PRAGUE (4).
Médias
Les titres de la presse nationale tchèque sont tous publiés à Prague. La ville abrite également les studios de la télévision publique, Česká televize et de TV Nova, une chaîne de télévision privée, leader en termes d'audience.
Pour le lecteur francophone, le magazine À Tout Prague sort depuis l'an 2000 sous forme trimestrielle. Il offre des articles de qualité sur Prague et la République tchèque.
La ville abrite les studios de Radio Free Europe dont les émissions, autrefois destinées aux pays du Bloc de l'Est sont en cours de réduction et de redéploiement : Radio Free Iraq vers l'Irak, Radio Farda vers l'Iran, Radio Free Afghanistan vers l'Afghanistan. Les studios, situés en plein centre-ville et jouxtant le musée national, sont, pour des raisons de sécurité, d’accès lourdement protégé.
Ceci n'est pas sans poser des problèmes puisque deux voies de la « magistrale », la principale artère de la circulation de la ville, sont bloquées pour défendre l'accès vers les studios sis dans le bâtiment qui, anciennement, abritait le parlement fédéral de la République fédérale tchèque et slovaque. Un projet de déplacement de Radio Free Europe est en cours vers un lieu moins central et plus facile à surveiller.
Tour de télévision de Prague dans le quartier Žižkov escaladée par des sculptures de bébés géants par David Černý.
Sport
Selon ses organisateurs, le marathon de Prague, créé en 1995, est devenu, en l'espace d'une décennie l'un des plus internationaux de sa catégorie avec les deux-tiers des marathoniens appartenant à 55 nationalités.
La ville de Prague est également connue pour ses équipes de hockey sur glace. Ainsi dès 1900, le Slavia est fondé puis c'est le tour des clubs du Lawn Tennis Club Praha et du Sparta d'être créés en 1903. Dès 1936, première saison officielle du championnat de Tchécoslovaquie, le LTC va remporter son premier championnat. L'équipe va au total remporter 10 titres de champion ainsi que 7 Coupes Spengler, ne ratant que le titre de 1941 au profit du 1. CLTK Prague.
Le 1er octobre 1948 l’Armádní Telocvicný Klub Praha (en français club d'entraînement physique de l'armée) est fondé par l'armée tchécoslovaque et la section de hockey rejoint alors le championnat élite. Le club remporte le titre de champion lors de sa seconde saison mais le succès ne sera pas au rendez-vous pour les saisons suivantes et finalement les différents clubs de la capitale arrêtent tour à tour leurs activités.
Les deux seuls clubs à durer dans le temps sont le Slavia et le Sparta, ce dernier remportant 4 titres de champion de Tchécoslovaquie. En 1993, suite à la partition du pays, les deux clubs intègrent les nouvelles divisions tchèques : le Sparta prend immédiatement place dans l'Extraliga alors que le Slavia mettra un an de plus. Depuis la création de l’Extraliga, le Slavia a remporté une fois le championnat (en 2003) contre 4 fois pour le Sparta (2000, 2002, 2006 et 2007). La Sazka Arena, la patinoire du Slavia, a été édifiée pour le championnat du monde 2004 et Prague dispose ainsi de l'un des complexes sportifs multifonctionnels les plus avancés d'Europe.
La répartition des fans et sportifs pragois entre « spartiates » et « slavistes » se retrouve dans les clubs de football et de hockey sur glace avec le Sparta Prague, créé en 1893 et le Slavia Prague, créé en 1892.
La ville, avec le stade de Strahov, peut s'enorgueillir de posséder le stade le plus vaste au monde : 63 500 m² et une capacité de 360 000 spectateurs.
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Match de hockey sur glace dans la Sazka Arena
Administration
La ville est subdivisée en dix arrondissements (městská část), vingt-deux cantons (správní obvod), cinquante-sept districts (městská část) et cent-douze territoires cadastraux (katastralní uzemí). Pour compliquer le tout, les Pragois se réfèrent usuellement aux noms des quartiers historiques, qui leur sont plus parlants et qui sont soit éclatés entre plusieurs sous-divisions administratives, soit réunis à plusieurs dans un arrondissement ou un canton.
Les organes décisionnels sont la Représentation de la ville de Prague (Zastupitelstvo Hlavního Města Prahy), comprenant soixante-dix représentants élus pour quatre ans, et le Conseil de la ville de Prague (Rada Hlavního Města Prahy), comprenant onze membres élus parmi les représentants, avec à sa tête le maire (Primátor).
Curiosité
À Prague, comme dans les autres villes tchèques, un double système est utilisé pour lanumérotation des voies. Chaque bâtiment possède un numéro descriptif (číslo popisné) en rouge et un numéro d'orientation (číslo orientační) en bleu. Le numéro rouge, qui correspond à une parcelle du cadastre, est unique pour chaque bâtiment d'un quartier donné et peut ne pas suivre les numéros des bâtiments proches. Le numéro bleu est un simple numéro séquentiel, similaire à ceux utilisés dans d'autres villes européennes. Chaque numéro peut être utilisé seul dans une adresse, mais il est possible d'indiquer les deux à la fois pour éviter toute méprise, en commençant par le numéro rouge : « Hlavní 20 / 7 ».
Cette redondance s'explique par le caractère non-systématique du nom des rues : dans les villages, elles ne sont généralement pas nommées et le numéro descriptif ou cadastral est alors indispensable au facteur ou au visiteur ; dans les villes, au contraire, il est de peu d'utilité mais — considération d'une administration souvent kafkaïenne — obligatoire.
Numéro cadastral en rouge et numéro de rue en bleu.
source Wikipédia
lien historique & auteurs

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