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CHOMOLANGMA

L'OURS (2).

21 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


source Wikipédia

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Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.


Les territoires

Des lois ont été votées dans beaucoup de parties du monde pour protéger les ours des chasseurs ou empêcher la destruction de leur habitat, mais elles ne sont pas toujours respectées ou mises en œuvre. En France, le Parc national des Pyrénées n'a pas été créé sur un territoire vraiment idéal pour les ours, mais là où les promoteurs, bergers et forestiers ont jugé qu'il serait le moins gênant pour eux. Aucune population viable d'ours ne s'y est donc jamais spontanément et durablement installée.


L'ours a besoin d'un vaste territoire à haut degré de naturalité tel que celui-ci, peint par le Russe Ivan Chichkine en 1886. Ce type de milieu devient de plus en plus rare en Europe et régresse en Sibérie, Amérique du Nord. Dans les forêts secondaires proches de zones urbaines ou de zones d'agriculture, même extensive, l'ours est sans cesse effrayé ou chassé. Les parcs nationaux lui convenant en Europe sont rares.

En Europe

Nos ancêtres sont entrés en conflit avec l'ours, prédateur et rival direct, dès la Préhistoire. Si l'élimination de l'ours des cavernes par l'homme à la fin de la dernière glaciation n'est pas prouvée (des facteurs climatiques et génétiques ayant vraisemblablement entraîné l'extinction de l'espèce), l'ours a été intensivement chassé, pour défendre le bétail, pour sa chair ou le "sport" (le moine Abélard a signé un document interdisant à ses moines de chasser l'ours plus de deux jours par semaine, et un menu précise que 300 oursons farcis ont été servis à un seul banquet donné par Le roi Louis XIV). Une autre cause du déclin de l'ours en Europe a été celui de son habitat, qui s'est accéléré au XVIIe siècle puis XIXe siècle ; dans son encyclopédie, Les Merveilles de la nature, parue en 1868, Alfred Brehm a écrit : « Les beaux temps de l'ours sont passés. L'espèce ne peut plus demeurer que dans les lieux que l'homme n'a pas encore envahis. (...) L'extension toujours croissante de l'homme sur la terre chasse l'ours et finira par le détruire complètement dans l'Europe centrale et méridionale ». Aujourd'hui leur territoire s'est considérablement réduit, du moins en Europe de l'Ouest avec quelques uns dans les Pyrénées, une centaine en Espagne, en Italie dans les Abruzzes et une trentaine en Autriche. Il est encore relativement nombreux dans les forêts de Scandinavie, les Carpates, les Balkans et la Russie d'Europe (la population de ces quatre régions regroupe environ 12000 animaux, soit l'essentiel de la population européenne).


La chasse puis la disparition de leurs habitats ont été les premières causes de disparition des ours européens d'une grande partie de leur aire de répartition. Les conflits de cohabitation avec certains bergers dans certains pays comme la France constituent un problème persistant, comme pour le loup.

Dans les Pyrénées françaises la dernière ourse de souche, Cannelle a été abattue par un chasseur en 2004, ce qui a provoqué une vague de protestations et d'indignation de la part d'associations écologiques et de défense des animaux (SPA, WWF, Pays de l'Ours - Adet, Ferus). Alors que l'espèce disparaissait, quelques ours en provenance de Slovénie ont été réintroduits, soulevant une controverse notamment chez les bergers. La première ourse introduite, Palouma, a été retrouvée morte en août 2006 au bas d'une barre rocheuse à 2100 m d'altitude. Une deuxième ourse introduite, Franska, a été tuée par une voiture le 9 août 2007. Bien que les sondages montrent qu'une large majorité de la population est favorable au maintient de populations ursines en France, l'espèce est toujours au bord de l'extinction dans ce pays qui abritait encore plusieurs centaines d'ours au milieu du XXe siècle.

En Roumanie, des sociétés de chasse offrent la possibilité d'abattre un ours pour un peu plus d'un millier d'euros au cours de « safaris » controversés par les militants de la cause animale qui arguent que même quand un ours pose problème (par ce qu'il s'est habitué à l'homme par exemple), on peut l'endormir ou le piéger sans souffrance et sans le stress occasionné par les battues ou les chasses traditionnelles. Un nouveau tourisme naturaliste d'observation du loup, de l'ours, du lynx ou du castor se développe, mais qui n'a pas assez de reconnaissance pour induire une véritable protection des habitats de ces espèces.

En Asie et Amérique du Nord

L'ours brun reste encore assez abondant en Sibérie (120 000 animaux dans les années 2000) et en Amérique du Nord (environ 50 000), surtout en Alaska et au Canada, sous la forme dite de l'ours grizzly, qui n'est qu'une forme géante de l'ours brun). Plus au sud, des populations se rencontrent au Proche-Orient, dans l'Himalaya, au Japon (environ 3 000 animaux sur l'île d'Hokkaido) et dans l'Ouest des États-Unis.


Ours Brun de Whistler, Colombie Britannique, Canada

Captivité

Sans avoir de dates précises, on peut signaler la présence d'un ours "domestique" -dont les dents présentent des indices de liens- en grotte à Sassenage (Isère).

Des ours ont été gardés dans des ménageries de princes ou de saltimbanques en Europe et Asie. Le dressage d'ours était très populaire, et continue à se perpétuer jusqu'à nos jours ; ces spectacles sont de plus en plus controversés eu égard à la souffrance des animaux, dressés dans des conditions violentes (à l'aide de fouets, tisons enflammés, etc...), et certains pays (comme la Turquie, la Grèce ou la Bulgarie, mais pas la France à ce jour) ont interdit l'exhibition d'ours "savants".

Les ours sont aussi des hôtes fréquents des zoos; toutefois, il est devenu très rare que des animaux soient prélevés dans la nature pour peupler de tels établissements (la reproduction des ours en captivité est très aisée, du moins chez l'ours brun), et leurs conditions de vie se sont souvent améliorées depuis une vingtaine d'années. Les ours sont progressivement retirés des fosses archaïques comme celles du Jardin des Plantes à Paris, et ils sont de plus en plus souvent présentés dans de grands parcs boisés qui leur offrent des conditions de vie un peu plus proches de la nature (par exemple Thoiry, le CERZA, le Parc animalier de Sainte-Croix, etc.) ; il est significatif de noter que les ours recouvrent alors fréquemment des comportements "naturels" comme la léthargie hivernale.

Menaces

En 2007, six des huit espèces reconnues par l'IUCN sont menacées. Les ours sauvages sont principalement menacés par la perte de leur habitat mais aussi plus directement par la chasse, principalement liée au commerce international illicite de leur fourrure, griffes mais aussi leur vésicule biliaire. Ces dernières sont utilisées dans la pharmacopée traditionnelle chinoise. Certains élevages d'ours asiatiques existent, les conditions d'extraction est alors soumise à controverse.


Représentation traditionnelle de l'ours souriant dans une méthode de dessin pour enfants (par Philippe Legendre-Kvater).


L'ours est présent dans de nombreux mythes et légendes, et il a donné son nom à deux constellations (Grande ourse et Petite Ourse)

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