ACROS Fukuoka.
| ACROS Fukuoka アクロス福岡 | |
| L'ACROS Fukuoka, côté terrasse | |
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| Lieu | Fukuoka, |
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| Architecte(s) | Emilio Ambasz & Associates |
| Inauguration | Avril 1995 |
| Site web | (ja) www.acros.or.jp |
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L'ACROS Fukuoka est un centre d'échange culturel situé dans le quartier Tenjin de Fukuoka, au Japon. Le terme ACROS est l'acronyme de Asian CrossRoad Over the Sea, exprimant l'ouverture de ce lieu sur le monde. Inauguré en avril 1995 après plus de trois ans de travaux, conçu par l'architecte Emilio Ambasz, il est composé entre autres d'une salle de concert symphonique, d'un centre de conférence, d'un centre d'information culturel à l'adresse des touristes et d'une galerie d'art traditionnel. L'une des façades du bâtiment est en grande partie recouverte de végétation, en faisant l'un des premiers chefs d'œuvres de l'architecture écologique.
L'intérieur
Le bâtiment est constitué de nombreuses salles, où peuvent être données des conférences et être réalisées des expositions.
Adaptée aux orchestre symphoniques mais aussi aux orchestres de chambre, la salle de concert dispose d'une capacité d'accueil de 1867 sièges, répartis sur trois niveaux.
Des conférences y sont parfois données.
Au service des touristes, le centre d'information permet de s'informer sur les évènements culturels ayant lieu dans la préfecture de Fukuoka et les autres préfectures de Kyūshū.
Il s'y tient une exposition permanente d'artisanat traditionnel. Des expositions temporaires sont organisées chaque semaine
Le jardin
La face sud de l'ACROS Fukuoka est recouverte de végétation. Ces 5 400 m2 de verdure en font l'un des plus grands bâtiments verts du Japon. L'isolation ainsi réalisée permet de réduire les dépenses énergétiques et le réchauffement climatique.
À l'origine constituée de 37 000 plantes de 76 variétés différentes, la façade végétale se compose maintenant de 50 000 plantes de 120 variétés différentes.
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CONTE ABSURDE : LA DÉTRESSE SOMPTUEUSE DE MARIE ODILE PATRECHNEK, FILLE D'UN PAYSAN TURC ET D'UNE ROMANICHELLE ROUSSE ET EXALTÉE...
Voici un conte absurde que je vais vous narrer d'une façon absurde tout en essayant de le rendre passionnant...
Bon voyage !!!...
TOME 1
1ère partie
Chapitre1
Préambule (mais pas à l'après midi d'un faune) ...
EN AVANT !!!...
C'est par une insolente et tiède nuit d'été de l'an 22 avant toute ère que naquit Marie Odile Patrechnek, dans les faubourgs de Prague, baignée à cette époque de l'année par une lumière inconcevable et pourtant bien réelle.
Elle naquit donc de père inconnu mais Turc et d'une mère reconnue pour son inégalable talent à interpréter les runes. Aurait il fallu anticiper et désavouer cette pratique occulte et audacieuse afin d'éviter la recrudescence virulente de prophéties conflictuelles en tous genres ??? C'est ce que nous tenterons d'élucider dans le tome 37, chapitre quatre de cet ouvrage. Elle vint donc au monde avec sur elle, et comme unique enveloppe corporelle, un tissu étrange, composé de fibres encore non identifiées aujourd'hui, et, on le sut bien plus tard, d'une origine cosmique hors du commun.
Je ne m'attarderai point sur le strabisme convergent dont elle hérita bien malgré elle à sa naissance.
Coquetterie dans l'oeil qui lui valut plus tard d'ajouter à son sourire angevin un mystérieux contre-parallélisme chatoyant...
Elle se révéla rapidement extraordinairement douée de facultés médiumniques, hélas rarement exploitées car cette enfant n'eût voulu pour rien au monde en faire un quelconque fonds de commerce, consciente de cette acquisition spirituelle et immatérielle.
Par contre son insolente et précoce habileté au bricolage lui permit plus tard d'ouvrir une boutique, "à la chignole de Béthléem", et de survivre ainsi à la terrible guerre de 3107 ans qui sévissait jusqu'à la rive gauche du Jourdain...
D'innombrables interprétations concernant les causes de son arrachement à la cellule familiale existent, et en dresser une liste exhaustive serait pure folie prétentieuse et inconvenante ici.
Les plus plausibles d'entres elles sont au nombre de quatre, chiffre qui deviendra plus tard l'emblème sacré qui imprégnera in vitam eternam l'itinéraire farfelu et ô combien universel de cette secrète enfant.
1. On dit qu'elle aurait été vendue pour 1500 piastres à un réparateur de charrettes à foin, lui même et celui-même qui devint gouverneur de la province de Baboutichelle.
2. On dit qu'elle fut capturée pendant la fronde qui sévit en 14 après J.C, et emmenée au quadruple galop sur le fougueux Georgius, étalon royal ayant appartenu au Prince de Chyppottask, jusqu'au royaume de Bouboutthysse.
Mais hélas aucune preuve ni trace d'archives de l'époque ne semblent pouvoir en témoigner et étayer la moindre thèse...
3. On prétend qu'une reine stérile du nom de Pêpêchat diligenta son plus fidèle et dévoué coursier-huissier-notaire Bédouin, qui serait parvenu à établir la preuve de l'illégitimité de l'enfant afin de la confier, soi-disant, aux fondateurs des grandes oeuvres apostoliques de la 4ème Dune du Nord...fadaises en ce qui me concerne mais en tant que rapporteur-narrateur des faits, mon avis demeure caduc.
4. Enfin, et c'est la source la plus crédible à mes yeux, sachant qu'en tant que rapporteur-narrateur des faits, mon avis demeure caduc, cette enfant aurait été échangée au nez et au bouc de son père, en plein brouillard, du à un anticyclone poussif, contre un sac de carottes magiques. Mon oeil !!!...mais bon, sachant qu'en tant que rapporteur-narrateur des faits, mon avis demeure caduc...
Ceci dit, Brahim, (mon nègre eunuque), tu constateras en t'enfonçant plus profondément dans mon récit, que les apparences sont trompeuses, et que Pippoudoux (son frère issu d'un deuxième lit) osera un jour porter à la connaissance du plus grand nombre les nobles origines de Marie-Odile Patrechnek.
Mais ne brûlons point les étapes et intéressons-nous dans le 1er chapitre aux extraordinaires débuts dans la vie de cette créature exceptionnelle...
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A suivre...
Le lutin cosmique
Cratère sidéral de vie
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AU BOUT DE LA NUIT...
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"J'ai goûté à ta vie, savoureuse et sucrée
J'ai bu à ta candeur, mystérieuse et nacrée,
Jamais je ne me lasse de tes doux mots entendre
Et de frôler ta chair m'est si puissant et tendre.
Avec toi l'univers semble bien moins obscur
Et tu es mon symbole du plus parfait azur.
Avec toi les oiseaux ont mélodieux accents
Et je me trouve nu, envoûté, innocent.
Avec toi je gravis les insolents sommets,
Rien ne m'est refusé, ne se trouve fermé,
Je bois jusqu'à l'ivresse tes secrètes paroles
Et je vois ton aura, ton immense auréole.
Avec toi tout se mêle, tout est radieux mélange
Et au fonds de ton coeur le sourire des anges
Me torture d'amour, m'aveugle de lumière.
Tu es ma douce Reine, ma promise, ma première
Et au creux de tes bras je pénètre les cieux,
Ton amour m'a grandi, a fait de moi ton Dieu..."
Ce poème est dédié à Cathy-Marmotte...
Cratère sidéral de vie.
Le Lutin cosmique.
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BOBBY...
Une vieille dame fait appel aux services d'un réparateur car son lave-vaisselle est en panne.
Au téléphone elle indique au réparateur qu'il doit récupérer les clés de sa maison chez la voisine car elle doit s'absenter toute la journée.
Le réparateur arrive et trouve un petit mot écrit par la vieille dame sur le guéridon dans l'entrée.
"N'ayez pas peur de Bobby, c'est un gros chien mais il n'est pas méchant...par contre n'adressez la parole sous aucun prétexte à mon perroquet..."
L'homme se met au travail et, au bout d'un quart d'heure, il commence à pester car la réparation s'avère plus longue et difficile que prévue...
Soudain il entend le perroquet :
"Abruti !!! bon à rien !!! trop payé !!! c'est comme ça qu'on bosse chez Miele !!!"
Là le réparateur craque et s'adresse au perroquet :
"Ta gueule sac à merde !!!"
Et alors le perroquet se met à hurler :
"Bobby !!! attaque !!!"...
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Cratère sidéral de vie.
Le Lutin Cosmique.
PLUME D'AMOUR.
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L'encrier de ton coeur a inspiré mes vers.
Qu'ils sont doux avec toi les frimas de l'hiver,
Point de rudesse ici, que suaves instants,
Qu'harmonieux filaments aux dédales du temps.
Le miroir de ton âme a encensé mon sein,
Cette idylle sacrée est mon plus beau dessein,
Ce royaume flamboie de ta magnificence,
Ta splendeur, ton éclat, reflets de ta puissance
Puisent leur tendre orgueuil dans la nuit de mes mots.
Avec toi mon amour il n'y a point de maux
Qui ne trouvent remède au creux de notre union,
Ton sourire éternel est grâce et communion
Avec les divins anges et les fées des grands cieux.
Poète dans ta chair, amant audacieux,
Fragile et grand secret, lumière indéfectible,
Tu m'as conduit là haut, fier et indestructible.
Pour toi j'atténuerais l'aube et du crépuscule
Ferais un matin clair où tu te baignerais
Et toute entière à moi alors te donnerais...
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Cratère sidéral de vie.
Le Lutin Cosmique.
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Avenue Q.
| Avenue Q | |
| Logo de la production française | |
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| Titre original | Avenue Q |
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| Livret | Jeff Whitty |
| Lyrics | Robert Lopez et Jeff Marx |
| Musique | Robert Lopez et Jeff Marx |
| Mise en scène | Jason Moore |
| Chorégraphie | Ken Roberson |
| Décors | Anna Louizos |
| Costumes | Mirena Rada |
| Lumières | Howell Binkley |
| Première | 31 juillet 2003 John Golden Theatre, New York City |
| Langue d’origine | Anglais |
| Pays d’origine | |
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Avenue Q est une comédie musicale en deux actes, créée à Broadway en 2003 par Robert Lopez et Jeff Marx. Elle tire son originalité du fait qu'elle est jouée par des marionnettes (ainsi que quelques acteurs). On pourrait la situer entre Le Muppet Show, pour ses marionnettes fort ressemblantes à celles de Jim Henson, et le dessin animé South Park, pour l'humour décalé.
Avenue Q parodie l'émission éducative pour enfants Sesame Street (1 rue Sésame pour la France). Le Cookie Monster de Sesame Street, par exemple, est remplacé ici par le Trekkie Monster, qui plutôt que d'être accro aux cookies est accro à la pornographie sur Internet.
Adaptation française
La version française d'Avenue Q sera jouée à Paris, France, à partir du 2 février 2012 sur la scène de Bobino. L'adaptation est de Bruno Gaccio, et la mise en scène de Dominique Guillo assisté de Sébastien Fèvre (Hairspray, Un violon sur le toit, etc.). La production est assurée par Bernard Bitan, et la production exécutive par Catherine Mahéo. La direction musicale est assurée par Raphael Sanchez (Le roi Lion, Il était une fois Joe Dassin, Le cirque du soleil, etc.). François Guizérix (Les Guignols de l'info, L'île aux enfants, etc.) est le conseiller en marionnettes et formateur des acteurs chanteurs. Les costumes sont signés par Sophie Goudard et Camille Paraïso.
West End production
Avenue Q ouvrit à Londres en 2006 au Noël Coward Theatre ou il se joua jusqu'en mars 2009 après 1 179 performances, puis re-ouvrit en Juin 2009 au Gielgud Theatre. Après 327 performances, le spectacle fût transféré en Mars 2010 au Wyndham's Theatre où il ferma définitivement le 30 Octobre 2010 après 5 ans dans la capitale.
Chansons
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Bataille de Madagascar.
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Craignant que l’Inde se retrouve isolée, les forces britanniques mènent, le 5 mai 1942, l’opération Ironclad, appelée également bataille de Madagascar ou bataille de Diego-Suarez. C’est une invasion amphibie de la colonie française de Madagascar, à Diego-Suarez, commandée par le gouverneur général vichyste Armand Annet en place depuis avril 1941.
Préambule
Au début de l'année 1942, les dirigeants des forces alliées pensent que les ports de Madagascar pourraient être utilisés par les Japonais.
Par ailleurs, les Allemands surveillent de près si le gouvernement de Vichy fait son possible pour maintenir le pays dans la neutralité.
Après la conquête de l'Asie du Sud-Est (à l'est de la Birmanie à la fin de février 1942), le haut commandement japonais déplace son axe d’effort vers l’Ouest. Les sous-marins de la flotte impériale japonaise se déplacent librement dans l'ensemble de l'océan Indien. Du 31 mars au 10 avril 1942, les Japonais mènent des raids sur les ports britanniques dans l'océan Indien en particulier sur Colombo, Trincomalee et Batticaloa situés sur l'île de Ceylan.
Ce raid conduit les Britanniques à déménager dans une nouvelle base, plus lointaine: Kilindini, proche de Mombasa, au Kenya. De ce fait le passage de la flotte britannique ouvre aux Japonais un nouvel angle d'attaque.
Si elles utilisent les bases de Madagascar, les forces navales japonaises menaceront les lignes de communication alliées dans une région qui s'étend du Pacifique à la France, au Moyen-Orient et à l'Atlantique sud, affectant également le ravitaillement de la 8e armée et de la flotte britannique de l'Est, dans les océans Indien et Pacifique.
Le états-majors britanniques décident de lancer un assaut amphibie sur Madagascar. Le plan est connu sous le nom de « opération Ironclad ». Les forces alliées s’appuient principalement sur la British Army et la Royal Navy. Elles sont commandées par le major-général Robert Sturges des Royal Marines.
Les forces alliées navales sont composées de plus de 50 navires, établis à partir de la Force H, de la British Home Fleet et de la flotte britannique de l'Est, commandée par l'amiral Edward Neville Syfret.
La flotte comprenait l'Illustrious, son navire-jumeau l'Indomitable et le vieux Ramillies afin de couvrir le débarquement.
L’opération Ironclad
Dans la nuit du 4 mai 1942, une puissante escadre, commandée par le contre-amiral Syfret, à bord du cuirassé Ramillies, appuyée par les porte-avions Illustrious et Indomitable, aux ordres du contre-amiral Boyd, arriva au large de la baie du Courrier face à Diego-Suarez.
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Le 5 mai 1942, à 5h10, des explosions de bombes et de torpilles détruisirent les quelques bâtiments de guerre français, qui se trouvaient dans le port de Diego-Suarez. Tous les avions et les navires de la base furent détruits, à l'exception de l'aviso colonial d'Entrecasteaux.
Certains avions lâchaient des tracts réclamant la reddition immédiate et inconditionnelle de l'île.
Les troupes britanniques ont débarqué dans la baie d’Ambararata et dans la baie Courrier, juste à l'ouest du grand port de Diego-Suarez, à la pointe nord de Madagascar. La garnison, sous le commandement du général Guillemet et du capitaine de vaisseau Maerten, d'environ 4 000 hommes, dont 800 Européens, réussit à contenir les assaillants durant toute la journée.
Le général Sturges, commandant des troupes de débarquement, demanda au HMS Ramilllies d'éliminer le d'Entrecasteaux dont le tir précis empêchait le progression à terre. Devant le surnombre l'aviso dû s'échouer, mais les canonniers continuèrent à riposter.
Pendant ce temps, une attaque de diversion était organisée à l'est. Sous le couvert de la nuit, le destroyer Anthony se glissa à l'intérieur du port et y débarqua un détachement de marines du Ramillies. Ceux-ci s'infiltrèrent en arrière des lignes et s'emparèrent de plusieurs points stratégiques.
L'attaque principale fut lancée au jour, le 6 mai, elle perça les défenses : au bout de quelques heures, la dernière batterie côtière se rendit.
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Le sous-marin le Héros, rappelé de l'escorte d'un convoi par le commandant Maerten, atteignit la baie du Courrier mais y fut attaqué par la corvette Genista, puis par des appareils de l'Illustrious. Il coula à 5 heures, le 7 mai, vingt-sept membres de son équipage trouvèrent la mort. Un autre sous-marin, le Monge, fut détruit le lendemain, après avoir essayé de torpiller l’Indomitable.
Le 7 mai, après de violents combats, les forces françaises se retirent vers le sud, Diego-Suarez est prise par les Britanniques.
Attaque des sous-marins japonais
Les sous-marins japonais I-10, I-16 et I -20 sont arrivés le 29 mai, trois semaines après le débarquement1.
L'avion de reconnaissance de l’I-10 a repéré le HMS Ramillies ancré dans le port de Diego-Suarez, l'avion ayant été repéré, le Ramillies s’est déplacé. Toutefois l’I-20 et l’I-16 ont lancé deux sous-marins de poche, dont l'un a réussi à entrer dans le port et a tiré deux torpilles, malgré les grenades anti-sous-marines lancées par deux corvettes.
Une torpille a gravement endommagé le Ramillies, tandis que la seconde a coulé le pétrolier britannique Fidélité, qui fut renfloué plus tard.
Le Ramillies, a été, par la suite, réparé à Durban et Plymouth.
Leur sous-marin de poche (M-20b) échoué, à Nosy Antalikely, le lieutenant Saburo Akieda et maître Masami Takemoto, se déplacent à l'intérieur des terres, près du Cap Amber, pour se cacher. Toutefois, repérés, quand ils ont acheté de la nourriture dans un village, ils ont été tués dans une fusillade avec les Royal Marines, trois jours plus tard.
Le deuxième sous-marin de poche a été perdu en mer et le corps de l'un des membres d'équipage a été retrouvé, le lendemain.
La bataille de Madagascar
François Darlan, alors chef du gouvernement de Vichy, ordonne de résister jusqu'au bout, y compris par des actions de guérilla. Les hostilités se poursuivent pendant plusieurs mois.
En remplacement des deux brigades de la 5e division d'infanterie britannique transférées en Inde, le 22 juin, la brigade de l’Afrique de l'Est (King's African Rifles), la 7e brigade motorisée sud-africaine de la 3e division d’infanterie et la 27e brigade d'infanterie rhodésienne arrivent à Madagascar.
Le 10 septembre la 29e brigade et un groupe de la 22e brigade débarquent à Majunga, dans le nord-ouest, afin de relancer les opérations offensives alliées.
La progression britannique est lente à cause, des petites escarmouches avec les forces armées de Vichy, et des dizaines d'obstacles érigés sur les routes principales. Toutefois les forces françaises combattent si mollement que c’est sans trop d'opposition que les alliés capturent la capitale, Antananarivo, puis la ville de Ambalavao.
Le 18 octobre, Andriamanalina tombe.
Le 8 novembre 1942, le gouverneur général Armand Annet capitule près de Ihosy, dans le sud de l'île2.
Les Allemands peuvent avoir l'impression que Madagascar a été bien défendue. Sur les 1 200 Français faits prisonniers, 900 se rallient à la France libre.
Forces en présence
Pertes
- 150 tués
- 500 blessés
Les navires français se trouvant dans la rade sont coulés :
- le croiseur auxiliaire Bougainville
- le sous-marin Bévéziers.
- l’aviso colonial d'Entrecasteaux. s’échoua.
- les sous-marins de classe Le Redoutable le Héros et Monge sont coulés au large.
Tous les avions sont détruits sur le terrain d'aviation, soit :
- 18 Morane-Saulnier MS.406 et
- 6 Potez 63.11
Ces combats entraînent la mort de l’aviateur Jean Assollant qui avait établi la première liaison aérienne à bord de "l'Oiseau Canari" entre les USA et la France.
pertes totales :
- 620 hommes au total (avec les morts de maladies) dont :
- 107 tués (30 tués dans les opérations à l’intérieur de l’île).
- 280 blessés (90 blessés dans les opérations à l’intérieur de l’île).
Polémique
Cette opération contre Diego-Suarez, fut ressentie par les Français libres comme un second Mers-el-Kébir.
Cela fait des mois que le général de Gaulle invite les Britanniques à l’aider à intervenir à Madagascar. Ils ont à chaque fois refusé pour agir seuls et sans le prévenir. Personne n’a jugé utile d’informer Charles de Gaulle de cette opération. Il l’apprend par un coup de téléphone d’un journaliste de l‘Associated Press, le 5 mai 1942 à 3 heures du matin.
Sa réaction, face à cette atteinte à la souveraineté nationale, est rapide, violente, extrême et sans appel. Pour lui, les Britanniques ne respectent pas les accords signés et abusent de la faiblesse momentanée pour évincer la France de ses colonies. Au petit matin, de Gaulle se rend au Carlton Garden où il a convoqué tout son état-major. Il leur signifie : « La France libre, c’est fini ! Engagez-vous dans l’armée canadienne, au moins vous combattrez les Allemands ».
Charles de Gaulle joue également la carte soviétique. Il reçoit Bogomolov, l’ambassadeur soviétique à Londres, puis rencontre Molotov qui l’assure du soutien de l’URSS à la France Libre. La constitution de l’escadrille Normandie Niemen, prévue auparavant, s’accélère.
Ces nouvelles sèment l’inquiétude à Downing Street et au Foreign Office. De Gaulle a réussi son bluff.
Toutefois, la crise dure encore trois mois. Les Britanniques gardent le contrôle de l'île jusqu'en janvier 1943, date à laquelle les Forces françaises libres, sous la direction du général Paul Legentilhomme, se voient enfin confier le pouvoir à Madagascar3. Legentilhomme est remplacé en mai par le gouverneur général Pierre de Saint Mart.
Bilan
Pendant toute la durée de l'opération, de Gaulle ne décolère pas. Les FFL ne sont pas impliquées et, sur place, les Français qui se sont ralliés ne sont pas utilisés.
L'impression donnée est qu'à la France de Vichy et à la France libre, s'ajoute une troisième France, administrée par les Britanniques. Si l'on considère, comme le fait Robert Paxton, que l'opération de Madagascar est en quelque sorte une répétition pour tester la réaction de Vichy à une invasion alliée, comme ce sera le cas, quelques mois plus tard en Afrique du Nord, force est de constater que ce schéma de la troisième France est une préfiguration de la situation politique en Afrique française du Nord entre novembre 1942 et avril 1943. Le conflit entre Britanniques et vichystes, puis les trois mois durant lesquels l'île échappe à tout contrôle français, atteignent durement le prestige de la France auprès des autochtones4.
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Diathèse.
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Le terme de diathèse s'utilise en linguistique pour désigner ce que l'on entend plus communément par « voix » verbale. C'est un trait grammatical décrivant comment s'organisent les rôles sémantiques dévolus aux actants par rapport au procès verbal ; elle considère surtout comment sont répartis ceux d'acteur du procès verbal et de patient (le cas échéant). Changer la diathèse d'un verbe quand l'opération est possible ne doit pas modifier profondément le sens de l'énoncé. Le terme de voix est réservé à la morphologie verbale : il décrit la forme que prend le verbe pour signifier une diathèse.
Certains verbes sont intrinsèquement dénués de toute notion de diathèse : ce sont principalement les verbes d'état (comme être, paraître, sembler, demeurer, rester, etc. en français) ; ceux-ci sont en effet extérieurs à la notion d'actance. Ils se conjuguent cependant à la voix active (qui est la voix non marquée en français). Distinguer voix de diathèse est donc nécessaire dans l'analyse de détails.
L'on considère qu'il existe deux diathèses principales que l'on peut permuter, la voix active et la voix passive. Ce ne sont cependant pas les seules.
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Voix active
Dans cette diathèse, le sujet grammatical et l'objet grammatical coïncident respectivement avec les rôles sémantiques d'acteur et d'objet patient. La voix active est de loin la manière « normale » et la plus répandue dans les langues du monde pour énoncer une action verbale.
Dans les langues flexionnelles, le sujet est normalement au nominatif, l'objet à l'accusatif. Le cas est différent dans les langues à ergativité verbale (voir aussi plus bas).
Exemples :
- français : le chat [sujet acteur] mange [verbe] la souris [objet patient] ;
- anglais : the cat [sujet acteur] eats [verbe] the mouse [objet patient] ;
- latin : feles [sujet acteur] murem [objet patient] edit [verbe] ;
- allemand : die Katze [sujet acteur] isst [verbe] die Maus [objet patient] ;
- grec ancien : ὁ αἴλουρος [sujet acteur : nomin.] ἔδει [verbe] τὸν μῦν [objet patient : accus.] (ho aíluros / édei / tòn mũn) ;
- russe : кошка [sujet acteur] ест [verbe] мышку [objet patient : accus.] (kochka / yéste / mychkou) ;
- chinois : 貓 [sujet acteur] 吃 [verbe] 老鼠 [objet patient] (māo / chī / lǎoshǔ) ;
- japonais : 猫が [sujet acteur] ねずみを [objet patient] 食べます [verbe] (neko-ga / nezumi-wo / tabemasu) ;
- xhosa : ikati [sujet acteur] iyatya [verbe] impuku [objet patient].
Voix passive
On peut noter qu'il existe des langues qui n'ont pas le choix entre plusieurs voix : la voix passive est donc une possibilité parmi d'autres d'énoncer l'action verbale. C'est le cas en créole de la Guadeloupe, par exemple, qui ne dispose que de l'actif (il y existe cependant quelques verbes de sens passif, comme pri « être pris » par opposition à pwann « prendre », mais cette distinction est lexicale et non syntaxique : il n'est pas possible de transformer n'importe quelle phrase active en phrase passive. Ainsi : an ka pwann biten-lasa « je prends cette chose » ~ biten-lasa ka pri « cette chose est prise », mais on ne peut rendre passif l'énoncé an ka vwè biten-lasa « je vois cette chose » parce qu'il n'existe pas de verbe « être vu »).
Dans cette diathèse, l'objet patient devient sujet grammatical. C'est donc une thématisation du patient par inversion des actants.
Cette diathèse est le plus souvent sentie comme secondaire par rapport à la voix active (qui serait un « degré zéro » d'expression) ; il s'agit de la transformation d'un énoncé actif, dans laquelle l'objet patient de l'actif devient le sujet patient (« sujet grammatical qui subit l'action »), tandis que le sujet acteur devient le complément d'agent du verbe. Ce qui montre bien le caractère secondaire de cette diathèse dans certaines langues, c'est la possibilité de construire un énoncé passif agentif (à partir d'un verbe qui s'y prête) tout en créant une phrase qui « ne se dirait pas » ; prenons l'exemple du français : la choucroute est mangée par moi est un énoncé valide mais artificiel par rapport à je mange la choucroute.
Le verbe lui-même peut changer de forme dans les langues flexionnelles (il se met à la voix passive). Selon les langues, le complément d'agent est souvent introduit par une préposition :
- Actif : [A = actant¹ = sujet acteur] + [B = procès verbal] + [C = actant² = objet patient] ;
- Passif : [C = actant¹ = sujet patient] + [B = procès verbal] (+ [prép.]) + [A = actant² = d'agent].
- Il est entendu que l'ordre dans lequel se suivent les actants dépend de la langue.
Exemples de transformation passive des énoncés précédents :
- français : la souris [sujet patient] est mangée [verbe au passif] par [prép.] le chat [complément d'agent] ;
- anglais : the mouse [sujet patient] is eaten [verbe au passif] by [préposition] the cat [complément d'agent] ;
- chinois : 老鼠 [sujet patient] 被 [prép.] 貓 [complément d'agent] 吃了 [verbe invariable] (lǎoshǔ / bèi / māo / chīle)1 ;
- latin : mus [sujet patient : nomin.] a [< ab prép.] fele [complément d'agent : cas oblique] editur [verbe au passif] ;
- grec ancien : ὁ μῦς [sujet patient : nomin.] ἔδεται [verbe au passif] (ὑπὸ [prép.]) τοῦ αἰλούρου [complément d'agent : cas oblique] (ho mũs / édetai / hupò / toũ ailúrou2 ;
- japonais : ねずみは [sujet patient] 猫に [complément d'agent] たべられます [verbe au passif] (nezumi-wa / neko-ni / taberaremasu) ;
- xhosa : impuku [sujet patient] ityawa [verbe au passif] yikati [complément d'agent]3.
L'on a ici envisagé les cas où la phrase passive serait le résultat de la transformation d'une phrase active. Le complément d'agent y est donc obligatoire, puisqu'il reprend le sujet de la phrase active. Par conséquent, seuls les verbes transitifs directs (c'est-à-dire les bi- ou trivalents) peuvent subir cette transformation (on ne peut considérer valides des transformations comme je lui parle > *il est parlé à par moi ; en revanche, cette langue est parlée par des milliers de locuteurs est valide, puisque l'on utilise le verbe parler de manière transitive directe). C'est pour cela que l'on parle de passif agentif.
Il existe cependant des constructions passives qui ne sont pas issues de telles transformations et dans lesquelles l'agent n'est pas nécessaire voire impossible. Si le sujet patient d'un énoncé au passif non agentif continue de « subir l'action », le sujet sémantique de l'énoncé (celui qui agit réellement) n'est pas indiqué. Dans certaines langues (anglais, latin, grec dans une moindre part) un verbe peut être mis au passif non agentif alors qu'il est intransitif ou transitif indirect ; il peut même recevoir un objet patient. Dans ce cas, le passif non agentif sert de forme impersonnelle, indiquée dans les exemples suivants par la traduction au moyen de on.
Exemples :
- français : la souris [sujet patient] est mangée [verbe transitif direct au passif]4 ;
- anglais :
- the mouse [sujet patient] is eaten [verbe transitif direct au passif],
- this bed [sujet patient] has been slept in [verbe intransitif au passif] = « *ce lit a été dormi dans » = « on a dormi dans ce lit »,
- Marc [sujet destinataire] was given [verbe transitif au passif] a knife [objet patient]5 = « *Marc a été donné un couteau » = « on a donné un couteau à Marc » ;
- norvégien :
- det sies at... (« on dit que », litt. « il est dit que »)
- latin :
- amor [verbe transitif au passif] = « je suis aimé »,
- laboratur [verbe intransitif au passif] = « *il est travaillé » = « on travaille »6 ;
- grec ancien :
- φιλοῦμαι [verbe transitif au passif] (philoũmai) = « je suis aimé »,
- βεϐοήθηταί [verbe transitif indirect au passif] μοι [objet indirect] (beboếthêtaí moi) = « il m'a été porté secours » = « on m'a porté secours »7 ;
- chinois8 :
- 他 [sujet] 被 [prép.] 打了 [verbe transitif + accompli] (tā bèi dǎle) = « il / par / avoir frappé » = « il a été frappé »,
- 老鼠 [sujet-patient ou sujet agissant] 吃了 [verbe transitif + accompli] (lǎoshǔ chīle) = « la souris / avoir mangé » = « la souris a été mangée » ou « la souris a mangé ».
- russe
- дом [sujet] строится [verbe transitif au passif] (dom stroitsa) = « la maison / se construit » = « la maison est construite »
On voit que le passif non agentif est sans doute la forme la plus complexe de passif car son emploi varie énormément d'une langue à l'autre et ses emplois permettent des énoncés parfois intraduisibles directement.
Voix moyenne
Bien moins répandue, la voix moyenne est une diathèse surtout indo-européenne, qui ne s'est que rarement conservée dans les langues modernes dérivées. Elle indique que le sujet-agent accomplit l'action dans son propre intérêt ; il est en sorte agent et patient du procès verbal. Certaines utilisations de la voix moyenne recoupent donc celles de la construction réflexive (comme je me lave). Il serait cependant erroné de parler de voix moyenne pour le français (d'autant plus que la tournure pronominale ne se limite pas à cette diathèse). Le moyen se rencontre principalement en grec ancien, sanskrit, islandais (ancien et moderne) et latin pour une faible part (celui-ci ayant transformé la diathèse moyenne en passif). Il est notable qu'historiquement l'indo-européen opposait l'actif au moyen et ne connaissait pas le passif, qui n'a été qu'un développement tardif, souvent à partir du moyen lui-même (comme en latin). Ainsi, en grec ancien le moyen et le passif sont identiques sauf à deux temps, futur et aoriste : c'est pour cela qu'on parle souvent de voix médio-passive. En sanskrit, le passif et le moyen ne se distinguent principalement qu'au présent ; ailleurs, c'est le moyen qui est utilisé pour signifier l'une ou l'autre voix. En islandais, enfin, les verbes moyens sont obtenus par la suffixation de -st (qui vient de -sk en vieil islandais, lui-même issu de sik, accusatif du pronom réfléchi « soi-même ») et ne sont pas hérités de l'indo-européen. Ils possèdent plusieurs valeurs, parmi lesquelles une valeur réfléchie (voire moyenne), réciproque, passive, ou perfective, entre autres. On le voit, on nomme « voix moyenne » une diathèse qui n'est pas forcément de valeur moyenne mais peut emprunter les valeurs des autres diathèses.
En outre, certains verbes des mêmes langues indo-européennes sont exclusivement conjugués au moyen ; on les nomme media-tantum (seulement moyens) ou encore déponents (ce dernier terme étant surtout réservé au latin et au grec). S'il existe bien quelques verbes media tantum de valeur passive, dans la plupart des cas celle-ci est moyenne, active ou intransitive. De plus, vu qu'en latin la diathèse moyenne est devenue passive, les media tantum qui ont conservé un sens moyen sont particulièrement notables.
Exemples :
- grec ancien :
- θύομαι « je sacrifie pour moi » (valeur moyenne),
- κεῖμαι « je gis » (media tantum de valeur intransitive),
- μάχομαι « je me bats » (media tantum de valeur intransitive)
- sanskrit :
- यज॑ते yájate « il sacrifie pour lui-même » (valeur moyenne),
- शेते॑ śéte « il gît » (media tantum de valeur intransitive),
- latin :
- inquinor « je me salis » (media tantum à valeur moyenne),
- uēlor « je me couvre » (media tantum à valeur moyenne),
- sequor « je suis » [suivre] (media tantum à valeur active),
- islandais :
- matast « manger » (valeur intransitive),
- sjást « être vu » (valeur passive),
- klæðast « s'habiller » (valeur moyenne),
- iðrast « se repentir » (media tantum),
- skjátlast « se méprendre » (media tantum).
- russe :
- кусаться « se mordre » (valeur intransitive)
- целоваться « s'embrasser » (valeur intransitive)
Réflexion
Constructions ergatives
On parle d'ergativité quand, dans une diathèse active, le sujet grammatical est le patient sémantique ; c'est le cas de phrases comme :
- français : la branche [sujet patient] a cassé ;
- anglais : the branch [sujet patient] broke.
Ce qui prouve que l'on a affaire à des sujets patients est la possibilité de changer la diathèse du verbe sans inverser les actants : la branche casse et la branche est cassée sont sémantiquement identiques (au contraire de bébé mange et bébé est mangé). On peut obtenir le même genre de constructions avec des verbes comme pendre (« la montre pend à son poignet » = « ... est pendue à son poignet ») ou planter (« le logiciel plante encore » = « ... est encore planté »).
Dans certaines langues (langues caucasiennes, basque, inuktitut), l'ergativité ne se limite pas à quelques constructions mais fait partie intégrale du système de la langue.
Pragmatique de l'emploi du passif en français
En effectuant des tests statistiques sur des groupes de sujets, on a pu mettre en évidence des préférences pour la forme active ou passive, selon le cas, au sein de couples de phrases en français, et en inférer les motivations plus ou moins conscientes.
Voici une synthèse des exemples et explications proposés par Jean Costermans dans son ouvrage Psychologie du langage 9 :
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| Cas | Forme active | Forme passive | Préférence | Explication avancée |
|---|---|---|---|---|
| 1 | Ce livre comporte onze chapitres | * Onze chapitres sont comportés par ce livre | Actif | Passif possible seulement si le verbe exprime une action |
| 2 | Le garçon lance la balle | La balle est lancée par le garçon | Actif | Terme animé en premier |
| 3 | Les bandits ont attaqué le piéton | Le piéton a été attaqué par les bandits | 50% | Terme singulier a tendance à être placé en premier |
| 4 | Le médecin trompe sa femme | Sa femme est trompée par le médecin | Actif | Terme comportant une référence possessive à l’autre en second |
| Son avocat réconforte l’accusé | L’accusé est réconforté par son avocat | Passif | ||
| 5 | La voisine m’a recommandé ce produit | Ce produit m’a été recommandé par la voisine | Passif | Terme comportant un déterminant contextuel en premier |
| L’ouragan a arraché son toit | Son toit a été arraché par l’ouragan | Passif | ||
| 6 | Je pensais que le gangster avait blessé un policier | Je pensais qu’un policier avait été blessé par le gangster | Actif | Terme défini (« le ») en premier |
| Je pensais qu’un gangster avait blessé le policier | Je pensais que le policier avait été blessé par un gangster | Passif | ||
| 7 | Des champignons ont empoisonné sa sœur | Sa sœur a été empoisonnée par des champignons | Passif | Animé > Inanimé Singulier > Pluriel Déterminé > Indéterminé (3 facteurs s’additionnant) |
| 8 | (« portefeuille » déjà évoqué) | Passif | Topique contextuel | |
| On a retrouvé le portefeuille | Le portefeuille a été retrouvé | |||
| 9 | (terme « train » déjà employé en tant qu’agent) | Actif | Préconditionnement sémantique contextuel | |
| Le train a heurté la voiture | La voiture a été heurtée par le train | |||
| (terme « voiture » déjà employé en tant que patient) | Passif | |||
| Le train a heurté la voiture | La voiture a été heurtée par le train | |||
En Médecine
Terme désuet de médecine.
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