Overblog Tous les blogs Top blogs Technologie & Science Tous les blogs Technologie & Science
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog
MENU
Publicité
CHOMOLANGMA

LOUIS XIV (2).

16 Août 2009 , Rédigé par CHOMOLANGMA


source Wikipédia

lien
historique & auteurs

Creative Commons License

Cette création est mise à disposition sous un
contrat Creative Commons.


Les grandes réformes

Création du Conseil royal des finances (12 septembre 1661)

La première partie du règne de Louis XIV est marquée par de grandes réformes administratives et surtout par une meilleure répartition de la fiscalité. Les douze premières années virent le pays en paix et le retour d'une relative prospérité. Il va s'opérer le passage d'une monarchie judiciaire (où la principale fonction du roi est de rendre justice) à une monarchie administrative (le roi est à la tête de l'administration). Les finances, dirigées désormais par un contrôleur général, en l'occurrence Colbert, viendront supplanter la justice en tant que première préoccupation du Conseil d'en haut. Celui qui aurait normalement dû être en charge de la justice, le chancelier, qui, sous Louis XIV sera François-Michel Le Tellier, va lui-même délaisser la justice pour se consacrer essentiellement aux affaires de guerre.

Il crée le code Louis en 1667, sorte de code civil, le code criminel en 1670, le code forestier, l'édit sur les classes de la Marine en 1669, l'ordonnance de commerce en 1673.



Jean-Baptiste Colbert succèdera à Fouquet après avoir organisé son "élimination".

Au fil du temps, deux clans vont se mettre en place à ses côtés et cohabiter tout en rivalisant l'un avec l'autre. Le clan Colbert va gérer tout ce qui touche à l'économie, la politique étrangère, la Marine et la culture alors que le clan Le Tellier-Louvois va avoir la mainmise sur la Défense. Le roi fait ainsi sienne la devise « diviser pour mieux régner ». En ayant deux clans rivaux sous ses ordres, il est certain qu'ils s'autocontrôleront et que cela empêchera toute dérive permettant à un de ses ministres de réussir un coup d'état contre lui.

Jusqu'en 1671, le clan Colbert domine mais, quand commencent les préparatifs de la guerre de Hollande, les réticences de Colbert, qui rechigne à se lancer à nouveau dans de grandes dépenses, commencent à le discréditer aux yeux du roi. De plus, l'écart d'âge entre Colbert (52 ans à l'époque) et le roi (33 ans) fait que le roi se rapproche naturellement de Louvois qui n'a que 30 ans et la même passion : la guerre. Jusqu'en 1685, c'est le clan Louvois qui est le plus influent.



François-Michel Le Tellier
, marquis de Louvois, secrétaire d'État à la Guerre, rival de Colbert au sein du conseil royal

Création d'un service de police moderne

Paris, état des lieux : « Le Paris du XVIIe siècle est quasiment invivable ». C’est d’abord une concentration dangereuse de populations : épidémies, incendies, inondations, hivers polaires, encombrements et désordres de tout genre. La ville attire des individus qui espèrent vivre mieux auprès des riches : escrocs, brigands, voleurs, mendiants, infirmes, hors-la-loi, paysans sans terre et autres déshérités. Il existe encore la
Cour des miracles, le plus célèbre des ghettos incontrôlables (estimés sous Louis XIV à 30 000 individus, soit 6 % du peuplement). Paris sera le premier souci du roi qui n’a pas encore construit Versailles.

Édit de fondation de l’hôpital général de Paris (27 avril 1656)

Cet édit (de Grand Renfermement) a pour objet d’éradiquer la mendicité, le vagabondage et la prostitution. Il est conçu sur le modèle de l’hôpital lyonnais (L’Hospice de la Charité établi en 1624) et s’attire à son service les membres de la
compagnie du Saint-Sacrement. Il regroupe les trois établissements de la Salpêtrière, de Bicêtre et de Sainte-Pélagie. En dépit des peines et des expulsions prévues pour ceux qui ne regagnent pas l’hôpital, cette mesure, faute d’effectifs suffisants, sera un échec.

Ordonnance civile de Saint-Germain-en-Laye (
3 avril 1667)

Dix ans plus tard, la situation mal maîtrisée a empiré et « on rapporte que le roi n’en dort plus la nuit ». Les différentes factions de police sont disséminées et rivalisent entre elles. Colbert va s’efforcer de coordonner toutes ces autorités en un seul service. Pour atteindre ce but, il fait nommer le 15 mars 1667 La Reynie à la lieutenance générale de police qui vient d’être créée, un homme de son clan intègre et travailleur, qui a déjà participé au conseil de la réforme de la justice. Entre autres, sont annoncées une lieutenance séparée de celles civile et criminelle, la simplification et l’uniformisation des procédures de justice civile pour tout le royaume, et l’obligation de mieux tenir les registres paroissiaux. Les attributions de La Reynie sont étendues : maintien de l’ordre public, des bonnes mœurs, du bon ravitaillement, de la salubrité (ébouages, pavage des rues, fontaines d’eau, etc.), la sécurité (rondes, éclairage des rues par lanternes, lutte contre la délinquance et les incendies, liquidation des « zones de non-droit », etc.). Dès 1674, La Reynie a le titre de lieutenant général de police (en somme, le premier préfet de police de France) et s’acquittera de cette tâche épuisante avec intelligence pendant 30 ans, jusqu’en 1697, année où il se retire.

La Reynie, par un travail de longue haleine, avait réussi à instaurer dans la place de Paris une « sécurité inconnue ». Quand le marquis d’Argenson lui succède en 1697, il hérite du relâchement des dernières années car la situation recommençait à se dégrader. Homme rigoureux et sévère, c’est avec beaucoup d’assiduité et d’intransigeance qu’il entreprend le redressement de la situation. Il va remplir sa fonction de lieutenance en s’appuyant principalement sur la répression, avec une escouade considérable d’espions. On peut dire qu’il instaura une sorte de police secrète d’État dont un des aspects marquant fut de complaire outre mesure aux puissants et d’accentuer le despotisme d’un règne vieillissant. Ses services talentueux et zélés lui valurent, en 1718, la place enviée de garde des Sceaux.

La politique étrangère

Louis XIV tend à affirmer la puissance de son Royaume. Il utilise les armes traditionnelles de la diplomatie (ambassade, traités, alliances, unions dynastiques, soutien aux opposants de ses ennemis). Mais c'est surtout par l'armée qu'il s'impose. Il poursuit d'abord la stratégie de ses prédécesseurs depuis
François Ier pour dégager la France de l'encerclement hégémonique des Habsbourg en Europe par une guerre continuelle contre l'Espagne, en particulier sur le front des Flandres. Le "grand Roi" en profite pour rendre son "pré carré" par des guerres de conquêtes sur ses voisins. Pour assurer à son petit-fils la succession d'Espagne, il se lance dans une guerre contre toute l'Europe qui finit par épuiser les belligérants. A la fin de son règne, le roi a arraché un compromis: si les Bourbon dominent en France et Espagne, ils reconnaissent deux nouvelles puissances montantes : l'Angleterre protestante et les Habsbourg d'Autriche.



15 mai
1685 : le doge de Gênes est contraint à venir s'excuser dans la Galerie des Glaces deVersailles (par Claude Guy Hallé, château de Versailles)



Territoire sous règne français et conquêtes de 1552 à 1798

1643/1672 L'alliance traditionnelle contre les Habsbourg

Dans un premier temps, pour se dégager de l'encerclement des Habsbourg, le jeune Louis XIV fait alliance avec les principales puissances protestantes, reprenant ainsi la politique de ses deux prédécesseurs et des ministres Richelieu et Mazarin.

La guerre connaît quatre phases : quand le règne débute, la France soutient directement les puissances protestantes contre les Habsbourg, lors du dernier tiers de ce qu'on a appelé ensuite la guerre de Trente Ans, conclue en 1648 par les traités de Westphalie. Ensuite, lors de la Fronde, l'Espagne soutient la révolte militaire du Grand Condé contre le Roi. Dix ans plus tard, des victoires Françaises et une alliance avec les puritains anglais imposent à l'Espagne le traité des Pyrénées (doublé par un mariage entre Louis XIV et l'infante). Enfin, le conflit reprend à la mort du Roi d'Espagne pour la dévolution de villes frontalières du royaume de France en Flandre espagnole (au nom de l'héritage de son épouse).

À l'issue de cette première période, Louis XIV, jeune roi, est à la tête de ce qui est la première puissance militaire et diplomatique d'Europe s'imposant même au Pape. Il a agrandi son royaume vers le nord (Artois) et conservé au sud le Roussillon.

1672/1697 La puissance dominante mais isolée


Dans un second temps, à partir de
1672, sous l'influence de Louvois, le « Grand Roi » renonce à l'alliance protestante. Pour rendre son "pré carré", il s'isole diplomatiquement dans une politique belliqueuse de conquête qui l'oppose à toute l'Europe.

La poussée vers les Flandres d'un monarque absolu catholique provoque l'inquiétude de la République protestante des Pays-Bas. Dès lors, France et Pays Bas, anciens alliés, deviennent rivaux économiquement et politiquement. En 1672, Louis XIV les attaque. L'Espagne en profite pour tenter de récupérer les villes de Flandres perdues. Ce conflit isole diplomatiquement la France: opposée à la fois aux Habsbourg, au pape et aux protestants d'Europe, après le rapprochement entre les Provinces Unies des Pays Bas, les princes Allemands et le parlement Anglais, elle n'a plus comme allié protestante que la Suède. Sa puissance militaire lui permet toutefois d'imposer la paix sur le front Nord et de prendre leFranche-Comté à l'Espagne (1674, confirmé au traité de Nimègue, 1678). Louis XIV élargit ensuite ses ambitions aux possessions des villes conquises (politique des réunions). Cette politique d'expension territoriale provoque la ligue d'Augsbourg (1682), alliance défensive de l'ensemble des puissances Européenne, les Habsbourg et impériaux, d'une part, et les protestants de l'autre. De 1688 à 1697, plusieurs dures années de guerre s'ensuivent sur terre et sur mer : de l'Irlande où le roi soutient le prétendant catholique au trône de Grande Bretagne, à l'Allemagne, où il soutient la Princesse Palatine jusqu'à la Savoie, les guerres pèsent durement sur les finances royales. La paix négociée par la médiation de la Suède lui permet de prendre l'Alsace.

Le poids de la guerre et l'isolement diplomatique sont partiellement compensés par l'agrandissement du royaume. Le Roi a l'opportunité de devenir première puissance catholique au vu de l'affaiblissement Espagnol.

1697/1714 Le lourd prix du trône d'Espagne


À la fin de son règne, le « Roi très Chrétien » tente de préserver la succession d'Espagne pour son
petit-fils ce qui conduit à une guerre qui épuise toute l'Europe.

La fragilité de la santé du roi espagnol Charles II de Habsbourg, sans enfant, pose le problème de sa succession. Louis XIV mène une active diplomatie pour faire hériter un de ses descendants (sa femme et sa mère étaient héritière d'Espagne). Placer un Bourbon sur le trône des Habsbourg ferait de sa famille la première puissance Européenne et même mondiale (au vu de l'empire colonial espagnol). Mais cela l'oppose à la branche Habsbourg d'Autriche, autre prétendante. Pour réussir, Louis XIV se réconcilie avec le pape, abandonnant définitivement le gallicanisme au profit du parti dévot, favorise l'Espagne par des gestes diplomatiques (Traité de Ryswick en 1697) et envisage même un partage complexe avec l'Autriche. Il finit, en 1700, par obtenir l'héritage de la totalité des possessions Espagnoles pour son petit-fils Philippe V d'Espagne. Mais seule la Bavière (de la mère de Philippe V) soutient ce legs. Toutes les autres puissances Européennes provoquent une violente guerre contre les Bourbons de France et d'Espagne qui dure pendant quatorze ans. Elles l'emportent d'abord. La France est prête à traiter (1708) mais les vainqueurs veulent contraindre Louis XIV à détrôner lui-même son petit fils, ce qui le conduit à reprendre des combats qui s'achèvent dans l'épuisement des adversaires, par une paix de compromis (1713): Philippe garde l'Espagne, mais les compensations diverses montrent la montée de la puissance Britannique dans les colonies, et de l'Autriche dans l'Europe centrale et dans les Flandres.

Si, au début du règne, la grande puissance était l'Espagne, la France domine seule vers 1690/1700. En 1715, c'est le Royaume-Uni, et en particulier l'Angleterre, qui est devenu le concurrent le plus redoutable, surtout parce que malgré les efforts de Colbert, le Roi s'est désintéressé de la question coloniale.

 


 

.

Publicité
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :
Commenter cet article
C
  bon lundi ... bizzzzzzz
Répondre