Pois (1).
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| Pisum sativum | |||||||||
| Classification classique | |||||||||
| Règne | Plantae | ||||||||
| Sous-règne | Tracheobionta | ||||||||
| Division | Magnoliophyta | ||||||||
| Classe | Magnoliopsida | ||||||||
| Sous-classe | Rosidae | ||||||||
| Ordre | Fabales | ||||||||
| Famille | Fabaceae | ||||||||
| Sous-famille | Faboideae | ||||||||
| Tribu | Fabeae | ||||||||
| Genre | Pisum | ||||||||
| Nom binominal | |||||||||
| Pisum sativum L., 1753 | |||||||||
| Classification phylogénétique | |||||||||
| Ordre | Fabales | ||||||||
| Famille | Fabaceae | ||||||||
| Pois mange-tout chinois | |||||||||
| Sous-famille | Faboideae | ||||||||
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Le pois (Pisum sativum L.) est une espèce de plante annuelle de la famille des légumineuses (Fabacées), largement cultivée pour ses graines, consommées comme légume ou utilisées comme aliment du bétail. Le terme désigne aussi la graine elle-même, riche en énergie (amidon) et en protéines (de 16 à 40 %)[1]. Les pois secs se présentent souvent sous la forme de « pois cassés ». Les pois frais sont plus couramment appelés « petits pois ».
Le pois est cultivé depuis l'époque néolithique et a accompagné les céréales dans l'apparition de l'agriculture au Proche-Orient. Il était dans l'Antiquité et au Moyen Âge un aliment de base en Europe et dans le bassin méditerranéen, l'association du pois, ou de la fève, et du blé procurant une alimentation équilibrée notamment en protéines (à l'instar de l'association haricot-maïs chez les Amérindiens). De nos jours sa culture est pratiquée dans les cinq continents, particulièrement dans les régions de climat tempéré d'Eurasie et d'Amérique du Nord.
Le pois sec est un aliment traditionnellement important dans certains pays, notamment le sous-continent indien et l'Éthiopie, mais il est relativement délaissé comme féculent et comme source de protéines dans la plupart des pays occidentaux, où il est désormais principalement cultivé pour l'alimentation animale ou pour l'exportation. Depuis le XVIIe siècle, le petit pois est devenu un légumeconservation et de surgélation. frais très prisé, dont la consommation à longueur d'année est favorisée par les techniques de
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Aspects botaniques
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Le pois est une plante grimpante herbacée annuelle. Le système radiculaire est de type pivotant, pouvant atteindre une profondeur d'un mètre dans des conditions de sol favorables, mais cependant très ramifié, surtout dans la couche superficielle du sol. Les radicelles de 2e ou 3e ordre portent des nodosités, siège de la fixation symbiotique de l'azote. La bactérie concernée, qui est également présente sur les genres Lathyrus et Lens, est Rhizobium leguminosarum biovar viciae[2],[3].
La tige, peu ramifiée, de longueur variant de 50 cm à 1,5 m, voire jusqu'à deux mètres chez le pois fourrager[4], est à croissance indéterminée. Elle est creuse, de section cylindrique, et grimpe en s'accrochant aux supports par les vrilles des feuilles. Elle se caractérise par un certain nombre de nœuds, ou mailles, dont les premiers sont purement végétatifs (émettant des feuilles ou des ramifications) et les suivants reproducteurs (portant des fleurs). Chez les variétés et cultivars les plus précoces, les premières fleurs apparaissent dès le quatrième nœud, tandis que chez les plus tardives elles peuvent n'apparaître qu'au 25e[1].
Les feuilles, alternes, sont composées d'une à quatre paires de folioles sessiles, opposées et terminées par une vrillephotosynthèse) étant alors assurées par les stipules. Inversement chez les variétés de type 'accacia', les vrilles sont transformées en folioles. simple ou ramifiée. Les folioles sont entières, obovales, et ont de 1,5 à 6 cm de longueur. Chez certaines variétés, elles sont partiellement transformées en vrilles. Chez les variétés de type 'afila', toutes les folioles sont remplacées par des vrilles, les fonctions foliaires (
Les feuilles possèdent à leur base deux grandes stipules embrassantes, arrondies et crénelées à la base. Souvent plus grandes que les folioles, elles peuvent atteindre 10 cm de long. Certaines variétés ont des stipules allongées caractéristiques dites « en oreilles de lapin ». Les stipules portent parfois des taches rouges (présence d'anthocyanes), caractéristiques de certaines variétés, notamment chez les pois fourragers[5].
Les deux premières feuilles primordiales sont réduites à des écailles.
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Les fleurs, de type « papilionacé », sont zygomorphes, à ovaire supère et cléistogames. Elles apparaissent à l'aisselle des feuilles, solitaires ou groupées en racème lâche de deux ou trois fleurs. Le calice, de couleur verte, est formé de cinq sépales soudés et présente cinq dents inégales. La corolle compte cinq pétales très différenciés, l'étendard redressé en position postérieure, les deux ailes en position latérale enveloppant la carène, elle-même formée de deux pétales inférieurs, partiellement soudés. La corolle est généralement entièrement blanche, parfois rose, pourpre ou violette. L'androcée qui comprend dix étamines, une libre et neuf soudées par leur filet en une gouttière ouverte vers le haut, est dit diadelphe. Le gynécée est formé d'un carpelle unique uniloculaire à placentation marginale portant des ovules recourbés (campylotropes). Ce carpelle est interprété comme l'évolution d'une feuille repliée le long de sa nervure médiane et soudée par ses marges, auxquelles sont attachés les ovules.
La formule florale est donc 5S 5P 10E 1C (formule simplifiée) ou •|• S(5) P5 E(9)+1 C1 (formule complète)[6].
Les fleurs étant fermées (cléistogamie), la fécondation est principalement autogame, la pollinisation intervenant avant l'épanouissement complet de la fleur. Ce caractère facilite la sélection de lignées pures et le maintien de variétés stables. Toutefois certains insectes hyménoptères, tels les mégachiles, sont capables de pénétrer dans les fleurs et de provoquer des pollinisations croisées[7].
Le fruit est une gousse déhiscente bivalve, appelée aussi cosse, de 4 à 15 cm de long, contenant de 2 à 10 graines rondes lisses ou anguleuses, de 5 à 8 mm de diamètre. Ces gousses présentent des variations morphologiques selon les variétés ; leur forme générale est droite ou plus ou moins arquée, leur extrémité plus ou moins effilée ou tronquée. Elles comportent généralement une membrane sclérifiée, le parchemin, qui est absente chez les variétés de type « mangetout ». Leur couleur est généralement verte, parfois violette.
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Comme chez toutes les légumineuses, les graines sont exalbuminées et les réserves nutritives à disposition de l'embryon sont contenues dans les deux cotylédons hémisphériques hypertrophiés qui représentent la quasi-totalité du volume des graines. Elles peuvent être de couleur vert pâle à maturité lorsque les cotylédons restent chlorophylliensflageolets verts, ou bien blanchâtre, jaune ou brunes. Elles peuvent être lisses ou ridées. Leur taille est très variable selon les variétés et cultivars. Le poids de 1000 grains secs peut aller de moins de 150 g à 300 g[8]. comme chez les haricots
Les graines peuvent conserver leur faculté germinative de trois à cinq ans. Elles ne sont pas soumises au phénomène de dormance et peuvent donc germer immédiatement après avoir atteint le stade de la maturation. La germination des pois est « hypogée ».
Les cotylédons contiennent des substances de réserve, en moyenne 50 % d'amidon et jusqu'à 25 % de protéines (chez le pois protéagineux). L'amidon est constitué d'amylose et d'amylopectine en proportions variables : plus d'amylopectine chez les variétés à graines lisses et plus d'amylose chez celles à graines ridées, qui contiennent par ailleurs plus de sucres (voir le paragraphe Composition et valeur nutritive)[9]. La partie protéique est constituée essentiellement de trois fractions protéiques solubles : les albumines, les vicilines et les convicilines, et la légumine. La fraction des albumines contient, en faible teneur, diverses protéines enzymatiques biologiquement actives : lipoxygénases, lectines, inhibiteurs de protéases[10].
Le génome du pois comprend sept paires de chromosomes (2n=14)[11]. Sa taille est estimée à 4 500 Mpb, dont 90 % sont constituées de séquences répétées de type rétrotransposons[12].
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Henry Wilde.
| Henry Wilde | |
| Nom de naissance | Henry Tingle Wilde |
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| Naissance | 21 septembre 1872 Walton , Merseyside |
| Décès | 15 avril 1912 (à 39 ans) Océan Atlantique nord |
| Nationalité | |
| Profession(s) | Marin |
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Henry Tingle Wilde (21 septembre 1872 – 15 avril 1912) est un marin britannique. Après avoir servi pendant quinze ans la White Star Line, il est nommé à la dernière minute commandant en second à bord du RMS Titanic. Lorsque le navire entre en collision avec un iceberg et commence à couler, Wilde participe au chargement des canots, bien que la direction des opérations soit assurée par deux officiers moins gradés. Ses agissements sont peu connus, et les derniers témoins l'ont vu tenter de libérer deux radeaux pliables. Il disparaît dans la catastrophe et son corps n'a jamais été récupéré ou identifié.
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Biographie
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Henry Tingle Wilde est né le 21 septembre 1872 à Walton dans le Merseyside en Angleterre. Après un apprentissage sur les navires de Messrs James Chambers & Co. à Liverpool, il rejoint la Maranhan Steamship Company comme officier[1]. En juillet 1897, il rejoint la White Star Line comme officier adjoint. Il sert surtout sur la ligne Liverpool - New York et parfois aussi à destination de l'Australie. Il sert entre autres sur l'Arabic de juin à octobre 1905, sur le Celtic de décembre 1905 à avril 1906, sur le Medic de septembre 1906 à avril 1908 et sur le Cymric de juin à septembre 1908[2]. Il devient par la suite Lieutenant dans la Marine de réserve[3].
En août 1911, il devient commandant en second sur l'Olympic où il travaille sous les ordres d'Edward Smith, et se trouve à bord lorsque le navire entre en collision avec le croiseur HMS Hawke le 20 septembre 1911[2].
Il a, à cette époque, une situation familiale difficile puisque son épouse est décédée le 24 décembre 1910, et que ses jumeaux en bas âge ont péri le même mois, probablement de la scarlatine. Il lui reste cependant quatre enfants (Jane, Harry, Arnold et Nancy) et une sœur[1].
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En avril 1912, tout destine Henry Wilde à rester commandant en second sur l’Olympic, sous le commandement du capitaine Herbert James Haddock qui se trouve, pour son premier commandement d'un paquebot de cette taille, privé d'un officier de qualité, William McMaster Murdoch, ainsi que du chef mécanicien Joseph Bell[4], du médecin du bord William O'Loughlin[5] et du commissaire Hugh McElroy[6],[1]. Il est ensuite prévu qu'il soit commandant sur un navire plus petit de la compagnie.
Cependant, à la dernière minute, il est décidé de le faire embarquer sur le Titanic en tant que commandant en second. William Murdoch et Charles Lightoller se retrouvent de fait rétrogradés aux postes de premier et second officier, tandis que le second officier David Blair quitte le navire[7]. On ne sait si ces changements ont été demandés par SmithOlympic et sont donc qualifiés pour le maniement d'un tel navire[8]. lui-même ou par des membres de la direction de la compagnie. Grâce à ce changement, les trois officiers les plus gradés viennent de l’
Quoi qu'il en soit, cette décision a deux conséquences plus ou moins fâcheuses puisque Haddock, inexpérimenté face à un si grand navire, manque d'échouer l’Olympic[9] et que David Blair quitte le Titanic sans dire à quiconque où il a rangé les jumelles du nid-de-pie, qui ne seront jamais retrouvées[10]. D'autres avancent que Blair a emporté avec lui la clé du placard contenant les jumelles[11],[12], mais il est aussi possible que ce soit la clé du téléphone du nid-de-pie, dont un autre exemplaire se trouve sur le navire[Note 1],[13],[14]. Ceci entraîne également un certain ressentiment et une certaine confusion au sein de l'équipage. Dans ses mémoires, Charles Lightoller parle en effet d'un « changement douteux », survenu « malheureusement »[15],[10].
Wilde signe donc le 9 avril 1912 (pour un salaire de 25 £ par mois) et embarque le lendemain, jour du départ, à 6 heures du matin. Avant le départ, c'est lui qui est chargé de vérifier les équipements, les provisions, et de façon générale que le navire est prêt. Lorsque le pilote monte à bord, Wilde se rend avec Lightoller sur le pont avant pour guider les manœuvres[16]. Durant le voyage, il est de quart sur la passerelle de 2 heures à 6 heures la nuit, et de 14 à 18 heures le jour. Il s'occupe également de tenir le journal de bord du navire[17]. Le 14 avril, son quart se passe tranquillement, sans changement dans la course du navire, puis il cède la place à Lightoller qui reste en poste jusqu'à 22 heures. On ne sait pas ce qu'il fait ensuite jusqu'à la collision.
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Peu après le choc, il se rend près de la proue où il apprend qu'il y a des dégâts, cependant réduits[Note 2]. Il fait son rapport à la passerelle puis inspecte les compartiments avant avec le commandant et Thomas Andrews, le concepteur du navire. Durant le naufrage, il s'occupe de découvrir les canots[18] et se charge du côté bâbord. Cependant, Lightoller prend vite le contrôle des opérations, ayant déjà vécu un naufrage dans sa vie[15],[19].
Henry Wilde est très peu cité par les survivants et ses activités restent en grande partie un mystère[20]. Les rancœurs consécutives au changement de hiérarchie transparaissent également lors du naufrage puisque Murdoch et Lightoller[21]. On connaît cependant une partie de ses occupations. Toute la soirée, il travaille avec soin au chargement des canots de sauvetage, et c'est lui qui, vers 1 heure 30, ordonne au cinquième officier Harold Lowe d'embarquer dans le canot no 14, probablement à la suite des coups de feu qu'il a tirés le long de la coque[22]. C'est également lui qui demande à Lightoller de distribuer les armes à feu[Note 3],[23]. Le fait qu'il ait demandé ces armes est significatif quant à la tension qui régnait à bord, puisque, selon les témoignages, Wilde arborait une forte carrure et forçait le respect[1]. Le major Arthur Peuchen raconte ainsi que Wilde a arrêté à mains nues un groupe de soutiers et de chauffeurs qui tentait d'embarquer dans un canot. demandent systématiquement confirmation de ses ordres au capitaine
Par la suite, il se rend à tribord pour aider au chargement du radeau pliable C, selon les dires de Joseph Bruce Ismay[24], puis du canot D, de l'autre côté du navire. Après avoir tenté en vain d'y faire embarquer Lightoller[25], il tente sans succès de mettre les canots pliables A et B à l'eau, ces derniers étant positionnés sur le toit du quartier des officiers sans dispositifs pour les descendre[Note 4],[26]. Au cours du naufrage, voyant que le navire avait tendance à gîter sur tribord, il lança un ordre improbable : « Tous à bâbord », dans l'espoir de redresser le navire[27],[21]. qui embarque lui-même dans ce canot
Wilde disparaît dans le naufrage, et son corps, s'il fut retrouvé, n'a jamais été identifié. Sa famille reçoit des fonds en dédommagement, de la part du fonds de soutien dédié aux victimes du naufrage. Un cénotaphe et un obélisque sont à son nom dans le cimetière de Kirkdale, à Liverpool, avec la mention : « Capitaine Henry T. Wilde, commandant en second qui trouva la mort dans la catastrophe du Titanic le 15 avril 1912 à 38 ans. Héros britannique[28] ».
Lors de l'escale du Titanic à Queenstown le 11 avril, il avait écrit à sa sœur : « Je n'aime vraiment pas ce bateau... J'ai un drôle de sentiment à son propos[29],[30],[7] ».
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.Arcy-sur-Cure.
| Arcy-sur-Cure | |
|---|---|
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Bourgogne |
| Département | Yonne |
| Arrondissement | Auxerre |
| Canton | Vermenton |
| Code commune | 89015 |
| Code postal | 89270 |
| Maire Mandat en cours | |
| Démographie | |
| Population | 515 hab. (2008) |
| Densité | 20 hab./km² |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 121 m — maxi. 301 m |
| Superficie | 26,33 km2 |
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Arcy-sur-Cure est une commune française, située dans le département de l'Yonne et la région Bourgogne.
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Géographie
La commune est située sur la RN6 à 30 kilomètres au sud d'Auxerre et à 20 kilomètres au nord d'Avallon qui correspond au début du Morvan.
Arcy-sur-Cure est accessible depuis la sortie 21 (Nitry) de l'autoroute A6 à 18 kilomètres.
- dans le Canton de Vermenton :
- dans le canton de L'Isle-sur-Serein (arrondissement d'Avallon) :
- dans le canton de Vézelay (arrondissement d'Avallon) :
Histoire
Les grottes d'Arcy-sur-Cure sont un haut lieu préhistorique. La grotte principale traverse la colline. Lors d'un lavage des parois de la grotte (elles étaient devenues toutes noires à cause de la fumée des bougies), on a découvert l'existence des fresques. Malheureusement, beaucoup d'entre elles ont été détruites par le même lavage. La température intérieure est constante à 12 °C.
Elles ont été occupées depuis 200 000 ans et les peintures datent de 33 000 ans.
Arcy-sur-Cure fut une seigneurie qui était contrôlée notamment par une famille nommée d'Aulnay. On connaît au moins les seigneurs suivants :
- Claude d'Aulnay († 1483), écuyer, seigneur de Lys, de Malfontaine et d'Arcy
- Claude d'Aulnay († après 1547), son fils, écuyer, seigneur d'Arcy et de Quincerot
- Edme d'Aulnay († entre 1572 et 1576), son fils, seigneur d'Arcy et de Courçon-le-Châtel
Antérieurement, on a la trace d'un Jean de Lys, seigneur vers 1349 (date de construction du premier manoir du Chastenay).
Administration
Liste des maires
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| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |
|---|---|---|---|---|
| mars 2001 | M. Bertrand | SP | ||
| Toutes les données ne sont pas encore connues. | ||||
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Démographie
Évolution démographique (Source : INSEE1)
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| v. 1882 | ! 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 |
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1349 | 510 | 518 | 509 | 527 | 503 | 449 |
| Nombre retenu à partir de 1962 : Population sans doubles comptes | ||||||
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Lieux et monuments
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- Chapelle Saint-Roch, construite vers 1545, propriété de la commune, au lieudit le Beugnon. Inscrite sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 10 novembre 1976.
- Chapelle Sainte-Reine, construite vers 1692, propriété de la commune, au lieudit le Lac Sauvin. Non protégée par les Monuments historiques.
- Chapelle de la Vierge, construite dans la seconde moitié du XVIIe siècle, propriété de la commune, au lieudit le Val-Sainte-Marie. Non protégée par les Monuments historiques.
- Église paroissiale Saint-Martin, construite au XIIIe siècle, avec des ajouts aux XVe, XVe et XIXe siècles, propriété de la commune, dans le bourg. Non protégée par les Monuments historiques.
- Grottes préhistoriques, datant du Paléolithique, propriété privée. Inscrites sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 12 novembre 1992. Liste des grottes : Grande Grotte, Abri du Lagopède, Grotte du Cheval, Grotte de l'Hyène, Grotte du Trilobite, Grotte des Ours, Grotte du Renne, Galerie Schoepflin, Grotte du Bison, Grotte du Loup, Grotte du Lion, Grotte des Fées, Grotte des Deux Cours, Petit Abri, Grand Abri, Grotte des Goulettes.
- Article détaillé : Grottes d'Arcy-sur-Cure.
- Manoir du Chastenay, construit vers 1549, sur l'emplacement d'un ancien manoir construit vers 1349, avec ajouts au XVIIIe siècle, propriété privée. Protection sélective : 1°) façades et toitures du manoir (sauf l'aile est) classées au titre des monuments historiques par arrêté du 11 octobre 1971 ; 2°) façades et toitures des dépendances, et vestiges de l'enceinte inscrits sur l'Inventaire supplémentaire des monuments historiques par arrêté du 11 octobre 1971.
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Grande Idée (3 & fin).
Le « Schisme National »
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La Grande Idée avait d'abord été une volonté de rassembler les Grecs dans un seul et même État-nation, mais son exploitation politique eut bien d’autres conséquences.
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La Grande Idée ne fut en effet pas qu'une politique extérieure. Elle joua un rôle déterminant dans la politique intérieure du royaume grec. Elle fut ainsi présentée comme le principal, voire le seul, objectif des gouvernements successifs. Tous insistèrent sur la nécessité de l'unité nationale afin de réaliser la Grande Idée. Il ne fallait pas, sous peine d'être considéré comme antipatriote, évoquer les autres problèmes politiques (développement lent, corruption, sujétion aux Puissances Protectrices…). La Grande Idée devait passer avant tout[29], et servit donc à détourner l'attention des problèmes intérieurs. Ainsi, après que Charilaos Trikoupis ait déclaré le pays en faillite en 1893 et que le pays se fut enfoncé dans la crise économique, on utilisa la Grande Idée et les affaires crétoises pour détourner l'attention de la population, ce qui mena à la guerre de Trente Jours et à la défaite grecque.
Mais c’est pendant la Première Guerre mondiale que la Grande Idée aboutit à une des plus graves crises de politique intérieure qu'ait connue la Grèce. Lorsque la guerre éclata, la Grèce se déclara initialement neutre. Mais rester hors du conflit n'était pas la seule raison à cette neutralité. Le plus haut sommet de l'État était en effet divisé à propos du camp le plus à même de favoriser les objectifs de la Grande Idée.
Venizélos, le Premier ministre, entendait rester l'allié de la Serbie, comme durant les guerres balkaniques, en vue de démembrer définitivement la Bulgarie, alliée des Empires centraux. Il souhaitait donc se rapprocher de l'Entente.
Le roi Constantin, beau-frère du Kaiser Guillaume II, et Feld-Marshal honoraire de l'armée allemande, penchait plutôt vers l'alliance avec l'Allemagne et donc la Bulgarie, afin de se retourner contre l'ancien allié serbe et s'emparer de ses territoires.
En octobre 1915, le roi renvoya Venizélos et fit informer le gouvernement bulgare que son pays n'interviendrait pas en cas d'attaque de la Serbie. Il utilisait là une clause du traité d'alliance avec la Serbie de 1913, qui prévoyait que la Grèce aiderait la Serbie si elle était attaquée par la Bulgarie, sauf si celle-ci était alliée à deux autres puissances (ici l’Allemagne et l’Autriche-Hongrie)[30].
Les Britanniques, pour attirer cependant la Grèce dans l'Entente, proposèrent au successeur de Venizelos de donner Chypre à la Grèce en échange de son aide. Le Premier ministre Alexandros Zaimis refusa[31], preuve que le gouvernement grec avait choisi de démembrer prioritairement l’ancien allié, la Serbie, et non l’Empire Ottoman.
Complication pour ce projet, Venizelos avait autorisé juste avant d'être démis de ses fonctions un corps expéditionnaire anglo-italo-français de 250 000 hommes commandés par le général Sarrail à s'installer à Salonique. Les 150 000 rescapés de l'armée serbe, évacués d'abord vers Corfou, occupée dans ce but par l'Entente, rejoignirent Salonique en avril 1916 (non sans que le roi Constantin et son nouveau Premier ministre Stephanos Skouloudis leur aient interdit d'emprunter le Canal de Corinthe). Le gouvernement grec autorisa même les troupes bulgares (ennemies de l’entente) à s'avancer vers Salonique en leur accordant les places fortes de Serrès et Kavala[32].
Après avoir tenté une dernière conciliation auprès du souverain qui refusa de le recevoir, Venizelos quitta Athènes pour retourner en Crète. Il publia alors (27 septembre 1916) une proclamation à « l'hellénisme entier » lui demandant de prendre en main ses propres destinées et de « sauver ce qui pouvait être sauvé » en coopérant avec l'Entente pour que « non seulement l'Europe soit délivrée de l'hégémonie allemande, mais aussi les Balkans des prétentions à la suprématie bulgares »[33]. En novembre, Venizelos organisa à Thessalonique un gouvernement provisoire de Défense nationale (Ethniki Amyna), rival du gouvernement fidèle au roi mené par Spyrídon Lámpros. Ce fut l'« Ethnikos Dikhasmos ». La Thessalie et l'Épire, ainsi qu'une partie de l'armée, suivirent Venizelos.
Une zone neutre entre la Grèce du nord et la « vieille Grèce » fut organisée par l'Entente, qui soutenait politiquement et financièrement le gouvernement Venizelos. Une flotte franco-britannique, commandée par l'amiral Dartige du Fournet, occupa la baie de Salamine pour faire pression (comme lors de la guerre de Crimée ou en 1885) sur Athènes, à qui divers ultimatums successifs, concernant principalement le désarmement de l'armée grecque, furent envoyés. Nicolas II refusa cependant que Constantin fût déposé.
Le 1er décembre 1916, le roi Constantin céda aux exigences de l'amiral français, et les troupes de Dartige du Fournet débarquèrent à Athènes pour s'emparer des pièces d'artillerie demandées. L'armée fidèle à Constantin s'était cependant secrètement mobilisée, et avait fortifié Athènes. Les Français furent accueillis par un feu nourri. L'amiral dut se réfugier au Zappéion, et ne put s'enfuir qu'à la faveur de la nuit. Le massacre des soldats français fut surnommé les « Vêpres grecques ». Le roi félicita son ministre de la guerre et le général Dousmanis[34].
L'Entente n'agit pas tout de suite. La Russie, mais aussi l'Italie, hésitaient. Ce ne fut que le 11 juin 1917 que l'abdication de Constantin fut exigée. Le 12 juin, sous la menace d'un débarquement de 100 000 hommes au Pirée, il partit en exil, sans officiellement abdiquer. Son second fils Alexandre monta sur le trône. Ses fidèles, dont le général Dousmanis et le colonel Ioánnis Metaxás, furent déportés en Corse. Le 21 juin, Venizelos forma un nouveau gouvernement à Athènes, et le 26, des troupes de l'Entente s'y installèrent. La Grèce, avec une armée purgée de ses éléments favorables à Constantin, entra en guerre, du côté de l'Entente, contre la Bulgarie et l'Empire Ottoman.
La « Grande Catastrophe »
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À l'été 1918, 300 000 soldats grecs participaient aux combats sur le front oriental sous le commandement du général Franchet d'Esperey. La Bulgarie capitula le 29 octobre, la Turquie le 31. La participation grecque à la victoire lui permit d'obtenir pratiquement tout ce dont la Grande Idée rêvait.
La Grèce envoya aussi deux divisions auprès des armées blanches commandées par Vrangel dans le sud de la Russie pour protéger les 600 000 « Grecs » pontiques mais aussi dans le but de se placer comme la nouvelle grande puissance orthodoxe[35].
L'Italie n'attendit pas les décisions du traité de Versailles pour essayer de démembrer l'Empire ottoman. Elle fit débarquer ses troupes à Antalya et les fit marcher vers Smyrne. Pour éviter un effondrement précoce de l'Empire ottoman, le Royaume-Uni, le France et les États-Unis autorisèrent la Grèce à occuper militairement Smyrne. Le 15 mai1919, protégées par la flotte britannique, les troupes grecques effectuèrent leur débarquement. Des atrocités et des massacres furent commis. 350 Turcs périrent dans les affrontements. Les échauffourées et escarmouches continuèrent, jusqu'au déclenchement d'un véritable conflit armé. Cette occupation de Smyrne fut en effet la catalyse de la révolution nationaliste de Mustafa Kemal[36].
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En août 1920, le traité de Sèvres accorda à la Grèce la Thrace, les îles d'Imbros et Ténédos et Smyrne (qui avait alors plus d'habitants grecs qu'Athènes) ainsi que tout son arrière pays. Cet hinterland était placé sous mandat de la Société des Nations avant un référendum prévu pour 1925.
Cependant, le Grand Schisme n'était pas fini. Aux élections législatives de 1920 s'affrontèrent les monarchistes (fidèles à Constantin, pas à Alexandre qui venait de décéder, mordu par son singe) et les libéraux de Venizelos. Les monarchistes firent campagne pour la démobilisation et la paix, proposant « une Grèce petite, mais honorable ». Les libéraux poussaient à la reprise du conflit pour créer une « Grande Grèce embrassant deux continents et cinq mers (mer Méditerranée, mer Égée, mer Ionienne, mer de Marmara et mer Noire)[37]. » Les royalistes remportèrent les élections et restaurèrent Constantin. L'armée fut purgée de ses éléments vénizélistes.
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L'application du Traité de Sèvres décida des événements. Contrairement à la ville, l'arrière-pays de Smyrne était majoritairement turc et opposé à la domination grecque. Les monarchistes au gouvernement renièrent leur programme électoral et sous couvert de maintien de l'ordre entamèrent une politique expansionniste. Ce fut une nouvelle guerre gréco-turque. Cependant, depuis le retour au pouvoir de Constantin, les Occidentaux se méfiaient de la Grèce. Celle-ci ne pouvait plus compter sur la même aide qu'en 1918. Toutes les demandes de prêts, d'armes, de munitions, voire de vivres furent rejetées. La Turquie, menée par Mustafa Kemal opposa une forte résistance. Le nationalisme grec se heurtait au nationalisme turc. L'offensive grecque sur Ankara en mars 1921 fut un désastre. En mars 1922, la Grèce se déclara prête à accepter la médiation de la Société des Nations. L'attaque menée par Mustafa Kemal le 26 août 1922 obligea l'armée grecque à se replier devant l'armée turque, en pratiquant la politique de la terre brûlée et ravageant les villes et les campagnes. Les Turcs commirent à leur tour des atrocités contre les populations grecques. Smyrne, évacuée le 8 septembre, fut incendiée. On estime que 30.000 Chrétiens furent alors tués[38].
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Le traité de Lausanne qui suivit fut défavorable à la Grèce, qui perdit la Thrace orientale, Imbros et Ténédos, Smyrne et toute possibilité de rester en Anatolie. Les Grecs étaient rejetés d'Asie Mineure après 3 000 années de présence. La Grande Idée ne serait jamais réalisée.
Pour éviter toutes nouvelles revendications territoriales, on procéda à un échange de populations, qu'on appelle la «Grande Catastrophe». Pendant le conflit, 151 892 Grecs avaient déjà fui l'Asie Mineure. Le Traité de Lausanne déplaça 1 104 216 Grecs de Turquie, 40 027 Grecs de Bulgarie, 58 522 de Russie (à cause de la défaite de Vrangel) et 10 080 d'autres provenances (Dodécanèse ou Albanie par exemple). Au total, la population grecque augmenta d'un seul coup de 20 %[39].
En échange, 380 000 Turcs quittèrent le territoire grec pour la Turquie et 60 000 Bulgares de Thrace et de MacédoineBulgarie. L'accueil immédiat des réfugiés coûta à la Grèce 45 millions de francs, puis la Société des Nations organisa un emprunt de 150 millions de Francs pour l'installation des réfugiés. En 1935, la Grèce avait dépensé 9 milliards de Francs en tout[40]. La Grande Idée avait coûté très cher, et son échec partiel l'effaça du premier plan de la vie politique pour un temps. En 1930, Venizelos se rendit même en visite officielle en Turquie et proposa Mustafa Kemal pour le prix Nobel de la paix. rejoignirent la
La Grande Idée au XXe siècle : Chypre
La Grande Idée n'avait pas tout à fait disparu. Elle continuait, sans dire vraiment son nom, à servir, soit la propagande d'un gouvernement, soit à détourner l'attention de la population.
Ainsi, après son coup d'État du 4 août 1936, Ioánnis Metaxás proclama l'avènement de la « Troisième Civilisation Hellénique », après la Civilisation de la Grèce antique et la Civilisation byzantine[41]. L'attaque italienne depuis l'Albanie et les victoires grecques permirent à la Grèce de conquérir pendant l'hiver 1940-1941, l'Épire du nord qui fut alors administrée comme une province grecque, avant l'offensive allemande d'avril 1941.
L'occupation, la résistance puis la guerre civile repoussèrent la Grande Idée à l'arrière-plan. L'annexion des îles du Dodécanèse en 1947 n'a d'ailleurs rien à voir avec celle-ci. Elle est juste le résultat de la défaite italienne et du fait que la Grèce faisait partie du camp des vainqueurs.
L'échange de population en 1922 n'avait pas été tout à fait total. En effet, des Grecs étaient restés à Constantinople, devenue Istanbul. On comptait encore aussi 120 000 Turcs en Grèce. Jusqu'au milieu des années 1950, surtout grâce à la pression de l'OTAN, la Grèce et la Turquie avaient entretenu des relations cordiales. Chypre, occupée par le Royaume-Uni, devint la « pomme de discorde ». En 1955, le colonel de l'armée grecque mais d'origine chypriote Georges Grivas lança une campagne de désobéissance civile, puis d'attentats, dont le but était d'abord de chasser les Britanniques, puis à terme l'enosis avec la Grèce. Le Premier Ministre grec, Alexandros Papagos n'y était pas défavorable. Les Britanniques jouèrent les Turcs chypriotes contre les Grecs chypriotes. À la demande d'enosis de la population grecque (80 % de la population chypriote), les 20 % turcs répondaient par une demande de « taksim » (partition). Les problèmes chypriotes eurent des répercussions sur le continent. En septembre 1955, réagissant à la demande d'enosis des Grecs chypriotes, des émeutes anti-grecs eurent lieu à Istanbul : 4 000 magasins, 100 hôtels et restaurants et 70 églises furent détruits ou endommagés[42]. Cela entraîna la dernière grande vague de migration de la Turquie vers la Grèce.
Les accords de Zurich de 1959 aboutirent à l'indépendance de l'île au sein du Commonwealth britannique. Les affrontements inter-ethniques à partir de 1960 entraînèrent une intervention célèbre du président des États-Unis, Lyndon Johnson et l'envoi d'une force d'interposition des Nations unies en 1964.
La situation chypriote fut récupérée par la dictature des colonels. Celle-ci présenta son coup d'État du 21 avril 1967Stylianos Pattakos déclara en 1968 : comme le seul moyen de défendre les valeurs traditionnelles de la civilisation helléno-chrétienne. Le brigadier-général
« Jeunes de Grèce... Vous recélez, dans vos poitrines et votre foi, ce profond sentiment du sacrifice. Il remonte au « Venez les prendre ! » de Leonidas, au « Je ne vous donnerai pas la Ville. » de Constantin XI et au « Non ! » de Metaxás. Il est dans le « Halte ou je tire ! » du 21 avril 1967[43]. »
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La grandeur de la Grèce de l'Antiquité à Byzance, puis celle des divers dictateurs refaisait surface. La Grande Idée n'était pas loin.
La crise pétrolière de 1973 envenima les relations gréco-turques. Du pétrole fut découvert près de Thasos. La Turquie demanda à pouvoir prospecter dans des zones qu'elle se disputait avec sa voisine grecque. La situation des colonels se détériorait. Les étudiants s'étaient révoltés en novembre 1973 et la junte avait envoyé les chars reprendre l'École polytechnique. La Grande Idée fut alors à nouveau utilisée pour détourner l'attention des problèmes internes.
Sur fond de crise pétrolière en Égée, le Brigadier-Général Ioannidis tenta, en juillet 1974, de déposer le Président chypriote Makarios et de procéder à l'enosis de Chypre. Cela entraîna une réaction immédiate de la Turquie. Elle envahit le nord de l'île, à majorité turque. Les deux pays procédèrent à une mobilisation générale. Cependant, la dictature grecque ne survécut pas à ce nouvel échec. La Grande Idée avait encore des répercussions en politique intérieure.
Dans une Europe stabilisée, la Grande Idée semble bel et bien avoir disparu, même si, des différends gréco-turcs à propos de zones frontières rappellent encore certaines revendications irrédentistes grecques. Mais, l'économie (pétrole ou pêche) est devenue la cause principale de ces disputes.
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Grande Idée (2).
Premières extensions territoriales
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Le roi Othon fut très peu populaire, sauf lorsqu'il embrassa la cause de la Grande Idée, comme lors de la guerre de Crimée. La réalisation de la Grande Idée se fit souvent grâce aux différentes guerres de la seconde moitié du XIXe siècle qui permirent à la Grèce d'annexer des territoires de plus en plus nombreux.
Au déclenchement de la guerre de Crimée, la Grèce crut pouvoir profiter des difficultés initiales (avant l'intervention occidentale) de l'Empire ottoman. Comme lors de la guerre d'indépendance, des bandes armées composées en partie de klephtes et dirigées par des membres des classes plus élevées de la société, ici des étudiants, reprirent la forme d'action de guérilla et allèrent semer le trouble de l'autre côté de la frontière, en Thessalie, en Épire et en Macédoine. La France et la Grande-Bretagne, parallèlement à leur intervention contre la Russie en Crimée, envoyèrent une flotte occuper Le Pirée entre mars 1854 et février 1857. La Grèce dut céder à la pression. Malgré tout, une Légion de volontaires grecs, commandée par Panos Koronaios, partit renforcer les Russes assiégés dans Sébastopol[10].
Une première véritable extension territoriale eut lieu au mois de mai 1864 : la Grande-Bretagne rétrocéda à la Grèce la République des Sept-Îles (les îles ioniennes). Un référendum avait désigné en 1863 un prince britannique pour succéder à Othon après la révolution, mais les Puissances Protectrices avaient refusé d'avaliser le choix et avaient imposé un prince danois. En compensation et pour célébrer le couronnement de Georges Ier, le Royaume Uni s'était séparé de son protectorat.
L'insurrection bulgare de 1876 et la guerre russo-turque qui suivit (1877) se solda par le Traité de San Stefano qui créait une Grande Bulgarie sous protection russe. La Grande Bulgarie était un obstacle à la Grande Idée. Le Royaume-Uni, l'Autriche-Hongrie et la Serbie ne pouvaient pas non plus accepter ce traité qui avantageait la Russie dans la région balkanique. La Grèce sut plaider sa cause et se faire entendre au Congrès de Berlin de 1878. La Grèce ne fut pas formellement invitée, mais une délégation grecque fut reçue. Elle comprenait, entre autres, Theodoros Deligiannis et Charilaos Trikoupis. La délégation ottomane était dirigée par Alexandros Karatheodoris Pacha, un Grec ottoman. La Thessalie et une partie de l'Épire furent données à la Grèce à l'issue d'une nouvelle série de négociations lors de la Conférence de Constantinople en 1881[11]. De l'autre côté de sa frontière nord se trouvait maintenant la Macédoine, nouvel objectif (voir carte).
La Crète
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La « Grande Île » était considérée à Athènes et se considérait elle-même comme grecque. L'union (enosis) de la CrèteXIXe siècle : 1841, 1858, 1866-1869, 1877-1878, 1888-1889 et 1896-1897. La Grèce avait quant à elle tenté de forcer l'union. En 1868, Athènes envoya des secours aux insurgés crétois. La Porte protesta et organisa le blocus d’Ermoúpoli, port de Syros, et surtout principal port de voyageurs et de marchandises de la mer Égée. La médiation des Puissances Protectrices régla le différend. En 1885, profitant d'une nouvelle crise, le Premier Ministre, Theodoros Deligiannis envoya une flotte en Crète. Les Puissances Protectrices instaurèrent à nouveau un blocus maritime de la Grèce[12]. à la Grèce semblait une évidence. De nombreuses révoltes eurent lieu tout au long du
Deligiannis était à nouveau au pouvoir en 1897, lors de l'insurrection crétoise. Sous la pression populaire, il envoya une flotte et des soldats vers la Grande Île. La mobilisation générale fut décrétée et, en avril, la guerre commença contre l'Empire ottoman en Thessalie. Ce fut la guerre dite de Trente Jours, une cuisante défaite grecque. Malgré tout, la Grèce ne s'en sortit pas trop mal. Le traité de paix accordait l'autonomie, sous suzeraineté ottomane, à la Crète. Georges, le second fils du roi Georges Ier fut nommé Haut Commissaire en Crète. Quelques ajustements en faveur de l'Empire ottoman furent faits le long de la frontière en Thessalie.
La principale leçon de l'humiliation de la guerre de Trente Jours était que la Grèce ne serait jamais capable, seule, de réaliser la Grande Idée. L'Empire ottoman, même en déclin, constituait un adversaire trop considérable.
La Crète allait fournir à la Grèce un de ses principaux hommes politiques et artisans de la Grande Idée : Eleftherios Venizelos.
Les guerres balkaniques
Si la population était assez homogène dans le sud de la Grèce, les limites ethniques au nord étaient difficiles à déterminer. Les différentes ethnies étaient très mélangées dans les Balkans et les différents États-nations se créant au XIXe siècle revendiquèrent certaines régions, peuplées, au moins en partie de ceux qu'ils considéraient comme leurs nationaux. La Macédoine était une de ces régions : elle était peuplée de Grecs, de Bulgares, de Serbes, d'Albanais, de Turcs et de Valaques.
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| Estimation bulgare (1900) | Estimation serbe (1900) | Estimation grecque (1904) | Estimation turque (1905) | |
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| Population totale | 2 190 520 | 2 880 420 | 1 711 607 | 1 824 032 |
| Bulgares | 1 179 036 | 57 600 | 332 162 | 352 788 |
| Grecs | 225 152 | n.c. | 650 709 | 625 889 |
| Serbes | 700 | 2 048 320 | n.c. | n.c |
| Turcs | 564 158 | n.c. | 634 017 | 745 155 |
La Grèce avait dès les années 1890 commencé à y agir en sous-main. Le conflit était religieux et politique, avec pour but final le contrôle de la région. Le premier prétexte avait été la création d'un exarchat orthodoxe en Bulgarie qui entrait en concurrence avec le Patriarcat de Constantinople. Les « Exarchistes » étaient donc bulgares et les « Patriarchistes », grecs. Comme lors de la guerre d'indépendance ou pendant la guerre de Crimée, des bandes autoproclamées « combattants de la liberté », les « Makedonomakhoi », prirent les armes pour réclamer le rattachement de la Macédoine au royaume grec. L'Ethniki Etairia, (Société nationale), grecque, aidait ces Makedonomakhoi. Le gouvernement d'Athènes leur apporta une aide plus ou moins directe : financement via ses agents consulaires comme Íon Dragoúmis au début du XXe siècle ou encadrement par des conseillers militaires, comme Pavlos Melas au début du XXe siècle. Certains Grecs du Royaume se rendaient même dans la région pour participer aux combats. Ils prenaient le nom d'« andartes ». En parallèle, une « Organisation Révolutionnaire Intérieure Macédonienne » (ORIM) fut fondée en 1893, avec ses propres bandes armées de « komitadjis » (le nom vient du fait que l'ORIM était organisée en comités). L'ORIM, plutôt socialiste, était au départ nationaliste macédonienne prônant l'autonomie de la région. Elle fut récupérée par la Bulgarie[14],[15],[16].
La défaite de 1897 lors de la guerre dite « des trente jours » avait placé la Grèce en situation difficile face à la Bulgarie qui y menait un intense travail de propagande : création d'écoles ou d'orphelinats par exemple. En même temps, les combats se poursuivaient sporadiquement entre komitadjis et quelques rares andartes (la Grèce les avait ouvertement désavoués) ou entre andartes et gendarmes turcs, mais principalement entre komitadjis et gendarmes turcs. Les exactions étaient nombreuses : pillages, incendies ou assassinats. Les Grecs s'organisèrent à nouveau dans la région, sous l'impulsion de l'évêque de Kastoria, Germanos Karavanggelis à partir de 1900. Íon Dragoúmis, alors secrétaire au consulat grec de Monastir s'engagea activement dans la cause grecque en Macédoine[17], malgré les ordres clairs de ses supérieurs de se montrer prudent. Il créa une organisation de défense des communautés grecques de la région. Il la baptisa Άμυνα (Défense). Elle était constituée sur le modèle de la Philiki Etairia[18].
Le 2 août (20 juillet julien) 1903, jour de la Saint-Élie (Ilinden) commencèrent les événements dits de la Saint-Élie. L'ORIM déclencha un soulèvement en Macédoine occidentale où les troupes turques étaient moins nombreuses[19]. Les komitadjis attaquèrent des postes militaires turcs, la voie ferrée, les routes, les ponts et le télégraphe. Ils parcoururent les villages en annonçant la fin de la présence ottomane et la réforme agraire. Ils furent rejoints par quelques milliers de paysans tandis que le plus grand nombre fuyaient dans les montagnes. La répression turque fut très dure : dans la province de Monastir, 22 villages et 8 000 maisons furent rasés laissant 40 000 à 60 000 sans-abris ; les morts sont estimés à 2 000. En novembre, le calme était rétabli. Cependant, les puissances occidentales, émues, décidèrent d'intervenir. Un plan dit de Mürzsteg fut établi et proposé à l'Empire ottoman qui l'accepta fin novembre. Outre un contrôle occidental sur place pour éviter que des événements similaires ne se reproduisent, le plan prévoyait à terme une réorganisation administrative qui permettait d'envisager une partition sur des bases ethniques. Chacune des ethnies concernées chercha alors à affermir ses positions pour disposer d'un plus grand territoire lors de la potentielle partition[20].
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En mars 1904, le gouvernement grec, qui ne voulait pas s'engager trop ouvertement, mais qui voulait avoir une évaluation de la situation, envoya quatre officiers en Macédoine. Pavlos Melas, le beau-frère de Íon Dragoúmis, en faisait partie. Poursuivis par la gendarmerie turque, après avoir parcouru la région de Kastoria, ils furent rappelés dès la fin du mois[21]. Dans leurs rapports, les officiers proposèrent soit d'organiser des bandes locales et de leur envoyer des armes depuis la Grèce soit de créer des bandes directement en Macédoine. Melas pencha d'abord pour la première solution avant de se rallier à la seconde[22].
Melas repartit presque immédiatement après avoir obtenu un congé de l'armée. Il adopta le pseudonyme de « Mikis Zézas » (à partir du prénom de ses deux enfants). Il organisa des bandes de partisans grecs dans la région de Kozani. Le 31 août 1904 (18 août julien), il fut nommé commandant en chef des troupes (irrégulières) grecques de Macédoine occidentale par le Comité Macédonien d'Athènes. Il commandait directement quant à lui une bande d'andartes pratiquement intégralement composée de Crétois[23], sujets ottomans et donc moins compromettants pour la Grèce[21],[22]. Il abandonna son uniforme de l'armée grecque, ce qui était normal pour éviter d'impliquer son pays. Plus important, il se mit à porter la fustanelle traditionnelle[24] des pallikares de la guerre d'indépendance. Avec ses hommes, il incarna le dernier avatar du combattant de la cause nationale grecque, après les akrites byzantins qui gardaient les frontières, après les klephtes de la période ottomane ou les pallikares. Ses hommes étaient en grande majorité originaires de Crète, l'autre région alors très disputée à l'Empire ottoman[25].
Il décéda le 26 octobre (13 octobre julien) dans un accrochage entre sa troupe et la gendarmerie turque à Statitsa, un petit village qui porte maintenant son nom[21]. La légende populaire veut qu'encerclé, il ait chargé avec ses hommes et réussit à faire reculer les assiégeants. Il fut cependant touché d'une balle perdue et mourut une demi-heure plus tard dans une église voisine. Sa tête aurait alors été coupée par ses propres hommes. Deux explications sont avancées. L'une serait politique : sans sa tête, le corps ne pouvait être identifié et ainsi, Melas ne pouvait être directement impliqué, non plus que la Grèce. L'autre serait symbolique : la tête devenait une relique qu'il ne fallait pas laisser aux Ottomans qui risquaient de l'utiliser comme un trophée et de la souiller[26]. L'épopée de son beau-frère fournit à Dragoúmis la matière pour le roman qui le rendit célèbre : Le Sang des martyrs et des héros.
Son décès eut une importance considérable en Grèce. Les cloches sonnèrent en son honneur à travers le pays. Il attira définitivement l'attention sur la Macédoine et la politique à mener. Il « réveilla » les Grecs qui étaient devenus prudents après la défaite de 1897[21]. Il est depuis considéré comme un héros national[27].
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En 1908, la révolution des Jeunes-Turcs à Constantinople entraîna divers changements. La Bulgarie se déclara totalement indépendante de l'Empire ottoman. L'Autriche-Hongrie annexa la Bosnie-Herzégovine qui avait été placée sous son protectorat en 1878 à Berlin. La Crète décida alors l'enosis.
Les militaires grecs organisèrent un coup d'État : le coup de Goudi en 1909, et placèrent Venizelos à la tête de leur mouvement parce que, d'origine crétoise, il n'était pas marqué par la « corruption » politique du royaume. Crétois, Venizelos était aussi un partisan farouche de la Grande Idée. Il mena, grâce à une très large majorité parlementaire, une politique de modernisation du pays.
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La Guerre italo-turque de 1911 affaiblit l'Empire ottoman. Les pays des Balkans en profitèrent. Venizelos hésita avant d'engager la Grèce, car ses « nationaux » étaient trop dispersés dans l'Empire ottoman pour ne pas être à la merci de représailles turques. Cependant, en n'intervenant pas, la Grèce risquait de ne pas participer au partage du butin. Le 18 octobre 1912, la Serbie, la Bulgarie, le Monténégro et la Grèce, regroupés dans la Ligue balkanique déclarèrent la guerre à l'Empire ottoman, déclenchant ainsi la première guerre balkanique.
Les troupes grecques s'emparèrent début novembre de Salonique, battant de quelques heures les troupes bulgares. La marine grecque, modernisée par le Royaume Uni grâce à Venizelos, établit sa suprématie en mer Égée et s'empara de Chios, Lesbos et Samos. Ioannina, capitale de l'Épire fut conquise en février 1913. Les Turcs reconnurent ces annexions lors du traité de Londres de mai 1913.
Unis contre les Ottomans, les vainqueurs se déchirèrent à propos de la Macédoine lors de la seconde guerre balkanique. La Serbie et la Grèce décidèrent de se partager la Macédoine, aux dépens de la Bulgarie. La RoumanieTraité de Bucarest (1913) donna Salonique et toute la Macédoine du sud à la Grèce. Cependant, la Bulgarie conservait le port de Dedeagatch (maintenant Alexandropoulis) sur l'Égée et la création de l'Albanie avait empêché l'annexion grecque de l'Épire du nord. intervint pour obtenir sa part. La guerre fut courte et la Bulgarie fut écrasée. Le
La Grande Idée était malgré tout devenue réalité. Au total, les guerres balkaniques augmentèrent le territoire grec de 70 % et sa population passa de 2,8 millions à 4,8 millions.[28] Lorsque Constantin monta sur le trône de Grèce en 1913, on espéra qu'il adoptât la titulature Constantin XII, se plaçant ainsi dans la succession directe de Constantin XI Paléologue, dernier Empereur byzantin. La reconquête de Constantinople semblait proche. Mais Constantin se contenta d'être Constantin Ier.
Tous les habitants des régions annexées n'étaient cependant pas grecs. À Salonique, les Juifs sépharades constituaient la majorité de la population. Ailleurs, des Turcs musulmans, des Valaques parlant le roumain ou des Slaves étaient présents.
La Grande Idée joua un rôle fondamental dans l'« Ethnikos Dikhasmos » (« Grand Schisme ») durant la Première Guerre mondiale.
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Monte Verde.
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Monte Verde est un site archéologique situé au Chili. Découvert en 1976, Monte Verde est un des rares sites pré-Clovis en Amérique qui sont presque universellement reconnus par la communauté archéologique. Il a été ajouté en 2004 à la liste indicative du Chili pour une éventuelle inscription au Patrimoine mondial de l'Humanité de l'UNESCO1.
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Historique
Ce site d’habitation très ancien est situé près d’un petit ruisseau dans le sud du Chili à une cinquantaine de kilomètres de la côte du Pacifique. Ce site se trouve à proximité de l'actuelle ville chilienne Puerto Montt.
Les premières fouilles, conduites par le professeur Tom Dillehay, de l’université du Kentucky, chercheur principal sur le site, montre l'existence d'humains ayant vécu là pendant une longue période. Des datations par le radiocarbone 14 indiquent que ces humains ont occupé ce site (Monte Verde II) entre 12 500 ans et 15 000 ans, ce qui précède de deux ou trois milles ans les sites Clovis situés dans le centre des États-Unis.
Après que ses premiers habitants ont déserté Monte Verde, le site a été recouvert dans une tourbière saturée d’eau, ce qui a permis une excellente conservation des matières organiques. Le professeur Tom Dillehay y a découvert les fondations de plusieurs abris (12 structures bien préservées), qui étaient constitués d’une ossature de poteaux recouverte de peaux d’animaux ainsi que des piles de bois de construction. Certains des poteaux qui ont été retrouvés portaient encore des fragments des peaux d’animaux originelles.
- Les restes d’une quarantaine d'espèces de plantes trouvés sur le site montrent, entre autres, des graines comestibles, des baies, des tiges, des champignons et même des pommes de terre. Certaines de ces plantes avaient été transportées sur le site depuis la côte de l’océan Pacifique. On a également trouvé des restes de plantes non comestibles, qui étaient possiblement utilisées à des fins médicinales.
- Des os d'animaux ont été bien préservés. La plupart sont des restes de mastodontes (un ancêtre géant de l’éléphant actuel), mais également de camélidés. Un des os avait toujours un morceau de viande attaché à lui.
- Des outils de pierre tels que des bifaces et des choppers ont été découverts, plusieurs d’entre eux en forme de feuille de saule. Une grande variété d'objets façonnés en bois ont été trouvés comprenant : bâtons, lances, et un mortier. Des objets façonnés faits à partir de la pierre ont été également récupérés, comprenant des pierres sphériques avec une cannelure encerclant la pierre afin qu’elle soit projetée au moyen d’une fronde, des pointes de lances (comme celles d’El Jobo trouvées à Taima-Taima au Venezuela près d’un os de mastodonte). Fut également mis au jour du quartz et même du bitume (un goudron adhésif).
- La meilleure preuve de la présence d’humains sur ce site demeure cependant la découverte d’une empreinte de pied humain conservée dans l’argile près d’un foyer. Cette empreinte de pas a été probablement faite par un enfant. (Cela rappelle celles trouvées près du volcan Cerro Toluquilla (Puebla au Mexique) et datée de 40 000 ans).
Nouvelles analyses
À partir de 1997, d’autres fouilles effectuées sur le site de Monte Verde I, près du site initial, par Tom Dillehay, ont permis de mettre à jour d’autres outils de pierres, artefacts et bois brûlés. Les analyses au radiocarbone 14 donnent des dates se situant dans la fourchette de 33 000 ans à 35 000 ans. Pour Mario Pino, géologue à l'Université Austral au Chili, qui participa aux recherches, il n’y a aucun doute sur les dernières datations effectuées. D’autres fouilles seront nécessaires pour confirmer ces dates qui recoupent déjà celles du squelette de Luzia au Brésil et des sites de Pedra Furada au Brésil, de Cerro Toluquilla et de Hueyatlaco situés au Mexique, de Topper aux États-Unis et de la Caverne de Pendejo aux États-Unis.
- Site préhistorique de Monte Verde I : 33 000 ans à 35 000 ans.
- Site préhistorique de Monte Verde II : 12 500 ans à 15 000 ans.
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Grande Idée (1).
La Grande Idée (en grec moderne : Μεγάλη Ιδέα / Megáli Idéa) était l'expression du sentiment national puis du nationalisme grec aux XIXe et XXe siècles. Elle visait à unir tous les Grecs dans un seul État-nation avec pour capitale Constantinople. Elle prit avant tout la forme d'un irrédentisme. Le terme fut inventé en 1844 par Ioannis Kolettis, Premier ministre du roi Othon Ier. La Grande Idée a dominé toute la politique extérieure et par conséquent la politique intérieure de la Grèce. De la guerre d'indépendance dans les années 1820, au problème chypriote des années 1970guerres balkaniques du début du XXe siècle, le principal adversaire de la Grèce dans sa réalisation de la Grande Idée fut l'Empire ottoman puis la Turquie.
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Le sentiment national
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Les armées ottomanes s'emparèrent successivement de Constantinople en 1453, d'Athènes en 1458 et de Mistra, située tout près de l'ancienne Sparte, en 1460. Toute forme d'État grec indépendant disparut alors. Cependant, l'administration ottomane reconnaissait qu'il existait une population qu'on pouvait considérer comme « grecque ». Le système ottoman des « millets » (nations) organisait les différentes populations de l'Empire : il y avait ainsi un millet ottoman et un millet juif par exemple. Il existait aussi un millet-i Rum ou millet grec. En fait, celui-ci incluait tous les Orthodoxes, qu'ils fussent de langue grecque, bulgare ou roumaine. Cette ambiguïté joua un rôle plus tard dans la définition des limites de la nation grecque. La marque de la sujétion était principalement l'impôt haradj. Jusqu'à la fin du XVIIe siècle, s'y ajoutait la paidomazoma (obligation de fournir des Janissaires). Ces impôts, et surtout la cascade des prélèvements de salaire effectués dessus par les nombreux fonctionnaires étaient très mal vus de la population locale. Les diverses révoltes, comme la Révolution d'Orloff entraînaient souvent un accroissement des prélèvements en guise de punition[1]. Les klephtes, dont les exactions étaient une forme de résistance à l'impôt sont souvent considérés comme les précurseurs du mouvement de libération nationale.
Le millet grec était dirigé par la hiérarchie de l'Église orthodoxe. Le Patriarche de Constantinople était considéré par les Ottomans comme le chef de la « nation grecque ». Le pouvoir de l'Église orthodoxe était donc très lié au pouvoir ottoman. Celle-ci était ainsi intéressée à la survie et au maintien du pouvoir ottoman, dont dépendaient ses intérêts. Cela la discrédita en grande partie aux yeux de la population[2].
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Comme pour tous les mouvements nationaux du XIXe siècle, la Grande Idée voulait regrouper dans un seul et même État-nation tous les Grecs. Elle prit sa source dans la pensée des Lumières et de la Révolution française. Ainsi, la Déclaration des Droits de l'homme et du citoyen du 26 août 1789 proclamait le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes. Les Grecs, soumis aux Ottomans, désiraient, eux aussi, disposer d'eux-mêmes et avoir un « gouvernement émanant du consentement des gouvernés », comme le proposait la Déclaration d'indépendance des États-Unis d'Amérique. Les idées des Lumières ont touché les Phanariotes qui par leurs fonctions administratives et gouvernementales (dont les rôles d'interprètes pour la Porte) étaient très en contact avec l'Occident. Des intellectuels grecs étaient aussi en exil en Europe occidentale : Adamántios Koraïs passa toute la Révolution française à Paris ; Rigas Fereos était lui à Vienne ; il y avait des marchands de la diaspora à Odessa, Venise ou Marseille. Des journaux (comme le Mercure savant d'Anthimos Gazis, par ailleurs desservant d'une paroisse orthodoxe de Vienne, publié à Vienne en 1811 et 1812) et des cercles intellectuels avaient été mis en place par ces Grecs. En 1803, parut à Paris le Mémoire sur l'état actuel de la civilisation en Grèce ; en 1806, fut publié à Livourne un Discours sur la liberté. Ces ouvrages véhiculaient les idées des Lumières sur la Liberté ou le droit des peuples à disposer d'eux-mêmes.
Mais, la définition même de qui était « Grec » ou de ce qui était « grec » posait problème (voir par exemple l'article Noms des Grecs). Quel principe appliquer : l'ethnie « grecque », la religion orthodoxe « grecque », la langue « grecque », la géographie, l'histoire ?
Iakovos Rizos-Neroulos déclara lors de la première conférence de la Société Archéologique Grecque, en 1838, sur l'Acropole à Athènes :
« Messieurs, ces pierres, grâce à Phidias, Praxitèle, Agoracrite et Myros, sont plus précieuses que diamants ou agathes : c'est à ces pierres que nous devons notre renaissance politique[3]. »
Il évoquait ici le rôle des voyageurs occidentaux, souvent en Grand Tour, dans la naissance du sentiment national grec à la fin du XVIIIe siècle. Leur intérêt pour les monuments antiques montra aux Grecs érudits, mais aussi aux populations locales qu'il existait une autre Grèce de référence que la Grèce de l'Église orthodoxe soumise au pouvoir ottoman. Naquirent alors en Grèce une progonoplexia (obsession pour les ancêtres) et une arkhaiotreia (fascination de l'antique). On commença à donner aux enfants, au grand dam des popes, des prénoms à l'antique. On fit de même pour les noms de navires. La question de la langue grecque se posa aussi : la langue vernaculaire était considérée comme « polluée » par des mots étrangers (turcs surtout). Il fallait retrouver une langue « pure » : on choisit l'Attique du Ve siècle avant notre ère[4]. L'antiquité devint donc la nouvelle référence pour définir la « Grèce ».
L'extension maximale de cet État-nation serait, pour les plus extrémistes, l'extension du monde grec selon Strabon, la référence historique choisie : de la Sicile et l'Italie du sud (Grande Grèce), à Chypre ; du nord de la mer Noire (Pont-Euxin) à la Crète, en passant par la Grèce continentale elle-même, l'Épire, la Macédoine (Royaume de Macédoine) et l'Asie mineure (Ionie). Cela correspondait à l'extension de l'Empire byzantin du temps de la dynastie macédonienne.
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Il faut en effet ajouter à ce sentiment le traumatisme politique et religieux de la Prise de Constantinople par les Ottomans en 1453. Constantinople était la capitale religieuse de l'orthodoxie et la capitale politique de l'Empire byzantin. Sa prise coïncida avec la disparition de la Grèce et à la sujétion des Grecs. Leur liberté et leur existence en tant que nation ne pouvait passer que par la reconquête de la « Ville ».
En 1796, alors qu'il était à Vienne, Rigas, le poète précurseur de l'insurrection contre les Ottomans, avait publié une carte de Grèce (Χάρτας της Ελλάδας), prévue au départ pour illustrer les Voyages du jeune Anacharsis en Grèce du Français Jean-Jacques Barthélemy. Si cette immense carte (elle fait 4 mètres carrés) était centrée sur la Grèce antique (l'histoire antique est la seule histoire représentée sur la carte), elle incluait Constantinople, et la Valachie ; mais aussi la Bosnie, la Serbie et l'Albanie actuelles. La Grèce ainsi décrite comprenait en fait tous les Balkans et la Roumanie. La langue de cette entité devait être le grec, élément de base de la définition de la nationalité. La carte de Rigas souffrit de l'exécution de son créateur, mais en 1800, Anthimos Gazis, en publia une version simplifiée, en y ajoutant la Grande Grèce et Chypre[5].
Les déceptions après la guerre d'indépendance
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La guerre d'indépendance grecque fut d'abord une guerre de libération, une lutte contre l'oppression ottomane. Les mouvements principaux eurent lieu dans le Péloponnèse et autour d'Athènes. Il y eut aussi des combats en ÉpireAli Pacha de Janina). La victoire finale fut obtenue grâce au soutien des grandes puissances, France, Royaume-Uni et Russie, (qui devinrent ensuite « Puissances Protectrices » du jeune royaume grec) avec, entre autres, la bataille de Navarin et l'expédition française en Morée. Les Grecs ne furent pas en mesure d'obtenir tout ce qu'ils voulaient lors des négociations qui suivirent la fin du conflit. Afin de ménager encore l'Empire ottoman, la Conférence de Londres de 1830 fixa les frontières du nouvel État. La Grèce devait se contenter du Péloponnèse, d'une partie de la Roumélie (la frontière allait d'Arta à l'ouest à Volos à l'est) et de quelques îles proches du continent comme Égine ou Hydra et une partie des Cyclades. 700 000 des trois millions de ceux considérés comme Grecs se retrouvaient dans le nouvel État alors que Constantinople à elle seule regroupait 200 000 Grecs[6]. Les grands centres culturels, religieux et économiques étaient tous hors du royaume qui ne comptait aucune grande ville : les trois premières capitales (Égine, Nauplie et même Athènes) ne dépassaient pas les 5 000 habitants[7]. La déception des patriotes grecs dans et hors de cet État était très grande. (surtout à cause d'
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Après le coup d'État du 3 septembre 1843, lors des difficiles négociations pour la rédaction de la constitution, le Premier Ministre Ioannis Kolettis se fit le champion des droits des « hétérochtones », Grecs nationaux nés hors des frontières du Royaume. Sa famille était originaire de Valachie et lui-même était né en Épire, deux régions non encore rattachées à la patrie grecque. Il considérait donc que la Grèce devait englober les « autochtones », ceux nés dans le royaume et les « hétérochtones ». Il y avait selon lui deux centres de l'hellénisme : Athènes et Constantinople (« le rêve et l'espoir de tous les Grecs »). Il déclara à l'Assemblée constituante le 14 janvier 1844 dans un discours qui donnait naissance à la « Grande Idée » :
« Ayant l'Orient à sa droite et l'Occident à sa gauche, [la Grèce] est prédestinée par sa renaissance à éclairer l'Orient comme elle le fut par son essor à éclairer l'Occident.
Dans l'esprit [...] de cette grande idée, j'ai toujours vu les représentants de la Nation convenir de décider non seulement du sort de la Grèce mais de la nation grecque dans son ensemble. [...] Combien plus vaste et plus large était cette grande idée que nous nous faisions de la patrie, et que nous avions trouvée exprimée pour la première fois dans le chant de Rhigas [le Thourios][8]. »
« Le royaume grec n'est pas l'intégralité de la Grèce, mais seulement une partie, la plus petite et la plus pauvre partie. Un Grec n'est pas seulement quelqu'un qui vit dans les limites du royaume, mais aussi quelqu'un qui vit à Ioannina, en Thessalie, à Serrès, à Andrinople, à Constantinople, à Trébizonde, en Crète, à Samos et dans n'importe quel terre associée à l'histoire ou à la race grecque[9]. »
Il y avait alors des populations qu'on pouvait considérer comme grecques, non seulement selon la définition de Kolettis, mais aussi pour des raisons de langue, de religion ou d'origine ethnique à cause des migrations :
- dans la péninsule balkanique jusqu'à Valona en Albanie actuelle à l'ouest et Varna en Bulgarie actuelle à l'est ;
- le long de la mer de Marmara et à Constantinople ;
- le long de la côte d'Asie mineure, principalement à Smyrne ;
- en Anatolie, surtout en Cappadoce et le long de la côte nord, sur la mer Noire, dans les Alpes pontiques, mais aussi jusqu'en Arménie ;
- au nord de la Mer noire, en Russie, où s'étaient installés certains Grecs pontiques et des marchands « autochtones », autour d'Odessa.
Certains de ces Grecs de l'extérieur, surtout les paysans, différaient peu de leurs voisins non-grecs. S'ils étaient farouchement orthodoxes, ils parlaient la langue vernaculaire locale. Ainsi, les 400 000 Grecs d'Anatolie (et de Constantinople), qui ne parlaient que le turc, étaient appelés des « karamanlides ». Une des grandes familles d'hommes politiques grecs du XXe siècle est la famille Karamanlis. Certains noms de famille originaires d'Anatolie commencent encore aujourd'hui par « Hadji » (le compositeur Mános Hadjidákis, le peintre Nikos Khatzikyriakos-Ghikas ou le fondateur d'EasyJet Stelios Haji-Ioannou), le mot arabe rappelant qu'un des membres de la famille avait fait son pèlerinage aux Lieux Saints et devenait ainsi « Hadji ».
Chercher à réunir ces « nationaux » à la Grèce fut une des constantes de la politique et de la diplomatie grecque au XIXe siècle.
Dans le même temps, on chercha aussi à purifier la Grèce et ses « autochtones » de toute influence étrangère. Il fallait ré-helléniser la Grèce. La « purification » de la langue avec la création du katharévousa fut un des exemples de cette volonté politique.
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Monts de Vaucluse.
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Les monts de Vaucluse sont un massif montagneux français des Préalpes du Sud, dans les départements de Vaucluse et des Alpes-de-Haute-Provence, en Provence.
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Géographie
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Il est orienté est-ouest, limité au nord par le Toulourenc et le Jabron, au sud par la vallée du Calavon et au delà le Luberon, à l'ouest et au nord-ouest par la plaine du Comtat et à l'est pratiquement jusqu'à la Durance.
La partie septentrionale est formée par les chaînons du Ventoux — point culminant du massif avec 1 912 mètresLure (1 827 m), séparés par le plateau d'Albion (1 393 m). d'altitude — et de
La partie orientale est un plateau d'altitude moyenne qui oscille entre 800 et 1 000 mètres et culmine au Signal de Saint-Pierre à 1 256 mètres d'altitude.
La partie occidentale est formée de chainons, depuis la région de Sault jusque vers la plaine. L'altitude varie entre 300 m et 1 000 m.[réf. nécessaire] Les Dentelles de Montmirail (755 m), à l'ouest du mont Ventoux tirent leur nom de la forme obtenue par l'érosion de la roche.
Le parc naturel régional du Luberon s'étend jusqu'à la partie méridionale du massif.
Le massif est formé de calcaires de l'ère secondaire, souvent perméables. L'eau s'enfonce dans la roche, créant des réseaux souterrains (système karstique), ressortant aux points bas comme la Fontaine-de-Vaucluse.
Il y a de nombreux avens : celui du Souffleur à Saint-Christol (795 mètres), celui du Caladaïre, près de Montsalier (667 mètres), et l'aven Autran (647 mètres) à Saint-Christol, sont parmi les plus profonds[1].
Les communes posées sur les Monts de Vaucluse sont nombreuses.
En Vaucluse, le chiffre 72 660 ha[2] est avancé avec un taux de boisement de 40% si on considère que le massif ne touche que les communes suivantes : Apt, Beaumettes, Cabrières-d'Avignon, Caseneuve, Fontaine-de-Vaucluse, Gargas, Gignac, Gordes, Goult, Joucas, La Roque-sur-Pernes, Lagnes, Le Beaucet, Lioux, L'Isle-sur-la-Sorgue, Méthamis, Murs, Oppedette, Pernes-les-Fontaines, Roussillon, Rustrel, Saint-Didier, Sainte-Croix-à-Lauze, Saint-Pantaléon, Saint-Saturnin-lès-Apt, Saumane-de-Vaucluse, Velleron, Venasque, Viens et Villars... mais il faut aussi ajouter diverses communes ou parties de communes comme Aurel, Le Beaucet, Monieux, Saint-Christol, Sault, ...
Les monts de Vaucluse sont un plateau avec une faible densité en dehors des villages et des hameaux. Plusieurs villages perchés se trouvent sur les coteaux méridionaux.
Histoire
Première trace d'occupation dés le néolithique.
Le territoire est occupé par plusieurs tribus celto-ligures. Nombreux oppidums sur les contreforts du massif.
Utilisation de la Fontaine de Vaucluse par les Romains.
Jusqu'au milieu du IIIe siècle, la grande industrie régionale est celle du fer avec des sols riches sur Roussillon, Gargas, Rustrel, etc. On trouve des fourneaux artisanaux de Fontaine-de-Vaucluse à Simiane-la-Rotonde[3].
XIe siècle, création des « Castrum » (Fortifications perchées autour desquelles se sont développés des villages)
La venue des Papes à Avignon introduit la culture de la soie dans la région. Peu à peu se développera la culture du murier dont les feuilles servent de nourriture aux vers.
Les guerres de religion touchent certains des villages des contreforts sud du massif. Cabrières-d'Avignon se retrouvera ainsi rasé lors du massacre des Vaudois du Luberon.
Entre 1720 et 1722 les troupes pontificales ont tenté d'empêcher la peste provenant de Marseille d'envahir les États du Pape en édifiant le mur de la peste au sud des Monts de Vaucluse : Lagnes, Cabrières-d'Avignon, Murs.
Le 12 août 1793 est créé le département de Vaucluse, constitué des districts d'Avignon et de Carpentras, mais aussi de ceux d'Orange et d'Apt, qui appartenaient aux Bouches-du-Rhône, ainsi que du canton de Sault, qui appartenait aux Basses-Alpes.
Résistance précoce aidée par le relief lors de l'occupation allemande. Nombreux foyers. Le 11 novembre 1948, plusieurs communes des Monts de Vaucluse, comme Gordes (citation à l'ordre de la division - étoile d'argent) ou encore Sault (citation à l'ordre du corps d'armée - étoile de vermeil) reçoivent la Croix de guerre.[3]
Avril 1965, en raison de sa faible densité humaine et de son sol, le plateau d'Albion est choisi pour l'implantation de silos nucléaires. Seuls 18 silos et 2 postes de conduite de tir (PCT) seront construits (restriction de budget) sur les 27 silos et 3 postes de conduite de tir initialement prévus (début 1966). base aérienne (BA200). Fin des travaux en 1971.[3]
Septembre 1996, le Président Jacques Chirac annonce la fermeture et le démantèlement des installations d'Albion, en raison de l'évolution de la géostratégie européenne (chute du bloc de l'est) et du vieillissement des missiles trop coûteux en entretien et ne valant pas la peine d'être modernisés.[3]
Activités
Très connue pour sa culture de la lavande, l'économie du Plateau est essentiellement tournée vers l'agriculture (lavande, épeautre et autres céréales, élevage caprin...) et le tourisme (camping vert, randonnée, VTT, spéléologie, Route de la lavande...).
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L'altitude et le manque d'eau en font une zone peu favorable à de nombreuses cultures.
Le taux de boisement est de 67%, de grandes landes et des formations pastorales occupent 13% de la surface.
C'est une région d'élevage ovin et caprin.
Dans les zones cultivées, on trouve lavande, épeautre, blé, cerises.
- Pratique de la spéléologie[4]
- Vélo
- Équitation
- Chasse
- Cueillette (champignons)
- Sports d'hiver à la station du mont Serein (versant nord du Ventoux), sur la commune de Beaumont-du-VentouxSaint-Étienne-les-Orgues et de Lure (versant sud de la Lure), sur la commune de
Deux sites sont classés ou en cours de classement :
- Rochers et combes des Monts de Vaucluse[5]
Ce premier site touche le nord-ouest de la commune de Gordes en une première zone, son nord-est et le sud de MursLioux et l'ouest de Saint-Saturnin-les-Apt sa voisine en une troisième zone. en une deuxième puis l'est de
Il couvre une surface totale de 1738 ha et se situe entre 276 et 874 mètres d'altitude. La surface de ce site intersecte la Zone de Protection Spéciale Massif du Petit Luberon[6].
Le site est composé de landes, broussailles, recrus, maquis et garrigues, Phrygana pour 30%, de forêts sempervirentes non résineuses pour 30% également, de pelouses sèches et steppes pour 20% et de rochers intérieurs, éboulis rocheux, dunes intérieures, neige ou glace permanente pour 20 % également.
La composition de son habitat naturel se répartit principalement entre des forêts à Quercus ilex et Quercus rotundifolia (pour 30%), des pinèdes méditerranéennes de pins mésogéens endémiques (15%) et des parcours substeppiques de graminées et annuelles du Thero-Brachypodietea (8%), le reste étant systématiquement inférieur à 3 %.
Parmi les nombreuses espèces animales présentent dans la zone, on peut noter comme invertébrés : le damier de la Succise (Euphydryas aurinia), l'écaille chinée (Callimorpha quadripunctaria), le grand capricorne (Cerambyx cerdo) ou encore le lucane cerf-volant (Lucanus cervus); et comme mammifères : Le vespertilion à oreilles échancrées (Myotis emarginatus), le grand Rhinolophe (Rhinolophus ferrumequinum) et le petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros).
- Gorges de la Nesque[7]
Situé sur les communes de Méthamis, Blauvac et Monieux, il couvre une surface totale de 1233 ha et se situe entre 281 et 859 mètres d'altitude.
Le site est composé principalement de : Forêts caducifoliées pour 50%, Landes, Broussailles, Recrus, Maquis et Garrigues, Phrygana pour 20% et Rochers intérieurs, Éboulis rocheux, Dunes intérieures, Neige ou glace permanente pour 20%.
On peut noter dans la composition de son habitat naturel : "Forêts à Quercus ilex et Quercus rotundifolia" (pour 37%), "Éboulis ouest-méditerranéens et thermophiles" (8%) et "Forêts de pentes, éboulis ou ravins du Tilio-Acerion" (5%), le reste étant systématiquement inférieur à 5 %.
Parmi les nombreuses espèces animales présentent dans la zone, on peut noter comme invertébrés : l'agrion de Mercure (Coenagrion mercuriale), le damier de la Succise (Euphydryas aurinia), l'écaille chinée (Callimorpha quadripunctaria), le grand capricorne (Cerambyx cerdo), la laineuse du prunellier (Eriogaster catax), le lucane cerf-volant (Lucanus cervus) et la rosalie des Alpes (Rosalia alpina), et comme mammifère : le petit Rhinolophe (Rhinolophus hipposideros).
Le territoire est riche de constructions dont le matériau principal est la pierre : bories, aiguiers, murs, etc.
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Il existe au nord-est de Saint-Saturnin-lès-Apt, un « pays des aiguiers », ainsi baptisé car de nombreuses fermes y avaient autrefois pour seul point d’eau une citerne creusée dans la roche calcaire et alimentée en eau de pluie par un système de récupération des eaux de ruissèlements (en langage technique impluvium). Mais la zone d'extension des aiguiers ne se limite pas à cette commune des Monts de Vaucluse. [8]
On rencontre aussi de nombreux châteaux, quelques fois même plusieurs sur la même commune, ainsi que divers bâtiments à caractère religieux dont abbayes, églises, ...
Le mur de la peste traverse le massif.
Représentations des monts de Vaucluse
- Sa Majesté l'argent III, La Comtesse De Gordes de Xavier de Montépin, (1878)
- La vénus de Gordes d'Ernest Daudet
- Une année en Provence de Peter Mayle (1993), bien que centré sur le Luberon, l'action croise à plusieurs reprises les communes du sud des monts de Vaucluse.
Même si les monts de Vaucluse ont moins directement inspirés les réalisateurs, plusieurs communes des monts de Vaucluse ont servies de décor à des films. On peut noter entre autres :
- 1983 : L'Été meurtrier avec Isabelle Adjani et Alain Souchon tourné en partie à Gordes
- 1995 : Gazon maudit de Josiane Balasko
- 2003 : 18 ans après de Coline Serreau, scènes tournées au village des bories
- 2006 : Une grande année de Ridley Scott, tourné en partie à Gordes
- 2006 : Les Vacances de Mr. Bean de Steve Bendelack, tourné en partie à Gordes, ainsi que sur les plateaux des Monts de Vaucluse.
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Cathédrale Notre-Dame de Reims (2 & fin).
Trois vitraux de Marc Chagall de 1974 ornent l'édifice : l'arbre de Jessé, les deux testaments et les grandes heures de Reims.
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Le labyrinthe
La cathédrale de Reims disposait d'un labyrinthe[10] situé dans le dallage des 3e et 4e travées de la nef. Il a été détruit par le chapitre en 1779[11].
De nos jours, la représentation graphique de ce labyrinthe, inclinée de 45°, est utilisée comme logo pour désigner un ouvrage qui a été classé ou inscrit monument historique.
Galerie
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Cathédrale Notre-Dame de Reims (1).
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| Cathédrale Notre-Dame de Reims | |
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| Vue générale de l'édifice | |
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| Latitude Longitude | |
| Pays | |
| Région | Champagne-Ardenne |
| Département | Marne |
| Ville | Reims |
| Culte | Catholique romain |
| Type | Cathédrale |
| Rattaché à | Archidiocèse de Reims (siège) |
| Début de la construction | 1211 |
| Fin des travaux | 1275 (gros œuvre) |
| Style(s) dominant(s) | Gothique |
| Classé(e) | Monument historique (1862) Patrimoine mondial (1991) |
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Notre-Dame de Reims est une cathédrale du XIIIe siècle, postérieure à Notre-Dame de Paris et Notre-Dame de Chartres, mais antérieure aux cathédrales Notre-Dame de Strasbourg, Notre-Dame d'Amiens et à celle de Beauvais. Consacrée à la Vierge Marie, la cathédrale a été achevée au XIVe siècle lorsqu'on l'agrandit pour pouvoir accueillir les personnes présentes aux sacres royaux.
Il s'agit de l'une des réalisations majeures de l'art gothique en France, tant pour son architecture que pour sa statuaire qui ne compte pas moins de 2303 statues. Elle est inscrite, à ce titre, au patrimoine mondial de l'UNESCO depuis 1991. La plupart des historiens et des archéologues affirment que ce serait d'un point de vue artistique, la plus belle cathédrale du monde[réf. nécessaire]. Haut lieu du tourisme champenois, elle a accueilli 1 500 000 visiteurs en 2007[1].
Historique
En 401, une première cathédrale fut consacrée à Reims par l'évêque saint Nicaise sur d'anciens thermes gallo-romains. Déjà dédiée à la Sainte Vierge, cet édifice accueillit le baptême de Clovis consacré par l'évêque saint Remi (le 25 décembre d'une année comprise entre 496 et 499 selon certains historiens). En 816, le fils de Charlemagne, Louis Ier le Pieux choisit Reims pour y être sacré empereur. C'est le premier sacre d'un monarque français à Reims. En 852, l’évêque Hincmar consacre une seconde cathédrale bâtie à l’emplacement de la première. Sous l'Ancien Régime, celle-ci devient le lieu du sacre des rois de France.
À partir de 976, l'évêque Adalbéron de Reims fait embellir la cathédrale carolingienne. L'historien Richer de Reims, élève d'Adalbéron, nous donne une description très précise des travaux effectués par l'archevêque :
« Dans les premiers temps de sa promotion, il s'occupa beaucoup des bâtiments de son église. Il abattit entièrement les arcades qui, s'étendant depuis l'entrée jusqu'à près du quart de la basilique, la coupaient jusqu'en haut, en sorte que toute l'église, embellie, acquit plus d'étendue et une forme plus convenable. Il plaça, avec les honneurs qui lui étaient dus, le corps de saint Calixte, pape et martyr, à l'entrée même de l'église, c'est-à-dire dans un lieu plus apparent, et il y éleva un autel avec un oratoire très bien disposé pour ceux qui y viendraient prier. Il décora l'autel principal de croix d'or et l'enveloppa d'un treillis resplendissant (…). Il éclaira cette même église par des fenêtres où étaient représentées diverses histoires et la dota de cloches mugissantes à l'égal du tonnerre. »
— Richer de Reims, Histoires, v. 990[2].
Le 6 mai 1211, l'archevêque de Reims Albéric de Humbert lance la construction de la nouvelle cathédrale de Reims (l'édifice actuel), destinée à remplacer la cathédrale carolingienne détruite par un incendie l'année précédente. Quatre architectes se succédèrent sur le chantier dont le gros œuvre fut achevé en 1275 : Jean d'Orbais, Jean-le-Loup, Gaucher de Reims et Bernard de Soissons.
En 1481, un incendie ravage l'édifice.
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Le prestige de la sainte Ampoule et la puissance politique des archevêques de Reims aboutirent à partir d'Henri Ier1027) à fixer définitivement le lieu du sacre à Reims. Tous les rois de France capétiens, à l'exception d'Hugues Capet, Robert II, Louis VI , Henri IV et Louis XVIII, se sont fait sacrer dans la cité rémoise. (
Lorsque Louis IX se fait couronner en 1226, la cathédrale telle qu'on la connaît aujourd'hui est encore en construction.
Le sacre de Charles VII en 1429 revêt une importance toute particulière, en cela qu'il inverse le cours de la guerre de Cent Ans grâce à la ténacité de Jeanne d'Arc dont une statue trône dans la cathédrale.
La cathédrale glorifie la royauté. Sur la façade, au centre de la galerie des rois composée de 56 statues d'une hauteur de 4,5 mètres, Clovis trône entouré de sa femme sainte Clotilde et de saint Remi.
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Malgré le fait que Reims soit le symbole du pouvoir royal puisque les rois s'y font sacrer, les troubles de la Révolution française n'ont pas atteint l'ampleur que l'on a pu constater ailleurs comme à Chartres où la structure-même de la cathédrale s'est trouvée menacée[3]. Certaines statues sont cassées, des portails arrachés, le sceptre et la main de justice brûlés[4]. La cathédrale est transformée en magasin à fourrage et le projet de la raser est rapidement abandonné.
En 1860, Eugène Viollet-le-Duc dirige les travaux de restauration de la cathédrale de Reims[5].
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La cathédrale de Reims a été qualifiée de « cathédrale martyre » car, en 1914, peu après le début des hostilités, elle commença à être bombardée par les Allemands. Le premier tir de vingt-cinq obus toucha la cathédrale le 19 septembre 1914[6]. Un échafaudage resté en place sur la tour nord prit feu vers 15h, permettant à l'incendie de se communiquer à toute la charpente. Le plomb de la toiture fondit et se déversa par les gargouilles, détruisant la résidence des archevêques : le palais du Tau. Les riverains le ramassèrent par la suite et le restituèrent à l'issue du conflit. La destruction du monument entraîna une forte vague d'émotion à travers le pays. Plusieurs prisonniers blessés allemands réfugiés dans la cathédrale furent tués[6].
La cathédrale fut restaurée sous la direction d'Henri Deneux, natif de Reims et architecte en chef des monuments historiques, avec l'aide précieuse de mécènes américains (notamment la famille Rockefeller). Le chantier débuta en 1919 et dure encore de nos jours. La charpente de chêne, détruite, fut remplacée par une remarquable structure, plus légère et ininflammable, constituée de petits éléments préfabriqués en ciment-armé, reliés par des clavettes en chêne pour garantir la souplesse de l'ensemble.
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Deneux s'est inspiré d'un ingénieux système inventé par l'architecte Philibert Delorme au XVIe siècle. Son faible encombrement a permis le dégagement d'un vaste espace, formant une véritable nef, au-dessus du voûtement.
De nos jours, les clochers ne possèdent plus que deux cloches : Marie (7 tonnes et demie) et Charlotte (10 tonnes - à confirmer). Elles ne sont plus utilisées, de peur de continuer à fragiliser le bâtiment, fortement endommagé durant la Première Guerre mondiale[7].
Structures
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- longueur totale hors œuvre : 149,17 m (contre 130 m pour Notre-Dame de Paris et 145 m pour Notre-Dame d'Amiens)
- longueur intérieure : 138 m
- hauteur de la nef 38 m (33 m à Paris)
- hauteur des collatéraux de la nef : 16,5 m
- largeur de la nef 14,65 m (15,25 m pour Saint-Étienne de Sens et 12 m pour Notre-Dame de Paris)
- longueur du transept : 61 m
- largeur du transept : 30,70 m
- hauteur des deux tours de façade : 81,50 m (69 m à Paris)
- hauteur du clocher (tour à l'Ange) : 87 m
- largeur de la façade occidentale : 48,80 m (41 m à Paris)
- surface du bâtiment : 6 650 mètres carrés
Rosaces
- diamètre de la rosace ouest : 12,5 m (13,1 m pour les deux rosaces du transept de Notre-Dame de Paris)
- diamètre de la rosace nord : 9,65 m
- diamètre de la rosace sud : 9,65 m
Description
La hauteur de la nef sous voûte est de 38 mètres, elle est donc bien inférieure à celle de la cathédrale Notre-Dame d'Amiens (42,30 m) ou de celle de cathédrale Saint-Pierre de Beauvais (46,77 m). L'impression générale depuis l'extérieur est, comme pour toutes les églises gothiques, celle d'un grand élan vers le ciel. Les deux tours occidentales sont dépourvues de flèches mais culminent tout de même à près de 82 mètres de hauteur.
Le point le plus élevé est l'angle du clocher à l'ange situé au-dessus de l'abside à 87 mètres. L’orientation de la cathédrale est selon un axe Sud-Ouest Nord-Est. La cathédrale est donc orientée non pas vers l'Orient, mais dans l’axe du solstice d'été, le 21 juin lorsque le soleil se lève à l'apogée d’un cycle annuel. Angle nord-est bien connu pour être celui des inaugurations… entre autres. Début de nouveau cycle, renouveau de la vie. Il est intéressant de remarquer que le Nord de la France présente un ensemble de cathédrales des XIIe et XIIIe siècles, toutes dédiées à Notre-Dame, dont la disposition rappelle celle des étoiles de la Constellation de la Vierge, telle qu’elle devait être au moment de la naissance de Jésus.
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La façade intérieure est entre autres célèbre pour la sculpture dite de la Communion du Chevalier[8].
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La cathédrale de Reims a une très riche statuaire qui est supérieure à celle de toutes les autres cathédrales européennes, après Notre-Dame de Chartres. Le nombre de statues qui l'ornent, s'élève en effet à 2303[9]. On peut observer notamment sur le portail gauche la statue de l'Ange au Sourire, emblème de la ville de Reims, et celle de la Reine de Saba restaurée en 2006 - 2007. L'édifice se distingue par une rare unité de style, malgré une construction qui s'étendit sur plus de deux cents ans (principalement au XIIIe siècle).
À 50 mètres du sol, sur la face occidentale, se trouve la « galerie des rois » avec, au centre, le baptême de Clovis. Plus bas, on peut observer le récit du combat de David contre Goliath et, juste au-dessus du grand portail, le couronnement de la Vierge.
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