Dominique Strauss-Kahn
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Dominique Strauss-Kahn (surnommé « DSK »), né le 25 avril 1949 à Neuilly-sur-Seine, est un économiste et homme politique français.
Il est successivement professeur d'économie à l'Université Paris-X-Nanterre, député socialiste à partir de 1986, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale de 1988 à 1991, ministre de l'Industrie et du Commerce extérieur dans les gouvernements Édith Cresson et Pierre Bérégovoy.
Maire de Sarcelles de 1995 à 1997, il contribue à la victoire de la majorité plurielle et devient ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie du gouvernement Lionel Jospin. Mis en cause dans des affaires judiciaires en 1999, il démissionne et retrouve son siège de député en 2001, après des non-lieux. Candidat à la primaire présidentielle socialiste de 2006, il est battu par Ségolène Royal.
Il est directeur général du Fonds monétaire international (FMI) du 1er novembre 2007 au 18 mai 2011, date de sa démission après sa mise en cause à New York dans le cadre d'une accusation de crimes sexuels. Inculpé le 19 mai 2011, il plaide « non coupable » le 6 juin suivant, ce qui ouvre la voie à un procès pénal.
Biographie
Enfance
Dominique Gaston André Strauss-Kahn1 est le fils de Jacqueline Fellus2, journaliste, d'origine ukrainienne (Odessa) et tunisienne3 et de Gilbert Strauss-Kahn4, conseiller juridique et fiscal et membre du Grand Orient de France5. Du côté maternel, Jacqueline Fellus est la fille de Shemaoun André Fellus, fils de Haim et Taina Hagège, originaires de Tunisie, et de Blanche Breitman, fille de Grégor et Tatiana Berkoff, originaires d'Odessa6. Du côté paternel, Gilbert Strauss est le fils d'Yvonne Stengel (née en 1892 à Lunéville), et fils naturel de Gaston Strauss (1875, à Bischwiller-1934) et fils adoptif (par adoption de son père Gilbert) de Marius Kahn (cousin de Gaston), tous deux mariés successivement avec Yvonne Stengel.
Issu d'une famille juive7,8 installée au Maroc en 19519, il grandit à Agadir. La famille quitte le Maroc à la suite du tremblement de terre d'Agadir de 1960, pour Monaco.
Vie de famille
Après avoir rencontré Hélène Dumas en 1963 (au cours d'un pique-nique sur la plage de Menton avec des élèves du lycée Albert-Premier à Monaco10), il l'épouse en 196711 et ils ont ensemble trois enfants (Vanessa, Marine et Laurin).
Il divorce d'avec Hélène Dumas et il se remarie en deuxièmes noces en 198612 avec Brigitte Guillemette, alors PDG du Groupe Corolle PR, filiale du groupe Mattel13, avec laquelle il a une autre fille, Camille, née en 198514,15.
À nouveau divorcé en 1989, il épouse en troisièmes noces, le 26 novembre 19919, Anne Sinclair, alors journaliste à TF1 et présentatrice de l'émission politique dominicale Sept sur sept, elle-même divorcée du journaliste Ivan Levaï. Les témoins des mariés sont pour Anne Sinclair la philosophe Élisabeth Badinter et la productrice Rachel Kahn (épouse de Jean-François Kahn), pour Dominique Strauss-Kahn son père Gilbert et son ami Lionel Jospin16.
Études
Après des études secondaires à Monaco au lycée Albert-Premier et à Paris au lycée Carnot, il est admis à l'École des hautes études commerciales de Paris (HEC), dont il est diplômé en 1971, puis entre à l'Institut d'études politiques de Paris (Sciences Po), dont il est diplômé en 1972 (section Service public), et à l'Institut de statistique de l'université Paris-VI (ISUP). Il obtient en 1972 une licence en droit public et en 1975 un doctorat ès sciences économiques à l'université Paris X.
Sa thèse de doctorat, publiée en 1977, est intitulée Économie de la famille et accumulation patrimoniale14.
En plus du français, il maîtrise plusieurs langues : l'anglais, l'allemand, l'espagnol et l'italien17.
Carrière de fonctionnaire et d'avocat d'affaires
Assistant, puis maître-assistant à l'université Paris-X, après son échec au concours d'entrée de l'École nationale d'administration (ENA), il est reçu au concours d'agrégation de l'enseignement supérieur en sciences économiques en 1977 et est nommé maître de conférences, puis professeur des universités, à l'université Nancy-II avant sa mutation à l'Université Paris X en 1981. En 1982, il rejoint les services du Commissariat au Plan comme chef de service du financement, puis comme commissaire général adjoint jusqu'à son élection à l'Assemblée nationale en 1986. Il cesse ses enseignements durant cette période. Il cesse également ses enseignements en 1991 lors de sa nomination comme ministre. Après sa défaite aux élections législatives de 1993, il crée le cabinet DSK Consultants et devient avocat d'affaires. Après sa démission du gouvernement Lionel Jospin, il reprend ses fonctions universitaires et est nommé en 2000 à l'Institut d'études politiques de Paris où il enseigne la microéconomie et la macroéconomie jusqu'à sa nomination au FMI.
Il enseigne également à l'ENA, à HEC (Paris) et à l'université Stanford aux États-Unis en tant que professeur invité18.
Il travaille au Centre de recherche sur l’épargne, où il se lie notamment d’amitié avec André Masson, actuel directeur de recherche au CNRS à l'École d'économie de Paris, et Denis Kessler, futur vice-président du MEDEF. Ce dernier devient son assistant à Nanterre, puis le remplace en 1982 à la direction de son laboratoire de recherche, alors qu'ils écrivent et publient ensemble L’Épargne et la retraite.
Débuts en politique
Proche du Parti communiste français (PCF), il s'en éloigne « en apprenant l'économie »19.
Il adhère en 1976 au Parti socialiste. Après un court passage au CERES de Jean-Pierre Chevènement, il se rapproche de Lionel Jospin, premier secrétaire du PS, qu'il conseille à partir de 198120. Il est secrétaire national du PS, chargé des études et du programme (1986-1988), puis de l'économie et des finances (1988-1989).
Les militants socialistes de la Haute-Savoie rejettent sa candidature en vue des élections législatives de 1986, mais celle-ci est imposée par la direction nationale21 ; il est finalement élu député au scrutin proportionnel le 16 mars 1986. Deux ans plus tard, il quitte la Haute-Savoie pour se présenter dans la huitième circonscription du Val-d'Oise. Élu au second tour, il devient alors président de la Commission des finances. C'est à cette époque qu'il rencontre Paul Hermelin (futur directeur de cabinet à l’Industrie en 1991).
À l'automne 1988, il participe à l'examen du projet de loi du gouvernement Michel Rocard qui vise à réintroduire l'impôt de solidarité sur la fortune. Alors que le Premier ministre propose de plafonner le montant de l'ISF et de l'impôt sur le revenu à 80 % des ressources d'un ménage, Dominique Strauss-Kahn cosigne un amendement pour un bouclier fiscal à 70 %22.
En 1991, François Mitterrand le nomme ministre délégué à l'Industrie et au Commerce extérieur dans le gouvernement d'Édith Cresson. Il conserve ce poste dans le gouvernement de Pierre Bérégovoy, jusqu'aux élections législatives de 1993.
Pendant la Guerre du Golfe, à laquelle participe la France, et alors qu'Israël est bombardé par les Scud irakiens, Dominique Strauss-Kahn déclare : « Je considère que tout juif de la diaspora, et donc de France, doit, partout où il peut, apporter son aide à Israël. C'est d'ailleurs la raison pour laquelle il est important que les juifs prennent des responsabilités politiques. En somme, dans mes fonctions et dans ma vie de tous les jours, à travers l'ensemble de mes actions, j'essaie d'apporter ma modeste pierre à la construction d'Israël23,24. »
Au second tour des élections législatives de 1993, ne recueillant que 48,8 % des suffrages exprimés, Dominique Strauss-Kahn perd son mandat de député dans la circonscription de Sarcelles et Garges-les-Gonesse au profit de Pierre Lellouche. Cette même année, Michel Rocard décide de relancer le « groupe des experts du PS », créé par Claude Allègre, et lui en confie la présidence. Désormais privé de mandat, contrairement à certains députés (issus de la fonction publique et pouvant donc y retourner), l'ancien ministre crée alors le cabinet d'avocat DSK Consultants.
En février 1993, il projette la création du futur Cercle de l'industrie avec Raymond Lévy, patron de Publicis. Y seront représentés Rhône-Poulenc, Lafarge, Péchiney, Elf, L'Oréal, Bull, Schneider, Renault, Total, BSN… Dominique Strauss-Kahn et Raymond Lévy, alors PDG de Renault, créent le « Cercle de l’Industrie », en juin 1993. Il s'agit d'un cercle spécialisé dans la défense de l'industrie française à Bruxelles. Il en est le vice-président représentant la gauche et y côtoie notamment des personnalités et industriels comme Louis Schweitzer, ancien directeur de cabinet de Laurent Fabius, Vincent Bolloré, Alain Lamassoure (ancien député UDF, passé à l'UMP), Benoît Potier (PDG d'Air Liquide). Vingt-cinq dirigeants de grandes entreprises françaises sont membres du Cercle de l'industrie25.
Briguant le poste de premier secrétaire du Parti socialiste en 1994, Dominique Strauss-Kahn est battu par Henri Emmanuelli. Élu maire de Sarcelles en juin 1995, il crée des emplois jeunes et des zones franches, en vue de permettre un développement de l'emploi. C'est à partir de cette expérience qu'il nourrit notamment le programme économique du Parti socialiste de Lionel Jospin, en remettant aussi au goût du jour l'idée portée par les syndicats CFDT et CGT de la réduction de la durée légale du travail à 35 heures sans baisse de salaire.
Ministre de l'Économie et des Finances
En 1997, Lionel Jospin, nouveau Premier ministre, le nomme ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie. Dominique Strauss-Kahn cède son mandat de maire à François Pupponi.
Ce ministère régalien lui vaut d'être le chef de file des socialistes aux élections régionales de 1998 en Île-de-France, que la gauche remporte. Il joue alors un rôle de « locomotive politique » et affirme ne pas vouloir troquer son mandat ministériel contre l'exécutif régional : c'est donc Jean-Paul Huchon qui devient président du conseil régional. Dominique Strauss-Kahn tente d'organiser son influence au sein de son parti, mais s'il réussit à fédérer jospiniens et rocardiens au sein d'un courant politique dénommé Socialisme et démocratie, il peine, dans un premier temps, à transformer l'attraction qu'il exerce en réseau militant efficace et structuré, lui préférant les réseaux informels.
Alors qu'il est à l'origine du programme économique du PS qui prévoit la mise en place des 35 heures et des emplois jeunes, Lionel Jospin confie la mise en route de ce dispositif à Martine Aubry ministre de l'Emploi et de la Solidarité auquel cette dernière était initialement hostile. Dominique Strauss-Kahn exprime toutefois quelques réserves sur la méthode de mise en place des 35 heures.
Dominique Strauss-Kahn fait adopter une baisse de la TVA sur les travaux de rénovation dans le bâtiment, ramenée à 5,5 %, afin de relancer l'activité du secteur ; la conjoncture favorable en Europe permet un redressement partiel des comptes budgétaires (déficit au-delà de 3 % sous le gouvernement Alain Juppé) et permet à la France de rejoindre la zone euro.
Bien que le programme économique du Parti socialiste, dont il a la charge, y soit opposé, la France doit, au tournant des années 1990-2000, se mettre en conformité avec les règlements adoptés par la Commission, le Conseil et le Parlement européens en matière de concurrence. Au cœur de cette période, au titre du ministère de l'Économie, des Finances et de l'Industrie, Dominique Strauss-Kahn, comme tous les titulaires de ce ministère, supervise des ouvertures du capital engagées de longue date comme celle de France Telecom, ou certaines privatisations d'entreprises publiques qui n'ont selon lui plus vocation à rester dans le giron de l'État, après que celui-ci les eut remises sur pied au cours des seize années passées, depuis la vague de nationalisation de 1982. Ses détracteurs dans la gauche antilibérale et son propre parti lui reprochent la responsabilité de « privatisations massives ». Il abroge la loi Thomas sur les fonds de pension et pose les fondements du Conseil d'orientation des retraites (COR), lequel verra le jour en 2000 alors qu'il aura quitté le gouvernement.
En 1999, Dominique Strauss-Kahn est mis en cause dans plusieurs affaires, dont l'affaire de la MNEF. Les questions portent sur son rôle en tant que consultant, à une époque où il n'exerce aucun mandat exécutif ni parlementaire national et sur sa profession d'avocat d'affaires quand il négocie au titre d'« apporteur d'affaires » l'entrée de la Compagnie générale des eaux (CGE) au sein d'une holding de la MNEF, Raspail participation26. Dominique Strauss-Kahn est également l'objet de soupçons d'emploi fictif dans une filiale du groupe pétrolier ELF Aquitaine, au profit de sa secrétaire27. Il est de plus mis en cause dans l'affaire de la cassette Méry28 pour « trafic d'influence » (une remise fiscale octroyée au couturier Karl Lagerfeld)29. Pour se défendre sans affaiblir le gouvernement Jospin, il démissionne de son poste ministériel le 2 novembre 1999, il est remplacé par Christian Sautter. Après deux ans d'instruction, la justice prononce successivement des non-lieux ou relaxes à l'égard de Dominique Strauss-Kahn, dont la dernière en novembre 200130.
Dans l'opposition
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Dominique Strauss-Kahn au meeting socialiste organisé au
Zénith, le
29 mai 2007.
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Après la défaite de Lionel Jospin et la réélection de Jacques Chirac lors de l'élection présidentielle de 2002, Dominique Strauss-Kahn est réélu député le 16 juin 2002, dans la 8e circonscription du Val-d'Oise, avec 55,01 % des suffrages exprimés au second tour31. Ces élections législatives permettent à la droite d'obtenir la majorité absolue à l'Assemblée nationale. Le Parti socialiste devient alors le principal parti d'opposition.
Dominique Strauss-Kahn est successivement secrétaire national du PS (2002-2003), membre du bureau national du PS (2003-2005), secrétaire national du PS, chargé des élus (novembre 2005-juin 2007). À la fin de l'année 2004, il réintègre la direction du Parti socialiste en étant chargé, avec Martine Aubry et Jack Lang, du projet socialiste pour 2007.
En parallèle, il cofonde en 2003 le club de réflexion À gauche, en Europe avec Michel Rocard qui le soutient depuis lors. Il préside également avec Jean-Christophe Cambadélis le courant Socialisme et démocratie au sein du Parti socialiste.
Ayant privatisé nombre d'entreprises lors de son passage au gouvernement Jospin, il envisage dans La Flamme et la cendre (2002) l'ouverture de capital d'EDF pour permettre des partenariats industriels. Il s'oppose ensuite aux privatisations d'EDF et de GDF en estimant qu'elles ne s'insèrent pas dans des schémas industriels, mais considère qu'en l'état des finances publiques, la renationalisation d'EDF ne doit pas constituer une priorité d'un futur gouvernement socialiste.
Dominique Strauss-Kahn anime un des premiers blogs d'homme politique national qui fait figure de référence (avec celui d'Alain Juppé)32. L'opération de chirurgie esthétique de sa paupière tombante en 2003, accompagnée d'un régime et d'un bronzage permanent, fait qu'il est considéré par la presse comme un candidat à la course à la présidentielle33.
En mai 2005, il participe à l'édition d'un DVD en faveur du « oui » au Traité de Rome de 2004 . Il s'investit de manière soutenue pour imposer le « oui de gauche ». À l'issue d'une campagne particulièrement animée, le « non » l'emporte en France avec 54,67 %.
Il se positionne en faveur d'une refonte profonde du système universitaire, qui doit pour lui s'accompagner d'une augmentation très significative des moyens consacrés à l'enseignement supérieur. Constatant que le pourcentage d'une classe d'âge diplômé du supérieur est de 30 % en France contre 80 % en Corée du Sud ou en Suède et de 50 % aux États-Unis, Dominique Strauss-Kahn insiste avec force sur l'ampleur des changements à entreprendre. Ainsi, le 17 septembre 2006, il déclare : « Les universités françaises sont en train de plonger dans les palmarès internationaux. Il faut créer une concurrence entre les établissements et mettre fin à l'hypocrisie du diplôme unique. Ce qui n'empêche pas de garder le système dans le public et de conserver une vision égalitaire. » Il ajoute : « Pour moi, il n'y aurait pas de scandale à ce que la chaire de physique nucléaire de Paris-VI soit financée par EDF, si EDF trouve que c'est bon pour son image. Mais ce n'est pas dans les mœurs34. »
En 2006, le Parti socialiste organise une primaire pour choisir son candidat à l'élection présidentielle de 2007. Dominique Strauss-Kahn se présente contre Laurent Fabius et Ségolène Royal. Incarnant la sensibilité sociale-démocrate, il compte sur la coopération de François Hollande qu'il a soutenu au congrès du Mans en 200520 et d'une équipe regroupant notamment Pierre Moscovici, Jean-Christophe Cambadélis, Michel Destot, Catherine Trautmann, Alain Richard, Claude Évin, Jean-Paul Huchon. Il bénéficie également du soutien de Michel Rocard et de Robert Badinter, ainsi que du mouvement Socialisme et démocratie jeunes, la branche « jeunesse » de son courant également présente mais minoritaire (15 à 20 %) au sein du Mouvement des jeunes socialistes. Le 16 novembre 2006, il termine deuxième du vote des militants, avec 20,69 % des voix, loin derrière Ségolène Royal (60,65 %), qui l'emporte dès le premier tour et le devance y compris dans la fédération du Val-d'Oise.
Après la défaite de Ségolène Royal, à l'élection présidentielle face à Nicolas Sarkozy, Dominique Strauss-Kahn appelle à une rénovation du PS, vers une voie sociale-démocrate, à l'image du tournant pris par beaucoup de partis socialistes européens35.Il se présente aux élections législatives de 2007, dans la huitième circonscription du Val-d'Oise, notamment face à Sylvie Noachovitch (UMP), Francis Parny (PCF) et Jean-Michel Cadiot (UDF-MoDem). Il arrive deuxième au premier tour de l'élection législative, devancé de 90 voix par Sylvie Noachovitch (UMP) et l'emporte au second tour, avec 55,47 % des voix36.
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