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CHOMOLANGMA

Politique des États-Unis.

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Politique des États-Unis
Cet article fait partie de la série sur la
politique des États-Unis,
sous-série sur la politique.
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Cet article concerne la politique des États-Unis. Après avoir donné un rappel institutionnel, il s'attache à en décrire la politique générale indépendamment des administrations successives. Les États-Unis sont une république fédérale et présidentielle.




Principes généraux

 

 

Le système politique des États-Unis repose sur trois principes fondamentaux : la République, la démocratie et le fédéralisme. Il est défini par la constitution de 1787 et ses amendements.

République

La création des États-Unis d'Amérique à la fin du XVIIIe siècle eut lieu dans le contexte de la guerre d'indépendance contre le régime monarchique de la métropole britannique.

Démocratie
  • Le pouvoir du peuple souverain :
    • Les conditions du droit de vote : pour pouvoir voter aux États-Unis, il faut avoir la nationalité américaine, avoir plus de 18 ans1 et disposer de ses droits civiques. Le suffrage est universel direct pour les représentants, indirect pour l’élection présidentielle (système des Grands électeurs). L'abstention est calculée par rapport à tous les électeurs potentiels et pas seulement par rapport aux inscrits sur les listes électorales, comme c'est le cas en France2.
    • Les intérêts particuliers sont représentés par toutes sortes de lobbies allant de la défense de l'environnement au port des armes (National Rifle Association).
    • Le financement des campagnes : il existe un financement public pour la campagne présidentielle, contrôlé par la commission électorale fédérale.
  • Séparation des pouvoirs : elle est garantie par la Constitution et son application est très stricte. On peut la résumer ainsi; le Congrès crée les lois, le Président les exécute, la Cour Suprême les interprète. Le Président peut imposer son veto contre une nouvelle loi, mais le Congrès peut passer outre si plus des deux-tiers de chaque chambre la soutiennent; il peut aussi nommer les juges de la Cour Suprême et divers ministres, mais le Sénat doit d'abord les approuver. La Chambre des représentants a le pouvoir d'impeachment (mise en accusation), dont le Sénat a le pouvoir de juger, qui leur permet de destituer le Président de ses fonctions; en 1974, sous la menace de cette procédure, le président Richard Nixon préfère démissionner. La Cour Suprême peut déclarer certaines lois contraires a la Constitution, mais le Congrès (deux-tiers de chaque chambre) peut passer de nouveaux amendements a la Constitution avec trois-quarts des législatures d'états divers pour les rendre légales.
  • Contre-pouvoirs : il existe des commissions parlementaires3 qui ont le pouvoir d'enquêter sur les actes des hommes politiques. Ces commissions sont composées de membres des deux principaux partis du pays. Elles possèdent des moyens financiers importants et peuvent entendre des responsables de haut rang, qui témoignent sous serment et en public4. En mai 2004, le secrétaire à la Défense Donald Rumsfeld a été entendu pendant plus de six heures5 devant une commission de sénateurs puis de députés pour répondre du scandale de la prison d'Abu Ghraib. La personne entendue doit répondre à toutes les questions sous peine d'être accusé d'outrage au congrès (contempt of Congress) et se retrouver en prison.
  • Indépendance de la justice et importance du droit
  • Respect des minorités par les libertés
  • Presse indépendante et critique : La liberté de la presse est garantie par le premier amendement de la Constitution des États-Unis; le scandale du Watergate a été révélé par deux journalistes du Washington Post et a abouti à la démission du président de l'époque, l'accès aux sources est censée être restreinte pendant les périodes de guerre6. Les journaux américains savent faire leur autocritique : en juin 2004, le New York Times a publié un éditorial dans lequel la rédaction reconnaît avoir diffusé des informations sans les vérifier suffisamment, et même des nouvelles fausses en faisant confiance aux informations fournies par l'administration du président George Walker Bush dans le cadre de la préparation de la guerre contre l'Irak du printemps 2003.
État fédéral

Pouvoir exécutif

Le pouvoir exécutif fédéral est composé du président et de son gouvernement (le terme américain administration est aussi utilisé) composé de secrétaires (équivalent de ministre, qui sont chacun chargés d'un département (un ministère)). Il est aidé par divers conseillers (celui à la sécurité nationale joue en général un rôle majeur parmi ceux-ci) et organismes notamment le PFIAB pour les affaires de renseignement.

Gouvernement Bill Clinton (1993- 2001)
Article détaillé : Administration Clinton.
Gouvernements George W. Bush I (2001-2005) et George W. Bush II (2005-2009)
Article détaillé : Administration Bush.
Gouvernement Barack Obama (2009-2017)
Article détaillé : Administration Obama.

Pouvoir législatif

Le Capitole des États-Unis, Washington D.C., États-Unis.

 

 

 

 

 

 

Le pouvoir législatif fédéral est bicaméral. Il est représenté par le Congrès des États-Unis, qui est composé :

(à ne pas confondre avec les assemblées législatives de chacun des cinquante États)

En cas de désaccord sur un texte législatif entre les deux Chambres, celles-ci mettent en place un Comité de conférence du Congrès.

Pouvoir judiciaire

Article détaillé : Droit aux États-Unis.

Le pouvoir judiciaire américain est divisé entre son organisation fédérale, à la tête de laquelle se trouve la Cour suprême, et les systèmes propres à chaque État. Les juges de 39 des États fédérés sont élus7. Le financement de ces campagnes électorales a atteint un total de 168 millions de dollars de 2000 à 2007, près du double que pendant les années 19907. La Cour suprême a jugé en juin 2009 que cela pouvait conduire à des conflits d'intérêt 7.

Partis politiques

Évolution des différents partis de 1824 à 2005 en pourcentage des suffrages exprimés :
Jaune=Démocrates.
Violet=Républicains Nationnaux, Whigs, Américains, Union Constitutionnelle
Bleu=Républicains (1856-)
Vert=Progressistes ( T. Roosevelt 1912, LaFollette 1924, H. Wallace 1948)
Marron=Sudistes ( Breckinridge 1860, Thurmond 1948(??), Non-engagés de 1960, G. Wallace )
Gris=autres ( dont Populistes, Socialistes, Anderson 1980, Perot 1992... )

 

 

 

 

 

 

Il existe aujourd'hui deux principaux partis, qui alternent à la présidence depuis 1853 :

 

 

  • Parti démocrate Democratic Party (présente des candidats à partir des élections de 1830)
  • Parti républicain Republican Party (présente des candidats à partir des élections de 1860).

Dans l'espace politique américain, le Parti Démocrate est libéral (au sens américain ie de gauche, progressiste) et le Parti Républicain, conservateur.
Ces termes ont une connotation idiomatique, l'origine étant à chercher dans l'histoire du pays : Après l'entrée en vigueur de la Constitution de 1787 -qui ne prévoit pas l'existence de partis politiques-, les premiers clivages interviennent à l'occasion des débats autour de la Constitution. Pour une partie des constituants, l'Etat doit être fort et ne laisser aux états fédérés que des compétences secondaires. À l'inverse, un second courant regarde avec défiance cette hégémonie centralisatrice et reçoit le nom de "parti démocrate". À l'époque, cette appellation était censée marquer la démagogie de ce parti.
La véritable structuration du paysage politique nait à l'occasion de la guerre de Sécession. En 1854, pour s'opposer au "Nebraska-Kansas Act", loi pro-esclavage promulguée par les états du sud, émerge un nouveau parti, "républicain", porté par A. Lincoln. À la fin de la guerre civile, le parti républicain victorieux se donne pour symbole l'éléphant et l'appellation "Grand Old Party" (abrégé G.O.P.). Les républicains profitèrent de l'occasion pour affubler le parti démocrate, à l'origine de la trop grande autonomie conférée aux États, d'un symbole volontairement infamant, l'âne.
On peut résumer leurs différences en disant que les Démocrates sont relativement interventionnistes sur le plan économique et libéraux sur le plan social; les Républicains, libéraux sur le plan économique et conservateurs sur le plan social, même si, comme on l'a vu, imaginer une fracture idéologique entre partis républicain et démocrate est un contresens. D'une façon plus approfondie, on trouve chez;

  • Les Démocrates;
    • en politique extérieure, une approche multilatérale, fondée sur l'entente avec les alliés des États-Unis et si possible des institutions internationales comme l'ONU et la Cour pénale internationale.
    • en politique économique, une approche plus interventionniste, mais celle-ci est généralement fondée sur la régulation du secteur privé, plutôt que la nationalisation, et se distingue ainsi du socialisme. Cependant, certains services demeurent publics, notamment la sécurité sociale. Depuis des années, les Démocrates poussent aussi pour que les soins de santé soient garantis par le gouvernement.
    • en politique sociale, une approche individualiste et libérale, dont voici quelques positions;
      • soutien au droit a l'avortement.
      • soutien aux programmes d'affirmative action pour aider les minorités ethniques pauvres dont les noirs ou les latinos.
      • soutien aux ouvriers et aux syndicats.
      • soutien a la protection de l'environnement.
      • plus de droits pour les homosexuels.
      • séparation de la religion et de l'État.
  • Les Républicains;
    • en politique extérieure, un penchant isolationniste, une défiance des organisations internationales. En temps de guerre, les Républicains préfèrent dépendre de coalitions rassemblées pour l'occasion (coalition of the willing) que d'institutions internationales comme l'ONU.
    • en politique économique, une approche plus libérale, partisan de baisse des impôts et d'un État plus réduit. Le gouvernement doit aussi limiter la dépendance du peuple sur le gouvernement; les services actuellement privés tels que les soins de santé devraient le rester.
    • en matière sociale, une approche plutôt conservatrice, dont les positions suivantes;
      • opposition au droit a l'avortement, pour protéger la vie du fœtus.
      • opposition a l'affirmative action, pour ne pas prolonger les différences raciales.
      • soutien aux entreprises et au secteur privé plutôt qu'aux syndicats[réf. souhaitée].
      • une défiance, moins marquée depuis quelques ans, aux législations pour l'environnement.
      • attachement aux valeurs traditionnelles du pays. Ceci peut s'exprimer par une opposition aux revendications des homosexuels, une opposition au darwinisme et autres théories scientifiques qui contrediraient leur croyance.

Parmi les partis mineurs, on trouve :

Partis disparus (ayant présenté des candidats à plusieurs élections) :

Éléments récurrents de la politique américaine

Politique relative à la Constitution
État fédéral et États constitutifs
Bâtiment de la Cour suprême.

 

 

 

 

Les États-Unis d'Amérique sont une fédération d'États (cinquante aujourd'hui). Chacun de ces États dispose d'une autonomie très importante dans les domaines sociaux, culturels, éducatifs, économiques, judiciaires etc. Le gouvernement fédéral est souverain quant à la politique extérieure et à la défense ainsi que dans les relations économiques entre les États.

Le pouvoir législatif des assemblées nationales est très limité par les droits individuels des États. Le gouvernement ne peut que définir des orientations, rarement imposer sa politique.

Droits civiques

Le Mouvement des droits civiques aux États-Unis (civil rights movement) se réfère principalement à la lutte des Noirs américains pour l'obtention et la jouissance de leurs droits civiques. Si on peut considérer, dans un sens large, qu'il se réfère à toute lutte pour les droits civiques aux États-Unis, en particulier depuis la fin de la Guerre de Sécession (1861-1865) et jusqu'à aujourd'hui, et comprenant donc l'American Indian Movement, le Chicano Movement, le Black Panther Party, le Black Feminism, la Gay Liberation movement, etc., on entend habituellement par cette expression les luttes menées entre 1945 et 1970 afin de mettre un terme à la ségrégation raciale, en particulier dans les États du Sud. Il s'agissait principalement d'un mouvement non-violent afin d'accorder l'égalité des droits politiques à tout citoyen Américain. Symbolisé par la figure emblématique de Martin Luther King, un pasteur protestant noir, le mouvement des droits civiques a eu une influence durable sur la société américaine, à la fois dans les tactiques employées par les mouvements sociaux, la transformation durable du statut des Noirs américains, et l'exposition publique d'un racisme persistant au sein de la société, en particulier, mais pas seulement, au Sud. Le terme lutte pour les droits civiques est plus spécifiquement utilisé pour désigner la période qui commence en 1955 avec le boycott des bus de Montgomery, en Alabama (ou les Noirs demandaient à avoir accès aux même places assises que les blancs), et qui se termine en 1964 avec le Civil Rights Act, loi qui interdit toute forme de discrimination dans les lieux publics et en 1965 avec le Voting Rights Act qui supprime les examens et autres impôts pour devenir électeur aux États-Unis. Le Mouvement des droits civiques était composé d'un grand nombre de groupes divers. Au cours de la première partie du xxe siècle, certains mouvements, tels l'Universal Negro Improvement Association de Marcus Garvey, obtinrent de grand succès sans toutefois laisser d'héritage probant, tandis que d'autres, comme les offensives juridiques de la NAACP, créée en 1909, contre la ségrégation gouvernementale, n'ont atteint que des résultats modestes à leurs débuts, avant d'obtenir une conquête majeure par l'arrêt rendu par la Cour suprême en 1954 lors de Brown v. Board of Education.

Traitement des minorités

 

 

 

 

Bien avant la Déclaration d'indépendance, les colons américains avaient commencé à repousser les tribus indiennes des territoires défrichés. Cette politique se poursuivra dans les premières années de la jeune république avec la création de réserves et le transfert forcé de populations entières vers des territoires de l'ouest. Aujourd'hui encore le Bureau des affaires indiennes continue à assurer la tutelle des réserves, les habitants n'ayant pas tous les droits des citoyens américains. A contrario, certaines tribus indiennes profitent aujourd'hui de cette situation pour créer des établissements tels que des casinos, dans des États où cette activité est illégale.

Les Noirs importés d'Afrique pendant la période coloniale et jusqu'à la Guerre de Sécession ont eu, dans les États du sud, le statut d'esclaves. La loi d'émancipation leur a, en principe, accordé des droits identiques à ceux des citoyens blancs. Dans la pratique les États, en particulier ceux du Sud, ont maintenu des systèmes discriminatoires jusqu'aux années 1960. À partir de 1973 la loi fédérale a imposé un système de « discrimination positive » (dit Affirmative Action) destiné aux minorités, mais surtout aux Noirs, pour leur permettre de rattraper le retard accumulé dans les domaines éducatifs et sociaux. La portée de ce système a été réduite au début des années 1990.

D'autres minorités (ethniques ou religieuses) ont fait, ou continuent à faire, l'objet de discriminations aux travers de quotas d'immigration ou de différences de traitement. Aujourd'hui le problème se déplace sous l'angle social avec les droits des communautés homosexuelles.

Traitement de l'immigration
Article détaillé : Démographie des États-Unis.

 

 

 

 

 

Les États-Unis restent le premier pays d'immigration au monde par le nombre d'étrangers venant s'établir sur leur territoire.

Le Bureau de recensement américain indique qu’en 2004, 12 % de la population américaine était née à l’étranger (34 millions sur un total de 288 millions), ce qui constitue le taux le plus élevé enregistré en 70 ans. La part active de cette population immigrée était de 7 % (plus de 21 millions de travailleurs contre 13 millions en 1994), dont la moitié est arrivée aux États-Unis depuis 1990.

Près de 40 % de ces travailleurs nés à l’étranger proviennent du Mexique et d’Amérique centrale, 25 % d’Asie (dont les Philippines, l'Inde, la Chine, le Viêt Nam, la Corée du Sud).

On estime entre 9 et 12 millions le nombre d'immigrants clandestins vivant dans le pays, la lutte contre l'immigration clandestine est rendue très difficile par les énormes territoires à surveiller (3 200 km de frontière mexicaine surveillé par moins de 13 000 gardes-frontières qui ne manquent pas de matériel de surveillance : lanternes et projecteurs, jumelles de visions nocturnes, chiens, chevaux hélicoptères, etc.). Environ un million sont interceptés chaque année dans les quatre États le long de cette frontière, mais encore plus réussissent à passer. D'après le quotidien espagnol El País du 1er février 1998 « 400 meurent noyés, victimes de chutes ou abattus au cours de l'aventure qu'ils appellent el sueño americano (le rêve américain), un million sont détenus ou expulsés immédiatement, deux autres millions rentrent dans leur foyer une fois terminés leur travaux de saisonnier, 200 000 autres restent ».

50 000 visas seront accordés par la loterie de visas d'immigrant pour 2007 pour des personnes voulant s'établir dans ce pays, en plus des demandes de visas traditionnelles.

70 000 réfugiés ont été pris en compte par le Programme d'accueil et de placement des réfugiés en 2005, contre 53 000 en 2004.

Plus de 565 000 étudiants étrangers étudient aux États-Unis durant l'année scolaire 2004-2005.

Passagers aériens

Une trentaine d'informations sont communiquées : l'état civil et l'adresse qui figurent sur le passeport, la commande d'un plateau-repas basé sur une croyance, le numéro de carte de crédit, etc ..

Politique étrangère
Article détaillé : Politique étrangère des États-Unis.

 

 

 

La puissance américaine n'a pas toujours été une « hyperpuissance ». Le message d'adieu de George Washington mettait en garde les futurs gouvernants des États-Unis contre la tentation de l'ingérence dans les affaires d'autrui.

Si le président est l'incarnation de la politique étrangère, puisqu'il permet à la nation américaine de parler d'une seule voix, s'il énonce les orientations de cette politique à travers des « doctrines » (il suffit de rappeler la doctrine Monroe, la doctrine Truman, ou encore la doctrine Bush), cette dernière n'est pas l'émanation d'un organe unique. Elle n'est pas le fruit du travail d'un groupe qui, seul, parviendrait à formuler l'intégralité d'une politique donnée. Appréhender la politique étrangère américaine revient donc à prendre en compte une multiplicité de facteurs. Parce que la structure de l'administration n'est pas à proprement parler hiérarchique, on ne trouve pas un processus décisionnel formalisé et constant comme on le verrait dans le système politique français. La formulation de la politique étrangère américaine est la résultante d'une concurrence féroce entre :

  • d'une part, les acteurs politiques :
    • le Président
    • le Congrès
    • plusieurs ministères (comme celui de la Défense (et en son sein les divergences possibles entre civils et militaires) ou des Affaires étrangères.
  • et, d'autre part, les débats idéologiques.

 

 

 

 

Dans un système désormais multipolaire mais assez influencé par les États-Unis, l'antiaméricanisme paraît plus virulent que jamais. On relèvera toutefois que la littérature produite sous Ronald Reagan, notamment en France, avait des accents similaires.

Les différentes doctrines

Différentes approches ont été théorisées et appliquées suivant les époques et les personnes au pouvoir :

  • l'isolationnisme (républicains des années 1920) : doctrine Monroe (1823 : « l’Amérique aux Américains »), l'hostilité à toute influence européenne en Amérique. Sous ce modèle, les États-Unis voyaient l'hémisphère ouest comme leur champ d'action privilégié, et leur politique était souvent interventionniste a l'encontre de leurs voisins (surtout le Mexique en 1836 et 1846). Cependant, le gouvernement américain refusait de s'aventurer plus loin, et tenait surtout à ne pas s'impliquer dans les conflits entre pays européens.
  • la « politique de bon voisinage » avec l'Amérique latine.
  • l'idéalisme : exporter les valeurs américaines (démocratie, contre-pouvoirs, économie de marché). On peut tenter de classer les manifestations de cet idéalisme relativement au caractère unilatéral ou multilatéral de leur approche :
    • approche multilatérale (Woodrow Wilson, Franklin Roosevelt, George Bush, Bill Clinton) : cet idéal consiste en l'« exportation » de la démocratie libérale dans un contexte multilatéral, en particulier au travers d'institutions mondiales comme l'ONU.
    • approche unilatérale, autrement dit le « wilsonisme armé » (néoconservateurs, George W. Bush) : contrairement à la démarche précédente, celle-ci repose sur l'emploi de la force, et sans passer par les institutions comme l'ONU ou la Cour pénale internationale, présentées comme corrompues et inefficaces. Les administrations de Ronald Reagan et Bush père s'inscrivaient en partie dans ce modèle.
  • le réalisme (essentiellement Henry Kissinger, Richard Nixon) : défendre les intérêts américains et non des positions de principe.

Réalisme et idéalisme ont poussé les États-Unis, à soutenir durant la Guerre froide de nombreux régimes anticommunistes. Ceux-ci n'étaient parfois pas démocratiques comme ceux de Ngo Dinh Diem (président de la République du Viêt Nam de 1954 à 1963), du général Franco (Espagne), du Shah Mohammed Reza Pahlavi (Iran), de Anastasio Somoza Debayle (Nicaragua entre autres).

En réalité, ces doctrines ne sont pas aussi exclusives les unes des autres, ce que leur énumération pourrait laisser penser. Toutes les administrations récentes contiennent des traces de ces modèles. Ainsi, Franklin Delano Roosevelt défendait une politique idéaliste pendant la Seconde Guerre mondiale, soutenant par l'édification de l'"arsenal des démocraties"8 la lutte des Alliés contre le totalitarisme de l'Allemagne Nazie, croyant à la bonne foi de Staline. Mais les États-Unis ont aussi soutenu des régimes dictatoriaux pour des raisons stratégiques ou économiques dans le cadre d'une approche « réaliste ». L'isolationnisme n'a pas non plus disparu comme philosophie, et tend à s'affirmer dès que les Américains ne perçoivent pas de menace à l'horizon. C'est ce qu'on a constaté lorsque des républicains, notamment Newt Gingrich, se sont opposés à l'administration Clinton et à ses interventions en Yougoslavie. On le retrouve d'une façon plus générale dans la pensée américaine entre la chute du mur de Berlin et les attentats du 11 septembre 2001.

Afrique

Le 20 juillet 2005, Washington a fait savoir, par l'intermédiaire de la secrétaire d'État Condoleezza Rice, la création d'un programme d'aide pour le continent africain. À la fin du congrès de l'AGOA sur la Coopération commerciale et économique entre les États-Unis et l'Afrique subsaharienne, les États-Unis ont annoncé la création d'un fonds pour la diversification de l'économie africaine. Aucun montant n'est avancé, toutefois selon Le Monde du 20 juillet 2005, « avec 3,2 milliards de dollars en 2004, les États-Unis sont les premiers fournisseurs d'aide bilatérale à l'Afrique ».

 

 

 

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Cour suprême des États-Unis.

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Cour suprême des États-Unis
Cet article fait partie de la série sur la
politique des États-Unis,
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La Cour suprême des États-Unis (Supreme Court of the United States — parfois abrégé en SCOTUS — ou United States Supreme Court) est le sommet du pouvoir judiciaire aux États-Unis et le tribunal de dernier ressort. C'est l'Article III de la Constitution des États-Unis qui institue une Cour suprême et autorise le Congrès à instituer des tribunaux inférieurs, ce qu'il a fait. Conformément à l'article III, la Cour suprême est compétente sur tous les cas relevant de la Constitution ou des lois des États-Unis et des traités qu'ils ont conclus. La devise de la cour suprême est Equal Justice under Law (« justice égale selon la loi »).

Elle siège à Washington, dans le bâtiment de la Cour suprême, non loin du Capitole des États-Unis où elle siégeait jusqu'en 1935, année d'achèvement de la construction de son propre bâtiment.




Pouvoirs

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Emblème de la Cour suprême.

 

 

 

 

 

La Cour décide en première instance dans quelques rares cas : affaires impliquant un des États de l'Union, un État ou un diplomate étranger. Pour toutes les autres affaires, elle n'a aucun pouvoir. Dans tous les cas, ses jugements sont sans appel. Elle se cantonne généralement aux affaires les plus importantes, et notamment, à décider si les lois des États-Unis ou celles des différents États, sont conformes à la Constitution, dont elle est l'interprète définitive. En 1908, Charles Evans Hughes, à l'époque gouverneur de l'État de New York, aurait dit, au cours d'un discours officiel devant la chambre de commerce d'Elmira : « la Constitution est ce que la Cour suprême dit qu'elle est » (the Constitution is what the Supreme Court says it is). En cela, c'est aussi elle qui définit finalement les droits fondamentaux des citoyens, parfois de façon extensive, parfois de façon restrictive, et les protège effectivement.

Ce pouvoir de contrôle de constitutionnalité (judicial review), qui est l'essentiel de la puissance de la Cour suprême, n'est pas explicite dans la Constitution, et la Cour se l'est effectivement attribué en 1803 dans son arrêt Marbury v. Madison. Cette décision est souvent présentée comme une usurpation ; le président de l'époque, Thomas Jefferson a dit que cette décision faisait de la Constitution « un simple objet de cire dans les mains du pouvoir judiciaire ». Cependant, à la convention constitutionnelle de Philadelphie, où la Constitution a été rédigée, certains délégués considéraient ce pouvoir comme allant de soi. Il est aussi mentionné en 1789 par Alexander Hamilton dans le Fédéraliste, texte faisant largement autorité comme interprétation de la Constitution. Qu'on le considère comme initialement légitime ou usurpé, ce pouvoir, après deux cents ans d'exercice, n'est plus guère contesté aujourd'hui dans son principe. L'usage particulier que la Cour peut en faire en diverses occasions l'est en revanche beaucoup.

Le contrôle de constitutionnalité aux États-Unis est fait a posteriori, de façon concrète et diffuse. « A posteriori » signifie qu'il a lieu après que la loi a été promulguée. Il est concret, c'est-à-dire que la constitutionnalité d'une loi n'est examinée que dans le cadre d'une affaire particulière. Il est alors possible que la loi soit jugée totalement ou partiellement inconstitutionnelle, pour des raisons de légalité externe (elle a été adoptée par une autorité qui n'en avait pas le pouvoir, par exemple le Congrès légiférant dans un domaine réservé aux États) ou interne (son contenu contrevient aux dispositions de la Constitution, par exemple aux droits fondamentaux). La décision de la Cour s'applique aux parties à l'affaire jugée (inter partes). Elle n'est pas censée abroger la loi. Cependant, elle constitue un précédent que les autres tribunaux doivent appliquer (voir règle du précédent) ce qui la rend ipso facto inapplicable. Enfin, le contrôle est diffus, ce qui signifie que tous les tribunaux, qu'ils soient fédéraux ou d'État, et pas seulement la Cour suprême, peuvent examiner la constitutionnalité d'une norme juridique. Pour une loi fédérale, il est probable que le jeu des appels fasse que la Cour suprême soit amenée à se prononcer, c'est moins souvent le cas pour des normes inférieures. Ce modèle de contrôle de constitutionnalité est parfois appelé modèle américain, en opposition à un modèle qu'on dit européen ou kelsenien du nom du juriste autrichien Hans Kelsen. Le modèle européen se caractérise avant tout par un contrôle centralisé, c'est-à-dire relevant de la compétence d'une seule cour constitutionnelle et non de tous les tribunaux. Dans la plupart des pays, le mode privilégié d'examen de constitutionnalité est la question préjudicielle : le juge ordinaire peut saisir le juge constitutionnel s'il a un doute sur la constitutionnalité d'une loi qu'il est amené à appliquer. Malgré son nom, le modèle n'est pas universel en Europe, où plusieurs pays utilisent le système américain de contrôle diffus. Le modèle de contrôle le plus opposé au modèle américain était, avant l'intervention de la loi constitutionnelle no 2008-724 du 23 juillet 2008, probablement le système français, où le Conseil constitutionnel exerçait seulement un contrôle a priori, abstrait et centralisé.

Accusation de gouvernement des juges

On reproche souvent à la Cour son poids sur les institutions fédérales américaines. Dès ses premiers arrêts (Marbury v. Madison), la Cour a été un instrument permettant une lecture de la Constitution fédérale favorable aux pouvoirs de l'État fédéral et au détriment de ceux des États fédérés (jusqu'à un revirement de jurisprudence récent, United States v. Lopez).

L'accusation s'est surtout répandue lors de la lutte dans les années 1930 de Franklin Delano Roosevelt contre la jurisprudence traditionnelle de la Cour qui refusait l'application des mesures nécessaires à la sortie de la crise de 1929. En effet, la Cour suprême semble s'opposer au New Deal, faisant notamment prévaloir la liberté contractuelle. La notion de "gouvernement des juges" est une idée issue de cette pratique, généralisée par l'ouvrage du même nom d'Édouard Lambert. Le décès de certains juges permit à Roosevelt de nommer des juges favorables à sa cause.

Juges

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Les juges de la Cour suprême (octobre 2010).

 

 

 

Le Congrès fixe par la loi le nombre des juges siégeant à la Cour suprême : sept à l'origine, neuf depuis 1869, dont un président. Le président est appelé en anglais Chief Justice (juge en chef), les autres Associate Justice, ou simplement Justice1.
L'ordre protocolaire place le président en premier et les autres juges suivent par ordre d'ancienneté à la Cour. L'article III fixe leur mode de nomination et leurs privilèges, identiques à ceux des autres juges fédéraux : ils sont nommés à vie par le président des États-Unis, avec le consentement du Sénat (parfois l'approbation du Sénat peut être refusée, mais peu de candidats sont ainsi rejetés) ; ils occupent donc leur fonction aussi longtemps qu'ils le souhaitent et leur traitement ne peut être diminué pendant ce temps.
Ils peuvent seulement être destitués après jugement par le Congrès selon la même procédure d'impeachment qui s'applique au Président des États-Unis, ce qui n'est jamais arrivé à aucun juge de la Cour suprême.
L'impeachement a cependant été voté une fois par la chambre des représentants, en 1804 à l'encontre du juge Samuel Chase, qui a ensuite été acquitté par le sénat.

La Constitution n'impose aucune contrainte quant à qui peut être nommé. Il s'agit généralement de juristes éminents. Souvent, ils ont plaidé comme avocat ou comme conseiller du gouvernement devant la Cour suprême, parfois pour des affaires importantes. On peut citer Louis Brandeis qui a plaidé Muller v. Oregon (en dépit de la liberté de contrat, les États peuvent réglementer les conditions de travail, tout au moins celles des femmes), ou Thurgood Marshall qui a plaidé Brown v. Board of Education (fin de la ségrégation raciale dans les écoles). Ils ont souvent occupé des fonctions importantes dans l'appareil judiciaire, comme juges fédéraux dans des cours inférieures, à la Cour suprême de leur État ou au département de la Justice. Ils ont généralement eu une activité politique militante, parfois éminente. William Howard Taft, ancien Président des États-Unis, a été nommé Président de la Cour suprême en 1921; Earl Warren, anciennement gouverneur de Californie, le devient en 1953. Charles Evans Hughes, juge à la Cour suprême de 1910 à 1916, l'a quittée alors pour être candidat à la présidence des États-Unis. Il y revient en 1930, comme président de la Cour. Seules quatre femmes ont été nommées à la Cour suprême et trois y siègent actuellement: Sandra Day O'Connor de 1981 à 2006, Ruth Bader Ginsburg en fonction depuis 1993, Sonia Sotomayor, en fonction depuis 2009 et Elena Kagan depuis 2010. Seuls deux juges Noirs ont été nommés: Thurgood Marshall, nommé en 1967 et Clarence Thomas qui lui a succédé en 1991 et siège encore. Les juges prennent généralement leur retraite à un âge avancé, si possible lorsqu’un président issu de leur parti occupe la Maison Blanche. Ils peuvent ensuite continuer à officier dans les autres cours fédérales. Le très révéré juge Oliver Wendell Holmes Jr. n'a quitté la Cour, en 1932, qu'à la demande de ses collègues et à l'âge de 90 ans, après y avoir passé 30 ans. Plus récemment John Paul Stevens a quitté la Cour au même âge, après y avoir passé 35 ans.

Les juges peuvent être saisis individuellement en urgence, afin d'ordonner des mesures conservatoires. À chaque juge est affecté un ou plusieurs des ressorts des cours d'appel fédérales, et c'est le juge responsable de la cour d'appel d'où provient l'affaire qui est compétent. Il peut choisir de soumettre la question à la Cour suprême au complet.

 

 

 

Tableau récapitulatif des juges de la Cour suprême

 

 


Fonction Nom Nommant Âge Durée du mandat
Chief Justice (17e) John G. Roberts Jr. George W. Bush 57 ans Depuis 7 ans, 1 mois et 13 jours
Associate Justice Antonin Scalia Ronald Reagan 76 ans Depuis 26 ans, 1 mois et 16 jours
Associate Justice Anthony Kennedy Ronald Reagan 76 ans Depuis 24 ans, 8 mois et 24 jours
Associate Justice Clarence Thomas George H. W. Bush 64 ans Depuis 21 ans, 0 mois et 19 jours
Associate Justice Ruth Bader Ginsburg Bill Clinton 79 ans Depuis 19 ans, 3 mois et 2 jours
Associate Justice Stephen Breyer Bill Clinton 74 ans Depuis 18 ans, 3 mois et 9 jours
Associate Justice Samuel Alito George W. Bush 62 ans Depuis 6 ans, 9 mois et 11 jours
Associate Justice Sonia Sotomayor Barack Obama 58 ans Depuis 3 ans, 3 mois et 6 jours
Associate Justice Elena Kagan Barack Obama 52 ans Depuis 2 ans, 3 mois et 5 jours

Procédure

Le Code des États-Unis, qui est voté par le Congrès, organise dans son titre 28 le système judiciaire fédéral, en complément de la Constitution. Il donne les grandes lignes du fonctionnement de la Cour suprême, notamment sa composition, neuf juges, six d'entre eux formant un quorum. Le code est complété par le règlement établi par la Cour elle-même (Rules of Court).

À quelques exceptions près, prévues par l'article III, la Cour a une compétence d'appel. Elle l'exerce de façon discrétionnaire, acceptant ou refusant la délivrance d'un writ of certiorari, un mandat qui enjoint la cour ayant jugé précédemment l'affaire de lui transmettre le dossier. En pratique, guère plus de 1 % des demandes ne sont acceptées, soit chaque année un peu plus de 100 sur 7 000. La Cour précise dans son règlement (règle 10) sur quels critères elle accepte les appels : il faut que l'affaire contienne une question de droit importante portant sur la Constitution ou la loi des États-Unis (ce qu'on appelle une question fédérale) et que cette question n'ait pas encore été tranchée, ou que la cour inférieure ait décidé en contradiction avec la jurisprudence antérieure. La Cour sera aussi encline à pourvoir l'appel si plusieurs cours inférieures (fédérales ou dans les États) ont décidé la question de différentes façons. L'appelant souhaitant faire appel à la Cour suprême y dépose une demande écrite (petition for certiorari) pour lui demander de prendre l'affaire en appel. Il y résume l'affaire, la ou les questions fédérales en jeu, et ses arguments légaux à l'encontre de la décision de la cour inférieure.

L'affaire est acceptée si quatre juges votent en ce sens. Sinon, l'arrêt de la cour inférieure est confirmé. La cour inférieure est normalement une cour fédérale d'appel ou la cour de dernier ressort d'un État. Exceptionnellement, si l'urgence et l'intérêt public d'une affaire le justifient, la Cour peut accepter de statuer en appel tout après le premier stade des tribunaux fédéraux, la cour de district (district court), court-circuitant la cour d'appel. Enfin, les juges d'une cour d'appel peuvent, à l'occasion d'une affaire, demander à la Cour suprême de trancher une question fédérale en suspens. La Cour peut alors répondre à la question ou choisir de se saisir de toute l'affaire.

Une fois l'appel accepté, l'affaire est inscrite au rôle de la Cour (docket). La Cour fixe elle-même l'ordre des auditions. Les parties impliquées dans l'affaire remettent leurs arguments par écrit (brief). Une personne (en général morale, publique ou privée) non partie à l'affaire, mais intéressée par la question fédérale en jeu peut demander à soumettre également un brief, en tant qu'amicus curiae (ami de la cour) et éventuellement, à plaider. La Cour peut de son initiative solliciter des avis, souvent celui du Gouvernement Fédéral, représenté par le Département de la Justice, ou de certains États, notamment quand la validité de leurs lois est en jeu. Après étude des arguments, les juges fixent la date de l'audience, en général limitée à une heure, au cours de laquelle les avocats des parties (et parfois, des amici curiae) présentent leurs arguments et répondent aux questions des juges.

Par la suite, les juges se réunissent à huis clos et après discussion de l'affaire, procèdent à un vote. S'il y a égalité, l'arrêt de la cour inférieure est confirmé, comme s'il n'y avait pas eu d'appel. Sinon, celui des juges ayant voté avec la majorité qui vient en premier dans l'ordre protocolaire (le président s'il a voté avec la majorité, sinon, le plus ancien des juges de la majorité) désigne, parmi les membres de la majorité, celui qui rédigera le jugement (opinion de la Cour, opinion of the Court).

Il arrive quelquefois que cette opinion ne soit pas signée. On parle alors d'opinion per curiam, pour la Cour. L'opinion, qui rappelle l'affaire et détaille le raisonnement légal conduisant au jugement, devient un précédent, qui lie ensuite tous les tribunaux américains (elle doit encore, avant publication, recueillir l'assentiment de la majorité de la Cour, sans quoi un nouveau juge est désigné pour la rédiger). Des juges en accord avec les conclusions, mais en désaccord avec le raisonnement légal peuvent joindre une opinion concordante au résultat (concurring opinion). Les juges en désaccord avec l'arrêt peuvent joindre une opinion dissidente (dissenting opinion). Les opinions concordantes et dissidantes n'ont aucune valeur contraignante pour les autres tribunaux.

Après publication, l'arrêt est cité sous une forme du type Miranda v. Arizona, 384 U.S. 436 (1966), où Miranda est l'appelant, et l'État de l'Arizona est l'intimé, c'est-à-dire que Miranda a formé un appel contre la décision d'un tribunal inférieur en faveur de l'Arizona. v. est l'abréviation de versus, mot latin pour contre. L'arrêt figure dans le volume 384 du recueil des arrêts de la Cour suprême, noté U.S., à partir de la page 436. Il a été rendu en 1966.

Les juges de la Cour suprême peuvent aussi être saisis individuellement pour des décisions à caractère provisoire, proche du référé en droit français : procédures d'habeas corpus, injonctions temporaires, sursis. À l'exception des sursis à exécution pour les affaires de peine capitale, il est exceptionnel que ces demandes soient acceptées par la Cour suprême, qui considère qu'elles doivent être présentées à des cours inférieures.

Principaux éléments constitutifs de la jurisprudence

Dans le développement de sa jurisprudence, la Cour s'est notamment appuyée sur cinq grandes dispositions constitutionnelles.

« Aucun État ne pourra [...] promulguer [...] aucune loi rétroactive ou qui porterait atteinte aux obligations résultant de contrats.
Constitution des États-Unis, article I, section 10. »

La clause "des contrats" a été largement utilisée par le passé par la Cour. Conçue à l'origine pour garantir les droits de propriétaires terriens contre leurs débiteurs, elle a servi de fondement juridique pour s'opposer aux grandes lois d'interventionnisme économique du New Deal. Elle n'est plus que rarement invoquée aujourd'hui.

« Nul ne pourra [...] être privé de sa vie, de sa liberté ou de ses biens sans procédure légale régulière.
Constitution des États-Unis, Ve et XIVe amendements »

Le "due process of law" a fait l'objet d'un important contentieux. Énoncé dans le Ve amendement, pour la Fédération et dans le XIVe pour les États, il a été largement étendu et s'entend également pour tous les cas où l'individu se voit opposer une décision défavorable. Cette clause a permis à la Cour de doter les États-Unis d'une véritable procédure pénale, puisqu'elle s'applique non seulement aux actes administratifs et législatifs mais aussi aux décisions des divers tribunaux.

« Aucun État [...] ne refusera à quiconque relève de sa juridiction l'égale protection des lois
Constitution des États-Unis, XIVe amendement »

La clause de protection égale des lois, également inscrite dans le XIVe amendement, trouve son origine dans la volonté de la Fédération d'empêcher les États du sud de rétablir l'esclavage. Elle permet aujourd'hui d'empêcher les discriminations raciales ou politiques.

Le principe du respect des droits énumérés dans les amendements à la Constitution, principalement le Ier et le XIVe a permis a la cour d'étendre largement sa jurisprudence étant donnée la variété des domaines qu'ils recouvrent. L'affaire du drapeau ou encore les questions sur l'avortement entrent ainsi dans le champ d'application du respect des droits.

La répartition des compétences entre Fédération et États fédérés a logiquement permis de dégager de nombreux principes. La Cour a ainsi considérablement étendu les pouvoirs de l'État fédéral au détriment des États durant de nombreuses décennies afin d'asseoir sa légitimité. Ses décisions sont maintenant plus nuancées.

Bâtiment et police

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Le bâtiment de la Cour suprême.

 

 

 

 

La cour dispose depuis 1935 de son propre bâtiment, construit à cet effet, non loin du Capitole des États-Unis à Washington DC. Avant, la cour siégeait dans l'ancienne salle du Sénat dans le Capitole. En 1929, le président de la Cour (et ancien président des États-Unis) William Howard Taft obtint que la cour ait son propre bâtiment pour marquer une distance avec le Congrès comme branche indépendante du gouvernement fédéral. Depuis cette date, elle dispose également pour sa protection de sa propre police.

Histoire

En 1789, la Constitution des États-Unis entre en vigueur. Le président George Washington nomme et le Sénat confirme les premiers juges. John Jay est le premier président de la Cour. L'année suivante, la Cour suprême siège pour la première fois, le 1er février, à New York. En 1793, arrêt Chisholm v. Georgia, la première décision importante de la Cour. La Cour se déclare compétente pour des affaires portées contre un État par des citoyens d'un autre État. Elle ordonne à la Géorgie de restituer des terres confisquées pendant la guerre à des partisans des Britanniques, citoyens de Caroline du Nord. En réaction, le XIe amendement est adopté (1795), qui lui retire ce pouvoir. En pratique la Cour le conservera en appel.

Cour Marshall

En 1801, John Marshall est le quatrième président de la Cour. Nommé par le président John Adams dans les derniers jours de son mandat, c'est un des présidents les plus importants de la Cour et celui qui lui donne son autorité. En 1803, arrêt Marbury v. Madison. La Cour déclare pouvoir décider de la constitutionnalité des lois. L'année suivante, la Chambre des représentants vote l'impeachement du juge Chase, cas unique dans l'histoire des États-Unis, pour activité politique partisane. Il est acquitté par le Sénat.

En 1810, arrêt Fletcher v. Peck. Pour la première fois, la Cour déclare inconstitutionnelle une loi d'un État. En 1816, arrêt Martin v. Hunter's Leese. Les cours fédérales ont compétence pour connaître en appel des décisions des cours des États sur les questions portant sur la loi et la Constitution des États-Unis. En 1819, arrêt McCulloch v. Maryland. Doctrine des pouvoirs implicites (implied powers) : le gouvernement fédéral est libre des moyens qu'il emploie pour atteindre les buts qui lui sont assignés par la Constitution, avec les seules limites que la Constitution lui fixe. En l'espèce, il est libre de créer une banque. L'interprétation large ou étroite de ce pouvoir conduit, selon les époques, la Cour à favoriser un gouvernement fort ou faible. En 1824, l'arrêt Gibbons v. Ogden. Les États n'ont aucun pouvoir de contrôle et de limitation sur le commerce inter-États, qui est du ressort exclusif du Congrès. Plus encore que la doctrine des pouvoirs implicites, l'appréciation de l'étendue de la clause de commerce par la Cour limite ou étend les pouvoirs du Gouvernement Fédéral.

En 1831, arrêt Cherokee Nation v. Georgia. La Cour dit n'être pas compétente pour entendre une affaire portée devant elle par une nation indienne. En 1832, arrêt Worcester v. Georgia. Les droits des Indiens sur leurs terres ne sont pas contestables, ils sont protégés par le Gouvernement Fédéral et les États n'ont aucun droit sur eux. La décision est ignorée par le président Andrew Jackson : « John Marshall a fait cette loi, maintenant qu'il la fasse appliquer ». Finalement, entre 1838 et 1839, 17 000 Indiens Cherokee sont déportés de Géorgie vers l'actuel Oklahoma (la piste des larmes, trail of tears). 4 000 meurent en chemin. En 1833, arrêt Barron v. Baltimore. La Déclaration des droits (Bill of Rights, les dix premiers amendements, qui protègent les droits fondamentaux) ne concerne que le Gouvernement Fédéral et ne contraint pas les États. 1835 — Mort de John Marshall.

Cour Taney

En 1837, Roger Taney est nommé cinquième président de la Cour par le président Jackson et difficilement confirmé par le Sénat, après plus d'un an. En 1837, arrêt Charles River Bridge v. Warren Bridge. Les contrats passés avec les États doivent être interprétés restrictivement, ils ne confèrent pas de droits implicites. En 1841, arrêt USA v. Amistad. Des Africains récemment capturés, en violation des lois internationales, ne sont pas des esclaves, ni, après s'être révoltés à bord d'un navire (espagnol), des pirates. Ils sont libres et doivent être ramenés en Afrique. En 1842, arrêt Prigg v. Pennsylvania ; l'obligation de remettre les esclaves fugitifs à leur propriétaire (Article IV de la Constitution) incombe au Gouvernement Fédéral et non à l'État dans lequel ils ont fui (bien que l'article IV traite des États et non du gouvernement fédéral). Cette décision est en faveur des États du Sud mais ne fait que confirmer une pratique constante.

En 1857, arrêt Scott v. Sandford. Les Noirs ne sont pas et ne peuvent être citoyens des États-Unis, et ne peuvent donc agir en justice devant un tribunal fédéral. Le gouvernement fédéral ne peut pas interdire l'esclavage dans les territoires qu'il contrôle (les territoires de l'Ouest qui ne sont pas encore des États). De 1861 à 1865, la Guerre de Sécession est déclarée. 1861, Taney, en tant que circuit judge, en appelle — vainement — au président Lincoln contre le refus de l'armée d'obéir à un ordre d'habeas corpus (ex parte Merryman). Roger Taney décède en 1864. Le président Lincoln nomme en remplacement Salmon P. Chase, abolitionniste notoire. En 1866, arrêt ex parte Milligan. Les tribunaux militaires ne peuvent juger des civils quand les tribunaux réguliers peuvent fonctionner.

En 1869, l'effectif de la Cour est porté à neuf juges. En 1869, arrêt Paul v. Virginia ; les entreprises ne sont pas des personnes au sens du récent XIVe amendement, et ne bénéficient pas de sa protection. Salmon P. Chase décède en 1873. 1879, arrêt Strauter v. West Virginia ; la loi de Virginie Occidentale excluant les Noirs des jurys est une violation du XIVe amendement.

Laissez-faire économique et ségrégation raciale
Article détaillé : Ère Lochner.

En 1883 — Dans plusieurs affaires, regroupés sous le nom de Civil Rights Cases, la Cour affirme que le Congrès ne peut interdire des discriminations raciales pratiquées par des personnes privées. 1886 — Arrêt Santa Clara County v. Southern Pacific Railways. Dans un revirement de sa jurisprudence, la Cour déclare que les sociétés (corporation) sont des personnes au sens du XIVe amendement et bénéficie de sa clause de due process : leur liberté et leurs propriétés bénéficient de strictes garanties légales contre l'action des États.

1893 - Arrêt Nix v. Heden. Au regard de la loi sur la taxation des légumes, « faut-il considérer la tomate comme un fruit, et adopter la définition botanique du terme, ou comme un légume, et adopter la définition utilisée dans le langage commun? »1896 — Arrêt Plessy v. Ferguson. Les États peuvent autoriser ou même imposer des mesures de ségrégations raciales, pourvu que les conditions offertes aux deux races soient égales (doctrine separate but equal). 1905 — Arrêt Lochner v. New York. La Cour introduit la doctrine du substantive due process dans les relations de travail. La loi de l'État de New York, fixant un salaire minimum et un horaire maximum (60 heures par semaine) pour les ouvriers des boulangeries, est une atteinte déraisonnable au droit des employeurs et des employés à contracter librement. Cet arrêt donne son nom à cette période de l'activité de la Cour, très favorable au monde des affaires (avec l'ensemble du système judiciaire) jusqu'à son ralliement au New Deal vers 1937-1938 : la période Lochner.

Années 1920-2000
Années 2000

En 2000 — arrêt Dickerson v. USA et Bush v. Gore. En 2003, arrêt Lawrence v. Texas ; par 6 voix contre 3, la Cour juge que les lois anti-sodomie sont contraires à la Constitution. La même année, arrêt American Insurance Association v. Garamendi (en) (2003) ; la Cour considère que l'accord exécutif (sole executive agreement) passé entre le président Bill Clinton et le chancelier allemand Gérard Schröder, mettant en place un fonds de compensation des victimes de l'Holocauste, invalidait le Holocaust Victim Insurance Relief Act promulgué par la Californie2. Le 1er mars 2005 — Arrêt Roper v. Simmons. La Cour, par 5 voix contre 4, abolit la peine de mort pour les délinquants âgés de moins de 18 ans lors des faits. En 2006, Hamdan v. Rumsfeld ; la Cour a jugé que le Président George W. Bush avait abusé de son autorité en donnant son aval aux commissions militaires de Guantanamo car cela était en contravention des conventions de Genève ainsi que du droit américain.

Le 28 juin 2007Parents Involved in Community Schools v. Seattle School Dist. No. 1 (en). La Cour suprême restreint la discrimination positive à l'entrée des écoles publiques américaines, à cinq voix contre quatre3. Elle refuse en particulier les procédures d'équilibre de la population estudiantine en termes « raciaux » à Seattle (pouvant aller, selon les cas, en faveur de Blancs ou de « non-Blancs »), en affirmant entre autres que ce district scolaire n'avait pas été assujetti à la ségrégation raciale. Le district scolaire de Seattle (en) utilise depuis des critères socio-économiques pour favoriser la mixité4.

Le 1er avril 2009Entergy Corp. v. Riverkeeper, Inc. ; la Cour juge, par 6 voix (Antonin Scalia, etc.) contre 3, que le Clean Water Act permet à l'Agence de protection de l'environnement (EPA) d'effectuer des analyses coût-bénéfices afin d'évaluer la nécessité de mettre en œuvre des technologies plus protectrices de l'environnement 5,6. La juge à la Cour d'appel pour le 2e circuit, Sonia Sotomayor, nominée par Barack Obama pour devenir juge à la Cour suprême, s'était opposé à une décision similaire en 20077. 26 mai 2009Montejo v. Louisiana qui renverse Michigan v. Jackson (en) (1986) à propos des interrogatoires de police. 8 juin 2009Caperton et al. v. A.T. Massey Coal Co., Inc. et al.: la Cour juge pour la première fois que le financement des campagnes électorales pour les juges des États fédérés peut conduire à des conflits d'intérêts 8,9. La décision a été prise à 5 voix contre 4, le juge Kennedy ayant soutenu les libéraux John Stevens, David Souter, Ruth Ginsburg et Stephen Breyer9. 8 juin 2009Iraq v. Beaty; Iraq v. Simon: la Cour juge à l'unanimité que le gouvernement actuel de l'Irak bénéficie de l'immunité, dans les tribunaux américains, en ce qui concerne les actes perpétrés sous Saddam Hussein. Parmi les plaignants, Bob Simon (en), un correspondant de CBS News qui alléguait avoir été torturé par les autorités irakiennes lors de la Guerre du Golfe9,10

18 juin 2009District Attorney's Office v. Osborne. La Cour juge, par 5 voix contre 4, que les personnes condamnées n'ont pas de droit constitutionnel à un test ADN11. 25 juin 2009Safford Unified School District #1 et al. v. Redding 12,13. La Cour juge que la fouille au corps d'une adolescente de 13 ans (forcée à se dénuder), par les responsables de son école, à Safford (Arizona), qui cherchaient des médicaments non autorisés dans l'école (en l'espèce, de l'ibuprofène, un anti-inflammatoire dont on soupçonnait la jeune fille d'approvisionner ses camarades) contrevenait au IVe amendement de la Constitution, prohibant les fouilles arbitraires. Le juge Clarence Thomas est le seul à avoir exprimé une opinion dissidente. De telles fouilles au corps sont prohibées par la plupart des règlements des États14. 29 juin 2009 - Ricci v. DeStefano, concernant un cas de discrimination positive et l'interprétation du Civil Rights Act de 1964.

Années 2010

21 janvier 2010Citizens United v. Federal Election Commission: l'un des arrêts les plus importants des dernières années concernant le Premier Amendement15, qui concerne spécifiquement le financement des élections. Par 5 voix contre 4, la Cour a complètement renversé Austin v. Michigan Chamber of Commerce (1990), qui restreignait la participation financière des entreprises aux élections à un budget spécifique, et a partiellement renversé McConnell v. Federal Election Commission (2003), qui avait soutenu la constitutionnalité du Bipartisan Campaign Reform Act de 2002 régulant le financement des campagnes électorales. Cette décision a suscité les critiques du président Barack Obama lors de son discours sur l'état de l'Union, qui a appelé démocrates et républicains à voter une loi afin de la contre-carrer et d'empêcher notamment le financement de la vie électorale américaine par des entreprises étrangères16. 31 mars 2010Padilla v. Kentucky (en)17 concernant le VIe amendement. La Cour oblige les avocats à avertir leur client étranger de la probabilité d'une expulsion en cas de plaider-coupable. Écrivant pour la majorité, le juge Stevens a en effet considéré que l'expulsion (deportation) constituait « une part intégrante - parfois la part la plus importante - de la condamnation qui peut être imposée à des noncitoyens plaidant coupable à certains crimes » 18. En d'autres termes, l'expulsion est considérée comme une peine. 2 mars 2011 - Snyder v. Phelps (en): la Cour décide, à 8 voix contre 1 (Samuel Alito) que le Ier amendement sur la liberté d'expression protège le droit de l'église conservatrice Westboro Baptist Church à organiser des manifestations homophobes lors d'enterrements de soldats19.

28 juin 2012 : La Cour valide, à 5 voix contre 4, la constitutionnalité de la loi Patient Protection and Affordable Care Act, et notamment la disposition obligeant tous les Américains à se doter d'une couverture maladie avant 2014, sous peine de devoir payer un impôt20. La Cour suprême estime que l'Individual Mandate viole la Commerce clause, mais le requalifie en impôt, que le Congrès peut constitutionnellement lever. C'est la voix du juge Roberts qui est décisive.

 

 

 

 

 

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Alabama (2 & fin).

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Religion

 

 

 


L'Alabama se trouve au milieu de la Bible Belt. Lors d'un sondage datant de 2007, près de 70 % des interrogés pouvaient nommer les quatre évangiles chrétiens. Parmi ceux ayant des préférences religieuses, 59 % disaient avoir une « complète compréhension » de leur foi et n'avaient pas besoin d'un autre apprentissage25. Lors d'un sondage de 2007, 92 % des habitants d'Alabama indiquaient au moins faire un peu confiance aux églises de leur État. La région de Mobile se distingue par son fort pourcentage de catholiques, en raison de l'occupation française et espagnole de cette région. Aujourd'hui, une très grande majorité des Alabamiens se définissent comme protestants.

Les affiliations religieuses des Alabamiens sont les suivantes26:

 

 

Éducation
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Harrison Plaza à l'Université de North Alabama à Florence.
Le primaire et le secondaire

Le primaire et le secondaire public en Alabama sont sous la direction de l’Alabama State Board of Education. Ensemble, 1541 écoles fournissent des services éducatifs à 743 364 élèves de l'élémentaire et du secondaire27.

Les fonds alloués aux écoles sont fournis par l’Alabama Legislature au travers de l’Education Trust Fund. Lors de l'année scolaire 2006-2007, l'Alabama utilisa $3 775 163 578 au primaire et au secondaire. Ce qui représentait une augmentation de $444 736 387 par rapport à l'année fiscale précédente27.

Universités

Les programmes d'enseignement supérieur de l'Alabama comprennent quatorze universités (quatre ans d'étude), et des lycées (deux ans d'étude), et dix-sept universités privées. Il y a deux écoles de médecine dans l'État (Université d'Alabama à Birmingham et Université de South Alabama), deux universités vétérinaires (Université d'Auburn et l'Université de Tuskegee), une école de dentisterie (Université d'Alabama à Birmingham), un collège d'optométrie (Université d'Alabama à Birmingham), deux écoles de pharmacie (Université d'Auburn et Université de Samford), et cinq universités de droit (University of Alabama School of Law, Birmingham School of Law, Cumberland School of Law, Miles Law School, et la Thomas Goode Jones School of Law). L'enseignement public post-secondaire de l'Alabama est supervisé par l’Alabama Commission on Higher Education28.

Économie

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Un quarter d'Alabama représentant la fameuse résidente Helen Keller avec une branche de pin et des fleurs de Camélia du programme 50 State Quarters. Émis dès le 19 mars 2003.

 

 

 

 

Selon le Bureau de statistiques économiques américain, le PIB de l'Alabama s'élevait en 2006 à 160 milliards de dollars, ou 29 697 dollars par habitant, le plaçant au 44e rang national. Le PIB de l'Alabama a augmenté de 3,1 % de 2005 à 2006, atteignant la 23e place en termes d'augmentation du PIB. La plus importante croissance vient de l'industrie de biens durables29. En 1999, le revenu par personne était de 18 189 dollars dans l'État30.

La production agricole de l'Alabama est composée de volailles et d'œufs, de bétail, de cacahuètes, de coton, de céréales telles que le maïs et le sorgho, de légumes, de lait, de soja et de pêches. Bien que connu comme « l'État du Coton », l'Alabama ne se place que comme le huitième ou dixième État producteur de coton selon les différents rapports31,32, avec, dans le top trois, le Texas, la Géorgie et le Mississippi.

L'activité industrielle de l'Alabama comprend les productions dérivées du fer et de l'acier (comme les moules et les tuyaux), ainsi que les activités dérivées du bois, de l'extraction à la coupe en passant par la fabrication de papier. L'Alabama abrite aussi une industrie minière (principalement dans l'extraction du charbon). Les productions dérivées du plastique ainsi que l'industrie automobile sont également présentes. Par ailleurs, l'Alabama a aussi une production aérospatiale et électronique, principalement dans la zone d'Huntsville, où se trouve le George C. Marshall Space Flight Center de la NASA et le US Army Missile Command, basé à Redstone Arsenal.

L'Alabama se trouve également dans le bassin qui connaît la plus forte croissance économique du pays, en incluant les États voisins comme le Tennessee, le Mississippi, la Floride et la Géorgie. Cette croissance est en grande partie liée à la rapide expansion de l'industrie automobile qui, depuis son arrivée en Alabama en 1993, a généré plus de 67 800 nouveaux emplois. L'Alabama est depuis devenu le deuxième État du pays en termes de production automobile et devrait prendre la première place, devant la région de Détroit, aux alentours de 2009 grâce à de récentes expansions industrielles.
En mai 2007, un site au nord de Mobile a été sélectionné par le producteur d'acier allemand ThyssenKrupp pour l'implantation d'une usine représentant un investissement de 3,7 milliards de dollars. Parallèlement, l'industriel allemand a promis la création de 2 700 emplois permanents.

Dans les années 1970 et 1980, l'économie de Birmingham fut transformée par les investissements dans les biotechnologies et la recherche médicale à l'Université d'Alabama à Birmingham (UAB) et son hôpital adjacent. L'hôpital de l'UAB est un centre traumatique de Niveau I fournissant des soins de santé et des avancées médicales. L'UAB est le plus grand employeur de la région et de l'Alabama avec une main d'œuvre de près de 20 000 personnes. HealthSouth, fournisseur de services de santé, a aussi son siège social dans la ville.

Birmingham est aussi un centre bancaire de premier ordre, servant de siège à deux banques majeures : la Regions Financial Corporation et la Compass Bancshares. SouthTrust, une autre grande banque basée à Birmingham, fut acquise par Wachovia en 2004. En novembre 2006, Regions Financial fusionna avec AmSouth Bancorporation, qui était aussi basée à Birmingham. Ils formèrent la huitième plus grande banque américaine (par le capital total). Près d'une douzaine de banques plus petites sont aussi basées dans la "Magic City", telles que la Superior Bank et la New South Federal Savings Bank.

Le fournisseur télécom AT&T, anciennement BellSouth, a une présence importante avec de nombreux bureaux dans l'aire métropolitaine. Les compagnies d'assurance les plus importantes sont Protective Life, Infinity Property & Casualty et ProAssurance Corporation, parmi d'autres, et sont basées à Birmingham et emploient un grand nombre de personnes dans le Greater Birmingham.

La ville est aussi le siège de grandes compagnies de construction et d'ingénierie, dont BE&K et B. L. Harbert International qui sont habituellement incluses dans la liste d’Engineering News-Record des premières entreprises internationales de construction et de conception.

Le port de Mobile, le seul d’Alabama sur le golfe du Mexique, est le plus actif du golfe. Il offre un accès à l’intérieur des terres grâce à la voie d’eau Tennessee-Tombigbee.

Taxes

La structure de l'impôt en Alabama est l'une des plus progressives aux États-Unis33. L'Alabama prélève 2, 4, ou 5 pour-cent d'impôt sur le revenu en fonction du montant gagné par l'individu, cependant les contribuables peuvent déduire leur impôt sur le revenu fédéral sur leur impôt au niveau de l'État de l'Alabama.

L’impôt sur le revenu s’élève à 2, 4 ou 5 % selon le revenu et le statut. La TVA est de 4 %34. Cependant, ce taux peut être plus élevé selon la ville ou la province où l’on habite. L’impôt sur les sociétés est d’environ 6,5 %. En prenant en compte l’ensemble des impôts, l’Alabama est le deuxième État le moins taxé des États-Unis35. En 2003, l’Alabama a connu un budget en déficit de 670 millions de dollars. Cependant, c’est l’un des rares États à avoir opéré un virage complet en ayant atteint un budget excédentaire de près de 1,2 milliard de dollars en 2007, et plus de 2,1 milliards attendus en 2008.

Le taux d'imposition sur les sociétés est de 6,5 %.

Politique

Gouvernement de l'État

Le texte fondateur du gouvernement de l'Alabama est la Constitution de l'Alabama qui fut ratifiée en 1901. Avec près de 800 amendements et 310 000 mots, il s'agit d'une des constitutions les plus longues au monde. Elle fait approximativement quarante fois la longueur de la Constitution des États-Unis36,37. Un mouvement important existe qui voudrait réécrire et moderniser la constitution de l'Alabama38. Ce mouvement se concentre sur le fait que la constitution de l'Alabama concentre tous les pouvoirs sur Montgomery et ne laisse pratiquement aucun pouvoir aux élus locaux. Chaque changement de politique proposé dans l'État doit être approuvé par la législature de l'Alabama dans son ensemble et, fréquemment, par référendum. Une des critiques de l'actuelle constitution dit que la complexité et la longueur de cette dernière était intentionnelle pour codifier la ségrégation et le racisme.

Le gouvernement de l'Alabama est divisé en trois branches de pouvoir égal :

Gouvernements locaux et des comtés
Article détaillé : Comtés de l'État de l'Alabama.

L'Alabama a 67 comtés. Chaque comté a son propre pouvoir législatif élu, le plus souvent appelés la County Commission, qui a quelques fois une autorité exécutive dans le comté. Dû aux restrictions imposé par la Constitution de l'Alabama, tous les comtés, sauf sept (Jefferson, Lee, Mobile, Madison, Montgomery, Shelby, et Tuscaloosa), de l'État ont peu ou pas d'Home Rule. Au lieu de cela, la plupart des comtés de l'État doivent exercer une pression sur le Local Legislation Committee de la législature de l'État pour disposer de quelques droits au niveau local.

L'Alabama est un État où la consommation de boisson alcoolisée est contrôlée ; le gouvernement a le monopole sur la vente d'alcool. Toutefois, les comtés peuvent eux-mêmes se déclarer "dry" (ou l'alcool est interdite); l'État ne vendra donc pas d'alcool dans ces régions.

Politique de l'État

L'Alabama est un État populaire et très conservateur du sud des États-Unis.

Depuis le 17 janvier 2011, le gouverneur de l'État de l'Alabama est le républicain Robert J. Bentley.
Le lieutenant-gouverneur, élu séparément, est le démocrate James Folsom Jr. (2007-2010). À partir de 2011, le poste sera détenu par la républicaine Kay Ivey. Les postes de trésorier de l'état et de secrétaire d'état sont également détenus par des républicains.

Le Parti démocrate a détenu de la fin de la période de reconstruction à 2010 la majorité dans les deux chambres de la Législature. Celles-ci ont toutes deux basculées du côté républicain pour la première fois depuis 1874, à l'occasion des élections de novembre 2010. À partir de janvier 2011, le Sénat de l'Alabama comptera 22 républicains, 12 démocrates et 1 indépendant tandis que la chambre des représentants comprendra 62 républicains et 43 démocrates39.

Dû au pouvoir détenu par la législature, pour outrepasser le veto du gouverneur une simple majorité suffit (alors que dans les autres États américains, une majorité des deux tiers est souvent nécessaire pour passer outre un veto), les relations entre l'exécutif et le législatif peuvent facilement être tendues quand des partis différents contrôlent les pouvoirs.

Durant la Reconstruction suivant la Guerre de Sécession, l'Alabama était occupé par les troupes fédérales du Third Military District sous le commandement du Général John Pope. En 1874, la coalition politique connu sous le nom de Redeemers pris le contrôle du gouvernement de l'État aux Républicains (anti-esclavagistes), en partie par la suppression du droit de vote des Afro-américains au travers d'intimidation et de terrorisme. La suprématie des blancs a donc été ré-établie.

Après 1890, une coalition de blancs passa une loi afin de mettre en place la ségrégation raciale et de restreindre les droit des résidents noirs, un processus mis en place grâce à une disposition de la constitution 1901. Toutefois la disposition qui privait les Afro-américains de leurs droits privait aussi les blancs les plus pauvres des leurs.

De 1901 aux années 1960, la législature de l'État ne reforma pas les districts alors que la population augmentait et se déplaçait dans l'État. Le résultat était qu'une minorité rurale dominait la politique étatique jusqu'à ce qu'une série d'affaires judiciaires requière des modifications en 1972.

Avec les restrictions imposées aux Afro-américains, l'État devint une partie du "Solid South", un système monopartite dans lequel le Parti démocrate reste le seul parti politique dans chaque État sudiste, le Dixiecrat. Pendant 100 ans, le résultat des élections d'État et locales en Alabama se décidaient lors des primaires démocrates, avec généralement un concurrent républicain se présentant aux élections générales.

La politique interne de l'État d'Alabama fut l'objet de l'attention des États-Unis et du monde dans les années 1950 et 1960 durant le Mouvement afro-américain des droits civiques (1955 à 1968), quand la majorité des blancs résistait et protestait contre les réformes électorales et sociales par la bureaucratie, et en même temps, par la violence. George Wallace, le gouverneur d'alors, reste encore aujourd'hui une figure connue et controversée. Ce n'est qu'avec le passage du Civil Rights Act de 1964 et du Voting Rights Act de 1965 que les Afro-américains regagnèrent le droit de vote et leurs droits civils.

En 2007, la Législature de l'Alabama vota - et le gouverneur ratifia - une résolution exprimant de « profonds regrets » à propos de l'esclavage et de ses impacts tardifs. Lors d'une cérémonie symbolique, la résolution fut signée au Capitole de l'État d'Alabama, qui fut la première capitale des États confédérés d'Amérique40.

Politique nationale
Résultats aux élections présidentielles
Année Républicain Démocrate Vainqueur
2012 60,70 % 1 245 221 38,40 % 787 027 Mitt Romney
2008 60,32 % 1 266 546 38,80 % 813 479 John McCain
2004 62,46 % 1 176 394 36,84 % 693 933 George W. Bush
2000 56,47 % 944 409 41,59 % 695 602 George W. Bush
1996 50,12 % 769 044 43,16 % 662 165 Bob Dole
1992 47,65 % 804 283 40,88 % 690 080 George Bush
1988 59,17 % 815 576 39,86 % 549 506 George Bush
1984 60,54 % 872 849 38,28 % 551 899 Ronald Reagan
1980 48,75 % 654 192 47,45 % 636 730 Ronald Reagan
1976 42,61 % 504 070 55,73 % 659 170 Jimmy Carter
1972 72,43 % 728 701 25,54 % 256 923 Richard Nixon
1968* 13,99 % 146 923 18,72 % 196 579 George Wallace
1964 69,45 % 479 085 30,55 % 210 732 Barry Goldwater
1960 42,16 % 237 981 56,39 % 318 303 John F. Kennedy
*État gagné par George Wallace
de l'American Independent Party,
à 65,86 %, soit 691 425 votes

De 1876 jusqu'à 1956, l'Alabama fut l'un des bastions du parti démocrate mais le soutien des chefs nationaux de ce dernier aux droits civiques, à partir des années 1960, a remis en cause cette prépondérance, au moins au niveau national.

Jusqu'à l'élection présidentielle de 1964, l'Alabama n'avait jamais voté pour des candidats républicains. Dans les années 1930 et 40, l'État avait toujours accordé plus de 80 % de ses suffrages au démocrate Franklin Roosevelt. En 1948, 79 % des électeurs avaient cependant choisi Strom Thurmond, le candidat démocrate dissident (Dixiecrat).

En 1960, les démocrates remportèrent l'État mais John F. Kennedy ne remporta que 6 des 11 grands électeurs de l'État, les autres refusant de choisir entre les candidats républicain et démocrate et votant pour protester comme Unpledged elector pour Harry Byrd Sr., sénateur influent de Virginie, démocrate et ségrégationniste, qui n'était pourtant pas candidat.

À l'élection présidentielle de 1964, les électeurs de l'Alabama votèrent à 69 % pour le républicain conservateur Barry Goldwater pour protester contre les droits civiques mis en place par le président démocrate Lyndon Johnson.

Lors des élections présidentielles de 1968, les électeurs de l'État confirmèrent leur hostilité à l'évolution nationale du Parti démocrate en votant à 65 % pour le « Dixiecrat » ségrégationniste George Wallace, candidat sous l'étiquette de l'American Independent Party et gouverneur de l'État, face au républicain Richard Nixon et au démocrate Hubert Humphrey. À l'élection de 1976, Jimmy Carter, gouverneur de l'État voisin de Géorgie, est le dernier démocrate à avoir gagné en Alabama lors d'une élection présidentielle.

Depuis 1980, les électeurs alabamiens conservateurs votent de plus en plus pour les candidats républicains au niveau fédéral mais localement, les démocrates restent encore majoritaires, tant en termes de fonctions électives détenues qu'en termes de préférences politiques affirmées par les habitants de l'Alabama.

En 2004, le républicain George W. Bush remporta les 9 grands électeurs d'Alabama avec 62,5 % des voix contre 36,84 % au démocrate John Kerry. Les onze comtés ayant voté pour ce dernier furent ceux de la Black Belt, où les Afro-américains représentent la majorité de la population.

Alors qu'en 2008, le républicain John McCain remporta l'État avec 60,4 % des suffrages contre 38,8 % au démocrate Barack Obama, finalement élu à l'échelle nationale.

Les deux sénateurs représentant l'Alabama au Sénat des États-Unis sont Jefferson B. Sessions III et Richard C. Shelby, tous deux Républicains.

À la Chambre des représentants des États-Unis, l'État est représenté par sept membres dont cinq sont Républicains lors de la législature 2009-2010: (Jo Bonner, Terry Everett, Mike D. Rogers, Robert Aderholt, et Spencer Bachus) et deux sont Démocrates : (Bud Cramer et Artur Davis). À partir de 2011, six de ces représentants seront Républicains pour un seul démocrate.

Élections présidentielles

En 2008, John McCain remporte cet État de tradition républicaine avec 60 % des voix face à Barack Obama 39 %.

Culture

Symboles de l'Alabama
Devise Audemus jura nostra defendere
Oiseau Pic flamboyant
Fleur Camellia
Animal Tortue d'Alabama au ventre rouge
Sol Bama
Chanson Alabama
Arbre Pin des marais
Fossile Basilosaurus cetoides

L'Alabama est de culture Dixie, son surnom est Heart of Dixie.

Sites culturels
Monuments historiques
Évènements
Stades, salles de spectacle
Sports

La liste suivante recense les équipes de sports professionnelles en activité en Alabama.

Club Sport Ligue
Birmingham Barons Baseball Southern League
Huntsville Stars Baseball Southern League
Mobile BayBears Baseball Southern League
Montgomery Biscuits Baseball Southern League
Huntsville Havoc Hockey sur glace Southern Professional Hockey League
Alabama Renegades Football américain National Women's Football Association
Tennessee Valley Vipers Arena football af2

La liste suivante recense les équipes de sports professionnelles qui ont été en activité en Alabama.

Club Sport Ligue
Alabama Steeldogs (opérations suspendues) Arena football af2
Alabama Hawks (Huntsville) (n'existe plus) Football américain Continental Football League
Birmingham Stallions (n'existe plus) Football américain United States Football League
Birmingham Americans/Vulcans (n'existe plus) Football américain World Football League
Birmingham Barracudas (n'existe plus) Football canadien Ligue canadienne de football
Birmingham Fire (n'existe plus) Football américain World League of American Football
Birmingham Thunderbolts (n'existe plus) Football américain XFL
Bulls de Birmingham (n'existe plus) Hockey sur glace Association mondiale de hockey
Huntsville Blast (déplacé) Hockey sur glace East Coast Hockey League
Huntsville Channel Cats (n'existe plus) Hockey sur glace Central Hockey League
Birmingham Magicians (n'existe plus) Basket-ball American Basketball Association
Huntsville Flight (déplacé) Basket-ball NBDL
Mobile Revelers (n'existe plus) Basket-ball NBDL
Southern Alabama Bounce (n'existe plus) Basket-ball American Basketball Association
Alabamiens célèbres

Cette liste n'est pas exhaustive.

Musique

Le groupe de rock Lynyrd Skynyrd a composé la célèbre chanson Sweet Home Alabama, chanson controversée qui vante la beauté de la région mais évoque aussi en termes ambigus le gouverneur George Wallace, ségrégationniste convaincu. Cette chanson a été écrite en réponse à deux chansons de Neil Young qui avait chanté Southern Man (dans l'album After The Gold Rush) et Alabama (dans l'album Harvest) qui critiquait les mœurs racistes de cette région : "See the old folks, tied in white ropes..." Le chanteur/rappeur Yelawolf qui, lui aussi provient de l'Alabama ne cesse de faire référence à sa ville natale dans plusieurs de ses chansons.

 

 

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Alabama (1).

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Alabama
Alabama
Blason de Alabama
Sceau
Drapeau
Drapeau
Carte des États-Unis avec l'Alabama en rouge.SurnomThe Heart of Dixie, The Yellowhammer State, The Cotton Plantation State, The Cotton StateEn français : « Le Cœur de Dixie, L'État du Pic Flamboyant, L'État des Plantations de Coton, L'État du Coton »DeviseAudemus jura nostra defendere« Nous osons défendre nos droits »
Carte des États-Unis avec l'Alabama en rouge.

Surnom
The Heart of Dixie, The Yellowhammer State, The Cotton Plantation State, The Cotton State
En français : « Le Cœur de Dixie, L'État du Pic Flamboyant, L'État des Plantations de Coton, L'État du Coton »

Devise
Audemus jura nostra defendere
« Nous osons défendre nos droits »
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
Capitale Montgomery
Adhésion à l’Union 14 décembre 1819 (22e État)
Gouverneur Robert J. Bentley (R)
Sénateurs Richard Shelby (R)
Jeff Sessions (R)
Nombre de représentants 7
ISO 3166-2 US-AL
Fuseau horaire -6
Démographie
Population 4 779 736 hab. (20101)
Densité 35 hab./km2
Rang 23e
Ville la plus peuplée Birmingham
Géographie
Altitude 152 m (min. : 0 m) (max. : Mont Cheaha 734 m)
Superficie 13 576 500 ha = 135 765 km2
Rang 30e
– Terre 131 426 km2
– Eau (%) 4 338 km2 (3.20 %)
Coordonnées 30° 13' N à 35° 00' N (306 km)
84° 51' W à 88° 28' W (531 km)
Liens
Site web www.alabama.gov

 

 

 

 

L'Alabama (en anglais [ˌæləˈbæmə]) est un Etat des États-Unis, entouré à l'ouest par le Mississippi, au nord par le Tennessee, à l'est par la Géorgie et au sud par la Floride et le golfe du Mexique. L'Alabama est aussi connu comme le Cœur de Dixie. Vingt-deuxième État admis dans l'Union, l'Alabama fit sécession en 1861 pour devenir un État des États confédérés d'Amérique. Après la guerre de Sécession, l'Alabama fut réadmis dans l'Union en 1868.

Jusqu'à la Seconde Guerre mondiale, l'Alabama, comme beaucoup d'États du Sud, connut de gros problèmes de pauvreté. Durant les années qui suivirent la guerre, l'Alabama s'affirma comme une puissance économique montante, le moteur économique passant de l'agriculture à l'industrie lourde, à l'extraction de minerai, à l'éducation et aux hautes technologies. Aujourd'hui, l'État s'investit dans le domaine aérospatial, bancaire, dans l'éducation, dans la santé, et dans différentes formes d'industrie lourde (fabrication d'automobiles, extraction de minerai, production d'acier, etc.).

L'Alabama est officiellement surnommé Yellowhammer State (en français, État du pic flamboyant). La capitale est Montgomery et la plus grande ville Birmingham.





Origine du nom

Les Alabama, une tribu Creek, qui résidait à proximité de la confluence entre la Coosa et la Tallapoosa sur la partie nord de la rivière Alabama2, donnèrent leur nom à la rivière et à l'État. Le mot Alabama proviendrait de la langue Choctaw3 et fut plus tard adopté par la tribu Alabama comme nom4. L'orthographe du nom varie suivant les sources4. Le premier usage proviendrait de trois occurrences lors de l'expédition d'Hernando de Soto de 1540 qui avec Garcilasso de la Vega utilisaient le terme Alibamo tandis que le Chevalier de Elvas et Rodrigo Ranjel écrivaient Alibamu et Limamu, respectivement4. Début 1702, la tribu était connue par les Français comme les Alibamons avec des cartes sur lesquelles la rivière était appelée Rivière des Alibamons2. Parmi les autres graphies de leur nom, on peut trouver Alibamu, Alabamo, Albama, Alebamon, Alibama, Alibamou,Alabamu, et Allibamou4,5,6. L'origine amérindienne du nom de l'État est un élément partagé par environ 27 États7.

Bien que les origines du nom Alabama soient évidentes, le sens du nom de la tribu n'est pas toujours clair. Un article non signé paru dans le Jacksonville Republican le 27 juillet 1842 proposant l'idée que le nom signifiait « Ici nous restons »4. Cette proposition devint populaire durant les années 1850 grâce aux écrits d'Alexander Beaufort Meek4. Les experts des langues muskogéennes ont été incapables de trouver des preuves confirmant cette traduction2,4. Il est dorénavant accepté que le mot proviendrait des mots Choctaw alba (signifiant « plantes » ou « mauvaises herbes ») et amo (signifiant « couper », « équilibrer », ou « cueillir »)3,4,8. Le résultat de la traduction serait donc « nettoyeur de bosquets »3 ou même « ramasseur d'herbes »8,9 ce qui peut faire référence au fait de créer des terrains pour faire des plantations5 ou à la collecte de plantes médicinales par les chamans9.

Histoire

Article détaillé : Histoire de l'Alabama.

 

 

 

 

Parmi les Amérindiens ayant vécu dans l'actuel territoire de l'Alabama on trouve les Alibamas ce qui veut dire « ceux qui débroussaillent » (peuple éponyme de l'État), les Cherokee, les Chickasaw, les Choctaw, les Koasati et les Mobile10. Le commerce avec le nord-est via l'Ohio dura pendant une période s'étendant de 1000 av. JC à 700 et perdura jusqu'aux premiers contacts avec des européens11. L'influence méso-américaine est évidente dans la civilisation mississippienne agraire qui suivit.

En 1580, le roi d'Espagne fonde la Floride occidentale, ancien nom de l'Alabama.[réf. nécessaire]

Les Français fondent la première colonie européenne de l'État avec l'établissement de Mobile en 170212. Ils intègrent l'État actuel dans la province de Louisiane apportant les premiers esclaves africains, détribalisés, et fondent des plantations (coton, tabac). L'Alabama fut français de 1702 à 1763, une partie de la Floride occidentale britannique de 1763 à 1780, et une partie de la Floride occidentale espagnole de 1780 à 1814. L'Alabama du nord et du centre faisait partie de la Géorgie britannique de 1763 à 1783 et ensuite une partie du territoire du Mississippi américain.

En 1720, la capitale de la Louisiane française est transférée de Mobile à Biloxi et en 1763, la Louisiane à l'est du fleuve du Mississippi est cédée à la Grande-Bretagne. Plus tard, en 1798, peu après le scandale de Yazoo Land, c'est l'organisation du Territoire du Mississippi, à partir de territoires cédés par la Géorgie et la Caroline du Sud, et agrandi plus tard par l'adjonction de terres supplémentaires. En 1800, ce territoire n'a toujours que 5 750 habitants, 4500 dans le Natchez District et 1250 le long de la rivière Tombigbee, dans le futur Alabama, à l'ouest de Mobile13, secteur qui deviendra très vite une partie de l'Alabama. Le flot d’immigrants sur la période 1798-1812 fut significatif pour le Natchez District, placé sur le Mississippi, mais beaucoup plus faible pour l'Alabama. Les deux futurs États connurent surtout une forte croissance après 1815 et la fin de la guerre de 1812, portée par le boom des plantations de coton selon l'historien Thomas Dionysius Clark.

En 1802, la population des comtés d'Adams et Pickering (appelé ensuite Jefferson County) compte au total 4 446 blancs et 2.995 esclaves, trois ans après la partition du Natchez District en deux parties. En 1810, c'est toujours le Mississippi, privilégié par son grand fleuve et son peuplement plus ancien qui croît plus vite : la population y est de 15.826 blancs et 13.924 noirs, soit 29.700 habitants, pour la plupart dans le Natchez District et ses terres très fertiles14.

En 1811, 31.306 personnes, dont 14.706 esclaves vivent dans cinq comtés au Nord de celui d'Adams, sur les États actuels du Mississippi, de l'Alabama et de la Louisiane. L'Alabama, qui est devenu un territoire séparé, compte à la même époque 9 046 habitants dont 2 565 esclaves, soit au total 38 000 habitants pour les deux futurs États14. En 1720 c'est deux fois plus (74 693) et en 1830, quatre fois plus (183 208). Trois fois moins peuplé que le Mississippi en 1810, l'Alabama comptera deux fois plus d'habitants que lui en 1830, grâce en particulier aux Réfugiés français de Saint-Domingue en Amérique arrivés vers 1817.

La guerre de 1812, motivée par des spéculations immobilières liées aux rebondissement du scandale de Yazoo Land, débouche en 1812 puis en 1814 sur deux vagues d'immigration13. La troisième, la plus forte intervient le 10 décembre 1817.

Cette année 1817 vit culminer la période d'immigration : en neuf jours, 4 000 personnes s'installent dans le Mississippi voisin, où en une décennie (de 1810 à 1820), la population a doublé, pour atteindre 75 450 habitants, dont 42 176 blancs et 33 272 esclaves, c'est la « Mississippi fever ». La croissance, au cours de la même décennie, de l'Alabama fut encore plus rapide : elle a été multipliée par 20, pour atteindre 146 863 habitants (99 198 blancs et 47 665 esclaves), d'où le terme d’Alabama fever.

Le Mississippi et l'Alabama réunis comptent 74 693 esclaves dès 1820 : ce nombre double ensuite pour atteindre 183 000 dans les deux États en 1830. Dès 1817, deux ans après la fin de la guerre de 1812, plusieurs centaines de réfugiés de Saint-Domingue, menés par deux ex-généraux de Napoléon Bonaparte, fondent la Vine and Olive Colony, et obtiennent 370 kilomètres carrés du gouvernement américain. Très vite, ils abandonnent le vin et les olives pour devenir des pionniers de l'histoire de la culture du coton15.

Le passage au statut d'État a été retardé par l'absence de littoral. Il y fut remédié lorsque Andrew Jackson s'empara de la ville espagnole de Mobile, en 181416. L'Alabama fut le 22e État à être admis dans l'Union, en 1819, deux ans après le Mississippi. Les nouveaux colons américains décidèrent d'y maintenir l'esclavage.

L'Alabama devient la nouvelle frontière durant les années 1820 et 1830. Les colons tirent rapidement avantage du sol fertile. Les planteurs amènent des esclaves avec eux. L'économie de la « Black Belt » comporte alors de grandes plantations de coton dont les propriétaires construisent leurs richesses sur le travail des afro-américains mis en esclavage. Le nom de « Black Belt » provient du sol qui est noir et fertile17. Ailleurs les blancs plus pauvres sont des fermiers de subsistance. D'après un recensement datant de 1860, les esclaves représentent 45 % de la population de l'État qui s'élève alors à 964 201 personnes. Il y avait seulement 2 690 personnes de couleur libres.

La sécession

Le 11 janvier 1861 l´Alabama fait sécession, fournissant près de 120 000 soldats aux États confédérés d'Amérique, bien qu'aucune bataille n'ait réellement eu lieu dans cet État. Rapidement ébranlé par la guerre, l'État doit faire face à une fuite massive des esclaves. Après la défaite confédérée, l´esclavage est aboli, et un gouvernement provisoire est établi en 1865. Après la Reconstruction, l'État est réintégré à l'Union en 1868. Mais ayant mal accepté leur défaite, les Blancs s'opposent à toute ascension sociale des Noirs au moyen de troupes paramilitaires (Fleurs du Camelia, Ku Klux Klan), des lois Jim Crow, et de la politique de ségrégation qui vise en fait à empêcher une émancipation et l'égalité des Noirs. Ceux-ci sont quasiment privés d'instruction, n'ont pas le droit d'avoir une arme et sont dissuadés de voter. De nombreux Noirs fuient alors vers les États industriels du nord.

L'après sécession : la ségrégation

Dans sa nouvelle constitution de 1901, la législature (basé sur l'agriculture) prive les Afro-américains de leurs droits civiques avec des restrictions de vote. Alors que les planteurs engagent des blancs pauvres pour soutenir ces efforts, les nouvelles restrictions entrainent aussi la privation du droit de vote aux blancs. En 1941, plus de blancs que de noirs sont privés du droit de vote : 600 000 blancs pour 520 000 noirs. Ceci est principalement dû aux effets des impôts locaux cumulatifs18.

Les dommages causés à la communauté Afro-américaine sont plus importants, puisque presque tous les citoyens noirs perdent leur droit de vote. En 1900, quatorze comtés de la Black Belt (qui étaient principalement Afro-américains) représentent près de 79 000 votants. Le 1er juin 1903, le nombre de votants enregistrés tombe à 1081. En 1900, l'Alabama compte plus de 181 000 Afro-américains éligibles au vote. En 1903, ils ne sont que 2980, bien qu'au moins 74 000 votants noirs soient lettrés. La privation du droit de vote aux noirs s'est arrêtée lorsque les Afro-américains ont mené le mouvement des droits civiques pour atteindre la législation fédérale au milieu des années 1960 afin de protéger leur droit civique et leur droit de vote. Une telle législation protège aussi les droits des pauvres parmi les populations blanches.

 

 

 

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George Wallace (devant la porte) défiant la déségrégation de l'Université d'Alabama en juin 1963

 

 

 

La législature, dominée par le milieu rural, continue de ne pas allouer les fonds suffisants aux écoles et aux services destinés aux Afro-américains de l'État, mais ne les soulage pas d'impôts17. Les discriminations raciales qui perdurent, la dépression agricole, et la perte des récoltes de coton dû au charançon du coton conduisent des dizaines de milliers d'Afro-américains à chercher de nouvelles opportunités dans les villes du nord des États-Unis. Ils quittent l'Alabama au début du XXe siècle lors de la Grande Migration à la recherche de travail dans l'industrie et d'un avenir plus clément dans les villes industrielles du nord. Le taux de croissance de la population en Alabama tombe presque de moitié de 1910 à 1920, reflétant cette émigration.

Dans le même temps, beaucoup de blancs et de noirs, anciennement agriculteurs, s'installent dans la ville de Birmingham pour trouver un emploi dans le secteur industriel. Dès lors, elle connait une croissance si rapide qu'elle est surnommée « la ville magique » (« The Magic City »). Durant les années 1920, Birmingham devient la 19e plus grande ville des États-Unis et représente à elle seule 30 % de la population de l'État. L'industrie lourde et les mines composent la base de l'économie.

En dépit des grands changements que connait la population de 1901 à 1961, la législature de l'État refuse de modifier la répartition des sièges de la Chambre des Représentants et du Sénat de l'État pour qu'ils reflètent mieux la population réelle. Elle maintient l'ancienne représentation politique et économique sur les zones agricoles. De plus, la législature d'État fit en sorte que les quelques sièges de la législature représentant Birmingham soient donnés à des personnes vivant hors de Birmingham.

Du fait de la longue période de restrictions imposées aux Afro-américains, le système politique de l'État est demeuré pendant des décennies celui d'une démocratie à parti unique. Le développement industriel dû aux exigences de la Seconde Guerre mondiale a apporté la prospérité17. Le coton pris de moins en moins d'importance puisque l'État développait les services et les manufactures. Durant les années 1960, sous le Gouverneur George Wallace, beaucoup de blancs dans l'État s'opposèrent aux efforts d'intégration.

La fin de la ségrégation

La population blanche de l'Alabama s'opposera souvent violemment dans les années 1950 et 1960 à l'émancipation des noirs. Le mouvement des droits civiques avec Martin Luther King ou Rosa Parks a débuté en Alabama (Boycott des bus de Montgomery). La ségrégation raciale fut abolie en 1964. Depuis les années 1970, de plus en plus d'immigrants d'Amérique latine se sont installés.

Grâce à la croisade que mena le Mouvement des Droits Civils, les Afro-américains ont récupéré leur droit de vote et leurs autres droits au travers du Civil Rights Act de 1964 et du Voting Rights Act de 1965. De jure la ségrégation a pris fin dans l'État lorsque les lois Jim Crow ont été déclarées nulles et abrogées19.

Sous le Voting Rights Act de 1965, la Cour suprême des États-Unis a forcé l'Alabama à correctement représenter la population au niveau de sa législature, Chambre des Représentants et Sénat de l'État. En 1972, pour la première fois depuis 1901, la disposition de la Constitution de l'Alabama quant à une redistribution périodique des districts basée sur la population fut mise en application. Ceci au bénéfice de la population noire qui a mal été représentée pendant plus de soixante ans20.

Depuis 1972, la population blanche soutient très nettement le candidat républicain aux élections présidentielles (ce qui s'est également produit dans les États sudistes avoisinants). Depuis 1990, la majorité des blancs de l'État vote pour les Républicains aux élections d'État (Sénat, représentant, gouverneur)21.

Géographie

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Carte de l'Alabama

 

 

 

L'Alabama est le 30e plus grand État des États-Unis avec 135 765 km² dont 4 338 d'eau (3,2 %), ce qui fait de lui le 23e État ayant la plus grande superficie d'eau, ainsi que le second État ayant le plus grand système de voies d'eau intérieures aux États-Unis.

Les trois cinquièmes de la superficie terrestre constituent une plaine qui descend en pente douce vers le Mississippi et le golfe du Mexique. Le nord de l'Alabama est plus montagneux, avec le Tennessee créant une large vallée qui forme de nombreux cours d'eau, des lacs et des collines.

L'altitude de l'Alabama est généralement comprise entre le niveau de la mer à la baie de Mobile et 550 mètres dans les Appalaches, au nord-est. Le point culminant est le Mont Cheaha (774 mètres).

Les États entourant l'Alabama sont au nord le Tennessee, la Géorgie à l'est, la Floride au sud et le Mississippi à l'ouest. L'Alabama possède un littoral sur le golfe du Mexique, dans l'extrême sud-est de l'État, entre le Mississippi et la Panhandle de Floride.

Le Comté de Baldwin, le long de la côte, est le plus grand des 67 comtés de l'État, aussi bien en superficie de terre qu'en superficie d'eau.

L'Alabama comprend plusieurs parcs nationaux, dont le Horseshoe Bend National Military Park à Daviston, le Little River Canyon National Preserve à Fort Payne, le Russell Cave National Monument à Bridgeport, le Tuskegee Airmen National Historic Site à Tuskegee et le Tuskegee Institute National Historic Site près de Tuskegee.

L'Alabama abrite également le Natchez Trace Parkway, la Selma To Montgomery National Historic Trail et la Trail Of Tears National Historic Trail.

Le cratère d'impact d'une météorite de 8 km de long se trouve dans le Comté d'Elmore, au nord de Montgomery. C'est le Wetumpka crater, qui est le site du « plus grand désastre naturel de l'Alabama ». Une météorite de 300 mètres frappa la région il y a près de 80 millions d'années. Les collines à l'est du centre ville de Wetumpka présentent les restes érodés du cratère d'impact, le secteur de Wetumpka crater a été identifié comme un cratère d'impact ou astroblème à cause des cercles concentriques que forment les fractures et les zones de roches brisées se trouvant juste sous la surface22.

Urbanisme
Villes et aires urbaines
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Densité de population en Alabama.
# Aire urbaine Population
1 Birmingham-Hoover-Cullman 1 184 212
2 Mobile-Daphne-Fairhope 585 630
3 Montgomery 395 101
4 Huntsville 374 557
5 Tuscaloosa 196 885
6 Decatur 149 549
7 Florence-Muscle Shoals 142 657
8 Dothan 138 234
9 Auburn-Opelika 125 102
10 Anniston-Oxford-Jacksonville 108 633
11 Gadsden 104 782
Transports
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Panneau de bienvenue de l'État d'Alabama

 

 

 

 

 

L'Alabama est traversée par cinq autoroutes inter-États : l'I-65 qui va du nord au sud en passant par le centre de l'État; l'I-59 et l'I-20 partent du centre ouest de Birmingham, ou l'I-59 continue vers la pointe nord-est de l'État et l'I-20 va vers l'est, vers Atlanta; l'I-85 s'étend de la frontière avec la Géorgie à Montgomery, fournissant une voie de communication principale vers Atlanta; et l'I-10 traverse la région la plus au sud de l'Alabama, la traversant d'ouest en est, en passant par Mobile. Une autre Interstate, l'I-22, est actuellement en construction. Quand elle sera terminée, vers 2012, elle reliera Birmingham à Memphis (Tennessee).

Les aéroports les plus importants d'Alabama sont le Birmingham International Airport (BHM), le Dothan Regional Airport (DHN), l'Huntsville International Airport (HSV), le Mobile Regional Airport (MOB), le Montgomery Regional Airport (MGM), le Northwest Alabama Regional Airport (MSL), le Tuscaloosa Regional Airport (TCL), et le Pryor Field Regional Airport (DCU). Pour les transport par voie ferrée, Amtrak propose le Crescent, un train quotidien de voyageurs allant de New York à La Nouvelle-Orléans avec des arrêts à Anniston, Birmingham et Tuscaloosa.

Ports
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Vue aérienne du port de Mobile.

Listé du nord au sud

 


Nom du Port Location Connecté à
Port de Florence Florence/Muscle Shoals, sur le Pickwick Lake Tennessee
Port de Decatur Decatur, sur le Wheeler Lake Tennessee
Port de Guntersville Guntersville, sur le Lake Guntersville Tennessee
Port de Birmingham Birmingham, sur le Black Warrior River Tenn-Tom Waterway
Port de Tuscaloosa Tuscaloosa, sur le Black Warrior River Tenn-Tom Waterway
Port de Montgomery Montgomery, sur le Woodruff Lake Alabama
Port de Mobile Mobile, sur la Mobile Bay Golfe du Mexique
Climat

 

 

 

 

Le climat de l'Alabama est un climat subtropical humide avec une température annuelle moyenne de 18°C. Les températures ont tendance à être plus élevées dans le sud de l'État, à proximité du golfe du Mexique, tandis que la partie nord de l'État, particulièrement la région des Appalaches, est légèrement plus fraîche. Généralement, l'Alabama est sujet à des étés très chauds et des hivers moyens, avec des précipitations tout au long de l'année. La somme annuelle des précipitations est, en moyenne, de 142 centimètres.

Les étés en Alabama sont parmi les plus chauds des États-Unis, avec des température de plus de 32 °C durant l'été dans l'ensemble de l'État. L'Alabama est aussi enclin aux cyclones tropicaux et aux ouragans. Les régions de l'État éloignées du Golfe ne sont pas à l'abri des effets de ces tempêtes, qui déchargent une quantité importante de pluie quand elles se déplacent à l'intérieur des terres et s'y affaiblissent.

Le sud de l'Alabama rencontre plus d'orages que n'importe quelle autre région des États-Unis. La côte du Golfe, près de la baie de Mobile, connaît entre 70 et 80 jours d'orages par an. Cette activité diminue légèrement plus au nord de l'État, mais même l'extrême nord connait près de 60 jours d'orage par an. De temps en temps, les orages sont importants avec de la foudre et des chutes de gros grêlons – les parties centrale et nord de l'État sont les plus vulnérables à ces types d'orage.

Les tornades sont courantes dans l'État, la saison variant du nord au sud de l'État. L'Alabama partage la triste distinction, avec le Kansas, d'avoir relevé plus de tornades F5, la plus puissante de son genre23, que les autres États – d'après les statistiques du National Climatic Data Center sur la période du 1er janvier 1950 au 31 octobre 2006. La partie nord de l'État – le long de la vallée du Tennessee – est l'une des régions nord-américaines les plus vulnérables aux violentes tornades. La région couvrant l'Alabama et le Mississippi - la plus affectée par ce phénomène - est parfois appelée la Dixie Alley, en opposition avec la Tornado Alley des plaines du sud. L'Alabama est l'un des rares endroits au monde qui connait une saison des tornades secondaire (novembre et décembre) en plus de la saison estivale propice à ce phénomène.

Plusieurs tornades F5 ont contribué à augmenter le nombre de morts dus aux tornades en Alabama, plus que dans les autres États sauf pour le Texas et le Mississippi. Le « Super Outbreak » du mois d'avril 1974, affecta de façon très significative l'Alabama avec de nombreuses tornades, dont trois de force F5, en particulier celle qui détruisit la plus grande partie de la petite municipalité de Guin. L’éruption de tornades du 25 au 28 avril 2011 aux États-Unis est un autre épisode où des tornades tuèrent 236 personnes dans l'État le 27 avril.

Les hivers sont généralement doux en Alabama, comme ils le sont au travers de la plupart des États du Sud-Est américain, avec une moyenne minimale de 4 °C en janvier à Mobile et de 0 °C à Birmingham. Les chutes de neige sont rares dans presque tout l'Alabama. Les régions au nord de Montgomery peuvent recevoir un peu de neige chaque hiver, avec des chutes un peu plus importantes de temps en temps. Sur la côte sud du Golfe, les chutes de neiges sont moins fréquentes, espacées de plusieurs hivers sans neige.

 

 

 

Moyennes maximales et minimales mensuelles pour plusieurs villes d'Alabama24
Mois Jan Fév Mars Avr Mai Juin Juil Août Sep Oct Nov Déc
Birmingham max. 12 14 19 23 27 31 33 32 29 24 18 13
min. 0 2 6 9 14 18 21 21 17 11 6 2
Huntsville max. 9 13 17 22 27 30 32 32 28 23 17 11
min. -1 1 5 9 14 18 21 20 17 10 5 1
Mobile max. 16 18 22 25 29 32 33 33 31 26 21 17
min. 4 6 9 13 17 21 22 22 20 13 9 6
Montgomery max. 14 17 21 26 29 33 34 33 31 26 21 16
min. 2 4 7 11 16 19 22 21 18 11 7 3

Population et société

Démographie
Article détaillé : Démographie de l'Alabama.

 

 

 

Au recensement de 2010, l'Alabama compte 4 779 736 habitants. Au recensement de 2000, l'Alabama comptait 4 447 100 habitants (48,3 % d'hommes et 51,7 % de femmes), ce qui fait de lui le 23eÉtat le plus peuplé des États-Unis. En 2000, environ 25,3 % des résidents de l'État avaient moins de 18 ans, dont 6,7 % avaient moins de 5 ans, et 13,0 % avaient plus de 65 ans. L'âge moyen de la population est 35,8 ans (l'âge moyen national étant 35,3 ans).

Il y a 1 963 711 logements dans l'État, dont 88,5 % sont occupés. 72,5 % des logements occupés le sont par les propriétaires.

1 737 080 ménages peuplent l'État. 70 % sont des familles, d'une taille moyenne de 3,01 personnes. La taille moyenne du ménage est de 2,49 personnes.

Dans la population de plus de 25 ans, 75,3 % détiennent au moins le diplôme d'enseignement secondaire (high school) et 19,3 % au moins le premier diplôme universitaire. 13,5 % de la population de plus de 18 ans ont servi dans l'armée américaine.

59,3 % de la population de plus de 16 ans travaillent pour un revenu moyen annuel de $32 383 pour les hommes et de $22 518 pour les femmes.

Parmi les résidents de l'État, près de 108 000 sont nés à l'étranger (soit 2,4 % de la population de l'État), dont une estimation de 22,2 % était illégaux (soit 24 000 individus).

Le centre de population de l'Alabama se trouve dans le comté de Chilton hors de la ville de Jemison.

1800 1810 1820 1830 1840 1850 1860 1870 1880
1 250 9 046 127 901 309 527 590 756 771 623 964 201 996 992 1 262 505
1890 1900 1910 1920 1930 1940 1950 1960 1970
1 513 401 1 828 697 2 138 093 2 348 174 2 646 248 2 832 961 3 061 743 3 266 740 3 444 165
1980 1990 2000 2010 - - - - -
3 893 888 4 040 587 4 447 100 4 779 736 - - - - -
U.S. Bureau of the Census
Races et origines de la population
Répartition des communautés de l'Alabama
Communauté Pourcentage de la population
Blancs 71,1 %
Afro-américains 26 %
Asiatiques 0,7 %
Amérindiens 0,5 %
autres communautés 0,7 %
personnes appartenant à plus d'une communauté 1,00 %

Le tissu racial de l'État et le comparaison au recensement précédent:

Communauté Blancs Noirs AIANNote 1 Asiatiques NHPINote 2
2000 (population totale) 72,56 % 26,33 % 1,00 % 0,89 % 0,7 %
2000 (seulement les Hispaniques) 1,48 % 0,18 % 0,04 % 0,02 % 0,01 %
2005 (population totale) 72,14 % 26,70 % 0,98 % 1,02 % 0,07 %
2005 (seulement les Hispaniques) 2,08 % 0,17 % 0,05 % 0,03 % 0,01 %
Variation de la population totale de 2000 à 2005 1,90 % 3,95 % -0,06 % 17,43 % 4,90 %
Variation de la population non-hispanique de 2000 à 2005 1,02 % 3,97 % -0,55 % 17,47 % 6,67 %
Variation de la population hispanique de 2000 à 2005 43,85 % 1,05 % 11,46 % 16,20 % -2,17 %

Les plus grands groupes d'origine présents en Alabama sont: les Afro-américains (26,0 %), les Anglais (7,8 %), les Irlandais (7,7 %), les Allemands (5,7 %), et les Écossais (2,0 %).

Langues

En 2000, près de 96,7 % des résidents de l'Alabama âgés de 5 ans ou plus parlaient l'anglais chez eux et 2,2 % parlaient espagnol. Seulement 0,4 % de la population parlait allemand, environ 0,3 % parlait le français/français cadien, et 0,1 % le chinois.

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Détroit (Michigan).

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Détroit (Michigan)
Détroit
Blason de Détroit
Héraldique
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article Détroit (Michigan)
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Michigan
Comté Wayne
Maire Dave Bing (démocrate)
Démographie
Population 713 777 hab. (20101)
Densité 1 928 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg.png42° 19′ 53″ Nord
       83° 02′ 51″ Ouest
  
Superficie 37 020 ha = 370,2 km2
· dont terre 359,4 km2 (97,08 %)
· dont eau 10,8 km2 (2,92 %)
Fuseau horaire EST (UTC-5)
Divers
Fondation 1701
Municipalité depuis 1806
Devise(s) Speramus Meliora; Resurget Cineribus2
Surnom(s)  Motor City (la ville du moteur)
Motown (contraction de Motor Town)
Hitsville (la ville des hits)
Hockeytown (la ville du hockey sur glace)
Localisation
Carte du comté de Détroit
Carte du comté de Détroit
Liens
Site web http://www.detroitmi.gov
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Carte des Grands Lacs et du "détroit" par Guillaume Delisle en 1718.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Détroit (en anglais : Detroit ; API : [dɪˈtʰɹɔɪt]) est la principale ville de l'État du Michigan aux États-Unis, largement plus connue que sa capitale Lansing, et siège du comté de Wayne. Fondée en 1701 par Antoine de Lamothe-Cadillac, elle constitue une ville portuaire importante, située sur la rivière Détroit dans le Mid-Ouest américain. Au XXIe siècle, la ville est connue principalement pour son industrie automobile, comme le soulignent les surnoms populaires de la ville : the Motor City ou Motown. L'origine du nom de la ville provient du mot français, « détroit », nom de la rivière qui la traverse. En 2010, avec ses 713 777 habitants1, Détroit est la dix-huitième ville du pays par sa population. Son agglomération (Metro Detroit), qui compte 4 467 592 habitants3, est la onzième des États-Unis.





Histoire

Article détaillé : Histoire de Détroit.
Période française
Article détaillé : Fort Pontchartrain du Détroit.

 

 

 

 

 

La ville est fondée en 1701 par le Français Antoine de Lamothe-Cadillac. La colonie est baptisée « Fort Pontchartrain du Détroit » en l'honneur du comte de Pontchartrain, ministre de la Marine de Louis XIV, et selon la configuration des lacs Sainte-Claire et Érié dont elle occupe les rives occidentales. La colonie se développe à Détroit, mais sa présence ne consolide pas les liens entre les tribus de l'ouest et les Français, presque toutes les fourrures prenant la route de New York. En 1749 afin d'augmenter l'influence française dans la région, la couronne offre des terres gratuitement aux familles désireuses de s'y installer4.

Période britannique

Après la capitulation de Montréal en 1760, le major Rogers et ses 200 Rangers sont envoyés pour prendre possession de Détroit, alors sous le commandement français de François-Marie Picoté de Belestre. Ils rencontrent Pontiac en chemin et ce dernier se montre pacifique avec ses hommes, qui tout récemment encore étaient ses ennemis. Les Britanniques ont promis aux Indiens de l'ouest des échanges commerciaux plus avantageux dans le but d'acquérir leur loyauté. Cependant, les intentions des Britanniques sont bien différentes de leurs promesses. Les Français ont l'habitude d'approvisionner leurs alliés indiens en fusils et en munitions ainsi que de leur assurer certains services gratuitement. Le général Amherst décide que, dorénavant, s'ils désirent des armes, les Indiens doivent les obtenir grâce à des échanges commerciaux. De plus, les tribus doivent maintenant se rendre elles-mêmes aux postes de traite britanniques pour commercer et il est interdit aux commerçants britanniques d'acheter leurs biens avec du rhum. Les Indiens sont furieux et ne manquent pas de protester. En juin 1761, selon le nouveau commandant de Détroit Donald Campbell, les Outaouais incitent « toutes les nations de la Nouvelle-Écosse jusqu'à l'Illinois à prendre la hache de guerre contre les Anglais ».

Lorsque les troupes britanniques arrivent à Détroit, elles ont en leur possession le texte du traité de Paris par lequel la France renonce à ses possessions en Nouvelle-France. Les Nations amérindiennes alliées des Français refusent cette situation et continuent la guerre contre les Britanniques.

Le 27 avril 1763, le chef amérindien Pontiac a parlementé lors d'un conseil des chefs des différentes Nations amérindiennes, à environ une quinzaine de kilomètres au sud du fort de Détroit. Il rappela les enseignements du sage prophète Neolin qui prônait l'unité des Nations amérindiennes. Pontiac a convaincu un certain nombre de Nations, telles que celles des Outaouais, Ojibwés, Potawatomis et Hurons à se joindre à lui dans une tentative de s'emparer du fort de Détroit et d'en chasser les Britanniques. Commence en mai 1763 le siège de Fort Détroit pour en chasser les Britanniques.

Finalement, les Potowatomis et les Hurons se dissocient alors de Pontiac et brisent l'alliance. Le 25 juillet, Jacques Godfroy revient du fort de Chartres en Louisiane française avec une mauvaise nouvelle ; la France n'enverra aucun renfort pour venir en aide à Pontiac. Le moral est au plus bas lorsque, le 29 juillet, les Britanniques organisent une contre-attaque et 247 soldats surgissent du fort Détroit. Pontiac et ses hommes ont été informés de l'attaque par des Canadiens-français et attendent les soldats britanniques, qui sont mis en pièces.

Pontiac entreprend alors de se rendre lui-même en Louisiane pour demander des renforts au commandant Neyon. Il arrive sur les lieux en avril 1764 et Neyon lui explique qu'il ne désire pas se battre puisque la France et la Grande-Bretagne sont à nouveau en paix. Pendant son absence, un rival de Pontiac nommé Manitou entreprend de mettre fin aux hostilités et de pacifier les derniers partisans de Pontiac.

Depuis l'indépendance

Selon les termes du traité de Paris, en 1783, Détroit est cédée au nouveau pays indépendant, les États-Unis d'Amérique. Les Britanniques, cependant, refusent de se plier à cette clause du traité. Les Américains ne peuvent prendre possession de Détroit qu'en 1796, au terme du traité de Londres4.

En 1805, Détroit subit un incendie dévastateur, qui détruit la majeure partie de l'architecture coloniale française de la ville. Seuls un ancien entrepôt près de la rivière ainsi que les cheminées en briques subsistent5. Peu après, le père Gabriel Richard prononce la fameuse sentence latine, Meliora de speramus ; cineribus de resurget (« nous espérons des temps meilleurs ; ils resurgiront de ses cendres ») qui est devenu la devise officielle de la ville. Le juge Augustus B. Woodward dessine un plan, semblable à la conception de Pierre Charles L'Enfant pour la ville de Washington. Celui-ci organise un quadrillage de rues perpendiculaires autour d'une artère principale, nommée Woodward, elle-même perpendiculaire à la rivière. Ce plan crée également les quartiers de Grand Circus Park et Campus Martius6.

De 1805 à 1847, Détroit est la capitale du Territoire, puis de l'État du Michigan. La ville tombe aux mains des Britanniques durant la guerre anglo-américaine de 1812, puis est reconquise par les Américains en 1813.

Avant la guerre de Sécession, la proximité de la frontière canadienne fait de Détroit un arrêt stratégique le long du chemin de fer clandestin7.

Au cours du XIXe siècle, les urbanistes, suivant la philosophie de City Beautiful construisent un certain nombre de bâtiments des styles Beaux-Arts et baroque. Vers la fin du siècle, Détroit est alors surnommée le « Paris du Midwest » pour son architecture élégante et ses espaces publics ouverts8.

 

 

 

 

 

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Cadillac Motor Co. (1910)

 

 

 

 

La situation stratégique de Détroit au cœur des voies navigables des Grands Lacs en fait un centre logistique. La ville a continuellement grandi à partir de 1830 autour du transport lacustre, des chantiers navals et des industries manufacturières. En 1896, Henry Ford y construit sa première fabrique automobile dans un atelier situé sur Mack Avenue. En 1904, il fonde la Ford Motor Company. Ford, ainsi que d'autres pionniers de l'automobile comme William Crapo Durant, les frères Dodge, Packard, et Walter Chrysler contribuent au statut de capitale mondiale de l'automobile attribué à Détroit. Gourmande en espace, l'industrie automobile se déplace cependant rapidement en banlieue, à Hamtramck et Highland Park.

Entre 1900 et 1930, la ville se développe énormément, sa population augmente de 265 000 à plus de 1,5 million d'habitants. La croissance explosive de la cité ne se fait pas sans dommages. L'air et l'eau de la région sont pollués, et les rives du lac sont outrancièrement industrialisés et interdits aux résidents. Les taudis se sont développés dans plusieurs quartiers, en particulier la partie est, de plus en plus peuplée par les Afro-Américains, dès 1920. La tension raciale entre les résidents noirs et blancs mène à des émeutes, en 19439. En 1950, Détroit affiche une population de 1 850 000 habitants.

Déclin de la ville

Tandis que la population blanche de la ville diminue après 1950, sa population noire continue à se développer. Les noirs pauvres du Sud ont émigré en ville. Le 23 juillet 1967, des émeutes éclatèrent dans la partie est de la ville. Ce sont les émeutes les plus sanglantes et les plus destructrices de l'histoire des États-Unis, avec 43 morts, 467 blessés et plus de 2 000 bâtiments détruits.

La réputation de la ville s'en est ressentie et la population blanche quitte massivement la ville au début des années 1970, les Afro-Américains constituent désormais la majorité de la population et en 1973 le premier maire noir de la ville, Coleman Young, est élu. Young, membre de la gauche du parti démocrate, est un homme controversé. Tandis qu'il est apprécié d'une grande partie des habitants noirs de la ville, il est impopulaire parmi les blancs et les hommes d'affaires. La tendance démographique et le déclin économique de la ville continuent sous son mandat, qui s'achève en 1993.

Aujourd'hui la ville tente de conjurer ce déclin. Ainsi montre-t-elle certains signes de renaissance dans quelques quartiers (notamment dans le centre-ville et le long de la rivière), et les relations avec le milieu d'affaires sont rétablies. Néanmoins, la population municipale continue sa chute, Détroit a perdu un quart de ses habitants entre 2000 et 2010.

De nombreux centre commerciaux, bibiliothèques, hotels et banques du centre ville sont désertés et laissé à l'abandon, laissant un paysage post-apocalyptique10.

Réorganisation autonome des habitants

D'autre part des mouvements autonomes d'autogestion, reprenant en grande partie le mouvement des Piqueteros, en Argentine, dans les années 1990, suite à la crises économique due à la politique ultra libérale du gouvernement. Leur mode de vie est basé sur11 :

  • Le « Do It Ourselves » (faisons le nous même en anglais), reprenant le mouvement international du « Do it yourself » (fais le toi même en anglais) dont les grands principe sont la réappropriation de la production par des moyens simple, permettant de s'affranchir des industriels ayant délocalisés.
  • La consommation collaborative ; Jardins communautaires improvisés, entraide collaborative pour l'isolation des maisons, réutilisation des technologies pour la fabrication à la manière des fablab, et débrouille en tout genre.

Géographie

Communes limitrophes
Topographie
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Image satellite de l'agglomération de Détroit

 

 

 

Selon le Bureau du recensement des États-Unis, la superficie de la ville est de 370,2 km², dont 10,8 km² sont des surfaces lacustres ou fluviales. Le point le plus élevé de Détroit est au nord de la ville, à 204 mètres au-dessus du niveau de la mer. Le point le plus bas est au bord de la rivière Détroit, à 176 m d'altitude. Les villes d'Highland Park et Hamtramck sont complètement entourées par Détroit ; les cinq communautés favorisées de Grosse Pointe sont à l'est de la ville, sur la rive du lac Sainte-Claire. À l'ouest de Détroit se trouvent Redford Township et la ville de Dearborn. Au nord, la ville et les comtés d'Oakland et de Macomb sont séparées par l'Eight Mile Road, une ligne historique de la démarcation raciale. Alter Road sépare la ville et la banlieue de Grosse Pointe Park, et est aussi connue comme une ligne de partage ; certains des quartiers les plus pauvres de Détroit sont situées d'un côté alors que ceux de l'autre sont riches.

Trois systèmes routiers y sont enchevêtrés : le système original français, le système d'avenues radiales organisé par Woodward et le système Nord-Sud issu de l'ordonnance du Nord-Ouest.

Détroit est située au nord de la ville de Windsor en Ontario. Elle est la seule ville majeure le long de la frontière entre le Canada et les États-Unis où l'on doive aller vers le sud afin d'entrer au Canada. La cité possède quatre passages de frontière : le pont Ambassadeur et le tunnel de Détroit-Windsor, pour le trafic routier ; le tunnel Michigan Central Railway, pour le chemin de fer et le Détroit-Windsor Truck Ferry, qui permet aux camions de traverser la rivière. La frontière Détroit-Windsor étant le point de passage entre les États-Unis et la Canada le plus emprunté, la construction d'un deuxième pont routier est à l'étude. La ville est à mi-chemin entre Chicago et Toronto.

Climat

Détroit a un climat continental, qui est influencé par les Grands Lacs. Les hivers sont généralement froids, avec les températures minimales pouvant descendre sous -10 °C, alors que les étés peuvent être chauds et humides, avec les températures qui souvent excédent 30 °C. Les précipitations mensuelles varient entre 40 et 100 millimètres selon le mois de l'année, l'été étant la saison la plus arrosée. Les chutes de neiges se produisent typiquement de novembre à début avril. Leur hauteur est comprise en moyenne entre 3 et 25 centimètres par mois.

 

 

 

 

 

Relevé météorologique de Détroit (période 1961-1990)

 

 

 

Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -9,1 -8,0 -2,8 2,7 8,4 13,5 16,3 15,3 11,4 4,9 0,1 -5,9 3,9
Température moyenne (°C) -5,1 -3,7 2,1 8,5 14,7 19,8 22,4 21,4 17,3 10,7 4,6 -2,1 9,2
Température maximale moyenne (°C) -0,9 0,7 6,9 14,3 20,9 26,1 28,5 27,4 23,3 16,4 8,9 1,8 14,5
Précipitations (mm) 44,7 44,2 64,8 74,9 74,2 91,7 80,8 87,1 73,4 53,3 67,8 71,6 828,5
Nombre de jours avec pluie 7,7 7,3 9,4 9,6 8,3 8,5 7,7 7,3 7,8 7,0 8,6 9,9
Source : Le climat à Détroit (en °C et mm, moyennes mensuelles)climate zone.com

 

Population

Évolution et répartition
Evolution de la population12
Année Habitants
1840 9 102
1850 21 019
1860 45 619
1870 79 577
1880 116 340
1890 205 876
1900 285 704
1910 465 766
1920 993 078
Année Habitants
1930 1 568 662
1940 1 623 452
1950 1 849 568
1960 1 670 144
1970 1 511 482
1980 1 203 339
1990 1 027 974
2000 951 270
2010 713 777

Au cours du XIXe siècle, la population de Détroit croît rapidement. La ville n'est cependant pas l'une des plus grandes du pays ; elle reste beaucoup plus petite que les villes de New York et Chicago. Cependant lors de la première moitié du XXe siècle, la population s'accroit de manière soutenue, surtout du fait du développement de l'industrie automobile, grâce à l'immigration européenne et aussi à la migration des populations (blanches et noires) du Sud des États-Unis. En 1930, Détroit est ainsi devenue la quatrième ville du pays, derrière New York, Chicago et Philadelphie. En 1950, la population atteint son optimum, avec 1 849 568 habitants.

Au cours de la deuxième moitié du XXe siècle, la ville connait une évolution exactement inverse : entre 1950 et 2000, Détroit perd plus d'un million d'habitants13, passant de 1 849 568 habitants en 1950 à 713 777 habitants en 2010. À cela s’ajoute l’impossibilité, pour des milliers de particuliers ayant emprunté, de rembourser leur dette en raison de la hausse des intérêts de leur prêt : selon la municipalité, 67 000 habitations aurait été saisies en trois ans. Malgré la politique de revitalisation de certains quartiers et la gentrification en cours, la tendance à la baisse continue à un rythme élevé : - 25 % entre 2000 et 201014.

Caractéristiques ethniques et sociales

La répartition ethnique de la ville de Détroit se caractérise par une importante population afro-américaine, et une population blanche qui tend à diminuer ; la vaste majorité de la population blanche de la région métropolitaine vit dans la banlieue. En 2000, la population de la ville elle-même représentait 23 % de la population métropolitaine mais concentrait 75 % des Afro-Américains de l'agglomération15.

Aujourd'hui les Afro-Américains forment une communauté très importante (81,6 % du total), en augmentation. Ce groupe se trouve dans tous les secteurs de la ville. La part des Blancs est beaucoup plus faible (12,3 %) que la moyenne nationale ; elle se concentre dans quelques quartiers du nord-ouest (comme Palmer Woods) et de l'est (Indian Village). La proportion des Latinos est plus faible (5,0 %) que dans le reste du pays, mais leur effectif augmente. Cette population se concentre au sud-ouest de la ville, dans le quartier de Mexicantown. La population asio-américaine est minime (1,0 %).

En 2000, le taux de personnes vivant sous le seuil de pauvreté (26,1 %) était deux fois plus élevé que la moyenne nationale. Il est composé en majorité par 34,5 % de personnes âgées de moins de 18 ans, et de 18,6 % âgées de plus de 65 ans. Le revenu annuel moyen par habitant était de 14 717 dollars.

Administration

Article détaillé : Administration de Détroit.

Économie

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Le quartier des affaires de Détroit
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The Renaissance Center siège social Mondial de General Motors.
Industries

Détroit est la capitale de l'automobile américaine : les trois grandes firmes américaines (General Motors, Ford et Chrysler) y sont implantées. Le secteur automobile est représenté aussi par des entreprises françaises comme Renault, PSA, Michelin, Plastic Omnium, Faurecia et Valeo. Au total, les entreprises françaises y emploient 22 000 personnes selon le Figaro, édition du 1er juillet 2005.

Une ville en faillite

En 2011, la ville de Détroit est dans une situation de faillite économique16,17,18, doublée d’une désertification industrielle et d’une chute démographique.

Au niveau industriel, les trois grands constructeurs automobiles implantés à Détroit (General Motors, Ford et Chrysler), en plus d’une délocalisation de leur production depuis 1950, connaissent une crise sans précédent : en tout, ce sont 400 000 emplois qui ont été perdus depuis 200819. Le taux de chômage à Détroit atteint ainsi les 50 %20.

Sociologie

Les vitres de Détroit

Des chercheurs de l'université Georgia Tech. ont mené une étude, très sérieuse, sur le nombre moyen de vitres dans le champ de vision d’un habitant, pour les 15 plus grandes villes des États-Unis. Et si l'on compte l’agglomération, c’est Détroit qui arrive largement en tête, avec 3 200 vitres en moyenne dans le champ de vision d’un habitant. Loin devant l'agglomération de Chicago (1 200) et l’immense agglomération de New York (moins de 1 000).

Pour Détroit, ce résultat s’explique par le fait que 3 des 7 hautes tours de General Motors donnent directement sur un environnement urbain aplati par les nombreux parkings, ce qui fait que la vision d’un citadin, même banlieusard, peut toujours s’épanouir sur ces 3 tours. Et dans une moindre mesure par le fait que certains bâtiments de banlieue sont relativement hauts ; on compte 5 gratte-ciels au-dessus de 100 mètres dans la région « Metro Detroit ». Les habitants qui regardent ailleurs qu’au centre-ville n’abaissent donc pas la moyenne, ou très peu, alors qu’ils l’abaissent fortement à Chicago ou à New York. Pour résumer simplement, Détroit est une ville dont la hauteur des bâtiments est très variable : une tour de 73 étages, un parking, un immeuble de 7 étages, un parking, une tour de 25 étages, un parking, etc., ce qui laisse de nombreux trous, et donc de nombreuses vitres, au loin, dans le champ de vision.

Selon les sociologues, les 3 000 miroirs de ce formidable léviathan jouent le rôle de « social hammer », qu’on pourrait traduire par « enclume sociale ». La pression exercée par ces 3 000 regards potentiels, à chaque seconde, est trois fois plus forte que partout ailleurs aux États-Unis, et en moyenne 15 fois plus forte qu’en Europe.[réf. nécessaire]

Culture

Au plan musical, Détroit a abrité le siège de la Motown (compagnie discographique consacrée à la soul); elle a été le berceau de plusieurs styles musicaux, comme le punk et la techno et a vu débuter de nombreux artistes tels Iggy Pop, Kid Rock, Martha and the Vandellas, Eminem, Insane Clown Posse, Smokey Robinson, Roland Hanna, Diana Ross, Marvin Gaye, Stevie Wonder, The Temptations, MC5, les Stooges et les Supremes, The Marvelettes, Aaliyah, The Jackson Five, Mary Wells, The Four Tops, Jay Dee, Mike Banks, Juan Atkins, Derrick May, Kevin Saunderson, Jeff Mills, D12, Obie Trice, les White Stripes,Mike Posner...

Détroit possède également un remarquable orchestre symphonique, autrefois dirigé par Paul Paray et Antal Doráti notamment.

Musées
Médias
  • Deux principaux journaux :
    • The Detroit News
    • Detroit Free Press
  • Magazine d’informations :
    • The Metro Times
    • Crain's Detroit Business
    • Michigan Chronicle
    • Michigan Citizen
    • Hour Detroit
    • Detroit Home
    • DBusiness
  • Radio :
    • WDET (radio du service public)

Religion

Église catholique
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Façade de l'église Sainte-Thérèse-d'Avila.
Église catholique chaldéenne

Sports

Article détaillé : Sport à Détroit.
Équipe Ligue Stade Création Titres
Red Wings de Détroit NHL (hockey sur glace) Joe Louis Arena 1926 11
Tigers de Détroit MLB (baseball) Comerica Park 1894 4
Lions de Détroit NFL (football américain) Ford Field 1930 4
Pistons de Détroit NBA (basket-ball) The Palace of Auburn Hills 1941 3

Transport

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La gare Michigan Central Station, désaffectée depuis 1988.

 

 

 

 

La proximité de Détroit avec le Canada et son rôle industriel ont fait de Détroit un centre important bien relié par les réseaux de transport. Ceux-ci consistent en plusieurs autoroutes majeures, l'Interstate 94, l'Interstate 96, l'Interstate 75, l'Interstate 696, l'Interstate 275 et l'Interstate 375; en des connexions ferroviaires (bien que la grande gare voyageur de Michigan Central Station est fermée depuis 1988) et en un aéroport important, l'Aéroport métropolitain de Détroit. Le transport dans la région métropolitaine de Détroit est assurée par un système complet de services de transit, les aéroports et un réseau avancé de autoroutes qui relient la ville et la région. Le Michigan Department of Transportation (MDOT) administre le réseau régional de routes principales et autoroutes.

Au niveau du transport en commun, la ville est dirigée par Detroit Department of Transportation (DOT) et ses banlieues par la Suburban Mobility Authority for Regional Transportation (SMART). La ville dispose d'un transport hectométrique, le Detroit People Mover.

Personnages célèbres liés, nés ou décédés à Détroit

Musique
Sport
Cinéma
Littérature
Divers

Jumelages

Détroit est jumelée avec :

Détroit a également un rapport très étroit avec la ville voisine :

Divers

 

 

 

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Chicago (5& fin).

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA

Cinéma

 

 

 

 


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Panorama urbain sur Chicago depuis le lac Michigan de nuit.

 

 

 

Chicago est l'un des principaux centres de production cinématographique du pays après New York et Los Angeles. De nombreux films des années 1920 et 1930 ont été tournés à Chicago, surtout des films policiers et des films de gangsters (Scarface, Le Petit César, L'Affaire Al Capone, Les Incorruptibles) qui puisent leurs origines dans le crime organisé de la ville des années 1920 et ses héros comme Al Capone. Le contexte historique est généralement celui de la prohibition ou de la Grande Dépression.

En raison du passé agité et de la réputation sulfureuse de « ville mafieuse et corrompue » véhiculée dans le monde entier pendant de nombreuses décennies, Chicago tente de montrer une autre image d'elle en luttant depuis le début des années 1990 contre les films de gangsters et autres films violents en les faisant tout simplement interdire, estimant que cette époque est bel et bien révolue et qu'aujourd'hui la ville n'est plus ce qu'elle était. C'est pour cette raison que, depuis plusieurs années, ce sont essentiellement des comédies romantiques (Quand Harry rencontre Sally, Une bouteille à la mer, Shall We Dance ?), des thrillers, des films policier (Le Fugitif, U.S. Marshals, Peur primale), des films pour adolescent (Wayne's World, Collège Attitude, American Pie) ou encore des films fantastiques et de science-fiction (I, Robot, The Dark Knight, Transformers 3) qui y sont tournés.

Quelques films ayant pour cadre la ville de Chicago :

Jeux vidéo

De nombreux jeux vidéo, dont les plus connus sont listés ci-dessous prennent pour cadre la ville de Chicago:

  • Lethal Enforcers, un jeu de tir au pistolet, sorti en 1992 sur borne d'arcade.
  • Mafia: The City of Lost Heaven, sorti en 2002, est un jeu dont l'action se déroule dans les années 1930, dans la ville fictive de Lost Heaven (calquée sur celle de Chicago). Le joueur incarne Tommy Angelo, un chauffeur de taxi qui devra prouver sa valeur à la mafia de la ville.
  • Chicago 1930, sorti en 2003, inspiré par le Chicago durant l'époque de la prohibition.
  • Driver 2, sorti en 2000, est un jeu dont l'action se déroule dans quatre villes dont Chicago, les trois autres villes étant La Havane, Rio de Janeiro et Las Vegas116.
  • Still Life est un jeu vidéo d'aventure sorti en avril 2005 sur PC et Xbox.
  • Midtown Madness est un jeu vidéo de course sorti en 1999. Il se distingue des autres jeux de course par son mode de jeu «Cruise», présentant un environnement urbain totalement libre, sans circuit prédéfini.
  • Michael Jordan: Chaos in the Windy City est un jeu de plates-formes sorti en 1994 pour la Super Nintendo. Le jeu met en scène le célèbre joueur de basket-ball Michael Jordan en tant que personnage joueur, mais on n'y joue pas vraiment au basket-ball.
  • I Am Alive, un jeu d'action qui est sorti en 2012, se déroule dans un Chicago post-apocalyptique.
Médias
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Enseigne à l'entrée du siège du Chicago Tribune

 

 

 

 

Chicago est le deuxième foyer américain pour l'édition derrière New York. Le Chicago Tribune est le principal journal de la ville et de la région du Middle West ; son siège se trouve dans la Tribune Tower et il appartient à la Tribune Company. Fondé le 10 juin 1847, le titre est aujourd'hui conservateur ; il est vu comme l'un des meilleurs journaux des États-Unis. Il a été l'un des premiers quotidiens américains à soutenir la candidature d'Abraham Lincoln à la présidence des États-Unis et à revendiquer la suppression de l'esclavage.

Avec plus de 950 000 exemplaires le dimanche, le Chicago Tribune est l'un des dix quotidiens les plus vendus aux États-Unis. Le Chicago Daily News était un quotidien très populaire dans la ville entre 1876 et 1978, il a obtenu un total de treize prix Pulitzer durant son existence. Le Daily News était pionnier dans certains domaines de l'information, ouvrant l'un de ses bureaux à l'étranger, il s'est hissé au premier rang des quotidiens américains en 1898.

 

 

 

 

 

 

 

 

Les autres journaux réalisent des tirages inférieurs : le Chicago Sun-Times, qui a adopté le format d'un tabloïd ou le Daily Southtown, qui couvre le sud de l'agglomération. D'autres couvrent des domaines spécialisés tels que le Chicago Sports Review pour le sport ou le Chicago Defender pour la communauté afro-américaine. Dans les années 1940 et 1950, John H. Johnson crée les magazines Ebony et Jet, tous deux dédiés à la communauté noire de Chicago. Le Windy City Times et le Chicago Free Press sont des hebdomadaires qui s'adressent à la communauté homosexuelle du quartier de Boystown et du reste de la région.

Le Chicago Reader est un autre magazine hebdomadaire distribué à Chicago qui fait partie de ce que les Américains nomment les alternative newspapers qui sont des journaux ou magazines mettant l'accent sur les informations et enquêtes sur la vie locale d'une cité ou d'une région définie. Le Chicago Reader est l'un des pionniers du mouvement des publications hebdomadaires gratuites. Il a été fondé en 1971 par un groupe d'étudiants.

Certains quartiers possèdent leur propre journal, comme Hyde Park avec le Hyde Park Herald et Bridgeport avec le Bridgeport News. Ces journaux couvrent l'information dans le quartier ainsi que dans les quartiers environnants ; ils servent généralement à informer les résidents du quartier sur ce qui s'y passe et apportent plus de détails et de spécificités que les journaux de l'ensemble de la ville sont susceptibles d'apporter, comme les annonces et les recherches d'emploi, la publicité pour les commerçants locaux ou encore les fêtes de quartier.

Chicago est le berceau du Talk show : depuis 1986, l'Oprah Winfrey Show, animé par Oprah Winfrey est l'un des plus regardés des États-Unis. Le Jerry Springer Show et le Jenny Jones Show (en) sont réalisés dans la NBC Tower.

Séries télévisées

Quelques séries télévisées ayant pour cadre la ville de Chicago et son agglomération :

Évènements et festivals

En 2005, Taste of Chicago a attiré quelque 3 640 000 visiteurs92. Les autres grands événements de l'année sont les festivals de blues, de country, de jazz et de gospel qui ont lieu au Millennium Park et qui rassemblent chacun environ 300 000 personnes92.

Quelques festivals de musique notables:

Tourisme

En 2006, Chicago a attiré environ 44,2 millions de personnes arrivant de toute la nation et de l'étranger118. Ces visiteurs ont rapporté 11,8 milliards de dollars à l'économie de Chicago118. Les boutiques de luxe le long du Magnificent Mile, ses très nombreux restaurants et musées, ses plages au bord du lac Michigan le long de Lake Shore Drive, mais aussi son architecture éminente et propre à Chicago, continuent à fasciner les touristes. Les halls d'exposition et les grandes salles de spectacles constituent également des atouts majeurs de la ville. La partie Est d'Oak Street (entre Michigan Avenue et Rush Street), est l'une des destinations les plus prestigieuses pour l'achat à Chicago, elle comprend des chaînes de magasins de luxe, des grands centres commerciaux, et est reconnue dans le monde de la gastronomie pour ses grands restaurants.

L'une des dernières fiertés de Chicago est le Millennium Park, dont l'ouverture a été célèbrée le 16 juillet 2004. Les travaux ont commencé en juin 1999 mais le chantier fut retardé durant plusieurs années. Le Millennium Park fait partie du Grant Park, l'un des plus grands jardins publics de la ville de Chicago. Il est spécialement destiné à l'architecture et l'art contemporain.

Le Millennium Park comprend de nombreux aménagements publics tels que le McCormick Tribune Plaza, qui est un complexe comprenant un espace dédié aux expositions en plein air, et un restaurant avec terrasse extérieure qui se transforme en patinoire l'hiver, le Lurie Garden, qui se targue d'être le plus grand jardin public du monde à se trouver en plein cœur d'une mégapole, le Théâtre Harris, diverses promenades et certaines des attractions les plus populaires de la ville, avec notamment la Cloud Gate, une sculpture urbaine réfléchissante (surnommée The Bean - « Le Haricot »), qui a été réalisée par l'artiste britannique Anish Kapoor et financée par des investissements privés pour 23 millions de dollars. Haute de 10 mètres, la base de cette sculpture monumentale mesure 20 m × 13 m pour un poids total de 99,8 tonnes. Son aspect s'inspire du mercure liquide. Son extérieur poli reflète et déforme la skyline de la ville. Les visiteurs sont invités à marcher autour et en dessous de l'arche haute de 3,70 m contenant une chambre concave appelée « omphalos » qui multiplie et déforme par réverbération l'image des spectateurs.

Le kiosque à musique du pavillon de Pritzker, conçu par l'architecte Frank Gehry, est l'un des lieux en plein air les plus performants concernant les événements festifs et culturels à Chicago. Le pavillon Pritzker est un élément central du Millennium Park. Il accueille le Cœur et l'Orchestre Symphonique de Grant Park (Grant Park Symphony Orchestra and Chorus) ainsi que le Grant Park Music Festival, l'un des derniers festivals de musique classique en plein air et gratuit des États-Unis. Il accueille aussi un large éventail d'ensembles musicaux et, chaque année, une grande manifestation de spectacle vivant. Des artistes allant de groupes de rock à la musique classique en passant par des chanteurs d'opéra ont fait leur apparition au pavillon, qui accueille même des activités de fitness telles que le Yoga. Toutes les répétitions au pavillon sont ouvertes au public.

La Crown Fountain, qui fut dessinée par l'artiste catalan Jaume Plensa, représente également une attraction majeure du parc. Cette fontaine se compose d'un miroir d'eau de granite noir placé entre deux tours faites en brique de verre. Les tours, qui mesurent plus de 15 mètres de haut, sont constituées chacune d'un écran composé de diodes électroluminescente (LED) qui permettent d'afficher des vidéos numériques reproduisant ainsi les visages de Chicagoans célèbres sous forme de portrait, avec de l'eau jaillissant de leurs lèvres. De l'eau coule des deux tours sous forme de cascade intermittente à travers une buse placée sur la façade de chaque tour. La construction et la conception de la Crown Fountain a couté environ 17 millions de dollars. Lorsque le temps le permet, la fontaine est ouverte de mai à octobre.

Construit en 1929, l'Adler Planetarium est le premier planétarium du continent américain. Il a été fondé par le philanthrope Max Adler. Le Muséum Field d'histoire naturelle, abrite le plus grand squelette de Tyrannosaurus rex. Ouvert en 1893, il comprend quatre thèmes principaux, l'anthropologie, la zoologie, la botanique et la géologie. En 2005, le musée a accueilli 1,3 million de visiteurs.

Bordantes les rives du lac Michigan, les plages de Chicago sont très prisées l'été. En effet, la ville de Chicago possède environ 33 plages sur 45 km de rivage le long des rives du lac Michigan. La plus connue est sans doute celle de Oak Street Beach dans le secteur de Near North Side, à deux pas du John Hancock Center.

Le Musée de la science et de l'industrie de Chicago est la quatrième plus importante attraction culturelle de la ville, il comprend près de 35 000 œuvres et a accueilli 1,67 million de visiteurs en 2007. Fréquenté chaque année par plus de huit millions de visiteurs, le Navy Pier est inscrit depuis le 13 septembre 1979 sur la liste du National Register of Historic Places. Sa grande roue de 46 mètres offre une vue exceptionnelle sur les immeubles du quartier financier, surtout de nuit. Son Ferry au nord de Grant Park en bordure du lac Michigan est l'une des attractions les plus visitées dans toute la région du Middle West, attirant environ 8,7 millions de personnes chaque année119. Le centre culturel historique de Chicago, servant à l'origine de bibliothèque publique de Chicago, abrite maintenant l'office de tourisme, des galeries commerçantes, des halls d'exposition et le Preston Bradley Hall dont le plafond est surmonté d'un dôme en verre de 11 m.

Fondé en 1868, le parc zoologique du Lincoln Park Zoo, abrite une grande variété d'animaux. Le zoo comprend des ours polaires, des pingouins, des gorilles, des reptiles, des singes, et d'autres espèces pour un nombre total de près de 1250 animaux. Un Quercus macrocarpa se trouve au Lincoln Park Zoo, c'est une espèce arboricole datant de 1830, soit trois ans avant que la ville de Chicago soit fondée. Il existe aussi un parcours ainsi que des endroits spécifiques à l'intérieur du parc pour divertir les enfants, comme des salles de jeux, une ferme avec des tours en chevaux et poneys. En 2005, le parc a attiré plus de 3 millions de personnes.

Enfin, la ville est la troisième plus grande destination conventionnelle des États-Unis. La plupart des conventions sont tenues à la McCormick Place, juste au sud du stade de Soldier Field.

Bâtiments, lieux et sites touristiques remarquables
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Lincoln Park et son plan d'eau

Éducation

Article détaillé : Éducation à Chicago.
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L'édifice du Chicago Theological Seminary, sur le campus de l'université de Chicago.

 

 

 

 

Le Chicago Public Schools (CPS) est le district scolaire qui contrôle 613 écoles primaires et secondaires publiques dans la ville de Chicago120. Il concerne quelque 426 000 élèves120,121 et est dirigé par le Chief executive officer (CEO) Ron Huberman. Comme d'autres districts scolaires urbains du pays, le Chicago Public Schools connaît des problèmes d'effectifs, de manque de moyens financiers et de difficultés de gestion. En 1987, le Secrétaire d'État à l'éducation William Bennett déclare que le Chicago Public Schools est le pire de la nation (worst in the nation). Depuis, plusieurs réformes ont été mises en œuvre afin d'améliorer cette situation : création d'un système de conseils (Local School Councils), d'écoles à charte (Charter Schools), etc. Les plus mauvais établissements sont abandonnés, les meilleurs sont agrandis et rénovés, de nouvelles écoles sont fondées122.

L'archidiocèse de Chicago gère, quant à lui, les écoles catholiques de la ville. Écoles privées dont les plus réputées sont la Latin School of Chicago (en) et la Francis W. Parker School dans le quartier de Lincoln Park. On peut citer également les écoles Chicago Laboratory Schools et Chicago Booth School of Business, situées dans le quartier de Hyde Park dans le South Side de la ville. L'University of Chicago Booth School of Business maintient un campus dans le centre-ville.

La ville de Chicago ne compte pas moins de 97 universités. Parmi les autres grands établissements figurent l'Illinois Institute of Technology (privée) et l'Université de l'Illinois à Chicago communément nommée UIC (publique), l'Université DePaul (privée), la plus grande université catholique du pays.

Depuis les années 1890, Chicago est l'une des principales métropoles mondiales pour l'éducation et la recherche. La ville compte deux des meilleurs centres universitaires des États-Unis : l'Université de Chicago (privée) dans le quartier de Hyde Park et l'Université Northwestern (privée) qui comprend deux campus, dont un en banlieue nord à Evanston, et l'autre en centre-ville de Chicago. L'Université Loyola de Chicago, une autre université catholique possède un campus dans le quartier de Rogers Park dans le North Side de la ville et un autre dans le Loop (Downtown), ainsi qu'un centre médical dans la banlieue ouest à Maywood. Elle représente la plus importante université jésuite des États-Unis. Les écoles de médecine et de droit de l'université Northwestern se trouvent, quant à elles, à Streeterville, un quartier du secteur de Near North Side.

Avec plus de 21 000 étudiants, l'Université de l'Illinois à Chicago est la plus grande université de la ville ; elle comprend la plus grande école de médecine américaine, l'University of Illinois College of Medicine. L'université d'État de Chicago et l'université du Nord-Est de l'Illinois comptent parmi les plus importants établissements supérieurs de la ville. Fondée sur les principes de justice sociale, l'université Roosevelt est baptisée, en son honneur, du nom du président américain Franklin D. Roosevelt, deux semaines après son décès.

L'Illinois Institute of Technology situé dans le quartier de Bronzeville propose des programmes renommés en ingénierie et en architecture ; il s'enorgueillit d'avoir accueilli le célèbre architecte Ludwig Mies van der Rohe pendant de nombreuses années. Le Vandercook College of Music (en) et le Shimer College partagent le même campus que l'Illinois Institute of Technology.

 

 

 

 

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Le University's Reynolds Club, sur le campus de l'Université de Chicago.

 

 

 

 

Le Rush Medical College, qui fait désormais partie de la Rush University, est la première institution d'études supérieures créée dans l'État de l'Illinois et l'une des premières écoles de médecine ouverte à l'ouest des Alleghenies. Le Rush Medical College obtient sa charte le 2 mars 1837, deux jours avant l'incorporation de la ville de Chicago. L'université d'État de Chicago, fondée en 1867, compte plus de 6 800 étudiants.

La région de Chicago compte 12 écoles de théologie accréditées, qui représentent les Catholiques et la plupart des courants protestants. Le Chicago Theological Seminary (en) est la plus ancienne institution d'enseignement supérieur de la ville. Ses séminaires font partie d'un consortium connu sous le nom d'Association of Chicago Theological Schools (ACTS)123. Le Moody Bible Institute se situe non loin du centre ville. La North Park University, affiliée à l'Evangelical Covenant Church, se trouve dans le quartier de North Park. Le Lycée français de Chicago, établissement privé à but non lucratif appartenant au réseau scolaire français, est créé en 1995. Son enseignement, conforme à celui de l'Éducation nationale française, est dispensé en deux langues, français et anglais. Il accueille 389 élèves, de la maternelle à la terminale.

Les écoles d'arts sont nombreuses à Chicago : la School of the Art Institute of Chicago et l'American Academy of Art sont reconnues pour la qualité de leurs programmes de Beaux-Arts. L'Illinois Institute of Art Chicago l'est pour ses programmes d'art appliqué. Le Columbia College Chicago est spécialisé dans la communication et les arts du spectacle, le Harrington College of Design pour le design.

Sports

 

 

 

 

En 2006, Chicago est nommée meilleure ville des sports aux États-Unis par le magazine américain The Sporting News. La cité possède deux équipes professionnelles de ligue majeure de baseball, les Cubs et les White Sox, un club de football américain, les Bears, une équipe de hockey sur glace, les Blackhawks, et la fameuse équipe de basket-ball, les Bulls. Les Cubs jouent du côté nord de la ville, au Wrigley Field, dans le quartier de Lake View, alors que les White Sox jouent dans le quartier de Armour Square. Les White Sox ont gagné la série mondiale de la Ligue majeure de baseball en 2005. Chicago est la seule ville en Amérique du Nord qui a eu plus d'une concession de la LMB depuis la création en 1900 de la Ligue américaine. Chicago soutient, l'un des deux membres fondateurs restants en NFL, qui ont gagné neuf championnats en NFL. Les Bears jouent leurs matchs à domicile au Soldier Field en bordure du lac Michigan.

L'équipe de basket, les Bulls de Chicago, qui évolue en NBA, est l'une des plus célèbres du monde. Dans les années 1990, grâce notamment à Michael Jordan, qui en est le joueur vedette de 1984 à 1998, les Bulls remportent six championnats de NBA (1991, 1992, 1993, 1996, 1997 et 1998) en huit saisons. Les Blackhawks de Chicago de la Ligue nationale de hockey, jouent depuis 1926 et remportent quatre coupes Stanley, dont la dernière en 2009-2010. Les Bulls et l'équipe des Blackhawks ont leur stade, l'United Center, dans le quartier de Near West Side.

 

 

 

 

 

 

 

 

Trois fois vainqueurs des Séries mondiales (1906, 1917 et 2005) et de la Ligue américaine (1901, 1906, 1917, 1919, 1959 et 2005), les White Sox de Chicago, l'une des équipes les plus populaires de la LMB furent à l'origine du plus grand scandale de l'histoire du baseball, alors connu sous le nom « Black Sox ». En 1919, huit joueurs des Sox acceptent des pots de vin pour perdre les Séries mondiales. Ils seront radiés à vie. Richard M. Daley, ancien maire de Chicago, est depuis son enfance un fan inconditionnel des White Sox.

Fondés en 1920 par George Halas, les « Decatur Staley's » sont rebaptisés les « Chicago Staley's » en 1921 puis les Bears de Chicago en 1922. Ils remportent leur premier titre dès 1921. Le dernier succès des Bears lors du Super Bowl fut un triomphe en 1986 avec une écrasante victoire 46 à 10 contre les Patriots de la Nouvelle-Angleterre. Leurs principaux rivaux sont les Packers de Green Bay.

Le club de soccer (football) du Fire de Chicago est membre du Major League Soccer (MLS). Les Fire ont gagné un championnat MLS et quatre US Open Cups depuis leur saison inaugurale en 1998. En 2006, le club s'est déplacé au Toyota Park, en dehors de la ville de Chicago, à Bridgeview après avoir joué ses huit premières saisons au centre-ville, au Soldier Field et au stade cardinal situé en banlieue, à Naperville. Le club est maintenant la quatrième équipe de soccer professionnelle de Chicago, les deux premiers étant Sting de Chicago du North American Soccer League (et plus tard de l'équipe d'intérieur du Major Indoor Soccer League) ; Chicago Power du NPSL-AISA, et finalement l'équipe professionnelle féminine des Red Stars de Chicago. La précipitation de Chicago, de la Ligue de Football d'arène, les Chicago Bandits du NPF et les Chicago Wolves, de l'AHL, jouent également à Chicago. Évoluant au sein de la Women's National Basketball Association, l'équipe féminine de basket des Sky de Chicago a commencé à jouer en 2006. L'équipe s'entraîne dans le stade omnisport de l'UIC Pavilion.

Le 14 avril 2007, Chicago est sélectionnée par le comité national olympique américain pour représenter les États-Unis en tant que pays organisateur des Jeux olympiques d'été de 2016124. Puis le 4 juin 2008, le Comité international olympique retient Chicago parmi les quatre villes candidates pour les Jeux de 2016125, mais elle est finalement éliminée dès le premier tour de scrutin, le 2 octobre 2009126.

Chicago a par ailleurs accueilli les Jeux panaméricains de 1959 et les Gay Games VII de 2006. La ville est également choisie pour accueillir les Jeux olympiques d'été de 1904, mais ces derniers sont transférés à Saint-Louis dans le Missouri pour coïncider avec l'Exposition universelle.

 

 

 

 

Équipe Ligue Stade Création Titres
Bears de Chicago NFL (football américain) Soldier Field 1919 9
Bulls de Chicago NBA (basket-ball) United Center 1966 6
Blackhawks de Chicago LNH (hockey sur glace) United Center 1926 4
White Sox de Chicago MLB (baseball) U.S. Cellular Field 1900 3
Cubs de Chicago MLB (baseball) Wrigley Field 1870 2
Fire de Chicago MLS (soccer) Toyota Park 1998 1
Red Stars de Chicago WPS et WPSL (soccer féminin) Toyota Park 2008 0
Rush de Chicago AFL (football américain en salle) Allstate Arena 2001 1
Sky de Chicago WNBA (basket-ball féminin) UIC Pavilion 2005 0

 

 

 

 

Datant de 1870, le stade Wrigley Field demeure l'un des plus anciens parcs de baseball du pays. En 1914, Charles Weeghman décide d'édifier un nouveau terrain pour les Chicago Whales de la Federal League, à l'angle des rues Clark et Addison. Initialement nommé Weeghman Park, le chantier du parc de 14 000 places débute le 23 février 1914 et une cérémonie officielle a lieu le 4 mars 1914. Depuis les années 1940, le stade Wrigley Field a peu changé. En 1982, un babillard électronique est placé sous le tableau d'affichage du champ central. En 1981, Tribune Company achète les Cubs et commence à parler du fait d'installer des lumières, après la saison 1981. Le Wrigley Field organise trois Match des étoiles de la Ligue majeure de baseball : en 1947, 1962 et 1990.

Après la saison 2003, les Cubs ajoutent 200 sièges directement derrière le marbre, portant ainsi les spectateurs encore plus proche du terrain. Après la saison 2005, les Cubs ajoutent encore 1 800 sièges aux gradins, portant la capacité à un peu plus de 41 000 places. À l'avenir un bâtiment polyvalent hébergeant un restaurant à thème et des cages de lancement pour des joueurs sera construit sur le côté ouest du Wrigley Field.

Avec 61 500 places92, le Soldier Field est l'un des plus grands équipements sportifs de Chicago. En 2005, le stade de baseball Wrigley Field accueille un total de 3,1 millions de spectateurs92. En 2003, la ville compte 791 terrains de baseball, 704 courts de tennis, 258 complexes sportifs, 180 gymnases, 90 piscines et 6 terrains de golf127. Il existe en outre plus de 160 km de pistes cyclables128.

Le U.S. Cellular Field est inauguré le 18 avril 1991 sous le nom de Comiskey Park (le deuxième du nom) et coûte 167 millions de dollars. En juillet 2003, il est le lieu du Match des étoiles de la Ligue majeure de baseball 2003. La société U.S. Cellular a acheté les droits d'appellation du bâtiment pour 68 millions de dollars sur 20 ans.

Chaque année, a lieu sur la Lake Shore Drive, le Marathon de Chicago qui, faisant partie du World Marathon Majors, est reconnu comme étant l'un des marathons les plus rapides au monde.

Personnalités célèbres nées à Chicago

Article détaillé : Liste de personnes nées à Chicago.
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Situé juste au nord du Loop, le quartier de Streeterville (secteur de Near North Side) est l'un des plus huppés de la ville.

 

 

 

 

Chicago est le lieu de naissance de nombreuses personnalités, dont certaines ont acquis une notoriété internationale.

Ainsi, le début du XXe siècle voit naître, dans une famille d'artisan charpentier domiciliée sur Tripp Avenue, celui qui devient, avec l'invention de Mickey Mouse, le maître du dessin animé, Walt Disney.

Durant les années de la prohibition, c'est un autre enfant de la ville, Eliot Ness, qui, de 1925 à 1932, livre une guerre sans merci à Al Capone, parrain de la mafia.

Les enfants de Chicago sont également présents dans l'art musical. Ainsi la ville voit naître, en 1909, un roi du swing, le clarinettiste de jazz Benny Goodman, et, en 1927, Bob Fosse, célèbre chorégraphe et metteur en scène de comédies musicales. Chicago est aussi la ville natale de Quincy Jones, et de Patricia Lee Smith, plus connue sous le nom de Patti Smith, icône de la poésie Beat des années 1960 et 1970. Née en 1968, Anastacia est célèbre pour sa voix soul et puissante. Quatre autres Chicagoans sont des stars du rap : Twista, renommé pour la rapidité de son flow, « la sale gosse » Da Brat, et Common, connu pour son écriture pacifiste et érudite. Enfin, Chicago est le lieu de naissance de la star du R'n'B, R. Kelly, dont l’influence s’exerce sur le hip-hop, le rap, le soul et le gospel.

Le cinéma est une industrie dans laquelle de nombreux natifs de Chicago s’expriment, que ce soit comme acteur (Raquel Welch, Harrison Ford, John Belushi, Robin Williams, Michael Madsen, Jessica Harper, Adam Baldwin, Virginia Madsen, Gillian Anderson, Jennifer Beals, John C. Reilly…), ou comme scénariste, réalisateur, ou producteur (Vincente Minnelli, Michael Mann, Robert Zemeckis, John Landis, Stuart Gordon, Harold Ramis, Michael Crichton…).

Le joueur d’échec Bobby Fischer, champion des États-Unis à quatorze ans en 1957-1958, qui remporte en 1972, sur fond de guerre froide, le « match du siècle » contre le Soviétique Boris Spassky, est également né à Chicago. C’est aussi le cas de Phillip Brooks, un célèbre catcheur, cinq fois champion du monde, plus connu sous le nom de CM Punk.

Enfin, si Chicago est le lieu de naissance d’Hugh Hefner, fondateur du magazine de charme Playboy, la ville est également celle d'origine de trois first ladies, Betty Ford, Hillary Clinton, et Michelle Obama.

Jumelages

Chaque année il y a une fête des jumelages à Chicago dans laquelle on trouve des mets et de la musique issus de ces coopérations129. Chicago est jumelée avec 30 villes situées dans les quatre coins du monde. Elle a également signé des pactes de coopérations et d'amitié avec certaines villes comme Paris, la capitale française en 1996.

Les villes jumelées avec Chicago sont les suivantes130 :

 

 

Panorama

 

 


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Panorama sur Downtown Chicago de nuit.
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Chicago (4).

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Religion

 

 

 

 


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À l'occasion de la fête de la Saint-Patrick, la rivière Chicago est teinte en vert.

 

 

 

 

Grâce à son histoire cosmopolite, Chicago a un patrimoine religieux riche tel qu'il est représenté par l'architecture et les institutions à travers la ville.

Le christianisme est la religion dominante chez la population de la ville (environ 92 % des Chicagoans). Il est représenté à travers ses différentes confessions, comprenant ainsi les catholiques, les protestants, les orthodoxes, les anglicans et les chrétiens orientaux (Églises des trois conciles). L'immigration en provenance de pays catholiques comme l'Irlande, l'Italie, le Mexique, la Pologne et l'Espagne grossit encore les rangs de ses fidèles. La francophonie est un signe tangible de la présence historique française dans la région, Chicago se compose aussi d'une Communauté Catholique Francophone104. D'autres religions sont représentées à Chicago, comme le judaïsme, l'hindouisme, le bouddhisme, l'islam, le sikhisme et le bahaïsme, qui entre autres comprennent également des adeptes. En raison de cette diversité, Chicago a une richesse architecturale religieuse variée.

Grâce à sa taille et à sa notoriété, la ville de Chicago a acquis une reconnaissance mondiale en tant que centre religieux. Elle a accueilli les deux premières réunions du Parlement des Religions du Monde. La première eut lieu en 1893, la même année que l'Exposition universelle et la deuxième en 1993. Chicago contient de nombreuses institutions théologiques, qui incluent des séminaires, de nombreuses écoles, des collèges tels que l'Institut Biblique Moody et des universités comme l'Université DePaul et l'Université Loyola par exemple. Chicago est le siège de nombreux dirigeants religieux et toute une série d'évêques d'un large éventail de confessions chrétiennes ainsi que d'autres religions. Le seul temple de la foi bahá'íe en Amérique du Nord est situé à Wilmette, en banlieue nord de Chicago.

De nombreux éminents chefs religieux ont visité la ville, dont le dalaï-lama et Mère Teresa. Le pape Jean-Paul II a visité Chicago en 1979 dans le cadre de son premier voyage aux États-Unis après avoir été élu à la papauté en 1978105.

La ville possède un grand nombre d'édifices religieux, avec pas moins de 200 églises sur son territoire. Chicago possède l'archidiocèse catholique le plus important des États-Unis. Parmi les édifices les plus populaires, il y a la basilique Notre-Dame-des-Douleurs de Chicago de style néorenaissance qui est l'une des trois paroisses de la ville de Chicago à porter le titre de basilique. Elle fut la première à obtenir ce titre en 1956 par autorisation spéciale du pape Pie XII. Il y a aussi la cathédrale du Saint-Nom de Chicago qui est l'un des principaux sanctuaires catholiques de la ville et la cathédrale Saint-Jacques de Chicago qui est l'église-mère du diocèse épiscopalien de Chicago depuis 1955. La ville compte également plusieurs églises orthodoxes dont la plus connue est sans doute la cathédrale de la Sainte-Trinité. Fondée en 1888, l'église Sainte-Hedwige de Chicago est une église catholique monumentale dépendant de l'archidiocèse de Chicago. Construite dans le goût polonais, elle est dédiée à sainte Hedwige.

Foyer de la Congrégation de la First United Methodist Church of Chicago, le Chicago Temple Building est avec ses 173 mètres la plus haute église dans le monde. Administré par l'Église catholique de l'archidiocèse de Chicago et destiné aux jeunes hommes qui envisageaient de devenir prêtre, le Archbishop Quigley Preparatory Seminary a formé près de 2500 prêtres, deux cardinaux, plus de quarante évêques, deux experts du Concile Vatican II et de nombreux récipiendaires de la Medal of Honor et de la Médaille présidentielle de la liberté.

Chicago est le siège archiépiscopal ou épiscopal de plusieurs Églises chrétiennes :

Cuisine
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Le sandwich italien au bœuf, une spécialité de la ville.

 

 

 

 

 

Chicago est une destination culinaire de renommée mondiale, avec plus de 7 000 restaurants proposant toutes sortes de cuisines. Avec plus de restaurants 5 étoiles que n’importe quelle autre ville du pays, Chicago est le domicile de chefs réputés comme Charlie Trotter, Rick Bayless, Art Smith, Grant Achatz, Rick Tramonto, Graham Elliot Bowles et Gale Gand. Parallèlement, la ville honore les traditions culinaires avec les spécialités locales comme la pizza, le sandwich italien au bœuf et les hot-dogs de Chicago. La grande histoire culinaire de Chicago, associée aux visions des chefs et restaurateurs expérimentés ainsi que des professionnels de la restauration, a fait de la ville un paradis pour les gastronomes.

 

 

 

 

 

Une autre spécialité locale connue à travers tout le pays est la pizza de style Chicago (Chicago-style pizza), une tradition qui remonte aux années 1940. Les habitants de Chicago, comme les visiteurs, apprécient la pizza « deep dish » de Chicago, préparée à partir d’une pâte beurrée, beaucoup de fromage, de la sauce tomate avec morceaux et une myriade de garnitures et servie dans des centaines de restaurants de la ville.

La ville est réputée pour son sandwich italien au bœuf (Italian Beef Sandwich) ou Italian Beef, qui est une spécialité emblématique de la ville de Chicago. Ce sandwich se compose d'un pain de type baguette richement garni de fines tranches de rosbif juteuses et assaisonnées. Le pain peut avoir été préalablement trempé dans la sauce de la viande. Le tout est recouvert de petits poivrons sautés dans sa version douce, ou de garniture épicée de type Giardiniera dans sa version plus forte. On trouve ce type de sandwich principalement dans la région de Chicago.

Le fameux hot-dog de Chicago (Chicago-style hot dog) est un autre pilier de l’art culinaire de Chicago. Un hot-dog de Chicago est une saucisse de bœuf cuite à la vapeur ou bouillie sur un petit pain aux graines de pavot106. Le hot-dog est garni de moutarde, d’oignon, de sweet pickle relish (cornichons à l’aigre-doux finement hachés), de cornichons à l’aneth, de tranches ou de quartiers de tomates, de piment doux, d’une pincée de sel de céleri mais jamais de ketchup.

Plusieurs établissements locaux de restauration rapide proposent la dégustation des spécialités de la ville, notamment Portillo's, Superdawg et The Wieners Circle. Le Billy Goat Tavern, une chaîne de tavernes Chicagoanne, est connue pour la qualité de sa restauration et ses débits de boissons. Enfin, Chicago propose une large sélection de plats végétariens, avec notamment 22 restaurants végétariens107'108.

Musées

 

 

 

 

 

Chicago est mondialement connue pour être une ville de musées. Elle en abrite pas moins de 70, tous différents91. Ils offrent une vue assez complète de l’Histoire, des Arts, et des Sciences de nombreuses civilisations. Parmi les principaux figure l'Institut d'Art de Chicago. Grâce à de nombreux mécènes issus des milieux aisés de Chicago, ce musée, l’un des plus grands musées d'art aux États-Unis, est particulièrement renommé pour ses collections d'art américain. Si ses collections représentent 5 000 ans d'histoire de l'art dans le monde, il détient le plus grand nombre de peintures impressionnistes, en dehors de Paris109 et reçoit, en 2005, environ 1 450 000 visiteurs92.

Le musée de la Science et de l'Industrie (Museum of Science and Industry) a été inauguré à l'occasion de l'Exposition universelle de 1893 (World Columbian Exposition). Il se situe au Jackson Park, dans le secteur de Hyde Park. Il est logé dans ce qui était à l'origine le Palais des Arts. Le bâtiment, conçu par Charles B. Atwood, a été construit dans le style grec classique et a été inspiré par des bâtiments de l'Acropole d'Athènes. Ces dernières années, le musée a subi d'importantes rénovations de modernisation et couvre aujourd'hui 14 hectares. En 2009, il s'est classé comme étant la troisième plus importante attraction culturelle de la ville.

Le musée d'Art Contemporain de Chicago, plus connu sous le nom de MCA (Museum of Contemporary Art), est le plus grand musée d'Art contemporain du monde109. Fondé en 1967 comme galerie d’expositions temporaires, il acquiert, dès 1974, des collections permanentes, toujours spécialisées dans des créations de l'après Seconde Guerre mondiale. Désormais établi en centre ville, il se situe sur East Chicago Avenue, dans le quartier de Streeterville, près de la Water Tower Place. Si ses expositions sont particulièrement renommées, son fond permanent, qui met un accent particulier sur le surréalisme, le minimalisme, la photographie conceptuelle et les travaux des artistes locaux, se compose de plus de 6 000 œuvres contemporaines.

 

 

 

 

 

Chicago propose également à la visite l’un des plus grands aquarium du monde, l'Aquarium John G. Shedd. Inauguré en 1930, il est alors le plus grand aquarium du monde avec un total de 19 millions de litres d'eau et quelque 25 000 poissons. Il reçoit chaque année la visite de deux millions de touristes, ce qui en fait l'un des aquariums les plus fréquentés des États-Unis.

Le musée de la photographie contemporaine (Museum of Contemporary Photography), fondé en 1984 par le Columbia College, est situé dans le quartier de Near South Side sur Michigan Avenue. Il s’intéresse à la photographie contemporaine, se concentrant sur l'Amérique, et les résidents des États-Unis. Sa collection, composée de 7 000 photographies, intègre des œuvres d'Ansel Adams, d’Henri Cartier-Bresson, Julia Margaret Cameron, Walker Evans, Dorothea Lange, Irving Penn, Aaron Siskind et Victor Skrebneski. Il permet également de découvrir différents types d'appareils photos, des tirages couleur, des morceaux numériques, des diaporamas et des photogrammes.

Le Terra Museum of American se donne pour vocation de regrouper des œuvres d’artistes américains. Il est géré par la Terra foundation for american art, du nom de son créateur, Daniel Terra, un homme d’affaires américain également à l’origine de la création, en 1992, du musée des impressionnismes Giverny (MIG). Le Terra Museum de Chicago regroupe, dans son importante collection de peintures, de nombreuses œuvres d’artistes du mouvement impressionniste.

 

 

 

 

 

Le Musée Field, musée d’Histoire naturelle, est situé sur Lake Shore Drive près du Lac Michigan. Construit dans un style initié par l'exposition universelle (World Columbian Exposition), il ouvre en 1893 sous le nom de Columbian Museum of Chicago. Renommé Muséum Field en 1905, en hommage à un important donateur éponyme, il s’organise en quatre départements principaux : l'anthropologie, la zoologie, la botanique et la géologie. Il abrite le plus grand squelette connu de Tyrannosaurus rex et accueille, en 2005, 1,3 million de visiteurs92.

Le Planétarium Adler, construit en 1930, est le plus ancien planétarium du continent américain. Couplé à un musée de l’Astronomie, il offre une gamme d’expositions célestes, et un environnement de réalité virtuelle, qui permettent de découvrir les constellations et l’histoire de l'exploration spatiale. Il met aussi en exergue les plans audacieux de l'Amérique visant à voyager sur la Lune110.

Le Musée d’Histoire de Chicago, hérité de la Chicago Historical Society, est un musée fondé en 1856. Situé dans le quartier de Lincoln Park, près du Lincoln Park Zoo, il permet, avec plus de 22 millions d'objets et de documents qui sont autant de témoignages, de s’approprier l’ensemble de l'histoire de Chicago, de ses origines à la ville moderne qu'elle est devenue aujourd'hui.

L’American Police Center Museum, qui résulte d’une collecte commencée en 1974, est ouvert en 1989. Il réunit diverses séries d’objets, dont des armes de contrebande et une réplique de chaise électrique. Il présente, outre des photos (dont certaines de l'émeute de Haymarket en 1886) et des documents relatifs au maintien de l’ordre, une collection d’insignes et d’uniformes de police. Il dispose de sections consacrées aux luttes que la ville a pu mener notamment contre la mafia, ou la toxicomanie, dont la scénographie privilégie parfois le spectaculaire111.

 

 

 

 

 

Chicago propose également des musées dédiés à l’histoire et à la culture de certaines ethnies, religions ou nationalités. Ainsi, le musée national d’art mexicain, appelé NMMA, fondé en 1982 et qui se trouve depuis 1987 au parc de Harrison dans le quartier mexicain de Pilsen, est le principal dépôt pour l'art mexicain, latino et à la culture chicano (mexico-américaine). Sa collection permanente réunit plus de 6 000 objets. Le musée polonais d’Amérique, pour sa part, se donne pour mission de « recueillir, de conserver et de présenter des contenus historiques ayant trait à la Pologne »112, alors que Ling Long Museum, située dans Chinatown, s’intéresse à l’histoire et à la culture des populations chinoises immigrées aux États-Unis. Le musée de l'art Afro-Américain, issu de l’Ebony Museum of Negro History and Art, ouvre ses portes avec la volonté de corriger l'absence de perception de l'histoire et de la culture noire dans le monde universitaire. Portant depuis 1968 le nom de Jean Baptiste Pointe du Sable, un métis né d'un père Blanc et d'une mère Noire, qui, en qualité de premier colon permanent, peut être considéré comme le créateur de Chicago, DuSable Museum of African American History est le plus ancien musée dédié à l'étude et à la conservation de l'histoire, de la culture et de l'art afro-américain. L’Institut oriental de Chicago est le musée d’une structure universitaire, l'Oriental Institute, elle-même rattachée à l'université de Chicago. Le musée, comme l’Institut, bénéficie, dès sa création en 1896, du soutien du milliardaire John Davison Rockefeller. Transféré dans un bâtiment qui, depuis 1931, accueille le musée et l'institut, sa fréquentation est d'environ 60 000 visiteurs par an. Il abrite plus de 100 000 objets, principalement issus d’excavations conduites par l'Oriental Institute. Constituant une des plus importantes collections d'objets archéologiques des États-Unis, il présente un ensemble d’informations assez complet sur le Moyen-Orient antique113.

 

 

 

 

 

Le Centre culturel de Chicago, situé sur Washington Street, constitue la dixième attraction touristique de la ville. Il est construit en 1897, et constitue alors la première bibliothèque de Chicago. Il offre, quotidiennement, et tout au long de l’année, des programmes et des expositions, qui vont des arts du spectacle et visuels aux arts littéraires. Les bâtiments du Centre présentent, en eux-mêmes, des aspects architecturaux intéressants, dont de spectaculaires dômes de vitraux, parfois inspirés de modèles compliqués de la Renaissance. La salle Preston Bradley est coiffée du plus grand dôme en vitrail du monde 114.

Le National Viêt Nam Veterans Art Museum, devenu National Veterans Art Museum (NVAM ou, en français, Musée national d’Art des Anciens Combattants) en 2010, est issu d’une collection artistique organisée en 1981 par quelques anciens combattants du Viêt Nam, réunis au sein du Viêt Nam Veterans Art Group. Comprise comme une déclaration humaniste et intemporelle contre la guerre, et portée dans divers musées et galeries des États-Unis, cette collection est devenue permanente en 1996, après que le maire de Chicago, Richard Daley, personnellement ému par ce témoignage artistique, lui a alloué un bâtiment. Il présente des œuvres qui offrent un point de vue unique sur le sujet controversé de la guerre, avec un équilibre fragile, qui reflète la beauté et l’horreur, donnant une perspective unique sur le psychisme des anciens combattants115.

Le Chicago Children's Museum (en français, Musée pour enfants de Chicago), situé depuis 1995 au Navy Pier, présente l’originalité d’être spécifiquement adapté aux enfants. Fondé en 1982 par une ligue associative, il se veut la réponse à des compressions de programmation dans les écoles publiques. Couvrant 5 300 m2 d'espace d'exposition, il comprend, sur trois étages, des expositions éducatives, des programmes d’éducation publics, des activités ludiques et des événements spéciaux. Pouvant accueillir jusqu’à 500 000 personnes chaque année, il est le quatrième plus grand musée pour enfants des États-Unis.

Musique
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Benny Goodman en 1971.

 

 

 

 

En tant que troisième plus grande ville des États-Unis, Chicago est bien connue pour avoir la musique dans l'âme et a toujours été un centre majeur pour la musique dans le Mid-Ouest, surtout au début des années 1900, quand la « grande migration » d'ouvriers pauvres d'origine afro-américaine des villes industrielles du sud du pays a apporté les musiques traditionnelles comme le jazz et le blues à Chicago, le jazz ayant donné naissance à la scène locale appelée Chicago Jazz. Chicago a également connue une scène prospère en matière de musique folk, en particulier dans les années 1960 et 1970.

La scène Jazz de Chicago est remarquable pour ses musiciens de renom. Les artistes les plus importants à Chicago incluent George Lewis, Ray Anderson, Muggsy Spanier, Jimmy McPartland, Bix Beiderbecke, Eddie Condon, Bud Freeman, Benny Goodman, Gene Krupa, Frank Teschemacher, et Frank Trumbauer. Chicago devint, avec La Nouvelle-Orléans, l'un des berceaux du jazz au début du XXe siècle. La plupart d'entre-eux se produisaient au Aragon Ballroom, une salle de bal populaire située dans le quartier de Uptown. Au XXIe siècle, Chicago continue d'avoir une scène jazz vibrante et innovante, notamment avec son festival annuel de jazz (Chicago Jazz Festival). Les célèbrités ayant popularisé ce festival, incluent des musiciens mondialement connus comme Sonny Rollins, Ornette Coleman, Miles Davis, Benny Carter, Ella Fitzgerald, Anthony Braxton, Betty Carter, Lionel Hampton, orchestre de Chico O'Farrill, Jimmy Dawkins, Von Freeman, Johnny Frigo, Slide Hampton, Roy Haynes, et beaucoup d'autres. Les musiciens les plus importants de toutes les ères vivantes du jazz donnent régulièrement des concerts en ville, font des enregistrements et voyagent à travers tout le pays jusqu'en Europe. John Prine, Steve Goodman et Bonnie Koloc étaient les chanteur-compositeurs de chansons folkloriques les plus en avant de cette période. Goodman, étant un grand fan de l'équipe des Cubs, est reste l'artiste le plus étroitement lié à la ville.

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Maurice White, chanteur du groupe de funk Earth, Wind and Fire.

 

 

 

 

 

Le groupe de funk Earth, Wind and Fire a été formé à Chicago en 1969 par Maurice White. Earth, Wind and Fire a été l'un des groupes funk/soul/disco les plus populaires durant les années 1970 et la première moitié des années 1980, vendant des albums par millions à travers le monde. Ils révolutionneront le genre et influenceront un grand nombre de groupes et d'artistes.

Chicago est aussi célèbre pour être le lieu de naissance de la « House music » et de certains de ses sous-genres comme l'Acid house, la Hip-house, la Deep house, la Tech house, la Diva house, qui sont d'autres genres de musiques électroniques directement liés à la House Music. Ses principaux représentants sont mondialement connus et incluent les Fingers, Inc., Marshall Jefferson, Steve Hurley, Curtis Jones, Ron Carroll, Keith Farley, Larry Heard, Jesse Saunders, Paul Johnson, Adonis, Lil' Louis, Ten City, Anthony Nicholson ou Vince Lawrence.

La scène hardcore de Chicago a développée le punk hardcore de manière inconditionnelle au début des années 1980. Elle était bien plus expérimentale que dans les autres grandes villes des États-Unis et dans le reste du monde. Les bandes punk hardcore de Chicago inclus Plan of Attack, The Killer, Expired Youth, Venomous Concept, Sidewalk, Double Crossed, Few and the Proud, The Repos, Punch in the Face et D.O.M.

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Patrick Stump, chanteur du groupe de rock Fall Out Boy.

 

 

 

 

 

Au cours des années 1980 et des années 1990, la scène de musique Rock de Chicago est devenue très populaire, particulièrement la scène hard rock et punk rock, comme The Smashing Pumpkins, The Jesus Lizard, Chicago, Ministry, Survivor ou encore Patti Smith. De nos jours les scènes punk et rock de la ville sont toujours aussi populaires et depuis le début des années 1990, de nombreux groupes et artistes ont fait irruption avec notamment Chevelle, The Effigies, The Lawrence Arms, Venomous Concept, Fall Out Boy, Shellac, Gastr del Sol, Rise Against, Naked Raygun, Tar, Veruca Salt, Dark Star Orchestra, Allá et Big Black. Chicago compte également de nombreux groupes de rock underground, donc pas connus en dehors des frontières de l'Illinois, voire de la ville.

La scène Hip-hop de Chicago est également très influente et populaire, avec des artistes importants comprenant Twista, Kanye West, Lupe Fiasco, Da Brat, Rhymefest, Soulja Boy Tell 'Em et Shawnna. La ville possède sa propre scène en la matière qui est connue aujourd'hui sous le terme Chicago hip-hop. À Chicago, le R'n'B contemporain n'est pas en reste, comprenant des artistes comme Jennifer Hudson, Donell Jones mais surtout R. Kelly, considéré comme étant l'artiste R'n'B le plus charismatique et l'un des plus vendeurs depuis ses débuts dans la première moitié des années 1990.

Concernant la musique classique, Chicago possède plusieurs orchestres, dont l'orchestre symphonique de Chicago qui est l'un des plus anciens, des plus populaires et des plus respectés de la nation et l'orchestre du Chicago Sinfonietta qui, avec son groupe, est reconnu en tant qu'« orchestre le plus divers de la nation ».

Enfin, le Grant Park Music Festival offre une série annuelle de concerts de musique classique à Grant Park. Il est le seul festival de musique classique en plein air et se tient actuellement dans le pavillon Jay Pritzker au Millennium Park. Le Grant Park Music Festival est depuis 1931, traditionnel à Chicago, voire incontournable depuis qu'Anton Cermak ait proposé des concerts gratuits pour remonter le moral aux habitants de Chicago durant la Grande Dépression. Le festival, qui est parrainé par le Chicago Park District, le Département des affaires culturelles de Chicago et le Grant Park Orchestral Association présente les nominés aux Grammy Awards.

Chicago est également réputée pour ses nombreuses scènes musicales et pour être le foyer de certains genres : le Chicago Blues, le Chicago Jazz, la Chicago Soul, la Chicago House qui a donné naissance à la « House music » au début des années 1980, le Chicago Rock, le Chicago hip-hop et le Chicago Punk hardcore.

Cinéma
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Panorama urbain sur Chicago depuis le lac Michigan de nuit.

 

 

 

Chicago est l'un des principaux centres de production cinématographique du pays après New York et Los Angeles. De nombreux films des années 1920 et 1930 ont été tournés à Chicago, surtout des films policiers et des films de gangsters (Scarface, Le Petit César, L'Affaire Al Capone, Les Incorruptibles) qui puisent leurs origines dans le crime organisé de la ville des années 1920 et ses héros comme Al Capone. Le contexte historique est généralement celui de la prohibition ou de la Grande Dépression.

En raison du passé agité et de la réputation sulfureuse de « ville mafieuse et corrompue » véhiculée dans le monde entier pendant de nombreuses décennies, Chicago tente de montrer une autre image d'elle en luttant depuis le début des années 1990 contre les films de gangsters et autres films violents en les faisant tout simplement interdire, estimant que cette époque est bel et bien révolue et qu'aujourd'hui la ville n'est plus ce qu'elle était. C'est pour cette raison que, depuis plusieurs années, ce sont essentiellement des comédies romantiques (Quand Harry rencontre Sally, Une bouteille à la mer, Shall We Dance ?), des thrillers, des films policier (Le Fugitif, U.S. Marshals, Peur primale), des films pour adolescent (Wayne's World, Collège Attitude, American Pie) ou encore des films fantastiques et de science-fiction (I, Robot, The Dark Knight, Transformers 3) qui y sont tournés.

Quelques films ayant pour cadre la ville de Chicago :

Jeux vidéo

De nombreux jeux vidéo, dont les plus connus sont listés ci-dessous prennent pour cadre la ville de Chicago:

  • Lethal Enforcers, un jeu de tir au pistolet, sorti en 1992 sur borne d'arcade.
  • Mafia: The City of Lost Heaven, sorti en 2002, est un jeu dont l'action se déroule dans les années 1930, dans la ville fictive de Lost Heaven (calquée sur celle de Chicago). Le joueur incarne Tommy Angelo, un chauffeur de taxi qui devra prouver sa valeur à la mafia de la ville.
  • Chicago 1930, sorti en 2003, inspiré par le Chicago durant l'époque de la prohibition.
  • Driver 2, sorti en 2000, est un jeu dont l'action se déroule dans quatre villes dont Chicago, les trois autres villes étant La Havane, Rio de Janeiro et Las Vegas116.
  • Still Life est un jeu vidéo d'aventure sorti en avril 2005 sur PC et Xbox.
  • Midtown Madness est un jeu vidéo de course sorti en 1999. Il se distingue des autres jeux de course par son mode de jeu «Cruise», présentant un environnement urbain totalement libre, sans circuit prédéfini.
  • Michael Jordan: Chaos in the Windy City est un jeu de plates-formes sorti en 1994 pour la Super Nintendo. Le jeu met en scène le célèbre joueur de basket-ball Michael Jordan en tant que personnage joueur, mais on n'y joue pas vraiment au basket-ball.
  • I Am Alive, un jeu d'action qui est sorti en 2012, se déroule dans un Chicago post-apocalyptique.
Médias
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Enseigne à l'entrée du siège du Chicago Tribune

 

 

 

 

 

Chicago est le deuxième foyer américain pour l'édition derrière New York. Le Chicago Tribune est le principal journal de la ville et de la région du Middle West ; son siège se trouve dans la Tribune Tower et il appartient à la Tribune Company. Fondé le 10 juin 1847, le titre est aujourd'hui conservateur ; il est vu comme l'un des meilleurs journaux des États-Unis. Il a été l'un des premiers quotidiens américains à soutenir la candidature d'Abraham Lincoln à la présidence des États-Unis et à revendiquer la suppression de l'esclavage.

Avec plus de 950 000 exemplaires le dimanche, le Chicago Tribune est l'un des dix quotidiens les plus vendus aux États-Unis. Le Chicago Daily News était un quotidien très populaire dans la ville entre 1876 et 1978, il a obtenu un total de treize prix Pulitzer durant son existence. Le Daily News était pionnier dans certains domaines de l'information, ouvrant l'un de ses bureaux à l'étranger, il s'est hissé au premier rang des quotidiens américains en 1898.

 

 

 

 

 

 

 

Les autres journaux réalisent des tirages inférieurs : le Chicago Sun-Times, qui a adopté le format d'un tabloïd ou le Daily Southtown, qui couvre le sud de l'agglomération. D'autres couvrent des domaines spécialisés tels que le Chicago Sports Review pour le sport ou le Chicago Defender pour la communauté afro-américaine. Dans les années 1940 et 1950, John H. Johnson crée les magazines Ebony et Jet, tous deux dédiés à la communauté noire de Chicago. Le Windy City Times et le Chicago Free Press sont des hebdomadaires qui s'adressent à la communauté homosexuelle du quartier de Boystown et du reste de la région.

Le Chicago Reader est un autre magazine hebdomadaire distribué à Chicago qui fait partie de ce que les Américains nomment les alternative newspapers qui sont des journaux ou magazines mettant l'accent sur les informations et enquêtes sur la vie locale d'une cité ou d'une région définie. Le Chicago Reader est l'un des pionniers du mouvement des publications hebdomadaires gratuites. Il a été fondé en 1971 par un groupe d'étudiants.

Certains quartiers possèdent leur propre journal, comme Hyde Park avec le Hyde Park Herald et Bridgeport avec le Bridgeport News. Ces journaux couvrent l'information dans le quartier ainsi que dans les quartiers environnants ; ils servent généralement à informer les résidents du quartier sur ce qui s'y passe et apportent plus de détails et de spécificités que les journaux de l'ensemble de la ville sont susceptibles d'apporter, comme les annonces et les recherches d'emploi, la publicité pour les commerçants locaux ou encore les fêtes de quartier.

Chicago est le berceau du Talk show : depuis 1986, l'Oprah Winfrey Show, animé par Oprah Winfrey est l'un des plus regardés des États-Unis. Le Jerry Springer Show et le Jenny Jones Show (en) sont réalisés dans la NBC Tower.

de nuit.

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Chicago (3).

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Criminalité

 

 

 


En 2006, selon le Chicago Police Department (CPD), la criminalité violente a baissé dans la ville de Chicago73. Entre 1997 et 2006, le nombre de crimes et délits (vols, cambriolages, violences, viols, meurtres, incendies criminels, dégradations volontaires etc.) a baissé de 34 %, passant de 254 573 à 166 05774. On recensait dans la ville 761 meurtres en 1997, 467 en 2006, dont 82,4 % avec une arme à feu74 ; les meurtres représentent 1,3 % des violences commises contre les personnes74. Chicago a presque définitivement fait oublier sa mauvaise réputation, héritée de la période agitée de la prohibition dans les années 1920 et 1930, quand les activités d'Al Capone et de la pègre lui valurent le surnom de « Capitale du crime ». Le sentiment d'insécurité a fortement baissé et il est tout à fait possible de se promener sans crainte dans la plupart des quartiers du North Side et Downtown. Il est seulement conseillé aux touristes d'être plus vigilants et d'éviter certains quartiers du South Side tels que Fuller Park, South Shore, Englewood, Douglas et West Pullman ou de certains quartiers du West Side tels que West Garfield Park et Austin.

Administration

Article détaillé : Gouvernement de Chicago.
L'organisation municipale
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Rahm Emanuel, Maire de Chicago depuis le 16 mai 2011.

 

 

 

 

Le gouvernement de la ville de Chicago est divisé en branches exécutive et législative. Le maire de Chicago (Mayor of Chicago) est le chef de l'exécutif (en anglais chief executive)75. Il est élu pour quatre ans et applique les ordonnances. Il est chargé de contrôler tous les services et organismes de la ville (Departments), ainsi que les différentes administrations spécialisées. Le maire dirige et surveille les différents chefs qu'il nomme à la tête de ces services municipaux et détient un droit de veto au conseil municipal. Il est l'homme le plus puissant de la ville. Depuis 1931, tous les maires de Chicago appartiennent au parti démocrate75.

Le conseil municipal (Chicago City Council) est formé de 50 élus qui représentent chacune des 50 circonscriptions de la ville (wards) et forme le pouvoir législatif du gouvernement de Chicago : il vote le budget annuel en novembre75. Leur mandat dure quatre ans. La ville de Chicago est composée de 50 circonscriptions (wards) qui élisent chacun un membre (alderman ou alderwoman) au conseil de la ville.

L'Hôtel de Ville de Chicago (Chicago City Hall) est le siège officiel du gouvernement de la ville de Chicago (City of Chicago Government). Adjacent des deux bâtiments du Richard J. Daley Center et du James R. Thompson Center, l'hôtel de ville abrite les bureaux du maire, du greffier municipal, du trésorier de ville, et de certains services de la ville. Les chambres du conseil municipal de Chicago se trouvent sur le côté ouest du bâtiment.

En 2005, le budget de la ville s'élève à plus de cinq milliards de dollars75: les principales dépenses sont liées à la police (Chicago Police Department), au pompiers (Chicago Fire Department), à l'entretien et la rénovation de la voirie, des ponts et chaussées (Chicago Department of Transportation), ainsi qu'au remboursement de la dette.

Protection de l'environnement

L’ambition du maire actuel, Rahm Emanuel est de favoriser la protection de l’environnement tout en maintenant Chicago parmi les métropoles mondiales les plus influentes. Avec un nouvel horizon urbain d'ici ces prochaines années, le centre-ville se développe plus rapidement avec une atmosphère plus dense et plus respirable. Le district des parcs de Chicago (Chicago Park District), qui est l'organisme responsable de la gestion des parcs et espaces verts de la ville de Chicago est commis au plan de rétablissement de la biodiversité. Il se charge de la reconversion en espaces vert des secteurs abandonnés de la ville. Les terrains vagues et les parkings à l'abandon sont transformés en parcs et des jardins sont créés au-dessus des gratte-ciel à surface plate. Les toitures de nombreux bâtiments de Chicago sont repeintes en blanc. Les toitures blanches rafraîchissent les immeubles et luttent donc contre l’effet d’îlot de chaleur qui caractérise les grands centres urbains. En effet, le blanc a un albédo important. En d'autres termes, il renvoie vers l’espace une grande quantité de rayonnement solaire.

Le Chicago Climate Exchange est le premier système d'échange de quotas d'émissions de gaz à effet de serre au monde. Le CCX lança sa plateforme de négociation en 2003. En 2005, CCX lance le European Climate Exchange (EXC), acteur important dans les échanges à l'intérieur du marché de l'Union Européenne. Le maire a par ailleurs signé l’ U.S. Mayors Climate Protection Agreement (« accord des maires des États-Unis sur la protection du climat ») visant à atteindre ou à dépasser les objectifs de réduction de GES fixé par le protocole de Kyōto.

La ville de Chicago a été récemment mise en avant dans une édition du New York Times, en tant que ville pionnière en matière de durabilité aux États-Unis. Toutefois, la ville ne recherche pas un battage médiatique autour de ses initiatives écologiques, mais plutôt des décisions intelligentes à l'égard des nouvelles infrastructures qui aideront la ville des vents à faire face aux changements climatiques drastiques qu’elle subit depuis trois décennies.

Chicago est surnommée « Green Roofs City » : les toitures végétales représentent une superficie totale de plus de 418 000 m²76. L'ancien maire de Chicago, Richard M. Daley, a fait de sa ville la première d'Amérique du Nord en matière de « toits verts » grâce à des incitations fiscales qui ont été mises en place depuis le début des années 200077. Depuis 1989, 500 000 arbres ont été plantés à Chicago76.

Économie

Une métropole puissante à l'économie diversifiée

 

 

 

 

 

Chicago est l’une des villes globales de la planète : le secteur du tertiaire supérieur est bien représenté par de nombreux sièges sociaux et succursales dans les domaines de la comptabilité, de la publicité, de la finance et des services juridiques78. La ville est un centre de décision économique comme le montre la concentration des sièges sociaux de firmes multinationales dans le quartier des affaires, qui reste le deuxième du pays derrière celui de New York.

Le poids économique de l'agglomération de Chicago est considérable : le PNB de la métropole était de 349 milliards de dollars en 200279 et de 390 milliards de dollars en 200580 : si Chicago comptait comme un pays, il serait la 18e puissance économique du monde80. Dans son histoire, Chicago a rapporté plus de 506 milliards de dollars81. En 2008, la société de services financiers UBS a placée Chicago à la 5e place sur la liste des villes les plus riches du monde pour son PIB supérieur à 570 milliards de dollars82. Le Department of Community Development (DCD) est un organisme qui s'occupe du développement économique de l'ensemble de la ville, et gère entre autres les chambres de commerce de quartier.

L'activité économique de Chicago est diversifiée : l'industrie y tient une place relativement significative. Le secteur des transports et du commerce est très développé et offre un réseau multimodal de premier ordre dans le pays. Aujourd'hui, la ville représente la deuxième place boursière des États-Unis et détient la plus grande bourse du monde pour les matières premières80. Elle est la deuxième ville américaine pour l'édition derrière New York83. Elle est le centre économique et névralgique du Mid-Ouest ainsi que le siège de la Federal Reserve Bank of Chicago, le septième des douze districts de la Réserve fédérale des États-Unis englobant l'État de l'Illinois et la quasi-totalité des États du Michigan, du Wisconsin, de l'Indiana et du Missouri. Elle occupe le troisième rang dans le pays pour les salons, les congrès et les conventions80. Le McCormick Place est le plus grand centre de convention du pays et le troisième du monde.

 

 

Structure de l'emploi à Chicago (2005-2009)84

 

 

Secteur Nombre d'employés
Agriculture, foresterie, pêche et chasse ; extraction minière 2 139
Construction 66 321
Fabrication 133 110
Commerce de gros 35 264
Commerce de détail 114 541
Transport et entreposage ; services publics 80 402
Industrie de l'information 34 799
Finance et assurance, services immobiliers, location et location à bail 121 639
Services professionnels, scientifiques, gestion d'entreprises et gestion des déchets 186 517
Enseignement, service de santé et assistance sociale 273 809
Arts, spectacles et loisirs, et hébergement et restauration 129 640
Autres services, sauf les administrations publiques 66 325
Administrations publiques 59 836
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Considéré comme étant à l'origine des gratte-ciel, Downtown Chicago est l'une des places financières les plus importantes du monde.

 

 

 

 

Le nombre d'actifs à Chicago est de 4,2 millions (août 2006)80. Le taux de chômage était de 5,5 % en juillet 2006, un chiffre plus élevé que la moyenne nationale mais en baisse depuis trois ans80. Le Mayor's Office of Workforce Development (MOWD) aide les chômeurs à retrouver un emploi. En 2003, le premier employeur de la ville est le gouvernement fédéral (88 000 employés), suivi par les écoles publiques (46 184 employés) et la municipalité (39 275 employés)85. Les entreprises les plus importantes par le nombre de salariés sont la chaîne de supermarchés Jewel-Osco (39 220 salariés), Advocate Health Care (25 293 salariés), SBC Communications (21 000 salariés) et United Parcel Service (19 063 salariés)85. D'autres firmes dominent la vie économique de l'agglomération : McDonald's et Portillo's (restauration rapide) ; Kraft Foods (agro-alimentaire) ; Target Corporation, Sears, Roebuck and Company (grande distribution) ; Walgreens, Abbott Laboratories (industries pharmaceutiques) ; Playboy Enterprises (Playboy Magazine, Playboy TV) (émission et magazine de charme) ; Chicago Climate Exchange (environnement et développement durable) ; United Airlines, Boeing, Motorola (transports et communications) ; Yellow Cab Company (compagnie de taxi) ; Allstate, Bank One (assurance et finance) et Access Commerce éditeur de logiciels de configuration de produits et services et de commerce électronique destinées aux entreprises.

L'agro-alimentaire, la métallurgie et l'imprimerie sont les trois secteurs industriels qui emploient le plus de main d'œuvre à Chicago86.

Essor céréalier et centre de transport au XIXe siècle

Avant 1833, l'activité principale de la région est le commerce des fourrures. Puis elle connait un phase de développement industriel important, attirant investisseurs, spéculateurs et entrepreneurs, qui en fait l'une des principales villes de la Manufacturing Belt. Le port sur le lac Michigan se développe rapidement, et avec lui, la construction navale.

La ville devient également un important centre cérélaier, profitant durant tout le XIXe siècle du débouché de la région agricole des Grandes Plaines, le grenier des États-Unis. Chicago devient, dans les années 1840, le plus grand port céréalier du monde.

À partir du milieu du XIXe siècle, les industries agro-alimentaires de transformation de la viande de porc et de bœuf s'y multiplient, notamment sous l'impulsion de Gustavus F. Swift et Philip Armour. En 1865, sur un quartier marécageux, y sont fondés d'immenses abattoirs, les Union Stock Yards, qui font de la ville un grand centre de traitement du bétail. En référence à ces activités qui font une grande partie de sa fortune et de sa réputation, le bœuf devient l'un des symboles de Chicago. Si les abattoirs sont transférés à Kansas City en 1971, le nom de l'équipe de basket, les Bulls, fait directement référence à cette tradition bouchère.

Au milieu du XIXe siècle, la ville devient un nœud ferroviaire important. Chicago est la ville de départ de la ligne de chemin de fer de la compagnie Union Pacific, qui atteint San Francisco en 1869. Carrefour des voies ferroviaires de l'Amtrak, Chicago devient, avec Saint-Louis, Memphis et la Nouvelle-Orléans, l'une des quatre plates-formes de l'Union Pacific reliant l'Est, et l'Ouest des États-Unis.

Développement industriel, technologique et financier
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Les bâtiments du 35 East Wacker, Unitrin Building et Leo Burnett Building font partie des gratte-ciel bordant la rivière Chicago.

 

 

 

 

 

Chicago est toujours l'un des premiers marchés de céréales du monde. Le puissant secteur agroalimentaire assure une grande partie de l'emploi industriel de l'agglomération. L'industrie du meuble s'est aussi développée au XIXe siècle87.

De grandes sociétés américaines se sont implantées à Chicago : Sears, Roebuck and Company, Amoco, Sara Lee et Walgreens. Boeing y a transféré également son siège social auparavant situé à Seattle. Enfin, McDonald's possédait aussi son siège social à Chicago durant les années 1970, mais l'entreprise a ensuite été déplacée à Oak Brook, dans la proche banlieue.

Centre de ravitaillement des troupes pendant la guerre de Sécession, l'industrie de l'armement prospéra aussi au XXe siècle. Dans le cadre du projet Manhattan, le 2 décembre 1942 a lieu à l'Université de Chicago la première réaction nucléaire contrôlée.

Le développement industriel et urbain du XXe siècle poussa la municipalité à pomper l'eau du Lac Michigan de plus en plus loin. Le secteur industriel a récemment bénéficié d'une étroite alliance entre les universités, les laboratoires et les entreprises.

Cela concerne avant tout le domaine de la haute technologie : l'informatique et l'électronique avec les logiciels Spyglass, l'entreprise Motorola et la US Robotics Corporation. Cela n'empêche pas la région de continuer les productions lourdes telles que l'acier, malgré la forte concurrence étrangère.

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Vu sur l'Heritage at Millennium Park, le Smurfit-Stone Building, les One et Two Prudential Plaza depuis le pavillon Jay Pritzker.

 

 

 

 

 

L'importance de la métropole lui confère bien sûr des fonctions tertiaires de premier ordre. Chicago est un important centre financier, qui fut le premier à lancer le marché des contrats dérivés, à la suite des travaux des économistes de l'école de Chicago sur l'analyse quantitative financière dans les années 1950 et 1970. Il abrite désormais la première bourse du monde en volume d'opérations traitées (capitalisation de 30 milliards de dollars), du fait de la fusion de la Chicago Board of Trade et la Chicago Mercantile Exchange, décidée par les actionnaires le 9 juillet 200788.

Le dynamisme touristique joue également beaucoup en la faveur du développement économique de la ville, en effet Chicago abrite certaines des attractions, musées et universités les plus réputées aux États-Unis. En 2002, Chicago a attiré plus de 28 millions de visiteurs, dont un million venu de l'étranger89 ont dépensé à Chicago plus de 8,7 milliards de dollars et ont généré 442 millions de dollars de taxes90. La ville compte 26 630 chambres d'hôtel91. De nombreux congrès et réunions s'y déroulent chaque année. Les principaux sites touristiques et de loisirs sont le Navy Pier (8,6 millions de visiteurs en 2005), le Lincoln Park Zoo (3 millions), l'Aquarium Shedd et le Musée de la Science et de l'Industrie (1,8 million chacun)92.

Depuis plusieurs années, le centre-ville connaît un renouveau immobilier avec notamment la construction d'hôtels et de bureaux comme la Trump Tower (condominiums et lofts), l'Aqua building et l'Elysian (hôtels de luxe), le 340 on the Park, le 300 North LaSalle, ainsi que la construction d'un quartier chic autour de River Esplanade Park (Loop) font partie entre autres de ces derniers projets qui témoignent de la prospérité de la ville. Depuis la récession, d'autres projets, comme celui de la Chicago Spire sont aujourd'hui annulés. Certains secteurs de la ville comme Logan Square, Pilsen, Uptown, Near South Side et Rogers Park s'enrichissent à un rythme rapide. L'agrandissement de l'aéroport international O'Hare et la reconstruction de la Dan Ryan Expressway sont également en cours et seront des modèles de développement pour les années à venir.

Transports

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Un train de banlieue du Metra sortant de l'Union Station, une gare du centre de Chicago.

 

 

 

 

 

Chicago est un l'un des principaux nœuds de communication en Amérique du Nord. Dès le XVIIIe siècle, avec la traite de fourrures et le commerce du bois et des productions agricoles, la ville est marquée par sa vocation marchande. Aujourd'hui, l'agglomération constitue un carrefour de cinq autoroutes fédérales et de six lignes de chemin de fer d'importance nationale93. Les divers aménagements et infrastructures font de Chicago une plate-forme multimodale primordiale aux États-Unis.

La ville est desservie par un large réseau de métro mais également par des trains de banlieue et les trains nationaux à grande capacité de l'Amtrak. Chicago est la quatrième ville des États-Unis pour le nombre d'utilisateurs du train Amtrak94.

Les gares principales de Chicago desservies par l'Amtrak et par le Metra sont :

Transports en commun
Article détaillé : Chicago Transit Authority.

 

 

 

 

 

La ville de Chicago dispose d'un grand réseau de lignes de métro et possède également de vastes lignes d'autobus. Le Chicago Transit Authority, connu sous l'acronyme « CTA » est l'opérateur des transports publics (gestion du métro et des bus) de la ville de Chicago. L'entreprise est la seconde du genre aux États-Unis et la quatrième en Amérique du Nord. Le CTA offre des lignes de bus et de métro à l'intérieur de la ville de Chicago et à destination de quarante municipalités de la proche banlieue ainsi que la desserte des aéroports de O'Hare et Midway.

Mais la ville est confrontée à un problème de taille : l'ancienneté, le vieillissement et la vétusté de ces importantes infrastructures et du matériel roulant. En effet, son métro a été inauguré en 1892, ce qui en fait le plus ancien réseau au monde encore en service. Certaines portions actuelles du réseau datent de cette époque, la majorité des itinéraires ayant été maintenue. En outre, 500 bus de Chicago, soit le quart de la flotte, sont vieux de plus de 16 ans, avec au compteur une moyenne de 900 000 kilomètres. L'entretien de ces 500 bus revient à 16 millions de dollars par an (contre 3 millions afin d'entretenir les 1 500 autres). Le Chicago Transit Authority évalue à 6 milliards de dollars l'investissement destiné à moderniser ses lignes (un investissement de 10 milliards en ajoutant les bus de banlieue). Le budget du CTA est d'environ 1 milliard par an, provenant en grande partie des usagers (41 %) et des subventions de l'État de l'Illinois (41,5 %). La ville de Chicago et le comté de Cook n'apportent que 0,4 %. Le CTA ne bénéficie pas non plus de subvention fédérale.

Métro de Chicago
Article détaillé : Métro de Chicago.
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Plan des lignes du réseau de métro de Chicago.

 

 

 

 

 

Chicago possède un vaste réseau de lignes de métro, fréquenté quotidiennement par près de 700 000 passagers. Inauguré le 6 juin 1892, le métro de Chicago est l’un des plus anciens réseaux du monde ; il est souvent désigné sous la lettre « 'L' » ou « EL » (de l'anglais elevated) car la majeure partie de son réseau est aérien.

Quelques sections du réseau remontent à la fin du XIXe siècle, lorsque Chicago a suivi l'exemple de New York en construisant des lignes de métro aériennes. Contrairement à New York qui, dès le début du XXe siècle, a commencé à remplacer ses lignes aériennes par des lignes souterraines dans Manhattan, Chicago conserve la plupart de ses itinéraires originaux.

Le réseau géré par le Chicago Transit Authority est long de 171 kilomètres; il est composé de huit lignes, 144 stations (dont 92 sont accessibles aux personnes à mobilité réduite fin 2010), 19 kilomètres en tunnel avec 21 stations, 59 kilomètres en surface avec 41 stations et 92 kilomètres en aérien avec 89 stations. Toutes les lignes, hormis la ligne jaune, partent du centre de la ville où certaines d'entre elles forment la célèbre boucle aérienne, l'Union Loop, maintenant considérée comme la limite du secteur communautaire du Loop. Deux lignes, la bleue et la rouge, traversent le Loop en souterrain.

La majeure partie des lignes et des stations est située dans la ville de Chicago, hormis plusieurs kilomètres aux extrémités des lignes rose (Cicero), mauve (Evanston), jaune (Skokie) et bleue (Forest Park). Le 'L' dessert les deux aéroports de Chicago, l'aéroport O'Hare par la ligne bleue (à 45 minutes du centre-ville) et l'aéroport Midway par la ligne orange (à 30 minutes du centre-ville). L'aéroport O'Hare possède son propre système de métro sur pneus entièrement automatisé appelé Airport Transit System. Fonctionnant 24 heures par jour et dont le service est gratuit, l'ATS fait une boucle dans l'enceinte de l'aéroport, desservant ainsi 5 stations.

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Une rame de métro sur la ligne orange en direction de Midway.

 

 

 

 

 

Les stations du métro de Chicago présentent plusieurs types architecturaux qui cohabitent, allant du style Queen Anne du XIXe siècle, au style italien du XXe siècle jusqu'à des structures de conception résolument moderne. Certaines stations sont décorées d'œuvres d'art tandis que d'autres conservent une forme utilitaire. Depuis la grande réorganisation du réseau et l'attribution d’une couleur distinctive à chaque ligne en 1993, les stations sont dénommées selon le nom de la rue ou de l'avenue qu'elles croisent, ou, plus généralement, de la rue où se trouve leur entrée principale.

Le CTA envisage depuis de nombreuses années de créer une seconde boucle, appelée Circle Line. Ce projet de nouvelle ligne, présenté en 2002, prévoit un partage de rails avec la ligne rouge jusqu'à Chinatown, avant de suivre la ligne orange jusqu'à Ashland. De là, un nouveau viaduc, a créer, permet de rejoindre la ligne rose, et le United Center (l'arène des Bulls) au croisement avec la ligne bleue. Depuis ce croisement, un second viaduc de 7 km de long permet de retrouver la ligne rouge et le tunnel Dearborn. Ce projet est toujours à l'étude, et cette nouvelle ligne, comme les importants aménagements qu'elle suppose, ne devraient pas voir le jour avant 2025.

Réseau des bus

Le système de bus est plus étendu que le métro, avec de nombreux arrêts dans toute l'agglomération. Le parc du Chicago Transit Authority (CTA) est composé d'environ 2 000 autobus. Ils circulent sur 154 lignes qui représentent un total cumulé de 3 658 km. Ces bus, qui, en 2002, transportent plus de 25 millions de passagers par mois94, desservent plus de 12 000 arrêts, répartis sur le territoire de la ville de Chicago et sur celui de quarante municipalités de sa proche banlieue.

Aéroports

 

 

 

 

 

Avec 66,7 millions de passagers en 2010 95, l'aéroport international O'Hare de Chicago est le troisième du monde par le nombre de passagers derrière l'aéroport International de Pékin (deuxième) et l'aéroport international Hartsfield-Jackson d'Atlanta. De 1996 à 2009, l'aéroport O'Hare était classé deuxième dans le monde par le nombre de passagers. Situé à environ 27 kilomètres au nord-ouest du quartier financier du Loop (30 à 40 minutes en voiture)96, il est accessible par la Kennedy Expressway, le métro (ligne bleue) et les bus du Chicago Transit Authority. Les navettes de l'ATS desservent cinq stations réparties sur une ligne faisant une boucle dans l'enceinte de l'aéroport en passant par les terminaux et les parkings les plus éloignés. L'aéroport O'Hare connaît des problèmes de saturation, de retards, voire d'annulation de certains vols. Un plan de modernisation et de refonte des pistes ainsi que de l'aérogare a été lancé pour accroître ses capacités. Il sert de hub principal d'United Airlines dont le siège se trouve en centre-ville de Chicago, ainsi que pour American Airlines.

L'aéroport international Midway de Chicago est le deuxième aéroport de Chicago avec 18,8 millions de passagers en 200694 et se situe à environ 17 kilomètres au sud-ouest du Loop. Il est principalement utilisé par des compagnies aériennes à bas prix pour des vols nationaux. La compagnie la plus représentée à Midway est la compagnie low cost texane Southwest Airlines. Les aéroports O'Hare et Midway se situent tous les deux sur le territoire de la ville de Chicago, le premier dans le quartier du même nom à l'extrémité nord-ouest de la ville et le deuxième à cheval sur les quartiers de Clearing et Garfield Ridge dans le sud-ouest de la ville. Il existe également un troisième aéroport, celui de Gary/Chicago. Il se situe sur le territoire de la ville de Gary, en banlieue sud-Est, dans l'État voisin de l'Indiana, à environ 10 kilomètres de Chicago.

Chicago possède un code AITA commun à tous les aéroports : CHI.

Port
Article détaillé : Port de Chicago.

Chicago est un port du lac Michigan. Ses atouts sont liés à sa situation exceptionnelle au cœur de la région des Grands Lacs et ont permis le développement industriel de la ville au XIXe siècle. Grâce à un système de voies navigables, le port de Chicago est relié vers l'est à l'océan Atlantique par les Grands Lacs et le Saint-Laurent, et au golfe du Mexique au sud, via le fleuve Mississippi. Ses 14 terminaux maritimes sont gérés par l'Illinois International Port District.

Avec un trafic global situé entre 23 et 26 millions de tonnes par an93, le port de Chicago occupait le 32e rang aux États-Unis en 200597. La majeure partie du trafic est destinée au marché intérieur (23 074 136 tonnes courtes97). Diverses marchandises passent par le port de Chicago : des métaux non ferreux, des minerais, du coke, du sucre, des céréales, des produits pétrochimiques, de l'acier, du ciment, etc.

Autoroutes urbaines
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La Kennedy Expressway relie Downtown à l'aéroport international O'Hare dans le nord ouest de la ville.

 

 

 

 

 

Cinq autoroutes (Interstate highways) interétatiques convergent vers le centre pour faciliter les trajets à travers la ville et les banlieues. Longue de 28,65 km, la Kennedy Expressway commence à Downtown et rejoint l'Aéroport international O'Hare en direction du nord-ouest, où elle joint l'autoroute des Trois États, la principale autoroute nord-sud. La Eisenhower Expressway et la Adlai E. Stevenson mènent vers les banlieues ouest et sud-ouest où elles sont aussi reliées à celle des Trois États. La Dan Ryan Expressway, une extension de la Kennedy, est longue de 18,5 km et se dirige plein sud. La Dan Ryan se connecte à l'Interstate 94 au sud de la Chicago Skyway, sur une distance de 6,49 km. La Chicago Skyway, longue de 12,6 km, relie l'Interstate 90 à la Dan Ryan Expressway et traverse les quartiers sud (South Side) avant de s'arrêter à la frontière de l'État de l'Indiana au sud-est de la ville.

Circulation et stationnement en ville

La circulation est relativement fluide, sauf à la sortie des bureaux, vers 18 h. Avec son plan hippodamien, il est facile de se repérer dans Chicago, car les rues sont longues mais peu nombreuses et sont perpendiculaires les unes aux autres. Les tours les plus hautes servent de points de repère. Pour aller facilement du nord au sud et vice versa, on conseille le périphérique Est (Lake Shore Drive) qui passe au milieu d'immenses pelouses avec vue sur le lac et les gratte-ciel.

Se stationner à Chicago est très difficile, principalement dans le centre-ville. Tous les stationnements sont payants, et hors de prix : de 7 à 30 $ pour 12 h. Quant aux parcomètres, ils n'acceptent que les pièces de 25 cents et fonctionnent en général de 9 h à 19 h. Impossible de prépayer la nuit pour le lendemain matin. Il importe donc de vérifier scrupuleusement les panneaux d'interdiction de stationnement, car la ville de Chicago est réputée pour l'enlèvement très rapide des voitures mal stationnées et la mise en fourrière, même si elles ne gênent en rien la circulation ou les piétons.

Culture

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Les irlandais de Bridgeport fêtent le jour de la Saint-Patrick dans les rues du centre-ville avec sa grande parade et sa cérémonie.

 

 

 

 

 

Pendant des siècles, les amérindiens utilisaient le « She-caw-gu » portage comme une liaison pratique entre les étendues supérieures du Mississippi et les vastes étendues d'eau des Grands Lacs. En 1779, Jean Baptiste Pointe du Sable, un marchand de peaux de descendance franco-africaine, créait la première colonie à cet emplacement stratégique. Depuis lors, Chicago a attiré des immigrants en provenance du monde entier. En 1930, sur une population de 3,4 millions de personnes vivant à Chicago, 2,46 millions étaient nés à l’étranger ou nés en Amérique, de parents étrangers. Leurs enclaves ethniques se réfléchissent dans les nombreux quartiers culturellement distincts de la ville. Chicago compte parmi ses habitants de nombreuses communautés d'origine étrangère, irlandaise, italienne, roumaine, allemande, polonaise, coréenne, espagnole, grecque, vietnamienne, juive, ukrainienne, turque, chinoise et portugaise vivant l'exemple de ce « creuset démographique » (melting pot) qui, plus que dans toute autre ville américaine aura réussi à donner à la ville son caractère cosmopolite. Chicago est également la plus grande ville polonaise en dehors de la Pologne. Les quartiers ethniques les plus populaires de la ville comprennent Greek Town (ville grecque), Little Italy (petite Italie), Chinatown (ville chinoise), Little Viêt Nam (petit Viêt Nam), Little Saigon (petit Saigon), Bridgeport (quartier irlandais), Ukrainian Village (village ukrainien), Pilsen (quartier mexicain) et Indian Village (village indien) et sont tous situés près de Downtown Chicago et les quartiers allemands, polonais, afro-américain et hispano-américain n'en sont pas très loin. Chaque quartier offre un air culturel distinct, avec leurs nombreux magasins, épiceries et restaurants ethniques.

 

 

 

 

 

 

 

 

La musique classique tient une place importante dans cette ville. Fondé en 1891, l'Orchestre symphonique de Chicago est considéré comme étant l'un des meilleurs orchestres du monde98. Il offre des performances artistiques au Symphony Center. Régulièrement représenté au Symphony Center, l'Orchestre Sinfonietta de Chicago est un orchestre symphonique multiculturel et beaucoup plus diversifié que l'Orchestre symphonique de Chicago. En été, de nombreux concerts en plein air sont donnés dans le Grant Park et le Millennium Park. Situé à environ 40 km au nord de Chicago, Ravinia Park est également une destination de prédilection pour de nombreux Chicagoans. De nombreuses performances sont également données dans des lieux tels que le Harris Theater. Doté d'une capacité d'accueil de 3 563 places et second opéra en importance en Amérique du Nord, le Civic Opera House est le foyer de l'Opéra lyrique de Chicago99 L'opéra Jūratė Kastytis présenté par Kazimieras Viktoras Banaitis s'est produit à Chicago en 1996100. Le Lithuanian Opera Company of Chicago a été fondé en 1956 par la communauté lituanienne de Chicago101.

Le Joffrey Ballet et le Chicago Festival Ballet sont produits dans différents lieux, comme au Harris Theater dans le Millennium Park. Chicago est le foyer de plusieurs autres troupes de danse moderne et de jazz, tels que le Hubbard Street Dance Chicago.

D'autres genres de musique faisant partie du patrimoine culturel de la ville incluent le Chicago Blues, la Chicago Soul, le Chicago Jazz et le gospel. La ville est le berceau de la House music, un genre de musique électronique qu'elle a vu naître au début des années 1980. Durant cette même période, Chicago était un centre majeur du mouvement punk et de la new wave. Cette influence est dominée par le rock alternatif dans les années 1980 et 1990. La ville était l'épicentre de la culture rave dans le début des années 1980. Une florissante culture de rock indépendant a peu à peu remplaçée la culture rave. La ville est depuis le milieu des années 1990 et particulièrement le début des années 2000, le lieu d'une influente scène hip-hop connue sous le nom de Chicago hip-hop. De nombreux festivals représentant tous les genres musicaux allant du rock à la house music se déroulent chaque année au Lollapalooza, de nombreux groupes et artistes internationaux s'y sont représenté, par exemple U2, Madonna, Daft Punk, Eminem, Cyndi Lauper, Oasis, etc.

 

 

 

 

 

Les théâtres communautaires de Chicago ont engendré les théâtres modernes d'improvisation102. Deux troupes d'improvisation ont émergées à Chicago, The Second City, surtout connue pour avoir lancé des artistes comme Bill Murray, Mike Myers ou encore John Candy, et le I.O. (anciennement connue sous le nom ImprovOlympic). Les compagnies de théâtre d'improvisation les plus réputées de Chicago incluent le Steppenwolf Theatre Company (dans le North Side), le Théâtre Goodman et le Théâtre Victory Gardens. Chicago offre un style de divertissement à la « Broadway » dans les salles telles que le Ford Center for the Performing Arts Oriental Theatre, le Bank of America Theatre, le Cadillac Palace Theatre, l'Auditorium Theatre (partie de l'Auditorium Building) et le Drury Lane Theatre (dans le Water Tower Place). Les productions dédiées à la communauté polonaise de la ville sont représentées à l'historique Gateway Theatre à Jefferson Park103. Depuis 1968, le Prix Joseph Jefferson Awards est décerné chaque année pour l'excellence des théâtres dans la région de Chicago. La ville compte près de 200 théâtres dont le principal est l'Auditorium Theatre, construit en 1889, avec plus de 4000 places, mais il y a aussi le Chicago Theatre, le Goodman Theater, le Harris Theater, le Congress Theater et le Mayfair Theater, parmi tant d'autres.

Avec ses deux millions d'ouvrages, la Harold Washington Library est la plus grande bibliothèque publique de Chicago. Elle se situe à Downtown Chicago dans le secteur du Loop, à proximité de l'Art Institute of Chicago et est gérée par le Chicago Public Library, une institution qui dispose de 79 bibliothèques (une moyenne d'une par secteur) à travers la ville de Chicago. Parmi les plus importantes, on peut citer les bibliothèques régionales Conrad Sulzer Regional Library et Carter G. Woodson Regional Library.

La reconstruction de Chicago, ravagée par le grand incendie de 1871, en a fait le berceau de l'architecture moderne. Depuis ce temps, Chicago entretient merveilleusement bien sa réputation de ville d'art. Outre la richesse de son architecture (allant du gothique au moderne en passant par l'Art déco) qui en a fait sa renommée mondiale, la ville possède un nombre incontestable de sculptures, de fontaines et de statues, faisant ainsi de la ville un véritable musée à ciel ouvert. Durant une grande partie du XXe siècle, elle nourrit un style fort au surréalisme figuratif, comme dans les œuvres d'Ivan Albright et Ed Paschke. En 1968 et 1969, les membres du Chicago Imagists, tels que Roger Brown, Leon Golub, Robert Lostutter, Jim Nutt et Barbara Rossi produisent des peintures figuratives. Aujourd'hui, Robert Guinan peint des portraits réalistes de Chicagoans populaires à Paris, bien qu'il soit peu connu à Chicago même.

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Chicago (2).

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Climat

 

 

 

 

 


Article détaillé : Climat de Chicago.
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Graphique climatique de Chicago

 

 

 

 

Chicago subit un climat continental humideN 3. Située à l'intérieur des terres, la ville est marquée par le caractère continental du climat et la circulation méridienne des masses d'air : la température moyenne annuelle est inférieure à 10 °C. L'amplitude thermique annuelle est forte (29 °C) ; les précipitations qui sont à peine supérieures à 900 mm par an sont plus irrégulières que sur le littoral atlantique et le maximum arrive en été, souvent sous forme d'orages. La température et le temps peuvent changer brutalement en hiver comme en été53.

Les hivers sont froids voire rigoureux : le gel persiste longtemps, généralement de novembre à mars. Il est engendré par les descentes d'air froid (cold waves) depuis le Canada qui ne trouvent aucun obstacle montagneux53. Le lac Michigan gèle partiellement chaque hiver. Si la neige peut tomber au début de l'automne et du printemps, elle est plus importante en hiver. Le blizzard se manifeste en hiver et peut paralyser les transports. Sur l'année, il tombe en moyenne 97 cm de neige49.

Les étés sont chauds et humides à cause des vagues de chaleur (hot waves) qui remontent du golfe du Mexique et qui provoquent des canicules puis les fameux « étés indiens » au début de l'automne. Le surnom de la « Ville des vents » (Windy City) vient en partie du fait des vents qui soufflent depuis le lac Michigan et qui s'engouffrent dans les rues de la métropole. Il existe des nuances climatiques dans l'agglomération : le climat est plus tempéré sur les rives du lac Michigan, qui agit comme un régulateur thermique en rafraîchissant les températures en été, en les rendant plus douces en hiver.

40,5 °C est le record de chaleur relevé le 24 juillet 1934 ; -32,7 °C est le record de froid relevé le 20 janvier 1985. La rafale la plus violente jamais enregistrée a lieu le 12 février 1894 : 140 km/hN 4. Au mois de juillet 1995, une canicule avec plusieurs jours consécutifs à plus de 37 °C provoque la mort de centaines de personnes54. Le 27 janvier 1967, la hauteur de neige atteint les 58,4 cm en moyenneN 5 avec des congères d'environ 1,80 mètreN 6 dans certaines rues55. Une autre tempête de neige, en 1979, génère de nombreuses critiques à l'encontre de la municipalité de Chicago. Les blizzards de 1967 et 1979 sont les plus virulents de l'histoire de Chicago.

 

 

 

 

 

Relevé météorologique de Chicago (Illinois) (41°59'N/87°54W, 205 mètres)

 

 

 

Mois jan. fév. mar. avr. mai jui. jui. aoû. sep. oct. nov. déc. année
Température minimale moyenne (°C) -10,6 -8,2 -1,9 3,7 8,7 14,2 17 16,4 12,2 5,7 -0,2 -7,2 4,1
Température moyenne (°C) -6,1 -3,7 2,9 9,2 14,9 20,3 22,9 22,1 18 11,6 4,4 -3 9,4
Température maximale moyenne (°C) -1,7 0,8 7,7 14,8 21,2 26,4 28,7 27,7 23,8 17,4 9,1 1,1 14,7
Précipitations (mm) 38,9 34,5 68,3 92,5 84,3 96,0 93,0 107,2 97,0 61,2 74,2 62,7 909,84
Source : World Climate 56

 

Communes limitrophes

Subdivisions de la ville

Quartiers et secteurs
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Carte de la ville de Chicago avec ses 77 secteurs communautaires.

 

 

 

 

 

La ville de Chicago est divisée en soixante-dix-sept secteurs communautaires (en anglais : Community Areas), définis, à la fin des années 1920 par le comité de recherche en sciences sociales de l'Université de Chicago. Ces secteurs communautaires furent essentiellement créés pour les données démographiques et statistiques de la ville de Chicago et du bureau du recensement des États-Unis et servent également de base à une variété d'initiatives en matière de planification urbaine, à la fois au niveau local et municipal. Longtemps terre d'immigration, Chicago compte parmi ses habitants de nombreuses communautés d'origine étrangère, comprenant ainsi des irlandais, des italiens, des roumains, des russes, des allemands, des espagnols, des chinois, et des polonais (Chicago est la plus grande ville polonaise en dehors de la Pologne). Elles affichent une volonté d'intégration, même si chacune reste attachée au quartier de sa communauté, est sont l'exemple vivant d'un « creuset démographique » (melting pot) qui, ici plus que partout ailleurs aux États-Unis, donne à la ville son caractère cosmopolite.

D'un point de vue géographique, la ville de Chicago est divisée par la rivière Chicago (Chicago River) en quatre sections, North Side, Downtown, West Side et South Side, qui incluent chacune de nombreux secteurs et quartiers de la ville. La section correspondant à Downtown Chicago inclut quant à elle les trois secteurs centraux qui composent le centre-ville ainsi que le central business district, Near North Side, Loop et Near South Side. La plus grande de ces sections est celle du South Side. Elle couvre, à elle seule, environ 60 % de la superficie totale de Chicago.

Chicago compte environ 228 quartiers (Neighborhoods) à travers les soixante-dix-sept secteurs communautaires de la ville. Il s'agit souvent de quartiers « ethniques » qui maintiennent chacun une identité forte ; les plus connus sont situés non loin du Loop, comme Little Italy, Chinatown, Pilsen, Bronzeville, Greek Town, Bridgeport, Little Viêt Nam, Indian Village et Ukrainian Village ainsi que des quartiers allemands, polonais, afro-américains et hispano-américains, qui n'en sont pas très éloignés.

Chicago possède aussi des quartiers qui, sans être ethniques, sont très attractifs pour leurs habitants comme pour les visiteurs. Ainsi, Rogers Park, dans le nord de la ville, quartier étudiant connu pour abriter l'Université Loyola, passe pour être l'un des plus prisés de la ville. North Center et Uptown sont deux quartiers d'affaires, dotés de nombreux centres commerciaux, boutiques et restaurants. Jefferson Park, un quartier historique et populaire, connu à Chicago pour son parc éponyme. Lake View, au nord de Lincoln Park, est l'un des secteurs les plus dynamiques de la ville, est jugé très attrayant avec ses bars, ses boîtes de nuit et ses commerces. Le secteur de. Lincoln Park est surtout connu pour être le secteur comprenant le plus grand parc public urbain de toute la ville, Lincoln Park.

Downtown Chicago
Article détaillé : Downtown Chicago.
Loop
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Le métro délimite le secteur du Loop par un circuit aérien formant une boucle appelée Union Loop.

 

 

 

 

Le quartier du Loop représente une partie de Downtown Chicago, qui est le deuxième plus important quartier d'affaires (Central Business District) des États-Unis après Manhattan à New York. Le quartier du Loop s'étale sur environ 8 kilomètres de long entre les rives du lac Michigan et celles de la rivière Chicago et présente la particularité de posséder un réseau de rues qui s'enchevêtrent sur un triple niveau, dont quelques-unes sont réservées aux piétons et aux bicyclettes.

Il est relativement facile de se repérer dans Chicago, étant donné que les rues sont construites suivant un schéma rectangulaire. Le système de numérotation des rues de la ville commence dans le Loop à l'intersection de State et Madison, marquant ainsi l'importance de ce quartier pour l'ensemble de la ville. Ce quartier, autrefois mal famé a laissé place aux centres financiers et aux immeubles qui constituent une partie de la skyline. Il est bordé au nord et à l'ouest par la rivière Chicago, à l'est par le lac Michigan et au sud par la Roosevelt Road. Il abrite de nombreux gratte-ciel, dont le Home Insurance Building, considéré comme le plus ancien au monde et la Willis Tower, le plus haut d'Amérique.

L'origine de son nom, Loop, qui signifie en français « la boucle », provient d'une ligne du Tramway de Chicago qui, dès 1882, faisait une boucle autour du quartier avant qu'il ne soit remplacé par l'Union Loop, centre névralgique du Chicago 'L'.

Streeterville

Situé dans le secteur de Near North Side, le quartier de Streeterville comprend de nombreux hôtels, des restaurants, des boutiques de luxe, des immeubles résidentiels de grande hauteur, des universités, des installations médicales, et des lieux culturels. Le quartier connait, ces dernières années, un essor économique et de nombreux terrains vagues dans Streeterville sont reconvertis en propriétés résidentielles et commerciales. Le quartier historique de Old Chicago Water Tower se trouve à Streeterville. Il renferme dans ses limites des édifices prestigieux comme le Chicago Water Tower, un château d'eau en forme de tour de style néogothique, et la Pumping Station, une station de pompage datant tous les deux de 1869.

Principaux quartiers ethniques
Chinatown
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Un immeuble emblématique de Chinatown

 

 

 

 

Situé dans le secteur d'Armour Square, le quartier chinois est très caractéristique, avec son hôtel de ville chinois, son temple chinois et le musée Ling Long, qui abrite les descendants des premiers immigrants chinois arrivés dans la ville vers 1870, longtemps après les premiers peuplements de la Californie, de l'Oregon et de Washington, et ceux de la seconde vague d'immigration, qui s'y établissent dans les années 1950 et 1960, après la victoire de la révolution communiste de Mao Zedong en Chine57.

Le quartier chinois de Chicago est également réputé pour ses nombreuses banques, ses restaurants chinois, ses boutiques, ses épiceries, ses magasins de médecine chinoise, et possède un grand nombre de services destinés aux personnes s'intéressant à la culture chinoise, y compris des écoles dispensant l'apprentissage des langues chinoises, en particulier du dialecte cantonais. Ce quartier constitue, outre un centre communautaire chinois, un centre d'affaires pour les chinois dans le Mid-Ouest, ainsi qu'une destination touristique. Le quartier chinois de Chicago est, en importance démographique, le troisième du pays, derrière ceux de New York et de San Francisco.

Chicago possède d'autres quartiers asiatiques, comme Little Viêt Nam qui se trouve en dehors du Loop, dans le secteur de Uptown.

Bronzeville
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L'ensemble de Prairie Shores dans le quartier de Bronzeville.

 

 

 

 

Bronzeville est le principal quartier afro-américain de Chicago. Il est situé à cheval sur les secteurs de Douglas et Grand Boulevard autour de l'Institut de Technologie de l'Illinois. Dans ce quartier se trouvent le Wabash Avenue YMCA, historiquement un important centre social, et la Ida B. Wells-Barnett House, résidence de l'avocate des droits civiques Ida B. Wells. Érigé en 1927 dans Bronzeville, le Victory Monument est dédié au huitième régiment de la Garde nationale de l'Illinois, une unité afro-américaine qui sert en France pendant la Première Guerre mondiale.

Au début du XXe siècle, Bronzeville est connu comme étant « la métropole noire » ; le quartier est l'un des Chicago Landmarks les plus significatifs de la nation en matière d'histoire urbaine afro-américaine. Entre 1910 et 1920, pendant la crête de la « grande migration », la population du secteur augmente considérablement alors que des milliers d'Afro-Américains, opprimés et chassés par les sudistes, émigrent à Chicago à la recherche des travaux industriels. Beaucoup de personnes célèbres sont associées au développement du secteur : des acteurs, des chanteurs, des poètes et des musiciens. Toutefois, subissant les effets conjugués de la désindustrialisation de la Rust Belt (ex-Manufacturing Belt) et du retrait du « semi-État-providence américain », il s'est écroulé socialement (fort chômage, net retrait des institutions et de l'État, taux de mortalité infantile en forte hausse, espérance de vie en baisse, etc.).

Pilsen

À la fin du XIXe siècle, ce quartier est habité par les immigrés tchèques qui le nomment Pilsen, du nom d'une région et d'une ville tchèques. Il reçoit également, en plus petit nombre, d'autres groupes ethniques de l'empire austro-hongrois : des Serbes, des Slovaques, des Slovènes, des Croates et des Autrichiens, mais aussi des immigrés d'héritage polonais et lituanien. Au début du XXe siècle, ces immigrés travaillent en nombre dans les parcs industriels et les usines environnantes, qui sont alors autant de voisinages urbains américains. Pilsen est autant peuplé de riches et que pauvres, ses habitants, pour la plupart de descendance slave, n'étant pas spécialement les bienvenus dans les autres quartiers résidentiels de Chicago. Aujourd'hui Pilsen est un quartier mexicain, composé essentiellement de lotissements résidentiels.

Architecture

 

 

 

 

L'architecture de Chicago a pendant longtemps influencé et reflété l'histoire de l'architecture américaine. La ville de Chicago comprend certains des bâtiments figurant parmi les premiers à être réalisé par des architectes reconnus dans le monde entier. Comme la plupart des bâtiments du centre-ville ont été détruits par le grand incendie de Chicago en 1871, les bâtiments de Chicago sont réputés pour leur originalité plutôt que pour leur ancienneté.L'Exposition universelle de 1893 fut l'occasion de mettre en œuvre les théories du mouvement City Beautiful et de construire des bâtiments de styles Beaux-Arts et néoclassique comme le Musée Field d'histoire naturelle, le Musée de la Science et de l'Industrie, le Chicago Cultural Center ou encore l'Institut de l'art de Chicago.

C'est au début des années 1880 que l'école d'architecture et d'urbanisme de Chicago acquit sa renommée internationale dans la construction en armature d'acier, puis, à partir des années 1890, dans l'utilisation des vitres pour les façades. Jusque les années 1900, l'architecture de Chicago sera marquée par les réalisations de l'école par des architectes comme Daniel Burnham, Dankmar Adler, Louis Sullivan, William Holabird, Martin Roche ou encore John Wellborn Root. Parmi les premiers bâtiments modernes de la ville, le Home Insurance Building, construit en 1885 par William Le Baron Jenney est souvent considéré comme étant le premier gratte-ciel58. Bien que la majeure partie du bâtiment était faite de brique et de pierre, il est le premier immeuble de grande hauteur à ossature métallique avec des colonnes en fonte et des poutres en acier. Les architectes de l'école de Chicago se concentrent sur les bases d'une architecture spécifiquement américaine qui favorise la simplicité des formes. Au début du XXe siècle, Chicago fut le principal foyer de la Prairie School avec les bâtiments dessinés par Frank Lloyd Wright, dont beaucoup sont classés Chicago Landmarks.

 

 

 

 

Le bâtiment de Montauk, conçu entre 1882-1883 par le John Wellborn et Daniel Burnham, fut le premier immeuble dont l'acier était le principal matériau pour la construction. Dans son livre sur l'Exposition universelle de 1893, Erik Larson déclare que le Montauk est devenu le premier bâtiment à s'appeler un « gratte-ciel ». En 1885, le premier gratte-ciel à charpente d'acier s'éleva à Chicago, déclenchant l'ère des gratte-ciel aux États-Unis, notamment à New York, puis dans le reste du monde. Dans le milieu des années 1890, Daniel Burnham, Racine et Charles Atwood conçurent des immeubles avec des armatures en acier, du verre et de la terre cuite. Ceux-ci ont été rendus possibles grâce aux entrepreneurs modernes comme George A. Fuller et aux ingénieurs professionnels, en particulier ceux issus de la migration européenne.

Comme les autres métropoles américaines, l'architecture de Chicago se caractérise par une grande diversité. Ainsi, les bâtiments du campus de l'Université de Chicago, plusieurs églises, par exemple la Second Presbyterian Church, le Chicago Temple Building, et la Tribune Tower, sont de style néogothique. Le style Art déco s'est imposé à la fin des années 1920 et a explosé en 1930 avec notamment le Chicago Board of Trade Building, le Merchandise Mart, ou encore le Carbide & Carbon Building. Le Style international s'est surtout imposé après 1945 avec le Crown Hall. Enfin, les quartiers ethniques se distinguent par leurs styles architecturaux importés : Chinatown, églises orthodoxes à bulbes, entre autres. Dans les années 1960-1970, le désir de préserver le patrimoine architectural de la ville se développa. En 1966 fut créée la Chicago Architecture Foundation, pour permettre la sauvegarde de la John J. Glessner House construite par l'architecte Henry Hobson Richardson, l'une des plus anciennes demeures de Chicago.

Aujourd'hui, le panorama urbain de Chicago compte parmi les plus importants du monde. En effet, au mois d'août 2009, il y avait 1098 gratte-ciel dans la ville, ce qui fait de Chicago la seconde métropole du continent américain derrière New York à posséder autant d'immeubles de grandes hauteurs dans ses limites municipales. Par le nombre de gratte-ciel, Chicago est la quatrième ville dans le monde après Hong Kong, New York et Tokyo59. Les bâtiments historiques du centre ville incluent le Chicago Board of Trade (Bourse de commerce de Chicago) dans le Loop, et d'autres immeubles situés en bordure du lac Michigan et de la rivière Chicago. Deuxième centre d'affaires derrière celui de Manhattan, le Central business district possède le plus haut immeuble du continent américain, la Willis Tower ; achevée en 1974 et comprenant 108 étages, la tour fut avec ses 442 mètres le plus haut gratte-ciel du monde de 1974 à 1998. Des gratte-ciel actuellement en construction ou déjà construits comme la Waterview Tower, le Trump International Hotel and Tower, et la Chicago Spire (dont le projet est mis en attente depuis fin 2008), redessinent le panorama urbain de Chicago.

Le code postal 60602 est considéré par le magazine Forbes comme étant le plus charismatique dans le pays, comprenant dans ses limites des bâtiments et lieux prestigieux tels que la tour mixte The Heritage et le parc à thèmes Millennium Park. La dernière génération de gratte-ciel Chicagoans se trouve dans les secteurs de Near North Side et Near South Side, situés respectivement au nord et au sud du quartier du Loop. En effet, si la grande majorité des immeubles de grande hauteur se situe dans le Loop, le quartier des affaires de la ville (Central business district) s'étend depuis plusieurs années sur les secteurs limitrophes. Des genres multiples de maisons urbaines, de condominiums et d'immeubles peuvent être trouvés dans les différents quartiers de Chicago. Situées en bordure du lac Michigan, de vastes zones résidentielles s'étirant sur de longues bandes nord-sud sont caractérisées par des pavillons construits pendant le début du XXe siècle et après la Seconde Guerre mondiale.

 

 

 

Parcs et espaces verts

Article détaillé : Parcs de Chicago.
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Situé à Grant Park, le Millennium Park abrite le Pavillon Jay Pritzker, la Cloud Gate, la Crown Fountain, le Lurie Garden, le Théâtre Harris, le McCormick Tribune Plaza, et la Passerelle BP, ce qui en fait l'un des parcs les plus attrayants de la ville.

 

 

 

 

Quand Chicago s'incorpora en tant que municipalité durant l'année 1837, elle choisit la devise « Urbs in Horto », une expression latine qui en français signifie la « ville dans un jardin ». Aujourd'hui, Chicago est la ville qui possède le plus d'espaces verts de tous les États-Unis : 570 parcs municipaux60, soit plus de 30 km2 de verdure, mais aussi 33 plages, 16 lagunes historiques et 9 ports situés en bordure du lac Michigan60, ce qui fait du Chicago Park District le plus grand système urbain de gestion et d'entretien d'espaces verts de la nation61.

Lincoln Park, le plus grand parc public de la ville, accueille près de 20 millions de visiteurs tous les ans, une fréquentation le classant deuxième après Central Park à New York62. Il abrite entre autres le Lincoln Park Zoo et le Lincoln Park Conservatory. Garfield Park abrite le Garfield Park Conservatory, l'un des conservatoires les plus grands des États-Unis60,63. Il occupe environ 18 000 m2 et contient un certain nombre de plantes rares et d'arbres provenant du monde entier.

Grant Park est un parc public d'une superficie de 1,29 km2 situé dans le secteur du Loop (Downtown Chicago) ; on peut y voir la célèbre Buckingham Fountain. Entre juin 1999 et juillet 2004, Grant Park a subi de grands travaux d'aménagements pour accueillir l'un des lieux les plus attractifs de la ville connu aujourd'hui sous le nom de Millennium Park (littéralement Parc du millénaire). Un autre parc populaire de Chicago est le Jackson Park, qui s'étend sur une superficie d'environ 2 km2, à cheval sur les quartiers de Woodlawn et Hyde Park. Jackson Park est surtout connu pour l'œuvre du sculpteur Henry Bacon, la Statue of the Republic, qui fut érigée en 1918 pour la commémoration du 25e anniversaire de la l'Exposition universelle de 1893 et du centenaire de l'État de l'Illinois. Le parc, qui abrite également un jardin japonais, est très prisé par les touristes et les résidents pour sa proximité avec les plages. Le Palmer Park portant le nom de Potter Palmer, a vu le jour grâce à cet homme d'affaires influent du Chicago des années 1900. Ce parc est également fréquenté pour ses fresques murales et pour ses installations et aménagements qui incluent des terrains de baseball, une salle de fitness, des salles de réunion, une piscine extérieure et des courts de tennis.

Bordant le lac Michigan, Calumet Park dans le secteur de East Side, est l'un des parcs les plus vastes de Chicago. Traversé par la rivière Calumet, il s'étend sur près de 23 km2. En plus des projets continus d'embellissement et de renouvellement pour les nombreux parcs existants, un certain nombre de nouveaux parcs ont été créés ces dernières années, comme le Ping Tom Memorial Park dans le quartier chinois, le DuSable Park et plus spécialement le Millennium Park, qui connaît un véritable succès depuis son ouverture.

L'organisation mondiale pour la protection de l'environnement Greenpeace, en partenariat avec la ville de Chicago et le comté de Cook ont signé une charte pour la protection et la conservation des forêts situées dans le nord-ouest de la ville, notamment autour des secteurs de Dunning et O'Hare64. Depuis plusieurs années ces forêts qui étaient menacées par l'expansion urbaine sont désormais protégées et classées comme étant des parcs naturels. Formée en 1975, Friends of the Parks (Les amis des parcs en anglais) est une association qui a pour but de surveiller et de défendre l'environnement dans la région de Chicago ; plus précisément, elle surveille l'état et la sécurité du Chicago Park District ainsi que les réserves forestières du comté de Cook.

Démographie

Article détaillé : Démographie de Chicago.
Population de la Ville de Chicago65
Année Population Rang
national
1840 4 470 92
1850 29 963 24
1860 112 172 9
1870 298 977 5
1880 503 185 4
1890 1 099 850 2
1900 1 698 575 2
1910 2 185 283 2
1920 2 701 705 2
1930 3 376 438 2
1940 3 396 808 2
1950 3 620 962 2
1960 3 550 404 2
1970 3 366 957 2
1980 3 005 072 2
1990 2 783 726 3
2000 2 896 016 3
2010 2 707 120 3
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Vue générale sur Downtown Chicago.
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Les bâtiments historiques du Wrigley Building et de la Tribune Tower sur le Magnificent Mile, une portion de Michigan Avenue.

 

 

 

 

 

 

 

Avec son développement économique, la population de Chicago explose à partir des années 1850 : elle se multiplie par 3,7 en une décennie et accède à la neuvième place des villes les plus peuplées des États-Unis. À la fin du XIXe siècle, Chicago est la cinquième ville en importance dans le monde. Chicago est pendant près d'un siècle, la seconde ville des États-Unis derrière New York. Le maximum démographique est atteint en 1950, puis la ville entre en déclin jusque dans les années 1990, la suburbanisation des classes moyennes faisant baisser la population de la ville au profit des banlieues résidentielles, elle cède ainsi sa place de seconde ville du pays au profit de Los Angeles.

En 2011, selon les estimations du bureau du recensement des États-Unis, la ville de Chicago compte 2 707 120 habitants66,67, ce qui représente un peu plus du cinquième de la population totale de l’État de l’Illinois.

Chicago est à ce jour la troisième ville la plus peuplée des États-Unis, derrière New York et Los Angeles. La densité moyenne atteint 4 923 habitants au kilomètre carré : il s’agit d’un chiffre plus élevé qu’à Los Angeles, mais beaucoup moins important qu'à New York.

Le revenu médian pour un ménage dans la ville est de 38 625 dollars, et de 42 724 dollars pour une famille. Les hommes ont un revenu médian de 35 907 dollars en moyenne contre 30 536 dollars pour les femmes. Le revenu par habitant dans la ville est de 20 175 dollars. 19,6 % de la population vivaient au-dessous du seuil de pauvreté dont 16,6 % comprend des familles68. De toute la population, 28,1 % des moins de 18 ans et 15,5 % des plus de 65 ans vivent au-dessous du seuil de pauvreté. De toute la population de la ville, 26,2 % ont moins de 18 ans, 11,2 % ont entre 18 à 24 ans, 33,4 % de 25 à 44 ans, 18,9 % de 45 à 64 ans, et 10,3 % 65 ans et plus. L'âge médian est de 32 ans. Pour environ 100 femmes, il y a 94 hommes. Pour 100 femmes de 18 ans et plus, il y a 91 hommes.

La proportion d'Afro-Américains est relativement importante (32 %) par rapport à d'autres villes comme New York (28 %) ou Los Angeles (12 %). Elle reste cependant inférieure à celle de Détroit, d'Atlanta ou de Washington, D.C. La communauté hispanique (ou latino) représente 25 % de la population, soit une proportion équivalente à celle de New York.

 

 

 

 

Répartition de la population par groupe ethnique en 200069
Groupe Chicago Illinois États-Unis
Blancs
45 %
74,5 %
77,3 %
Noirs
32 %
14,1 %
12,9 %
Asiatiques
5,3 %
3,4 %
4,2 %
Amérindiens
0,4 %
0,3 %
1,5 %
Autres
14,5 %
8 %
4,2 %

 

 

 

En 2008, l'aire métropolitaine de Chicago, appelée Chicagoland, rassemble quelque 9 785 747 millions d'habitants, ce qui en fait la troisième des États-Unis et la quatrième d'Amérique du Nord après celles de Mexico, New York et Los Angeles70. La MSA de Chicago-Naperville-Joliet regroupe 252 municipalités dont Chicago en constitue la ville centre. Elle s'étend sur trois États (Illinois, Indiana, Wisconsin) et huit comtés (Cook, DuPage, Grundy, Kane, Kendall, Lake, McHenry, Will)70 pour une superficie totale de 24 800 km²71. À l'échelle du continent américain, elle est la septième aire urbaine après celles de Mexico, New York, São Paulo, Rio de Janeiro, Los Angeles et Buenos Aires et se classe au 26e rang mondial pour sa population72.

 

 

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Chicago (1).

18 Novembre 2012 , Rédigé par CHOMOLANGMA Publié dans #AMÉRIQUE NORD-Géo - histo - polit & culturelle

Chicago
Chicago
Blason de Chicago
Héraldique
Drapeau
Drapeau
Image illustrative de l'article Chicago
Administration
Pays Drapeau des États-Unis États-Unis
État Illinois
Comté Cook, DuPage
Type de localité City
Maire Rahm Emanuel (D)
Démographie
Population 2 707 120 hab. (2011)
Densité 4 467 hab./km2
Géographie
Coordonnées 18px-Geographylogo.svg.png41° 52′ 57″ Nord
       87° 37′ 51″ Ouest
  
Superficie 60 600 ha = 606 km2
· dont terre 588 km2 (97,03 %)
· dont eau 18 km2 (2,97 %)
Fuseau horaire CST (UTC-6)
Divers
Fondation c. 1770
Municipalité depuis 1833
Devise(s) Urbs in Horto (« La ville dans un jardin »)
Surnom(s) Windy City (« La cité venteuse »)
Localisation
Carte du comté de la ville de Chicago
Carte du comté de la ville de Chicago
Liens
Site web http://egov.cityofchicago.org

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Chicago est la troisième plus grande ville des États-Unis, située dans l'État de l'Illinois. C'est la plus grande ville de la région du Mid-Ouest. Elle se trouve sur la rive sud-ouest du lac Michigan, un des Grands Lacs d'Amérique du Nord. Les rivières Chicago et Calumet traversent la ville. Fondée en 1770, Chicago devient une municipalité en 1833 et acquiert officiellement le statut de ville en 1837. Elle est le chef-lieu du comté de Cook.

La ville de Chicago compte 2 707 120 habitants et s'étend sur une superficie de 606 km2. Ses habitants s'appellent les Chicagoans (ou plus rarement Chicagolais1). L'agglomération de Chicago est la troisième des États-Unis avec une population de 8 711 000 habitants s'étendant sur 5 498 km2. L'aire métropolitaine de Chicago (Chicago metropolitan area), communément appelée « Chicagoland », compte 9 785 747 habitants et s'étend sur 28 163 km2, ce qui en fait la quatrième aire urbaine d'Amérique du Nord après Mexico, New York et Los Angeles.

Chicago est une ville de classe mondiale alpha +. Elle constitue le deuxième centre industriel des États-Unis et appartient à la « Ceinture des industries » (Manufacturing Belt), mais la ville est aussi l'une des plus importantes places financières du monde et la première bourse de matières premières agricoles au monde. C'est à Chicago que sont fixés les prix du blé et du soja aux États-Unis. La ville se classe au troisième rang national pour le nombre d'entreprises implantées dans son agglomération. Les plus importantes sont Motorola, Boeing, United Airlines, McDonald's, Sears ou encore les laboratoires Abbott. D'autres entreprises y ont été créées, comme Hertz, l'une des plus grandes enseignes de location de voiture. L'industrie emploie plus d'un million de personnes dans la région de Chicago.

Grâce à sa situation exceptionnelle, la ville constitue un centre de communication majeur de voies terrestres (l'un des plus importants en Amérique du Nord), et de transports aériens avec ses deux aéroports internationaux, O'Hare et Midway. Elle acquiert une grande renommée culturelle grâce à son architecture de gratte-ciel et attire des millions de visiteurs chaque année. En effet, la Willis Tower (appelée « Sears Tower » jusqu'au mois de juillet 2009) est, de 1974 à 1998, le plus haut gratte-ciel du monde2 et reste, en 2012, l'immeuble le plus haut du continent américain. La ville compte de nombreux établissements d'enseignement supérieur, des musées prestigieux, des théâtres réputés et un orchestre symphonique de renommée mondiale.





Histoire

Article détaillé : Histoire de Chicago.
Avant Chicago
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Fort Dearborn en 1816

 

 

 

 

 

 

Avant l'arrivée des premiers Européens, la région de Chicago est occupée par les Amérindiens Potawatomis, qui succèdent, vers le milieu du XVIIIe siècle aux Miamis et aux Sauk et Fox. Le nom de la ville proviendrait du mot miami-illinois « sikaakwa », déformé par les Français en « Checagou » ou « Checaguar », qui signifie « oignon sauvage »3, « marécage » ou encore « mouffette », ce qui en dit long sur l'odeur pestilentielle régnant sur le site à l'origine. C'est le coureur des bois Louis Jolliet et le père jésuite Jacques Marquette qui, en 1673, revenant d'une expédition sur le Mississippi, parviennent à l'emplacement actuel de Chicago. Le site de Chicago fait d'abord partie du Pays des Illinois, dans la Louisiane française. Puis, les Britanniques s'emparent de la région au terme de la guerre de Sept Ans, en 1763. Cet ancien point de passage et de liaison des Amérindiens, des explorateurs et des missionnaires, entre le Canada et le bassin du Mississippi, devient un poste permanent de traite des fourrures.

Au XVIIe siècle, Fort de Chicago est une forteresse, probablement occupée moins d'une année durant l'hiver 1685 ; le nom est désormais associé à un mythe selon lequel un Français y possède une garnison militaire. Bien que signalé sur un certain nombre de cartes de la région au XVIIIe siècle, aucune preuve archéologique ne vient confirmer ces annotations cartographiques.

Le premier établissement permanent est fondé par Jean Baptiste Pointe du Sable à la fin du XVIIIe siècle4. Ce métis, fils d'un marin français et d'une mère africaine esclave, est originaire de la colonie française de Saint-Domingue. Il épouse une Amérindienne5 et s'installe à l'emplacement actuel de Chicago, où il établit un comptoir commercial.

Durant la guerre d'Indépendance (1775-1783), le colonel George Rogers Clark s'empare de la totalité du Pays des Illinois au nom de la Virginie et le transforme en « comté d'Illinois » afin d'exercer un gouvernement théorique sur la région. En 1795, par le traité de Greenville et sous la contrainte du colonel Anthony Wayne, les Amérindiens doivent céder les terres situées à proximité de l'estuaire de la rivière Chicago. En 1803, l'achat des immenses territoires de la Louisiane française par les États-Unis renforce l'importance stratégique du lieu. La même année, le capitaine John Whistler arrive sur le site puis érige le Fort Dearborn en 18086. Entre temps, la région de Chicago est intégrée au Territoire du Nord-Ouest (1787-1809), puis au Territoire de l'Illinois (1809), avant de faire partie, depuis 1818, de l'État de l'Illinois.

Une « ville-champignon » (1833-1871)
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Chicago après l'incendie de 1871

 

 

 

 

Le 12 août 1833, la ville de Chicago se constitue avec une charteN 1. Elle reçoit une charte par l'État de l'Illinois le 4 mars 1837 pour se constituer en municipalité dirigée par un maire et six subdivisions appelées « wards7 ». Pourtant, les contraintes naturelles du site posent rapidement des problèmes d'aménagement. Chicago souffre d'un environnement marécageux qui rend très difficile l'installation de routes et d'égouts. Le développement effréné génère beaucoup de déchets industriels qui sont rejetés dans la rivière, provoquant de graves problèmes de santé publique et de contamination de l'eau potable. Pour remédier à la situation, les autorités engagent des travaux importants afin de surélever les infrastructures et d'implanter un réseau d'évacuation des eaux usées dans les années 1850. Elles décident, en 1900, de détourner la rivière pour préserver l'eau potable du lac, en creusant un canal (Chicago Sanitary and Ship Canal) qui s'ouvre sur le Mississippi. Le canal étant plus profond que le lit de la rivière, le cours fut inversé, protégeant ainsi le lac des déversements polluants. Les berges de la rivière elle-même subiront des transformations majeures, principalement à partir des années 1970, jusqu'à devenir un des pôles touristiques majeurs de la ville.

Chicago est une « ville-champignon8» qui grandit grâce à l'afflux d'immigrés. Dès le milieu du XIXe siècle, la présence des immigrés provoque l'essor du Know Nothing, un mouvement nativiste. Son candidat, Levi Boone, soutenu par la Chicago Tribune, est élu maire9. Il mène une politique discriminatoire et prohibitionniste, particulièrement préjudiciable aux immigrés allemands, et qui provoque, le 21 avril 1855, une émeute opposant WASP (White Anglo-Saxon Protestant) et immigrés catholiques, la Lager Beer Riot.

Chicago devint un carrefour de communication avec le premier chemin de fer (Galena & Chicago Union Railroad) qui arrive en 183610. En 1860, onze lignes ferroviaires ont Chicago pour terminus et vingt autres y font un arrêt11. Débutant sur la rivière Chicago et aboutissant sur la rivière Illinois, le Canal Illinois et Michigan est ouvert en 1848 et permet aux bateaux circulant sur les Grands Lacs de rejoindre le Mississippi en passant par Chicago. En 1854, Chicago est le plus grand marché de céréales du pays12. La fondation du Chicago Board of Trade en 1848 s'inscrit dans ce développement économique considérable. Au XIXe siècle, Chicago fut le plus grand marché mondial du bois13, qui était transformé dans les nombreuses scieries et dans les industries du meuble14.

En 1847, Cyrus McCormick, l'inventeur de la moissonneuse, installe la production de machinerie agricole à Chicago. Les premières usines sidérurgiques ouvrent en 1858. C'est en 1865 que sont inaugurés les Union Stock Yards, les abattoirs de la ville où des méthodes modernes sont rapidement appliquées par les compagnies Armour et Swift12.

Le Grand Incendie et l'essor industriel (1871-1895)
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Wabash Avenue en 1900

 

 

 

 

En octobre 1871, environ 10 km215 sont réduits en cendres par le grand incendie de Chicago (Great Chicago Fire). Un grand nombre d'infrastructures et d'habitations, construites en bois, permettent au feu de se propager facilement. Le bilan est dramatique puisque 300 personnes trouvent la mort et 18 000 bâtiments sont détruits, jetant à la rue environ une personne sur deux.

À la fin du XIXe siècle, l'économie de la ville se diversifie avec l'entrée dans la deuxième révolution industrielle. La reconstruction après le grand incendie de 1871 et le développement du chemin de fer stimulent les besoins en acier. Pendant la reconstruction qui fait suite au grand incendie, les abattoirs situés dans le sud de la ville connaissent un développement sans précédent grâce à la mise en service de wagons réfrigérés qui rendent possible l'expédition de la viande à New York. En 1956, les vestiges de la maison des O'Leary furent rasés pour la construction de l’Académie des Pompiers de Chicago, un camp d’entraînement pour les pompiers de la ville. La sidérurgie et les besoins en matériel contribuent au développement des industries mécaniques : Chicago produit des machines agricoles, des équipements pour les automobiles, des wagons (Pullman Company). La confection pour homme est dynamique jusque dans les années 1920. La chimie se spécialise dans le traitement de l'eau, la production d'acide sulfurique et les phosphates. Les industries agro-alimentaires restent florissantes (transformation des céréales, conditionnement de la viande, etc)[réf. nécessaire].

En 1876 est créé le Chicago Daily News, qui fut un quotidien très populaire dans la ville jusqu'en 1978. Il obtient un total de treize prix Pulitzer.

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Gravure de 1886 parue dans le journal Harper's Weekly représentant la tragédie de Haymarket Square.

 

 

 

 

En juillet 1877, les ouvriers du rail de Chicago se joignent à la grève qui secoue les chemins de fer américains. Des affrontements entre la police et les grévistes ont lieu sur South Halsted Street et font 18 morts16. Le 1er mai 1886, des ouvriers se rassemblent à l'usine McCormick pour revendiquer la journée de huit heures de travail quotidien, pour laquelle une grève générale mobilisant 340 000 travailleurs avait été lancée. Deux jours plus tard, les policiers tuent deux grévistes17 ce qui déclenche des émeutes qui font plusieurs morts. Sept policiers sont tués par l'explosion d'une bombe (Massacre de Haymarket Square). Quatre anarchistes sont accusés et exécutés en 188718,19. Le 1er mai sert désormais de référence à la IIe Internationale pour la fête des travailleurs. Les grévistes des usines de la Pullman Company dénoncent les baisses de salaire en 1894. À la suite de la répression organisée par le maire et le président américain Grover Cleveland20, 12 ouvriers sont tués. Comme membre de l'American Railway Union, Eugene Debs participe à la grève et est arrêté par les forces de l'ordre.

L'industrialisation s'accompagne d'une paupérisation d'une partie de la population. En 1889, en réponse au mouvement social dénommé settlement movement, Jane Addams fonde la première maison (Hull House) qui sert de centre d'accueil pour les pauvres. En 1895, Florence Kelley dénonce les conditions de travail dans les sweatshops de la ville21. En 1905, Upton Sinclair publie La Jungle, un roman qui décrit l'exploitation des immigrés lithuaniens dans les abattoirs de Chicago22. Les femmes de Chicago obtiennent le droit de vote aux élections municipales en 191318.

La grande migration (1870-1920)
Article détaillé : Grande migration afro-américaine.

 

 

 

 

Entre 1870 et 1900, la ville de Chicago se développe de manière spectaculaire passant de 299 000 habitants à presque 1,7 million. La ville connait alors la croissance démographique la plus rapide des États-Unis. L'économie de Chicago amène un nombre important de nouveaux résidents des communautés et des immigrés ruraux venus d'Europe. La croissance dans les secteurs de la fabrication au détail à Chicago est venue pour dominer la région du Middle West et pour influencer considérablement l'économie de la nation. Les yards d'actions des syndicats de Chicago dominent le commerce d'emballage. La ville devient le plus grand nœud de réseau de voies ferrées au monde, géré par la société Metra, disposant de plus de 200 stations, réparties sur 11 lignes différentes à travers l'agglomération.

Chicago accepte des vagues de l'immigration d'Europe de l'Est, de la fin de la guerre civile jusqu'à la fin de la Première Guerre mondiale. À partir des années 1910, Chicago reçoit plusieurs milliers d'Afro-Américains venant du Sud du pays, fuyant la ségrégation raciale devenue trop virulente et espérant trouver du travail dans les usines et les abattoirs de la ville. Ce mouvement, suscité par la ségrégation raciale, est appelé « Grande Migration ». Avec ces nouvelles populations, concurrentes en matière de logement limité, et les travaux, particulièrement dans les quartiers sud de la ville (South Side), les tensions sociales montent dans la métropole. Dans les années 1920, on dénombre quelque 50 000 membres du Ku Klux Klan à Chicago.

Les années d'après-guerre sont les plus difficiles, lorsque la ville applique la ségrégation raciale comme dans le sud du pays. Les Noirs sont alors séparés des Blancs, ayant chacun leurs écoles, leurs lieux publics, et leurs lieux de travail. Ils subissent la discrimination dans l'exercice de leurs droits politiques, n'ayant ainsi pas le droit de voter, et durant leur scolarité, restent souvent analphabètes. Dans le milieu professionnel, ils se retrouvent, la plupart du temps, au chômage ou cantonnés aux emplois les moins qualifiés. Les vétérans noirs recherchent plus de respect pour avoir servi leur nation23,24.

L'émeute de 1919
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Rassemblement à l'angle de la 35e et de State street pendant l'émeute de 1919

 

 

 

 

Quelques mois après la réélection au poste de maire de William Hale Thompson, éclate à Chicago une émeute raciale, le dimanche 27 juillet 1919. Déclenchée à la suite du meurtre d’un jeune Noir suite à un jet de pierre, elle se propage à d'autres villes importantes à travers le pays et ne se termine que le 3 août, après l'intervention de plus de 6 000 gardes nationaux. Rien qu'à Chicago, ces émeutes durent 13 jours, font 38 morts, 537 blessés et des centaines de sans-abri23,24. Une grande partie de cette violence est menée par des membres des clubs sportifs irlandais, qui ont beaucoup de puissance politique dans la ville et défendent leur « territoire » contre les Afro-Américains.

La population afro-américaine passe de 15 000 personnes en 189025 à 44 000 en 191026 et 234 000 en 193027. La communauté noire commence à s'organiser : ainsi le Chicago Defender est le premier journal dédié aux Noirs de la ville. Chicago devient un foyer majeur du jazz américain.

Lorsque l'émeute éclate, le maire se trouve à Cheyenne dans le Wyoming pour la célébration des Frontier Days. Il rentre d'urgence à Chicago, alors que l'émeute est à son paroxysme. Malgré l'avis de ses conseillers, il refuse tout d'abord de faire intervenir la milice de l'Illinois afin de renforcer la police de Chicago. Ce n'est pas avant le 30 juillet, voyant s'accumuler le nombre de morts, de blessés et d'habitants dont les maisons ont été détruites, qu'il se décide enfin à demander l'intervention des gardes nationaux. Sa gestion plutôt hésitante de la crise ne lui vaut pas pour autant la défiance des Noirs qui voient en lui le politicien qui leur est alors le plus favorable.

Temps des gangs et de la Prohibition (1905-1933)
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La maison d'Al Capone dans les années 1920 au 7244 South Prairie dans le quartier de Greater Grand Crossing.

 

 

 

 

Les années allant de la fin du XIXe au début du XXe siècle sont marquées par la présence de nombreux gangs qui se partagent le Nord et le Sud de la ville. Les secteurs se trouvant juste au sud-ouest de Downtown sont dominé par la Mano Nera (ou Main Noire), notamment le quartier de Little Italy. James Colosimo, surnommé « Big Jim » dans le milieu, réussit à s'imposer dans le quartier italien et à centraliser tous les gangs. Colosimo est né en Calabre en 1877 et émigre en 1895 à Chicago, où il devient criminel. En 1909, il domine la Mano Nera. Pour l'épauler, il fait venir son neveu Johnny Torrio de New York. Torrio amène Al Capone avec lui. Colosimo s'oppose à l'ambition de Torrio pour développer les affaires. En 1920, Torrio s'arrange avec Frankie Yale pour éliminer Colosimo.

Pendant la Prohibition, Chicago devient la capitale du crime organisé autour des figures de Frank Nitti, Bugs Moran et Al Capone. Les gangsters de la ville profitent de sa situation proche du Canada, d’où viennent les cargaisons d’alcool de contrebande28. Surtout, ils trouvent des complicités auprès de juges, de politiciens municipaux et de policiers corrompus. En 1929, la guerre des gangs fait 29 morts dans la ville29.

Le 14 février 1929, une fusillade entre les deux principaux gangs fait sept morts : on parle alors du Massacre de la Saint-Valentin. C'est le temps des gangsters, de la corruption, de la violence, et de l'après 29 octobre 1929 : John Dillinger est tué au cours d'une fusillade avec la police en 1934, dans le quartier de Lincoln Park en sortant d'un cinéma, en présence de sa compagne Polly Hamilton. Selon les informations du FBI, Dillinger a été dénoncé par Ana Cumpanas, propriétaire d'une maison close. Les Incorruptibles (Untouchables) est le surnom qui est donné par la presse américaine à un groupe d'agents du trésor américain (le plus célèbre est Eliot Ness) qui lutte pour faire respecter la prohibition. Al Capone est finalement arrêté et emprisonné sur l'île d'Alcatraz, près de San Francisco avant de mourir d’une crise cardiaque dans sa propriété de Floride en 1947.

L'ascension puis la chute de l'empire d'Al Capone dans les années 1920 et 1930 ainsi que son arrestation pour fraude fiscale n'a pas définitivement mis un terme au crime organisé dans la ville de Chicago. En effet, son gang est largement relayé depuis, car la mafia de Chicago, connue sous le nom d'Outfit (« l'équipe » en anglais), n'a jamais cessée ses activités et existe encore de nos jours. Aujourd'hui, le noyau de l'organisation ne comprendrait que 200 à 300 membres Affranchis et environ 1 250 associés, c'est-à-dire moins que les organisations criminelles des autres villes. Les domaines dans lesquels ils opèrent incluent le prêt à taux usurier, la prostitution, les assassinats, le racket, les cambriolages, les braquages, les escroqueries financières, le blanchiment d'argent, le trafic de drogue, les trafics en tous genres, l'évasion fiscale ou encore les vols de voitures.

Chicago, foyer de modernité (1871-1945)
Articles détaillés : Exposition universelle de 1893 et Plan Burnham.
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L'exposition universelle (World Columbian Exposition) à Chicago en 1893

 

 

 

 

Sur le plan culturel, à la fin du XIXe siècle et dans la première moitié du XXe siècle, Chicago se présente comme un « laboratoire des idées neuves30 ». L'aspect de la ville change fondamentalement. Le grand incendie de 1871 permet aux urbanistes de penser à une reconstruction de la ville selon des critères modernes. L'exposition universelle (World Columbian Exposition) attire 27 millions de visiteurs en 189331. Elle est l'occasion pour les promoteurs du mouvement architectural City Beautiful de réaliser plusieurs édifices qui font désormais partie du patrimoine de Chicago : le Musée de la Science et de l'Industrie dans le quartier de Hyde Park et le célèbre métro aérien de l'Union Loop dont le trajet faisant une boucle, délimite le quartier financier du Loop. Quelques années plus tard, fleurit l'école d'architecture de Chicago, qui connait un rayonnement international. La ville devient le laboratoire d'expériences architecturales : en 1885, le Home Insurance Building, premier gratte-ciel au monde y est construit. Frank Lloyd Wright arrive à Chicago en 1889 et élabore un nouveau style d'architecture domestique, les prairie houses. En 1909, l'architecte-urbaniste Daniel Burnham créé le Chicago Plan Commission, une commission mise en place pour élaborer le « Plan de Chicago de 1909 », connu sous le nom de Plan Burnham. Il s'agit d'un nouveau plan d'urbanisme qui prévoit la restructuration urbaine du centre-ville, la rénovation et l'élargissement de boulevards déjà existants, la construction de plusieurs bâtiments municipaux, la mise en place d'un nouveau chemin de fer, la construction d'installations portuaires et l'aménagement de nombreux espaces verts dans les quartiers situés en bordure du lac Michigan32. Chicago accueille l'architecte allemand Ludwig Mies van der Rohe dès 1938 qui contribue à diffuser l'influence du Bauhaus en Amérique.

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Le Home Insurance Building en 1885, devient le premier gratte-ciel au monde.

 

 

 

 

La période 1871-1945 voit la création d'institutions culturelles qui font encore aujourd'hui la réputation de Chicago. La plus importante bibliothèque municipale de la ville à l'époque, la Harold Washington Library ouvre ses portes dès 1873. L'Institut de l'Art de Chicago en 1879, le Musée Field d'histoire naturelle en 1893 et le Musée de la Science et de l'Industrie en 1933 comptent parmi les musées les plus importants d'Amérique. Fondé en 1891, l'orchestre symphonique de Chicago est l'un des plus anciens et des plus importants d'Amérique du Nord.

Chicago devient un foyer culturel rivalisant avec les métropoles de la côte Est des États-Unis, notamment New York. L'Université de Chicago est inaugurée en 1892, grâce au don de John Davison Rockefeller. Elle se développe sur le modèle des universités allemandes et ouvre dès le début ses portes aux filles et aux Noirs30. L'université se distingue par la création d'un département de sociologie dès 1892 (école de Chicago) qui connait son âge d'or entre 1918 et 193533. Les sciences naturelles sont également bien représentées : l'université de Chicago fut le site de la première réaction nucléaire contrôlée, réalisée le 2 décembre 1942.

Enfin, Chicago devient, avec La Nouvelle-Orléans, l'un des berceaux du jazz au début du XXe siècle. C'est le 26 février 1917 qu'est enregistré Livery Stable Blues par l'Original Dixieland Jazz Band34, un quintette formé de musiciens Blancs mené par le cornettiste Nick La Rocca. Dans les années 1920 la ville accueille également Louis Armstrong, qui fait ses premiers enregistrements et travaille avec Joe Oliver dit « King »35. Une des principales raisons de la venue de musiciens Noirs à Chicago est la fermeture par décret de « Storyville », le quartier des spectacles de la Nouvelle-Orléans, déclenchant ainsi un important mouvement d'arrivée de musiciens dans la ville.

Crise économique et urbaine (1945-1990)
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Les Union Stock Yards en 1947.

 

 

 

 

Cette période est marquée par l’action du démocrate Richard Joseph Daley, maire de Chicago de 1955 à 1976 : pendant les 21 années de son mandat, il dote la ville d'un palais des congrès, de plusieurs voies rapidesN 2, aménage l'aéroport international O'Hare en 1963 et rénove le secteur du Loop où plusieurs tours sortent de terre. Construite entre 1970 et 1974, la Willis Tower devient l’une des fiertés de la ville. Avec ses 110 étages et 442 mètres de haut, l’immeuble reste le plus haut du monde jusqu’en 1998 et le plus haut de l'hémisphère ouest à ce jour. Les ghettos noirs sont en partie rénovés36. La foire internationale de 1959 (International Trade Fair) célèbre l'ouverture de la voie maritime du Saint-Laurent et Chicago reçoit la visite de la reine Élisabeth II du Royaume-Uni. Cependant, les mandats de Richard Daley sont également marqués par la désindustrialisation : alors qu'en 1954 Chicago est la première ville américaine pour la production d'acier37, la décennie suivante voit des fermetures en cascade. La sidérurgie n'est pas le seul secteur économique touché : les abattoirs sont délocalisés à Kansas City en 1971 ; le chômage augmente et les friches industrielles se multiplient.

À partir des années 1950, les classes aisées et moyennes quittent la ville de Chicago pour s’installer dans les banlieues. Le 1er décembre 1958, un incendie se déclare à l’Our Lady of the Angels School, située dans le quartier de Humboldt Park : 92 étudiants et trois religieuses périssent dans la tragédie38. Ce drame favorise l’amélioration des dispositifs anti-incendie dans les établissements scolaires du pays.

Avec l'assouplissement des lois sur l'immigration dans les années 1960, les quartiers abandonnés par les Blancs deviennent des ghettos où se concentent les Afro-Américains, les Asiatiques et les Hispaniques. Des émeutes raciales éclatent dans le contexte du mouvement des droits civiques. En 1963, des boycotts des écoles publiques noires sont organisés pour protester contre les classes surchargées et la ségrégation opérée par le Chicago Public Schools36. En 1966, Martin Luther King lançe une campagne contre la discrimination, le Chicago Freedom Movement. Une partie du mouvement pour les droits civiques se radicalise avec le Black Power et le Black Panther Party : le maire de l'époque fait assassiner deux membres influents par la police39. Le 12 juillet 1966, plusieurs quartiers noirs du West Side sont le théâtre de violentes émeutes40 qui font trois morts41.

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Richard M. Daley, maire de Chicago de 1989 à 2011, a été à l'origine de très nombreuses innovations dans sa ville.

 

 

 

 

Les 4 et 5 avril 1968, des émeutes surviennent après l’assassinat de Martin Luther King dans les quartiers noirs de West Side et de South Side. La garde nationale doit intervenir et le bilan est de neuf morts42. En août de la même année, pendant la Convention du Parti démocrate, le maire mène une politique répressive qui donne lieu à 660 arrestations, 1 000 blessés et un mort42. Il faut attendre 1983 pour voir la ville élire son premier maire noir, Harold Washington, dans une des élections les plus serrées de l'histoire de Chicago. Il décéde durant son mandat d'une crise cardiaque en 1987, peu de temps après avoir été réélu pour un second mandat.

Entre le 13 et le 14 janvier 1979, 12 ans après le Blizzard de 1967, une autre tempête de neige majeure touche Chicago et sa région. 41,9 cm de neige tombent le 13 janvier, établissant un nouveau record de neige en une seule journée, après celui de 1967. À la fin du 2e jour, 47,8 cm de neige est tombée. Cela entraîne d'importantes complications sur le réseau des transports en commun du CTA, particulièrement pour le métro aérien sur l'Union Loop, dont les rails sont gelés. La réponse de l'administration du maire, Michael Bilandic, à ces intempéries est si lamentable qu'elle aboutit à l'élection de Jane Byrne, la première femme à accéder au poste de maire de Chicago.

Le 13 avril 1992, une inondation a lieu dans le secteur du Loop lorsque la paroi d'un tunnel de service passant sous la rivière Chicago, endommagée, ouvrant une brèche qui laisse, selon les estimations, un million de mètres cubes d'eau inonder les sous-sols et les équipements souterrains dans tout le quartier43. Connue sous l'expression de « Chicago Flood », cette inondation cause de nombreux dégâts dont le montant est estimé à environ 1,95 milliard de dollars. C'est l'une des plus grandes catastrophes que la ville a connue, après le grand incendie de 1871 et le déraillement du métro de 1977 sur l'Union Loop.

Chicago aujourd'hui
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Vue sur la rivière Chicago depuis le Michigan Avenue Bridge, avec la Trump Tower à droite, le 360 North Michigan à gauche, et le 77 West Wacker Drive (siège d'United Airlines) au fond.

 

 

 

 

Depuis les années 1990, Chicago gagne à nouveau des habitants. Certains quartiers connaissent depuis quelques années un processus de gentrification, comme dans d’autres villes américaines. Ils sont rénovés et attirent de nouveau une population de classe moyenne ou bourgeoise. Les appartements du front de lac connaissent notamment un certain succès.

L’ambition de Richard M. Daley, fils de Richard J. Daley et maire de Chicago de 1989 à 2011, était de favoriser la protection de l’environnement tout en maintenant Chicago parmi les métropoles mondiales les plus influentes. Les récents aménagements et les projets marquent cette ambition. Un grand nombre de nouveaux gratte-ciel sortent de terre, manifestant ainsi la prospérité économique de Chicago. La superficie des espaces verts s'étend et le centre de la ville est rendu plus sûr la nuit. Le dernier projet en date est la Chicago Spire : les travaux commencés en juin 2007 et devant s'achever en 2012 ont été stoppés à la suite de la crise financière de fin 2008, sans date de reprise. Le gratte-ciel devait alors être le plus haut du continent américain avec 150 étages et 609,60 mètres de hauteur44.

Avec un nouvel horizon d'ici ces prochaines années, le centre-ville se développe plus rapidement avec une atmosphère plus dense et plus respirable. Le département des buildings de la ville (Chicago Department of Buildings) est un organisme responsable de l'application du Code du bâtiment à Chicago régissant la construction, la réhabilitation ainsi que l'entretien des bâtiments et le district des parcs de Chicago (Chicago Park District), l'organisme chargé de la gestion des parcs et des espaces verts municipaux, travaillent ensemble sur le projet de rétablissement de la biodiversité et de la réhabilitation des secteurs endommagés par la restauration de certains bâtiments de la ville ainsi que par la création de nouveaux édifices, y compris la création de jardin sur les toits des gratte-ciel à surface plate. C'est le cas notamment de la mairie de Chicago (Chicago City Hall), qui depuis plusieurs années est dotée d'un toit vert.

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Vue sur l'Aon Center et la Willis Tower depuis le John Hancock Center.

 

 

 

 

En matière de criminalité, la ville a presque définitivement fait oublier sa mauvaise réputation, héritée de la période agitée de la prohibition dans les années 1930. En 2006, elle ne faisait plus partie de la liste des 25 villes américaines les moins sûres. Cela est dû au renforcement et à la présence policière quasi-permanente dans certains quartiers du South Side et du West Side de la ville qui autrefois étaient réputés décadents. Aujourd'hui, Chicago est une belle ville, agréable, propre, très vivante, avec de larges avenues bordées d'espaces verts.

Le 16 mai 2007, la ville de Chicago a été sélectionnée par le Comité international olympique (C.I.O) comme l'une des quatre villes candidates officielles à l'organisation des Jeux olympiques d'été de 2016. Ses concurrentes furent Madrid, Rio de Janeiro et Tokyo. Malgré le soutien de nombreuses personnalités influentes, Chicago sera éliminé dès le premier tour.

En 2008, Chicago obtient le titre de « Ville de l'année » par le magazine GQ pour ses récentes innovations architecturales et littéraires, son monde de la politique, ses musées réputés, ses universités prestigieuses, et son centre-ville qui est au premier plan dans les films The Dark Knight : Le Chevalier noir en 200845 et Transformers 3 en 201146. La ville est également évaluée, en 2003, comme ayant l'économie la plus équilibrée des États-Unis en raison de son niveau élevé de diversification47. En 2009, la société de services financiers UBS place Chicago à la 9e place sur la liste des villes les plus riches du monde48.

Géographie

Article détaillé : Géographie de Chicago.
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Image satellite de Chicago
Situation et cadre physique

Chicago se situe dans le centre-nord des États-Unis, plus précisément dans le nord-est de l'État de l'Illinois, dont la capitale est Springfield. Elle se trouve au centre du Mid-Ouest, une entité géographique comprenant huit États de la région des Grands Lacs. Ses coordonnées géographiques sont 18px-Geographylogo.svg.png41°52′55″N 87°34′40″O , soit la même latitude que Barcelone ou Rome. Au cours des XIXe et XXe siècles, le territoire de la ville de Chicago se développe vers l'ouest et sur les rives du lac Michigan et atteint une longueur nord-sud d'environ 45 km49,50 sur une largeur est-ouest de 25 km, comprenant une superficie totale de 606 km2. La majeure partie de la ville de Chicago se situe dans le comté de Cook, alors qu'une partie du secteur où se trouve l'aéroport international O'Hare est située dans le comté de DuPage.

Chicago se trouve à environ 1 000 km de Washington, D.C., la capitale fédérale49, à 1 300 km à l'ouest de New York et à 3 300 km au nord-est de Los Angeles51. Enfin, Chicago appartient à trois ensembles économiques importants : la région industrielle de la Manufacturing Belt, la région agricole du Mid-Ouest et la voie de transport des Grands Lacs. Cette situation avantageuse explique en partie l'essor de l'agglomération.

La ville a une altitude moyenne d'environ 176 mètres au-dessus du niveau moyen de la mer49,50. Le point le plus élevé (224 m) se trouve au sud de la ville, dans le quartier résidentiel de Hegewisch. Le site de Chicago a longtemps été une plaine marécageuse (Chicago Plain) drainée par la rivière Chicago et la rivière Calumet. Plus à l'ouest coule la rivière Des Plaines qui se jette dans l'Illinois, un affluent du Mississippi. Chicago se trouve donc sur ligne de partage des eaux entre l'Atlantique et le Golfe du Mexique. Tous ces cours d'eau sont reliés entre eux par des canaux. Dans le sud-est de la ville se trouve le lac Calumet, une grande étendue d'eau qui, autrefois, se déversait par l'émissaire de la rivière Calumet vers le lac Michigan par l'intermédiaire de deux bras, le petit Calumet et le grand Calumet.

Chicago repose sur un soubassement rocheux datant du Silurien (entre 443,7 à 416 millions d'années) recouvert par les dépôts sédimentaires au cours de la dernière glaciation du quaternaire (Equality Formation)52. Le Lac Michigan se forme à la fin de la dernière ère glaciaire (glaciation du Wisconsin), il y a environ 10 000 ans, quand l'inlandsis Laurentidien recule en laissant de grandes quantités d'eau de fonte. La région des Grands Lacs fait partie de la grande dépression centrale d'Amérique du Nord s'étendant vers le sud en direction de la plaine du Mississippi. Une partie de la rive actuelle est l'effet d'une poldérisation réalisée avec les remblais du grand incendie de 1871. Le lac Michigan a toujours représenté une source d'eau potable et une voie de transport importante, faisant la liaison avec les autres Grands Lacs. Il a permis l'installation du port de Chicago et le développement d'activités de loisirs.

 

 

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