FRANCOIS 1ER (5).
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Mort du Roi
François Ier meurt d’une septicémie le 31 mars 1547 au château de Rambouillet et est enterré le 23 mai au côté de sa première épouse Claude de France à la basilique Saint-Denis. Son deuxième fils Henri II lui succède.
Anne de Pisseleu, sa maîtresse, est contrainte de quitter la cour.
La tombe de François Ier fut profanée pendant la Révolution, le 20 octobre 1793, en même temps que celle de sa mère et de sa première épouse.
Urne contenant le cœur de François Ier à la Basilique de Saint-Denis, France
Portrait de François Ier
Physionomie de François Ier
L’image la plus courante de François Ier, visible dans ses nombreux portraits tels celui de Jean Clouet de 1530, présente un visage calme avec un nez proéminent tout en longueur. Un autre portrait de profil réalisé par Titien confirme cette silhouette, avec une petite bouche lançant un sourire malicieux et des yeux en amandes. D'après un soldat gallois, présent au camp du Drap d’Or en 1520, François Ier est grand (1 m 80) et :
« ...Sa tête est bien proportionnée, malgré une nuque fort épaisse. Il a des cheveux châtains, bien peignés, une barbe de trois mois d’une couleur plus foncée, un nez long, des yeux noisette injectés de sang, le teint laiteux. Ses fesses et cuisses sont musclées, mais, au-dessous des genoux, ses jambes sont maigres et arquées, ses pieds longs et complètement plats. Il a une voix agréable mais il a la manie « peu royale » de rouler ses yeux continuellement vers le ciel... »
L'armure d'apparat de François 1er, fabriquée sur mesure, et actuellement exposée au musée de l'armée à Paris, permet d'évaluer quelle était la taille du souverain: il mesurait en réalité entre 1 m 95 et 2 m ce qui était tout à fait inhabituel pour l’époque.
François Ier, anonyme, vers 1515, Chantilly, Musée Condé.
Psychologie de François Ier
D’après les différents portraits de ses contemporains, par son éducation rigoureuse et par sa correspondance avec sa famille, on sait d’ores et déjà que François Ier est assez intelligent, curieux et largement ouvert d’esprit, s’intéressant à tout sans être pour autant érudit, prêt à discuter de toutes sortes de sujets avec une assurance souvent mal fondée, et très courageux, se rendant lui-même sur le champ de bataille et combattant avec bravoure. Il fait toutefois preuve d’un égoïsme marqué d’enfant gâté, d’un manque d’implication et d’un tempérament impulsif qui lui vaut certains déboires dans l’art militaire. Tout en sachant l’autorité qu’il doit à Dieu et l’image qu’il représente, François Ier marque un certain rejet pour un protocole souvent trop rigoureux et prend quelques libertés, ce qui fait de la Cour de France un lieu assez détendu.Il impose parfois des conventions mais peut passer outre l’étiquette.
La légèreté de François Ier dans sa vie curiale ne doit pas occulter un véritable sens de ses responsabilités royales. Marino Cavalli, ambassadeur de Venise de 1544 à 1546[33], insiste, dans un rapport au sénat, sur la volonté du roi français : « Pour ce qui est des grandes affaires de l’État, de la paix et de la guerre, Sa Majesté, docile en tout le reste, veut que les autres obéissent à sa volonté; dans ces cas-là, il n’est personne à la Cour, quelque autorité qu’il possède, qui ose en remontrer à Sa Majesté ».
Dans la victoire comme lors des revers militaires, François Ier se distingue par un courage vif mais mal maîtrisé. C’est en revanche un médiocre stratège, tirant mal parti des innovations techniques de son temps. L’exemple de la bataille de Pavie est édifiant : François Ier place son artillerie, pourtant l’une des meilleures d’Europe, derrière sa cavalerie, et lui ôte ainsi toute efficacité.
Un homme qui aime beaucoup les femmes
Durant son règne, François Ier ne cache pas son goût pour les plaisirs courtois et l’infidélité. On prête au roi cette phrase : « Une cour sans femmes, c’est comme un jardin sans fleurs », montrant à quel point le roi comptait sur la présence féminine à la cour de France, imitant ainsi les cours italiennes dans lesquelles le féminin était un symbole de grâce. Parmi ses maîtresses, on peut citer Françoise de Foix, comtesse de Châteaubriant, supplantée par Anne de Pisseleu, duchesse d’Étampes et demoiselle d’honneur de Louise de Savoie au retour de François Ier après sa captivité espagnole, ou encore la femme de l’avocat Jean Ferron, surnommée la belle ferronnière. On peut aussi citer la comtesse de Thoury et même une dame inconnue, dont le roi aura un fils, Nicolas d’Estouteville.
Certaines de ces femmes ne joueront pas seulement le rôle de maîtresse du roi. Quelques unes d’entre-elles auront également une influence politique, telle Anne de Pisseleu ou encore la comtesse de Thoury, à l’origine de la construction du château de Chambord.
Françoise de Foix
Mariages
- Le 18 mai 1514, il épouse Claude de France (1499-1524), fille du roi Louis XII et d’Anne de Bretagne. Elle apporte en dot le duché de Bretagne, les Comtés de Blois, Coucy, Ast et Monfort ainsi que les droits à la succession du duché de Milan et une cassette de 100 000 écus d’or. Elle est sacrée Reine de France à Saint-Denis le 10 mai 1517.
- Le 7 août 1530, il épouse en secondes noces au Frêche Éléonore de Habsbourg (1498-1558) sœur de Charles Quint, veuve du roi Emmanuel Ier de Portugal et fille de Philippe Ier de Habsbourg et de la reine Jeanne Ire de Castille. Sacrée à Saint-Denis en 1531, elle ne donnera pas d’enfants à François Ier.
Éléonore de Habsbourg par Joos van Cleve, vers 1530, 35,5 x 29,5 cm, Vienne (Autriche), Kunsthistorisches Museum.
Descendance
Claude de France, première épouse de François Ier, donne naissance à sept enfants dont deux meurent en bas âge.
- Louise (1515-1518), promise en mariage à Charles Quint.
- Charlotte (1516-1524).
- François (28 février 1518 - 10 août 1536) 1er dauphin dit "de Viennois", duc de Bretagne.
- Henri (31 mars 1519 - 10 juillet 1559). Second dauphin, il succède à son père sous le nom d’Henri II.
- Madeleine (10 août 1520 - 2 juillet 1537). Elle épouse Jacques V, roi d’Écosse (1512-1542).
- Charles (22 janvier 1522 - 9 septembre 1545), duc d’Angoulême puis duc d’Orléans.
- Marguerite (5 juin 1523 - 14 septembre 1574). Elle épouse en 1559 Emmanuel-Philibert (1528-1580), duc de Savoie.
Certains évoquent un huitième enfant, Philippe, né en 1524 et mort en 1525, ce qui laisse penser que Claude de France est morte en couches.
Descendance illégitime
François Ier eut également d’une dame inconnue un fils qui ne fut pas légitimé par la suite :Nicolas d’Estouteville, seigneur de Villecouvin.
Emblème
Plusieurs sources diffèrent quant à l’origine de la salamandre comme symbole de François Ier : Une tradition voudrait que François ait reçu cet emblème de son précepteur, Artus de Boisy, qui avait observé dans son élève, « un tempérament plein de feu, capable de toutes les vertus, qu’il fallait tantôt aviver, tantôt amortir ». Mais c’est oublier qu’on trouve déjà une salamandre dans l’emblème du comte Jean d’Angoulême, frère cadet de Charles d’Orléans, et qu’un manuscrit exécuté pour Louise de Savoie en 1504, porte lui aussi une salamandre. La thèse selon laquelle l’animal fut apporté à François Ier par Léonard de Vinci est une version romancée.
La salamandre, symbolise généralement le pouvoir sur le feu, donc sur les hommes et sur le monde. La devise Nutrisco & extinguo (« Je m’en nourris et je l’éteins »), qui accompagne parfois cet emblème, prend tout son sens lorsqu’on se réfère au pouvoir sur le feu. On la retrouve sur énormément de plafonds et de murs du château de Chambord et de celui de Fontainebleau, et sur les armes de la ville du Havre et sur celles de Vitry-le-François ainsi que sur le logo du département de Loir-et-Cher. Cet animal un peu magique est censé éteindre les mauvais feux et attiser les bons.
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La salamandre, emblème de François Ier au château de Chambord
Le blason de François, Comte d’Angoulême.
Le blason de François Ier, roi de France. François retire les caractéristiques de la famille de Valois-Angoulême en haut du blason, lors de son couronnement.