Frank Abagnale, Jr.
Frank Abagnale, Jr.
Frank Abagnale, Jr.(2007)
| Nom de naissance | Frank William Abagnale, Jr. |
|---|---|
| Naissance | 27 avril 1948 Bronx (New York, États-Unis) |
| Nationalité | Américaine |
Frank William Abagnale, Jr., né le 27 avril 1948, est un faussaire américain. Il devint célèbre dans les années 1970 pour avoir utilisé des chèques falsifiés afin de voyager aux frais de la Pan American World Airways. Il voyagea ainsi à travers 26 pays avant d'avoir atteint l'âge de 19 ans.
Son histoire inspira le film Arrête-moi si tu peux, basé sur sa biographie. Ces œuvres ne constituent pas, à proprement parler, une biographie relatant des faits authentiques, mais seraient plutôt une narration fantaisiste de ses principaux exploits de jeunesse1. Il travaille actuellement comme consultant en matière de lutte contre la fraude au sein de sa compagnie, la Abagnale and Associates.
Biographie succincte
Abagnale passe les seize premières années de sa vie à New York, dans le quartier du Bronx. Il fréquente l'Iona Preparatory School, une école secondaire catholique pour garçons, gérée par l'Irish Christian Brothers.
Né d'une mère française, Paula, et d'un père italo-américain, William Frank Abagnale Sr., il est le troisième de quatre enfants : la fratrie comprend également deux frères jumeaux plus âgés et une sœur cadette.
Ses parents divorcèrent et l'expérience fut si traumatisante pour lui que lors d'un procès, il profita d'une pause pour s'enfuir du tribunal à l'âge de 16 ans.
L'un de ses premiers actes de fraudeur correspond au moment où, après l'achat d'une voiture, il persuada son père de lui prêter sa carte de crédit. Avec cette carte, il « acheta » une grande quantité de pièces d'automobile : des pneus, des batteries, des moteurs, du carburant, etc. Ces achats n'ont existé que sur le papier ; mais jamais en réalité. Il avait en fait conclu un accord avec un employé de la station-service. L'escroquerie fonctionnait de la façon suivante : le complice mettait les pièces d'automobile au compte du père, retirait l'argent et le partageait avec le jeune Abagnale.
Le montant de la fraude s'élevait déjà à 3 400 dollars, lorsqu'un agent de recouvrement contacta son père en personne – au moment de l'appel, Frank était en train de jeter les factures qui venaient de lui parvenir par courrier. Le coup de téléphone interrompit évidemment l'affaire. Il n'a pas été poursuivi pour ce délit.
Impostures
La compagnie aérienne Pan American World Airways (Pan Am) estime qu'entre 16 et 18 ans, Frank Abagnale a volé sur une distance d'environ 1 609 000 kilomètres, sur près de 255 vols et à travers 26 pays, illégalement, en utilisant le deadheading : Abagnale prétendait simplement être un pilote qui devait effectuer un prochain vol à partir de la destination vers laquelle allait l'avion. Il était ainsi logé gratuitement dans les hôtels : tout était mis sur le compte de la compagnie.
Pendant près d'un an, il endossa le rôle de pédiatre dans un hôpital de l'État américain de Géorgie, sous le pseudonyme de Frank Williams. Il choisit de le faire après avoir failli être attrapé par la police, ce qui lui rappela la possibilité d'une arrestation. Sur sa demande de logement, il écrivit sous l'intitulé Ancienne activité qu'il avait été docteur. Il craignait en effet que le propriétaire ne vérifie la véracité de ses propos auprès de Pan Am s'il affirmait avoir été pilote. Après s'être lié d'amitié avec un vrai docteur qui vivait avec lui, il devint le surveillant des internes en attendant que l'hôpital trouve une autre personne pour tenir ce rôle. Il ne trouva pas ce travail très difficile : en effet il n'était chargé d'aucun travail médical à ce poste.
Cependant Abagnale manqua d'être découvert lorsqu'il faillit laisser un bébé périr d'asphyxie : il ne comprit pas ce que signifiait la nourrice par le terme de « blue baby ». Abagnale pouvait s'affranchir de la plupart de ses obligations en laissant ses internes prendre en main certains cas. Finalement l'hôpital trouva un autre remplaçant et Frank Abagnale retrouva sa liberté. Lors d'une interview, il déclara que le surveillant avait eu un décès dans sa famille et qu'il avait dû prendre l'avion vers l'Ouest. C'est pendant cette période, longue de 11 mois, que Frank Abagnale occupa son poste.
Abagnale falsifia un diplôme de l'université de Harvard, passa l'examen du barreau et obtint le poste de procureur général de l'État de Louisiane à l'âge de 19 ans. Il se faisait alors passer pour un co-pilote de Pan American World Airways.
Il dit à une hôtesse avec qui il avait brièvement été marié qu'il avait étudié le droit à Harvard, et elle le présenta à un ami avocat. Ce dernier dit à Abagnale que le barreau manquait d'avocats et lui offrit la possibilité de faire sa demande. Après avoir fait un faux diplôme de l'université de Harvard, il se prépara pour l'examen préalable. En dépit d'un double échec, il déclara avoir réussi l'examen du barreau légalement après 8 semaines de révisions, et au bout de la troisième tentative. Dans sa biographie, il dit que son travail consistait d'abord à apporter du café et des livres à son employeur monsieur Drut.
Mais un « vrai » diplômé de Harvard l'accablait de questions à propos de sa titularisation. Naturellement, Abagnale ne pouvait répondre à des questions qui concernaient une université dans laquelle il n'avait jamais été. Il prit finalement la décision, au bout de huit mois, de préserver sa sécurité après avoir appris que l'homme soupçonneux se renseignait sur son passé.
Capture et emprisonnement
Il fut capturé en France en 1969 lorsqu'un employé d'Air France reconnut son visage sur une affiche de recherche. Quand la police l'interpella, douze des pays où il avait commis des fraudes réclamèrent son extradition. Après un procès de deux jours, il entra en prison pour la première fois à la maison d'arrêt de Perpignan ; une condamnation à un an de réclusion qui fut réduite par le juge à six mois. Frank Abagnale fut ensuite extradé vers la Suède. Lors de son procès pour contrefaçon, son avocat réussit à faire retirer cet élément des chefs d'accusation en affirmant qu'il avait créé de faux chèques... mais qu'il n'en avait pas contrefaits. Les charges pesant sur lui furent donc réduites à escroquerie et fraude.
Il fut incarcéré six mois à la prison de Malmö, et apprit au terme de sa peine qu'il allait être jugé en Italie par la suite. Plus tard, un juge suédois demanda à un fonctionnaire du Département d'État des États-Unis de lui retirer son passeport. Sans passeport suédois en règle, les autorités locales durent le renvoyer aux États-Unis.
Évasions
Abagnale affirme s'être évadé du Vickers VC-10 qui le ramenait aux États-Unis. Il aurait démonté les toilettes de l'avion pour atterrir sur le tarmac trois mètres plus bas. Caché par la nuit, il a escaladé une clôture, est monté dans un taxi et s'est rendu au Grand Central Terminal. Un bref passage dans le Bronx lui permit de changer de vêtements. Il récupéra également les clefs d'un coffre-fort d'une banque de Montréal, garni de 20 000 dollars. Abagnale prit ensuite un train pour l'Aéroport international Pierre-Elliott-Trudeau de Montréal (anciennement appelé Aéroport de Dorval) afin d'acheter un billet pour São Paulo, au Brésil - un pays avec lequel les États-Unis n'avaient pas passé d'accord d'extradition. Mais sur le chemin de Montréal, en Ontario, il se fit interpeller par un agent de la Gendarmerie royale du Canada. Il fut remis à la police douanière américaine.
Avant d'être condamné à 12 ans de réclusion à la prison fédérale de Petersburg en avril 1971, Abagnale s'est aussi évadé du centre de détention fédéral d'Atlanta. À cette époque, les prisons américaines étaient attaquées en justice par des associations pour les droits civiques et faisaient l'objet d'enquêtes spéciales par des commissions du Congrès.
Par chance, le marshal chargé de son accompagnement oublia ses papiers et Abagnale réussit à faire croire qu'il était un inspecteur sous couverture en tournée par surprise. Les égards lui furent réservés – il eut droit à des repas bien meilleurs que ses co-détenus. Le centre de détention d'Atlanta avait déjà perdu deux employés à cause de rapports effectués par des agents fédéraux sous couverture, et Abagnale profita de cette vulnérabilité. Il contacta une amie (nommée "Jean Sebring" dans le livre), avec qui il avait été fiancé et qui lui procura la carte de visite de l'inspecteur C.W. Dunlap du Federal Bureau of Prisons. Elle s'était aussi procuré la carte de visite de Sean O'Riley, l'agent du FBI chargé du cas d'Abagnale. Ce dernier dit aux gardiens qu'il était en effet un inspecteur des prisons, leur montrant la carte de visite de Dunlap en guise de preuve. Il leur dit qu'il avait besoin de contacter un agent du FBI, Sean O'Riley, pour une affaire urgente. Le numéro de téléphone de O'Riley a été composé, et l'appel fut reçu par Jean Sebring, dans une cabine téléphonique d'un centre commercial d'Atlanta : elle se fit passer pour une standardiste du FBI.
Plus tard, il eut la possibilité de rencontrer O'Riley sans surveillance à l'extérieur du centre de détention. Ce fut Sebring qui récupéra Abagnale. Elle le conduisit jusqu'à une station de bus à Atlanta où il prit un bus des Greyhound Lines pour New York, puis un train pour Washington. Ayant été reconnu par un employé de motel, il parvint à se dégager d'un piège tendu par le FBI en se faisant passer, une fois de plus, pour l'un de ses agents.
Résolu à faire sa vie au Brésil, Frank Abagnale fut arrêté quelques semaines plus tard par deux détectives de la police de New York alors qu'il passait à pied à côté de leur voiture banalisée.
Travaux légaux
En 1974, après seulement cinq ans de prison, le gouvernement fédéral des États-Unis le fit libérer à condition qu'il aide les autorités fédérales à combattre la fraude et qu'il montre signe de vie une fois par semaine. Il accepta la proposition de libération conditionnelle.
Après sa libération Abagnale essaya plusieurs emplois, dont cuisinier et projectionniste. Il fut renvoyé de la plupart de ceux-ci car chaque fois sa carrière d'escroc était découverte par les employeurs, qui n'en étaient pas informés. Il prit alors la décision de postuler dans une banque. Il raconta son passé et proposa d'expliquer aux équipes les différentes méthodes utilisées par les faux-monnayeurs pour tromper la vigilance des banques.
Abagnale proposa le marché suivant : si ses "cours" n'aidaient pas la banque, elle ne lui donnerait rien. Dans le cas contraire, elle lui donnerait 500 dollars et parlerait de lui aux autres établissements. Ils furent impressionnés par les résultats, et Abagnale commença sa vie professionnelle légale comme consultant en sécurité.
Il fonda plus tard Abagnale & Associés, une entreprise légale de conseil et de détection des fraudes basée à Tulsa, dans l'Oklahoma. Grâce à cette entreprise, il gagna assez d'argent pour rembourser tout ce qu'il avait resquillé pendant sa première carrière.
Aujourd'hui, Abagnale est millionnaire et continue à conseiller le FBI, avec qui il est associé. Il vit à Tulsa, avec sa femme (qu'il a épousée un an après sa reconversion). Ils ont trois enfants.
Apparitions médiatiques
- En 1978, Frank Abagnale participa au quizz de télévision To tell the truth, en compagnie de deux concurrents qui prétendaient également être lui. De faux extraits de cette émission apparaissent dans le film Arrête-moi si tu peux, avec à la place d'Abagnale l'acteur Leonardo DiCaprio.
- Au début des années 90 Abagnale fut l'invité régulier de l'émission britannique Secret Cabaret. Le programme parlait de magie et d'illusion avec une présentation plutôt sombre. Abagnale y apparaissait pour expliquer quelques méthodes d'abus de confiance.
- En 2007, Abagnale fait une apparition comme présentateur dans la série télé The Real Hustle. Il y traite des différentes escroqueries employées par les fraudeurs.
Œuvres
- J'avais des ailes... mais je n'étais pas un ange, 1981, Éditions Alain Stanké (dont le contenu est identique à Catch Me If You Can).
- Catch Me If You Can, 2000. ISBN 978-0-7679-0538-1 (sa biographie)
- The Art of the Steal, Broadway Books, 2001. ISBN 978-0-7679-0683-8
- Real U Guide To Identity Theft, 2004. ISBN 978-1-932999-01-3
- Stealing Your Life, Random House/Broadway Books, April 2007. ISBN 978-0-7679-2586-0
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Allégorie.
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Une allégorie (du grec : ἄλλον / állon, « autre chose », et ἀγορεύειν / agoreúein, « parler en public ») est une forme de représentation indirecte qui emploie une chose (une personne, un être animé ou inanimé, une action) comme signe d'une autre chose, cette dernière étant souvent une idée abstraite ou une notion morale difficile à représenter directement. En littérature, l'allégorie est une figure rhétorique qui consiste à exprimer une idée en utilisant une histoire ou une représentation qui doit servir de support comparatif. La signification étymologique est : « une autre manière de dire », au moyen d'une image figurative ou figurée.
Différentes formes de l'allégorie
On peut distinguer l'allégorie figure de style, ou, plus précisément, figure d'« élocution » et l'allégorie comme procédé d'« invention ».
La première déborde rarement le cadre de la phrase. Il s'agit en fait d'une métaphore qui est présentée point par point. Par exemple, quand un amoureux s'écrie : « C'est une tigresse ! », il recourt à une métaphore. Mais s'il dit : « Cette tigresse me guette, puis bondit sur moi et me dévore le cœur », c'est une allégorie. Quand une telle allégorie se prolonge un peu, on parle en général de « métaphore filée ».
L'allégorie-invention tient une place plus importante et s'étend à tout un paragraphe, un chapitre ou même un livre. Ce type d'allégorie constitue alors une histoire où les personnages et les évènements ont un second sens symbolique. Par exemple, le Lion de Jean de La Fontaine est en fait une allégorie de la monarchie1.
Littérature
Une des premières œuvres entièrement allégorique de la littérature occidentale est la Psychomachie de l'auteur latin Prudence. Elle met en scène le combat des vices et des vertus qui se battent pour dominer l'âme humaine. Très influente, cette longue poésie épique inspira les poètes et les auteurs médiévaux, mais aussi les artistes[réf. nécessaire].
En français, l’apologue, la fable, la parabole, mettent souvent en œuvre des allégories sous la forme de personnifications d'une idée abstraite, ainsi les deux premiers vers de la fable le Loup et l’Agneau de La Fontaine, annoncent la portée allégorique du récit qui va opposer deux protagonistes :
La raison du plus fort est toujours la meilleure ; / / nous l’allons montrer tout à l’heure.
L’allégorie peut également investir une œuvre plus longue, ainsi que le montre le Roman de la Rose de Guillaume de Lorris[réf. nécessaire]. Ainsi on peut dire qu'une allégorie peut se présenter sous plusieurs formes, en image, en parole ou encore en textes.
En tant que figure de continuité, constituée par la conjugaison de figures de métaphores qui renvoient toutes au contenu signifié, l’allégorie est le topos par excellence de l’analyse psychologique.
Dans la littérature médiévale, l'écriture allégorique était un genre très développé. Ce genre trouve son origine dans l'œuvre de Prudence (IVe)[réf. nécessaire].
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Allégories célèbres
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Les poètes antiques ont souvent eu recours aux allégories. Dans le chant VI (268-281) de l'Énéide, Virgile évoque les ombres infernales sous forme d'allégories errantes, le Chagrin, les Remords, la Peur, la Faim, pour finir par la Discorde :
Discordia demens vipereum crinem vittis innexa cruentis2.
On retrouve la Discorde vaincue par la Joie dans l'Ode à la Joie de Schiller, mise en musique par Beethoven dans sa 9e symphonie et choisie comme hymne européen.
- Allégorie de la caverne : Une allégorie est un tableau constitué d'images ou de symboles ayant chacun un sens déterminé qu'il est possible de décrypter à partir de clefs d'interprétation précises3
- Allégorie de la justice : Une femme, dans une main un glaive, dans l'autre une balance, un bandeau lui couvrant les yeux (quoiqu'elle n'ait pas toujours les yeux bandés)[réf. nécessaire].
- Allégorie de la mort : Elle est représentée par un squelette armé d'une faux (souvent appelée « La faucheuse » car elle se servirait de cette arme pour faucher les vies).
- Allégorie de la grenouille : Se laisser prendre par des habitudes...4
- Allégorie du roi : Dans les fables de La Fontaine, le roi Louis XIV était représenté par un lion et ses sujets par le renard (rusé, fourbe) et les autres animaux. Le Tiers état était symboliquement dessiné sous les traits d'un mouton ou d'un agneau.
Arts plastiques
Dès l'Antiquité, les sculpteurs ont représenté des idées abstraites sous formes de figures humaines ou animales, ou d'objets symboliques. Au Moyen Âge, l'art roman puis l'art gothique utilisent l'allégorie dans la représentation des Vices et des Vertus, par exemple la Justice avec son glaive et sa balance, représentations qui connaîtront une longue popularité. La vogue de l'allégorie dans les beaux arts se développe aux XVIe et XVIIe siècles avec celle des livres d'emblèmes, et connaît son apogée dans l'art baroque souvent inspiré par l'ouvrage encyclopédique de Cesare Ripa, Iconologia (1593).
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Figures allégoriques nationales
- Allemagne : Germania
- Angleterre : John Bull, Britannia
- Canada : la Gendarmerie royale du Canada
- États-Unis : Columbia, Oncle Sam et la Statue de la Liberté
- France : Marianne, le coq gaulois
- Italie : Italia turrita
- Suisse : Helvetia
Bibliographie
- Jean Pépin, Mythe et allégorie, Aubier, 1958.
- Édités par Brigitte Pérez-Jean et Patricia Eichel-Lojkine, Actes du colloque international de Montpellier (10-13 janvier 2001) : « L’Allégorie, de l’Antiquité à la Renaissance », Paris, 2004, 688 p. (ISBN 27453100070) [lire en ligne] ;
- Armand Strubel, « Grant senefiance a ». Allégorie et littérature au Moyen Âge, Paris, Champion, coll. « Moyen Âge-Outils de synthèse 2 », 2002, 464 p. (ISBN 2745306146) ;
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Pierre Gaschy.
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| Pierre Gaschy | |
|---|---|
| Biographie | |
| Naissance | 26 juin 1941 Colmar (France) |
| Ordination sacerdotale | 6 juillet 1969 |
| Évêque de l'Église catholique | |
| Consécration épiscopale | 11 octobre 2009 par Mgr Raffin |
| Dernier titre ou fonction | Évêque titulaire d'Usinaza |
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| (en) Notice sur catholic-hierarchy.org | |
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Pierre Gaschy, né le 26 juin 1941 à Colmar, est un évêque catholique français, père spiritain, vicaire apostolique des îles Saint-Pierre et Miquelon depuis 2009.
Biographie
Pierre Gaschy a suivi ses études secondaires au collège épiscopal de Zillisheim dans le Haut-Rhin puis à l'école Saint-Florent à Saverne dans le Bas-Rhin.
Il entre au séminaire à Mortain dans la Manche où il effectue son premier cycle puis rejoint le séminaire de Chevilly-Larue. Il prononce ses vœux perpétuels le 14 décembre 1968 dans la Congrégation du Saint-Esprit (Spiritains) avant d'être ordonné prêtre le 6 juillet 1969.
Il a passé la première partie de son ministère sacerdotal en République centrafricaine, où après avoir exercé des charges pastorales en paroisse, il a été vicaire général du diocèse de Bambari de 1981 à 1987.
De retour en France, il occupe différents postes au sein des communautés spiritaines de l'Est de la France.
En 2006, il devient curé de la paroisse de Fameck en Moselle.
Il est nommé vicaire apostolique des îles Saint-Pierre et Miquelon le 19 juin 2009 avec le titre d'évêque titulaire (ou in partibus) d'Usinaza1. Il est consacré le 11 octobre 2009 par Mgr Raffin, évêque de Metz.
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Charles Albright.
| Charles Albright | |
|---|---|
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| Information | |
| Naissance : | 10 août 1933 Amarillo, Texas (États-Unis) |
| Condamnation : | 18 décembre 1991 |
| Sentence : | Prison à perpétuité |
| Meurtres | |
| Nombre de victimes : | 3 |
| Période : | 13 décembre 1990 - 18 mars 1991 |
| Pays : | États-Unis |
| États : | Dallas |
| Arrestation : | 22 mars 1991 |
Charles Albright, né le 10 août 1933, est un tueur en série américain de Dallas, Texas. Il fut reconnu coupable du meurtre de trois prostituées en 1991.
Jeunesse
Charles fut adopté par Delle et Fred Albright alors qu’il était dans un orphelinat. Sa mère, une enseignante, était très stricte et surprotectrice. Elle accéléra son éducation, lui permettant de sauter deux classes.
Sa carrière criminelle commence tôt. À l’âge de 13 ans il était déjà voleur et fut arrêté pour une agression. À 15 ans, il obtint son baccalauréat et alla à l’University of North Texas. À 16 ans, la police l’arrête avec de l’argent liquide provenant d’une caisse enregistreuse, deux pistolets et une carabine. Il passera une année en prison.
Il rentra ensuite à l’Arkansas State Teacher's College et entreprit des études médicales.
Il fut expulsé de l’école lorsque des objets volés sont retrouvés, il ne sera cependant pas poursuivi. Déconcerté, il falsifie des diplômes originaux et s’octroie une licence et une maîtrise.
Il épouse sa petite amie de l’université et ils ont une fille. Sa femme était enseignante. Il ne réussit pas à avoir d’emploi stable et continue à falsifier des documents. Il fut arrêté dans sa fraude alors qu’il enseignait à l’université, mais s’arrangea pour avoir une période de mise à l’épreuve. En 1965, sa femme et lui se séparent et divorcent finalement en 1974.
Albright fut arrêté après avoir volé quelques centaines de dollars de marchandise dans un magasin de matériel informatique et écope pour cela de deux années de prison. Cependant au bout de seulement six mois il était de nouveau dehors.
À cette époque il réussit à se lier d’amitié avec son voisinage, à tel point qu’il garda même les enfants de certains résidents.
En 1981, après le décès de sa mère, alors qu’il rendait visite à des amis, il agressa sexuellement leur fille de 9 ans. Il fut alors poursuivit. Il plaida coupable et n’eut qu’une mise à l’épreuve. Il déclarera plus tard qu’il était innocent mais avait plaidé coupable pour éviter la pagaille.
En 1985, Albright rencontre une femme, Dixie dans l’Arkansas. Il lui propose de venir vivre avec lui. Il ne fallut pas beaucoup de temps avant qu’elle l’entretienne financièrement.
Charles pris une carte de route très tôt un matin afin d’aller voir des prostituées sans éveiller les soupçons de sa femme.
Victimes
Le 13 décembre 1990, Marie Lou Pratt, 33 ans, une prostituée connue dans le secteur de Oak Cliff à Dallas. Son corps est retrouvé sur le dos. Elle portait juste un T-shirt. Elle reçut une balle de Magnum .44 dans la nuque. Le médecin légiste relèvera que les yeux ont été enlevés sans laisser beaucoup de traces et que le tueur est probablement parti avec.
Le 10 février 1991, Susan Peterson, une prostituée est retrouvée quasiment nue avec son T-shirt relevé au-dessus de ses seins, de la même façon que pour Pratt. Elle a reçu trois balles, une en haut du crâne, une dans le sein gauche et une dans la nuque. Une balle a transpercé le cœur et l’autre est entrée dans le cerveau. Une partie de ses cheveux est sur son torse. Son corps a été jeté dans le sud de Dallas à la limite de la ville. Une autre similarité est l’énucléation.
Le 18 mars 1991, Shirley Williams une prostituée occasionnelle est retrouvée nue, son corps sur le côté, non loin d’une école. Ses yeux ont aussi été enlevés. Elle a aussi des contusions faciales et le nez cassé. Elle a été tuée d’une balle en haut du front.
Arrestation et procès
Le 22 mars 1991 Albright est arrêté et inculpé des trois meurtres. Son procès débute le 13 décembre 1991. L’accusation a des failles dans le dossier, la seule preuve solide étant des cheveux retrouvés sur Williams et appartenant à Albright.
Le 18 décembre 1991, le jury délibère et déclare Charles Albright coupable. Il est condamné à la prison à vie pour les meurtres de Shirley Williams, Mary Lou Pratt et Susan Peterson.
Liens internes
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Académie royale des beaux-arts du Danemark.
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L'Académie royale des beaux-arts du Danemark (Det Kongelige Danske Kunstakademi) fut fondée en 1754 sous le nom d'Académie royale danoise de peinture, sculpture et architecture à Copenhague (Det Kongelige Danske Skildre-, Billedhugger- og Bygnings-Academie i Kiøbenhavn) comme présent au roi Frédéric V pour son trente-et-unième anniversaire. Une aile du Charlottenborg lui fut dévolue en tant que locaux.
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