Roger Federer (1).
| ||||||
| | ||||||
| Carrière professionnelle | ||||||
|---|---|---|---|---|---|---|
| 1998 – aujourd'hui | ||||||
| Pays représenté(s) | | |||||
| Naissance | 8 août 1981 (1981-08-08) | |||||
| Taille / poids | 186 cm / 85 kg | |||||
| Prise de raquette | Droitier, revers à une main | |||||
| Gains en tournois | 51 002 068 US $ | |||||
| Palmarès | ||||||
| En simple | ||||||
| Titre(s) | 61 | |||||
| Finale(s) perdue(s) | 24 | |||||
| Meilleur classement | 1er (02/02/2004) | |||||
| En double | ||||||
| Titre(s) | 8 | |||||
| Finale(s) perdue(s) | 4 | |||||
| Meilleur classement | 24e (09/06/2003) | |||||
| Meilleurs résultats en Grand Chelem | ||||||
| Aust. | R.-G. | Wim. | US | |||
| Simple | V(3) | V(1) | V(6) | V(5) | ||
| Double | 1/16 | 1/64 | 1/4 | 1/16 | ||
| Médaille(s) olympique(s) | ||||||
| Double | 1 | - | - | |||
| Titre(s) par équipe nationale | ||||||
| Hopman Cup | 1 | |||||
| Mise à jour de la boîte : 10/11/2009 • Actualiser | ||||||
.
Roger Federer est un joueur de tennis suisse né le 8 août 1981 à Bâle.
Il a commencé sa carrière en tant que professionnel en 1998, et a occupé la première place du classement technique ATP en simple pendant 237 semaines consécutives, du 2 février 2004 au 17 août 2008[3], perdant sa place au profit de Rafael Nadal à l'issue des Jeux olympiques de Pékin, durant lesquels il fut médaillé d'or en double aux côtés de son compatriote Stanislas Wawrinka[4]. Il reprend cette place de leader mondial le 6 juillet 2009, après avoir remporté son sixième tournoi de Wimbledon.
Il est le seul joueur de l'Histoire à avoir gagné cinq fois de suite deux tournois du Grand Chelem (le tournoi de Wimbledon et l'US Open) et réalisé par trois fois le Petit Chelem (en 2004, 2006 et 2007). Il compte, de plus, une série de dix finales et vingt-deux demi-finales consécutives dans ces tournois[5], ainsi que de nombreux autres records.
Roger Federer a gagné à ce jour soixante-et-un titres, dont dix-neuf tournois majeurs (quinze Grands Chelems et quatre Masters Cups). Son doublé Roland-Garros-Wimbledon en 2009 lui a permis de réaliser le Grand Chelem en carrière sur quatre surfaces différentes et de cumuler un record de quinze titres du Grand Chelem[6], ce qui a conduit de nombreux observateurs, joueurs et spécialistes, à le considérer comme le plus grand joueur de tennis de tous les temps[7],[8],[9],[10],[11],[12],[13],[14].
Biographie
.
.
Roger Federer est né le 8 août 1981 à Bâle[2] d'une mère sud-africaine, Lynette, et d'un père suisse, Robert[1]. Avec sa sœur aînée Diana[1], il grandit à Münchenstein, non loin de Bâle et des frontières allemande et française. Repéré par le centre national suisse de tennis alors situé à Écublens, il effectue la fin de sa scolarité obligatoire en classe sport-étude au collège de la Planta, à Chavannes-près-Renens dans le canton de Vaud entre 1995 et 1997. Il réside aujourd'hui à Bottmingen, dans le canton de Bâle-Campagne.
Également doué pour le football, Federer hésite un temps pour choisir dans quel sport entamer une carrière professionnelle, mais il décide à huit ans de s'orienter vers le tennis[1]. Il continue néanmoins à supporter le FC Bâle[1].
Article détaillé : Carrière de Roger Federer.
| Année | 1998 | 1999 | 2000 | 2001 | 2002 | 2003 | 2004 | 2005 | 2006 | 2007 | 2008 |
| Rang | | | | | | | | | | | |
Roger Federer commence à jouer au tennis dès l’âge de huit ans[1] en intégrant le club de tennis TC Old Boys[15] dans sa ville natale de Bâle. Pendant cinq ans, ses efforts lui permettent de devenir champion national dans toutes les catégories junior. À l’âge de douze ans, Federer décide de poursuivre sa formation comme joueur de tennis. En 1995, il intègre le Centre national suisse d’Écublens où il ne remporte pas moins de sept tournois juniors de 1995 à 1997. Durant cette période, Federer apprend à parler le français, ce qui lui permet de faire ses premiers entretiens avec des francophones.
Son premier match professionnel remonte en juillet 1998 lors du tournoi de Gstaad, auquel il accède grâce à une wild card. Il s'incline au premier tour face au 88e joueur mondial Lucas Arnold Ker[16],[17]. Les deux seuls matchs qu'il gagne sur le circuit senior durant l'année l'ont été à l'Open de Toulouse, où il atteint les quarts de finale.[18]. Cette même année, sur le circuit junior, il termine numéro un mondial et remporte le tournoi de Wimbledon (en simple, sans perdre un set, et en double avec Olivier Rochus) et l'Orange Bowl, l'officieux championnat du monde juniors, en s'imposant en finale face à Guillermo Coria[19].
La saison 1999 marque ses débuts en Coupe Davis. Au mois de mars, il contribue à la victoire suisse face à l'Italie en s'imposant durant l'un de ses deux simples à Neuchâtel. C'est de plus l'année de ses premières participations en Grand Chelem à Roland-Garros où il perd au premier tour contre Patrick Rafter, alors no 3 mondial[20]. Il fait aussi ses débuts à Wimbledon et s'incline après un match intense de cinq sets face à Jiří Novák[21]. Grâce à de bons résultats en fin de saison et à l'apport de nouveaux entraîneurs (Dr. Guerin & Dariel), Federer termine pour la première fois une saison dans les cent premiers joueurs mondiaux (64e).
Federer dispute la première finale de sa carrière au début de l'année 2000 à Marseille où il est défait par son compatriote Marc Rosset. Lors des Jeux olympiques de Sydney, il rate de peu la médaille de bronze en perdant contre le Français Arnaud di Pasquale. Il passe trois tours à Roland-Garros, deux à l'Open d'Australie et à Wimbledon. Une nouvelle défaite achève cette saison en demi-teinte ; le Suisse s'incline en effet en finale de « son » tournoi à Bâle en cinq sets très disputés face au Suédois Thomas Enqvist.
.
En début d'année 2001[22], Roger Federer s'offre le titre de la Hopman Cup aux côtés de Martina Hingis en gagnant trois de ses quatre matchs en simple. En février, il remporte son premier tournoi à la fois en simple (à Milan) et en double (à Rotterdam avec Jonas Björkman). Il brille enfin en Grand Chelem en atteignant les quarts de finale à Roland-Garros et Wimbledon. Lors du tournoi londonien, il bat Pete Sampras en cinq sets accrochés en huitième de finale[23], mettant fin au règne de l'Américain sur le gazon britannique. Ce match reste comme l'unique confrontation entre les deux hommes[24]. Suite à cette victoire, le Suisse ne parvient pas à se hisser jusqu'en demi-finale puisqu'il est défait par l'Anglais Tim Henman au terme d'un match de quatre sets[25]. Durant le tournoi de Gstaad, il perd au premier tour contre le Croate Ivan Ljubičić[26]. Peu après, il s'incline en huitième de finale face au no 2 mondial Andre Agassi lors de l'US Open[27]. La saison 2001 se termine comme la précédente par une défaite en finale du tournoi de Bâle[28].
L'année 2002[29] commence fort : à une victoire au tournoi de Sydney s'enchaine une première finale en Masters Seriesmars pendant le tournoi de Miami à Key Biscayne, où il est défait en quatre sets par Agassi. Deux mois plus tard, il obtient une deuxième chance lors du Masters de Hambourg sur terre battue, chance qu'il saisit pleinement en dominant le Russe Marat Safin en finale. Par la suite, Federer s'incline au premier tour de Roland-Garros et Wimbledon. Au début d'août, il apprend la mort accidentelle de Peter Carter, le capitaine de l'équipe suisse de Coupe Davis et entraîneur de sa jeunesse, un homme qui comptait beaucoup pour lui. Très touché par cette tragédie, il ne peut stopper la série de défaites durant la tournée américaine. Néanmoins, une superbe fin de saison comprenant un titre à Vienne lui permet de se qualifier in extrémis pour les Masters de tennis masculin disputée à Shanghai. Invaincu dans les matchs de poules, il perd en demi-finale contre l'Australien Lleyton Hewitt en trois sets. en
Federer commence 2003[30] sur les mêmes bases élevées que la fin de saison précédente. Il remporte les tournois de Marseille et de Dubaï en février, ainsi que le tournoi de Munich sur terre battue deux mois plus tard. Il atteint la finale du Masters de Rome et contribue fortement à la qualification de la Suisse pour les demi-finales de la Coupe DavisPays-Bas et à la France. Il s'incline une nouvelle fois au premier tour de Roland-Garros face au Péruvien Luis Horna. Il remporte ensuite l'Open de Halle qui lui sert de préparation à Wimbledon. Le 6 juillet 2003, en battant Mark Philippoussis en finale du tournoi londonien, il devient le premier Suisse à décrocher le titre d'un tournoi du Grand Chelem[24], et ce en ne concédant qu'un seul set. La fin de saison est plus difficile et Federer réalise des résultats moyens. Il arrive cependant gagner la Masters Cup en battant tous ses adversaires pour s'adjuger son septième titre de la saison. Il finit l'année à la deuxième place mondiale derrière Andy Roddick.
L'année 2004 marque le début du règne de Federer sur le tennis mondial. Grâce à ses victoires à l'Open d'Australie, Wimbledon où il conserve son titre face à Andy Roddick et à l'US Open, Federer devient le premier joueur à réaliser le Petit Chelem depuis Mats Wilander en 1988[1]. Il réussit également à s'adjuger la première place mondiale le 2 février 2004 et la conserve tout au long de l'année[1]. Sa défaite au troisième tour de Roland Garros face à Gustavo Kuerten, triple vainqueur de l'épreuve, est l'unique contre-performance du Suisse. Mais sa victoire au Masters face à Lleyton Hewitt ponctue une année exceptionnelle de onze titres dont trois Masters Series et autant de Grands Chelems[1].
L'année suivante, il continue d'asseoir sa domination sur le tennis mondial. Malgré deux défaites en demi-finale à l'Open d'Australie face à Marat Safin[1] et à Roland-Garros face à Rafael Nadal[1], il réussit à s'imposer à Wimbledon[1] et à l'US Open[1]. Il remporte au total onze tournois, comme en 2004, dont quatre Masters Series et deux Grand Chelem[1]. Il termine l'année avec seulement quatre défaites (soit 95,3% de victoires) mais perd en finale de la Masters Cup contre David Nalbandian. Cette défaite met fin à vingt-quatre victoires consécutives en finale[1].
.
L'apogée de cette domination arrive en 2006, saison qui est à ce jour la meilleure de la carrière de Federer. Comme en 2004, le suisse réalise le Petit Chelem en s'imposant à l'Open d'Australie face à Márcos Baghdatís, à WimbledonUS Open en se défaisant de Roddick[1]. Il passe à une victoire près du Grand Chelem en atteignant la finale de Roland Garros, où il perdra contre Nadal. Le Suisse réussit au total une année presque parfaite avec douze titres (dont trois Grand Chelem, la Masters Cup et quatre Masters Series) et quatre finales en dix-sept tournois[1]. Il termine l'année avec cinq défaites, dont quatre face à Nadal, qui est le seul à contester la suprématie du Suisse. Une nouvelle victoire à la Masters Cup face à James Blake ponctue cette saison où de nombreux records sont tombés[1]ère Open, premier joueur à remporter plus de dix tournois trois années consécutives) et où Federer s'est imposé aux côtés des plus grands dans l'histoire du tennis[1]. contre Nadal et à l' (notamment le total de gains en tournois sur une saison, le nombre de semaines consécutives à la première place mondiale, le nombre de points ATP, l'avance sur le second au classement, premier joueur à réaliser deux Petits Chelems dans l'
L'année 2007, bien que marquée par quelques « passages à vide », est conforme en beaucoup de points à 2006. En effet, une fois encore Federer réalise le Petit Chelem et décroche le titre de l'Open d'Australie (sans perdre un set du tournoi, et dominant en finale Fernando González)[1], l'US Open (face à Novak Đoković)[1] et Wimbledon pour la cinquième fois consécutive. En outre, il s'incline une fois encore en finale de Roland Garros face à Nadal, soit une série de dix finales consécutives en Grand Chelem. Sur seize tournois auxquels il a participé, il s'octroie au total huit titres (c'est la première fois qu'il en gagne « aussi peu » depuis 2003) dont deux Masters Series (à Hambourg, où il obtient son quatrième titre et à Cincinnati) et atteint quatre finales. Il termine d'ailleurs sa saison sur une victoire à la Masters Cup face à David Ferrer, qui met un terme à une année comptant neuf défaites (soit autant que celles de 2005Pete Sampras[1]. et 2006 réunies) mais où il aura su se concentrer sur les événements importants puisqu'il réalise une nouvelle fois le Petit chelem et porte à douze son palmarès en Grands Chelem, se rapprochant à grands pas du record de quatorze tournois du Grand Chelem remportés détenu par Pete Sampras[1].
.