LA BALEINE.
La baleine est un mammifère marin de grande taille classé dans l'ordre des cétacés. Le terme s'applique à plusieurs espèces différentes dans les sous-ordres des mysticètes (baleines à fanons) et des odontocètes (baleines à dents). Les baleines représentent des animaux parmi les plus gros ; et deux espèces (respectivement la baleine bleue et le rorqual commun) qui sont les deux animaux les plus grands ayant jamais existé.
Terminologie
Le terme baleine est issu du latin ballaena, ballena dont Plaute fait la description. Le terme latin est probablement un emprunt de φάλλαινα [phallaina] issu d'une des œuvres d'Aristote et pouvant se traduire par « chose gonflée ». Le petit de la baleine est appelé baleineau.
Aujourd'hui, ce terme décrit les espèces de grands cétacés, et regroupe toutes les espèces de cétacé à fanons et certaines espèces à dents parmi les baleines à bec, les cachalots, la Baleine blanche et la baleine tueuse, à savoir l'orque.
Contrairement à ce que son nom indique, le requin baleine n'est pas une baleine mais un poisson cartilagineux, le plus grand d'entre eux d'ailleurs. Le terme baleine sous-entend ainsi le gigantisme ; ce nom est donné génériquement aux plus grandes espèces de cétacés ; les plus petites pouvant être désignées par le terme de dauphin.
Requin baleine d'environ 4 m
aux Maldives
Zoologie
Généralités
Les ancêtres des baleines étaient des mammifères quadrupèdes qui se sont adaptés à la vie aquatique. Des chercheurs de l'Université du Michigan ont annoncé en 2009 avoir trouvé deux fossiles d'un ancêtre quadrupède de nos baleines ; Maiacetus. L'un des fossiles est celui d'une femelle qui s'apprêtait à mettre bas. Il montre que la naissance du petit se faisait tête la première, ce qui n'est plus le cas avec les espèces contemporaines de baleine.
On a longtemps cru que les baleines étaient des poissons. Pourtant, Aristote avait déjà observé qu'elle possède des évents et non des branchies, ce qui indique qu'elle a des poumons. Elles allaitent leurs petits ce qui les classe comme mammifère.
Il existe de nombreuses espèces de baleines (bleues, blanches, grises, à bosse, à bec etc.), leur taille diffère : la baleine bleue (ou rorqual bleu) dépasse 33 m de long et pèse plus de 100 tonnes (le cœur de ce type de baleine, à lui seul peut atteindre 1 tonne tandis que sa langue peut peser 3 tonnes) alors que d'autres espèces ont la taille d'un homme.
Les scientifiques partagent les baleines en deux groupes :
- Les odontocètes, ou baleines à dents ;
- et les mysticètes, ou baleines à fanons. Les fanons sont des lames cornées (de la même matière que celle de nos ongles) qui permettent de séparer la nourriture de l'eau.
Parmi les baleines à dents, les cachalots (les plus grandes des baleines à dents, pouvant atteindre 18 m) ont une nourriture à base de calmars, de seiches et de pieuvres. Les épaulards ont une nourriture variée, constituée de poissons, de coquillages et parfois d'autres baleines et de mammifères marins.
Les Baleines ont des fanons , contrairement aux cachalots qui ont des dents.
Cachalot du genre Physeter

Orques sautant hors de l’eau
Poulpe ou pieuvre
Les types de baleines
-
Baleines à fanons (mysticètes) :
- Les rorquals, comme :
- baleine bleue ou rorqual bleu.
- rorqual commun
- baleine de Minke
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- baleine boréale
- baleine à bosse
- baleine grise
- baleine franche
-
- Baleines à dents (odontocètes) :
- cachalot
- baleine à bec
- orque, épaulard ou baleine tueuse
- béluga ou baleine blanche
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- Ancêtres des baleines
- Basilosaurus
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Baleine bleue dans l'océan Pacifique

Rorqual commun
Aileron dorsal d'une Baleine de Minke

Baleine boréale
Baleines à bosse en train de « chanter »

Baleine grise
Une baleine franche australe
Béluga, baleine blanche
Basilosaurus cetoides
Comportements
Les baleines remontent à la surface pour respirer.
Migrations
Les grandes baleines effectuent les plus longues migrations de tous les mammifères. Dans l'hémisphère Nord, elles partent des côtes occidentales du Mexique, où elles viennent mettre bas l'hiver, et parcourent 9 500 km jusqu'aux eaux glacées de l'Arctique.
Échouages et fleuves
Étant donné que les cétacés suivent les lignes du champ magnétique terrestre lors de leurs déplacements, et que celui-ci peut être affecté par des tempêtes ou par des anomalies dans certaines régions où les courbes du niveau magnétique coupent la côte à angle droit, ils foncent alors vers la côte en étant persuadés de la longer. Si le meneur d'un groupe "perd la tête", c'est tout le groupe qui est en danger. On évoque aussi les ondes des sonars utilisés par l'armée qui altéreraient le système d'écholocation de la baleine.
En 1989 à Port-la-Nouvelle, sur la plage du Rouet, une baleine s'est échouée, récupérée par Jean-Louis Fabre, on peut la voir au Domaine de Jugnes.
Le 20 janvier 2006, une baleine est apparue dans la Tamise. Elle a nagé jusqu'à l'Albert Bridge, avant que des experts essaient de la reconduire jusqu'à la Mer du Nord. Elle est néanmoins morte le 21 janvier dans la soirée. (voir Baleine de la Tamise).
La chasse à la baleine
L'animal est recherché pour sa chair, et sa graisse (largement utlisée par l'industrie cosmétique). À la suite d'une chasse intensive, de nombreuses espèces sont maintenant en voie de disparition. Des traités internationaux limitent aujourd'hui de façon très stricte la chasse à la baleine. Cependant certains pays, comme le Japon et la Norvège, invoquant l'impact négatif des cétacés sur les stocks de poissons, dont leurs économies dépendent, continuent à ne pas respecter les moratoires successifs votés lors des réunions de la Commission baleinière internationale. Ils chassent des espèces en niant la menace d'extinction, et en avançant comme justification la recherche scientifique. Cet argument est contesté par des organisations écologistes telles que Greenpeace et Sea Shepherd, qui constatent l'apparition peu après de ces baleines aux menus des restaurants ; elles considèrent qu'il s'agit d'un détournement du moratoire. Réciproquement, le Japon et la Norvège considèrent les actions de Sea Shepherd comme des atteintes a la souveraineté nationale.
L'impact des cétacés sur l'écosystème est controversé. Le cadavre des baleines est lui-même à la base d'une chaîne alimentaire océanique. Leur disparition risque ainsi d'amplifier un bouleversement du peuplement des océans, en entraînant la disparition de nombreuses espèces de planctons, dont dépendent de nombreux poissons et crustacés.
Les sonars
Des experts estiment que les sonars à moyenne fréquence peuvent provoquer une surdité temporaire des baleines, pouvant les entrainer à s'échouer sur le rivage.
Une cour de justice de Los Angeles stipula en août 2007 que les navires militaires américains doivent réduire le niveau de leurs sonars, et les éteindre lorsqu'un mammifère marin se trouve dans un rayon de 2 kilomètres. Le jugement fut cependant invalidé le 12 novembre 2008 par la cour suprême des Etats-Unis.
Le rôle culturel de la baleine
Au XIXe siècle, certaines villes de la Nouvelle-Angleterre, sur la côte est des États-Unis, dépendaient entièrement de la chasse à la baleine. Aujourd'hui, la baleine joue un rôle culturel important chez de nombreux peuples qui pratiquaient ou pratiquent encore la chasse traditionnelle, tels les Amérindiens de la côte ouest du Canada, ceux du nord des États-Unis et les peuples Inuits de l'Arctique. C'est pourquoi certains peuples aborigènes vivant aux États-Unis, au Canada et dans les îles du Pacifique bénéficient de clauses qui leur permettent de chasser des espèces menacées, mais à très petite échelle.
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Tailles comparées de la baleine bleue, d'un dauphin de Hector et d'un homme
Un toit de hutte inuit fait d'os de baleines
source Wikipédia
lien historique & auteurs

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