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CHOMOLANGMA

RASPOUTINE (2).

7 Octobre 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


source Wikipédia

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Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.


Auprès de la famille impériale

La tsarine attirait autour d'elle de nombreux mystiques. Elle fut séduite par Raspoutine, d'autant plus qu'un ancien prédicateur français, qui lui avait annoncé quelques années auparavant la naissance de son fils Alexis, lui avait annoncé la venue d'un autre grand prédicateur qu'il avait nommé « Notre Ami ».

Par l'intercession de la grande-duchesse Militza et de sa sœur, la grande-duchesse Anastasia, le « staretz » est présenté à la famille impériale au grand complet, le 1er novembre 1905, où il offre à chacun de ses hôtes des icônes. Le jeune tsarévitch Alexis souffrant d'hémophilie, Raspoutine demanda à être conduit au chevet du jeune malade, lui imposa les mains, et serait parvenu ainsi à enrayer la crise et à le soulager. Selon certains, cela s'expliquerait par le simple fait que la médecine de l'époque ignorait les propriétés de l'aspirine qui était donnée au jeune malade. Ce médicament est un anticoagulant et donc un facteur aggravant de l'hémophilie. Le simple fait de balayer de la table et de jeter les « remèdes » donnés au malade — dont l'aspirine — ne pouvait qu'améliorer son état.

Le tsar et la tsarine furent séduits par les dons de guérisons de cet humble moujik qui semblait aussi avoir celui de prophétie. La tsarine Alexandra se convainquit que Raspoutine était un messager de Dieu, qu'il représentait l'union du tsar, de l'Église et du peuple et qu'il avait la capacité d'aider son fils par ses dons de guérisseur et par sa prière.

Sa réputation de guérisseur permit à Raspoutine de se rendre indispensable, et il prit très vite un ascendant considérable sur le couple impérial. Invité à de nombreuses réceptions mondaines, il fit la connaissance de nombreuses femmes riches. Raspoutine inquiète et fascine. Son regard perçant est difficile à soutenir pour ses admiratrices et beaucoup cèdent à son charme hypnotique, et le prennent pour amant et guérisseur.

L'une d'entre elles, Olga Lokhtina, épouse d'un général influent mais crédule, devint sa maîtresse, le logea chez elle et le présenta à d'autres femmes d'influence, comme Anna Vyroubova, amie et confidente de la tsarine, et Mounia Golovina, nièce du tsar. Grâce à d'habiles mises en scène, il se produit à Saint-Pétersbourg ou au palais impérial de Tsarskoie Selo, la résidence principale des tsars, dans des séances d'exorcisme et de prières. Des récits de débauches, prétendues ou avérées, commencent alors à se multiplier et à faire scandale.

En 1907, le tsarévitch Alexis, suite à des contusions, eut des hémorragies internes que les médecins n'arrivaient pas à contrôler et qui le faisaient énormément souffrir. Raspoutine fut appelé en désespoir de cause, et après avoir béni la famille impériale, il entra en prière. Au bout de dix minutes, épuisé, il se releva en disant : « Ouvre les yeux, mon fils. » Le tsarévitch se réveilla en souriant et, dès cet instant, son état s'améliora rapidement.

À partir de ce moment-là, il devint un familier de Tsarskoié Sélo, la résidence impériale, et fut chargé de veiller sur la santé des membres de la famille impériale, ce qui lui donna des entrées permanentes au palais. Il fut reçu officiellement à la Cour. Cependant, malgré la pleine confiance du tsar, il se rendit vite très impopulaire auprès de la Cour et du peuple et fut vite considéré comme leur « mauvais ange ». Il était à la fois aimé, détesté et redouté, alors qu'il ne se préoccupait pas de s'assurer une fortune personnelle, le seul luxe qu'il s'accordait étant une chemise de soie confectionnée par la tsarine Alexandra, épouse de Nicolas II, et une magnifique croix offerte aussi par l'impératrice, et qu'il portait autour du cou.

Il continuait toujours à mener une vie dissolue, de beuveries et de débauches, et il conservait ses cheveux graisseux et sa barbe emmêlée. Raspoutine organisait des fêtes dans son appartement, le sexe et l'alcool en étaient les éléments primordiaux. Il prêchait sa doctrine de rédemption par le péché parmi ces dames et elles étaient impatientes d'aller au lit avec lui pour mettre en pratique sa doctrine, ce qu'elles considéraient comme un honneur.

Raspoutine se heurta aussi, après la révolution de 1905 et le dimanche Rouge du 22 janvier de cette même année, au président du Conseil Piotr Stolypine. Nommé en juillet 1906, réformateur énergique, celui-ci voulait moderniser le vieil empire russe, en permettant aux paysans d'acquérir des terres, en organisant une meilleure répartition de l'impôt et en accordant à la Douma, le parlement russe, davantage de pouvoirs. Par une répression féroce, il endigua les vagues d'attentats, améliora le système ferroviaire et permit à la production de charbon et de fer de prendre de l'ampleur. Ce fut une telle période de progrès pour la Russie, que le leader bolchevique en exil, Vladimir Ilitch Oulianov Lénine, craignit de ne jamais pouvoir se réinstaller en Russie. Cependant, Stolypine ne comprenait pas l'influence de ce moujik mystique sur le couple impérial, tandis que Raspoutine reprochait au Premier ministre sa morgue, caractéristique de la classe des grands propriétaires terriens dont il était issu.

Lors de l'affaire des Balkans, en 1909, Raspoutine se rangea dans le parti de la paix aux côtés de la tsarine et d'Anna Vyroubova contre le reste du clan Romanov. Raspoutine pensait que l'armée impériale était sortie affaiblie de la défaite de 1905 contre le Japon et n'était pas prête à se lancer dans un nouveau conflit. Il ne put arrêter les événements, mais lorsque la France et l'Angleterre intervinrent contre la Russie, il réussit à convaincre le tsar de ne pas étendre le conflit à toute l'Europe.

Le président du Conseil Stolypine fit surveiller Raspoutine par l'Okhrana, la police secrète du Tsar. Les rapports accablèrent le staretz et, en 1911, Raspoutine fut écarté de la cour et exilé à Kiev mais, lors d'une transe, il prédit la mort prochaine du ministre : « La mort suit sa trace, la mort chevauche sur son dos. ». Il décida alors de partir en pèlerinage vers la Terre sainte, mais revint à la Cour dès la fin de l'été.

Le 14 septembre 1911, alors que Stolypine venait d'autoriser les paysans à quitter le mir, leur permettant ainsi d'accéder à la propriété individuelle de la terre, et que cette réforme était acclamée à travers toute la Russie, le Premier ministre fut assassiné par le jeune anarchiste Mordka Bogrov, à l'opéra de Kiev, en présence de toute la famille impériale, des ministres, des membres de la Douma et de Raspoutine. Cet assassinat marqua la fin des réformes sociales, alors que la situation internationale devenait instable.

Lors de l'été 1912, le tsarévitch Alexis, en déplacement en Pologne, par suite d'un accident, fut victime d'une nouvelle hémorragie interne très importante, risquant d'entraîner sa mort, et reçut même l'extrême-onction. Raspoutine, aussitôt averti, se mit en extase devant l'icône de la vierge de Kazan, et quand il se releva, épuisé, il expédia au palais le message : « N'ayez aucune crainte. Dieu a vu vos larmes et entendu vos prières. Ne vous inquiétez plus. Le Petit ne mourra pas. Ne permettez pas aux docteurs de trop l'ennuyer ». Dès la réception du télégramme, l'état de santé du tsarévitch Alexis se stabilisa et, dès le lendemain, commença à s'améliorer, l'enflure de sa jambe se résorba, et l'hémorragie interne s'arrêta. Les médecins purent bientôt le déclarer hors de danger, et même les plus hostiles au « staretz » durent convenir qu'il s'était produit là un événement quasi miraculeux.


La famille impériale

La grande guerre

Derrière le démembrement de l'Empire ottoman et la question des Balkans se mettaient en place les conditions d'une guerre mondiale. Raspoutine et ses alliés de la paix freinaient la marche de la Russie vers la guerre. Lorsque, le 28 juin 1914, l'archiduc François-Ferdinand, héritier du trône d'Autriche-Hongrie est assassiné à Sarajevo par un nationaliste serbe (Gavrilo Princip), la guerre semble devenir inévitable, d'autant plus que le lendemain, 29 juin, Raspoutine est lui-même poignardé par une mendiante, Khionia Gousseva, une ancienne prostituée, au sortir de l'église de son village sibérien. L'enquête démontra que l'ordre était venu du moine Iliodore qui lui reprochait ses croyances khlysty.

Après cet attentat et son rétablissement, l'importance de Raspoutine devint primordiale et son influence s'exerça dans tous les domaines ; il intervenait dans les carrières des généraux, dans celle des métropolites et même dans la nomination des ministres, mais la peur l'avait envahi. Il se mit à boire encore plus d'alcool, à participer à encore plus de soirées de débauche et d'orgies dans les cabarets tsiganes ; il n'était plus le staretz ascétique que tout le monde respectait. Cependant, malgré sa vie de plus en plus débauchée et son aspect de moins en moins engageant, ses conquêtes féminines furent de plus en plus nombreuses dans la haute société.

Le 1er août, l'Allemagne déclara la guerre à la Russie. Le patriotisme russe s'exalta — surtout en raison des premiers succès militaires — et Raspoutine vit sa faveur décliner. La situation militaire se détériora : hiver rigoureux, manque d'armement, d'approvisionnement, commandement indécis. Le tsar, décidé à prendre la situation en main, partit s'installer sur le front, laissant la régence à la tsarine et à son conseiller privé Raspoutine.

Ce dernier se créa alors de plus en plus d'ennemis, en particulier chez les politiques, les militaires et dans le clergé orthodoxe qui, au début, l'avait pourtant bien reçu mais que son inconduite révoltait. Les pires calomnies allaient alors se répandre en même temps que la guerre tournait au désastre. En 1916, à la Douma, la tsarine et Raspoutine furent ouvertement critiqués et accusés — la tsarine étant d'origine allemande — de faire le jeu de l'ennemi.


Louis-Ferdinand

L'assassinat de Raspoutine

Les inimitiés du clan Romanov se cristallisèrent contre lui et une conjuration aboutit à son assassinat dans la nuit du 16 au 17 décembre 1916 — 29 au 30 décembre du calendrier actuel — alors qu'il était l'invité du Prince Félix Ioussoupov époux de la grande duchesse Irina, nièce du tsar, il fut empoisonné sans aucun succès : le cyanure avait été incorporé dans une pâte à gâteau, qui fut cuit : la chaleur entraîna une réaction chimique de complexation entre le cyanure et le sucre qui le rendit inactif pendant quelque temps et ralentit fortement son effet. D'autres sources avancent qu'il aurait eu recours à un processus de mithridatisation pour se protéger contre d'éventuels complots. On pensa que l'empoisonnement avait échoué et il fut blessé de trois coups de trois pistolets différents, dont le dernier fut probablement fatal. Même si les deux premiers tireurs étaient des membres du complot — Ioussoupov et Pourichkevitch —, le troisième tireur, plus expérimenté que les deux autres, tira précisément au centre du front. Contrairement à la croyance populaire, la traînée de sang très droite laissée par son passage laisse entendre qu'il ne se serait même pas rendu dehors par lui-même. L'autopsie de son corps retrouvé 4 jours plus tard révéla cependant la présence d'eau dans ses poumons ; ce qui signifie qu'il respirait encore lorsqu'il fut jeté dans l'eau... Il fut ligoté, enfermé dans une toile, et jeté encore vivant dans un trou de glace, où il mourut noyé dans la petite Neva (Nevka). Après avoir été empoisonné, sauvagement battu et avoir reçu trois projectiles d'armes à feu, Raspoutine était mort noyé ! Plusieurs personnes ayant eu vent de la nouvelle vinrent récolter l'eau dans laquelle Raspoutine fut trouvé mort. Ils espéraient ainsi recueillir un peu de son pouvoir mystérieux.

Parmi les principaux conjurés, se trouvaient le Grand-duc Dimitri Pavlovitch, cousin du tsar Nicolas II, le député d'extrême droite Vladimir Pourichkevitch, l'officier Soukhotine, le docteur Lazovert, et le prince Félix Ioussoupov, chez qui fut commis l'assassinat et dont il publia, en 1927, le récit détaillé mais un peu arrangé — voir le livre La fin de Raspoutine par le prince Youssoupov.

Il fut retrouvé le 1er janvier 1917 et inhumé le 3 janvier — 22 décembre du calendrier russe — dans une chapelle en construction, près du palais de Tsarskoïe Selo, la résidence de la famille impériale.

Raspoutine avait fait une prédiction au Tsar : « Je mourrai dans des souffrances atroces. Après ma mort, mon corps n'aura point de repos. Puis tu perdras ta couronne. Toi et ton fils vous serez massacrés ainsi que toute la famille. Après le déluge terrible passera sur la Russie. Et elle tombera entre les mains du Diable. ».

Le 27 février 1917, le député Alexandre Kerenski défia le gouvernement et le tsar : « Pour éviter la catastrophe, le tsar doit être déposé, et par des méthodes terroristes s'il n'en existe pas d'autres ». À partir du 9 mars, la foule envahit les rues, et la première fusillade se produisit au Palais Nevsky, la révolution commençait, et le 15 mars le tsar abdiqua en faveur de son frère, le grand-duc Michel, qui fut, durant une seule journée, le dernier tsar de la dynastie des Romanov.

Au soir du 22 mars, sur ordre du Gouvernement révolutionnaire, le corps de Raspoutine fut exhumé et brûlé et ses cendres furent dispersées dans les forêts environnantes. Mais, selon la légende, seul le cercueil brûla, le corps de Raspoutine restant intact sous les flammes.

Comme il l'avait prédit, la famille impériale ne survécut pas à son assassinat, la révolution bolchévique obligea le tsar Nicolas II à abdiquer dès le mois de mars suivant, puis toute la famille fut massacrée dans les caves de la villa Ipatiev, à Iekaterinbourg, dans la nuit du 16 au 17 juillet 1918.


Le grand-duc Dmitri Pavlovitch de Russie

La légende

Après 1917, son image a été largement utilisée par la propagande bolchévique pour symboliser la déchéance morale de l'ancien régime honni. Puis fut reprise, déformée, amplifiée, dès 1917, par la littérature puis, à partir de 1928, par le cinéma et la télévision, qui en ont fait l'exploitation à la limite du fantastique et de l'érotisme. Un pénis momifié de 30 cm qui serait le sien, est conservé et exposé au Musée de l'érotisme de Saint-Pétersbourg. Mais, comme cité dans Secrets d' Histoire, présenté par Stéphane Bern, il est très peu probable que celui-ci soit d'origine humaine. Car après l'enterrement de Raspoutine, ses restes furent brûlés pour empêcher toute personne de rendre un culte sur sa tombe.

Au cours des années, Raspoutine est finalement devenu un mythe, (certains pensant même qu'il était une créature mi-humaine mi-démoniaque) servant de prétexte à beaucoup de dirigeants politiques russes et européens de s'exonérer de leurs propres responsabilités dans les événements tragiques survenus en Russie. Ainsi, l'ombre de Raspoutine a servi à occulter bien des trahisons et des iniquités.

Citations de Raspoutine

  • « La mer est immense, mais la conscience est encore plus grande. La conscience humaine est sans limites et tous les philosophes réunis ne peuvent la comprendre. »
  • « Pourquoi y a-t-il maintenant tant de religions ? Parce que dans l'Église il n'y a plus l'esprit, mais uniquement des mots. Voici pourquoi l'Église est vide. » "L'Esprit" est toujours pris comme l'adversaire esprit du mal.
  • « L'honnêteté est comme l'onde sur l'eau. Si les ondes de la mer arrivent à se calmer, l'honnêteté, elle, se calme uniquement par une bonne action. »
  • « La foi fleurit sans printemps sur les justes. »

 

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L
<br /> <br /> Bonsoir, ça y est, j'en aie marre, je redémarre mon blog, je viens de mettre une poésie et si quelque chose cloche, en<br /> te baladant chez moi, à tous niveaux, j'aimerais que tus m'en parle, ce serais sympa! par contre je peux venir chez toi parce que tu es dans mes liens, mais quand je clique sur ton nom,<br /> impossible! il faut que tu regardes cela de plus près, car les gens qui ne t'ont pas dans leurs liens ne peuvent pas y aller! à bientôt, amitié lucye@<br /> <br /> <br /> la musique que j'entends est très belle, peut- tus me dire comment me la procurer, merci, si tu étais dans messenger, tu pourrais me l'envoyer, ce serais trop beau! j'ai des souvenirs de cette<br /> musique<br /> <br /> <br /> <br />
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I
<br />                                 <br /> <br /> <br />                                         Je<br /> te souhaite un bon après-midi<br />                                             <br /> ensoleillé bien sûr, bisous<br /> <br />                                <br /> <br />          <br /> <br /> <br />
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