Beaune.
.
| Beaune | |
|---|---|
| Hôtel-Dieu de Beaune | |
| Détail | |
| Administration | |
| Pays | France |
| Région | Bourgogne |
| Département | Côte-d'Or (Sous-préfecture) |
| Arrondissement | Beaune (chef-lieu) |
| Canton | Beaune-Nord et Beaune-Sud (chef-lieu) |
| Code commune | 21054 |
| Code postal | 21200 |
| Maire Mandat en cours | Alain Suguenot 2008-2014 |
| Intercommunalité | Beaune Côte et Sud |
| Démographie | |
| Population | 22 012 hab. (2007) |
| Densité | 703 hab./km2 |
| Gentilé | Beaunois |
| Géographie | |
| Coordonnées | |
| Altitudes | mini. 193 m — maxi. 407 m |
| Superficie | 31,30 km² |
.
Beaune est une commune française située dans le département de la Côte-d'Or et la région Bourgogne. Beaune est la capitale des vins de Bourgogne.
Elle est une Ville fleurie récompensée de quatre fleurs et de la distinction Grand Prix National. Médaille d’Or au concours européen de l’Entente Florale en 2006.
Malte-Brun, dans la France illustrée, rapporte deux blasonnements pour les armes traditionnelles de la ville de Beaune :
1°) jusqu’en 1540 : « Une Bellonne d’argent sur un fond d’azur, debout, tenant de la main droite une épée nue, et la gauche appuyée sur la poitrine. »
2°) après 1540 : « D’azur, à une Notre-Dame, tenant l’enfant Jésus de la main gauche, et une grappe de raisin de la main droite ; l’enfant Jésus tenant un cep de vigne d’or. » avec ces mots : « CAUSA NOSTRÆ LÆTITIÆ », changés plus tard en ceux-ci : « ORBIS et URBIS HONOR ».
Églises de Beaune
Du premier millénaire, subsistent aujourd’hui à Beaune trois anciennes églises actuellement désaffectées : Saint-Martin de l’Aigue, Saint-Baudèle et Saint-Flocel.
Saint-Baudèle se trouve au cœur du castrum, près de la source de Belenin qui donna son nom à la ville. La première église fut probablement édifiée à la fin du Ve siècle sur les ruines d’un temple d’Apollon. Elle renfermait les reliques de saint Baudèle (ou saint Boil) qui était un contemporain de saint Martin. C’était un soldat qui a subi le martyre à Nîmes vers 395. Un petit monastère fut élevé sur son tombeau et Grégoire de Tours rapporte qu’il s’y opéra plusieurs miracles. Vers 720, lorsque les Arabes menacèrent le sud de la France, l’abbé saint Romule et 80 moines s’enfuirent vers le nord avec quelques os de saint Baudèle. Quelques fragments de relique furent confiés à Beaune et la cathédrale prit le nom de saint-Baudèle. Les remparts du castrum protégèrent certainement l’église lors de l’invasion de 731. L’église était le siège d’un important archidiaconé du diocèse d’Autun. En 1099, le pape Urbain II réaffirmait dans une bulle la prééminence de Saint Baudèle sur les autres églises de Beaune. Elle demeura l’église principale de la ville jusqu’à la construction de Notre-Dame au XIIème siècle. Elle fut ensuite progressivement désaffectée et fut vendue comme bien national en 1791. Elle appartient aujourd’hui à la maison de négoce en vin Joseph Drouhin. Elle ne se visite pas. Elle était constituée d’un vaisseau avec une voute en berceau plein-cintre. On peut encore y voir deux colonnes et un petit baptistère pouvant remonter au IXe siècle.
Histoire de Beaune
La charte de franchise de la commune de Beaune confère à ses habitants droits et privilèges. Eudes III, duc de Bourgogne, permet à Beaune d’exister en tant qu’institution autonome dès 1203 sur le modèle de Dijon [1].
En 1422, Nicolas Rolin fut nommé chancelier de Philippe le Bon, duc de Bourgogne. Il fut très lié à Jean sans Peur, qui fut le parrain de son troisième fils. Veuf, il épouse en 1421, Guigone de Salins issue de la noblesse comtoise, avec qui il fonde les Hospices de Beaune, en 1443, où il crée en 1452 un nouvel ordre religieux : Les sœurs hospitalières de Beaune. C'est lui qui commande le polyptyque du Jugement dernier au peintre flamand Rogier van der Weyden, pour les hospices.
Les États de Bourgogne reconnaissent Louis XI comme souverain le 29 janvier 1477, à la mort de Charles le Téméraire. Avec l'occupation de la Bourgogne, par l’armée royale conduite par Jean IV de Chalon, Georges de la Trémoille et Charles d’Amboise Beaune se rallie à Marie de Bourgogne, contre le roi de France Louis IX. Les révoltes de Beaune, ainsi que Semur-en-Auxois, Châtillon-sur-Seine sont rapidement étouffées.
- Henri II accompagné de son épouse Catherine de Médicis parcourt son royaume et fit une entrée fastueuse à Beaune le 18 juillet 1548. Le maire était Girard Legoux.[2]
- Charles IX accompagné de sa mère Catherine de Médicis, venant de Dijon, entre dans la ville le 30 mai 1564 lors de son tour de France royal (1564-1566), accompagné de la Cour et des Grands du royaume : son frère le duc d’Anjou, Henri de Navarre, les cardinaux de Bourbon et de Lorraine : ils reçoivent un accueil triomphal[3].
- En 1568, Wolfgang de Bavière, financé par Élisabeth Ire d'Angleterre prends la tête d'une armée expéditionnaire de 14 000 mercenaires pour apporter des renforts aux protestants français assiégés à La Rochelle. Dans sa traversée de la Bourgogne, ses troupes composées de Reîtres, cavalerie lourde équipée de pistolets, ravagent la Franche-Comté et restent deux jours devant les murailles de Beaune et y détruisent les chartreux, avant de continuer leur route[4].
- Le 15 avril 1575, on exécuta à Dijon, François de Lespine et sa tête coupée fut plantée sur une pique, au dessus de l'Hôtel-de-ville de Beaune, le 18. Il fut reconnu coupable de comploter en vue de livrer Dijon et le château de Beaune aux huguenots.
De fortes pluies s’abattent sur l’été 1708 et nuisent à la récolte annuelle, et le 2 janvier 1709 lorsque la pluie se met à tomber, immédiatement suivie d’un vent glacial : un hiver exceptionnel commence. Le vent qui souffle jusqu’au 25 janvier, sans que la neige ne soit venue protéger les cultures, anéantit les semailles et les arbres fruitiers, altère les vignes et gèle les cours d’eau. La Bouzaise est gelée en deux heures. Même le vin tourne en glace dans les bouteilles et les tonneaux. Les oiseaux et les volailles ne survivent pas à ce froid polaire. Pour sauver les vagabonds, les voyageurs et les indigents, des feux publics sont allumés. Après une courte période de répit accompagnée par la pluie, la neige tombe à partir du début du mois de février, et lorsque celle-ci fond les rivières débordent et inondent la campagne. Le soleil apparaît au mois d’avril, redonnant vie aux champs, et apportant de la chaleur aux habitants, mais une pluie verglaçante vient détruire les semences jusqu’aux racines.
Les conséquences de ce Grand Hiver sont désastreuses pour la population. Les habitants s’attendent à une grande famine, ce qui crée un sentiment général de panique. On craint les accapareurs, on s’oppose à libre circulation des blés. Pour calmer les tensions, le conseil municipal décide de bloquer toutes les provisions de blé et de les recenser pour mieux les gérer et les distribuer. Mais des émeutes ont lieu à Pommard où les habitants s’opposent à la réquisition de leur stock, alors que Beaune se constitue une réserve, alors que les récoltes de blés et les vendanges sont quasi inexistantes en 1709 [5].
Le département de la Côte-d’Or a été créé le 4 mars 1790 par l'Assemblée constituante à partir de l'ancienne province de Bourgogne.
En février 1814, 6000 hommes sont à Beaune sous les ordres du baron de Scheither qui conduit les opérations dans le Sud-Est de la France, pour prendre Chalon-sur-Saône aux troupes de Napoléon, pendant la campagne de France de 1814, où Napoléon tente d'empêcher l'invasion de la France par la Sixième Coalition[6].
En 1881, la commission des Hospices de Beaune mets en place un projet pour transformer son école horticole en école de viticulture. Le projet soutenu par la municipalité et le département voit le jour en 1884 comme l'École pratique d'Agriculture et de Viticulture de Beaune. C'est le député Sadi Carnot qui intervient auprès du ministre de l'agriculture, en Mars 1884, pour faire de ce projet, une priorité nationale et l'arrêté de création paraît le 25 octobre. L'école est destinée a former des chefs de culture et une instruction professionnelle aux fils de viticulteurs. L'entrée de l'école se fait alors sur concours, et accueille 30 élèves la première année, pour un cycle de 3 ans d'études. En 1962, avec la transformation de l'enseignement agricole, la "Viti", devint un Lycée agricole: Le Lycée viticole de Beaune.
- Lors de la Première Guerre mondiale, Beaune devient l'une des bases arrière du corps expéditionnaire américain (A.E.F.) et de ses 2 millions d'hommes en France. En 1918, l'hôpital militaire américain est construit aux portes de la ville, avec 20 000 lits il sera l'un des plus important en Europe.
- L'hôpital sera transformé après l'armistice en Université américaine, par l'A.E.F. pour former les soldats qui ne peuvent pas rentrer immédiatement aux USA, dans les forces d'occupation de l'Allemagne. L'"A.E.F. University of Beaune" ouvre de février à juin 1919 avec 15 000 militaires étudiants américains qui y suivent une formation et sa faculté de 600 enseignants et personnels[7][8]. L'A.E.F. University de Beaune avait un collège d'agriculture avec 2500 étudiants dans une ferme de 13 hectares a Allerey, et une branche de 1000 étudiants, dans un collège d'art et d'architecture situé au Château de Bellevue près de Versailles. Pres de 30 000 ouvrages furent rassemblés dans sa bibliothèque et seront ensuite donnés à la bibliothèque municipale de Beaune[9]. L'université fut dirigée par John Erskine[10], professeur d'anglais à la Columbia University de New York, qui fut en charge de l'organisation de cette université militaire avec le Colonel Ira Reeves[11].
- A la fin de la Seconde Guerre mondiale, la ville est libérée par le 2e régiment de cuirassiers du Colonel Durosoy, venue par Chalon-sur-Saône et Bligny-lès-Beaune le 8 septembre 1944. Les forces françaises se heurtent à de fortes défenses antichar, qui causent des pertes au 3ème Escadron, et ne peut entrer dans la ville que le lendemain [12][13].
Économie
Beaune est le siège de la chambre de commerce et d'industrie de Beaune.
Administration
Voir l’article : Liste des maires de Beaune
.
Le budget de la ville de Beaune en 2008 est prévu de 36 164 399 € dont :
- Fonctionnement : 27 718 364 €
- Investissement : 8 445 765 €
.
| Période | Identité | Étiquette | Qualité | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| mars 1995 | en cours | Alain Suguenot | UMP | Député de la Côte d'Or | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1968 | 1995 | Henri Moine | RPR | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1965 | 1968 | Lucien Perriaux | UNR | |||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| 1945 | 1965 | Roger Duchet | CNIP | Sénateur de la Côte d'Or | ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
| [Dérouler]
| ||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||||
Démographie
| 1793 | 1800 | 1806 | 1821 | 1831 | 1836 | 1841 | 1846 | 1851 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 10 114 | 8 344 | 9 298 | 9 947 | 9 908 | 10 678 | 10 585 | 11 362 | 10 969 |
| 1856 | 1861 | 1866 | 1872 | 1876 | 1881 | 1886 | 1891 | 1896 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 10 453 | 10 715 | 10 907 | 11 176 | 11 421 | 12 038 | 12 146 | 12 470 | 13 726 |
| 1901 | 1906 | 1911 | 1921 | 1926 | 1931 | 1936 | 1946 | 1954 |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 13 887 | 13 540 | 13 049 | 11 661 | 11 990 | 11 862 | 12 161 | 11 990 | 13 175 |
| 1962 | 1968 | 1975 | 1982 | 1990 | 1999 | 2006 | 2007 | |
|---|---|---|---|---|---|---|---|---|
| 15 367 | 16 874 | 19 060 | 20 207 | 21 289 | 21 923 | 21 778 | 22 012 |
Nombre retenu à partir de 1962 : population sans doubles comptes
Tableau démographique du XXe siècle 
Personnages célèbres
- Hugues de Salins (1632-1710), médecin érudit, né à Beaune, défenseur des vins de Bourgogne.
- Claude Mallemans de Messanges (1653-1723), physicien
- Gaston Chevrolet (1892-1920),pilote automobile, co-fondateur de Chevrolet et Frontenac avec ses frères dont Louis Chevrolet.
- François Pasumot (1733-1804), ingénieur géographe et archéologue
- Gaspard Monge (1746-1818), mathématicien et homme politique
- Xavier Forneret (1809-1884), dramaturge, poète et journaliste
- Félix Ziem (1821-1911), peintre natif de Beaune
- Charles Bigarne (1825-1911), historien natif de Beaune
- Étienne-Jules Marey (1830-1904), médecin et physiologiste
- Édouard Joly (1898-1982), constructeur d’avions Jodel
- Nicolas Rolin (1376-1462), fondateur des Hospices de Beaune
- Adolphe Retté (1863-1930), poète et écrivain
- Alfred de Vergnette de Lamotte (1806-1886), connu par ses travaux sur le vin (conservation du vin par le chauffage et la congélation)
Culture
Beaune est classée Ville d’Art et d’Histoire. Pas moins de 34 monuments y sont classés ou inscrits à l'inventaire supplémentaire des monuments historiques.
.
- Musée des Beaux-Arts
- Musée Marey
- Commanderie de Beaune (site privé non ouvert à la visite)
.
Cette manifestation est une course de vélos originaux se déroulant sur vingt-quatre heures à l'instar des 24H du Mans.
Les vélos sont des tandems à 3 roues(2 avant,1 arrière)et sont généralement décorés de plaques en carton peintes.
Il existe un prix bien sûr pour l'équipe gagnante,mais aussi pour celle dont le vélo est le plus embelli.Ainsi les équipes ont le choix entre décorer leur vélo au mieux et le décorer un minimum pour l'alléger et tenter de gagner la course.
Le festival international d’opéra baroque se déroule tous les ans durant l’été. (Site web).
Le festival cinématographique du film policier, a été tenu par la ville de Cognac de 1982 à 2007[48]. Depuis 2009, il est repris par la ville de Beaune, la première édition se déroulant du 1er au 5 avril 2009. Il implique de nombreux commerçants dans l’évènement, mettant la ville à contribution.
La fête de la vente des vins est une vente aux enchères des vins des Hospices de Beaune, cette manifestation a lieu le troisième dimanche de novembre. La première vente remonte à 1859, la réputation devient mondiale en 1924. En 1934, la Confrérie des Chevaliers du Tastevin instaure les Trois Glorieuses, manifestation culturelle dont fait partie la vente des Hospices de Beaune.[49]
Aujourd’hui, de nombreux concerts, activités et spectacles de rue font office d’animation dans la ville durant tout le weekend.
.
Vins, Gastronomie
Beaune est la capitale des vins de Bourgogne. Elle est située au cœur de la Côte d’Or, entourée par de multiples villages aux noms prestigieux pour tous les amateurs de vins : Pommard, Meursault, Pernand-Vergelesses, Puligny-Montrachet. En 1285 déjà, Jacques Bretel écrit qu’on boit du vin de Beaune lors des festivités du Tournoi de Chauvency.
Musée du vin de Bourgogne, avec la collection d'André Lagrange complétée en permanence.
Jumelages
La ville de Beaune est jumelée avec les villes suivantes :
-
Nantucket (États-Unis), depuis le 21 octobre 2006 -
Bensheim (Allemagne), depuis le 12 juin 1960 -
Malmedy (Belgique), depuis le 11 juin 1962 -
Krems (Autriche), depuis le 23 mai 1976 -
Kōshū (Japon), depuis le 18 septembre 1976
.
Toutes ces villes, sauf Malmedy et Nantucket, ont en commun de se situer dans des régions viticoles. De plus, la ville étudie la possibilité de créer de nouveaux jumelages avec l’Angleterre.
.
.