse ses enseignements durant cette période. Il cesse également ses enseignements en 1991 lors de sa nomination comme ministre. Après sa défaite aux élections législatives de 1993, il crée le cabinet DSK Consultants et devient avocat d'affaires. Après sa démission du gouvernement Lionel Jospin, il reprend ses fonctions universitaires et est nommé en 2000 à l'Institut d'études politiques de Paris où il enseigne la microéconomie et la macroéconomie jusqu'à sa nomination au FMI.

Il enseigne également à l'ENA, à HEC (Paris) et à l'université Stanford aux États-Unis en tant que professeur invité18.

Il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie notamment d’amitié avec André Masson, actuel directeur de recherche au CNRS à l'École d'économie de Paris, et Denis Kessler, futur vice-président du MEDEF. Ce dernier devient son assistant à Nanterre, puis le remplace en 1982 à la direction de son laboratoire de recherche, alors qu'ils écrivent et publient ensemble L’Épargne et la retraite.

Débuts en politique

Proche du Parti communiste français (PCF), il s'en éloigne « en apprenant l'économie »19.

Il adhère en 1976 au Parti socialiste. Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement, il se rapproche de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS, qu'il conseille à partir de 198120. Il est secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (1986-1988), puis de l'économie et des finances (1988-1989).

Les militants socialistes de la Haute-Savoie rejettent sa candidature en vue des élections législatives de 1986, mais celle-ci est imposée par la direction nationale21 ; il est finalement élu député au scrutin proportionnel le 16 mars 1986. Deux ans plus tard, il quitte la Haute-Savoie pour se présenter dans la huitième circonscription du Val-d'Oise. Élu au second tour, il devient alors président de la Commission des finances. C'est à cette époque qu'il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991).

À l'automne 1988, il participe à l'examen du projet de loi du gouvernement Michel Rocard qui vise à réintroduire l'impôt de solidarité sur la fortune. Alors que le Premier ministre propose de plafonner le montant de l'ISF et de l'impôt sur le revenu à 80 % des ressources d'un ménage, Dominique Strauss-Kahn cosigne un amendement pour un bouclier fiscal à 70 %22.

En 1991, François Mitterrand le nomme ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d'Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu'aux élections législatives de 1993.

Pendant la Guerre du Golfe, à laquelle participe la France, et alors qu'Israël est bombardé par les Scud irakiens, Dominique Strauss-Kahn déclare : « Je considère que tout juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israël23,24. »

Au second tour des élections législatives de 1993, ne recueillant que 48,8 % des suffrages exprimés, Dominique Strauss-Kahn perd son mandat de député dans la circonscription de Sarcelles et Garges-les-Gonesse au profit de Pierre Lellouche. Cette même année, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence. Désormais privé de mandat, contrairement à certains députés (issus de la fonction publique et pouvant donc y retourner), l'ancien ministre crée alors le cabinet d'avocat DSK Consultants.

En février 1993, il projette la création du futur Cercle de l'industrie avec Raymond Lévy, patron de Publicis. Y seront représentés Rhône-Poulenc, Lafarge, Péchiney, Elf, L'Oréal, Bull, Schneider, Renault, Total, BSN… Dominique Strauss-Kahn et Raymond Lévy, alors PDG de Renault, créent le « Cercle de l’Industrie », en juin 1993. Il s'agit d'un cercle spécialisé dans la défense de l'industrie française à Bruxelles. Il en est le vice-président représentant la gauche et y côtoie notamment des personnalités et industriels comme Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius, Vincent Bolloré, Alain Lamassoure (ancien député UDF, passé à l'UMP), Benoît Potier (PDG d'Air Liquide). Vingt-cinq dirigeants de grandes entreprises françaises sont membres du Cercle de l'industrie25.

Briguant le poste de premier secrétaire du Parti socialiste en 1994, Dominique Strauss-Kahn est battu par Henri Emmanuelli. Élu maire de Sarcelles en juin 1995, il crée des emplois jeunes et des zones franches, en vue de permettre un développement de l'emploi. C'est à partir de cette expérience qu'il nourrit notamment le programme économique du Parti socialiste de Lionel Jospin, en remettant aussi au goût du jour l'idée portée par les syndicats CFDT et CGT de la réduction de la durée légale du travail à 35 heures sans baisse de salaire.

Ministre de l'Économie et des Finances

En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Dominique Strauss-Kahn cède son mandat de maire à François Pupponi.

Ce ministère régalien lui vaut d'être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Île-de-France, que la gauche remporte. Il joue alors un rôle de « locomotive politique » et affirme ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l'exécutif régional : c'est donc Jean-Paul Huchon qui devient président du conseil régional. Dominique Strauss-Kahn tente d'organiser son influence au sein de son parti, mais s'il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d'un courant politique dénommé Socialisme et démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l'attraction qu'il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.

Alors qu'il est à l'origine du programme économique du PS qui prévoit la mise en place des 35 heures et des emplois jeunes, Lionel Jospin confie la mise en route de ce dispositif à Martine Aubry ministre de l'Emploi et de la Solidarité auquel cette dernière était initialement hostile. Dominique Strauss-Kahn exprime toutefois quelques réserves sur la méthode de mise en place des 35 heures.

Dominique Strauss-Kahn fait adopter une baisse de la TVA sur les travaux de rénovation dans le bâtiment, ramenée à 5,5 %, afin de relancer l'activité du secteur ; la conjoncture favorable en Europe permet un redressement partiel des comptes budgétaires (déficit au-delà de 3 % sous le gouvernement Alain Juppé) et permet à la France de rejoindre la zone euro.

Bien que le programme économique du Parti socialiste, dont il a la charge, y soit opposé, la France doit, au tournant des années 1990-2000, se mettre en conformité avec les règlements adoptés par la Commission, le Conseil et le Parlement européens en matière de concurrence. Au cœur de cette période, au titre du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Dominique Strauss-Kahn, comme tous les titulaires de ce ministère, supervise des ouvertures du capital engagées de longue date comme celle de France Telecom, ou certaines privatisations d'entreprises publiques qui n'ont selon lui plus vocation à rester dans le giron de l'État, après que celui-ci les eut remises sur pied au cours des seize années passées, depuis la vague de nationalisation de 1982. Ses détracteurs dans la gauche antilibérale et son propre parti lui reprochent la responsabilité de « privatisations massives ». Il abroge la loi Thomas sur les fonds de pension et pose les fondements du Conseil d'orientation des retraites (COR), lequel verra le jour en 2000 alors qu'il aura quitté le gouvernement.

En 1999, Dominique Strauss-Kahn est mis en cause dans plusieurs affaires, dont l'affaire de la MNEF. Les questions portent sur son rôle en tant que consultant, à une époque où il n'exerce aucun mandat exécutif ni parlementaire national et sur sa profession d'avocat d'affaires quand il négocie au titre d'« apporteur d'affaires » l'entrée de la Compagnie générale des eaux (CGE) au sein d'une holding de la MNEF, Raspail participation26. Dominique Strauss-Kahn est également l'objet de soupçons d'emploi fictif dans une filiale du groupe pétrolier ELF Aquitaine, au profit de sa secrétaire27. Il est de plus mis en cause dans l'affaire de la cassette Méry28 pour « trafic d'influence » (une remise fiscale octroyée au couturier Karl Lagerfeld)29. Pour se défendre sans affaiblir le gouvernement Jospin, il démissionne de son poste ministériel le 2 novembre 1999, il est remplacé par Christian Sautter. Après deux ans d'instruction, la justice prononce successivement des non-lieux ou relaxes à l'égard de Dominique Strauss-Kahn, dont la dernière en novembre 200130.

Dans l'opposition

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Dominique Strauss-Kahn au meeting socialiste organisé au Zénith, le 29 mai 2007.
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Après la défaite de Lionel Jospin et la réélection de Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 2002, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, dans la 8e circonscription du Val-d'Oise, avec 55,01 % des suffrages exprimés au second tour31. Ces élections législatives permettent à la droite d'obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le Parti socialiste devient alors le principal parti d'opposition.

Dominique Strauss-Kahn est successivement secrétaire national du PS (2002-2003), membre du bureau national du PS (2003-2005), secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005-juin 2007). À la fin de l'année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour 2007.

En parallèle, il cofonde en 2003 le club de réflexion À gauche, en Europe avec Michel Rocard qui le soutient depuis lors. Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis le courant Socialisme et démocratie au sein du Parti socialiste.

Ayant privatisé nombre d'entreprises lors de son passage au gouvernement Jospin, il envisage dans La Flamme et la cendre (2002) l'ouverture de capital d'EDF pour permettre des partenariats industriels. Il s'oppose ensuite aux privatisations d'EDF et de GDF en estimant qu'elles ne s'insèrent pas dans des schémas industriels, mais considère qu'en l'état des finances publiques, la renationalisation d'EDF ne doit pas constituer une priorité d'un futur gouvernement socialiste.

Dominique Strauss-Kahn anime un des premiers blogs d'homme politique national qui fait figure de référence (avec celui d'Alain Juppé)32. L'opération de chirurgie esthétique de sa paupière tombante en 2003, accompagnée d'un régime et d'un bronzage permanent, fait qu'il est considéré par la presse comme un candidat à la course à la présidentielle33.

En mai 2005, il participe à l'édition d'un DVD en faveur du « oui » au Traité de Rome de 2004 . Il s'investit de manière soutenue pour imposer le « oui de gauche ». À l'issue d'une campagne particulièrement animée, le « non » l'emporte en France avec 54,67 %.

Il se positionne en faveur d'une refonte profonde du système universitaire, qui doit pour lui s'accompagner d'une augmentation très significative des moyens consacrés à l'enseignement supérieur. Constatant que le pourcentage d'une classe d'âge diplômé du supérieur est de 30 % en France contre 80 % en Corée du Sud ou en Suède et de 50 % aux États-Unis, Dominique Strauss-Kahn insiste avec force sur l'ampleur des changements à entreprendre. Ainsi, le 17 septembre 2006, il déclare : « Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Il faut créer une concurrence entre les établissements et mettre fin à l'hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n'empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire. » Il ajoute : « Pour moi, il n'y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c'est bon pour son image. Mais ce n'est pas dans les mœurs34. »

En 2006, le Parti socialiste organise une primaire pour choisir son candidat à l'élection présidentielle de 2007. Dominique Strauss-Kahn se présente contre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Incarnant la sensibilité sociale-démocrate, il compte sur la coopération de François Hollande qu'il a soutenu au congrès du Mans en 200520 et d'une équipe regroupant notamment Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis, Michel Destot, Catherine Trautmann, Alain Richard, Claude Évin, Jean-Paul Huchon. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard et de Robert Badinter, ainsi que du mouvement Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente mais minoritaire (15 à 20 %) au sein du Mouvement des jeunes socialistes. Le 16 novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,69 % des voix, loin derrière Ségolène Royal (60,65 %), qui l'emporte dès le premier tour et le devance y compris dans la fédération du Val-d'Oise.

Après la défaite de Ségolène Royal, à l'élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du PS, vers une voie sociale-démocrate, à l'image du tournant pris par beaucoup de partis socialistes européens35.Il se présente aux élections législatives de 2007, dans la huitième circonscription du Val-d'Oise, notamment face à Sylvie Noachovitch (UMP), Francis Parny (PCF) et Jean-Michel Cadiot (UDF-MoDem). Il arrive deuxième au premier tour de l'élection législative, devancé de 90 voix par Sylvie Noachovitch (UMP) et l'emporte au second tour, avec 55,47 % des voix36.

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Pierre Mauroy.

4 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

Pierre Mauroy
Pierre Mauroy
Socialist rally Zenith 2007 05 29 n5.jpg
Pierre Mauroy à un meeting socialiste,
le 29 mai 2007.

Mandats
Sénateur du Nord
Actuellement en fonction
Depuis le 2 octobre 1992
Élection 27 septembre 1992
Réélection 23 septembre 2001
Président de l'Internationale socialiste
17 septembre 199210 novembre 1999
Prédécesseur Willy Brandt
Successeur António Guterres
Premier secrétaire du Parti socialiste
14 mai 19889 janvier 1992
Prédécesseur Lionel Jospin
Successeur Laurent Fabius
8e Premier ministre français
(156e chef du gouvernement)
21 mai 198117 juillet 1984
Président François Mitterrand
Gouvernement Pierre Mauroy I
Pierre Mauroy II
Pierre Mauroy III
Législature VIIe législature
Majorité Majorité présidentielle
PS - PCF - PRG - PSU - MD
Gauche
Prédécesseur Raymond Barre
Successeur Laurent Fabius
Maire de Lille
8 janvier 197325 mars 2001
Prédécesseur Augustin Laurent
Successeur Martine Aubry
Biographie
Date de naissance 5 juillet 1928 (82 ans)
Lieu de naissance Drapeau de la France Cartignies, Nord
Nationalité Française
Parti politique SFIO
PS
Conjoint Gilberte Mauroy
Diplômé(e) de École normale nationale d'apprentissage de Cachan
Profession Professeur d'histoire-géographie de l'enseignement secondaire technique
Religion Catholique

 

 

 

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Pierre Mauroy, né le 5 juillet 1928 à Cartignies (Nord), est un homme politique français. Premier ministre de 1981 à 1984, maire de Lille de 1973 à 2001, il est aujourd'hui sénateur du Nord.



Biographie 


Né en 1928 d'un père instituteur et d'une mère catholique pratiquante, Pierre Mauroy est l'ainé d'une famille de sept enfants. Son père installé à Haussy, il devient élève des lycées de Cambrai et du Cateau-Cambrésis, puis élève-professeur-stagiaire de l'École normale nationale d'apprentissage (ENNA) de Cachan. Il s'engage dès l'âge de 18 ans à la SFIO dans les Jeunesses socialistes et en devient, en 1950, le secrétaire national. En 1951 il fonde la fédération nationale Léo-Lagrange, l'un des plus importants mouvements français d'éducation populaire. Il devient professeur d'enseignement technique à Colombes en 1952 — au total, il n'enseigne que 18 mois dans sa vie — et obtient en 1955 le poste de secrétaire général du syndicat des collèges d'enseignement technique de la fédération de l'Éducation nationale.

Débuts en politique 


En 1966, il devient secrétaire général de la Section française de l'Internationale ouvrière (SFIO). Suite à la création du Parti socialiste, qui remplace la SFIO en 1969, Guy Mollet lui promet son soutien pour prendre la tête du nouveau parti en échange de la nomination d'un de ses proches au poste de numéro 2, mais Pierre Mauroy refuse et est battu d'une voix par Alain Savary lors du vote du comité directeur1. Au congrès d'Épinay deux ans plus tard, il est préssenti pour affronter le premier secrétaire sortant, mais n'arrivant pas à recueillir un nombre suffisant de soutiens de responsables socialistes, il renonce, François Mitterrand l'emportant1.

À l'appel d'Augustin Laurent, il entre en seconde position sur la liste électorale du Parti socialiste pour l'élection municipale de 1971 à Lille. Augustin Laurent, réélu, confie deux ans plus tard à son premier adjoint les clefs du beffroi par sa démission le 8 janvier 1973 : Pierre Mauroy devient maire de Lille, après les législatives.

Puis le 11 mars 1973, il est élu député du département du Nord. Un an plus tard, il est élu président du conseil régional du Nord-Pas-de-Calais. En tant que responsable de la puissante fédération socialiste du Nord, il apparaît au côté de François Mitterrand, comme étant le numéro 2 du PS. Après la défaite de la gauche aux élections législatives de 1978, il œuvre avec François Mitterrand à réformer le parti et à rassembler les socialistes. À partir du congrès de Metz en 1979, il anime l'un des courants minoritaires du parti socialiste et s'allie avec Michel Rocard contre François Mitterrand. Mais il change de camp après l'officialisation par Michel Rocard de sa candidature à l'élection présidentielle de 1981. Il est nommé porte-parole de François Mitterrand pour la campagne présidentielle, en octobre 1980.

Premier ministre 

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Pierre Mauroy remet la Légion d'honneur au promoteur du tourisme social Jean Faucher en 1983.
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Soutien important de François Mitterrand dans le travail d'union de la gauche en 1981, ce dernier, une fois élu président de la République, nomme Pierre Mauroy Premier ministre.

Le deuxième gouvernement Mauroy, formé après les élections législatives de juin 1981, comprend quatre ministres communistes. Il entame une politique marquée à gauche, pour appliquer les promesses de campagne : 39 heures, cinquième semaine de congés payés, augmentation du nombre de fonctionnaires, décentralisation, nationalisations (loi du 13 février 1982), impôt sur la fortune, retraite à 60 ans, abolition de la peine de mort, remboursement de l'IVG, réforme des médias2.

Après les élections municipales de 1983, perdues par la majorité, et alors que les partenaires européens réclament un redressement de la situation économique de la France, François Mitterrand souhaite faire sortir le franc du Système monétaire européen. Pierre Mauroy s'y oppose et obtient gain de cause, formant un troisième gouvernement, le 23 mars 1983. Mais l'incapacité du Premier ministre à résoudre les problèmes de l'inflation et du chômage (+ 1,5 million de chômeurs), ainsi que la crise monétaire, le poussent à abandonner le Programme commun pour mettre en œuvre le « tournant de la rigueur », incarné par le ministre des Finances Jacques Delors, afin de maîtriser les finances de l'État et les problèmes économiques. L'indexation des salaires sur les prix est abandonnée, la réforme de l'enseignement privé est repoussée. Le 17 juillet 1984, François Mitterrand décide de remplacer Pierre Mauroy par Laurent Fabius.

Premier secrétaire du PS et années 1990-2010 

 

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Pierre Mauroy, en 1990.
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Pierre Mauroy retourne alors dans le Nord où il possède un poids politique important. Au Conseil municipal de Lille, le 17 février 1984, il avait fait voter le construction d'une statue pour le Cardinal Liénart. Cela entraîne un procès médiatique devant le Tribunal administratif de Lille, présidé par André Plateau.

En mai 1988, il devient premier secrétaire du Parti socialiste contre l'avis de François Mitterrand qui soutenait la candidature de Lionel Jospin. Reconduit après l'agité congrès de Rennes de 1990, il quitte ses fonctions le 9 janvier 1992, après quoi il est élu sénateur et président de l'Internationale socialiste. En 2001, il passe le flambeau de la mairie de Lille à Martine Aubry qui était précédemment son premier adjoint, et succède à Roland Ries à la présidence de la Mission opérationnelle transfrontalière.

Pierre Mauroy soutient activement Ségolène Royal en vue de l'élection présidentielle de 20073.

Le 20 juin 2008, il est mis en examen pour détournement de fonds publics à propos d'un emploi présumé fictif attribué à Lyne Cohen-Solal au sein de la communauté urbaine de Lille (CUDL) en 19924. Pierre Mauroy, son ancien directeur de cabinet Bernard Masset et Lyne Cohen-Solal sont renvoyés devant le tribunal correctionnel de Lille le 3 mai 20105 et leur procès s'ouvre le 3 décembre suivant6. Le 4 février 2011, Pierre Mauroy est condamné à 20 000 euros d’amende avec sursis pour abus de confiance et devra, avec Lyne Cohen-Solal et Bernard Masset, rembourser 19 654 euros à la CUDL7.

Détail des mandats et fonctions 


Mandats locaux 


Mandats régionaux 


Mandats parlementaires 


Fonctions ministérielles 


Autres responsabilités 


Distinctions 


Distinctions et décorations françaises 


Décorations étrangères 


  • Grand Croix de l'Ordre du Mérite de la République fédérale d'Allemagne
  • Médaille commémorative (Amérique latine)
  • Croix de l'Ordre Libertador San Martin (Argentine)
  • Chevalier de l'Ordre de Léopold (Belgique)
  • Commandeur de l'Ordre de la Couronne (Belgique)
  • Grand Croix de l'Ordre Bernardo Higgins (Chili)
  • Grand Croix du Lion de Finlande (Finlande)
  • Grand Croix de l'Ordre du mérite (Italie)
  • Grand Cordon de l'Ordre du Cèdre (Liban)
  • Ordre du mérite (Pologne)
  • Grand Croix de l'Ordre militaire du Christ (Portugal)
  • Officier de l'Ordre national du Québec (Canada)
  • Grand Croix de l'Ordre du Lion (Sénégal)
  • Grand Cordon de l'Ordre de la République (Tunisie)

Surnoms 


  • « Gros Quinquin » en référence à la célèbre chanson nordiste du « P'tit Quinquin ».
  • Le « rougeaud de Lille » en référence à son teint rubicond, jeu de mot sur « Rouget de Lisle »
  • « Gros Nounours », en référence à des députés qui le surnommaient « le bon Gros Nounours de Lille »

Ouvrages de Pierre Mauroy 


  • Héritier de l'avenir, 1977.
  • C'est ici le chemin, 1982.
  • A gauche, 1985.
  • Paroles de Lillois, 1994.
  • Léo Lagrange, 1997.
  • Refonder l'action publique locale, rapport au Premier ministre, 2000. Ce rapport, établi dans le cadre de la Commission pour l'avenir de la décentralisation, propose une réforme de l'organisation des pouvoirs locaux.
  • Mémoires - Vous mettrez du bleu au ciel, 2003.

Bibliographies


  • Serge Berstein, Pierre Milza et Jean-Louis Bianco (dir.), Les Années Mitterrand, les années du changement. 1981-1984, éd. Perrin, 2001
  • Pierre Favier et Michel Martin-Roland, La Décennie Mitterrand, tome 1, Les Ruptures. 1981-1984, éd. du Seuil, coll. « L'épreuve des faits », 1990, rééd. « Points », 1995
  • Stanley Hoffmann, George Ross et Sylvia Malzacher (dir.), L'Expérience Mitterrand, Presses universitaires de France, 1988
  • Bernard Ménager, Jean-François Sirinelli et Jean Vavasseur-Desperriers (dir.), Cent ans de socialisme septentrional. Actes du colloque, Centre de gestion de l'édition scientifique de l'université de Lille-III, 1995
  • Martine Pottrain, Le Nord au cœur, historique de la fédération socialiste du Nord, Lille, éd. Nord-Matin, 1993
  • Marc Prévost, Le Petit Théâtre de Pierre Mauroy, Lille, éd. Les Lumières de Lille, 2007
  • Boris Roman, Le Majorat de Pierre Mauroy (1973-1995), mémoire de maîtrise en histoire, sous la direction de Robert Vandenbussche, université de Lille-III-Charles-de-Gaulle, 1999.

 

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Eric Adjetey Anang.

4 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS-Histoire de l'Art-Architecture et urbanisme

Eric Adjetey Anang
Eric Adjetey Anang
dans l'atelier Kane Kwei, Teshie (Ghana) - 2009
dans l'atelier Kane Kwei, Teshie (Ghana) - 2009

Naissance 24 septembre 1985 (25 ans)
Accra
Nationalité Drapeau : Ghana Ghana
Profession(s) Artiste sculpteur
Compléments

 

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Eric Adjetey Anang est un sculpteur né en 1985 à Teshie au Ghana où il vit et travaille.

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Biographie 


En 2001, il mène un projet éducatif introduisant les cercueils figuratifs avec le musée Gidan Makama1 de Kano au Nigeria et l'Alliance française de cette ville.

En 2005, après avoir terminé ses études secondaires, il reprend en main l'atelier Kane Kwei ( 5.587742, -0.099610) qui avait été créé par son grand père (1922-1992). En l'espace de quelques années, il devient l'un des artistes créateurs de cercueils fantaisie les plus connus du Ghana.

En 2009, Eric Adjetey Anang et ses oeuvres sont les vedettes du clip promotionnel pour la boisson énergétique Aquarius sur le marché espagnol2. La même année, il participe au projet Boulevard Amandla à Anvers, Belgique,3 et organise une résidence pour l'artiste enseignant Michael Desforest4 dans le cadre d'une collaboration avec l'Oregon College of Art & Craft de Portland (USA).

 

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mise en scène Guy Hersant le 10 janvier 2010.
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En janvier 2010, Eric participe au projet artistique Please do not move! à Teshie mené par le photographe français Guy Hersant. A la fin de la même année, il représente les designers du Ghana au Festival mondial des Arts nègres à Dakar5 .

Il est également impliqué dans un travail de recherche anthropologique sur le peuple Ga avec Roberta Bonetti et le département d'Histoire de l'anthropologie de l'Université de Bologne en Italie.

A 24 ans, Eric Adjetey Anang est cité par Jean-Christophe Servant6 comme un "modèle pour la jeunesse urbaine africaine" dans un article du Monde Diplomatique7.

Son travail est présent dans des collections publiques et privées en Europe, aux États-Unis et au Canada. Il peut être assimilé au concept d'art éphémère.

Eric Adjetey Anang est membre de la Foundation for Contemporary Art (Ghana)8 depuis 2007 et sociétaire de l'ADAGP9 depuis 2010.

Expositions, Médias 


2011
2010
2009
2008
  • Moment with Mo Abudu - Emission TV d’une heure sur les productions de l’atelier. Studios M-Net TV. Lagos, Nigeria.
  • Commande de deux cercueils. Collectionneur privé, Pays-Bas.
  • Interview de Eric Adjetey Anang. Arte Television, Allemagne.

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Roadside Romeo.

4 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Roadside Romeo
Roadside Romeo
Image associée au film
Titre original रोडसाइड रोमियो
Réalisation Jugal Hansraj
Scénario Jugal Hansraj
Animation Walt Disney Company India
Musique Salim-Sulaiman
Production Aditya Chopra Yash Chopra
Société(s) de production Yash Raj Films,
Walt Disney Pictures
Budget environ 7 millions de dollars
Pays d’origine Drapeau : Inde Inde
Langue(s) originale(s) hindi
Genre Aventure, comédie
Durée 93 minutes

 

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Roadside Romeo (en hindi रोडसाइड रोमियो) est un film d'animation indien en images de synthèse réalisé par Jugal Hansraj, sorti en octobre 2008 en Inde et aux États-Unis. Le film est une co-production de Yash Raj Films et de Walt Disney Pictures et l'animation a été réalisée par Walt Disney Company India. L'histoire met en scène les aventures de Roméo, un chien des rues qui vit à Bombay, en reprenant les codes habituels des films de Bollywood : intrigue policière, chansons et danses1.



Synopsis 


Romeo est le chien d'une famille aisée de Bombay. Un beau jour, ses propriétaires déménagent pour Londres en le laissant derrière eux et il se retrouve abandonné dans la rue. Trois chiens, Guru, Interval et Hero English, et Mini, un chien qui se prend pour un chat, le rencontrent et l'acceptent dans leur groupe. Le groupe monte une affaire qui marche, mais se trouve bientôt confronté aux menaces d'un chien gangster, Charlie Anna. Peu après, Roméo tombe amoureux de la belle Laila, que Charlie Anna convoite également.

Fiche technique 


  • Titre anglais : Roadside Romeo
  • Titre original : रोडसाइड रोमियो
  • Réalisateur : Jugal Hansraj
  • Producteurs : Aditya Chopra, Yash Chopra
  • Studios de production : Yash Raj Films et Walt Disney Pictures
  • Scénario : Jugal Hansraj
  • Storyboard : Samar Shaikh
  • Image : Anshul Chobey
  • Son : Ganesh Gangadharan
  • Musique : Salim-Sulaiman
  • Effets spéciaux : Tata Elxsi
  • Directeurs de l'animation : Suhail Merchant, Shrirang Sathaye
  • Chorégraphes : Rajeev Goswami, Mini Johny
  • Montage : Arif Ahmed
  • Pays : Drapeau : Inde Inde
  • Langue : hindi
  • Budget : environ 7 millions de dollars2
  • Durée : 93 minutes
  • Dates de sortie3 :
    • 23 octobre 2008 : Koweit, Pays-Bas
    • 24 octobre 2008 : Inde, Singapour, Royaume-Uni, États-Unis (limité)
    • 29 mai 2009 : Turquie
    • 11 juin 2009 : Brésil
  • Distribution : Yash Raj Films (tous supports), Walt Disney Studios Motion Pictures (sortie en salle aux États-Unis),

Voxographie 


Voix hindi 


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Abbaye de Battle.

4 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS-Histoire de l'Art-Architecture et urbanisme

Abbaye de Battle
Abbaye de Battle
Image illustrative de l'article Abbaye de Battle
L'abbaye de Battle
Présentation
Nom local Battle Abbey
Culte Catholique romain
Type Abbaye
Géographie
Pays Angleterre
Région Sussex de l'Est
Ville Battle
Coordonnées 50° 54′ 50″ Nord
       0° 29′ 16″ Est
  

Géolocalisation sur la carte : Angleterre

(Voir situation sur carte : Angleterre)
Abbaye de Battle

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L'abbaye de Battle, ou abbaye de la Bataille (le nom réel est abbaye Saint-Martin), est un complexe abbatial partiellement en ruine dans la petite ville de Battle (Sussex de l'Est), en Angleterre.



Histoire 


En 1070, le pape Alexandre II ordonna aux Normands de faire pénitence pour avoir tué tant de gens en conquérant l'Angleterre. Aussi Guillaume le Conquérant s'engagea-t-il à construire une abbaye là où la bataille d'Hastings avait eu lieu, avec le maître-autel de son église à l'endroit même où le roi Harold était tombé le samedi 14 octobre 1066. Il commença la construction et la nomma Battle Abbey, mais il mourut avant la fin des travaux. Son église fut achevée vers 1094 et consacrée sous le règne de son fils Guillaume II, dit le Roux. Elle fut remaniée à la fin du XIIIe siècle, mais pratiquement détruite lors de la dissolution des monastères sous le règne du roi Henri VIII.

 

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Le porche.
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Après cette dissolution, une partie de Battle Abbey devint une résidence privée, tandis que d'autres parties des bâtiments monastiques étaient saccagées pour fournir des matériaux de construction. L'abbaye de Battle fut achetée en 1719 par Sir Thomas Webster, membre du Parlement et baronnet (1677-1751) ; il fut créé baronnet en 1703 et le titre s'éteignit en 1923. Il avait épousé une riche héritière, Jane Cheek, petite-fille d'un marchand, Henry Whistler, qui recueillit l'important héritage de son père en 1719. Il fut remplacé par son fils, Sir Whistler Webster, 2e baronnet, mort en 1779 en laissant une veuve, mais pas d'enfants ; son frère lui succéda.

L'abbaye resta dans la famille Webster jusqu'en 1858, quand elle fut vendue à Lord Harry Vane, futur duc de Cleveland. À la mort de la duchesse de Cleveland, en 1901, elle fut rachetée par Sir Augustus Webster, 7e baronnet. Le lieu servait d'internat pour filles quand les troupes canadiennes y furent stationnées pendant la Seconde Guerre mondiale. Les descendants de Sir Augustus Webster, 8e et dernier baronnet (mort en 1923), vendirent finalement l'abbaye de Battle au gouvernement en 1976 et elle est maintenant sous la protection d'English Heritage.

Tout ce qui reste aujourd'hui de l'église abbatiale elle-même, c'est son tracé sur le terrain, mais certaines parties des bâtiments de l'abbaye sont encore debout : ceux qui ont été construits entre les XIIIe et XVIe siècles. Ils sont utilisés à l'heure actuelle par une école privée connue sous le nom de Battle Abbey School.

 

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L'ancien dortoir des novices.
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Les visiteurs ne sont généralement pas admis dans l'abbaye elle-même. Toutefois, en été, pendant les vacances scolaires, l'accès à la salle des abbés est souvent autorisé.

L'église du maître-autel était, dit-on, située là où Harold était mort. Cet endroit est aujourd'hui signalé par une plaque sur le sol, et à proximité est un monument érigé à Harold par la population de Normandie en 1903. Les ruines de l'abbaye, avec le champ de bataille voisin, sont une attraction touristique populaire (avec la reconstitution de la bataille d'Hastings par exemple).

Bibliographie 


Pour une première approche de l'abbaye de Battle au Moyen Âge, voir l'ouvrage de référence d'Eleanor Searle :

  • Eleanor Searle, Lordship and Community: Battle Abbey and its Banlieu, 1066-1538, Toronto, Pontifical institute of medieval studies, 1974.

Liens externes


50°54′54″N 0°29′9.5″E

 

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François FILLON.

3 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #POLITIQUE-Droit-organismes-thèmes-méthodes - doctri

François FILLON : Premier ministre
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François Fillon est né le 4 mars 1954 au Mans (Sarthe).
Marié avec Pénélope Clarke (Galloise) en 1980
5 enfants : Marie, Charles, Antoine, Edouard, Arnaud

Fonctions ministérielles
  • Ministre de l’Éducation nationale, de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de 2004 à 2005
  • Ministre des Affaires sociales, du Travail et de la Solidarité, de 2002 à 2004
  • Ministre délégué chargé de la Poste, des Télécommunications et de l’Espace, de 1995 à 1997
  • Ministre des Technologies de l’information et de la Poste, 1995
  • Ministre de l’Enseignement supérieur et de la Recherche, de 1993 à 1995
Fonctions politiques
  • Conseiller politique de Nicolas Sarkozy, président de l’UMP de 2004 à 2007
  • Membre fondateur de l’Union en Mouvement, 2002
  • Président de l’association France.9, depuis 2002
  • Conseiller politique du RPR, de 1999 à 2001
  • Porte-parole de la commission exécutive du RPR, 1998
  • Secrétaire national du RPR, chargé des fédérations, en 1997
Fonctions électives
  • Elu député de la Sarthe en juin 2007
  • Elu sénateur de la Sarthe en 2004, réélu en 2005
  • Elu député de la Sarthe en 1981, réélu en 1986, 1988, 1993, 1997 et 2002
  • Conseiller régional de 2004 à 2007
  • 1er vice-président du conseil régional des Pays de la Loire, de 2002 à 2004
  • Président du Conseil régional des Pays de la Loire, de 1998 à 2002
  • Maire de Sablé, de 1983 à 2001
  • Président du conseil général de la Sarthe, de 1992 à 1998
  • Vice-président du conseil général de la Sarthe, de 1981 à 1992
  • Président de la communauté de communes de Sablé-sur-Sarthe, depuis 2001
  • Conseiller municipal de Solesmes (Sarthe), depuis 2001
Carrière
  • Chef du service des travaux législatifs et parlementaires au cabinet d'André Giraud, ministre de l’Industrie, 1981
  • Chef adjoint du cabinet de Joël Le Theule, ministre de la Défense, 1980
  • Chef adjoint du cabinet de Joël Le Theule, ministre des Transports, de 1978 à 1980
  • Assistant parlementaire de Joël Le Theule, député de la Sarthe, de 1976 à 1977
  • Stage à l’Agence France-Presse (Paris), 1976
Etudes
  • DEA de Droit Public à l’université René Descartes (Paris), 1977
  • Maîtrise de Droit Public à l’université du Maine (Le Mans), 1976
Ouvrage

La France peut supporter la vérité, Editions Albin Michel, 2006

Hobbies
  • Montagne : alpinisme, ski, randonnée
  • Course automobile (a déjà conduit des F3000 et F1), membre du Comité de direction des 24 Heures du Mans, membre de l’Automobile Club de l’Ouest
  • Course à pied, VTT
  • Cinéma, lecture
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Michel Piccoli (2 & fin).

2 Juillet 2011 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #ARTS De l'image(Cinéma-théâtre-BD-Photo)

Réalisateur 


Théâtre 


Comédien
Metteur en scène

Distinctions 


Voir aussi 


Sur les autres projets Wikimédia :

Bibliographie 


  • 1977 : Dialogues égoïstes, Michel Piccoli, éditions Marabout
  • 1989 : Michel Piccoli le provocateur, Robert Chazal, éditions France-Empire.
  • 2008 : Piccoli grandeur nature , Jacques Zimmer, éditions Nouveau Monde.

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