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CHOMOLANGMA

NOTRE DAME DE PARIS (9).

11 Septembre 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


source Wikipédia

lien historique & auteurs

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Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.



Chapelle Saint-Guillaume : mausolée du lieutenant-général Henri Claude d’Harcourt par Jean-Baptiste Pigalle.

Les chapelles du pourtour du chœur

En partant de la droite du chœur, on rencontre d’abord, latéralement à droite, la sacristie des messes dont le fond correspond au bras occidental du cloître du Chapitre (voir plus loin le paragraphe concernant le Trésor de la cathédrale et la Sacristie du Chapitre).

La chapelle suivante contient le tombeau de monseigneur Affre. Suit l’emplacement de l’entrée de la Sacristie du Chapitre qui mène au trésor de la cathédrale.

Vient ensuite la Chapelle Sainte-Madeleine contenant la sépulture de monseigneur Sibour. Ce dernier, comme monseigneur Affre et monseigneur Darboy, fut assassiné au cours du XIXe siècle.

Le gisant de monseigneur Dubois mort en 1929 se trouve dans le déambulatoire contre la clôture du chœur. Il a été réalisé par Henri Bouchard.


Chapelle saint Georges - statue de saint Georges et de son dragon.

La Chapelle Saint-Guillaume est la première des cinq chapelles rayonnantes de l’abside de la cathédrale. On y trouve le mausolée du lieutenant-général Henri Claude d’Harcourt par Jean-Baptiste Pigalle, ainsi que la Visitation de la Vierge de Jean Jouvenet, datée de 1716 et le monument de Jean Jouvenel des Ursins et de son épouse Michelle de Vitry (XVe siècle).

Dans la chapelle suivante, Chapelle Saint-Georges, se trouvent le tombeau de monseigneur Georges Darboy (assassiné en 1871), œuvre de Jean-Marie Bonnassieux, ainsi qu’une statue de saint Georges. De 1379 à la révolution, cette chapelle fut celle des cordonniers.

La troisième chapelle ou chapelle axiale de la cathédrale, est la Chapelle de la Vierge ou de Notre-Dame-des-Sept-Douleurs. On peut y admirer les statues d’Albert de Gondi, maréchal de France décédé en 1602, et de Pierre de Gondi, cardinal et évêque de Paris décédé en 1616. Sur un côté de la chapelle se trouve une fresque du XIVe siècle montrant la Vierge et d’autres saints entourant l’âme d'un évêque, Simon Matifas de Bucy.

Face à l’entrée de cette chapelle axiale, dans le déambulatoire, on peut admirer, juste derrière le chœur, le gisant de l’évêque Simon Matifas de Bucy (mort en 1304).

La quatrième chapelle ou Chapelle Saint-Marcel, contient les tombeaux de monseigneur du Belloy, cardinal, par Louis Pierre Deseine et de monseigneur de Quélen, œuvre d’Adolphe-Victor Geoffroi-Dechaume.

Enfin la dernière des chapelles absidiales ou Chapelle Saint-Louis abrite le tombeau du cardinal de Noailles sculpté par Geoffroi-Dechaume.

Les dernières chapelles entourant le chœur sont les chapelles latérales nord : dans la Chapelle Saint-Germain on peut voir le tombeau de monseigneur de Juigné (décédé en 1809), exécuté d’après les plans de Viollet-le-Duc.

Enfin dans la chapelle suivante qui précède la Porte Rouge, ou Chapelle Saint-Ferdinand, on trouve les mausolées de monseigneur de Beaumont (mort en 1781) et du maréchal de Guébriant (mort en 1643). On peut aussi y voir le priant du cardinal Morlot (mort en 1862).


Chapelle saint Georges - tombeau de monseigneur Darboy, œuvre de Jean-Marie Bonnassieux.

Le transept  (lien)

Le transept est plus large que la nef (plus ou moins 14 mètres contre 12 pour la nef). Il n’a pas de bas-côtés, la stabilité de l’ensemble étant assurée par les contreforts extérieurs.

Le transept comprend la croisée du transept et deux croisillons de trois travées. Les deux travées les plus proches de la croisée du transept sont couvertes d’une voûte sexpartite, la troisième d’une voûte quadripartite. Dans les deux premières travées, l’élévation est à quatre niveaux, et non pas trois comme la nef. Les grandes arcades, s’ouvrent sur les bas-côtés de la nef. Le deuxième niveau est toujours constitué des tribunes. Ce qui change est l’adjonction d’un troisième étage formé d’oculi semblables à des roues. Le quatrième niveau enfin est celui des fenêtres hautes. Celles-ci sont plus petites que celles de la nef, puisque l’adjonction des oculis les a amputé de la hauteur correspondante. Au total le sommet de la voûte atteint la même hauteur que celui de la nef ou du chœur.

Le mur de la troisième travée est plein au niveau des grandes arcades. Il est ensuite surmonté de deux niveaux d'arcatures décoratives aveugles dans le croisillon sud, mais d'un niveau seulement dans le croisillon nord.

La partie orientale de la croisée du transept est occupée par le nouveau maître-autel de la cathédrale (voir le paragraphe concernant le chœur de la cathédrale).


L’Adam de Notre-Dame est l’un des plus beaux nus du Moyen Âge. Sculpté en pierre vers 1260, comme le jubé dont il occupait l’angle sud-est, il fut transféré dans le bras sud du transept. Aujourd’hui, pour mieux le protéger, il se trouve au musée national du Moyen Âge ou musée de Cluny.


La croisée du transept et le départ du croisillon sud. Au centre de la photo, contre le pilier sud-est de la croisée : la statue de la Vierge du XIVe siècle appelée Notre-Dame de Paris, provenant en fait de la chapelle Saint-Aignan hors de la cathédrale. À l’arrière-plan : le chœur avec les stalles et la partie sud de la clôture du chœur. À gauche, contre le pilier, le mémorial au million de morts britanniques de la guerre 1914-18.

Le croisillon sud et sa rosace

On y trouve un tableau de Antoine Nicolas, La Fontaine de la Sagesse réalisé en 1648. Contre le pilier sud-est de la croisée du transept se trouve une statue de la Vierge appelée — à tort — Notre-Dame de Paris (la véritable statue détenant ce titre étant celle du trumeau de la porte du cloître). Elle est datée du XIVe siècle et provient de la chapelle Saint-Aignan située dans l'ancien cloître des Chanoines de l'Île de la Cité. Elle fut transférée à Notre-Dame en 1818 et placée d'abord au trumeau du Portail de la Vierge en remplacement de la Vierge du XIIIe siècle mutilée en 1793. En 1855, Viollet-le-Duc la posa à son emplacement actuel.

Tout près de là, se trouve une plaque rappelant que c’est dans la cathédrale Notre-Dame de Paris qu’a eu lieu le procès de réhabilitation de Jeanne d'Arc.

Presque face à la statue de la Vierge Notre-Dame, sur le pilier sud-ouest de la croisée, se trouve le mémorial au million de morts de l’Empire Britannique tombés durant la Première Guerre mondiale et dont la plupart reposent en France.

On peut également voir dans ce croisillon une plaque signalant l’endroit où se trouvait Paul Claudel en décembre 1886, lorsque, âgé de 18 ans et brusquement touché par une illumination religieuse, il se convertit au catholicisme.

L’énorme rosace de 13,1 mètres de diamètre, offerte par saint Louis et située au haut du mur d’extrémité du croisillon, conserve une partie seulement de ses vitraux d’origine, certains d’entre eux ayant été remplacés lors d’une restauration en 1737. La rosace souffrit encore lors de la révolution de 1830, suite à l’incendie de l’archevêché tout proche. Elle subit dès lors une nouvelle restauration menée par Viollet-le-Duc qui la fit pivoter de 15 degrés afin de lui donner un axe vertical robuste pour la consolider. Elle est organisée autour du Christ qui en occupe le centre. Tout autour sont représentées les vierges sages et les vierges folles, des saints, des anges, des apôtres, des saintes.

Le croisillon nord et sa rosace

On peut y voir contre le pilier nord-est de la croisée du transept, une statue de saint Denis, œuvre de Nicolas Coustou.

Le mur de fond du croisillon nord comporte trois niveaux : une porte, surmontée d'un pan de mur sans ornement. Le deuxième niveau est constitué d'une claire-voie à neuf arcades de deux lancettes. Enfin un troisième étage est constitué de la rosace. À l’inverse de la rosace sud, la rosace nord a conservé presque intacts ses vitraux originels du XIIIe siècle. Le centre est occupé par la Vierge Marie. Autour d’elle gravitent les juges, les rois, les grands prêtres et les prophètes de l'Ancien Testament.

La partie inférieure du mur de fond de ce bras du transept s'ouvre sur le portail du Cloître.


La rosace sud a été restaurée en 1737


Vue extérieure de la rosace sud


La rosace nord de Notre-Dame de Paris nous vient tout droit du XIIIe siècle. C’est un pur chef d’œuvre du gothique rayonnant

 Les lustres - La Couronne de lumière

Au Moyen Âge, on appelait lampesier ou lampier un lustre en forme d’anneau souvent de large diamètre, portant des petits godets à huile munis de mèches, et suspendu par une ou plusieurs chaînes, ordinairement trois. Il pouvait être en fer, en bois ou encore en argent ou en cuivre. Ces lampiers portaient parfois un grand nombre de godets ou de chandelles de cire : on les appelait alors Couronnes de lumière. Elles étaient allumées à l’occasion des grandes fêtes et autres solennités.

Les grandes cathédrales dont Notre-Dame en étaient pourvues. Ces Couronnes étaient richement ornées : faites de cuivre doré, on leur adjoignait des émaux, des boules de cristal, des dentelles de métal et d'autres ornements destinés à leur donner un aspect éblouissant. Ces Couronnes de lumière n'avaient pas pour seules fonctions celles d’éclairer et d’enjoliver le sanctuaire en brillant de mille feux, elles avaient aussi une fonction religieuse : elles représentaient aux jours de fête la lumière du Christ éclairant le monde.

Au XIXe siècle, Notre-Dame de Paris avait perdu sa grande Couronne de lumière et Viollet-le-Duc avait notamment pour mission de reconstituer le mobilier gothique du sanctuaire. Il s’attacha à élaborer les dessins d’une nouvelle Couronne dans le style gothique. La Couronne de lumière actuelle est à deux rangs surmontée de tourelles en cuivre doré. Elle a été exécutée à l’époque par l’orfèvre Placide Poussielgue-Rusand. Pendue normalement à la croisée du transept, elle est actuellement (2007) déposée dans le déambulatoire nord pour restauration.

Quant aux autres lustres de la nef de la cathédrale, ils sont en bronze doré et datent de la même époque.

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