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CHOMOLANGMA

LE LACTAIRE.

28 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


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Les champignons du genre lactaire (Lactarius) sont des Basidiomycètes de la famille des russulaceae présentant des carpophores fragiles ayant la particularité d’exsuder un lait plus ou moins abondant (latex) lorsqu’ils sont blessés ou coupés. Leur chair est cassante et les lames sont plus ou moins décurrentes (lames qui se prolongent sur le stipe).

On en compte près de 150 espèces en tout, dont:

  • aurantiacus (Lactaire orangé)
  • acerrimus (Lactaire très âcre)
  • blennius (Lactaire muqueux)
  • chrysorrheus (Lactaire à lait jaune)
  • deliciosus (Lactaire délicieux)
  • deterrimus (Lactaire des épicéas)
  • fuliginosus (Lactaire fuligineux)
  • glyciosmus (Lactaire à odeur de coco)
  • helvus (Lactaire chicorée)
  • lignyotus (Lactaire couleur de suie)
  • lilacinus (Lactaire lilacin)
  • piperatus (Lactaire poivré)
  • pyrogalus (Lactaire à lait brûlant)
  • quietus (Lactaire tranquille)
  • rufus (Lactaire roux)
  • sanguifluus (Lactaire sanguin)
  • tabidus
  • torminosus (Lactaire à toison)
  • turpis (Lactaire plombé)
  • vellereus
  • vietus
  • volemus


Lactarius vellereus


Lactaire délicieux


Lactaire couleur de suie


Lactarius volemus
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LE BOLET.

28 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


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Les bolets composent l'essentiel des Boletales, ordre de champignons (Fungi) basidiomycètes dans lesquels l'hyménophore (surface portant les cellules fertiles, ou hyménium) est séparable de la chair du chapeau. Chez les bolets, l'hyménophore est constitué de tubes soudés les uns aux autres et terminés par des pores. À maturité, ces tubes forment une sorte de foin semblable à celui des artichauts. Autrement dit (même si quelques champignons à pores ne sont pas des bolets), il suffit de regarder sous le chapeau pour reconnaître les bolets et les distinguer des champignons à lamelles. Aucun bolet n'est mortel, mais quelques-uns entraînent des troubles gastriques ou gastro-entériques plus ou moins graves selon les individus : c'est le cas en particulier de Boletus satanas, ou bolet Satan. C'est aussi parmi les bolets que se trouvent les champignons les plus recherchés, les cèpes.


Cèpe

Principaux genres et espèces

  • Genre Suillus : regroupe des bolets à chapeau visqueux poussant le plus souvent sous les conifères. Genres voisins : Aureoboletus, Chalciporus. Ces champignons sont généralement comestibles, parfois même très bons, mais il peuvent produire des troubles gastriques lorsqu'on en mange à plusieurs reprises.
  • Suillus bovinus : bolet des bouviers, appelé vachette dans certaines régions. Chapeau brun jaune, parfois teinté de rouge, pied de la même couleur. Assez commun sous les pins et dans les landes. Médiocre comestible, qui peut être consommé très jeune.
  • Suillus granulatus : bolet granulé. Chapeau visqueux et brillant, allant du beige au brun rougeâtre, pied granuleux. Très commun sous les pins, il est comestible mais peut entraîner des troubles gastriques assez spectaculaires, quoique peu graves.
  • Genre Leccinum : regroupe des bolets à chapeau sec, à pied blanc et long, recouvert de granulations noirâtres qui lui donnent un aspect raboteux. Ces champignons, qui poussent dans les bois ou forêts de feuillus, sont réputés comestibles mais ne sont pas très bons.
  • Leccinum aurantiacum : bolet orangé ou bolet roux. Reconnaissable à son chapeau orange, pousse surtout sous les peupliers.
  • Leccinum carpini : bolet des charmes. Chapeau brun olivâtre, pousse sous les charmes.
  • Leccinum scabrum : bolet rude. Chapeau brunâtre et plutôt mou. Pousse surtout auprès des bouleaux.


Suillus bovinus


Suillus granulatus

  • Genre Boletus : regroupe des bolets dont le chapeau, parfois un peu visqueux quand ils sont jeunes, est ensuite sec. Le pied est trapu, souvent massif.
  • Boletus badius : bolet bai. Exception qui confirme la règle, son chapeau, brun, est un peu visqueux quand il est jeune. Les pores jaunes bleuissent fortement à la pression. Le pied est jaune, rayé de fibrilles. C'est un bon comestible si on le mange jeune.
  • Boletus calopus : bolet à beau pied. Chapeau brun clair, cuticule sèche, pores blanches à jaune clair, pied jaune en haut puis rouge à carmin vers le bas, fortement réticulé. Amer, il est immangeable.
  • Boletus chrysenteron : bolet à chair jaune. Chapeau brun terne, souvent craquelé. La chair, jaune dans son ensemble, est rose sous le chapeau. Elle bleuit légèrement au toucher. Le pied est jaune, souvent fortement teinté de rouge. C'est un médiocre comestible, plutôt mou avec un gout assez désagréable entre l'acide et l'amer qui rappelle le fer et qui persiste en bouche.
  • Boletus edulis et espèces voisines : voir cèpe.
  • Boletus erythropus : bolet à pied rouge. Chapeau brun, velouté au toucher, pores rouge orangé, pied jaune recouvert d'une infinité de petits points rouges. Ce champignon fait partie des bolets qui bleuissent fortement quand on les coupe ou qu'on enlève un fragment du chapeau. Contrairement aux idées reçues, cela ne signifie pas qu'il faille le rejeter. Au contraire, c'est un très bon comestible. Seule réserve : il est toxique cru et doit donc être bien cuit car il contient des substances hémolytiques qui disparaissent après une cuisson prolongée (au moins 10 minutes).
  • Boletus luridus : bolet blafard. Autre très bon comestible, avec les mêmes réserves que le précédent, auquel il ressemble d'ailleurs beaucoup. Principales différences : le chapeau est plus terne, les pores sont jaunes quand le champignon est jeune et le pied est presque entièrement recouvert d'un réseau rouge. Lui aussi bleuit fortement à la cassure.
  • Boletus regius : bolet royal. Une curiosité des régions méditerranéennes. Superbe chapeau rose carminé, pores jaunes, pied jaune orné d'un fin réseau concolore. C'est un très bon comestible, mais il faut éviter de le consommer car il est rare et il faut le protéger.
  • Boletus pseudoregius : Bolet faux-royal. très proche du précédent sauf qu'il bleuit au toucher, lui aussi est rare et doit être protégé.
  • Boletus satanas : bolet Satan. Son chapeau est généralement blanchâtre à gris. Les pores sont jaunes puis rouges, le pied est jaune, réticulé de rouge, en forme de massue. Il bleuit assez peu à la cassure. Toxique, il peut provoquer de graves troubles gastro-entériques.
  • Boletus luteus ou Suillus luteus proche de Suillus granulatus : bolet jaune. Chapeau hémisphérique ; puis convexe ; enfin plan ; chocolat , parfois brun jaunâtre ou grisâtre ; très visqueux ; un peu brillant et marbré quand il est sec . Son pied et jaune au sommet où il ponctué de brun ,au-dessous un anneau blanc puis violacé. Sa chair est jaunâtre, molle, et assez spongieuse. Commun sous les conifères. Comestible, il faut supprimer la cuticule visqueuse.


Bolet bai (Xerocomus ou Boletus badius)


Boletus erythropus


Bolet blafard


Bolet jaune


Leccinum aurantiacum

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LA LÉPIOTE.

27 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA




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Le mot lépiote est un nom vernaculaire français qui désigne plusieurs taxons différents. Ce sont tous des champignons appartenant à la division des basidiomycètes, à l'ordre des agaricales et à la famille des agaricacées (tribus des Lepioteae et des Leucocoprineae). Très communes dès le début de l'été, elles annoncent la venue des autres champignons et poussent dans les sous-bois clairs, mais surtout en bordure des bois ou dans les prés. Certaines espèces sont de bons comestibles, d'autres au contraire sont très toxiques. La différence entre ces espèces se fait surtout en fonction de la taille : les lépiotes de petite taille (moins de dix centimètres) appartiennent pour la plupart au genre Lepiota et sont à rejeter, certaines pouvant être mortelles; les lépiotes de grande taille, plus connues sous le nom de coulemelles, appartiennent en général au genre Macrolepiota et sont comestibles, plus ou moins appréciées selon les goûts des consommateurs. Certaines lépiotes sont classés parmi les genres Echinoderma, Cystolepiota, Sericeomyces, Leucoagaricus, Leucocoprinus, Chorophyllum (champignons exotiques de grande taille mais toxiques), Melanophyllum, la différence entre tous ces genres étant affaire de mycologues très avertis.


Macrolepiota procera

Caractéristiques

Les lépiotes sont des champignons à spores blanches, à lamelles libres, à pied muni d'un anneau. Le chapeau peut aisément se séparer du pied sans la moindre déchirure. Le chapeau, portant un mamelon brun à son sommet dans beaucoup d'espèces, est plus ou moins squameux, donnant l'impression qu'on a affaire à un toit avec ses tuiles.

Principales espèces

  • Macrolepiota procera : lépiote élevée, plus connue sous le nom de coulemelle. Sa hauteur moyenne dépasse les vingt centimètres, certains exemplaires pouvant même atteindre quarante centimètres. Très commune, elle pousse dans les bois clairs dès les premières pluies de l'été. Son chapeau forme d'abord une sorte d'œuf (on parle alors de baguette de tambour), puis il s'ouvre largement et s'échancre, conservant des tuiles et un mamelon bruns sur un fond pâle. Le pied, chiné de brun, se sépare du chapeau sur une simple secousse. Il porte un anneau double coulissant. L'anneau est comestible et a un goût proche de la guimauve.
  • Macrolepiota rhacodes : lépiote déguenillée. Elle se distingue de la précédente par sa taille un peu plus réduite. Son pied n'est pas chiné, et sa chair rougit à la cassure. Les écailles sont plus grosses que sur la coulemelle. Les avis des mycologues sont partagés : certains la considèrent comme bien meilleure que la coulemelle, d'autres conseillent de l'éviter, certains estomacs pouvant y être allergiques.
  • Macrolepiota excoriata : lépiote excoriée. Assez semblable à la coulemelle, elle est plus petite et apprécie les clairières et les prairies. Macrolepiota konradii en est une variante.
  • Macrolepiota mastoidea : lépiote mamelonnée. Comme son nom l'indique, elle se distingue par un mamelon beaucoup plus prononcé que sur les autres espèces. Son chapeau est assez pâle, son pied porte de fines chinures.
  • Lepiota helveola : lépiote brune. Sa hauteur ne dépasse pas sept centimètres, il n'y a donc aucun risque de confusion avec les espèces précédentes. Son chapeau est ocré, sa chair légèrement rosée. Elle apprécie les prés proches des bois ou des forêts, ou encore les taillis. Elle est fortement toxique et même mortelle.
  • Lepiota josserandii : lépiote de Josserand. À peu près identique à la précédente, elle est également mortelle. Elle est commune dans certains prés et jardins (risque de confusion avec des agarics).
  • Moins toxiques, mais à rejeter également : Lepiota castanea (lépiote châtain) et Lepiota cristata (lépiote crêtée).


Macrolepiota procera - Coulemelle ou lépiote

En cuisine

Il faut absolument rejeter toutes les lépiotes mesurant moins de dix centimètres de haut, la plupart étant toxiques, voire mortelles, et n'ayant de toute façon aucun intérêt gastronomique. Le plus simple est de se contenter de Macrolepiota procera, facilement reconnaissable à sa taille. On évitera de consommer les exemplaires trop vieux, et on préfèrera les jeunes champignons au chapeau encore fermé (baguettes de tambour). Le pied est à rejeter, étant très fibreux et coriace. Il peut être haché pour une sauce ou une soupe.

La réputation culinaire de la coulemelle n'est pas exceptionnelle. Beaucoup la consomment lorsqu'ils ne trouvent rien d'autre à mettre dans leur panier. Pourtant, certaines recettes permettent de la valoriser. Les baguettes de tambour peuvent être consommées crues, coupées en fines lamelles et macérées une bonne demi-heure dans un mélange d'huile et de jus de citron (servir en saupoudrant les champignons de fromage râpé). Quant aux chapeaux un peu plus ouverts, on peut les préparer à la manière des escalopes panées, en les trempant dans de l'œuf battu puis dans de la chapelure. On peut aussi les consommer grillés, avec de l'ail et du persil. Par contre, la simple cuisson à la poêle est plutôt décevante.


Petite lépiote ouverte


Baguette de tambour
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TROMPETTES DE LA MORT.

27 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


  

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Parfois nommée corne d'abondance, mais plus souvent trompette des morts ou trompette de la mort, cette craterelle est — malgré ces noms sinistres dus à sa forme et à sa couleur de deuil — un champignon comestible des plus appréciés que l'on cueille dans les forêts européennes. Son nom scientifique est Craterellus cornucopioides, crater signifiant vase en latin.

C'est un champignon basidiomycète assez proche de la girolle, mais qui est entièrement creux et dont l'hyménium n'est pas plissé.



Trompette des morts séchée

Description et écologie

La trompette des morts pousse essentiellement dans les forêts de feuillus et apprécie les sols lourds très humides. Elle pousse en automne, et est très abondante après de fortes pluies. On a du mal à la distinguer à cause de sa couleur sombre, de sa petite taille (rarement plus de 10 cm) et parce qu'elle est souvent recouverte de feuilles mortes. Très peu charnu, le champignon est entièrement creux, semblable à une trompette ou à un entonnoir. L'extérieur est gris, l'intérieur noir ou fauve. La variante flavicans a des teintes jaunâtres, la variante roseus des teintes rosées. En dehors de Craterellus cornucopioides, on distingue une seconde espèce, Craterellus konradii, beaucoup plus petite et de couleur jaune. On peut également rapprocher des trompettes des morts le genre Pseudocraterellus (Pseudocraterellus undulatus), qui s'en distingue par une marge beaucoup plus sinueuse et par un hyménium légèrement strié (l'intérieur du « chapeau » est brun, l'extérieur plutôt gris).

Conservation


La trompette de la mort se sèche particulièrement bien. On peut enfiler les sujets les plus grands sur un fil et les suspendre. Les sujets jeunes peuvent être conservés dans de l'huile aromatisée.

Bibliographie

  • Pierre Montarnal : Le petit guide : Champignons (Genève, 1964; Paris-Hachette, 1969).
  • Régis Courtecuisse, Bernard Duhem : Guide des champignons de France et d'Europe (Delachaux & Niestlé, 1994-2000).


Craterelle, Corne d'abondance ou trompette de la mort.
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LA MORILLE.

27 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


MORILLE =   

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Les morilles sont des champignons du genre Morchella, ascomycètes appartenant au groupe des pézizomycètes (anciennement appelés discomycètes. Elles font partie de l'ordre des Pezizales et de la famille des Morchellaceae.

Ce sont des champignons printaniers (dès la fonte des neiges), saison assez pauvre pour les mycophages et les amateurs de champignons (mycophiles). Toutes sont d'excellents comestibles, à condition toutefois d'être suffisamment cuites (toxiques à l'état cru).

Il existe plusieurs genres proches, certains comestibles comme les mitrophores, parfois appelés "morillons", d'autres sans intérêt comme les verpes, voire vénéneux comme les gyromitres.


Morille conique

Description

Les morilles sont des champignons assez petits : même s'il y a des exceptions, leur taille ne dépasse généralement pas 10 cm (maximum 20 cm). Leur pied, de couleur blanche, est creux. Leur chapeau est alvéolé, de consistance un peu caoutchouteuse.

Deux groupes peuvent être distingués par leur couleur et leur forme : les morilles blondes, au chapeau assez semblable à une éponge ronde, et les morilles brunes, aux alvéoles moins profonds et au chapeau conique.

Elles aiment les terrains frais, les terrains calcaires, les vergers, les décombres, ou encore les lieux récemment brûlés. Poussant rarement seules, on les trouve souvent sous les frênes en bordure de bois.

Principales espèces

  • Morchella rotunda : morille ronde. Le chapeau et le pied ont à peu près la même longueur. Elle fait partie des morilles blondes, avec un chapeau dont les couleurs varient du jaune pâle au brun clair. Les alvéoles sont profonds et disposés de façon irrégulière.
  • Morchella esculenta : morille commune. À peu près identique à la précédente (certains font de M. rotunda une variante de M. esculenta), son chapeau est un peu plus brun et les côtes séparant les alvéoles plus épaisses.

 


  • Morchella costata : morille costée. Le chapeau, brun pâle à grisâtre, porte des côtes verticales brun sombre, épaisses, qui donnent l'impression de loin que le champignon est noir. Les alvéoles, moins profonds que dans les espèces précédentes, sont également délimités par des côtes horizontales moins épaisses. Il est difficile de différencier cette espèce d'autres qui lui sont à peu près semblables, M. elata et M. deliciosa (morille délicieuse).
  • Morchella conica : morille conique. Espèce voisine de la précédente, mais qui affectionne la montagne (bois de conifères) et a un chapeau plus conique.

On doit aussi rattacher aux morilles le morillon, Mitrophora semilibera, au pied beaucoup plus long et au chapeau très court, conique, brun, à côtes longitudinales et transversales, bon comestible lui aussi. Assez semblable au morillon, la verpe (Verpa conica) s'en distingue par son chapeau couleur miel et son absence d'alvéole, mais c'est un très médiocre comestible.


Morille "noire" Morchella conica

Gastronomie

La morille ne doit en aucun cas être consommée crue ou insuffisamment cuite. Elle contient en effet une toxine entraînant un syndrome hémolytique et urémique (destruction de globules rouges). Une consommation répétée de champignons frais peut aussi provoquer quelques troubles gastriques. En cas de récolte abondante, il est préférable de faire sécher une partie de cette récolte, d'autant que la dessiccation élimine la toxine contenue dans les champignons frais.

La morille est un excellent champignon qui, lorsque la récolte est peu copieuse, sera parfait pour confectionner une omelette aux morilles. Elle est exquise à la crème, avec un peu de porto ou de banyuls. Les morilles sèches (trempées deux bonnes heures dans l'eau tiède) peuvent être utilisées toute l'année, soit pour relever une blanquette de veau, soit pour accompagner un poulet ou un coq au vin jaune, soit pour farcir les chapons de Noël.

Quelques recettes


Morchella rotunda


Morchella esculenta

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LE PIED DE MOUTON.

26 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


 

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Le pied-de-mouton (Hydnum repandum), encore appelé hydne sinué, est un champignon basidiomycète de la famille des Hydnaceae. Il est connu en Béarn sous le nom de broquichou, et en Dordogne comme barbissou.

Description

  • Chapeau 3 à 15 cm, bosselé, très variable, blanc-crême.
  • Aiguillons 3 à 6 mm, crême, légèrement décurrents (descendant le long du pied), fragiles et facilement détachables. Sporée crême.
  • Pied 3 à 7 cm, variable mais généralement trapu, blanchâtre, excentré.
  • Chair ferme mais cassante, blanche mais virant à l'orange, presque toujours saine. Odeur agréable, saveur douce.


Pied-de-mouton (Hydnum repandum)

Habitat

Il pousse en lignes, quoique parfois également de manière isolée, d'août à novembre, voire décembre, en sous-bois de feuillus ou conifères.

Comestibilité


Le pied-de-mouton est un bon comestible. On apprécie sa chair craquante, quoique parfois amère chez les sujets âgés.

Espèce proche


Hydnum rufescens
, l'hydne roussissant, tantôt considéré comme une variété, tantôt comme une espèce à part entière, présente les différences suivantes :

  • Il est de couleur roussâtre, de forme moins irrégulière, plus circulaire.
  • Il est plus petit, plus grêle, plus mou.
  • Son pied est plus centré et les aiguillons ne sont jamais décurrents.
  • Il vient essentiellement sous les pins.

Confusions possibles


Du fait de la présence d'aiguillons, le pied-de-mouton est très reconnaissable et ne peut guère se confondre qu'avec certains
sarcodons, éventuellement amers.


Pied-de-mouton

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LA GIROLLE.

26 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


  

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Chanterelle est un nom générique donné aux champignons du genre Cantharellus. Il est cependant parfois utilisé pour désigner une espèce particulière, par exemple la chanterelle en tube, ou la girolle, décrite ci-dessous. Au Canada, ce nom désigne également Gomphus floccosus.

La chanterelle (Cantharellus cibarius) ou girolle, girole, chevrette, roussotte, jauniré (dans les Vosges), ou même gallinace, est un champignon basidiomycète de la famille des Cantharellaceae, l’un des champignons les plus connus et appréciés. Elle se trouve de la fin du printemps au début de l’automne sous les arbres feuillus (en plaine) et également sous les conifères en montagne (mi-juillet à octobre au Québec).

Ayant une couleur jaune orangé plus ou moins pâle et un chapeau convexe, elle a la forme d'un entonnoir. Sa chair est ferme, épaisse, blanc crème à jaune pâle, d'odeur fruitée et de saveur douce. Telles sont les principales caractéristiques de ce champignon qui pousse rarement seul. Elle peut être confondue par le profane avec la fausse girolle ou chanterelle orangée (hygrophoropsis aurantiaca) qui pousse principalement sous les résineux, qui est également considérée comme comestible par certains auteurs mais présente une chair plus molle et moins savoureuse que la vraie.

Il y a peu de risque de la confondre avec le clitocybe de l’olivier (omphalotus olearius), vénéneux, mais il faut se rappeler que la girolle possède des « plis » et non des lamelles, qu’elle pousse à terre, parfois en groupes ou en rond de sorcière mais jamais en touffes, tandis que le clitocybe de l’olivier vient sur les souches où il forme d’importantes touffes.

La girolle se prête à de nombreuses et succulentes recettes. Cuite à feu doux et suffisamment longtemps, elle se marie parfaitement avec les viandes blanches.



Chanterelle (Cantharellus cibarius)



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LE CÈPE.

26 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


  

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Cèpe

On appelle communément cèpes (de l'occitan gascon cep qui signifie tronc) des bolets appartenant au genre Boletus et à la section edules. Tous sont d'excellents comestibles, et se distinguent des autres bolets par leur chair très ferme, qui reste toujours blanche.


Cèpe de Bordeaux
(Boletus edulis)

Principales espèces

Boletus edulis : cèpe de Bordeaux. Le plus célèbre et le plus répandu, il pousse dans les forêts après d'abondantes pluies suivant des étés chauds et secs. Certaines années permettent d'abondantes récoltes, tandis que d'autres laissent les chercheurs bredouilles, faute de conditions climatiques idéales. La couleur du chapeau varie selon les variétés et l'arbre auquel le champignon est associé, mais il est le plus souvent noisette. Les tubes et les pores sont blancs au départ, puis virent au jaune clair et enfin au verdâtre. Le pied, presque rond chez les exemplaires jeunes (bouchons de champagne), est trapu, en forme de massue. Il est de couleur légèrement ocracée, orné à son sommet d'un fin réseau blanc qui se prolonge plus ou moins vers le bas, les mailles du réseau s'élargissant. La chair a l'odeur et la saveur de la noisette.



Cèpe tête-de-nègre
(Boletus aereus)

  • Boletus aereus : cèpe tête-de-nègre. Espèce méditerranéenne associée au chêne-vert. Le chapeau est plus noir que chez le précédent, le pied plus coloré, la chair plus ferme, l'odeur et la saveur plus fortes. Si l'automne est sa saison préférée, il lui arrive parfois de sortir en juin, lorsque la chaleur succède à de très abondantes pluies.
  • Boletus pinophilus : cèpe des pins. Associé aux conifères (pin sylvestre notamment) ou aux feuillus d'altitude. Son chapeau est brun-rouge, assez sombre. Le pied a à peu près la même couleur, mais en plus pâle. Saveur agréable. Aussi bon que les deux précédents.
  • Boletus aestivalis : cèpe d'été. Comme son nom l'indique, sa saison de prédilection est la fin du printemps et le début de l'été. On le rencontre surtout dans les forêts de feuillus. Très bon lui aussi.
  • Boletus mamorensis : cèpe de la Mamora. Espèce méditerranéenne assez rare, associée au chêne-liège. Son chapeau est châtain roux, son pied un peu plus tortueux que les espèces précédentes, mais il est aussi bon qu'elles.

Autre


Il existe une appellation d’origine contrôlée européenne (
IGP) pour les cèpes, il s’agit du « Fungo di Borgotaro » qui distingue les cèpes de la région de Borgo Val di Taro en Italie qui se situe dans le Haut Val Taro près de Parme.

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ASTRONOMIE (3).

26 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


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Disciplines par type d'observation

En astronomie, l'information provient principalement de la détection et de l'analyse de la lumière visible ou d'une autre onde électromagnétique. L'astronomie d'observation peut être divisée selon les régions observées du spectre électromagnétique. Certaines parties du spectre peuvent être observées depuis la surface de la Terre, alors que d'autres sont seulement observables à de hautes altitudes voir dans l'espace. Des informations spécifiques sur ces sous-branches sont données ci-dessous.

Radioastronomie


La
radioastronomie étudie les radiations d'une longueur d'onde supérieure au millimètre. La radioastronomie est différente des autres formes d'observations astronomique dans la mesure où les ondes radio sont traitées d'avantages comme des ondes plutôt que comme des photons discrets. Il est plus facile de mesure l'amplitude et la phase des ondes radio que celles de longueurs d'ondes plus courtes.

Bien que certaines ondes radio soient produites par certains objets astronomiques sous forme d'émissions thermiques, la plupart des émissions radio que sont observées depuis la Terre sont vues sous forme de rayonnement synchrotron, qui est produit lorsque les électrons oscillent autour de champs magnétiques. En outre, un certain nombre de raies spectrales produites par le gaz interstellaire, notamment le raie d'hydrogène à 21 cm, sont observables dans le domaine radio.

Une grande variété d'objets sont observables en ondes radio, ce qui inclut les supernovae, le gaz interstellaire, les pulsars et les noyaux galactiques actifs.


Le Very Large Array est un exemple de radiotélescope
.

Astronomie infrarouge

L'astronomie infrarouge s'occupe de la détection et de l'analyse du rayonnement infrarouge (longueurs d'onde plus longue de celle de la lumière rouge) . Excepté pour les longueurs d'ondes situées près de la lumière visible, le rayonnement infrarouge est fortement absorbé par l'atmosphère ; d'autre-part, celle-ci produit des émissions d'infrarouge significatives. Par conséquent, les observatoires infrarouges doivent être situés sur des lieux très élevés et sec, ou dans l'espace.

L'astronomie infrarouge est particulièrement utile pour l'observation des régions galactique entourées de poussière, et pour les études des gaz moléculaires. Étant sollicitée dans le cadre de l'observation d'objets froids (moins de quelques centaines de Kelvins) et est donc également utile à l'observation des atmosphères planétaires.

Parmi les observatoires à infrarouges, on peut citer les télescopes spatiaux Spitzer et Herschel.

Astronomie optique


D'un point de vue
historique, l'astronomie optique, également appelée l'astronomie de la lumière visible, est la plus ancienne forme d'astronomie. À l'origine, les images optiques étaient dessinées à la main. À la fin du XIXe siècle et durant une bonne partie du XXe siècle, les images furent faites en utilisant un équipement photographique. Les images modernes sont produites grâce à des détecteurs digitaux, particulièrement les caméras CCD. Bien que la lumière visible s'étend elle-même approximativement 4000 Å à 7000 Å (400 nm à 700 nm), le même équipement peut être utilisé pour observer les ultraviolets proches ainsi que le proche-infrarouge.

En réalité, l'atmosphère n'est pas tout à fait transparente à la lumière visible. En effet, les images obtenues sur Terre dans ces longueurs d'ondes souffrent de distortion dues aux turbulences atmosphériques. C'est ce phénomène qui est responsable du scintillement des étoiles. Le pouvoir de résolution ainsi que la magnitude limite théoriques d'un télescope terrestre sont donc diminués à cause de ces mêmes perturbations. Pour remédier à ce problème, il est donc nécessaire de quitter l'atmosphère terrestre. Une autre solution, l'optique adaptative, permet également de réduire la perte de qualité de l'image.


Délivré des contraintes atmosphériques, le télescope spatial Hubble a fourni des images exceptionnelles en lumière visible
(entre autres).

Astronomie en ultraviolets

L'astronomie en ultraviolets fait référence aux observations aux longueurs d'ondes correspondant à l'ultraviolet, c'est-à-dire entre ~ 100 et 3200 Å (10 à 320 nm). La lumière de ces longueurs est absorbée par l'atmosphère de la terre, les observations de ces longueurs d'ondes se font donc depuis la haute atmosphère ou depuis l'espace. L'astronomie à ultraviolets est plus indiquée pour l'observation du rayonnement thermique et des raies spectrales des étoiles bleues chaudes (étoiles OB) qui sont très lumineuses dans ce domaine. Cela comprend les étoiles bleues des autres galaxies, qui ont été les cibles de plusieurs études sur le sujet. D'autre objets sont aussi couramment observés en UV, comme les nébuleuses planétaires, les rémanents de supernovae ou les noyaux galactiques actifs. Cependant, la lumière ultraviolette est facilement absorbée par la poussière interstellaire, les mesures ont donc besoin d'être corrigées de l'extinction.

Astronomie des rayons X


 L'astronomie des rayons X consiste en l'étude des objets astronomiques à des longueurs d'ondes correspondant aux rayons X, autrement dit allant d'environ 0,1 à 100 Å (0,01 à 100 nm). Typiquement, les objets émettent des rayons X comme des émissions synchrotron (produit par des électrons oscillant autour des lignes d'un champ magnétique), des émissions thermiques provenant de gaz fins (appelé rayonnement continu de freinage) qui est au-dessus de 107 kelvins, ainsi que des émissions thermiques de gaz épais (appelé rayonnement du corps noir) dont la température est supérieure à 107 kelvins. Puisque les rayons X sont absorbés par l'atmosphère de la terre, toute observation en rayons X doit être effectuée par des ballons de haute altitude, par des fusées, ou par un engin spatial. Parmi les sources de rayons X notable, nous pouvons citer les binaires X, les pulsars, les rémanents de supernovae, les galaxies elliptiques ou actives, et les amas de galaxies.


Le télescope spatial à rayons X Chandra
a profondément transformé notre connaissance de l'univers.

Astronomie des rayons gamma

L'astronomie des rayons gamma concerne les plus petites longueurs d'ondes du spectre électromagnétique. Les rayons gamma peuvent être directement observées par des satellites tels que le Compton Gamma-Ray Observatory.

La majorité des rayons gamma proviennent en réalité des sursauts gamma, des objets qui produisent un rayonnement gamma intense pour une durée variant de quelques millisecondes à quelques milliers de secondes. Seulement 10 % des sources de rayons gamma sont permanentes. Parmi ces émetteurs stables de rayons gamma, on retrouve les pulsars, les étoiles à neutrons, et les trous noirs, au même titre que les galaxies actives.

Sciences interdisciplinaires


L'astronomie et l'astrophysique ont développé d'importants liens avec d'autres champs d'études scientifiques, à savoir :

  • L'astrobiologie étudie l'apparition et l'évolution des systèmes biologiques présents dans l'univers.
  • L'archéoastronomie étudie les astronomies anciennes et traditionnelles dans leurs contextes culturels, en utilisant des preuves archéologiques et anthropologiques.
  • L'astrochimie étudie les substances chimiques trouvées dans l'espace, généralement dans les nuages moléculaires, ainsi que leur formation, leurs interactions, et leur destruction. Cette discipline fait le lien entre astronomie et chimie.
  • la cosmochimie étudie les substances chimiques trouvées dans le système solaire, y compris l'origine des éléments ainsi que les variations dans les rapports isotopiques.

 Astronomie amateur


Les astronomes amateurs observent une variété d'objets célestes, au moyen d'un équipement qu'ils
construisent parfois eux-mêmes. Les cibles les plus communes pour un astronome amateur sont la Lune, les planètes, les étoiles, les comètes, les essaims météoritiques, ainsi que les objets du ciel profond que sont les amas stellaires, les galaxies et les nébuleuses. Une branche de l'astronomie amateur est l'astrophotographie, consistant à photographier le ciel nocturne. Une partie des amateurs aiment se spécialiser dans l'observation d'un type d'objet particulier.

La plupart des amateurs observent le ciel au longueurs d'ondes visibles, mais une minorité travaille avec des rayonnements hors du spectre visible. Cela comprend l'utilisation de filtres infrarouges sur des télescopes conventionnels, ou l'utilisation de radiotélescopes. Le pionnier de la radioastronomie amateur était Karl Jansky qui a commencer à observer le ciel en ondes radio dans les années 1930. Un certain nombre d'amateurs utilisent soit des télescopes fabriqués de leur mains, soit des télescopes qui ont été construits à l'origine pour la recherche astronomique mais qui leur sont maintenant ouverts (par exemple le One-Mile Telescope).

Une certaine frange de l'astronomie amateur continue de faire progresser l'astronomie. En fait, il s'agit de l'une des seules sciences où les amateurs peuvent contribuer de manière significative. Ceux-ci peuvent effectuer les calculs d'occultation qui servent à préciser les orbites des planètes mineures. Ils peuvent aussi découvrir des comètes, effectuer des observations régulières d'étoiles doubles ou multiples. Les avancées en technologie numérique ont permis aux amateurs de faire des progrès impressionnants dans le domaine de l'astrophotographie.


Un télescope de Dobson
d'amateur.

    

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ASTRONOMIE (2).

26 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


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Planétologie

Ce domaine de l'astronomie s'intéresse à l'ensemble des planètes, des lunes, des planètes naines, des comètes, des astéroïdes, et des autres corps orbitant autour du soleil ; ainsi qu'aux exoplanètes. Le système solaire a été relativement bien étudié, d'abord à l'aide de télescopes puis aux moyens de sondes. Cela a fourni une bonne compréhension globale de la formation et de l'évolution de ce système planétaire, bien qu'un grand nombre de découvertes soient encore à accomplir.

Le système solaire est subdivisé en cinq parties : le soleil, les planètes internes, la ceinture d'astéroïdes, les planètes externes et le nuage d'Oort. Les planètes internes sont toutes telluriques, il s'agit de Mercure, Vénus, la Terre , et Mars. Les planètes externes, des géantes gazeuses, sont Jupiter, Saturne, Uranus et Neptune. Derrière Neptune se trouve la ceinture de Kuiper, et finalement, le nuage de Oort, qui s'étend probablement sur une année-lumière.

Les planètes ont été formées par un disque protoplanétaire qui entourait le soleil lorsqu'il venait de se former. Grâce à un processus combinant attraction gravitationnelle, collision, et accrétion, le disque forma des amalgames de matières qui allaient devenir, avec le temps, des protoplanètes. A ce moment là, la pression de radiation du vent solaire a expulsé la majorité de la matière qui ne s'était pas assemblée, et seules les planètes munies d'une masse suffisante purent retenir leur atmosphère gazeuse. Les planètes ont continué d'éjecter la matière restante durant une période d'intense bombardement météoritique, comme en témoigne les nombreux cratères trouvés, entre autres, sur la Lune. Durant cette période, quelques protoplanètes ont pu entrer en collision, et selon l'hypothèse majeure, c'est ainsi que la Lune fut formée.

Une fois qu'une planète atteint une masse suffisante, les matériaux de différentes densités commencent à se séparer entre eux, c'est la différenciation planétaire. Ce processus peut former un noyau rocheux ou métallique, entouré par un manteau et une croûte. Le cœur peut inclure des régions solides et liquides, et dans certains cas, il peut générer son propre champ magnétique, qui protège la planète et son atmosphère des attaques du vent solaire.


Représentation du système solaire
n'étant pas échelle.

Astronomie stellaire

L'étude des étoiles et de l'évolution stellaire est fondamentale pour notre compréhension de l'univers. L'astrophysique des étoiles a été déterminée grâce à l'observation et à la compréhension théorique ainsi que par des simulations informatiques.

Une étoile se forme dans des régions denses de poussières et de gaz, connues sous le nom de nuages moléculaires géants. Lorsqu'ils sont déstabilisés, les fragments peuvent s'effondrer sous l'influence de la gravité pour former une protoétoile. Une région suffisamment dense et chaude provoquera une fusion nucléaire, créant ainsi une étoile de la séquence principale.

Presque tous les éléments plus lourds que l'hydrogène et l'hélium ont été créés dans le noyau des étoiles.

Les caractéristiques de l'étoile résultant dépendent d'abord de sa masse de départ. Plus l'étoile est massive, plus sa luminosité est importante et plus elle videra le stock d'hydrogène présent dans son noyau rapidement. Au fil du temps, cette réserve est entièrement convertie en hélium, et l'étoile commence alors à évoluer. La fusion de l'hélium requiert une plus grande température dans le noyau, de cette façon, l'étoile s'agrandit et son noyau se densifie en même temps. Devenue une géante rouge, notre étoile consume alors son hélium. Cette phase est relativement courte. Les étoiles très massive peuvent aussi subir une série de phases rétrécissantes, où la fusion se poursuit en élément de plus en plus lourds.

Le destin final de l'étoile dépend de sa masse : les étoiles qui sont plus de 8 fois plus massives que le soleil peuvent s'effondrer en supernova ; alors que les étoiles plus légères forment des nébuleuses planétaires et évoluent en naines blanches. Ce qui reste d'une très grosse étoile est une étoile à neutrons, ou dans certains cas un trou noir. Les étoiles binaires proches peuvent suivre des chemins plus complexes dans leur évolution, comme un transfert de masses sur le compagnon d'une naines blanche pouvant causer une supernova. Les nébuleuses planétaires et les supernova sont nécessaires à la distribution de métaux dans le milieu interstellaire ; sans cela, toutes les nouvelles étoiles (leur système planétaire y compris) seraient uniquement formées à partir d'hydrogène et d'hélium.


La nébuleuse planétaire de la Fourmi. Les éjections de gaz de l'étoile centrale mourante montrent des lobes symétriques, à l'inverse des figures chaotiques des explosions
ordinaires.

Astronomie galactique

Le système solaire orbite au sein de la Voie lactée, une galaxie spirale barrée qui est un membre important du Groupe local. C'est une masse tournante formée de gaz, d'étoiles et d'autres objets maintenus ensemble par une attraction gravitationnelle mutuelle. Étant donné que la Terre est située dans un bras extérieur poussiéreux, il y a une grande partie de la Voie lactée que l'on ne peut pas voir.

Au centre de la Voie lactée se trouve le noyau, un bulbe de forme étirée qui semble abriter un trou noir supermassif en son centre. Celui-ci est entouré de quatre bras spiraux majeur démarrant du noyau. C'est une région active de la galaxie qui contient beaucoup d'étoiles jeunes appartenant à la population II. Le disque est entouré par un halo sphéroïdal d'étoiles plus vieilles de population I, ainsi que par une concentration relativement dense d'amas globulaires.

Entre les étoiles se trouve le milieu interstellaire, une région de matière éparpillée. Dans les régions les plus denses, des nuages moléculaires formé principalement d'hydrogène moléculaire contribuent à la formation de nouvelles étoiles. Cela commence avec des nébuleuses sombres qui se densifient puis s'effondrent (en un volume déterminé par la longueur de Jeans) pour former des protoétoiles compactes.

Quand des étoiles plus massives apparaissent, elles transforment le nuage en une région HII de gaz et de plasma luminescent. Le vent stellaire et les explosions de supernova servent finalement à disperser le nuage, laissant souvent derrière lui un ou plusieurs amas ouverts. Ces amas se dispersent graduellement et les étoiles rejoignent la population de la Voie lactée.

Les études cinématiques de la matière présente dans la Voie lactée ont démontré qu'il y a plus de masse qu'il n'y parait. Un halo de matière noire semble dominer la masse, bien que la nature de cette matière noire reste indéterminée.


Vue d'artiste de notre Voie lactée
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Astronomie extra-galactique

L'étude des objets situés en dehors de notre galaxie est une branche de l'astronomie concernée par la formation et l'évolution des galaxies ; leur morphologie et classification ; l'examen des galaxies actives ; ainsi que par les groupes et amas de galaxies. Ces derniers sont importants pour la compréhension des structures à grande échelle de l'univers.

La plupart des galaxies sont organisées en formes distinctes, ce qui permet d'établir un schéma de classification. Elles sont communément divisées en galaxies spirales, elliptiques et irrégulières.

Comme son nom l'indique, une galaxie elliptique à la forme d'une ellipse. Ses étoiles se déplacent sur une orbite choisie au hasard sans aucune direction préférée. Ces galaxies ne contiennent que peu ou pas de gaz interstellaire, peu de régions de formation d'étoiles, et généralement des étoiles âgées. On trouve généralement des étoiles dans les noyaux d'amas galactiques et peuvent se former à partir de la fusion de plus grandes galaxies.

Une galaxie spirale est organisée comme un disque plat en rotation, avec généralement un bulbe proéminent ou une barre en son centre, ainsi que des bras spiraux qui s'étendent vers l'extérieur. Ces bras sont des régions poussiéreuses de formations d'étoiles où les jeunes étoiles massives produisent une teinte bleue. Les galaxies spirales sont typiquement entourée d'un halo d'étoiles plus vieilles. La Voie lactée et la galaxie d'Andromède sont des galaxies spirales.

Les galaxies irrégulières sont chaotiques en apparence et ne sont ni spirales, ni elliptiques. Environ un quart des galaxies sont irrégulières. La forme si particulière peut être le résultat d'une interaction gravitationnelle.

Une galaxie active est une structure dont une partie significative de l'énergie qu'elle émet ne provient pas de ses étoiles, de son gaz ou de sa poussière. Ce type de galaxie est alimenté par une région compacte en son noyau, généralement grâce à un trou noir supermassif, pense-t-on, qui émettrait des radiations grâce aux matériaux qu'il avale.

Une radiogalaxie est une galaxie active qui est vraiment très lumineuse dans le domaine radio du spectre électromagnétique et qui produit de gigantesques lobes de gaz. Les galaxies actives émettant des radiations très énergétiques incluent les galaxies de Seyfert, les quasars et les blazars. Les quasars semblent être les objets les plus lumineux de l'univers connu.

Les grandes structures du cosmos sont représentées par des groupes et des amas de galaxies. Cette structure est organisée de manière hiérarchique, dont les plus grandes connues à ce jour sont les superamas. Le tout est agencé en filaments et en murs, laissant d'immenses régions vides entre eux.


Effet de lentille gravitationnelle produit par l'amas de galaxies (centre de l'image). Le champ gravitationnel de cet amas courbe la lumière émis par les objets plus lointains, et ceux-ci apparaissent déformés (objets bleus).

Cosmologie

La cosmologie (du grec κοσμος, « monde, univers » et λογος, « mot, étude ») pourrait être considérée comme l'étude de l'univers comme étant un tout.

Les observations de la structure de l'univers à grande échelle, une branche appelée cosmologie physique, a donné une profonde connaissance de la formation et de l'évolution du cosmos. La théorie bien acceptée du Big Bang est fondamentale à la cosmologie moderne qui dit que l'univers a commencé comme un simple point et qu'il s'est ensuite agrandi durant 13,7 milliards d'année jusqu'à son état actuel. Le concept du Big Bang peut être retracé jusqu'à la découverte du fond diffus cosmologique en 1965.

Dans ce processus d'expansion, l'univers a connu plusieurs stades d'évolution. Dans les tous premiers temps, nos théories actuelles montrent une inflation cosmique extrêmement rapide, ce qui a homogénéisé les conditions de départ. Ensuite, la nucléosynthèse primordiale a produit les éléments de base de l'univers nouveau-né.

Lorsque les premiers atomes furent formés, l'espace devint transparent aux radiations, libérant ainsi de l'énergie, perçue aujourd'hui à travers le fond diffus cosmologique. L'expansion de l'univers connut alors un âge Sombre dû au manque de sources d'énergie stellaires.

Une structure hiérarchique de la matière commença à se former à partir de variations minuscules de la densité de matière. La matière s'accumula alors dans les régions les plus denses, formant des nuages de gaz interstellaire et les toutes premières étoiles. Ces étoiles massives déclenchèrent alors le processus du réionisation et semblent être à l'origine de la création de beaucoup d'éléments lourds du jeune univers.

L'attraction gravitationnelle a regroupé la matière en filaments, laissant ainsi d'immenses régions vides dans les lacunes. Graduellement, des organisation de gaz et de poussière ont émergé pour former les premières galaxies primitives. Au fil du temps, celles-ci ont attiré plus de matière, et se sont souvent organisées en amas de galaxies, puis en superamas.

L'existence de la matière noire et de l'énergie sombre est fondamentale à la structure de l'univers. On pense maintenant qu'elles sont les composantes dominantes, formant 96 % de la densité de l'univers. Pour cette raison, beaucoup d'efforts sont déployés dans le but de découvrir la composition et la physique régissant ces éléments.


Le fond diffus cosmologique, cartographié par WMAP.

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