NICOLAS SARKOZY (3).
Des médias de gauche (Télérama, Libération, Les Inrockuptibles, Marianne et Le Nouvel Observateur) soulignent le peu de considération que manifesterait Nicolas Sarkozy à l'égard de la culture et des arts. Christophe Girard, adjoint chargé de la culture à la Mairie de Paris, affirme que le Président « n’a pas du tout la culture de François Mitterrand ou Valéry Giscard d’Estaing [...] Nicolas Sarkozy a une culture plutôt axée télé et presse people ». Le 26 janvier 2006, lors d'une convention UMP, Nicolas Sarkozy déclare : « Il faut que la direction des médias, le ministère de la Culture et celui de l’Éducation nationale, travaillent réellement ensemble au service d’un même objectif. » Cette phrase est alors interprétée comme la possible remise en cause du ministère de la Culture ou de sa rétrogradation en secrétariat d'État dans une fusion avec le ministère de l'Éducation nationale. Le 18 janvier 2007, le ministre de la Culture en poste, Renaud Donnedieu de Vabres souhaite préciser la pensée du candidat en déclarant : « Je tiens à vous confirmer très clairement, après m’en être entretenu avec Nicolas Sarkozy, que la nécessité de renforcer les liens entre la culture et l’éducation nationale implique un renforcement du ministère de la Culture, qu’il n’est pas question de supprimer, mais, bien au contraire, de soutenir dans son ambition au service de tous les Français ». Le 15 février, Le Monde précise que l’équipe de Nicolas Sarkozy réfléchissait à « un pôle éducation-culture avec deux ministres de plein exercice ». La rumeur de suppression pousse cependant plusieurs artistes, dont de nombreux cinéastes comme Costa-Gavras, Bertrand Tavernier ou Jean-Claude Carrière, à publier dans Le Monde une tribune intitulée « Ne supprimez pas le ministère de la Culture ». La SACD se mobilise également en plaidant auprès du candidat le nécessaire maintien du Ministère.
Le 23 février 2006 à Lyon, Nicolas Sarkozy s'interroge sur la nécessité de donner à étudier La Princesse de Clèves aux fonctionnaires de catégorie B. Il répète ses propos le 20 avril 2007, après avoir raillé l'architecture de la Cité de la mode et du design, en face du ministère des Finances, à Bercy. En réaction à ses propos, le cinéaste Christophe Honoré tourne son long-métrage, La Belle Personne, afin « d'apporter un démenti en forme de film ». En février 2009 , les enseignants-chercheurs ainsi que des étudiants organisent un marathon de lecture du roman devant le Panthéon de Paris.
Le 2 février 2009, Nicolas Sarkozy annonce la création du Conseil de la création artistique, qu'il préside avec Christine Albanel, Marin Karmitz étant nommé délégué général. Les Cahiers du cinéma voit en cette organisation la manière d'infliger un sévère camouflet au ministère de la Culture, alors que le ministère fête ses 50 ans d'existence.
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Relation avec les électeurs du Front national
Nicolas Sarkozy a à plusieurs reprises, et ce depuis 1998, rappelé son intention de récupérer les électeurs du Front national. Nicolas Sarkozy dénonce parallèlement les positions du Front national, comme lors de son débat avec Jean-Marie Le Pen lors de l'émission 100 minutes pour convaincre, diffusé sur France 2, où il affirme son opposition avec les « idées d'extrême-droite ». Des personnalités politiques de l'opposition lui reprochent de vouloir s'attirer l'électorat du Front national. Ainsi, Jack Lang affirme que « Nicolas Sarkozy est un républicain, à la différence de Le Pen » mais parle de « dérive « paraxénophobe » ». De la même façon, Act Up ou les Guignols de l'info présentent médiatiquement l'ex-ministre de l'Intérieur et Jean-Marie Le Pen sur un pied d'égalité. Ainsi, en janvier 2006, l'association Act Up publie des affiches comportant la photographie de Nicolas Sarkozy et le slogan « Votez Le Pen ».
- Reprise de points du programme du Front national
Le collectif Ré-So, qui s'affiche publiquement contre Nicolas Sarkozy, estime dans un article que plusieurs points du programme du Front national ont déjà été appliqués par Nicolas Sarkozy lors de ses mandats ministériels. Il s'agit de points comme la coopération étroite entre la police et la justice, la facilitation des contrôles d'identité, l'instauration d'une période probatoire pour tous les mariages mixtes et l'expulsion effective des immigrés clandestins. Certaines de ces mesures étaient déjà effectives mais ont été renforcées.
Certaines autres de ses mesures et positions sont critiquées par Jean-Marie Le Pen : réforme de la double peine, prise de position en faveur de la discrimination positive, du financement public de mosquées et de quotas d'immigration, positions que le Front national combat. Nicolas Sarkozy s'est également prononcé en faveur du droit de vote des résidents étrangers, en situation régulière et présents depuis au moins dix ans sur le territoire français, aux élections locales. Il a par ailleurs encouragé la nomination d'un « préfet musulman », Aïssa Dermouche, nommé préfet du Jura.
Le pourcentage de votes pour l'extrême droite a ainsi reculé, pour la première fois dans une élection présidentielle depuis 1988, de 19,20 % (FN+MNR) en 2002 à 10,44 % (FN uniquement) en 2007. Françoise Fressoz dans Les Échos observe qu'« on le doit en partie à la stratégie du président de l'UMP ».

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Laïcité
Le 20 décembre 2007, recevant le titre de chanoine honoraire de Saint-Jean-de-Latran, attaché à la fonction présidentielle, il prononce un discours où il fait référence à la récente encyclique Spe Salvi, rappelle les liens qui unissent la France et le Saint-Siège et souhaite une laïcité moins rigide selon lui, qu'il appelle « laïcité positive ». Nicolas Sarkozy déclare : « Dieu est dans le cœur de tous les hommes. » Il affirme aussi que « dans la transmission des valeurs et dans l'apprentissage de la différence entre le bien et le mal, l'instituteur ne pourra jamais remplacer le curé ou le pasteur ». Concernant la citoyenneté des catholiques, dans ce discours, il apparaît que Nicolas Sarkozy s'appuie notamment sur l'historien Jean Sévillia.
Certaines personnalités politiques telles que François Bayrou ou Corinne Lepage s'en émeuvent, indiquant que ce discours parlant de « laïcité positive » ouvrait la voie au communautarisme. Une autre opposition se fait entendre. En effet, le Grand Orient de France a invité le président en loge pour discuter de ce concept de laïcité positive inacceptable aux yeux des Francs-maçons.
L'ancien préfet Jean-Charles Marchiani, condamné en mars 2007 à trois ans de prison pour corruption, a bénéficié d'une réduction de peine de six mois accordée le 23 décembre 2008. Cette décision discrétionnaire est contestée, car à l'inverse des 26 autres grâces de la même décision, la sienne n'a pas été formulée sur proposition des services du ministère de la Justice pour comportement méritant, le porte-parole du PS Benoît Hamon y voyant une « nouvelle illustration d'une dérive du fonctionnement des institutions et de la pratique présidentielle ». Après s'être engagé à supprimer le droit de grâce collectif, Nicolas Sarkozy avait laissé la révision constitutionnelle de 2008 maintenir les grâces individuelles via l'article 17 et Charles Pasqua a admis être intervenu auprès du président pour obtenir cette grâce.
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Synthèse des fonctions et mandats
- 1979 - 1981 : président du comité national des jeunes en soutien à Jacques Chirac pour l'élection présidentielle de 1981
- 1978 - 1979 : délégué national des jeunes du Rassemblement pour la République (RPR)
- 1977 - XXXX : membre du comité central du RPR
- 1989 - XXXX : secrétaire national du RPR, chargé de l'Animation, de la Jeunesse et de la Formation et codirecteur de la liste d'union pour les élections européennes
- 1988 - XXXX : secrétaire national du RPR, chargé de la Jeunesse et de la Formation
- 1992 - 1993 : secrétaire général-adjoint du RPR, chargé des fédérations
- 1995 - 1997 : directeur de campagne et porte-parole d'Édouard Balladur pour l'élection présidentielle de 1995 - porte-parole du RPR
- 6 février 1998 - 19 avril 1999 : secrétaire général du RPR
- avril 1999 - octobre 1999 : président par intérim du RPR - tête de la liste RPR-DL pour les élections européennes de juin
- 3 mai 2000 : élu président du comité départemental du RPR des Hauts-de-Seine
- 28 novembre 2004 - 14 mai 2007 : président de l'Union pour un mouvement populaire (UMP)
- 1977 - 2007 : conseiller municipal de Neuilly-sur-Seine
- 1986 - 1988 : vice-président du conseil général des Hauts-de-Seine, chargé de l'Enseignement de la culture
- 1985 - 1988 : conseiller général des Hauts-de-Seine pour le canton de Neuilly-sur-Seine-Nord
- 29 avril 1983 - 7 mai 2002 : maire de Neuilly-sur-Seine (puis adjoint « hors rang »)
- 1983 - 1988 : conseiller régional d'Île-de-France
- 2004 - 2007 : conseiller général des Hauts-de-Seine pour le canton de Neuilly-sur-Seine-Nord
- 1er avril 2004 - 14 mai 2007 : président du conseil général des Hauts-de-Seine (démission après son élection à la présidence de la République)
- Député à l'Assemblée nationale
- Député des Hauts-de-Seine (6e circonscription des Hauts-de-Seine) :
- mars 1988 - mars 1993 : élu avec 67,35 % des voix au premier tour
- mars 1993 - avril 1993 : réélu avec 64,90 % des voix au premier tour. Il est remplacé par son suppléant en avril 1993, après sa nomination comme ministre du Budget.
- septembre 1995 - mai 1997 : réélu après la démission de son suppléant
- mai 1997 - juin 2002 : réélu avec 56,23 % des voix au premier tour
- juin 2002 - juillet 2002 : réélu avec 68,78 % des voix au premier tour (remplacé par sa suppléante, Joëlle Ceccaldi-Raynaud, après sa nomination au ministère de l'Intérieur)
- 13 mars 2005 - mai 2007 : réélu, après la démission de sa suppléante, au premier tour, avec 70 % des suffrages exprimés
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- Député français au Parlement européen :
- élu le 13 juin 1999, sur le quota réservé à la liste « Union pour l'Europe, l'opposition unie avec le RPR et Démocratie libérale », dont il était tête de liste. En raison de la loi sur le cumul des mandats, il choisit de démissionner de son mandat de député européen, ce qui a entraîné, en remplacement, la nomination de Brice Hortefeux.
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Carrière ministérielle
- Ministre :
- 29 mars 1993 - 16 mai 1995 : ministre du Budget du gouvernement Balladur
- 29 mars 1993 - 19 janvier 1995 : porte-parole du gouvernement du gouvernement Balladur
- 19 juillet 1994 - 16 mai 1995 : ministre de la Communication du gouvernement Balladur
- 7 mai 2002 - 30 mars 2004 : ministre de l'Intérieur, de la Sécurité intérieure et des Libertés locales dans les premier et deuxième gouvernements Raffarin
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- Ministre d'État :
- 31 mars - 29 novembre 2004 : ministre d'État, ministre de l'Économie, des Finances et de l'Industrie dans le troisième gouvernement Raffarin
- 31 mai 2005 - 26 mars 2007, ministre d'État, ministre de l'Intérieur et de l’Aménagement du territoire dans le gouvernement Villepin
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Présidence de la République
- 6 mai 2007 : élu président de la République au second tour de l'élection présidentielle
- 16 mai 2007 : succède à Jacques Chirac en prenant officiellement ses fonctions de président de la République et de Coprince d'Andorre
- 17 mai 2007 : nomme François Fillon, son conseiller politique, au poste de Premier ministre (voir premier gouvernement François Fillon)
- 18 juin 2007 : François Fillon lui remet la démission de son gouvernement. Nicolas Sarkozy le charge alors de recréer un gouvernement dont il sera à la tête (voir second gouvernement François Fillon)
- 30 juin 2008 - 1er janvier 2009 : président du Conseil européen
Distinctions et décorations
- Grand-croix de la Légion d'Honneur en 2007 (Chevalier en 2004)
- Grand-Croix de l'ordre national du Mérite en 2007
- Commandeur de l'ordre de Léopold (Belgique) en 2004
- Médaille du RAID pour son rôle lors de l'affaire de la maternelle de Neuilly
- Prix Orwell 2005 pour l'« ensemble de son œuvre », décerné par Privacy International.
- Prix Iznogoud 1999
- En tant que président de la République :
- Coprince d'Andorre
- Grand maître de la Légion d'honneur
- Chanoine d'Honneur de l'Archibasilique Saint-Jean de Latran, titre décerné aux plus hauts dirigeants français, rois y compris, depuis Henri IV, au Vatican.
Source Wikipédia
LIEN historique & auteurs
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