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CHOMOLANGMA

FOLIE DOUCE...

23 Novembre 2008 , Rédigé par crateresideraldevie Publié dans #Écrits & poésies (même que c'est de moi)...

 


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Attendrais-je que vienne le si lourd châtiment,

Que mon âme se noie au coeur du firmament,

Que mon coeur suffocant au profond des ténèbres

N'épouse à tout jamais cet horizon funèbre.

Ma douleur impalpable, prétentieuse cible

Se satisfera-t-elle d'un écho inaudible?

Resterais je toujours sourd à ces harmonies

A ces appels criants, à ces moments bénis ?

Vais je entrevoir enfin la lumière éternelle

Que j'ai cru deviner au creux de tes prunelles ?

Prisonnier serais je de tes puissantes serres

Affalé sur le sol, buvant cette misère ?

Goûterais je nectars, ambroisie et doux miels,

M'aveuglerais je un peu de cet arc-en-ciel,

N'aurais je pour me vêtir que sombre silhouette

Et passions éteintes, et volontés muettes ?

Devrais je m'éreinter à ruisseler sueurs

Et espérer en vain salvatrice lueur ?

J'erre en des lieux maudits, je titube et succombe

Aux effrois de mon être émergeant de la tombe

Que je creuse en secret, miroir de l'épouvante

De ma quête absolue, ma détresse vivante.

La terreur m'irradie et l'angoisse me gagne

Cette vie est prison, ce chemin est un bagne.

Il n'est point de salut ni même d'ouverture,

Tout m'est hostile ici dans cette anti nature.

Tout m'effraie, tout est vil, même l'espoir est louche,

J'aimerais être fort, grâcieux et farouche,

Arracher une à une les ronces du chemin

Au bout duquel enfin tu me tendrais la main.

Je sais que je rêvais, je sais que je dormais,

Qu'en chevalier pour toi seule je me transformais,

Espérant que ma triste et dure solitude

S'évanouisse et trouve au bout sa plénitude.

Mais l'infernal manège de mes folles visions

Est un calice vide où en vain nous puisions

Nos espoirs de bonheur et de tendres vertiges,

Pauvre source tarie pour de tristes prodiges.

Aux portes de la nuit je me sens animal

Blessé, découragé par un obsédant mal

Qui ronge la crinière de mes élans d'airain

Et me condamne à ne jamais être serein.

Je me laisse broyer par puissantes mâchoires,

Je ne prie même plus, je suis promis à choir,

C'est avec le Malin que j'ai croisé le fer

Pour me faire engloutir tout entier en Enfer.

J'ai perdu la jolie compagnie des illustres,

Je suis devenu gueux, insensé chez les rustres,

J'ai l'esprit si troublé que les plus belles roses

Me rendent apathique, indécis et morose.

Pourtant j'aimais les hommes, je vénérais les femmes

De l'amour à l'Enfer je préfère ses flammes

Et si malgré cela je suis seul et damné

Et que je me retrouve à être condamné

A errer dans ce lit de toutes les folies,

S'il me reste la voix et triomphe l'envie,

Je crierai à tout va que mon coeur a porté

Tous ces secrets espoirs d'amour être emporté.

 

Cratère sidéral de vie.

Le Lutin Cosmique.

 

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B
Merci pour ton passage chez moi :-)<br /> <br /> L'illustration est un Luis Royo ;-)<br /> <br /> Bisous,<br /> Bool
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M
enchantée de pouvoir croiser nos mots et égale amitié.je te remercie pour ton passage .
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C
quelle jolie plume de poete
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M
interresant... mais quel age avez vous? soyez plus optimiste, la vie est belle, cependant.
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A
Très beau texte, féliciataions.
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