Quimper (1).
| Quimper / Kemper | |||
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| Administration | |||
| Pays | France | ||
| Région | Bretagne | ||
| Département | Finistère (préfecture) | ||
| Arrondissement | Arrondissement de Quimper (chef-lieu) | ||
| Canton | chef-lieu de trois cantons : Quimper 1 Quimper 2 Quimper 3 | ||
| Code Insee abr. | 29232 | ||
| Code postal | 29000 | ||
| Maire Mandat en cours | Bernard Poignant 2008-2014 | ||
| Intercommunalité | Quimper Communauté | ||
| Site internet | http://www.mairie-quimper.fr/ | ||
| Démographie | |||
| Population | 64 902 hab. (2006[1]) | ||
| Densité | 769 hab./km² | ||
| Aire urbaine | 86 162 hab. | ||
| Gentilé | Quimpéroise, Quimpérois | ||
| Géographie | |||
| Coordonnées | |||
| Altitudes | mini. -5 m — maxi. 151 m | ||
| Superficie | 84,45 km² | ||
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Quimper (Kemper en breton, le nom de Quimper-Corentin est parfois attesté en référence à saint Corentin, l'un des Sept Saints Fondateurs bretons). Préfecture du Finistère, capitale de la Cornouaille, le rayonnement de Quimper va bien au-delà de son statut de ville moyenne (64.902 habitants). De la Cornouaille historique à la Cornouaille économique, ce vaste territorie situé au sud du Finistère se distingue par son dynamisme et son esprit d'initiative.
Culture, vie associative, loisirs, environnement… l'agglomération quimpéroise est un pôle d'activités attractif. A 15 km des côtes atlantiques, faisant face aux Amériques, Quimper est une ville résolument ouverte sur le monde. Quimper est aussi une des villes d'arts et d'histoire de France.
Ses habitants sont appelés en français les Quimpérois et Quimpéroises et en breton Kemperad (masculin), Kemperadez (féminin), Kemperiz (pluriel) ou bien de façon traditionnelle Glazik (pluriel Glaziked)[2] (pour les Quimpérois ainsi que les habitants de la région, le Pays Glazik).
Géographie
La ville, dont l'axe historique est la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet, est, par la population, la deuxième ville de son département, après Brest. La mer y remonte la vallée encaissée de l'Odet et lui donne une position de port de fond d'estuaire qui explique son implantation et une partie de son rôle économique. C'est aussi un carrefour routier très ancien.
Le site est difficile, car établi dans des vallées étroites encaissées dans du Stéphanien carbonifère et surmontées d'assez fortes pentes de granulite et de schistes micacés. Les espaces plats et larges ne se trouvent qu'au confluent de petites rivières portées à de rapides débordements lors de pluies prolongées.
On peut déceler une migration étonnante des lieux principaux d'habitation, sans doute due à des contraintes géographiques (variations du niveau de la mer) ou économiques (voies sur les crêtes). Une autre particularité est la dissymétrie inhabituelle de la vallée principale: une rive nord convexe en pente et une rive sud concave montrant une hauteur de 60 mètres aux flancs abrupts.
Ce fait et le tracé de courbes et contre-courbes du petit fleuve Odet est du à des effondrements et soulèvements créant plusieurs failles à l'ère tertiaire auquel s'est ajouté un basculement Nord-Sud.
Toponymie
Le nom Quimper correspond au breton moderne Kemper « confluent », la ville ayant été bâtie à la confluence du Steir, de l'Odet et du Jet. Ce terme kemper se retrouve dans le gallois moderne cymer « conjonction » et l'irlandais moderne comhar « coopération ». Le nom ancien de la ville était Quimper-Corentin et, à la Révolution française, elle a été rebaptisée Montagne-sur-Odet pour enfin devenir Quimper tout court.
C'est à Quimper-Corentin que Jean de La Fontaine place sa fable du Charretier embourbé. Aquilonia était, semble-t-il, le nom romain de Quimper.
Histoire
Article détaillé : Armorial des communes du Finistère#Quimper.
| D'azur au bélier passant d'argent accorné et onglé d'or, au chef d'hermine. |
Des silex retrouvés à Pluguffan, commune limitrophe sont datés de 6 000 ans.
Le Quimper préhistorique et antique a fait l'objet de recherches archéologiques intenses grâce à l'existence d'un service archéologique municipal. Des vestiges de fortifications (éperons barrés), d'habitats datant de l'Âge du fer, de forges et de sépultures ont été trouvés dans les anciennes communes d'Ergué-Armel et de Penhars avec une concentration sur le site du Braden. Une activité agricole florissante s'est alors développée.
Mais, la découverte en 2003 d'une agglomération gauloise à cheval sur le Steïr au Nord, près du village de Kergolvez, a apporté une confirmation de l'ancienneté de l'urbanisation, puisque les datations vont du IIe ou du Ier siècle av. J.-C. à un abandon daté vers 30 av. J.-C. Des traces d'artisanat ont été trouvées et des scories métalliques indiquent une activité métallurgique notable.
Dans les écrits de César et des historiens grecs, il apparaît que Quimper était inclus dans la cité gauloise des Osismes dont la capitale était Vorgium (Carhaix), mais n'indique le statut de la petite ville (bourgade?) dans l'organisation territoriale. Un sanctuaire couronnait alors le Frugy à Parc-ar-Groas.
Une agglomération gallo-romaine modeste (moins de 15 hectares) a été repérée dans le quartier de Locmaria. Elle comportait un forum et des thermes au centre d'un quadrillage de rues dont un élément significatif a été retrouvé en 2006 à proximité d'un probable port sur l'estuaire et d'une acropole située sur le sommet occidental du mont Frugy (anciennement Cnech Cuki). Une voie romaine la reliait à Vannes et d'autres à Brest, Carhaix et la pointe du Van.
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