Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
CHOMOLANGMA

LE NIL (1).

1 Septembre 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


source Wikipédia

lien historique & auteurs

Creative Commons License

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.


Le Nil est un fleuve d'Afrique. Avec une longueur d'environ 6 500 km, c'est avec le fleuve Amazone, le plus long fleuve du monde. Il est issu de la rencontre du Nil Blanc et du Nil Bleu. Le Nil blanc (Nahr-el-Abiad) prend sa source au lac Victoria (Ouganda, Kenya, Tanzanie) ; le Nil bleu (Nahr-el-Azrak) est issu du lac Tana (Éthiopie). Ses deux branches s'unissant à Khartoum, capitale du Soudan actuel, le Nil se jette dans la Méditerranée en formant un delta au nord de l'Égypte. En comptant ses deux branches, le Nil traverse le Rwanda, le Burundi, la Tanzanie, l'Ouganda, l'Éthiopie, le Soudan et l'Égypte. Il longe également le Kenya et la République démocratique du Congo (respectivement avec les lacs Victoria et Albert), et son bassin versant concerne aussi l'Érythrée grâce à son affluent du Tekezé.

Le Nil est la voie qu'empruntaient les Égyptiens pour se déplacer. Il apporte la vie en fertilisant la terre et garantit l'abondance. Il joua un rôle très important dans l'Égypte antique, du point de vue économique, social (c'était autour de lui que se trouvaient les plus grandes villes), agricole (grâce au précieux limon des crues) et religieux. Fleuve nourricier d'un grand peuple, il fut divinisé sous le nom d'Hâpy, personnification divine du Nil dans la mythologie égyptienne.

La crue du Nil, qui avait lieu chaque été et qui apportait le limon noir permettant la culture de ses rives, est restée longtemps un phénomène inexpliqué. C'est de ce limon noir que vient le nom antique de l'Égypte, Kemet, qui veut dire « la terre noire ».

De nos jours, les eaux limoneuses du Nil sont captées et redistribuées sur les terres agricoles grâce aux barrages de Ziftah, d'Assiout, d'Hammadi, d'Esna et surtout des deux barrages géants d'Assouan, l'ancien et le grand barrage, dont la construction dans les années 1970 a nécessité le déplacement de plusieurs temples, dont celui d'Abou Simbel, qui auraient été noyés dans la retenue du lac Nasser.

Vu depuis l'espace, le Nil se distingue nettement par sa vallée verte au milieu du désert.


Le Nil à l'Île d'Aguilkia

Étymologie

Le mot « Nil » ((ar)nīl), vient du grec Νεῖλος (Neilos), signifiant la « vallée de la rivière ».[réf. nécessaire] Les Égyptiens anciens l'appelaient itéru (trans. = jtrw) signifiant la grande rivière, représentée par les hiéroglyphes :


M17 X1
D21
G43 N35A N36
N21 Z1


En arabe on écrit النيل (An-Nil).


Affluents


Le bassin hydrographique du Nil couvre 3 254 555 km2, à peu près 10 % de la superficie de l'Afrique.

Les deux grands affluents du Nil sont : le Nil Blanc dont la source se trouve à l'équateur, et le Nil Bleu dont la source se trouve en Éthiopie. Chacune de ces branches se trouve sur le flanc ouest du Rift Est-Africain. L'Atbara est aussi un autre affluent moins important du Nil, qui coule seulement quand il pleut en Éthiopie et qui s'assèche vite.


Photo satellite du Nil.

Le Nil Blanc

La source du Nil est parfois considérée comme étant le lac Victoria, mais le lac lui-même a des fleuves de taille considérable qui l'alimentent. La rivière la plus éloignée émerge de la forêt de Nyungwe au Rwanda, par l'intermédiaire du Rukarara, du Mwogo, du Nyabarongo et duKagera, avant de couler dans le lac Victoria en Tanzanie près de la ville de Bukoba.

Le Nil quitte le lac Victoria aux chutes de Ripon, près de Jinja, Ouganda ; il porte le nom de « Nil Victoria ». Il coule pendant approximativement 500 km, par le lac Kyoga, jusqu'à atteindre le lac Albert. Après avoir quitté ce lac, le fleuve est connu sous le nom de « Nil Albert ». Il coule alors au Soudan, où il est connu comme le Nahr al Jabal (rivière de la montagne). Au confluent du Nahr al Jabal et du Nahr al Ghazal (720 km de long), le fleuve est connu sous le nom de Nahr al Abyad, ou Nil blanc, ce nom lui venant de l'argile blanchâtre en suspension dans ses eaux. De là, le fleuve coule vers Khartoum.

Le Nil Bleu


Le
Nil Bleu (Ge'ez  Ṭiqūr ʿĀbbāy, rivière noire Abay pour les Éthiopiens ; Nahr al Azraq pour les Soudanais) jaillit du lac Tana dans les montagnes éthiopiennes. Le Nil bleu coule environ 1 400 km vers Khartoum, où le Nil bleu et le Nil blanc se rejoignent pour former le Nil proprement dit. 90 % de l'eau et 96 % des sédiments transportés par le Nil proviennent de l'Éthiopie, mais cet écoulement se produit seulement en été, quand les grandes pluies tombent sur le plateau éthiopien ; le reste de l'année, les grands fleuves drainant l'Éthiopie vers le Nil (Sobat, Nil bleu, et Atbarah) coulent faiblement.

Hydrologie


Le débit du Nil Albert à Mongalla est presque constant pendant toute l'année, d'une moyenne de 1 048 m3 par seconde. Après Mongalla le Nil (Nahr Al Jebel) entre dans d'immenses marais au Sud du Soudan (marais du Sudd). Plus de la moitié des eaux du Nil sont perdues dans ce marais par évaporation. Le débit moyen du Nahr Al Jebel, de Nahr à la fin des marais, est d'environ 510 m3 par seconde. À la sortie des marais, cette rivière rejoint rapidement le Sobat et forme le Nil Blanc.

L'écoulement moyen du Nil Blanc à Malakal est de 924 m3 par seconde, le débit maximum est approximativement de 1 218 m3 par seconde début mars et le minimum est d'environ 609 m3 par seconde en août. La fluctuation ici est due à la variation substantielle du débit du Sobat qui a un écoulement minimum d'environ 99 m3 par seconde en août et un débit maximum de plus de 680 m3 par seconde début mars.

Le Nil blanc coule ensuite vers Khartoum où il rejoint le Nil Bleu pour former le Nil.

Le Nil Blanc contribue approximativement à 31 % du débit annuel du Nil. Cependant, pendant la saison sèche (de janvier à juin), le Nil Blanc contribue à hauteur de 70 % voire 90 % de tout le débit du Nil. Pendant cette période, le débit du Nil Bleu peut descendre jusqu'à 113 m3 par seconde, bien que les barrages en amont règlent l'écoulement du fleuve. Pendant la période sèche l'écoulement du fleuve d'Atbara est pratiquement nul.

Le Nil Bleu contribue approximativement à 70 % du débit du Nil. Le débit du Nil Bleu change considérablement au cours de l'année. C'est ce qui provoque principalement les grandes variations du débit du Nil. Pendant la saison des pluies, le débit maximum du Nil Bleu excède souvent 5 663 m3 par seconde fin août (multiplication par 50 du débit normal).

Avant la construction de barrages sur le fleuve, le débit annuel pouvait passer de un à quinze à Assouan. Les débits maxima de plus de 8 212 m3 par seconde se produisent fin août-début septembre et les débits minima d'environ 552 m3 par seconde ont lieu vers la fin avril-début mai.

Le bassin du Nil est complexe, et pour cette raison le débit en n'importe quel point le long du fleuve dépend de beaucoup de facteurs comprenant la météorologie, les déviations, l'évaporation ou l'évapotranspiration, et l'écoulement d'eaux souterraines.


La confluence de la rivière Kagera et de la rivière Ruvubu près des chutes de Rusumo.

Débit moyen mensuel (en m³/s) mesuré à la Station hydrologique de Dongola- bassin versant: 2 694 000 km²-données calculées sur la période 1912-1984



Les bras du Nil


Après la confluence du Nil Bleu et du Nil Blanc, le seul affluent principal restant est la rivière Atbara, qui provient du nord de l'Éthiopie du lac Tana, et coule sur approximativement 800 km. Il rejoint le Nil environ 300 km après Khartoum. Le Nil a ainsi comme particularité le fait que son dernier affluent le rejoint à mi-chemin de la mer. Après cet endroit, le débit du Nil diminue en raison de l'évaporation très importante lors de la traversée du
Sahara.

Le Nil au Soudan se singularise pour deux raisons :

  • il coule à travers six groupes de cataractes, de Sbakola (au Nord de Khartoum) jusqu'àAssouan ;
  • il prend une direction inverse, retournant vers le sud-ouest avant de couler plus directement vers la mer. Ceci s'appelle le grand méandre du Nil.

Au début du delta, au nord du Caire, le Nil se divise en deux bras principaux, le bras deRosette à l'ouest et celui de Damiette à l'est.

Histoire


Le Nil (iteru en
égyptien ancien) était le cœur de la civilisation de l'Égypte antique, avec la majorité de la population et toutes les villes de l'Égypte se situant le long de cette partie du Nil au nord d'Assouan. Le Nil a été la colonne vertébrale de la culture égyptienne depuis l'âge de pierre. Le changement de climat, et peut-être une trop grande utilisation des terres comme pâturages, a desséché les terres pastorales de l'Égypte pour former le désert du Sahara, probablement vers -8000, et les habitants ont alors vraisemblablement émigré vers le fleuve, où ils ont établi une économie agricole sédentaire et une société plus centralisée.

Pendant trente siècles, seules des felouques et des canges à rames ont navigué sur le Nil de Haute-Égypte. Il n'a fallu que cinquante ans pour qu'une armada de palaces flottants bouleverse le trafic fluvial millénaire.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article